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Hacini Chaima

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‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬

BADJI MOKHTAR ANNABA-UNIVERSITY ‫جامعة باجي مختارعنابة‬


UNIVERSITE BADJI MOKHTAR ANNABA

FACULTE DES SCIENCES DE L’INGENIORAT


DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE

MEMOIRE
PRESENTE EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE MASTER

INTITULE

CALCUL DES PERFORMANCES D’UNE MACHINE


FRIGORIFIQUE A COMPRESSION DE VAPEUR
UTILISANT LES FLUIDES R22 ET R134a

DOMAINE : SCIENCES ET TECHNOLOGIE

FILIERE : MASTER

SPECIALITE : ENERGETIQUE
PRESENTE PAR : HACINI CHAIMA

DIRECTEUR DU MEMOIRE : PR BOUMARAAF L.

DEVANT LE JURY

PRESIDENT : BOUMARAF L. Pr UBM-ANNABA

EXAMINATEURS :
DJEMILI A. MC-A UBM-ANNABA
KADRI S. MA-A UBM-ANNABA

Année 2019
Remerciements

Je remercie avant tout, Allah qui m’a éclairé la bonne voie et m’a aidé à la
parcourir.

Je tiens à adresser mes sincères remerciements à mon encadreur le professeur


LATRA. BOUMARAF qui, s’est toujours montrée à l’écoute, pour son
dévouement, ses conseils avisés qui m’ont été d’une grande aide, et sans qui ce
mémoire n’aurait jamais vu le jour. MERCI d’avoir acceptée de m’encadrée.

Je tiens également à remercier Madame LATRA. BOUMARAF pour avoir


accepté d’évaluer ce travail, et qui me fait l’honneur d’accepter la présidente du
jury.

A tous mes enseignants, pour leurs dévouements et leurs encouragements tout au


long de notre cursus universitaire.

Un remerciement aussi pour Mr BOURASSE BACHIR qui est un ingénieur à la


COX ainsi que toute l’équipe de l’unité pour l’aide qu’ils nous ont fourni.

Mes vifs remerciements vont aussi à Monsieur DJEMILI. Et Monsieur KADRI.


SALIM, pour avoir accepté d’examiner ce travail et de prendre part au jury.

Enfin, vivement mes vifs remerciements à ma double Asma et mes amies Zineb,
Roumaissa et Sara et mon petit frère Hamed Hammadi.
Dédicace

Je dédie ce travail à :

Cher papa qui était compagnon dans ma vie et chère mère la chose la plus
précieuse que je possède. Je leur remercie vivement pour leur soutien et leur
Encouragement durant toute ma carrière d’étude,

Mes sœurs,

Toute ma grande famille,

Toute mes amies et mes proches.

Tous les étudiants de Génie Mécanique.

Tous ceux qui m’ont aidé de loin ou de prés durant les moments difficiles.

Toute personne qui m’aime et je l’aime.


Sommaire

Sommaire

Nomenclature i
Liste des tableaux iv
Liste des figures iii
Introduction générale 01

CHAPITRE I : Différentes Techniques de production du froid

I.1. Introduction 03
I.2. Histoire des techniques du froid 03
I.3. Définition d’une machine frigorifique 06
Ⅰ.4 Machine ditherme 06
Ⅰ.4.1 Coefficient de performance 07
Ⅰ.4.2 Efficacité de Carnot 08
Ⅰ.4.3 Principe de fonctionnement 10
Ⅰ.5 Machines tritherame 13
Ⅰ.5.1 Cycle frigorifique tritherme théorique 13
Ⅰ.5.2 Machines thermo frigorifiques 14

a) Machine frigorifique à absorption 14


b) Machine frigorifique à adsorption 15
c) Machine frigorifique à éjecto-compression 16
Ⅰ.6 Les éléments de la machine frigorifique conventionnelle classique 16
Ⅰ.6.1 Le compresseur 16
Ⅰ.6.2 Le Détenteur 19

Ⅰ.6.3 Echangeurs de chaleur 21

Ⅰ.6.3.1 Condenseur 21

Ⅰ.6.3.2 Evaporateur 24

I.7 Conclusion 28
Sommaire

CHAPITRE II : Le fluide frigorigène

Ⅱ.1 Introduction 29
Ⅱ.2 Rappel historique 29
Ⅱ.3 Les familles des fluides frigorigènes 29
Ⅱ.3.1 Eléments simples 29
Ⅱ.3.2 Composés purs (inorganiques ou organiques) 29
Ⅱ.3.3 Mélanges 30
Ⅱ.4 Classification des fluides frigorigènes 30
a) Les composés inorganiques 30
b) Les composés organiques 30
Ⅱ.5 Propriétés environnementales 31
Ⅱ.6 Domaines d’application 33
Ⅱ.7 Critères de choix d’un fluide frigorigène 34

Ⅱ.7.1- Les critères environnementaux (ODP, GWP) 35

Ⅱ.7.2 Critères de sécurité 35

Ⅱ.7.3 Critères techniques 36

Ⅱ.7.4 Compatibilité avec les huiles de lubrification 36

Ⅱ.7.5 Critères économiques 36

Ⅱ.7.6 Critères thermodynamiques 36


Ⅱ.8 Formule chimique d’un fluide frigorigène 36

I.9 Conclusion 37

CHAPITRE III : Calcul des performances de la machine frigorifique à


compression de vapeur utilisant le R22 et R134a

Ⅲ.1 Détermination des performances du cycle frigorifique d’une machine conventionnelle 38

Ⅲ.1.1 Echanges thermiques dans l’échangeurs 38

Ⅲ.1.2 calcul du cycle frigorifique du système 40

Ⅲ.1.3 Calcul du le coefficient de performance 46


Sommaire
Ⅲ.1.4 Calcul du le coefficient de performance Carnot (𝑐𝑜𝑝𝑐 ) 46

Ⅲ.1.5 Le rendement frigorifique (η) 47

Ⅲ.2 calcul des surfaces d’échange de l’évaporateur et du condenseur 47

Ⅲ.2.1 calcul des débits de fluides frigorigènes et du fluide caloporteur 47

Ⅲ.2.2 détermination des températures des différentes zones de transféré thermique dans
l’évaporateur et le condenseur 48

Ⅲ.2.3 Calcul des surfaces globales d’échange de l’évaporateur et du condenseur 57


III.3 Conclusion 60

Conclusion générale 61
Références Bibliographiques
Nomenclature

Nomenclature
Lettres latines

A : surface d’échange (𝑚2 )

COP : coefficient de performance


Cp eau : chaleur spécifique à pression constante de l’eau (kJ/kg. k)

FF: fluide frigorigène


GWP: global warming potential;

h : enthalpie (kJ/kg)

ṁ : débit (kg/ s)

ODP : Ozone Déplétion Potential

P : pression (bars)

𝑄̇ : puissance frigorifique (W)


Q ∶ Chaleur reçue de la source froide (J)
R : désigne Réfrigérant.
S : entropie (kJ/kg. k)

T : température du fluide frigorigène (°C)


U : coefficient globale d’échange thermique (W/𝑚2 .k)

W : travail reçu (J)


x : titre

Lettres grecques

θ : température du fluide caloporteur (°C)

ɳ : le rendement frigorifique
∆ : l’écart
∆𝑇𝐿𝑀 : Température moyenne logarithmique (°C)

Indices et exposants

C : condenseur
c : carnot , chaude
E : évaporateur

i
Nomenclature

𝑒 : entrée

f : froid

s : sortie

i
Liste des tableaux

Liste des tableaux


Tableau Ⅰ.1 : Avantages et inconvénients des condenseurs à air et à eau 22

Tableau Ⅱ.1 : Propriétés environnementales 33

Tableau Ⅱ.2 : Domaines d’application privilégiés des fluides frigorigènes les


Plus utilisés. 34
Tableau III.1 : Propriétés thermodynamiques pour le fluide frigorigène R22. 43
Tableau III.2 : Propriétés thermodynamiques pour le fluide frigorigène R134a. 46
Tableau III.3 : coefficient global d’échange dans le condenseur et l’évaporateur 58
Tableau III.4 : paramètre de performance de la machine frigorifique à compression de
vapeur utilisons R22 et R134a 60

iv
Liste des figures

Liste des figures

Figure I.1 Machine frigorifique à compression mécanique simple. 06

Figure Ⅰ.2 Cycle d'une machine ditherme 07

Figure Ⅰ.3 Efficacités de Carnot en fonction des températures des sources chaudes et

froides. 08

Figure Ⅰ.4 Exemple d’un cycle moteur de Carnot : représentation P-h et T-s 09

Figure Ⅰ.5 Tracés du cycle de réfrigération à compression de vapeur dans les diagramme
T-s et P-h 10

Figure Ⅰ.6 Fonctionnement de l'évaporateur 10

Figure Ⅰ.7 Fonctionnement du compresseur 11

Figure Ⅰ.8 Fonctionnement du condenseur 11

Figure Ⅰ.9 fonctionnement du détendeur 12

Figure Ⅰ.10 Cycle frigorifique 12

Figure Ⅰ.11 Diagramme enthalpique du cycle frigorifique 13

Figure Ⅰ.12 Cycle tritherme 13

Figure Ⅰ.13 Machine frigorifique à absorption- principe 15

Figure Ⅰ.14 Machine frigorifique à adsorption- principe 16

Figure Ⅰ.15 Machine frigorifique a éjecto-compression- principe 16

Figure Ⅰ.16 Compresseur hermétique 17

Figure Ⅰ.17 Compresseur semi hermétiques 18

Figure Ⅰ.18 Compresseur ouvert 18

Figure Ⅰ.19 Les tubes capillaires 20

Figure Ⅰ.20 Les détendeurs thermostatiques 20

Figure Ⅰ.21 Les détendeurs électroniques 21

Figure Ⅰ.22 Condenseurs faisceaux horizontal et vertical 23

Figure Ⅰ.23 Condenseur double tube 24

iii
Liste des figures

Figure Ⅰ.24 Condenseur multitubulaire. 24

Figure Ⅰ.25 Evaporateur double tube. 26

Figure Ⅰ.26 Evaporateur du type échangeur à plaques brasées. 27

Figure Ⅲ.1 Evolution des températures dans l’évaporateur 39

Figure Ⅲ.2 Evolution des températures dans le condenseur 40

Figure Ⅲ.3 Diagramme enthalpique du cycle frigorifique 40

Figure Ⅲ.4 Evolution des températures dans l’évaporateur à La zone de surchauffe


(R22) 49

Figure Ⅲ.5 Evolution des températures dans l’évaporateur à La zone d’évaporation


(R22) 50

Figure Ⅲ.6 Evolution des températures dans l’évaporateur à La zone de surchauffe


(R134a) 50

Figure Ⅲ.7 Evolution des températures dans l’évaporateur à La zone d’évaporation


(R134a) 51

Figure Ⅲ.8 Evolution des températures dans le condenseur à zone de désurchauffe


(R22) 52

Figure Ⅲ.9 Evolution des températures dans le condenseur à zone de sous


refroidissement (R22) 53

Figure Ⅲ.10 Evolution des températures dans le condenseur à zone de condensation


(R22) 54

Figure Ⅲ.11 Evolution des températures dans le condenseur à zone de


désurchauffe (R134a) 55

Figure Ⅲ.12 Evolution des températures dans le condenseur à zone de sous


refroidissement (R134a) 56

Figure Ⅲ.13 Evolution des températures dans le condenseur à zone de condensation


(R134a) 57

iii
Introduction générale
Introduction générale

Introduction générale
Il est bien connu que la technique de production de froid est très complexe. En effet, elle
nécessite beaucoup de prudence, de vigilance et d’expérience de la part des techniciens,
ingénieurs et industrialistes. De nos jours, le froid est devenu une énergie indispensable pour
notre vie courante.
 Le froid trouve de nombreuses applications dans des domaines très variés (industries
agro-alimentaires, médecine, confort thermique…) et c’est dans le domaine
alimentaire que le froid occupe une place prépondérante car il permet de limiter les
gaspillages (pertes après récolte …) et de prolonger la durée de conservation des
produits ce qui permet un élargissement des échanges.
 EX : on a pu estimer que dans certaines régions du monde, 50% des denrées
alimentaires disponibles se perdent pendant la période qui s’écoule entre le moment de
la production et celui de la consommation.
L’objectif du froid
Dans le domaine alimentaire
 Il permet d’augmenter la durée de conservation de certains fruits et légumes, de même
l’utilisation d’adjuvants permet de renforcer l’action du froid mais leur utilisation doit
être conforme à la législation nationale relative à la protection des aliments.
 Le froid permet de maintenir la qualité originelle des produits en limitant (où
en supprimant) les altérations liées au développement des microorganismes,
altérations très rapides dans les pays chauds à cause des conditions climatiques
(température, humidité relative) qui sont favorables à la prolifération des bactéries,
levures et moisissures.
 En industrie agroalimentaire (lait, fromage…) le froid permet d’améliorer leur qualité
en favorisant la maitrise des conditions de fabrication par une optimisation des
paramètres climatiques influençant le comportement des microorganismes.
 Le froid permet aussi l’augmentation du volume de production agricole par la
modification du cycle végétatif des plantes améliorant ainsi leur rendement
(printanisation des céréales…)
Pendant les mois de repos, les germinations, sous l’action du froid, subissent une série
de transformations internes qui les rendent aptes à monter en fleur au printemps
suivant. Sans cette action, le blé d’hiver donnerait très peu ou pas d’épis
En production animale
 Le froid permet la conservation longue durée du sperme destiné à l’insémination
artificielle ou encore la conservation des sérums et des vaccins destinés à enrayer les
épidémies frappant les animaux.

La production de froid pour les besoins domestiques, commerciaux et industriels nécessitent


l’utilisation d’un dispositif capable d’extraire de la chaleur dans le milieu à refroidir pour la
rejeter dans un milieu dit extérieur, ce dispositif qui obéit nécessairement au second principe
de la thermodynamique est appelé « machine frigorifique ».

1
Introduction générale

La conception, la réalisation et l’exploitation et/ou le suivi d’une telle machine


nécessitent de bonnes connaissances en thermodynamique, en mécanique des fluides, en
transfert thermique et en électrotechnique.
Le froid peut être produit directement ou indirectement.
On parle de refroidissement direct lorsque la substance à refroidir (par exemple l’air) est en
contact avec le fluide circulant en circuit fermé dans la machine (par l’intermédiaire de
l’échangeur). Par contre la refroidissement indirect le froid produit par le ‟groupe froid"est
transfére vers ‟l’unité à refroidir" au moyen d’un fluide intermédiaire appelé fluide
frigoporteur
Les machines frigorifiques classiques à compression comportent essentiellement des
condenseurs, des évaporateurs, des compresseurs et des détendeurs. Pour le bon
fonctionnement de ces machines, il est primordial d’utiliser comme fluide de travail un fluide
appelé frigorigène.
Le premier chapitre concerne les différentes techniques de production du froid et le rappel des
notions de base des machines frigorifiques ditherme et tritherme.
Dans le second chapitre sont présentés les différents familles, types et propriétés des fluides
frigorigènes ainsi que les différents critères de choix des fluides frigorigènes
Le troisième et dernier chapitre du mémoire est consacré à la détermination des performances
d’une machine conventionnelle à compression de vapeur utilisant les deux fluides frigorigènes
R134a et le R22. Par ailleurs, le condenseur et l’évaporateur de la machine ont été
dimensionnés pour une puissance frigorifique de 5 kW.
Enfin, nous terminons notre travail par une conclusion générale.

2
Introduction générale

3
Chapitre I
Différentes Techniques de production du froid
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Ⅰ.1 Introduction
De nos jours, le froid est devenu une énergie indispensable pour notre vie courante. Il est utilisé
dans de nombreuses applications telles que : conservation de denrées périssables, conservation
des aliments, climatisation, refroidissement de procèdes industriels … etc. [1]
Le froid est la sensation contraire du chaud, associée aux températures basses, il abaisse
la température des denrées et de fait ralentit les évolutions physiologiques, biochimiques et
microscopiques. Le froid ne stérilise pas, contrairement à la chaleur : Le stock microscopique
n’est jamais totalement détruit, quel que soit le niveau de température atteint.
On peut créer le froid artificiellement en effectuant le vide dans une chambre ou par des
systèmes réfrigérants tels que les réfrigérateurs ou les congélateurs qui sont deux types
fondamentaux de traitement par le froid des denrées alimentaire.
- Le froid positif : la réfrigération
- Le froid négatif :la congélation
La réfrigération
Le traitement par le froid (réfrigération) consiste à refroidir, puis à conserver une denrée à
température positive (à 0°C) de telle façon que l’eau contenue dans cette denrée, ne puisse
être transformée en glace.
La congélation
Le traitement par le froid (congélation) consiste à refroidir, à congeler et à conserver une denrée
à une température très inférieure à celle de l’eau constitutive en son sein. Une grande partie de
cette eau est transformée en glace sous forme de cristaux plus ou moins gros. Les températures
usuelles de conservation par congélation sont comprises entre -10°C et -35°C [2].
Pour acquérir une température ambiante inférieure à celle extérieure, il est nécessaire de prévoir
une installation frigorifique dont la puissance soit correctement déterminée et les composantes
parfaitement sélectionnées, vue sa nécessité dans le domaine du froid industriel [1].
Ⅰ.2 Histoire des techniques du froid
La production de froid à partir d'équipements conçus et fabriqués par les hommes débute au 19e
siècle.
a) Les premières machines
En 1834, l’américain Jacob Perkins invente une machine à compression de vapeur (en cycle
fermé) en utilisant comme fluide frigorigène l'éthyle. Un seul prototype fut construit. Une
vingtaine d'années plus tard, l’écossais James Harrison, dépose un brevet sur une idée très
proche en utilisant le même fluide frigorigène : l’éthyle. Ce fluide est inflammable et toxique

3
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

mais c'est le seul fluide qui sera utilisé dans les quelques machines à compression fabriquées
jusqu’à la fin du 19e siècle.

Durant cette période deux autres principes vont être utilisés pour la production artificielle de
froid : les cycles à air et les cycles à absorption
Le cycle à air a été utilisé la première fois par l’américain John Gorrie, médecin en Floride, qui
souhaitait produire de la glace pour améliorer le confort de ses patients. La première machine
construite sur ce principe le fut en 1844. Par crainte de réactions hostiles de ses citoyens compte
tenu des préjugés religieux de l'époque ("Seul Dieu était capable de produire de la glace et de
la neige"), l'invention resta cachée. Gorrie obtint cependant un brevet américain en 1851. La
machine utilisant le cycle à air connut, malgré des performances énergétiques médiocres, un
grand succès à la fin du siècle. Ceci tout particulièrement sur les bateaux pour des raisons
évidentes de sécurité. L’utilisation de ce cycle s'est ensuite progressivement réduite et est
aujourd'hui limitée à la climatisation des avions.

La machine à absorption a été inventée en 1859 par le français Ferdinand Carré qui choisit
comme fluide frigorigène l'ammoniac. Le succès de cette machine fut rapide, tout
particulièrement aux Etats-Unis. Cette machine domina largement les autres types de machines
jusqu'en 1875. On notera que la théorie sur les systèmes à absorption fut développée bien plus
tard, en 1913, par l’allemand Edmund Altenkirch [3].
Par conséquent, les machines à absorption s’avèrent être des systèmes assez fiables et
économiques tout en n’ayant aucune incidence négative enver
l’environnement [4].
Les machines à compression ne connurent une réelle industrialisation qu’à partir de 1870 quand
des fluides frigorigènes moins dangereux que l’éthyle furent proposés: le dioxyde de soufre
(SO2), chlorure de méthylène, dioxyde de carbone (CO2). Ce dernier fut largement utilisé dans
les transports maritimes à partir de 1890 en remplacement des machines à air.
Ainsi la deuxième moitié du 19e siècle fut la période des pionniers de la réfrigération qui surent
fabriquer et utiliser les premiers équipements... sans pour autant avoir une appréhension
scientifique des phénomènes dont ces machines étaient le siège.

b) La naissance de la technologie du froid au 20e siècle


A proprement parlé, la naissance de la technologie de la production du froid (par technologie
nous entendons l’utilisation d'outils intellectuels et de théories pour la conception et la

4
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

réalisation de machines) peut être datée du début du 20e siècle : la prédominance des machines
à compression de fluides liquéfiables était devenue effective et la production artificielle de plus
en plus importante. Il fallut toutefois attendre l'année 1915 pour que dans le pays le plus
moderne de l'époque, les Etats Unis, la production artificielle de glace dépasse la production
"naturelle" de glace [3].
(Le brevet de Carré prévoyait deux types de machines pour la production de la glace : une à
faible puissance et à fonctionnement intermittent et une autre plus puissante à cycle continu)
[4].
La prédominance de l’ammoniac dans les machines à compression dura jusqu’en 1930. A cette
date, trois chercheurs mettent au point des fluides frigorigènes de type hydrocarbures halogénés
dont le nom commercial sera "Fréon". Thomas Migley, Albert Leon Henne et Robert R.
McNary travaillaient alors dans les laboratoires de la société Frigidaire à Dayton (Ohio). La
production industrielle de R12 (CCl2F2) en 1931 puis celle du R11, R114, R113, R22 en 1936
fut réalisée par la société Kinetic Chemical Inc à Wilmington (Delaware). Ces fluides
frigorigènes dérivés du méthane et de l'éthane dominèrent tous les secteurs de la réfrigération
pendant quarante années alors que l'ammoniac restait le fluide adapté aux machines
industrielles de grosse puissance.
En 1973, la crise pétrolière força les industriels et les utilisateurs à une prise en compte des
problèmes énergétiques. En vingt années, la technologie du froid a connu des améliorations
majeures :
- amélioration des compresseurs, notamment des compresseurs hermétiques ;
- introduction de nouveaux types de compresseurs : compresseurs SCROLL ;
- amélioration des performances des échangeurs grâce aux développements de tubes, ailettes et
plaques à haute performance.
En 1983, la mise en évidence d'un trou d'ozone au dessus du continent antarctique et la mise en
cause des fluides de type hydrocarbures halogénés, tout particulièrement les
chlorofluorocarbures (CFC), bouleverse le monde du froid.
Des règles internationales de réduction et d'arrêt de production des CFC sont édictées par le
protocole de Montréal (1987). La réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES) dont
font partie les HCFC et les HFC, fluides utilisées dans les équipements de production de froid,
est engagée suite au protocole de Kyoto en 1992 et aboutit récemment à la mise en place de
directives européennes contraignantes [3].

5
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Ⅰ.3 Définition d’une machine frigorifique


Une machine frigorifique est une machine thermodynamique destinée à assurer le froid d’un
local ou d’un système à partir d’un apport de travail produit par une source de chaleur externe.
On peut définir également la machine frigorifique comme un matériel permettant de réaliser
l’écoulement de chaleur dans le sens inverse du sens naturel, c’est–à–dire d’un milieu chaud
vers un milieu froid. Une dépense d’énergie sera bien entendu inévitable pour réaliser ce
transfert inverse. L’énergie nécessaire pour assurer le transfert doit être inférieure à l’énergie
calorifique utile pour que le système ait un quelconque intérêt [5].
Généralement la machine frigorifique a pour éléments principaux :
 1’évaporateur : placé dans le milieu à refroidir pour assurer la production frigorifique.
 1e condenseur placé dans le milieu auquel on désire céder une quantité de chaleur.
 1e compresseur permettant d’assurer un mouvement continu du fluide frigorigène et de
le faire comprimer de la basse pression à la haute pression.
La machine frigorifique est basée sur la propriété des fluides frigorigènes de s'évaporer et de
se condenser à des températures différentes en fonction de la pression.

Figure Ⅰ.1 Machine frigorifique à compression mécanique simple [6].

Ⅰ.4 Machine ditherme

Pour mettre en œuvre un cycle frigorifique, il est donc nécessaire de disposer d’au moins deux
sources de chaleur (Figure Ⅰ.2) L’une sera appelée source froide (celle dont on va extraire la
chaleur) et l’autre la source chaude (celle où l’on va rejeter la chaleur). Appliquons le premier
principe à un cycle décrit entre ces deux sources thermiques.

6
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Figure Ⅰ.2 Cycle d'une machine ditherme

Sources :
Qf +Qc +W = 0 (Ⅰ.1)
Où Qf est la chaleur reçue de la source froide, Qc la chaleur rejetée à la source chaude et W
l’énergie mécanique reçue. Le second principe nous permet d’écrire, pour un cycle réversible
et en supposant que les échanges de chaleur se font à la température des sources :
Qf Q
+ Tc = 0 (Ⅰ.2)
Tf C

D’où :
T
QC = −Qf TC (Ⅰ.3)
f

Si on reporte cette expression dans l’équation (1), on obtient :


T
W = Qf ( TC − 1) (Ⅰ.4)
f

La température TC de la source chaude étant supérieure à la température de la source froide Tf ,


et si la chaleur Qf est positive (on souhaite refroidir, donc extraire de la chaleur de la source
froide), le travail reçu W est donc positif.
 Il faut donc ainsi nécessairement apporter un travail mécanique lors d’un cycle
ditherme pour obtenir un effet frigorifique.
Performance d’une machine
Ⅰ.4.1 Coefficient de performance
Le coefficient de performance d’un cycle frigorifique, noté COP se définit comme le rapport
entre ce que l’on récupère (la chaleur extraite de la source froide) par rapport à ce que l’on
apporte (l’énergie mécanique). On a ainsi :
Qf
COP = (Ⅰ.5)
W

7
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Dans le cas du cycle ditherme, en reprenant l’expression (4), on obtient l’expression du


coefficient de performance dans le cas d’un cycle réversible :
1
COP = T (Ⅰ.6)
( c −1)
Tf

Ⅰ.4.2 Efficacité de Carnot


D’où l’expression de l’efficacité maximum pouvant être atteinte par un cycle ditherme
(efficacité de Carnot) :
COPC = COP (Ⅰ.7)

Figure Ⅰ.3 Efficacités de Carnot en fonction des températures des sources chaude et froide

 Cycle de Carnot
Sadi Carnot a posé en 1824 dans son ouvrage "Réflexions sur la puissance motrice du feu et les
machines propres à développer cette puissance" les bases d’un cycle idéal entre deux sources
de chaleur, connu depuis sous le nom de "cycle de Carnot". Celui-ci est composé de deux
isentropes adiabatiques et de deux isothermes. Un exemple (cycle moteur) est donné dans
(Figure Ⅰ.4).

8
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Figure Ⅰ.4 Exemple d’un cycle moteur de Carnot : représentation P-h et T-s

Si l’on fait fonctionner ce cycle en sens opposé, on obtient un cycle qui absorbe de la chaleur à
la source froide et qui en dégage à la source chaude. Il s’agit donc bien d’un cycle frigorifique,
on parle alors communément de "cycle inverse".
Les cycles réels à compression de vapeur, tels que celui présenté dans la Figure Ⅰ.5 diffèrent
principalement du cycle présenté dans la Figure Ⅰ.4 en deux points :
– on effectue la compression d’un gaz, et non d’un mélange diphasique
– le gaz est détendu sans récupération d’énergie mécanique, cette détente n’est donc pas
isentropique
En effet, la technologie ne permet pas actuellement de compresser un mélange diphasique
liquide-vapeur, c’est même une des premières causes de rupture des compresseurs. Bien que
des turbines permettent de récupérer l’énergie mécanique lors d’une détente, le rendement
encore faible, le fait de travailler avec un mélange diphasique et le coût de ces appareils rendent
leur utilisation exceptionnelle.
Ainsi, pour des raisons technologiques, la détente n’étant pas isentropique et l’échange de
chaleur avec la source chaude non isotherme, l’efficacité du cycle réel à compression de vapeur
est par conception inférieure à l’efficacité du cycle de Carnot [7].

9
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Figure Ⅰ.5 cycle de réfrigération à compression de vapeur dans les diagrammes T-s et P-h
[7].
Ⅰ.4.3 Principe de fonctionnement
Pour expliquer le fonctionnement, nous prendrons comme exemple les caractéristiques du
fluide frigorigène R22.
Dans l'évaporateur
Le fluide frigorigène liquide entre en ébullition et s'évapore en absorbant la chaleur du fluide
extérieur. Dans un deuxième temps, le gaz formé est encore légèrement réchauffé par le fluide
extérieur, c'est ce qu'on appelle la phase de surchauffe (entre 7 et 1) (figure Ⅰ.6).
La surchauffe d’une vapeur représente la différence entre la température de cette vapeur et
température d’évaporation du liquide qui lui a donné naissance Pour cette installation, la
surchauffe notée ∆T𝐸
Avec
∆T𝐸 : Surchauffe de vapeur exprimée en °C.
∆𝐓𝑬 = 𝑻𝟏 - 𝑻𝟕

Figure Ⅰ.6 Fonctionnement de l'évaporateur


Dans le compresseur

10
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Le compresseur va tout d'abord aspirer le gaz frigorigène à basse pression et à basse


température (1). L'énergie mécanique apportée par le compresseur va permettre d'élever la pre
ssion et la température du gaz frigorigène. Une augmentation d'enthalpie en résultera
(figure Ⅰ.7).

Figure Ⅰ.7 Fonctionnement du compresseur


Dans le condenseur
Le gaz chaud provenant du compresseur va céder sa chaleur au fluide extérieur. Les vapeurs
de fluide frigorigène se refroidissent ("désurchauffe"), avant l'apparition de la première goutte
de liquide (point 3), puis la condensation s'effectue jusqu'à la disparition de la dernière bulle
de vapeur (point 4). Le fluide liquide peut alors se refroidir de quelques degrés (sous-
refroidissement) avant de quitter le condenseur (figure Ⅰ.8).
L’un des renseignements les plus importantes sur la durée de vie de circuit frigorifique est la
valeur du sous refroidissement du liquide à la sortie du condenseur.
Le sous refroidissement ∆T𝐶 d’un liquide représente la différence entre la température de
condensation et la température du liquide à la sortie du condenseur.
Avec
∆T𝐶 : Sous refroidissement du liquide exprimé en °C.
∆𝐓𝑪 = 𝑻𝟒 - 𝑻𝟓

Figure Ⅰ.8 Fonctionnement du condenseur


Dans le détendeur

11
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

La différence de pression entre le condenseur et l'évaporateur nécessite d'insérer un dispositif


"abaisseur de pression" dans le circuit ; C'est le rôle du détendeur. Le fluide frigorigène se
vaporise partiellement dans le détendeur pour abaisser sa température (figure Ⅰ.9).

Figure Ⅰ.9 Fonctionnement du détendeur


On note qu’au cours de la détente, on n’a pas un travail fourni ou consommé et il n’y a pas un
transfert de chaleur avec le milieu extérieur. Donc, l’enthalpie est la même à l’entrée et à la
sortie du détendeur. La transformation 5-6 est isenthalpique. Elle est représentée par une
droite parallèle à l’axe des ordonnées
Fonctionnement complet
Le cycle est fermé, le fluide frigorigène évolue sous l'action du compresseur dans les quatre
éléments constituant la machine frigorifique (figure Ⅰ.10) [8].

Figure Ⅰ.10 Cycle frigorifique


L'ensemble du cycle peut être représenté dans le diagramme enthalpie-pression (figure Ⅰ.11).

12
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Figure Ⅰ.11 Diagramme enthalpique du cycle frigorifique [8]

Ⅰ.5 Machines tritherme


Ⅰ.5.1 Cycle frigorifique tritherme théorique
Si l’on dispose d’une troisième source de chaleur, il est possible de remplacer l’apport de travail
mécanique du cycle ditherme par un apport de "chaleur motrice" à un niveau de température
supérieur à la source chaude (une source donc très chaude !). De la chute de température entre
le "très chaud" et le "chaud", il est possible d’obtenir un effet moteur.

Figure Ⅰ.12 Cycle tritherme.

13
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Le principe d’un tel cycle est présenté dans la Figure Ⅰ.12. Si on note Th la température de la
troisième source, l’application du premier principe mène à :
Qf +Qc + Qh =0 (Ⅰ.8)
Où Qf est la chaleur reçue de la source froide, Qch la chaleur rejetée à la source chaude et Qh la
chaleur reçue à partir de cette source à haute température.
Le second principe nous permet d’écrire, pour un cycle réversible et en supposant que les
échanges de chaleur se font aux températures des sources
Qf Q Qh
+ Tc + =0 (Ⅰ.9)
Tf C Th

Ⅰ.5.1.1 Coefficient de performance


Le coefficient de performance d’un tel cycle frigorifique tritherme s’écrit :
Qf
COP = (Ⅰ.10)
Qh

Qc = - (Qf + Qh )
Si on reporte cette expression dans l’équation (9), on obtient :
Qf Qc + Qh Qh
- + =0
Tf TC Th
Qf Q Q Qh
- T f - Th + =0
Tf C C Th
1 1 1 1
Qf = (T − T ) - Qh (T + T ) = 0
f C C h

1 1 1 1
Qf = (T − T ) = Qh (T − T )
f C C h
1 1
Qf ( − )
TC Th
COP = = 1 1
Qh ( − )
Tf TC

Ⅰ.5.1.2 Efficacité de Carnot


Tf Th −Tc
COPc = (Ⅰ.11)
Tc −Tf Th

Remarquons que l’expression de ce coefficient de performance fait abstraction de la technologie


employée. Il s’agit du COP théorique pouvant être obtenu par un cycle réversible entre trois
sources de chaleur.

Ⅰ.5.2 Machines thermo frigorifiques


a) Machine frigorifique à absorption :
Ici l’aspiration de la vapeur de frigorigène se fait par l’intermédiaire d’un liquide absorbant qui
présente une forte affinité pour ce frigorigène. La vapeur est absorbée par tout le volume du
liquide absorbant. La Figure Ⅰ.13 montre comment s’effectue cette aspiration.
14
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

L’évaporateur est relié à une capacité, l’absorbeur, à l’intérieur de laquelle on pulvérise en


permanence la solution absorbante pauvre en frigorigène. La pulvérisation permet d’accroître
la surface de contact avec la vapeur de frigorigène. Le liquide absorbe le frigorigène,
provoquant ainsi la raréfaction de la vapeur et l’aspiration d’une nouvelle masse de frigorigène
issue de l’évaporateur. La solution enrichie en frigorigène (solution riche) quitte l’absorbeur et
est dirigée vers un autre point de la machine où, par chauffage, on procède à l’extraction du
frigorigène fixé. Les systèmes à absorption appartiennent donc à la catégorie des systèmes
frigorifiques au moins trithermes. L’absorption du frigorigène par la solution absorbante est
exothermique ce qui impose l’usage d’un échangeur de refroidissement de la solution
absorbante. Les systèmes à absorption furent les premiers systèmes frigorifiques
industriellement opérationnels. L’énorme développement des systèmes à compression les a
confinés dans des applications spéciales.

Figure Ⅰ.13 Machine frigorifique à absorption- principe

b) Machine frigorifique à adsorption


La fixation de la vapeur de frigorigène se fait ici sur la surface d’un solide (Figure Ⅰ.14)
l’adsorbant, présentant une grande affinité pour le frigorigène. L’adsorption de la vapeur
s’accompagnant d’un fort dégagement de chaleur, surtout dans le cas de la formation d’un
composé chimique, l’adsorbeur, relié à l’évaporateur du système frigorifique, comporte donc
un échangeur interne de refroidissement. La masse de frigorigène adsorbé est limitée par la
capacité d’adsorption de l’adsorbant.
Contrairement aux autres systèmes qui permettent une production continue de froid, les
systèmes à adsorption ont un fonctionnement intermittent. L’extraction du frigorigène adsorbé
se faisant par chauffage, les systèmes à adsorption entrent dans la catégorie des systèmes au
moins trithermes. Il n’y a encore que très peu d’utilisations pratiques de ces systèmes.

15
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

On rencontre aussi, très rarement il faut bien le dire, des machines hybrides qui combinent deux,
ou plus, de ces systèmes de base.

Figure Ⅰ.14 Machine frigorifique à adsorption- principe

c) Machine frigorifique à éjecto-compression


Dans ce type de machines frigorifiques, le compresseur mécanique est remplacé par un éjecteur.
Il est composé d’une chambre de mélange où arrive la vapeur motrice à travers une tuyère et la
vapeur aspirée mais aussi d’un diffuseur où le mélange se comprime et est éjecté vers le
condenseur. Les installations diffèrent selon qu’on emploie des fluides chlorofluorés (les plus
utilisées) ou de la vapeur d’eau.
Ce type de système consomme donc de l’énergie thermique et fait partie de la catégorie des
systèmes au moins trithermes [7].

Figure Ⅰ.15 Machine frigorifique a éjecto-compression- principe [7].

Ⅰ.6 Les éléments de la machine frigorifique conventionnelle classique

16
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Ⅰ.6.1 Le compresseur
Le compresseur, dans un dispositif de réfrigération, a pour rôle de créer une haute pression
d’un coté et une basse pression de l’autre et par conséquent, d’assurer la circulation du fluide
dans le circuit frigorifique.
Mais qui dit, fluide, ne dit pas toujours dans sa phase liquide.
Un compresseur aspire et refoule toujours un réfrigérant en phase gazeuse (vapeur).

1.Les familles de compresseurs frigorifiques


Il existe trois grandes familles de compresseurs frigorifiques :
Les compresseurs hermétiques.
Les compresseurs semi hermétiques.
Les compresseurs ouverts.
Les compresseurs hermétiques
Les compresseurs hermétiques sont des compresseurs dont la partie moteur et la partie
compression sont confinées dans une cloche étanche, non démontable.
Si l’une des parties vient à céder, le compresseur est hors service et non réparable.
Sa partie électrique est refroidie par les vapeurs Basse Pression (BP) du réfrigérant lors du
fonctionnement du compresseur.

Figure Ⅰ.16 Compresseur hermétique

Les compresseurs semi hermétiques


Les compresseurs semi hermétiques sont appelés ainsi du fait que la partie moteur est
dissociée de la partie compresseur.
Ils sont donc réparables en démontant les deux parties assemblées l’une contre l’autre.
Comme pour les compresseurs hermétiques, la partie moteur électrique est refroidie par les
vapeurs Basse Pression (BP) du réfrigérant lors du fonctionnement.

17
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Figure Ⅰ.17 Compresseur semi hermétiques


Les compresseurs ouverts
Les compresseurs ouverts sont ainsi nommés parce que la partie moteur électrique est séparée
de la partie compresseur du réfrigérant.

Figure Ⅰ.18 Compresseur ouvert

2.Les différents types de compresseurs


Il existe différents types de compresseurs sur le marché :
Les compresseurs à piston
Un modèle courant qui équipe principalement les réfrigérateurs et les congélateurs ménagers.
Peu encombrant et compact, il fonctionne sur le même principe que les moteurs à explosion
des automobiles.
En phase d’admission, le piston aspire le fluide, puis le comprime pour l’évacuer ensuite
comprimé dans le circuit. Et un nouveau cycle recommence. On peut aussi rencontrer ce les
groupes de production d’eau glacée par exemple, ou pour les centrales de traitements d’air.
Les compresseurs à spirale
On les appelle aussi compresseurs « scroll ». On les reconnaît à leur forme allongée. Ils
emploient deux spirales intercalées comme des palettes pour pomper et comprimer les fluides.
Souvent, une des spirales est fixe alors que l’autre se déplace excentriquement, sans tourner
de sorte à emprisonner des poches de fluide entre les spires. Leur champ d’application est
plutôt pour la climatisation du fait de leur discrétion sonore.
Les compresseurs à vis
On les appelle aussi, hélico compresseur. Inventé en 1878 par l’ingénieur Grigar,
ils ont connus depuis la fin des années 1970 diverses améliorations qui a permis de développer
une nouvelle génération de compresseurs à vis de petite et moyenne puissance, dédiés au

18
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

domaine du froid. Ils sont constitués de deux vis synchronisées contre rotatives qui permettent
de comprimer le fluide. On joue sur une diminution du volume pour compresser le fluide.
En effet, l’empreinte des vis est plus creusée à l’entrée qu’à la sortie. Suivant les modèles et la
distance entre les deux vis, un film d’huile est utilisé pour assurer l’étanchéité.
Les compresseurs centrifuges
Appelés aussi turbocompresseur, sont des machines de type radial avec un rotor qui tourne à
vitesse uniforme, ainsi le fluide s’écoule de façon permanente. Suivant le fluide frigorigène
utilisé, le compresseur centrifuge peut être mono roue ou multi roues. Dans le cas du
multi roues, le diffuseur d’une roue est prolongé par un canal de retour qui amène le fluide
comprimé à l’entrée de la roue suivante.
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Les compresseurs frigorifiques à pistons sont les plus répandus sur le marché, on en trouve
dans toutes les configurations (ouverte, hermétique et semi-hermétique) et dans toutes les
puissances, des plus faibles aux plus élevées.
Un compresseur à piston(s) a besoin d’être lubrifié en permanence et est très sensible à la
présence de liquide à l’aspiration, qui peut provoquer la destruction des clapets.
Comparativement aux autres technologies, les compresseurs à piston(s) sont plus compacts et
meilleur marché, mais ils disposent de la technologie là moins performante.
Avantages
- Bon marché
- Compact
- Polyvalent
Inconvénients
- Sensible à la présence de liquide [9].

Ⅰ.6.2 Le Détenteur
Technologie des détendeurs
Les détendeurs sont destinés à l’alimentation des évaporateurs en fluide frigorigène.
Suivant le principe de fonctionnement des évaporateurs, on distinguera :
- les dispositifs alimentant les évaporateurs à détente sèche
- les dispositifs alimentant les évaporateurs noyés
Les détendeurs pour évaporateurs à détente sèche se regroupent en trois types :
- Tubes capillaires ou détendeurs capillaires.
- Détendeurs thermostatiques.
- Détendeurs électroniques.

19
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Les tubes capillaires


Ceux sont des tubes en cuivre de longueur variable (de 1 à 7 m environ) et dont le diamètre
intérieur varie entre 0.6 et 2 mm. C’est un restricteur non réglable dont la résistance
d’écoulement représente la perte de charge désirée entre le condenseur et l’évaporateur, ses
dimensions sont déterminées expérimentalement. Ils conviennent pour des installations de
faible puissance thermiques [10].

Figure Ⅰ.19 Les tubes capillaires [11].


Les détendeurs thermostatiques
Ce sont les organes d’alimentation des évaporateurs les plus utilisés.
Ils assurent à la sortie de l’évaporateur une surchauffe des vapeurs de fluide frigorigène (FF).
La surchauffe des vapeurs de FF à la sortie de l’évaporateur est la différence entre la
température des vapeurs sortant de l’évaporateur et la température d’ébullition du fluide
frigorigène (correspondant à la pression d’évaporation) à la sortie de l’évaporateur.
On distingue deux types de détendeurs thermostatiques :
- les détendeurs thermostatiques à égalisation de pression interne
- les détendeurs thermostatiques à égalisation de pression externe [10].

Figure Ⅰ.20 Les détendeurs thermostatiques [11].


Les détendeurs électroniques

Il fonctionne sur le même principe, mais ce type de détendeur permet un réglage plus précis de
l'évaporateur. Une surchauffe plus faible sera nécessaire. La température d'évaporation remont
era de 2 à 3 K, ce qui diminuera la consommation du compresseur.

Son avantage est de pouvoir bénéficier de l'intelligence de la régulation numérique : adapter


son point de fonctionnement en fonction de divers paramètres.

20
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

De là, plusieurs propriétés :

 Régulation modulante de la température du milieu à refroidir

 Injection optimale du réfrigérant, dégivrage optimalisé.

Technologiquement, il dispose d'une vanne à pointeau, commandée par un moteur pas à pas à
2 500 positions .

Figure Ⅰ.21 Les détendeurs électroniques [11].

Ⅰ.6.3 Echangeurs de chaleur


Ⅰ.6.3.1 Condenseur
Technologie des condenseurs
Les condenseurs sont des échangeurs thermiques entre le fluide frigorigène et un fluide de
refroidissement. Le fluide frigorigène cède la chaleur acquise dans l’évaporateur et lors de la
compression au fluide de refroidissement. Lors de son passage dans le condenseur, le fluide
frigorigène passe de l’état vapeur à l’état liquide. On distingue deux familles de condenseurs
suivant le fluide de refroidissement :
A - Condenseurs à air
• les condenseurs à air à convection naturelle
• les condenseurs à air à convection forcée
B - Condenseurs à eau
• les condenseurs à double tube (condenseurs coaxiaux)
• les condenseurs bouteilles (condenseurs à serpentin)
• les condenseurs multitubulaires
• les condenseurs à plaques brasées (échangeur à plaques)

21
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Avantages Inconvénients
Condenseurs à air Air disponible en quantité Coefficients globaux d’échange
illimitée thermique relativement faibles

Entretien simple et réduit Plus imposants et plus lourds


Températures de condensation
élevées dans les pays chauds

Condenseurs à eau Coefficients globaux d’échange Gaspillage d’eau pour les


thermique plus élevés condenseurs à eau perdue

Plus compacts et moins encombrants Nécessité de mise en place d’un


à puissance égale système de refroidissement de l’eau

Températures de condensation stables


et de bas niveau Fonctionnement
moins bruyant Possibilité récupération
d’énergie

Tableau Ⅰ.1 : Avantages et inconvénients des condenseurs à air et à eau.


A - Condenseurs à air
Il existe deux types de condenseur à air à savoir les condenseurs à convection naturelle (sans
ventilateur) et les condenseurs à convection forcée (utilisation d’un ventilateur pour la
circulation forcée de l’air).
A -1 Les condenseurs à air à convection naturelle
On distingue les condenseurs à tubes lisses et les condenseurs constitués de tubes à ailettes.
L’air au contact du faisceau à ailette (ou du faisceau de tubes) s’échauffe et s’élève laissant la
place à de l’air plus frais. Ils ne nécessitent aucune énergie pour la circulation de l’air mais le
coefficient global d’échange thermique est faible (inférieur à 15 W/m².°C et même inférieur
à 10 W/m².°C pour les condenseurs à tubes lisses).
Ils ne sont utilisés que pour des puissances à échanger très faibles (froid ménager :
réfrigérateurs et congélateurs).
A -2 Les condenseurs à air à convection forcée
Le coefficient global d’échange des condenseurs à air à convection forcée est compris entre
20 et 30 W/m².°C.
Deux types de dispositions sont utilisées à savoir (figure Ⅰ.22) : le faisceau vertical et le faisce
au horizontal

22
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Figure Ⅰ.22 Condenseurs faisceaux horizontal et vertical


B - Condenseurs à eau
Il faut distinguer les condenseurs à eau perdue et les condenseurs à eau recyclée.
Pour les condenseurs à eau perdue, l’eau chaude issue du refroidissement des vapeurs de
fluide frigorigène est rejetée soit à l’égout (procédé très coûteux et ayant pratiquement
disparu), soit dans une réserve d’eau considérée infinie (barrage, retenue d’eau, rivière, mer,
fleuve…).
Pour les condenseurs à eau recyclée, à savoir que l’eau chaude issue du refroidissement est
refroidi pour être à nouveau utilisée, il est fait appel à des dispositifs appelés « Tours de
refroidissement ».
B -1 Les condenseurs à double tube
Ils sont constitués de deux tubes concentriques, l’eau circule dans le tube central tandis que le
fluide frigorigène se désurchauffe, se liquéfie et se sous refroidit dans l’espace annulaire, ce
qui permet une possibilité d’évacuation de la chaleur du fluide frigorigène vers l’extérieur.
La circulation eau-FF s’effectue généralement à contre courant (meilleures performances).
Les puissances échangées sont relativement faibles, le coefficient global d’échange varie entre
700 et 950 W/m².°C.
B -2 Les condenseurs bouteilles
Le fluide frigorigène se condense au contact du tube d’eau (serpentin),il s’agit de la combinais
on d’un condenseur et d’un réservoir de liquide.
Les puissances échangées sont également faibles.
B -3 Les condenseurs multitubulaires
Ils sont constitués d’un grand nombre de tubes mis en parallèle, c’est le faisceau tubulaire qui
est enclos dans un corps circulaire, la calandre.
Les tubes sont dudgeonnés ou brasés sur les plaques tubulaires qui délimitent le faisceau, les
fonds démontables, chicanés, canalisent l’eau de refroidissement qui circule dans les tubes

23
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

(vitesse de l’ordre de 1 à 1.25 m/s). Le fluide frigorigène se condense dans la calandre au


contact des tubes où circule l’eau de refroidissement.
le coefficient global d’échange est compris entre 700 et 1100 W/m².°C.
Les condenseurs multitubulaires sont généralement horizontaux et suivant la conception, le
faisceau tubulaire :
Occupe en totalité la calandre, un réservoir de liquide est alors nécessaire
N’occupe pas la partie inférieure de la calandre, permettant ainsi le stockage du fluide
frigorigène condensé
B -3 Les condenseurs à plaques brasées
La technologie de ces condenseurs est identique à celle des évaporateurs à plaques brasées
(évaporateurs du type échangeur à plaques).

Figure Ⅰ.23 Condenseur double tube Figure Ⅰ.24 Condenseur multitubulaire.


C - Sous refroidissement des condenseurs
Le sous refroidissement représente la différence entre la température de condensation (𝑇𝐶 ) des
vapeurs de FF et la température du FF liquide (𝑇𝑠𝐶 ) à la sortie du condenseur.
La température du FF liquide à la sortie du condenseur (𝑇𝑠𝐶 ) se mesure avec un thermomètre
de contact.
La température de condensation (𝑇𝐶 ) se déduit de la pression de condensation et de la nature
du FF. Le manomètre placé au refoulement du compresseur (𝑃𝐶 ) donne la valeur de la pression
de condensation.
Lorsque les pertes de charge dans la conduite de refoulement ne sont pas négligeables tandis
que celles du condenseur le sont, il est nécessaire de mesurer la pression à l’entrée du
condenseur (utilisation d’une prise schrader).
Lorsque les pertes de charge dans le condenseur ne sont pas négligeables, il est nécessaire de
mesurer la pression à la sortie du condenseur (utilisation d’une prise schrader).
La valeur du ∆T𝐶 est généralement comprise entre 3 et 7°C.
Le ∆T𝐶 est effectué à la sortie du condenseur
Ⅰ.6.3.2 Evaporateur

24
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Technologie des évaporateurs


Les évaporateurs sont des échangeurs thermiques entre le fluide frigorigène (FF) et le fluide à
refroidir. Le FF absorbe la chaleur du fluide à refroidir ; ce dernier se refroidit tandis que le FF
se vaporise.
On distingue deux familles d’évaporateurs suivant le fluide à refroidir :
A - Evaporateurs à eau
• Evaporateurs doubles tube (évaporateurs coaxiaux)
• Evaporateurs du type serpentin
• Evaporateurs multitubulaires
• Evaporateurs du type échangeur à plaques
B - Evaporateurs à air
• Evaporateurs à air à convection naturelle
• Evaporateurs à air à convection forcée
Suivant le mode de fonctionnement de l’évaporateur, on distingue :
• Evaporateurs à détente sèche ou à surchauffe
• Evaporateurs noyés ou évaporateurs à regorgement
A - Les évaporateurs à eau
La congélation de l’eau ou de toute solution aqueuse conduit à une augmentation du volume
qui peut endommager l’évaporateur ; d’où la nécessitée de se prémunir contre cette
congélation (utilisation de saumures, contrôleur de débit…)
A -1 Les évaporateurs double tube
Ils sont également appelés évaporateurs coaxiaux.
Ils sont constitués de deux tubes coaxiaux, le plus souvent enroulés en hélice.
Dans le tube central circule le FF qui se vaporise en refroidissant le fluide circulant dans
l’espace annulaire compris entre les deux tubes, la circulation s’effectuant de préférence
à contre-courant.
Cet évaporateur convient pour les petites et moyennes puissances et le coefficient global
d’échange est compris entre 500 et 800 W/𝑚2 C.

25
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Figure Ⅰ.25 Évaporateur double tube.


A -2 Les évaporateurs du type serpentin
Ils sont constitués de tubes (le plus souvent en cuivre) enroulés dans un bac ou dans un
réservoir contenant le fluide à refroidir. Ils sont enroulés en hélice ou suivant la forme du bac
et dans certains cas ils sont disposés en nappes parallèles avec des collecteurs d’entrée et de
sortie du FF. Ils sont également appelés évaporateurs immergés.
A -3 Les évaporateurs multitubulaires
Ils sont constitués d’un grand nombre de tubes qui sont proches entre eux et qui sont disposés
en parallèle dans un corps cylindrique. Ces tubes sont associés pour former des passes
(passages). Deux types d’évaporateurs sont disponibles suivant que le FF circule dans les
tubes ou à l’extérieur des tubes.
A -4 Les évaporateurs du type échangeur à plaques
On peut retenir trois types d’échangeurs à plaques :
Les échangeurs à plaques à joints démontables
Les échangeurs à plaques brasées
Les échangeurs à plaques spirales brasées
Les échangeurs à plaques à joints démontables sont constitués par un ensemble de plaques
embouties maintenues serrées entre deux plateaux aux moyens de tirants de serrage. Chaque
plaque est munie d’un joint d’étanchéité qui assure la séparation entre les fluides, la séparation
entre les fluides et l’extérieur et la répartition des fluides dans l’échangeur.
Le coefficient global d’échange est élevé (> à 5000 W/ m2°C) cependant son étanchéité n’est
pas suffisante pour être utilisé avec du FF.
Les échangeurs à plaques brasées sont une variante de l’échangeur à plaques démontables ; ils
sont constitués d’une série de plaques métalliques embouties mais sans joints, sans tirants ,
sans barre et sans bâti. Ils se composent en fait de plaques intermédiaires (généralement en
acier inoxydable) et de deux plaques extérieures.
Les plaques sont assemblées par brasure. Elles sont brasées sur le pourtour et aux points de
contact entre deux plaques successives, c’est une disposition qui assure une étanchéité
convenable aux FF.

26
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

Les échangeurs à plaques spiralées brasées sont une variantes des échangeurs à plaques
brasées. Ils sont plus résistants aux différences de pression, les plaques sont enroulées et
brasées.

Figure Ⅰ.26 Evaporateur du type échangeur à plaques brasées.


B - Les évaporateurs à air
B -1 Les évaporateurs à convection naturelle
On distingue les évaporateurs à tubes lisses et les évaporateurs constitués de tubes à ailettes.
Leurs coefficients globaux d’échanges thermiques sont généralement faibles (inférieurs à 15
W/m².°C) et ils sont utilisés pour des puissances frigorifiques relativement faibles (froid
ménager : réfrigérateurs, congélateurs).
B -2 Les évaporateurs à convection forcée
C’est le type d’évaporateur le plus rencontré dans plusieurs applications (conservation des
denrées « chambres froides », climatisation).
Ils sont constitués de tubes à ailettes et sont munis d’un (ou plusieurs) ventilateur(s) pour
assurer la circulation de l’air à travers les surfaces d’échanges.
Les tubes comportent des ailettes de forme rectangulaire, ils sont disposés en série formant
une nappe et les différentes nappes sont associées en parallèle.
Deux configurations sont généralement admises :
les nappes sont assemblées en parallèle aussi bien à l’entrée qu’à la sortie, le collecteur
d’entrée est alors alimenté par le détendeur
les nappes sont assemblées en parallèle seulement à la sortie, chaque entrée de nappe reçoit
une fraction du FF injecté par l’intermédiaire du distributeur de liquide et d’un tube capillaire
d’alimentation
C- Surchauffe des évaporateurs
La surchauffe (∆T𝐸 ) représente la différence entre la température des vapeurs de FF (𝑇𝑠𝐸 ) à la
sortie de l’évaporateur et la température d’évaporation (𝑇𝐸 ) du FF liquide (dernière goutte
liquide) dans l’évaporateur.

27
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

La température 𝑇𝑠𝐸 du FF à la sortie de l’évaporateur se mesure avec un thermomètre de


contact.
La température d’évaporation To se déduit de la pression d’évaporation à la sortie de
l’évaporateur et de la nature du FF ; le manomètre placé à l’aspiration du compresseur
(manomètre BP) donne la pression d’évaporation de la dernière goutte de liquide (pertes de
charges négligeables sur la conduite d’aspiration).
Lorsque les pertes de charge dans la conduite d’aspiration ne sont pas négligeables, il est
nécessaire de mesurer la pression à la sortie de l’évaporateur (utilisation d’une prise shrader)
pour avoir la pression d’évaporation de la dernière goutte de liquide dans l’évaporateur.
La valeur de la ∆T𝐸 est comprise en général entre 2 et 8°C.
La ∆T𝐸 est effectuée à la sortie de l’évaporateur [10].

I.7 Conclusion
Ce chapitre sur les différents techniques du froid. En effet, sur le principe de fonctionnement
des déférents machines frigorifiques, en assistant sur la machine frigorifique conventionnelle
qui fais un succès les différents objets ainsi que les éléments de la machine frigorifique
conventionnelle à compression de vapeurs et d’étude ou détaille les chapitres suivant.

28
Chapitre Ⅰ Différentes Techniques de production du froid

29
Chapitre II
Le fluide frigorigène
Chapitre Ⅱ le fluide frigorigène

Ⅱ.1 Introduction
Les fluides frigorigènes sont des substances ou des mélanges de substances, utilisés dans les
circuits de systèmes frigorifiques tels que : des chambres froides, des réfrigérateurs, des pompes
à chaleur. Les fluides frigorigènes ont la particularité d’avoir sous la pression atmosphérique,
une température d’évaporation très faible. Cette propriété thermodynamique permet de produire
du froid [12].
Le fluide frigorigène est le carburant d’une installation frigorifique dans laquelle, circulant, il
est évaporé, comprimé, liquéfié et détendu. Il assure le transfert de la chaleur en recevant, en
dessous de la température ambiante, la chaleur par évaporation et en la cédant à nouveau, au-
dessus de la température ambiante, par liquéfaction.
Le fluide frigorigène permet les échanges de chaleur dans un système frigorifique par ses
changements d’état : évaporation et condensation.

Ⅱ.2 Rappel historique


L'eau fut le premier fluide frigorigène utilisé depuis l'antiquité. En 1876, Linde a introduit
l'ammoniac. Au début du XXème siècle les hydrocarbures, le dioxyde de carbone (dans la
marine) ainsi que le dioxyde de soufre sont utilisés. Malheureusement, tous ces composés sont
soit toxiques, soit inflammables. C'est pourquoi dès 1930, nous utilisons les dérivés chloro-
fluorés du méthane et de l'éthane.
Ⅱ.3 Les familles des fluides frigorigènes
Ⅱ.3.1 Eléments simples
Les éléments les plus simples (hydrogène, hélium, azote, oxygène, etc.) permettent d’atteindre
les basses températures utilisées dans les techniques cryogéniques.
Ⅱ.3.2 Composés purs (inorganiques ou organiques)
 L’eau (H2O) ou R718 : ne permet évidemment pas d’atteindre des températures
inférieures à 0°C. On l’emploie pour la production de froid par absorption dans le
domaine de la climatisation et pour les pompes à chaleur à très hautes températures (150
°C et plus) ;
 L’ammoniac (NH3) ou R717 : est un frigorigène d’importance majeure.
Les problèmes d’environnement que posent actuellement les chlorofluorocarbures
(CFC), dont certains visaient à remplacer l’ammoniac, accroissent encore son rôle.
Malheureusement, les règlements de sécurité sont de plus en plus contraignants vis à vis de ce
fluide.
29
Chapitre Ⅱ le fluide frigorigène

 D’autres composés inorganiques, comme le dioxyde de soufre (SO2) et le dioxyde de


carbone (CO2), qui ont joué dans le passé un grand rôle dans la technique frigorifique,
ne sont plus utilisés aujourd’hui en raison de leurs inconvénients. Certains aimeraient
pourtant redonner un certain essor au dioxyde de carbone [13].

Ⅱ.3.3 Mélanges
Parmi les mélanges, on a coutume de distinguer les mélanges zéotropiq ues et les mélanges
azéotropiques.
Un mélange zéotropique : est un mélange dont les compositions en phase vapeur et en phase
liquide diffèrent lorsque les deux phases coexistent, le corps le plus volatil s'évaporant plus
facilement que le corps le moins volatil. Par conséquent, la température d'ébullition dans
l'évaporateur n'est pas constante. Cette différence de températures est appelée le glissement de
température.
Un mélange azéotropique : est un mélange de fluides qui se comporte comme un corps pur.

Ⅱ.4 Classification des fluides frigorigènes


Les fluides frigorigènes obéissent à une classification qui permet une désignation précise de
chaque fluide. Cette classification est effectuée sur la base de critères différents suivant la
famille ou la sous famille de fluides considérés.
Les fluides frigorigènes sont divisés en deux grandes familles qui sont :

a) Les composés inorganiques


Les fluides de cette famille sont ceux de la série 700.
Le fluide le plus utilisé de cette famille est l’ammoniac (NH3) et il est désigné par R717 :
R : désigne Réfrigérant.
Le 7 : des centaines désigne la série 700.
Le 17 : représentant les deux derniers chiffres désigne la masse molaire du corps (14 pour
l’azote (N) et 3 pour l’hydrogène (H).
b) Les composés organiques
Les composés organiques sont des dérivés du méthane (CH4) et de l’éthane (C2H6).
Ils se divisent en trois sous familles :
1- les corps purs.
2- les mélanges (de corps purs).
3- les hydrocarbures.

30
Chapitre Ⅱ le fluide frigorigène

1) Les corps purs


Les corps purs se regroupent en trois sous-groupes suivant leur composition chimique :
- Les CFC (chlorofluorocarbures).
- Les HCFC (hydro chlorofluorocarbures).
- Les HFC (hydrofluorocarbures).
La caractéristique principale d’un corps pur est qu’il se condense et s’évapore à température et
pression constante.
2) Les mélanges
Les mélanges de corps purs se regroupent en deux sous-groupes :
a) les mélanges azéotropiques qui se comportent comme des corps purs : sont les fluides
frigorigènes de la série 500.
b) les mélanges zéotropiques qui ne sont pas des corps purs : sont les fluides frigorigènes de la
série 400.

3) Les hydrocarbures
Les fluides frigorigènes du type hydrocarbure proviennent essentiellement du raffinage du
pétrole mais également du dégazolinage (récupération des hydrocarbures liquides) du gaz
naturel.
Ce sont essentiellement le R600 (butane), le R600a (isobutane) et le R290 (propane) qui est le
plus utilisé. Contrairement aux autres fluides frigorigènes, les hydrocarbures sont hautement
inflammables. Dans certaines classifications, les fluides frigorigènes du type HC
(hydrocarbures) sont regroupés avec les fluides de la série 700 comme le R717 (ammoniac), le
R718 (eau) ou le R744 (dioxyde de carbone) sous la famille des fluides dits « naturels » [14].
Ⅱ.5 Propriétés environnementales
Pour établir l'impact des fluides frigorigènes sur la couche d'ozone et l'effet de serre, trois
indices principaux ont été définis :

ODP : Ozone Depletion Potential;


GWP : Global Warning Potential;
TEWI : Total Equivalent Warning Impact.

ODP (Ozone Depletion Potential)


C'est un indice qui caractérise la participation de la molécule à l'appauvrissement de la couche
d'ozone. On calcule la valeur de cet indice par rapport à une molécule de référence, à savoir
soit R11 ou R12 qui ont un ODP = 1.

31
Chapitre Ⅱ le fluide frigorigène

GWP (Global Warning Potential)


C'est un indice qui caractérise la participation de la molécule à l'effet de serre. On calcule la
valeur de cet indice par rapport à une molécule de référence, à savoir le CO2, et pour des
durées bien déterminées (20, 100, 500 ans).
Le CO2 à un GWP = 1.

TEWI (Total Equivalent Warning Impact)


Le TEWI est un concept permettant d’évaluer le réchauffement planétaire (global warming)
durant la vie opérationnelle d'un système de réfrigération par exemple, utilisant un fluide
frigorigène déterminé en tenant compte de l'effet direct dû aux émissions de fluide frigorigène
et à l’effet indirect dû à l’énergie requise pour faire fonctionner le système.
À titre indicatif, il est donné par la formule :
TEWI = (GWP x L x n) + (GWP x m[1-C]) + n x E x β
Le TEWI s’exprime en kg de CO2
Où :
GWP: global warming potential;
L : émissions annuelles de fluide en kg ;
n : durée de vie du système en années;
m : charge en fluide frigorigène en kg;
C : facteur de récupération / recyclage compris entre 0 et 1 ;
E : consommation annuelle d’énergie en kWh ;
β : émission de CO2 en kg / kWh.

Voici, pour chaque fluide frigorigène, l’Ozone Déplétion Potential (potential de destruction
de la couche d'ozone) et le Global Warming Potential (potentiel de participation au réchauffem
ent climatique) sur 100 ans [15]:

réfrigérant nature OD 𝐺𝑊𝑃100


P
R717 𝑁𝐻3 (Ammoniac) 0 0
R744 𝐶𝑂2 (Dioxyde de carbone) 0 1
R290 Alcane (Propane) 0 20
R32 HFC, fluide pur 0 675
R134a HFC, fluide pur 0 1430
R407C HFC, mélange 0 1800
R22 HCFC 0.05 1810
R410A HFC, mélange 0 2100
R427A HFC, mélange 0 2100

32
Chapitre Ⅱ le fluide frigorigène

R417A HFC, mélange 0 2300


R422D HFC, mélange 0 2700
R125 HFC, fluide pur 0 3500
R404A HFC, mélange 0 3900
R12 CFC 0.82 10900
Tableau Ⅱ.1 : Propriétés environnementales.

Ⅱ.6 Domaines d’application


Le tableau suivant résume les domaines d’application privilégiés des fluides frigorigènes les
plus utilisés :

Fluide Désignation chimique Formule Plage Domaine


frigorigène chimique d’utilisati d’application
on

°C

Réfrigérateurs,
installations
frigorifiques
industrielles,
équipements des
R12 DichlorodifluoromEthane CC12F2 -40 à +10 engins de
transport.

Installations
frigorifiques en
cascade pour
R13 Monochlorotrifluorométhane CC1F3 -100 à -60 applications
industrielles.

Pompes à chaleur,
Installations
frigorifiques à
R21 Dichlorofluométhane CHC12F -20 à +20 température de
condensation
élevée.

33
Chapitre Ⅱ le fluide frigorigène

Pour navires,
installations de
congélation.
R22 Chlorodifuluorométhane CHC1F2 -50 à +10

Installations
frigorifiques
mono et bi-étagés
pour applications
industrielles et
R23 Trifluorométhane CHF3 -100 à -60 laboratoires.

Installations
frigorifiques pour
R717 produits,
Ammoniac NH3 -70 à +10 applications
industrielles.

Tableau Ⅱ.2 : Domaines d’application privilégiés des fluides frigorigènes les plus
utilisés.

Ⅱ.7 Critères de choix d’un fluide frigorigène


Un fluide frigorigène est un composé chimique facilement liquéfiable, dont on utilise la chaleur
latente de vaporisation pour produire du froid. En général, un fluide frigorigène parfait devrait
présenter les qualités suivantes :

Chaleur latente de vaporisation très élevée.

Point d’ébullition, sous pression atmosphérique, suffisamment bas compte tenu des conditions
de fonctionnement désirées (température d’évaporation).

Faible rapport de compression, c'est-à-dire faible rapport entre les pressions de refoulement et
d’aspiration du compresseur.

Faible volume massique de la vapeur saturée, rendant possible l’utilisation d’un compresseur
et de tuyauteries de dimensions réduites.

34
Chapitre Ⅱ le fluide frigorigène

Température critique très élevée.

Pas d’action sur le lubrifiant employé conjointement avec le fluide.

Composition chimique stable dans les conditions de fonctionnement de la machine frigorifique.

Pas d’action sur les métaux composant le circuit (ainsi par exemple l’ammoniac attaque le
cuivre). Pas d’action sur les joints.

Non inflammable et non explosif en mélange avec l’air.

Sans effet sur la santé du personnel.

Sans action sur les denrées à conserver ; Sans odeur ou n’ayant qu’une faible odeur non
désagréable. Fuites faciles à détecter et à localiser par méthode visuelle.

Pas d’affinité pour les constituants de l’atmosphère.

Etre d’un coût peu élevé et d’un approvisionnement facile.

Pas d’action sur la couche d’ozone.

Pour bien choisir un frigorigène en vue d’une application déterminée, on doit aussi considérer
:

Ⅱ.7.1- Les critères environnementaux (ODP, GWP)

ODP :(Ozone Déplétion Potential)


Ou PACO (Pouvoir d’Appauvrissement de la couche d’ozone) :

Cette valeur est définie par rapport à l’impact du R11, qui sert, par convention, de fluide de
référence (ODP R11 =1). Plus la valeur ODP d’un fluide est réduite, moins son potentiel
d’appauvrissement est grand. Cette valeur est dépendante de certains facteurs, comme la durée
de vie atmosphérique et le nombre de chlore ou de brome dans la molécule, et est constamment
adaptée en fonction des nouvelles observations réalisées.

GWP ou (PRG)
Le GWP est fonction de deux paramètres : la durée de présence atmosphérique (DPA) de la
substance concernée et ses caractéristiques radiatives. Le GWP absolu s’exprime en
Watt/an/𝑚2 /ppm. En général les industriels utilisent un GWP relatif par rapport au GWP du
dioxyde de carbone fixé à 1.

Ⅱ.7.2 Critères de sécurité


- Toxicité
- Ininflammabilité
- Action sur les denrées.

35
Chapitre Ⅱ le fluide frigorigène

Ⅱ.7.3 Critères techniques


- Action sur les métaux doit être faible ou nulle.
- Action sur les matières plastiques et élastomères (les matériaux de joints) doit être
faible.

Ⅱ.7.4 Compatibilité avec les huiles de lubrification


- Un problème spécifique se pose si la solubilité de l’huile dans le fluide varie fortement
avec la température, à savoir la séparation de deux phases liquides dans l’évaporateur.

Ⅱ.7.5 Critères économiques


- Le prix
- Incidence du choix du fluide frigorifique sur le prix de l’installation
- La disponibilité du fluide doit être suffisante pour permettre une maintenance rapide de
l’installation.
Ⅱ.7.6 Critères thermodynamiques
Ces critères se résument comme suit :
- La pression d’évaporation du fluide doit être, autant que possible, supérieure à la pression
atmosphérique de façon à maintenir le circuit frigorifique en surpression par rapport à
l’atmosphère.
- La température critique du fluide doit être supérieure à la température de condensation afin
d’éviter toute diminution du rendement du système frigorifique. En règle générale, il faut
toujours chercher à éloigner au maximum le fonctionnement d’une machine du régime critique.
- Les pressions du cycle frigorifique doivent rester dans la plage de valeurs recommandée par
le constructeur du compresseur afin de limiter le taux de compression (rapport entre la pression
de refoulement et la pression d’aspiration) à une valeur raisonnable, généralement comprise
entre 3 et 4, pour optimiser le rendement volumétrique du compresseur.
- Le rapport des chaleurs massiques (Cp/Cv) doit être le plus proche de 1 afin de limiter la
surchauffe des vapeurs au cours de la compression. Une surchauffe importante peut altérer les
propriétés de l’huile.
- La conductivité thermique, la masse volumique, la viscosité dynamique et la capacité
calorifique sont des paramètres dont dépend l'amélioration des échanges thermiques [13].

Ⅱ.8 Formule chimique d’un fluide frigorigène


La classification des fluides utilisés comme réfrigérants dans les systèmes de réfrigération à
compression de vapeur. Depuis qu'un grand nombre de réfrigérants ont été développés au
36
Chapitre Ⅱ le fluide frigorigène

cours des années pour une grande variété d'applications, un système de numérotation a été
adopté (ASHRAE) pour désigner divers réfrigérants. Sa composition chimique.Tous les
réfrigérants sont désignés par R suivi d'un numéro unique.
Ces réfrigérants sont des dérivés d'alcanes (𝐶𝑋+1 𝐻𝑌−1 𝐹𝑍 𝐶𝑙) et sont désignés par RXYZ,où :
X + 1 indique le nombre d'atomes de carbone (C)
Y-1 indique le nombre d'atomes d'hydrogène (H), et
Z indique le nombre d'atomes de fluor (F)
La balance indique le nombre d'atomes de chlore. Seuls 2 chiffres indiquent que la valeur de X
est zéro.
La série des 700 est attribuée aux composés inorganiques. La règle de nomenclature consiste à
rajouter la masse molaire du fluide au numéro de la série 700. Par exemple, R717 désigne
l'ammoniac.
La série 600 est attribuée aux composés organiques. Par l'exemple, le R600 représente le
butane.
La série des 400 est attribuée aux mélanges zéotropiques. Les numéros d'identification sont
les numéros d'ordre d'enregistrement des mélanges.
La série des 500 est attribuée aux mélanges azéotropique [16].

I.9 Conclusion
Ce chapitre porte essentiellement on a essayé de donner un aperçu sur les différents types de
fluide frigorigène, ainsi critères de choix d’un fluide frigorigène.

37
Chapitre Ⅱ le fluide frigorigène

38
Chapitre III
Calcul des performances de la machine
frigorifique à compression de vapeur utilisant
le R22 et R134a
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a

Dans ce chapitre une étude comparative des performances d’une machine frigorifique
conventionnelle à compression de vapeur d’une puissance de 5 KW utilisant les deux fluides
R22 et R134a est faite. Par ailleurs les surfaces d’échange du condenseur et de l’évaporateur
ont été calculées à l’aide de la méthode de différence de température logarithmique moyenne
dans les deux cas.

Ⅲ.1 Détermination des performances du cycle frigorifique d’une machine à


compression de vapeur
Ⅲ.1.1 Echanges thermiques dans les échangeurs
1.Cas de l’évaporateur
Les évolutions de FF dans l’évaporateur sont considérées sans pertes de charge.
En désignant par :
𝜃𝑒𝐸 : la température d’entrée dans l’évaporateur du fluide caloporteur
𝜃𝑠𝐸 : la température de sortie de l’évaporateur du fluide caloporteur
𝑇𝑒𝐸 : la température d’entrée dans l’évaporateur du FF
𝑇𝑠𝐸 : la température de sortie de l’évaporateur du FF
∆𝜃𝑝𝑖𝑛𝑐 : le pincement dans chaque échangeur

∆θ 𝑠 : écart de température du fluide caloporteur entre l’entrée et la sortie de chaque échangeur


Les données principales sont :
𝑄𝐸 = 5 kW
𝜃𝑒𝐸 = 15 °C
∆θ 𝑠 = 5 k
∆𝜃𝑝𝑖𝑛𝑐 = 5 k

Les données secondaires sont :


La surchauffe ∆T𝐸 = 3 k

38
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a

Figure Ⅲ.1 Evolution des températures dans l’évaporateur


Utilisation de la méthode de pincement dans l’évaporateur
Dans l’évaporateur, le pincement se situe au point correspondant à la vapeur saturante. Dans ce
cas on peut écrire que :
𝑇𝐸 = 𝜃𝑒𝐸 - ∆θ 𝑠 - ∆𝜃𝑝𝑖𝑛𝑐 (Ⅲ.1)

𝑇𝐸 = 15 - 5 - 5 𝑇𝐸 = 05°C
2.Cas du condenseur
Les évolutions de FF dans les condenseurs sont considérées sans perte.
En désignant par :
𝜃𝑒𝐶 : la température d’entrée dans le condenseur du fluide caloporteur
𝜃𝑠𝐶 : la température de sortie de condenseur du fluide caloporteur
𝑇𝑒𝐶 : la température d’entrée dans le condenseur du FF
𝑇𝑠𝐶 : la température de sortie du condenseur du FF
Les donnes principales sont :
𝜃𝑒𝐶 = 25 °C
∆θ 𝑠 = 5 k
∆𝜃𝑝𝑖𝑛𝑐 = 5 k

Les donnes secondaires sont :


La sous refroidissement ∆T𝐶 = 2 k

39
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a

Figure Ⅲ.2 Evolution des températures dans le condenseur


Utilisation de la méthode du pincement dans le condenseur
Dans le condenseur le pincement se situe au point correspondant à la vapeur saturante. Dans ce
cas on peut écrire que :
𝑇𝐶 = 𝜃𝑒𝐶 + ∆𝜃𝑝𝑖𝑛𝑐 + ∆θ 𝑠 + ↋ (Ⅲ.2)

𝑇𝐶 = 25 + 5 + 5 = 35 𝑇𝐶 = 35°C
Ⅲ.1.2 calcul du cycle frigorifique du système
Le cycle frigorifique de la machine est donné par la figure Ⅲ.3

Figure Ⅲ.3 Diagramme enthalpique du cycle frigorifique


a) Cas du R22
Le point 1 : (vapeur saturée)
T1 = 5°C

40
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
À partir de la température 5°C dans la table de saturation on a :
P1 = 5,84 bars
h1 = 407,15 kJ/kg
s1 = 1,745 kJ/kg.k
x1 = 1
Le point 𝟏′ : (vapeur surchauffée)
∆T𝐸 = 3 k
T𝟏′ = 5 + 3 = 8°C
À partir du palier de température de 5°C et la surchauffe ∆T𝐸 , les tables d’enthalpie et
d’entropie de l’état vapeur surchauffée on a :
P1′ = 5,84 bars
h1′ = 409,48 kJ/kg
s1′ = 1,753 kJ/kg. k
Le point 2 :
𝑃2 = 𝑃𝑠𝑎𝑡 (35°C) = 13,55 bars (d’aprés la table de saturation de l’état de vapeur saturée)
𝑃2 = 13,55 bars
𝑠2𝑖𝑠 = s1′ = 1,753 kJ/kg. k
À partir de la pression 13,55 bars et l’entropie de 1,753 kJ/kg. k , la table d’entropie de l’état
de vapeur surchauffée donne:
une surchauffe égale 16,56°C
À partir de la pression 13,55 bars et la surchauffe de 16,56°C, la table d’enthalpie de l’état de
vapeur surchauffée donne :
h2is = 430.44 kJ/kg
T2is = 35 + 16,56 = 51,56 °C
𝑝𝑠𝑐𝑜𝑚𝑝
ɳ𝑐𝑜𝑚𝑝 = 0,874 – 0,0135 ˟ 𝑝 (Ⅲ.3)
𝑒𝑐𝑜𝑚𝑝

13,55
ɳ𝑐𝑜𝑚𝑝 = 0,874 – 0,0135 ˟ 5,838

ɳ𝑐𝑜𝑚𝑝 = 0,8426
h2is − h1′
ɳ𝑐𝑜𝑚𝑝 = h2 − h1′

430,44 − 409,48
0,8426 = h2 = 434,36 kJ/kg
h2 − 409,48

41
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
À partir de la pression 13,55 bars et l’enthalpie de 434,36 kJ/kg, la table d’enthalpie de l’état
de vapeur surchauffée, on a :
Une surchauffe égale à 21,25°C
T2 = 35 + 21,25 = 56,25°C
Et 𝑠2 = 1,765 kJ/kg. k
Le point 𝟐′ : (vapeur saturée)
À partir du palier de 35°C, la table de saturation donne pour la vapeur saturée :
P2′ = 13,55 bars
h2′ = 415,73 kJ/kg
s2′ = 1,706 kJ/kg. k
x𝟐′ = 1
Le point 3 : (liquide saturé)
À partir du palier de 35°C, la table de saturation donne pour le liquide saturé :
P3 = 13,55 bars
h3 = 243,22 kJ/kg
s3 = 1,146 kJ/kg. k
x 3= 0
Le point 𝟑′ : (liquide sous refroidi )
∆T𝐶 = 2 k
T𝟑′ = 35 - 2 = 33°C
On a dans ce cas :
P3′ = 13,55 bars
h3′ = 240,79 kJ/kg
s3′ = 1,139 kJ/kg. k
Le point 4 : (mélange diphasique)
h4 = h3′ = 240,79 kJ/kg
h = h′ + x (h′′ − h′ ) (Ⅲ.4)
h − ℎ′ 1
x4 = ℎ" 4 −
1 ℎ′ 1

240,79 − 205,91
x4 = 407,15 − 205,91

x4 = 0,173

42
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
𝑠4 = ( 1- x4 ) s′ +x4 s" (Ⅲ.5)
𝑠4 = (1- 0,1730) 1,0212 + 0,1730 ˟ 1,7447
𝑠4 = 1,146 kJ/kg. k
Les cordonnées T, p , h , S , x sont résumées dans le tableau suivant :

Point T (°C) P (bars) h (kJ/kg) S (kJ/kg .k) x


1 5 5,84 407,15 1,745 1

𝟏′ 8 5,84 409,48 1,753

𝟐𝒊𝒔 51,56 13,355 430,44 1,753

2 56,25 13,55 434,36 1,765

𝟐′ 35 13,55 415,73 1,706 1

3 35 13,55 243,22 1,146 0

𝟑′ 33 13,55 240,7 9 1,139

4 5 5,838 240,79 1,146 0,173

Tableau III.1 : Propriétés thermodynamiques pour le fluide frigorigène R22.


b) Cas du R134a
Le point 1 : (vapeur saturé)
T1 = 5°C
À partir la température 5°C dans la table de saturation on a :
P1 = 3,50 bars
h1 = 400,09 kJ/kg
s1 = 1,719 kJ/kg. k
x1 = 1
Le point 𝟏′ : (vapeur surchauffée)
∆T𝐸 = 3 k
T𝟏′ = 5 + 3 = 8°C
À partir du palier de température 5°C et la surchauffe ∆T𝐸 , les tables d’enthalpie et d’entropie
à l’état vapeur surchauffée on a :

43
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
P1′ = 3,50 bars
h1′ = 403,04 kJ/kg
s1′ = 1,730 kJ/kg. k
Le point 2 : (vapeur désurchauffée)
𝑃2 = 𝑃𝑠𝑎𝑡 (35°C) = 8,868 bars (d’après la table de saturation de l’état vapeur saturée)
𝑃2 = 8,868 bars
𝑠2𝑖𝑠 = s1′ = 1,730 kJ/kg. k
À partir la pression 8.67 bars et l’entropie de 1,730 kJ/kg K, dans la table d’entropie à l’état
vapeur surchauffée donne :
une surchauffe égale 5.625°C
À partir la pression 8,67 bars et la surchauffe de 5,625°C , la table d’enthalpie de l’état de
vapeur surchauffée donne :
h2is = 422.29 kJ/kg
T2is = 35 + 5.625 = 40,625 °C
D’après la formule (Ⅲ.3) on a :
8,868
ɳ𝑐𝑜𝑚𝑝 = 0,874 – 0,0135 ˟ 3,496

ɳ𝑐𝑜𝑚𝑝 = 0,8397
h2is − h1′
ɳ𝑐𝑜𝑚𝑝 = h2 − h1′

422,29 − 403,04
0,84 = h2 = 425,96 kJ/kg
h2 − 403,04

À partir la pression 8,67 bars et l’enthalpie de 425,96kJ/kg, la table d’enthalpie de l’état de


vapeur surchauffée donne :
Une surchauffe égale à 8,75°C
T2 = 35 + 8,75 = 43,75°C
𝑠2 = 1,735 kJ/kg. k
Le point 𝟐′ : (vapeur saturé)
À partir du palier de 35°C, la table de saturation donne pour la vapeur saturée :
P2′ = 8,868 bars
h2′ = 415,92 kJ/kg
s2′ = 1,709 kJ/kg. k
x𝟐′ = 1

44
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
Le point 3 : (liquide saturée)
À partir du palier de 35°C la table de saturation donne pour le liquide saturée
P3 = 8,868 bars
h3 = 248,72 kJ/kg
s3 = 1,166 kJ/kg. k
x 3= 0
Le point 𝟑′ : (liquide sous refroidi)
∆T𝐶 = 2 k
T𝟑′ = 35 - 2 = 33°C
On a dans ce cas :
P3′ = 8,868 bars
h3′ = 245,99 kJ/kg
s3′ = 1,157 kJ/kg. k
Le point 4 : (mélange diphasique)
h4 = h3′ = 245,99 kJ/kg
D’après la formule (Ⅲ.4) on a :
h − ℎ′ 1 245,99 − 206,67
x4 = ℎ" 4 − =
1 ℎ′ 1 400,09 − 206,67

x4 = 0,203
D’après la formule (Ⅲ.5) on a :
s4 = (1- 0,203) 1,0240 + 0,203 ˟ 1,7194
s4 = 1,165 kJ/kg. k
Les résultats sont résumés dans le tableau suivant :

Point T (°C) P (bars) h (kJ/kg) S (kJ/kg .k) x


1 5 3,50 400,09 1,719 1

𝟏′ 8 3,50 403,04 1,730

𝟐𝒊𝒔 40,625 8,868 422,29 1,730

2 43,75 8,67 425,96 1,740

45
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
𝟐′ 35 8,868 415,92 1,709 1

3 35 8,868 248,72 1,166 0

𝟑′ 33 8,868 245,99 1,157

4 5 3,496 245,99 1,165 0,203

Tableau III.2 : Propriétés thermodynamiques pour le fluide frigorigène R134a.


Ⅲ.1.3 Calcul du le coefficient de performance de la machine
Le coefficient de performance (COP) est défini par le rapport de la quantité de chaleur extraite
du milieu à refroidir sur travail consommé par le compresseur, il est donnée par l’équation
suivante :
a) Cas du R22
𝑄
Cop = 𝑤 (Ⅲ.6)
ℎ − ℎ4
Cop = ℎ1 −
2 ℎ1

407,15−240,79
Cop = 434,36−407,15

Cop = 6,11
b) Cas du R134a
D’après la formule (Ⅲ.6) on a :
ℎ − ℎ4
Cop = ℎ1 − =
2 ℎ1

400,09−245,99
Cop = 425,96−400,09

Cop = 5,96
Ⅲ.1.4 Calcul du le coefficient de performance de Carnot (𝑐𝑜𝑝𝑐 )
Pour une machine de Carnot, l’expression du coefficient de performance est donnée par la
formule suivante :
𝑇2
𝑐𝑜𝑝𝑐 = 𝑇 (Ⅲ.7)
1 − 𝑇2

a) Cas du R22
278
𝑐𝑜𝑝𝑐 = 308−278

𝑐𝑜𝑝𝑐 = 9,27
b) Cas du R134a

46
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
D’après la formule (Ⅲ.7) on a :
278
𝑐𝑜𝑝𝑐 = 308−278

𝑐𝑜𝑝𝑐 = 9,27
Ⅲ.1.5 Le rendement frigorifique (η)
Le rendement frigorifique (η) est défini comme étant le rapport du coefficient de performance
(COP) sur le coefficient de performance de Carnot (𝑐𝑜𝑝𝑐 ).
a) Cas du R22
𝑐𝑜𝑝
ɳ = 𝑐𝑜𝑝 (Ⅲ.8)
𝑐

6,11
ɳ = 9,27

ɳ = 0,6591 = 65,91 %
b) Cas du R134a
D’après la formule (Ⅲ.8) on a :
5,96
ɳ = 9,27

ɳ = 0,6429 = 64,29 %

Ⅲ.2 calcul des surfaces d’échange de l’évaporateur et du condenseur


Ⅲ.2.1 calcul des débits du fluide frigorigène et du fluide caloporteur
1.Calcul du débit de l’eau dans l’évaporateur
𝑄̇E = ṁeau Cp eau ∆TS (Ⅲ.9)

Les données sont :

𝑄̇E = 5 kW
∆TS = 5 k
Cp eau = 4,18 kJ /kg. k
𝑄̇E
ṁeau = C
p eau .∆TS

5
ṁeau = 4,18× 5

ṁeau = 0,2392 kg/s


2.Calcul du débit du fluide frigorigène
𝑄̇E = ṁR22 ∆h1′ ,4

47
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
a) Cas R22 (Ⅲ.10)
𝑄̇E 5
ṁR22 = h = 409,48−240,79
1′ − h4

ṁR22 = 0,0296 kg/s


b) Cas R134a

𝑄̇E = ṁR134a ∆h1′ ,4 (Ⅲ.11)


𝑄̇E 5
ṁR134a = h = 403,04−245,99
1′ − h4

ṁR134a = 0,0318 kg/s


3.Calcul de débit de l’eau dans le condenseur
a) Cas du R22
𝑄̇c = ṁR22 ∆h2,3′ (Ⅲ.12)

𝑄̇c = 0,0296 (434,36 – 240,79)

𝑄̇c = 5,73 kW

𝑄̇c = ṁeau Cp eau ∆TS (Ⅲ.13)


𝑄̇c
ṁeau = C
p eau .∆TS

5,73
ṁeau = 4,18× 5

ṁeau = 0,2742 kg/s


b) Cas du R134a
𝑄̇c = ṁR134a ∆h2,3′ (Ⅲ.14)

𝑄̇c = 0,0318 (425,96 – 245,99)

𝑄̇c = 5,72 kW
D’aprés la formule (Ⅲ.13)
𝑄̇c
ṁeau = C
p eau .∆TS

5,72
ṁeau = 4,18× 5

ṁeau = 0,2737 kg/s


Ⅲ.2.2 détermination des températures des différentes zones de transféré thermique dans
l’évaporateur et le condenseur
1.Cas de l’évaporateur

48
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
a) Cas du R22
La zone de surchauffe :

Figure Ⅲ.4 Evolution des températures dans l’évaporateur dans la zone de surchauffe
(R22)
Coté d’eau Coté R22
θeE = 15° T ′ eE = 5°C
θ′ sE = ? TsE = 8°C
T ′ eE ∶ la température de l’entrée du fluide frigorigène dans l’évaporateur a la zone de
surchauffe
θ′ sE : la température de la sortie d’eau dans l’évaporateur a la zone de surchauffe
ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau . (θeE − θ′ sE ) = ṁ𝑅22 (h1′ − h1 ) (Ⅲ.15)
(ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau θeE ) − ṁR22 (h1′ − h1 )
θ′ sE = ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau

(0,2392×4,18×15)−0,0296 (409,48−407,15)
θ′ sE = 0,2392×4,18

θ′ sE = 14,91°C
∆𝑇0 −∆𝑇𝐿
∆𝑇𝐿𝑀 = ∆𝑇0 (Ⅲ.16)
ln( )
∆𝑇𝐿

∆𝑇0 = θeE - TsE = 15 - 8 = 7°C


∆𝑇𝐿 = θ′ sE - T ′ eE = 14,91 - 5 = 9,93°C
7 −9 ,91
∆𝑇𝐿𝑀 = 7
ln( )
9,91

∆𝑇𝐿𝑀 = 8,37 °C
La zone d’évaporation :

49
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a

Figure Ⅲ.5 Evolution des températures dans l’évaporateur dans la zone d’évaporation
(R22)
Coté d’eau Coté R22
θ′ eE = 14 ,91°C TeE = 5°C
θsE = 10°C T ′ sE = 5°C
T ′ sE : la température de sortie du fluide frigorigène de la zone d’évaporation
θ′ eE : la température de l’entrée d’eau dans l’évaporateur a la zone d’évaporation
∆𝑇0 = θ′ eE -T ′ sE = 14,91 - 5 = 9,91°C
∆𝑇𝐿 = θsE - TeE = 10 - 5 = 5°C
D’après la formule (Ⅲ.16)
9,91 − 5
∆𝑇𝐿𝑀 = 9,91
ln( )
5

∆𝑇𝐿𝑀 = 7,18 °C
b) Cas du R134a
La zone de surchauffe :

Figure Ⅲ.6 Evolution des températures dans l’évaporateur à La zone de surchauffe (R134a)
Coté d’eau Coté R134

50
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
θeE = 15° T ′ eE = 5°C
θ′ sE = ? TsE = 8°C
T ′ eE ∶ la température de l’entrée du fluide frigorigène dans l’évaporateur a la zone de
surchauffe
θ′ sE : la température de la sortie d’eau dans l’évaporateur a la zone de surchauffe
D’après la formule (Ⅲ.15)
(ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau θeE ) − ṁR134a (h1′ − h1 )
θ′ sE = ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau

(0,2392×4,18×15)−0,0318 (403,04−400,09)
θ′ sE = 0,2392×4,18

θ′ sE = 14,91°C
D’après la formule (Ⅲ.16)
∆𝑇0 = θeE - TsE = 15 - 8 = 7°C
∆𝑇𝐿 = θ′ sE - T ′ eE = 14,91 - 5 = 9,91°C
7 − 9,91
∆𝑇𝐿𝑀 = 7
ln( )
9,91

∆𝑇𝐿𝑀 = 8,37 °C
La zone d’évaporation :

Figure Ⅲ.7 Evolution des températures dans l’évaporateur à La zone d’évaporation (R134a)
Coté d’eau Coté R134a
θ′ eE = 14 ,90°C TeE = 5°C
θsE = 10°C T ′ sE = 5°C

51
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
T ′ sE : la température de la sortie du fluide frigorigène dans l’évaporateur a la zone
d’évaporation
θ′ eE : la température de l’entrée d’eau dans l’évaporateur a la zone d’évaporation
D’après la formule (Ⅲ.16)
∆𝑇0 = θ′ eE -T ′ sE = 14,91 - 5 = 9,91°C
∆𝑇𝐿 = θsE - TeE = 10 - 5 = 5°C
9,91 − 5
∆𝑇𝐿𝑀 = 9,91
ln( )
5

∆𝑇𝐿𝑀 = 7,18 °C
2.Cas du condenseur
a) Cas du R22
La zone de désurchauffe :

Figure Ⅲ.8 Evolution des températures dans le condenseur à zone de désurchauffe (R22)
Coté d’eau Coté R22
θ′ eC = ? TeC = 56 ,25°C
θsC = 30°C 𝑇 ′ sC = 35°C
T ′ sC ∶ température du sortie du fluide frigorigène de la zone de désurchauffe
θ′ eC : la température d’entrée de l’eau dans la zone de désurchauffe
ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau . (θ′ eC − θsC ) = ṁ𝑅22 (h2′ − h2 ) (Ⅲ.17)
ṁ𝑅22 (h2′ − h2 ) + ( θsC ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau )
θ′ eC = ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau

0,0296 (415,73−434,35)+(30×0,2742×4,18 )
θ′ eC = (0,2742×4,18 )

θ′ eC = 33,83°C
D’après la formule (Ⅲ.16)

52
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
∆𝑇0 = TeC - θsC = 56 ,25 - 30 = 26,25°C
∆𝑇𝐿 = 𝑇 ′ sC - θ′ eC = 35 – 33,83 = 1,17°C
26,25 − 1,17
∆𝑇𝐿𝑀 = 26,25
ln( )
1,17

∆𝑇𝐿𝑀 = 8,06 °C

La zone de sous refroidissement :

Figure Ⅲ.9 Evolution des températures dans zone de sous refroidissement (R22)
Coté d’eau Coté R22
θeC = 25°C T ′ eC = 35°C
θ′ sC = ? TsC = 33°C
T ′ eC ∶ la température de l’entrée du fluide frigorigène dans le condenseur a la zone de sous
refroidissement
θ′ sC : la température de la sortie d’eau dans le condenseur a la zone de sous refroidissement
ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau . (θeC − θ′ sC ) = ṁ𝑅22 (h3′ − h3 ) (Ⅲ.18)
(ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau θeC ) − ṁR22 (h3′ − h3 )
θ′ sC = ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau

(0,2742 ×4,18 ×25 )−0,0296 ×(240,79 − 243,22)


θ′ sC =
0,2742 ×4,18

θ′ sC = 25,06 °C
∆𝑇0 = T ′ eC - θ′ sC = 35 – 25,06 = 9,94°C
∆𝑇𝐿 = TsC - θeC = 33 – 25 = 8°C
D’après la formule (Ⅲ.16)
9,94 − 8
∆𝑇𝐿𝑀 = 9,94
ln( )
8

∆𝑇𝐿𝑀 = 9,94 °C
53
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
La zone de condensation :

Figure Ⅲ.10 Evolution des températures dans le condenseur à zone de condensation (R22)
Coté d’eau Coté R22
θ" eC = 25,06°C T " eC = 35°C
θ" sC = 33,83°C T " sC = 35°C

T " eC ∶ la température de l’entrée du fluide frigorigène dans le condenseur a la zone de


condensation

T " sC ∶ la température de la sortie du fluide frigorigène dans le condenseur a la zone de


condensation
θ" eC : la température de l’entrée d’eau dans le condenseur a la zone de condensation
θ" sC : la température de la sortie d’eau dans le condenseur a la zone de condensation
D’après la formule (Ⅲ.16)
∆𝑇0 = T " eC - θ" sC = 35 – 33,83 = 1,17°C
∆𝑇𝐿 = T " sC - θ" eC = 35 – 25,06 = 9,94°C
1,17 − 9,94
∆𝑇𝐿𝑀 = 1,17
ln( )
9,94

∆𝑇𝐿𝑀 = 4,10°C
b) Cas du R134a
La zone de désurchauffe :

54
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a

Figure Ⅲ.11 Evolution des températures dans le condenseur à zone de


désurchauffe (R134a)
Coté d’eau Coté R134a
θ′ eC = ? TeC = 43 ,75°C
θsC = 30°C 𝑇 ′ sC = 35°C
T ′ sC ∶ La température de La sortie du fluide frigorigène dans le condenseur a la zone de
désurchauffe
θ′ eC : la température de l’entrée d’eau dans le condenseur a la zone de désurchauffe
D’après la formule (Ⅲ.17)
ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau . (θ′ eC − θsC ) = ṁ𝑅134𝑎 (h2′ − h2 )
ṁ𝑅134𝑎 (h2′ − h2 ) + ( θsC ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau )
θ′ eC = ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau

0,0318 (415,92−425,96)+(30×0,2737×4,18 )
θ′ eC = (0,2737×4,18 )

θ′ eC = 29,72°C
D’après la formule (Ⅲ.16)
∆𝑇0 = TeC - θsC = 43 ,75 - 30 = 13,75°C
∆𝑇𝐿 = 𝑇 ′ sC - θ′ eC = 35 – 29,72 = 5,28°C
13,75 − 5,28
∆𝑇𝐿𝑀 = 13,75
ln( )
5,28

∆𝑇𝐿𝑀 = 8,85 °C

La zone de sous refroidissement :

55
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a

Figure Ⅲ.12 Evolution des températures dans le condenseur à zone de sous


refroidissement (R134a)
Coté d’eau Coté R134a
θeC = 25°C T ′ eC = 35°C
θ′ sC = ? TsC = 33°C
T ′ eC ∶ la température de l’entrée du fluide frigorigène dans le condenseur a la zone de sous
refroidissement
θ′ sC : la température de la sortie d’eau dans le condenseur a la zone de sous refroidissement
D’après la formule (Ⅲ.18)
ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau . (θeC − θ′ sC ) = ṁ𝑅134𝑎 (h3′ − h3 )
(ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau θeC ) − ṁR134a (h3′ − h3 )
θ′ sC = ṁ𝑒𝑎𝑢 Cp eau

(0,2737 ×4,18 ×25 )−0,0318 ×(245,99 − 248,72)


θ′ sC = 0,2737 ×4,18

θ′ sC = 25,08 °C
D’après la formule (Ⅲ.16)
∆𝑇0 = T ′ eC - θ′ sC = 35 – 25,08 = 9,92°C
∆𝑇𝐿 = TsC - θeC = 33 – 25 = 8°C
9,92 − 8
∆𝑇𝐿𝑀 = 9,92
ln( )
8

∆𝑇𝐿𝑀 = 8,93°C
La zone de condensation :

56
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a

Figure Ⅲ.13 Evolution des températures dans le condenseur à zone de condensation


(R134a)
Coté d’eau Coté R134a
θ" eC = 25,08°C T " eC = 35°C
θ" sC = 29,72°C T " sC = 35°C

T " eC ∶ la température de l’entrée du fluide frigorigène dans le condenseur a la zone de


condensation

T " sC ∶ la température de la sortie du fluide frigorigène dans le condenseur a la zone de


condensation
θ" eC : la température de l’entrée d’eau dans le condenseur a la zone de condensation
θ" sC : la température de la sortie d’eau dans le condenseur a la zone de condensation
D’après la formule (Ⅲ.16)
∆𝑇0 = T " eC - θ" sC = 35 – 29,72 = 5,28°C
∆𝑇𝐿 = T " sC - θ" eC = 35 – 25,08 = 9,92°C
5,28 − 9,92
∆𝑇𝐿𝑀 = 5,28
ln( )
9,92

∆𝑇𝐿𝑀 = 7,36 °C
Ⅲ.2.3 Calcul des surfaces globales d’échange de l’évaporateur et du condenseur
Dans ce calcul, on a choisi un échangeur de type à plaques pour les deux cas.
Des études expérimentales ont été entreprises pour déterminer le coefficient d’échange global
U d’un échangeur de type à plaque, le fluide caloporteur état l’eau et le FF est un HFC (ex 134a)
et ce dans les deux cas de l’évaporation et de la condensation. Le tableau suivant présente un
exemple de ces résultats.

57
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
Type d’échangeur Caractéristiques géométriques Coefficient global d’échange
( w/𝑚2 .k)

Évaporateur à plaques Largeur entre plaques 2mm 1250


Condenseur à plaques Largeur entre plaques 2mm 2400
Tableau III.3 : coefficient global d’échange dans le condenseur et l’évaporateur
1.Cas de l’évaporateur
a) Cas du R22
b) D’après la formule (Ⅲ.16)
∆𝑇0 = θeE - TsE = 15 - 8 = 7°C
∆𝑇𝐿 = θsE - TeE = 10 - 5 = 5°C
7−5
∆𝑇𝐿𝑀 = 7
ln( )
5

∆𝑇𝐿𝑀 = 5,94 °C

𝑄̇E = U. A. ∆TLM (Ⅲ.19)

𝑄̇E : La puissance frigorifique


U : Le coefficient globale d’échange thermique
A : La surface d’échange
∆TLM : différent température moyenne logarithmique
U = 1250 W/𝑚2 .k
𝑄̇E
A = 𝑈. ∆TLM

5×103
A = 1250 ×5,94

A = 0,67 𝑚2
c) Cas du R134a
d) D’après la formule (Ⅲ.16)
∆𝑇0 = θeE - TsE = 15 - 8 = 7°C
∆𝑇𝐿 = θsE - TeE = 10 - 5 = 5°C
7−5
∆𝑇𝐿𝑀 = 7
ln( )
5

∆𝑇𝐿𝑀 = 5,94 °C
U = 1250 W/𝑚2 .k
D’après la formule (Ⅲ.19)

58
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
𝑄̇𝐸
A = 𝑈. ∆TLM

5×103
A = 1250 ×5,94

A = 0,67 𝑚2
2.Cas du condenseur
a) Cas du R22
D’après la formule (Ⅲ.16)
∆𝑇0 = TeC - θsC = 56,25 - 30 = 26,25°C
∆𝑇𝐿 = TsC -θeE = 33 - 25 = 8°C
26,25 − 8
∆𝑇𝐿𝑀 = 26,25
ln( )
8

∆𝑇𝐿𝑀 = 15,36 °C
D’après la formule (Ⅲ.19)
U = 2400 W/m2 .k
𝑄̇𝐶
A = 𝑈. ∆TLM

5,73×103
A = 2400 ×15,36

A = 0,155 𝑚2
b) Cas du R134a
D’après la formule (Ⅲ.16)
∆𝑇0 = θeC - TsC = 43,75 - 30 = 13,75°C
∆𝑇𝐿 = θsC - TeC = 33 - 25 = 8°C
13,75 − 8
∆𝑇𝐿𝑀 = 13,75
ln( )
8

∆𝑇𝐿𝑀 = 10,62 °C
D’après la formule (Ⅲ.19)
U = 2400 W/m2 .k
𝑄̇𝐶
A = 𝑈. ∆TLM

5,72×103
A = 2400 ×10,62

A = 0,218 𝑚2
Les résultats sont résumés dans le tableau suivant :

59
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a
FF COP 𝑪𝑶𝑷𝑪 ɳ ṁ ∆𝑻𝑳𝑴 U Surface Surface
(%) (kg/s) (°C) (W/𝒎𝟐 .k) d’échange d’échange du
D’évaporateur Condenseur
E C E C
(𝒎𝟐 ) (𝒎𝟐 )
R22 6,11 9,27 65,91 0,0301 5,94 15,36 1250 2400 0,67 0,155

R134a 5,96 9,27 64,29 0,0324 5,94 10,62 1250 2400 0,67 0,218

Tableau III.4 : paramètre de performance de la machine frigorifique à compression de vapeur


utilisons R22 et R134a
On remarque que le rendement est supérieur à 60% (bon rendement frigorifique).
A l’aide de la méthode de différence de température logarithmique moyenne on a calculé les
surfaces d’échange dans le condenseur et l’évaporateur pour les deux fluides. On remarque un
léger avantage dans le cas du R22 par rapport au R134a.
Cependant le R22 est un HCFC et donc il est plus nocif pour l’environnement (ODP non nul)
par rapport au R134a qui est un HFC (ODP nul).

III.3 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons évaluer les performances d’un système frigorifique conventionnel
d’une puissance de 5 kW fonctionnement avec deux fluides frigorigènes (R22 et R134a) dans
les conditions de température d’évaporateur égale 5°C et la température du condenseur égale
35°C.
Les résultats obtenus montrent un bon rendement frigorifique (> 60%) et pour les deux fluide
avec un léger avantage au R22 cependant le R134a est moins nocif pour l’environnement
(ODP= 0) par ailleurs , les surfaces d’échange du condenseur et de l’évaporateur ont été
calculées à l’aide de la méthode ∆𝑇𝐿𝑀 pour chacun des fluide, les résultats montrent que le
condenseur et plus compacte et ce grâce à un meilleur coefficient d’échange globale que
l’évaporateur.

60
Chapitre Ⅲ Calcul des performances du machine frigorifique à
compression de vapeur utilisant le R22 et R134a

61
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale
De nos jours les installations frigorifiques jouent un rôle important dans le développement
industriel et humain d’un pays.

Il y a plusieurs procédés de production du froid à partir de l’énergie fossile ou bien une source
d’énergie renouvelable telle que l’énergie solaire cependant, ce domaine reste dominé par la
machine frigorifique à compression de vapeur utilisant l’énergie électrique produite à partir de
combustibles fossiles.

Ce travaille concerne une étude des différents composants d’une machine frigorifique à
compression de vapeur d’une puissance de 5 kW opérant avec des sources chaude et froide
simulées par les température du fluide caloporteur (eau) à l’entrée respectivement du
condenseur (𝜃𝑒𝐶 = 25°C) et de l’évaporateur (𝜃𝑒𝐸 = 15°C) et les fluides frigorigènes considérés
dans cette étude sont le R22 (HCFC) et le R134A (HFC).

Dans une première phase, les performances (COP et rendement frigorifique) sont calculées et
comparées pour les deux fluides. Les résultats montrent que le R22 conduit à de meilleurs
performances, cependant du fait qu’il soit un HCFC (ODP ≠ 0), il est plus nocif pour
l’environnement que le R134a qu’est un HFC (ODP =0)

Dans une seconde phase, le condenseur et l’évaporateur ont été dimensionné pour une puissance
de 5kW et ce en adoptent des échangeurs de type à plaque. La méthode utilisée et celle de
différance température moyenne logarithmique et dans ce cas aussi, les résultats en montrée un
léger avantage pour le R22 qui conduit une installation plus compacte.

61
Annexe

Tableau .1 : Caractéristique thermodynamique du forane 22 (Etat saturé)

Tableau .2 : Caractéristique thermodynamique du forane 22 (Etat vapeur surchauffée)


enthalpie (kJ/kg)
Annexe

Tableau .3 : Caractéristique thermodynamique du forane 22 (Etat vapeur


surchauffée) entropie (kJ/kg. k)

Tableau .4 : Caractéristique thermodynamique du forane 134a (Etat saturé)


Annexe

Tableau .5 : Caractéristique thermodynamique du forane 134a (Etat vapeur


surchauffée) enthalpie (kJ/kg)

Tableau .6 : Caractéristique thermodynamique du forane 134a (Etat vapeur


surchauffée) entropie (kJ/kg. k)
Annexe
Références Bibliographiques

Références bibliographies
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annaba spécialité master 2 énergetique.
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[6] D. Ayat, et S. ChaibRasou, Machines Frigorifiques. Mémoire de Licence Energétique :
Université Badji Mokhtar – Annaba, 2016.
[7] http://iutp.univ-poitiers.fr/gte/la-formation/les-matieres-enseignees-au-departement-
gte/machines-frigorifiques/
[8] Article associés : chapitre 5 (Machine frigorifique). A. Taieb et Y. Ben Salem édition 2007
[9] Bougard, J. (1983). Applications de l'énergie solaire dans le froid et le conditionnement
d'air. International journal of refrigeration, 6(5-6), 319-328.

[10] PDF cours-generale-le froid (2) TECHNIQUE DU FROID COURS DE BASE édition
juillet 07

[11] Nahi, K. (2017). Application de la simulation numérique dans l'étude technique de la


géothermie par nappes horizontale de tuyauterie appliquée à un projet immobilier mixte de
commerces, bureaux et hôtel.

[12] https://www.picbleu.fr/page/fluides-frigorigenes-hcfc-hfc-supergaz-effet-de-serre-
environnement.
[13] Zoubeyr, M. I. M. O. U. N. E. (2015). Etude et Modélisation des fluides frigorifiques
(Doctoral dissertation, université de batna 2).

[14] https://www.coursindustriels.com/uploads/2/6/0/8/26080957/cours_general_le_froid.
pdf
[15] Andre, C. (2017). Centre de développement durable d’Ayent (Doctoral dissertation, Haute
Ecole d’ingénierie).

[16] Yadav, BK et Soni, SL (2015). Etude expérimentale de la performance de la tour de


refroidissement. Revue internationale de la science et de la recherche (IJSR) , 4 (8),
2035-2038.
Références Bibliographiques

[17] MEDIOUNI. Froid Industriel Machine frigorifique.université Ibn Zohr Ecole Nationale
des sciences Appliquées.Département :Génie des procédes de l’Energie et de Environnement
2008/2009 ( pour introuction génerale )

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