KF/RAO/AE
REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE
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COUR D’APPEL DE COMMERCE
D’ABIDJAN
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RG N° 027/2018 AUDIENCE PUBLIQUE ORDINAIRE DU JEUDI
-------- 26 JUILLET 2018
ARRÊT CONTRADICTOIRE
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1ÈRE CHAMBRE
du 26/07/2018
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La Cour d’Appel de Commerce d’Abidjan, en son
Affaire : audience publique ordinaire du jeudi vingt-six juillet de
--- l’an deux mil dix-huit tenue au siège de ladite Cour, à
LA SOCIÉTÉ CIVILE IMMOBILIÈRE
MOLESON DITE SCI MOLESON laquelle siégeaient :
(Maître ATOH BI Kouadio Raymond)
Docteur KOMOIN François, Premier Président de la
Contre
Cour d’Appel de Commerce d’Abidjan ;
1- LA SOCIÉTÉ CIVILE IMMOBILIÈRE
LES FILAOS
Madame RAMDÉ Assetou épouse OUATTARA
2- MAÎTRE PIERRETTE KASSI Messieurs SILUÉ Daoda, ATTOUNGBRE
N’GORAN Gérard et JEANSON Jean Claude, Conseillers à la
(Maître Josiane KOFFI BREDOU)
-------------- Cour, Membres ;
ARRÊT
------------ Avec l’assistance de Maître KOUTOU Aya Gertrude
Contradictoire
--------- épouse GNOU, Greffier ;
Déclare recevable l’appel interjeté par la
Société Civile Immobilière MOLESON dite A rendu l’arrêt dont la teneur suit dans la cause ;
SCI MOLESON contre le jugement
contradictoire RG N°497/2018 rendu le 04 ENTRE :
avril 2018 par le Tribunal de Commerce
d’Abidjan ;
LA SOCIÉTÉ CIVILE IMMOBILIÈRE MOLESON
Infirme ledit jugement en ce qu’il a qualifié
les relations entre les parties de bail
DITE SCI MOLESON, au capital de 1.000.000 de F
d’habitation ; CFA, sise à Cocody Les II Plateaux, 01 BP 3542 Abidjan
01, aux poursuites et diligences de son représentant
Confirme le jugement entrepris en ses autres
dispositions relatives à l’incompétence du légal, Monsieur GRAMION Jacques Aloys Robert,
Tribunal de Commerce d’Abidjan ; Directeur de société, de nationalité suisse, domicilié au
siège de ladite société ;
Condamne la SCI MOLESON aux dépens de
l’instance, distraits au profit de Maître
Josiane KOFFI-BREDOU, Avocat aux offres Appelante,
de droit. Déclare recevable l’appel interjeté
par la Société Civile Immobilière MOLESON
dite SCI MOLESON contre le jugement Représentée et concluant par Maître ATOH BI Kouadio
contradictoire RG N°497/2018 rendu le 04 Raymond, Avocat à la Cour d’Appel d’Abidjan, y
avril 2018 par le Tribunal de Commerce
d’Abidjan ; demeurant Avenue du Docteur CROZET, Immeuble
CROZET, sous-sol, 04 BP 642 Abidjan 04, Tél. :
20.22.17.14 ;
D’UNE PART ;
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Infirme ledit jugement en ce qu’il a qualifié ET ;
les relations entre les parties de bail
d’habitation ;
1- LA SOCIÉTÉ CIVILE IMMOBILIÈRE LES
Confirme le jugement entrepris en ses autres
FILAOS, au capital de 1.000.000 de F CFA, sise à
dispositions relatives à l’incompétence du
Tribunal de Commerce d’Abidjan ; Abidjan Cocody, 01 BP 1901 Abidjan 01, Tél. :
09.11.01.10, prise en la personne de son représentant
Condamne la SCI MOLESON aux dépens de
légal, Monsieur KOUAMÉ Konan Honoré, son gérant ;
l’instance, distraits au profit de Maître
Josiane KOFFI-BREDOU, Avocat aux offres
de droit. 2- MAÎTRE PIERRETTE KASSI N’GORAN, de
nationalité ivoirienne, Notaire à Abidjan, domiciliée en
son étude ;
Intimées,
1- Représentée et concluant par Maître Josiane KOFFI
BREDOU, Avocat à la Cour d’Appel d’Abidjan, y
demeurant, Plateau Angle 31, Boulevard de la
République, Immeuble AVS (ex SCIA) n° 9, 6ème étage,
porte 65, face au stade Houphouët-Boigny ;
2- Représentée et concluant par Maître BREDOU
Josiane, Avocat à la Cour d’Appel d’Abidjan ;
D’AUTRE PART ;
Sans que les présentes qualités puissent nuire ni
préjudicier en quoi que ce soit aux droits et intérêts
respectifs des parties en cause, mais au contraire et
sous les plus expresses réserves des faits et de droit ;
Le tribunal de Commerce d’Abidjan statuant en la
cause a rendu le 04 avril 2018 un jugement
contradictoire N° 497/18 dans lequel il s’est déclaré
incompétent pour connaître de la présente procédure
au profit du Tribunal de Première instance d’Abidjan ;
Par exploit du 19 juin 2018 de Maître KONAN Koffi
Emmanuel, huissier de justice à Abidjan, la SCI
MOLESON a déclaré interjeter appel du jugement
susénoncé et a assigné la SCI Les FILAOS et Maître
Pierrette KASSI N’Goran à comparaître par devant la
Cour de ce siège à l’audience du 28 juin 2018 pour
entendre infirmer le jugement ci-dessus ;
Inscrite au rôle général du greffe de la cour sous le N°
027 de l’an 2018, l’affaire a été appelée à l’audience du
28 juin 2018 puis renvoyée au 05 juillet 2018 pour
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plaidoirie et retenue ;
À cette date, la cause a été mise en délibéré pour le 19
juillet 2018, lequel délibéré a été prorogé au 26 juillet
2018 ;
Advenue cette audience, la Cour vidant son délibéré
conformément à la loi a rendu l’arrêt qui suit :
LA COUR
Vu les pièces du dossier ;
Ouï les parties en leurs demandes, fins et conclusions ;
Après en avoir délibéré conformément à la loi ;
FAITS, PROCÉDURE, PRÉTENTIONS ET
MOYENS DES PARTIES
Par exploit du 19 juin 2018, la Société Civile
Immobilière MOLESON dite SCI MOLESON, a
relevé appel du jugement contradictoire RG
N°497/2018 rendu le 04 avril 2018 par le Tribunal de
Commerce d’Abidjan, non signifié, dont le dispositif est
le suivant :
« Statuant publiquement, contradictoirement et
en premier ressort ;
Se déclare incompétent pour connaître de la
présente procédure au profit du Tribunal de Première
Instance d’Abidjan ;
Condamne la Société Civile Immobilière
MOLESON dite SCI MOLESON aux dépens ;
En cause d’appel, la SCI MOLESON rappelle que
courant 2012 elle s’est portée acquéreur d’une villa
située aux II Plateaux, bâtie sur le lot 2191 d’une
superficie de 1069 m2, titre foncier n° 42631 de la
circonscription foncière de Bingerville appartenant à
l’intimée ;
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Elle souligne qu’après le paiement d’un acompte de
trente-neuf millions (39.000.000) de F CFA effectué
par Monsieur GREMION Jacques Aloys Robert, son
représentant légal, elle n’a pu honorer l’échéancier fixé
pour solder le prix d’achat, faute d’obtenir le prêt
sollicité auprès de la banque SGBCI ; dès lors,
poursuit-elle, l’intimée a obtenu du Tribunal d’Abidjan,
par le jugement civil contradictoire N° 947 du 11
décembre 2014, la résiliation de la vente et l’expulsion
de Monsieur GREMION Jacques Aloys Robert ; sur
appel de ce dernier, la Cour d’Appel d’Abidjan, par
arrêt N° 142 CIV du 19 février 2016, confirma ledit
jugement ;
Elle fait valoir qu’ayant saisi le Tribunal de Commerce
pour la déclarer unique propriétaire de ladite villa et
condamner la SCI FILAOS au paiement de diverses
sommes d’argent, celui-ci s’est déclaré incompétent ;
Elle reproche au tribunal d’avoir déclaré que « le bail
en cause est un bail à usage d’habitation » et « que
l’objet d’un tel contrat ne révèle pas de caractère
commercial…. » alors que d’une part, que la mission
donnée par l’intimée à son administrateur par une
décision en date du 23 mai 2012 était de vendre la
villa ; et d’autre part, que le jugement et l’arrêt
confirmatif ont déclaré que le contrat en cause était
une cession et non pas un contrat de bail ;
Aussi se pose-t-elle la question de savoir si des
personnes non commerçantes, comme l’intimée et elle,
peuvent accomplir des actes de commerce ?
Elle y répond par l’affirmative en soutenant que les
critères objectif et subjectif dégagés par la doctrine
pour qualifier la notion d’actes de commerce ne
prennent pas suffisamment en compte certaines
réalités, et la liste des actes de commerce donnée par
l’article 3 de l’acte uniforme portant droit commercial
général n’étant pas exhaustive, le critère déterminant
est, selon elle, l’existence d’une intention de spéculer
ou de réaliser un profit, comme c’est le cas en l’espèce ;
Elle en déduit que la compétence du tribunal doit être
retenue conformément à l’article 9 de la loi organique
n° 2016-110 du 08 décembre 2016 portant création,
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organisation et fonctionnement des juridictions de
commerce ; partant, elle sollicite l’infirmation du
jugement et, sur évocation, qu’il soit déclaré que la SCI
MOLESON est propriétaire de la villa querellée ;
Subsidiairement au fond, que l’intimée soit condamnée
au paiement de la somme de trente-neuf millions cent
quatre-vingt-dix mille (39.190.000) F CFA à titre de
dommages et intérêts pour les travaux de réhabilitation
et de rénovation effectués dans la villa et de celle de
trente-neuf millions (39.000.000) de F CFA à titre de
remboursement de l’acompte ;
En réplique, la SCI FILAOS explique que courant 2012
Monsieur GREMION Jacques Aloy Robert s’est porté
acquéreur d’une villa qu’elle souhaitait vendre à
hauteur de deux cent trente-quatre millions
(234.000.000) de F CFA, elle indique qu’après le
paiement d’un acompte, celui-ci s’est installé dans la
villa et a cessé tout paiement malgré plusieurs
courriers de relances ; elle ajoute qu’ayant assigné ce
dernier en résolution de la vente et en expulsion, le
tribunal faisait droit à sa demande le 11 décembre 2014
et le condamnait en outre au paiement de la somme de
dix millions (10.000.000) de F CFA ;
Ledit jugement ayant été confirmé en appel par arrêt
en date du 19 février 2016, poursuit-elle, les deux
parties se sont pourvues en cassation ; elle déclare que
la Cour Suprême, par arrêt en date du 27 juillet 2017,
rejetait le pourvoi de Monsieur GREMION Jacques
Aloy Robert et, recevant le sien, cassait et annulait
partiellement l’arrêt attaqué ; évoquant, elle
condamnait Monsieur GREMION Jacques Aloy Robert
à lui payer la somme de quatre-vingt-trois millions
(83.000.000) de F CFA en réparation de son
préjudice ;
Pour empêcher l’exécution de cette décision, continue-
t-elle, l’appelante a saisi le Président de la Cour
Suprême aux fins de suspension, mais, par ordonnance
en date du 06 mars 2018, sa requête a été déclarée
irrecevable ;
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Elle fait observer que c’est dans la période d’attente de
la décision du Président de la Cour Suprême que la SCI
MOLESON a saisi, le 29 janvier 2018, le Tribunal de
Commerce, qui a rendu un jugement dont appel est
relevé ;
Elle sollicite la confirmation dudit jugement au motif
que la vente envisagée a été conclue entre Monsieur
GREMION Jacques Aloy Robert et elle, à l’exclusion de
l’appelante, qui n’était pas non plus la locataire de la
villa ;
Elle fait observer que même s’il s’agit d’un acte de
cession, la Cour constatera qu’elle porte sur un bail à
usage d’habitation et qu’en outre l’appelante n’a ni
qualité ni intérêt pour agir, car c’est en son nom
personnel que Monsieur GREMION Jacques Aloy
Robert a voulu acquérir la villa en cause comme
l’attestent les différentes propositions de paiement du
prix faites par celui-ci et les différentes décisions
judiciaires dans lesquelles, à aucun moment, la SCI
MOLESON n’est intervenue pour réclamer son statut
d’acquéreur ;
Subsidiairement, elle sollicite que la Cour déclare celle-
ci mal fondée en sa demande en paiement de
dommages et intérêts, motif pris de ce que la villa ne
lui a jamais été cédée et qu’elle ne peut se prévaloir du
procès-verbal d’état des lieux en date de 2012 établi à
l’initiative de Monsieur GREMION Jacques Aloys
Robert ;
Elle soutient également que le « récapitulatif » des
sommes d’argent déboursées pour les supposés travaux
ne saurait être un justificatif en l’absence des devis et
factures ; quant à la demande en remboursement de
l’acompte, elle précise que ladite somme a été versée
par Monsieur GREMION Jacques Aloy Robert pour la
réservation de la villa et qu’elle se trouve par décision
de justice séquestrée entre les mains de la CARPA ; elle
conclut à la condamnation de l’appelante aux entiers
dépens de l’instance, distraits au profit de Maître
Josiane KOFFI-BREDOU, Avocat aux offres de droit ;
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SUR CE
En la forme
Sur le caractère de la décision
L’intimée ayant conclu et fait valoir ses moyens, il y a
lieu de statuer contradictoirement à son égard ;
Sur la recevabilité de l’appel
L’appel de la SCI MOLESON ayant été introduit
conformément aux formes et délais prescrits par loi, il
sied de le recevoir ;
Au fond
Sur la compétence du Tribunal de Commerce
Considérant qu’aux termes de l’article 3 de l’acte
uniforme sur le droit commercial général : « L’acte de
commerce par nature est celui par lequel une
personne s’entremet dans la circulation des biens
qu’elle produit ou achète ou par lequel elle fournit des
prestations de service avec l’intention d’en tirer un
profit pécuniaire. Ont, notamment, le caractère
d'actes de commerce par nature :
- L'achat de biens, meubles ou immeubles, en vue
de leur revente,
- Les opérations de banque, de bourse, de
change, de courtage, d'assurance, et de transit,
- Les contrats entre commerçants pour les
besoins de leur commerce,
- L'exploitation industrielle des mines, carrières
et de tout gisement de ressources naturelles,
- Les opérations de location de meubles,
- Les opérations de manufacture, de transport et
de télécommunication,
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- Les opérations des intermédiaires de
commerce, telles que la commission, le
courtage, l’agence, ainsi que les opérations
d'intermédiaire pour l'achat, la souscription, la
vente ou la location d'immeubles, de fonds de
commerce, d'actions ou de parts de société
commerciale ou immobilière,
- Les actes effectués par les sociétés
commerciales. » ;
Que par ailleurs l’article 3 de la loi 2016-1110 du 08
décembre 2016 portant création, organisation et
fonctionnement des juridictions de commerce dispose
que « les juridictions de commerce connaissent :
- des contestations relatives aux engagements et
transactions entre commerçants au sens de
l’Acte uniforme portant sur le droit commercial
général ;
- des contestations entre associés d’une société
commerciale ou d’un groupement d’intérêt
économique ;
- des contestations entre toutes personnes
relatives aux actes de commerce au sens de
l’Acte uniforme portant sur le droit commercial
général ; toutefois, dans les actes mixtes, la
partie non commerçante demanderesse peut
saisir les tribunaux de droit commun ;
- des procédures collectives d’apurement du
passif ;
- plus généralement, des contestations relatives
aux actes de commerce accomplis par les
commerçants à l’occasion de leur commerce et
de l’ensemble de leurs contestations
commerciales comportant même un objet civil ;
- des contestations et oppositions relatives aux
décisions prises par les juridictions de
commerce. » ;
8
Considérant qu’il résulte de la lecture combinée de ces
deux textes que les juridictions de commerce sont
compétentes pour statuer sur tous litiges relatifs aux
actes de commerce qu’ils soient par nature, mixte ou
par accessoire ;
Considérant qu’en l’espèce l’appelante soutient que la
transaction intervenue sur la villa est une cession et
qu’elle constitue un acte de commerce relevant de la
compétence du tribunal de commerce ;
Considérant qu’il ressort du reçu de versement délivré
par Maître Pierrette KASSY-N’GORAN, Notaire à
Abidjan en date du 16 avril 2012 que Monsieur
GREMION Jacques Aloy Robert a versé par chèque la
somme de trente-neuf millions (39.000.000) de F CFA
en guise d’acompte sur le prix de vente de la villa par la
SCI FILAOS au profit de la SCI MOLESON ;
Qu’il en résulte clairement que contrairement aux
allégations de l’intimée, et en accord avec la position de
l’appelante, la convention litigieuse est bien une vente
conclue entre la SCI FILAOS et la SCI MOLESON et
non pas un contrat de bail ; comme l’a jugé à tort le
Tribunal de Commerce d’Abidjan ; dont la décision doit
être infirmée sur ce point ;
Considérant toutefois, en application de l’article 3 de
l’acte uniforme portant droit commercial susénoncé,
que la cession d’un immeuble par une société civile
immobilière n’est pas en elle-même un acte de
commerce ; elle ne le devient que si l’immeuble vendu
avait été auparavant acheté par cette société civile
immobilière en vue de sa revente.
Considérant qu’en l’espèce les deux parties sont des
sociétés civiles immobilières et que la Société Civile
Immobilière FILAOS a mis en vente une villa lui
appartenant qu’elle utilisait auparavant à des fins de
location ;
Que dans la mesure où cette villa n’a pas été achetée
par la SCI FILAOS en vue de la revente la cession
alléguée n’a pas le caractère d’un acte de commerce par
nature ;
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Que dans ces conditions, le Tribunal de Commerce
d’Abidjan a fait une bonne application de la loi en se
déclarant incompétent au profit du Tribunal de
Première Instance d’Abidjan ; le litige qui lui a été
soumis n’ayant aucune nature commerciale ;
Qu’il convient dès lors de confirmer sur ce point le
jugement entrepris ;
Sur les dépens
L’appelante succombant, il y a lieu de mettre à sa
charge les dépens de l’instance, distraits au profit de
Maître Josiane KOFFI-BREDOU, Avocat aux offres de
droit ;
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, contradictoirement et en
dernier ressort ;
Déclare recevable l’appel interjeté par la Société Civile
Immobilière MOLESON dite SCI MOLESON contre le
jugement contradictoire RG N°497/2018 rendu le 04
avril 2018 par le Tribunal de Commerce d’Abidjan ;
Infirme ledit jugement en ce qu’il a qualifié les
relations entre les parties de bail d’habitation ;
Confirme le jugement entrepris en ses autres
dispositions relatives à l’incompétence du Tribunal de
Commerce d’Abidjan ;
Condamne la SCI MOLESON aux dépens de l’instance,
distraits au profit de Maître Josiane KOFFI-BREDOU,
Avocat aux offres de droit.
Ainsi fait, jugé et prononcé publiquement les jour, mois
et an que dessus.
ET ONT SIGNÉ LE PREMIER PRÉSIDENT ET
LE GREFFIER./.
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