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Otite Moyenne Aigue TFC - 120744-1 - 020817

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Otite Moyenne Aigue TFC - 120744-1 - 020817

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OTITE MOYENNE AIGÜE

INTRODUCTION

1.1. Contexte

L’Otite moyenne aiguë est une maladie infectieuse très fréquente, touchant
surtout la population pédiatrique. En effet, environ 80 à 90% des enfants ont au moins un
épisode d’OMA avant l’âge de trois ans. En raison de leurs trompes d’Eustache plus courtes
et plus horizontales par lesquelles les agents infectieux montent du nasopharynx jusqu’à
l’oreille moyenne, les enfants sont les plus vulnérables aux OMA.
Les OMA sont une cause importante de consultation chez le médecin
généraliste et de prise d’antibiotiques. Bien que la majorité des OMA évolue vers une
guérison spontanée, certaines peuvent s’accompagner de complications graves, d’où
l’intérêt de notre recherche sur cette affection de l’oreille moyenne.

La recherche sur l’’OMA vise à mieux comprendre les mécanismes de cette


affection, à mettre en place les différentes stratégies préventives et thérapeutiques, ainsi
qu’à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes.
La cause principale de l’OMA est souvent d’origine bactérienne, virale et parfois fongique.

Comprendre les mécanismes physiopathologiques de l’OMA, ainsi que les


stratégies mis en place en vue de la prévenir ou de la traiter, nous serons d’un acquis
précieux en tant qu’étudiants en médecine et médecins de demain.

1.2. Problématique

Chez l’homme et plus particulièrement chez l’enfant, la sphère ORL (oreilles,


gorge, nez) communiquant avec l’extérieur, est exposée à diverses agressions notamment
l’air pollué, la poussière avec tout ce qu’elle peut contenir comme germes, et la fumée de
cigarettes. Il en résulte que les affections ORL constituent un motif fréquent de consultation
parmi lesquelles on note l ’OMA [1].

L’otite moyenne aiguë (OMA) est une inflammation aiguë de l’oreille


moyenne causée par des infections virales (comme le virus syncytial respiratoire, le
rhinovirus, les virus de la grippe et les adénovirus) ou bactériennes (comme le Streptococcus
pneumoniae, l’Haemophilus influenzae non typable et le Moraxella catarrhalis) [2].

L’Otite moyenne aiguë est-elle une pathologie spécifique à une certaine


tranche d’âge ? Que peuvent être les complications de l’OMA et leurs causes ? Comment
pouvons-nous expliquer physiopathologiquement et anatomiquement la vulnérabilité des
enfants aux OMA ?
Ces questions orienteront notre démarche et nous aideront à prendre des
mesures préventives afin de réduire le taux de la prévalence de l’OMA au sein de la jeune
population.
1.2. Méthodologie

Nous avons procédé à la revue de la littérature. Comme moteur de recherche nous avons
utilisé Google®, Pubmed® et Google Scholar®. Les termes suivants ont été utilisés pour
identifier les articles dans le moteur de recherche : « otite moyenne aigüe » et « prise en
charge » et/ou « traitement » et/ou « recommandations ». Nous avons premièrement
choisi les articles sur base de la pertinence de leurs titres. Puis nous avons lu le résumé de
chaque article retenu afin de sélectionner ceux qui pourront faire partie de notre travail.
1.3. Objectifs de la recherche
1.3.1 L’objectif général
L’objectif général poursuivi dans cette recherche est l’approfondissement de nos
connaissances en Otite moyenne aiguë.
1.3.2 Les objectifs spécifiques
• Décrire les mécanismes physiopathologiques de l’otite moyenne aiguë.
• Donner les différentes causes de l’otite moyenne aiguë
• En donner l’évaluation clinique
• Rapporter la prise en charge antibiothérapeutique et préventive de l’otite moyenne
1.4. Plan détaillé

Hormis l’introduction et de la conclusion, notre travail comportera trois chapitres classés de


la manière ci-après :
 Le premier chapitre abordera sur l’anatomie et physiologie de l’oreille
 Le deuxième traitera sur les généralités de l’otite moyenne aigüe
 Le dernier traitera sur les stratégies de prise en charge de l'OMA
CHAPITRE I. ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L’OREILLE

RAPPEL EMBRYOLOGIQUE

Ce chapitre est essentiellement consacré aux rappels embryologiques de l’oreille moyenne :


-Embryologie de la caisse du tympan et de la t rompe d ’Eustache ;
-Embryologie de l’antre et des cavités mastoïdiennes ;
-Embryologie des osselets ;
-Embryologie du tympan.

1°) Embryologie de la caisse du tympan et de la trompe d’Eustache

D’une manière générale toutes les structures de l’oreille moyenne (OM) et de l’oreille
externe (OE) dérivent de l’appareil branchial. Les cavités de l’oreille moyenne dérivent d’un
diverticule entoblastique du pharynx primitif.
Ce diverticule ou canal tubo-tympanique de Kölliker naît de la première poche
entobranchiale. Il apparaît chez l’embryon de trois semaines. Au cours de son expansion, le
canal tubo-tympanique va rencontrer la chaîne ossiculaire en format ion dans le tissu
conjonctif embryonnai re, interposé entre le futur conduit audit i f externe et la capsule o t
ique.
La partie latérale former a l’ébauche de la caisse, la part ie médiale rét récie
secondai rement donnera la t rompe d ’Eustache rel iant la cavi té pharyngée à
la paroi antér ieure de la caisse du tympan . L e canal tubo- tympanique a r r ive
au contact du fond du futur condui t audi t i f externe chez l ’embryon de cinq
semaines.
L’extension de la caisse du tympan passe par t rois é tapes successives qui
sont :
-Format ion de l a caisse tympanique p r imi t ive qui cor respond à la par t ie de
la caisse s i tuée au dessous des osselets ;
-Format ion du reste de l ’at r ium ;
-Format ion de l ’at t ique.
Les cavi tés de l ’OM se forment par t rois mécanismes que sont :
-Résorpt ion du t issu conjonct i f embryonnai re ;
-Envahissement par l ’épi thél ium tubo- tympanique ;
-Pneumat isat ion des cavi tés.

La caisse et la t rompe sont t apissées par l ’épi thél ium d’or igine
endodermique.

2° ) Embryologie de l ’ant r e e t des cavi tés mastoïdiennes


Au cours du s ixième mois de vie int ra u tér ine, l ’ant r e mastoïdien
apparaî t sous forme d ’un d iver t icule dorsal de la caisse. Les cel lules
mastoïdiennes commencent également à se forme r pendant la v ie foetale,
mais la p lupar t d ’ent re e l les ne se développeront qu’après la naissance.
3° ) Embryologie des osselets
Les osselets dér iven t d u squelet te des deux p remiers arcs b ranchiaux
à l ’except ion de l a face vest ibul a i re de la p lat ine de l ’ét r ier qui dér ive de la
capsule o t ique. Les osselets (mar teau , enclume, é t r ier ) possèden t des
caractér ist iques communes à savoi r que ce sont les p remiers os de
l ’organ isme à êt re ent ièrement ossi f iés e t à a t teindre leur tai l le adul te chez
l e foetus (2) .
Progressivement les osselets vont se t rouver recouver ts par les
prolongements du canal tubo- tympanique . Avan t l a f in de la gestat ion,
l ’ét r ier est déjà un os à l ’état sén i le par t icul ièrement f ragi le. Les f ractures
de la p lat ine e t des branches de l ’ét r ier ne se consol ident jamais.
4° ) Embryologie du tympan
Le tympan est l ’équivalent de la membrane obturan te de la première fente
branchiale. La membrane du tympan se formera par l ’adossement du fond du
canal tubo- tympanique en dedans cont re celui du condui t aud i t i f externe
(CAE) en dehors ; e l le est formée par t rois couches :
-Couche super f iciel le d ’or igine ectode rmique ;
-Couche moyenne d ’or igine mésodermique ;
-Couche p rofonde endodermique.

RAPPEL ANATOMIQUE
L’orei l le est un o rgane neurosensor iel qui comprend t rois par t ies
( f igure 2 ) :
- L’orei l le externe ;
- L’orei l le moyenne ;
- L’orei l le interne (OI) .

Nous nous a t tacherons à la descr ipt ion anatomique de l ’orei l le


moyenne où se développe l ’ot i te moyenne a igue, sujet de not re é tude.
Cependant rappelons que :

L’orei l le externe est const i tué par :


-Le pavi l lon, sor te d ’entonno i r , recuei l lant les sons extér ieurs ;
-Le condui t audi t i f externe, canal aéré, c reux, l ibre à son ext rémi té externe,
ramenant le son à l ’orei l le moyenne.
L’orei l le interne ou labyr inthe comprend deux par t ies :
-Le labyr inthe antér ieur aud i t i f (cochlée) ;
-Le labyr inthe postér ieur ou stato-acoust ique (vest ibule) .
Ces deux systèmes ont des fonct ions d i f férentes qui sont respect ivement
l ’audi t ion e t l ’équi l ibrat ion.
1. Anatomie descr ipt ive de l ’orei l le moyenne
Presque toute l ’orei l le moyenne est c reusée dans l ’os temporal . El l e se
compose de la caisse du tympan qui con t ien t les ossel e ts, des cavi tés
mastoïdiennes et de la t rompe d ’Eustache .
1. 1 La caisse du tympan
C’est une cavi té aérée c reusée dans l ’os temporal . El le a la forme d ’un
paral l é lépipède i r régul ier p résentant t rois é tages e t s ix faces.
Les é tages sont l ’at t ique ou l ’étage supér ieur , l ’at r ium ou l ’étage moyen,
et l ’hypotympanum ou le récessus hypotympanique de Krestschmann encore
appelé é tage infér ieur .
L’at t ique : i l est s i tué au dessus de la memb rane tympanique. I l
cont ient la t ê t e du mar teau e t le corps de l ’enclume. I l est séparé de la
cavi té p r incipale par le d iaphragme inter a t t ico- tympanique qui joue u n rôl e
impor tant dans la pathologie inf lammatoi re de l ’orei l le moyenne. En e f fet le
diaphragme est largement ouver t chez l ’enfant , ce qui expl iquerai t la
migrat ion vers l ’at t ique de tou tes les infect ions de la caisse, e t la possibi l i té
de leur c loisonnement .

L ’ a t t ique est d ivisé par le méso du l igament suspenseur du mar teau,


donnant a insi d ’une par t l ’at t ique externe, e t d ’aut re par t l ’at t ique interne
qui communique avec l ’ant re par l ’addi tus ad ant rum en ar r ière e t en bas
avec l ’at r ium.
L’at r ium : i l est s i tué en regard de la membrane tympanique .
Le récessus hypo tympanique de Kretschmann : i l est si tué en dessous
de la memb rane tympanique, en rappor t avec en a r r ière l ’ant re e t les
cel lules mastoïdiennes, en avant avec la t rompe d ’Eustache.
La caisse du tympan p résente six faces ou parois :
- La paroi externe ;
- La paroi interne ;
- La paroi supér ieure ;
- La paroi infér ieure ;
- La paroi antér ieure ;
- La paroi postér ieure.
a)La paroi externe
El le est formée dans la majeure par t ie par la membrane tympanique, le
reste étant const i tué par le cadre osseux qui l ’en toure. Le tympan est une
membrane f ine, semi - t ransparente, e l l ipt ique ; son g rand axe ve r t ical
mesure 9 à 10 mm, son p lus pet i t d iamèt re mesure 7 à 8 mm. Le degré
d’ incl ina ison de la membrane tympanique par rappor t au p lan hor izon tal
var ie avec l ’âge. Schémat iquement hor izontale chez le foetus, la membrane
tympanique tend à deveni r ver t icale chez le v iei l lard.
Les l igaments tympano-mal léolai res permet tent de d iviser la
membrane tympanique en deux por t ions de s t ructures d i f férentes :
-La pars tensa est s i tuée en dessous ; c ’est la por t ion l a p l us vast e , la plus
r igide et la p lus résistante. El le est formée par l ’accolement de t rois
couches que sont la couche externe épidermique, la couche moyenne
f ibreuse, e t la couche interne muqueuse.

-La pars f laccida ou membrane f laccide de Shrapnel l est s i tuée au dessus


des l igaments tympano-mal l éol a i res ; e l le est t r iangu lai re à sommet
répondant à l ’apophyse externe du mar teau , e t est moins résistante que la
pars tensa car la couche f ibreuse y fai t défaut .
A l ’otoscopie, le tympan est g r is pale et mont re des éléments
caractér ist iques ( f igure 3 ) :
1. l a sai l l ie de l ’apophyse externe du mar teau, v isible au pole supér ieur de
la membrane tympanique sous forme d ’une p e t i te sai l l ie b lanche ;
2. l e lombo ou l ’ombi l ic par lequel on fai t passer théor iquement deux t rai ts
perpendiculai res pour dél imi ter les quat re quadrants tympaniques
classiques, dont les deux infér ieures sont impor tants pour la paracentèse ;
3. l a s t r ie du mar teau qui cor respond au manche du mar teau ;
4. l e t r iang le lumineux de Pol i tzer ( ref let de la sou rce lumineuse u t i l isée
pour l ’examen o toscopique) ;
5. la pars tensa ;
6. l ’ar t iculat ion incudo-stapédienne ;
7. la pars f laccida.

b) La paroi interne
El le const i tue la paroi p rofonde e t e s t d ivisée en deux par t ies par la
deuxième po r t ion de l ’aqueduc de Fal lope (qui abr i te le ner f facial ) . On
dist ingue une par t ie supér ieure ou a t t icale e t une par t ie infér ieure ou
at t r iale. La par t ie supér ieure est marquée par les rel iefs de t rois canaux qui
se d isposent de haut en bas et d ’ar r ière en avant comme sui t :
-Le rel ief du canal semi -ci rculai re externe est s i tué en haut e t en
ar r ière. I l est b ien v isible e t const i tue un repère chi rurgical t rès
impor tant parmi tant d ’aut res a u cours des a t t icotomies ;
-Le rel ief du canal de Fal lope abr i t e la deuxième por t ion du ner f
facial ;
-Le rel ief du canal du muscle du mar teau.
La p a r t ie infér ieure présente également des rel iefs qui sont :
-Le p romontoi re, sai l l i e mamelonnée qui répond au premier tours de
spi re d u l imaçon ;
-La fenê tre ovale qui est occupée par la p lat ine de l ’ét r ier faisant
communiquer la caisse du tympan e t le vest ibule ;
-La fenê tre ronde fermée par une membrane appelée tympan
secondai re ;
-Le s inus tympani ou cavi té sous pyramidale de Huguier , s i tué e n
ar r ière du p romontoi re et répond à l ’ext rémi té ampul lai re du canal
postér ieur .
La paroi interne est en rappor t a vec le système tympano-ossiculai re en
dehors, le labyr inthe membraneux e t les l iquides p é r i - labyr inthiques en
dedans.
L’ intérêt de cet te paroi réside dans le fai t que c ’est à son n iveau que son t
mis en contact les organes de t ransmission avec ceux de la percep t ion. En
out re c’est la p a roi chi rurgicale.

c) La paroi supér ieure ( tegmen tympani )


El l e forme l e toi t de la caisse du tympan. De s t ructure p é t rosquameuse,
e l le sépar e la caisse du tympan de la base du crâne.
La scissure pét ro-squameuse est comblée par du t issu f ibreux chez le
nour r isson , e t est t raversée par des vaisseaux q u i persisten t à l ’âge adul te.
Par fois i l existe une déhiscence du t o i t , ce qui app l ique d i rectement la
muqueuse tympanique sur la dure-mère. Ceci peut expl iquer la survenue de
cer taines comp l icat ions méningées e t encéphal iques au cours des o t i tes
moyennes.
La paroi supér ieure est en rappor t avec les méninges e t les t roisième,
quat r ième c i rconvolut ions temporales. Tous ces o rganes sont menacés lors
des infect ions de l ’OM en raison de la f rag i l i té du tegmen tympani et de la
perméabi l i té de la s u ture pét ro-squameuse.
d) La paroi infér ieure ou p a roi jugulai re
El l e const i tue le p lancher de la caisse du tympan e t est e n forme
d’une gout t ière s i tuée en cont rebas du condu i t audi t i f exte rne, ce qui
f avor ise les retent ions purulentes. Sa sur f ace es t anf ractueuse, marquée
par :
-L’ o r i f i ce supér ieur du canal tympan ique qui l ivre passage au nerf
tympanique ;
-L’ar tère tympanique ;
- La fosse jugulai re.
Cet te par o i peut être par fois déhiscente, favor isant une procidence de la
jugu lai re dans la caisse du tympan.
Les rappor ts de la par o i infér ieure sont :
-En avant du p lan du p romontoi re, l ’espace inter -car o t ico- jugulai re ;
-En a r r ière du p lan du p romontoi re, le gol fe de la veine jugulai re.

e) La paroi postér ieu re

El le p résente :

- L’addi tus ad ant rum qui met en communicat ion la caisse du tympan avec
l ’ant re e t les cel lules mastoïdiennes ;
- La pyramide qui forme une sai l l ie cônique l ivrant passage au muscle de
l’étrier;
- La fosset te p ré-pyramidale de Gr ivat où existe la suture pét r o - tympanale
postér ieure dans laquel le s ’ouvre le canal postér ieur de la corde du
tympan ;
- La p rotubérance styloïde de la caisse, inconstante répond à la base de
l ’apophyse st y loï de.
La paroi postér ieure est en rappo r t avec :
-En haut l ’ant re mastoïdien
-En bas, la t r o isième por t ion de l ’aqueduc de Fal lope, qui abr i te le ner f
facial et l ’ar t è re s t y lo-mast o ïdienne, le canal osseux du muscle de l ’ét r ier ,
et le canal postér ieur de la corde du tympan.
f ) La paroi anté r ieure
I l s ’agi t de la paroi tubo-car o tidienne. El le est occupée par l ’or i f ice
tubai re. Ses rappor ts sont :
- En a r r ière l ’at r ium ;
- En bas le coude de l ’ar tère carot ide inte rne ;
- En avant la t rompe d ’Eustache ;
- En dedans le sommet du l imaçon.
1. 2Les osselets
La caisse du tympan cont ient la chaîne ossiculai re avec ses
ar t iculat ions, ses muscles e t ses l igaments. Les osselets const i tuent une
chaîne avec de dehors en dedans le mar teau, l ’enclume, e t l ’ét r ier .
a)Le mar teau (mal leus)
C’ est l e p l us long, le p lus v o lumineux, le p lus e xterne de tous les
osselets.
En forme de massue pesant 22 à 29 mg, i l p résente :
- Une t ê t e ronde, occupée par une sur face a r t iculai re en forme de sel le ;
- Un col aplat i d ’avant en a r r ière dont la face interne est c roisée par la
corde du tympan ;
- Un manche d i r igé en bas et en a r r ière. I l se termine en spatule au niveau
du lombo. Et roi tement inclus dans la membrane tympanique à son ext rémi té
i n fér ieure, i l y reste tangent iel sur le reste de son étendue . L ’existence de
car t i lage hyal in sous ce dernier , expl ique qu’ i l soi t possible de séparer
faci lement le tympan du manche ;
- Une apophyse externe ou cour te apophyse qui naî t à la par t ie infér ieure e t
externe du col ;
- Une apophyse antér ieure ou longue, qui se por te en avant .
b) L ’enclume ( inclus)
C’est le p lus lourd des osselets (25mg) . I l p résente à décr i re :
- Un corps de forme cuboïde, aplat i t de dehors en dedans e t dont l a face
antér ieure el l i p t i que s’adapte à la sur face a r t iculai re du mar teau ;
- Une b ranche hor izontale qui p rolonge le corps en ar r ière et s ’appuie sur le
seui l de l ’add i tus ;
- Une b ranche ver t icale détachée de la face infér ieure du corps descend
dans l ’at r ium en a r r ière du manche du mar teau et paral lèlement à lui . Son
ext rémi t é infér ieure se recourbe en dedans e t se termine par l ’apophyse
lent iculai re qui s ’ar t icule avec l ’ét r ier .
c) L ’ é tr ier (stapès)
C’ est l e p l us léger des osselets e t est p resque couché dans un p lan
hor izontal , i l p résente à décr i re :
- Une t ê t e creusée sur son sommet d ’une cavi té glénoïde répondan t à
l ’apophyse lent icu lai re ;
- La plat ine, mince lame qui épouse la fo rme de la fenêt re vest ibul e ;

- Les branches q u i naissent un peu à d istance des deux pôles de la p l a t ine


et const i tuent une arche. La branche antér ieure est p lus cour te, plus f ine,
moins incurvée que la postér ieure.
Les osselets sont réunis par t rois a r t iculat ions qui sont :
- L’ar t iculat ion incudo-ma l léai re (ent re mar teau et enclume) , qui est une
diar throse p a r emboî tement réciproque ;
- L’ar t iculat ion incudo-stapédienne (ent re enclume e t é t r ier ) , qui est une
énar throse avec synoviale ;
- L’ar t iculat ion s tapédo-vest ibu lai re qui n ’est pas une vér i table a r t icul a t ion ,
mais une syndesmose. Les sur faces a r t icu lai res sont réunies par un
l igamen t .
La chaîne est maintenue à ses ext rémi tés par la membrane
tympanique e t le l igament annulai re. El le est aussi suspendue aux parois de
la caisse par que lques l igaments que sont les l igaments suspenseurs du
mar teau e t les l igaments suspenseurs de l ’enclume.
La caisse du tympan est tapissée d ’une muqueuse de type respi ratoi re
(cel lules c i l iées e t mucipares, cel lules indi f férenciées) qui se réf léchi t sur
les osselets, les tendons e t les l igaments qui t raversent cet te cavi té. Cet te
muqueuse est en cont inui té avec cel le de la t rompe d ’Eustache en avan t e t
cel le des cel lules mastoïdiennes en a r r ière.
1. 3 La trompe d ’Eustache
C’est un condui t ostéo-car t i lagineux qui met en communicat ion la caisse
du tympan e t le cavum.
La t rompe d ’Eustache mesure 37 mm de long en moyenne et e s t
const i tuée de deux cônes a l longés, réunis par leurs sommets. On dist ingue
l e côn e externe ou p rotympanum c reusé dans le rocher e t le cône interne
f ibro-car t i lagineux qui appar t ient au pharynx.
El le est obl ique en bas, e t en avant , ses segments osseux e t
car t i lagineux forment un angle de 160° ouver t en bas. Le poi n t l e plus

r é tr éci cor respond à l ’ isthme s i tué à la jonct ion des deux segments. L a
t rompe d ’Eustache présente deux o r i f ices qui sont l ’or i f ice tympanique e t
l ’or i f ice pharyngien.
Au repos, l a l umière du segment f ibro- car t i lagineux est col labée. El le ne
s’ouvre qu’au moment de la déglut i t ion. Chez l e nour r isson, la t rompe est
hor izont a le, p lus cour te e t sans rét récissement . El le est le s iège de
f réquents col lapsus ent raînant une mauvaise vent i lat ion de la caisse du
tympan, ce qui favor iserai t les réact ions inf lammatoi res e t les infect ions
ot i t iques moyennes.
Intérêt :
- La t rompe d ’Eustache assure l ’équipression ent re le mi l ieu extér ieur
et l ’orei l le moyenne à chaque mouvement de déglut i t ion. Ce q u i est
indispensable au bon fonct ionnement du système tympano-ossiculai re voi re
de l ’aud i t ion ;
- El le assure le d rainage des sécrét ions de la caisse du tympan vers
l e cavum sous l ’act ion des c i ls de la muqueuse tubai re ;
- En pathologie, l ’ infect ion de l ’orei l le moyenne se fai t par un
mécanisme de d i f fusion rét rograde des germes à par t i r du rhinopharynx.
1. 4 La mastoïde
Annexée à l ’orei l le moyenne avec laquel le e l le communique p a r un o r i f ice
qui est l ’addi tus ad ant rum ; la mast o ï de const i tue la base de la pyramide
pét reuse. El le cor respond à la par t ie postér o - i n fér ieure de l ’os temporal .
El le est s i tuée en a r r ière du CAE, de la caisse du tympan e t du labyr i n the
postér ieur . Les cavi tés mastoïdiennes sont des d ive r t icules de la caisse du
tympan e t sont c reusées dans la por t ion mast o ïdienne de l ’ os temporal .
Con f igurat ion exte rne : la mastoïde a l a forme d ’une pyramide à base
endocrânienne et à sommet infér ieur . El le est aplat ie de dehors en dedans
et p résente deux faces, t rois bords, e t une base.

Conf igurat ion interne : l a masto ï de est formée par un ensemble de cavi tés
pneumat iques émanant de l ’or e i l le moyenne. L ’une de ces cavi tés est
constan te. C’ est l ’ ant re mastoïdien qui est en communica t ion avec la caisse
par l ’addi tus ad a n t rum. Les a u t res cavi tés const i tuent l e système cel l u l a i re
mastoïdien. L ’ant re mastoïdien est la p lus vaste des cel lules mastoïdiennes,
apparaissant t rès tôt au cours de l ’organogenèse.
Chez l e foetus e t à la naissance , la cavi té mastoïdienne est rédu i te
uniquement à l ’ant r e . Les cel lules mastoïdiennes se développent plus tard
après la naissance et leur nombre var ie en fonct ion du degré de
pneumat isat ion de la mast o ï de.
2 Vascular isat ion e t innervat ion de l ’OM
2.1 Les a r tères
El les forment un réseau sous muqueux a l imenté à la fois par les
ar tères ca rot ide externe e t interne, e t les ar tères ver tébrales.
Par t icular i tés de la vascular isat ion de l ’OM
La membrane tympanique est i r r iguée par deux réseaux représentés
par un réseau sous dermique prolongeant celui du CAE pou la face latérale
et par un réseau sous muqueux pour la face médiale.
Pour les osselet s :
-Le mar teau e t l ’enclume possèdent une b ranche par t icul ière née d e
l ’ar tère tympanique antér ieure ; l ’ét r ier est en g rande par t ie i r r igué par une
branche de l ’ar tère s tylo-mast o ïdienne ;
-Deux zones de vascular isat ion sont précai res, i l s ’agi t de l ’apophyse
lent iculai re de l ’enclume (ce qui expl ique sa lyse f réquente au cours des
ot i tes chroniques) e t de la par t ie cent rale de la plat ine de l ’ét r ier q u i est
vascular isée par un phénomène de d i f fusion.

2.2 Les veines


Le réseau sous muqueux se dr a ine par des veines sor tant par les
mêmes or i f ices que les a r tères. Les veines se jet tent dans :
- Le p lexus veineux ptérygoïdien ;
- Les veines méningées moyennes ;
- Le s inus pét reux supér ieur ;
- Le gol f e de la jugulai re interne et le s inus latéral ;
- Le p lexus pharyngien.
2. 3 les lymphat iques
Le réseau lymphat ique de la caisse du tympan communique avec ceux
des cavi tés mastoïdiennes et de la t rompe d ’Eustache. Cer tains gagnent
di rectement les gangl ions latéraux p rofonds du cou.
2. 4 Les ner fs
L’ innervat ion mot r ice p rovient du n e r f maxi l lai re infér ieur e t du ner f
faci a l .
L’ innervat ion sensi t ive est assurée par le ner f d e Jacobson e t ses
ram i fi cat i ons.

RAPPEL PHYSIOLOGIQUE
L’orei l le est un o rgane neurosensor iel q u i assure les fonct ions d ’audi t ion e t
d’équi l ibrat ion. Nous ferons un rappel de l ’audi t ion qui est le rôl e pr incipal
de l ’orei l le moyenne.
L’audi t ion
L’orei l le externe et l ’orei l le moyenne jouent un r ô le mécanique dans
l ’audi t ion en t ransmet tant le message sonore à l ’orei l le interne qui assure
une fonct ion mixte (mécanique e t neurosensor iel le) . Le pavi l lon capte les
sons qui impressionnent l ’or e i l le sous l ’ef fet de la v ibrat ion de l ’ai r e t les
t ransmet vers le tympan par le CAE sous forme d ’éner g ie sonore. La
membrane tympanique va a insi v ibrer e t t ransmet t re le mouvement à la
chaîne des osselets.
L’orei l le moyenne t ransforme les v ibr a tions aér iennes qui a t teignent le
tympan en var iat ion de p ression dans les l iquides de l ’orei l le interne. Le
mouvement de la p lat ine de l ’ét r ier e t de la fenêt re ronde va ébranler les
l iquides pé r i - labyr inthiques, créant une énergie mécanique qui sera captée
par les cel l u les nobles neurosensor iel les de l ’orei l le interne (36) .
La t rompe d ’Eustache adapte l ’ impédance des ondes t ransmises p ar
voie aér ienne à l ’orei l le interne. Ceci expl ique que son obst ruct ion p rovoque
une dépression de la caisse du tympan avec pour conséquence une
rét ract ion de la memb rane tympanique d ’une par t , e t d ’aut re par t une
sécrét ion d’un l iquide séromuqueux qui ne se d raine p lus.
L’ intérêt de la physiologie, est qu’el le permet de comprendre que
toute per turbat ion de l ’ intégr i té de la membrane tympanique, du contenu de
l a caisse e t de la t rompe d’Eustache ( inf ect ion, mal format ion, t raumat isme,
processus tumoral ) , ent raîne à des degrés var iables une per te audi t ive,
al lant de l ’hypoacousie à la surdi té di te de t ransmission par défaut de
conduct ion. Cet te su rdi té s ’oppose à la surdi té de percept ion qui t radui t une
at teinte d e l ’orei l le interne . Ces deux types de sur d i té peuvent s ’assoc ier
donnant la sur d i té mixte.

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