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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

ECOLE INTER - ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES


(E.I.S.M.V.)

ANNEE 2008 N° 53

ETUDE COMPARATIVE DES PERFORMANCES DE CROISSANCE DE POULET


DE CHAIR PERMISES PAR TROIS ALIMENTS CHAIR SUR LE MARCHE DE
DAKAR

THESE
Présentée et soutenue publiquement le 19 Novembre 2008 à 15 heures
Devan la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie de Dakar pour
obtenir le grade de DOCTEUR VETERINAIRE (Diplôme D’Etat) par :

ANDELA ABESSOLO Carine Michèle


Née le 07 Novembre 1981 à Yaoundé (Cameroun)

Jury

Président : M. Sylvie SECK GASSAMA


Professeur à la Faculté de Médecine,
de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie de Dakar

Directeur et Rapporteur : M. Ayao MISSOHOU


de Thèse Professeur à l’E.I.S.M.V. de Dakar

Membre : M. Moussa ASSANE


Professeur à l’E.I.S.M.V. de Dakar

M. Germain Jérôme SAWADOGO


Professeur à l’E.I.S.M.V. de Dakar
______

COMITE DE DIRECTION
______

LE DIRECTEUR
ß Professeur Louis Joseph PANGUI

LES COORDONNATEURS

ß Professeur Moussa ASSANE


Coordonnateur des Etudes

ß Professeur Malang SEYDI


Coordonnateur des Stages et
de la Formation Post-Universitaire

ß Professeur Justin Ayayi AKAKPO


Coordonnateur Recherches et Développement

Année Universitaire 2007 - 2008

-2-
PERSONNEL ENSEIGNANT

)PERSONNEL ENSEIGNANT EISMV

)PERSONNEL VACATAIRE (PREVU)

)PERSONNEL EN MISSION (PREVU)

)PERSONNEL ENSEIGNANT CPEV (PREVU)

A. DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOLOGIQUES


ET PRODUCTIONS ANIMALES

CHEF DE DEPARTEMENT : Ayao MISSOHOU ; Professeur

SERVICES

1. ANATOMIE-HISTOLOGIE-EMBRYOLOGIE

Serge N. BAKOU Maître de conférence agrégé


Gualbert Simon NTEME ELLA Assistant
Camel LAGNIKA Docteur Vétérinaire Vacataire
Paul Fabrice SHE Moniteur

2. CHIRURGIE –REPRODUCTION

Papa El Hassane DIOP Professeur


Alain Richi KAMGA WALADJO Assistant
Bilkiss V.M ASSANI Docteur Vétérinaire Vacataire
Fabrice Juliot MOUGANG Moniteur

3. ECONOMIE RURALE ET GESTION

Cheikh LY Professeur
Adrien MANKOR Assistant
Claude Michel WOMBOU TOUKAM Moniteur

4. PHYSIOLOGIE-PHARMACODYNAMIE-THERAPEUTIQUE

Moussa ASSANE Professeur


Rock Allister LAPO Assistant

-3-
Clarisse INGABIRE Moniteur

5. PHYSIQUE ET CHIMIE BIOLOGIQUES ET MEDICALES

Germain Jérôme SAWADOGO Professeur


Nongasida YAMEOGO Assistant
Sylvain HABIMANA Moniteur

6. ZOOTECHNIE-ALIMENTATION

Ayao MISSOHOU Professeur


Simplice AYESSIDEWEDE Assistant
Sosthène HABUMUREMYI Docteur Vétérinaire Vacataire
Francklin Noël JAOVELO Moniteur

B. DEPARTEMENT DE SANTE PUBLIQUE ET ENVIRONNEMENT

CHEF DE DEPARTEMENT : Rianatou BADA ALAMBEDJI, Professeur

S E R V I C ES

1. HYGIENE ET INDUSTRIE DES DENREES ALIMENTAIRES


D’ORIGINE ANIMALE (HIDAOA)

Malang SEYDI Professeur


Bellancille MUSABYEMARIYA Assistante
Khalifa Babacar SYLLA Assistant
Gérard Guéboul DIOP Moniteur
David RAKANSOU Moniteur

2. MICROBIOLOGIE-IMMUNOLOGIE-PATHOLOGIE INFECTIEUSE
Justin Ayayi AKAKPO Professeur
Mme Rianatou ALAMBEDJI Professeur
Philippe KONE Assistant
Raoul BAKARI Docteur Vétérinaire Vacataire
Abdel-Aziz ARADA IZZEDINE Docteur Vétérinaire Vacataire

3. PARASITOLOGIE-MALADIES PARASITAIRES-ZOOLOGIE APPLIQUEE


Louis Joseph PANGUI Professeur
Oubri Bassa GBATI Maître-assistant
Koffi Benoît AMOUSSOU Docteur Vétérinaire Vacataire
Ayéko Dieudonné DOSSOU Moniteur

4. PATHOLOGIE MEDICALE-ANATOMIE PATHOLOGIQUE -

-4-
CLINIQUE AMBULANTE
Yalacé Yamba KABORET Maître de Conférences Agrégé
Yaghouba KANE Maître-assistant
Mireille KADJA WONOU Assistante
Hubert VILLON Assistant
Medoune BADIANE Docteur Vétérinaire (SOVETA)
Omar FALL Docteur Vétérinaire (WAYEMBAM)
Alpha SOW Docteur Vétérinaire (PASTAGRI)
Abdoulaye SOW Docteur Vétérinaire (FOIRAIL)
Ibrahima WADE Docteur Vétérinaire Vacataire
Charles Benoît DIENG Docteur Vétérinaire Vacataire
Arouna NJAYOUNGAPAGNA Docteur Vétérinaire Vacataire
François Xavier NDUNGUTSE Docteur Vétérinaire Vacataire

5. PHARMACIE-TOXICOLOGIE

Félix Cyprien BIAOU Maître-Assistant (en disponibilité)


Gilbert Komlan AKODA Assistant
Assiongbon TEKO AGBO Assistant
Egide ISHIMWE Moniteur
Fara Hanta RATALATA RALAIVAO Monitrice

C. DEPARTEMENT COMMUNICATION

CHEF DE DEPARTEMENT : PROFESSEUR YALACE YAMBA KABORET

SERVICE
1. BIBLIOTHEQUE

Mariam DIOUF Documentaliste

2. SERVICE AUDIO-VISUEL

Bouré SARR Technicien

D. SCOLARITE
El Hadji Mamadou DIENG Vacataire
Naomie KENMOGNE Docteur Vétérinaire Vacataire
Aimable UWIZEYE Moniteur

-5-
PERSONNEL VACATAIRE (Prévu)

1. BIOPHYSIQUE

Mamadou MBODJ Maître-Assistant Faculté de Médecine UCAD


Boucar NDONG Assistant Faculté de Médecine UCAD

2. BOTANIQUE

Kandouioura NOBA Maître de Conférences (Cours)


Mame Samba MBAYE Assistant (TP)
Faculté des Sciences et Techniques UCAD

3. AGRO-PEDOLOGIE

Fary DIOME Maître-Assistant


Institut de Science et de la Terre (IST)

4. ZOOTECHNIE

Abdoulaye DIENG Docteur Ingénieur


Enseignant à ENSA - THIES

Léonard Elie AKPO Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

Alpha SOW Docteur Vétérinaire Vacataire

5. H I D A O A

. NORMALISATION ET ASSURANCE QUALITE

Mme Mame S. MBODJ NDIAYE Chef de la division Agro-Alimentaire de


l’Institut Sénégalais de Normalisation

. ASSURANCE QUALITE – CONSERVE DES PRODUITS DE LA PECHE

Abdoulaye NDIAYE Docteur Vétérinaire


AMERGER

6. ECONOMIE

Oussouby TOURE Sociologue

-6-
PERSONNEL EN MISSION (Prévu)

1. ANATOMIE

Mohamed OUSSAT Professeur


Institut Agronomique et Vétérinaire
Hassan II Rabat (Maroc)

2. TOXICOLOGIE CLINIQUE

A. EL HRAIKI Professeur
Institut Agronomique et Vétérinaire
Hassan II Rabat (Maroc)

3. PATHOLOGIE MEDICALE

Marc KPODEKON
Maître de Conférences Agrégé
Université d’ABOMEY-CALAVI
(Bénin)

4. PARASITOLOGIE

Sahdou SALIFOU Maître de Conférences Agrégé


Université d’ABOMEY-CALAVI
(Bénin)
5. BIOCHIMIE

Georges Anicet OUEDRAOGO Maître de Conférences Agrégé


Université de BOBO-DIOULASSO
(Burkina Faso)

6. H.I.D.A.O.A

Youssouf KONE Maître de conférences


Université de NOUAKCHOTT
(Mauritanie)

7. REPRODUCTION

Hamidou BOLY Professeur


Université de BOBO-DIOULASSO

-7-
(Burkina Faso)

8. ZOOTECHNIE

Abdoulaye GOURO Professeur


CIRDES de BOBO-DIOULASSO
(Burkina Faso)

PERSONNEL ENSEIGNANT CPEV

1. MATHEMATIQUES

Abdoulaye MBAYE Assistant


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
2. PHYSIQUE

Issakha YOUM Maître de Conférences (Cours)


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

André FICKOU Maître-Assistant (TP)


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

3. CHIMIE ORGANIQUE

Abdoulaye SAMB Professeur


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

4. CHIMIE PHYSIQUE

Abdoulaye DIOP Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

Rock Allister LAPO Assistant (TP)


EISMV - DAKAR

5. BIOLOGIE VEGETALE

Aboubacry KANE Maître-Assistant (Cours)


Ngansomana BA Assistant Vacataire (TP)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

6. BIOLOGIE CELLULAIRE

Serge Niangoran BAKOU Maître de conférences agrégé

-8-
EISMV - DAKAR

7. EMBRYOLOGIE ET ZOOLOGIE

Karomokho DIARRA Maître de conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

8. PHYSIOLOGIE ANIMALE

Moussa ASSANE Professeur


EISMV – DAKAR

9. ANATOMIE COMPAREE DES VERTEBRES

Cheikh Tidiane BA Professeur


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
10. BIOLOGIE ANIMALE (T.P.)

Serge Niangoran BAKOU Maître de conférences agrégé


EISMV - DAKAR

Oubri Bassa GBATI Assistant


EISMV - DAKAR

11. GEOLOGIE

. FORMATIONS SEDIMENTAIRES

Raphaël SARR Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
. HYDROGEOLOGIE

Abdoulaye FAYE Maître de Conférences


Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

12. CPEV TP
Naomie KENMOGNE Docteur Vétérinaire Vacataire
Aimable UWIZEYE Moniteur

-9-
DEDICACES

¾ A l’ETERNEL mon DIEU qui me protège des embûches de l’ennemi.

¾ A la mémoire de ma sœur Mlle AWONG ABESSOLO Isabelle Michelle, tu restes


dans nos cœurs.

¾ A mon père ABESSOLO FOE Michel, papa tu as tout donné pour nous, ce que je
suis aujourd’hui je le suis parce que tu as choisi le meilleur des investissements, tu
nous as tous donné une chance. Que Dieu te bénisse papa, je t’aime.

¾ A ma mère ANDEGUE Catherine, je n’ai pas les mots pour extérioriser ma


gratitude. Tu m’as appris à être femme d’abord, tu m’as encouragé pour la suite. Ta
phrase fétiche était «ton premier mari c’est ton école». Puisse Dieu te donner
longue vie. Que Dieu te bénisse maman, je t’aime.

¾ A mes frères DADDY, TONTON, PAPY, BEBE BLANC0, PEPE et mes Sœurs
chéries MEME et NANOU, ce travail est le vôtre. Merci pour votre soutien constant.
Je vous adore.

¾ A ma seconde mère Maman Minette, merci pour tout. sincère reconnaissance.

¾ A ma petite Stella, je te demande juste de bien prendre soin de toi, car je sais que je
ne serai toujours pas là, même si tu peux toujours compter sur moi. Je te souhaite
d’être heureuse, merci d’avoir partager avec moi l’expérience «Dakar-EISMV».

¾ A la grande famille AYISSI

¾ A la grande famille FOE

¾ A mes oncles et tantes paternels et maternels, je ne vous décevrai jamais.

¾ A mes tantes Yvonne, Georgette, Ada, Solange, Honorine, Fele, Vedette, Bisous,
Chouchou,Coucou, Mami, yollande, ma pensée pour vous est profonde, j’aurai aimé
que vous soyez là.

- 10 -
¾ A mon amie, ma sœur, ma complice, DOUNIA, différentes en toutes choses, mais
ensemble en toutes circonstances. Il nous a été donné de partager bien plus que de
l’amitié. Mon amie, seule les montagnes ne se rencontrent pas. We will meet so soon

¾ A mes copines les DR Penda, Sadi, Bend, Ichakou, Bouopda, Kenmogne, je


n’oublierai jamais les bons moments passés ensemble.

¾ A mes amis et amies Nathalie, Laetitia, Olivier, Sabine, Rachelle, Mpouam,


christian, jean-marc, mossus, florent, alice, carine N, Maïmouna, huguette. La
vie est une pièce de théâtre, nous ne faisons qu’y jouer nos partitions. Alors que la
fête soit belle. Je ne nous souhaite que du bonheur. Merci pour tout.

¾ A mes grand frères, Donatien, tonton Protais, tonton Eric, Hellow, Woumbou,
Betene, Demanou, Mougang, Bofia, Papa Samy le un des uns, Elie, Bello, David,
Efandene, Dour-yang, awounam, viban, kasse.

¾ A tous les jeunes vétérinaires camerounais sortis de Dakar,… nous y arriverons.

YES WE CAN.

¾ A tous ceux que j’ai connu à Dakar, si je vous ai fait du mal je vous demande pardon.
A ceux qui m’en ont fait je vous pardonne. «Le Seigneur dit, l’amour Pardonne
tout…».

¾ A Alain Michel, mon rayon de soleil !!!!!!!!

¾ A mes frères de la 35è promotion, je ne citerai pas les noms.

¾ A toute la 34ième promotion je vous aime.

¾ A mes frères de Nda bot.

¾ A mes frères de la CAVESTAS.

¾ A l’AEVD.

¾ A tous mes amis de l’école, vous allez me manquer.

¾ A tous nos illustres maîtres de l’EISMV, pour la qualité de leur enseignement.

¾ A ma patrie le CAMEROUN et à NYEP mon village natal.

¾ Au pays de l’hospitalité légendaire, le SENEGAL.

- 11 -
REMERCIEMENTS

Notre sincère gratitude à tous ceux qui ont œuvré par leurs conseils ou par leur soutien
matériel et moral à la réalisation de ce modeste travail.

¾ Au professeur Ayao MISSOUHOU, Merci de m’avoir confié ce travail et d’avoir


œuvré pour sa réalisation.

¾ Au Pr. Serge BAKOU pour ses conseils et son aide.

¾ Au Dr MOUICHE MOULIOUM, merci Bébé Moctar. Je n’ai pas suffisamment


de mots pour te dire merci.

¾ A notre professeur accompagnateur Yamba KABORET, merci infiniment

¾ A notre parrain M. Pierre HAZETTE, sincère reconnaissance

¾ Au Diagnostic théâtre.

¾ A ma petite chienne Iris, merci d’avoir toujours été là

¾ A Mme Mariam DIOUF pour sa grande sollicitude.

¾ A Mr. Bocar HANE pour avoir dirigé les analyses chimiques des aliments.

A toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail, nous
disons un grand MERCI !!!!!!

- 12 -
A nos maîtres et juges

A notre Maître et Président de Jury


Mme , Sylvie SECK GASSAMA
Professeur à la faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto Stomatologie de Dakar
Vous nous faites un grand honneur en acceptant avec spontanéité de présider ce jury malgré
vos multiples occupations.
Trouver ici l’expression de nos sincères remerciements et de notre profonde gratitude.

A notre Maître, Directeur et Rapporteur de Thèse


Monsieur Ayao MISSOHOU,
Maître de Conférence agrégé à l’EISMV de Dakar
Vous avez initié, dirigé et assisté ce travail de son idée à sa réalisation. Vos qualités
intellectuelles et humaines, votre amour pour le travail bien fait nous ont marqué, même si
vous nous avez bien des fois terrorisé.
Veuillez trouvez ici l’expression de notre profond respect et de notre profonde gratitude.

A notre Maître et Juge,


Monsieur Germain Jérôme SAWADOGO
Professeur à l’EISMV de Dakar
Vous avez accepté avec spontanéité de siéger dans ce jury de thèse.
Votre rigueur scientifique et votre sens aigu des relations humaines forcent le respect et
l’admiration.
Sincères remerciements et profonde reconnaissance.

A notre Maître et Juge,


Monsieur Moussa ASSANE
Professeur à l’EISMV de Dakar
Vous nous faites un grand honneur en acceptant de juger ce travail malgré votre
Calendrier très chargé.
Nous gardons de vous, d’un monsieur très attentionné. Vos qualités humaines, votre sens
de l’écoute des étudiants nous ont marqué à jamais. Hommage respectueux.

- 13 -
« Par délibération, la Faculté et l’Ecole ont décidé que les opinions émises
dans les dissertations qui leur sont présentées doivent être considérées
comme propres à leurs auteurs et qu’elles n’entendent leur donner aucune
approbation, ni improbation »

- 14 -
LISTE DES ABREVIATIONS

al : Collaborateurs
C : Celsius
CNA: Centre National d’Aviculture
EISMV: Ecole Inter Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires
FA0: Food and Agriculture Organization of the united nations
FCFA: Franc de la communauté Financière Africaine
GMQ: Gain Moyen Quotidien
IC : Indice de consommation
INRA : Institut National de Recherches Agronomiques
ITAVI : Institut Technique de l’Aviculture
J: Jour
LANA : Laboratoire d’Alimentation et de Nutrition Animale
ME : Ministère de l’Elevage
SEDIMA : Société de Distribution du Matériel Avicole
IEMVT : Institut d’Elevage et de Médecine Vétérinaire des pays Tropicaux

xv
Liste des figures

Figure I : Anatomie topographique de l’appareil digestif de la volaille…………..7


Figure II :Evolution du poids moyen vif des poulets………………………………49
Figure III :Evolution du gain moyen quotidien……………………………………..50
Figure IV :Evolution journalière de la consommation alimentaire individuelle…….52
Figure V :Evolution de la consommation alimentaire individuelle journalière…….52
Figure VI :Evolution de l’efficacité alimentaire …………………………………….53

xvi
Liste des
LISTES DEStableaux
TABLEAUX

Tableau I : Apports recommandés pour l’énergie et les protéines…………………...10


Tableau II :Apports recommandés en protéines et acides aminés pour le poulet en
démarrage et en croissance…………………………….……………………………..11
Tableau III : Apports recommandés en protéines et acides aminés pour le poulet en
finition ………………………………………………………………………………..36
Tableau IV : Apports recommandés en minéraux essentiels chez le poulet de
chair……………………………………………………..…………………………….14
Tableau V : Apports recommandés en oligo-éléments chez le poulet de chair...……..15
Tableau VI: Apports recommandés en vitamines chez le poulet de
chair…………………………………………………….……………………………..15
Tableau VII : Composition chimique du maïs récoltés au Sénégal…………………...19
Tableau VIII: Composition chimique de quatre souches de sorgho récoltées au Sénégal
en 1976………………………………………………………………………………..21
Tableau IX : Planning de prophylaxie sanitaire………………………………………38
Tableau X : Planning d’alimentation et présentation des aliments…………………...39
Tableau XI : Température et hygrométrie moyenne durant la période d’élevage…….41
Tableau XII : Composition des différents types d’aliments distribués……………….47
Tableau XIII : Poids vifs des animaux suivant les phases d’élevage………………..49
Tableau XIV : Variation du GMQ en fonction des traitements et des périodes
d’élevages……………………………………………………………………………..51
Tableau XV : Consommation alimentaire individuelle et indice de consommation…54
Tableau XVI : Caractéristiques des carcasses………………………………………..55
Tableau XVII : Tableau comparatif des mortalités……………………………..……56
Tableau XVIII : Etude économique………………………………………………… 58

xvii
Liste des photos
Photo 1:Poussins au démarrage..………………………………………………..…37
Photo 2 : Répartition des animaux dans le bâtiment d’élevage ………………….….40
Photo 3 : Pesée individuelle des sujets………………………………………………41
Photo 4 : Carcasses de poulet présentant le syndrome ascite du poulet de chair……57

xviii
Table des matières

INTRODUCTION ............................................................................................... 1
PREMIERE PARTIE: SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
CHAPITRE I : DIGESTION ET BESOINS ALIMENTAIRES DU
POULET DE CHAIR.......................................................................................... 4
1.1. HISTO-ANATOMIE DE L’APPAREIL DIGESTIF DU POULET DE
CHAIR ............................................................................................................... 4
1.1.1. BUCCO PHARYNX .............................................................................. 4
1.1.2. ŒSOPHAGE ........................................................................................ 4
1.1.3. ESTOMAC ............................................................................................ 4
1.1.4. INTESTIN GRELE................................................................................ 5
1.1.5. CAECA ................................................................................................. 5
1.1.6. COLON................................................................................................. 5
1.1.7. CLOAQUE............................................................................................ 6
1.1.8. FOIE ..................................................................................................... 6
1.1.9. PANCREAS........................................................................................... 6
1.1.10. RATE................................................................................................... 6
1.2. BESOINS DU POULET DE CHAIR.......................................................... 7
1.2.1. ENERGIE ............................................................................................. 7
1.2.2. PROTEINES-ACIDES AMINES......................................................... 10
1.2.3. VITAMINES, MINERAUX ET OLIGO-ELEMENTS.......................... 12
1.2.4. CELLULOSE ...................................................................................... 15
1.2.5. EAU .................................................................................................... 15
1.2.6. MATIERES GRASSES ........................................................................ 15
CHAPITRE II: MATIERES PREMIERES UTILISEES EN
ALIMENTATION DE LA VOLAILLE AU SENEGAL .............................. 17
2.1. CEREALES ET LEURS SOUS PRODUITS............................................ 17
2.1.1. CEREALES ......................................................................................... 17
2.1.1.1. Maïs ................................................................................................. 17
2.1.1.1.1. Qualités......................................................................................... 17
2.1.1.1.2. Défauts.......................................................................................... 18
2.1.1.2. Sorgho.............................................................................................. 19
2.1.1.2.1. Qualités......................................................................................... 19
2.1.1.2.2. Défauts.......................................................................................... 19
2.1.1.3. Mil.................................................................................................... 20

xix
2.1.1.3.1. Qualités......................................................................................... 20
2.1.1.3.2. Défauts.......................................................................................... 21
2.1.2. SOUS-PRODUITS DES CEREALES ................................................. 21
2.2. SOURCES DE PROTEINES .................................................................... 21
2.2.1. TOURTEAUX ..................................................................................... 21
2.2.2. AUTRES SOURCES DE PROTEINES............................................... 22
2.2.2.1. Farine de poisson ............................................................................ 22
2.2.2.2. Levures ............................................................................................ 22
2.3. AUTRES MATIERES PREMIERES UTILISABLES AU SENEGAL ... 23
2.3.1. MANIOC............................................................................................. 23
2.3.2. NIEBE................................................................................................. 24
CHAPITRE III: IMPACT DE L’ALIMENTATION SUR LES
PERFORMANCES DE CROISSANCE DU POULET DE CHAIR............ 25
3.1. IMPACT DE LA PRESENTATION DE L’ALIMENT............................ 25
3.1.1. PRESENTATION EN GRANULES.................................................... 25
3.1.2. PRESENTATION FARINE ................................................................. 25
3.1.3. LES CEREALES ENTIERES .............................................................. 25
3.2. IMPACT DE LA TENEUR EN MATIERE AZOTEE ............................. 26
3.2.1. LYSINE ............................................................................................... 26
3.2.1.1. Impact sur la consommation alimentaire....................................... 26
3.2.1.2. Impact sur le gain de poids ............................................................. 27
3.2.1.3. Impact sur l’indice de consommation ............................................. 27
3.2.1.4. Impact sur les caractéristiques de carcasse.................................... 28
3.2.2. THREONINE ...................................................................................... 28
3.2.2.1. Impact sur les besoins d’entretien et la croissance ....................... 28
3.2.2.2. Impact sur l’efficacité alimentaire ................................................. 28
3.2.2.3. Impact sur les caractéristiques de carcasse................................... 29
3.2.3. IMPACT DES AUTRES ACIDES AMINES ESSENTIELS................ 29
3.2.4. IMPACT DU TAUX DE PROTEINES ............................................... 30
3.3. IMPACT DE LA TENEUR EN ENERGIE............................................... 30

DEUXIEME PARTIE: ETUDE EXPERIMENTALE


CHAPITRE I : MATERIEL ET METHODES ............................................. 32
1.1. SITE ET PERIODE DE TRAVAIL .......................................................... 32
1.2. MATERIELS ............................................................................................ 32
1.2.1. CHEPTEL EXPERIMENTAL............................................................. 32
1.2.2. MATERIEL D’ELEVAGE ET DE CONTROLE DES
PERFORMANCES ....................................................................................... 32
1.2.3. MATERIEL DE LABORATOIRE ....................................................... 33
1.2.3.1. Appareillage .................................................................................... 33
1.2.3.2. Réactifs ............................................................................................ 34
1.2.4 ALIMENTS UTILISES......................................................................... 35

xx
1.3. METHODES ............................................................................................. 35
1.3.1. CONDUITE D’ELEVAGE ................................................................. 35
1.3.1.1. Préparation de la salle d’élevage ................................................... 35
1.3.1.2. Arrivée des poussins........................................................................ 36
1.3.1.3. Alimentation des animaux ............................................................... 38
1.3.1.4. Occupation du poulailler................................................................. 39
1.3.1.5. Eclairage des animaux .................................................................... 39
1.3.2. COLLECTE DES DONNEES............................................................. 39
1.3.2.1. Consommation alimentaire et paramètres d’ambiance .................. 39
1.3.2.2. Poids des animaux........................................................................... 40
1.3.2.3. Mortalités ........................................................................................ 41
1.3.2.4. Poids des carcasses ......................................................................... 41
1.3.2.5. Consommation alimentaire individuelle ......................................... 41
1.3.3. CALCUL DES VARIABLES ZOOTECHNIQUES.............................. 41
1.3.3.1. Gain moyen quotidien ..................................................................... 42
1.3.3.2. Indice de consommation.................................................................. 42
1.3.3.3. Rendement carcasse ....................................................................... 42
1.3.3.4. Taux de mortalité............................................................................. 43
1.3.4. ANALYSE CHIMIQUE DES ALIMENTS........................................... 43
1.3.5. ANALYSE STATISTIQUE DES DONNEES ....................................... 45
CHAPITRE II : RESULTATS ET DISCUSSION......................................... 46
2.1. COMPOSITION CHIMIQUE DES ALIMENTS ..................................... 46
2.2. PERFORMANCES DE CROISSANCE ................................................... 47
2.2.1. POIDS VIF ......................................................................................... 47
2.2.2. GAIN MOYEN QUOTIDIEN ............................................................. 48
2.3. CONSOMMATION ET EFFICACITE ALIMENTAIRE ........................ 50
2.3.1. CONSOMMATION ALIMENTAIRE .................................................. 50
2.3.2. INDICE DE CONSOMMATION ........................................................ 52
2.4. CARACTERISITIQUES DE CARCASSES ............................................ 55
2.5. MORTALITES ......................................................................................... 55
2.6. ETUDE ECONOMIQUE.......................................................................... 57
2.7. RECOMMANDATIONS.......................................................................... 58
2.7.1. RECOMMANDATIONS EN DIRECTION DES ELEVEURS ............ 58
2.7.2. RECOMMANDATIONS EN DIRECTION DES FABRIQUES
D’ALIMENTS ............................................................................................... 59
2.7.3. RECOMMANDATIONS EN DIRECTION DE L’ETAT..................... 59
CONCLUSION GENERALE .......................................................................... 60

xxi
INTRODUCTION

La croissance démographique au Sénégal, surtout dans la capitale Dakar, fait


que le pays a vu l’effectif de sa population grimper et par là ses besoins. Les
besoins primaires que doit satisfaire cette population en croissance sont les
facilités d’accès à la santé et à l’alimentation, d’où la nécessité d’accroître la
disponibilité en protéines d’origine animale de bonne qualité et cela à un
moindre coût sur le marché. Entre les années 2003 et 2006, le centre national
d’aviculture au terme d’une étude statistique a révélé que de toutes les protéines
animales rencontrées sur le marché sénégalais (poulet de chair, viandes de bœuf,
de mouton, de poulet local, et de poisson à chair blanche comme le capitaine), la
viande de poulet de chair s’avère être la moins chère.
Un accent à donc été mis sur le développement de l’aviculture et l’on note une
augmentation de la production de poulet de chair de 13% entre 2003 et 2004 et
de 23% entre 2005 et 2006 (SENEGAL.ME/ CNA, 2007). Du fait de la forte
demande en aliments volailles, la zone péri-urbaine de Dakar est sujette à une
implantation croissante de meuneries spécialisées dans la production d’aliments
volaille chair et ponte.
Ces différentes usines sont confrontées aux difficultés d’approvisionnement
actuel des marchés. Ainsi, le maïs principale source d’énergie dans l’aliment
volaille est incorporé jusqu’à 60 % et est essentiellement importé d’Amérique
du sud, son coût suit les cours mondiaux du pétrole. Les tourteaux d’arachide
entrent au Sénégal à plus de 20 % d’incorporation dans l’aliment volaille et la
forte baisse de la production arachidière met en danger la production d’aliment à
cause des difficultés rencontrées dans la disponibilité en quantité et en qualité
des tourteaux d’arachide. Enfin, la diminution des ressources halieutiques
constitue un frein à la production de farine de poisson de qualité. Néanmoins, la
production des provenderies a connu une hausse, passant de 63868,37 tonnes en
2005 à 79501 tonnes en 2006 soit une augmentation en valeur absolue de 15633

1
tonnes (SENEGAL.ME/CNA, 2007). Sachant que L'équilibre protéique de
l'aliment coûte cher et est l'un des principaux déterminants du résultat technique,
l’objectif global de notre travail est de contribuer au renforcement de la
compétitivité de la filière avicole à travers l’étude de l’efficacité technico-
économique des aliments des trois principales provenderies sénégalaises. Les
objectifs spécifiques s’articulent autour des points suivants :

-Analyser l’efficacité technique des aliments ;

-Déterminer la rentabilité liée à l’utilisation de ces aliments ;

-Faire des recommandations pour une amélioration de la compétitivité de la


filière.

Notre étude se scinde en deux grandes parties :

• Une synthèse bibliographique portant sur les particularités de la digestion


et les besoins chez le poulet de chair, les matières premières utilisées en
alimentation volaille au Sénégal et l’impact de l’alimentation sur les
performances de croissance du poulet de chair.

• Une partie expérimentale qui présente le matériel et la méthodologie


utilisées, et qui s’achève par la présentation des résultats obtenus et la
discussion de ceux-ci. Nous y évoquons également l’aspect économique
de cette étude qui sera suivi de quelques recommandations.

2
PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

3
CHAPITRE I : DIGESTION ET BESOINS ALIMENTAIRES
DU POULET DE CHAIR

1.1. HISTO-ANATOMIE DE L’APPAREIL DIGESTIF DU POULET DE


CHAIR
1.1.1. BUCCO PHARYNX
L’appareil digestif des galliformes (figure I) est constitué à son extrémité
antérieure d’un bec formé de deux valves. Il est dur et épais à son extrémité et
sur ses bords. La langue épouse la forme du bec, elle est pointue, cornée et peu
musclée. Le palais présente deux séries de papilles cornées qui augmentent de
taille vers l’arrière. Les glandes salivaires sont nombreuses et bien développées ;
elles tapissent toute la surface du bucco pharynx. Il s’agit des glandes
maxillaires, palatines médiales et latérales, sphéno-ptérygoïdiennes, tubaires,
mandibulaires et linguales antérieures et postérieures de l’angle buccal et crico-
aryténoïdiennes (COSTIOU et ROULEAU, s.d). En arrière du bucco pharynx,
l’on distingue l’ouverture de l’œsophage et celle ventrale du larynx.

1.1.2. ŒSOPHAGE
L’œsophage présente deux parties dans son trajet :
• Une partie cervicale au dessus de la trachée qui est dilatée sur sa face
crâniale, c’est le jabot ;
• Une partie thoracique au bord dorsal de la trachée et gagnant l’estomac.
La muqueuse de l’œsophage est formée par un épithélium stratifié pavimenteux
dépourvu de glandes.

1.1.3. ESTOMAC
L’estomac est constitué d’une portion glandulaire qui est le proventricule et
d’une portion musculaire qui est le gésier.
La portion glandulaire de l’estomac fait suite à l’œsophage ; c’est un simple
renflement fusiforme où les aliments ne séjournent pas. Il sécrète des ferments

4
qui agissent dans le gésier ou dans le jabot grâce à des mouvements
péristaltiques de renvoi.
Le gésier représente l’estomac mécanique particulièrement puissant chez les
granivores. Il est formé de deux muscles principaux, un dorso-latéral et un
ventro-latéral, et de deux muscles accessoires, un crânial et un caudal. Ces
muscles épais sont formés par des fibres circulaires qui s’insèrent sur une
aponévrose centrale nacrée et solide.
La cavité interne du gésier est tapissée d’un revêtement corné fortement plissé :
la cuticule contient toujours des petits cailloux, véritables dents broyeuses.

1.1.4. INTESTIN GRELE


L’intestin a une longueur totale de 165 à 230 cm chez la poule, soit 5 à 6 fois la
longueur du corps.
Le duodénum forme une grande boucle en U avec une branche descendante et
une branche ascendante. La longueur de l’anse varie de 22 à 35 cm pour 0,8 à
1,2 cm de diamètre.
Le jéjunum est divisé en une partie proximale qui porte le tractus de MECKEL
et une partie distale en forme de U. Sa longueur varie de 85 à 120 cm pour un
diamètre de 0,6 à 1 cm.
L’iléon fait 13 à 18 cm de long et présente 6 à 8 plaques de Peyer dont une
tonsille caecale.

1.1.5. CAECA
Ils sont formés de deux culs de sacs symétriques. Ils ont 12 à 25 cm de long
avec une paroi mince, transparente et une extrémité aveugle arrondie. Leur col
possède une paroi plus épaisse.

1.1.6. COLON
Le colon est long de 10 cm et se termine par un léger élargissement au niveau du
cloaque.

5
1.1.7. CLOAQUE
Le cloaque est commun aux voix digestives et uro-génitales et s’ouvre à
l’extérieur. Le cloaque est divisé séquentiellement en coprodéum , urodéum et
proctodéum par de plis annulaires (DYCE et al., 1996).

1.1.8. FOIE
Le foie de poulet a une couleur marron foncée excepté dans les deux premières
semaines qui suivent l’éclosion quand il a une couleur jaune due aux pigments
du vitellus qui continuent à être absorbés dans l’intestin avant la régression
finale du sac vitellin.
Le foie est constitué de deux lobes droit et gauche connectés cranialement au
cœur par une bride dorsale.
La surface viscérale est concave et est en contact avec la rate, le proventricule, le
gésier, le duodénum, le jéjenum et l’ovaire ou le testicule droit. La surface
pariétale est convexe et se trouve contre les côtes et le sternum.

1.1.9. PANCREAS
Le pancréas allongé se trouve entre les anses de la boucle duodénale. Il consiste
en des lobes dorsaux et ventraux qui sont connectés distalement. Deux ou trois
conduits transportent le suc pancréatique dans la partie distale du duodénum.

1.1.10. RATE
Elle est en contact avec l’estomac et le foie. C’est une petite boule de couleur
rouge-marron, d’environ deux centimètres de diamètre qui se trouve dans l'aire
médiane à côté du proventricule.

6
Oesophage

Poumon
Poumon gauche
Proventricule
Ovaires
Oviducte
Utérus
Trachée Gl.uropygienne
Jabot

Cloaque
Cœur
Caecum
Iléon
Foie
Jejenum
Gésier
Duodénum

Figure I: Anatomie topographique de l’appareil digestif de volaille


(NICKEL et al., 1977)

1.2. BESOINS DU POULET DE CHAIR


1.2.1. ENERGIE
Chez le poulet de chair, l’énergie est utilisée pour satisfaire les besoins
énergétiques en entretien qui se distinguent en métabolisme de base, en
thermogenèse adaptative, en thermogenèse induite par l’aliment et l’activité
physique. Les besoins énergétiques en production correspondent ici aux besoins
en croissance. Le niveau énergétique de l’aliment doit donc permettre de mieux
extérioriser le potentiel génétique de croissance. Cette énergie s’exprime en
unité d’énergie métabolisable par unité de poids, kilojoule/gramme (kj/g) ou

7
kilocalorie/kilogramme (kcal/kg) d’aliment. L’énergie métabolisable (EM)
désigne la portion de l’alimentation dont dispose le poulet pour produire de la
chair, conserver ses fonctions vitales et sa température (SMITH, 1992). Les
besoins énergétiques de l’animal peuvent être influencés par des facteurs tels
que la souche, le régime alimentaire et la température ambiante (VIAS, 1995).
L’influence de la souche sur les besoins énergétiques est bien connue, en effet
les souches légères consomment moins que les sous mi- lourdes (tableau I).
Le régime alimentaire influe les besoins en énergie. En effet, ANSELME
(1987) constate que lorsque l’aliment est granulé, le seuil énergétique est
rabaissé à 2850-2900 kcal/kg au lieu de 3200 kcal/kg pour un aliment en farine.
Les besoins énergétiques varient en fonction de la température ambiante ; ainsi
en climat chaud, les poulets diminuent leur niveau de consommation et par
conséquent ne couvrent pas leurs besoins, ce qui diminue les performances de
croissance. Sous les tropiques, 3000 kcal/kg semblent être un niveau énergétique
suffisant pour obtenir de bonnes performances de croissance.

8
Tableau I : Apports recommandés pour l’énergie et les protéines (IEMVT, 1991)

Souches légères Souches mi-lourdes

Consommation journalière 90 100 110 120 130


(g)
Energie métabolisable 3100/3200 3000/3100 3000 2800/2900 2700/2800
kcal/kg d’aliment

Protéines brutes (% 18 16,5 15,5 14,5 14


d’aliment)

Méthionine (% d’aliment) 0,39 0,36 0,33 0,32 0,30

Méthionine + cystine (% 0,71 0,65 0,60 0,57 0,54


d’aliment)

Lysine (% d’aliment) 0,79 0,72 0,66 0,61 0,57

9
1.2.2. PROTEINES-ACIDES AMINES
Les besoins en protéines d’un oiseau se définissent comme la nécessité de
recevoir un certain apport de chaque acide aminé essentiel, ainsi qu’un apport
suffisant en composés azotés à partir desquels les acides aminés non essentiels
peuvent être synthétisés (SMITH, 1992). Il faudrait un taux azoté élevé dans la
ration si on utilise des sources de protéines de mauvaises valeurs biologiques
(tourteau d’arachide) que si les protéines sont de bonnes qualités (tourteau de
soja, de colza, de tournesol) (ITAVI, 1980). On établira donc des normes en
matières azotés totales, mais aussi des normes en lysine, méthionine et
thréonine. Ces acides aminés sont le plus souvent les facteurs limitants de la
ration (tableau II et III).
Les besoins en azote peuvent néanmoins varier en fonction de la température ou
du régime alimentaire. En période de forte chaleur, on observe une baisse de la
consommation avec comme conséquence un apport insuffisant en nutriments
essentiels : protéines, acides aminés, vitamines… (VIAS, 1995). ANSELME
(1987) conseille d’augmenter le taux de protéines de 10% de la valeur usuelle en
climat chaud.
La présentation en granulée de l’aliment réduit la consommation en protéines
des oiseaux, il est conseillé par VIAS (1995) d’apporter un complément en acide
aminé lorsque les aliments sont présentés en granulés. En effet, la préparation
des aliments en granulés nécessite un chauffage (70-80°) qui détruit les
protéines et acides aminés par la réaction dite de Maillard (LARBIER et
LECLERCQ, 1992).

10
Tableau II : Apports recommandés en protéines et acides aminés pour le poulet
(non sexé ou mâle) en démarrage et en croissance (% du régime) (INRA, 1979)

Taux énergétique ( kcal EM /kg) 2900 3000 3100 3200


Matière azotée totale 21,5 22,20 23,00 23,70
Lysine 1,12 1,16 1,20 1,24
Méthionine 0,47 0,48 0,50 0,52
Méthionine+cystine 0,84 0,87 0,90 0,93
Thréonine 0,67 0,70 0,72 0,74
DEMARRAGE Tryptophane 0,22 0,23 0,24 0,25
Arginine 1,21 1,26 1,30 1,34
Leucine 1,57 1,63 1,68 1,73
Isoleucine 0,89 0,92 0,95 0,96
Valine 0,98 1,01 1,04 1,08
Histidine 0,45 0,46 0,48 0,50
Phénylalanine 0,79 0,82 0,84 0,87
Phénylalanine+ tyrosine 1,50 1,55 1,60 1,65
Glycine + serine 1,87 1,94 2,00 2,06
Matière azotée totale maximale 19,60 20,40 21,00 21,70
Matière azotée totale minimale 16,80 17,40 18,00 18,60

Lysine 0,98 1,02 1,05 1,08


Méthionine 0,43 0,45 0,46 0,47
CROISSANCE
Méthionine+cystine 0,75 0,77 0,80 0,83
Thréonine 0,59 0,61 0,63 0,65
Tryptophane 0,19 0,20 0,21 0,22
Arginine 1,03 1,06 1,10 1,14
Leucine 1,38 1,42 1,47 1,52
Isoleucine 0,78 0,80 0,83 0,86
Valine 0,86 0,89 0,92 0,95
Histidine 0,39 0,41 0,42 0,43
Phénylalanine 0,69 0,72 0,74 0,76
Phénylalanine+ tyrosine 1,31 1,35 1,40 1,45
Glycine + serine 1,64 1,69 1,40 1,81

11
Tableau III : Apports recommandés en protéines et acides aminés pour le poulet
(non sexé ou mâle) en finition (% du régime) (INRA, 1979)

Taux énergétique (kcal EM/kg) 2900 3000 3100 3200


Matière azotée totale maximale 18,20 18,90 19,50 20,10
Matière azotée totale minimale 14,80 15,30 15,80 16,30
Lysine 0,80 0,82 0,85 0,88
Méthionine 0,32 0,33 0,34 0,35
Méthionine + cystine 0,59 0,61 0,61 0,64
Thréonine 0,48 0,49 0,51 0,53
Tryptophane 0,16 0,16 0,17 0,18
Arginine 0,86 0,89 0,92 0,95
Leucine 1,11 1,15 1,19 1,23
Isoleucine 0,63 0,65 0,67 0,69
Valine 0,55 0,57 0,59 0,61
Histidine 0,32 0,33 0,34 0,35
Phénylalanine 0,69 0,72 0,74 0,76
Phénylalanine + tyrosine 1,06 1,09 1,13 1,17
Glycine+sérine 1,33 1,37 1,42 1,47

1.2.3. VITAMINES, MINERAUX ET OLIGO-ELEMENTS


Présents en faible proportion dans l’aliment, ils sont néanmoins indispensables.
Leurs carences entrainent des troubles graves et des retards de croissance.
Les vitamines jouent un rôle important dans la croissance des poulets de chair et
les apports recommandés sont prescrits dans le tableau IV.
Les minéraux les plus importants sont le phosphore et le calcium qui jouent un
rôle essentiel dans l’équilibre humoral comme dans la formation du squelette et
de la coquille (FERRANDO, 1969). Les besoins en ces deux minéraux (tableau
II et III) dépendent de la qualité de la vitamine D. Dans une moindre mesure,
l’apport en manganèse peut également affecter l’assimilation du calcium et du

12
phosphore (SMITH, 1992). Le rapport phosphocalcique le plus favorable à une
bonne rétention osseuse de ces deux éléments semble se situer entre 2 et 3
(MABALO, 1993). Le sodium et le chlore améliorent l’assimilation des
protéines, l’excès entraine une grande consommation d’eau et la diarrhée. La
concentration en chlorure de sodium ordinaire recommandée chez les volailles
est d’environ 0,5 % des rations (SMITH, 1992).
Le magnésium est important car sa carence ralentit la croissance des poulets de
chair et entrave l’ossification.
Le fer, le cuivre, le cobalt sont indispensables pour la formation de
l’hémoglobine.
Le manganèse intervient dans le métabolisme du phosphore ; un régime pauvre
en cet oligo-élément entraine des cas de pérosis chez les poulets de chair.
Une ration pauvre en zinc entraine des retards de croissance et des démarches
dites d’oies.

Tableau IV : Apports recommandés en minéraux essentiels chez le poulet de


chair (INRA, 1979)

Apports Démarrage Croissance Finition


Energie (kcal
EM/kg) 2900/3000 3100/3200 2900/3000 3100/3200 2900/3000 3100/3200
Calcium (%) 1 1,10 0,9 1 0,80 0,90

Phosphore (%) 0,42 0,45 0,38 0,41 0,35 0,3


Sodium (%) 0,17 0,17 0,17
Chlore (%) 0,15 0,15 0,15

13
Tableau V : Apports recommandés en oligo-éléments chez le poulet de chair
(INRA, 1979)

Apports (g/100 kg d’aliment) Démarrage Croissance Finition

Zinc 4 4 2
Cuivre 0,3 0,3 0,2
Fer 4 4 2
Manganèse 7 7 6
Iode 0,1 0,1 0,1
Cobalt 0,02 0,02 0,02
Sélénium 0,02 0,02 0,02

Tableau VI : Apports recommandés en vitamines chez le poulet de chair (INRA,


1979)

Apports ( /100 kg Démarrage Croissance Finition


d’aliment)
Vitamines A (UI) 1 000 000 1 000 000 1 000 000
Vitamines D3 (UI) 150 000 150 000 150 000
Vitamines E (g) 1,5 1 1
Vitamines K3 (g) 0,5 0,4 0,4
Thiamine (g) 0,05 - -
Riboflavine (g) 0,4 0,4 0,4
Acide pantothénique
(g) 0,5 0,5 0,5
Niacine (g) 2,5 1,5 1,5
Acide folique (g) 0,02 - -
Vitamines B12 (g) 0,001 0,001 0,001
Chlorcholine (g) 50 50 50

14
1.2.4. CELLULOSE
Chez le poulet de chair elle a une importance faible, il est souhaitable d’après
ANSELME (1987) cité par VIAS (1995) de ne pas dépasser des taux de 5% de
cellulose brute, pour éviter des accidents de transit et une mauvaise utilisation de
la ration.

1.2.5. EAU
C’est l’un des éléments nutritifs les plus important chez la volaille, elle
conditionne la consommation alimentaire. Une sous-consommation en eau
induit une sous-consommation alimentaire et une diminution du gain de poids de
l’animal. La sous-consommation en eau peut être due à un problème
d’appétence (solution médicamenteuse, eau trop chaude, eau de mauvaise
qualité), au stress (vaccination, transfert, maladies), ou tout simplement à une
insuffisance d’abreuvoirs. La réduction de la prise alimentaire et du degré de
croissance ainsi engendrée est proportionnelle au degré de la réduction hydrique.
La sur-consommation en eau peut être causée par une augmentation de la
température, une teneur en sel de l’eau ou de l’aliment trop élevée ou être
consécutive à un début de diarrhée. SCOTT (1976) cité par JAOVELO (2007)
rapportait que les aliments riches en protéines conduisent à une légère
surconsommation d’eau qui s’expliquerait par les mécanismes de digestion
protéique et d’excrétion rénale d’acide urique. En effet, les oiseaux ont la
particularité physiologique de réabsorber l’eau des urines lorsqu’ils n’en
disposent pas en abondance pour leur abreuvement. Cette eau remonte le long
du colon provocant la précipitation de l’acide urique sous forme d’urate.

1.2.6. MATIERES GRASSES


Le poulet de chair a des besoins minima en matières grasses, et en particulier
d’un acide gras ; l’acide linoléique. Ce besoin est largement couvert par les

15
matières premières habituellement utilisées dans l’alimentation des volailles, et
en particulier par le maïs. Il n’est pas nécessaire d’ajouter des matières grasses à
la ration, mais l’incorporation de matières grasses riches en énergie permet
d’atteindre des niveaux énergétiques élevés dans les aliments. Cependant, des
limites technologiques existent au niveau des usines de fabrication et on limite
généralement leur incorporation à 6% dans le régime.
Les matières grasses permettent en outre d’améliorer le rendement des presses à
granuler.

16
CHAPITRE II: MATIERES PREMIERES UTILISEES EN
ALIMENTATION DE LA VOLAILLE AU SENEGAL

2.1. CEREALES ET LEURS SOUS PRODUITS


L’alimentation de la volaille et du poulet de chair en particulier est basée sur les
céréales, celles qui sont les plus utilisées au Sénégal sont le mais (Zea mays) et
le sorgho (Pennisetum sp).

2.1.1. CEREALES

2.1.1.1. Maïs
Le maïs est une céréale de choix dans l’alimentation des poulets de chair
(SMITH, 1992). Ceci s’explique entre autres par la bonne digestibilité de sa
matière organique avec une matière azotée digestible (MAD) estimée à 80,75 %
et sa valeur énergétique élevée (environ 3432 kcal/kg) (FERRANDO, 1969).

2.1.1.1.1. Qualités
Plusieurs études ont été menées pour déterminer la composition chimique du
maïs, les résultats diffèrent sensiblement selon la zone de culture.
Bon nombre d’auteurs reconnaissent que le maïs contient peu de celluloses (2,7
% MS) (FERRANDO, 1969), une proportion relativement élevée de matière
grasses (4,8 % MS) (FAO, 1993). Par contre le maïs est pauvre en protéines (8
% MS) (SMITH., 1992), presque dépourvu de sodium (0,01 % MS) et de
calcium (0,01 % MS) (LARBIER et LECLERCQ, 1992). Le phosphore
assimilable dans le maïs récolté au Sénégal est estimé à 0,28 % (tableau VII)
(ANSELME, 1987). Le même auteur trouve une teneur en amidon du maïs
élevée (72,5 % MS) et celle en sucre faible (2,4 % MS). De plus, cette céréale
contient une quantité relativement importante de pigments xanthophylles,
d’environ 25 ppm (LARBIER ET LECLERCQ, 1992).
D’une manière générale, le maïs présente une bonne digestibilité. Ceci
s’explique par l’absence de tanins, une faible proportion en cellulose, une bonne

17
digestibilité de l’amidon et des protéines. Cela permet de mettre à la disposition
des volailles l’énergie contenue dans ses graines.
Le maïs a la valeur énergétique la plus élevée parmi les céréales du fait de sa
teneur en matière grasse élevée (LARBIER et LECLERCQ, 1992). L’énergie
métabolisable du maïs récolté au Sénégal est estimée à 3350 kcal/kg alors
qu’elle est estimée à 3798 kcal /kg pour le maïs récolté en France (ANSELME,
1987).

Tableau VII : Composition chimique du maïs récolté au Sénégal


(ANSELME, 1987)
Composants Teneur (%)
Matière sèche 86
Protéines brutes 8,7
Matières grasses 4
Cellulose brute 2,7
Lysine 0,25
Méthionine 0,19
Méthionine+cystine 0,35
Phosphore assimilable 0,28
Calcium 0,02

2.1.1.1.2. Défauts
Le maïs est pauvre en protéines et présente un profil en acides aminés très
déséquilibré qui ne permet pas un apport suffisant en azote d’origine protéique.

18
2.1.1.2. Sorgho
Selon la FAO (1987), l’Afrique est considérée comme le centre d’origine du
sorgho puisqu’on y trouve le plus grand nombre de variétés. Cette céréale est
proche du maïs du point de vue phylogénétique, elle lui ressemble aussi par sa
composition.

2.1.1.2.1. Qualités
Le sorgho a une forte teneur en amidon (70,8 % MS), une proportion non
négligeable en matières grasses (environ 3,3 % MS). Il est légèrement plus riche
en protéines que le maïs (11,4% MS) (FAO, 1994).
De même, il est presque dépourvu de calcium (0,03 % MS) et la disponibilité de
son phosphore est faible (0,06 % MS) (LARBIER ET LECLERCQ, 1992).
Le sorgho a une teneur variable en tanins dont dépend sa digestibilité. Ainsi ces
facteurs antinutritionnels n’influencent plus significativement la digestibilité de
l’énergie et des protéines chez les volailles, si leur concentration est inférieure à
2,6 g/kg soit 0,26 % (DAHAYNIN, 2007). Le sorgho est riche en énergie
métabolisable à cause de sa forte teneur en amidon et son taux relativement
élevé en matières grasses (VIAS, 1995). Le taux protéique du sorgho est
supérieur à celui du maïs (% MS) (SMITH, 1992).
La plupart des auteurs s’accordent à dire que les sorghos pauvres en tanins sont
bien utilisés par les volailles. La valeur nutritionnelle est voisine de celle du
maïs et peut convenir pour un aliment complet dans lequel on incorporerait une
seule et unique céréale comme source d’énergie (DEHAYNIN, 2007).

2.1.1.2.2. Défauts
Une des caractéristiques du sorgho est sa teneur en tanins qui sont des
polyphénols. Les tanins sont de véritables facteurs antinutritionnels. Chez les
volailles en général et les poulets de chair en particulier, ils réduisent la
consommation alimentaire (ROSTANGO et al., cité par GUATIERI et
RAPACCINI, 1990), la digestibilité et la rétention azotée (STEPHENSON,

19
1972). Dans la portion gastro-intestinale, les tanins précipitent les protéines du
sorgho et les enzymes digestives. HULSE et al. cité par IBRAHIM et al.
(1988) montrent que les tanins inhibent l’activité des enzymes notamment les
amylases et probablement les lipases et les protéases. Ces effets antinutritionnels
se manifestent surtout avec les variétés américaines riches en tanins (teneur en
tanins supérieure à 1%) appelées variétés « résistantes aux oiseaux ». Les
sorghos dits pauvres en tanins que l’on rencontre en Afrique (tableau VIII) ne
présentent guère ces inconvénients majeurs (ANSELME, 1992).

Tableau VIII : Composition chimique de quatre souches de sorgho cultivées


en 1976 au Sénégal (ANSELME, 1987)

Matières Matières Amidon Sucre Cellulose


protéiques grasses (% MS) (% MS) brute
brutes (% MS) (% MS)
(% MS)
114M 12,00 3,30 61,80 2,30 5,10
1450 18,70 2,90 58,70 2,40 3,80
X4010 14,80 4,20 66,70 2,30 2,40
X4053 14,70 4,00 70,10 2,30 1,60

2.1.1.3. Mil

2.1.1.3.1. Qualités
La composition du mil est voisine de celle du maïs et du sorgho, mais le mil ne
contient pas de tanins. Il est beaucoup plus riche en méthionine et en lysine que
le maïs et le sorgho (ANSELME, 1987). Sa valeur énergétique est de 3457 kcal
/kg de MS (YO et al., 1994).

20
2.1.1.3.2. Défauts
Le mil utilisé en tant que grain donne en général des résultats légèrement
inférieurs à ceux du maïs (FAO, 1993). Il est utilisé en petites quantités car sa
production n’est pas importante. Le manque de données concernant ses
caractéristiques nutritionnelles limite son utilisation adéquate.

2.1.2. SOUS-PRODUITS DES CEREALES


Les sons sont les principaux résidus de céréales utilisés en alimentation de
volailles. Les plus utilisés sont les sons de maïs, de riz, de blé et mil. Les sons de
riz et de blé sont riches en cellulose et ont de ce fait un intérêt limité en
aviculture. Ces deux céréales permettent l’obtention de farine basse. La farine
basse de blé est riche en énergie et peut être valorisée en aviculture alors que
celle de riz a une teneur en lipide excessive qui constitue une limite à son
incorporation en alimentation aviaire. Les sons de maïs et de mil sont utilisés en
aviculture traditionnelle où ils constituent la base de l’alimentation des volailles.
Les drêches de brasseries sont des résidus issus du brassage du malt, elles sont
riches en protéines équilibrées et peuvent être incorporées dans la ration après
séchage.

2.2. SOURCES DE PROTEINES


Au Sénégal, les principales matières premières riches en protéines qui sont
incorporées dans les aliments volailles sont les tourteaux d’arachide et les
farines de poisson

2.2.1. TOURTEAUX
Le tourteau d’arachide est la principale source de protéines d’origine végétale
au Sénégal, elle peut être riche en aflatoxine. Alors qu’ITAVI (1980)
recommande de ne pas l’employer à plus de 5 % dans les rations, il est incorporé
à plus de 20 % dans l’aliment volaille au Sénégal (SENEGAL.ME/ CNA,
2007) où il est détoxiqué à l’aide de l’ammoniac. Il permet d’obtenir de bonnes

21
performances lorsqu’il est supplémenté dans la ration en lysine, méthionine et
tryptophane.
Les tourteaux de coton et de soja peuvent être également utilisés. Le tourteau de
coton contient le gossypol qui est un facteur limitant à son incorporation du fait
de la sensibilité des jeunes volailles à ce pigment. L’incorporation de sulfate
ferreux à raison de 1-2 parts de fer pour 1 part de gossypol réduit la toxicité de
ce pigment. Le tourteau de soja est sans doute l’un des meilleurs en alimentation
de volailles du fait de sa richesse en acide aminés indispensables. Sa limite
demeure son accessibilité sur le marché, car il est produit essentiellement en
Amérique.

2.2.2. AUTRES SOURCES DE PROTEINES

2.2.2.1. Farine de poisson


La protéine de poisson présente l’avantage d’être très bien équilibrée en acides
aminés, et d’être riche en lysine et méthionine en particulier. Mais celle-ci est de
plus en plus sujette à un coût élevé et une faible disponibilité sur le marché
local, elle est utilisée avec le tourteau d’arachide. Il faut cependant veiller à son
taux d’incorporation en aliment finition car si sa teneur est très importante elle
communique son odeur à la viande.

2.2.2.2. Levures
Elles sont incorporables dans des rations pour volailles à des taux allant de 2 à 4
% (FERRANDO, 1969), voire jusqu’à 10 % pour les poules pondeuses. Les
levures sont des sources de protéines de très bonne qualité (riches en lysine
tryptophane thréonine et vitamines de groupe B). Le facteur limitant est leur prix
qui est toujours élevé.

22
2.3. AUTRES MATIERES PREMIERES UTILISABLES AU SENEGAL
Le manioc (Manihot esculenta), comme le niébé (Vigna sinensis) sont des
produits très rarement utilisés en alimentation animale, malgré leur richesse en
énergie (KA, 1997).

2.3.1. MANIOC
D’une manière générale, le manioc reste une culture de subsistance, surtout en
Afrique. Cependant, dans certaines régions, le manioc peut être beaucoup plus
productif que le maïs ; il apparaît alors comme une importante source
énergétique malgré ses inconvénients nutritionnels liés à la présence de
composés cyanhydriques, à certains problèmes de conservations et à des teneurs
variables en fibres et en cendres (GUERIN et al., 1990). Le manioc a une faible
teneur en protéines qui peut être corrigé par le rationnement (GUERIN et al.,
1990). L’amidon du manioc est très digestible chez l’oiseau (97%) (LARBIER
et LECLERCQ, 1992).
L’hydrolyse des composés cyanhydriques libère de l’acide cyanhydrique. Si
celui-ci n’est pas abondant il peut être détruit par des réactions enzymatiques
consommatrices de méthionine. Il y a donc lieu de veiller à accroître l’apport de
méthionine lorsque les animaux consomment du manioc de variétés amères plus
riches en produits cyanogènes. Signalons aussi que le développement de variétés
douces diminue ce problème de toxicité. De même, le séchage à l’air, la cuisson
ou l’usinage du manioc à température élevée, contribuent à la disparition des
produits toxiques (KA, 1997).
LARBIER et LECLERCQ (1992), distinguent deux catégories de manioc : les
pellets de manioc ou manioc granulés et les racines de manioc. leur composition
est très voisine, le principal facteur de variation est la présence de terre, qui se
traduit par des différences de teneurs en cendres insolubles dans l’acide
chlorhydrique ; les granulés renferment en général 3% d’insoluble chlorhydrique
de plus que le manioc en racine. Les valeurs extrêmes vont de 0,1 à 3% de la
matière sèche.

23
Le séchage des cossettes au sol peut favoriser le développement de moisissures
telles qu’Aspergillus niger produisant des aflatoxines dont les effets sont bien
connus.
Selon YO (1988), l’incorporation de la farine de manioc à des taux de 10 à 30 %
dans la ration du poulet de chair n’affecte ni le poids final ni le gain de poids des
animaux. Cependant, un taux de manioc supérieur à 10% semble entraîner une
augmentation de l’indice de consommation donc une diminution de l’efficience
nutritive de l’aliment.

2.3.2. NIEBE
Les graines de niébé sont trop coûteuses, mais elles peuvent être utilisées dans
une certaine mesure pour la volaille. Quoi qu’il n’y ait aucune preuve de
toxicité, le gain de poids diminue en général quand la proportion de grains crus
augmente dans la ration, et ceci peut être évité en passant les graines à
l’autoclave à 121°C pendant 15 minutes avant de les donner aux animaux
(FAO, 1993). Selon certains auteurs cités par PUGLIESE (1989), le niébé
renferme dans sa graine un certain nombre de facteurs antinutritionnels dont un
inhibiteur trypsique qui serait totalement détruit par la chaleur à 121°C durant 10
à 30 minutes. Ce traitement n’améliore pas la digestibilité des nutriments et
l’utilisation protéique. L’autoclavage, contrairement à la germination fait passer
l’EM de la graine brute utilisée dans l’alimentation des volailles de 2490 kcal/kg
à 3290 kcal/kg. La graine de niébé peut être utilisée comme source de protéines
pour la volaille à condition de ne pas dépasser 15% de taux d’incorporation à
cause de la présence de substances antinutritionnelles dont la lypoxygénase qui
est un facteur antitrypsique (ANSELME, 1987).

24
CHAPITRE III: IMPACT DE L’ALIMENTATION SUR LES
PERFORMANCES DE CROISSANCE DU POULET DE CHAIR

3.1. IMPACT DE LA PRESENTATION DE L’ALIMENT


3.1.1. PRESENTATION EN GRANULES
Le poulet présente une croissance plus rapide et un meilleur indice de
consommation lorsqu’il reçoit un aliment présenté en miettes au démarrage et
ensuite en granulés (3,5 à 5 mm). Toutefois, cette amélioration de performances
s’atténue à mesure que la teneur énergétique des aliments s’élève ; elle n’est pas
perceptible au-delà de 3300 kcals EM/kg (INRA, 1979). La mortalité des
poulets de chair mâles par “mort subite ” (PROUDFOOT et HULAN, 1989) ou
par “ ascite ” (NIR et al., 1995) semble être favorisée par la granulation du
régime. Dans la pratique, une augmentation de ce type de mortalité doit être
prise en compte dans la définition d'une norme de granulation.

3.1.2. PRESENTATION FARINE


L’aliment présenté sous forme de farine durant toute la conduite d’élevage
révèle une dégradation de l’indice de consommation et une sous consommation
alimentaire même si il a une teneur énergétique élevée (ITAVI, 1980).
L'introduction de 50 % de granulés dans le régime farine fait augmenter la
consommation et l'efficacité alimentaire, réduit la taille du gésier et le temps
passé à manger. Au-delà, l'augmentation de la dureté des particules tend plutôt à
diminuer l'ingéré sans améliorer la productivité (INRA, 2000).

3.1.3. LES CEREALES ENTIERES


L'utilisation des céréales entières distribuées avec un aliment complémentaire
dans l'alimentation du poulet de chair présente un regain d'intérêt avec les succès
rencontrés dans certains élevages d'Europe du nord. Le poulet digère aussi bien
les céréales entières que broyées. Il est capable de s'adapter rapidement à un

25
régime comportant une céréale entière, en modifiant son comportement
alimentaire (INRA, 2000). La présentation physique et la composition de
l'aliment complémentaire affectent la proportion de céréales consommée. Les
céréales entières induisent un développement du gésier, dont les effets sur la
digestion et la prévention de la coccidiose méritent d'être approfondis.

3.2. IMPACT DE LA TENEUR EN MATIERE AZOTEE


L'équilibre protéique de l'aliment coûte cher et est l'un des principaux
déterminants du résultat technique. Chez le poulet de chair, la teneur en acides
aminés essentiels et non essentiels est fondamental pour obtenir de bonnes
performances zootechniques.

3.2.1. LYSINE
Les acides aminés souffrés sont les acides aminés limitants en élevage aviaire.
La supplémentation en lysine permet de potentialiser le développement des
carcasses en élevage chair. SI et al. (2001) ont montré qu’avec des poulets Cobb
500, la croissance et l’indice de consommation étaient améliorés avec 1,3% de
lysine totale dans l’aliment pour la période 0-21 jours et 1,10% de lysine pour la
période 21-42 jours alors que LABADAN et al. (2001) ont obtenu un optimum
de croissance et de rendement en filet sur des poulets hybrides Ross x Avian en
utilisant 0,2% de lysine en plus dans la période 0-14 jours.

3.2.1.1. Impact sur la consommation alimentaire


La lysine dans l’aliment permet de maximiser la croissance jusqu'à un seuil au
déla duquel elle est sans effet. Par contre, une carence en cet acide aminé se
répercute négativement sur la consommation. Plusieurs auteurs affirment que
l’ingestion maximale est atteinte pour un niveau de lysine identique à celui
observé pour maximiser le gain de poids (LECLERCQ, 1998a ; KIDD et
FANCHER, 2001 ; LABADAN et al., 2001). D’aucuns pensent que le niveau

26
maximum de lysine pour la consommation alimentaire est atteint avant celui
pour le gain de poids (HAN et BAKER, 1993 ; BELLAVER et al., 2002;). Ces
différences pourraient avoir comme origine le génotype car LECLERCQ et al.
(1994) notent qu’un déséquilibre en acides aminés dans l’aliment affecte plus
sévèrement l’appétit des animaux de lignée maigre par rapport à des animaux de
lignée plus grasse.

3.2.1.2. Impact sur le gain de poids


Un apport excessif en lysine par rapport au besoin n’affecte pas les
performances zootechniques des poulets. A contrario, une carence en lysine se
traduit par une diminution sévère de la croissance. L’augmentation de la quantité
de lysine ingérée s’accompagne d’un accroissement du gain de poids et ce quel
que soit l’âge des animaux (KIDD et FANCHER, 2001).

3.2.1.3. Impact sur l’indice de consommation


L’augmentation du niveau de lysine dans l’aliment s’accompagne d’une
augmentation de l’efficacité alimentaire et il est généralement établi que le
besoin en lysine, en g/kg d’aliment, permettant de minimiser l’indice de
consommation est supérieur à celui permettant d’atteindre une croissance
maximale. LABADAN et al. (2001) trouvent que le niveau de lysine qui
optimise l’indice de consommation est supérieur à celui qui optimise le gain de
poids. Néanmoins, une carence en cet acide aminé pendant la période de
démarrage se répercutera à l’abattage sur les rendements carcasses même si
l’aliment finition est correctement pourvu en lysine (KIDD et FANCHER,
2001).

27
3.2.1.4. Impact sur les caractéristiques de carcasse
Les poulets à fort potentiel de croissance ont des besoins plus élevés en lysine.
La part des protéines dans le gain de poids dépend du sexe, du génotype mais
aussi des conditions d’élevage. ALLEMAN et al. (1999) montrent que la part
des protéines dans le gain de poids est supérieure chez des souches maigres
(20.4 %) par rapport à des souches grasses (19.3 %). La teneur en lysine
maximise le dépôt de chair, favorise la diminution de la teneur en gras,
s’accompagne d’une réduction de la proportion de peau et améliore le
rendement du filet (MORAN et BILGILI, 1990; HAN et BAKER, 1994 ;
BARBOZA et al., 2000c). D’une manière générale, l’impact d’une carence en
lysine est plus grand sur l’accroissement du tissu protéique pectoral que sur le
gain de poids global.

3.2.2. THREONINE

3.2.2.1. Impact sur les besoins d’entretien et la croissance


En règle générale, il existe une corrélation entre thréonine ingérée et gain de
poids. La croissance est d’abord directement liée à l’apport de lysine. Lorsque le
niveau optimal de lysine est fixé, un apport adéquat de thréonine permet de
valoriser la lysine de l’aliment et par conséquent d’optimiser la croissance. Il est
probable que chez les animaux plus âgés et plus lourds, les besoins d’entretien
mobilisent plus de thréonine. Le besoin en un acide aminé pour l’entretien est
déterminé en extrapolant le besoin pour cet acide aminé à dépôt protéique ou
gain de poids égal à zéro.

3.2.2.2. Impact sur l’efficacité alimentaire


Le besoin en thréonine nécessaire pour une efficacité maximale de l’aliment
est proche de celui pour une croissance maximale. Une carence en thréonine
pénalise la valorisation de la lysine, réduit la croissance et l’efficacité de
l’aliment.

28
3.2.2.3. Impact sur les caractéristiques de carcasse
L’augmentation de la teneur en thréonine dans l’aliment provoque
l’accroissement du poids vif, du poids de la carcasse et du poids de filet
(ALLEMAN et al., 1999). Ainsi, plusieurs études semblent indiquer que le taux
de thréonine qui optimise le rendement en filet est identique à celui qui optimise
la croissance et l’efficacité de l’aliment (MACK et al., 1999 ; DOZIER et
MORAN, 2000; BARCKLEY et WALLIS, 2001).

3.2.3. IMPACT DES AUTRES ACIDES AMINES ESSENTIELS


On retient couramment la lysine comme acide aminé de référence car, à
l’inverse de la méthionine, elle est avant tout utilisée dans l’organisme pour le
dépôt protéique. On peut alors définir le besoin en acides aminés essentiels pour
la croissance comme une combinaison entre le taux de lysine qui satisfait aux
besoins de l’animal et des ratios à la lysine appropriés pour les autres acides
aminés essentiels (RELANDEAU et Le BELLEGO, 2005).
Dans la pratique, la formulation des aliments poulet de chair consiste à optimiser
des niveaux d’acides aminés, à partir des acides aminés disponibles, sous forme
d’acides aminés supplémentés et d’acides aminés contenus dans les matières
premières. Si le niveau d’un de ces acides aminés est fixé en dessous du besoin,
relativement à la lysine, il en résultera une baisse des performances et de
l’efficacité de l’aliment. De surcroît, les autres acides aminés présents ne seront
pas utilisés à leur optimum, en particulier ceux qui sont supplémentés
(méthionine, lysine et thréonine). A l’inverse, si le niveau d’un acide aminé est
fixé au-dessus du besoin, relativement à la lysine, cela se traduira par un taux de
protéines de l’aliment trop élevé, avec la possibilité de troubles digestifs
associés, et un excès des rejets azotés.

29
3.2.4. IMPACT DU TAUX DE PROTEINES
La teneur protéique de l’aliment a un impact sur les animaux qui varie selon
l’âge de ces derniers. Ainsi, une faible teneur en protéines et une
supplémentation adéquate en acides aminés essentiels chez les jeunes poulets de
3 semaines d’âge ne modifient pas les performances de croissance. L’ingéré et
l’efficacité alimentaire restent inchangés alors que le gain de poids n’est pas
détérioré. Cela tend à dire qu’un régime à basse teneur en protéines n’affectera
pas la composition de la carcasse des jeunes animaux (RELANDEAU et
LEBELLEGO, 2005). A contrario, chez les animaux en finition, la réduction
importante du taux de protéines alimentaire se traduit par une diminution du
GMQ et une augmentation de l’indice de consommation.
Les aliments à faible taux protéique peuvent être formulés sur la base d’énergie
métabolisable, puisque la réduction de la teneur protéique n’entraîne pas de
diminution de la production de chaleur, ni d’augmentation de la rétention
d’énergie dans la carcasse. La composition des carcasses à l’abattage pour les
poulets nourris avec un aliment à teneur protéique élevée n’est pas affectée
(HAN et BECKER, 1994).

3.3. IMPACT DE LA TENEUR EN ENERGIE


Un niveau énergétique élevé de l’aliment est suivi d’une amélioration de l’IC.
Son effet sur la croissance est perceptible jusqu'à 3200 kcals EM/kg pour des
poussins âgés de 0-4 semaines et jusqu'à 3000 kcals EM/kg pour des poulets
âgés de 4 à 8 semaines. On estime qu’en dessous de ces valeurs la réduction du
poids vif à 56 jours est de 30 à 50 g pour chaque diminution de 100 kcals EM/kg
du niveau énergétique de l’aliment (INRA, 1979).

30
DEUXIEME PARTIE : ETUDE EXPERIMENTALE

31
CHAPITRE I : MATERIEL ET METHODES

1.1. SITE ET PERIODE DE TRAVAIL


Le travail a été conduit à l’Ecole Vétérinaire de Dakar, dans un bâtiment réservé
à cet effet. C’est un bâtiment dont la toiture est faite de tôles de fibrociment. Il a
de nombreuses ouvertures bien que celles-ci ne soient pas à la hauteur des
animaux. L’essai s’est déroulé du lundi 11 février au vendredi 21 Mars 2008.

1.2. MATERIELS
1.2.1. CHEPTEL EXPERIMENTAL
L’étude a porté sur 450 poussins de souche Cobb 500 non sexés livrés par un
fournisseur de la place. Après examen, les 450 poussins ont été retenus pour
l’expérimentation et répartis en trois lots de 150 animaux à partir du 1ier jour
d’âge.
Lot 1: animaux nourris à l’aliment F1 du fabricant 1 (F1) ;
Lot 2: animaux nourris à l’aliment F2 du fabricant 2 (F2) ;
Lot 3: animaux nourris à l’aliment F3 du fabricant 3 (F3).
Dans un souci de confidentialité, les noms de ces fabricants d’aliments ne sont
pas révélés.

1.2.2. MATERIEL D’ELEVAGE ET DE CONTROLE DES PERFORMANCES


Le matériel d’élevage utilisé durant l’expérimentation est composé de :
• Matériel d’élevage (mangeoires, abreuvoirs, radiant, ampoule, seau,
litière) ;
• Balance de précision de marque segnale (1 à 5000 g) ;
• Thermohygromètre ;
• Panneaux en carton lors de la mise en lot au démarrage ;
• Panneaux grillagés avec cadre en bois pour la mise en lot en croissance et
en finition ;

32
• Bagues d’identification ;
• Matériel de nettoyage et désinfection ;
• Médicament et matériel vétérinaire ;
• Dispositif pour récolter les données.

1.2.3. MATERIEL DE LABORATOIRE

1.2.3.1. Appareillage
Le matériel de laboratoire utilisé lors de l’étude bromatologique est constitué
par :
• Balance d’analyse, précision 0,1 mg ;
• Récipients secs de diamètre minimum 5 cm en verre de porcelaine, silice,
aluminium, acier inoxydable ou en nickel permettant d’avoir une prise
d’essai d’environ 0,3 g/cm² ;
• Etuve isotherme réglable ;
• Dessiccateur contenant un déshydratant (silicagel par exemple) ;
• Four à moufle avec thermostat ;
• Minéralisateur Buchi 425 et distillateur Buchi B-324 ;
• Titrateur titroline EASY et agitateur magnétique chauffant ;
• Cartouche d’extraction en cellulose 33 x 80, coton hydrophile, pierre
ponce ou billes de verre ;
• Dispositif de chauffage avec agitateur permettant d’atteindre 135°C au
moins (bain à sec Variomag par exemple) ;
• Dispositif de chauffage avec agitateur permettant d’atteindre 175°C au
moins (bain à sec Variomag par exemple) ;
• Creusets filtrants (diamètre 35 mm, hauteur 75 mm, porosité 0-1) ;
• Fiole de filtration sous vide avec entonnoir buchner ;
• Extracteur de type Soxhlet ;
• Bécher de 150 ml de forme haute ;

33
• Bécher de 250 ml de forme haute ;
• Dispositif de chauffage (bain marie) ;
• Papier filtre ;
• Becher de 250 à 400 ml ou ballon à fond plat et col rodé ;
• Réfrigérant.

1.2.3.2. Réactifs
Les réactifs utilisés pour l’étude sont :
• Acide sulfurique RP 95 % minimum ;
• Catalyseur Kjedahl en comprimés ;
• Lessive de poudre purifiée à 30 % minimum ;
• Rouge de méthyle ;
• Acide orthoborique ;
• Normadose d’acide sulfurique ;
• Ether de pétrole 60°- 80°C ;
• Ether ethylique ;
• Acide chlorydrique 36°C ;
• Celite 545 ;
• Solution d’heptamolybdate d’ammonium ;
• Solution de mono vanadate d’ammonium ;
• Réactif vanado-molybdate ;
• Solution étalon de phosphore à 1 mg de phosphore /ml ;
• Carbonate de calcium ;
• Acide chlorhydrique solution commerciale 37 % ;
• Acide nitrique solution commerciale 68 % ;
• Hydroxyde d’ammonium solution commerciale 20 % ;
• Acide acétique 20 % ;
• Eau distillée ;

34
• Oxalate d’ammonium ;
• Acide sulfurique 20 % ;
• Soude caustique
• Acétone ;
• Permanganate de potassium à 0,1N.

1.2.4 ALIMENTS UTILISES


Depuis le démarrage jusqu’à la finition, trois rations alimentaires ont été
distribuées, il s’agit d’aliments provenant de trois meuneries de la zone
périurbaine de Dakar et qui seront désignés aliment F1, F2 et F3. Les animaux
ont reçu tour à tour un aliment démarrage, un aliment croissance et un aliment
finition.

1.3. METHODES
1.3.1. CONDUITE D’ELEVAGE

1.3.1.1. Préparation de la salle d’élevage


Dix sept jours avant l’arrivée des poussins, la salle d’élevage a fait l’objet d’un
vide sanitaire. Celui-ci a consisté à vider la salle de tout matériel d’élevage, à
faire un trempage et un lavage au savon, puis rinçage à grande eau, suivi de la
désinfection avec de la chaux vive. Le matériel d’élevage aussi a été désinfecté à
l’eau de javel. La salle a été relavée à nouveau deux jours avant l’arrivée des
poussins et la veille, la partie réservée au démarrage a été bien délimitée. Des
panneaux en cartons ont été installés pour constituer trois superficies de 4 m²
chacune permettant d’assurer une densité de 40 individus/m². Les différentes
zones délimitées ont été recouvertes de copeaux, le thermohygromètre a été
installé et le dispositif de chauffage a été mis en place. Le radiant placé à 1
mètre du sol, a permis de chauffer les aires de démarrage à une température sous
radiant d’environ 29 à 30 degrés.

35
1.3.1.2. Arrivée des poussins
Les poussins sujets de l’expérimentation ont été achetés au couvoir de la
SEDIMA, ils ont ensuite été vaccinés contre la pseudo peste aviaire ou maladie
de Newcastle à la clinique vétérinaire de Keur Massar. Les animaux ont été
transportés dans une voiture jusqu’au poulailler. A leur arrivée, les contrôles
suivants ont été effectués :

- nombre de poussins livrés ;

- poids moyen des poussins ;

- état des poussins (état du bec, des pattes, de l’ombilic) ;

- résistance des poussins (en pressant légèrement le poussin des deux mains).

Les poussins ont été répartis en trois lots de 150 sujets de poids moyen 44,7 g.
La mise en lot a été faite de telle sorte qu’il n’y ait pas de différence
significative entre les différents traitements.

Ces derniers ont été installés dans la garde (photo 1) et ont fait l’objet du plan
de prophylaxie fourni par le couvoir (tableau IX).

Source : Auteur

Photo 1 : Poussins au démarrage

36
Tableau IX : Planning de prophylaxie sanitaire

Age Opérations Produits utilisés


(jours)

1 Vaccination contre la maladie de Imopest (IM)


Newcastle HB1(trempage
de bec)

2, 3, 4 Prévention des réactions post vaccinales Anti-stress


et du stress (coliterravet)

9 Vaccination contre la maladie de Hipragumboro


Gumboro

10, Prévention des réactions post vaccinales Anti-stress


11, 12 et du stress (coliterravet

17 Rappel vaccins contre les maladies de Hipragumboro+


Gumboro et de Newcastle Lasota

18, Prévention des réactions post vaccinales Anti-stress


19, 20 et du stress (coliterravet)

22, Prévention de la coccidiose Anticoccidien


23, 24 (Amprolium)

30,31, Vitaminothérapie Vitamino


32

37
1.3.1.3. Alimentation des animaux
Pendant toute la durée de l’essai, les animaux ont été alimentés et abreuvés à
volonté. Ils ont été nourris selon le programme alimentaire présenté dans le
tableau X :

Tableau X: Planning d’alimentation et présentation des aliments

Phases Traitements
d’élevage
F1 F2 F3

Démarrage Aliment démarrage Aliment démarrage Aliment


1-15j (Farine) (Miettes) démarrage
(Miettes)

Croissance Aliment croissance Aliment croissance Aliment


16-31j (Farine) (Granulés) croissance

Finition Aliment finition Aliment finition Aliment


32-40j (Farine) (Granulés) finition
(Granulés)

En ce qui concerne la présentation physique des rations alimentaires, seul


l’aliment F1 était entièrement sous forme farine pendant les 3 phases de
l’élevage.

Le passage d’un aliment à un autre s’est fait grâce à une transition alimentaire de
deux jours notamment le 16ième et le 17ième jour pour le passage de l’aliment
démarrage à l’aliment croissance et le 32ième et 33ième jour pour le passage de
l’aliment croissance à l’aliment finition.

38
1.3.1.4. Occupation du poulailler
A 13 jours d’âge, les animaux ont été identifiés à l’aide de bagues fixées sur la
membrane alaire. Ils ont par la suite été répartis en quatre sous lots par
traitement alimentaire (photo 2) pour faciliter l’analyse statistique, et éviter
l’effet bloc.

Source : auteur
Photo 2 : Répartition des animaux dans le bâtiment d’élevage

1.3.1.5. Eclairage des animaux


Les animaux ont été élevés sous éclairage constant. L’éclairage diurne s’est fait
par la lumière naturelle alors que l’éclairage de nuit s’est fait par des ampoules
de 60 watts disposées de part et d’autre du bâtiment.

1.3.2. COLLECTE DES DONNEES

1.3.2.1. Consommation alimentaire et paramètres d’ambiance


La consommation alimentaire journalière des animaux a été enregistrée dans des
fiches sur la base de la pesée des quantités distribuées et de refus journaliers

39
d’aliments. Les températures et l’hygrométrie maximales et minimales
journalières ont été enregistrées (tableau XI) dans des fiches de consommation
alimentaire et d’ambiance (tableau XI et annexe I).

Tableau XI : Température et hygrométrie moyennes selon la période d’élevage

Période Température Température Hygrométrie Hygrométrie


d’élevage minimale (°C) maximale (°C) minimale (%) maximale (%)
J1à J14 23,6 30,3 51,33 71
J14 à J28 24,4 32,1 52,30 75,6
J28 à J40 25,55 31,9 52,66 76

1.3.2.2. Poids des animaux


Pendant les 40 jours d’élevage, la pesée des animaux a été hebdomadaire. Elle
s’est faite à l’arrivée des poussins dans le bâtiment d’élevage. Chaque sujet a été
pesé individuellement à l’aide d’une balance à précision électronique de
marque® segnale (photo3). Les poids respectifs des animaux ont été enregistrés
dans une fiche de pesée des animaux (annexe II).

Source : auteur
Photo 3 : Pesée individuelle des sujets

40
1.3.2.3. Mortalités
Les cas de mortalité ont été enregistrés dans une fiche de mortalité (annexe III)
et les autopsies ont été réalisées pour en déterminer les causes.

1.3.2.4. Poids des carcasses


Les animaux ont été abattus et déplumés à 40 jours. Ils ont ensuite été éviscérés.
Les pattes, la tête, le foie, le gésier ont été conservés avec le reste de la carcasse.
Les poids vifs avant abattage et les poids de carcasses ont été répertoriés dans
une fiche d’abattage (annexe IV).

1.3.2.5. Consommation alimentaire individuelle


La consommation alimentaire individuelle permet d’évaluer les quantités
d’aliments consommés par animal sur une période de temps déterminée. Elle a
été calculée à l’aide des mesures de quantités d’aliments distribuées et des refus
selon la formule suivante :

Quantité d’aliments distribuée (g)/période – Quantité d’aliment refusée (g)/période


Ci =
Durée de la période x nombre de sujets

1.3.3. CALCUL DES VARIABLES ZOOTECHNIQUES


Les données collectées ont permis de faire les calculs de différentes variables
zootechniques et de déterminer ainsi la consommation alimentaire individuelle
(Ci), le gain moyen quotidien (GMQ), le rendement carcasse (RC), les indices
de consommation à âge type (IC) et le taux de mortalité.

41
1.3.3.1. Gain moyen quotidien
Les mesures hebdomadaires des poids répertoriés, ont permis de calculer le gain
moyen quotidien en faisant le rapport du gain moyen pondéral pendant une
période sur la durée (en jours) de la période.

Gain de poids (g) pendant une période


GMQ =
Durée de la période (jours)

1.3.3.2. Indice de consommation


Il a été calculé en faisant le rapport de la quantité moyenne d’aliment
consommée pendant une période sur le gain de poids moyen pendant cette même
période.

Quantité d’aliment consommée pendant une période (g)


IC =
Gain de poids durant la période (g)

1.3.3.3. Rendement carcasse


Il a été calculé en faisant le rapport du poids carcasse après éviscération sur le
poids vif du sujet à l’abattage. Il est exprimé en pourcentage (%).

Poids de la carcasse vide (g) x 100


RC =
Poids vif à l’abattage (g)

42
1.3.3.4. Taux de mortalité
Le taux de mortalité a été déterminé en faisant le rapport du nombre de morts
enregistrés pendant la période d’élevage sur le nombre d’animaux en début
d’élevage. Il s’exprime en pourcentage (%).

Nombre de morts au cours d’une période x 100


TM =
Effectif en début de la période

1.3.4. ANALYSE CHIMIQUE DES ALIMENTS


Des échantillons d’aliments ont été prélevés et analysés au laboratoire de
nutrition animale de l’EISMV. L’analyse de ces aliments a porté sur le dosage
de la matière sèche (MS), la matière minérale (MM), les matières azotées totales
(MAT), le calcium et le phosphore.

• La teneur en matière sèche des aliments a été déterminée par la perte de


poids subie après séchage à l’étuve de 3 g d’aliment et refroidissement au
dessiccateur. En effet elle se calcule comme suit :

Teneur en matière sèche = 100 – Humidité (%).

• La matière minérale a été évaluée après incinération de 3 g d’échantillon à


450°C pendant 7h, refroidissement à 150-200°C environ. Les cendres
refroidies sont passées à l’étuve puis au dessiccateur avant d’être pesées.
La matière minérale correspond à :

43
(P2 –P0) x 100
MM =
(P1– P0) x MS
Sachant que P0 : poids du creuset vide
P1 : poids du creuset vide + aliment avant incinération
P3 : poids du creuset vide + aliment après incinération
MS : matière sèche

• Les matières azotées totales ont été déterminées par la méthode de


Kjeldahl : 0,6 g d’échantillon a été minéralisé par de l’acide sulfurique
concentré à chaud en présence de catalyseur puis alcalinisé par de la
soude. L’ammoniac obtenu est retenu par une solution d’acide
orthoborique et dosé par l’acide sulfurique. La teneur en protéines brutes
de la matière a été obtenue en multipliant la teneur en azote par le
coefficient 6,25 selon la formule :

V x 1,4008 x 100 x 6,25


Teneur en protéines =
Poids de matière sèche

V étant le volume de l’acide sulfurique descendant de la burette

• La teneur en calcium dans la matière première a été déterminée par une


méthode consistant en la calcination de 3 g de matière première ; les
cendres obtenues ont été traitées par de l’acide acétique et le calcium est
précipité sous forme d’oxalate de calcium. Après dissolution du précipité
dans l’acide sulfurique, l’acide oxalique formé a été titré par une solution

44
de permanganate de potassium à 0,1N. La teneur en calcium a été calculée
selon la formule :

V x 2,004 (mg) x 100


Teneur en calcium (%) =
Poids de la matière sèche dans la prise d’essai (mg)

V étant le volume de permanganate de potassium descendant de la burette

• La détermination de la teneur en phosphore de la matière première


consiste en la minéralisation par voie sèche d’1 g d’échantillon mélangé à
0,4 g de carbonate de calcium. la prise d’essai a été mise en solution dans
l’acide chlorhydrique. A l’ajout du réactif vanado-molybdique une
coloration jaune s’est formée, la densité optique de la solution obtenue a
été mesurée à 438 nm et la teneur en phosphore a été mesurée à l’aide
d’une gamme étalon. La gamme d’étalon utilisée au laboratoire LANA de
l’EISMV est de 20 µgP/ml pour une extinction de 0,438 nm. Le
pourcentage en phosphore se déduit de la formule :

Quantité de phosphore (mg) dans la prise d’essai x 100


%P=
Poids de la matière sèche dans la prise d’essai (mg)

1.3.5. ANALYSE STATISTIQUE DES DONNEES


Les données collectées ainsi que les variables calculées ont fait l’objet d’un
traitement statistique à l’aide du logiciel SPSS, par le biais d’une analyse de
variance.

45
CHAPITRE II : RESULTATS ET DISCUSSION

2.1. COMPOSITION CHIMIQUE DES ALIMENTS


Les valeurs obtenues après analyse chimique des aliments ont été repertoriées
dans le tableau XII.
Tableau XII : Composition des différents types d’aliments distribués
Traitements
Démarrage F1 F2 F3
Matière sèche 91,36 90,04 91,73
(%)
Cendres brutes 6,12 7,10 10,68
(%)
Protéines totales 27,13 24,60 22,64
(%)
Calcium (%) 0,73 0,97 1,61
Phosphore (%) 0,71 0,8 0,84
Croissance
Matière sèche 90,30 70,85 90,75
(%)
Cendres brutes 8,40 5,89 7,92
(%)
Protéines totales 19,15 21,48 23,80
(%)
Calcium (%) 0,43 1 0,86
Phosphore (%) 0,53 0,82 0,66
Finition
Matière sèche 82,99 80,49 90,70
(%)
Cendres brutes 5,60 7,20 8,03
(%)
Protéines totales 21,59 20,59 20,73
(%)
Calcium (%) 0,6 0,9 0,88
Phosphore (%) 0,33 0,79 0,58

46
Elles sont comparées aux recommandations alimentaires de INRA (1979) et
permettent de voir que les teneurs en protéines et phosphore des aliments sont
supérieures aux normes dans tous les types d’aliments.

2.2. PERFORMANCES DE CROISSANCE


2.2.1. POIDS VIF
Au début de l’essai, les poids vifs moyens des animaux des trois lots sont
équivalents et ont une valeur de 44,7 g.
A deux semaines d’âge, les animaux ayant consommé l’aliment de la fabrique 2
présentent une supériorité pondérale significativement (p>0,05) plus importante
que ceux ayant consommé les aliments des deux autres meuneries. Les poids
moyens des animaux sont donc de 220 g pour le lot F1, 251 g pour le lot F2, et
215 g pour le lot F3. Les performances de croissance au démarrage ne sont pas
fonction de la teneur en protéines de l’aliment qui est de 27,13 % pour le lot F1
contre 24,60 % et 22,64 %, respectivement, pour les lots F2 et F3. En l’absence
de données sur les éléments constitutifs des protéines (acides aminés), les
vitamines, on peut dire que nos résultats confirment ceux de RELANDEAU et
LEBELLEGO (2005) qui trouvent qu’un régime à teneur excessive en
protéines n’affecte pas la croissance des jeunes animaux.
Alors que l’aliment F1 est farineux tout au long de l’élevage, les aliments F2 et
F3 passent de la présentation en miettes au démarrage à la présentation granulée
pour la suite de l’élevage. Cela se matérialise par un changement d’évolution
pondérale en période de croissance entre les animaux des lots F1 et F3 dont les
poids au démarrage sont (p>0,05) identiques. Cela confirme les résultats de
(INRA, 1979) selon lesquels il y a obtention de bonnes performances lors du
passage d’un aliment en miettes au démarrage à un aliment granulé par la suite.
A la fin de la 4ième semaine, les poulets du lot F3 rattrapent le retard pondéral sur
les poulets F1 et sont de 8,8 % plus lourds que ces derniers en fin de croissance
(figure II). Comme le montre le tableau XIII, à la fin de la période de finition,

47
les poids des animaux des lots F2 (2108 g) et F3 (2146 g) ne diffèrent pas
significativement (p>0,05) et sont de 7,6 % plus élevés que ceux de F1 (1948 g).

2500

2000
Poids vifs (g)

1500 F1
F2
1000 F3

500

0
2 3 4 5 6
Age (en sem aines)

Figure II : Evolution du poids moyen vif des poulets (g)

Tableau XIII : Poids vifs (g) des animaux suivant les phases de l’élevage

Poids (g) Traitements Signification


F1 F2 F3
Démarrage (g) 220a 251b 215a ***
Croissance (g) 1014a 1145b 1108b ***
Finition (g) 1948a 2108b 2146b ***

a, b : Les moyennes suivies des lettres différentes au sein d’une même ligne sont
significativement différentes

***: p<0,00

2.2.2. GAIN MOYEN QUOTIDIEN


Le gain moyen quotidien des animaux diffère significativement (p<0,001) selon
l’aliment consommé (figure III). Pendant la croissance, le lot F3 améliore son
gain de poids et présente un GMQ significativement (p>0,05) équivalent à celui
du lot F2 et supérieur, de 11 % à celui du lot F1. Dès la 4ième semaine, le lot F3

48
améliore son GMQ de 10,5 % par rapport aux lots F1 et F2. Le lot F2 atteint le
maximum de son GMQ à la 5ième semaine (83 g), celui-ci diminue par la suite
pour être de 10,5% inférieur à celui de F3 et non significativement différent de
F1 (p>0,05) en finition. Dans l’ensemble de l’essai, les animaux du lot F1 ont
le GMQ le plus faible, ceux du lot F2 voient leur GMQ évoluer graduellement
alors que ceux de F3 passent du GMQ le plus bas à celui le plus haut du
bâtiment durant la 4ième semaine (tableau XIV). Les GMQ moyens sont de 66 g
pour le lot F1, 71 g pour le lot F2 et 74 g pour le lot F3. En accord avec INRA
(2000), l’on peut faire durant la période de croissance une corrélation entre le
gain de poids et le taux protidique de l’aliment. Ce dernier est plus important
pour l’aliment à plus fort taux protéique et moins important pour l’aliment à
faible taux protéique. L’inflexion généralisée de la vitesse de croissance à partir
de la 5ième semaine pourrait en faire l’âge optimum d’abattage au plan technico-
économique.

100
90
Gain moyen quotidien (g)

80
70
60 F1
50 F2
40 F3
30
20
10
0
3 4 5 6
Age (en sem aines)

Figure III: Evolution du gain moyen quotidien (GMQ)

49
Tableau XIV : Variation du GMQ en fonction des traitements et des périodes
d’élevage

GMQ (g) Traitements Signification


F1 F2 F3
Croissance (g) 57a 64b 64b ***
Finition (g) 77a 79a 86b ***
GMQ moyen (g) 66a 71b 74b ***

a, b : Les moyennes suivies des lettres différentes au sein d’une même ligne sont
significativement différentes

***: p<0,001

2.3. CONSOMMATION ET EFFICACITE ALIMENTAIRE


2.3.1. CONSOMMATION ALIMENTAIRE
La consommation alimentaire des animaux au démarrage est significativement
(p>0,05) la même pour les lots F1 (449 g) et F3 (445,55 g). Pendant la phase de
croissance, les animaux du lot F2 ont une consommation alimentaire
significativement (p>0,05) semblable à celle de F3 et inférieure de 4,4 % à celle
de F1. La finition se caractérise par des consommations alimentaires totales
significativement (p<0,001) différentes, 2855 g pour le lot F1, 3435 g pour le lot
F2 et 3187 g pour le lot F3.
L’évolution des consommations alimentaires journalières dans les trois lots est
en dents de scie (figure IV), mais est croissante dans le temps. Ainsi, entre la
croissance et la finition, l’aliment F2 est le plus consommé tandis que l’aliment
F1 est le moins consommé (figure V).
Contrairement aux fabriques d’aliment qui prévoient une consommation de 3,5
kg pour la production de poulets de 2 kg de poids vif, l’on a obtenu lors de
l’essai une consommation supérieure de 33,1 % pour F1, 39,7 % pour F2 et 36,1
% pour F3. Ces consommations ont permis d’obtenir des poulets d’un poids vif
de 1948 kg pour F1, 2108 kg pour F2 et 2146 kg pour F3. Nos résultats

50
corroborent ceux de l’INRA (1979) qui trouve que les aliments présentés en
granulés sont plus consommés que ceux présentés sous forme de farine.

350
Consom m ation alim entaire (g)

300

250

200 F1
F2
150 F3
100

50

0
14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39
Age (en jours)

Figure IV : Evolution journalière de la consommation alimentaire


individuelle

51
300

Co n so m m atio n alim en taire (g )


250

200
F1
150 F2
F3
100

50

0
3s 4s 5s 6s 3-6s
Age (en semaines)

Figure V : Evolution de la consommation alimentaire individuelle


journalière

2.3.2. INDICE DE CONSOMMATION


Les animaux du lot F2 à la 3ième semaine ont mieux valorisé l’aliment (IC = 1,6)
que ceux des lots F1 (IC = 2,2) et F3 (IC = 2,1). A la 4ième semaine, le meilleur
indice de consommation est rencontré dans le lot F3 (1,8) contre 2,5 et 2,3 pour,
respectivement, F1 et F2. Pendant la finition, les trois lots voient leur indice de
consommation se dégrader, mais les oiseaux du lot F3 conservent le meilleur des
indices (IC =2,6). D’une manière générale, la meilleure valorisation de l’aliment
est faite en période de croissance avec l’aliment de la fabrique F3 (figure VI et
tableau XV). Pendant toute la période d’élevage, les animaux du lot F3
présentent la meilleure efficacité alimentaire alors que ceux du lot F1 nourris
avec de l’aliment farineux ont un indice de consommation dégradé
conformément aux prévisions de ITAVI (1980). L’évolution des indices de
consommation de F3 est en accord avec INRA (2000) qui trouve que les indices
de consommation diminuent lorsque augmente la teneur en protéines des
aliments et augmentent en finition lorsque la teneur en protéines diminue
(RELANDEAU et LEBELLEGO, 2005).

52
4
3,5
Indice de consom m ation

3
2,5 F1
2 F2

1,5 F3

1
0,5
0
3s 4s 5s 6s
Age ( en semaines )

Figure VI : Evolution de l’efficacité alimentaire

53
Tableau XV : Consommation alimentaire individuelle et indice de
consommation

Traitements Signification
F1 F2 F3
Consommation
alimentaire (g)
Croissance (g)
• Journalière 137,6a 135,4a 131,6b
***
• Totale 1927a 1895a 1842b
***
Finition (g)
• Journalière 237,8a 286,3b 265,5b ***
***
• Totale 2854,5a 3435,2b 3186,5c

Globale (g)
• Journalière 134,1a 148,7b 140,4c
***
• Totale 5230a 5800b 5474c ***

IC
Croissance 2,3 2 2,1 ns
Finition 3ab 3,3b 2,7a ***
Globale 2,7a 2,6a 2,4b ***

a, b, c : Les moyennes suivies des lettres différentes au sein d’une même ligne
sont significativement différentes

ns : pas de différence significative à P<0,001


***: p<0,00

54
2.4. CARACTERISITIQUES DE CARCASSES
Les poids carcasses des animaux sont de 1829 g dans le lot F2, 1847 g dans le
lot F3 contre 1698 g dans le lot F1.
Si les poids carcasses sont significativement plus élevés dans les deux derniers
lots que dans le premier, les rendements d’abattage sont, cependant, très proches
(p>0,05) entre les lots (tableau XVI).

Tableau XVI : Caractéristiques de carcasses

Traitements Signification
F1 F2 F3
Poids abattage (g) 1948 a 2108b 2146b ***
Poids carcasse (g) 1698a 1829b 1847b ***
Rendement carcasse (%) 87 87 86 ns

a, b : Les moyennes suivies des lettres différentes au sein d’une même ligne
sont significativement différentes

ns : pas de différence significative à P<0,001


***: p<0,00

2.5. MORTALITES
Le taux de mortalité dans le bâtiment s’élève à 4,22 % et diffère fortement entre
les lots. Elle est de 0 % dans le lot F1, de 5,3 % pour le lot F2 et de 7,3 % dans
le lot F3. Les mortalités varient en fonction des différentes phases de l’élevage
et des aliments distribués (tableau XVII).

55
Tableau XVII : Tableau comparatif des mortalités

Traitements Total
F1 F2 F3
Effectif à J1 150 150 150 450
Effectif à J40 150 142 139 431
Nombre de sujets
morts 0 8 11 19
• Démarrage 0 1 4 5
• Croissance 0 1 1 2
• Finition 0 6 6 12
Taux de mortalités 0% 5,3 % 7,3 % 4,2 %

Les mortalités dans tout le bâtiment d’élevage sont dues au syndrome ascite du
poulet de chair qui se caractérise par une forte accumulation liquidienne dans la
cavité abdominale du poulet (photo 4). Elles ne sont rencontrées que dans les
lots ayant consommé des aliments granulés. Ce résultat rejoint celui de NIR et
al. (1995) qui trouvent que la granulation de l’aliment provoque le syndrome
ascite du poulet de chair.

Source : auteur
Photo 4 : Carcasses de poulets présentant le syndrome ascite du poulet de chair

56
2.6. ETUDE ECONOMIQUE
Dans l’analyse économique (tableau XVIII), au niveau des coûts de productions
seule l’alimentation a été prise en compte, les autres postes budgétaires étant les
mêmes par ailleurs.
L’aliment F3 est celui qui a le meilleur indice économique et qui donne la
meilleure marge bénéficiaire car ses coûts sont les plus bas.
Pour les aviculteurs sénégalais, l’aliment F2 est généralement considéré comme
l’aliment de référence pour le poulet de chair, ce qui justifie son prix plus élevé
que celui des autres. Il permet certes des résultats techniques plus importants
que ceux l’aliment F1, mais cependant plus faibles que ceux de F3.
Par rapport au "bénéfice", c'est-à-dire l’écart entre la recette et le coût de
l’aliment, l’aliment F2 (1353,08 F CFA) est encore moins bien classé, puisqu’il
est dernier derrière les aliments F1 (1375 F CFA) et F3 (1509,04 F CFA). La
prise en compte du taux de mortalité dans l’analyse économique pourrait
réduire, voire annuler la supériorité de l’efficacité économique de l’aliment F3 (
taux de mortalité de 7,3 %) par rapport aux autres en particulier l’aliment F1 qui
pourtant a une présentation en farine.

57
Tableau XVIII : Etude économique

Paramètres Traitements signification


F1 F2 F3

Consommation alimentaire (kg)

• Démarrage 0,449 0,469 0,446


• Croissance 1,927 1,896 1,842
• Finition 2,855 3,435 3,187
Prix de l’aliment (FCFA/kg)

• Démarrage 256 276 264


• Croissance 257 276 264
• Finition 256 268 264
Coût de l’aliment FCFA 1341,063a 1573,32b 1445,4c ***
Poids carcasse (kg) 1,698a 1,829b 1,847b ***
Prix de vente par Kg (FCFA) 1600 1600 1600
Prix d’un poulet (FCFA) 2716,8a 2926,4b 2955,2b ***
Marge au coût alimentaire 1375,737a 1353,08a 1509,04b ***
(FCFA)

a, b, c : Les moyennes suivies des lettres différentes au sein d’une même ligne
sont significativement différentes

***: p<0,001

2.7. RECOMMANDATIONS
Nos recommandations s’adressent aux acteurs intervenant dans le secteur de
l’élevage au Sénégal, à savoir les éleveurs, les fabricants d’aliments et l’Etat.

2.7.1. RECOMMANDATIONS EN DIRECTION DES ELEVEURS


Les éleveurs de volailles doivent être motivés par la promotion de l’aviculture et
les marges que celle-ci permet d’obtenir, afin de lutter contre la pauvreté. Il est
important que ces derniers se regroupent afin de s’assurer de la qualité des

58
intrants qui leur sont vendus sur le marché et de l’adéquation entre les
performances prévues par les fabricants et celles obtenues en réalité sur le
terrain.

2.7.2. RECOMMANDATIONS EN DIRECTION DES FABRIQUES D’ALIMENTS


La teneur en protéines et acides aminés des aliments est l’un des éléments dont
l’impact est fondamental pour la croissance du poulet de chair. Dans l’aliment
croissance, le taux des protéines doit être supérieure, à celui de l’aliment
démarrage pour potentialiser l’indice de consommation et améliorer le gain de
poids. Améliorer la composition de la ration permettrait de réduire le coût de
l’aliment.

2.7.3. RECOMMANDATIONS EN DIRECTION DE L’ETAT


L’Etat devrait s’impliquer dans l’organisation de la filière avicole en proposant
des formations aux éleveurs visant à renforcer leurs capacités et leurs
connaissances sur l’aviculture.
D’autre part, conformément à la législation réglementant le contrôle et la vente
des aliments de volailles, un rétrocontrôle doit être exercé par l’Etat sur la
composition, les qualités nutritionnelles et la salubrité des aliments (KA, 1997).
Ces mesures permettraient à l’Etat d’assurer un lien entre les producteurs
avicoles et les fabricants d’aliments, créant ainsi un climat de confiance entre les
différents acteurs de la filière avicole.

59
CONCLUSION GENERALE
Le Sénégal est un pays dont l’agriculture et l’élevage constituent des axes de
développement majeurs. De plus, il existe dans le pays une forte demande en
protéines d’origine animale dont l’accessibilité aux populations dépend de leurs
coûts. Pour satisfaire le ratio qualité/prix de ces denrées, un accent à été mis sur
les élevages à cycle court, notamment l’élevage de poulet de chair. Cet élevage
en plus de satisfaire la demande en viande blanche permet de lutter contre la
pauvreté en créant des emplois et en générant des revenus.

L’aviculture pour être rentable nécessite en plus d’une bonne technicité, une
alimentation de qualité qui détermine les résultats obtenus en fin de bande.
Notre étude a été initiée dans l’optique d’étudier les performances permises par
les aliments sur le marché de Dakar. Pour ce faire, trois aliments choisis au
confère des trois principales provenderies du Sénégal ont été comparés tant sur
leurs compositions chimiques que sur les résultats obtenus en fin de bande par
chacun d’eux.

Notre étude a débuté avec 450 poussins chair d’un jour d’âge et de souche Cobb
500. Les sujets ont été élevés pendant 40 j dans le même bâtiment afin de
réduire les variations de performance pouvant être liées à l’environnement. Dès
le premier jour, trois lots de 150 poussins ont été constitués, et ces animaux ont
été nourris avec l’aliment démarrage des trois différentes firmes. A 13 j, d’âge
les animaux ont été répartis en 12 sous lots de 37 et 38 animaux chacun à raison
de 4 sous lots par traitement. Les sous lots de chaque traitement alimentaire ont
été répartis dans les différentes coins du bâtiment afin d’éviter l’effet bloc. Les
animaux ont été nourris ad libitum pendant tout l’essai. Les présentations
physiques des aliments ont été différentes. L’aliment F1 ont été sous forme
farineuse tout au long de l’élevage tandis que les aliments F2 et F3 ont été sous
forme de miettes au démarrage et de granulés durant la croissance et la finition.

60
Au terme de cette étude nous avons obtenu les résultats suivants :

• Tous les aliments étudiés F1, F2 et F3 ont présenté des teneurs en


protéines supérieures aux normes.

• L’évolution pondérale des animaux a été significativement (p<0,001)


différente entre le lot F1 et les deux autres lots. Le traitement F1 a
présenté une évolution pondérale faible avec un aliment croissance
dont le taux protéique était inférieur à celui de l’aliment démarrage.

• En période de croissance, les animaux du lot F3 ont amélioré leur


GMQ, et ont gardé les meilleures performances de croissance
jusqu’en fin de bande avec à 40 jours un poids vif de 2146 g contre
2108 g pour F2 et 1948 g pour F1.

• La meilleure efficacité alimentaire a été celle du lot F3 qui a amélioré


son indice de consommation à la 4ième semaine (1,8) et qui l’a
conservé pendant la période de finition.

• L’amélioration de l’efficacité alimentaire et du GMQ du lot F3 va de


pair avec l’augmentation de la teneur en protéines dans l’aliment
croissance par rapport à celle de l’aliment démarrage. Alors que pour
les autres meuneries, les teneurs en protéines décroissent du
démarrage à la croissance.

• Les animaux nourris à l’aliment F1, de présentation farineuse à toutes


les phases d’élevage n’ont présenté aucune mortalité contrairement
aux animaux des lots F2 et F3 qui ont connu une forte mortalité
durant la phase de finition qui correspondait à une alimentation sous
formes de granulés.

• L’étude économique a révélé qu’une meilleure marge bénéficiaire a


été obtenue avec l’aliment de la Fabrique F3 soit 1500 F CFA contre
1350 F CFA et 1375 F CFA pour F1 et F2.

61
Les teneurs en protéines des différents aliments sont toutes en excès, mais
n’assurent pas les performances de croissance prévues par les fabricants. Il
convient de se pencher sur la composition et la teneur des différents
aliments en acides aminés afin d’expliquer la relation entre une teneur en
protéines totales excessives dans l’aliment et de mauvaises performances de
croissance.

Les résultats font ressortir la nécessité de faire périodiquement ce type


d’essai, de mettre les résultats à la portée des acteurs de la filière pour une
amélioration de la compétitivité. En effet, d’une part cela permettrait un
choix éclairé des provenderies par les éleveurs, et d’autre part, cela
stimulerait les provenderies à améliorer leur savoir faire.

Dans le contexte sénégalais, nos résultats montrent une efficacité


économique d’un aliment en farine sur deux types d’aliments granuleux,
dont le processus de fabrication est consommateur d’énergie. S’ils sont
confirmés dans des études ultérieures, ils pourraient ouvrir la voie à une
production durable de poulet de chair en harmonie avec les idées forces du
moment qui riment avec économie d’énergie.

62
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67
ANNEXE I

Fiche de consommation alimentaire et d’ambiance


Date de démarrage de l’essai……………….
Traitement…………………………………...
Sous lot……………………………………..

Date Température Humidité Aliments


Min Max Min Max Quantité Refus
distribuée

68
ANNEXE II

Fiche de pesée des oiseaux


Date de démarrage de l’essai………….
Traitement……………………………...
Sous lot…………………………………

Animaux Poids 2s Poids 3s Poids 4s Poids 5s Poids 6s


1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
Total
Moyenne

69
ANNEXE III

Fiche de mortalité
Date de démarrage de l’essai…………
Traitement…………………………….
Sous lot………………………………..

N° individu Date de décès Poids (g) Symptômes Résultats diagnostic

70
ANNEXE IV

Fiche d’abattage
Date de démarrage de l’essai…………
Traitement…………………………….
Sous lot………………………………..

N° individu Poids vif à l’abattage Poids carcasse (g) Rendement carcasse (%)

71
SERMENT DES VETERINAIRES DIPLOMES DE DAKAR

« Fidèlement attaché aux directives de Claude BOURGELAT,

fondateur de l’enseignement vétérinaire dans le monde, je promets

et je jure devant mes maîtres et mes aînés :

™ d’avoir en tous moments et en tous lieux le souci de la dignité

et de l’honneur de la profession vétérinaire ;

™ d’observer en toutes circonstances les principes de correction

et de droiture fixés par le code de déontologie de mon pays ;

™ de prouver par ma conduite, ma conviction, que la fortune

consiste moins dans le bien que l’on a, que dans celui que l’on

peut faire ;

™ de ne point mettre à trop haut prix le savoir que je dois à la

générosité de ma patrie et à la sollicitude de tous ceux qui

m’ont permis de réaliser ma vocation.

Que toute confiance me soit retirée s’il advient que je me parjure. »

72
ETUDE COMPARATIVE DES PERFORMANCES DE CROISSANCE DE POULET
DE CHAIR PERMISES PAR TROIS ALIMENTS CHAIR SUR LE MARCHE DE
DAKAR

RESUME
L’aviculture moderne au Sénégal est un sous-secteur de l’élevage qui s’est redynamisé ces
dernières années du fait de la forte demande en protéines animales à des coûts moindres. Cela
a conduit à une forte création de provenderies afin de satisfaire la demande en aliment
volaille, notamment en aliment chair.

Notre travail vise à étudier la composition chimique de trois aliments sur le marché, étudier et
comparer les performances de croissance et les caractéristiques de carcasses des poulets ayant
consommé ces aliments.

Le travail s’est déroulé du 11 Février au 21 Mars 2008 au poulailler de l’EISMV. Il a porté


sur 450 poulets de souche Cobb 500 répartis en trois lots de 150 animaux dès le démarrage.
Chaque lot d’animaux a été nourri par un des aliments sujets de l’étude. Les animaux ont reçu
une alimentation ad libitum pendant toute la durée de l’élevage. Les aliments ont ensuite été
analysés au laboratoire de nutrition animale de l’EISMV.

Nos résultats montrent que :

- La composition chimique des aliments n’est pas conforme aux normes prescrites par
nombre d’auteurs. Ainsi, les protéines principales responsables de l’accrétion de la
chair sont présentent à des teneurs supérieures ou égales à celles permises. Au
démarrage elles sont de 27,13 % pour F1 ; 24,60 % pour F2 et 22,64 % pour F3. elles
décroissent ensuite en croissance pour les aliments F1 et F2 mais s’accroissent pour
F3. En finition, les teneurs en protéines s’accroissent de 11,30 % pour le lots F1 alors
qu’elles décroissent pour les lots F2 (4, 14 %) et F3(12,89 %).
- En démarrage, le traitement F3 donne les plus faibles poids vifs moyens soit 215 g
contre 220 g pour F1 et 253 g pour F2. En croissance, le traitement F3 rattrape son
retard, obtient un poids de 8,8 % plus élevé que les poulets de F1 et présente des
poids significativement (p>0,05) identiques à F2. Bien que les poids de F2 et F3 soient
significativement (p<0,001) différents de ceux de F1 en finition, les rendements
carcasses des trois lots ne présentent pas de différences significatives (p>0,05).
- Les performances permises ne sont pas en accord avec les prévisions des meuneries,
les animaux ont en moyenne une consommation de 36,3 % plus élevée que celle
prévue par les provenderies. Cela n’est pas conforme à la rentabilité attendue par les
éleveurs.
Notre, étude montre que la marge bénéficiaire au coût des aliments est significativement
la même pour les traitements F1 et F2 alors que l’aliment F2 a le coût le plus élevé des
trois, et F1 le moins élevé. F1, aliment farineux permet en plus de sa marge un faible taux
de mortalité, ce qui pourrait permettre d’encourager la production de ce type d’aliment
qui utilise des moyens de production moins élevés et une économie d’énergie.

Mots clés : Aviculture au Sénégal – poulet de chair – alimentation volaille- croissance

Adresse de l’auteur : [email protected]


Tel (00221) 77 505 28 37 / (00237) 7 538 12 57
BP 5077 Dakar (Sénégal) / BP 5904 Yaoundé (Cameroun

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