KF/PBAT/AE
REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE
----------------
COUR D’APPEL DE COMMERCE AUDIENCE PUBLIQUE ORDINAIRE
D’ABIDJAN
--------------- DU JEUDI 22 JUILLET 2021
RG N° 471/2021 -----------------------
--------
ARRÊT CONTRADICTOIRE
du 22/07/2021 La Cour d’Appel de Commerce d’Abidjan, en son audience
---------
1ÈRE CHAMBRE publique ordinaire du jeudi vingt-deux juillet de l’an deux
------------ mil vingt et un tenue au siège de ladite Cour, à laquelle
Affaire :
siégeaient :
------------
La société SONAM Générale Docteur KOMOIN François, Premier Président de la
Assurances Côte d’Ivoire (Ex-Alliance
Africaine d’Assurances dite 3A) Cour d’Appel de Commerce d’Abidjan ;
(Cabinet KOUASSI Roger & Associés)
Contre Madame TONIAN J. Yolande épouse KLOUTSEY,
Messieurs René DELAFOSSE, TALL Yacouba et
1°- La Mutuelle d’Assurance des Taxis
Compteurs d’Abidjan dite MATCA
SILUE Daoda, Conseillers à la Cour, Membres ;
2°- La Banque d’Abidjan dite BDA Avec l’assistance de Maître KOUTOU A. Gertrude
--------
ARRÊT épouse GNOU, Greffier ;
--------
Contradictoire
-------- A rendu l’arrêt dont la teneur suit dans la cause ;
Déclare l’appel interjeté par la société
SONAM Générale Assurances Côte d’Ivoire ENTRE :
contre l’ordonnance RG N° 0559/2021
rendue par la Juridiction Présidentielle du
LA SOCIÉTÉ SONAM GÉNÉRALE ASSURANCES
Tribunal de Commerce d’Abidjan le 02 mars
2021 recevable ; COTE D'IVOIRE (Ex-Alliance Africaine
d'Assurances dite 3A), Société Anonyme, régie par le
L’y dit mal fondée ;
Code CIMA, au capital de [Link] de Francs CFA,
L’en déboute ; inscrite au registre de commerce et du crédit mobilier sous
Confirme la décision entreprise, par le numéro RC N° CI-ABJ-1987-B-115-439, dont le siège
substitution de motifs ; social est à Abidjan-Plateau, Avenue Noguès, Immeuble
La condamne aux entiers dépens de
Trade Center, 3ème étage, 17 BP 477 Abidjan 17, Tél. :
l’instance ; [Link].25/[Link].97/98, Fax. : [Link]
90/ Cell. : [Link].02, agissant aux poursuites et
diligences de monsieur Ybrahima CHERIFOU, son
Directeur Général, de nationalité ivoirienne, domicilié
pour les besoins de la cause au siège social suscité ;
Appelante,
Représentée et concluant par son conseil, le Cabinet
KOUASSI Roger & Associés, Société Civile Professionnelle
d'Avocats près la Cour d'Appel d'Abidjan, y demeurant,
1
Rue B.13 Cocody-Canebière, Immeuble 2 Canebière, 2ème
étage, porte 10,04 BP 1011 Abidjan 04, Tél. : (225)
[Link].51/[Link].75/ Fax. : [Link].95,
e-mail : cabinetkyroger@[Link] ;
D’UNE PART ;
ET ;
1°- LA MUTUELLE D’ASSURANCE DES TAXIS
COMPTEURS D’ABIDJAN DITE MATCA, Société à
forme Mutuelle, Entreprise régie par le code CIMA, dont
le siège social est à Abidjan Plateau, Angle Boulevard
ROUME et Avenue du Docteur CROZET, 04 BP 2084
Abidjan 04, Tél. : [Link], prise en la personne de son
représentant légal, en ses bureaux ;
2°- LA BANQUE D’ABIDJAN DITE BDA, Société
Anonyme ayant son siège social à Abidjan Plateau prise en
la personne de son représentant légal, en ses bureaux ;
Intimées,
Assignées à leur siège social respectif ;
D’AUTRE PART ;
Sans que les présentes qualités puissent nuire ni
préjudicier en quoi que ce soit aux droits et intérêts
respectifs des parties en cause, mais au contraire et sous
les plus expresses réserves des faits et de droit ;
La juridiction présidentielle du Tribunal de Commerce
d’Abidjan statuant en la cause, en matière d’exécution, a
rendu le 02 mars 2021 une ordonnance RG N° 559/2021
en ces termes :
« Statuant publiquement, contradictoirement, en
matière d’urgence et en premier ressort ;
Recevons la SONAM GENERALE ASSURANCES COTE
D’IVOIRE (Ex-Alliance Africaine d’Assurance dite 3 A) en
son action principale et la Mutuelle d’Assurances des
2
Taxis compteurs d’Abidjan dite MATCA en ses demandes
reconventionnelles ;
Les y disons chacune mal fondée ;
Les en déboutons ;
Mettons les entiers dépens de l’instance à la charge de la
SONAM GENERALE ASSURANCES COTE D’IVOIRE
(Ex-Alliance Africaine d’Assurance dite 3 A) » ;
Par acte d’appel du 31 mai 2021 de Maître SIAKA Bakari
Robert, commissaire de justice à Abidjan, la société
SSONAM Générale Assurances Côte d’Ivoire a interjeté
appel contre l’ordonnance sus énoncée et, par le même
acte, assigné la MATCA et la Banque d’Abidjan (BDA) à
comparaître à l’audience du 10 juin 2021 par-devant la
Cour d’appel de ce siège pour s’entendre infirmer
l’ordonnance ci-dessus ;
Enrôlée sous le N° 471/2021 du rôle général du greffe de
la Cour, l’affaire a été appelée le 10 juin 2021 et renvoyée
au 17 juin 2021 pour toutes les parties et retenue ;
À cette date, la cause est mise en délibéré pour le 22 juillet
2021 ;
Advenue cette audience, la Cour a vidé son délibéré, en
rendant l’arrêt suivant :
LA COUR
Vu les pièces du dossier ;
Ouï les parties en leurs demandes, fins et conclusions ;
Après en avoir délibéré conformément à la loi ;
FAITS, PROCÉDURE, PRÉTENTIONS
ET MOYENS DES PARTIES
Par exploit en date du 31 mai 2021, la société SONAM
Générale Assurances Côte d’Ivoire a interjeté appel de
l’ordonnance RG N° 0559/2021 rendue par la Juridiction
3
Présidentielle du Tribunal de Commerce d’Abidjan le 02
mars 2021, laquelle, en la cause, a statué comme suit :
« Statuant publiquement, contradictoirement, en
matière d’urgence et en premier ressort ;
Recevons la SONAM GENERALE ASSURANCES COTE
D’IVOIRE (Ex-Alliance Africaine d’Assurance dite 3 A) en
son action principale et la Mutuelle d’Assurances des
Taxis compteurs d’Abidjan dite MATCA en ses demandes
reconventionnelles ;
Les y disons chacune mal fondée ;
Les en déboutons ;
Mettons les entiers dépens de l’instance à la charge de la
SONAM GENERALE ASSURANCES COTE D’IVOIRE
(Ex-Alliance Africaine d’Assurance dite 3 A) » ;
Au soutien de son action, l’appelante expose que par
exploit de commissaire de justice daté du 14 janvier 2021,
la Mutuelle d’Assurances des Taxis Compteurs d’Abidjan
dite MATCA lui dénonçait un exploit de saisie-attribution
de créances pratiquée à son préjudice sur ses comptes
ouverts dans les livres de la Banque d’Abidjan dite BDA ;
saisie contre laquelle elle a initié une procédure de
contestation et mainlevée par exploit du 04 février 2021,
avec ajournement au 16 février 2021 ;
Que le juge de l’exécution, statuant sur les mérites de
ladite action, l’a déboutée de sa demande, au motif que le
procès-verbal de la saisie-attribution querellée ne violerait
en rien les dispositions des articles 153 et 157 de l’acte
uniforme portant organisation des procédures simplifiées
de recouvrement et des voies d’exécution ;
Faisant grief à l’ordonnance querellée, elle affirme que
celle-ci, déférée à la censure de la Cour de céans, sera
purement et simplement infirmée ;
Elle invoque, pour ce faire, la violation des articles 153 et
157 de l’Acte Uniforme précité, au motif que même si la
4
MATCA possède un titre exécutoire, la créance réclamée
n’est cependant ni certaine, ni liquide ;
Concernant la violation de l’article 153 susmentionné,
l’appelante soutient que le juge de l’exécution l’a même
constaté en relevant le fait que la MATCA détiendrait un
titre exécutoire la condamnant à lui payer la somme de
deux cent quatre-vingt-sept millions huit cent onze mille
cent six (287.811.106) francs CFA ; que cependant elle a
réclamé dans son procès-verbal de saisie-attribution de
créances en date du 13 janvier 2021, au titre du principal,
la somme de deux cent quatorze millions trois cent dix-
huit mille cent quatre-vingt-deux (214.318.182) francs
CFA, au lieu de celle de deux cent quatre-vingt-sept
millions huit cent onze mille cent six (287.811.106) francs
CFA erronément accordée par le Tribunal de Commerce
d’Abidjan ; de sorte que l’exploit de saisie-attribution de
créances de la MATCA viole les dispositions de l’article 153
précité et est donc nul ;
Relativement à la violation de l’article 157, l’appelante fait
valoir que c’est le montant de deux cent quatre-vingt-sept
millions huit cent onze mille cent six (287.811.106) francs
CFA que la MATCA aurait dû indiquer comme
« principal » dans son exploit de saisie-attribution de
créances ;
Or, cette dernière a réclamé la somme de deux cent
quatorze millions trois cent dix-huit mille cent quatre-
vingt-deux (214.318.182) francs CFA, laquelle n’a pas été
fixée par le titre exécutoire ;
Qu’il apparaît ainsi que la créance réclamée par la MATCA
est inexistante, et ne peut valablement permettre de
pratiquer une saisie-attribution de créances sur ses
comptes ;
Que mieux, le premier juge a reconnu que sa contestation
sur le montant de la créance réclamée était sérieuse mais
a, nonobstant ces évidences, jugé que le procès-verbal de
saisie-attribution de créances contient tout de même les
mentions prescrites à peine de nullité ;
5
Qu’en se déterminant ainsi, alors que la MATCA n’a pas
indiqué le montant principal de sa créance, en violation de
l’article 157 de l’acte uniforme portant organisation des
procédures simplifiées de recouvrement et des voies
d’exécution, sa décision mérite infirmation ;
C’est pourquoi, elle prie la juridiction de céans, statuant à
nouveau, de :
- dire et juger que la créance réclamée par la MATCA
n’est ni certaine, ni liquide, voire même
inexistante ;
- constater que le procès-verbal de saisie attribution
de créances du 13 janvier 2021 viole les dispositions
de l’article 153 de l’acte uniforme portant
organisation des procédures simplifiées de
recouvrement et des voies d’exécution et en
prononcer la nullité ;
- ordonner la mainlevée de la saisie-attribution
querellée, sous astreinte comminatoire de deux
millions (2.000.000) de F CFA par jour de retard, à
compter du prononcé de la décision à intervenir ;
En réplique, la MATCA, sur la régularité de la saisie-
attribution de créances en date du 13 janvier 2021, fait
valoir qu’il est aisé de constater que le titre dont elle se
prévaut reste le jugement RG N° 2075/ 2020 rendu le 05
novembre 2020 par le Tribunal de Commerce d’Abidjan,
lequel a été confirmé par l’arrêt RG N° 152/2021 du 27
avril 2021 de la Cour d’Appel de Commerce d’Abidjan ;
Que cependant, pour tenir compte des règlements
effectués par la société SONAM Générale Assurances Côte
d’Ivoire à hauteur de soixante-treize millions quatre cent
quatre-vingt-douze mille neuf cent vingt-quatre (73
492 924) francs CFA, elle a préféré les soustraire
directement du principal plutôt que des intérêts ; ce qui
n’ôte en rien à la créance constatée par le titre dont elle se
prévaut le créancier son caractère liquide ;
Elle estime dès lors que c’est en pure perte que l’appelante
excipe de la nullité de la saisie-attribution de créances en
6
date du 14 janvier 2021 et souscrit à la confirmation de
l’ordonnance querellée ;
SUR CE
En la forme
Sur le caractère de la décision
Considérant que l’intimée a conclu ;
Qu’il y a lieu de statuer contradictoirement à son égard ;
Sur la recevabilité de l’appel
Considérant que l’appel a été interjeté conformément aux
formes et délais requis par la loi ;
Qu’il convient de le recevoir ;
Au fond
Sur le bien-fondé de l’appel
Considérant que la société SONAM Générale Assurances
Côte d’Ivoire sollicite le prononcé de la nullité du procès-
verbal de saisie-attribution de créances du 13 janvier 2021
pour violation des dispositions des articles 153 et 157 de
l’acte uniforme portant organisation des procédures
simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution en ce
que la saisie-attribution pratiquée par la MATCA à son
préjudice entre les mains de la Banque d’Abidjan, en
abrégé BDA, l’a été sans titre exécutoire et sans la mention
du montant principal de sa créance ;
Que pour sa part, la MATCA fait valoir que la saisie-
attribution en cause a été pratiquée sur la base du
jugement RG N° 2075/ 2020 rendu le 05 novembre 2020
par le Tribunal de Commerce d’Abidjan, lequel a été
confirmé par l’arrêt RG N° 152/2021 du 27 avril 2021 de
la Cour d’Appel de Commerce d’Abidjan ; et que pour tenir
compte des règlements effectués par la société SONAM
Générale Assurances Côte d’Ivoire à hauteur de soixante-
treize millions quatre cent quatre-vingt-douze mille neuf
cent vingt-quatre (73 492 924) francs CFA, elle a préféré
7
les soustraire directement du principal plutôt que des
intérêts ; ce qui n’ôte en rien à la créance constatée par le
titre dont elle se prévaut son caractère liquide ;
Considérant qu’aux termes de l’article 153 de l’acte
uniforme portant organisation des procédures simplifiées
de recouvrement et des voies d’exécution, « Tout
créancier muni d’un titre exécutoire constatant une
créance liquide et exigible, peut, pour en obtenir le
paiement, saisir entre les mains d'un tiers les créances de
son débiteur portant sur une somme d’argent, sous
réserve des dispositions particulières à la saisie des
rémunérations » ;
Que selon l’article 33-1° de cet acte uniforme, constituent
des titres exécutoires : « les décisions juridictionnelles
revêtues de la formule exécutoire et celles qui sont
exécutoires sur minutes » ;
Qu’en l’espèce, il ressort de l’examen des pièces produites
au dossier que la saisie-attribution en date du 13 janvier
2021 a été pratiquée suivant le jugement RG N° 2075/
2020 rendu le 05 novembre 2020 par le Tribunal de
Commerce d’Abidjan, qui a condamné la société SONAM
Générale Assurances Côte d’Ivoire à payer à la MATCA la
somme de deux cent quatre-vingt-sept millions huit cent
onze mille cent six (287.811.106) francs CFA ;
Que sur appel interjeté contre ledit jugement, la Cour
d'appel de Commerce d'Abidjan a rendu, le 27 avril 2021,
l’arrêt confirmatif RG N° 152/2021 ;
Considérant que l’appelante fait valoir que le procès-
verbal de saisie-attribution de créances du 13 janvier 2021
ne contient pas la mention du montant principal de sa
créance ;
Considérant qu'aux termes de l'article 157-3° de l'acte
uniforme portant organisation des procédures simplifiées
de recouvrement et des voies d'exécution : « Le créancier
procède à la saisie par un acte signifié au tiers par
l'huissier ou l'agent d'exécution.
Cet acte contient à peine de nullité : ...
8
3) le décompte distinct des sommes réclamées en
principal, frais et intérêts échus, majorés d'une provision
pour les intérêts à échoir dans le délai d'un mois prévu
pour élever une contestation » ;
Qu'il en résulte que l'acte de saisie doit contenir, à peine
de nullité, le décompte distinct des sommes réclamées en
principal, frais et intérêts ;
Qu'ainsi, seule l'omission de la mention de ce décompte
est sanctionnée, de sorte que son caractère erroné n'a
aucun effet sur la saisie ;
Considérant qu'en l'espèce, l’analyse du procès-verbal de
saisie-attribution querellée en date du 13 janvier 2021
offre de constater ce qui suit : « Principal : 287.811.106 –
73.492.924 = 214. 318. 182 F CFA » ; Qu’il est constant
que le jugement RG N° 2075/ 2020 rendu le 05 novembre
2020 par le Tribunal de Commerce d’Abidjan suivant
lequel la saisie attribution en cause a été pratiquée, a
condamné la société SONAM Générale Assurances Côte
d’Ivoire à payer à la MATCA la somme de deux cent
quatre-vingt-sept millions huit cent onze mille cent six
(287.811.106) francs CFA ;
Que la somme de deux cent quatorze millions trois cent
dix-huit mille cent quatre-vingt-deux (214.318.182) F CFA
mentionnée dans le procès-verbal de saisie-attribution
procède de la soustraction des sommes déjà payées par
l’appelante du montant du principal dû à l’intimée ;
Qu’une telle opération est parfaitement justifiée dès lors
que le créancier poursuivant ne peut réclamer au débiteur
que ce que celui-ci lui doit au moment de la saisie ;
Qu’il convient par conséquent de dire que la saisie
pratiquée, l’a été sur la base d’un titre exécutoire, le
jugement RG N° 2075/ 2020 rendu le 05 novembre 2020
par le Tribunal de Commerce d’Abidjan et que le procès de
saisie-attribution de créances du 13 janvier 2021 contient
bien le décompte distinct des sommes réclamées en
principal, dans la mesure où le montant de la créance est
exact et n’a été modifié qu’à l’avantage du débiteur et pour
tenir compte des paiements qu’il a effectués ;
9
Que c’est donc à bon droit que le premier juge a rejeté la
demande en mainlevée de la saisie-attribution de créances
du 13 janvier 2021, de sorte que sa décision mérite d’être
confirmée, par substitution de motifs ;
Sur les dépens
Considérant que l’appelante succombe ;
Qu’il y a lieu de la condamner aux dépens de l’instance ;
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, contradictoirement et en dernier
ressort ;
Déclare l’appel interjeté par la société SONAM Générale
Assurances Côte d’Ivoire contre l’ordonnance RG N°
0559/2021 rendue par la Juridiction Présidentielle du
Tribunal de Commerce d’Abidjan le 02 mars 2021
recevable ;
L’y dit mal fondée ;
L’en déboute ;
Confirme la décision entreprise, par substitution de
motifs ;
La condamne aux entiers dépens de l’instance ;
Ainsi fait, jugé et prononcé publiquement les jour, mois et
an que dessus.
ET ONT SIGNÉ LE PREMIER PRÉSIDENT ET LE
GREFFIER./.
10