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Maintenance de turbopompe à SONATRACH

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de L’Enseignement supérieur et de La Recherche


scientifique

Université KasdiMerbah Ouargla


Faculté Des Sciences Appliquées
Département De Génie Mécanique

MEMOIRE
Pour obtenir le Diplôme de Master
Filière : Electromécanique
Spécialité: Maintenance industrielle
Présenté Par :
CHETTI AymenHoussamEddine
FERRAH Fateh

THEME:

Etude de Maintenance d’une turbopompe:


Application à la station SH/ Haoud El Hamra

Soutenue publiquement le……………

Devant le jury :

ROUAGDIA karim MCBUniversitéKMOuargla Président


DRID Mohamed Mebrouk MAAUniversitéKMOuargla Examinateur
DOKKARBoubekeur MCA Université KM Ouargla Promoteur.

Annéeuniversitaire: 2019/2020
Je dédie ce modeste travail :

A ma très chère mère

A mon très cher père

Qui ont beaucoup sacrifié pour moi

A mes frères et sœurs

A toute ma famille

A tous mes amis

Et en fin à tout le groupe mécanique sur site HOUAD EL HAMRA

CHETTI AYMEN HOUSSAM EDINNE

I
Je dédie ce modeste travail:

A ma source de tendresse, ma très chère mère, Qui a tant sacrifié pour moi.

A mon père qui m’a encouragé à faire de mon mieux.

A ma tante, son mari et ses fils pour leur bienséance ainsi que leur bienveillance
envers ma personne et mon avenir intellectuel et professionnel.

Qu’ils trouvent ici l’expression de ma profonde gratitude pour tout ce qu’ils font
pour moi « que Dieu vous garde et vous bénisse ».

A tous mes proches, tous mes amis

A insitous ce qui aider moi de finir ce travail de près ou de loin.

Ferrah Fateh

II
Nous tenons à exprimer notre gratitude et nos remerciements, tout d’abord, au
dieu tout-puissant qui nous a donné la force et la volonté pour Pouvoir finir ce
mémoire de fin d’études.
Nous remercions chaleureusement notre encadreur Monsieur Dokkar Boubakeur
pour avoir de diriger notre travail, et pour son aide précieuse, ses conseils et ses
remarques qui nous ont permet de présenter notre travail dans sa meilleure
forme.
Nous remercions sincèrement Monsieur Messaoudi Youssef, ingénieur en
mécanique au service maintenance de la région Haoud El Hamra, pour son
accueil et son assistance, pour avoir contribué à la formulation du sujet, et pour
le partage de son expérience pendant le stage.
Nous remercions également tous les responsables de SONATRACH « région
Haoud El Hamra» et les personnels de service maintenance pour leurs aides
qu'ils nous ont apporté.
Nous remercions également tous les membres du département de génie
mécanique de l'Université kasdi Merbah-Ouargla, sans oublier nos collègues de
la maintenance industrielle pour le temps agréable que nous avons passé
ensemble.
Finalement nous tiens à remercier, messieurs les membres du jury qui m’ont fait
l’honneur de bien vouloir examiner ce travail.

MERCI A TOUS

III
La maintenance industrielle devenue très importante en tant que
moyen essentiel pour connaître les raisons des dysfonctionnements, et les
entreprises industrielles sont conscientes des coûts supportés par l’échec des
systèmes de production, qui apprennent que la maintenance industrielle
contribue de manière significative à la performance de production.
On peut dire que l'objectif des fonctions de maintenance est d'assurer une
disponibilité optimale des installations de production et de leurs accessoires.
Pour ce faire, SONATRACH suit une stratégie stricte notamment pour les
équipements liés au processus de production largement utilisé dans le secteur
pétrolier.
Lors de la formation que nous avons passée à la base de Haoud El Hamra,
considérée comme l'un des principaux sites de SONATRACH car il s’agit en
faites du carrefour assurant l’acheminement des hydrocarbures liquides du Sud
vers le nord du pays, ou se trouve les ports et les raffineries de l’Algérie.
Nous avons consacré nos travaux à l'étude de la Turbopompe, car c'est l'un des
équipements les plus importants de la région, nous avons appris à connaître ses
éléments et son rôle dans le secteur du transport par canalisation.
Nous avons un intérêt particulier pour les types de maintenance appliquées à la
turbine à gaz 3002 située dans la région, nous constatons que la plupart des
types de maintenance sont la prévention en raison de son rôle dans l'amélioration
des performances et la réduction des temps d'arrêt.
Nous avons également effectué une analyse de fiabilité basée sur le mode
Waibell et utilisé l'outil AMDAC pour justifier les modèles de défaillance et
déterminer les types de maintenance nécessaires.

Les mots clé : maintenance, SONATRACH, turbopompe, turbin a gaz, fiabilité,


weibull, AMDAC

IV
‫الصيانة الصناعية أصبحت ذات أهمية كبيرة كونها وسيلة أساسية لمعرفة أسباب الفشل‪،‬‬
‫وتدرك الشركات الصناعية درجة التكاليف التي تتكبدها حاالت فشل أنظمة اإلنتاج‪ ،‬وهي‬
‫تعلم أن الصيانة الصناعية تساهم بشكل كبير في األداء عام‪.‬‬
‫يمكننا القول أن الهدف من وظيفة الصيانة هو ضمان التوفر األمثل لمنشآت اإلنتاج‬
‫وملحقاتها‪ ،‬وللقيام بذلك تتبع سوناطراك إستراتيجية صارمة‪ ،‬خاصة للمعدات المتعلقة بعملية‬
‫اإلنتاج التي يتم استخدامها على نطاق واسع في قطاع البترول‪.‬‬
‫خالل التدريبات التي أمضيناها في قاعدة حوض الحمراء ‪ ،‬والتي تعتبر أحد المواقع الرئيسية‬
‫لسوناطراك ألنها في الواقع مفترق طرق يضمن توجيه الهيدروكربونات السائلة من جنوب‬
‫الجزائر إلى الموانئ والمصافي في الشمال ‪ ،‬كرسنا عملنا لدراسة المضخة التوربينية ألنها‬
‫من ابرز المعدات في المنطقة‬
‫تعرفنا على العناصر المكونة لها‪ ،‬ودورها في قطاع النقل عبر خطوط األنابيب‬
‫كان لنا اهتمام خاص حول أنواع الصيانة المطبقة على التوربين الغازي الموجود في المنطقة‬
‫وقد وجدنا أن اغلب أنواع الصيانة المطبقة هي صيانة وقائية‪ ،‬نظرا لدورها في تحسين‬
‫األداء والحد من التوقف‬
‫قمنا أيضا بتحليل الموثوقية استنادا إلى قانون ويبل‪ ،‬واستخدمنا أداة أمداك لمعرفة نمط‬
‫الفشل‪ ،‬وتحديد أنواع الصيانة المطلوبة‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية ‪ :‬الصيانة‪ ,‬سوناطراك‪ ,‬المضخة التوربينية‪ ,‬التوربين الغازي ‪ ,‬الموثوقية‪ ,‬ويبل‪ ,‬أمداك‪.‬‬

‫‪V‬‬
Dédicace …………………………………………………………………………I
Remerciement ………………………………………………………………….III
Résumé ………………………………………………………………………...IV
Table des matières ...…………………………………………………………...VI
Liste abréviation ……………………………………………………………….IX
Liste des figures ………………………………………………………………...X
Liste des tableaux ……………………………………………………………..XII
Liste des annexes …………………………………………………………….XIII
Introduction Général …………………………………………………………….1
CHAPITER I :Présentation De lieu de stage (SONATRACH)
I.1. Présentation du SONATRACH………………………………………………...2
I.1.1. Les filiales de SONATRACH.………………………………………………….2
I.1.2. Les structures opérationnelles ………………………………………………….2
I.1.3. Organigramme de la macrostructure de SONATRACH……………………………3
I.2. Présentation de l’Activité Transport par Canalisation (TRC) ……………………4
I.3. Présentation de La Direction Régionale de Haoud El Hamra(RTH) ……………….... 5
I.3.1. Situation géographique ……………………………………….……………… 5
I.3.2. Historique …………………………………………………………………...6
I.3.3. Organigramme de la direction régionale RTH …………………………………...7
I.3.4. Principales activités de Haoud El Hamra ……………………………………......8
I.3.5. Principales installations du site HEH …………………………………………...8
I.3.5.1. Centre de Dispatching des Hydrocarbures Liquides (C.D.H.L) …………………. 8
I.3.5.2. Parcs de stockage …………………………………………………………..9
I.3.5.3. Terminaux Départ ………………………………………………………....10
I.3.5.4. Les séparateurs API ………………………………………………………..11
I.3.6. Département maintenance…………………………………………………….11
I.3.6.1. Service mécanique ……………………………………………………...… 12
I.4.Conclusion … ..………….………………………………………………...… 12

VI
CHAPITER II : Généralité sur les turbopompes
II.1. Introduction …………………………………………………………...……13
II.2. Généralité sur les pompes ………………………………………………...…13
II.2.1. Les catégories principales …………………………………………...………13
II.2.2. Classification des pompes ……………………………………………...……14
II.2.3. Principe de fonctionnement ……………………………………………….…14
II.3. Généralité sur les turbines …………………………………………......…... 16
II.3.1. Différents types de turbines ……………………………………………….....16
II.3.1.1. Turbine à vapeur ……………………………………………………….…16
II.3.1.1.1. Description de turbine à vapeur ………………………………………...…16
II.3.1.2. Turbine à gaz ………………………………………………………..……18
II.3.1.2.1. Domaine d’utilisation ……………………………………………………18
II.3.1.2.2. Classification des turbines à gaz ……………………………………..……18
II.4. Description et compositions de la turbine à gaz GE/ MS3002B ……………...…20
II.4.1. Caractéristiques de la turbine à gaz GE/MS 3002B ……………………………..21
II.4.2. Principe de fonctionnement ………………………………………………….22
II.4.3. Cycle thermodynamique des turbines à gaz ……………………………………23
II.4.4. Eléments principaux d’une turbine à gaz ………………………………………24
II.4.5. Les principaux systèmes de la turbine ……………………………………...…28
II.5.Accouplement ……………………………………………………….………28
II.5.1.Utilisation …………………………………………………….……………28
II.5.2.type d’accouplement …………………………………………...……………28
II.6. conclusion ……………………………………………………………..……29

CHAPITER III : Maintenance de turbine à Gaz (MS3002B)


III.1. Introduction …………………………………………………………….…30
III.2. Définitions de la maintenance (AFNOR et CEN) ……………………..………30
III.2.1. Les objectifs de la maintenance ……………………………………………...31
III.2.2. La stratégie de maintenance …………………………………………………31
III.2.3. Types de maintenance …………………………………………………...…31
III.2.4. Les activités de la Maintenance ……………………………………………...32
III.3. La Maintenance appliquée sur les turbines à gaz GE MS 3002B ……………...33
III.3.1.Le Plan de Maintenance préventive Turbin MS3002B ………………………….33
III.3.2.les types maintenance préventives appliquent sur turbine à gaz ms 3002B …......... 35
III.3.3. Description des différentes phases de la révision MI …………………..………37
III.3.4. Analyse de travail ……………………………………………………….…41
III.4. Conclusion …………………………………………………………………41

VII
CHAPITER IV : Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz
IV.1. Exploitation du fichier historique ……………………………………...……42
IV.1.1.Introduction ……………………………………………………………..…42
IV.1.2.Fiche historique des Pannes …………………………………………………42
IV.2. Fiabilité, maintenabilité et disponibilité (FMD) des systèmes …………………42
IV.2.1. Les indicateurs opérationnels de FMD ………………………….……………43
IV.2.2.Etude de la FMD …………………………………..…….…………………43
IV.2.2.1.Fiabilité sous MINITAB (logiciel…………………..…….…………………43
IV.2.2.2.Choix de la loi de distribution …………………………………...…………43
IV.2.2.3. Exploitation des formules mathématiques pour l’étude de l’FMD : cas loi de
Weibull..…………………………………………………………………………47
IV.2.2.4. Graphiques des fonctions R(t), F(t), λ (t) et f (t) en fonction du TBF ………......53
IV.2.3. Estimation de la maintenabilité …………………………………………...…55
IV .2.3.1. Représentation graphique de la courbe de la maintenabilité M(t) .…………..…57
IV.2.4. Estimation de la disponibilité ………………………………………….……57
IV.2.4.1. La disponibilité instantanée D (t) ……………………………………..……57
IV.2.4.2. Représentation graphique de la courbe de la disponibilité D(t) ………..………58
IV.3.Analyse de L’AMDEC ………………………………………………………59
IV.3.1.Objectifs de l'AMDEC …………………………...…………………………59
IV.3.2.Méthodologie d'une AMDEC………………………...………………………59
IV.3.3 Calcul de la criticité ………………………...………………………………61
IV.3.4.Application de l’AMDEC sur la TURBINE A GAZ ……………………………61
IV.3.5. Interprétation des résultats de l’analyse AMDEC …………………………...…64
IV.3.6. Actions d’amélioration ……………………………………………..………65
IV.4. Conclusion …………………………………………………………………65
Conclusion Général ……………………………………………………………66
Bibliographie ……………………………………………………………..……67
Annexe A : Test de Kolmogorov Smirnov ……………………….……………68
Annexe B : valeurs des coefficients AetB en fonction du paramètre de form…69

VIII
AFNOR : Association Française de Normalisation
BP : Basse pression
CDHL : Centre Dispatching des Hydrocarbures Liquides
CI : Combustion Inspection
CNDG : Centre National Dispatching Gaz
DEX : Directions d’Exploitation
DRG : Direction régionale
HGPI : Hot GasPath Inspection
HP : Haute pression
MI : Major Inspection
NK1 : Condensat Skikda
OB1 : Oléoduc Bejaia
OK1 : Oléoduc Skikda
OT1 : Oléoduc In Amenas à la frontière Algéro-Tunisienne
OZ1 : Oléoduc Arzew
RTC : Région Transport Centre
RTE : Région Transport Est
RTH : Région Transport Haoud El Hamra
RTI : Région Transport In Amenas
RTO : Région Transport Ouest
SP1 : Station pompage
TRC : Transport par canalisation

IX
Figure I.1 : Organigramme de SONATRACH……………………………………..…3
Figure I.2 : Organisation de l’Activité TRC…………………………………………..5
Figure I.3 : Site HEH par Google Earth………………………………………………6
Figure I.4 : Photo ancienne de HEH…………………………………………………6
Figure I.5 : Organigramme de la direction régionale RTH……………………………...7
Figure I.6 : Carte de réseau pétrole brut et condensât…………………………………..9
Figure I.7 : Organigramme du département maintenance……………………………..11
Figure I.8 : Organigramme du service mécanique……………………………………12
Figure II.1 : division fonctionnelle de la turbopompe…………………………………12
Figure II.2 : Schéma de principe de transfert d'un ballon à un autre……………………13
Figure II.3 : Exemple de pompe volumétrique à diaphragme……………………….…14
Figure II.4 : Exemple de pompe centrifuge de type………………………………..…14
Figure II.5 : pompe centrifuge……………………………………………..………15
Figure II.6: cycles de la turbine à vapeur……………………………..……………..16
Figure II.7:La distribution …………………………………………...……………16
Figure II.8: Rotor à 8 étages……………………………………………….………17
Figure II.9: Arbre et roues…………………………………………………………17
Figure II.10: Coussinets lisses, à billes et à patins……………………………………17
Figure II.11 : Classification des turbines à gaz………………………………………18
Figure II.12 : Turbine à un arbre…………………………...………………………19
Figure II.13 : Turbine à deux arbres……………………………………..………….19
Figure II.14 : nomenclature……………………………………………………..…20
Figure II.15 : Schéma d’une turbine à gaz……………………………………...……20
FigureII.16 : Différentes sections de la turbine à gaz MS3002B ………………………22
Figure II.17 : Evolution de pression et température dans une turbine à gaz………..…….23
Figure II.18 :Cycle de la turbine à gaz à combustion isobare (coordonnées (P, V)et(T, S))..24
Figure II.19 : Section d’aspiration……………………………………………….…24
Figure II.20 : Compresseur axial d'une turbine GE-MS 3002……………….…………25
Figure II.21 : chambre de combustion ……………………………...………………25
Figure II.22 : bougie d’allumage…………………………………………………...26
Figure II.23 : détecteur de flamme…………………………………….……………26
Figure II.24 : L’illustration des pièces de transition…………………………………..26
Figure II.25 : directrice du premier étage……………………………………………26
Figure II.26: La directrice du deuxième étage……………………………..…………26

X
Figure II.27 : Roue de turbine HP………………………………………………..…27
Figure II.28 : Palier N°1…………………………………………………………..27
Figure II.29 : Palier N°2…………………………………………………………..27
Figure II.30 : Roue de turbine BP…………………………………………………..27
Figure II.31 : Palier N°3…………………………………………………………..27
Figure II.32 : Palier N°4…………………………………………………………..27
Figure II.33 : Accouplement………………………………………………………28
Figure II.34 : Système turbopompe TP04………………………………………...…29
Figure III.1: service maintenance dans l'entreprise…………………………………...30
Figure III.2 : type de maintenance………………………………………….………32
Figure IV.1: les états successifs que peut prendre un système réparable………………...43
Figure IV.2: Diagramme de probabilité pour quatre facteurs contrôlés pour TBF(h) ….…44
Figure IV.3 : Diagramme de Présentation de loi pour TBF (h) ……………………..…46
Figure IV.4 : Variation de la fiabilité R (t) en fonction de TBF……………………..…53
Figure IV.5 : Variation de la fonction de réparation F(t) en fonction de TBF……………53
Figure IV.6: La courbe du taux de défaillance λ(t) en fonction de TBF…………………54
Figure IV.7 : La courbe de la densité de probabilité f(t) en fonction de TBF……….……54
Figure IV.8 : La maintenabilité M (t) en fonction de TTR…………………………….57
Figure IV.9 : Variation de la disponibilité D(t) en fonction de TTR………………….…58
Figure IV.10 : Décomposition du système………………………………………..…61

XI
Tableau I.1 : Terminaux Départ……………………………………………………10

Tableau II.1 : Caractéristiques de la turbine à gaz GE/MS 3002B ……………………..21

Tableau III.1 : périodicité des opérations de maintenance turbine à gaz MS 3002B……...33

Tableau III.2: mode de contrôle des paramètres importants…………………..……….35

Tableau III.3 : Phase I démontage…………………………………………………37

Tableau III.4 : Phase II Inspection…………………………………………………39

Tableau III.5 : Phase III Remontage …………………………………………..…..39

Tableau III.6 : Phase IV : Essai de survitesse………………………………………..41

Tableau IV.1 : fiche historique de la turbine à gaz MS 3002B ……………………...…42

Tableau IV.2 : représentative des fonctions R(t), F(t), λ (t) et f(t) …………………..…49

Tableau IV.3 : Représentation de l’écart par point (Dni) entre les fonctions F(t) et F(ti) …51

Tableau IV.4 : Représentation le temps de réparation…………………………….…..55

Tableau IV.5 : Représentation de Maintenabilité M(t) ……………………………….56

Tableau IV.6 : Etude de la disponibilité ………………………………………….…58

Tableau IV.7: Grille de cotation de fréquénce. ……………………………….……..60

Tableau IV.8: Grille de cotation de la gravité. ………………………………...….…60

Tableau IV.9: Grille de cotation de la probabilité d’occurrence. ………………………60

Tableau IV.10: La criticité de la défaillance selon les trois critères classiques F, D, G……61

Tableau IV.11 : Analyse AMDEC compresseur axial………..…………………….…62

Tableau IV.12 : calcul de la criticité et proposition de remèdes compresseur……..….…62

Tableau IV.13 : Analyse AMDEC Section combustion………………………..…...…63

Tableau IV.14 : calcul de la criticité et proposition de remèdes section combustion….….63

Tableau IV.15 : Analyse AMDEC Section Turbine…………………………..………64

Tableau IV.16 : calcul de la criticité et proposition de remèdes section turbine…………64

XII
Annexe A : Test de Kolmogorov Smirnov …………………………………….68
Annexe B : Distribution de Weibull : valeurs des coefficients A et B en fonction
du paramètre de forme………………...………………………………………...69

XIII
Le monde actuel vit un progrès technologique considérable grâce à l’industrie énergétique
selon différentes formes (hydraulique, nucléaire, solaire ; thermique, pétrolier). Le progrès
pousse aexploiter les machines et les équipements d’une manière optimale. Les entreprises
exploitent les moyens de production d’énergie et suivent une politique stricte, qui évite au
maximum les arrêts de production et oblige le service maintenance d’adapter sa stratégie afin
d’assure une plus grande disponibilité des équipements, Parmi les machines ayant un rôle
primordial dans les domaines d’activité pétrolière, on peut citer les turbomachines tel que les
turbopompes et les turbogénérateurs. Pour approfondir nos connaissances en turbomachines
nous avons effectué un stage sur le site de SONATRACH Haoud El Hamra dans la station
SP1 de la ligne OK1 ou nous nous sommes concentrés sur la turbine à gaz puisqu’elle est l’un
des équipements stratégique rentrant dans l’activité de cette station. Elle a pour but de faire
tourner la pompe qui est un élément fondamental pour le fonctionnement de la station
(pompage des hydrocarbures) donc nous analysons des dossiers historiques sur la période
allant de l'année 1989 à l'année 2020 de la turbine à gaz GE Ms 3002B (TP 06) donc nous
concluons que les interventions réalisées sur cette machines sont beaucoup plus curatif que
préventif. Ceci nous mènes a nous à poser les questions suivantes :
- Est-ce que les méthodes de maintenance sont appliquées dans leurs totalités ?
- Est-ce que les moyens mis en œuvre pour la réalisation de maintenance sont adéquats ?
- Quelle sont les organes a surveillé qui causent le plus de panne ?
Les techniciens doivent être en mesure de choisir des turbomachines selon les exigences
technologiques, voilà pourquoi il faut bien connaître les constructions de ces machines, leur
principe de fonctionnement, les paramètres principaux, les règles de l’entretien et la base
théorique pour prévoir l’état de la machine dans les différentes conditions d’emploi. Dans ce
contexte, le présent travail objet du mémoire s’articule en quatre chapitres.
Dans le premier chapitre nous allons donner, tout d’abord, une présentation générale de
Sonatrach. Seront transcrit : la structure générale, les principaux objectifs, le développement
et la production...
Ensuite dans le deuxième chapitre une revue descriptive détaillée a été mise au point sur le
turbopompe et en particulier la Turbine à gaz du modèle General Electric MS3002B.
Dans le troisième chapitre, nous nous intéressons à l’étude du fonctionnement de la
maintenance types et objectif. Comment appliqués la Maintenance sur la turbine à gaz
MS3002B
Le quatrième chapitre concerne les différentes approches d’étude, d’analyse et d’optimisation.
Sont présentés et justifié en détaille, la fiabilité, la disponibilité, la maintenabilité. On utilise
deux outils différents le calcul mathématique et le logiciel d’analyse (MINITAB) qui indique
les modes de défaillance, leurs effets et leurs criticités selon l’analyse AMDEC.

1
Chapitre I Présentation De lieu de stage (SONATRACH)

I.1. Introduction [1]


SONATRACH (Société nationale de transport et commercialisation des hydrocarbures) crée
le 31 décembre 1963. Plus exactement le 21/12/1963 par décret N ° 63.461. Elle emploie
actuellement plus de 200000 personnes.
SONATRACH est un acteur majeur au service de la satisfaction de la demande domestique en
énergie. elle est classée 1èren Afrique et 11ème dans le monde ,4ème exportateur mondial de
GNL, 3ème exportateur mondial de GPL et 5ème exportateur de Gaz Naturel.
SONATRACH vise à atteindre un taux d’intégration national de 55% d’ici 2030. Elle a donc
développé une nouvelle stratégie SH2030 que montrant clairement à son ambition de devenir
plus efficace et rentable dans l’industrie de l’énergie mondial.
La société SONATRACH est composée de plusieurs branches d’activités parmi lesquelles on
peut citer la branche de transport par canalisation (TRC).
Cette dernière est constituée-t-elle aussi de plusieurs directions de Exploitation (DEX) dans
ce direction on trouve La direction régionale haoud El hamra.
Dans RTH il y a Sous-direction, elle contient département de maintenance comme chargée de
la maintenance des machines tournantes (Maintenance des turbines à gaz, des pompes, des
compresseurs, des moteurs et des alternateurs … etc.).

I.1.1.Les filiales de SONATRACH[1]

Le Groupe compte 154 filiales et participations dont une quinzaine détenues à 100 % et
œuvrant au quotidien à la valorisation de la chaine de valeur pétrolière et gazière du pays.
Parmi celles-ci, figurent notamment l’Entreprise Nationale de Géophysique « ENAGEO »,
l’Entreprise Nationale de Forage « ENAFOR », l’Entreprise Nationale de Grands Travaux
Pétroliers « ENGTP », ou la société nationale de commercialisation et de distribution des
produits pétroliers « NAFTAL »

I.1.2.Les structures opérationnelles[1]

Les structures opérationnelles de SONATRACH portent sur toute a chaîne des hydrocarbures,
en commençant par la recherche et l'exploration, jusqu’à transformation des hydrocarbures et
leur commercialisation aux consommateurs finaux .Il est possible de regrouper ces métiers en
Cinque activités globales.
 Exploration-production (E&p)
 Transport par canalisations (TRC)
 Liquefaction et Séparations (LQS)
 Raffinage et pétrochimie (RPC)
 Commercialization (COM)

2
Chapitre I Présentation De lieu de stage (SONATRACH)

I.1.3.Organigramme de la macrostructure de SONATRACH

Président Directeur Général

Comité Exécutif Comité d’éthique

Secrétariat général Cabinet

Direction Direction Audit et


CorporateAffairs Risque

Direction Service sûreté interne


Transformation SH2030 d’établissement

Direction
Communication Conseillers

DCP DCP DCP DCP DC DC


Stratégie finance business Ressources Procurement Ressources
planification développement humaines & logistique nouvelles
& économie & marketing

DC DC DC DC
engineering DC digitalisation & santé sécurité Recherche &
& Project juridique système & développement
management d’information environnement

Activité Activité Activité Activité Activité


Exploration- Transport par Liquéfaction Raffinage et Commercialisation
production canalisation et pétrochimie (COM)
(E&P) (TRC) Séparation (RPC)
(LOS)

Figure I.1 :Organigramme de SONATRACH[1]

3
Chapitre I Présentation De lieu de stage (SONATRACH)

I.2. Présentation de l’Activité Transport par Canalisation (TRC)


L’activité transport par canalisation (TRC) assure l’acheminement des hydrocarbures (pétrole
brut, condensat, GPL et gaz naturel).
A connu en 1959 la réalisation du premier oléoduc (OB1) long de 668 km et de 24"/22" de
diamètre qui relia Haoud El Hamra à Bejaia suivit par un second pipeline (OT1) long de 265
km et de 24" de diamètre qui relia In Amenas à la frontière Algéro- Tunisienne. 1961, est
l’année de la mise en service du pipeline OZ1 long de 805 km et de 28" de diamètre qui relia
Haoud El Hamra à Arzew, et qui sera donc le 3ème construit en Algérie. [2]
SONATRACH dispose actuellement d’un réseau de canalisations d’une longueur de 19 623
km : [2]
 4 973 km pour le transport du pétrole brut.
 9 677 Km pour le transport du gaz naturel.
 1 718 Km pour le transport de condensat.
 3 255 Km pour le transport de GPL.
Les quantités évacuées en 2014 sont réparties comme suit :
 Pétrole brut : 49,4 Millions Tonnes
 Gaz naturel : 80,9 Milliards m3,
 Condensate: 9, 9MillionsTonnes.
 GPL. : 8, 0MillionsTonnes.
 Le réseau de transport par canalisation compte 16 gazoducs, avec une capacité design de
178 milliards de m3/an, dont 50 milliards de m3 dédiés à l'exportation.
Depuis la mise en service des 03 gazoducs transcontinentaux : [2]
 Enrico Matei (GEM) en 1996 qui relie l'Algérie à l'Italie via la Tunisie.
 Pedro Duran Farrel (GPDF) en 1983,qui relie l'Algérie à l'Espagne via le Maroc.
 HassiR’Mel - Béni-Saf en 2011, reliant l'Algérie à l'Espagne via le Medgaz.
Et de nouveaux projets de construction de gazoducs d’envergure internationale sont en cours
de réalisation afin de répondre notamment à la demande du marché européen.
L'activité Transport par Canalisation dispose de : [3]
 21 oléoducs d’une longueur de 9 946 Km avec une capacité de 248 Millions de Tep/An
 16 gazoducs d’une longueur de 9 677 km, avec une capacité de 178 Milliards de Sm3/an.
 82 stations de pompage et de compression équipées de plus de 290 machines tournantes,
principales d'une puissance totale de près de 03 millions de CV.
 Une capacité de stockage de près de 4,2 Millions de Tep (127 bacs).
 Des structures de maintenance articulées autour de 03 bases principales de maintenance et
03 bases régionales d'interventionnel
 Un centre national de dispatching gaz (CNDG) à Hassi R'mel.
 Un centre de dispatching des hydrocarbures liquides (CDHL) à Haoud El Hamra.

4
Chapitre I Présentation De lieu de stage (SONATRACH)

Activité TRC

Division EXPL Division étude & Division MNT Division business


développement & développement
EDV BDL
GazoducEnrico
MatteiGEM-
OuedSafsaf
Gazoduc Pedro
farrel GPDF- Aricha

DRGA – DRGH – DRGB – DRGS – DRGI – In


Arzew (RTO) HEH (RTH) Bejaia (RTC) Skikda (RTE) Amenas (RTI)

Figure I.2 : Organisation de l’Activité TRC [4]

I.3. Présentation de La Direction Régionale de Haoud El Hamra(RTH) [5]


RTH est un terminal départ (station mère) qui a été créé le 31 décembre 1963 reliant toute la
production des champs pétroliers du sud vers les terminaux arrivées d’Arzew, Bejaïa et de
Skikda
I.3.1. Situation géographique

La Direction Régionale de Haoud El Hamra (RTH) est située hors de la zone urbaine à 25 Km
au Nord-est de Hassi Messaoud et à 850 Km au Sud-est d’Alger.
Sa position géographique fait partie du climat saharien désertique et aride caractérisé par un
hiver doux avec une très faible pluviométrie (135 mm extrême annuelle) et un été sec et très
chaud avec une température maximale extrême de 51°C et une température minimale
extrême relevée pendant l’année de 0°C.
Le site possède une superficie d’environ 471 hectares.
La région est constituée de plusieurs stations et d’un centre de dispatching hydrocarbure
principal (CDHL).
Le site est organisé sous la forme de plusieurs parcs de stockage et de pompage.
Les lettres de désignation des installations (ex. : oléoduc / pipeline) font référence aux lieux
d’origine ou de destination des produits : K (Skikda) ; Z (Arzew) ; B (Bejaïa).

5
Chapitre I Présentation De lieu de stage (SONATRACH)

Figure I.3: Site HEH par Google Earth [2]

I.3.2. Historique
En 1959, le premier oléoduc nommé OB1 24" a été mis en exploitation d’une longueur de 668
Km reliant le centre de stockage au port pétrolier de Bejaia ; depuis cette date le parc de HEH
n’a pas arrêté de s’agrandir en atteste les réalisations suivantes :
 1959 : réalisation de parc de stockage OB 1
 1959 : réalisation d’une centrale électrique
 1965 : réalisation du parc de stockage OZ 1
 1965 : réalisation de la station de pompage SP1/OZ1
 1972 : réalisation du parc de stockage OK1
 1973 : réalisation de la station 12’’ LNZ1 / SP1
 1994 réalisation de la station GPL / LR1
 1996 : réalisation du centre de distribution des hydrocarbures liquides CDHL
 2003 : réalisation de la station de pompage SP1 /OZ2
 2009 : réalisation de la station de pompage SP1 /NK 1
 2019 : réalisation de la station de pompage ROB1

Figure I.4 : Photo ancienne de HEH [2]

6
Chapitre I Présentation De lieu de stage (SONATRACH)

I.3.3. Organigramme de la direction régionale RTH


La direction régionale RTH est composée de plusieurs structures dirigeantes organisées d’une
façon efficace et assez importante, ce qui lui permet de bien gérer et bien mener les
différentes tâches de l’entreprise.
L’organigramme de RTH est présenté sur la figure suivante

Direction régional Haoud El


Hamra

Secrétaire 02
Département H.S.E Sécurité interne de l’entreprise

Centre d’information Département Juridique

Sous-direction Sous-direction Sous-direction


Exploitation Oléoduc Technique Administration et Finances

Département Département Département


Exploitation Entretien ligne Ressources Humaines
Oléoduc et Bacs de
Stockage
Centre Département ADM et
National Social
Département
dispatching Approvisionnem Département Moyens
des ent et transport Généraux
hydrocarbures
liquides Département Département Finances
Méthodes
Département budget
Département
et contrôle de gestion
Maintenance
Département
Protection
Cathodique

Département
travaux neufs

Département
passation des
Marchés

Figure I.5 :Organigramme de la direction régionale RTH [4]

7
Chapitre I Présentation De lieu de stage (SONATRACH)

I.3.4. Principales activités de Haoud El Hamra


Les activités principales au niveau de HEH sont :
 La réception des hydrocarbures (pétrole brut et condensât) provenant des champs de
production.
 Le comptage
 Le contrôle de la qualité
 Le stockage
 L’expédition

1- La réception d’hydrocarbures liquides et gazeux, provenant des champs de production par


des réseaux de collecte à travers le CDHL pour le Pétrole Brut et le Condensât, le CNDG
pour le Gaz. Quant au GPL, en provenance des différents centres de production, il est
expédié directement vers Arzew par des stations intermédiaires et station pilote SP1 située
à HEH.
2- Le comptage de ces hydrocarbures se fait à Travers des rampes de comptage ET par
jaugeage.
3- Le contrôle de la qualité des produits réceptionnés au laboratoire, doté d’un matériel de
technologie récente.

4- Le stockage des hydrocarbures liquides (Condensât, Pétrole brut) est assuré par les parcs
de stockage de Haoud El Hamra.
5- L’expédition des produits hydrocarbures liquides se fait par oléoducs vers les Terminaux
Marins pour les besoins de raffinage ET commercialisation.
Quant au gaz naturel, il est acheminé vers le C.N.D.G. pour être ensuite dispatché vers les
centres de traitement, de consommation et l’étranger à travers un réseau de gazoducs.

I.3.5. Principales installations du site HEH

Ces ouvrages sont exploités et entretenus pour assurer l’évacuation des produits suivants :
 Pétrole brut,
 Condensât,
 G.P.L,
Les installations se trouvant à Haoud El-Hamra se composent essentiellement de :

I.3.5.1.Centre de Dispatching des Hydrocarbures Liquides (C.D.H.L)


Le Centre de Dispatching des Hydrocarbures Liquides est un centre de collecte de la presque
totalité des productions de pétrole brut et Condensât issues des champs de production de
Sonatrach et ceux exploités en associations, situés en amont de Haoud El-Hamra. Les lignes
de réception qui aboutissent au C.D.H.L sont:
 18" El Gassi – HEH
 24" Hassi Messaoud Nord – HEH
 24" Hassi Messaoud Sud – HEH
 26" OH2 / Mesdar – HEH
 30" OH1 / In Amenas – HEH

8
Chapitre I Présentation De lieu de stage (SONATRACH)

 30" NH2 / Ohanet – HEH (Condensât)


 10’’ NH3 / CIS – HEH (Condensat)
 30" OH3 / Hassi Berkine – HEH
 30’’ OH4 / Hassi Berkine – HEH
 14 ” Rhourde El-Baguel-HEH
 12 ” Bir El sbaa-HEH
A partir de ce centre, ces productions sont dispatchées, après banalisation ou ségrégation vers
les parcs de stockage des Terminaux de Départ des oléoducs 24" OB1, 28"OZ1 et 34"OK1
en vue de leur évacuation vers les ports pétroliers et raffineries. Il a été mis en service le
12/06/1995.

Figure I.6 : Carte de réseau pétrole brut et condensât [2]

I.3.5.2. Parcs de stockage


Le parc de stockage de Haoud El-Hamra se compose :
 24"OB1 (pétrole brut) : 04 Bacs à toit flottant de capacité unitaire nominale de 35.000 M3.
 24"OB1 (Condensât) : 04 Bacs à toit flottant de capacité unitaire nominale de 35.000 M3.
 28"OZ1 (pétrole brut):05 Bacs à toit flottant de capacité unitaire nominale de 35.000 M3.
 28"OZ1 (pétrole brut): 07 Bacs à toit flottant de capacité unitaire nominale de 51.200 M3.
 34"OK1 (pétrole brut) : 08 Bacs à toit flottant de capacité unitaire nominale de 51200 M3.
 34"OK1 (Condensât) : 03 Bacs à toit flottant de capacité unitaire nominale de 51200 M3.
Totalisant une capacité de 1 083 000 M3 pour le pétrole brut et 293 600 M3 pour le stockage
du Condensât.

9
Chapitre I Présentation De lieu de stage (SONATRACH)

I.3.5.3. Terminaux Départ

Equipement Marque & Puissance Année de Capacité


Ouvrage Nombre mise en
Principaux Type KW Service MTA

MAN GHH
OZ1 Turbopompes 04 3728 1965 11
THM1102

OZ1/OZ Alsthom
Turbopompes 06 6800 2003
2 Tornado 34
02 GE MS 3002B 14 500 1972 30
Nuovopignon
Ok1 Turbopompes
01 e 10680 2004 30
PGT 10
OB1 CFN
Electropompes 05 1362 1956 12
AFK 616.2
ABB
NK1 Electropompes 03 AMD 710x2T 2450 2009 11.4
BSBM

ABB
ROB1 Electropompes 05 AMD 630 L2 1800 2019 35
TBSBM

Tableau I.1 : Terminaux Départ [5]

 34" OK1, Haoud EL-Hamra / Skikda pour l’alimentation en pétrole brut de la raffinerie de
Skikda et le port pétrolier pour les exportations capacité 30MTA;
 28" OZ1, Haoud EL-Hamra / Arzew, pour l’alimentation en pétrole brut de la raffinerie
d’Arzew ET le port pétrolier pour les exportations capacité 11 MTA.
 34" OZ2, Haoud EL-Hamra / Arzew, pour l’alimentation en pétrole brut de la raffinerie
d’Arzew ET le port pétrolier pour les exportations. Capacité 34 MTA ;
 24" OB1, Haoud EL-Hamra / Bejaia, pour l’évacuation du pétrole brut ET Condensât par
bouchons sur Bejaia pour les besoins de la raffinerie d’Alger et l’exportation capacité 12
MTA.
 30’’ NK1, Haoud EL-Hamra / Skikda pour l’alimentation en Condensât de la nouvelle
raffinerie (topping Condensât). Cet ouvrage est en cours de réalisation capacité 11.41
MTA.
 Deux (02) Stations de Pompage principales de GPL: 12" LNZ1 et LR1.
 En plus des installations se trouvant à Haoud El-Hamra, la R.T.H. assure l’exploitation et
la maintenance des ouvrages précédents.

10
Chapitre I Présentation De lieu de stage (SONATRACH)

I.3.5.4. Les séparateurs API

Dispositif servant à séparer les produits pétroliers de l’eau


API : organisme de normalisation des industries pétro- gazière définissant entre autre un
indice API de qualité de pétrole brut.
I.3.6. Département maintenance
Le département maintenance regroupe quatre services :
Service mécanique, service électricité, service instrumentation et service télécoms, qui
collaborent entre eux pour assurer les taches associées à la maintenance des différentes
installations et équipements des stations de RTH.

Chef Département
Maintenance

Secrétaire

Chef Service Chef Service Chef Service Chef Service


Mécanique Electricité Instrumentation Télécoms
industrielle industrielle

Ingénier Ingénieur Ingénieur Ingénieur


Mécanique Electricité Instrumentation Télécoms

Technicien Technicien Technicien Technicien


Mécanique Instrumentation Instrumentation télécoms

Technicien Chef Section


conditionnement Métrologie

Ingénieur
Instrumentation

Ingénieur
Métrologie

Technicien
Instrumentation

Figure I.7 :Organigramme du département maintenance [4]

11
Chapitre I Présentation De lieu de stage (SONATRACH)

I.3.6.1. Service mécanique


La mission principale du service mécanique est d’assurer la disponibilité des équipements
principaux et auxiliaires qui permettent le transport des hydrocarbures vers les terminaux
d’arrivées. Le service de mécanique peut également être amené à participer à des études
d'amélioration du processus industriel, et doit, comme d'autres services de l'entreprise,
prendre en considération de nombreuses contraintes comme la qualité, la sécurité,
l'environnement, le coût, etc.

Chef service Mécanique

Ingénieurs Contremaitres Techniciens


mécanique

Figure I. 8 : Organigramme du service mécanique [4]

I.4.CONCLUSION
Une présentation SONATRACH en générale et présentation détaillée de HEH débutant par
son site géographique, son historique, son département, sa station et les machines qui y sont
installées, le procès industriel de pompage du pétrole brut.

12
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

II.1. Introduction
La puissance élevée, le bon fonctionnement et les performances élevées des turbopompes en
font l'une des machines les plus courantes pour entraîner des charges mécaniques. C’est
pourquoi TP06 a été installée au niveau de la station OK1 en 1972, et c'est l'une des plus
anciennes turbopompes existantes qui garantissent à ce jour le transport du pétrole brut
jusqu'à Skikda. Dans ce chapitre, nous définirons les turbines et les pompes, mentionnerons
leurs types et leurs relations avec certaines, et décrirons les éléments de la station.

Turbopompe

Pompe Turbine

Compresseur axial

Chambre de combustion

Roue HP

Roue BP

Figure II.1 : division fonctionnelle de la turbopompe

II.2. Généralité sur les pompes P1

Les pompes sont des appareils mécaniques Réservoir aval


servant à véhiculer des liquides d’un point A,
à un point B. Elles permettent, notamment,
de prendre un liquide à la pression P1 et de le Réservoir amont
porter la pression P2 (avec P2 > P1).

Figure II.2 : Schéma de principe de


transfert d'un ballon à un autre [6]

II.2.1. Les catégories principales [6]


Les pompes sont des appareils permettant un transfert d’énergie entre le fluide et un dispositif
mécanique convenable. Suivant les conditions d’utilisation, ces machines communiquent au
fluide soit principalement de l’énergie potentielle par accroissement de la pression en aval,
soit principalement de l’énergie cinétique par la mise en mouvement du fluide.
L’énergie requise pour faire fonctionner ces machines dépend donc des nombreux facteurs
rencontrés dans l’étude des écoulements :
 Les propriétés du fluide : masse volumique, viscosité, compressibilité.
 Les caractéristiques de l’installation : longueur, diamètre, rugosité, singularités …
 Les caractéristiques de l’écoulement : vitesse, débit, hauteur d’élévation, pression …

13
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

II.2.2. Classification des pompes [6]


Devant la grande diversité de situations possibles, on trouve un grand nombre de machines
que l’on peut classer en deux grands groupes :

 Les pompes volumétriques

L’écoulement résulte de la variation d’une


capacité occupée par le liquide

Figure II.3 : Exemple de pompe volumétrique à


diaphragme [6]

 Les pompes centrifuges

Ce sont les pompes les plus utilisées dans le


domaine industriel à cause de la large
gamme d'utilisation qu'elles peuvent couvrir,
de leur simplicité et de leur faible coût.

Au niveau de station OK1 utilisée la pompe


centrifuge modèle Bayron-JACKSON

Figure II.4 : pompe centrifuge modèle Bayron-


JACKSON
II.2.3. Principe de fonctionnement [6]
 Les pompes volumétriques
Une pompe volumétrique se compose d'un corps de pompe parfaitement clos à l'intérieur
duquel se déplace un élément mobile rigoureusement ajusté.
Leur fonctionnement repose sur le principe suivant:
- exécution d'un mouvement cyclique
- pendant un cycle, un volume déterminé de liquide pénètre dans un compartiment
avant d'être refoulé à la fin.
- Ce mouvement permet le déplacement du liquide entre l'orifice d'aspiration et l'orifice
de refoulement.

14
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

 Les pompes centrifuges


Une pompe centrifuge est constituée par:
- une roue à aubes tournant autour de son axe
- un distributeur dans l'axe de la roue
- un collecteur de section croissante, en forme de spirale appelée volute.

Le liquide arrive dans l'axe de l'appareil par le distributeur et la force centrifuge le projette
vers l'extérieur de la turbine. Il acquiert une grande énergie cinétique qui se transforme en
énergie de pression dans le collecteur où la section est croissante.

L'utilisation d'un diffuseur (roue à aubes fixe) à la périphérie de la roue mobile permet une
diminution de la perte d'énergie.

Figure II.5 : pompe centrifuge [7]

15
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

II.3. Généralité sur les turbines


Les turbines sont des équipements mécaniques rotatifs dont la fonction « moteur » permet
d’entrainer des pompes, compresseurs ou générateurs électriques dans l’industrie pétrolière.

II.3.1. Différents types de turbines


II.3.1.1. Turbine à vapeur [8]
Une turbine à vapeur est une machine qui extrait l'énergie thermique de la vapeur sous
pression et sont en général constituées:
 D'une chaudière permettant de produire de la vapeur à haute température et à haute
pression
 D'une turbine où la vapeur vient se détendre en cédant une partie de son énergie sous
forme de travail. Le travail ainsi récupéré sur un arbre moteur est transmis par
exemple aux alternateurs de manière à le convertir en énergie électrique.
 D'un condenseur où la vapeur est ramenée à l'état liquide à basse pression et basse
température.
 D'une pompe refoulant le liquide condensé dans la chaudière pour que le cycle puisse
recommencer.
L'eau circulant dans l'installation va décrire le cycle ABCDE représenté sur la figure ci-
dessous.

Figure II.6: cycles de la turbine à vapeur [8]


II.3.1.1.1. Description de turbine à vapeur
Turbine à vapeur utilise pour produire un travail mécanique de rotation de l'arbre de sortie ,
soit 3mono étagées ou les multi étagées, elles ont toutes besoin des mêmes composants pour
fonctionner.
Ces ensembles de pièces sont :

 La distribution
Le distributeur, ou tuyère, ou bloc tuyères selon la conception de
la pièce, est une des pièces principales. En effet c'est au travers
des tuyères que le flux de vapeur perd de la pression au profit
d'une vitesse pouvant atteindre aisément le mur du son (Plus de
400 m.s-1 soit 1440 km/h).

Figure II.7:La distribution [8]

16
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

 Rotor
Les turbines à vapeur sont des machines dont la seule partie mobile importante est le rotor. Le
rotor assemblé est constitué de toutes les pièces qui tournent à l'exclusion de l'accouplement.
Il comporte essentiellement un arbre et des roues à aubes

Figure II.8: Rotor à 8 étages [8] Figure II.9: Arbre et roues [8]

 Paliers
Il existe une grande quantité de paliers (coussinets), qu'ils soient lisses, à patins ou à billes.

Figure II.10: Coussinets lisses, à billes et à patins [8]

 Etanchéités
Il y a deux sortes d'étanchéités à faire sur une turbine à vapeur :
• Etanchéité pour la vapeur.
• Etanchéité pour l'huile.

17
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

II.3.1.2. Turbine à gaz


Une turbine à gaz (dénomination historique), appelée aussi turbine à combustion ou parfois
turbine à gaz de combustion (dénomination la plus précise), est une machine tournante
thermodynamique appartenant à la famille des moteurs à combustion interne dont le rôle est
de produire de l'énergie mécanique sous la forme de la rotation d'un arbre, directement à partir
de l'énergie cinétique des gaz produits par la combustion d'un hydrocarbure (fuel, gaz
combustible...) qui subissent une détente dans une turbine. Le comburant, le plus souvent de
l'air ambiant, est généralement comprimé avant de pénétrer dans la chambre de combustion,
en utilisant un compresseur rotatif entraîné par le même arbre que la turbine.
II.3.1.2.1. Domaine d’utilisation [9]
- Les turboalternateurs, pour la production d’électricité.
- les turbopompes, utilisées dans les stations de pompage.
- Les turbocompresseurs, utilisés dans les stations de compression de gaz.
- la traction terrestre, qu’elle soit ferroviaire avec les turbotrains.
- la propulsion navale, utilisées dans les navires pour la propulsion de l’hélice
II.3.1.2.2. Classification des turbines à gaz

Classification des turbines à gaz

Mode de travaille Mode de fonctionnement Mode de construction

À cycle À cycle Mono arbre Bi arbre


À action À réaction
ferme ouvert

Simple Régénéré

Figure II.11 : Classification des turbines à gaz [8]


On peut classer les turbines à gaz selon des points de vue différents :
 Par le mode de travail
On distingue deux types de turbines :
 Turbine à action : Dans ces machines, l'énergie thermique est transformée
complètement en énergie cinétique dans la directrice. L'évolution des gaz dans la roue
se fait sans variation de pression statique.
 Turbine à réaction : C’est une machine telle qu’une partie de l'énergie thermique est
transformée dans la roue en énergie cinétique et mécanique. L'évolution des gaz dans
la roue se fait avec variation de la pression statique.
18
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

 Par Le mode de fonctionnement thermodynamique


Il existe deux cycles thermodynamiques
• Turbine à gaz à cycle fermé : dans laquelle le même fluide est repris après chaque cycle.
• Turbine à gaz à cycle ouvert : c’est une turbine dont l’aspiration et l’échappement
s’effectuent directement dans l’atmosphère, ce type de turbine qui est le plus répandu se
divise en deux classes :
- Turbine à cycle simple : c’est une turbine utilisant un seul fluide pour la production
d’énergie mécanique, après la détente les gaz possédants encore un potentiel énergétique
estperdu dans l’atmosphère à travers l’échappement
- Turbine à cycle régénéré : c’est une turbine dont le cycle thermodynamique fait
intervenir plusieurs fluides moteurs dans le but d’augmenter le rendement de l’installation.
 Par Le mode de construction
L'objectif pour lequel on utilise la turbine à gaz définit le type qu'on doit choisir. Dans
l'industrie, on trouve :
• Les turbines à un seul arbre : dites aussi mono-arbre ; elles sont généralement utilisées
dans le cas où on cherche un fonctionnement avec une charge constante pour
entraîner les générateurs d'électricité par exemple
• Les turbines à deux arbres dites bi-arbres : elles ont l'avantage d'entraîner des
appareils à charges variables tels que les pompes et les compresseurs. Elles se composent
de deux parties, la première assure l'autonomie de la turbine, la deuxième est liée à la
charge

Figure II.12:Turbine à un arbre [9] Figure II.13:Turbine à deux arbres [9]

- CR : compresseur d’air - TE1 : turbine d’entrainement du


- CC : chambre de combustion compresseur
- CH : charge - TE2 : turbine d’entrainement de
- TU : turbine charge

19
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

II.4.Description et compositions de la turbine à gaz GE/ MS3002B


Les turbines à gaz installées au niveau de la station OK/34’’ sont de marque GE types
MS3002B et Nuovo pignon (PGT10) à deux arbres.

Générale Electrique Version : A, B, C, D

GE MS 3002 B
Type Nombre d’arbres
d’entraînement: 1 : un seul arbre
M : Mécanique 2 : deux arbres
G : Génératrice
Représente les deux
Echelle de 1 e chiffres de la
grandeur : puissance en (HP)
Modèle série 3, 5, 6, 7, 9, …

Figure II.14 : nomenclature [4]

La turbine à gaz MS 3002B est une machine à entrainement mécanique à double arbre et
cycle simple, utilisant des turbine proprement dite se composent d’un compresseur axial 15
étages, 6 chambre de combustions agencée à (90°) par rapport à l’axe, une turbine haute
pression a étage unique (1er étage), qui entraîne le compresseur et ses équipements
auxiliaires, ainsi qu’une turbine basse pression (2er étage) qui entraîne la charge. La turbine
GE/MS 3002B, se compose principalement en deux arbres indépendants mécaniquement ; Le
premier comporte la roue HP et le compresseur axial et le deuxième comporte la roue BP.

Figure II.15 : Schéma d’une turbine à gaz [4]

20
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

II.4.1.Caractéristiques de la turbine à gaz GE/MS 3002B [5]

Caractéristiques de la turbine à gaz GE/MS 3002B


Marque GENERALE ELECTRIQUE
Fabricant NUOVO PIGNONE
Série du model MS3002B
Cycle Simple
Rotation de l’arbre Anti-horaire
Type de fonctionnement Continu
Vitesse de l’arbre HP 6900 tr/min
Vitesse de l’arbre BP 4670 min
Commande MARK VI
Température à l’échappement 516°C
Système de démarrage Moteur diesel
Plaquette d’identification du régime normal de la turbine à gaz (conditions ISO)
Sortie de base 9750 CV
Température d’aspiration 27°C
Pression de sortie 1,020 bar
Section du compresseur
Nombre des étages du compresseur axial 15
Type du compresseur Ecoulement axial, service
sévère
Plan de joint Bride horizontale
Vitesse de déclenchement électrique pour le rotor de 2eme 7150±40 tr/min
étage
Vitesse de déclenchement mécanique pour le rotor de 2eme 7280±60 tr/min
étage
Section de la turbine
Nombre des étages de la turbine 02
Plan de joint Bride horizontale
Directrice du premier étage Fixe
Directrice du deuxième étage Variable
Section de combustion
Quantité 6 chambres et tubes de flamme
reliés par des tubes
d’interconnexion
Configuration des chambres 6 chambres et tubes de flamme
reliés par des tubes
d’interconnexion
Combustible Gaz naturel
Détecteur de flamme Deux, type ultraviolet
Système de démarrage
Moteur diesel CUMINS, type V-903
Caractéristiques 304 cv à 2500 tr/min
Convertisseur de couple Type hydraulique avec
inverseur intégral
Ensemble paliers
Quantité 04
Lubrification Sous pression

Tableau II.1 : Caractéristiques de la turbine à gaz GE/MS 3002B

21
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

II.4.2. Principe de fonctionnement [9]


 Admission : C’est le parcours de l'air dans l'ensemble de filtration et la gaine d'aspiration.
Il y a une faible perte de pression à cause des filtres et du silencieux.
 Compresseur : C’est le parcours dans le compresseur. Il y a élévation de la
Pression (jusqu'à 7,5 bar environ). L'air en se comprimant s'échauffe, la
Température monte aux environs de 250°C.
 Chambre de combustion: C'est le parcours dans la chambre de combustion. Par
combustion de la totalité de combustible, il y a élévation de la température. Pour la bonne
tenue des matériaux au contact des gaz chauds, la température au dans la chambre est
limitée à 950°C par l'utilisation d'un grand excès d'air de combustion( de l'ordre de 300 %)
 Turbine : C’est la détente dans la turbine HP, qui se traduit par une baisse de Pression et
de température.
L'énergie mécanique recueillie permet d'assurer L’entraînement du compresseur.
La détente dans la turbine BP, qui se traduit par une baisse de la pression et de la
température.
L'énergie mécanique recueillie permet d'assurer l'entraînement d’une machine auxiliaire.
 Echappement.

Admission Compression Combustion Echappement

Figure : II.16 : Différentes sections de la turbine à gaz MS3002b [8]

22
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

Admission Compression Combustion Echappement

Température

Pression
atmosphérique
Niveau

Figure II.17 : Evolution de pression et température dans une turbine à gaz [9]

II.4.3. Cycle thermodynamique des turbines à gaz


Le cycle primaire d'une turbine à gaz est le cycle de Brighton exemplaire, par lequel nous
définissons tous les paramètres de puissance qui régissent une turbine à gaz.

La chaleur dégagée par la combustion du carburant est convertie en énergie mécanique dans
une turbine à gaz. Le cycle de Brayton ou Joule comme on l'appelle aussi comprend deux
processus isothermes (réversible et adiabatique) et processus isotherme, les principales
grandeurs qui définissent le cycle thermodynamique d'une turbine à gaz sont:

 La température minimale T1 (température ambiante dans le cas du cycle ouvert)


 La température maximale T3 du cycle fixée par la température maximale admissible
en entrée de la turbine
 Le rapport de pression ou taux de compression λ =P2/P1
 On cherche à connaitre les performances de l’installation en fonction des paramètres
caractéristiques que sont : α=T3/T et λ=P2/P1

Dans un cycle joule idéal, les processus se produisent:

- Compression (1-2) et détente (3-4) dans le compresseur et la turbine respectivement.


- La chaleur ajoutée (2-3) se produit dans la chambre de combustion et rejette (1-4) à
pression constante.
- Ainsi, le processus (1-4) ne se produit pas à l'intérieur de l'unité.
Les autres hypothèses pour un cycle joule idéal sont les suivantes
- Les pertes de pression dans la chambre de combustion et les passages reliant les
équipements sont négligeables.
- Le fluide fonctionnement est un gaz parfait
- Le cycle idéal de Joule dans les diagrammes Pression – volume (P-V) Et
température – entropie(T-S) est montré sur les figures suivantes :

23
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

Figure II.18 : Cycle théorique de la turbine à gaz à combustion isobare


(coordonnées (P, V) et (T, S)) [9]

- 1 à 2 : compression isentropique
- 2 à 3 : combustion isobare
- 3 à 4 : détente isentropique.

II.4.4. Eléments principaux d’une turbine à gaz [4] [8] [9]

1) Section d'aspiration
La turbine à gaz est traversée par une quantité d'air importante, nécessaire à la combustion et
au refroidissement des parties chaudes. Une faible quantité de cet air est également dirigée
vers les labyrinthes servant à l'étanchéité des paliers afin d'éviter les fuites d'huile. Toutes les
impuretés contenus dans l'air passent dans la turbine à gaz pour ressortir à l'échappement et
peuvent provoquer soit la détérioration ou l’encrassement des ailettages du compresseur
(la présence du soufre et ses dérivés; le chlore et ses dérivés; des acides organiques et
inorganiques) et ou soient par ailleurs elles causent aussi de la corrosion des parois de la
chambre de combustion ainsi que les ailettages de la turbine.

Figure II.19 : Section d’aspiration


2) Le compresseur
Deux types de compresseurs sont utilisés dans la gaz turbine:
1- centrifuge: Ce compresseur est utilisé souvent dans des turbines à faible puissance.
2- axial : Utilisé dans les turbines a fortes puissances.
En général dans le domaine des turbines à gaz industriel les compresseurs axiaux sont souvent
utilisés.

24
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

Un compresseur d’air AXIAL composé par une série d’aubes mobiles (rotor), qui
communiquent de l’énergie cinétique au fluide (air) et qui sont suivies alternativement par
des aubes fixes (stator) qui transforment l’énergie cinétique en énergie potentielle de pression.

Figure II.20: Compresseur axial d'une turbine GE-MS 3002

 Rôle du compresseur
- Faire comprimé l’air, en transformons l’énergie cinétique en énergie de pression.
- Fournir une source d'air nécessaire pour refroidir les parois des directrices et les aubes
de la turbine.
- le compresseur fournit l'air d’étanchéité aux joints à labyrinthe du palier.
3) Section de combustion
Une chambre de combustion dans laquelle est introduit un combustible liquide ou gazeux qui,
en brûlant, consomme partiellement l’air amené par le compresseur et élève la température de
ce mélange air-gaz de combustion.
Elle se compose essentiellement de :
 L'enveloppe de combustion.
 La chambre de combustion.
 Les pièces de transition
 Les équipements de combustion (brûleurs, bougies et détecteurs)

Figure II.21: chambre de combustion

25
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

Figure II.22 : bougie


Figure II.23: détecteur de Figure II.24: L’illustration
d’allumage
flamme des pièces de transition
 Rôle de la chambre de combustion
- la chambre transforme l’énergie chimique du combustible en énergie thermique qui
sera détendue dans la turbine.
- la chambre doit amener les gaz chauds à l’entrées de la turbine à la bonne température
et à avec une relative homogénéité.
- le refroidissement de la paroi de la chambre de combustion
4) Section de la turbine
La section turbine est la partie où les gaz chauds venant de la section combustion sont
convertis en énergie mécanique. Cette section est composée des éléments suivants :

 Le corps de la turbine
 La directrice du premier étage
 La directrice du deuxième étage

Figure II.25 : directrice du premier étage Figure II.26 : La directrice du deuxième étage
5) Les roues et les paliers
 Les paliers
la turbine à gaz possède quatre paliers principaux de type à patins oscillant qui supportent le
rotor du compresseur axial et celui de la turbine ainsi qu'un palier de butée prévus pour
supporter les charges de poussée engendrées sur les surfaces rotoriques de la turbine à gaz

26
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

 Palier N°1 : se trouve dans le corps d'admission du compresseur axial.


 Palier N°2 : se trouve dans le corps de refoulement du compresseur axial.
 Paliers N°3 et N°4 : supportent le rotor de turbine BP.
 La roue de turbine HP
La roue entraine le compresseur axial et elle est directement boulonnée sur le demi arbre
arrière du rotor du compresseur de manière à former un rotor haute pression. Ce rotor HP est
soutenu par deux paliers N°1 et N°2
 La roue de turbine BP
La roue BP entraine la charge (la pompe) et elle est directement boulonnée sur un arbre pour
former le rotor de turbine basse pression
Ce rotor BP est soutenu par deux paliers N°3 et N°4

Figure II.27 : Roue de turbine HP Figure II.28 : Palier N°1 Figure II.29: Palier N°2

Figure II.28 : Roue de turbine BP Figure II.31 : Palier N°3 Figure II.32 : Palier N°4

6) section d'échappement
La section échappement se compose essentiellement du plenum ou cadre d’échappement et du
caisson d’échappement :
1. Le plénum (cadre d'échappement) C'est une structure dans laquelle les gaz
d'échappement de la turbine sont évacués avant d'être libérés dans l'atmosphère. Il est situé à
l'extrémité arrière de la base de la turbine et renferme le châssis d'échappement, le diffuseur.

27
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

2. Caisson d’échappement :
C’est une structure rectangulaire en forme de boite dans laquelle les gaz d’échappement de la
turbine sont déchargés puis libérés vers atmosphère. Il comporte le cadre d'échappement et les
silencieux. Le plenum et le caisson d'échappement sont reliés par des joints de dilatation.
II.4.5. Les principaux systèmes de la turbine
 Système fuel gaz (gaz de combustible)
 Système de l'huile de graissage
 Système d'huile hydraulique et de commande
 Système air refroidissement et étanchéité
 Systèmes de contrôle et de protection

II.5.Accouplement [10]
En génie mécanique, l'accouplement est une transition entre les extrémités de deux arbres
rotatifs pour transférer le couple de l'un à l'autre.

II.5.1.Utilisation [10]
Elles sont utilisées dans l'industrie pour des applications variées.
Voici les utilisations les plus communes1 :
 pour entraîner en rotation un élément récepteur à partir d'un élément moteur ;
 pour réaliser un raccordement rapide entre deux éléments d'un système (par exemple entre
une turbine et une pompe) et pouvoir effectuer facilement des travaux d'entretien sur ces
éléments :
 pour ajouter plus de flexibilité dans le système
 pour amortir les vibrations
 pour ajouter une protection contre les pics de couple

II.5.2.type d’accouplement

Il y a trois type sont :

Accouplement
Mécanismes Accouplements
pour flexibles
transmission
Accouplements
rigides ou fixies
Les accouplements fixes
ou rigides comportent
deux brides qui viennent
se fixer aux extrémités de
chaque arbre.

Figure II-33 : type d’Accouplement[10]

28
Chapitre II Généralité sur les turbopompes

Dans station OK1, ils utilisent un réducteur / accouplement (accouplement regides


ou fixes) de pompe car la vitesse de rotation de la turbine à gaz est beaucoup plus
élevée que la vitesse de rotation de la pompe, et ils utilisent le réducteur pour réduire
la vitesse de la turbine.

Les autres accouplements dans système de TP06 sont :


Énergie

Moteur de lancement

Accouplement ml/multiplicateur

Multiplicateur

Accouplement multiplicateur compresseur

Compresseur axial

Générateur des gaz

Turbine de puissance

Accouplement turbine/réducteur

Réducteur

Accouplement réducteur pompe

Pompe centrifuge

Figure II.34 : systèmes Turbopompe TP06 [4]

II.6. Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons présent le Turbopompe et nous avons défini la classification des
pompes et des turbines selon plusieurs critères.

Nous avons présent également le type de turbine exploité dans la station OK1, son principe
de fonctionnement, les cycles de fonctionnement des turbines à gaz, ainsi qu’une description
des éléments constitutifs de celle-ci. Nous terminerons sur les systèmes d’accouplement entre
turbine et pompe.

29
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

III.1. Introduction
Les installations, les équipements, tendent à se détériorer dans le temps sous l'action de causes
multiples : usures, déformations dues au fonctionnement, action des agents corrosifs (agents
chimiques, atmosphériques, etc.).
Ces détériorations peuvent provoquer l'arrêt de fonctionnement (panne); diminuer les
capacités de production; mettre en péril la sécurité des personnes; provoquer des rebuts ou
diminuer la qualité; augmenter les coûts de fonctionnement (augmentation de la
consommation d'énergie, etc.), diminuer la valeur marchande de ces moyens.
Dans tous les cas ces détériorations engendrent des coûts directs ou indirects supplémentaires.
Le service maintenance, comme le service de sécurité, devient une interface entre toutes les
entités qui composent l'entreprise

Bureau méthodes Production


Ordonnancement Distribution
Sûreté de fonctionnement
Qualité (contrôle)

Achats Service relations


Gestion des stocks extérieures
Travaux neufs Location
S.A.V. interne de matériel Contrats
Suivi du matériel MAINTENANCE
Historiques
Ressources
Bureau d'études humaines
Amélioration de Embauche, congés,
la fiabilité formation

Service financier Comptabilité


Investissements Contrôle des dépenses

Figure III.1: service maintenance dans l'entreprise [11]

III.2. Définitions de la maintenance (AFNOR et CEN)(norme NF EN 13306) [11]


La maintenance est l'ensemble de toutes les actions techniques, administratives et de
management durant le cycle de vie d'un bien, destinées à le maintenir ou à le rétablir dans un
état dans lequel il peut accomplir la fonction requise.
Une fonction requise est une fonction, ou un ensemble de fonctions d'un bien considérées
comme nécessaires pour fournir un service donné.

30
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

III.2.1. Les objectifs de la maintenance (norme FD X 60-000) [11]


Selon la politique de maintenance de l'entreprise, les objectifs de la maintenance seront :
- la disponibilité et la durée de vie du bien.
- la sécurité des hommes et des biens.
- la qualité des produits.
- la protection de l’environnement.
- l’optimisation des coûts de maintenance.
La politique de maintenance conduit, en particulier, à faire des choix entre :
- maintenance préventive et/ou corrective, systématique ou conditionnelle.
- maintenance internalisée et/ou externalisée.

III.2.2. La stratégie de la maintenance (normes NF EN 13306 & FD X 60-000) [11]


" La stratégie de maintenance est une méthode de management utilisée en vue d'atteindre les
objectifs de maintenance."
Les choix de stratégie de maintenance permettent d'atteindre un certain nombre d'objectifs de
maintenance :
- développer, adapter ou mettre en place des méthodes de maintenance.
- élaborer et optimiser les gammes de maintenance.
- organiser les équipes de maintenance.
- internaliser et/ou externaliser partiellement ou totalement les tâches de maintenance.
- définir, gérer et optimiser les stocks de pièces de rechange et de consommables.
- étudier l’impact économique (temps de retour sur investissement) de la modernisation ou de
l’amélioration de l’outil de production en matière de productivité et de Maintenabilité.

III.2.3. Types de maintenance (norme NF EN 13306) [11]


 La maintenance préventive
C'est la maintenance exécutée à des intervalles prédéterminés ou selon des critères prescrits et
destinée à réduire la probabilité de défaillance ou la dégradation du fonctionnement d'un bien.
- La maintenance préventive systématique
C'est la maintenance préventive exécutée à des intervalles de temps préétablis ou selon un
nombre défini d'unités d'usage mais sans contrôle préalable de l'état du bien.
- La maintenance préventive conditionnelle
C'est la maintenance préventive basée sur une surveillance du fonctionnement du bien et/ou
des paramètres significatifs de ce fonctionnement intégrant les actions qui en découlent.
- La maintenance préventive prévisionnelle
C'est la maintenance préventive conditionnelle exécutée en suivant les prévisions extrapolées
de l'analyse et de l'évaluation de paramètres significatifs de la dégradation du bien.

31
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

 La maintenance corrective
C'est la maintenance exécutée après détection d'une panne et destinée à remettre un bien dans
un état dans lequel il peut accomplir une fonction requise

MAINTENACE

Maintenance préventive Maintenance corrective

Maintenance préventive Maintenance préventive


systématique conditionnelle Défaillance

Echéancier Selon état


du bien Défaillance partielle Panne

Dépannage Réparation
Inspection/ surveillance

Figure III.2 : type de maintenance [11]

III.2.4. Les activités de la Maintenance (norme NF EN 13306) [11]

 L'inspection
C'est un contrôle de conformité réalisé en mesurant, observant, testant ou calibrant les
caractéristiques significatives d'un bien. En général, l'inspection peut être réalisée avant,
pendant ou après d'autres activités de maintenance.

 La surveillance
C'est l'activité exécutée manuellement ou automatiquement ayant pour objet d'observer l'état
réel d'un bien La surveillance se distingue de l'inspection en ce qu'elle est utilisée pour
évaluer l'évolution des paramètres du bien avec le temps.

 La réparation
Ce sont les actions physiques exécutées pour rétablir la fonction requise d'un bien en panne.

 Le dépannage
Ce sont les actions physiques exécutées pour permettre à un bien en panne d'accomplir sa
fonction requise pendant une durée limitée jusqu'à ce que la réparation soit exécutée.

32
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

III.3. La Maintenance appliquée sur les turbines à gaz GE MS 3002B


La turbine à gaz comme toutes machines tournantes doit être suivies de près par des
programmes de révision périodiques et cela suivant le type d’inspection pour les éventuelles
réparations et remplacement des pièces nécessaires afin d’obtenir un maximum de fiabilité de
la machine.

III.3.1.Le plan de Maintenance préventive Turbin MS3002B [4]


Chaque matériel ou équipement est constitué d’un certain nombre d’éléments pour lesquels
sont définis des actions de maintenance préventive systématique ou préventive conditionnelle
à réaliser. Il convient de prendre en considération, si elles existent, les recommandations des
constructeurs, complétées des données de retour d’expérience du site ou d’autres sites
utilisateurs de mêmes équipements. .
Dans ce plan, nous avons une maintenance préventive qui est effectuée sur Turbine GE
MS3002B dans L’Enterprise :

PERIODICITE DES OPERATIONS DE MAINTENANCE


TURBINES A GAZ GE MS 3002B

Corps de Métier
8 000 h / 01 AN
Hebdomadaire

Nbre d'agents

Particulière
Périodicités
Trimestriel
Journalier

Semestriel
Mensuel

Annuel
DESIGNATION DES OPERATIONS

Effectuer des rondes autour de la


machine pour détecter d'éventuelles X 1 Méc X
anomalies
Contrôler l’état des flammes dans les
chambres de combustion à travers les
voyants, les flammes doivent apparaitre X 1 Méc X
uniformes entre elles

S’il on constate un déséquilibre, relever


la t° à l’échappement, la Delta T entre les
valeurs Mini et Maxi ne doit pas excéder
X 1 Méc
16°C. À 33°C de différentielle il faut
apporter une correction en procédant à
l’inspection du système de combustion
Contrôler les T° espaces roues HP et BP
Maxi 400°C (DT Maxi 80°C Av et Ar, G X 1 Méc
et D thermocouple)

33
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

Vérifier le taux de vibration Turbine HP


et BP, comparer les valeurs avec le
diagramme des tolérances (alarme 12
mm/s) le taux pour la pompe et réducteur
de puissance ne doit pas dépasser 2 Mils
Vérifier les Delta P des filtres huile et
poste séparateur gaz : X 1 Méc
-à 1 bar de différentielle permuter les
filtres huile principaux et accouplement
- à 1 bar de Delta P les cartouches des
filtres du poste séparateur gaz sont à
Remplacer -à 4 bars de Delta
P permuter le filtre d’huile hydraulique
Contrôler les vibrations. X 1 Inst
Vérifier que les pistons des bougies sont
X 1 Méc
bien rétractées vers 1 extérieur
Vérifier le niveau d’huile de la cuve
X 1 Méc
(TORBA 32)
Vérifier la T° d’huile entre le collecteur
et la cuve doit être comprise entre 10° et
X 1 Méc
12°C ( agir sur la VTR 1 pour régler la
température)
Vérifier le bon fonctionnement des
extracteurs d’air et du ventilateur de
X 1 Méc
pressurisation d’air des compartiments
du package turbine
Surveiller le Delta P des dustlouvres qui
X 1 Méc
ne doit pas excéder 30mm de CE
assurer qu’il n’ya aucune présence de
fuites au niveau des tuyauteries d’huile X 1 Méc
de graissage paliers
Vérifier et nettoyer les instruments de
X Inst
mesure et surveillance
Contrôler le fonctionnement des
X 2 Inst
instruments de contrôle et d'indication
Effectuer un calibrage des instruments de
X 2 Inst
protection, de contrôle et d'indication.
Tableau III.1 : périodicité des opérations de maintenance turbine à gaz MS 3002 [4]

34
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

III.3.2.les types maintenance préventives appliquent sur turbine à gaz ms 3002B

le plan de maintenance préventive est une nécessité primaire afin d'assurer la gestion correcte
des installations conduites par des turbines à gaz où les arrêts forcés de l'installation doivent
Être réduit au minimum. Et pour cela nous pouvons classer les inspections de la turbine en
deux types:

 La maintenance conditionnelle (inspection en fonctionnement) [4]

Comprennent la somme des observations faites durant le fonctionnement de l'unité. Des


données en opération devant être enregistrées pour permettre d'évaluer les performances de
l'équipement, les besoins d'entretien et d'intervention lorsque ces relevés indiquent des
alarmes qui vont déclencher la turbine par la suite.
Les plus importants sont:
 Les vibrations des rotors de la turbine HP et BP.
 La température à l'échappement.
 La température à la sortie du compresseur.
 La température autour des chambres de combustion.
 La température de l'huile de graissage.
 La vitesse des roues HP et BP.
 Le débit de combustible à injecter.
 La pression de refoulement du compresseur.
Le tableau suivant montre les paramètres importants à contrôler ainsi que leurs modes de
contrôle.
I: Indication E: Enregistrement S: Signal d'alarme P: Protection
Mode de contrôle
Les paramètres I E S P
-Vitesse de rotation de la turbine HP et BP +
- Température à l'échappement. + + +
-Température à l'entrée de la turbine + + + +
- Vibration au niveau des paliers + + + +
- Risque de pompage + + +
- P filtre à air +
- Température sortie du compresseur + +
- Contrôle présence de la flamme + +
- Haute température des paliers + + +
- Température d'huile de graissage + + +

Tableau III.2: mode de contrôle des paramètres importants [4]

35
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

 La maintenance systématique (les inspections à l'arrêt) [4]


Elle nécessite le démontage de la turbine à différents degrés:
 Inspection prête au démarrage.
Avant chaque démarrage de la turbine, il faut s’assurer que toutes les conditions nécessaires
pour réaliser un démarrage et un fonctionnement normal sont vérifiées. .
1. Il faut vérifier le réarmement des différents relais du système de protection, le système de
déclenchement par survitesse mécanique, la position des vannes anti-pompage.
2. Il faut inspecter visuellement le filtre à air et s’assurer qu’aucun corps étranger n’est à
l’intérieur (car ce corps risque d’être aspiré par le compresseur axial). .
3. Il faut vérifier le niveau d’huile et sa circulation dans le circuit d’huile de lubrification.
4. Il faut s’assurer qu’il n’y a aucune fuite de gaz inflammable.
 Inspection boroscopique
Cette inspection se fait généralement après toutes les 4000 h de fonctionnement aussi on
constate certaines perturbations tel que : vibrations, haute température à l’échappement qui
risque de détériorer la machine. Cette inspection présente beaucoup d’avantage étant donné:
1. Qu’elle dure quelques heures seulement, car il faut juste atteindre le refroidissement de la
machine (4 à 6 heures) et dépose les bouchons et brides pour permettre l’introduction du
flexible du boroscope.
2. Qu’on peut se baser sur le résultat de l’inspection pour évaluer l’importance de la
détérioration et délimiter l’endroit endommagé s’il y en a, dans le cas contraire, cette
inspection permettra d’avoir, une idée assez précise des parties vitales de la machine.
 Inspection des chambres de combustion (CI) [4]
La révision CI est une inspection partielle de la turbine qui consiste à inspecter les chambres
de combustion toutes 8000h, elle porte sur les tubes à flammes, les injecteurs, longuettes de
fixation et tubes d’interconnexion de gaz qui doivent être démontés et après leur inspection,
réparation ou remplacement.
 Inspection des pièces de l’écoulement du gaz chaud (HGPI) [4]
L’inspection des parties chaudes comprend en plus de l’inspection de combustion toutes
16000h, une inspection détaillée des parties chaudes tel que: :
- Les pièces de transition. .
- Les directrices et les aubes de turbine. Au cours de cette inspection, il faut suivre les étapes
suivantes :
1. Inspecter et noter l’état des aubes du premier et deuxième étage .
2. Inspecter et noter sur un formulaire de l’état des deux directrices .
3. Inspecter et noter l’état des garnitures du diaphragme .
4. Vérifier les thermocouples de la directrice et remplacer ceux qui sont défectueux.
5. Inspecter visuellement les aubes de la turbine et les plaques de recouvrement, noter les
dégagements des bouts d’aubes.
6. Inspecter les joints de la roue pour vérifier les frottements et les détériorations.
7. Contrôler l’intérieur du carter des chambres de combustion et observer l’état des aubes de

36
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

l’extrémité du compresseur coté refoulement. .


8. Inspecter l’intérieur du caisson d’admission et observer l’état des aubes de la partie avant
du compresseur
 Révision générale (RG) [4]
Une révision générale (majeure inspection MI) d’une turbine à gaz toutes les 32000h, est un
ensemble d’opération qui consiste à remettre la machine dans son état initial de la précision.
La révision peut s’accompagner d’une rénovation par modification de certains organes ou
adjonction de pièces de conception plus moderne. C’est une articulation de ressources
humaines, intellectuelles et matérielles agencées dans une organisation temporaire, dans le but
d’attendre un objectif caractérisé par un coût,un délai et des performances, il faut avant le
démontage : .
Constater les anomalies de fonctionnement et de prendre connaissance du compte rendu
précisant ces anomalies.
 Apprécier les jeux des principales pièces, pour avoir une idée d’ensemble de l’état du
mécanisme.
 Observer les déformations des pièces et chercher les causes (déréglage, ex centrage,
desserrage, rupture, manque de graissage, pièces manquantes...).
La révision générale concerne tous les organes composants la turbine à gaz, elle Comprend
quatre phases :
- Phase de démontage.
- Phase d’inspection et réparation.
- Phase de remontage.
- Phase d’essais.

III.3.3. Description des différentes phases de la révision MI [12]


Pour effectuer une révision l’ensemble de personnel du service turbomachines doit suivre les
étapes suivantes :

Phase I : démontage
La phase démontage consiste à démonter les différentes organes de la turbine pour pouvoir les
inspectés et réparer aisément les pièces d’usures. Cette phase nécessite des moyens humains
et matériel importants (effectif qualifié, outillages adéquat, moyens de manutention et
levage,). Les tâches constituantes cette phase sont représentées par ordre sur le tableau des
tâches ci-dessous

N° Non de la tâche Durée


1 Phase démontage 28,14 j
2 isolation fuel gaz 2 hr
3 nettoyage package compartiment turbine 3 hr

37
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

4 début démontage 0 jour


5 démontage accouplement auxiliaire et charge 16 hr
6 prise des valeurs d’alignement auxiliaires et charge 16 hr
7 démontage gaine d’échappement 24 hr
8 démontage de la partie combustion 48 hr
9 démontage coude d’admission 16 hr
10 démontage package turbine et extracteur air charge 16 hr
11 démontage tuyauterie air refroidissement et étanchéité 16 hr
12 démontage caisson admission et échappement 16 hr
13 démontage joint flexible échappement FWD et AFT 8 hr
14 démontage support caisse 8 hr
15 démontage enveloppe de combustion 16 hr
16 démontage caisse d’admission 16 hr
17 démontage pièces de transition 16 hr
18 démontage caisse turbine partie supérieur 32 hr
19 démontage directrice 1er étage et anneau support 8 hr
20 démontage diaphragme partie supérieur 8 hr
21 prise des jeux turbine HP et BP 8 hr
22 démontage directrice 1er étage inférieur 8 hr
23 démontage diffuseur 8 hr
24 démontage partie statorique compresseur et pièces étanches 8 hr
25 prise des jeux compresseurs et déplacement du rotor HP 8 hr
26 démontage des paliers 1 et 2 8 hr
27 dépose du rotor HP et coussinet ½ inférieurs 8 hr
28 prise des jeux et déplacements axial du rotor BP 8 hr
29 démontage des paliers 3 et 4 8 hr
30 dépose du rotor BP et coussinets ½ inférieurs 8 hr
31 démontage diaphragme ½ inférieurs 8 hr
32 fin de démontage 0 jour

Tableau III.3 : Phase I démontage [12]

38
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

Phase II: Inspection


Cette deuxième phase est destinée à l’inspection des différentes pièces de la machine après la
phase de démontage.
Les pièces peuvent être réparées, remplacées, ou remise à leur place suivant leurs états de
défectuosités causées par la perte de métal, les fissures, la corrosion...
Le procédé d’inspection le plus utilisé est le contrôle par ressuage. Ce procédé convient à la
détection des criques de traitement thermique et de trompe, des fissures de chaleur ou des
criques de rodage, des éclatements de forgeage, des recouvrements, des criques de d’usures.
Ce contrôle peut être effectué sur place, sur les pièces, à diverses phases du désassemblage, si
toutes fois sont suffisamment accessibles physiquement pour être nettoyées correctement.
Le déroulement des taches de cette phase est représenté sur le tableau ci-dessous.

N° Non de la tâche Durée


1 Phase inspection, réparation 9 jours
2 Début travaux inspection 0 jour
3 Inspection et réparation du diaphragme 2 jours
4 inspection paliers et étanchéité 2 jours
5 inspection des pièces de transition 2 jours
6 CI inspection 2 jours
7 inspection directrice 1 er et 2 me étage 2 jours
8 changement des IGV 8 jours
9 changement shrowds 1 er étage 9 jours
10 réparation des différentes caisses turbine 3 jours
11 réparation des chambres de combustion 1 jour
12 Fintravauxd’inspection/réparation 0 jour

Tableau III-4 : Phase II Inspection [12]

Phase III: Remontage

Pour la procédure de remontage de la turbine, elle se fait dans le sens inverse de priorité de
toutes les opérations citées précédemment dans la phase de démontage, voir tableau ci-
dessous :
N° Non de la tâche Durée
1 Phase remontage 22,71 jours
2 Début remontage 0 jour
3 Remontage diaphragme ½ inférieurs 1 jour

39
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

4 Remontage coussinets 3 et 4, ½ intérieur 1 jour


5 Pose rotor BP et paliers 3 et 4 1 jour
6 Déplacement axial rotor BP et prise des jeux (radial et axial) 2 jours
7 Remontage coussinets 1 et 2 1 jour
8 Pose rotor HP et paliers 1 et 2 1 jour
9 Déplacement axial rotor HP et prise des jeux (radial et axial) 2 jours
10 Remontage partie statorique du compresseur axial et pièce étanche 1 jour
11 Remontage anneau support et directrice 2 jours
12 Remontage diaphragme ½ supérieurs 1 jour
13 Remontage pièces de transition 1 jour
14 Remontage enveloppes de combustion 1 jour
15 Remontage diffuseur 1 jour
16 Remontage caisse turbine, partie supérieure 3 jours

17 Remontage caisson d’admission et échappementet joint flexible 4 jours


18 Remontage goupille de centrage directrice 1er étage 1 jour
19 Remontagecaissed’admission 1 jour
20 Remontage support caisse 1 jour
21 Vérification alignement auxiliaire et charge 1 jour
22 Remontage accouplements auxiliaires 1 jour
23 Remontage de la partie combustion 4 jours
24 Remontage tuyauterie air étanchéité et refroidissement 2 jours
25 Remontage package turbine et extracteur air charge 2 jours
26 Remontagecouded’admission 1 jour
27 Remontagegained’échappement 1 jour
28 Fin Remontage 0 jour

Tableau III.5 : Phase III Remontage [12]


Phase IV: Essai de survitesse
Cette phase consiste à faire les essais suivants:
- Essai débit de la circulation d’huile de lubrification accouplement (TG-RA) et (TG-MR)
service exploitation.
- Essai de survitesse du rotor HP et BP électronique et mécanique (service turbomachine).
- Etalonnage des cartes électroniques de commande et vannes de gaz (service
instrumentation).

40
Chapitre III Maintenance de La Turbine A Gaz GE MS 3002B

- Essai sur le niveau vibratoire de toute la machine (service speed tronic) Dans cette phase
s’en intéresse qu’aux essais de survitesse qui sont confiés au service turbomachines. Cette
phase est représentée sur le tableau si dessous :
N° Non de la tâche Durée
1 Phase essais 3 jours
2 Début test survitesse 0 jour
3 Essais de survitesse rotor HP et BP électronique et mécanique 2 jours
4 Remontage accouplement de charge 1 jour
5 Fin essais / réparation 0 jour

Tableau III.6 : Phase IV : Essai de survitesse [12]


III.3.4. Analyse de travail
Tout travail de révision comporte de nombreuses opérations. Une turbine gaz demande
environ 64 opérations depuis son nettoyage jusqu’au contrôle de son fonctionnement, la
prévision du travail à effectuer est donc très importante, étant donné qu’on peut gagner
Beaucoup de temps et éviter de nombreux travaux en procédant avec soin à la planification et
l’analyse de l’ensemble.
Avant d’entreprendre vraiment le travail, il faut vérifier:

a) Si l’on détient toutes les informations et instructions.


b) Si l’on pourra disposer des moyens de levage indispensables.
c) Si le temps nécessaire à l’usinage de certaines pièces a bien été prévu.
d) Si les pièces de rechanges sont en magasin où si elles pourront être obtenues à temps,
l’organisation préalable au travail, les commandes de pièces et les vérifications
peuvent être facilitées si on utilise des imprimés d’analyse du travail que nous
appelons «programme des opérations ».

Pour chaque opération, on note ce qu’il y a lieux de faire, où on peut se procurer les
informations nécessaires, quels sont les outils spéciaux à utiliser et quelles pièces devront être
remplacées.
La détermination des normes de temps sera plus commodes avec une analyse de ce genre, la
discussion des opérations étant très détaillées, il est facile de calculer à l’avance des temps
corrects, et aussi de fixer les limites de chaque tâche, il conviendra de noter les principales
opérations et de laisser suffisamment d’espaces entres elles sur l’imprimé, pour enregistrer
celles qui apparaîtront par la suite.

III.4. Conclusion
Certaines méthodes essentielles dans le fonctionnement de la maintenance permettent de
connaitre les raisons pouvant amener des dysfonctionnements inutiles et gérables. D’une part,
étudier la stratégie de maintenance et d’autre part les types de maintenance nécessaire aux
différentes pièces qui composent la turbine à gaz, qui leur permet un bon niveau de
performances et leurs assure aux équipements un bon fonctionnement.

41
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

IV.1. Exploitation du fichier historique


IV.1.1. Introduction
Nous connaissons l'intérêt que peut avoir l'historique d'un équipement en générale. Dans notre
cas, on a trouvé des difficultés pour récolter les informations nécessaires pour notre étude.
Donc pour faire une approche plus significative, on a recours aux bons d'incidents, (qui
représentent une recherche ardue). Les historiques sont Présents sur la base des bons
d'incidents et représentes sur le tableau.
IV.1.2.Fiche historique des Pannes
La fiche historique du Turbine à gaz GE MS 3002B de l'année 1989 à l'année 2020

N° de TBF N° de TBF N° de TBF N° de TBF N° de TBF N° de TBF


panne en h panne en h panne en h panne en h panne en h panne en h
1 6800 13 822 25 504 37 412 49 974 61 303
2 2622 14 279 26 10372 38 1065 50 2283 62 408
3 2175 15 480 27 11422 39 773 51 644 63 25
4 432 16 516 28 96 40 2497 52 851 64 111
5 245 17 1834 29 2938 41 1710 53 3445 65 593
6 144 18 2306 30 3211 42 1164 54 1540 66 610
7 192 19 2136 31 120 43 8578 55 5041 67 614
8 374 20 5009 32 156 44 5288 56 673 68 688
9 1499 21 72 33 460 45 708 57 1725 69 697
10 613 22 1587 34 276 46 658 58 200 70 503
11 12724 23 3777 35 3524 47 1736 59 286 71 1187
12 3766 24 314 36 43 48 63 60 44 72 138
Tableau IV.1: fiche historique de la turbine à gaz GE MS 3002B

IV.2. Fiabilité, maintenabilité et disponibilité (FMD) des systèmes [11]


 Fiabilité (Reliability) : Aptitude d’un bien à accomplir une fonction requise, dans des
conditions données, durant in intervalle de temps donné. (norme NF EN 13306).
 Maintenabilité (Maintainability) : Dans des conditions données d’utilisation, aptitude
d’un bien à être maintenu ou rétabli dans un état où il peut accomplir une fonction requise,
lorsque la maintenance est accomplie dans des conditions données, en utilisant des
procédures et des moyens prescrits. (norme NF EN 13306).
 Disponibilité (Availability) : Aptitude d’un bien à être en état d’accomplir une fonction
requise dans des conditions données, à un instant donné ou durant un intervalle de temps
donné, en supposant que la fourniture des moyens extérieurs est assurée. (norme NF EN
13306).

42
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

IV.2.1. Les indicateurs opérationnels de FMD [11]


 MTTF: (Mean time of first failure) Temps moyen avant-première défaillance
 MTBF: (Mean time betweenfailure) Temps moyen entre deux défaillances successives
 MDT/MTI : (Mean down time) Temps moyen d’indisponibilité ou temps moyen d’arrêt
propre
 MUT: (Mean up time) Temps moyen de disponibilité
 MTTR: (Mean time to repair) Temps moyen de réparation
- MTBF : moyenne des temps de bon fonctionnement MTBF correspond en fait au
MUT.
- La traduction que l’on fait de la MTTR (moyenne des temps techniques de réparation
MTTR) correspond en fait MDT.

Première Début Remise en Deuxième


Mise en
défaillanc d’interventio service défaillance
service

Bon Attente Bon fonctionnement


Réparation

MDT MTTR Durée d’usage


MUT
MTTF
MTBF

Figure IV.1: les états successifs que peut prendre un système réparable

IV.2.2. Etude de la FMD


IV.2.2.1. Fiabilité sous MINITAB (logiciel)
Le traitement de l’historique des pannes du Turbine à gaz sous MINITAB a permet d’aboutir
aux résultats suivantes :
IV.2.2.2. Choix de la loi de distribution
Notre choix parmi les lois de distribution est la loi la plus adéquate se basant sur le test
d’Anderson-Darling qui amène à obtenir le diagramme de probabilité àune valeur minimal
justifiant le bon fonctionnement
.
 Diagramme d'identification de répartition : TBF

Variable : TBF
Adéquation de l’ajustement
Distribution Anderson-Darling (ajust)
Weibull 0,829
Exponentielle 3.654
Plus petite valeur extrême 11.378
Normale 8.202

43
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

 Tableau des durées moyennes avant défaillance (MTTF)


IC normal de 95 %
Loi de distribution Moyenne Erreur type Inférieur Supérieur
Weibull 1801.12 275.656 1334.35 2431.18
Exponentielle 1834.37 216.183 1456.04 2311.02
Plus petite valeur extrême 1144.19 570.819 25.41 2262.98
Normale 1834.37 308.575 1229.58 2439.17

Figure IV.2:Diagramme de probabilité pour quatre facteurs contrôlés pour TBF(h)

Le Diagramme d’ID de Répartition-Troncage à droite basé sur le teste d’Anderson-Darling a


permet de déterminer la loi de distribution la plus adéquate, c.à.d. la loi qui s’ajuste mieux
avec nos données.

 Interprétation des résultats


Par comparaison des valeurs du teste d’Anderson-Darling pour les 4 lois (Weibull,
Exponentielle, Normale, Valeur extrême), on peut suggérer que les lois les plus adéquates
sont celles de Weibull puis qu’elles présentent la plus petite valeur du teste (A.D = 0.829).

De plus, la courbe de probabilité (droite de Henry) des lois de Weibull, par rapport aux autres
courbes, présente le meilleur ajustement de la distribution. En effet, les points se situent
approximativement sur la ligne droite de référence ce qui confirme la valeur du teste
d’Anderson-Darling obtenue.

44
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

A. La loi Weibull
 Analyse de répartition : TBF

Variable : TBF
Informations de troncage Dénombrement
Valeur non tronquée 72
Méthode d'estimation : maximum de vraisemblance
Distribution : Weibull

 Estimations des paramètres


IC normal de 95,0
%
Erreur
Paramètre Estimation type Inférieur Supérieur
Forme 0,773648 0,0682808 0,650756 0,919748
Echelle 1550,63 250,206 1130,21 2127,43
Log de vraisemblance = -608,180

 Adéquation de l'ajustement

Anderson-Darling (ajusté) = 0,829

 Caractéristiques de la loi de distribution


IC normal de 95,0
%
Erreur
Estimation type Inférieur Supérieur
Moyenne(MTTF) 1801,12 275,656 1334,35 2431,18
Ecart type 2354,62 444,511 1626,40 3408,89
Médiane 965,521 173,349 679,106 1372,73
Premier 309,821 76,7482 190,657 503,464
quartile(Q1)
Troisième 2365,19 362,263 1751,83 3193,30
quartile(Q3)
Etendue 2055,37 313,927 1523,64 2772,67
interquartile(EIQ)

 Tableau des percentiles

IC normal de 95,0 %
Erreur
Pourcentage Percentile type Inférieur Supérieur
1 4,05669 2,42482 1,25713 13,0908
2 10,0027 5,21251 3,60205 27,7771
3 17,0058 8,10347 6,68326 43,2718
4 24,8302 11,0491 10,3802 59,3957
5 33,3550 14,0293 14,6265 76,0646
6 42,5061 17,0338 19,3795 93,2308
7 52,2340 20,0566 24,6100 110,865
8 62,5039 23,0944 30,2970 128,948
9 73,2906 26,1452 36,4247 147,469
10 84,5752 29,2077 42,9817 166,419

45
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

20 223,101 60,4957 131,127 379,588


30 409,058 93,6239 261,195 640,627
40 650,769 130,258 439,593 963,393
50 965,521 173,349 679,106 1372,73
60 1384,94 228,399 1002,43 1913,41
70 1971,11 306,830 1452,81 2674,31
80 2868,47 436,969 2128,05 3866,50
90 4557,21 720,032 3343,57 6211,37
91 4828,53 769,809 3532,71 6599,66
92 5135,98 827,512 3745,22 7043,19
93 5489,63 895,524 3987,37 7557,88
94 5904,40 977,407 4268,44 8167,38
95 6403,60 1078,82 4602,79 8908,97
96 7026,74 1209,53 5014,59 9846,30
97 7848,88 1388,39 5549,30 11101,4
98 9041,32 1659,54 6309,47 12956,0
99 11163,6 2171,84 7624,39 16345,6

Figure IV.3: Diagramme de Présentation de loi pour TBF (h)

 Interprétation des résultats


Le tableau des percentiles permet de déterminer les moments de défaillance de divers
pourcentages des pièces constituants la Turbine à gaz G.E 3002.

46
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

IV.2.2.3.Exploitation des formules mathématiques pour l’étude de l’FMD : cas loi de


Weibull

A. Recherche de MTBF
MTBF = γ + Aη : la valeur de A et donne par le tableau de Weibull.

γ=0

β = 0,7736 =>A= 1.13300, B = 1.42816 [ANNEXE B ]

η = 1551

La valeur de β (0,7736) mis en évidence que l’équipement est en état de jeunesse. A la


première vue cette valeur, comparativement avec l’âge du turbinea gaz, taux d’exploitation et
l’environnement de travail très agressif, est contradictoire avec l’état du bien.
MTBF ═ 0 + 1.133 ×1551= 1757.283 h

B. Recherche de l'écart type

σ(t) = B× η

La valeur de Best donnée par le tableau de Weibull.

σ(t) = 1.42816×1551= 2215.08

C. Détermination des fonctions f(t), F(t), R(t) et λ(t)


 La densité de probabilité f(t)

β t − γ β−1 t−γ β
f(t) = ( ) exp [− ( ) ]
η η η

0.7736−1 0.7736
0.7736 t t
f(t) = ( ) exp [− ( ) ]
1551 1551 1551
−0.2264 0.7736
t t
f(t) = 0.0005 ( ) exp [− ( ) ]
1551 1551

 La fonction de répartition F (t)

t−γ β
F(t) = 1 − exp [− ( ) ]
η
0.7736
t
F(t) = 1 − exp [− ( ) ]
1551

47
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

 La fonction de fiabilité R (t)


t−γ β
R(t) = exp [− ( ) ]
η

0.7763
t
R(t) = exp [− ( ) ]
1551

 La fonction du taux de défaillance λ (t)


𝛽 𝑡 − 𝛾 𝛽−1
λ(𝑡) = ( )
𝜂 𝜂

0.7736−1
0.7736 𝑡
λ(𝑡) = ( )
1551 1551

λ(𝑡)= 0.0005× (t/1551)-0.2264

D. Les valeurs des f (t), F (t), R (t) et λ (t) associées à la MTBF

1. La densité de probabilités f (t)


t=MTBF d’où f(MTBF) = 0.018 %
On a : 0.018 %de chance pour quelle Turbine à gaz tombe en panne juste àt = 1757.283h.

2. La fonction de répartition F (t)


t=MTBF d’où F(t) = F(MTBF) = 66.7 %
Dans ce cas on à 66.7 % de chance pour que leTurbine à gaz ne tombe en panne entre (0 et
1757.283h).

3. La fonction de fiabilité R (t)


T=MTBF d’où R(MTBF) = 33.3 %
On a : 33.3 %pour que le Turbine a gaz tomber en panne au hors delà de t =1757.283h.

4. La fonction du taux de défaillance λ (t)


T=MTBF d’où λ (MTBF) = 0.049 %
On a 0.0.49 %de chance pour que notre le Turbine à gaz tombe en panne à = 1757.283h
sachant qu’il était bon a (t - dt).

48
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

E. Tableau représentative des fonctions R(t), F(t), λ (t) et f(t)

TBF NI (TBF) Σni F(ti)=Σni/N F(t) % R(t) % λ(t) % f(t) %


(heure)
25 1 1 0,01388889 4,020760 95,979239 0,12730073 0,0615538
43 1 2 0,02777778 74
6,052125 3
93,947874 0,11259193 8
0,0527728
44 1 3 0,04166667 37
6,157309 6
93,842690 0,11200743 3
0,0524281
63 1 4 0,05555556 83
8,046802 2
91,953197 0,10326516 1
0,0473138
72 1 5 0,06944444 15
8,882448 9
91,117551 0,10019001 5
0,0455343
96 1 6 0,08333333 87
10,97080 1
89,029199 0,09387248 6
0,0419127
111 1 7 0,09722222 02
12,19206 8
87,807933 0,09083713 0,0401897
120 1 8 0,11111111 61
12,89894 9
87,101057 0,08924787 6
0,0392923
138 1 9 0,125 24
14,26162 6
85,738371 0,08646809 1
0,0377304
144 1 10 0,13888889 9
14,70207 85,297924 0,08563893 9
0,0372666
156 1 11 0,15277778 59
15,56414 1
84,435858 0,08410099 2
0,0364087
192 1 12 0,16666667 11
18,01692 9
81,983079 0,08023893 2
0,0342690
200 1 13 0,18055556 04
18,53779 6
81,462206 0,07950077 3
0,0338625
245 1 14 0,19444444 33
21,32810 7
78,671897 0,07593068 3
0,0319080
276 1 15 0,20833333 21
23,12926 9
76,870733 0,07390991 6
0,0308105
279 1 16 0,22222222 62
23,29889 8
76,701101 0,07372923 5
0,0307127
286 1 17 0,23611111 81
23,69166 9
76,308333 0,07331676 4
0,0304896
303 1 18 0,25 69
24,62840 1
75,371598 0,07236456 4
0,0299756
314 1 19 0,26388889 15
25,22212 5
74,777877 0,07178268 8
0,0296623
374 1 20 0,27777778 25
28,30495 5
71,695044 0,06899639 4
0,0281698
408 1 21 0,29166667 58
29,94696 2
70,053037 0,06765051 7
0,0274537
412 1 22 0,30555556 3
30,13560 69,864399 0,06750125 7
0,0273745
432 1 23 0,31944444 01
31,06516 9
68,934833 0,0667807 5
0,0269926
460 1 24 0,33333333 62
32,33005 8
67,669948 0,06583793 9
0,0264944
480 1 25 0,34722222 14
33,20886 6
66,791137 0,06520659 8
0,0261617
503 1 26 0,36111111 29
34,19543 1
65,804565 0,06451928 7
0,0258004
504 1 27 0,375 43
34,23776 7
65,762236 0,06449028 0,0257851
516 1 28 0,38888889 38
34,74214 2
65,257859 0,06414763 7
0,0256053
593 1 29 0,40277778 06
37,83082 4
62,169170 0,06215913 7
0,0245663
610 1 30 0,41666667 92
38,48064 8
61,519357 0,06176264 5
0,0243601
613 1 31 0,43055556 25
38,59418 5
61,405817 0,06169408 0,0243244
614 1 32 0,44444444 3
38,63195 61,368044 0,06167131 6
0,0243126
644 1 33 0,45833333 54
39,74814 6
60,251850 0,06100884 3
0,0239688
658 1 34 0,47222222 97
40,25809 3
59,741908 0,06071251 4
0,0238153
673 1 35 0,48611111 17
40,79698 3
59,203012 0,06040347 4
0,0236554
688 1 36 0,5 8
41,32834 58,671652 0,06010277 5
0,0235000
697 1 37 0,51388889 71
41,64362 9
58,356377 0,05992618 6
0,0234088
708 1 38 0,52777778 27
42,02542 3
57,974577 0,05971411 9
0,0232994
773 1 39 0,54166667 29
44,20559 1
55,794401 0,05853838 9
0,0226946
822 1 40 0,55555556 85
45,76859 5
54,231405 0,05772947 4
0,0222801
851 1 41 0,56944444 41
46,66325 9
53,336740 0,05727808 9
0,0220495
94 6 3

49
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

974 1 42 0,58333333 50,22897 49,771021 0,05555393 0,0211725


1065 1 43 0,59722222 86
52,65237 4
47,347626 0,05444181 5
0,0206103
1164 1 44 0,61111111 37
55,10633 3
44,893663 0,05335717 9
0,0200648
1187 1 45 0,625 66
55,65137 4
44,348626 0,05312132 4
0,0199465
1499 1 46 0,63888889 34
62,24166 6
37,758336 0,05038752 7
0,0185854
1540 1 47 0,65277778 32
63,00949 8
36,990500 0,05008063 4
0,0184337
1587 1 48 0,66666667 98
63,86503 2
36,134967 0,04974093 8
0,0182661
1710 1 49 0,68055556 26
65,98679 4
34,013202 0,04890736 8
0,0178561
1725 1 50 0,69444444 71
66,23455 9
33,765442 0,04881075 8
0,0178087
1736 1 51 0,70833333 71
66,41479 9
33,585207 0,04874055 7
0,0177743
1834 1 52 0,72222222 28
67,96802 2
32,031976 0,04813832 4
0,0174795
2136 1 53 0,73611111 35
72,22185 5
27,778143 0,04650534 0,0166848
2175 1 54 0,75 67
72,71890 3
27,281095 0,04631522 3
0,0165927
2283 1 55 0,76388889 49
74,03963 1
25,960366 0,04580984 8
0,0163485
2306 1 56 0,77777778 32
74,31075 8
25,689247 0,045706 7
0,0162984
2497 1 57 0,79166667 27
76,43463 3
23,565364 0,04488993 8
0,0159058
2622 1 58 0,80555556 58
77,71053 2
22,289460 0,04439623 8
0,0156692
2938 1 59 0,81944444 91
80,58615 9
19,413848 0,04326708 7
0,0151307
3211 1 60 0,83333333 12
82,72342 8
17,276575 0,0424054 7
0,0147223
3445 1 61 0,84722222 47
84,33922 3
15,660775 0,04173543 6
0,0144063
3524 1 62 0,86111111 44
84,84465 6
15,155349 0,04152174 6
0,0143058
3766 1 63 0,875 01
86,27971 9
13,720283 0,04090206 6
0,0140152
3777 1 64 0,88888889 64
86,34113 6
13,658862 0,04087506 2
0,0140025
5009 1 65 0,90277778 76
91,59783 4
8,4021612 0,03834431 8
0,0128285
5041 1 66 0,91666667 88
91,69998 5
8,3000179 0,03828906 7
0,0128031
5288 1 67 0,93055556 21
92,44334 5
7,5566538 0,03787663 7
0,0126139
6800 1 68 0,94444444 62
95,66050 2
4,3394941 0,03578034 3
0,0116611
8578 1 69 0,95833333 58
97,65995 7
2,3400407 0,03394735 8
0,0108411
10372 1 70 0,97222222 93
98,70834 3
1,2916551 0,03251871 6
0,0102109
11422 1 71 0,98611111 49
99,07774 0,9222535 0,03181645 6
0,0099041
12724 1 72 1 65
99,38680 1
0,6131952 0,03104829 7
0,0095709
47 5 2
Tableau IV.2:représentative des fonctions R(t), F(t), λ (t) et f(t)

F. Test d'adéquation
Dans certains cas il est intéressant pour valider une loi de fiabilité de tester les hypothèses
pour savoir si nous devons rejeter ou non le modèle propose.

 Vérification de la validité du test de Kolmogorov-Smirnov :


Ce test peut-être appliquer quel que soit le nombre d'observation sans aucune restriction ne
soit nécessaire. Il consiste à comparer la fonction de réparation réelle des défaillances F(t)
avec la fonction de réparation théorique F (ti).
On mesure l'écart point par point entre deux fonctions.

50
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

Dni= │F(t) – F(ti)│


On montre que :
Dni= max│F(t) – F(ti)│<Dn,α

Sachant que :
D n, α : est titre de la table de « Kolmogorov-Smirnov »
n : nombre d'observation.
α : risque d'erreur (on prend α = 0,01).
TBF (heure) F (ti)=Σni/N F(t) Dni

25 0,01388889 0,04020761 0,02631872


43 0,02777778 0,06052125 0,03274348
44 0,04166667 0,0615731 0,01990643
63 0,05555556 0,08046802 0,02491247
72 0,06944444 0,08882449 0,01938004
96 0,08333333 0,109708 0,02637467
111 0,09722222 0,12192066 0,02469844
120 0,11111111 0,12898942 0,01787831
138 0,125 0,14261629 0,01761629
144 0,13888889 0,14702076 0,00813187
156 0,15277778 0,15564141 0,00286363
192 0,16666667 0,1801692 0,01350254
200 0,18055556 0,18537793 0,00482238
245 0,19444444 0,21328102 0,01883658
276 0,20833333 0,23129266 0,02295933
279 0,22222222 0,23298898 0,01076676
286 0,23611111 0,23691667 0,00080556
303 0,25 0,24628401 0,00371599
314 0,26388889 0,25222123 0,01166766
374 0,27777778 0,28304956 0,00527178
408 0,29166667 0,29946963 0,00780296
412 0,30555556 0,301356 0,00419955
432 0,31944444 0,31065166 0,00879278
460 0,33333333 0,32330051 0,01003282
480 0,34722222 0,33208863 0,01513359
503 0,36111111 0,34195434 0,01915677
504 0,375 0,34237764 0,03262236
516 0,38888889 0,34742141 0,04146748
593 0,40277778 0,37830829 0,02446949
610 0,41666667 0,38480642 0,03186024
613 0,43055556 0,38594183 0,04461373
614 0,44444444 0,38631955 0,05812489
644 0,45833333 0,3974815 0,06085184
658 0,47222222 0,40258092 0,0696413
673 0,48611111 0,40796988 0,07814123
688 0,5 0,41328347 0,08671653
697 0,51388889 0,41643623 0,09745266
708 0,52777778 0,42025423 0,10752355

51
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

773 0,54166667 0,44205599 0,09961068


822 0,55555556 0,45768594 0,09786961
851 0,56944444 0,46663259 0,10281185
974 0,58333333 0,50228979 0,08104355
1065 0,59722222 0,52652374 0,07069849
1164 0,61111111 0,55106337 0,06004775
1187 0,625 0,55651373 0,06848627
1499 0,63888889 0,62241663 0,01647226
1540 0,65277778 0,630095 0,02268278
1587 0,66666667 0,63865033 0,02801634
1710 0,68055556 0,65986797 0,02068758
1725 0,69444444 0,66234557 0,03209887
1736 0,70833333 0,66414793 0,04418541
1834 0,72222222 0,67968023 0,04254199
2136 0,73611111 0,72221857 0,01389254
2175 0,75 0,72718905 0,02281095
2283 0,76388889 0,74039633 0,02349256
2306 0,77777778 0,74310753 0,03467025
2497 0,79166667 0,76434636 0,02732031
2622 0,80555556 0,77710539 0,02845016
2938 0,81944444 0,80586151 0,01358293
3211 0,83333333 0,82723425 0,00609909
3445 0,84722222 0,84339224 0,00382998
3524 0,86111111 0,8484465 0,01266461
3766 0,875 0,86279716 0,01220284
3777 0,88888889 0,86341138 0,02547751
5009 0,90277778 0,91597839 0,01320061
5041 0,91666667 0,91699982 0,00033315
5288 0,93055556 0,92443346 0,00612209
6800 0,94444444 0,95660506 0,01216061
8578 0,95833333 0,97659959 0,01826626
10372 0,97222222 0,98708345 0,01486123
11422 0,98611111 0,99077746 0,00466635
12724 1 0,99386805 0,00613195

Tableau IV.3: Représentation de l’écart par point (Dni) entre les fonctions F(t) et F(ti)

A partir de la table de Kolmogorov-Smirnov on a : [ANNEXE A ]


1,63
D n, α = D60,0.01= = 0,1921Cependant :
√72
D ni = max │F(t) – F (ti) │= 0,1075<0,1921
Comme D72<Dn,αla loi de Weibull est adéquate pour l’analyse de notre historique.
Autrement dit la loi de Weibull permet de décrire le comportement du turbine à gaz.

Note :Le teste de Kolmogorov-Smirnov calcul confirme les résultats obtenir par le teste de
Anderson-Darling pas plus.

52
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

IV.2.2.4. Graphiques des fonctions R(t), F(t), λ (t) et f (t) en fonction du TBF
A. La fonction de fiabilité R (t)

Figure IV.4 : Variation de la fiabilité R (t) en fonction de TBF.

La chute de la fiabilité signifie que le turbine à gaz étudie a subi plusieurs arrêts dus à des
défauts : de fabrication, conception, assemblage ou bien à un contrôle de qualité insuffisant.
De plus cette décroissance est due probablement a une mauvaise utilisation (non-respect des
exigences de la construction) ou par l'absence d'une maintenance adéquate.
B.La fonction de réparation théorique F(t)

Figure IV.5 : Variation de la fonction de réparation F(t) en fonction de TBF

53
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

La courbe montre que la probabilité cumulée de défaillance est croissante, ce qui signifie que
le Turbine a gaz étudié à subi de plus en plus de problèmes mécaniques. Cela veut dire que
plus on n'intervient pas à temps et plus le risque d'arrêts augmente.

C. Le taux de défaillance λ(t)

Figure IV.6: La courbe du taux de défaillance λ(t) en fonction de TBF

Après la première mise en service le risque de défaillance est élève qui diminue au fil du
temps. Le taux de défaillance décroit et tend vers une valeur constante non nulle. L’allure de
la courbe est typique du période de jeunesse (courbe en baignoire)

D. La Densité de probabilité f(t)

Figure IV.7 : La courbe de la densité de probabilité f(t) en fonction de TBF


54
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

D'après le graphe de la figure IV.5 on remarque que la probabilité instantanée de défaillance


est en diminution. L'intérêt de cette fonction et de voir comment se distribue les défaillances
autour de MTBF d'un matériel. En effet, la courbe montre que la plupart des défaillances
arrivent dans un intervalle très faible est proche de la MTBF (entre 25 h et 1736 h). Au-delà
de t=MTBF =1757.283h la fréquence de défaillance est plus faible (intervalle de temps de
mise en panne important avec probabilité instantanée de défaillance plus faible).
β< 1: au-delà de t=1736hla distribution n'est pas serrée (serrée signifie que toutes les
défaillances arrivent dans un intervalle très faible est proche de la MTBF).

IV.2.3. Estimation de la maintenabilité

Partant d'une hypothèse que le taux de réparation μ(t) constant. Pour obtenir un taux de
réparation constant, il suffit de remplacer instantanément toute entité réparée par une nouvelle
entité défaillante. Le taux de défaillance μ (t) est donc proportionnel au nombre de réparations
relevées sur un intervalle de temps très court dt autour de t.

N° de TTR en N° de TTR N° de TTR N° de TTR en h


panne h panne en h panne en h panne
1 107 16 60 31 32 46 7
2 2 17 1 32 40 47 15
3 2 18 30 33 2 48 8
4 1 19 80 34 8 49 14
5 2 20 32 35 6 50 78
6 3 21 24 36 29 51 4
7 2 22 117 37 2 52 3
8 1 23 3 38 35 53 4
9 2 24 3 39 4 54 15
10 2 25 2 40 50 55 10
11 160 26 10 41 25 56 50
12 2 27 6 42 13 57 5
13 3 28 35 43 12 58 4
14 1 29 40 44 27 59 2
15 1 30 10 45 8 60 6

Tableau IV.4 : Représentation le temps de réparation


A. Calcul du MTTR
MTTR = (temps cumuler de réparation pour maintenance corrective) / (nombre
d'intervention) :
∑ TTR 1255
MTTR = =
Ni 60
MTTR = 20.917 h
B. Taux de réparation μ
1 1
μ= = = 0,0478 h-1
MTTR 20.917

55
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

C. La Fonction de la Maintenabilité stricte M (t)


M(t) = 1- 𝑒 −μt
M(t) = 1- 𝑒 −0,0478 t
Pour t = MTTR = 20.917 h d’où M(t) = 63.20%
On place le TTR en ordre croissant, et pour chaque TTR on calcul sa probabilité de
correspondant à la valeur de M (t).

μ TTR M(t) μ TTR M(t) μ TTR M(t)


0.0478 1 0,04667557 0.0478 3 0,13359256 0.0478 15 0,51178529
0.0478 1 0,04667557 0.0478 3 0,13359256 0.0478 24 0,68247541
0.0478 1 0,04667557 0.0478 4 0,17403262 0.0478 25 0,69729605
0.0478 1 0,04667557 0.0478 4 0,17403262 0.0478 27 0,72489433
0.0478 1 0,04667557 0.0478 4 0,17403262 0.0478 29 0,74997641
0.0478 2 0,09117253 0.0478 4 0,17403262 0.0478 30 0,7616464
0.0478 2 0,09117253 0.0478 5 0,21258512 0.0478 32 0,7833777
0.0478 2 0,09117253 0.0478 6 0,24933815 0.0478 32 0,7833777
0.0478 2 0,09117253 0.0478 6 0,24933815 0.0478 35 0,81231683
0.0478 2 0,09117253 0.0478 6 0,24933815 0.0478 35 0,81231683
0.0478 2 0,09117253 0.0478 7 0,28437572 0.0478 40 0,85221548
0.0478 2 0,09117253 0.0478 8 0,31777789 0.0478 40 0,85221548
0.0478 2 0,09117253 0.0478 8 0,31777789 0.0478 50 0,90837032
0.0478 2 0,09117253 0.0478 8 0,31777789 0.0478 50 0,90837032
0.0478 2 0,09117253 0.0478 10 0,3799778 0.0478 60 0,94318756
0.0478 2 0,09117253 0.0478 10 0,3799778 0.0478 78 0,97596874
0.0478 3 0,13359256 0.0478 12 0,43650679 0.0478 80 0,97815974
0.0478 3 0,13359256 0.0478 13 0,46280816 0.0478 107 0,99399162
0.0478 3 0,13359256 0.0478 14 0,48788189 0.0478 117 0,99627467
0.0478 3 0,13359256 0.0478 15 0,51178529 0.0478 160 0,999523

Tableau IV.5 : Représentation de Maintenabilité M(t).

56
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

IV.2.3.1. Représentation graphique de la courbe de la maintenabilité M(t) en fonction de TTR

La courbe de Maintenabilité est représentée dans la figure suivant :

Figure IV.8 : La maintenabilité M (t) en fonction de TTR

on observe presque 51.6% des TTR sont des temps inferieurs ou égales a MTTR, ce qui
justifier la bonne maintenabilité de la Turbine a gaz, et que le service maintenance de
l’entreprise peux faire la remise en état de fonctionnement de la Turbine a gaz après chaque
panne.

IV.2.4. Estimation de la disponibilité


IV.2.4.1. La disponibilité instantanée D (t)
Avec la supposition que le taux de réparation μ constant, et le taux de défaillance associe à la
MTBF constant, alors la disponibilité instantanée égale à :
µ λ
D(t) = λ+ µ+ λ+ µ 𝑒 −(𝜆+µ)𝑡

𝟎,𝟎𝟒𝟕𝟖 0.00049
D(t) = 𝟎.𝟎𝟎𝟎𝟒𝟗 + 𝟎,𝟎𝟒𝟕𝟖+ 𝟎.𝟎𝟎𝟎𝟒𝟗 + 𝟎,𝟎𝟒𝟕𝟖 𝑒 −(𝟎.𝟎𝟎𝟎𝟒𝟗 +𝟎,𝟎𝟒𝟕𝟖)𝑡

D(t) = 0,990+ 0,010 𝑒 −(0,04829)𝑡 Pour t = MTTR = 20.917 h d’où D(t) = 99.36%

On classe le TTR en ordre croissant, et pour chaque TTR on calcul sa probabilité de


correspondant à la valeur de D(t)

57
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

TTR D(t) TTR D(t) TTR D(t) TTR D(t) TTR D(t)
1 0,9995 2 0,9990 4 0,9982 12 0,9956 35 0,9918
1 0,9995 2 0,9990 4 0,9982 13 0,9953 35 0,9918
1 0,9995 2 0,9990 5 0,9978 14 0,9950 40 0,9914
1 0,9995 2 0,9990 6 0,9974 15 0,9948 40 0,9914
1 0,9995 3 0,9986 6 0,9974 15 0,9948 50 0,9908
2 0,9990
2857 3 0,9986
5135 6 0,9974
8458 24 0,9931
4639 50 0,9908
9412
2 0,9990 3 0,9986 7 0,9971 25 0,9929 60 0,9905
2 0,9990 3 0,9986 8 0,9967 27 0,9927 78 0,9902
2 0,9990
7937 3 0,9986
5135 8 0,9967
9553 29 0,9924
149 80 0,9902
313
2 0,9990 3 0,9986 8 0,9967 30 0,9923 107 0,9900
2 0,9990 4 0,9982 10 0,9961 32 0,9921 117 0,9900
2 0,9990 4 0,9982 10 0,9961 32 0,9921 160 0,9900
7937 435 6992 3252 0441
Tableau IV.6 :Etude de la disponibilité

IV.2.4.2. Représentation graphique de la courbe de la disponibilité D(t) en fonction de


TTR

Figure IV.9 : Variation de la disponibilité D(t) en fonction de TTR

Lorsqu’on étudie la fiabilité, on s’intéresse non seulement a la probabilité de panne, mais


aussi au nombre de pannes et, en particulier, au temps requis pour faire les réparations. Dans
cette perspective, deux nouveaux paramètres de la fiabilité deviennent notre centre d’intérêt.

58
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

La disponibilité D(t) est une grandeur instantanée. L’entité peut donc avoir subi une
panne puis une réparation avant l’instant t, contrairement a la fiabilité R(t) qui est une
grandeur mesurée sur une durée. La confusion entre disponibilité et fiabilité est due au fait
que ces deux concepts sont équivalents quand le système est non réparable. La courbe
représentative de la disponibilité en fonction du temps technique de réparation décroit
rapidement puis elle a la tendance de se stabilisée (devenir constante). Cela revient au constat
que, sous réserve d’une politique de maintenance efficace, au bout d’un temps donné les
entités ont atteint leur limite asymptotique de disponibilité.
IV.3.Analyse de L’AMDEC

Aujourd’hui, l’intérêt économique de la fonction maintenance réside dans


l’anticipation des anomalies potentielles, plus que dans les actions correctives, c'est-
à-dire dans la maîtrise de l’ensemble des éléments du processus de production. Dans
ce contexte l’AMDEC constitue incontestablement un véritable outil d’optimisation
de la fiabilité, la maintenabilité, la disponibilité ainsi que le coût de la maintenance.

IV.3.1.Objectifs de l'AMDEC
L'AMDEC est une procédure d'analyse des modes de défaillance et de leurs effets
On distingue 2 types d'AMDEC :
a) AMDEC de conception : Analyse prévisionnelle des défaillances
- Amélioration de la conception
- Définition de la maintenance
b) AMDEC de maintenance : Analyse des défaillances observées
- Amélioration de la maintenance
- Modification ponctuelle de la conception

IV.3.2.Méthodologie d'une AMDEC


1. Constitution d'un groupe de travail
2. Décomposition fonctionnelle du système
3. Evaluation des défaillances potentielles
4. Détermination des modes de défaillance, de leurs effets et de leurs causes
5. Evaluation et notation de chaque cause de défaillance
- F: probabilité d'apparition ou d'occurrence de la cause de la défaillance
- G : gravité de la défaillance
- D : probabilité de non détection de la cause de la défaillance
6. Calcul de criticité et hiérarchisation
- L'indice de criticité C est obtenu par : C = F × G× D

7. Déduction des actions correctives à mener

59
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

Grille de cotation
Niveau de fréquence F Définition des niveaux
Fréquence très faible Défaillance rare : Moins d’une défaillance par an
Défaillance possible : Moins d’une défaillance par
Fréquence faible
trimestre
Défaillance fréquente : Moins d’une défaillance par
Fréquence moyenne
semaine
Défaillance très fréquente: plusieurs défaillances par
Fréquence forte
semaine
Tableau IV.7: Grille de cotation de fréquence.

Niveau de gravité : G Définition des niveaux


Défaillance mineure : -arrêt de production inférieur à 2 mn,
Gravité mineure
-aucune dégradation notable du matériel
Défaillance significative : -arrêt de production de 2 à 20
Gravité significative mn, -remise d’état de courte durée ou une petite réparation
sur place nécessaire.
Défaillance moyenne : -arrêt de production de 20 mn à 1
Gravité moyenne
heure, -changement du matériel défectueux nécessaire
Défaillance majeure : -arrêt de production de 1 à 2 heures,
Gravité majeure -intervention importante sur sous ensemble, -production de
pièces non conformes non détectées
Défaillance catastrophique : -arrêt de production supérieur
Gravité catastrophique
à 2 heures, -intervention nécessitent des moyens coûteux
Tableau IV.8: Grille de cotation de la gravité.

Niveau de la probabilité de non détection : D Définition des niveaux


Détection évidente Défaillance précocement détectable
Détection possible Défaillance détectable
Détection improbable Défaillance difficilement détectable
Détection impossible Défaillance indétectable
Tableau IV.9: Grille de cotation de la probabilité d’occurrence.

60
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

IV.3.3 Calcul de la criticité

Tableau de la criticité de la défaillance selon les trois critères classiques F, D, G (Coeff de 1 à


4) [HERROU, 2005]

NON DETECTION
indice FREQUENCE (F) indice GRAVITE (G) indice
(D)
défaillance maxi par pas d'arrêt de Visible par
1 1 1
an production l’operateur
Détection aisée par
défaillance maxi par
2 2 Arrêt≤ 1 heure 2 un agent
trimestre
maintenance
défaillance maxi par heure≤ arrêt≤1
3 3 3 Détection difficile
mois jour
défaillance maxi par
4 4 1arrêt > 1 jour 4 Indécelable
semaine

Tableau IV.10: La criticité de la défaillance selon les trois critères classiques F, D, G.

IV.3.4.Application de l’AMDEC sur le TURBINE A GAZ

L’AMDEC est une méthode de réflexion créative qui repose essentiellement sur la
décomposition fonctionnelle de système en éléments simples jusqu’au niveau des composants
les plus élémentaires.

Turbine à
gaz

Compresseur Section Section


axial combustion turbine

Figure IV.10 : Décomposition du système

61
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

Date de AMDEC MACHINE


l’analyse : Système : turbine à gaz
16/12/2016 Sous-système : Compresseur axial
Elément Fonction Mode de Cause de la Effet de la détection
défaillance défaillance Défaillance
Rotor Assurer le - Usure - Fatigue Arrêt de Mark VI
mouvement de - Rupture - Mauvais compresseur
rotation et graissage
comprimer l’air
Stator Former la - Déformation - Pompage Arrêt de - Bruit
structure externe - Usure de compresseur - Mark
principale et compresseur VI
supporter le - Fatigue
rotor à l’endroit
des paliers
Corps Diriger l’air de - Usure - Corrosion Mauvaise Faible
d’admission manière - Rupture - Surcharge filtration débit
uniforme dans le d’air d’air
compresseur
Les paliers Soutienne le Usure - - Fatigue Echauffement Bruit -
No. 1 et 2 rotor du Cassure - Vibration - Blocage de Mark VI
compresseur/tur - Mauvais rotor HP
bine de haute alignement
pression et - Mauvais
assurer le graissage
graissage
Tableau IV.11: Analyse AMDEC compresseur axial [4]
Elément Criticité Action Corrective
F D G C
Rotor 1 4 4 16 - Vérifier le système de graissage -
Vérifier le rotor
Stator 1 4 4 16 - Redressement - Vérifier le stator
Corps 1 3 1 3 - Nettoyage ou changement de filtre -
d’admission Changer les Corps d’admission
Les paliers 3 4 2 24 - Vérifier le système de graissage -
No. 1 et 2 Changement des paliers - paliers
Contrôler la qualité sur les nouveaux
paliers
Tableau IV.12 : calcul de la criticité et proposition de remèdes compresseur

62
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

Date de AMDEC MACHINE


l’analyse : Système : turbine à gaz
16/12/2016 Sous-système :Section combustion.
Elément Fonction Mode de Cause de la Effet de la détection
défaillance défaillance Défaillance
Bougie Déclencher la - Grippage - Echauffement Pas de Mark VI
d’allumage combustion du Eraillure local combustion
mélange (fuel
gaz +l’air de
compresseur
axial)
Joint Assurer Usure Fatigue Echauffement - Fuite de
d’étanchéité l’étanchéité gaz - Mark
VI
Tubes à Relier les 12 - Flambage – Echauffement Mauvaise Thermocou
flamme chambres de Usure – Corrosion - combustion ple - Mark
combustion et Fatigue VI
permette la
propagation de
la flamme
Tableau IV.13 : Analyse AMDEC Section combustion [4]

Elément Criticité Action Corrective


F D G C
Bougie 1 3 1 3 -Nettoyage ou changement bougie
d’allumage d’allumage
Joint 2 3 2 12 -Changement des joints
d’étanchéité
Tubes à 2 4 4 32 -Changer les tubes à flamme
flamme

Tableau IV.14 : calcul de la criticité et proposition de remèdes section combustion

63
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

Date de AMDEC MACHINE


l’analyse : Système : turbine à gaz
16/12/2016 Sous-système : Section turbine
Elément Fonction Mode de Cause de la Effet de la détection
défaillance défaillance Défaillance
Stator Former la -Déformation - Pompage de Mauvais Bruit -
structure de – Usure compresseur- fonctionnement Mark VI
la turbine à Fatigue
gaz
Segments Assemblé - Usure - - Fatigue Vibration - Mark
l’injecteur Rupture -Echauffement VI
dans une
bague de
blocage
Paliers No. 3 Soutiennent - Usure – - Fatigue - Echauffement - - Bruit -
et 4 le rotor de Cassure Vibration - Blocage de Mark VI
basse Mauvais rotor BP
pression/char alignement
ge de turbine
et assurer le
graissage
Goujons Assurer la Desserrage Chocs Vibration Bruit
fixation
Tableau IV.15 : Analyse AMDEC Section Turbine [4]
Elément Criticité Action Corrective
F D G C
Stator 1 4 2 8 -Redressement
- Vérifier le stator
Segments 1 4 3 12 - Changement des segments

Paliers No. 1 4 2 8 - Vérifier le système de graissage -


3 et 4 Changement des paliers
Goujons 3 3 1 9 -serrage

Tableau IV.16 : calcul de la criticité et proposition de remèdes section turbine

IV.3.5.Interprétation des résultats de l’analyse AMDEC


Ce travail a montré la faisabilité de conduire une méthode d’analyse dysfonctionnelle. Cette
approche est basée sur l’analyse AMDEC. La mise en œuvre d’une telle démarche montre sa
contribution dans la réduction des défaillances. En effet elle permet :
 de définir les exigences de sûreté de fonctionnement de manière précise,
 d’identifier les fonctions critiques pour le système,
 de définir la politique de maintenance pour le système et ses composants.

64
Chapitre IV Analyse FMD et AMDEC d’une turbine à gaz

La criticité des conséquences de différentes fonctions critiques pour le système, a été appréciée
selon des échelles de probabilité et de gravité. Au niveau de la fiabilité du système, nous
avons identifié les composants sur lesquels une attention particulière doit être portée.
L’exemple traité dans le cadre de ce travail a été développé suivant une méthode logique et
structurée. Elle a permis de mieux maîtriser le système étudié tout en identifiant les maillons
faibles.
On a choisi la valeur 12 comme seuil de criticité. Les éléments dont la criticité supérieur ou
est égale à 16 sont regroupés dans le tableau. C’est sur ces éléments qu’il faut agir en priorité
en engageant des recommandations appropriées

IV.3.6. Actions d’amélioration


Pour l’amélioration de la disponibilité de la Turbine a gaz MS3002B, il faut concentrer les
actions de maintenance sur la 1ère catégorie (causes ayant une criticité supérieure à 16) en
appliquant une maintenance préventive systématique (contrôle, nettoyage, lubrification, …) et
maintenance conditionnelle (capteurs,…).
Pour la 2éme catégorie (causes ayant une criticité entre 6 et 16) il faut appliquer une
maintenance systématique (changement des équipements périodiquement). Pour le reste
d’équipements (causes ayant une criticité inférieure à 6) on peut appliquer une maintenance
corrective.

IV.4. Conclusion

Les analyses traitées ont été développé suivant une méthode d’investigation des informations
et de suivi assidu perpétuellement sévère sur les lieux. Elle a permis de mieux maîtriser le
système étudié tout en identifiant les maillons faibles et justifier les types de maintenance
appliqués à chaque sous système et composant. Enfin elle constitue une véritable démarche
d’optimisation des coûts de maintenance. L'AMDEC " Moyen de production " par l'analyse
des pannes, la fréquence d'apparition et les temps d'arrêt favorise :

 La mise en place des plans de maintenance préventive


 L'organisation et la réalisation des actions de maintenance
 Améliore les conditions d'intervention

65
Notre séjour dans la région du Haoud El Hamra nous a permis d’acquérir un
aperçu complet du domaine du transport pétrolier. On constate que la région
applique une politique de maintenance éprouvée au quotidien, visant à accroître
l’efficacité de ses équipements.
Une attention particulière est accordée à la maintenance des équipements vitaux
tels que les pompes et les turbines, où est déterminé le phénomène de défaillance
de ces équipements, ce qui permet de choisir une meilleure politique de
maintenance, et donne la possibilité de réduire les temps d’arrêt
Au cours de notre étude, nous sommes attachés à connaître les types de
maintenance préventive appliques aux turbines à gaz car elles sont plus sujettes
aux pannes et le but est de faire face aux éventuelles interruptions et de les éviter
autant que possible. L’analyse des fichiers historiques de la turbine à gaz
MS3002B nous a permis d’étudier et d’évaluer la fiabilité selon le modèle de
weibull, ce qui nous a permis de connaître l’état de la turbine. Pour maîtriser
tous les éléments du processus de production, nous avons réalisé une analyse
AMDEC qui contribue à prédire les schémas de défaillance et leurs effets, ce qui
en fait un véritable outil d’amélioration de la fiabilité.
Enfin, au future travail, on espère d’étendre l’étude de la maintenance de ce
turbopompe par l’outil de gestion de la maintenance assistée par ordinateur
(GMAO) et voir comment ces programmes intègrent de nombreuses fonctions
(gestion des stocks-gestion de production et de la maintenance). Afin
d’améliorer la maintenance globale de la turbine MS3002B, l’entreprise utilise
un programme GMAO, qui est un logiciel à un aspect technico-économique
réalisant des gains appréciable aux entreprises.

66
[1] sonatrach, g- www.sonatrach.com 2020

[2] sonatrach Présentation de la Région Transport Haoud EL Hamra Ouargla le


03/02/2018

[3] sonatrach le code réseau de transport par canalisation Juin 2018

[4] les documentations dans l’entreprise in catalogues techniques

[5] Manuel MS-3000 turbin a gaz pour service sévère , Sonatrach Oléoduce ,
Houad El Hamra-skikda ALGERIE , by GENERAL ELECTRI C

[6] MANUEL DE FORMATION COURS EXP-PR-EQ070 Révision 0.1


Support de Formation: EXP-PR-EQ070-FR Dernière Révision: 13/04/2007

[7] 2005 enspm formation industrie-IFP training, pompes, technologie et


fonctionnement des pompes centrifuges

[8] Institut Algerien du pétrole I.A.P. Turbines à vapeur et gaz. Animateur :


M.SLINI

[9] Gaz Turbine, Classification et mode de fonctionnement de turbine à gaz, Mr


OUTALEB YOUNES

[10] site Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Accouplement _


(m%C3%A9canique)

[11] Cours de STRATEGIE DE MAINTENANCE http://btsmiforges.free.fr/


A.BELHOMME année 10/11

[12] Rapport de revision general par l'équipe de DMB (direction de la


maintenance de Biskra) septembre 2015

67
Test de Kolmogorov Smirnov

Niveau Significatif α
N
0.20 0.15 0.10 0.05 0.01
1 0.900 0.925 0.950 0.975 0.995
2 0.684 0.726 0.776 0.842 0.929
3 0.565 0.597 0.642 0.780 0.828
4 0.494 0.525 0.564 0.624 0.733
5 0.446 0.474 0.510 0.565 0.669
6 0.410 0.436 0.470 0.521 0.610
7 0.381 0.405 0.438 0.486 0.577
8 0.358 0.381 0.411 0.457 0.543
9 0.339 0.360 0.388 0.432 0.514
10 0.322 0.342 0.368 0.410 0.490
11 0.307 0.326 0.352 0.391 0.468
12 0.295 0.313 0.338 0.375 0.450
13 0.284 0.302 0.325 0.361 0.433
14 0.274 0.292 0.314 0.349 0.418
15 0.266 0.283 0.304 0.338 0.404
16 0.258 0.274 0.295 0.328 0.392
17 0.250 0.266 0.286 0.318 0.381
18 0.244 0.259 0.278 0.309 0.371
19 0.237 0.252 0.272 0.301 0.363
20 0.231 0.246 0.264 0.294 0.356
25 0.210 0.220 0.240 0.270 0.300
30 0.190 0.200 0.220 0.240 0.290
35 0.180 0.190 0.210 0.230 0.270

1.07 1.14 1.22 1.36 1.63


>35 N N N N N

68
Distribution de Weibull : valeurs des coefficients A et B en fonction du
paramètre de forme

69

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