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Le Recel (Exposé)

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REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

TERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


------------------------
UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL

UNIVERSITÉ METHODISTE DE CÔTE D'IVOIRE

MASTER 1: Droit des affaires et fiscalité

Matière : DROIT PENAL DES AFFAIRES

THEME:

LE RECEL

Nom du professeur : Mr. ADOME


NOM DES EXPOSANTS:
KOFFI Minimoh G.
N’GUESSAN Armelle
ELIAMON Grace
NZARASSE Sarah
ANDOH Germaine

0
PLAN
INTRODUCTION 2

I- LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DURECEL

A- L’ELEMENT LEGAL 3

B- L’ELEMENT MATERIEL 3
B. 1 – La dissimulation de la chose 3
B. 2 – La détention de la chose 4
B. 3 – La transmission de la chose 4
B. 4 – Le fait de tirer profit de la chose (recel profit) 4

C- L’ELEMENT MORAL 5
C .1 – Contenu de l’intention 5
C .2 – Preuve de l’intention 5

II- LA REPRESSION

A– LES PEINES PRINCI¨PALES 6


A.1 – Le recel simple 6
A. 2 – Le recel aggravé 6

B – LES PEINES COMPLEMENTAIRES 6

C – LES PARTICULARITES DE LA REPRESSION 7


C. 1 – La tentative de recel 7
C. 2 – La prescription 7

1
INTRODUCTION
Dans son acception traditionnelle, le recel sous-entend la notion de détention
frauduleuse d’une chose, considérée comme une infraction qui en suppose une autre
antérieure chronologiquement.
Toutefois, au fil de la jurisprudence cette notion a évolué et le législateur adopte une
nouvelle conception du recel, qui va élargir le champ de la répression. C’est le recel-
profit.
Cette tendance à la dilatation de la notion de recel nous impose une analyse minutieuse
de ce thème.
C’est ce que nous tenterons de faire en abordant dans une première partie les
éléments constitutifs de cette infraction, pour ensuite, dans une deuxième partie, analyser
la répression prévue par la loi.

2
I- LES ELEMENTS CONSTITUTIFSDU RECEL

A– L’ELEMENT LEGAL

Selon l’article 321-1 du CP : « le recel est le fait de dissimuler, de détenir ou de


transmettre une chose, ou de faire office d'intermédiaire afin de la transmettre, en
sachant que cette chose provient d'un crime ou d'un délit.
Constitue également un recel le fait, en connaissance de cause, de bénéficier par tout
moyen du produit d'un crime ou d'un délit ».
En effet, le recel est un délit qui porte sur une chose provenant d’un crime ou d’un délit
préalablement commis quel qu’en soit sa nature. Cette infraction initiale ne doit pas
êtreune contravention.

Le recel suppose donc une infraction originaire ayant procuré la chose. Elle doit avoir
été commise par un autre que le receleur, ne doit pas avoir perdu son caractère
délictueux et doit être punissable. C’est un délit de conséquence.

B– L’ELEMENT MATERIEL

Toute chose peut faire l’objet d’un recel mais il doit s’agir d’une chose matérielle.
La subrogation effectuée par le receleur n’empêche pas le recel. En effet, le délit de
recel est applicable non seulement au bien lui-même, transmis par l’auteur de
l’infraction originaire au receleur, mais aussi au produit de ce bien, suite à une vente du
bien par le receleur.
Pour qu’il y ait recel, il faut prouver l’existence au moins, de l’un des cas suivants :

- la dissimulation de la chose
- la détention de la chose
- la transmission de la chose
- le profit tiré de la chose (ou recel-profit).

B.1– La dissimulation de la chose

Dissimuler c’est cacher la chose recelée. Mais quel est l’intérêt de cette notion ?

En fait, elle a un intérêt au niveau de la preuve. Si un individu dissimule la chose,


c’est peut-être parce qu’il sait qu’elle a une origine délictueuse ou criminelle. Cela
permet alors de présumer l’intention de recel.

3
B.2 – La détention de la chose

C’est l’hypothèse de recel que l’on retrouve le plus souvent en jurisprudence.


La détention de la chose suppose qu’on tienne la chose, que l’on ait la maîtrise de celle-
ci. Mais il n’est pas nécessaire que la détention soit personnelle : on peut faire détenir la
chose par l’intermédiaire d’autrui.

B.3– La transmission de la chose

C’est le fait de transmettre la chose ou de faire office d’intermédiaire afin de


la transmettre.
Ici, le receleur peut faire le relais en transmettant la chose des mains du délinquant
originaire à celles du tiers. Ce qui suppose qu’il ait à un certain moment détenu
matériellement la chose, même si cela a été bref. On peut dire alors que l’on est sur le
terrain classique de la détention matérielle et personnelle et que la notion de
transmission n’est pas forcément nécessaire.

Ce qui n’est pas le cas pour celui qui fait office d’intermédiaire de la transmission de
la chose. En effet, il peut arriver que celui qui joue le rôle d’intermédiaire ne détienne
jamais la chose transmise.

B.4– Le profit tiré de la chose (ou recel-profit)

C’est l’hypothèse de recel tout à fait différente des précédentes. C’est pourquoi elle
est distinguée dans un alinéa 2 dans l’article 321-1 du CP.
Ici, c’est le profit de la chose qui visé indépendamment de toute détention matérielle de
celle-ci. La jurisprudence réprime le recel d’usage (ou fait de se servir) de la chose
même sans en avoir eu la maîtrise, ou d’en profiter. Le cadre de l’usage va jusqu’à
englober celui de la consommation et du genre de vie.
Ainsi, est receleur le consommateur d’une boisson volée ou l’époux qui profite du
train de vie de son conjoint fondé sur le produit d’un détournement par exemple.
Par ailleurs, l’intérêt de cette forme de recel est qu’elle n’exclut pas à priori un
recel concernant un bien immatériel

4
C– L’ELEMENT MORAL

Le recel est un délit intentionnel. Il faut donc définir en quoi consiste cette infraction
et comment la preuve en est faite.

C.1– Contenu de l’intention

Il peut y avoir recel que si la personne qui en détient la chose ou qui en profite en
connaît l’origine frauduleuse. Il doit savoir qu’elle provient d’un crime ou d’un délit.
Donc celui qui détient une chose volée et qui ne sait pas qu’elle a été volée, ne peut être
puni pour recel.
Il faut donc vouloir détenir la chose, en profiter sachant qu’elle a une origine
délictueuse.
Mais il n’est pas exigé que le receleur ait une connaissance précise de la nature de
l’infraction d’origine, ni des circonstances de commission, ni qu’il ait connaissance
de l’identité de l’auteur de l’infraction.

C.2– Preuve de l’intention

L’élément moral doit être prouvé par l’accusation. Elle doit donc prouver la mauvaise
foi du prévenu. Mais cette preuve est difficile à faire dans la mesure où, la connaissance
ou non de l’origine de l’infraction est dans la « tête » du prévenu. Et celui-ci va se
défendre en disant qu’il ignorait cette origine. C’est pourquoi, bien souvent les juges
vont déduire la mauvaise foi des circonstances. On l’avait déjà dit, le fait que la chose
soit dissimulée peut faire présumer un recel. Le fait que la chose ait été vendue à un
prix anormalement bas peut constituer une preuve. Il y a aussi l’absence de facture
Ici, l’acheteur doit se méfier car de telles circonstances amènent les juges à conclure que
le prévenu « ne pouvait ignorer l’origine délictueuse de la chose ».
Pour terminer, à côté de ses présomptions de fait de recel, résultant de la jurisprudence, il
existe une présomption légale (art.321-6 du CP), relative à la cohabitation avec une
personne qui commet des infractions.

5
II- LA REPRESSION

A– LES PEINES PRINCIPALES

A.1– Le recel simple

L’article 321-1 du CP dispose que le recel est puni de 5 ans d’emprisonnement et


de 375 000 Euros d’amende.

A.2– Le recel aggravé

Les peines principales du recel peuvent aussi être aggravées dans certaines circonstances
en notant une particularité : l’aggravation peut résulter soit de circonstances propres au
recel soit de circonstances tenant à l’infraction d’origine.

➢ Aggravations liées aux conditions de commission de recel


Il s’agit de circonstances aggravantes de l’article 321-2 du CP.
Ainsi, nous avons le recel commis de façon habituelle, le recel commis en
utilisant les facilités que procure l’exercice d’une activité professionnelle et le
recel commis en bande organisée. Les peines sont de 10 ans
d’emprisonnement et 750 000 Euros d’amende.

➢ Aggravations liées à l’infraction d’origine


Il s’agit de là l’article 321-4 du CP. Ainsi si l’infraction d’origine est punie d’une
peine supérieure à celle du recel, le receleur est puni des mêmes peines et des
mêmes circonstances aggravantes mais seulement s’il avait une connaissance de
cette infraction ou ces circonstances aggravantes.

B– LES PEINES COMPLEMENTAIRES

L’article 321-9 du CP énumère neuf peines complémentaires que le juge peut prononcer,
tels que l’interdiction des droits civils, civiques et de famille, l’interdiction d’exercer une
fonction publique, ou encore la confiscation de la chose qui a servi à commettre
l’infraction.

L’article 321-10 du CP dispose que le juge peut aussi condamner le receleur aux
peines complémentaires attachées au délit d’origine.

6
C- LES PARTICULARITES DE LA REPRESSION

C.1 - La tentative de recel

Le recel est un délit dont la tentative n’est pas incriminée et donc non punissable. Mais
on sait que dans certain cas, le recel peut faire l’objet d’une qualification criminelle. Et
toute tentative de crime est punissable.

C. 2 - La prescription

La prescription de l’action publique en matière de recel est de 3 ans à compter du jour où


le délit a été commis si, dans cet intervalle, il n'a été fait aucun acte d'instruction ou de
poursuite.
Mais si l’on est en présence d’un recel crime, elle est de 10 ans.

Pour ce qui est du point de départ de la prescription : c’est le jour où l’activité


délictueuse a pris fin. L’acte de recel peut être très bref (boire une boisson volée) ou très
long (détenir une chose volée pendant des années). Dans ce dernier cas, la prescription
ne court pas tant que la détention dure. Le recel est une infraction continue. Le caractère
continu du recel transparaît dans l’article 321-1 du CP à travers les verbes « détenir »,
« dissimuler » qui expriment mieux la notion de durée.

En outre, il faut évoquer une autre solution concernant le point de départ de la


prescription : il se peut que l’infraction d’origine se prescrive selon des règles spéciales.
C’est le cas, par exemple pour l’abus de confiance : en cas de dissimulation, le point de
départ est repoussé au jour où l’infraction a été découverte et non pas le jour où elle a été
commise.

NB : La relaxe de l’auteur de l’infraction n’interdit pas la condamnation du receleur. De


plus, le receleur reste condamnable même si le fait originaire est couvert par la
prescription.

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