Quand le circuit n’est pas extrêmement simple, en général on ne peut pas savoir à priori quel sera le sens
des courants et des tensions donc on choisit un sens positif à partir duquel les courants et tensions sont
comptés algébriquement
I sera compté positivement si le sens de I est le sens positif choisi ou négativement si le sens de I est
l’opposé du sens positif choisi.
Bien entendu, une fois qu’on a choisi le sens du courant dans une branche, le sens de la tension est fixé.
I- Théorème de Thévenin
Tout circuit linéaire peut être modélise par une source de tension en série avec une résistance.
générateur de tension:
Soit une source de tension de f.e.m. EG et de résistance interne RG, le courant est orientée en convention
générateur.
Remarque: pour une source de tension idéale RG = 0
En convention récepteur: pareil mais le sens positif choisi pour la courant est orienté en sens inverse. Si
I était positif, il devient négatif. On change I en I.
Une partie du circuit entre les bornes A et B est considérée comme un générateur, qui peut être
modélisé par une f.e.m. équivalente ETh et sa résistance interne équivalente RTh.
Le théorème de Thévenin nous indique comment calculer ETh et RTh
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1-Calcul de la f.e.m. du générateur équivalent de Thévenin: On ne garde que la partie du circuit
considérée comme générateur. VA-VB =ETh. Exemple de calcul:
E ETh R
I ETh E
Rr R Rr
2-Calcul de la résistance interne du générateur équivalent de Thévenin:
On supprime la (ou les) f.e.m. et on calcule la résistance vue entre les bornes A et B: Dans cet
exemple on obtient:
R.r
RTh R // r
Rr
Exemple de calcul :
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IV-Théorème de superposition :
Dans un réseau linéaire alimenté par plusieurs sources indépendantes, le courant circulant
dans une branche est la somme algébrique des courants produits par les différentes sources
agissant séparément.
Soit un circuit linéaire comportant plusieurs sources autonomes de tension et de courant. Le
courant dans une branche (ou la tension aux bornes d'une branche) est égal à la somme algébrique des
courants (ou des tensions) produits séparément par chaque source autonome, toutes les autres
sources autonomes étant éteintes.
Définition: Un générateur de courant ou de tension est dit "source autonome" si sa f.e.m. ou son
courant électromoteur sont indépendants des autres grandeurs du circuit. Dans le cas contraire, la source
est dite liée.
Exemple :
Calculer les courants:
E = 12 V ; e = 100 V ; r =2 ; R = 38 ; = 10
E e
I '1 12,1 A I '' 3 8, 40 A
R. R.r
r
I1= I'1- I"1 = 4,12 A R Rr
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R " éq
I ' 2 I ' 1.
R ' éq
2, 52 A
I "1 I " 3. 7,98 A
I2= I'2+ I"2 = 2,94 A R r
R ' éq R " éq
I ' 3 I '1. 9,58 A I " 2 I " 3. 0, 42 A
I3= I'3- I"3 = 1,18 A R
V-Théorème de Norton
Tout circuit linéaire peut être modélise par une source de courant en parallèle avec une
résistance.
Les conditions étant les mêmes que pour l’application du théorème de Thévenin, mais cette fois la
partie du circuit considérée comme le générateur est modélisée par une source de courant en parallèle
avec sa résistance interne .
VI- Théorème de Millman
V0 Vi.Gi
Gi
La conductance Gi est l’inverse de la résistance Ri
Applications :
Utile pour calculer un réseau électrique constitué de plusieurs branches en parallèle.
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n Ei
Ri n
Gi . Ei
i 1
U U i 1
n 1
Ri
n
La conductance Gi est l’inverse de la résistance Ri
Gi
i 1 i 1
Exemple :
120 0 100
UAB 2 38 10
1 1 1
L’application numérique 2 38 10
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