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Modèle de décharges sur isolateurs pollués

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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬

UNIVERSITE BADJI MOKHTAR - ANNABA


BADJI MOKHTAR – ANNABA UNIVERSITY ‫جامعة باجي مختار – عنابـــــــــــــــة‬

Faculté : Science de l’ingéniorat


Département : Electrotechnique
Domaine : Sciences et Techniques
Filière : Electrotechnique
Spécialité : Réseaux électriques

Mémoire
Présenté en vue de l’obtention du Diplôme de Master
Thème :

Analyse du contournement des isolateurs haute tension


dans un milieu pollué

Présenté par : FARES Hichem


BELHADJ Oussama

Encadrant : ADJABI Mohamed Grade : Prof Badji Mokhtar- Annaba

Jury de Soutenance :
AZZAG El-Bahi Professeur Badji Mokhtar- Annaba Président
ADJABI Mohamed Professeur Badji Mokhtar- Annaba Rappoteur
KSENTINI Abdlhamid MCA Badji Mokhtar- Annaba Examinateur

Année Universitaire : 2020/2021


Remerciement
Avant tout, nos remerciements à ALLAH tout puissant de
nous avoir donné le courage, la volonté et la patience pour
terminer ce travail.

Ce travail a été réalisé grâce au département


d’électrotechnique de l’université de Badji Mokhtar-Annaba.

Notre profonde et sincère gratitude et reconnaissance


s'adresse à notre encadreur Mr ADJABI Mohamed,
Professeur à l'Université Badji Mokhtar d'Annaba, pour
l'excellent encadrement fourni, son soutien, sa disponibilité et
sa patience malgré ses nombreuses tâches. Grâce à ses
conseils judicieux et son enthousiasme motivant, nous avons
pu réaliser ce travail et nous espérons être à la hauteur de ses
attentes. Merci aussi pour votre humanisme, votre bonté et
votre gentillesse.

Nous tenons également à remercier le président et les


membres du jury pour nous avoir fait l’honneur
d’évaluer notre travail.

Nous tenons à remercier nos parents car ce travail représente


un petit fruit de leur souffrance et qui sans eux nous ne
pouvons traverser ces longues années d’études et de travail.

J’adresse mes vifs remerciements


Dédicaces

Je dédie ce mémoire

À mes chers parents qui m'ont soutenu jusqu'au bout


malgré́ les difficultés que j’ai rencontré́ sur mon chemin

À mes frères, Yahia, Zakaria, Takoua et Aymen, qui


m'ont apporté leur soutien indéfectible tout au long de
mon parcours.

À mes très chers amis Abdelhadi, Anouar, Aymen,


Mohamed, Rachid, Djalil, Raouf, Rassim, Ahmed, Seif
Eddine, Yahia, Azzeddine, Mouad, Iskandar, Sabri,
Khalil, Sami, Sofia, Rahil... qui m'ont aidé et soutenu
tout au long de mon cursus.

À mon cher binôme et amie BELHADJ Oussama.

À vous tous merci de m'avoir donné le courage et la


force Pour accomplir ce modeste travail.

Merci

Hichem
Dédicaces

Je dédie ce mémoire

À mes parents qui m'ont encouragé et soutenu pendant


ces six années d'études malgré les épreuves Qu'ils en
soient remerciés par cette modeste dédicace.

À mes frères Abderrahim, Yassine, Soumia et Chaima,


qui m'ont apporté leur soutien indéfectible tout au long
de mon parcours.

À mes très chers amis Abdelhadi, Anouar, Aymen,


Mohamed, Amine, Tarek, Mahdi, Ramzi, Salah Eddine,
Cherif, Med Islem, Chems Eddine... qui m'ont aidé et
soutenu tout au long de mon cursus.

À mon cher binôme et amie FARES Hichem.

À vous tous merci de m'avoir donné le courage et la


force Pour accomplir ce modeste travail.

Merci

Oussama
‫ملخص‪:‬‬

‫ويقدم هذا العمل نموذجا مستقال وديناميكيا للتنبؤ بخصائص التفريغ‪.‬‬


‫انتشار على األسطح العوازل الملوثة بشكل متقطع‪ ،‬استنادا ً على أساس توازن الطاقة والدوائر الكهربائية‬
‫المعادلة والخصائص الفيزيائية للقوس‪ .‬ويتيح هذا النموذج تحديد مختلف اعدادات التصريف حتى االلتفاف‬
‫مع مراعاة هندسة العزل‪ ،‬والتغير في المقاومة أثناء االنتشار‪ ،‬ونوع نطاق التلوث وخصائصه (التعامل‪،‬‬
‫والسمك‪ ،‬والعرض‪ ،‬والموقع فيما يتعلق بالكهرود)‪ .‬ويُحلل تطور التوتر على رأس القوس وسقوط التوتر‬
‫في القوس وفقا ً لشكل الفولط المطبق‪ .‬ويتبين أن ترتيب نطاقات التلوث فيما يتعلق بالكهرود وعراملها‬
‫وسمكها وموصالتها (رهنا ً بما إذا كانت منخفضة أو شديدة التلوث) لها تأثير كبير على اعدادات التصريف‪.‬‬
‫سمك نطاق التلوث إلى زيادة مقاومة القوس وإلى تخفيض الحمولة المتراكمة وبالتالي إلى‬
‫وتؤدي زيادة ُ‬
‫سمك طبقة التلوث‪ ،‬كلما تسارع تجاوز جهاز اإلغناء‪ .‬وكذلك كلما انخفضت‬
‫انخفاض تيار الحمولة‪ .‬كلما زاد ُ‬
‫فولطية التحايل كلما زادت فترة التحايل‪ .‬وتصل القيم الحالية إلى قيم أعلى مع ارتفاع موصلية طبقات التلوث‪.‬‬
‫ويكتسي الحمولة الحالية أهمية أكبر ألن النسبة بين موصالت مختلف النطاقات مرتفعة‪ ،‬مما يؤدي إلى زيادة‬
‫حادة في دائرة قناة التصريف‪ .‬يتبع تطور السرعات تطور التيارات والحموالت‪.‬‬

‫الكلمات الرئيسية‪ :‬العوازل ‪ ،‬التلوث غير الموحد‪ ،‬التفريغ الكهربائي ‪ ،‬نمذجة‪ ،‬التفاف‪.‬‬
Abstract:

This work presents an autonomous and dynamic model of prediction of


the characteristics of discharges propagating on polluted insulating surfaces in a
discontinuous way, based on the energy balance, the equivalent electric circuits,
and the physical characteristics of the arc. This model allows to determine the
various parameters of the discharge until the flashover by taking into account the
insulator geometry, the change of resistance during the propagation, the type of
pollution band and its characteristics (conductivity, thickness, width, position
compared to the electrodes). The voltage evolution at the head of arc and the
voltage drop within the arc are analyzed according to the kind of applied voltage.
It is shown that the location of the pollution bands with regards to the electrodes,
their widths, their thicknesses and their conductivities (weakly or strongly
polluted) have significant influence on the parameters of the discharge. The
increase of thickness of the pollution band leads to the increase of the resistance
of the arc and to the reduction of the accumulated charge and thus to the decrease
of the charging current. Note that the thicker the pollution layer, the shorter the
time to flashover of the insulator is. Moreover, the flashover voltage is all the
smaller as the flashover time is long. The high conductivity of the pollution
layers generates high currents. The higher the ratio between the conductivities
of the various bands, the higher the current and the charge are; this can be
explained by the remarkable increase of the radius of the discharge channel. The
evolution of velocity follows those of the currents and electrical charges.

Keywords: insulators, non-uniform pollution, electrical discharge, modelling,


flashover.
Résumé :
Ce travail présente un modèle autonome et dynamique de prédiction des
caractéristiques des décharges.
Se propageant sur des surfaces isolantes polluées de manière discontinue, basé
sur le bilan énergétique, les circuits électriques équivalents et les caractéristiques
physiques de l'arc. Ce modèle permet de déterminer les différents paramètres de
la décharge et ce jusqu'au contournement en tenant compte de la géométrie de
l'isolateur, du changement de la résistance durant la propagation, du type de
bande de pollution et ses caractéristiques (conductivité, épaisseur, largeur,
positionnement par rapport aux électrodes). L'évolution de la tension à la tête de
l'arc et la chute de tension dans l'arc sont analysées en fonction de la forme de la
tension appliquée. Il est montré que la disposition des bandes de pollution par
rapport aux électrodes, leurs largeurs, leurs épaisseurs et leurs conductivités
(suivant qu'elles sont faiblement ou fortement polluées) ont une influence
significative sur les paramètres de la décharge. L'augmentation de l'épaisseur de
la bande de pollution conduit à l'augmentation de la résistance de l'arc et à la
diminution de la charge accumulée et donc à la baisse du courant de charge.
Plus l'épaisseur de la couche de pollution est importante, plus rapide sera le
contournement de l'isolateur. Aussi, la tension de contournement est d'autant
plus faible que le temps de contournement est élevé. Le courant atteint des
valeurs d'autant plus élevées que la conductivité des couches de pollution est
grande. Le courant et la charge sont d'autant plus importants que le rapport entre
les conductivités des différentes bandes est élevé, ce qui se traduit par une nette
augmentation du rayon du canal de la décharge. L'évolution des vitesses suit
celles des courants et des charges.
Mots clés : isolateurs, pollution non uniforme, décharge électrique, modélisation,
contournement.
SOMMAIRE

SOMMAIRE
LISTE DES SYMBOLES ET ABREVIATIONS : ........................................ VI
LISTE DES FIGURES :................................................................................ VIII
LISTE DES TABLEAUX: ................................................................................ X
INTRODUCTION GENERALE : .................................................................. 11

CHAPIRE I : LES SURTENSION


I.1 INTRODUCTION : ............................................................................... 16
I.2 DEFINITION : ....................................................................................... 16
I.3 LES DIFFERENTS TYPES DES SURTENSIONS : ............................ 16
I.3.1 Origine interne : .................................................................................. 16
I.3.2 Origine externe :.................................................................................. 17
I.4 CLASSIFICATION DES SURTENSIONS :......................................... 17
I.4.1 Les surtensions temporaires : .............................................................. 18
I.4.2 Les surtensions transitoires : ............................................................... 18
I.5 FORMES DE TENSIONS NORMALISEES : ...................................... 20
I.5.1 Surtension de manœuvre : ................................................................... 20
I.5.2 Surtension à fréquence industriels : .................................................... 21
I.5.2.1 Surtension provoquée par un défaut d’isolement : ....................... 22
I.5.2.2 Surtension sur une longue ligne à vide (effet Ferranti) : .............. 23
I.5.2.3 Surtensions de Ferrorésonance : ................................................... 23
I.5.3 Surtensions d'origine atmosphérique : ................................................ 24
I.5.3.1 Impacts des coups de foudre : ....................................................... 25
I.5.3.2 Les effets de la foudre : ................................................................ 27
I.5.4 Surtensions par décharges électrostatiques : ....................................... 28
I.6 EFFETS DES SURTENSIONS : ........................................................... 29
I.7 PROTECTION CONTRE LES SURTENSIONS :................................ 30
I.7.1 L’éclateur : .......................................................................................... 31
I.7.2 Le Parafoudre : .................................................................................... 32
I.7.3 Le câble de garde : .............................................................................. 34
I.8 PROPAGATION DES SURTENSIONS : ............................................. 34
I
SOMMAIRE

I.9 CONCLUSION : .................................................................................... 36


CHAPITRE II : ISOLATEURS HAUTE TENSION
II.1 INTRODUCTION : .................................................................................. 38
II.2 DEFINITION : ....................................................................................... 38
II.3 FONCTIONNEMENT D’UN ISOLATEUR :....................................... 40
II.4 PRINCIPAUX TYPES D’ISOLATEURS : ........................................... 40
II.4.1 Isolateur de type rigide : .................................................................. 40
II.4.2 Isolateurs suspendus ou éléments de chaîne : .................................. 41
II.4.3 Isolateur long fut : ............................................................................ 41
II.4.3.1 Isolateur capot et tige : .................................................................. 42
II.5 MATERIAUX DE FABRICATION DES ISOLATEURS : ................. 43
II.5.1 Céramique : ...................................................................................... 43
II.5.2 Verre : .............................................................................................. 44
II.5.2.1 Le verre trempé : ........................................................................... 44
II.5.2.2 Le verre recuit : ............................................................................. 44
II.5.3 Matériaux synthétiques : .................................................................. 45
II.6 CHOIX DES ISOLATEURS : ............................................................... 46
II.7 DEFAUTS DES ISOLATEURS : .......................................................... 47
II.7.1 Défauts électriques :......................................................................... 47
II.7.2 Défauts mécaniques : ....................................................................... 48
II.8 CONCLUSION : .................................................................................... 49
CHAPITRE III : POLLUTION DES ISOLATEURS
III.1 INTRODUCTION : ............................................................................... 51
III.2 CONTOURNEMENT D’ISOLATEUR : .............................................. 51
III.2.1 Contrainte de contournement d’isolateur :....................................... 52
III.2.2 Tension de contournement :............................................................. 52
III.2.3 Tension de tenue : ............................................................................ 52
III.2.4 Conductance superficielle :.............................................................. 52
III.3 SOURCE DE POLLUTION : ................................................................ 53
III.3.1 Pollution naturelle : .......................................................................... 53

II
SOMMAIRE

III.3.1.1 Pollution marine : ...................................................................... 53


III.3.1.2 Pollution désertique : ................................................................. 54
III.3.1.3 Pollution "poussières du sol et zones agricoles" : ..................... 54
III.3.2 Pollution industrielle :...................................................................... 54
III.3.3 Pollution mixte :............................................................................... 54
III.4 FORMATION ET REPARTITION DE LA COUCHE DE POLLUTION
: ..............................................................................................................55
III.4.1 La non-uniformité longitudinale par groupe :.................................. 55
III.4.2 La non-uniformité transversale : ...................................................... 55
III.4.3 La non-uniformité longitudinale périodique : .................................. 56
III.5 CONSEQUENCE DE LA POLLUTION : ............................................ 56
III.5.1 Arc non localisé : ............................................................................. 56
III.5.2 Arc permanent : ............................................................................... 56
III.5.3 Contournement des isolateurs : ........................................................ 57
III.6 MESURE DE LA SEVERITE DE POLLUTION DES SITES : ........... 58
III.7 CLASSIFICATION DES SITES POLLUES : ...................................... 59
III.8 DENSITE DU DEPOT DE SEL EQUIVALENT (DDSE) : ................. 60
III.9 COURANT DE FUITE : ........................................................................ 60
III.10 MESURE DE LA POLLUTION DE L’AIR : .................................... 61
III.11 MESURES OPTIQUES : ............................................................... 61
III.12 METHODES D’ESSAIS SOUS POLLUTION : ............................... 61
III.12.1 Essai sous pollution naturelle : ........................................................ 61
III.12.2 Essais sous pollution artificielle : .................................................... 62
III.12.3 Méthode des couches solides : ......................................................... 63
III.12.4 Méthode du brouillard salin : ........................................................... 63
III.13 TECHNIQUES DE LUTTE CONTRE POLLUTION : ..................... 63
III.13.1 Allongement de la ligne de fuite :.................................................... 64
III.13.2 Isolateurs plats : ............................................................................... 64
III.13.3 Graissage périodique........................................................................ 64
III.13.4 Revêtement silicone : ....................................................................... 64
III.13.5 Les isolateurs composites : .............................................................. 64

III
SOMMAIRE

III.13.6 Nettoyage des isolateurs : ................................................................ 65


III.14 CONCLUSION : ................................................................................. 65
CHAPITRES VI : ETUDE CONTOUREMENT DES
ISOLATEUR HT
IV.1 INTRODUCTION : ............................................................................... 67
IV.2 PHENOMENE DE CONTOURNEMENT DES ISOLATEURS
POLLUES :...................................................................................................... 67
IV.3 PROCESSUS DE CONTOURNEMENT ELECTRIQUE : .................. 68
IV.4 MODELES DE CONTOURNEMENT : ............................................... 69
IV.4.1 Le modèle d’Obénaus : .................................................................... 69
IV.4.2 Modelé bi contournable : ................................................................. 71
IV.4.3 Modèle du disque circulaire (2D) : .................................................. 72
IV.4.4 Modèle du disque circulaire (3D) : .................................................. 73
IV.4.5 Modèle développé du disque (3D) : ................................................. 73
IV.4.6 Modèle ouvert (2D) : ....................................................................... 74
IV.5 MECANISME DE PROPAGATION : .................................................. 75
IV.5.1 Propagation par ionisation : ............................................................. 75
IV.5.2 Propagation par force électrostatique : ............................................ 76
IV.6 CRITERES DE PROPAGATION DE LA DECHARGE : .................... 77
IV.7 ETUDE DE L’INFLUENCE DES MATIERES INSOLUBLES SUR
LES CARACTERISTIQUES DE LA DECHARGE DE CONTOURNEMENT
DES ISOLATEURS HT : ................................................................................ 79
IV.7.1 Effet des matières insolubles sur le contournement : ...................... 79
IV.7.2 Procédure expérimentale : ............................................................... 81
IV.7.3 Résultats des mesures et analyse : ................................................... 82
IV.7.3.1 Tension critique : ....................................................................... 83
IV.7.3.2 Courant critique : ....................................................................... 84
IV.7.3.3 Influence de la polarité : ............................................................ 87
IV.8 DISCUSSION : ...................................................................................... 89
IV.9 CONCLUSION : .................................................................................... 89

IV
SOMMAIRE

CONCLUSION GENERALE : ....................................................................... 90


BIBLIOGRAPHIE: .......................................................................................... 94

V
LISTE DES SYMBOLES ET ABREVIATIONS

LISTE DES SYMBOLES ET ABREVIATIONS


Tcr : Durée jusqu’à la crête
Th : Durée jusqu’à la mi-amplitude
L : l’inductance
C : la capacité totale de la ligne
Us : Tension à l’extrémité ouverte
Ue : Tension à l’entrée de la ligne
I : Courant de foudre
ρs : Résistivité du sol
D : Distance
μs : Unité de mesure de temps
kV : Unité de mesure de tension électrique
kA : Unité de courant électrique
Hz : l’unité dérivée de fréquence
A : capacité d'absorption de l'énergie
n et N : constantes de la décharge
Rp : Résistance de la couche de pollution
L : longueur de fuite totale
h : une hauteur
Ea : champ dans la colonne d’eau
Ep : le champ à l’intérieur de l’arc.
i : le courant de l’arc
P : la puissance
R(x) : Résistance d’arc totale
x : la longueur d’arc.
Rg : Résistance de décharge à la terre de Liste des symboles et abréviations.
Rd1 : Résistance de protection =500 Ω et Rp =300 Ω
Rd2 : Résistance de mesure
Rm1 : Résistance de protection de l’oscilloscope de
Rm2 : résistance de mesure du courant électrique
L : une distance
b :La largeur
ep : l’épaisseur
V : Différence de potentiel
Ve : Chute de tension aux électrodes
Vcri : Tension critique de contournement
Vapp : Tension appliquée
rp : Résistance linéique de la pollution
C : capacité totale
X : Longueur de la décharge
Pp : Résistivité de la pollution
dt : Intervalle de temps.

VI
LISTE DES SYMBOLES ET ABREVIATIONS

dx : Déplacement élémentaire de la décharge.


Wtotal : l’énergie totale fournie
Wth : l’énergie thermique
HT : Haute tension
THT : Très haute tension
DDSE : Densité de dépôt de sel équivalent
DDNS : Densité de dépôt de matières insolubles
CEI : La commission internationale d’électrotechnique.
Flux3D : logiciel de calculer
ANSI/IEEE : la méthode du brouillard salin où l’isolateur est pulvérisé avec une
solution saline pur.

VII
LISTE DES FIGURES

LISTE DES FIGURES

CHAPIRE I : LES SURTENSION


Figure I. 1 : Ordre de grandeur des surtensions électriques. ............................. 17
Figure I. 2 : Paramètres caractérisant le choc normal (tension ou courant). ..... 19
Figure I. 3 : superposition des surtensions transitoires à la tension du réseau. . 19
Figure I. 4 : Choc de manœuvre normalisée 250/2500μs. ................................. 21
Figure I. 5 : surtension temporaire sur un réseau à neutre isolé de la terre, en
présence d’un défaut d’isolement. ...................................................................... 22
Figure I. 6 : formes des ondes de foudre normalisées. ...................................... 24
Figure I. 7: coup de foudre direct sur ligne aériennes ....................................... 25
Figure I. 8 : forme du courant de foudre. .......................................................... 26
Figure I. 9 : les montées et différences de potentiel des terres d'une installation
électrique............................................................................................................. 27
Figure I. 10 : origine d’une surtension électrostatique. ..................................... 29
Figure I. 11: un éclateur avec tige anti-oiseaux................................................. 31
Figure I. 12 : Exemple de structure d’un parafoudre ZnO. ............................... 33
Figure I. 13 : modélisation d’un support de propagation. ................................. 35
Figure I. 14 : représentation dans le temps et dans l’espace d’une onde de
foudre. ................................................................................................................. 36

CHAPITRE II : ISOLATEURS HAUTE TENSION


Figure II. 1 : Isolateurs en silicone sur une ligne haute tension. ....................... 38
Figure II. 2 : Isolateur électrique en céramique destiné aux lignes électriques. 39
Figure II. 3 : Isolateurs en silicone sur une ligne haute tension. ....................... 39
Figure II. 4 : Isolateur rigide ............................................................................. 41
Figure II. 5 : Extrémités Tronconiques. .......................................................... 42
Figure II. 6 : Extrémités en forme de tige. ........................................................ 42
Figure II. 7 : Isolateur capot et tige. .................................................................. 43
Figure II. 8 : Isolateur en céramique ................................................................. 44
Figure II. 9 : Isolateur en verre trempé. ............................................................ 44
Figure II. 10 : Isolateur en verre recuit. ............................................................ 45
Figure II. 11 : Isolateur composite. ................................................................... 45
Figure II. 12 : La bonne prospérité hydrophobe. .............................................. 46
Figure II. 13 : Vieillissement d'un isolateur composite..................................... 46

CHAPITRE III : POLLUTION DES ISOLATEURS


Figure III. 1 : étape du contournement d’une couche polluante. ...................... 58

VIII
LISTE DES FIGURES

CHAPITRES VI : ETUDE CONTOUREMENT DES


ISOLATEUR HT
Figure IV. 1 : Processus de contournement électrique. .....................................69
Figure IV. 2 : Le montage expérimental du modèle d’Obenaus. ...................... 70
Figure IV. 3 : Modèle d’Obenaus...................................................................... 70
Figure IV. 4 : Modèle bi contournable. ............................................................. 72
Figure IV. 5 : Modèle du disque circulaire (2D). .............................................. 72
Figure IV. 6 : Le modèle disque (3D). .............................................................. 73
Figure IV. 7 : Le modèle développé équivalent. ............................................... 74
Figure IV. 8 : Le modèle Ouvert. ...................................................................... 74
Figure IV. 9 : Mécanisme de propagation par ionisation proposé par Wilkins. 75
Figure IV. 10 : Mécanisme de propagation par force électrostatique. .............. 76
Figure IV. 11: Dispositif expérimental.............................................................. 82
Figure IV. 12: Variation de la tension critique en fonction de la résistance
linéique de la pollution et de la masse de DDNS dans les deux polarités. ......... 83
Figure IV. 13 : Variation du courant critique en fonction de la résistance
linéique de la pollution et de la masse de DDNS dans les deux polarités. ......... 84
Figure IV. 14 : Comparaison entre les tensions critiques calculées et mesurées
en fonction de la résistance linéique de la pollution dans les deux polarités. .... 85
Figure IV. 15 : Comparaison entre les courants critiques calculés et mesurés en
fonction de la résistance linéique de la pollution dans les deux polarités. ......... 86

IX
LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES TABLEAUX

Tableau IV. 1 : Constantes caractéristiques selon Ghosh et al. ........................ 71


Tableau IV. 2 : Constantes caractéristiques selon plusieurs auteurs. ................ 71
Tableau IV. 3: Constitution des pollutions utilisées pour l’étude de l’influence
des matières insolubles. ...................................................................................... 80
Tableau IV. 4 : Variation de n et [Link] pollutions étudiées. ............................ 86
Tableau IV. 5 : Variation de l’écart relatif des tensions critiques en fonction du
type de pollution ................................................................................................. 88
Tableau IV. 6: Variation de l’écart relatif des courants critiques en fonction du
type de pollution. ................................................................................................ 88

X
INTRODUCTION
GENERALE
INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE :

Les besoins économiques et le bien-être des populations font partie aujourd’hui


des raisons d’un développement croissant des installations de production de transport
et de transformation d’énergie électrique.

L’approvisionnement de cette énergie électrique provenant des centrales exige


l’installation des lignes aériennes et souterraines permettant l’alimentation des
consommateurs. Les lignes aériennes qui peuvent constituer un réseau sont conçues,
réalisées, entretenues et exploitées conformément aux normes, prescription et
directives de sécurité, de même qu’aux règles de l’art

Cependant ces réseaux peuvent être soumis à des perturbations de toute nature,
telle que les surintensités, les surcharges, et les surtensions, qui peuvent engendrer
les défauts d’isolation sur les points les moins rigides, ce qui provoque des dangers
sur les équipements. Les plus dangereuses sont les surtensions de chocs de foudre
directs ou indirects. Elles présentent des dégradations et des catastrophes humaines,
la qualité de leur élimination est directement fonction des performances des systèmes
et des équipements de protection (parafoudre, éclateur, paratonnerre).

Les isolateurs sont parmi les composants les plus importants des réseaux
aériens de transport et de distribution de l’énergie électrique puisqu’ils assurent à la
fois le support mécanique des parties portées à la haute tension et l’isolation
électrique de ces dernières avec les parties mises à la terre ou énergisées.

Premièrement conçus en verre et en céramique, la fabrication des isolateurs a


connu, à travers des années, une évolution notable, et ceci dans le but d’accroître
leurs performances quelle que soient les conditions météorologiques et
environnemental les auxquelles ils sont exposés.

12
INTRODUCTION GENERALE

Parmi celles-ci, la pollution des isolateurs constitue l'un des facteurs de


première importance dans la qualité et la fiabilité du transport d'énergie dont il
faut tenir compte lors du dimensionnement de l'isolement des lignes de transport
et de l'appareillage électrique associé.

En effet, les dépôts polluants qui recouvrent les surfaces isolantes peuvent,
par temps de pluie, engendrer une diminution considérable de la résistivité
superficielle et par conséquent la réduction de la tension de tenue des isolateurs
pouvant conduire au contournement des isolateurs, ce qui a pour conséquence
grave, la mise hors service de la ligne. La connaissance du degré de pollution
constitue donc une condition préalable et indispensable pour apprécier le niveau
de l'isolement des ouvrages installés sur site en vue de dimensionner
convenablement l'isolation. Différentes sources peuvent être à l'origine de cette
pollution : naturelle, industrielle ou mixte.

La connaissance du degré (sévérité) de pollution est une condition


indispensable pour dimensionner convenablement l'isolation extérieure. Il est
donc important de bien quantifier la sévérité de pollution d'un site afin d'assurer
un service sans défaillances. La détermination de cette sévérité représente l'un des
points les plus importants à résoudre. Cette sévérité est généralement caractérisée
par l'intensité de précipitation ainsi que par la conductivité des dépôts polluants.
La sévérité considérée est alors exprimée en termes de salinité équivalente. En
effet, on peut faire correspondre à chaque site, soumis indifféremment à une
pollution naturelle ou industrielle, une solution saline équivalente. La sévérité est
également définie à partir de la conductivité superficielle des couches polluantes
[7]. Selon les niveaux de pollution, on distingue quatre classes de sévérité [7] :
pollution faible (classe 1), pollution moyenne (classe 2), forte pollution marine
et industrielle (classe 3) et pollution exceptionnelle (classe 4).

13
INTRODUCTION GENERALE

A chaque classe est associée une densité de dépôt de sel équivalent (DDSE)
maximale correspondant à la pulvérisation d'une solution de chlorure de sodium
(NaCl) : 2,5 g/l, 10 g/l, 80 g/l et 160 g/l respectivement. Il existe différentes
méthodes de mesure de la sévérité de pollution, chacune d'elles présente des
avantages et des inconvénients.

Ainsi, la réparation du potentiel est modifiée d’une façon significative et


des arcs partiels peuvent apparaître.

Ces derniers peuvent évoluer jusqu'au contournement total de l’isolateur.


Les conséquences du contournement vont de la détérioration de la surface de
l’isolateur à la mise hors service de la ligne haute tension. Ainsi, une des
caractéristiques principales d’un isolateur haute tension sera donc sa tenue au
contournement en fonction de l’environnement dans lequel il est utilisé

Afin de bien mener cette étude, nous avons subdivisé notre travail en quatre
chapitres.

Dans le premier chapitre, nous aborderons les différents types et origines


de surtensions ainsi que les dispositifs utilisés pour parer à ces phénomènes

Dans le deuxième chapitre nous déterminons les principaux types


d’isolateurs et leurs constitutions et fonctionnement.

Dans le troisième chapitre, nous présenterons une analyse des phénomènes


de pollution et nous passerons en revue les méthodes de mesure de la sévérité de
pollution, de simulation de la pollution au laboratoire et les méthodes de lutte
contre pollution.

Le dernier chapitre sera consacré à un passage en revue des modèles de


contournement connus ainsi qu’à une étude expérimentale sur l’effet des matières
insolubles sur le contournement.

14
CHAPITRE Ⅰ
LES SURTENSIONS
CHAPITRE I LES SURTENSIONS

I.1 INTRODUCTION :

Une surtension est toute tension entre un conducteur de phase et la terre, ou


entre conducteurs de phase, dont la valeur de crête dépasse la valeur de crête
correspondant à la tension la plus élevée pour le matériel

Dans ce chapitre, il est question de traiter les phénomènes de surtensions


résultants des différentes origines.

I.2 DEFINITION :

On désigne par surtension toute différence de potentiel anormale


apparaissant dans les circuits électriques et qui est susceptible d'endommager les
éléments de ces circuits

(Lignes, machines, etc…).

Toute tension appliquée à un équipement dont la valeur de crête sort des limites
est une surtension.

I.3 LES DIFFERENTS TYPES DES SURTENSIONS :

Les surtensions peuvent être d'origine interne ou externe [1] :

I.3.1 Origine interne :


Ces surtensions sont causées par un élément du réseau considéré et ne
dépendent que des Caractéristiques et de l'architecture du réseau lui-même.
A titre d'exemple, la surtension qui apparaît à la coupure du courant magnétisant
d'un transformateur.
- Surtension provoquée par un défaut à la terre.
- Résonance et Ferro résonance.
- Rupture du conducteur neutre.
- Surtensions de manœuvre.
- Surtensions temporaires.
16
CHAPITRE I LES SURTENSIONS
I.3.2 Origine externe :
Ces surtensions sont provoquées ou transmises par des éléments externes
au réseau, dont on peut citer à titre d'exemple :
- Surtension provoquée par la foudre (atmosphérique).
- Propagation d'une surtension HT à travers un transformateur vers un réseau
interne d'usine, (Figure I.1).

Figure I. 1 : Ordre de grandeur des surtensions électriques.

I.4 CLASSIFICATION DES SURTENSIONS :

Les surtensions sont classées aussi selon leur durée d’application [1] :
• Surtension temporaire : surtension à fréquence industrielle de durée
relativement longue (de quelques périodes à quelques secondes).
• Surtension transitoire : surtension de courte durée ne dépassant pas
quelques millisecondes, oscillatoire ou non, généralement fortement
amortie.
Les surtensions transitoires sont divisées en :
• Surtension à front lent.
• Surtension à front rapide

17
CHAPITRE I LES SURTENSIONS

• Surtension à front très rapide.

I.4.1 Les surtensions temporaires :

Ces perturbations peuvent avoir des formes alternatives ou oscillatoires


dont la durée est limitée au temps de fonctionnement des dispositifs de contrôle
et de protection du réseau, elles se présentent soit à la fréquence industrielle, soit
à d’autres fréquences plus élevées [2].
Elles apparaissent lors de la modification brusque de la configuration du réseau
ou lors d’un défaut à la terre.
• Défauts entre phase et terre (déplacement du point du neutre).
• Déclenchement brusque d'une charge.
• Effet Ferranti provoqué par le fonctionnement à vide d'une ligne de grande
longueur.
• Alimentation d'une charge capacitive au travers d'une impédance élevée
(Surtout en H.T. et T.H.T.).
• Phénomène de Ferro résonance.
• Ces différentes causes peuvent coexister et, en conséquence, les surtensions
générées se superposer.
• Les surtensions temporaires, ont une amplitude relativement non élevée,
sont de longue durée (quelques secondes) et de basse fréquence.

I.4.2 Les surtensions transitoires :


Les ondes transitoires sont caractérisées par les paramètres suivants [2] :
• Le temps de montées (Tcr) en μs
• La pente de montées mesurée en kV/μs ou en kA/μs
• La durée de la surtension (Th) qui est mesurée jusqu’à la descente à mi-
hauteur en μs
Les paramètres caractérisant le choc normal représenté dans la (Figure I.2).

18
CHAPITRE I LES SURTENSIONS

Figure I. 2 : Paramètres caractérisant le choc normal (tension ou courant).

Tcr : durée jusqu’à la crête

Th : durée jusqu’à la mi-amplitude.

Les surtensions transitoires sont classées en fonctions de leur origine en


surtensions atmosphériques (foudre) et en onde de manœuvre. Elles se
superposent à la tension nominale comme montré sur la (Figure I.3).

Figure I. 3 : superposition des surtensions transitoires à la tension du réseau.

19
CHAPITRE I LES SURTENSIONS

I.5 FORMES DE TENSIONS NORMALISEES :

Les formes d'ondes normalisées utilisées pour effectuer les essais des matériels
sont [1] :

➢ Tension de choc de manœuvre : c'est une tension de choc ayant une durée
jusqu'à la crête de 250 μs et une durée de descente jusqu'à la mi-valeur de 2500
μs.
➢ Tension de courte durée à fréquence industrielle : c'est une tension
sinusoïdale de fréquence comprise entre 48 Hz et 62 Hz et de durée égale à 60s.
➢ Tension de choc de foudre : c'est une tension de choc ayant une durée de front
montant de 1,2 μs et une durée de descente jusqu'à la mi-valeur de 50 μs.
➢ Surtensions causées par des décharges électrostatiques : Surtensions à très
haute fréquence très courtes (quelques nanosecondes) causées par la décharge
de charges électriques accumulées.

I.5.1 Surtension de manœuvre :


Les manœuvres d'interrupteurs ou de disjoncteurs entraînent des
changements dans la configuration électrique des réseaux. Ces changements
provoquent des surtensions plus ou moins élevées [2] :

• Coupure des courants de ligne à vide, des câbles à vide ou de batteries de


condensateurs.
• Coupure des faibles courants inductifs ou magnétisants (transformateurs à
vide ou chargés par des inductances shunts).
• Mise sous tension des lignes.
• Rétablissement d'une ligne après défaut.

Ces surtensions se caractérisent généralement par un échelon de tension d'une


amplitude 1,3 à 3,4 fois la tension normale d’un réseau aérien et 2,2 à 3,5 fois
celle d’un réseau de câbles, et une durée de quelques ms. Leurs fréquences

20
CHAPITRE I LES SURTENSIONS
s'échelonnent entre 50 Hz et 200 kHz. Les valeurs de surtension de manœuvres
les plus élevées sont obtenues lors du réamorçage de disjoncteurs.

Les surtensions de manœuvres sont moins dangereuses que celles de foudre.


Toutefois la grande énergie qui leur est associée à cause de leur longue durée peut
provoquer dans les cas les plus extrêmes l’emballement thermique de la
varistance.

La forme conventionnelle d’une surtension de manœuvre est dite 250/2500µs,


(Figure I.4).

Figure I. 4 : Choc de manœuvre normalisée 250/2500μs.

Tcr=250 ± 50 μs ; Th=2500 ± 1500 μs (durée jusqu’à la mi-amplitude)

I.5.2 Surtension à fréquence industriels :


Sous cette appellation de fréquence industrielle sont regroupées les
surtensions ayant des fréquences inférieures à 500 Hz.
Rappel : les fréquences industrielles les plus fréquentes sont : 50, 60 et 400 Hz.
Les surtensions à fréquence industrielle ont généralement pour origine :
• Un défaut à la terre.
21
CHAPITRE I LES SURTENSIONS

• Une résonance ou une Ferro-résonance.


• Un défaut d'un régulateur de tension d'un alternateur ou d'un régleur en charge
de transformateur.
• Une surcompensation de l'énergie réactive suite à un défaut d'un régulateur
var-métrique.
• Un délestage de charge, notamment lorsque la source d'alimentation est un
alternateur.

I.5.2.1 Surtension provoquée par un défaut d’isolement :

Une surtension due à un défaut d’isolement apparaît sur un réseau triphasé,


lorsque le neutre est isolé ou impédant [3].

En effet, lors d’un défaut d’isolement entre une phase et la masse ou la terre
(blessure d’un câble souterrain, mise à la terre d’un conducteur aérien par des
branchages, défaut dans un équipement…), la phase concernée est mise au
potentiel de la terre et les deux autres sont alors soumises, par rapport la terre, à
la tension composée, (Figure I.5).

Figure I. 5 : surtension temporaire sur un réseau à neutre isolé de la terre, en


présence d’un défaut d’isolement.

22
CHAPITRE I LES SURTENSIONS
I.5.2.2 Surtension sur une longue ligne à vide (effet Ferranti) :

Une surtension peut se produire lorsqu’une ligne longue est alimentée à


l’une de ses extrémités et non chargée à l’autre. Elle est due à un phénomène de
résonance qui se manifeste par une onde de tension à croissance linéaire le de la
ligne.
En effet, avec :
• L et C désignant respectivement l’inductance et la capacité totale de la ligne.
• Us et Ue étant les tensions à l’extrémité ouverte et à l’entrée de la ligne, le
facteur de surtension est égal à [3] :

𝑈𝑠 1
= 1.𝐿.𝐶.𝜔2
(I.1)
𝑈𝑒 1−
2

Ce facteur de surtension est de l’ordre de 1,05 pour une ligne de 300 km et de


1,16 pour une ligne de 500 km. Ces valeurs sont sensiblement les mêmes pour les
lignes HT et THT.
Ce phénomène se produit en particulier lorsqu’une ligne longue est brusquement
déchargée.

I.5.2.3 Surtensions de Ferrorésonance :

La Ferrorésonance est un phénomène de résonance non linéaire qui peut


affecter les réseaux de transport et de distribution de l’électricité. Elle désigne tous
les phénomènes oscillatoires (surtensions ou surintensités transitoires ou
permanentes), le plus souvent périodiques, qui se manifestent dans un circuit
électrique composé d’une part d’une ou de plusieurs inductances non linéaires
(comportant des matériaux ferromagnétiques saturables) et d’autre part d’un
réseau comprenant au moins une capacité alimentée par une ou plusieurs sources
de tensions généralement sinusoïdales [4].

23
CHAPITRE I LES SURTENSIONS
I.5.3 Surtensions d'origine atmosphérique :
Dans le monde, entre 2000 et 5000 orages sont constamment en formation.
Ces orages sont accompagnés de coups de foudre qui constituent un sérieux risque
pour les personnes et les matériels. Les foudres frappent le sol à la moyenne de
30 à 100 coups par seconde, soit 3 milliards de coups de foudre chaque année.
Comme il peut être constaté, 50% des coups de foudre sont d’intensité supérieure
à 33 kA et 5% d’intensité supérieure à 65 kA. L’énergie transportée par le coup
de foudre est donc très élevée [4],
(Figure I.6).

Figure I. 6 : formes des ondes de foudre normalisées.

a- onde 8/20 µs dite de courant / b- onde 1,2/50 µs dite de tension.

24
CHAPITRE I LES SURTENSIONS
I.5.3.1 Impacts des coups de foudre :

❖ Le coup de foudre direct :

Figure I. 7: coup de foudre direct sur ligne aériennes

Dans le domaine de l'électrotechnique, le coup de foudre « direct » est celui


qui atteint directement les installations électriques (lignes aériennes, postes, …),
(Figure I.7)
Son énergie est importante puisque 50 % des coups de foudre dépassent 25 kA
crête et 1% sont au-delà de 180 kA. La raideur de ces décharges peut atteindre
100 kA/µs. De plus, un coup de foudre est rarement unique, plusieurs impulsions
(décharges) séparées de dizaines de millisecondes sont détectables, (Figure I.8).
Les effets destructeurs d'un coup de foudre direct sont bien connus électrocution
d'êtres vivants, fusion de composants si ce n'est incendie des bâtiments [4].

25
CHAPITRE I LES SURTENSIONS

Figure I. 8 : forme du courant de foudre.

❖ Le coup de foudre indirect :

C'est la manifestation à distance d'un coup de foudre direct.

Ses effets sont ici abordés selon trois aspects : les surtensions conduites,
l'élévation du potentiel de terre, et le rayonnement [5].

Une élévation du potentiel de terre a lieu lorsque le courant de foudre est écoulé
par le sol. Cette variation du potentiel de terre touche les installations lorsque
l'impact de la foudre au sol est à proximité de leurs prises de terre (Figure I.9).

Ainsi à une distance donnée D du point d'impact de la foudre, le potentiel U


s'exprime par l'équation :

0,2.𝐼.𝜌𝑠
𝑈= (I.2)
𝐷

I : courant de foudre

ρs : résistivité du sol

26
CHAPITRE I LES SURTENSIONS

En appliquant cette formule au cas de la (Figure I.9) avec :

I = 20 kA,
ρs = 1 000 Ohm.m,
D/neutre = 100 m,
D/installation = 50 m,

Figure I. 9 : les montées et différences de potentiel des terres d'une installation électrique.

I.5.3.2 Les effets de la foudre :

La foudre étant une agression naturelle, peut causer des dégâts soit d’ordre
direct lié aux risques dus au point d’impact et l’évacuation de l’énergie de la
foudre, soit d’ordre indirect dus à la circulation d’un courant de grande amplitude
ou au rayonnement électromagnétique de l'éclair qui, par conduction ou induction,
va venir perturber le bon fonctionnement des réseaux électrique [4]. Ces effets,
qui concernent donc tous les niveaux de tension, sont :

• Thermiques (fusion d’éléments, incendies, explosions).


• Mécaniques, dus aux efforts électrodynamiques des conducteurs parallèles
proches.

27
CHAPITRE I LES SURTENSIONS

• De choc diélectrique, suite aux montées en potentiel lors de la propagation


d’onde à travers les impédances présentées par les conducteurs.
• De perte d’isolement par contournement de l’isolateur d’une phase entraînant
un « Courant de suite » à la terre à fréquence industrielle.
• D’élévation de potentiel de terre : il est usuel d’atteindre des potentiels de
plusieurs centaines de kV au puits de terre de l’équipement HT concerné. La
loi de variation, fonction de la distance à la prise de terre, est
approximativement hyperbolique, d’où des potentiels, et leurs gradients
associés, très grands à proximité des puits de terre, même à plusieurs dizaines
de mètres.
• Électromagnétiques à haute fréquence (spectre très large) : rayonnement
parasite, induction et couplage de circuits.
• Également électrochimiques, acoustiques et physiologiques.

I.5.4 Surtensions par décharges électrostatiques :


Dans un milieu très sec, il est fréquent qu'un être humain chargé électro
statiquement par frottement (notamment sur une moquette synthétique) atteigne
une tension de plusieurs dizaines de kilovolts. Sa décharge est un courant
impulsionnel de quelques dizaines d'ampères. Des perforations de composants
électroniques ont été observées suite à ces décharges dont les fronts de montée
sont très raides (quelques nanosecondes au maximum).

En effet, si la plupart des surtensions induites sont d’origine électromagnétique,


certaines sont d’origine électrostatique et intéressent particulièrement les réseaux
isolés de la terre. Par exemple, durant les minutes qui précèdent un coup de foudre,
lorsqu’un nuage chargé à un certain potentiel se trouve au-dessus d’une ligne,
celle-ci prend une charge de sens contraire (Figure I.10).

Avant que ne se produise le coup de foudre, qui permet la décharge du nuage, il


existe donc entre la ligne et le sol un champ électrique E pouvant atteindre 30
kV/m sous l’effet duquel se charge le condensateur ligne/terre à un potentiel de

28
CHAPITRE I LES SURTENSIONS
l’ordre de 150 à 500 kV selon la hauteur de la ligne par rapport au sol. Il en résulte
des risques de claquages peu énergétiques au niveau des composants, les moins

Figure I. 10 : origine d’une surtension électrostatique.

bien isolés, du réseau. Lors de l’amorçage entre le nuage et la terre, le champ


électrique ayant disparu, les capacités se déchargent [6].

I.6 EFFETS DES SURTENSIONS :

Les surtensions dans les réseaux électriques provoquent des dégradations


du matériel, une baisse de la continuité de service et un danger pour la sécurité
des personnes.
Les conséquences peuvent être très diverses suivant la nature des surtensions, leur
amplitude et leur durée. Elles sont résumées dans ce qui suit :
• Claquage du diélectrique isolant des équipements dans le cas où la surtension
dépasse leur tenue spécifiée.
• Dégradation du matériel par vieillissement, causé par des surtensions non
destructives mais répétées.
• Perte de l'alimentation suite aux coupures longues causées par la destruction
d'éléments du réseau

29
CHAPITRE I LES SURTENSIONS
• Perturbation des circuits de contrôle - commande et de communication à
courants faibles par conduction ou rayonnement électromagnétique.
• Contraintes électrodynamiques (destruction ou déformation de matériel) et
thermiques (fusion d'éléments, incendie, explosion) causées essentiellement
par les chocs de foudre.
• Danger pour l'homme et les animaux suite aux élévations de potentiel et à
l'apparition des tensions de pas et de toucher [1].

I.7 PROTECTION CONTRE LES SURTENSIONS :

Elle consiste à installer des appareils qui ont pour but d'éviter la destruction
de l'isolation du matériel de réduire les interruptions de service, et de limiter les
risques d'électrocution résultant des amorçages dus aux surtensions et des
transmissions d'ondes entre réseaux qui peuvent en résulter [7].
➢ Première approche de la protection consiste à installer des anneaux ou des
câbles de gardes reliés à la terre, des paratonnerres, de mettre le neutre à la
terre etc... Ces mesures ont pour effet de soustraire partiellement les
installations à l'influence des surtensions et d'en atténuer l'action.
➢ Seconde approche consiste à employer des appareils de protection placés
soit en parallèle, soit en série avec le circuit considéré [7].

Les protections parallèles établissent une communication transitoire ou


permanente entre l'installation à protéger et la terre ou la masse.

Un dispositif ou appareil de protection parallèle doit, pour répondre aux exigences


mentionnées plus haut, avoir les caractéristiques suivantes :

• Absorber une forte énergie.

• Limiter la surtension à une valeur inférieure au niveau de protection, lui-


même inférieur à la tension de tenue du matériel.

• Un temps de réponse très court.

30
CHAPITRE I LES SURTENSIONS

• Une bonne stabilité dans le temps.

Les protections séries groupent les filtres L/C qui agissent dans le domaine
fréquentiel et, les disjoncteurs et fusibles actifs contre les court-circuités.

I.7.1 L’éclateur :
L'éclateur est un dispositif simple constitué de deux électrodes, la première
reliée au conducteur à protéger, la deuxième reliée à la terre. A l'endroit où il est
installé dans le réseau, l'éclateur représente un point faible pour l'écoulement des
surtensions à la terre et protège ainsi le matériel. La tension d'amorçage de
l'éclateur est réglée en agissant sur la distance dans l'air entre les électrodes, de
façon à obtenir une marge entre la tenue au choc du matériel à protéger et la
tension d'amorçage au choc de l'éclateur, [1]

(Figure I.11).

Figure I. 11: un éclateur avec tige anti-oiseaux.

➢ Avantages :
Les principaux avantages des éclateurs sont :

- leur faible prix

- leur simplicité

31
CHAPITRE I LES SURTENSIONS
- la possibilité de réglage de la tension d'amorçage [6].

➢ Inconvénients :

- sa tension de mise en conduction élevée et dépendante de la raideur du front


d'onde,

- son temps de réponse long et lié à la raideur du front d'onde,

- l'existence d'un courant de suite (extinction difficile),

- une dérive possible de sa tension de seuil.

- l'amorçage de l'éclateur provoque un court-circuit phase-terre à fréquence


industrielle.

Dans le cas des éclateurs à air la tension d'amorçage dépend aussi des conditions
atmosphériques (degré d'hygrométrie et pression) et donc de leur lieu
d'installation (local humide et altitude) : des variations de 40 % ont pu être
observées [6].

I.7.2 Le Parafoudre :
Le parafoudre est un appareil qui sert à écrêter les surtensions transitoires
de forte amplitude on limite le courant correspondant (dit de suite) après le
passage de l’onde de choc à la terre pendant des durées très courtes. Cette
dérivation à la terre se fait de deux façons :
• par amorçage à l’aide d’un parafoudre à éclateur.
• par conduction à l’aide d’un parafoudre à varistance.

32
CHAPITRE I LES SURTENSIONS
Le courant de suite qui les traverse après la perturbation est négligeable ce qui
évite en général le fonctionnement des disjoncteurs du réseau. (Le courant de suite
est le courant qui traverse le parafoudre sous la tension nominale après la cessation
de la perturbation. Dans le cas des éclateurs amorcés, donc conducteur, il est
pratiquement égal au courant de court-circuit). Le service est dans ces conditions
assuré sans coupure, [7]

(Figure I.12).

Figure I. 12 : Exemple de structure d’un parafoudre ZnO.

➢ Avantages :
L’utilisation de ces parafoudres est en train de se généraliser grâce, notamment :
- A la forte non linéarité de la caractéristique courant/tension, ce qui se traduit
par un faible courant de fuite (de l'ordre des µA) permettant l'élimination des
éclateurs série (et donc des inconvénients qui leur sont liés)
- Au temps de réponse très court (de l'ordre de 10 ns)
- A la capacité d'absorption de l'énergie (plus de 150 J/cm3)

33
CHAPITRE I LES SURTENSIONS
- Au bas niveau de protection permettant la réduction de l'isolation du matériel
qui lui est associé
- A un encombrement plus réduit que dans les dispositifs antérieurs [8].
➢ Inconvénients :
Cependant il persiste quelques inconvénients qui sont :
- La dégradation des caractéristiques consécutives à l'absorption de forte
puissance, d'où une augmentation du courant de fuite
- Dans la zone de fonctionnement normal, un accroissement de la température
qui entraîne l'augmentation de la puissance consommée pouvant conduire à
l'emballement thermique [8].

I.7.3 Le câble de garde :


Le câble de garde est constitué d’un seul conducteur non isolé, surplombant
les lignes électriques, ils sont ordinairement en alum-acier, Il joue un rôle de
paratonnerre au-dessus de la ligne. Il est attaché directement au pylône, et ne
transporte aucune énergie : il est relié au réseau de terre à chaque pylône et son
but est d'attirer la foudre afin qu'elle ne frappe pas les phases de la ligne, évitant
ainsi d’éventuelle surtensions perturbant le réseau. Au centre du câble de garde
on place parfois un câble fibre optique qui sert à la communication de l'exploitant
[4].

I.8 PROPAGATION DES SURTENSIONS :

Quelle que soit l’origine d’une surtension, celle-ci va se propager le long


de la ligne ou du câble constituant le réseau [3].
Ce support de propagation peut être modélisé en faisant intervenir les valeurs par
unité de longueur de l’inductance et de la résistance en longitudinal, et de la
capacité et de la conductance en transversal (Figure I.13).

34
CHAPITRE I LES SURTENSIONS

Figure I. 13 : modélisation d’un support de propagation.

L’impédance, en régime sinusoïdal, est alors donnée par :

𝐿.𝜔+𝑅
𝑍 = √𝐶.𝜔+𝐺 (I.3)

Aux fréquences élevées généralement associées aux surtensions, les termes


inductifs et capacitifs deviennent prépondérants et l’impédance dite « impédance
caractéristique » vaut alors :

𝐿
𝑍𝑐 = √𝐶 (I.4)

Les termes résistifs et conductifs correspondent à des pertes entraînant


l’atténuation de l’onde au cours de sa propagation.
Les ordres de grandeurs des impédances caractéristiques sont :
▪ Lignes THT : 300 à 500 ohms,
▪ Lignes HTA (en aérien) : environ 1000 ohms.
La vitesse de propagation est proche de celle de la lumière, soit environ (3.108
m/s). On peut également exprimer cette vitesse comme étant égale à 300 mètres
par microseconde, ce qui donne une appréciation de la répartition le long du
conducteur d’un front d’onde de durée très courte (Figure I.14).

35
CHAPITRE I LES SURTENSIONS

Figure I. 14 : représentation dans le temps et dans l’espace d’une onde de foudre.

La théorie de la propagation guidée permet d’établir que, lorsqu'une onde se


propageant le long d’un conducteur arrive sur un point de changement
d’impédance, on observe une réflexion et une transmission partielles [3].

I.9 CONCLUSION :

A l’issu de ce qui précède nous avons mis en évidence l’origine des


surtensions, leurs classifications ainsi que les problèmes posés par leur présence
dans les installations de production et de distribution d’énergie électrique.

36
CHAPITRE II
ISOLATEURS
HAUTE TENSION
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

II.1 INTRODUCTION :
Les équipements de haute tension des réseaux aériens de transport de
l'énergie électrique sont supposés opérer de façon fiable sous des conditions
environnementales spécifiques pour lesquelles ils sont prévus. En particulier, les
isolateurs, qui représentent relativement un faible pourcentage dans le prix des
lignes aériens, constituent un élément essentiel dans le bon fonctionnement de ces
lignes. Une quantité des isolateurs est utilisé sur les réseaux aériens de transport
de l'énergie électrique, et en principe ces isolateurs sont employés dans différents
environnements tel que tropical, arctique, côtier, atmosphère polluée,
(Figure II.1).

Figure II. 1 : Isolateurs en silicone sur une ligne haute tension.

II.2 DEFINITION :
L’isolateur est un matériau isolant solide que présente une très grande
résistance au passage du courant et dont la conductibilité est pratiquement nulle.
Il est utilisé pour isoler les conducteurs ou des pièces sous tension afin d’empêcher
les court-circulation, les pertes de courant et les charges d’électrocution,

(Figure II.2) [9].

38
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

Figure II. 2 : Isolateur électrique en céramique destiné aux


lignes électriques.

L’isolateur (Figure II.3) est formé par un isolant auquel sont fixés deux pièces
métalliques « M1 » et « M2 » L’isolant peut être du verre, céramique ou matériaux
synthétiques. La pièce « M1 »se fixe au pylône et la pièce « M2 » porte le
conducteur.

Figure II. 3 : Isolateurs en silicone sur une ligne


haute tension.

39
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

L’isolateur possède un double rôle :

• Rôle mécanique : porte le conducteur


• Rôle électrique : isole le conducteur par rapport au pylône.

Les isolateurs sont des composants indispensables au transport et à la


distribution de l’énergie électrique. Leur fonction est de réaliser une liaison entre
des conducteurs HT et la terre [9].

II.3 FONCTIONNEMENT D’UN ISOLATEUR :


Les isolateurs sont des éléments indispensables au transport et à la
distribution d’énergie électrique. Leur fonction est de réaliser une liaison
mécanique entre des conducteurs portés à des potentiels différents. Accrochés aux
pylônes des lignes aériennes, ils maintiennent les conducteurs dans la position
spécifiée (isolateur d’alignement ou d’ancrage), assurent la transition entre
l’isolation interne (huile, SF6) et l’isolation externe (Traversées de
transformateurs, extrémités de câbles) et constituent également l’enveloppe de
certains appareils (disjoncteurs, parafoudres, …).
Les isolateurs sont conçus et dimensionnes pour résister aux contraintes
introduites par l’environnement [10].

II.4 PRINCIPAUX TYPES D’ISOLATEURS :


Vu les différentes façons d’utilisations et les différentes conditions de
fonctionnement des isolateurs, on en distingue des types différents des isolateurs
[11] :

II.4.1 Isolateur de type rigide :


Ce type d’isolateur permet d’obtenir une liaison rigide entre le support et le
câble. Il est constitué d’un ou plusieurs isolateurs encastrés et scellés entre eux,
ils sont fixés aux pylônes par des ferrures de différentes formes (Figure II.4). Ils
sont montés sur pylônes soit d’une façon verticale, horizontale ou oblique
40
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

(inclinée). Mais ce type d’isolateurs est utilisé pour les lignes aériennes qui ne
dépassent pas le niveau de tension de 60 KV, (figure II.4)

Figure II. 4 : Isolateur rigide

II.4.2 Isolateurs suspendus ou éléments de chaîne :


Ils sont constitués par le matériau isolant et d’une pièce métallique qui sert
à réaliser la liaison entre deux isolateurs et à donner une certaine flexibilité à la
chaîne d’isolateurs. La chaîne d’isolateurs est montée sur le pylône en suspension
soit verticalement (chaîne d’alignement), soit d’une façon horizontale (chaîne
d’ancrage).
Il existe deux types principaux d’éléments de chaîne :
• L’isolateur long fut.
• L’isolateur capot et tige.

II.4.3 Isolateur long fut :


Il est constitué d’un bâton cylindrique plein en céramique, en porcelaine ou
en matériaux synthétiques muni d’ailettes. A chaque extrémité il y a une pièce
métallique pour les liaisons.
Cette extrémité métallique peut se présenter sous deux formes distinctes, soit elle
enveloppe les extrémités tronconiques sur le cylindre (Figure II.5), soit en forme
de tige scellée dans une cavité prévue à cet effet (Figure II.6).

41
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

Figure II. 5 : Extrémités Figure II. 6 : Extrémités en


Tronconiques. forme de tige.

II.4.3.1 Isolateur capot et tige :


Capot et tige est constitué d'un corps isolant qui porte à l'intérieur une tige
en acier, où la tête conique de cette tige est scellée dans le matériau isolant soit le
verre soit la porcelaine.
L’extrémité supérieure de l’isolateur porte un capot scellé en fonte malléable troué
de telle sorte qu’on peut faire entrer l’extrémité inférieure de la tige dans ce trou,
et le scellement des éléments de chaîne capot et tige se fait de cette façon en faisant
pénétrer la partie inférieure de la tige de l’élément supérieur dans le capot de
l’élément inférieur en utilisant du ciment (Figure II.7) [10].

42
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

Figure II. 7 : Isolateur capot et tige.

II.5 MATERIAUX DE FABRICATION DES ISOLATEURS :


On trouve plusieurs isolants solides qui peuvent être utilisés pour la
fabrication des isolateurs de haute tension comme le verre, la céramique et la
porcelaine. Mais durant ces dernières années, la porcelaine est de plus en plus
abandonnée à cause de deux inconvénients principaux qui sont : le poids lourd
des isolateurs et la difficulté de détection des amorçages.
Ces dernières années on s’intéresse de plus en plus à l'utilisation des isolateurs en
matériaux polymères [11].

II.5.1 Céramique :
Le développement et la fabrication des céramiques datent depuis longtemps
à cause de leurs performances. Pour les isolateurs qui vont être utilisés dans des
lieux où il y a des contraintes mécaniques très importantes, on utilise de préférence
des céramiques à grains très fins. Souvent on trouve les céramiques dans les postes
: isolateurs supports, couverture isolante des sectionneurs, des disjoncteurs, des
transformateurs de potentiel, des bornes de traversées des transformateurs de
puissance, (Figure II.8).

43
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

Figure II. 8 : Isolateur en céramique

II.5.2 Verre :
En Algérie, les isolateurs utilisés dans les lignes de moyenne et haute
tension sont en verre. Parmi les avantages que présentent le verre, le bas prix et
l’observation des défauts est très facile. On trouve deux types de verre pour la
fabrication des isolateurs : le verre trempé et le verre recuit.

II.5.2.1 Le verre trempé :


La résistance à la traction du verre trempé est environ 5 à 6 fois plus grande
que le verre recuit et peut supporter des variations brusques de température
pouvant atteindre 100° C, (Figure II.9).

Figure II. 9 : Isolateur en verre trempé.

II.5.2.2 Le verre recuit :


Le verre recuit est utilisé pour la fabrication d’isolateurs rigides, mais
présente cependant des inconvénients. Parmi ces inconvénients, nous citons le fait
qu’il ne résiste pas aux variations brusques de température et qu’il ne supporte

44
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

que des tensions mécaniques relativement faibles et c’est pour cette raison qu’il
n’est pas utilisé pour la fabrication des isolateurs de suspension, (Figure II.10).

Figure II. 10 : Isolateur en verre recuit.

II.5.3 Matériaux synthétiques :


Les isolateurs en matériaux synthétiques sont composés d’un centre en
fibres de verre imprégnées d’une résine et d’un revêtement à ailettes de type
élastomère. Leur avantage ils sont légers et présentent une grande résistance
mécanique (Figure II.11) [12].
Ils ont de bonnes propriétés hydrophobes et peuvent être utilisés dans des
conditions de pollution très sévères (Figure II.12). L’inconvénient de ces
isolateurs est le vieillissement sous l’effet des différentes contraintes auxquelles
ils sont soumis (électriques, mécaniques, atmosphériques…) (Figure II.13).

A : Pièces d’accrochage métallique.


B : noyau en fibre de verre-résine.
C : Revêtement à ailettes
en matériaux synthétiques.

Figure II. 11 : Isolateur composite.

45
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

Figure II. 13 : La bonne prospérité


hydrophobe. Figure II. 12 : Vieillissement d'un
isolateur composite.

II.6 CHOIX DES ISOLATEURS :


Les isolateurs entrent pour un pourcentage très modeste de l’ordre de 7%,
dans le prix d’une ligne aérienne moyenne tension. Cependant, ils sont un élément
essentiel dont dépendent la sécurité d'exploitation, la qualité et la continuité de
service.
Les isolateurs les mieux adaptés à un environnement donné sont ceux qui
retiennent le taux de dépôts polluants le moins élevé, c'est-à-dire ceux qui
possèdent les meilleures propriétés d'auto-nettoyage [10].
Même bien choisie, une isolation n'est jamais à l'abri d’un incident :
➢ La sévérité de la pollution d’un site peut changer.
➢ L'apparition d’une nouvelle usine à proximité d’un poste.
➢ La construction d’un ouvrage routier voisin ou plus simplement, un
événement météorologique. Exceptionnel peuvent augmenter, durablement
ou temporairement, la pollution d'un site, alors qu'un poste ou une ligne y
sont déjà en exploitation.
Le dimensionnement initialement correct des isolateurs peut alors devenir
insuffisant et il faut pouvoir protéger les installations existantes contre les
nouvelles sources de pollution éventuelles.

46
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

II.7 DEFAUTS DES ISOLATEURS :


Les isolateurs composites des générations précédentes ont présenté comme
principaux problèmes l'érosion, l’acheminement, la décharge de couronne...etc.
Ces problèmes ont été éliminés par le bon choix des matériaux et le
développement de nouvelles techniques de fabrication. L'inconvénient des
isolateurs composites est la difficulté d'identifier l'isolateur défectueux de
l'isolateur sain, d'où la nécessité de développer une méthode de diagnostic pour
différencier entre un isolateur défectueux et un isolateur sain.
On peut distinguer deux types de défauts : défauts électriques et défauts
mécaniques. Ces deux types de défauts sont mutuellement dépendants [13].

II.7.1 Défauts électriques :


Le vieillissement des isolateurs est causé par les conditions climatiques
auxquelles l'isolateur est exposé ainsi que son profil. Un profil qui permet
l'accumulation des agents polluants favorise l'apparition des décharges locales
menant à l’érosion et par la suite au cheminement [13].
L'effet de couronne est considéré comme agent principal de vieillissement des
Isolateurs. Cet effet se caractérise par la réduction de l'hydrophobie, la
décoloration de la surface de l’isolateur ainsi que l’érosion sous l’effet des gaz de
décharge.
Les gouttelettes d'eau sur la surface de l'isolateur affectent la distribution du
champ sur cette surface (la permittivité relative de l'eau est élevée ce qui augmente
l'intensité du champ aux voisinages des gouttelettes), les gouttelettes se déforment
dans la direction du champ.
Un excellent isolateur est caractérisé par son hydrophobicité, cette hydrophobie
peut être perdue suite à l’accumulation des agents polluants sur la surface de
l'isolant, ou même après avoir subi des chocs électriques (arcs locaux) ; certains

47
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

isolateurs peuvent réacquérir leurs états hydrophobes après immigration des


molécules de faible poids du centre de l'objet jusqu’à la surface.
Le mouillage de la surface favorise l'apparition de l'effet couronne dans les
régions de forte intensité de champ, d'où la perte locale de l’hydrophobie ; une
quantité de pollution se dissout et forme une couche plus ou moins conductrice,
par conséquent une nouvelle distribution du champ s’établit. Ce processus se
poursuit et le chemin conducteur mouillé se développe à travers l'isolateur, par la
suite le courant circulant à travers ce chemin cause l'assèchement des régions à
forte densité de courant ce qui conduit au développement d'un arc local ; celui-ci
provoque davantage de perte d'hydrophobie, d'érosion de surface et augmente
l'amplitude du courant de fuite. Dans le cas d'un isolateur en polymère, le séchage
de sa surface lui permet de réacquérir ses propriétés hydrophobes.
Dans le cas des isolateurs en verre ou en porcelaine, le mécanisme de décharge
est différent de celui des isolateurs en polymère, le mouillage de la pollution
accumulée sur la surface des isolateurs en verre ou en porcelaine conduit à
l'apparition d'un film d'eau continu, donc l'arc peut se développer directement. Le
séchage de la partie restante et l'élongation de l'arc causent le contournement de
l'isolateur. Les premières étapes sont similaires à celles des SIR. De plus, la
couche de pollution développée est souvent mince, ce qui limite l'intensité du
courant de fuite et par la suite, la tension de contournement augmente [13].

II.7.2 Défauts mécaniques :


Les défauts mécaniques d’un isolateur peuvent mener à des conséquences
fatales. Dans le cas des isolateurs en SIR, la plupart des défauts sont d’ordre
mécanique [13].
Les isolateurs en porcelaine peuvent être endommagés facilement mais le taux de
tels endommagements est toujours faible. Les isolateurs composites ne sont pas
fragiles mais marquent un taux relativement élevé d’endommagements.
En effet, un nombre d’endommagements plus ou moins important a été constaté
dû des manœuvres durant le transport et l’installation [13].
48
CHAPITRE II ISOLATEURS HAUTE TENSION

II.8 CONCLUSION :
A la fin de ce chapitre, nous avons mis en exergue l’utilité des isolateurs,
les différents types, ainsi que les matériaux utilisés pour leurs fabrications.
Les principales conclusions que l’on peut tirer de ce qui a été précité :
➢ Les isolateurs sont des éléments essentiels dont dépendent la sécurité
d'exploitation, la qualité et la continuité de service.
➢ Les isolateurs les mieux adaptées environnement donné sont ceux qui
possèdent les meilleures propriétés d'auto-nettoyage.
Nous nous intéressons dans la prochaine partie à la pollution de ces isolateurs.

49
Chapitre III
POLLUTION DES
ISOLATEURS
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

III.1 INTRODUCTION :
Les lignes aériennes et les postes des réseaux de transport d’énergie
électrique sont exposés à diverses contraintes. Parmi celles-ci, la pollution des
isolateurs constitue l’un des facteurs de première importance dans la qualité et la
fiabilité du transport d’énergie. En effet par temps de pluie ou de brouillard, les
dépôts polluants se fixant sur les surfaces isolantes réduisent considérablement la
résistivité superficielle et le contournement peut alors survenir. L’humidification
des couches polluantes facilite en fait, la circulation d’un courant de fuite sur les
surfaces isolantes provoquant des échauffements locaux et par la suite
l’assèchement de la couche de pollution. Ainsi, la réparation du potentiel est
modifiée d’une façon significative et des arcs partiels peuvent apparaître. Ces
derniers peuvent évoluer jusqu'au contournement total de l’isolateur [15]. Les
conséquences du contournement vont de la détérioration de la surface de
l’isolateur à la mise hors service de la ligne haute tension. Ainsi, une des
caractéristiques principales d’un isolateur haute tension sera donc sa tenue au
contournement en fonction de l’environnement dans lequel il est utilisé [14].

III.2 CONTOURNEMENT D’ISOLATEUR :


On dit que le contournement se produit sur la surface de l’isolateur
lorsqu’une décharge électrique s’établit entre ses extrémités et contourne la
surface de l’isolateur.
Le contournement provoque l’ouverture du disjoncteur, car il établit un court-
circuit entre le conducteur et le pylône (défaut monophasé à la terre) [16].
Le contournement des isolateurs par un arc électrique dû à la pollution
atmosphérique est la cause principale des interruptions dans le réseau électrique
de transport. Ces interruptions ont lieu en grande majorité le soir et en début de
matinée, et leur fréquence augmente lors des périodes sèches caractérisées par un
fort taux d’humidité. La maîtrise des conditions optimales du fonctionnement des

51
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

lignes, « vis-à-vis » de ce type de défaut d’isolement, commence par le choix


d’isolateurs qui présentent les meilleures performances sous pollution. Ce choix
nécessite, en premier lieu la connaissance des conditions de pollution des
isolateurs, de sa sévérité et de son évolution avec le temps [17].

III.2.1 Contrainte de contournement d’isolateur :


La contrainte de contournement d’isolateur est le rapport de la tension de
contournement à la longueur totale de l’isolateur [18].

III.2.2 Tension de contournement :


La tension de contournement est le niveau de tension le plus bas à partir
duquel tous les arcs joignent les deux électrodes [18]. Elle dépend :
• De la résistivité volumique moyenne de la pollution.
• De la répartition de la couche de pollution
• Du profil et des dimensions de l’isolateur.

III.2.3 Tension de tenue :


C’est le niveau de tension le plus important, que peut supporter une
isolation sans provoquer de décharge disruptive (contournement dans le cas des
isolateurs).

III.2.4 Conductance superficielle :


La conductivité superficielle est due à l’humidité, à une fine couche de
polluants ou Présence d’ions qui se forment à la surface de l’isolant, que ce soit
par réactions chimiques ou par l’effet de rayonnement. De ce fait, la conductivité
superficielle dépend en partie du matériau (de son affinité pour les molécules
d’eau ou de polluants extérieurs) et aussi de l’environnement (composition
chimique et rayonnements). Contrairement à ce qui se passe avec les conducteurs
électriques, la conductivité superficielle des isolants n’est pas négligeable par
rapport à leur conductivité transversale. Elle est même généralement du même
ordre de grandeur.

52
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

Comme on peut s’y attendre, par analogie avec la résistance transversale,


la résistance superficielle, RS = U/IS, pour la surface comprise entre deux
électrodes, est proportionnelle à la distance d qui les sépare et inversement
proportionnelle à la longueur des électrodes. L
La conductivité superficielle se mesure en siemens [S] et vaut l’inverse de la
résistivité.

III.3 SOURCE DE POLLUTION :


Un isolateur placé à l’extérieur est exposé aux différents agents constituants
l’atmosphère qui le contamine. Cette contamination se manifeste par
l’accumulation d’un dépôt de pollution à sa surface. On entend, par pollution, les
particules solides qui se trouvent dans l’atmosphère et qui se déposent sur la
surface de l’isolateur. Nous distinguons trois sortes de pollutions la pollution
naturelle, industrielle et mixte classés comme suit :

III.3.1 Pollution naturelle :


Ce type de pollution est très répandu et affecte un grand nombre d’ouvrage,
nous pouvons la résumer en trois catégories :
• Pollution marine.
• Pollution désertique.
• Pollution poussières du sol et zones agricoles.

III.3.1.1 Pollution marine :


Les lignes de haute tension qui passent près de la mer dans les zones
côtières sont exposées au vent qui vient de la mer et qui porte des embruns causant
la formation d’une couche polluante de sel sur les surfaces des isolateurs [19].
Cette couche peut devenir conductrice lorsqu’elle est humidifiée ou mouillée ce
qui conduit à la circulation d’un courant de fuite et par suite, la génération d’arcs
électriques ou même la génération d’un contournement [20].
53
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

III.3.1.2 Pollution désertique :


Parmi les phénomènes qui caractérisent la nature désertique, les vents de
sable.
Malheureusement, après ces vents, des dépôts de sable se déposent sur les surfaces
des isolateurs. Lorsque ces dépôts seront humidifiés, les couches de sable
deviennent plus ou moins conductrices à cause de l’existence de sels dans le sable

III.3.1.3 Pollution "poussières du sol et zones agricoles" :


Les poussières du sol constituant des agents de pollution dans les régions
manquent de végétation ou le sol a subi un desséchement de sa couche
superficielle suite à une longue période sèche.

III.3.2 Pollution industrielle :


Cette pollution est observée au voisinage des usines métallurgiques,
Chimiques ou même au bord des centrales thermiques où les isolateurs se
recouvrent de poussière faiblement conductrice, mais très hygroscopique. Le
dépôt de pollution peut se constituer par la fixation de particules solides telles que
les dépôts ferromagnétiques issus des usines métallurgiques et de l’absorption de
gaz présent dans les fumées. Dans des conditions de forte humidité, la dissolution
des sels contenus dans la poussière Provoque la formation d’une couche
conductrice [21].

III.3.3 Pollution mixte :


La pollution mixte est la plus sévère pour l'exploitation des ouvrages
électriques. Car elle résulte de la combinaison entre deux ou plusieurs pollutions
précitées. La couche électrolytique formée par le processus d’humidification des
dépôts solides accumulés progressivement sur la surface des isolateurs, engendre
une diminution considérable de la rigidité diélectrique.

54
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

III.4 FORMATION ET REPARTITION DE LA COUCHE DE


POLLUTION :
La formation et la répartition de la couche de pollution sur la surface des
isolateurs dépendent du profil des isolateurs, de la hauteur et de la disposition des
chaînes d'isolateurs par rapport au sol.
En général, la couche de pollution se concentre sur les éléments de la chaîne
d'isolateurs situés du côté de la conductrice haute tension et dans les parties les
mieux protégées contre les facteurs d’auto nettoyage (vent et pluie forte). Par
conséquent, la répartition de la pollution le long des chaînes d'isolateurs n'est pas
uniforme. Cette non-uniformité devient plus accentuée lorsque la longueur des
chaînes d’isolateurs augmente.
Il existe une distinction nette entre les couches formées à la surface supérieure et
celles formées à la surface inférieure d'un isolateur soumis à la pollution naturelle.
La non-uniformité de la pollution peut être classée en trois catégories [10] [22] :

III.4.1 La non-uniformité longitudinale par groupe :


Elle est caractérisée par un ensemble de groupes d'isolateurs, soumis à
différentes conductivités de la couche de pollution, dont la valeur est constante
dans chaque groupe.
Nous retrouvons ce type de pollution dans les cas suivants :
• Temporairement pendant le lavage sous tension.
• Dans les chaînes d’isolateurs en forme de ‘T’.

III.4.2 La non-uniformité transversale :


Ce type est caractérisé par des secteurs ou bandes de différentes
conductivités superficielles de la couche polluante. Ces bandes sont réparties
transversalement autour de la surface de chaque isolateur de la chaîne. La
conductivité dans chaque secteur est la même le long de la ligne de fuite. Ce type
de pollution est dû principalement à l'existence d'une direction privilégiée des
vents et des pluies.
55
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

III.4.3 La non-uniformité longitudinale périodique :


Ce type est le plus fréquent. Il est caractérisé par une variation périodique
de la conductivité de la couche de pollution le long de la ligne de fuite, mais elle
garde une symétrie circulaire. Ses principales spécifications sont :
• La conductivité de la face inférieure de l'isolateur est plus grande que celle
de la face supérieure.
• La concentration de la pollution augmente de la zone périphérique vers la
zone centrale.
• La pollution est plus accentuée entre les nervures.

III.5 CONSEQUENCE DE LA POLLUTION :


Les couches polluantes qui s'accumulent à la surface des isolateurs
engendrent une conductivité électrique superficielle. Celle-ci modifie la
répartition du potentiel le long de la ligne de fuite. La tension de rupture
diélectrique de l'air peut être atteinte entre deux points de la surface isolante
entraînant l'amorçage d'un arc électrique qui court-circuite une partie de la ligne
de fuite [16].

III.5.1 Arc non localisé :


L’arc électrique se fixe à la surface, soit en s’y maintenant (courant
continu), soit en se réamorçant au même endroit (courant alternatif).
Cet arc peut entraîner, par effet thermique, une dégradation du support isolant
nécessitant le remplacement de l’élément défaillant [18].

III.5.2 Arc permanent :


L’arc électrique s'éteint rapidement, puis se réamorce à un autre endroit et
ainsi de suite. Ces arcs peuvent être dus soit à la formation d'une zone sèche à la
suite du passage d'un courant de fuite, comme ils peuvent être dus à l'état de
surface de l'isolateur, (l'existence des pics sur la couche de pollution). [16]

56
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

III.5.3 Contournement des isolateurs :


Le contournement d’une surface polluée et humidifiée est le résultat d’une
évolution qui comprend quatre phases principales, schématisées à la
(Figure III.1). Pour simplifier la présentation, considérons le cas d’une plaque
plane rectangulaire avec deux électrodes : dans une première phase, le courant de
fuite s’écoule à travers l’électrolyte qui recouvre l’isolant. Il provoque un
échauffement de l’électrolyte qui a pour effet d’accroître la conductivité du milieu
et par suite le courant (phase 1).
• L’échauffement croissant par effet joule créé par le courant de fuit,
provoque un assèchement de la couche polluante. La zone sèche formée a
tendance à s’étendre latéralement jusqu’à l’interruption complète du
courant (phase 2).
• La tension appliquée se trouve pratiquement totalement reportée aux «
bornes » de la zone sèche et des arcs locaux sont susceptibles d’apparaître.
Au voisinage de la tête d’un arc local la constriction des lignes de courant
conduit à un élargissement de la zone sèche (phase 3).
• A partir de ce stade, l’évolution de la décharge peut se faire de différentes
façons : l’arc local peut s’éteindre (phase 4), ou bien il peut se déplacer
latéralement pour retrouver une position plus stable correspondant à une
plus faible longueur d’arc (phase 5), ou encore, il peut s’allonger jusqu’à
atteindre l’électrode et provoquer ainsi le contournement. Dans ce cas,
l’allongement de l’arc se fait à la surface de l’électrolyte sans formation de
zone sèche (phase 6).

57
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

Figure III. 1 : étape du contournement d’une couche polluante.

III.6 MESURE DE LA SEVERITE DE POLLUTION DES


SITES :
Le choix des isolateurs à installer dans le réseau ne peut se faire que si la
sévérité de pollution des différents sites concernés est connue. En effet, la mesure
de cette sévérité est indispensable afin de dimensionner convenablement les
isolateurs susceptibles d’assurer un service sans défaillance dans un site donné
[18].
La mesure de la sévérité est généralement basée sur la détermination
expérimentale de la conductance superficielle de la couche polluante ou la
détermination au laboratoire du courant de fuite d’un isolateur pollué
artificiellement [18].

58
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

Pour définir l’isolement des lignes de transport et d’établir la corrélation entre la


salinité et les niveaux de pollution naturelle, quatre classes de sévérité ont été
définies selon le degré de pollution (concentration des agents polluants, leur
conductivité…) [18].
La mesure de la sévérité de pollution peut être effectuée selon plusieurs méthodes.
Généralement, on se base soit sur la mesure de la conductivité des agents
polluants, soit sur le courant de fuite.
Les essais de laboratoires sont valables dans la mesure où les conditions d'essais
conduisent aux mêmes valeurs de courant de fuite observées sur site.

III.7 CLASSIFICATION DES SITES POLLUES :


Afin d’évaluer l’isolement des lignes de transport et d’établir la
corrélation entre la méthode de brouillard salin et les conditions de pollution
naturelle, quatre classes de sévérité ont été proposées.
• Classe 1 : Cette classe correspond à une pollution faible. Cette pollution est
généralement naturelle (sauf marine) ou légèrement industrielle. La salinité
équivalente maximale retenue pour cette classe correspond à une pulvérisation
d’une solution de chlorure de sodium à 2,5
g/l de concentration.

• Classe 2 : La classe 2 correspond à une pollution moyenne. En général, cette


pollution est naturelle (sauf marine) ou faiblement industrielle. En classe 2, la
sévérité équivalente
Maximale retenue est de 10 g/l.
• Classe 3 : Cette classe correspond à des zones très localisées où l’on trouve
simultanément une forte pollution marine et industrielle. Il s’agit donc de
zones à densité industrielle importante, de grandes villes ou de zones proches
de la mer soumises à l’action directe des embruns. Ces sites nécessitent un
isolement important. La salinité équivalente maximale, concernant cette

59
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

Classe, est de 80 g/l.

• Classe 4 : Correspond aux zones où le niveau de pollution est exceptionnel.


La pollution est éventuellement naturelle ou mixte. La salinité équivalente
maximale pour la classe 4 est de 160 g/l.

III.8 DENSITE DU DEPOT DE SEL EQUIVALENT (DDSE) :


La densité du dépôt de sel équivalent est le dépôt équivalent exprimé en mg
de NaCl/cm² de la surface d'un isolateur, ayant une conductivité équivalente égale
à un dépôt polluant réel dissous dans la même quantité de solution.
Des échantillons de sel sont prélevés à la surface d’un isolateur témoin, en utilisant
un matériau absorbant (coton, …) et de l’eau distillée. Le dépôt est ensuite dissout
dans une quantité de solution connue. La conductivité de la solution obtenue ainsi
que les caractéristiques de l’isolateur permettent de déterminer la salinité
équivalente. Les mesures doivent être répétées avec une fréquence suffisante, afin
d’obtenir les niveaux entre les périodes de lavage naturel.

III.9 COURANT DE FUITE :


Par comptage d'impulsions, on enregistre pendant une période donnée, sur
un isolateur soumis à sa tension de service, le nombre d'impulsions du courant de
fuite dépassant une amplitude fixée à l’avance. L'existence d'impulsions précède
généralement la phase de contournement. Pour l'enregistrement, on utilise un
isolateur en service ou un isolateur témoin et un dispositif permettant de compter
les impulsions du courant de fuite.
On mesure, par la suite, la plus forte valeur de crête du courant de fuite. On utilise
des isolateurs témoins et une station de mesure fiable et nécessitant un minimum
d'entretien. Les mesures devant être effectuées pendant une période relativement
longue.

60
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

III.10 MESURE DE LA POLLUTION DE L’AIR :


Les mesures de pollution de l’air s’effectuent sur une période de temps
donnée et permettent d’évaluer l’intensité et les caractéristiques de la pollution de
l’air sur un site. Les méthodes de mesure adoptées partent du principe qu’en ce
qui concerne les phénomènes de contournement, une corrélation peut être établie
entre l’analyse physico-chimique de l’air dans un site et la sévérité de la pollution
de même site.

III.11 MESURES OPTIQUES :


Le but des mesures optiques est d’évaluer l’épaisseur de la couche de
pollution déposée à la surface de l’isolateur. Un dispositif à rayons lasers permet
à partir des rayons réfléchis (amplitude, décalage de phase, …etc.), de calculer la
constante.

III.12 METHODES D’ESSAIS SOUS POLLUTION :


Afin de comparer les performances de divers types d’isolateurs et
désélectionner ceux qui présentent le meilleur comportement sous pollution, il
est nécessaire de les soumettre à des essais.
Pour effectuer ces essais, nous distinguons deux principales méthodes d’essai à
savoir les essais sous pollution naturelle et les essais sous pollution artificielle.
Ces essais peuvent être effectuées dans les conditions naturelles (sur site) ou au
laboratoire.

III.12.1 Essai sous pollution naturelle :

On installe, dans différents sites pollués, des stations dans lesquelles on


observe et analyse le comportement d’un certain nombre de chaînes d’isolateurs
ou colonnes isolantes de longueurs et de profils différents. Les qualités respectives
de ces isolateurs soumis à une même tension sont appréciées en se basant sur le

61
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

courant de fuite ou la conductivité superficielle. Cependant la durée relativement


longue (parfois plusieurs années) que nécessitent ces essais est le principal
inconvénient [18].
Pour cela, plusieurs méthodes de laboratoire ont été proposées en vue de simuler
convenablement les conditions naturelles d’exploitation.
Sachant que les dépôts polluants se trouvent fortement concentrés autour du capot
et de la tige. Pour les isolateurs comportant des jupes, l'accumulation est d'autant
plus importante qu'il y a de jupes et que celles-ci soient plus longues et plus
rapprochées.
Le contournement concerne particulièrement les chaînes d’alignement, les
ancrages sont en général épargnés en raison d'une ligne de fuite importante et de
la position horizontale des chaînes (mieux nettoyées par le vent et la pluie) [18].

III.12.2 Essais sous pollution artificielle :


Les essais au laboratoire sont basés sur la simulation de la couche de
pollution par des solutions réparties à la surface de l’isolateur et dont la
conductivité peut être modifiée.
Afin de valider les essais sous pollution artificielle, il a été nécessaire de comparer
les performances des isolateurs mis sous essais au laboratoire à celle des isolateurs
en exploitation dans des conditions naturelles de pollution.
Une première approche consiste à rechercher une méthode qui simule le mieux
possible les conditions naturelles de pollution, en tenant compte de la répartition
non uniforme de la pollution.
Une deuxième approche consiste à rechercher une méthode de laboratoire
susceptible de fournir des résultats reproductibles, afin de faciliter la comparaison
des performances des différents types d’isolateurs.
Les méthodes d’essai qui demeurent actuellement normalisé sont : la méthode du
brouillard salin et la méthode de la couche solide.

62
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

III.12.3 Méthode des couches solides :


Dans ces méthodes la surface isolante est recouverte par pulvérisation d’une
couche de pollution solide constituée de chlorure de sodium et d’un agent liant
inerte. La conductivité de cette suspension est réglée par addition d’une certaine
quantité de chlorure de sodium.
Si l’humidification s’effectue après application de la tension (méthode du
brouillard à vapeur), le paramètre de sévérité est défini par la densité de dépôt de
sel en mg/cm2. Si l’humidification a lieu avant l’application de la tension, le
paramètre de sévérité est défini par la conductivité de la couche polluante.
Certains chercheurs ont utilisé une peinture semi- conductrice comme agent
polluant [18].

III.12.4 Méthode du brouillard salin :


La surface isolante est alimentée par une tension de service, maintenue
constante durant tous les essais et soumise à un brouillard salin. La solution saline,
utilisée dans la méthode du brouillard salin, représente assez bien la pollution
marine contenant un peu de matière insoluble, ou bien la pollution industrielle
ayant une couche de pollution relativement mince.
Le degré de salinité exprimé en kg de sel par m3 de solution, définit le paramètre
de sévérité. Les valeurs de salinité appliquée en référence aux conditions de
pollution sont choisies selon une progression allant de 2,5 à 160 kg/m3.

III.13 TECHNIQUES DE LUTTE CONTRE POLLUTION :


L’augmentation du degré de pollution représente un risque immense pour
les installations électriques.
Pour cela plusieurs techniques de lutte contre la pollution sont utilisées. [22].

63
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

III.13.1 Allongement de la ligne de fuite :


Cette méthode permet d’adapter le dimensionnement aux nouvelles conditions
de pollution. Deux techniques sont utilisées :
➢ Le changement de type d’isolateur (pour rallonger la ligne de fuite)
: c’est une technique très coûteuse et souvent impossible à réaliser en poste.
➢ L’utilisation de prolonger de ligne de fuite en matériaux polymères,
qui sont collés sur la surface des isolateurs existants.

III.13.2 Isolateurs plats :


Les isolateurs sans nervures ont la propriété d’accumuler moins de
pollution que les isolateurs traditionnels et s’auto nettoient sous l’effet du vent
[18].

III.13.3 Graissage périodique


Par mesure économique, seuls les isolateurs de postes sont concernés [22]. On
utilise des graisses silicones. Grâce à ses propriétés hydrophobes, la graisse
protège temporairement les isolateurs.

III.13.4 Revêtement silicone :


Cette méthode consiste à appliquer, par pulvérisation ou au pinceau, un
caoutchouc silicone qui se vulcanise à température ambiante à la surface des
isolateurs. Ce revêtement protège les isolateurs et améliore leurs tenues sous
pollution.

III.13.5 Les isolateurs composites :


Ils ont de bonnes propriétés hydrophobes et peuvent être utilisés dans des
conditions de pollution très sévères [18]. Cependant, ces isolateurs, revêtus d'un
polymère voient leurs caractéristiques changer au cours du temps ; ils peuvent
vieillir sous l’effet des différentes contraintes (électriques et climatiques)
auxquelles ils sont soumis en service.

64
CHAPITRE III POLLUTION DES ISOLATEURS

III.13.6 Nettoyage des isolateurs :


Le nettoyage manuel et le lavage périodique hors tension sont fréquemment
utilisés à travers le monde [22,18]. Néanmoins, l’application de ces méthodes
pose des problèmes majeurs à cause des interruptions de service, parfois assez
longues. Pour éviter ces coupures, un lavage sous tension des isolateurs est réalisé
à l’aide d’installations fixes ou mobiles. Dans les deux cas, il est effectué cône
Selon des règles strictes concernant la qualité de l’eau du lavage, le processus du
lavage et les distances de sécurité, et ce afin d’éliminer tout risque de
contournement pendant le lavage [18].

III.14 CONCLUSION :
La pollution des isolateurs est un facteur essentiel dont il faut tenir compte
dans la conception des lignes électriques de haute tension de transport d’énergie
électrique.
Pour mieux dimensionner les chaînes d’isolateurs, il est indispensable de
connaître la sévérité de la pollution des sites concernés. La connaissance de cette
sévérité consiste à étudier les différents paramètres qui définissent l’état de
dégradation de l’isolation. Pour cela, plusieurs modèles théoriques et
expérimentaux sont présentés afin de se rapprocher de la réalité, tout en
aboutissant à des résultats rapides et technico- économique ment valables.

65
CHAPITRE IV
ETUDE DU
CONTOURNEMET
DES ISOLATEURS
HT
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

IV.1 INTRODUCTION :
Dans les lignes de haute tension, le dimensionnement des isolateurs est
déterminé par la surtension de manœuvres. Dans ce cas, la tenue à la tension
nominale à 50 Hz des isolateurs propres et secs est excellente. Cependant, en
l’absence de surtension de foudre ou de manœuvres, de nombreux défauts sont
enregistrés sur les lignes aériennes (contournement électrique, défaillance
d’isolateurs, …), particulièrement par temps humide (rosée, brouillard, pluie
fine, ... etc.).
Les éléments constituant les systèmes de transport d’énergie électrique sont
exposés à diverses contraintes. Parmi celles-ci, la pollution des isolateurs
constitue un des facteurs de première importance dans la qualité et la fiabilité du
transport d’énergie. Les isolatrices hautes tensions se couvrent d’une couche de
pollution qui provient de l’atmosphère. Associée à la rosée de matin, à la pluie,
ou au brouillard, cette couche de pollution devient conductrice et sera le siège de
passage d’un courant de fuite vers la masse des pylônes. Dans certaines
conditions qui conduise il y aura l’apparition des décharges partielles sur la
surface de l’isolateur qui s’allongent et mènent au contournement complet de
l’isolateur. Nous avons présenté dans ce chapitre une étude bibliographique
concernant, Le phénomène du contournement ; Les différents modèles
théoriques et expérimentaux trouvés dans la littérature, les principaux critères de
propagation et étude de l’Influence des matières insolubles sur les
caractéristiques de la décharge de contournement des isolateurs HT.

IV.2 PHENOMENE DE CONTOURNEMENT DES


ISOLATEURS POLLUES :
Le contournement des isolateurs pollués est un type du phénomène de
contournement causé par le dépôt de pollution sur la surface d’un isolateur. Pour
investiguer ce phénomène plusieurs test de contournement ont été fait sous des

67
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

conditions de pollution naturelles ou artificielle (Stations de pollution ou


laboratoires).

La commission internationale d’électrotechnique (CEI) a déterminé les normes


internationales de la pollution artificielle pour les tests des isolateurs sous
pollution artificielle [23].

IV.3 PROCESSUS DE CONTOURNEMENT ELECTRIQUE :


Phase 1 : dépôt de pollution [9] :

Des grains de pollution se déposent sur la surface de l’isolateur Figure (IV.1.a).

Phase 2 : Formation d’un électrolyte conducteur :

A sec, la résistance superficielle reste élevée malgré le dépôt de pollution.


Quand la couche de pollution devient humide (brouillard, humidité, rosée du
matin, pluie fine…), elle se transforme en électrolyte conducteur et donne
naissance à un courant de fuite superficiel If circulant sur la surface de
l’isolateur Figure (IV.1.b).

Phase 3 : formation d’une bande sèche :

Dans les régions étroites de l’isolateur, où la densité de courant est élevée, une
partie de l’électrolyte s’évapore et crée une bande sèche Figure (IV.1.c).

Phase 4 : contournement :

Comme la résistance de la bande sèche est beaucoup plus grande par rapport au
reste de l’électrolyte, pratiquement toute la tension aux bornes de l’isolateur est
maintenant appliquée aux extrémités de cette zone. Il se produit alors un
claquage dans la bande sèche :

• Soit la décharge s’éteint ⇒ pas de contournement Figure (IV.1.d).

68
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

• Soit la décharge progresse sur la surface ⇒ contournement de l’isolateur

Figure IV. 1 : Processus de contournement électrique.

IV.4 MODELES DE CONTOURNEMENT :


IV.4.1 Le modèle d’Obénaus :
Le dispositif expérimental d’Obénaus, représenté sur la Figure IV.2, est
constitué d’une plaque isolante creusée d’une rainure de longueur L, de largeur
b et de profondeur e. Cette dernière est remplie d’un électrolyte constitué de
l’eau distillée et de chlorure de sodium (NaCl) pour simuler la couche de
pollution. Une électrode H.T surplombe l’électrolyte à une hauteur « h ». A
l’une des extrémités de la rainure est placée une électrode de masse (Figure
IV.2) [24][25].

69
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

Figure IV. 2 : Le montage expérimental du modèle d’Obenaus.

Modèles mathématiques :

Dans un travail de pionnier, est à l’origine des premières analyses


quantitatives des phénomènes d’arcs se produisant sur les surfaces isolantes
planes, recouvertes d’une couche polluante, sous tension continue. Partant d’un
modèle type circuit électrique équivalent, constitué d’un arc de longueur x en
série avec une résistance Rp représentant la résistance de la pollution (Figure
IV.3) où L représente la longueur de fuite totale), il en a déduit la tension d’arc :

𝑁
𝑈arc = 𝐼𝑛 (VI.1)

Où I est le courant de fuite, n et N les constantes de la caractéristique statique de


l’arc.

Figure IV. 3 : Modèle d’Obenaus.

70
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

Les valeurs des paramètres n et N dépendent du milieu dans lequel s’amorce la


décharge. Selon les certains auteurs : 0.4 ≤ n ≤ 1 et 3 ≤ N ≤ 500.

A partir de mesures expérimentales sur un canal d'électrolyte, Ghosh et al ont


proposé de prendre des valeurs différentes pour A et n caractérisant l'équation de
la décharge selon la nature de l'électrolyte utilisé. Les résultats de leurs mesures
sont donnés dans le Tableau IV.1.

Et Tableau IV.2 représente différentes valeurs des constantes n et N selon


plusieurs auteurs.

Electrolyte N n
Nacl 360 0.59
CaCl2 461 0.42
FeCl3 270 0.66
CuSO4 450 0.49
Tableau IV. 1 : Constantes caractéristiques selon Ghosh et al.

Auteurs N n Milieu
Obenaus et al 100 0.7 Air
Hampton 530 0.24 Vapeur
Rahal 220 0.31 Air
Rumeli 518 0.273 Vapeur
Tableau IV. 2 : Constantes caractéristiques selon plusieurs auteurs.

IV.4.2 Modelé bi contournable :


Dans ce modèle, le contournement peut se développer soit à droite soit à
gauche de l’axe de la décharge, selon les conditions critiques expérimentales.

71
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

La cellule expérimentale est conçue, en creusant une rainure dans une plaque de
plexiglas. Cette rainure est remplie d’un électrolyte et possède deux électrodes
de masse à ses extrémités, une électrode haute tension surmontant la rainure à
une hauteur « h » au-dessus de la solution, et à mi-distance des extrémités
(Figure IV.4).

Figure IV. 4 : Modèle bi contournable.

IV.4.3 Modèle du disque circulaire (2D) :


Woodson et McElroy ont imaginé une configuration géométrique qui
représenterait d’une façon idéale la surface d’un isolateur à disque. L’électrode
haute tension se trouve au centre du disque et la masse entoure toute la
périphérie du modèle (Figure IV.5).

Figure IV. 5 : Modèle du disque circulaire (2D).

72
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

IV.4.4 Modèle du disque circulaire (3D) :


Ce modèle a été élaboré au sein du laboratoire de la haute tension et des
décharges électriques de l’USTO. Il se rapproche au maximum de la forme de
l’isolateur réel (isolateur capot et tige), comme le montre la Figure IV.7. Il est
constitué d’un disque circulaire complètement plongé dans un support isolant
rempli de l’électrolyte. Au milieu du disque sur la surface supérieure se trouve
l’électrode haute tension et sur la surface inférieure se trouve l’électrode de
masse (Figure IV.6).

Figure IV. 6 : Le modèle disque (3D).

IV.4.5 Modèle développé du disque (3D) :


Ce modèle conçu au laboratoire de la haute tension et décharges
électriques, est obtenu par la transformation d'un isolateur réel de type disque
(3D) en un modèle équivalent plat.
Le principe de transformation est de procéder à relever les distances entre le
capot et la masse, point par point sur une feuille millimétrée collée sur la surface
de l’isolateur disque, puis dessiner la surface plate équivalente sur une plaque en
plexiglas en la limitant par une matière isolante. Ce modèle plat est constitué par
un chapeau qui représente l’électrode haute tension et deux demi-cercles qui
représentent l’électrode de masse (Figure IV.7).

73
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

Figure IV. 7 : Le modèle développé équivalent.

IV.4.6 Modèle ouvert (2D) :


Un idéal modèle permet de convertir la surface complexe de l’isolateur
réel de 3D en un modèle ouvert en 2D. Ce modèle est aussi conçu au laboratoire
de la haute tension et décharges électriques. Les résultats de la détermination de
la résistance de la couche polluante relevés expérimentalement et ceux calculés
par le logiciel Flux3D s’accordent bien. Cependant il y a une divergence
importante entre mesurées et celles calculées.

Cette divergence impose de mieux adapter le modèle, et de chercher à


déterminer d’où proviennent les causes de divergence, et de quelle façon elles
pouvaient être prises en compte dans le modèle qui fera l’objet de notre travail.

Figure IV. 8 : Le modèle Ouvert.

74
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

IV.5 MECANISME DE PROPAGATION :

IV.5.1 Propagation par ionisation :


Wilkins et Al-Baghdadi ont proposé un mécanisme d’élongation basé sur
l’ionisation et le déplacement discontinu du pied de la décharge. Selon Wilkins,
la probabilité d’ionisation dans la région précédant l’avant pied de la décharge
est grande, étant donné que la température et le potentiel sont élevés dans cette
région.
Si l’ionisation est suffisante, alors il y a circulation d’un courant électrique. La
conductivité du nouveau trajet du courant va augmenter avec celui-ci, tandis que
celle du trajet précédent dans l’électrolyte reste constante (Figure IV.9). Ainsi, le
changement progressif du courant total entraîne une élongation de la décharge.
Wilkins parle d’ionisation, de passage de courant et de l’existence d’un champ à
la tête de la décharge sans évoquer le claquage de l’air. Sous le nom
d’ionisation, il considère en réalité une rupture diélectrique progressive [25][26].

Figure IV. 9 : Mécanisme de propagation par ionisation


proposé par Wilkins.

75
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

IV.5.2 Propagation par force électrostatique :


A partir des observations faites sur un canal d’électrolyte, Rahal a essayé
de mettre en évidence l’existence d’une force électrostatique s’exerçant sur la
décharge, responsable du déplacement de l’arc. Il a démontré que du point de
vue électrique macroscopique, cette force était due à la dissymétrie de la
distribution du potentiel, elle-même causée par le passage du courant dans le
liquide couvrant la surface isolante. Cette force va provoquer la courbure de la
décharge vers l’électrode de masse (Figure IV.10). Une fois les conditions
critiques satisfaites, la décharge se déplacera alors vers l’électrode de masse.

D’après l’auteur, l’existence de cette force implique en effet, que l’on considère
la décharge comme un élément de circuit doué d’une certaine auto-consistance
macroscopique et susceptible de s’étirer de façon plus ou moins élastique
[25][26].

Figure IV. 10 : Mécanisme de propagation par force


électrostatique.

Dans une analyse critique sur les différents mécanismes de propagation de la


décharge présents dans la littérature, Flazi ne pouvant pas identifier un
phénomène élémentaire de rupture diélectrique d’un intervalle gazeux sur le
trajet du contournement, au sens de la physique de la décharge, a du se ramener

76
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

à une approche plus globale du phénomène, à savoir le mécanisme de la


propagation par ionisation progressive. Ainsi, il a déduit que l’augmentation du
degré d’ionisation à l’intérieur de la décharge et le démarrage des processus
d’ionisation devant elle, sont les facteurs responsables de l’allongement et du
changement que subit la décharge, dans ses aspects et ses états dynamiques.

IV.6 CRITERES DE PROPAGATION DE LA DECHARGE :


Les principaux critères de propagation rencontrés dans la littérature, ont
été établis sur la base de condition faisant intervenir soit le champ électrique,
soit le courant, soit la puissance ou encore l’énergie fournie par la source
[24][25][27][28] .

• Critère d’Hampton :

A partir d’une étude expérimentale, Hampton a déterminé les conditions


critiques de propagation de l’arc. En remplaçant la couche de pollution en série
avec l’arc par une colonne d’eau uniforme présentant une résistance linéique
constante, il a pu établir que la condition nécessaire pour que le contournement
se produit, est que le champ Ep dans la colonne d’eau dépasse le champ à
l’intérieur de l’arc Ea

𝐸𝑎 < 𝐸𝑝 (IV.2)

• Critère d’Hesketh :

En supposons que l’arc en série avec la couche de pollution mouillée se


modifie de façon à rendre maximal le courant qu’il tire de la source
d’alimentation, Hesketh a établi un critère de propagation de l’arc, exprimé par
la relation :

𝑑𝑖
>0 (IV.3)
𝑑𝑥

77
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

Où i étant le courant de l’arc

• Critère de Wilkins :

En considérant qu’un système se place dans la configuration qui lui


permet de dissiper le maximum d’énergie, Wilkins a généralisé la condition
énoncée par Hesketh et établi un critère de propagation utilisant la puissance
fournie par la source :

𝑑𝑃s
>0 (IV.4)
𝑑𝑥

Pour Wilkins, le mouvement de la décharge se produit lorsque la


puissance Ps augmente avec l’élongation de la décharge. Lorsque la tension
appliquée au système est constante, le critère de Wilkins se réduit à la condition
établie par Hesketh.

• Critère d’Anjana et Lakshminarasimha :

Anjana et Lakshminarasimha proposent un critère énergétique dans lequel


ils assimilent la décharge à une colonne de gaz en équilibre thermodynamique.
La condition nécessaire à la propagation de la décharge serait que l’énergie
totale fournie 𝑊𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 doit être supérieure ou égale à l’énergie thermique 𝑊𝑡ℎ
nécessaire pour maintenir la décharge à sa température

𝑊𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 > 𝑊𝑡ℎ (IV.5)

• Critère de Ghosh:

En considérant une série de décharges multiples parallèles, Ghosh et al.


Ont établi le critère de propagation selon lequel la décharge se propage si la
résistance de la décharge diminue avec son allongement :

𝑑𝑅p
>0 (IV.6)
𝑑𝑥

78
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

Où Rp Résistance de la couche de pollution.

IV.7 ETUDE DE L’INFLUENCE DES MATIERES


INSOLUBLES SUR LES CARACTERISTIQUES DE LA
DECHARGE DE CONTOURNEMENT DES ISOLATEURS
HT :
Le contournement par pollution des isolateurs haute tension est l'un des
problèmes fréquents dans les réseaux électriques. Dans la majorité des cas, le
contournement est une décharge électrique qui se traduit par un arc de puissance
qui provoque la mise hors service dans des lignes de transport d’énergie
électrique. Il est admis que le point crucial du phénomène est la formation et
l’élongation d’une décharge électrique sur la surface polluée de l’isolateur. Cette
décharge glissera le long de la surface polluée jusqu’à atteindre la masse,
shuntant de ce fait tout l’isolateur si toutes les conditions électriques et
physiques sont satisfaites.
L’étude expérimentale du contournement des isolateurs pollués est faite selon
qu’on étudie les performances des profils réels des isolateurs en utilisant les
méthodes d’essais sous pollution artificielles ou qu’on étudie l’ensemble
décharge/pollution en utilisant des modèles de laboratoire. Dans la première
catégorie, deux méthodes sont proposées suivant les normes CEI et
ANSI/IEEE; la méthode du brouillard salin où l’isolateur est pulvérisée avec
une solution saline pure (NaCl + H2O) et la méthode de la couche solide où la
pollution est constituée d’une couche solide préparée à base de sel (NaCl) et des
matières insolubles inerte que l’on humidifie progressivement par un brouillard
ou par condensation. Dans la seconde approche, l’isolateur est remplacé par un
modèle de laboratoire simplifié et le mode de contamination varie suivant le
choix des auteurs.

79
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

IV.7.1 Effet des matières insolubles sur le contournement :


La pollution se trouvant à la surface des isolateurs est constituée de sels
minéraux et matériaux insolubles. Dans cette partie, nous étudions l’influence
des matières insolubles rentrant dans la constitution de la pollution sur les
caractéristiques de la décharge de contournement en courant continu dans les
deux polarités. La quantité de matières insolubles sera désignée par le terme
DDNS (Densité de Dépôt de matières Non Solubles). Nous utilisons deux types
d’électrolytes : le premier est une solution électrolytique constituée de chlorure
de sodium NaCl et le second est constitué d’une solution électrolytique à base
de chlorure de sodium et de craie (DDNS) avec des concentrations de 1 et 10
grammes par litre. Ce type de pollution est typique aux carrières et cimenteries
se trouvant dans les régions côtières comme le cas de la cimenterie de Beni-Saf
en Algérie (100 km à l’ouest d’Oran). Le Tableau IV.3 illustre les différents
électrolytes utilisés dans nos expériences. Nous avons neutralisé toutes les
solutions contenant le mélange pour garder le rapport des résistivités constant.
Par rapport de résistivités, nous entendons le rapport entre la résistivité d’une
solution électrolytique pure à une concentration donnée par la résistivité de la
même solution avec les matières insolubles. Les résistivités des solutions sont
graduées de 1 kΩ.cm à 10 kΩ.cm. La longueur L est prise égale à 10 cm [29].

Electrolyte Constitution

Pollution 1 NaCl + H2O


Pollution 2 NaCl + 1 g/l DDNS + H2O
Pollution 3 NaCl + 10 g/l DDNS + H2O
Tableau IV. 3: Constitution des pollutions utilisées pour l’étude de l’influence
des matières insolubles.

80
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

IV.7.2 Procédure expérimentale :


Le dispositif expérimental utilisé est représenté par la Figure IV.11. Il est
constitué d'une génératrice haute tension continue, d’un panneau de contrôle
constitué d’un voltmètre, d’un milliampèremètre et d’un variateur de tension,
d’un ensemble de batteries de condensateurs de capacité totale C=16.7 µF.

Les différentes résistances présentes dans le dispositif sont :

▪ Résistance de décharge à la terre de Rg=100 Ω

▪ Résistance de protection Rd1=500 Ω et Rp =300 Ω

▪ Résistance de mesure de Rd2=100Ω et d’un pont de mesure constitué


d’un diviseur résistif
▪ Résistance de protection de l’oscilloscope de Rm1=1 kΩ et résistance de

mesure du courant électrique Rm2=4.4 Ω


Et Diode Zener Zn pour la protection de l’oscilloscope.

Le courant est visualisé sur un oscilloscope à mémoire Tektronix de 20 MHz de


bande passante. La décharge est observée grâce à un système télévisuel. Le
modèle d’isolateur utilisé est de forme rainure creuse en plexiglas rempli
d’électrolyte dont l’une des extrémités est en contact avec une électrode
métallique de masse

L’électrode haute tension surplombe l’électrolyte à une hauteur h égale à 3 mm


placée à une distance L égale à 8 cm de l’électrode de masse. La largeur b et
l’épaisseur ep de la couche de pollution sont définies par la géométrie de la
rainure (b=2 cm, ep=0,4 cm). La pollution se présente sous la forme d’une
solution électrolytique simulant la pollution.

Durant nos expériences, nous chargeons les condensateurs à une tension U=U1.

81
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

Si la tension appliquée est inférieure à la tension critique Vcri provoquant le


contournement, la décharge évolue vers la masse puis s’éteint. Si cette tension
est supérieure ou égale à Vcri le déplacement de la décharge sur la surface de
l’électrolyte se poursuit de plus en plus rapidement jusqu’au contact de
l’électrode de masse. L’intervalle est ainsi court-circuité et il y a alors
contournement. Le courant électrique de la décharge n’est plus limité que par
des résistances de protection. La tension relevée Vcri est la tension critique de
contournement.

Figure IV. 11: Dispositif expérimental.

IV.7.3 Résultats des mesures et analyse :


(Figure IV.12 et Figure IV.13) illustrent les variations des tensions et des
courants critiques en fonction de la résistance linéique des électrolytes dans les
deux polarités.

Nous remarquons que l’effet de la polarité sous tension continue est différent de
celui sous tension de choc de foudre. Rappelons que dans ce dernier cas, nous
avons trouvé que les tensions et courants critiques avec une pointe positive sont
inférieurs à ceux mesurés avec une pointe négative, ce qui indiquerait que les

82
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

mécanismes de propagation et de rupture de l’interface décharge/liquide sont


liés au type de tension appliquée (forme, polarité).

IV.7.3.1 Tension critique :


Les tensions critiques de contournement sont identiques pour les faibles
valeurs des résistances linéiques de la pollution (Figure IV.12). A partir de
rp=3,125 kΩ/cm, les tensions critiques deviennent plus ou moins différentes
selon la quantité de DDNS dans les deux polarités. Au-delà de cette valeur de la
résistance, l’écart entre les tensions critiques devient de plus en plus important.
Dans le cas d’une pointe négative, on observe la même tendance sauf que les
écarts entre les tensions critiques sont moins importants. Ainsi, la quantité de
DDNS affecte les valeurs de la tension critique de contournement. Cette
différence augmente avec les valeurs croissantes de la résistance linéique de la
pollution et la quantité de DDNS.

Figure IV. 12: Variation de la tension critique en fonction de la résistance


linéique de la pollution et de la masse de DDNS dans les deux polarités.

83
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

IV.7.3.2 Courant critique :


Les courants critiques diminuent lorsque la résistance linéique et de la
DDNS augmentent (Figure IV.13). A résistance linéique identique, les courants
critiques présentent des valeurs dispersées. Ainsi, la présence de DDNS dans la
pollution influe sur la valeur du courant critique dans les deux polarités.

Figure IV. 13 : Variation du courant critique en fonction de la résistance


linéique de la pollution et de la masse de DDNS dans les deux polarités.

En comparant les valeurs des courants critiques et des tensions de


contournement, calculées à partir les expressions mathématiques (IV.6) et
(IV.7), pour des constantes de la décharge N et n égales à 530/0,24 [Hampton:
Tableau IV.2] et 360/0,59 [Ghosh: Tableau IV.1], nous remarquons qu’en
polarité positive, les constantes N=360 et n=0,59 donnent des valeurs de
tensions critiques en bon accord avec les résultats expérimentaux dans le cas de
la pollution 1 (Figure IV.14). D’après Ghosh ces constantes sont spécifiques au
NaCl. Par contre, la comparaison entre les courant critiques et les tensions de
contournement calculées (avec N=360 et n=0,59) aux valeurs mesurées pour des
DDNS variables montre une différence assez importante.

Cette dernière ne peut être que le résultat de l’effet des matières insolubles sur
les constantes de la décharge. La même observation est faite pour les courants
84
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

critiques (Figure IV.15). En polarité négative, les tensions critiques et les


courants critiques calculés sont proches des tensions critiques et des courants
critiques mesurées pour N=530et n=0,24 dans le cas de la pollution 1.
Cependant, les tensions et les courants critiques, spécifiques aux autres
pollutions, diffèrent des valeurs calculées.

−𝑛
𝑉𝑎𝑝𝑝 = 𝑁𝐼𝑚 𝑋𝑚 + 𝑟𝑝 . (𝐿 − 𝑋𝑚 ). ∑𝑚
𝑘=1 𝐼𝑘 + 𝑉𝑒 (IV.7)

𝐼 −3 𝐿−𝑋 𝑏 𝑏
𝑉 = 𝑎1 + (𝑎2 + 𝑋). 𝑎4. (1𝑛 𝑎 ) + . 𝑝𝑝 . (1 + 2𝜋(𝐿−𝑋) . 𝑙𝑛 2𝜋𝑎 ) . 𝐼 + 𝑉𝐸 (IV.8)
3 𝜋 𝑑

Figure IV. 14 : Comparaison entre les tensions critiques calculées et mesurées


en fonction de la résistance linéique de la pollution dans les deux polarités.

85
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

Figure IV. 15 : Comparaison entre les courants critiques calculés et mesurés


en fonction de la résistance linéique de la pollution dans les deux polarités.

A partir de ces résultats, nous pouvons confirmer que la présence de matières


insolubles dans la pollution affecte les caractéristiques de la décharge du
contournement. Cela peut être expliqué, dans un premier temps, par les
variations des constantes statiques de la décharge N et n. Le Tableau IV.4
montre les variations des constantes N et n suivant la constitution de la pollution
et la polarité appliquée à partir d’une régression numérique en utilisant un
logiciel adapté –Curve-. D’après ce tableau, les constantes de la décharge ne
sont pas les mêmes pour les deux polarités pour l’ensemble des pollutions
étudiés.

Polarité positive Polarité négative


Electrolyte
N+ n+ N- n-
Pollution 1 555,56 0,39 549,43 0,26

Pollution 2 524,56 0,34 642,79 0,14


Pollution 3 595,85 0,27 565,80 0,21
Tableau IV. 4 : Variation de n et [Link] pollutions étudiées.

86
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

IV.7.3.3 Influence de la polarité :


Les résultats de nos mesures montrent que le contournement en polarité
positive est plus difficile qu’en polarité négative. Plusieurs hypothèses ont été
avancées pour interpréter cette « anomalie » par rapport aux décharges dans les
gaz.

Celles-ci mettent plus particulièrement en cause la pulvérisation cathodique de


la pollution ou l’affaiblissement de la rigidité diélectrique de l’intervalle d’air au
voisinage de la décharge. Nous reviendrons sur ce point dans les paragraphes
suivants. Nous constatons deux comportements différents dans le cas de
l’électrolyte composé :

▪ Pour une pointe positive, N augmente avec la masse de DDNS alors que n
diminue,
▪ Pour une pointe négative, N diminue lorsque la masse de DDNS tandis que
n augmente.

Nous avons estimé l’écart relatif des tensions et courants critiques de chaque
type de pollution par rapport à la polarité positive selon la relation :

𝑝𝑜𝑙𝑙 (+) 𝑝𝑜𝑙𝑙 (−)


𝑝𝑜𝑙𝑎𝑟𝑖𝑡é (𝑈𝑐𝑟𝑖 𝑖 −𝑈𝑐𝑟𝑖 𝑖 )
∆𝑈𝑐𝑟𝑖 = 100. 𝑝𝑜𝑙𝑙 (+) (IV.9)
𝑈𝑐𝑟𝑖 𝑖

𝑝𝑜𝑙𝑙 (+) 𝑝𝑜𝑙𝑙𝑖 (−)


𝑝𝑜𝑙𝑎𝑟𝑖𝑡é (𝐼𝑐𝑟𝑖 𝑖 −𝐼𝑐𝑟𝑖 )
∆𝐼𝑐𝑟𝑖 = 100. 𝑝𝑜𝑙𝑙 (+) (IV.10)
𝐼𝑐𝑟𝑖 𝑖

𝒑𝒐𝒍𝒍 𝒑𝒐𝒍𝒍𝒊
Où 𝑼𝒄𝒓𝒊 𝒊 et 𝑰𝒄𝒓𝒊 sont respectivement la tension critique et le courant critique
de la pollution « i » et le signe entre parenthèse désigne la polarité.

87
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

Tableau IV.5 et Tableau IV.6 illustrent les variations de ces écarts en fonction
de la résistance linéique de la pollution pour chacune des pollutions considérées.
D’après ces tableaux, on remarque que l’écart relatif des tensions critiques
augmente avec la résistance de la pollution. Nous observons également que ces
écarts changent selon le type de pollution pour des valeurs identiques de la
résistance linéique. Quant à l’écart relatif des courants critiques, nous constatons
une forte dispersion quelle que soit la nature de la pollution.

Ainsi, la présence de matières insolubles dans la pollution affecte les tensions et


les courants critiques dans les deux polarités. Cette influence serait due à la
variation des constantes caractéristiques de la décharge n et N avec le type de
pollution et la polarité de la tension.

rp(kΩ/cm) Pollution 1 Pollution 2 Pollution 3


1,25 6,67 0,00 0,00
3,13 5,26 5,56 10,53
6,25 16,67 25,00 13,64
9,38 16,00 26,92 20,83
12,50 26,67 25,93 19,23
Tableau IV. 5 : Variation de l’écart relatif des tensions critiques en fonction du type de
pollution

rp(kΩ/cm) Pollution 1 Pollution 2 Pollution 3


1,25 13,75 5,00 1,01
3,13 20,55 40,18 16,18
6,25 -5,14 -11,54 13,29
9,38 -6,15 3,85 3,70
12,50 28,07 3,36 16,67
Tableau IV. 6: Variation de l’écart relatif des courants critiques en fonction du type de
pollution.

88
CHAPITRE IV ETUDE DU CONTOURNEMET DES ISOLATEURS HT

IV.8 DISCUSSION :
Il ressort de cette étude, que la constitution de la pollution joue un rôle
plus ou moins important sur les paramètres critiques du contournement. Cette
influence dépend de la présence de matières insolubles dans la pollution et de la
polarité de la tension. Une première analyse nous a permis de mettre en évidence
ces effets sur les constantes caractéristiques n et N de la décharge.

Les tensions critiques et les courants critiques sont fonction, entre-autres, de la


quantité de DDNS présente dans la pollution. Cette dépendance se manifesterait
par la variation des valeurs des constantes caractéristiques de la décharge n et N
que nous avons considérées. N et n changent en effet avec le type de pollution,
la quantité de DDNS et la polarité de l’électrode HT.

IV.9 CONCLUSION :
A la lumière de nos résultats et de nos interprétations, l’effet de la
constitution de la pollution pourrait être traduit par une variation de conductivité
de la décharge et par conséquent de sa température. Les conditions critiques
sont-elles mêmes liées à la conductivité de la décharge, de sa température et de
la résistivité de la pollution.

Ainsi, la conductivité de la décharge et sa température peuvent en effet traduire


physiquement les variations des constantes de la décharge n et N en fonction de
la constitution de la pollution, la polarité et la forme de tension.

89
CONCLUSION
GENERALE
CONCLUSION GENERALE

CONCLUSION GENERALE :
Dans ce travail, nous avons présenté un modèle de prédiction analytique et
dynamique, basé sur l'équilibre énergétique, les circuits électriques équivalents et
les caractéristiques physiques de l'arc. Nous avons montré l'utilité de la théorie
des circuits électriques équivalents pour la modélisation dynamique des
décharges se propageant sur des surfaces isolantes polluées de manière
discontinue et la prédiction de leurs caractéristiques. Ainsi, ce modèle nous a
permis de déterminer les différents paramètres de la décharge en tenant compte de
la géométrie de l'isolateur réel grâce à l'introduction du facteur de forme. Il permet
de calculer la tension de contournement des isolateurs et de décrire la dynamique
de l'arc en tenant compte du changement de la résistance durant la propagation,
du type de bande et ses caractéristiques (conductivité, épaisseur, largeur,
positionnement par rapport aux électrodes), du profil de l'isolateur, de la
construction des lignes de courant au pied de la décharge, de la variation du rayon
de l'arc pendant son évolution et ce jusqu'au contournement et la vitesse
instantanée de propagation de la décharge. Il permet également d'analyser
l'évolution de la tension à la tête de l'arc et la chute de tension dans l'arc en
fonction de la forme de la tension appliquée (impulsionnelle, alternative et
continue).
Il ressort des différentes simulations que, sous tensions impulsionnelles, la
propagation de la décharge s'effectue en général par bonds. Les instants de pause
observés entre chaque bond, sont des instants où le critère de propagation n'est
pas satisfait, c'est-à-dire que la résistance de l'arc est supérieure à celle de la
couche de pollution. Durant ces pauses, la charge à la tête de la décharge se
reconstitue de manière à ce que le champ puisse atteindre des valeurs
permettant à la décharge d'avancer.
La disposition des bandes de pollution par rapport aux électrodes, leurs
largeurs, leurs épaisseurs et leurs conductivités (suivant qu'elles sont faiblement

91
CONCLUSION GENERALE

ou fortement polluées) ont une influence significative sur les paramètres de la


décharge. Une configuration à plusieurs bandes avec la bande dont la
conductivité la plus élevée est du côté de l'électrode de masse dans le cas
d'une configuration à deux bandes, ou avec les deux bandes les plus conductrices
(les plus polluées) proches des électrodes dans le cas d'une configuration à trois
bandes ou plus, génère des courants plus importants que dans le cas inverse.
D'autre part, plus la conductivité de la couche de pollution est élevée, plus
le courant sera important et le temps de propagation de la décharge court. Par
ailleurs, une diminution de l'épaisseur de cette même couche de pollution
augmentera le temps de propagation et conduira au contournement.

Pour un isolateur circulaire, la forme des décharges observées


expérimentalement et leur mode de propagation dépend de la configuration de
l'isolateur et de la conductivité de chaque bande. Sous tension impulsionnelle, la
décharge se propage radialement. Les canaux de décharges sont continus ou
discontinus selon la conductivité des bandes polluées. Pour un électrolyte de
conductivité élevée, les canaux de décharge sont discontinus. D'autre part, le
nombre de branches est plus important en polarité positive qu'en polarité
négative. Et pour une tension donnée, la longueur des décharges est plus
importante en polarité positive. La longueur finale de la décharge augmente avec
la tension.
D'autre part, le courant obtenu par simulation croît par paliers et prend une
valeur beaucoup plus importante que dans le cas expérimental. Cette croissance
par paliers est due aux multiples changements de conductivité au passage d'une
bande à une autre.
Sous tension alternative, si le contournement n'intervient pas dans la
première alternance, il est nécessaire que la condition de réamorçage soit remplie.
Il est par ailleurs important de noter qu'en alternatif, il s'agit de la tension crête.
La tension de contournement sous tension continue est nettement plus faible que
sous tension alternative. Comme dans le cas de la tension impulsionnelle, en
92
CONCLUSION GENERALE

alternatif le courant augmente quand la résistivité de la couche de pollution


diminue. Lors du contournement, le courant de décharge d'un isolateur pollué
sous tension continue augmente avec la conductivité des bandes de pollution
mais surtout celle de la dernière zone sur laquelle intervient la phase de
contournement. Contrairement à certains cas rencontrés en alternatif, la longueur
de propagation en tension continue, évolue toujours de manière quasi-linéaire.

L'augmentation de l'épaisseur de la bande de pollution conduit à


l'augmentation de la résistance de l'arc et à la diminution de la charge accumulée
et donc à la baisse du courant de charge. D'autre part, plus l'épaisseur de la couche
de pollution est importante, plus rapide sera le contournement de l'isolateur. La
réduction du temps de propagation a pour conséquence la baisse de la vitesse
de l'assaut final. Aussi, la tension de contournement est d'autant plus faible
que le temps de contournement est élevé.
Quant à l'influence de la conductivité des couches de pollution, notons que
le courant atteint des valeurs élevées quand cette conductivité est grande. Le
courant et la charge sont d'autant plus importants quand le rapport entre les
conductivités des différentes bandes est élevé, ce qui se traduit par une nette
augmentation du rayon du canal de la décharge.

L'évolution des vitesses suit celles des courants et des charges ; il en est
de même des valeurs maximales.
Aussi, les tensions de contournement d'un isolateur donné sont plus
élevées en tension impulsionnelle qu'en tension alternative. Et elles sont plus
élevées en alternatif qu'en continu.

93
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