Gestion des déchets à Bafoussam : enjeux urbains
Gestion des déchets à Bafoussam : enjeux urbains
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Secteurs informel et formel
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mélange (Oumar, 2007), ou simplement pour s’en débarrasser. D’un point de vue
historique, l’activité de récupération des déchets date du XIX e siècle, importée
d’Occident et notamment d’Europe, avant d’émerger en Afrique un siècle plus tard
dans une période de crise économique (Ada, 2006). Au Gabon par exemple, alors
qu’elle était jusque-là opérée par quelques étrangers ou par des personnes souffrant
de troubles mentaux, cs derniers ont été rejoints par des personnes urbaines de toute
origine ethnique, d’âge et de sexe, comme c’est le cas au Cameroun aujourd’hui. Les
années 1990 furent marquées par le boom du secteur informel dans les grandes villes
africaines subsahariennes et même arabes (Monqid, 2011) pour une question de
survie face à une crise économique et sociale aiguë. Cette invasion d’acteurs de
déchets au XXe siècle concerne aussi des ONG, des groupements associatifs et/ou des
prestataires de service engagés dans le cadre des principes de « bonne gouvernance ».
L’émergence de ces acteurs fait suite à l’imposition des plans d’ajustement structurel
par le Fond monétaire international et par la Banque mondiale à travers la privatisation
des services publics (Dorier-Apprill, Meynet, 2005). Dans certains cas, cette privatisation
a eu un impact ravageur sur l’économie des acteurs informels (Fahmi, 2005). Les
recherches effectuées sur les récupérateurs de déchets en Afrique sont généralement
abordées sous trois principaux angles.
Une première vague d’études souligne le volet informel et la pauvreté en milieu
urbain, mettant en évidence les mauvaises conditions de travail et de santé (Wilson et
al., 2006 ; Oumar, 2007 ; Nzeadibe, 2009). L’ampleur des risques sanitaires, notam-
ment sur les sites de décharge induit des projets de formalisation du secteur et de
déplacement des collecteurs informels vers des endroits peu dangereux de la ville
(Carré, 2012 ; Durand, 2012). En outre, cet angle d’analyse présente une image plutôt
dégradante de ces travailleurs (Corteel, Le Lay, 2012), le déchet étant perçu comme
rabaissant ou salissant (Cissé, 2012). Ces derniers sont parfois vus comme des clan-
destins (Neuwirth, 2012), exerçant une activité de survie qui ne concerne que des
populations vulnérables vivant en marge de la ville (Moreno Sainz, 2010 ; Florin,
2015), ce qui confère à ce secteur une image médiocre qui devrait être améliorée
(Matter, 2013).
Cependant, un deuxième corpus de travaux souligne l’importance des travailleurs
informels, les considérant comme des acteurs cruciaux du système de gestion des
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Ces derniers s’intéressent en particulier aux inégalités dans les relations de pouvoir
dans les situations conflictuelles entre acteurs formel et informel, dont la municipalité
et les recycleurs de déchets organiques tels que les jardiniers communautaires. Ils
suggèrent une intégration des programmes de recyclage dans le modèle de gestion
municipale des déchets, pour des relations plutôt professionnelles entre les parties
formelles et informelles encouragées à mieux s’organiser en coopératives. Les implica-
tions politiques du lien entre ces acteurs se traduisent souvent dans la production de
l’espace des villes du Sud. Par exemple à Delhi, André Véron (2006) a montré com-
ment les politiques de gestion de la pollution de l’air en ville se sont traduites par un
processus de périurbanisation, une illustration de la co-production de la société et de
l’environnement urbain souvent vu uniquement comme un résidu de la production
capitaliste. En Amérique latine, la création d’une « ceinture écologique » dans la ville
de Buenos Aires (qui s’étale) a permis de préserver les citadins des impacts sanitaires
des sites d’enfouissement des déchets construits dans la ville (Carré, Negrão, 2015).
Dans le même ordre d’idées, l’eau à Guayaquil, en Équateur est gérée dans le cadre
d’un processus politico-économique et écologique intégré dans l’urbanisation
(Swyngedouw, 1997). Ce dernier auteur a montré à travers une lecture de la ville et
son extension par l’eau, son écoulement et sa gestion. En Afrique, dans deux villes
moyennes au Nord du Cameroun (Garoua et Maroua), Émilie Guitard (2012)
montre comment le volume de tas d’ordures municipales accumulées sur un terroir
donné aboutit à une affirmation du pouvoir de l’autorité du terroir. À Yaoundé, la
capitale politique du pays, la dimension politique de l’ordure fut relevée dès les
années de crise économique et de gestion urbaine alors que, dans les années 1990,
traiter de l’ordure ou en faire un objet de recherche constituait un risque pour le
chercheur. En effet, l’ampleur des poubelles multipliées dans l’espace urbain de
cette capitale d’État, était telle que, la publication du mot « ordure » dans le quotidien
des Yaoundéens résonnait comme un rappel de l’incompétence de l’autorité publique
en charge de ce service (Zoa, 1996). Depuis, le service des déchets en grande partie
informel ou associatif concerne les citadins locaux (Ngambi, 2016).
C’est dans cette approche mettant l’accent sur la connexion entre secteurs informel
et formel et sur les enjeux de ressource, de politique et de pouvoir autour des déchets, que
cette recherche s’inscrit pour étudier le lien entre les récupérateurs informels et les collec-
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Matériel et méthode
explicitement cités dans ce texte. Par ailleurs, l’observation participante menée auprès de
la société privée de gestion des déchets à Bafoussam a permis de regarder de plus près
les pratiques de récupération des déchets par les collecteurs du secteur privé et leur
interaction avec le secteur informel. Enfin, la littérature existante et des données
d’archives collectées auprès de la municipalité, notamment les rapports d’études sur la
ville de Bafoussam, ont aussi été utilisées comme sources d’informations pour l’élabo-
ration de cet article.
la ville à la décharge municipale. Selon un entretien avec l’un de plus anciens agents
de Hysacam employé dans le secteur de la décharge municipale depuis sa création, la
stricte fermeture des portes de ce site aux collecteurs informels serait due à des actes
répréhensibles. Au fait que ces derniers auraient provoqué des feux dans cet espace,
notamment en brûlant des roues abîmées et des ordures accumulées dans la
décharge, dans le but de faciliter l’extraction des objets métalliques. Selon le récit de
ce responsable de service, ces incendies avaient pour but de récupérer des fils de fer
et objets assimilés, matériaux « de valeur » constituant la perle rare de leur filière de
collecte. Depuis lors, et après de nombreux avertissements de la part de l’autorité
municipale, le site a été interdit d’accès à tout récupérateur informel et plus tard
clôturé de haies vives (photo 3). Les rues de la ville sont devenues le seul refuge de
survie des récupérateurs informels à Bafoussam, sauf si une véritable communauté
de récupérateurs se crée, aussi bien organisés que ceux des grandes villes comme
Douala, mais ceci n’est encore qu’un projet.
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« pousse-pousse » qu’ils poussent le long des rues. Sans itinéraire très précis, les
récupérateurs sillonnent différents quartiers de la ville. Cette catégorie de récupéra-
tion de déchets à Bafoussam engage exclusivement des hommes, au nombre d’une
cinquantaine, qui collectent une grande variété de matières solides recyclables dont du
fer et des objets plastiques pour un marché parfois concurrentiel entre ces derniers. Par
la suite, ces trieurs ambulants réunissent leurs déchets sur l’un des points de dépôt
informel d’objets recyclables, tenus par des récupérateurs sédentaires dans la ville.
Sur ces sites de tri spécifique, se poursuit le processus de récupération et d’achat du
matériel recyclable entre collecteurs itinérants et acheteurs sédentaires appelés aussi
« patrons ». Ces derniers acheminent ensuite les produits triés vers des entreprises
industrielles spécialisées. Ces entreprises arrivant le plus souvent de Douala. Chaque
partie recherche du profit dans ce circuit de tri et de vente des objets récupérés.
Effectuant la collecte le long des rues, les récupérateurs ambulants n’ont pas de lieu
de travail fixe dans la ville. Ils alertent les vendeurs potentiels de matériaux recyclables
à l’aide d’un cri, afin de les tenir informés de leur passage dans le quartier. Utilisant
une expression locale dont tous comprennent le sens : « Bâta, bâta, bâta » qui signifie
« Babouches en plastique ou en matériel précaire » comme pour demander : « Auriez-
vous des objets recyclables à jeter ou à vendre ? » Les ménages ont ainsi appris à
faire un pré-tri de leurs ordures pour gagner quelques francs FCFA au passage des
collecteurs informels.
Au soir de la collecte, le récupérateur se rend habituellement dans un point de
dépôt où la revente s’opère avec un acheteur ou « patron ». Le choix d’un dépôt
dépend d’un certain nombre de facteurs, tels que la relation de travail entre itinérant
et sédentaire, ou avec d’autres collecteurs ambulants de la ville, la distance à parcourir
pour atteindre le site de dépôt, le type de déchets (photos 4 et 5) recherché par l’ache-
teur, et le prix du marché établit avec ce dernier. Ainsi, les collecteurs informels ont
tendance à se spécialiser dans une filière précise d’ordures recyclables et à collaborer
avec des producteurs de déchets urbains ou des collectionneurs du type de déchets qui
les intéresse. Cette organisation informelle par filière de récupération des déhets solides
en ville semble inchangé en Afrique centrale, depuis l’apparition de cette activité en
Afrique de l’Ouest il y a un siècle, ce qui conforte
l’idée d’une persistance du secteur informel et de son
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« Mon lieu de dépôt est situé au ‘‘camp sable’’. On appelle aussi ça ‘‘dépôt la
gloire’’. C’est là où on me fournit de l’argent. Le boss te remet un montant
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en collaborant avec d’autres récupérateurs intéressés par des ordures d’une filière
différente. Dans ce cas, il s’opère un marché intermédiaire entre collecteurs triant
différents types de déchets sur leur itinéraire.
Alors que beaucoup des itinérants viennent de diverses contrées du pays, la plupart
des récupérateurs sédentaires de Bafoussam sont des autochtones dont l’ancienneté dans
cette activité peut atteindre une vingtaine d’années et constituer le seul ou le principal
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de location privé auprès d’un propriétaire du quartier, comme le montrent ces deux
extraits d’entretiens avec des patrons ou récupérateurs sédentaires de déchets solides à
Bafoussam.
« Voici notre espace, on loue cet endroit au propriétaire. Nous payons des
impôts auprès de la commune. » Patron 1. – Extrait d’entretien de
R.C. Makamté Kakeu-Tardy, 2015.
travail (bottes, brouettes, gants). Installés sur plus de 500 mètres carrés louées dans
les quartiers de Kouogouo (4 049 habitants), Bamendzi (7 336 habitants) et Banengo
(8 927 habitants), ces groupes ont déployé leur activité dans l’espace urbain. Indépen-
damment de l’ONG, ces groupes effectuent désormais un travail de collecte manuelle
en porte-à-porte et de tri des mélanges d’ordures, auprès des ménages auxquels ils
communiquent parfois préalablement leur calendrier de passage hebdomadaire. Après
cette collecte, le transport des déchets organiques vers l’un des sites de compostage se
fait à l’aide d’un matériel sommaire (brouette ou porte-tout), puis viennent les phases
de tri, de tamisage, de compostage et de vente sur place.
Ces autres acteurs du secteur de la récupération des déchets sont liés aux collec-
teurs informels par l’ordure recyclable séparée de la matière destinée au compostage.
Sur ces sites de compostage, les groupes vont trier la matière recyclable. Les enquêtes de
terrain n’ont pas été approfondies sur le quotidien de ces liens, parce que l’interaction a
été moins forte qu’avec les collecteurs formels de la société privée de gestion des déchets
à Bafoussam. Cette société effectue le ramassage des refus sur les différents sites de
compostage, souvent après le passage des récupérateurs informels.
Les acteurs agréés, le marché formel-informel des déchets et le partage de l’espace urbain
L’espace urbain de Bafoussam est un lieu de rencontre des urbains, mais aussi
des acteurs de la ville au cours de leur exercice quotidien de gestion urbaine. Alors
que l’entreprise Hysacam parcours l’ensemble de la ville par ses axes principaux et
secondaires pour le ramassage des ordures, les récupérateurs informels, sont omnipré-
sents, surtout dans les quartiers résidentiels et populaires ou à des points de décharge
sauvage. Les récupérateurs informels font du porte-à-porte dans des quartiers planifiés
et résidentiels comme Kamkop et Tamdja. Dans ces quartiers huppés, ils trouvent des
« produits » récupérables en quantité plus élevée que dans les quartiers pauvres ou
10. Voir la note 4. populaires où les ménages récupèrent eux-même du matériel comme des bouteilles en
plastique, faute de moyens financiers pour acheter des bouteilles neuves. Ces récu-
pérateurs informels qui vont régulièrement dans les quartiers populaires comme
Tougang sont attirés par le nombre de décharges sauvages. Un autre itinéraire favori
de ces petits collecteurs itinérants est celui des circuits de camion Hysacam afin de
favoriser les rencontres pour récupérer la matière recyclable éventuellement triée à
l’avance et rangée séparément dans leur camion à benne (photo 7). Ce service
permet aux récupérateurs formels de renforcer leur revenu mensuel, jugé trop bas,
grâce à ce marché informel de déchets.
Alors que le premier contrat avec Hysacam indiquait, en 2009, la prise en compte
d’une douzaine de circuits de collecte dans la ville, celui de 2014 marque l’extension de
son espace d’intervention qui s’élève désormais à la quinzaine de circuit au total. Cette
augmentation du nombre de zones de collecte montre que Hysacam gagne de nouveaux
espaces et/ou de nouvelles ressources. Ce déploiement des collecteurs formels sur
l’étendue de la ville et sur ses déchets indique leur influence dans le secteur et de leur
pouvoir sur les déchets. Ainsi, une certaine réserve s’impose à propos de la notion de
compétition entre acteurs de déchets, telle qu’elle est proposée par Mersharch W.
Katusiimeh et al. (2013) pour le système de collecte porte-à-porte qui rejoint les voies
de collecte des deux catégories d’acteurs des secteurs informel et formel. En effet, la
société Hysacam est officiellement habilitée à accéder à toutes les zones de la ville à la
recherche de l’ordure, même si elle n’a pas toujours les moyens de sa politique en
raison de l’état de la voirie urbaine (Makamté Kakeu-Tardy, à paraître) contrairement
aux collecteurs informels perçus comme des débrouillards. Cependant, ces derniers
affirment leur important rôle joué dans ce service de collecte de déchets par la flexibilité
de leur mobilité urbaine, leur accès aux quartiers à travers tout type de dessertes, y
compris les routes tertiaires et les pistes piétonnes.
« Quand tu vois un gars de 2006, tout ce travail ne lui dit plus rien. [Pour un
employé engagé depuis 2006, les tâches de collecte de déchets ne sont plus si
difficiles aujourd’hui] ». Extrait d’entretien de R.C. Makamté Kakeu-Tardy, 2015.
Conclusion
Photo 8/ Achat et vente de déchets
recyclables entre un collecteur informel et Depuis plus d’un siècle, le système de gestion de
un employé d’Hysacam en uniforme de service déchets solides de la ville africaine inclut le secteur informel.
Cliché de R.C. Makamté Kakeu-Tardy, 2015.
Ce secteur y tient aujourd’hui une place considérable et
tend, depuis ces dernières décennies, à montrer une évolution
cyclique de son fonctionnement dans l’espace urbain. Parti du site de décharge, en
périphérie urbaine pour d’autres espaces de la ville où ils côtoient le secteur formel,
un retour vers la décharge contrôlée reste envisageable. De manière interactive, les
récupérateurs informel et formel prennent part à la production de l’espace urbain
camerounais, à travers le processus de collecte et de négociation des ordures recyclables
et par l’appropriation des lieux dans les quartiers de la ville. Par rapport aux travaux
existants sur le lien compétitif entre le secteur formel et informel des déchets en ville
(Katusiimeh et al., 2013), les résultats de la présente recherche permettent de constater
que les déchets recyclables connectent des récupérateurs informels aux collecteurs de la
l’entreprise privée dans un rapport non pas seulement de compétition autour du tri de
déchets recyclables, mais aussi d’affiliation. Les acteurs de ces secteurs à différentes
échelles, sont animés par des enjeux économiques autour de la même « ressource » qu’ils
discutent et négocient dans des espaces de travail qui
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d’obstacles au cahier des charges des employés du secteur formel, appelés à travailler Remerciements.
sans répit et dans un créneau horaire précis. Cette conduite exigée des collecteurs Cet article constitue l’un
formels constitue, en fait, le moyen d’atteindre les objectifs de l’entreprise et de des résultats de la thèse
doctorale de l’auteure,
limiter les conflits au sein de la même équipe de collecte en quête de rémunération financée en grande partie
ou de gain supplémentaire lié aux déchets. Telles sont les implications socio-économiques par la Confédération
suisse et par l’université
et institutionnelles qui complexifient l’intégration du secteur informel au secteur formel, de Lausanne.
malgré des synergies qui tendent à se perpétuer dans la ville. L’auteur remercie
le professeur René Véron
pour ses commentaires
constructifs ; ainsi que
les évaluateurs de
Références la revue L’Espace
géographique pour leurs
pertinentes suggestions.
L’auteur pense aussi aux
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