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Exercices de Topologie et Filtres

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Exercices de Topologie et Filtres

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TOPOLOGIE - SÉRIE 1

Exercice 1. Soit f : A → B une application. Prouver que


(a) A0 ⊆ f −1 f A0 pour tout A0 ⊆ A, avec égalité si f est injective;
(b) f f −1 B 0 ⊆ B 0 pour tout B 0 ⊆ B, avec égalité si f est surjective;

Exercice 2. Pour une application f : A → B montrer que


(a) l’opération préimage f −1 préserve les inclusions, les réunions, les intersections et les com-
pléments; i.e. pour tous B 0 , B 00 ⊆ B et toute famille (Bi )i∈I avec Bi ⊆ B
!
0 00 −1 0 −1 00 −1
f −1 Bi ,
[ [
B ⊆B ⇒ f B ⊆f B , f Bi =
i∈I i∈I
!
f −1 f −1 Bi et f −1 (B \ B 0 ) = A \ f −1 B 0 ;
\ \
Bi =
i∈I i∈I

(b) l’opération image directe par f préserve (seulement) les inclusions et les réunions, i.e.
pour tous A0 , A00 ⊆ A et toute famille (Ai )i∈I avec Ai ⊆ A
!
A0 ⊆ A00 ⇒ f (A0 ) ⊆ f (A00 )
[ [
et f Ai = f (Ai ).
i∈I i∈I

Définition. En notant PX pour l’ensemble des parties d’un ensemble X, un filtre sur X est
un ensemble F ⊆ PX non-vide tel que
(a) si A, B ∈ F, alors A ∩ B ∈ F (i.e. F est fermé sous intersections finies);
(b) si A ∈ F et A ⊆ B ⊆ X alors B ∈ F. (i.e. F est fermé sous extensions)
En particulier, on a X ∈ F. Un tel filtre F est dit propre si et seulement si de plus
(c) F 6= PX ou de manière équivalente ∅ ∈
/ F.
Notons Flt(X) pour l’ensemble des filtres sur X, qui est partiellement ordonné par inclusion.
Parce que le filtre non propre F = PX n’est pas très intéressant, tous les filtres sont supposés
propres sauf si dit autrement. Finalement, un filtre propre F est appelé ultrafiltre si et seulement
si pour tous A, B ⊆ X
(d) A ∪ B ∈ F implique A ∈ F ou B ∈ F.

Exercice 3. Pour x ∈ X, montrer que l’ensemble Ux := ↑{x} := {A ⊆ X | x ∈ A} est un


ultrafiltre, appelé l’ultrafiltre principal engendré par x.

Exercice 4. Soit X un ensemble arbitraire. Montrer que


(a) l’intersection F = Fi d’une famille des filtres (Fi )i∈I est aussi un filtre;
T
i∈I
(b) pour S ⊆ PX un ensemble de parties, l’ensemble
FX S := {M ⊆ X | ∃n ∈ N, A1 , . . . , An ∈ S : A1 ∩ . . . ∩ An ⊆ M }
est le plus petit filtre (peut être non propre) qui contient S; i.e. FX S est engendré par S;
(c) si l’ensemble S de (b) satisfait ∅ ∈
/ S et pour chaque A, B ∈ S, il y a C ∈ S tel que
C ⊆ A ∩ B (on dit que S est une base de filtre), alors FX S est propre.

Une propriété importante des ultrafiltres (que l’on va montrer plus tard dans le cours):
Théorème de l’Ultrafiltre. Tout filtre peut être étendu en un ultrafiltre.
TOPOLOGIE - SÉRIE 2

Exercice 1. Pour un espace topologique X et M ⊆ X, montrer que M est ouvert si et seulement


si pour tout x ∈ M il existe un ouvert U ⊆ X tel que x ∈ U ⊆ M .

Exercice 2. On définit une topologie sur Z (appelé la topologie des entiers uniformément es-
pacés) comme suit:

U ⊆ Z est ouvert :⇔ U est une réunion d’ensembles de la forme aZ + b

(où a, b ∈ Z, a 6= 0 et où aZ + b = {ax + b | x ∈ Z}). Montrer que


(a) c’est vraiment une topologie sur Z;
(b) les aZ + b avec a, b ∈ Z sont fermés (i.e. leurs compléments sont ouverts) et ouverts
(clopen en anglais);
(c) Z \ {±1} = p prime (pZ + 0) et donc, en notant qu’un ensemble non vide et fini U ⊆ Z
S

n’est pas ouvert, qu’il y a une infinité des nombres premiers.

Exercice 3. Vrais ou faux?


(a) Un espace topologique est discret (i.e. chaque U ⊆ X est ouvert) si et seulement si chaque
singleton {x} ⊆ X est ouvert.
(b) Pour un espace topologique fini X, si tout singleton {x} ⊆ X est fermé (i.e. X \ {x} ⊆ X
est ouvert) alors la topologie sur X est la topologie discrète (i.e. tout U ⊆ X est ouvert).
(c) Et pour X dénombrable?

Pour un ensemble X, notons UFlt(X) l’ensemble des ultrafiltres sur X.

Exercice 4. Pour un ensemble X, un S ⊆ UFlt(X) est appelé fermé ssi S = ∅ ou


\
F ⊆U implique U ∈S pour tout ultrafiltre U sur X.
F ∈S

En prenant comme ouverts les compléments des fermés, montrer que ça définit une topologie
sur UFlt(X) (que l’on appelle la topologie de Zariski).
TOPOLOGIE - SÉRIE 3

Exercice 1. Considérer X := R q {∗} la réunion disjointe de R et d’un singleton {∗}. Poser

B := {{x} | x ∈ R} ∪ {X \ M | M ⊆ R fini} .

(a) Montrer que B est une base de topologie.


(b) Montrer que pour tout espace topologique Y et tout y ∈ Y l’ensemble

V(y) := {N ⊆ Y | il existe V ⊆ Y ouvert tel que y ∈ V ⊆ N }

des voisinages de y forme un filtre.


(c) Montrer que la topologie TB engendrée par B n’est pas métrisable, i.e. il n’y a aucune
métrique d sur X telle que TB = Td .
Indication: Dans un espace métrisable Y tous les V(y) ont une base de filtre dénombrable.

Exercice 2. Montrer que d et d0 ci-dessous définissent des métriques sur l’ensemble C[0, 1] des
fonctions continues de [0, 1] à R:
Z 1
d : C[0, 1] × C[0, 1] → R, (f, g) 7→ |f x − gx| dx,
0

d0 : C[0, 1] × C[0, 1] → R, (f, g) 7→ sup |f x − gx| .


x∈[0,1]

De plus, montrer que la topologie Td induite par d est strictement moins fine que la topologie Td0
induite par d0 (i.e. Td ( Td0 ).
Indication: Pour l’inégalité, construire une suite de fonctions qui converge par rapport à d mais
ne converge pas par rapport à d0 .

Exercice 3. Considérer les topologies suivantes sur R:


• T1 = la topologie standard;
• T2 = la topologie de RK , dont une base est donnée par les intervalles ouverts ordinaires
et les ]a, b[ \ K où a, b ∈ R et K := {1/n | n ∈ N>0 };
• T3 = la topologie du complément fini où U ⊆ R est ouvert ssi U = ∅ ou R \ U est fini;
• T4 = la topologie de la limite supérieure, avec les intervalles ]a, b] comme base;
• T5 = la topologie avec tous les intervalles ]−∞, a[ comme base.
Pour chacune, déterminer lesquelles des autres topologies elle contient.

Exercice 4. Pour un ensemble X, montrer que les

M ↑ = ↑FX {M } = {F ∈ Flt(X) | M ∈ F}

avec M ⊆ X forment une base de topologie sur Flt(X). De même, pour un ensemble partielle-
ment ordonné P , montrer que les

↑p := {x ∈ P | p 6 x}

avec p ∈ P forment une base de topologie sur P .


TOPOLOGIE - SÉRIE 4

Exercice 1. Pour un espace métrique (X, d), x ∈ X et ε ∈ R>0 , montrer que la boule fermée

B(x, ε) = {y ∈ X | d(x, y) 6 ε}

est vraiment fermée dans X et montrer qu’elle inclut l’adhérence de la boule ouverte

B(x, ε) = {y ∈ X | d(x, y) < ε} .

Donner un exemple où cette inclusion B(x, ε) ⊆ B(x, ε) est stricte.

Exercice 2. Soit (X, T ) un espace topologique, M , N ⊆ X et {Mi }i∈I un ensemble des sous-
ensembles de X. Déterminer si les égalités suivantes sont satisfaites. Dans les cas contraires,
déterminer laquelle des inclusions “⊂” ou “⊃” est vraie et donner un contre-exemple pour l’autre.

(a) si M ⊆ N , alors M ⊆ N ; (d) M ∩ N = M ∩ N ;


(b) M ∪ N = M ∪ N ;
T T
(e) i∈I Mi = i∈I Mi ;
(f) A \ B = A \ B.
S S
(c) i∈I Mi = i∈I Mi ;

Exercice 3. Considérons L := (x, y) ∈ R2 ax + by = 0 ⊆ R2 avec a, b ∈ R fixés et où R2




est muni de la topologie standard. Déterminer l’adhérence de L ∩ Q2 dans R2 .


Indication: Q est dense dans R; i.e. Q = R.

Exercice 4. Soit X un ensemble totalement ordonné et définissons la topologie d’ordre sur X,


ayant tous les

]x, ∞[ := {y ∈ X | x < y} et ]−∞, x[ := {y ∈ X | y < x}

(avec x ∈ X) comme sous-base. Montrer que


(a) les intervalles de la forme ]x, y[ := {z ∈ X | x < z < y} sont ouverts et les intervalles de
la forme [x, y] := {z ∈ X | x 6 z 6 y} sont fermés;
(b) Si X possède un élément minimal m, les intervalles de la forme [m, x[ sont ouverts et da
la même façon, si X possède un élément maximal M , les intervalles de la forme ]x, M ]
sont ouverts.
Soit maintenant X := I 2 = [0, 1] × [0, 1], muni de la topologie d’ordre lexicographique. Détermi-
ner les adhérences des sous-ensembles suivants de I 2 :

A = {(1/n, 0) | n ∈ N>0 }, D = ]0, 1[ × {1/2},


B = {(1 − 1/n, 1/2) | n ∈ N>0 }, E = {1/2} × ]0, 1[.
C = ]0, 1[ × {0},
TOPOLOGIE - SÉRIE 5

Définition. Un espace topologique (X, T ) est dit T1 ssi tous les singletons {x} ⊆ X sont fermés.

Exercice 1. Montrer qu’un espace fini et T1 est discret et que tout espace de Hausdorff est T1 .

Exercice 2. Considérer les cinq topologies sur R de la semaine passée.


(a) Pour chacune des topologies, déterminer l’adhérence de K := {1/n | n ∈ N>0 }.
(b) Lesquelles de ces topologies satisfont-elles l’axiome de Hausdorff? Et l’axiome T1 ?

Exercice 3. Pour un espace topologique métrisable (X, T ) et M ⊆ X montrer que x ∈ M si


et seulement si on y trouve une suite (xn )n∈N ∈ M N qui converge vers x (dans X).
Indication: La direction “⇐” est juste dans un espace topologique quelconque (pas forcément
métrisable).

Exercice 4. Pour un espace topologique (X, T ), montrer que


(a) tout point limite d’un filtre est aussi un point d’accumulation;
(b) pour un ultrafiltre, la réciproque est aussi juste;
(c) X est de Hausdorff si et seulement si tout filtre converge au plus vers un point;
(d) pour tout sous-ensemble M ⊆ X et x ∈ X on a x ∈ M si et seulement s’il existe un
filtre F sur M avec F → x (dans X).
TOPOLOGIE - SÉRIE 6

Exercice 1. Soient (X, d), (Y, d0 ) deux espaces métriques et f : X → Y . Prouver que f est
continue si et seulement si elle est continue au sens ε-δ:

∀x ∈ X ∀ε ∈ R>0 ∃δ ∈ R>0 ∀x0 ∈ X : d(x, x0 ) < δ ⇒ d0 f (x), f (x0 ) < ε.




Exercice 2. Soient (X, T ), (Y, T 0 ) deux espaces topologiques.


(a) Montrer que (Y, T 0 ) est de Hausdorff si et seulement si la diagonale

∆Y := {(y, y) | y ∈ Y } ⊆ Y × Y

est fermée par rapport à la topologie produit T 0 ∗ T 0 sur Y × Y .


(b) Pour (Y, T 0 ) de Hausdorff, D ⊆ X dense (par rapport à T ) et f , g : (X, T ) → (Y, T 0 )
continues, montrer que f = g si et seulement si f |D = g|D .

Exercice 3. Soient Y un ensemble totalement ordonné (muni de la topologie d’ordre), (X, T )


un espace topologique et f , g : (X, T ) → (Y, T< ) deux applications continues. Montrer que
(a) {x ∈ X | f (x) 6 g(x)} ⊆ X est fermé;
(b) l’application minimum min : (Y × Y, T< ∗ T< ) → (Y, T< ) est continue.
Indication: Lemme de Recollement.

Définition. Pour une application d’ensembles f : X → Y et un filtre F sur X on définit l’image


directe de F par f
(∗)
n o
f∗ F := FY {f A | A ∈ F} = B ⊆ Y f −1 B ∈ F

comme le filtre engendré par les images directes des éléments de F.

Exercice 4. Soit f : X → Y une application quelconque.


(a) Montrer l’égalité (∗) ci-dessus et conclure que l’image directe f∗ F d’un filtre propre F
est de nouveau propre.
Indication: Les f A avec A ∈ F forment une base de filtre.
Maintenant suppose que X et Y sont de plus munis de topologies et x ∈ X. Montrer que
(b) si f est continue et x un point d’accumulation d’un filtre F sur X alors f x est un point
d’accumulation de f∗ F;
(c) f est continue en x si et seulement si pour tout filtre F sur X, F → x implique f∗ F → f x.
TOPOLOGIE - SÉRIE 7

Exercice 1. Montrer que


(a) tout sous-espace d’un espace de Hausdorff est de Hausdorff;
(b) tout produit de deux espaces de Hausdorff est de Hausdorff;
(c) si (Y, T 0 ) est un espace de Hausdorff et f : (X, T ) ,→ (Y, T 0 ) est une injection continue
alors (X, T ) est aussi de Hausdorff.

Exercice 2. Les mêmes énoncés que dans 1(a) et (b) mais avec “métrisable” en lieu de “Haus-
dorff”. Trouver un contrexemple pour l’énoncé 1(c) avec “métrisable” en lieu de “Hausdorff”.

Exercice 3. Trouver un exemple qui montre qu’on ne peut pas généraliser le Lemme de Recolle-
ment au cas infini. Plus spécifiquement, trouver une application f : (X, T ) → (Y, T 0 ) et une suite
(Xn )n∈N de sous-espaces fermés de X tels que X = ∞ n=0 Xn et les f |Xn : (Xn , TXn ) → (Y, T )
0
S

sont continues pour tout n ∈ N mais f ne l’est pas.

On se souvient qu’une application (f1 , f2 ) : (X, TX ) → (Y × Z, TY ∗ TZ ) est continue si et


seulement si f1 : (X, TX ) → (Y, TY ) et f2 : (X, TX ) → (Z, TZ ) sont continues. En reversant la
situation, on se demande si un résultat analogue est juste pour une application X × Y → Z.

Exercice 4. Considérons S 1 := {z ∈ C | |z| = 1}, I := [0, 1] comme sous-espaces de C ∼


= R2
et R respectivement (munis des topologies standards) et définissons
t
f : (S 1 × I, TS 1 ∗ TI ) → (S 1 , TS 1 ), (ei2πϕ , t) 7→ ei2πϕ

où ϕ ∈ ]0, 1] (et donc ϕt est bien-défini pour tout t ∈ I).


(a) Montrer que f est continue en chaque variable. Plus spécifiquement, ça veut dire que
pour tout z ∈ S 1 et t ∈ I, les applications

(I, TI ) → (S 1 , TS 1 ) (S 1 , TS 1 ) → (S 1 , TS 1 )
f (z, −) : et f (−, t) :
s 7→ f (z, s) w 7→ f (w, t)

sont continues.
(b) L’application f , est-elle continue?
TOPOLOGIE - SÉRIE 8

Exercice 1. Soit (Xi , Ti )i∈I une famille d’espaces topologiques. Montrer que
Xi , ∗i∈I Ti ) est aussi de Hausdorff;
Q
(a) si les Xi sont de Hausdorff, alors leur produit ( i∈I
Mi pour toute famille (Mi )i∈I de sous-ensembles Mi ⊆ Xi ;
Q Q
(b) i∈I Mi = i∈I
(c) ∗i∈I (Ti )Yi = (∗i∈I Ti )Qi∈I Yi pour toute famille (Yi )i∈I de sous-espaces Yi ⊆ Xi .

Exercice 2. Pour une famille dénombrable (Xi , Ti )i∈I d’espaces topologiques métrisables, mon-
trer que leur produit ( i∈I Xi , ∗i∈I Ti ) est de nouveau métrisable. Trouver un exemple de famille
Q

indénombrable, dont le produit n’est plus métrisable.


Indication: Considérer les bases locales d’un point où on appelle base locale d’un point x une
base pour le filtre V(x) des voisinages de x.

Exercice 3.

(a) Montrer que Rω avec la topologie boite (et où R est muni de la topologie standard) n’est
pas métrisable.
Indication: De nouveau, considérer les bases locales.
(b) Trouver un exemple d’une famille (Xi , Ti )i∈I d’espaces topologiques et d’une application
f : (Y, T ) → ( i∈I Xi , Tbox ) tels que chaque composante fi : (Y, T ) → (Xi , Ti ) est continue
Q

mais f ne l’est pas.

Exercice 4.

(a) Pour une application f : X → Y et un ultrafiltre F sur X, montrer que f∗ F est un


ultrafiltre sur Y .
Soit (Xi , Ti )i∈I une famille d’espaces topologiques dont le produit X := i∈I Xi est non-vide,
Q

F un filtre sur (X, ∗i∈I Ti ) et notons Fi := (pri )∗ F les images directes de F par les projec-
tions pri : X → Xi . Pour chaque point x = (xi )i∈I ∈ X, montrer que
(b) pour f : Y  Z une application surjective et G un filtre sur Y

f∗ G = {f A | A ∈ G}

(en particulier Fi = {pri A | A ∈ F});


(c) F converge vers x si et seulement si chaque Fi avec i ∈ I converge vers xi .
(d) Trouver un exemple concret de X et une suite (xn )n∈N qui n’a pas de point d’accumulation
mais où chaque (pri xn )n∈N avec i ∈ I en possède un.
TOPOLOGIE - SÉRIE 9

Exercice 1. Soit (Y, d) un espace métrique et X un ensemble. Montrer qu’une famille d’appli-
cations (fn : X → Y )n∈N converge uniformément

vers une application f : X → Y si et seulement
x∈X Y, Tρ̄ où ρ̄ est la métrique uniforme.
Q
si elle converge vers f dans

Exercice 2. Trouver deux espaces topologiques (X, T ), (Y, T 0 ) et une application non continue
f : X → Y tels que pour toute suite (xn )n∈N dans X convergente vers un x ∈ X, la suite
(f xn )n∈N converge vers f x.

Exercice 3. Montrer que


(a) “être de Hausdorff” et “être métrisable” sont des propriétés topologiques;
(b) une application f : (X, T ) → (Y, T 0 ) entre deux espaces topologiques est un homéomor-
phisme si et seulement si elle est continue, bijective et fermée (i.e. l’image d’un fermé
par f est fermé);
(c) si fi : (Xi , Ti ) ∼
= (X 0 , T 0 )

est une famille d’homéomorphismes alors
i i i∈I
! !
∗ ∼ Xi0 , ∗ Ti0
Y Y
Xi , Ti = .
i∈I i∈I
i∈I i∈I

Exercice 4. Considérons les groupes


n 2
o
SOn := A ∈ Matn (R) = Rn AAt = E et det A = 1
n 2
o
SUn := A ∈ Matn (C) = Cn AA∗ = E et det A = 1

2 2
comme sous espaces de Rn , Tst et Cn , Tst .
 

(a) Montrer que GLn (C) est un groupe topologique, ce qui veut dire que la multiplication des
matrices et prendre l’inverse sont des applications continues

µ : GLn (C) × GLn (C) → GLn (C), ι : GLn (C) → GLn (C).

(b) En conclure que SOn et SUn sont aussi des groupes topologiques (en fait des sous groupes
topologiques de GLn (C)).
(c) Montrer que SO2 ∼ = S 1 comme groupes topologiques, ce qui veut dire qu’il existe un
isomorphisme de groupes SO2 ∼= S 1 qui est aussi un homéomorphisme.
(d) Montrer que SU2 est homéomorphe à S 3 .
TOPOLOGIE - SÉRIE 10

Exercice 1. Soit X un ensemble totalement ordonné. Montrer que si une application non dé-
croissante f : (X, T< ) → (R, Tst ) a la propriété de la valeur intermédiaire (i.e. si x, x0 ∈ X et
y ∈ Y avec f (x) 6 y 6 f (x0 ) il existe x00 ∈ X tel que f (x00 ) = y), elle est continue.

Exercice 2.

(a) Démontrer que pour toute application continue f : S 1 , (Tst )S 1 → (R, Tst ), il existe x ∈ S 1


tel que f (x) = f (−x).


 
(b) Soit f : [0, 1], (Tst )[0,1] → [0, 1], (Tst )[0,1] une application continue.
• Considérer l’application graphe F : [0, 1], (Tst )[0,1] → (R2 , Tst ), x 7→ x, f (x) . Que
 

peut-on dire sur sa continuité?


• Montrer qu’il existe un x ∈ [0, 1] tel que f (x) = x.

Exercice 3. Dans cet exercice, on va déterminer la connexité de Rω par rapport aux plusieurs
topologies différentes.
(a) Montrer que Rω est connexe par rapport à la topologie produit.
Indication: R0 ⊂ R1 ⊂ R2 ⊂ . . . ⊂ R∞ := ∞ n
n=1 R ⊂ R .
ω
S

(b) Déterminer si Rω est connexe dans la topologie uniforme ou pas.


Indication: Considérer {x = (xn )n∈N | x bornée} ⊆ Rω .
(c) Et par rapport à la topologie boîte?

Exercice 4. (Courbe sinus du topologue) Montrer que la courbe sinus du topologue


n o
x, sin(1/x) ∈ R2 x ∈ ]0, 1] ∪ (0, 0)
 
T :=

aussi bien que la courbe sinus fermée du topologue


n o
x, sin(1/x) ∈ R2 x ∈ ]0, 1] ∪ {0} × [−1, 1]
 
T :=

est un sous-espace connexe de (R2 , Tst ).


TOPOLOGIE - SÉRIE 11

Exercice 1. Montrer que


(a) si (X, T ) est un espace topologique et (Yi , TYi )i∈I une famille de sous-espaces connexes
par arcs de X tels que pour tout i, j ∈ I il y a k ∈ I avec Yi ∩ Yk , Yj ∩ Yk 6= ∅ (e.g. si
i∈I Yi 6= ∅) alors i∈I Yi est connexe par arcs;
T S

(b) si (X, T ) est connexe par arcs et f : (X, T ) → (Y, T 0 ) est continue, alors f (X), Tf0(X)


est connexe par arcs;


(c) si (Xi , Ti )i∈I est une famille d’espaces topologiques connexes par arcs, alors leur produit
( i∈I Xi , ∗i∈I Ti ) est connexe par arcs.
Q

Exercice 2. Les espaces suivants, sont-ils connexes par arcs?


(a) Dn := {x ∈ Rn | kxk 6 1}
(b) S n := x ∈ Rn+1 kxk = 1


(c) (I 2 , T< ) où < est l’ordre lexicographique sur I 2 = [0, 1]2


Indication: Pour un chemin dans I 2 , considérer les préimages des segments verticaux
{x} × ]0, 1[ et utiliser le théorème de la valeur intermédiaire, ainsi que le fait que Q ∩ I
est dénombrable.
2
Exercice 3. Montrer que SOn (avec la topologie sous-espace de (Rn , Tst )) est connexe par arcs.
Indication: Chaque matrice dans SOn est conjugée à une matrice par blocs diagonales où chaque
bloc est de la forme
" #
cos α − sin α
ou [1].
sin α cos α

Exercice 4. Montrer que


(a) (N, Tcof ) (où Tcof est la topologie cofinie) est connexe;
(b) si X est un ensemble avec |X| > 2ℵ0 = |R|, alors (X, Tcof ) est connexe par arcs.
Indication: Considérer d’abord le cas X = R et pour le cas général, utiliser qu’un sous-
espace de (X, Tcof ) est aussi muni de la topologie cofinie.
TOPOLOGIE - SÉRIE 12

Dans la géométrie différentielle on parle souvent des “variétés connexes” même si on veut
vraiment dire “variétés connexes par arcs”. L’exercice suivant est une justification pour ça.

Exercice 1. Montrer qu’un espace localement connexe par arcs est connexe si et seulement s’il
est connexe par arcs.
Indication: Utiliser la caractérisation du cours et conclure que les composantes connexes par
arcs sont ouvertes.

Exercice 2. Dans cet exercice tous les espaces de matrices sont considérés comme sous-espaces
2
de Cn muni de la topologie standard. Déterminer les composantes connexes par arcs de

(a) SLn (R) (c) SLn (C) (e) On (R)


(b) GLn (R) (d) GLn (C)

Indication: Pour (a) et (c), se convaincre que pour chaque A ∈ GLn , ils existent des matrices
élémentaires P1 , . . . , Pk , Q1 , . . . , Ql de la forme E +λEi,j avec i 6= j telles que P1 . . . Pk AQ1 . . . Ql
est une matrice diagonale. Après réduire au cas SOn et utiliser l’exercice 4 de la semaine passée.
Pour (b) et (d), réduire à (a) et (c).

Exercice 3. Dans cet exercice, on va déterminer les composantes connexes par arcs de Rω par
rapport à des topologies différentes.
(a) Déterminer les composantes connexes par arcs de (Rω , ∗n∈ω Tst ).
(b) Montrer que deux suites x = (xn )n∈N , y = (yn )n∈N sont dans la même composante
connexe par arcs de (Rω , Tρ ) si et seulement si x − y = (xn − yn )n∈N est bornée.
Indication: Il suffit de considérer le cas y = 0.
(c) Démontrer que deux suites x, y sont dans la même composante connexe par arcs de
(Rω , Tbox ) si et seulement si x − y est nulle presque partout (i.e. ssi x − y ∈ R∞ ).
/ R∞ il existe un homéomor-
Indication: Il suffit de considérer le cas y = 0. De plus, si x ∈
ω ω
phisme f : (R , Tbox ) → (R , Tbox ) tel que f (0) = 0 et f (x) n’est pas bornée.

Exercice 4. Pour un filtre F sur un espace topologique (X, T ), montrer que


\
M = {x ∈ X | x est un point d’accumulation de F} .
M ∈F
TOPOLOGIE - SÉRIE 13

Exercice 1. Montrer que pour un espace compact (X, T ), toute projection

pr2 : (X × Y, T ∗ T 0 ) → (Y, T 0 )

avec (Y, T 0 ) un espace quelconque est fermée (i.e. l’image d’un fermé par pr2 reste fermé).

Remarque. Une application continue f : (X, T ) → (Y, T 0 ) est appelée propre si et seulement
si pour tout espace (Z, T 00 ), l’application produit f × idZ : (X × Z, T ∗ T 00 ) → (Y × Z, T 0 ∗ T 00 )
est fermé. Alors l’exercice dit que pour (X, T ) compact, l’application unique X → ∗ est propre.
2
Exercice 2. Montrer que On (R) et SOn (R) (vu comme sous-espaces de Rn avec la topologie
standard) sont compacts.
Indication: Une matrice est dans On (R) si et seulement si ses colonnes forment une base ortho-
normale.

Exercice 3. (Compactifié d’Alexandrov) Soit (X, T ) un espace topologique, Ẋ := X +{∞}


l’union disjointe de X et un point ∞. Appelons un sous-ensemble U ⊆ Ẋ ouvert si et seulement
si soit U ⊆ X est ouvert soit ∞ ∈ U et X \ U ⊆ X est fermé et compact. Montrer que
(a) avec cette définition des ouverts, Ẋ est un espace topologique compact;
(b) (X, T ) est un sous-espace ouvert de Ẋ et {∞} ⊆ Ẋ est fermé;
(c) si (X, T ) est de Hausdorff, alors Ẋ est de Hausdorff si et seulement si tout point x ∈ X
possède un voisinage compact;
(d) chaque application continue f : (X, T ) → (Y, T 0 ) dont les préimages des compacts sont
compacts (parfois aussi appelé propre) induit une application continue f˙ : Ẋ → Ẏ avec
f˙|X = f et f˙(∞) = ∞;
(e) si (X, T ) est un espace compact de Hausdorff, x ∈ X et X 0 := X \ {x}, alors Ẋ 0 est
homéomorphe à (X, T );
∼ S n où Rn est muni de la topologie standard.
(f) Ṙn =
Indication: Projection stéréographique.

Pour un ensemble X, notons PFlt(X) l’ensembles des filtres propres sur X, partiellement
ordonné par inclusion.

Exercice 4. Pour un filtre F sur un ensemble X, prouver que les énoncés suivants sont équi-
valents.
(a) F est un élément maximal dans PFlt(X).
(b) Pour tout A ⊆ X, soit A ∈ F, soit X \ A ∈ F.
(c) F est un ultrafiltre.
En utilisant le lemme de Zorn, déduire que l’on peut étendre tout filtre en un ultrafiltre.
TOPOLOGIE - SÉRIE 14

Exercice 1. Pour une chaîne X0 ,→ X1 ,→ . . . ,→ Xn ,→ . . . de plongements, sa colimite est


l’espace topologique X dont son ensemble sous-jacent est n∈N Xn et U ⊆ X est ouvert si et
S

seulement si tout U ∩ Xn ⊆ Xn est ouvert. Montrer que


S
(a) ça définit une topologie sur n∈N Xn ;
(b) A ⊆ X est fermé si et seulement si tout A ∩ Xn ⊆ Xn est fermé;
(c) si chaque Xn ,→ Xn+1 est un plongement fermé/ouvert alors chaque inclusion in : Xn ,→ X
est un plongement fermé/ouvert;
(d) si chaque Xn est T1 et (K, T ) est un espace compact, toute application continue f : K → X
factorise par un in .
Indication: Trouver Y = {x0 , x1 , . . .} ⊆ f (K) avec xn ∈
/ Xn (pas forcément deux à deux
distinct) et montrer que chaque A ⊆ Y est fermé dans X.

Exercice 2. (Heine-Borel) Montrer pour K ⊆ Rn que K, (Tst )K est compact si et seulement




si K ⊆ Rn est fermé et borné.


Indication: Utiliser qu’un intervalle fermé ainsi qu’un produit fini de compacts est compact.

Exercice 3. Pour un espace topologique (X, T ), les énoncés suivants sont équivalents:
(a) (X, T ) est compact;
(b) tout filtre sur X a un point d’accumulation;
(c) tout ultrafiltre sur X converge.
Indication: Utiliser la PIF.

Exercice 4. Montrer qu’un espace (X, T ) est compact si et seulement si l’application unique
vers un point X → ∗ est propre (cf. série 13, exercice 1).
Indication: On a, pour tout filtre F sur X, un espace topologique Y := X + {∗} dont les ouverts
non-vides sont les F + {∗} avec F ∈ F. Après, considérer la projection de l’adhérence de la
“diagonale” D := {(x, x) | x ∈ X} ⊆ X × Y .
TOPOLOGIE - SÉRIE 15

Exercice 1. Pour un espace métrique X, un point x ∈ X et ∅ 6= M ⊆ X, on définit

d(x, M ) := inf d(x, y), la distance entre x et M .


y∈M

Montrer que
(a) pour ∅ 6= M ⊆ X fixé, la fonction d(−, M ) : X → R est continue;
(b) M = {x ∈ X | d(x, M ) = 0} pour tout ∅ 6= M ⊆ X.

Dans la preuve du théorème de Tychonoff on a utilisé l’axiome du choix plusieurs fois et on


va montrer maintenant que c’est en fait inévitable.
Q
Exercice 2. En utilisant le théorème de Tychonoff, montrer qu’un produit i∈I Xi d’une famille
d’ensembles non-vides (Xi )i∈I est non-vide (a.k.a. l’axiome du choix).
Indication: Munir chaque Xi de la topologie grossière, considérer Yi := Xi q {∗} et utiliser la
PIF pour {Ai := pr−1
i Xi }i∈I .

Exercice 3. (Théorème d’Alexandre) Soit S une sous-base pour la topologie d’un espace X.
Si chaque recouvrement de X par ouverts de S admèt un sous-recouvrement fini, X est compact.
Indication: Preuve par absurde. Supposer qu’il y a un ultrafiltre U sur X sans point-limite.

Définition. Un ensemble totalement ordonné est bien ordonné ssi tout sous-ensemble non-vide
a un minimum. On note qu’un sous-ensemble d’un ensemble bien ordonné est aussi bien ordonné.

Théorème. Tout ensemble peut être muni d’un bon ordre.

Définition. On définit un ensemble bien ordonné Ω comme suit: Soit X un ensemble bien
ordonné indénombrable (e.g. R muni d’un bon ordre arbitraire). Si chaque ↓x := {y ∈ X | y < x}
avec x ∈ X est dénombrable, alors Ω := X et sinon, on trouve le plus petit x ∈ X avec ↓x
indénombrable et on pose Ω := ↓x.

Exercice 4. Montrer que


(a) I P(N) est compact mais pas séquentiellement compact.
(b) Ω muni de la topologie d’ordre est séquentiellement compact mais pas compact.
Indication: Chaque suite dans Ω est bornée.
TOPOLOGIE - SÉRIE 16

Exercice 1. Montrer que chaque espace métrique compact est séquentiellement compact.

Définition. Si (xn )n∈N est une suite dans un espace X, son filtre associé est le filtre engendré
par tout les {xn , xn+1 , . . .} avec n ∈ N.

Exercice 2. Pour un espace topologique X, montrer que


(a) si F est un filtre sur X avec un point d’accumulation x ∈ X, alors on peut étendre F en
un ultrafiltre U qui converge vers x.
Indication: Considérer N (x) ∪ F.
(b) un point x ∈ X est un point d’accumulation/point limite d’une suite (xn )n∈N si et seule-
ment s’il l’est pour le filtre associé.
(c) si x est un point d’accumulation d’une suite (xn )n∈N alors il existe un ultrafiltre U conte-
nant le filtre associé à (xn )n∈N et convergent vers x.

Définition. Un espace X est paracompact ssi tout recouvrement ouvert U de X admet un


raffinement ouvert localement fini où un recouvrement (ouvert) V est appelé
• un raffinement (ouvert) de U ssi chaque V ∈ V est contenu dans un U ∈ U;
• localement fini ssi tout x ∈ X a un voisinage qui intersecte seulement un nombre fini
d’éléments de V.

Exercice 3. Montrer qu’un produit d’un espace paracompact et d’un espace compact est de
nouveau paracompact. Similairement, si un produit X × Y est paracompact et Y 6= ∅ est T1 ,
alors X est paracompact.

Exercice 4. (Théorème de A. H. Stone) Montrer qu’un espace métrisable est paracompact.


Indication: Par le théorème de la série précédente, on peut toujours indicer un recouvrement
ouvert U = {Ui }i∈I par un ensemble bien ordonné I. Alors, pour chaque x ∈ X il y a m(x) ∈ I
minimal avec x ∈ Um(x) . Par récurrence sur n ∈ N>0 on définit des ouverts {Vin }i∈I comme suit:
Chaque Vin est la réunion des B(x, 2−n ) tels que

(a) i = m(x); / Vjm pour tous m < n, j ∈ I;


(b) x ∈ (c) B(x, 3 · 2−n ) ⊆ Ui .

Maintenant, il faut montrer que {Vin }n∈N>0 , i∈I est un raffinement ouvert de U qui est localement
fini. Pour la vérification du dernier point, on prend pour chaque x ∈ X le i ∈ I minimal tel que
x ∈ Vin pour un n ∈ N>0 (que l’on fixe aussi). En choisissant k ∈ N>0 avec B(x, 2−k ) ⊆ Vin , on
montre que la boule B(x, 2−(n+k) ) intersecte seulement un nombre fini de Vjm en montrant que
(1) pour m > n + k, elle ne l’intersecte pas;
(2) pour m < n + k, elle l’intersecte pour au plus un j ∈ I.
TOPOLOGIE - SÉRIE 17

Exercice 1. Montrer que


(a) RK n’est pas régulier;
(b) Rl est normal;
(c) Rl × Rl est régulier.

Exercice 2. Soit X un espace topologique.


(a) Si X est de Hausdorff, on sait qu’un sous-espace compact A ⊆ X est forcément fermé.
Est-ce que c’est aussi vrai pour A paracompact?
(b) Si X est paracompact et A ⊆ X fermé, alors A est paracompact aussi.
(c) (Dieudonné) Un espace paracompact et de Hausdorff est normal.
Indication: D’abord montrer la régularité.

Définition. Une application continue f : X → Y est appelée propre ssi pour tout espace topo-
logique Z, l’application f × idZ : X × Z → Y × Z, (x, z) 7→ (f x, z) est fermée. Si de plus, f est
surjective, on dit que f est un quotient propre ou parfaite.

Exercice 3. Pour une application continue f : X → Y , montrer que les énoncés suivants sont
équivalents:
(a) f est propre;
(b) f est fermée et ses fibres f −1 y avec y ∈ Y sont compactes;
(c) si F est un filtre sur X et y ∈ Y un point d’accumulation de f∗ F, alors il existe un point
d’accumulation x ∈ X de F tel que f x = y;
(d) si U est un ultrafiltre sur X et y ∈ Y un point limite de f∗ U, alors il existe un point
limite x ∈ X de U tel que f x = y.
Indication: Pour “(a) ⇒ (b)”, montrer que chaque f : f −1 y → {y} est propre et utiliser l’exercice
4 de la série 14. Pour “(d) ⇒ (a)”, montrer que si on a une famille d’applications continues (fi )i∈I
Q
dont chacune vérifie (d), alors le produit i∈I fi vérifie (d) aussi. Ensuite, il suffit de montrer
qu’une application qui vérifie (d) est fermée.

Exercice 4. Soit p : X → Y un quotient propre. Montrer que


(a) si X est de Hausdorff/régulier, alors Y l’est aussi;
Indication: Si g : X → Y est continue et fermée, M ⊆ Y et U ⊆ X un voisinage ouvert
de g −1 M , alors il existe un voisinage ouvert V de M avec g −1 V ⊆ U .
(b) si Y est compact, alors X l’est aussi.
TOPOLOGIE - SÉRIE 18

Définition. Un sous-ensemble d’un espace topologique est Gδ ssi on peut l’écrire comme une
intersection dénombrable d’ouverts.

Exercice 1. Dans un espace normal X, montrer qu’un fermé A ⊆ X est Gδ si et seulement s’il
existe f : X → I continue tel que f A ⊆ {0} et f (X \ A) ⊆ ]0, 1]. Conclure que pour deux fermés
A, B ⊆ X disjoints qui sont Gδ , il existe f : X → I tel que A = f −1 {0} et B = f −1 {1}.
T
Indication: Pour l’implication “⇒”, écrire A = n∈N Un (où chaque Un est ouvert) et choisir des
applications d’Urysohn fn pour A et X \ Un .

Exercice 2. (Compactifié de Stone-Čech) Pour un espace topologique X, on note C(X, I)


l’ensemble des applications continues X → I et on considère
hX : X → I C(X,I) , x 7→ (f x)f ∈C(X,I) .

Le compactifié de Stone-Čech de X est βX := hX X, ce qui est compact par le théorème de


Tychonoff. En notant ηX : X → βX l’application induite par hX , montrer que
(a) X est complètement régulier ssi ηX (ou hX ) est un plongement;
Indication: Un sous-espace d’un espace complètement régulier est complètement régulier.
(b) pour f : X → Y continue, il existe une unique application continue βf : βX → βY telle
que βf ◦ ηX = ηX ◦ f ;
Indication: Pour l’unicité, il faut se souvenir que βY est de Hausdorff et que deux ap-
plications continues vers un espace de Hausdorff coïncident, s’ils coïncident sur un sous-
ensemble dense.
(c) si X est compact de Hausdorff, alors ηX est un isomorphisme;
(d) si K est compact de Hausdorff et f : X → K continue, il existe une unique application
continue f [ : βX → K telle que f [ ◦ ηX = f .

Définition. Le support d’une application f : X → R (où X est un espace topologique) est


supp f := f −1 R× = {x ∈ X | f x 6= 0}.
Une partition d’unité sur X est une famille d’applications (ϕj : X → I)j∈J , telle que (supp ϕj )j∈J
est localement fini (i.e. tout x ∈ X admet un voisinage U tel que {j ∈ J | U ∩ supp ϕj 6= ∅} est
fini) et j∈J ϕj x = 1 pour tous x ∈ X (cette somme est finie par la première condition). Si, pour
P

une telle partition d’unité, (Uj )j∈J est un recouvrement de X on dit que (ϕj )j∈J est subordonnée
à (Uj )j∈J ssi supp ϕj ⊆ Uj pour tout j ∈ J. Finalement, si pour un recouvrement (Uj )j∈J il
existe une partition d’unité subordonnée à (Uj )j∈J on dit qu’il est numérable.

Exercice 3. Soit X un espace paracompact de Hausdorff. Montrer que


(a) si (Uj )j∈J est un recouvrement ouvert de X, il existe un recouvrement ouvert localement
fini (Vj )j∈J tel que V j ⊆ Uj pour tout j ∈ J;
(b) un recouvrement (Uj )j∈J est numérable s’il existe une famille (ϕj : X → I)j∈J d’applica-
tions continues, telle que (supp ϕj )j∈J est localement fini, supp ϕj ⊆ Uj pour tout j ∈ J
et j∈J ϕj : X → R est strictement positive;
P

(c) chaque recouvrement ouvert de X est numérable.


Indication: Utiliser (a) pour trouver deux recouvrements ouverts localement finis (Vj )j∈J ,
(Wj )j∈J tels que W j ⊆ Vj ⊆ V j ⊆ Uj pour tout j ∈ J et utiliser le lemme d’Urysohn.
TOPOLOGIE - SÉRIE 19

Exercice 1. Montrer qu’un espace métrique X est compact si et seulement si toute application
continue X → R est bornée.

Exercice 2. Le but de cet exercice est de montrer que si un espace compact de Hausdorff X
s’écrit comme une réunion X = A ∪ B avec A, B ⊆ X fermé et métrisable, alors X est aussi
métrisable.
(a) Montrer que X est métrisable si et seulement s’il admet une base dénombrable.
(b) Traiter le cas où A ∩ B = ∅.
(c) Traiter le cas où A ∩ B 6= ∅.

Définition. Un espace topologique X est localement compact ssi pour chaque point x ∈ X et
chaque voisinage ouvert U de x, il existe un compact K ⊆ X tel que x ∈ K̊ ⊆ K ⊆ U . C’est à
dire, les voisinages compacts engendre le filtre N (x).

Exercice 3. Montrer qu’un espace localement compact de Hausdorff est


(a) régulier.
(b) complètement régulier.
Indication: Utiliser le lemme de recollement.

Exercice 4. Pour un espace compact de Hausdorff X on dénote C(X, R) l’ensemble des fonc-
tions continues X → R, qui possède naturellement la structure d’un anneau en sommant et
multipliant les fonctions valeur par valeur:

(f + g)x := f x + gx, (f g)x := (f x)(gx)

pour f , g ∈ C(X, R), x ∈ X. Soit X 0 := Max C(X, R) l’ensemble des idéaux maximaux
de C(X, R) et pour f ∈ C(X, R)

Uf0 := m ∈ X 0 f ∈

Uf := {x ∈ X | f x 6= 0} , /m .

On va montrer que l’on peut reconstruire X de C(X, R) en montrant que


(a) les Uf forment une base pour la topologie de X et les Uf0 forment une base de topologie
sur X 0 (et on regarde X 0 comme un espace topologique muni de cette topologie);
(b) l’application

ϕ : X → X 0 , x 7→ mx := {f ∈ C(X, R) | f x = 0}

est bien-défini (i.e. mx est un idéal maximal) et continue;


Indication: Considérer evx : C(X, R) → R.
(c) l’application ϕ est bijectif.
Indication: Pour la surjectivité, montrer que pour m ∈ X 0

V (m) := {x ∈ X | f x = 0 pour toutes f ∈ m} =


6 ∅.

(d) l’application ϕ est ouverte.


TOPOLOGIE - SÉRIE 20

Exercice 1. Vrai ou faux? Un quotient d’un espace T1 est T1 . Un quotient d’un espace compact
est compact.

Exercice 2. La suspension d’un espace X 6= ∅ est ΣX := (X × I)/∼ où ∼ est la relation


d’équivalence, engendrée par (x, 0) ∼ (y, 0) et (x, 1) ∼ (y, 1) pour x, y ∈ X (faire un dessin!).
Démontrer que ΣS n ∼= S n+1 pour tout n ∈ N.

Exercice 3. (Espace projectif) L’espace projectif réel de dimension n ∈ N est

RPn := Rn+1 \ {0} /∼



où x ∼ y ⇔ Rx = Ry.

Ça veut dire RPn est l’espace des droites par l’origine dans Rn+1 . Montrer que
(a) Chaque RPn est compact de Hausdorff et RP1 = ∼ S1.
(b) Il y a un recouvrement ouvert {U1 , . . . , Un+1 } de RPn où tout Ui est homéomorphe à Rn .
Indication: Ui est l’image de Vi := x ∈ Rn+1 xi = 1 dans RPn .
(c) Les compléments des Ui sont homéomorphes à RPn−1 .
∼ S n où RPn−1 ∼
(d) RPn /RPn−1 = = RPn \ Ui ⊆ RPn pour un i ∈ 1, . . . , n + 1.

Exercice 4. Soient X, Y deux espaces topologiques et A ⊆ X fermé. Pour toute application


continue f : A → Y , on définit

X qf Y := (X q Y )/∼ où ∼ est engendrée par a ∼ f (a) ∀a ∈ A.

On dit alors que X a été attaché à Y via f , qui est l’application d’attachement. En écrivant
q : X q Y → X qf Y pour l’application quotient, montrer que
(a) la restriction q|Y : Y → X qf Y est un plongement fermé;
(b) la restriction q|X\A : X \ A → X qf Y est un plongement ouvert;
(c) (X qf Y )/Y ∼ = X/A.
TOPOLOGIE - SÉRIE 21

Exercice 1. Les espaces métriques suivants, sont-ils complets?

(a) Q (b) ]0, 1[ (c) Un ensemble X avec la métrique discrète

Exercice 2. Soit X un espace métrique tel qu’il existe ε ∈ R>0 tel que tout les B(x, ε) avec
x ∈ X sont compacts. Montrer qu’alors X est complet.

Exercice 3. (Théorème de Baire) Si X est un espace métrique complet et (Un )n∈N une
famille d’ensembles Un ⊆ X ouverts et denses, alors n∈N Un ⊆ X est dense aussi.
T

Indication: Montrer que chaque U ⊆ X ouvert et non-vide intersecte n∈N Un .


T

Exercice 4. Soit f : X → Y une surjection continue.


(a) Si X est compact, métrisable et Y est de Hausdorff, alors Y est métrisable.
Indication: Construire une base dénombrable.
(b) Si X est localement connexe (i.e. pour tout point, chaque voisinage contient un voisinage
connexe) et f est une application quotient, alors Y est localement connexe.
Indication: X est localement connexe ssi tout ses sous-espaces ouverts ont des compo-
santes connexes ouvertes. De plus, la préimage d’une composante connexe par une appli-
cation continue est une réunion de composantes connexes.
(c) Conclure que chaque quotient de Hausdorff de I est compact, connexe, localement connexe
et possède une base dénombrable.
Indication: Une application continue, surjective et fermée est un quotient.

Remarque. La réciproque de (c) est vraie aussi et connu comme le théorème de Hahn-Mazur-
kiewicz.
TOPOLOGIE - SÉRIE 22

Exercice 1. Soit X 6= ∅ un espace métrique complet et B(X, R) l’espace vectoriel des fonctions
bornées X → R (i.e. les applications X → R dont l’image est bornée) que l’on muni de la norme
kf k := supx∈X |f x|. En fixant un point x0 ∈ X, montrer que X → B(X, R), x 7→ ϕx avec
ϕx (y) := d(y, x) − d(y, x0 ) est un plongement isométrique.

Définition. Un groupe topologique est un espace topologique G muni d’une structure de groupe
telle que la multiplication G × G → G, (g, h) 7→ gh et l’inverse G → G, g 7→ g −1 sont continus.

Exercice 2. Prouver que les suivants sont des groupes topologiques:

R, Z, S 1 = {z ∈ C | |z| = 1} , GLn (R).

Exercice 3. Soit G un groupe topologique et H ⊆ G un sous-groupe. Montrer que


(a) H ⊆ G est aussi un sous-groupe;
(b) le quotient G  G/H est ouvert;
(c) si H est normal, H l’est aussi;
(d) si H est normal, G/H muni de la topologie quotient et de la multiplication induite de G
est aussi un groupe topologique.

Exercice 4. Un isomorphisme de groupes topologiques entre deux groupes topologiques G, H


est un morphisme de groupes f : G → H qui est aussi un homéomorphisme.
(a) Soient G, H deux groupes topologiques et f : G  H un morphisme de groupes qui est
aussi continu, ouvert et surjectif. Alors, f factorise par le quotient G/ Ker f et l’applica-
tion induite G/ Ker f → H est un isomorphisme de groupes topologiques.
(b) Montrer que R/Z ∼ = S 1 comme groupes topologiques.
TOPOLOGIE - SÉRIE 23

Pour cette série, on fixe deux espaces topologiques X, Y et on va considérer les topologies
suivantes sur l’ensemble Y X d’applications (pas forcément continues) X → Y :
• Tpo - la topologie point-ouvert (i.e. la topologie produit);
• Tcc - la topologie de convergence compacte pour Y métrique;
• Tunif - la topologie uniforme pour Y métrique.

Exercice 1. Rappelons que l’on a toujours Tpo ⊆ Tcc et aussi Tcc ⊆ Tunif pour Y métrique.
Dans certains cas, ces inclusions deviennent des égalités. Montrer que
(a) si X est discret, alors Tpo = Tcc ;
(b) si X est compact, alors Tcc = Tunif .

Exercice 2. Si Y est un espace métrique complet, montrer que Y X avec la topologie uniforme
l’est aussi.

Exercice 3. Montrer que


(a) B(R, R) ⊆ RR est fermé par rapport à Tunif mais pas pour Tcc ;
(b) C(I, R) ⊆ RI est fermé par rapport à Tunif mais pas pour Tpo .

Exercice 4. (Théorème d’Approximation de Weierstrass) Dans cet exercice, on va ana-


lyser l’adhérence de l’ensemble P (I, R) des applications polynomiaux sur I dans C(I, R) par
rapport à Tunif = Tcc . Alors, soit f ∈ C(I, R) avec f 0 = f 1 = 0, que l’on va considérer comme
une fonction sur R avec f |R\I = 0 (et donc uniformément continue sur R). De plus, posons
Z 1
2 n
Qn (x) := cn (1 − x ) avec n ∈ N>0 et cn ∈ R>0 tel que Qn (x) dx = 1.
−1

Observer que les Qn sont des fonctions paires (i.e. Qn (−x) = Qn (x)) et positives. Montrer que
√ √
(a) cn < n pour tout n ∈ N>0 (Indication: Intégrer jusqu’à 1/ n et utiliser l’inégalité de
Bernoulli);
(b) Qn → 0 uniformément sur [δ, 1] pour tout δ ∈ R>0 .
R1
En définissant Pn (x) := −1 f (x + t)Qn (t) dt pour n ∈ N>0 , montrer que
(c) Pn (x) est polynomiale en x (Indication: Changement de variable s := x + t);
(d) Pn → f uniformément sur I (Indication: Pour tout ε ∈ R>0 il y a δ ∈ R>0 tel que
|y − x| < δ ⇒ |f y − f x| < ε/2 et que l’on utilise pour subdiviser l’intégrale Pn (x)−f (x)
en trois parties [−1, −δ], [−δ, δ] et [δ, 1]).
(e) Généraliser au cas où f 0 et f 1 sont arbitraires.
(f) En conclure que P (I, R) = C(I, R).
TOPOLOGIE - SÉRIE 24

Exercice 1. Pour un espace topologique X et un espace métrique Y , montrer que la topologie


de convergence compacte et la topologie compact ouvert sur C(X, Y ) sont les mêmes.

Exercice 2. Soient X, Y des espaces topologiques.


(a) Si A ⊆ X est fermé, alors C(Y, A) ⊆ Cco (Y, X) est fermé aussi.
(b) Pour X de Hausdorff et Y 6= ∅, l’inclusion par applications constantes

const : X → Cco (Y, X)

est un plongement fermé.

Exercice 3. Pour deux espaces topologiques X, Y , si C(X, Y ) est muni d’une topologie T telle
que l’évaluation

ev : C(X, Y ) × X → Y, (f, x) 7→ f x

est continue, montrer que la topologie compact ouvert est plus grossière que T .

Exercice 4.

(a) Soient X, Y , Z trois ensembles. Comprendre “l’adjonction exponentielle” (i.e. montrer


que c’est une bijection bien-définie)

Z X×Y ∼
= (Z Y )X , f 7→ f ] , g [ ← g où (f ] x)y := f (x, y) et g [ (x, y) := (gx)y

pour f : X × Y → Z, g : X → Z Y , x ∈ X, y ∈ Y , z ∈ Z.
(b) Soient X, Y , Z des espaces topologiques avec Y localement compact. Montrer que la
composition

Cco (Y, Z) × Cco (X, Y ) → Cco (X, Z), (g, f ) 7→ g ◦ f

est continue et conclure que l’évaluation ev : Cco (Y, Z) × Y → Z, (g, y) 7→ gy l’est aussi.
(c) Pour trois espaces topologiques X, Y , Z avec X et Y localement compact, montrer que
l’adjonction exponentielle

C(X × Y, Z) ∼

= C X, Cco (Y, Z)

du cours est en fait même un homéomorphisme

Cco (X × Y, Z) ∼

= Cco X, Cco (Y, Z) .
TOPOLOGIE - SÉRIE 25

Exercice 1. Pour une famille d’espaces topologiques basés (Xi , xi )i∈I , montrer que
!

Y Y
π1 Xi , (xi )i∈I = π1 (Xi , xi ).
i∈I i∈I

Exercice 2. Soit X un espace topologique et A ⊆ X un rétract (i.e. il existe r : X → A continue


avec r|A = idA , ce que l’on appelle une rétraction). Montrer que pour tout x ∈ A les morphismes

π1 (A, x) → π1 (X, x) et π1 (X, x) → π1 (A, x)

induits par l’inclusion A ,→ X et la rétraction r sont respectivement injectif et surjectif.

Exercice 3. Soit X un espace topologique.

(a) Si γ : I → X est un chemin et f : I → I une application continue, telle que f (0) = 0 et


f (1) = 1, alors on a γ 'c γ ◦ f .
(b) Pour trois chemins γ1 , γ2 , γ3 avec γ1 (1) = γ2 (0) et γ2 (1) = γ3 (0), montrer que

(γ1 γ2 )γ3 'c γ1 (γ2 γ3 ).

(c) Pour un chemin γ et εγ(0) , εγ(1) les chemins constants en γ(0) et γ(1), montrer que

εγ(0) γ 'c γ 'c γεγ(1) .

(d) Avec la même notation que dans le point précédent, montrer que

γγ̄ 'c εγ(0) et γ̄γ 'c εγ(1) .

Exercice 4. (Argument de Eckmann-Hilton)


(a) Soit X un ensemble avec deux opérations binaires ·, ∗ : X × X → X, dont les deux
possèdent une unité (i.e. ils existent e, f ∈ X avec e · x = x · e = x et f ∗ x = x ∗ f = x
pour tout x ∈ X) et qui vérifient la loi d’échange

(a ∗ b) · (c ∗ d) = (a · c) ∗ (b · d) pour tous a, b, c, d ∈ X.

Montrer que les deux unités aussi que les deux opérations coïncident et cette opération
est associative et commutative.
(b) En conclure que pour un groupe topologique G avec unité e, le groupe fondamental
π1 (G, e) est abélien.
TOPOLOGIE - SÉRIE 26

Exercice 1. Pour un espace topologique basé (X, x), montrer que π1 (X, x) est abélien si et
seulement si pour tout point y ∈ X et touts chemins γ, δ de x vers y, les isomorphismes induits

=
γ̂, δ̂ : π1 (X, x) −
→ π1 (X, y)

coïncident.

Exercice 2. (défi) Pour deux applications continues f , g : X → Y qui sont homotopes par une
homotopie H : f ' g, montrer que le diagramme

π (Y, f x)
f∗ 5 1

π1 (X, x) \
H(x,−)

g∗ ) 
π1 (Y, gx)

commute pour tout point de base x ∈ X.

Exercice 3. Un espace topologique X 6= ∅ est appelé contractile ssi l’identité idX : X → X est
homotope à une application constante.
(a) Montrer qu’un espace contractile X est simplement connexe.
(b) Rappelons que S ⊆ Rn est appelé une partie étoilée par rapport à x ∈ S ssi pour tout
y ∈ S le segment [x, y] := {ty + (1 − t)x | t ∈ I} est inclus dans S. Montrer qu’une partie
étoilée (par rapport à un point) est contractile.

Exercice 4.

(a) Pour deux revêtements p : E → B, p0 : E 0 → B 0 , montrer que l’application produit


p × p0 : E × E 0 → B × B 0 est un revêtement aussi.
(b) Soit p : E → B un revêtement et A ⊆ B un sous-espace. Montrer que p : p−1 A → A est
un revêtement aussi.
TOPOLOGIE - SÉRIE 27

Exercice 1. Soit B un espace topologique.


(a) Montrer que si B est discret, une application continue et surjective p : E → B est un
revêtement si et seulement si E est discret.
(b) Quel sont les revêtements de B si B est muni de la topologie grossière?

Exercice 2. Pour n ∈ N, montrer que l’application quotient S n → RPn est un revêtement.

Exercice 3. Montrer que


(a) si X est un espace topologique et U , V ⊆ X deux ouverts simplement connexes tels que
X = U ∪ V et U ∩ V 6= ∅ connexe par arcs, alors X est simplement connexe;
Indication: Si γ : I → X est un lacet, choisir un nombre de Lebesgue pour le recouvrement
ouvert {γ −1 U, γ −1 V } de I.
(b) les sphères S n sont simplement connexes pour n > 1.

Exercice 4. Montrer qu’un revêtement p : E → B est un quotient propre si et seulement s’il


est fini (i.e. les fibres sont finis).
Indication: p : E → B est fermée ssi pour tout x ∈ B et tout ouvert U ⊆ E avec p−1 x ⊆ U il
existe V ⊆ B ouvert tel que x ∈ V et p−1 V ⊆ U (cf. l’indication pour l’exercice 4 de la série 17).

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