Défaillance des barrières de sécurité chez Sonatrach
Défaillance des barrières de sécurité chez Sonatrach
Recherche Scientifique
Filière QHSE-GRI
Mémoire de projet de fin d’études
pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en QHSE-GRI
Composition du Jury :
Président Mr. Abdelkader NAMANE Professeur ENP
Rapporteur/ Promoteur Mr. Amin BENMOKHTAR Professeur ENP
Examinateur 1 Mme. Nadine OUSSEDIK Professeur ENP
Examinateur 2 Mr Aboubakre KARTOUS Maître-Assistant ENP
ENP -2016-
ملخص
. حواجز السالمة تمثل عناصر اساسية لتقليل او وضع حد لالضرار في حالة وقوع حادث صناعي
وهذا باستخدام,الهدف من هذا العمل يتمثل في دراسة تعطل حواجز السالمة لخزان فصل ذو ضغط عالي
حيث يتمثل هدفهما في ايجاد سيناريوهاتHAZOP والثانية هي طريقةAMDEC طريقتين االولى هي طريقة
من اجل تحليل تعطل حواجز السالمة و في النهاية سنقوم بدراسةLOPA ثم سنقوم باستخدام طريقة,الحوادث
. الظواهر الخطيرة الناتجة من تعطل حواجز السالمة
,HAZOP, AMDEC, خزان فصل ذو ضغط عالي, تعطل, حواجز السالمة:كلمات استداللية
الظواهر الخطيرة,سيناريو,LOPA
Abstract
Safety barriers represent essential components to reduce or limit the damage generated
by a major industrial accident. The objective of this work is the study of failure of the
safety barriers for pressured tank of separation, by applying at first two classical
methods of risk analysis: the first one is (AMDEC), the second is the (HAZOP). These
two methods have the purpose of identification of the scenarios of accidents. Secondly,
it is a question of applying an integrated method which is (LOPA) to analyze safety
barriers. Finally, we will study the dangerous phenomena resulting from the failure of
the safety barriers.
Key words: Safety barriers, Failure, pressured tank of separation, HAZOP, AMDEC,
LOPA, scenario.
Résumé
Les barrières de sécurité représentent des éléments essentiels pour réduire ou limiter
les dégâts engendrés en cas de survenance d’un accident industriel majeur. L’objectif
de ce travail, s’agissait d’étudier la défaillance des barrières de sécurité d’un ballon de
séparation haute pression, en appliquant dans un premier temps deux méthodes
classiques d’analyse de risque ,la première est l’analyse des modes de défaillance et de
leurs effets et de leur criticités (AMDEC), la deuxième est la HAZard Opérabilité
(HAZOP) ,ces deux méthodes ont comme but l’identification des scénarios d’accidents,
aussi dans un deuxième temps, il s’agit d’appliquer une méthode intégrée d’analyse de
risque (LOPA) afin d’analyser les barrières de sécurité. Enfin nous allons étudier les
phénomènes dangereux résultant de la défaillance des barrières de sécurité.
Mots clés : barrières de sécurité, défaillance, ballon de séparation haute pression,
HAZOP, AMDEC, LOPA, scénario.
Dédicace
Je dédié ce travail
A mes parents
A toute la famille
A tous mes amis
A ceux qui m’aiment
A ceux qui j’aime
REMERCIEMENTS
J’aimerais en premier lieu remercier mon dieu ALLAH qui m’a donné la volonté et le
courage pour la réalisation de ce travail.
Une pensée affective toute particulière et un grand merci à ma famille et à tous mes
amis.
TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE
LISTE DES FIGURES
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES ABREVIATIONS
INTRODUCTION.....................................................................................................10
CHAPITRE 1 : CONTEXTE GÉNÉRAL, PROBLÉMATIQUE, OBJECTIFS
ET METHODOLOGIE
10
Notre travail comporte trois chapitres :
Enfin, le présent travail sera clôturé par une conclusion générale résumant le travail
accompli, et des recommandations envisagées et des perspectives.
11
CHAPITRE 1 :
CONTEXTE GÉNÉRAL,
PROBLÉMATIQUE, OBJECTIFS
ET METHODOLOGIE
L'objectif de ce chapitre est de définir le cadre industriel dans lequel nous sommes
intervenus. Après avoir présenté l’entreprise SONATRACH et plus particulièrement
sa branche production, nous nous intéresserons à la fonction de séparation
d’hydrocarbure car elle représente une partie essentielle de la production. La partie
suivante concernera la représentation du ballon de séparation haute pression, dont
examinerons le fonctionnement ainsi que ses équipements principaux.
SONATRACH est divisé en quatre Activités : Amont, Aval, Transport par canalisation
et Commercialisation. La Division Production (DP) fait partie intégrante de l’Activité
amont. Les sites de production de la Division Production sont répartis en trois lots en
fonction de leur situation géographique. Le lot 1 regroupe les directions régionales de
Hassi Messaoud (Unités satellites, Borma, Mesdar), Hamra, Rhourde Nouss et Gassi
Touil. Le lot 2 regroupe les directions régionales de Hassi R’Mel (Centre, Nord, Sud,
Djebel Bissa, Oued Noumer et Ait Kheir) et de Haoud Berkaoui (Guellala et Benkehla).
Le lot 3 regroupe les directions régionales d’In Amenas, Stah (Alar, Stah, Mereksen),
Tin Fouye Tabankort et Ohanet.
13
La région de Tin Fouye Tabankort est nichée dans la partie occidentale du bassin
d’Illizi, à 284 kilomètres d’In Amenas, entre le croisement de deux oueds (Tin Fouye)
et d’un puits artésien (Tabankort).
Implantation du champ
La région de Tin Fouye Tabankort est située au sud-est de l’Algérie et englobe neuf
gisements plus ou moins importants répartis sur un vaste territoire. Ces gisements
couvrent, au total, plus de 500 km².
14
1.3. Description des procédés utilisés
La région de Tin Fouye Tabankort est connue par sa capacité de production d’huile, la
positionnant 2eme région productrice d’huile après la région de Hassi Messaoud. Elle
produit en moyenne :
La production de l’huile, du gaz et de l’eau est constituée des groupes d’unités suivants:
15
Figure 1-2 : Plan de circulation de l’huile [1].
Tous les Centres de Séparation sont similaires. Les équipements principaux d’un centre
de séparation sont :
Manifold arrivée des puits : Il reçoit les pipelines de production venant des têtes de
puits d’huile et les deux manifolds intermédiaires.
Le bourbier : C’est un espace réservé pour les rejets d’eau décantée, il peut être d’une
forme rectangulaire, carré ou circulaire avec des superficies variables, en fonction du
débit d’eau rejetée.
16
Le schéma ci-après représente un Centre de Séparation d’huile.
L’huile brute arrive dans le manifold d’entrée à travers lequel elle est dirigé vers les
séparateurs en fonction de sa pression. Le brut à HP est envoyé vers le ballon de
séparation haute pression. Ce ballon de séparation triphasique sépare la phase aqueuse,
l’huile et le gaz. L’eau, avec un faible pourcentage d’huile, est envoyée vers le bourbier
du centre de séparation.
Le gaz récupéré est divisé en différents flux. Une partie du gaz est utilisé comme utilitée
après avoir été filtré. En fonction des centres, un certain pourcentage du gaz est envoyé
à l’Unité de Traitement de Gaz Associé (UTGA), le reste étant dirigé vers les torches.
L’huile est dirigée vers le ballon de séparation BP, où elle subit le même processus que
dans le ballon HP. L’huile stabilisée est envoyée dans les bacs réception et d’expédition.
L’huile stabilisée est ensuite envoyée vers les Centres de Collecte par un système de
pompes Burton.
17
1.3.4.1. Les séparateurs
Nous trouvons le ballon de séparation dans toutes les unités de traitement d’huile, pour
le site TFT, le ballon assure la séparation de l’huile, du gaz et de l’eau par gravité.
Un séparateur est une enceinte sous pression incorporée à un circuit ou elle provoque
un ralentissement de la vitesse d’écoulement de l’effluent, il se présente comme un
réservoir cylindrique disposé soit verticalement, soit horizontalement.
18
- Manomètres : 1,5à 2fois la pression de travail du séparateur.
- Thermomètres sur la sortie huile et gaz.
- Capteur de pression.
- Capteur de niveau.
Les Organes de commande :
- Orifice d’entretien.
- Les purges de vidange.
Le schéma ci-après représente un exemple d’un ballon de séparation
19
Problématique
Le développement de l’industrie pétrochimique a provoqué une augmentation du
nombre d’accidents, à un point tel qu’aujourd’hui nous ne devrions plus les ignorer
si nous voulons garantir la sécurité de nos systèmes, tout en respectant les objectifs de
production.
Pour réduire le niveau de criticité de ce ballon, plusieurs barrières de sécurité sont mises
en place, ces barrières doivent être fortement efficaces afin de réduire le niveau de
risque existant, à un niveau jugé tolérable et à le maintenir dans le temps.
Dans cette optique, nous avons jugé utile de développer un sujet traitant la performance
des barrières de sécurité dans le cadre de la maitrise des risques industriels. Pour ce
faire, les questions que nous devrions poser sont : quelle démarche allons-nous
appliquer pour étudier la défaillance des barrières de sécurité et quels sont les
phénomènes dangereux qui découlent de cette défaillance ?
Objectifs
L’objectif de ce travail est de fournir une méthodologie pour étudier la défaillance des
barrières de sécurité d’un ballon de séparation haute pression situé au centre de
séparation N°1 du site TFT, et de déterminer les phénomènes dangereux résultants de
cette défaillance ainsi que de modéliser les effets du phénomène dangereux le plus
fréquent.
Méthodologie
Pour donner une réponse à notre problématique et pour atteindre les objectifs déjà
soulignés, nous allons représenter une méthodologie qui résume le chemin suivi pour
effectuer notre travail.
La figure 1-5 résume la démarche générale suivie :
20
Figure 1-5: Méthodologie du travail
21
CHAPITRE 2 :
Le danger désigne une nuisance potentielle pouvant porter atteinte aux biens
(détérioration ou destruction), à l’environnement, ou aux personnes. Les dangers
peuvent avoir une incidence directe sur les personnes, par des blessures physiques ou
des troubles de la santé, ou indirecte, au travers de dégâts subis par les biens ou
l’environnement [2].
Selon la norme OHSAS 18001 [3]: "un danger est une source ou une situation pouvant
nuire par blessure ou atteinte à la santé, dommage à la propriété et à l'environnement
du lieu de travail, ou une combinaison de ces éléments ". Les dangers liés à un système
sont inhérents au fonctionnement ou au dysfonctionnement du système, soit extérieur
au système.
Selon Mazouni [4] : le danger se définit comme une propriété intrinsèque inhérente à
un type d'entité ou un type d'événement qui a la potentialité de provoquer un dommage.
D’une façon générale, un risque peut être défini comme la « probabilité d’un danger
menaçant ou portant atteinte à la vie et, plus globalement, au cadre d’existence d’un
individu ou d’un collectif » [5].
« Le risque constitue aujourd’hui un thème central dans nos sociétés » [7], car il
représente une des grandes contradictions de la société postindustrielle : à une qualité
de vie jamais atteinte dans l’histoire de l’humanité, une augmentation des pertes et des
dommages provoqués par des phénomènes naturels extrêmes est observée.
23
2.1.3. Risque industriel majeur
Les effets de ces événements dangereux sont thermiques, mécaniques et toxiques. Les
effets thermiques résultent des incendies et explosions. La transmission de chaleur
s’effectue par rayonnement, par conduction et par convection, et provoque des brûlures
plus ou moins graves. Les effets mécaniques comportent la surpression qui se produit
suite à une onde de choc provoquée par une explosion [9].
La surpression provoque des blessures primaires à tout organe du corps humain qui
contient de l’air (poumons, oreilles, organes abdominaux). Des lésions secondaires
résultent des fragments de l’explosion qui sont projetés sur les personnes ou les biens,
alors que les traumatismes tertiaires sont la conséquence de la chute de la personne à
cause de l’onde de choc [11].
Enfin, la gravité des conséquences d’une exposition à une matière toxique dépend du
niveau de concentration de la matière et de la durée d’exposition [12].
24
2.1.4. Barrière de sécurité
Il est important au cours de l'évaluation des fréquences d'occurrence des causes de bien
identifier si la barrière (technique ou organisationnelle) associée à la cause n'a pas déjà
été prise en compte dans la fréquence de la cause : si la barrière est déjà prise en compte,
elle ne doit pas être prise en compte une deuxième fois en tant que barrière. Par
exemple, si le risque de départ de feu est évalué en tenant compte de l'interdiction de
fumer mise en place sur une zone donnée (retour d'expérience tenant compte de cette
interdiction), on ne tiendra pas compte de l'interdiction de fumer en tant que barrière
supplémentaire [13].
Un phénomène dangereux est la cause qui est capable de provoquer une lésion
physique ou une atteinte à la santé. Une activité industrielle peut être à l’ origine de
différents phénomènes pouvant avoir quatre types d'effets sur les personnes et les
structures, les effets sont :
- Thermiques.
- Toxiques.
- Surpression.
- Projection (liés au précédent).
25
2.2.1. Feu de flaque
Le terme "feu de flaque " ou "feu de nappe " décrit un incendie résultant de la
combustion d’une nappe de combustible liquide. Ce phénomène implique
principalement la surface de la nappe en contact avec l’air. Les dimensions et la
géométrie de la nappe peuvent être tout à fait variables. Il convient ainsi de distinguer:
- Les feux de réservoir : le feu est alors contenu dans une enceinte dont la
surface est déterminée par les dimensions du réservoir.
- Les feux de cuvette (de rétention) : l’extension de la nappe est limitée par
une cuvette de rétention dont le dimensionnement est imposé notamment
par les exigences réglementaires applicables au stockage,
- Les feux de flaque libre, en l’absence de moyens physiques prévus pour
limiter l’extension de la nappe ou lorsque la cuvette de rétention n’est pas
complètement envahie, l’extension de la nappe est alors principalement
fonction des caractéristiques du terrain, des conditions météorologiques et
des conditions de rejet du combustible [14].
La boule de feu est un phénomène rapide qui se produit lors de la rupture d’une
canalisation ou d’un ballon (cuve sous pression, citerne de camion, wagon) remplie
d’un gaz sous pression avec une ignition immédiate. Il se produit alors une boule de feu
qui ne dure que quelques secondes durant lesquelles en fonction de la masse de gaz
relâchée, les dégâts dus aux radiations importantes se propagent loin de la source et
peuvent être considérables [14].
2.2.3. VCE
Un VCE (Vapour Cloud Explosion) est une explosion de gaz à l’air libre .Dans le cas
d’un gaz inflammable, cette explosion produit des effets thermiques et des effets de
pression.
26
- De manière concomitante, dilution et transport du nuage de gaz dont une
partie du volume reste inflammable.
- Inflammation de ce nuage.
- Propagation d’un front de flamme des parties inflammables du nuage ; ce
front de flamme, associé à l’expansion des gaz brûlés, agit à la manière d’un
piston sur les gaz frais environnant et peut être à l’origine de la formation
d’une onde de pression aérienne, appelée déflagration, si sa vitesse de
propagation est suffisante.
- Enfin, le cas échéant, mélange avec l’air et combustion des parties du nuage
qui étaient initialement trop riches en combustible pour être inflammables
[15].
Dans l’environnement industriel, les feux chalumeau appelés également feux torche
peuvent survenir suite à des fuites accidentelles de fluides inflammables, ou à des
évacuations intentionnelles de sous-produits par l’intermédiaire de torchères. Le
système de torchère est très couramment utilisé dans l’industrie pétrolière pour évacuer
sans danger d’importantes quantités de vapeurs inflammables superflues.
Les torchères sont en général des feux torche bien contrôlés par l’industriel et qui
représentent donc que peu de dangers pour l’environnement. En revanche, les feux
torche qui sont le résultat de l’inflammation de fuites accidentelles de gaz ou de liquide
peuvent être très dévastateurs en milieu industriel. Les feux torche accidentels
proviennent en général de fuites à un raccord ou à une vanne, de parois perforées ou de
ruptures de canalisation. Ces fuites produisent des dards enflammés pouvant
occasionner de graves avaries sur le reste de l’installation et donc conduire à la
propagation de l’incendie ou bien provoquer de nouveaux accidents [14].
Le feu de flash, également appelé feu de nuage résulte de la combustion non explosive
d’un nuage de gaz ou de vapeurs inflammables avec l’air en milieu non confiné. En
général, la durée d’un tel feu ne dépasse pas la dizaine de secondes. Les effets d’un feu
flash sont donc limités [14].
27
2.3. Gestion des risques
De manière classique, la gestion du risque est un processus itératif qui inclut notamment
les phases suivantes :
28
2.5. Analyse des risques
L’analyse du risque est définie comme « l’utilisation des informations disponibles pour
identifier les phénomènes dangereux et estimer le risque » [16].
L’analyse des risques vise tout d’abord à identifier les sources de dangers et les
situations associées qui peuvent conduire à des dommages sur les personnes,
l’environnement ou les biens.
Dans un second temps, l’analyse des risques permet de mettre en lumière les barrières
de sécurité existante en vue de prévenir l’apparition d’une situation dangereuse
(barrières de prévention) ou d’en limiter les conséquences (barrières de protection).
29
Figure 2-2 : Démarche d'analyse des risques [17]
L'identification de l'ensemble des relations entre les causes, les dégradations et les
effets, de nombreuses méthodes est basée sur les connaissances expertes. Nous
retiendrons essentiellement l'Analyse des Modes de Défaillances et de leurs Criticités
(AMDEC) et l'HAZard and OPerability study (HAZOP) qui constituent réellement des
30
méthodes synthétiques accompagnées de règles d'analyse se basant sur une description
du système.
L'AMDEC a pour objectif d'examiner comment chaque entité d'une installation peut
tomber en panne. On définit les notions de modes de défaillances, de causes de
défaillances et d'effets d'une défaillance.
Principe
L’Analyse des Modes de Défaillance et de leurs Effets repose notamment sur les
concepts de :
31
- Défaillance, soit la cessation de l’aptitude d’un élément ou d’un système à
accomplir une fonction requise.
- Mode de défaillance, soit l’effet par lequel une défaillance est observée sur un
élément du système.
- Cause de défaillance, soit les évènements qui conduisent aux modes de
défaillances.
- Effet d’un mode de défaillance, soit les conséquences associées à la perte de
l’aptitude d’un élément à remplir une fonction requise.
Déroulement
De manière très schématique, une AMDEC se déroule sous la forme suivante [18]:
32
8. Vérifier que le couple (Probabilité, Gravité) peut être jugé comme
acceptable.
9. Envisager un nouveau mode de défaillance et reprendre l’analyse au
point 4).
10. Lorsque tous les modes de défaillances ont été examinés, envisager un
nouvel état de fonctionnement et reprendre l’analyse au point 3).
11. Lorsque tous les états de fonctionnement ont été considérés, choisir un
nouvel élément ou composant du système et reprendre l’analyse au point2).
Dans les faits, il est intéressant de se doter de tableaux tant en qualité de support pour
mener la réflexion que pour la présentation des résultats. Un exemple de tableau est
fourni ci-dessous.
- Equipement (colonne 1) :
Il est généralement utile de repérer l’équipement considéré à partir des données fournies
dans des diagrammes ou autres plans.
33
- Modes de défaillance (colonne 3) :
La définition des modes possibles de défaillance pour un équipement peut être réalisée
à partir du retour d’expérience associé à l’exploitation d’équipements similaires, de
tests ou essais.
Quel que soit le type d’équipement considéré, la liste suivante tirée de la norme
De plus, cette même norme propose une liste-guide de modes de défaillance génériques,
qui permet d’aider le groupe de travail dans l’analyse. Cette liste est reprise ci-après.
Elle présente une série de modes de défaillance génériques pouvant s’appliquer en
théorie à tous les cas de figure envisageables. Néanmoins, elle pourra être utilement
complétée en vue de tenir compte des spécificités du système étudié.
34
Tableau 2-3: Modes de défaillance génériques [18]
Pour chaque mode de défaillance, il faut identifier les causes potentielles conduisant à
ce mode de défaillance. Un mode de défaillance peut résulter de plusieurs causes, qu’il
convient donc d’inventorier et de numéroter pour plus de facilité.
La liste présentée dans le tableau précédent permet également de préciser des causes
de défaillance dans la mesure où ces causes peuvent parfois s’apparenter à des modes
de défaillance.
35
- Moyens de détection (colonne 7) :
Pour le mode de défaillance envisagé, il faut examiner et consigner les moyens prévus
pour détecter ce mode de défaillance.
Cette étape, dont les résultats sont consignés en colonne 8, vise d’une certaine façon à
caractériser le comportement du système lorsqu’un de ses composants est affecté par
un mode de défaillance.
Limites et avantages
L’AMDEC s’avère très efficace lorsqu’elle est mise en œuvre pour l’analyse de
défaillances simples d’éléments conduisant à la défaillance globale du système. De par
son caractère systématique, et sa maille d’étude généralement fine, elle constitue un
outil précieux pour l’identification de défaillances potentielles et les moyens d’en
limiter les effets ou d’en prévenir l’occurrence.
Comme elle consiste à examiner chaque mode de défaillance, ses causes et ses effets
pour les différents états de fonctionnement du système, l’AMDEC permet d’identifier
les modes communs de défaillances pouvant affecter le système étudié. Les modes
communs de défaillances correspondent à des événements qui de par leur nature ou la
dépendance de certains composants, provoquent simultanément des états de panne sur
plusieurs composants du système. Les pertes d’utilités ou des agressions externes
majeurs constituent généralement des modes communs de défaillance.
36
Dans le cas de systèmes particulièrement complexes comptant un grand nombre de
composants, l’AMDEC peut être très difficile à mener et particulièrement fastidieuse
compte tenu du volume important d’informations à traiter. Cette difficulté est décuplée
lorsque le système considéré comporte de nombreux états de fonctionnement. [16].
Principe :
La méthode de type HAZOP est dédiée à l’analyse des risques des systèmes thermo-
hydrauliques pour lesquels il est primordial de maîtriser des paramètres comme la
pression, la température, le débit…
Pour chaque partie constitutive du système examiné, la génération des dérives est
effectuée de manière systématique par la conjonction :
37
Figure 2-4 : Principe d'analyse HAZOP [20]
Déroulement
38
10. Lorsque toutes les phases de fonctionnement ont été envisagées, retenir une
nouvelle ligne et reprendre l’analyse au point 1).
Tout comme pour quelques autres méthodes d’analyse de risque (APR, AMDEC …)
un tableau de synthèse se révèle souvent utile pour guider la réflexion et collecter les
résultats des discussions menées au sein du groupe de travail.
39
- Définition des paramètres (colonne 3) :
Les paramètres auxquels sont accolés les mots-clés dépendent bien sûr du système
considéré. Généralement, l’ensemble des paramètres pouvant avoir une incidence sur
la sécurité de l’installation doit être sélectionné. De manière fréquente, les paramètres
sur lesquels porte l’analyse sont : la température, la pression, le débit, le niveau ……etc.
La combinaison de ces paramètres avec les mots clé précédemment définis permet donc
de générer des dérives de ces paramètres.
Une fois la dérive aperçue, il faut identifier les causes de cette dérive, puis les
conséquences potentielles de cette dérive.
La méthode HAZOP prévoit d’identifier pour chaque dérive les moyens accordés à sa
détection et les barrières de sécurité prévues pour en réduire l’occurrence ou les effets.
Limites et avantages
40
2.5.2 Méthodes intégrées
La méthode LOPA, Layer Of Protection Analysais, a été développée à la fin des années
1990 par le CCPS (Center of Chemical Process Safety). L'objectif de cette méthode est
d'évaluer le niveau de maitrise de risque avec les barrières existantes sur un système et
de décider si des barrières supplémentaires doivent être ajoutées. Elle est définie par
ses auteurs comme une méthode simplifiée semi-quantitative car elle s'appuie sur des
niveaux définis par des puissances de 10 pour représenter les probabilités, les
fréquences et les niveaux de gravité [21].
Cette méthode est un outil d'analyse qui s'utilise à la suite d'une méthode d'identification
qualitative des risques, comme une analyse préliminaire des risques, AMDEC,
HAZOP. Un concept-clé dans l'approche LOPA est la notion de couche indépendante
de protection, appelé IPL (Independant Protection Layer). La méthode vise à
déterminer si suffisamment de niveaux de protection ont été mis en place pour assurer
que le niveau de risque est tolérable.
Un IPL est défini comme un système réalisant une fonction de sécurité, de façon active
ou de façon passive, et qui doit vérifier les critères suivants [21] :
41
La méthode LOPA se veut être une méthode capable d'assurer que le niveau de risque
est maitrisé à un niveau acceptable. C'est une méthodologie rationnelle, s'appuyant sur
une démarche argumentée, qui permet une identification rapide des niveaux de
protection diminuant la fréquence et/ou la conséquence des évènements initiateurs
redoutés. Elle propose une approche pour l'évaluation des barrières pour éliminer
l'aspect subjectif des méthodes qualitatives, avec un rapport cout-efficacité meilleur que
celui d'une méthode purement quantitative.
Les barrières sont représentées sur le scenario. La probabilité de celui-ci est d’évaluée
avec un arbre d'évènements, permettant de coter les différentes conséquences
possibles en fonction du bon fonctionnement des barrières. Comme cela est représenté
sur la figure 2-7
42
Figure 2-6 : Comparaison entre la méthode LOPA et l’analyse par arbre
d’évènement [21]
Pour chaque scénario, une analyse détaillée permet d'identifier les barrières de sécurité
existantes en vérifiant bien que ces dispositifs sont indépendants les uns des autres et
43
des différentes défaillances et phénomènes dangereux pouvant se produire dans le
système (cause commune notamment). La probabilité de défaillance à la sollicitation
est évaluée partir de règles définies.
Cette étape consiste à comparer le niveau de risque du scenario à celui fixé par le CCPS
(la fréquence du risque tolérable maximum 10 −5 ) pour déterminer si ce risque est
acceptable ou inacceptable. Si nécessaire, de nouveaux IPL seront ajoutes.
Ce travail est effectué après avoir déjà réalisé une analyse de risques de type HAZOP
et/ou AMDEC. Les évènements redoutés (ou leurs causes) pouvant potentiellement
conduire à des conséquences graves sont sélectionnés comme évènements initiateurs.
Le scénario accidentel peut être représenté sous la forme d'un arbre d’évènements.
44
Conclusion
Nous avons tout d'abord présenté brièvement les notions de gestion et d’analyse des
risques. Notre propos était de préciser les objets auxquels nous allions nous intéresser
tout au long de notre travail.
Nous avons ensuite présenté les outils que nous avons mobilisés pour réaliser notre
travail, notamment les méthodes classiques et les méthodes intégrées d’analyse de
risque.
45
CHAPITRE 3 :
APPLICATION DES METHODES
D’ANALYSE
L’analyse du cas de défaillance des barrières de sécurité est une étape importante de
l’analyse du niveau de risque pour un système donné, car ces barrières interviennent
dans la réduction du risque à travers la prévention et la limitation de son impact.
Pour analyser les défaillances des barrières de sécurité d’un système et pour
identifier les différents scénarios d’accidents, il est indispensable d’avoir certaines
données, comme les fréquences des évènements initiateurs et les probabilités de
défaillance des barrières de sécurité, l’obtention de ce genre de données s’effectue
généralement à partir du retour d’expérience du système étudié ou bien à partir des
banques de données dans le cas de manque de celles-ci.
Il sera exposé dans ce chapitre deux méthodes classiques d’analyse de risque
(AMDEC/HAZOP), qui ont comme but l’identification des scénarios d’accidents, aussi
l’application d’une méthode intégrée d’analyse de risque (LOPA) afin d’analyser les
couches de protection, ensuite il sera étudié les phénomènes dangereux résultant de la
défaillance des barrières de sécurité.
Nous trouvons le ballon de séparation dans toutes les unités de traitement d’huile de
site Tin Fouye Tabankort, le ballon assure la séparation de l’huile, du gaz et de l’eau
par densité.
47
Tableau 3-1 : Caractéristiques de ballon de séparation HP
Caractéristiques Valeurs
Type d’installation Ballon sous pression
Substance Huile brute
T (°C) T° ambiante
Pservice (bar) 19.7
48
Tableau 3-2 : Découpage fonctionnel de ballon de séparation
Systèmes Sous-systèmes
Nom Entrés Sorties S 𝒔 N° Nom Entrées Sorties Équipements
Bypass
Niveau Capteur de
d’huile Indication pression
Sous- visuelle
Niveau d’eau Capteur de
système de
Action sur niveau
3 contrôle Pression la vanne
TOR Manomètre
Température
Thermomètre
Orifice
d’entretien.
4 Sous-
Les purges de
système
vidange
d’entretien
49
3.2. Identification des scénarios d’accidents
Identifier les scénarios d'accidents est une étape clé dans le processus d’analyse de
risque. Dans notre cas, nous avons identifié les scénarios de dangers liés au ballon de
séparation HP par l’application de la méthode AMDEC et la méthode HAZOP, qui
constituent réellement des méthodes synthétiques accompagnées de règles d'analyse
descriptives du système.
50
Défaillance Vanne sortie Rupture de séparateur HP Surveillance
eau en position fermée Débordement de (brut, eau) périodique
3 Dispersion de gaz Capteur de niveau
Possibilité d’incendie/explosion Soupape de sécurité
en cas d’ignition Disque de rupture
Les scénarios sont sélectionnés selon leur niveau de criticité (le produit entre le niveau
de probabilité et le niveau de gravité).
- Capteur de niveau.
- Capteur de pression.
- Surveillance périodique.
- Soupape de sécurité.
- Disque de rupture.
51
Les données utilisées pour estimer les fréquences des événements initiateurs et les PFD
des barrières de sécurité sont représentées par le Tableau (3-4) et le Tableau (3-5).
La représentation des scénarios d’accidents est faite par des arbres d’évènements, en
représentant l’enchainement des évènements passant de l’évènement initiateur jusqu’à
la conséquence finale. Les résultats seront représentés par des tableaux fournis par le
CCPS (Center for Chemical Process Safety) [21] .
52
Scénario N°1 :
Scénario N°2 :
53
La fréquence de la conséquence de scénario -2- est calculée en utilisant l'équation
(1-1) de chapitre 1 :
Scénario N°3 :
54
Scénario N°4 :
L’étape suivante est consacrée à la représentation des résultats obtenus sur des feuilles
de travail LOPA (LOPA worksheet) fournies par le CCPS (Center for Chemical Process
Safety) [18].
55
Tableau 3-6 : Feuille de travail LOPA de scénario -1-
Rupture de séparateur
HP, Débordement de
Conséquences brut et Dispersion de
gaz Possibilité
d’incendie/explosion
en cas d’ignition
Défaillance vanne
Evènement initiateur d’entrée de sécurité 10-² /ans
TOR en position
ouverte
Modificateurs Probabilité d’ignition 10-¹
conditionnels
Capteur de niveau. 4.38 ×10-¹
Surveillance 10-²
Couches de protection
indépendantes(IPLs) périodique.
Soupape de sécurité. 10-²
Disque de rupture. 10-²
PFD totale (TPFD) 4.38×10 −7
56
Tableau 3-7: Feuille de travail LOPA de scénario -2-
Rupture de séparateur
HP,
Débordement de (brut,
Conséquences
huile) Possibilité
d’incendie/explosion en
cas d’ignition
Défaillance Vanne
Evènement initiateur sortie huile en position 10-¹ /ans
fermée
Observations : N/A
57
Tableau 3-8 : Feuille de travail LOPA de scénario -3-
Rupture de séparateur
Conséquences HP, Débordement de
(brut, eau), Dispersion
de gaz, Possibilité
d’incendie/explosion
en cas d’ignition
Défaillance Vanne
Evènement initiateur sortie eau en position 10-¹ /ans
fermée
Modificateurs Probabilité d’ignition 10-¹
conditionnels
Capteur de niveau. 4.38 ×10-¹
couches de protection Soupape de sécurité. 10-²
indépendantes(IPLs)
Disque de rupture. 10-²
PFD totale (TPFD) 4.38×10 −5
Observations : N/A
58
Tableau 3-9 : feuille de travail LOPA de scénario -4-
Observations : N/A
59
Discussion des résultats
Les fréquences des conséquences des scénarios d’accidents sont calculées à l’aide de
l’équation (1-1) de chapitre 1, ces scénarios sont obtenus lorsque nous considérons
qu’une défaillance de la totalité des barrières de sécurité est survenue pour chaque
scénario étudié. Par la suite nous comparons la fréquence finale de scénario
d’accident avec la fréquence du risque tolérable maximum fixée par le CCPS (Center
for Chemical Process Safety), qui est égale à 10 − ⁵ /ans [18].
Nous remarquons que pour les fréquences 𝑓𝑐1 , 𝑓𝑐2 , 𝑓𝑐3 , 𝑓𝑐4 des conséquences de
chaque scénario, le résultat obtenu pour le niveau de risque est considéré comme
acceptable, cela veut dire que le ballon de séparation se trouve à un niveau de risque
acceptable malgré la défaillance de la totalité des barrières.
Pour ce résultat nous pouvons déduire que le niveau de risque pour le ballon de
séparation haute pression est acceptable et que l’ajout d’autres barrières de sécurité pour
réduire le niveau de risque est pas obligatoire pour l’instant.
Dans cette étape nous allons étudier les différents phénomènes dangereux pour les
scénarios précédents selon le type d’ignition.
60
3.5.1. Développement des arbres des évènements
Scénario N°1 :
61
Scénario N°2 :
62
Scénario N°3 :
63
Scénario N°4 :
64
Les résultats obtenus montrent qu’il existe cinq phénomènes dangereux différents
(VCE, Boule de feu, Feu de flaque, Feu de flash, Feu de chalumeau). Pour chaque
scénario d’accidents nous avons calculé les fréquences des conséquences en multipliant
les probabilités des événements du même chemin .les fréquences totales des
conséquences sont calculées en additionnant les fréquences des conséquences pour les
scénarios ayant les mêmes conséquences. Les résultats sont représentés dans le tableau
3-11.
Les résultats de tableau montrent que la majorité des conséquences sont maitrisées, ce
qui confirme le niveau de risque acceptable du ballon de séparation HP, la pollution
aussi prend une place parmi les conséquences mais avec une faible fréquence ,pour les
autres conséquences ,il résulte cinq phénomènes dangereux différents .
65
PHÉNOMÈNES DANGEREUX
FEU DE CHALUMEAU
FEU DE FLASH
FEU DE FLAQUE
BOULE DE FEU
VCE
Dans cette étape nous allons étudier le feu de nappe en calculant quelques paramètres
liés à la géométrie de la flamme, et aussi nous allons faire une modélisation du feu par
le logiciel PHAST (Process Hazard Analysis Software Tool).
Diamètre équivalent
66
comportement de la flamme. Ce paramètre n’est a priori utile que pour l’emploi de ces
corrélations [23].
Pour un feu de cuvette non circulaire, le diamètre équivalent, D 𝑒𝑞 , peut être estimé
par la formule suivante :
𝑆𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑢𝑣𝑒𝑡𝑡𝑒
𝐷 𝑒𝑞 = 4 × 𝑃é𝑟𝑖𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑢𝑣𝑒𝑡𝑡𝑒 (3-1)
Hauteur de la flamme
La hauteur de la flamme associée à un feu de nappe peut être estimée grâce à des
corrélations établies à partir d’essais ou de données disponibles dans la littérature. En
règle générale, ces dernières font intervenir la notion de débit masse surfacique de
combustion, noté m’’ (Kg/ (m²s)) [23].
Avec :
m ∞’’ : débit masse surfacique pour une nappe de taille infinie (kg/m²s)
Remarque : les propriétés de substance étudiée se trouve en Annexe (C) et Annexe (D).
Dans des situations sans vent, la hauteur de la flamme d’un feu de nappe peut être
calculée à partir de la corrélation de Thomas :
𝑚′′ 0,61
𝐻 = 42 × 𝐷. (𝜌 ) (3-3)
𝑎 √(𝑔.𝐷 𝑒𝑞
67
Avec :
Inclinaison de la flamme :
Cet angle peut être estimé à partir de la vitesse du vent par l’application de la formule
suivante [23]:
𝑢𝑤
𝑢∗ = 𝑔.𝑚′′ .𝐷
(3-4)
∛( 𝜌 )
𝑎
1
cos 𝜃 =
√𝑢 ∗
Avec :
68
Durée de l’incendie
Le débit masse surfacique de combustion représente la quantité de combustible
participant à l’incendie par unité de temps et de surface de combustible au sol. Ainsi,
ce paramètre permet, dans une certaine mesure, d’estimer l’ordre de grandeur de la
durée de l’incendie de manière simple :
𝑀
𝑇= (3-5)
𝑚′′×𝑆
Avec :
Applications
Notant que la cuvette de rétention est d’environ 20 m de côté, pour une hauteur de 1,2m
permet de limiter la surface d’une éventuelle flaque en cas de fuite d’huile.
400
𝐷 𝑒𝑞 = 4 × = 20 𝑚 .
80
Débit masse de combustion par unité de surface : pour calculer le débit masse
de combustion par unité de surface nous allons utiliser l’équation (3-2) :
69
Hauteur de la flamme : pour calculer la hauteur de la flamme nous allons
utiliser l’équation (3-3) :
0.0335 0.61
𝐻 = 42 × 20 ( ) = 19.3 𝑚
1.161√9.81 × 20
Effet du vent :
D’après les données météorologiques de site TFT [1], nous avons trouvé que la vitesse
de vent est toujours inférieure à 11 (m/s) , nous supposons que la vitesse maximale est
égale à 10 m/s.
𝑢𝑤 =10 m/s
10
𝑢∗ = = 5.61
9.81 × 0.0335 × 20
∛( )
1.161
1 1
Et comme u* > 1 donc : cos 𝜃 = √𝑢 ∗ = √5.61 = 0.42 => 𝜃 = 65.16°
Pour calculer la masse de la substance, nous avons comme données le volume du brut
qui est égale à 26.9 m³ et la masse volumique du brut qui est égale à 840 (kg /m³).
Donc :
22596
𝑇= = 1686.26 𝑠 = 28 min 6 𝑠 .
0.0335 × 400
70
3.5.2.2. Modélisation du feu de nappe avec le logiciel PHAST (Process Hazard
Analysis Software Tool)
Les effets d’un feu de flaque vont être modélisés avec le logiciel PHAST, qui est un
logiciel complet d’analyse des risques pour tous les stades de la conception et de
l’exploitation, il est utilisé pour évaluer les situations présentant des risques potentiels
pour le personnel, les installations et l’environnement, et pour mesurer la gravité de ses
situations.
Pour les situations avec vent nous avons étudié le cas d’une vitesse de vent égale à 10
(m/s) et avec une direction du vent vers l’Est (90 °), qui représente la vitesse maximale
la plus fréquente, les données sont estimées à partir de la rose des vents (Figure 3-11)
représentée ci-dessous :
71
Les seuils des effets thermiques :
Tableau 3-12 : Seuils des effets thermiques [62]
Niveau de radiation Pour la vie humaine Pour les structures
seuil des effets irréversibles Pas d’effet significatif.
3 kW/m2 (SEI), « zone des dangers
significatifs pour la vie humaine
».
seuil des premiers effets létaux seuil de destruction significative des
5 kW/m2 (SEL), « zone des dangers vitres.
graves pour la vie humaine ».
seuil des effets létaux seuil des effets dominos, seuil des
8 kW/m2 significatifs (SELS), « zone des dégâts graves.
dangers très graves pour la vie
humaine ».
Figure 3-12: Cartographie des effets thermiques d’un feu de flaque dans le
centre de séparation CS1.
72
Les distances d’effets de radiation du feu de nappe après la rupture catastrophique du
séparateur HP sont représentés dans le Tableau 3-13 suivant :
Tableau 3-13 : Distances d’effets de radiation d’un feu de flaque au centre CS1
Niveau de radiation (kW/m²) Distances d’effets en mètres
3 226
5 176
8 128
Figure3-13 : Cartographie des effets thermiques d’un feu de flaque dans le cas
d’une vitesse de vent de 10(m/s)
Discussion des résultats
Les modélisations sont effectuées à l’aide du logiciel PHAST, la substance utilisée
pour représenter les effets liés à une libération d’huile brute est l’octane (la substance
la plus dominante dans le brut).
Pour la situation avec faible vitesse du vent les résultats montrent que la zone d’effet
pour les seuils de 8 kW/m² (128 mètres de rayon), de 5 kW/m² (176 mètres de rayon)
73
et de 3 kW/m² (226 mètres de rayon) recouvre l’entièreté du site de la zone de
séparation étudiée, mais également les équipements voisins du site.
Pour la situation avec vent les résultats montrent que la zone d’effets pour les différents
seuils dépendra de la vitesse et de la direction de vent, la grande partie de la zone
d’effets se trouve à l’extérieur du site de séparation, tous les équipements de centre de
séparation sont touchés par la zone d’effet pour les seuils de 5 kW/m² et de 3 kW/m²,
par contre les bacs tampons ne sont pas touchés par la zone d’effet pour le seuil de 8
kW/m².
La durée de feu de nappe est égale à 28 min et 6 s comme nous avons trouvé
précédemment, ce qui en fait un phénomène lent. Dans une durée lente d’exposition,
les équipements inclus dans le feu de nappe sont considérés comme potentiellement
endommagés.
Pour l’extinction du feu de nappe nous allons utiliser la mousse comme agent
extincteur, car la mousse permet d’étouffer le feu, en empêchant l'apport de l'air au
liquide en feu, et stopper les vapeurs d'hydrocarbures émises, elle permet également
de refroidir le feu même si l'action est faible. Le tableau 3-14 représente les
caractéristiques de la mousse utilisée.
74
La législation Algérienne à l’instar de la législation Française exige que l’épaisseur de
la mousse dans le cas de l’extinction d’un feu d’hydrocarbure doive être supérieur à 15
cm, quel que soit le foisonnement de la mousse [27], pour notre cas nous allons utiliser
une épaisseur de 20 cm.
V 𝑚𝑜𝑢𝑠𝑠𝑒 = 80 𝑚3
𝑉𝑚𝑜𝑢𝑠𝑠𝑒
𝑓=𝑉 (3-8)
𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑢𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒
𝑉 𝑚𝑜𝑢𝑠𝑠𝑒
→ 𝑉 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑢𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 = = 13.333 𝑚 3
𝑓
Le volume d’émulseur :
Donc :
75
→ 𝑉 𝑒𝑎𝑢 = 𝑉 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑢𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 − 𝑉 é𝑚𝑢𝑙𝑠𝑒𝑢𝑟 = 13.333 − 0.4 = 12.933 𝑚 3
Nous recommandons un réservoir à eau cylindrique dont les dimensions sont 1.5 m de
rayon et 2.5 m en hauteur, soit un réservoir de 17.6 m³. Ceci nous permettra
d’emmagasiner jusqu’à un maximum de 17.5 m³.
Recommandations
Afin de réduire le niveau de risque et de le maintenir à un niveau acceptable et aussi
d’améliorer la situation, diverses actions ont été recommandées :
- Mise en place d’un planning d’inspection pour tout type de fuite de produit
inflammable.
76
- Installer un système de sectionnement de l’alimentation de séparateur à
distance pour réduire la quantité de brut mis à l’atmosphère en cas de fuite
au niveau de séparateur.
77
CONCLUSION
Le ballon de séparation haute pression représente un équipement critique dans le centre
de séparation du site Tin Fouye Tabankort, car il contient non seulement des produits
inflammables mais aussi de la haute pression, ce qui augmente son niveau de criticité.
La réduction des risques d’un système industriel est une exigence importante pour
l’entreprise. Réduire un risque à un niveau acceptable ou tolérable, en utilisant plusieurs
barrières de sécurité, revient à évaluer l'efficacité de ces barrières.
Durant le présent projet de fin d’études, Il nous a été confié la mission, au sein de site
Tin Fouye Tabankort, d’analyser la défaillance des barrières de sécurité implanté dans
le ballon de séparation haute pression, et aussi d’étudier les phénomènes dangereux
résultants de la défaillance de ces barrières.
La première avait pour but d’identifier les scénarios les plus critiques pour le ballon de
séparation haute pression, nous avons utilisé deux méthodes classiques
complémentaires entre elles. La première est la méthode AMDEC qui nous a aidé à
connaitre les modes de défaillance et le niveau de criticité de chaque équipement du
ballon, La deuxième est la méthode HAZOP qui nous a aidé à connaitre l’enchainement
des évènements de chaque scénario commençant par l’évènement initiateur jusqu’aux
conséquences finales. Nous avons sélectionné quatre scénarios critiques pour l’étude.
La deuxième étape consistait à appliquer une méthode intégrée qui est LOPA, cette
dernière nous a permis d’analyser les couches de protection (barrières de sécurité) pour
les scénarios précédents, nous avons vérifié que le niveau de risque pour chaque
scénario étudié est acceptable après la comparaison avec le niveau de risque tolérable
proposé par le CCPS (les quatre scénarios ont une probabilité supérieure à la probabilité
proposée par le CCPS qui est égale à 10-⁵),nous avons jugé que le niveau du risque de
ballon est acceptable, et que l’ajout d’autres barrières de sécurité pour réduire le niveau
de risque du ballon est pas obligatoire pour l’instant.
78
dangereux différents (VCE, Boule de feu, Feu de flaque, Feu de flash, Feu de
chalumeau). Le feu de flaque est le phénomène le plus fréquent, nous avons calculé sa
géométrie (la hauteur est égale à 19.3 m, le diamètre est égale à 20 m), ainsi la durée
estimée du feu qui est égale à 28 min 6s, ensuite nous avons appliqué une modélisation
de ses effets en utilisant le logiciel de simulation PHAST qui nous a donné les résultats
sous forme de distances d’effets thermiques. A la fin, pour lutter contre les effets du feu
de flaque nous avons proposé une solution, en calculant la quantité de la mousse, la
quantité d’émulseur et la quantité d’eau nécessaire pour l’extinction.
79
Bibliographie
7. Veyret Y., Beucher S., Reghezza M., 2004. Les risques. Bréal. ed, Amphi
Géographie- Capes/Agrégation. Paris.205p.
80
13. INERIS – DRA – PREV – 2005 - 46036 – Op j – Probabilité – partie 2 : Données
quantifiées.
15. Les phénomènes dangereux associés aux GPL dans les établissements de
stockage hors raffineries et pétrochimie Indice 5 - décembre 2006.
16. INERIS – DRA 35 - Outils d’analyse des risques générés par une installation
industrielle ,2003.
23. BABRAUSKAS, Estimating large pool fire burning rates; Fire technology,
1983.
24. THOMAS, Fire research note 600; Fire research station, Borehamwood,
England, 1965.
25. INERIS Formalisation du savoir et des outils dans le domaine des risques
majeurs (DRA-76),2014.
26. http://www.ineris.fr/aida/consultation_document/5123
27. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT0000237
91687&categorieLien=id
81
ANNEXE A : TABLEAU HAZOP
Site : CS1 Date :02/04/2016
Retour Débit inverse Chute de pression Chute de niveau Indicateur de Clapet anti Le clapet anti
en amont Chute de pression niveau retour retour se trouve en
Surveillance amont de ballon
périodique de séparation HP
83
Pression Moins Moins de Pas assez de débit Perturbation au niveau Surveillance Le système
pression Retour de débit de système périodique d’instrumentation
Manque d’instrumentation Indicateur de est assuré par le
d’alimentation Problème niveau gaz (pneumatique)
d’alimentation pour les
autres unités
84
Niveau Moins Pas assez de Vanne d’entrée de Problème Indicateur de Bypass
niveau sécurité TOR fermée d’alimentation des niveau
Défaillance vannes autre unités (centre de Surveillance
de sorties eau et collecte le centrale périodique
huile (ouvertes électrique et l’UTGA)
complètement)
Manque
d’alimentation
85
Trop Trop de niveau Vanne d’entrée de rupture de séparateur Indicateur de bypass
sécurité TOR Débordement de brut niveau Moyens de
ouverte Dispersion de gaz Surveillance lutte contre
Défaillance vannes risque d’incendie périodique incendie
sorties gaz et eau /explosion en cas
(fermées) d’ignition
86
ANNEXE B : TABLEAU AMDEC
Échelle de probabilité [2]
Probabilité
Échelle Traduction quantitative
4 Évènement très probable : s’est déjà produit sur le site ou de nombreuses
fois sur d’autres sites
3 Évènement probable : ne s’est jamais produit de façon rapprochée sur le
site mais a été observé de façon récurrente sur d’autres sites.
2 Évènement peu probable : ne s’est jamais produit de façon rapprochée sur
le site mais quelques fois sur d’autres sites
1 Évènement improbable : ne s’est jamais produit de façon rapprochée sur
le site mais très rarement sur d’autres sites.
88
Site : CS1 Date :02/04/2016
Equipement Fonction Mode de Causes de Effet local Effet final Prévention protection P G C
Repère défaillance défaillance
Vanne Vanne de type Défaillance Défaillance Augmentation Rupture de Surveillance Bypass 4 3 12
entrée de TOR (ouverte en position mécanique de niveau séparateur HP périodique Cuvette de
sécurité brut complètement ouverte interne Augmentation Débordement de capteur de rétention
de type TOR ou fermée Défaillance de de pression brut et niveau Soupape de
complétement) régulation Dispersion de gaz sécurité
qui permet la Possibilité Disque de
rentrée de brut d’incendie/explos rupture
ion en cas moyens de lutte
d’ignition contre
l’incendie
Défaillance Défaillance Chute de niveau Problème Surveillance Bypass 4 2 8
en position mécanique Chute de d’alimentation périodique
fermée interne pression des autres unités Capteur de
Défaillance de en amont, niveau
régulation montée
en pression
Défaillance Impact Débordement Dégâts Surveillance bypass 1 3 3
structurelle externe de brut environnementa périodique moyens de lutte
Défaillance de Dispersion de ux Capteur de contre
joint gaz Incendie\explosio niveau l’incendie
n en cas
d’ignition
89
Fuite Corrosion Fuite de brut Dégâts Surveillance bypass 2 3 6
externe Fuite de gaz environnementa périodique moyens de lutte
ux Capteur de contre
Incendie\explosio niveau l’incendie
n en cas
d’ignition
Vanne sortie Vanne de Défaillance Défaillance Chute de niveau Surveillance Bypass 4 2 8
Huile régulation qui en position mécanique Chute de périodique
permet la sortie ouverte interne, pression Capteur de
de l’huile Blocage de niveau
flotteur
Augmentation Rupture de Surveillance bypass 4 3 12
Défaillance Défaillance de niveau séparateur HP périodique Cuvette de
en position mécanique Augmentation Débordement de Capteur de rétention
fermée interne de pression brut et niveau Soupape de
Blocage de Dispersion de gaz sécurité
flotteur Possibilité Disque de
d’incendie/explos rupture
ion en cas moyens de lutte
d’ignition contre
l’incendie
Défaillance Impact Débordement Pollution de Surveillance bypass 1 3 3
structurelle externe de l’huile l’environnement périodique moyens de lutte
Défaillance de Incendie en cas Entretien contre
joint d’ignition périodique l’incendie
Fuite Corrosion Fuite de l’huile Pollution de Surveillance bypass 2 3 6
externe l’environnement périodique moyens de lutte
Incendie en cas Inhibiteur de contre
d’ignition corrosion l’incendie
90
Vanne sortie Vanne de Défaillance Défaillance Chute de Chute de Capteur de bypass 4 2 8
gaz régulation qui en position mécanique pression pression pression
permet la sortie ouverte interne Surveillance
de gaz en Défaillance périodique
fonction de Capteur de
pression pression
Défaillance Défaillance Augmenta-tion Dispersion de gaz Surveillance Soupape de 4 3 12
en position mécanique de pression Explosion en cas périodique sécurité
fermée interne Ouverture de d’ignition Capteur de Disque de
Défaillance soupape de pression rupture
Capteur de sécurité
pression Eclatement moyens de lutte
disque de contre
rupture l’incendie
91
Défaillance Défaillance Chute de niveau Surveillance Bypass 4 2 8
Vanne sortie Vanne de en position mécanique Chute de périodique
Eau régulation qui ouverte interne pression Capteur de
permet la sortie Blocage de niveau
de l’eau en flotteur
fonction de
niveau Défaillance Défaillance Augmentation Rupture de Surveillance bypass 4 3 12
en position mécanique de niveau séparateur HP périodique Cuvette de
fermée interne Augmentation Débordement de Capteur de rétention
Blocage de de pression brut niveau Soupape de
flotteur Dispersion de gaz sécurité
Disque de
rupture
moyens de lutte
contre
l’incendie
Impact Débordement Surveillance bypass 1 2 2
Défaillance externe de l’eau périodique
structurelle Défaillance de Entretien
joint périodique
92
Flotteur Régler Défaillance Impact interne Mauvaise Problème de Capteur de 1 2 2
huile l’ouverture de la structurelle régulation de la l’activité de niveau
vanne sortie vanne séparation Surveillance
huile en Périodique
fonction de Entretien
niveau de l’huile périodique
Blocage Impuretés Mauvaise Problème de Capteur de 2 2 4
physique Engorgement régulation de la l’activité de niveau
ou de l’huile vanne huile séparation Surveillance
coincemen Périodique
t Entretien
périodique
Flotteur eau Régler Défaillance Impact interne Mauvaise Problème de Capteur de Capteur de 1 2 2
l’ouverture de la structurelle régulation de la l’activité de niveau niveau
vanne sortie vanne eau séparation Surveillance
eau en fonction Périodique
de niveau d’eau Entretien
périodique
Blocage Impuretés Mauvaise Problème de Capteur de Capteur de 3 2 4
physique régulation de la l’activité de niveau niveau
ou vanne eau séparation Surveillance
coincemen Périodique
t Entretien
périodique
93
ANNEXE C : Propriété du Pétrole brut
94
ANNEXE D : Paramètres permettant
d’estimer le débit masse surfacique de
combustion
95