Exercices de Topologie et Filtres
Exercices de Topologie et Filtres
(b) l’opération image directe par f préserve (seulement) les inclusions et les réunions, i.e.
pour tous A0 , A00 ⊆ A et toute famille (Ai )i∈I avec Ai ⊆ A
!
A0 ⊆ A00 ⇒ f (A0 ) ⊆ f (A00 )
[ [
et f Ai = f (Ai ).
i∈I i∈I
Définition. En notant PX pour l’ensemble des parties d’un ensemble X, un filtre sur X est
un ensemble F ⊆ PX non-vide tel que
(a) si A, B ∈ F, alors A ∩ B ∈ F (i.e. F est fermé sous intersections finies);
(b) si A ∈ F et A ⊆ B ⊆ X alors B ∈ F. (i.e. F est fermé sous extensions)
En particulier, on a X ∈ F. Un tel filtre F est dit propre si et seulement si de plus
(c) F 6= PX ou de manière équivalente ∅ ∈
/ F.
Notons Flt(X) pour l’ensemble des filtres sur X, qui est partiellement ordonné par inclusion.
Parce que le filtre non propre F = PX n’est pas très intéressant, tous les filtres sont supposés
propres sauf si dit autrement. Finalement, un filtre propre F est appelé ultrafiltre si et seulement
si pour tous A, B ⊆ X
(d) A ∪ B ∈ F implique A ∈ F ou B ∈ F.
Une propriété importante des ultrafiltres (que l’on va montrer plus tard dans le cours):
Théorème de l’Ultrafiltre. Tout filtre peut être étendu en un ultrafiltre.
TOPOLOGIE - SÉRIE 2
Exercice 2. On définit une topologie sur Z (appelé la topologie des entiers uniformément es-
pacés) comme suit:
En prenant comme ouverts les compléments des fermés, montrer que ça définit une topologie
sur UFlt(X) (que l’on appelle la topologie de Zariski).
TOPOLOGIE - SÉRIE 3
B := {{x} | x ∈ R} ∪ {X \ M | M ⊆ R fini} .
Exercice 2. Montrer que d et d0 ci-dessous définissent des métriques sur l’ensemble C[0, 1] des
fonctions continues de [0, 1] à R:
Z 1
d : C[0, 1] × C[0, 1] → R, (f, g) 7→ |f x − gx| dx,
0
De plus, montrer que la topologie Td induite par d est strictement moins fine que la topologie Td0
induite par d0 (i.e. Td ( Td0 ).
Indication: Pour l’inégalité, construire une suite de fonctions qui converge par rapport à d mais
ne converge pas par rapport à d0 .
M ↑ = ↑FX {M } = {F ∈ Flt(X) | M ∈ F}
avec M ⊆ X forment une base de topologie sur Flt(X). De même, pour un ensemble partielle-
ment ordonné P , montrer que les
↑p := {x ∈ P | p 6 x}
Exercice 1. Pour un espace métrique (X, d), x ∈ X et ε ∈ R>0 , montrer que la boule fermée
B(x, ε) = {y ∈ X | d(x, y) 6 ε}
est vraiment fermée dans X et montrer qu’elle inclut l’adhérence de la boule ouverte
Exercice 2. Soit (X, T ) un espace topologique, M , N ⊆ X et {Mi }i∈I un ensemble des sous-
ensembles de X. Déterminer si les égalités suivantes sont satisfaites. Dans les cas contraires,
déterminer laquelle des inclusions “⊂” ou “⊃” est vraie et donner un contre-exemple pour l’autre.
Définition. Un espace topologique (X, T ) est dit T1 ssi tous les singletons {x} ⊆ X sont fermés.
Exercice 1. Montrer qu’un espace fini et T1 est discret et que tout espace de Hausdorff est T1 .
Exercice 1. Soient (X, d), (Y, d0 ) deux espaces métriques et f : X → Y . Prouver que f est
continue si et seulement si elle est continue au sens ε-δ:
∆Y := {(y, y) | y ∈ Y } ⊆ Y × Y
Exercice 2. Les mêmes énoncés que dans 1(a) et (b) mais avec “métrisable” en lieu de “Haus-
dorff”. Trouver un contrexemple pour l’énoncé 1(c) avec “métrisable” en lieu de “Hausdorff”.
Exercice 3. Trouver un exemple qui montre qu’on ne peut pas généraliser le Lemme de Recolle-
ment au cas infini. Plus spécifiquement, trouver une application f : (X, T ) → (Y, T 0 ) et une suite
(Xn )n∈N de sous-espaces fermés de X tels que X = ∞ n=0 Xn et les f |Xn : (Xn , TXn ) → (Y, T )
0
S
(I, TI ) → (S 1 , TS 1 ) (S 1 , TS 1 ) → (S 1 , TS 1 )
f (z, −) : et f (−, t) :
s 7→ f (z, s) w 7→ f (w, t)
sont continues.
(b) L’application f , est-elle continue?
TOPOLOGIE - SÉRIE 8
Exercice 1. Soit (Xi , Ti )i∈I une famille d’espaces topologiques. Montrer que
Xi , ∗i∈I Ti ) est aussi de Hausdorff;
Q
(a) si les Xi sont de Hausdorff, alors leur produit ( i∈I
Mi pour toute famille (Mi )i∈I de sous-ensembles Mi ⊆ Xi ;
Q Q
(b) i∈I Mi = i∈I
(c) ∗i∈I (Ti )Yi = (∗i∈I Ti )Qi∈I Yi pour toute famille (Yi )i∈I de sous-espaces Yi ⊆ Xi .
Exercice 2. Pour une famille dénombrable (Xi , Ti )i∈I d’espaces topologiques métrisables, mon-
trer que leur produit ( i∈I Xi , ∗i∈I Ti ) est de nouveau métrisable. Trouver un exemple de famille
Q
Exercice 3.
(a) Montrer que Rω avec la topologie boite (et où R est muni de la topologie standard) n’est
pas métrisable.
Indication: De nouveau, considérer les bases locales.
(b) Trouver un exemple d’une famille (Xi , Ti )i∈I d’espaces topologiques et d’une application
f : (Y, T ) → ( i∈I Xi , Tbox ) tels que chaque composante fi : (Y, T ) → (Xi , Ti ) est continue
Q
Exercice 4.
F un filtre sur (X, ∗i∈I Ti ) et notons Fi := (pri )∗ F les images directes de F par les projec-
tions pri : X → Xi . Pour chaque point x = (xi )i∈I ∈ X, montrer que
(b) pour f : Y Z une application surjective et G un filtre sur Y
f∗ G = {f A | A ∈ G}
Exercice 1. Soit (Y, d) un espace métrique et X un ensemble. Montrer qu’une famille d’appli-
cations (fn : X → Y )n∈N converge uniformément
vers une application f : X → Y si et seulement
x∈X Y, Tρ̄ où ρ̄ est la métrique uniforme.
Q
si elle converge vers f dans
Exercice 2. Trouver deux espaces topologiques (X, T ), (Y, T 0 ) et une application non continue
f : X → Y tels que pour toute suite (xn )n∈N dans X convergente vers un x ∈ X, la suite
(f xn )n∈N converge vers f x.
2 2
comme sous espaces de Rn , Tst et Cn , Tst .
(a) Montrer que GLn (C) est un groupe topologique, ce qui veut dire que la multiplication des
matrices et prendre l’inverse sont des applications continues
µ : GLn (C) × GLn (C) → GLn (C), ι : GLn (C) → GLn (C).
(b) En conclure que SOn et SUn sont aussi des groupes topologiques (en fait des sous groupes
topologiques de GLn (C)).
(c) Montrer que SO2 ∼ = S 1 comme groupes topologiques, ce qui veut dire qu’il existe un
isomorphisme de groupes SO2 ∼= S 1 qui est aussi un homéomorphisme.
(d) Montrer que SU2 est homéomorphe à S 3 .
TOPOLOGIE - SÉRIE 10
Exercice 1. Soit X un ensemble totalement ordonné. Montrer que si une application non dé-
croissante f : (X, T< ) → (R, Tst ) a la propriété de la valeur intermédiaire (i.e. si x, x0 ∈ X et
y ∈ Y avec f (x) 6 y 6 f (x0 ) il existe x00 ∈ X tel que f (x00 ) = y), elle est continue.
Exercice 2.
(a) Démontrer que pour toute application continue f : S 1 , (Tst )S 1 → (R, Tst ), il existe x ∈ S 1
Exercice 3. Dans cet exercice, on va déterminer la connexité de Rω par rapport aux plusieurs
topologies différentes.
(a) Montrer que Rω est connexe par rapport à la topologie produit.
Indication: R0 ⊂ R1 ⊂ R2 ⊂ . . . ⊂ R∞ := ∞ n
n=1 R ⊂ R .
ω
S
(b) si (X, T ) est connexe par arcs et f : (X, T ) → (Y, T 0 ) est continue, alors f (X), Tf0(X)
Dans la géométrie différentielle on parle souvent des “variétés connexes” même si on veut
vraiment dire “variétés connexes par arcs”. L’exercice suivant est une justification pour ça.
Exercice 1. Montrer qu’un espace localement connexe par arcs est connexe si et seulement s’il
est connexe par arcs.
Indication: Utiliser la caractérisation du cours et conclure que les composantes connexes par
arcs sont ouvertes.
Exercice 2. Dans cet exercice tous les espaces de matrices sont considérés comme sous-espaces
2
de Cn muni de la topologie standard. Déterminer les composantes connexes par arcs de
Indication: Pour (a) et (c), se convaincre que pour chaque A ∈ GLn , ils existent des matrices
élémentaires P1 , . . . , Pk , Q1 , . . . , Ql de la forme E +λEi,j avec i 6= j telles que P1 . . . Pk AQ1 . . . Ql
est une matrice diagonale. Après réduire au cas SOn et utiliser l’exercice 4 de la semaine passée.
Pour (b) et (d), réduire à (a) et (c).
Exercice 3. Dans cet exercice, on va déterminer les composantes connexes par arcs de Rω par
rapport à des topologies différentes.
(a) Déterminer les composantes connexes par arcs de (Rω , ∗n∈ω Tst ).
(b) Montrer que deux suites x = (xn )n∈N , y = (yn )n∈N sont dans la même composante
connexe par arcs de (Rω , Tρ ) si et seulement si x − y = (xn − yn )n∈N est bornée.
Indication: Il suffit de considérer le cas y = 0.
(c) Démontrer que deux suites x, y sont dans la même composante connexe par arcs de
(Rω , Tbox ) si et seulement si x − y est nulle presque partout (i.e. ssi x − y ∈ R∞ ).
/ R∞ il existe un homéomor-
Indication: Il suffit de considérer le cas y = 0. De plus, si x ∈
ω ω
phisme f : (R , Tbox ) → (R , Tbox ) tel que f (0) = 0 et f (x) n’est pas bornée.
pr2 : (X × Y, T ∗ T 0 ) → (Y, T 0 )
avec (Y, T 0 ) un espace quelconque est fermée (i.e. l’image d’un fermé par pr2 reste fermé).
Remarque. Une application continue f : (X, T ) → (Y, T 0 ) est appelée propre si et seulement
si pour tout espace (Z, T 00 ), l’application produit f × idZ : (X × Z, T ∗ T 00 ) → (Y × Z, T 0 ∗ T 00 )
est fermé. Alors l’exercice dit que pour (X, T ) compact, l’application unique X → ∗ est propre.
2
Exercice 2. Montrer que On (R) et SOn (R) (vu comme sous-espaces de Rn avec la topologie
standard) sont compacts.
Indication: Une matrice est dans On (R) si et seulement si ses colonnes forment une base ortho-
normale.
Pour un ensemble X, notons PFlt(X) l’ensembles des filtres propres sur X, partiellement
ordonné par inclusion.
Exercice 4. Pour un filtre F sur un ensemble X, prouver que les énoncés suivants sont équi-
valents.
(a) F est un élément maximal dans PFlt(X).
(b) Pour tout A ⊆ X, soit A ∈ F, soit X \ A ∈ F.
(c) F est un ultrafiltre.
En utilisant le lemme de Zorn, déduire que l’on peut étendre tout filtre en un ultrafiltre.
TOPOLOGIE - SÉRIE 14
Exercice 3. Pour un espace topologique (X, T ), les énoncés suivants sont équivalents:
(a) (X, T ) est compact;
(b) tout filtre sur X a un point d’accumulation;
(c) tout ultrafiltre sur X converge.
Indication: Utiliser la PIF.
Exercice 4. Montrer qu’un espace (X, T ) est compact si et seulement si l’application unique
vers un point X → ∗ est propre (cf. série 13, exercice 1).
Indication: On a, pour tout filtre F sur X, un espace topologique Y := X + {∗} dont les ouverts
non-vides sont les F + {∗} avec F ∈ F. Après, considérer la projection de l’adhérence de la
“diagonale” D := {(x, x) | x ∈ X} ⊆ X × Y .
TOPOLOGIE - SÉRIE 15
Montrer que
(a) pour ∅ 6= M ⊆ X fixé, la fonction d(−, M ) : X → R est continue;
(b) M = {x ∈ X | d(x, M ) = 0} pour tout ∅ 6= M ⊆ X.
Exercice 3. (Théorème d’Alexandre) Soit S une sous-base pour la topologie d’un espace X.
Si chaque recouvrement de X par ouverts de S admèt un sous-recouvrement fini, X est compact.
Indication: Preuve par absurde. Supposer qu’il y a un ultrafiltre U sur X sans point-limite.
Définition. Un ensemble totalement ordonné est bien ordonné ssi tout sous-ensemble non-vide
a un minimum. On note qu’un sous-ensemble d’un ensemble bien ordonné est aussi bien ordonné.
Définition. On définit un ensemble bien ordonné Ω comme suit: Soit X un ensemble bien
ordonné indénombrable (e.g. R muni d’un bon ordre arbitraire). Si chaque ↓x := {y ∈ X | y < x}
avec x ∈ X est dénombrable, alors Ω := X et sinon, on trouve le plus petit x ∈ X avec ↓x
indénombrable et on pose Ω := ↓x.
Exercice 1. Montrer que chaque espace métrique compact est séquentiellement compact.
Définition. Si (xn )n∈N est une suite dans un espace X, son filtre associé est le filtre engendré
par tout les {xn , xn+1 , . . .} avec n ∈ N.
Exercice 3. Montrer qu’un produit d’un espace paracompact et d’un espace compact est de
nouveau paracompact. Similairement, si un produit X × Y est paracompact et Y 6= ∅ est T1 ,
alors X est paracompact.
Maintenant, il faut montrer que {Vin }n∈N>0 , i∈I est un raffinement ouvert de U qui est localement
fini. Pour la vérification du dernier point, on prend pour chaque x ∈ X le i ∈ I minimal tel que
x ∈ Vin pour un n ∈ N>0 (que l’on fixe aussi). En choisissant k ∈ N>0 avec B(x, 2−k ) ⊆ Vin , on
montre que la boule B(x, 2−(n+k) ) intersecte seulement un nombre fini de Vjm en montrant que
(1) pour m > n + k, elle ne l’intersecte pas;
(2) pour m < n + k, elle l’intersecte pour au plus un j ∈ I.
TOPOLOGIE - SÉRIE 17
Définition. Une application continue f : X → Y est appelée propre ssi pour tout espace topo-
logique Z, l’application f × idZ : X × Z → Y × Z, (x, z) 7→ (f x, z) est fermée. Si de plus, f est
surjective, on dit que f est un quotient propre ou parfaite.
Exercice 3. Pour une application continue f : X → Y , montrer que les énoncés suivants sont
équivalents:
(a) f est propre;
(b) f est fermée et ses fibres f −1 y avec y ∈ Y sont compactes;
(c) si F est un filtre sur X et y ∈ Y un point d’accumulation de f∗ F, alors il existe un point
d’accumulation x ∈ X de F tel que f x = y;
(d) si U est un ultrafiltre sur X et y ∈ Y un point limite de f∗ U, alors il existe un point
limite x ∈ X de U tel que f x = y.
Indication: Pour “(a) ⇒ (b)”, montrer que chaque f : f −1 y → {y} est propre et utiliser l’exercice
4 de la série 14. Pour “(d) ⇒ (a)”, montrer que si on a une famille d’applications continues (fi )i∈I
Q
dont chacune vérifie (d), alors le produit i∈I fi vérifie (d) aussi. Ensuite, il suffit de montrer
qu’une application qui vérifie (d) est fermée.
Définition. Un sous-ensemble d’un espace topologique est Gδ ssi on peut l’écrire comme une
intersection dénombrable d’ouverts.
Exercice 1. Dans un espace normal X, montrer qu’un fermé A ⊆ X est Gδ si et seulement s’il
existe f : X → I continue tel que f A ⊆ {0} et f (X \ A) ⊆ ]0, 1]. Conclure que pour deux fermés
A, B ⊆ X disjoints qui sont Gδ , il existe f : X → I tel que A = f −1 {0} et B = f −1 {1}.
T
Indication: Pour l’implication “⇒”, écrire A = n∈N Un (où chaque Un est ouvert) et choisir des
applications d’Urysohn fn pour A et X \ Un .
une telle partition d’unité, (Uj )j∈J est un recouvrement de X on dit que (ϕj )j∈J est subordonnée
à (Uj )j∈J ssi supp ϕj ⊆ Uj pour tout j ∈ J. Finalement, si pour un recouvrement (Uj )j∈J il
existe une partition d’unité subordonnée à (Uj )j∈J on dit qu’il est numérable.
Exercice 1. Montrer qu’un espace métrique X est compact si et seulement si toute application
continue X → R est bornée.
Exercice 2. Le but de cet exercice est de montrer que si un espace compact de Hausdorff X
s’écrit comme une réunion X = A ∪ B avec A, B ⊆ X fermé et métrisable, alors X est aussi
métrisable.
(a) Montrer que X est métrisable si et seulement s’il admet une base dénombrable.
(b) Traiter le cas où A ∩ B = ∅.
(c) Traiter le cas où A ∩ B 6= ∅.
Définition. Un espace topologique X est localement compact ssi pour chaque point x ∈ X et
chaque voisinage ouvert U de x, il existe un compact K ⊆ X tel que x ∈ K̊ ⊆ K ⊆ U . C’est à
dire, les voisinages compacts engendre le filtre N (x).
Exercice 4. Pour un espace compact de Hausdorff X on dénote C(X, R) l’ensemble des fonc-
tions continues X → R, qui possède naturellement la structure d’un anneau en sommant et
multipliant les fonctions valeur par valeur:
pour f , g ∈ C(X, R), x ∈ X. Soit X 0 := Max C(X, R) l’ensemble des idéaux maximaux
de C(X, R) et pour f ∈ C(X, R)
Uf0 := m ∈ X 0 f ∈
Uf := {x ∈ X | f x 6= 0} , /m .
ϕ : X → X 0 , x 7→ mx := {f ∈ C(X, R) | f x = 0}
Exercice 1. Vrai ou faux? Un quotient d’un espace T1 est T1 . Un quotient d’un espace compact
est compact.
Ça veut dire RPn est l’espace des droites par l’origine dans Rn+1 . Montrer que
(a) Chaque RPn est compact de Hausdorff et RP1 = ∼ S1.
(b) Il y a un recouvrement ouvert {U1 , . . . , Un+1 } de RPn où tout Ui est homéomorphe à Rn .
Indication: Ui est l’image de Vi := x ∈ Rn+1 xi = 1 dans RPn .
(c) Les compléments des Ui sont homéomorphes à RPn−1 .
∼ S n où RPn−1 ∼
(d) RPn /RPn−1 = = RPn \ Ui ⊆ RPn pour un i ∈ 1, . . . , n + 1.
On dit alors que X a été attaché à Y via f , qui est l’application d’attachement. En écrivant
q : X q Y → X qf Y pour l’application quotient, montrer que
(a) la restriction q|Y : Y → X qf Y est un plongement fermé;
(b) la restriction q|X\A : X \ A → X qf Y est un plongement ouvert;
(c) (X qf Y )/Y ∼ = X/A.
TOPOLOGIE - SÉRIE 21
Exercice 2. Soit X un espace métrique tel qu’il existe ε ∈ R>0 tel que tout les B(x, ε) avec
x ∈ X sont compacts. Montrer qu’alors X est complet.
Exercice 3. (Théorème de Baire) Si X est un espace métrique complet et (Un )n∈N une
famille d’ensembles Un ⊆ X ouverts et denses, alors n∈N Un ⊆ X est dense aussi.
T
Remarque. La réciproque de (c) est vraie aussi et connu comme le théorème de Hahn-Mazur-
kiewicz.
TOPOLOGIE - SÉRIE 22
Exercice 1. Soit X 6= ∅ un espace métrique complet et B(X, R) l’espace vectoriel des fonctions
bornées X → R (i.e. les applications X → R dont l’image est bornée) que l’on muni de la norme
kf k := supx∈X |f x|. En fixant un point x0 ∈ X, montrer que X → B(X, R), x 7→ ϕx avec
ϕx (y) := d(y, x) − d(y, x0 ) est un plongement isométrique.
Définition. Un groupe topologique est un espace topologique G muni d’une structure de groupe
telle que la multiplication G × G → G, (g, h) 7→ gh et l’inverse G → G, g 7→ g −1 sont continus.
Pour cette série, on fixe deux espaces topologiques X, Y et on va considérer les topologies
suivantes sur l’ensemble Y X d’applications (pas forcément continues) X → Y :
• Tpo - la topologie point-ouvert (i.e. la topologie produit);
• Tcc - la topologie de convergence compacte pour Y métrique;
• Tunif - la topologie uniforme pour Y métrique.
Exercice 1. Rappelons que l’on a toujours Tpo ⊆ Tcc et aussi Tcc ⊆ Tunif pour Y métrique.
Dans certains cas, ces inclusions deviennent des égalités. Montrer que
(a) si X est discret, alors Tpo = Tcc ;
(b) si X est compact, alors Tcc = Tunif .
Exercice 2. Si Y est un espace métrique complet, montrer que Y X avec la topologie uniforme
l’est aussi.
Observer que les Qn sont des fonctions paires (i.e. Qn (−x) = Qn (x)) et positives. Montrer que
√ √
(a) cn < n pour tout n ∈ N>0 (Indication: Intégrer jusqu’à 1/ n et utiliser l’inégalité de
Bernoulli);
(b) Qn → 0 uniformément sur [δ, 1] pour tout δ ∈ R>0 .
R1
En définissant Pn (x) := −1 f (x + t)Qn (t) dt pour n ∈ N>0 , montrer que
(c) Pn (x) est polynomiale en x (Indication: Changement de variable s := x + t);
(d) Pn → f uniformément sur I (Indication: Pour tout ε ∈ R>0 il y a δ ∈ R>0 tel que
|y − x| < δ ⇒ |f y − f x| < ε/2 et que l’on utilise pour subdiviser l’intégrale Pn (x)−f (x)
en trois parties [−1, −δ], [−δ, δ] et [δ, 1]).
(e) Généraliser au cas où f 0 et f 1 sont arbitraires.
(f) En conclure que P (I, R) = C(I, R).
TOPOLOGIE - SÉRIE 24
Exercice 3. Pour deux espaces topologiques X, Y , si C(X, Y ) est muni d’une topologie T telle
que l’évaluation
ev : C(X, Y ) × X → Y, (f, x) 7→ f x
est continue, montrer que la topologie compact ouvert est plus grossière que T .
Exercice 4.
Z X×Y ∼
= (Z Y )X , f 7→ f ] , g [ ← g où (f ] x)y := f (x, y) et g [ (x, y) := (gx)y
pour f : X × Y → Z, g : X → Z Y , x ∈ X, y ∈ Y , z ∈ Z.
(b) Soient X, Y , Z des espaces topologiques avec Y localement compact. Montrer que la
composition
est continue et conclure que l’évaluation ev : Cco (Y, Z) × Y → Z, (g, y) 7→ gy l’est aussi.
(c) Pour trois espaces topologiques X, Y , Z avec X et Y localement compact, montrer que
l’adjonction exponentielle
C(X × Y, Z) ∼
= C X, Cco (Y, Z)
Cco (X × Y, Z) ∼
= Cco X, Cco (Y, Z) .
TOPOLOGIE - SÉRIE 25
Exercice 1. Pour une famille d’espaces topologiques basés (Xi , xi )i∈I , montrer que
!
∼
Y Y
π1 Xi , (xi )i∈I = π1 (Xi , xi ).
i∈I i∈I
(c) Pour un chemin γ et εγ(0) , εγ(1) les chemins constants en γ(0) et γ(1), montrer que
(d) Avec la même notation que dans le point précédent, montrer que
(a ∗ b) · (c ∗ d) = (a · c) ∗ (b · d) pour tous a, b, c, d ∈ X.
Montrer que les deux unités aussi que les deux opérations coïncident et cette opération
est associative et commutative.
(b) En conclure que pour un groupe topologique G avec unité e, le groupe fondamental
π1 (G, e) est abélien.
TOPOLOGIE - SÉRIE 26
Exercice 1. Pour un espace topologique basé (X, x), montrer que π1 (X, x) est abélien si et
seulement si pour tout point y ∈ X et touts chemins γ, δ de x vers y, les isomorphismes induits
∼
=
γ̂, δ̂ : π1 (X, x) −
→ π1 (X, y)
coïncident.
Exercice 2. (défi) Pour deux applications continues f , g : X → Y qui sont homotopes par une
homotopie H : f ' g, montrer que le diagramme
π (Y, f x)
f∗ 5 1
π1 (X, x) \
H(x,−)
g∗ )
π1 (Y, gx)
Exercice 3. Un espace topologique X 6= ∅ est appelé contractile ssi l’identité idX : X → X est
homotope à une application constante.
(a) Montrer qu’un espace contractile X est simplement connexe.
(b) Rappelons que S ⊆ Rn est appelé une partie étoilée par rapport à x ∈ S ssi pour tout
y ∈ S le segment [x, y] := {ty + (1 − t)x | t ∈ I} est inclus dans S. Montrer qu’une partie
étoilée (par rapport à un point) est contractile.
Exercice 4.