Date : 06/11/2023 Français Prénom : Pierre-Nicolas
Classe : 6B Nom : De Bels N° : 2
Dissertation
“On ne devrait que lire des livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne vous
réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?”
C’est ce que pensent certaines personnes. Commençons par d’abord expliquer certains mots qui
peuvent sembler un peu vague. Dans la première partie, “mordent” et “piquent” peuvent avoir
plusieurs significations, personnellement j’entends par là que ce sont des livres qui parlent de sujets
qu’on n’a pas l’habitude d’évoquer, des sujets tabous (inceste, viol,…). Une autre façon de le
comprendre est qu’on soit mordu par le livre dans le sens où on l’aime tellement qu’on ne sait plus
arrêter de lire et qu’à la fin il nous pique, nous surprend. La suite de la phrase voudrait alors dire,
avec le premier sens, qu’un livre doit nous faire prendre conscience de certaines choses, nous faire
admettre les horreurs présentent dans la société. Si nous sommes mordus par un livre, alors la fin
devrait être surprenante, totalement inattendue. Mon avis sur ces points est mitigé. Je vais
commencer dans mon premier paragraphe par argumenter en faveur de la citation et ensuite
j’expliquerai pourquoi je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce qui y est dit. Mon troisième
argument développera plutôt mon avis sur le deuxième sens que j’ai donné au mot “mordre”.
Beaucoup de personnes aiment lire des livres sur des sujets de société, sur les guerres ou sur
l’écologie. Cela est d’un côté instruisant mais en plus ce sont des sujets qui font réfléchir : on se pose
des questions sur notre société actuelle, on se demande si l’être humain n’est pas en train de
détruire la planète, etc. Il est vrai que c’est parfois bon de lire ce genre de livre, cela nous fait
prendre conscience de certains problèmes. Les écrivains qui en parlent aident ainsi parfois
indirectement à leur résolution car les gens qui aiment bien ce genre de livres sont souvent des
personnes qui accordent de l’importance à ces sujets-là, ils en parlent donc autour d’eux, ouvrent
des débats, font bouger les choses. Malheureusement, la grosse majorité des lecteurs ne va pas
spontanément aller lire ces livres, ceux qui sont sérieux et dérangeants, mais je trouve cela exagéré
de dire qu’ils feraient alors mieux de ne pas lire. Ajouter à cela qu’il y a d’autres moyens de
s’informer sur des sujets tabous qu’en lisant (en regardant des documentaires par exemple) et que
certaines personnes préfèreront utiliser d’autres sources que les livres pour cela.
On sait également que la plupart des gens aiment bien lire pour se changer les idées, pour ne pas
devoir réfléchir et pour juste passer un bon moment, une soirée de romans d’amour et d’aventure
par exemple. Il ne doit pas toujours forcément y avoir une leçon ou une morale à la fin. Je pense
qu’on peut assez facilement affirmer que tout le monde a déjà lu un livre pour le plaisir, cela a peut-
être bien servi à rien, si ce n’est à s’être amusé et diverti. Je pense donc que c’est bien de temps en
temps d’avoir une lecture qui nous sorte de notre zone de confort mais que ça ne doit en aucun cas
être une obligation, que lire un livre “juste comme ça” est très bien aussi. De plus, toujours choisir
des sujets durs peut parfois aussi être un peu déprimant, bien sûr il faut être conscient des
problèmes qui existent mais à un moment donné ça peut devenir trop.
Ensuite, si on prend le deuxième sens que j’ai donné aux mots “mordre” et “piquer”, je ne suis
malgré tout pas tout à fait d’accord la citation. Bien sûr c’est plus facile de lire un livre lorsqu’on
l’aime bien et qu’on est attaché aux personnages mais ce n’est pas nécessaire non plus. Les livres
qu’on lit à l’école en sont un bon exemple, ce sont des livres parfois intéressants à avoir lu pour notre
culture générale, des classiques, et même si ce sont des livres qu’on n’aime pas et qu’on a du mal à
suivre, on arrive quand même à la fin et parfois même à les aimer.
Pour conclure, je trouve qu’on peut lire un livre sans forcément accrocher au style ou à l’histoire et
qu’il peut avoir bien d’autres utilités que celui de juste “réveiller d’un coup de poing sur le crâne”.
Vouloir se reposer et profiter d’un bon roman sont des raisons bien suffisantes pour lire un livre.
Mais comme dit plus haut, cela ne ferait pas de mal de temps en temps d’aborder des thématiques
un peu plus sérieuses. L’idéal serait donc de varier.