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Évolution de l'Homme et Changements Sociétaux

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Lecture n°1 : « Le temps n’a pas changé, seul l’homme et ses objectifs »

« le temps (les mœurs, les habitudes…), l’homme et ses objectifs ont changés »

« Lorsque je regarde la manière de vivre de l’homme, ça a bien changé. Les foyers (familles)
se complaisent dans un confort et une vie plus facile, aisée, car il existe des moyens qui
facilitent grandement la réalisation de certains ouvrages (travaux) que nous désirons. Mais
l’homme ne se doute pas encore (ne réalise pas encore) que ces moyens qui l’aident à évoluer
plus rapidement peuvent aussi se retourner contre lui. C’est pour cela, avec toutes ces
avancées, ces évolutions, il peut y aussi surgir des problèmes.

Le temps ne change pas, l’homme et ses objectifs changent, évoluent, car il acquiert plus de
connaissance (de la connaissance). Il (l’homme) ne s’intéresse (s’évertue) qu’aux choses dont
lui seul pense qu’elles ne sont bonnes pour le corps (le physique), comme l’orgueil (vanité, se
montrer, frimer), il pense que ce sont des choses bonnes.

A cause de ça l’homme se détourne (change) sa manière de réfléchir, il s’accroche au mal


(faire le mal) comme le vol, convoitise, le mensonge, blâmer les autres.
En raison des changements qui émergent au sein de la société, mais également au sein de nos
églises (fa’aro’o : entendre, croire, foi, église…) j’ai voulu montrer la vie d’antan, la manière
de vivre de nos ancêtres, 50 ans avant. Une vie de patience, simplicité (fa’a’oroma’i : patience,
supporter…) une vie de paisible, et agréable car ils avaient une foi inébranlable en leur Dieu,
qui leur donna la terre et toute la création.

J’illustre mes propos en prenant comme exemple l’île de Mo’orea, dans le district de Ma’atea.
Une vie authentique (vraie, simple…) des ancêtres, la paix ou la manière de gérer les affaires
courantes du district, la vie des foyers (familles), la vie paroissiale, la façon de trouver des
ressources, des divertissements et enfin des voyages en bateau qui facilitent les échanges de
marchandises entre Pape’ete et Mo’orea et vice-versa.

Lecture n°2 : « une histoire (un récit) de Huahine »

Mata’irea est le marae ancestral. Aux temps des chefs qui naquirent du Po (néant, abysse,
obscurité, lieu des dieux et des esprits), Huahine était unie. Elle fut séparée à cause de
l’embarcation (pirogue) du demi-dieu Hiro, aujourd’hui on dit qu’il y a 2 Huahine : Huahine
la grande et Huahine la petite.

Voici l’histoire telle qu’elle fut racontée par les ancêtres :

Hiro décida de se rendre (en pirogue) à Tahiti avec ses frères. Ils quittèrent Ra’iatea
le soir espérant arriver à Tahiti à l’aube.
Durant la traversée, Hiro alla dormir mais avant il dit à ses frères de le réveiller à
l’aube. Mais ses frères n’en firent rien.
Ils se demandaient pourquoi ils devaient réveiller Hiro alors que ce-derniers était
épuisé, et que rien ne venait perturber la traversée.
Ils ne se rendaient pas compte que leur embarcation s’approcher dangereusement
de l’île de Huahine. C’est grâce aux grincements de l’embarcation sur la terre qui se
rendirent compte qu’ils s’étaient échoués sur Huahine.
La force des vagues et du vent poussèrent la pirogue de Hiro ce qui causa la
séparation de l’île.
Aujourd’hui, pour unifier l’île, il fut construit un pont et les anciens de l’île donnèrent
comme nom « Te pufenua o Maita’irea » (le noyau de terre de Mata’irea)

Lecture n°3 : « Ra’ireva a une vie agréable comparé aux autres : la télévision »

Ra’ireva est le nom de la fille


Elle habite sur l’île de Tahiti, dans une vallée qui ne ressemble à aucune autre vallée.
Ils sont 10 au sein du foyer. Il n’y seulement que trois chambres. Ra’ireva dormait devant la
télévision, elle affectionnait tout particulièrement cet objet.

Tous les samedis, elle terminait rapidement de faire toutes ses corvées afin de
regarder la tv. Car, à 10 h, il y avait un journal hebdomadaire (émission) sur les peuples du
monde.

Elle apprenait énormément sur les us et coutumes des autres et sur ce qui les
différenciait.
Le temps est différent, la construction des maisons, les habits, la nourriture, l’éducation…Ils
sont vraiment différents. Ra’ireva avait l’impression de voyager à travers le monde.

Elle était subjuguée face à la maturité des jeunes qui vagabondaient dans les grandes
villes. Ils étaient nombreux, orphelins, dont les parents avaient de grosses difficultés ou
étaient tombés dans la drogue.

Ils avaient quitté l’école, trop difficile, ils vivaient dans les rues.

Ra’ireva avait conscience de la chance qu’elle avait aujourd’hui.

Lecture n°4 « Il y a-t-il un lendemain »

A notre époque
Tu ne voyais pas les enfants répondre aux parents
Tu recevais une bonne raclée devant les gens, quelle honte !
Demain,
Les enfants feront taire les parents, dans le cas contraire,
Les parents seront abandonnés.

A notre époque,
Les enfants restaient silencieux, les enfants ne s’y connaissent pas,
Ils devaient juste écouter, c’est tout.
Demain,
Les parents ne pourront rien dire, qui es-tu ?
Ils resteront silencieux, ne l’ouvre pas !
A notre époque,
On ne se couchait pas tard,
Les yeux se recouvrent de mucus, et la journée est gâchée
Demain,
On dormira la journée et on se réveillera la nuit
Il ne servira plus à rien de conseiller, la nuit est gâchée.

A notre époque,
On s’endurcirait sous le soleil, il y avait énormément de moustiques
Le sac rempli d’amandes de cocos sur le dos, on portait un double fardeau
Demain,
On restera affalés sur nos chaises, pleins de mouches
Le corps s’en ira, on ne pourra plus rien porter

A notre époque,
Un seul morceau de pain, nous étions tous heureux de ce festin !
Sinon, on mangeait des feuilles, auxquelles on y ajoutait un peu de citron
Demain,
Une loche ? Cela se mange ?
Je ne mangerai que des feuilles.

A notre époque,
On passait énormément de temps sur le récif, peu importe les conditions météo et
physiques
Aucune gratitude, nage jusqu’à l’intérieur
Demain,
Tu erres nuit et jour
Par l’intérieur comme un idiot tu nages jusqu’à atteindre le récif, tu es un homme plein de
ressources.

A notre époque,
8 ans, tu sais allumer un feu, cuisiner,
Jardiner, ton bol est propre, ton linge, tes sous-vêtements
Demain,
Tu sais ce que tu vas manger, juste à mettre à l’intérieur et à appuyer
Pas de saleté, c’est déjà propre

A notre époque,
Un linge pouvait durer 3 jours et on le lavait ensuite
Juste trois vêtements jusqu’à qu’ils étaient usés (déteints)
Demain,
Un linge toutes les heures,
On le porte et on le jette

A notre époque,
On s’amusait, on rigolait, on rêvait dans nos langues
Résonne dans les bananeraies, la nuit sous les mape, les endroits aux voix aigues
Demain,
Nos langues changeront, elles deviendront amères, francisées
La voix des ordinateurs résonnera au-dessus de celles des ancêtres, c’est ce qui se passe

Cela ne s’arrêtera pas,


Pour demain,
Cela se passe aujourd’hui,
Que va-t-il se produire ?
Et demain …

Lecture n°5 : « l’histoire (récit) du déluge (tsunami) »

A une époque très reculée, Il y avait un dieu Manu et sa compagne Mara’i et leurs deux
enfants, l’aîné Maoa’e et Mara’amu le cadet, ils résidaient sur le mont Tohitoa sur Rainoha.
Manu était un dieu puissant, grand, avec des yeux rouges. Les gens avaient peur de lui. Sa
femme aussi un vent aux multiples pouvoirs. Elle avait peur de son conjoint. Maoa’e
ressemblait en tout point à son père, rien ne le faisait peur. Ils étaient tous deux très
orgueilleux. Maoa’e était devenu un exemple pour sa famille Ta’aroa pour son courage.

Ils étaient devenus une fierté pour le peuple qui les craignait. Mais ils n’étaient pas
appréciés par le clan des Tapu descendants de Ari’itoa. Les deux clans étaient ennemis.
Manu et Tapu étaient des frères qui au début s’entendaient bien. La déesse Teua, très belle,
avec des cheveux noirs, aux yeux qui ressemblaient aux perles dans leurs coquilles, était la
raison de leur différend.

Tapu avait l’intention d’unir sa fille Teua au fils aîné de Manu, pour unifier les deux familles
et que la lignée royale perdure. Mais Ma’aramu n’accpetait pas cette union car lui aussi
était amoureux de Teua. Peu avant le jour du mariage, Il s’enfuit cacher Teua, les nuages,
que contrôlait la déesse, permirent aux deux jeunes amants d’arriver vers l’intérieur des
terres et de se cacher d’une quelconque vengeance, car Mara’amu savait très bien que son
frère était le plus fort.

Quelques années plus tard, Maoa’e ne ressentait aucune envie de se venger. Il gardait
précieusement au fond de lui des souvenirs de lui et son frère. Maoa’e décidé de se marier
avec la fille cadette, Vave’a était le nom de sa promise. Le peuple fut convié, tout le monde
s’amusait, buvait pendant des jours.
Lecture n°6 : « leur donner un enfant à tous les deux »

Cela faisait longtemps que Teaonui, un agriculteur et sa femme vivait dans la forêt
verdoyante de la vallée de la Maroto. Teaonui était un homme calme et sa femme était
bienveillante. Ils travaillaient toute la journée dans leurs champs : à semer, prendre
soin des différentes variétés de plantes dont ils se nourrissaient. Ils menaient une vie
paisible et juste. Vivait également un homme près chez eux qui voulait vivre à l’image
de Teaonui et sa femme. Teaonui et Terehenui croyaient aux dieux, et les remerciaient
pour tous les présents dont ils jouissaient.
La divinité Papa, celle qui créa la terre fut touchée par la bonté et l’humilité de ce
couple. Elle décida en récompense de leur offrir un enfant. Pour cela, elle choisit une
nuit (lune) scintillante pour gonfler le ventre de Terehenui. Quelques jours après,
Terehenui tomb a enceinte : le couple fut rempli d’une immense joie.
Quelques lunes plus tard, la femme eu des contractions, Papa était éveillée. Au lever
du matin, Terehenui donna naissance, à une fille d’une grande beauté. Teaonui
impatient, prit la petite, qui venait à peine de naître, et l’embrassa.
Lecture 7 : Les diverses structures de Papeete
Dans l’aménagement de la ville de Papeete, l’unique information de ces diverses
structures porte le message d’un grand déplacement des îliens. Depuis l’année où
l’aéroport est construit, on recruta un grand nombre de travailleurs après le CEP.
Il y avait des milliers de personnes qui venaient des différentes îles de Tuamotu, des
Marquises et d’Australes. Aussi, comme Makatea après l’exploitation du phosphate,
ils arrivaient à Tahiti pour travailler le nucléaire.
Chaque île se logeait en un lieu. Les structures de Paraita, Mamao, Mission, et aussi
Taunoa. Les îles Australes, Tuamotu et Marquises retrouvent leurs lieux respectifs.
Les premiers iliens arrivés à Tahiti accueillent les nouveaux travailleurs et logent les
étudiants. Ces lieux d’habitation deviennent insalubres car il n’y a pas d’emploi et
mènent une vie de proximité. N’ayant pas de place, ces diverses structures se serrent
et les familles s’entassent.
Il y avait une grande partie en désaccord entre eux. A un moment, le gouvernement
souhaitait les ramener.
Aussi, les îliens devenaient propriétaires des parcelles de terre au district. Grand
nombre des îliens habitaient la ville de Papeete.

Lecture 8 : Les nouvelles


Maui et Hina arrivent à la maison. Il n’est pas encore quatre heures et demie.
Maui « -Maman, c’est nous deux (Hina). Nous arrivons avant quatre heures et demie.
Tino : -Maman n’est pas là. Elle est partie et ne tarde pas à revenir. Elle a dit de faire
vos devoirs.
Hina : -Oui, c’est ce que nous allons faire maintenant. »
Maintenant, il est six heures et demie. Le foyer a fini de manger. Nous sommes au
salon. Terii allume la télévision. Ils regardent des images, écoutent les nouvelles en
langue tahitienne. Les quatre vieillards s’assoient. Quand aux enfants, ils s’allongent
au sol. Ils ne se préoccupent même pas des images télévisées.
Maintenant, la journaliste qui annonce les nouvelles en langue tahitienne disparaît. Et
apparaît la jeune journaliste qui annonce l’état de la mer et du vent. Aussitôt, elle
disparaît, le plan des îles de la Société apparaît. Ne s’arrêtant pas de parler, elle donne
la signification des signes sur le plan de la terre.
« C’est le vent du Nord, le ciel est recouvert, la mer est moins agitée. Ici, à Tahiti, la
pluie continue à pleuvoir au Nord et à l’Est. »
Lecture 9 : Partir à l’aventure
« Mon enfant, qu’as-tu à regarder fixement ?
-Non, je me pose la question… Pourquoi ce grand vacarme ?
-Une embarcation se prépare.
-Alors pourquoi ?
-Le problème d’un peuple sans terre. Il y a beaucoup de personnes.
-Où aller ?
--On part à l’aventure.
-Que fait le prêtre sur la plage ?
-La pirogue est prêtre pour l’utilisation, il invoque le Dieu de la mer, la pirogue est
bénite et se nomme : Tereaumoana.
-Grand-père, quand partirons-nous ?
-Nous ne partirons pas tant que la pirogue n’est pas remplie de provisions, d’eau et
diverses choses pour notre voyage.
-Quelles sont les provisions à mettre dans la pirogue ?
-Le taro, le fruit de l’arbre à pain, le coco, la banane, le châtaignier tahitien, la drupe
du pandanus, l’igname. On transporte aussi la citerne d’eau. Il ne faut pas oublier les
outils, les cordes en fibre, la pioche et les autres affaires aussi. »
Tout est prêt. La population est sur la pirogue. La voile est hissée. L’ancre est
remorquée. L’enfant demande à son grand-père :
« Hey, grand-père, dans quelle direction allons-nous ?
-La direction doit rester sur la constellation du Scorpion. »
Lecture 10 : L’autorisation du messager
« Erena arrive à la radio avec Simone, la sœur de son père. Elle demande une
autorisation à diffuser une annonce aux pêcheurs. Elle donne la description du bateau
de son père. Elle ne fait que de pleurer, elle n’arrive pas à parler. On cherche une
solution car Erena n’arrive pas à s’exprimer. C’est sa mère qui dira leur annonce. Les
jours suivants, l’information est transmise aux pêcheurs qu’ils veillent à voir un bateau
de pêche de couleur bleue en dérive. Sans résultat.
Toute la matinée, mon esprit n’était pas en paix à propos de ce qui s’est passé ce soir-
là. Pourquoi les anciens se déplacent-ils ? Je pense qu’ils sont venus pour me sauver.
Plus je réfléchis, plus ma pensée s’agrandit dans la confirmation qu’ils m’envoient une
réponse différente. En m’égarant dans ma pensée au fond de moi, l’image de mon
père apparaît. Depuis longtemps, je me souviens de sa parole dans mon âme. Je me
souviens du temps de notre vie. Je sentis un désastre qui envahit mon âme. »

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