Projet de Guide Didactique de La Directive Relative Au Tableau Des Opérations Financières de L'État
Projet de Guide Didactique de La Directive Relative Au Tableau Des Opérations Financières de L'État
AF Actifs financiers
ANF Actif non financier
BEAC Banque des États de l’Afrique centrale
CEMAC Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale
CFAP Classification des fonctions des administrations publiques
DTS Droits de tirage spéciaux
EPA Etablissement public de l'État
FMI Fonds Monétaire International
ISBL Institution sans but lucratif
MSFP Manuel de statistique de finances publiques
NBE Nomenclature budgétaire de l'État
PCE Plan comptable de l'État
PNG Position nette du gouvernement
SCN Système de comptabilité nationale
SFP Statistiques de finances publiques
TOFE Tableau des opérations financières de l'État
TVA Taxe sur la valeur ajoutée
4
I. PREFACE
Ces guides s’inscrivent dans le cadre de ce programme d’appui. Ils ont pour objet de faciliter
l’appropriation des concepts nouveaux promus par ces directives et d’en faciliter la transposition puis
la mise en œuvre.
1
DIRECTIVE N° 05/11-UEAC-190-CM-22 relative au Tableau des opérations financières de l’Etat. Les autres directives
sont les suivantes : DIRECTIVE N° 06/11-UEAC-190-CM-22 relative au Code de transparence et de bonne gouvernance
dans la gestion des finances publiques. DIRECTIVE N° 01/11-UEAC-190-CM-22 relative aux Lois des finances;
DIRECTIVE N° 02/11-UEAC-190-CM-22 relative au Règlement général sur la comptabilité publique ; DIRECTIVE N°
03/11-UEAC-195-CM-22 relative au Plan comptable de l’État ; et DIRECTIVE N° 04/11-UEAC-190-CM-22 relative à la
Nomenclature budgétaire de l’Etat.
5
II. AVANT-PROPOS
Le Guide didactique d’élaboration du Tableau des Opérations Financières de l'État (TOFE) a été
préparé selon les Termes de référence établis par pour la rédaction des guides de mise en œuvre des
directives de finances publiques adoptées le 19 décembre 2011 au sein de la CEMAC, l’objectif
indiqué étant d’expliciter l’esprit et les dispositions desdites directives de manière à faciliter leur
compréhension, transposition et leur mise en œuvre par les États membres.2
Ce guide ne reprend pas en détail les aspects déjà couverts dans la note explicative de la directive mais
vise plutôt à la compléter.
Ce guide ne s’attarde pas sur l’application exhaustive des principes des droits constatés ni sur la prise
en compte dans les statistiques de l’ensemble des administrations publiques puisque leur application
n’est prévue qu’après une période de transition de cinq ou dix ans après l’entrée en vigueur de la
directive selon le cas.3 Il privilégie plutôt les aspects d’application immédiate se rapportant à
l’enregistrement des opérations du budget de l’État sur la base actuelle ou proche de celle-ci. Par
ailleurs, chaque fois que de besoin, le présent guide pourra être complété par des notes explicatives ou
méthodologiques relatives à certains aspects spécifiques.
III. INTRODUCTION
A. Rappel des dispositions générales de la Directive4
Le Conseil des Ministres de la CEMAC adoptait en 2008 cinq directives dans le domaine des finances
publiques (lois de finances, comptabilité générale, procédures budgétaires et statistiques) en vue de
faciliter les convergences économique et financière. En décembre 2011 ces directives ont été
remplacées par cinq nouvelles directives en vue de tenir compte des évolutions en matières budgétaire,
2
Il est bon de rappeler que la Directive est accompagnée d’une Note explicative dans laquelle les notions fondamentales du
TOFE sont déjà examinées, plus particulièrement celles du champ institutionnel des administrations publiques, de la
couverture des données, du cadre analytique et des modes de comptabilisation des données et de leur classification.
3
Cinq ans pour l’extension du champ à l’ensemble des administrations publiques, dix ans, pour la mise en application des
droits constatés, et dix dans pour l’enregistrement et la production d’une situation des autres flux économiques pour les
principaux actifs et passifs concernés.
4
Les articles de la Directive sont brièvement analysés et commentés en détail à l’Appendice I.
6
comptable et statistique. Une sixième Directive a été votée aussi relative au Code de transparence et de
bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques.
Étant d’application générale, certains aspects de ce guide comme ceux de la directive pourront faire
l’objet d’aménagements spécifiques lors de leur application au niveau national. Par exemple, certaines
rubriques du TOFE qui ne constituent que des présentations à minima, pourront être ventilées de façon
plus détaillée si nécessaire.
B. Structure du guide
Ce guide comprend deux parties. La première partie regroupe un certain nombre de rappels
fondamentaux concernant la directive et la méthodologie sous-jacente (notamment son cadre
d’analyse, son système de classification et les principes de comptabilisation à utiliser). La deuxième
partie, de nature plus pratique, vise à fournir des principes d’application pour l’élaboration et la
présentation des statistiques du TOFE, tout en se limitant aux aspects pertinents de la période
transitoire. En particulier, en vue de faciliter la mise en place de tableaux de passage au niveau de
chaque pays, les liens entre le système de comptabilité publique dans l’espace CEMAC (Plan
comptable de l’État et comptabilité administrative) et le TOFE sont développés. En outre, en vue
d’assister les États à transcrire la Directive dans leur législation nationale et à adapter les structures de
production du TOFE, les aspects légaux et réglementaires sont aussi abordés.
7
Le TOFE de la directive de 2008 était en grande partie basé sur la méthodologie du Manuel de
Statistiques de finances publiques 1986 (MSFP 1986)5 et était établi sur une base caisse.6
Le TOFE est maintenant basé sur la méthodologie du Manuel de statistiques de finances publiques
2001 (MSFP 2001) qui, entre autres, préconise l’utilisation des droits constatés et une approche
patrimoniale, rapprochant ainsi cette méthodologie des normes comptables internationales.
La nouvelle directive préconise un enregistrement des statistiques sur la base des droits et
obligations, ou droits constatés, mais peut accommoder un enregistrement sur la base des
encaissements et décaissements.
Une conséquence de l’adoption des droits constatés est la prise en compte de tous les droits et
obligations y compris ceux réglés en nature. Selon la nouvelle directive les transactions non
monétaires dont les transactions en nature (Articles 10 et 11) seront donc prises en compte
dans le TOFE au même titre que les transactions monétaires.
La nouvelle directive établit une stricte distinction entre les opérations d’exploitation (ou de
gestion) de l’État et les opérations sur actifs et passifs, ce que ne faisait pas l’ancienne
directive, facilitant ainsi l’établissement de statistiques de type patrimonial. Cette distinction a
pour conséquence de rapprocher les concepts et définitions du nouveau TOFE de ceux de la
comptabilité générale, facilitant l’établissement de comptes de patrimoine pour les unités
d’administrations publiques.
Les flux de nature patrimoniale sont regroupés en acquisition nette d’actifs non financiers
(dépenses et transferts en capital dans l’ancienne directive), d’actifs financiers et de passifs; les
prêts moins recouvrements sont donc maintenant classés avec les autres transactions en actifs
financiers.
En vertu du point soulevé à la rubrique précédente, les prêts moins recouvrements ne sont plus
un déterminant du déficit/excédent (appelé dorénavant Capacité/Besoin de financement), mais
sont classés en financement comme acquisition d’actif financier.
Les dons reçus constituent une sous-rubrique des recettes au lieu d’une catégorie séparée.
Les cotisations sociales ne font plus partie des recettes fiscales en vertu de la contrepartie qui
les accompagne. Elles constituent donc une catégorie séparée de recettes, tout en continuant de
faire partie des prélèvements obligatoires, en vue notamment du calcul de la « pression
fiscale ».
Les cotisations aux régimes de retraite des fonctionnaires ne sont plus enregistrées en recettes
mais en augmentation des engagements de l’État-employeur au titre de ces retraites. Le
paiement des pensions n’est plus une dépense mais constitue plutôt une diminution de cet
engagement.
5
Manuel de statistiques de finances publiques, Fonds monétaire international, 1986.
6
Recettes sur base caisse en général et dépenses sur base ordonnancement ou base engagement.
8
Le cadre d’analyse des opérations des administrations publiques est composé de quatre
situations7 au lieu d’une seule comme dans le cas de l’ancienne méthodologie. Ce cadre facilite
une évaluation plus complète de l’impact économique des activités des administrations
publiques et de la viabilité de leurs politiques financières.
Les dépenses, appelées charges dans le nouveau TOFE, sont maintenant constituées de toutes
les transactions qui diminuent la valeur nette. Les dépenses budgétaires (au sens de la
nomenclature budgétaire) qui comprennent les prises de participations et cautionnements, sont
donc à ventiler dans le nouveau TOFE entre les charges et les acquisitions d’actifs financiers.
Les prises de participations quant à elles, constituent des acquisitions d’actifs financiers et les
restitutions de cautionnements sont des diminutions de passifs.
Les transferts en capital, à l’instar des transferts courants, affectent la valeur nette. Par
conséquent tous les dons et autres transferts en capital à recevoir sont à classer en recettes et les
dons et autres transferts à payer (courants et en capital) en charges.
Au sens de la Directive (Article 4), « le champ institutionnel du TOFE couvre l’ensemble du secteur
des administrations publiques comprenant toutes les unités résidentes dont les principales fonctions
consistent à fournir à la collectivité des biens et services non marchands destinés à la consommation
collective ou individuelle, et à redistribuer le revenu et la richesse au moyen de transferts ». Autrement
dit, ce champ correspond à l’ensemble des administrations publiques au sens du MSFP 2001 (ou du
SCN 2008) tant au niveau central que local. Le terme « État » doit donc entendu ici dans un sens plus
large que dans son acception habituelle.
Ces unités d’administration publique effectuent généralement des productions non marchandes, c'est-
à-dire produisent des biens et des services cédés gratuitement ou à des prix qui ne sont pas
économiquement significatifs10. Elles doivent répondre aux caractéristiques d’unité institutionnelle
c'est-à-dire, être des entités économiques, capables de leur propre chef, de posséder des actifs, de
contracter des engagements et de s’engager dans des activités économiques et dans des transactions
avec d’autres unités.
Quatre types d’unités d’administration publique sont distinguées (Article 5), à savoir : (1) les unités
budgétaires, (2) les unités extrabudgétaires, (3) les unités de sécurité sociale et (4) les institutions sans
7
Il s’agit de la Situation des opérations des administrations publiques, la Situation des autres flux économiques, le Compte
de patrimoine et la Situation des flux de trésorerie.
8
Produits de tout ou partie des participations détenues
9
Le SCN 2008 est la version révisée du SCN 1993.
10
Les prix économiquement significatifs sont définis comme des prix qui ont un impact sensible sur l’offre et la demande
de biens et services.
9
but lucratif (ISBL) au service des administrations publiques. Les opérations financières des
collectivités territoriales, des caisses de sécurité sociale et des établissements publics à caractère
autonome (EPA) encore appelés organismes autonomes ou unités extra budgétaires selon la directive,
doivent être retracées dans les différentes rubriques du TOFE au même titre que celles de
l’administration centrale. Les statistiques de toutes ces unités forment les statistiques de
l’administration publique qui sera divisée en trois sous-secteurs : l’administration centrale (y compris
leurs ISBL et unités extrabudgétaires sous tutelle), les administrations locales (y compris leurs ISBL et
unités extrabudgétaires sous tutelle) et le sous-secteur de sécurité sociale.11
Un glossaire étendu de la terminologie utilisée dans la Directive et, plus généralement, en statistiques
de finances publiques est joint à ce guide en appendice. Par conséquent, la liste ci-dessous se limite
aux principaux concepts qui ont été modifiés par rapport à l’ancien TOFE ou qui ont acquis une
importance nouvelle.12
Recettes. Transactions qui augmentent la valeur nette (Article 10), ce qui exclut le produit des
cessions d’actifs ou des augmentations de passifs, lequel ne constitue pas une recette au sens de
la nouvelle méthodologie puisque ce produit ne fait que constater un échange entre actifs (ou
passifs). Les recettes sont composées (1) des recettes fiscales, classées selon leur assiette, (2)
des cotisations sociales, (3) des dons et (4) des autres recettes. Cette dernière catégorie
comprend les rubriques suivants : revenus de la propriété, ventes de biens et services, amendes,
confiscation et autres pénalités, transferts volontaires autres que les dons13 et recettes diverses
et non identifiées.
Charges. Transactions qui diminuent la valeur nette (Article 11), ce qui exclut les acquisitions
d’actifs ou diminutions de passifs, lesquelles ne constituent pas des charges puisqu’elles ne
font que constater un échange entre actifs (ou passifs). Elles comprennent (1) la rémunération
des salariés, (2) l’utilisation des biens et services, (3) la consommation de capital fixe, (4) les
intérêts, (5) les subventions, (6) les dons, (7) les prestations sociales et (8) les autres charges.
Les charges comprennent aussi les transferts en capital qui étaient classés parmi les dépenses
en capital de l’ancien TOFE ; ces transferts sont à classer soit dans les dons en capital ou les
autres charges en capital.
Actifs non financiers (ANF) (Article 12). Les actifs non financiers sont des actifs
économiques autres que les actifs financiers et sont constitués (1) des actifs fixes (bâtiments et
ouvrages de génie civil, machines et équipements), (2) stocks, (3) objets de valeur et (4) des
actifs non produits tels les terrains et gisements. Les transferts en capital classés parmi les
dépenses en capital de l’ancien TOFE, en sont exclus et sont classés parmi les charges du
nouveau TOFE.
11
Dans la pratique, les unités de sécurité sociale sont regroupées avec les unités des sous-secteurs dont elles dépendent
(l’administration centrale le plus souvent).
12
L’ordre de présentation de ces termes est déterminé par leur importance, quoique que toute relative.
13
Courant et en capital en provenance de particuliers, de sociétés ou toute autre source autres que les administrations
publiques ou les organisations internationales (classés en dons - Code 63).
10
Actifs financiers (AF) (Article 13). Les actifs financiers sont les créances que les agents
économiques détiennent envers d’autres agents économiques. Il s’agit en général, des
instruments suivants : (1) l’or monétaire et les droits de tirages spéciaux (DTS), (2) le
numéraire et dépôts, (3) les titres de créance (bons et obligations), (4) les crédits, (5) les actions
et parts de fonds d’investissement, (6) les systèmes d’assurances, de pensions et de garanties
standard, (7) les produits financiers dérivés et options sur titres des salariés et (8) les autres
comptes à recevoir. Dans le cas des administrations publiques des États de la CEMAC, les
actifs financiers les plus courants détenus par les administrations publiques sont les actions et
participations (dans les entreprises publiques par exemple), les crédits accordés (avances et
prêts accordés) aux particuliers et aux entreprises publiques notamment (prêts rétrocédés), et le
numéraire et dépôts auprès du système bancaire. Dans la CEMAC, l’or monétaire et les DTS
sont détenus par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC).
Passifs. Les passifs sont les dettes envers le reste de l’économie ou encore les créances de
celui-ci sur les administrations publiques (Article 15). Les flux de dettes comprennent, les
crédits contractés (emprunts), les tirages et remboursements (ou amortissements), le numéraire
et les dépôts (recettes de cautionnements par exemple), les comptes à payer et les émissions et
rachats dans le cas de valeurs mobilières (bons ou obligations).14 Les instruments mentionnés
dans le cas des actifs financiers s’appliquent également aux passifs.
Actifs ou passifs conditionnels (Article 28). Ce sont les actifs ou passifs dont l’apparition est
le résultat d’un événement contingent. Les éléments contingents ne sont pas traités comme des
actifs ou passifs parce qu’ils ne constituent pas des créances ou obligations inconditionnelles.
La dette d’une entreprise publique garantie par l’État est un exemple de passif conditionnel
pour celui-ci et n’entre dans son passif qu’au moment de sa prise en charge effective par l’État.
Opérations non monétaires. Opérations non assorties d’une contrepartie monétaire comme
les transactions en nature, les remises ou annulations de dettes, et la consommation de capital
fixe.
Solde brut de gestion. C’est la différence entre les recettes et les charges autres que les
charges de consommation de capital fixe. Ce solde est utilisé à la place du Solde net de gestion
quand la consommation de capital fixe n’est pas disponible. Dans la mesure où la
consommation de capital fixe peut être considérée comme une grandeur relativement stable,
l’évolution du solde brut est semblable à celle du solde net, ou à ce qu’il pourrait en principe
être s’il ne peut pas être calculé. Son utilité est donc avérée même s’il surestime les excédents
et sous-estime les déficits.
14
Le FMI a publié en 2011 le document intitulé Public Sector Debt Statistics, Guide for Compilers and Users
([Link] Ce guide indique que les instruments de la dette sont valorisés à leur valeur nominale
et aussi sur la base de la valeur du marché pour les titres négociés.
15
Au sens de la méthodologie de référence de la Directive TOFE de décembre 2011.
16
Les acquisitions nettes d’actifs sont définies comme les acquisitions diminuées de cessions et les accumulations nettes
de passifs comme des augmentations diminuées des remboursements.
11
Solde net de gestion. C’est la différence entre les recettes et les charges. Il mesure la variation
de la valeur nette résultant des transactions. Il aide à mesurer la soutenabilité des transactions
des administrations publiques dans une perspective patrimoniale et est comparable au concept
d’épargne de la comptabilité nationale augmentée des transferts nets en capital.
Excédent/déficit base caisse - Entrées nettes de trésorerie résultant des activités de gestion
moins les sorties nettes liées aux investissements en actifs non financiers.
Valeur nette - Aussi appelé actif net, ce solde est égal à la valeur des actifs moins passifs du
bilan. Il est le résultat du cumul au cours du temps des avoirs et des engagements de l’entité à
laquelle le bilan se rapporte. Dans le cas des administrations publiques, la valeur nette,
conséquence des déficits et excédents cumulés, est généralement négative. L’utilisation de ce
solde dans l’analyse des finances publiques est relativement récente.17
Valeur financière nette. Cette valeur est égale à la différence entre les encours des actifs
financiers et les encours de passif. Elle peut se mesurer encore par la différence de la valeur
nette et les actifs non financiers.
La série suivante ne représente pas les soldes tels que définis par le MFSP 2001 mais
plutôt des soldes utilisés dans l’analyse macroéconomique.
o Solde primaire de gestion. C’est le solde net de gestion non compris les charges nettes
d’intérêts.
o Solde primaire global. Il correspond au solde global non compris les charges nettes
d’intérêts.
o Epargne brute. C’est le solde brut de gestion moins les transferts en capitaux nets à
recevoir.
o Solde budgétaire de base. Solde qui constitue le critère clé du pacte de convergence des
pays de la CEMAC Solde budgétaire de base est égal aux :
(Recettes totales + dons budgétaires + ressources PPTE (-) Dépenses courantes (-)
Dépenses en capital sur ressources propres.
Le Solde budgétaire de base, qui mesure la capacité d’un Etat à couvrir avec ses
ressources propres l’ensemble de ses dépenses courantes et en capital, est égal aux ;
Recettes totales (Ŕ) Dépenses courantes (-) Dépenses en capital sur ressources internes
17
Voir L’actif net de l’Etat, par Bob Traa et Alina Carare, Finances et Développement, juin 2007.
12
Les deux soldes sont calculés ci-dessous dans la deuxième partie du guide à partir des
nouveaux concepts du TOFE.
Rémunération des salariés. C’est la rémunération totale en espèces ou en nature à verser aux
agents des administrations publiques et à toute autre personne employée par celles-ci pour le
travail effectué durant la période comptable considérée. La rémunération des salariés exclut les
travaux liés à la formation de capital pour compte propre et les autres coûts de cette dernière
(utilisation de biens et services et consommation de capital fixe) qui doivent être classés en
acquisition de capital fixe. La rémunération des salariés est un concept et une mesure
statistique (SCN 2008 et MSFP 2001) et ne doit pas être confondue avec la masse salariale telle
que celle-ci est comprise dans les pays de la CEMAC. La rémunération des salariés laquelle
fait l’objet d’une définition spécifique dans le cadre du champ restreint18 du TOFE est
examinée d'une manière plus approfondie dans la deuxième partie de ce guide.
Bien qu’implicites dans l’ancienne directive et donc non strictement nouveaux, les concepts de
transaction et d’autre flux économique méritent d’être soulignés, notamment au vu de
l’importance que ceux-ci revêtent maintenant.
Par mode d’enregistrement et comptabilisation on entend les règles qui régissent l’enregistrement des
données et le calcul des agrégats du TOFE. Les règles mentionnées dans la Directive concernent le
moment d’enregistrement des flux et des stocks, la valorisation, l’enregistrement sur une base
brute ou nette et la consolidation. Cette section évoquera aussi les questions de réorientation et
réassignation qui ne sont pas mentionnées dans la Directive. Le principe général retenu dans la
Directive est celui de l’enregistrement des flux économiques réels entre les administrations publiques
et le reste de l’économie, principe qui détermine le « moment d’enregistrement » et la
« valorisation ».
Le moment d’enregistrement et de comptabilisation des données est celui des droits constatés c'est-à-
dire correspondant au moment ou la valeur économique est transformée, échangée, créée, transférée ou
éteinte (Article 21). Par exemple, les recettes fondées sur le système déclaratif seront enregistrées au
moment de la déclaration et/ou du versement spontané des impôts par les contribuables (ex : Impôts
18
La Directive ne précise pas la couverture du « champ restreint ». Ce champ est mentionné dans la troisième partie de la
note explicative « Classification des opérations détaillées dans le TOFE » dans un paragraphe afférant à la composition de
la rémunération des salariés.
19
C’est un concept de la comptabilité nationale, appelé « opérations » dans la version française du SCN 1993. Le SCN
2008 n’est pas encore disponible en français à la date de la rédaction de ce guide.
13
sur le revenu, TVA, impôts sur les traitements et salaires) et les recettes fondées sur le système
d’émission préalable de titres (Avis de recouvrement), seront enregistrées au vu des titres de
perception (Impôts fonciers), rôles ou contrats (dons reçus).
Le moment d’enregistrement des dépenses (charges et acquisitions d’actifs non financiers) correspond
au moment où ont lieu les activités ou autres événements créant l’obligation inconditionnelle pour les
administrations publiques concernées de procéder à un paiement ou de céder des ressources. Il est
généralement admis que, dans le circuit de la dépense budgétaire, l’étape de la liquidation est celle qui
remplit cette condition. L’enregistrement des charges et des actifs non financiers se fera donc sur la
base des liquidations.
Pour les actifs financiers et passifs, c’est généralement le moment où le contrat est signé ou le moment
où le numéraire ou un autre actif financier est versé par le créancier au débiteur ou remboursé par le
débiteur au créancier.
En attendant la mise en place d’une comptabilité patrimoniale, une période transitoire est prévue
durant laquelle le mode d’enregistrement des données et les définitions prévues au chapitre III de la
Directive de l’ancien TOFE (04/08-UEAC-190-CM-17) pourront continuer à s’appliquer (Article 33).
D.2 Valorisation
Les transactions et autres flux économiques, ainsi que les stocks d’actifs et de passifs sont valorisés sur
la base des prix et cours du marché, sauf en ce qui concerne la dette qui sera valorisée à la valeur
nominale des différents éléments constitutifs (Article 25). Dans la mesure où le prix des biens et
services achetés par les administrations publiques correspond généralement au prix du marché,
l’application de ce principe ne pose pas de problèmes. Il n’en sera pas de même pour l’évaluation de
certains actifs non financiers (domaines de l’État) qui ne seront en principe pris en compte dans le
TOFE qu’après la période transitoire (Article 33).
Pour les actifs financiers et passifs, c’est la variation des avoirs qui est recherchée à travers
l’enregistrement sur une base nette.
Les autres flux économiques sont à enregistrer sur une base nette, c'est-à-dire que pour chaque actif et
passif, c’est le gain ou la perte de détention qui doit être enregistré.
D.4 Réorientation
Il s’agit d’un jeu d’écritures visant à faire apparaître dans les statistiques les transactions de manière à
refléter les flux économiques réels plutôt que de considérer le circuit raccourci tel qu’il ressort des
sources de données. Par exemple, les transferts directs de cotisations sociales employeurs par une
administration publique aux régimes de sécurité sociale sont « réorientés » de manière à les faire
14
apparaître en rémunération des salariés auxquels on impute les versements de cotisations aux régimes
de sécurité sociale. Autrement dit : les cotisations sociales employeurs sont un élément du poste
« rémunération des salariés » (distinct du poste « salaires et traitements »), au lieu d’être classées
comme une charge ou un transfert au profit de l’entité qui gère les prestations sociales d’employeur.
D.5 Réassignation
Il s’agit d’un jeu d’écritures visant à attribuer aux unités leurs propres transactions quand celles-ci sont
effectuées en leur nom par d’autres unités, comme dans le cas par exemple d’une administration
centrale percevant des taxes ou impôts pour le compte d’une administration locale. Dans ce cas, la
réassignation consiste à faire apparaître ces taxes ou impôts comme des recettes de l’administration
locale plutôt que comme des recettes de l’administration centrale accompagnées d’un transfert.
D.6 Scission
Elle consiste à scinder en deux ou plusieurs transactions une transaction considérée, dans la pratique
administrative, comme unique par les parties concernées, comme par exemple le cas d’une acquisition
d’un actif fixe au moyen d’un crédit bail ou leasing. Dans ce cas, le paiement de location périodique
doit être scindé en deux opérations, le remboursement du principal et le paiement des intérêts.
D.7 Consolidation
L’élaboration du TOFE nécessite la consolidation des données, c’est- à -dire l’élimination des
transactions ou des relations débiteurs - créanciers entre les unités des administrations publiques, à
l’exception des cotisations sociales d’employeurs aux organismes de sécurité sociale. La consolidation
concerne aussi bien les statistiques de flux que d’encours (Article 27 et Note explicative).
Par cadre d’analyse, on entend l’organisation des opérations à l’intérieur d’une structure comptable
ou statistique cohérente et l’organisation des composantes détaillées de ces agrégats en catégories
distinctes basée sur des critères déterminés. Le cadre d’analyse d’un système comptable ou statistique
est unique mais peut inclure plusieurs systèmes de classification (par exemple, les charges peuvent être
classées sur la base de critères économique ou fonctionnel, et le financement sur la base d’instruments
financiers ou des sous-secteurs auxquels appartiennent les créditeurs).
L’Article 2 de la Directive TOFE indique que « l’ensemble des trois premières situations, à savoir le
TOFE, la Situation des actifs et passifs et la Situation des autres flux économiques, constitue le cadre
analytique conforme aux normes internationales en vigueur en matière de statistiques de finances
publiques auxquelles les États membres doivent tendre à terme ». La note explicative précise en outre
que le cadre analytique du MSFP 2001, s’articule autour de trois situations financières :
- la Situation des opérations des administrations publiques qui résume les transactions du
secteur des administrations publiques au cours d’une période ;
- la Situation des autres flux économiques qui présente les modifications des encours d’actifs,
de passifs et de la valeur nette résultant des facteurs autres que les transactions ; et
- la Situation des actifs et passifs (bilan) qui enregistre les encours d’actifs et de passifs ainsi
que la valeur nette du secteur des administrations publiques à la fin de chaque période
comptable, situation qui à terme aboutira au compte de patrimoine. Cette situation est
complétée par la Situation de la dette.
Ce cadre analytique qui correspond à celui du MSFP 2001, la norme internationale en la matière, est
illustré au Schéma 1 ci-dessous.
A B C D E
Flux
Transactions
-------------------------------------------------------------------------------
Source : Manuel de statistiques de finances publiques, FMI, 2001, page 42
16
La colonne A représente la situation d’ouverture des actifs et des passifs, la colonne B représente la
situation des opérations des administrations publiques, les colonnes C et D représentent la situation
des autres flux économiques (respectivement les gains et pertes de détention et les autres changements
de volume) et la colonne E représente la situation de clôture des actifs et des passifs.
Colonne B. La situation des opérations des administrations publiques reprend toutes les
transactions de la période concernée en recettes, charges et transactions en actifs et passifs. Son
équivalent en comptabilité générale est le compte de résultat mentionné à l’Article 26 de la
Directive PCE. Principalement en raison de son optique macroéconomique, la situation des
administrations publiques reprend toutes les transactions en actifs et en passifs, à la différence
du compte de résultats qui se limite au tableau des produits et des charges. En ce sens, la
Situation des opérations des administrations publiques correspond à l’ensemble des comptes
non financiers et financiers de la comptabilité nationale, quoique organisée différemment.
La situation des opérations des administrations publiques doit satisfaire l’identité suivante :
Recettes moins charges moins acquisition nette d’ANF = Variation des actifs financiers
moins variation des passifs
C’est cette identité qui donne à la situation des administrations publiques son caractère
« finances publiques » dans la mesure où elle correspond à l’identité traditionnelle de
l’équilibre budgétaire, c’est-a-dire à l’excédent/déficit, (« la ligne » séparant les transactions
déterminantes de ce solde des transactions de financement), comme l’illustre le tableau ci-
dessous.
Recettes (-) Charges = Capacité/besoin de = Variation des actifs financiers (-) Variation des
financement passifs (financement)20
(-) Variation d’ANF
20
Y compris les prêts nets.
17
Colonnes C et D. La situation des autres flux économiques présente toutes les variations de
valeur (prix et taux de change) et de volume (événements physiques), autres que les
transactions, qui peuvent affecter les actifs et les passifs. Il n’existe pas de situation équivalente
issue de la comptabilité générale de l’État. Cette situation permet de clore l’écart entre la
variation des encours d’actifs et de passifs entre le début et la fin de la période d’une part et les
flux de transactions d’autre part. Le solde de cette situation reflète la variation de la valeur
nette engendrée par les autres flux économiques et correspond à l’identité suivante : variation
des actifs (-) variation des passifs = variation de la valeur nette, de manière à ce que les
identités « horizontales » suivantes soient satisfaites :
Actif d’ouverture (+) variation des actifs due aux transactions et autres flux = Actif de
clôture
Passif d’ouverture (+) variation des passifs due aux transactions et autres flux = Passif de
clôture
Il est important de noter que la situation des flux de trésorerie ne fait pas formellement partie du
cadre d’analyse du MSFP 2001, puisqu’elle est établie sur une base caisse, bien qu’elle soit considérée
comme une situation essentielle. La situation des flux de trésorerie est l’équivalent statistique du
tableau du même nom de la Directive PCE : Article 23; c’est aussi l’équivalent de la situation des
opérations des administrations publiques établie sur une base caisse, et dont elle reprend globalement
les mêmes rubriques. Son solde reflète la variation de la trésorerie (caisse et équivalents de caisse).
Il faut aussi noter que la situation de la dette n’apparaît pas dans ce cadre d’analyse. Celle-ci ne
comprend pas tous les passifs enregistrés au compte de patrimoine (les actions et parts de fonds
d’investissement et les systèmes d’assurances, de pensions et de garanties standard).
La situation des flux de trésorerie enregistre les entrées et les sorties de trésorerie22 en utilisant une
classification semblable à celle de la situation des opérations des administrations publiques. Toutefois,
il convient de souligner que la consommation de capital fixe qui n’entraine pas de sortie de trésorerie
doit être exclue des charges.
E.2 Classification
Il existe généralement une correspondance directe entre les rubriques du TOFE et celles du MSFP
2001 qui sert de référentiel pour la classification des flux et des stocks. En outre, les codes du TOFE
sont issus de ce manuel. Par conséquent, les règles régissant la classification des postes de recettes,
dépenses et financement des administrations publiques des pays membres de la CEMAC sont basées
sur cette méthodologie.
Les recettes au sens du TOFE2008 sont dorénavant réparties dans le nouveau TOFE entre les recettes
proprement dites et les cessions d’actifs non financiers. En général, la classification statistique des
21
Dans le TOFE2008, le Financement était égal au signe prêt à l’excédent/déficit. Cette inversion de signe n’existe plus dans
le TOFE2011.
22
Cf. MSFP 2001, paragraphe 4.46 Ŕ 4.47
18
recettes ne présente pas de difficultés nouvelles23 puisque, au niveau des composantes élémentaires, les
règles de classification sont généralement les mêmes dans le nouveau TOFE que dans l’ancien.
Les recettes fiscales (Code 11), qui comprennent les impôts, taxes, droits et autres transferts
obligatoires sans contrepartie autres que les amendes et confiscations sont classées selon le
type de transaction qui les détermine, autrement dit leur assiette (par exemple le revenu, la
masse salariale, la valeur locative ou vénale de la propriété, la valeur ajoutée, le prix de
certains biens et services, le type d’activité et les transactions internationales).24
Les cotisations sociales (Code 12) continuent bien sûr à faire partie des recettes totales mais
ne sont plus incluses dans les recettes dites fiscales du fait qu’une contrepartie existe, à savoir
l’acquisition de droits à des versements de pensions futurs. Les critères de classification sont
généralement les mêmes que dans le MSFP 1986. On distingue principalement les cotisations à
la charge des employeurs et les cotisations à la charge des employés.
Les dons (Code 13) courant et en capital forment dorénavant un sous-groupe de recettes. Les
critères de classification sont généralement les mêmes que dans le MSFP 1986 : dons en
provenance de gouvernements étrangers, d’organismes internationaux ou d’autres
administrations publiques nationales.
Les autres recettes (Code 14) qui comprennent notamment les intérêts, dividendes, produits
des droits administratifs, autres ventes de biens et service,25 les amendes et confiscations sont
classées selon les même critères que dans le MSFP 1986. Les cessions d’actifs non financiers,
qui étaient classées en recettes en capital dans l’ancien TOFE et selon le MSFP 1986 ne font
plus partie des recettes mais doivent être enregistrées en cessions d’actifs non financiers parmi
les « Acquisitions nettes d’actifs non financiers ».
Les dépenses au sens de la directive sur la Nomenclature budgétaire de l’État et du TOFE2008 sont
dorénavant réparties entre les charges et les acquisitions d’actifs non financiers. Les charges sont
classées selon leur nature (classification économique) selon les mêmes critères que les dépenses
courantes de l’ancienne directive ; la seule catégorie nouvelle est la consommation de capital fixe.
Tous les transferts en capital font partie des charges puisque qu’ils diminuent la valeur nette. Les
autres catégories de charges comprennent la rémunération des salariés, l’utilisation de biens et
services, la consommation de capital fixe, les intérêts ; les subventions, les dons versés, les prestations
sociales, et les autres charges.
23
Toutefois une distinction par catégorie de contribuables sera nécessaire parfois souhaitable notamment concernant
certaines recettes fiscales (impôts sur le revenu, impôts sur les capitaux et valeurs mobilières, impôts sur le patrimoine)
selon que ces recettes sont payés par les sociétés ou les personnes physiques. Cette distinction facilite le passage éventuel à
la comptabilité nationale qui doit être en mesure de distinguer les impôts sur les produits et les autres impôts et taxes sur la
production des autres impôts et taxes.
24
Dans la pratique, la nature précise des recettes fiscales n’est pas toujours facile à établir et peut souvent être le sujet
d’interprétations différentes selon les pays, ce qui complique leur classification. Cet aspect est abordé plus profondément
dans la deuxième partie de ce guide.
25
Les recettes des établissements marchands doivent maintenant être enregistrées sur une base brute alors que le MSFP
1986 préconisait un enregistrement net (donc des excédents dans le cas des recettes) ; (Cf. MSFP 2001, Appendice I.10)
19
La note explicative de la Directive TOFE indique qu’en ce qui concerne le champ restreint des
opérations budgétaires, « la rémunération des salariés est en espèce » et sera limitée aux
« rémunérations en espèce comprenant les salaires et traitements (montant bruts), les primes et
indemnités (fonction, logement, transport etc.), le treizième mois, les récompenses aux agents
méritants, et les avantages (logement etc.) » (Directive, Note explicative, Troisième partie).
L’utilisation de biens et services (Code 22) comprend l’utilisation de biens et services pour la
production de biens et services marchands et non marchands à l’exception de la formation de
capital pour compte propre, plus les biens achetés en vue de leur revente. Dans la mesure où
aucune comptabilité de stocks n’est tenue pendant la période transitoire, l’utilisation de biens et
services pourra être remplacée par l’acquisition de biens et services.
La consommation de capital fixe (Code 23), qui n’existait pas dans le TOFE2008, reflète le
coût d’utilisation du capital du fait de son usure et de son vieillissement au cours du temps.
C’est une transaction interne. Pendant une période transitoire, la consommation de capital fixe
ne sera calculée que pour les administrations publiques dont le système comptable prévoit un
amortissement des immobilisations.26
Les charges d’intérêt (Code 24) sont ventilées en intérêts à payer aux non-résidents, aux
administrations publiques et aux résidents autres que les administrations publiques.
Les subventions (Code 25) sont des transferts sans contrepartie d’une administration publique
à une entreprise sur la base du niveau général de ses activités de production ou de la valeur ou
du volume de biens et services produits exportés ou importés. Elles sont payables aux
producteurs seulement (les entreprises). Les transferts aux ménages sont à classer parmi les
prestations sociales et les transferts aux ISBL au service des ménages sont à classer parmi les
autres charges diverses non classées ailleurs (code 2821 du MSFP 2001). Les subventions
doivent être ventilées entre les subventions aux sociétés privées et publiques, financières aussi
bien que non financières. Les subventions sont destinées à compenser les pertes que ces
entreprises subissent quand, dans le cadre d’une politique économique et sociale, elles sont
amenées à pratiquer un prix inférieur au coût de production27. Les transferts aux entreprises
destinés à compenser les pertes accumulées sur deux ans ou plus sont à classer parmi les autres
charges en capital (Code 2822).
Les prestations sociales (Code 27) sont des transferts en espèces ou en nature destinés à
protéger l’ensemble ou des segments spécifiques de la population contre certains risques. Les
prestations sociales en nature sont constituées des biens et services achetés par les
administrations publiques à des producteurs hors administrations publiques pour les
redistribuer aux ménages ; elles excluent les biens et services produits par les administrations
publiques elles mêmes, la valeur de ces biens étant classée en utilisation de biens et services.
Les prestations sociales sont ventilées en :
o prestations de sécurité sociale28 (Code 271) sont des prestations sociales dues aux
ménages, en espèces ou en nature, par les organismes de sécurité sociale. Elles
comprennent les prestations de maladie ou d’invalidité, allocations familiales, allocations
de maternité, de foyer et autres pour personnes à charge, prestations de chômage, pensions
26
Dans de tels cas, le calcul de la consommation de capital fixe se basera sur l’amortissement comptable qui devra être
ajusté le cas échéant pour tenir compte de la différence entre les normes de traitement statistiques et comptable en la
matière.
27
Par exemple les subventions aux compagnies d’électricité et d’eau etc.
28
Dues aux ménages par les organismes de sécurité sociale.
20
o prestations d’assistance sociale29 (Code 272) comprennent les transferts aux ménages hors
régimes d’assurance sociale (cf. détail des prestations de sécurité sociale). Les prestations
d’assistance sociale couvrent les mêmes catégories de risque que les prestations
d’assurance sociale et excluent donc les transferts effectués en réponse à des événements
non couverts par ces derniers comme les catastrophes naturelles ; ces types de prestations
sont classés parmi les autres charges diverses non classées ailleurs (code 282 du MSFP
2001).
o prestations sociales d’employeur30 (Code 273) comprennent les prestations sociales dues en
espèces ou en nature par les unités d’administration publique à leurs employés ou aux
employés d’autres unités d’administration publique participant au régime. Les prestations
sont de même nature que celles fournies dans le cadre des régimes de sécurité sociale (voir
ci-dessus détail des prestations de sécurité sociale).
Les autres charges31 (Code 28) comprennent les charges de propriété autres que les
intérêts (principalement les dividendes, prélèvements sur les quasi sociétés, et loyers) et les
autres charges diverses non classées ailleurs qui comprennent les transferts courants aux ISBL
au service des ménages32, les paiements d’indemnités en compensation de dommages
physiques et corporels causés par les catastrophes naturelles, les paiements d’indemnités en
compensation de dommages corporels causés sur les personnes physiques ou à leur biens par
les administrations publiques,33 les bourses et autres prestations d’éducation, les transferts en
capital aux sociétés et aux ISBL, notamment dans le cadre de remises ou reprises de dette, les
impôts payés par une administration publique à une autre, les crédits d’impôts, les primes
d’assurances, les amendes et autres paiements obligatoires imposés par les tribunaux aux
administrations publiques et les achats de biens et services aux établissements marchands en
vue de leur distribution aux ménages autres que des prestations sociales.
Les actifs non financiers (Code 31) comprennent les actifs fixes, les stocks, les objets de valeur et les
actifs non produits et sont classés par nature.
o Les actifs fixes (Code 311) sont des actifs produits et utilisés de façon répétée ou continue
dans un processus de production de plus d’un an. Ils comprennent les bâtiments et ouvrages
de génie civil, les machines et équipements et les autres actifs fixes. Ces derniers incluent
les actifs cultivés comme les plantations, et les actifs incorporels produits comme les droits
de prospection, les logiciels, les œuvres récréatives, littéraires et artistiques.
o Les stocks (Code 312) sont des biens détenus en vue de leur revente ou de leur utilisation
dans un processus de production. Ils comprennent les stocks stratégiques et les autres
stocks (matières premières et fournitures, travaux en cours, stocks de produits finis et biens
destinés à la revente).
29
Dues aux ménages hors régimes d’assurance sociale.
30
Dues aux employés ou à leurs ayants droit par les administrations publiques.
31
Cf. MSFP 2001 pages 82-86, paragraphes 6.73-6.88
32
Pour des prestations (en espèces et en nature au profit des ménages) autres que les prestations d’assistance sociale qui ne
sont pas effectuées dans le cadre de régimes d’assurance sociale (code 272 du MSFP 2001)
33
Paiements obligatoires accordés par les tribunaux ou versements gracieux suite à un accord à l’amiable (exclut les
indemnités d’assurance dommages).
21
o Les objets de valeur (Code 313) sont des actifs produits de valeur considérée
généralement importante qui ne sont pas principalement utilisés à des fins de production ou
de consommation, mais qui sont acquis et détenus avant tout pour servir de réserve de
valeur (pierres et métaux précieux, bijoux, peintures, sculptures, œuvre d’art ou antiquités).
Dans la mesure où les objets de valeur détenus pas les administrations publiques sont
utilisés dans un processus de production de biens ou services (par un musée par exemple),
ils ne sont pas classés dans cette sous-rubrique mais plutôt en actifs fixes parmi les autres
machines et équipements.
Les actifs non produits (Code 314) sont des actifs nécessaires à la production mais non
produits eux-mêmes par l’homme. Ils comprennent les terrains, les gisements, les autres actifs
naturels (composés principalement de ressources biologiques non cultivées, les réserves d’eau,
les forêts vierges, pêcheries et le spectre électromagnétique) et les actifs incorporels non
produits comme les brevets et les baux.
La classification des actifs financiers et des passifs repose généralement sur des critères de liquidité,
de résidence et de la caractéristique juridique des instruments financiers, lesquels reflètent les relations
sous-jacentes entre créanciers et débiteurs.
Les actifs financiers (Code 32) sont des créances que les agents économiques (créancier Ŕ
actif financier) détiennent envers d’autres agents économiques (débiteur Ŕ passif). Il s’agit, en
général, du numéraire et dépôts, des titres de créance (bons et obligations), des crédits (Prêts
consentis, avances, rétrocessions), des actions et parts de fonds d’investissement, des systèmes
d’assurance, de pensions et de garanties standard, des produits financiers dérivés et options sur
titres des salariés, des autres comptes à recevoir, ainsi que de l’or monétaire et les DTS alloués
par le FMI. Ces derniers sont détenus par la BEAC qui est l’autorité monétaire pour les États
de la CEMAC.
Les instruments financiers sont en outre classés en fonction de la résidence de l’autre partie à la
transaction c'est-à-dire des débiteurs dans le cas des actifs financiers et des créanciers dans le
cas des passifs.
Parce que les instruments financiers font intervenir deux entités, le créancier et le débiteur,
chacune de leur classification est la même à l’actif comme au passif.
La classification des instruments financiers se fait selon leur degré de liquidité. Les
catégories d’instruments sont celles du MSFP 2001 ou du SCN 2008 qui comprennent l’or
monétaire et le DTS, le numéraire et les dépôts, les titres autres de créance, les crédits, les
actions et parts de fonds d’investissement, les systèmes d’assurance, de pensions et de
garanties standard, les produits financiers dérivés et options sur titres de salariés et les autres
comptes à recevoir ou à payer selon qu’il s’agit d’actifs ou de passifs.34
o Or monétaire et les DTS (Codes 3211, 3221, 3321). L’or monétaire est constitué des
pièces, lingots et barres, ayant une teneur en or d’au moins 995/1000. Il doit être détenu par
des unités exerçant une fonction d’autorité monétaire et constitue une composante des
avoirs officiels de réserve de pays. C’est un actif financier n’ayant pas de passif de
contrepartie dans une autre unité institutionnelle. Les DTS sont des avoirs de réserve
internationaux créés par le FMI et alloués à ses pays membres pour compléter leurs
34
L’or monétaire et les DTS, qui constituent une catégorie d’instruments financiers, sont détenus par la BEAC
et ne sont pas enregistrés en tant que tel dans le TOFE mais plutôt dans les comptes de la BEAC.
22
réserves. Les avoirs en DTS sont enregistrés en actifs financiers et les allocations aux
passifs.
o Numéraire et dépôts (Codes 3212, 3222, 3312, 3322). Le numéraire comprend les billets
et pièces et tous les dépôts à vue ou à terme. A l’actif, ce poste constitue généralement un
élément important de la trésorerie, celle-ci comprenant aussi des avoirs assimilables
comme les titres et autres valeurs à haut degré de liquidité. Au passif, les dépôts sont
constitués des dépôts au Trésor des correspondants et autres tiers.35
o Titres de créance (Codes 3213, 3223, 3313, 3323). Ces titres sont des instruments
financiers négociables sur le marché. Le titre indique normalement les échéances des
versements d’intérêts et des remboursements de principal. Parmi les titres de créances, on y
trouve par exemple les bons et obligations émis par l’État. Ils peuvent être détenus à l’actif
pour les besoins de la gestion de la trésorerie ou de la dette. Au passif, ils constituent une
partie de la dette de l’État.
o Crédits (Codes 3214, 3224, 3314, 3324). C’est un instrument financier créé lorsqu’un
créancier prête des fonds directement à un débiteur et reçoit un document non négociable
matérialisant l’actif. Les crédits comprennent les prêts accordés36 (ou consentis) par les
administrations publiques (actifs) et les emprunts contractés par celle-ci (passifs).
o Les actions et parts de fonds d’investissement (Codes 3215, 3225, 3315, 3325). Cet
instrument inclue toutes les parts que les administrations publiques détiennent sur les
entreprises publiques. Il comprend aussi les avoirs en actions émises par des sociétés
privées. Dans la mesure où les administrations publiques n’émettent pas d’actions ou
participations, cet instrument financier n’apparait pas au passif de leur bilan.
o Produits financiers dérivés et options sur titres des salariés (Codes 3217, 3227, 3317,
3327). Ce sont des instruments financiers rattachés à un instrument, indicateur financier ou
produit de base spécifique et au moyen duquel des risques financiers spécifiques peuvent
être échangés sur les marchés financiers. Ils comprennent les contrats à terme et les
options.
o Autres comptes à recevoir ou à payer (Codes 3218, 3228, 3318, 3328). Ce sont
généralement le résultat de délais de paiements (y compris les décalages comptables) ou
d’avances consentis entre vendeurs et acheteurs, les crédits commerciaux, les acomptes, les
avances sur travaux en cours et paiements anticipés sur biens et services. Ils incluent les
montants échus et non réglés au titre d’impôts, dividendes, achats, ventes de titres, loyers,
salaires et traitements, cotisations sociales et prestations sociales etc.37
35
Les pièces de monnaie, étant frappées par la BEAC, ne constituent pas un passif de l’État.
36
Avances, prêts rétrocédés autres prêts.
37
Les intérêts courus non encore réglés s’ajoutent en principe au principal sous-jacent et ne doivent pas normalement être
enregistrés en compte à recevoir ou à payer.
23
Les restes à payer définis à l’Article 23 de la Directive TOFE comme toutes les
liquidations non réglées (arriérés et fonds en routes), constituent les principaux éléments
des comptes à payer.
24
Toujours selon l’Article 34, ces tableaux doivent alors être transmis trimestriellement à la
Commission de la CEMAC dans un délai d’un mois ainsi que les ventilations détaillées des recettes,
des charges et des transactions sur actifs non financiers présentées dans le TOFE détaillé.
Toutefois, toujours selon l’Article 33, l’entrée en vigueur des dispositions suivantes est
reportée ainsi :
- sur une période maximum de cinq ans, pour l’extension du champ couvert par le TOFE à
l’ensemble des administrations publiques, tel que ce champ est défini au chapitre II de la
directive : le TOFE devra toutefois au moins couvrir les opérations du budget général de
l’État, des comptes spéciaux du Trésor et des budgets annexes ;
- sur une période maximum de dix ans, pour l’enregistrement des données en droits constatés à
partir de la comptabilité générale (Cf. chapitres IV et V de la directive). Le mode
d’enregistrement des données et les définitions prévues au chapitre III de la Directive 04/08-
UEAC-190-CM-17 pourront continuer à s’appliquer pendant la période transitoire;
- sur une période maximum de dix ans, pour l’enregistrement et la production d’une situation
des autres flux économiques (Articles 7 et 8) pour les principaux actifs et passifs concernés;
- l’inclusion des actifs non financiers (Article 12) dans un compte de patrimoine (Article 17) se
fera sur la base des valorisations qui auront été effectuées dans le cadre de la comptabilité
générale. Un tableau de la dette et une Situation des actifs et passifs financiers et des passifs
seront produits en lieu et place du compte de patrimoine.
La transposition de la Directive TOFE dans les législations nationales des pays membres devrait
fournir l’occasion dans certains cas d’adapter les modalités légales et réglementaires existantes en
matière de statistiques de finances publiques. En particulier, il faudra bien s’assurer que les
prérogatives des producteurs du TOFE seront suffisantes pour leur permettre de prendre les
dispositions nécessaires en vue d’assurer la transmission des sources de données par les unités
couvertes.
C’est dans cet esprit que l’encadré qui suit, présente un projet de réglementation dans le domaine des
statistiques de finances publiques. L’objectif principal n’est pas d’y proposer un modèle à suivre mais
plutôt d’y présenter les éléments essentiels nécessaires à l’établissement et à la diffusion du TOFE. On
pourra aussi se référer au Cadre d’évaluation de la qualité des données38 utilisé pour l’évaluation des
systèmes statistiques dans les Rapports sur l’Observance des Normes et Codes afin d’identifier les
différents critères dont il devra être tenu compte.
38
[Link]
25
Vu la loi statistiques
Vu la Directive No. 05/11-UEAC-190-CM-22
Préambule : L’analyse et la conduite de la politique économique doit être basée sur des statistiques fiables en matière de comptabilité
nationale, des indices de prix et de production et de statistiques du marché du travail, de finances publiques, monétaires et de balance
des paiements. Tandis que l’Office statistique national a le mandat de produire les statistiques du secteur réel (comptes nationaux, prix,
production et marché du travail) et l’agence nationale de la BEAC celui d’élaborer les statistiques monétaires et de balance des
paiements, les responsabilités en matière de statistiques de finances publiques doit être précisée plus clairement. Le présent texte définit
les responsabilités en matière de statistiques de finances publiques en désignant le service principalement responsable pour
l’établissement et la diffusion de ces statistiques et en spécifiant leur nature.
Article 1 L’établissement et la diffusion des statistiques sur les opérations financières des administrations publiques sont la
responsabilité de [Nom du service ou de l’organisme] en collaboration avec [nom de la direction ou l’organisme national statistique]
ainsi que les autres institutions responsables de production de statistiques macroéconomiques telles l’agence nationale de la BEAC.
Article 2 Les statistiques de finances publiques doivent être établies en conformité avec la Directive relative aux Tableau des opérations
financières de l’État (TOFE) au sein de la CEMAC en termes de couvertures institutionnelle et transactionnelle, base d’enregistrement,
cadre analytique et classification. Étant donné que cette méthodologie se réfère au Manuel de statistiques de finances publiques 2001
lui-même harmonisé avec celle du Système de comptabilité nationale 2008, l’avis de la l’Office statistique qui fait autorité en matière de
comptabilité nationale devra être sollicité, notamment pour les aspects communs aux deux méthodologies.
Article 3 En conformité avec l’article 2, les statistiques de finances publiques s’appliqueront à l’ensemble des administrations
publiques, à savoir, l’administration centrale (État, organismes de sécurité sociale et établissements publics à caractère administratif) et
les collectivités locales.
Article 4 Les organismes concernés par l’article 3 communiqueront à intervalles réguliers les données primaires nécessaires à
l’établissement des statistiques par [nom du service ou de l’organisme désigne à l’Article 1]. Ce dernier pourra solliciter des
clarifications et explications supplémentaires concernant ces sources ainsi que l’active collaboration de ces organismes comme, par
exemple, leur participation à des réunions techniques.
Article 5 L’établissement complet des statistiques conformément aux articles 1-3 et leur diffusion sera graduel et le rythme de mise en
œuvre sera déterminée par [nom de l’organisme désigne à l’Article 1] en coopération avec les fournisseurs de données primaires.
Article 6 Des dispositions supplémentaires concernant l’application de ce texte pourront être prises ultérieurement.
Remarque : D’autres articles peuvent être envisagés, entre autres, sur le Comité technique et les situations et tableaux statistiques à
produire.
C. Relation entre le TOFE2008 et le nouveau TOFE
Dans un premier temps plus particulièrement, tant que le TOFE sera établi sur l’ancienne base, une
simple réorganisation de l’ancien TOFE devrait permettre la mise en conformité avec les notions de la
directive. Il s’agira principalement de (1) reclasser les prêts moins recouvrement en actifs financiers
dans les crédits ou actions et autres participations et (2) de regrouper les dépenses et recettes en capital
concernant les actifs non financiers en acquisition moins cessions sous la rubrique Acquisition nette
d’actifs non financiers. Cette transformation est illustrée au schéma ci-dessous et la relation entre les
deux TOFE au tableau de la page suivante :
Reclassements
1 Recettes et dons
1.1 Recettes totales
1.1.1 Recettes fiscales
1.1.2 Recettes non fiscales
1.1.3 Recettes en capital (hors recettes de privatisation) Reclasser en cession d'actifs non financiers
1.1.4 Recettes des comptes spéciaux (hors prêts, avances, garanties et avals) et des budgets annexes
1.1.5 Recettes des organismes autonomes
dont : Cotisations sociales
1.1.6 Recettes des collectivités terrritoriales et de leurs établissements
1.1.7 Autres recettes non classées
1.2 Dons
6 Financement
6.1 Financement intérieur net
6.1.1 Financement bancaire (net)
6.1.2 Financement non-bancaire (net)
6.1.3 Recettes de privatisation A ventiler entre acquistion nette d'actifs
6.1.4 Variation des arriérés de paiement sur dette intérieure (Principal) financiers et accumulation nette de passifs
6.1.5 Autre financement intérieur (net)
6.1.6 dont : Correspondants du Trésor
6.2 Financement extérieur
6.2.1 Tirages
[Link] sur prêts projets
[Link] sur prêts programme
6.2.2 Amortissement exigible
6.2.3 Allégement/rééchelonnement
[Link] Echéances courantes
6 Financement
6.1 Financement intérieur net
6.1.1 Financement bancaire (net) A ventiler entre acquisition nette d'actifs et 3212, 3313, & 3314
6.1.2 Financement non-bancaire (net) accumulation nette de passifs 3212, 3313, & 3314
6.1.3 Recettes de privatisation Cession d'actifs financiers 3215
6.1.4 Variation des arriérés de paiement sur dette intérieure (Principal) Accumulation nette de passifs 3314
6.1.5 Autre financement intérieur (net) A ventiler entre acquisition nette d'actifs et
6.1.6 dont : Correspondants du Trésor accumulation nette de passifs
6.2 Financement extérieur
Accumulation nette de passifs - crédits (Augmentation
6.2.1 Tirages des engagements) 3324
[Link] sur prêts projets
[Link] sur prêts programme
6.2.2 Amortissement exigible 3324
6.2.3 Allégement/rééchelonnement 3324
[Link] Echéances courantes 3324
6.2.4 Variation des arriérés de paiement sur dette extérieure(Principal) Accumulation nette de passifs - crédits 3324
A terme, l’établissement du nouveau TOFE devra s’opérer directement à partir de sources comptables
et budgétaires. A cette fin, il sera important de clarifier les relations entre les différents comptes (tant
de la comptabilité générale que budgétaire) et le TOFE à l’aide de tableaux de passage détaillés (ainsi
qu’entre les états financiers d’origine comptable et le TOFE). En vue d’aider le lecteur à apprécier ce
28
dernier aspect une comparaison entre les situations statistiques du MSFP 2001 et les états financiers de
type IPSAS est présentée dans le diagramme suivant.39
États financiers selon le MSFP 2001 États financiers selon les IPSAS
Situation des opérations des administrations publiques : État de la performance financière : recettes et
Recettes et charges. dépenses d’exploitation, autres coûts ordinaires et
extraordinaires (IPSAS 1, 101), y compris certaines
opérations sur actifs et passifs (IPSAS 16, 72, par
exemple).
Situation des autres flux économiques :
Gains et pertes de détention : fournit des données Aucune norme IPSAS ne correspond exactement à la
supplémentaires, sur des événements autres que les «situation des autres flux économiques». Selon les
transactions, nécessaires pour expliquer pleinement les normes IPSAS, les «gains et pertes de détention» et les
variations des actifs et passifs durant la période comptable. «autres changements de volume» doivent être inscrits
dans l’état de la performance financière et les
Autres changements de volume : fournit des données variations de l’actif net et de la situation nette.
supplémentaires, sur des événements autres que les
transactions nécessaires pour expliquer pleinement les État de la performance financière : profits provenant de
variations des actifs et passifs durant la période comptable. la vente d’un bien de placement (biens fonciers et
immeubles) (IPSAS 16, 72) et profits/pertes sur un passif
(IPSAS 15, 36). Pertes sur les immobilisations corporelles
(IPSAS 17, 50) et profits sur les immobilisations
corporelles (IPSAS 17, 49).
Situation des flux de trésorerie Tableau des flux de trésorerie (IPSAS 1, 121)
Sources : Manuel de statistiques de finances publiques 2001, chapitre 4 et IPSAS 1, Présentation des états financiers, dans
la version 2006 du manuel de l’IFAC sur les recommandations du Conseil des normes comptables internationales pour le
secteur public (2006 IFAC Handbook of International Public Sector Accounting Standards Board Pronouncements). Les
références en italiques renvoient aux paragraphes correspondant des recommandations IPSAS. Ces références ne sont pas
exhaustives.
Les règles de délimitation du champ du secteur des administrations publiques sont en principe les
mêmes que celles qui sont expliquées dans le chapitre 2 du MSFP 2001 ou dans le SCN 2008 pour le
39
La structure et les ventilations des états financiers présentés dans de Guide désactive sur le RGCP sont semblables aux
états financiers de type IPSAS.
29
compte des administrations publiques. Ce champ est essentiellement le même que dans l’ancienne
directive.40
Prenant en compte la diversité des unités extrabudgétaires et des ISBL et parfois l’ambiguïté des textes
qui les créent, les critères ci-après peuvent être retenus afin de capturer le plus possible d’unités
extrabudgétaires y compris les ISBL dans les Etats de la CEMAC. Il s’agit:
- d’être une unité institutionnelle résidente, répondant aux caractéristiques d’une administration
publique, c'est-à-dire être engagée dans des productions généralement non marchandes et être
en mesure d’établir un ensemble complet de comptes et/ou d’états financiers ;
- d’être dotée d’un budget propre, sans dépendre exclusivement du budget de l’Etat ;
- d’être contrôlée par l’administration publique. Le contrôle se définit par la capacité à
déterminer la politique générale ou le programme d’activité et peut prendre les caractéristiques
suivantes :
(i) la nomination des dirigeants41 de ces unités par disposition statuaire ou par tout
autre instrument d’habilitation;
(iv) l’administration publique s’impose de son plein gré tout ou à la majeure partie des
risques financiers liés aux activités de l’unité.
Un de ces facteurs pris isolément ou une combinaison de plusieurs peut suffire à établir le contrôle des
pouvoirs publics sur la production et les diverses activités opérationnelles ainsi que sur les décisions
d’investissement et de financement de l’entité. Toutefois, la simple réglementation d’une activité ne
constitue pas en soi un facteur de contrôle, notamment lorsque des unités du secteur privé et du secteur
public participent à l’activité en question.
Un seul de ces indicateurs peut suffire à établir le contrôle dans certains cas, mais dans d’autres, un
certain nombre d’indicateurs distincts peuvent être combinés pour indiquer le contrôle. Une
détermination du contrôle fondée sur la totalité des indicateurs comportera nécessairement un élément
d’appréciation discrétionnaire. Si l’ISBL est capable, en dernière analyse, de fixer dans une large
mesure sa politique et son programme, elle ne sera pas considérée comme contrôlée par
l’administration publique.
La Commission de la CEMAC pourra envisager une étude qui examinera la situation des
administrations publiques et plus généralement du secteur public dans les Etats membres, en vue de
retenir les critères clé de délimitation du champ qui permettra de déterminer la liste des entités
appartenant au champ des administrations publiques dans chaque État. 43
40
Directive n° 04/08 ŔUEAC-190- CM-17 relative au Tableau des opérations financières de l’État, Article 3.
41
Membres du Conseil d’administration ou de la direction.
42
En l’absence des critères ci-dessus, une ISBL principalement financée par le secteur public peut être considérée comme
contrôlée par l’administration publique. Toutefois, un financement majoritaire ne donne pas nécessairement le contrôle de
même qu’un financement inférieur à la majeure partie des ressources n’empêche pas d’exercer le contrôle
43
Il est bon de rappeler à cet égard que l’article 56 de la Convention régissant l’Union Économique et Monétaire de
l’Afrique Centrale du 25 juin 2008 prône l’harmonisation des statistiques économiques et notamment du champ des
administrations publiques : « Sont également harmonisées, les comptabilités nationales et les données macroéconomiques
nécessaires à l’exercice de la Surveillance Multilatérale. A cet effet, une priorité particulière est assignée à l’uniformisation
du champ statistique du secteur public selon les méthodologies internationalement acceptées dans ce domaine. »
[Link]
30
Comme il a été indiqué plus haut, la transposition des recettes et dépenses de la nomenclature
budgétaire ne devrait pas à première vue poser de difficultés particulières, étant donné que cette
nomenclature est harmonisée avec celle du MSFP 2001. Il y aura lieu cas échéant d’examiner la
composition postes « autres » dont les éléments devront le cas échéant être repartis entre les
différentes catégories du TOFE.
Le simple fait que la nomenclature budgétaire soit harmonisée avec le système de classification du
MSFP 2001 (autrement dit que ces deux systèmes utilisent la même structure et terminologie) ne
garantit pas une bonne classification. Il faudra s’assurer au préalable que les classifications effectuées
au niveau de la comptabilité administrative, c’est-a-dire dans les relevés d’exécution du budget, sont
conformes aux définitions et concepts du MSFP 2001. Il se peut que pour plusieurs raisons cela ne soit
pas toujours le cas. Par conséquent, à chaque fois que les règles de la classification budgétaire
pourraient s’écarter des règles de la classification statistique, des reclassements seront nécessaires. En
particulier, la conformité de la répartition des opérations budgétaires est souvent plus difficile à
respecter pour les recettes que pour les dépenses. Il faudra par exemple bien s’assurer que les notions
de taxes, droits et frais administratives, entre autres, correspondent bien aux notions statistiques.44
En vue d’assister les différents pays de la zone à adopter des classifications statistiques homogènes et
comparables, trois tableaux sont proposés ci-dessous :
Le Tableau 3 présente les postes du TOFE en fonction des nomenclatures budgétaires. Dans ce
tableau, les postes du TOFE sont présentés à gauche et les postes budgétaires constituant les
éléments de chacun de ces postes dans la colonne suivante. Dans la mesure où un poste
budgétaire pourrait contenir différents éléments du TOFE il peut apparaître sous différentes
rubriques du TOFE.
Finalement, une classification des postes de recettes souvent utilisées en Afrique francophone
est présentée au tableau 4 ; ceci en vue d’assister les pays qui pourraient avoir les mêmes types
de recettes que dans ce tableau à effectuer leur classification et à l’harmoniser avec celles des
autres pays.
Ces tableaux sont présentés uniquement à titre de repères, étant entendu que chaque pays possède
ses spécificités. A eux seuls ces tableaux ne peuvent pas suffire à effectuer des classifications
correctement et ils ne doivent donc pas être utilisés mécaniquement. La référence méthodologique,
le MSFP 2001 doit être utilisée dans tous les cas. Finalement, seule une coopération étroite entre
les État membres de la CEMAC et avec la Commission permettra d’établir une classification
statistique commune.
La classification des dépenses par fonction des administrations publiques n’est pas requise par la
directive TOFE. Cette classification, par ailleurs intégralement adopté par la directive relative a la
Nomenclature budgétaire de l’État est néanmoins reproduite ci-dessous au Tableau 5.
44
Dans la mesure où il existe des hésitations entre les recettes fiscales et non fiscales pour classer certaines recettes, le
choix de recette fiscale est sans doute le plus probable. En cas de doute, il faudra privilégier l’harmonisation entre les pays
plutôt que d’accepter des différences résultant de différentes interprétations.
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
Bénéfices non commerciaux, impôt sur les, 111 Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Bénéfices agricoles, impôt sur le 111 Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Codes du
Recettes totales et dons Intitulés des composants Commentaires/Observations
MSFP 2001
Bourse, taxe sur les opérations de 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Cadastre droits de 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Café, Taxe sur le 1142 Accises
Caisses de retraite ou de protection sociale des fonctionnaires relevant des
121 Cotisations de sécurité sociale .
administrations publiques, cotisations aux
Capital. impôt sur le 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
— personnes physiques 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
— sociétés 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
Capitation, impôt de 116 Autres recettes fiscales
Carte grise (véhicules à moteur) 11451 Taxes sur les véhicules à moteur
Cartouches, Taxe spéciale sur les 1142 Accises
Change, bénéfices de 1154 Bénéfices de change
Change, taxe sur les opérations de 1155 Taxes sur les opérations de change
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Charrettes et pousse-pousse, Taxe sur les 11452
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Chasse et de visite,. permis de 11452
des biens ou d'exercer des activités
Cheptel, impôt sur le 1136 Autres impôts périodiques sur le patrimoine
Chèques Taxe sur les 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Impôts sur le chiffre d'affaires et autres impôts généraux
Chiffre d’affaires, Taxe sur le 11413
sur les biens et services
Cinéma taxe sur les entrées de 1144 Taxes sur des services déterminés
Circulation, permis ou carte 1144 Taxes sur des services déterminés
Civique, Taxe 116 Autres recettes fiscales .
Colas, Taxe intérieure sur les 1142 Accises
Taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser des
Communale d'équipement, Taxe 1145
biens ou d'exercer des activités
Confiscations 143 Amendes, pénalités et confiscations
Conjoncturelle à l’importation, Taxe 1151 Droits de douane et autres droits à l'importation
Consommation, taxe de, sur certains produits 1142 Accises
- Fabrication locale 1142 Accises
- Produits importes 1142 Accises
Construction, impôt sur la 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Contrats d'assurance, Taxe sur les 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Contribution du secteur boisson (CSB) 1142 Accises
Contribution du secteur élevage 1142 Accises
Contribution du secteur informel (CSI) 116 Autres recettes fiscales . Barème basé sur le chiffre d'affaires
Contribution foncière des propriétés bâties 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Contribution globale unique 116 Autres recettes fiscales
Contribution immobilière 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Contributions à charge des employeurs 112 Impôts sur les salaires et la main-d'œuvre Dans la mesure où les contributions sont assises sur la
-Contribution employeur proprement dite 112 Impôts sur les salaires et la main-d'œuvre
-Contribution nationale pour le développement économique, culturel et social
116 Autres recettes fiscales
de la nation
-Taxe patronale d'apprentissage (TPA) 112 Impôts sur les salaires et la main-d'œuvre Si assis sur la masse salariale
-Taxe additionnelle sur la formation professionnelle 112 Impôts sur les salaires et la main-d'œuvre Si assis sur la masse salariale
Contribution proportionnelle des entreprises d'assurances relative au controle
1144 Taxes sur des services déterminés
de l'Etat en matière d'assurance
Contrôle des métaux précieux, Taxe de 1422 Droits administratifs Suppose qu'un contrôle effectif est effectue par
Contrôle et droit d'enquête, Droit de 1422 Droits administratifs
Courses de chevaux, taxe sur les 1144 Taxes sur des services déterminés
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Courtage, taxe sur les opérations de 11452
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Débits de boissons, licences sur les 11452
des biens ou d'exercer des activités
Codes du
Recettes totales et dons Intitulés des composants Commentaires/Observations
MSFP 2001
Eau, Taxe spéciale sur la consommation d' 1142 Accises . Ou selon une autre assiette éventuelle
Égalisation, Taxe d' 11411 Impôts sur la valeur ajoutée
Electricité et d'eau, taxe sur la consommation d’ 1422 Droits administratifs Ou selon une autre assette éventuelle
Élevage taxe sur l’, 1136 Autres impôts périodiques sur le patrimoine
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Embarcations de plaisance, taxe sur les 11452
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Embarcations, Taxe sur l'exploitation des 11452
des biens ou d'exercer des activités
Au besoin ventiler entre vols intérieurs (1144) et vols
Embarquement, Taxe d' 1144 Taxes sur des services déterminés.
internationaux (1156)
Employeurs, taxe/contribution /versement forfaitaire à la charge des 112 Impôts sur les salaires et la main-d'œuvre
Encours de crédits bancaires, Taxe sur les 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Energie. taxe sur 1’ 1142 Accises Suppose que cette taxe est assise sur le tarif
Enlèvement des ordures ménagères, Taxe d' 1422 Droits administratifs Assise sur la consommation d'électricité
Enregistrement (sauf licences commerciales), Droits de 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Entrées payantes aux manifestations sportives, Taxes sur les 1144 Taxes sur des services déterminés
Entreprises publiques, Bénéfices nets transférés par les 1412 Dividendes
Établissements de nuit, Taxe sur les 1144 Taxes sur des services déterminés.
Exportations, Droits spéciaux sur les 1152 Taxes à l'exportation
Exportations, Taxe de statistique 1152 Taxes à l'exportation
Exportations, Taxe de contrôle de la qualité sur les 1152 Taxes à l'exportation
Exportations, Taxe de recherche sur les 1152 Taxes à l'exportation
Exportations, Taxe générale sur les 1152 Taxes à l'exportation
Extraction, taxe d’ 1146 Autres impôts sur les biens et services
Foncier (Taxe foncière, taxe foncière unique), Impôt 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Foncière sur les propriétés insuffisamment bâties, Surtaxe 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
— personnes physiques 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
— sociétés 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Fortune, impôt sur IA 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
—personnes physiques 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
— sociétés 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
Frais administratifs 1422 Droits administratifs
Frais généraux, taxe sur certains 116 Autres recettes fiscales
Gains en capital, impôt sur les,
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
— personnes physiques 111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
— sociétés 1112
à la charge des stés et autres entrep
Gaz, taxe sur le 1142 Accises .
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital Si le calcul de la taxe est basé sur des facteurs individuelles
Habitation sur les résidences principales, Taxe forfaitaire d' 1111
à la charge des pers. Phys. (revenus, valeur de la résidence, nombre d'occupants etc.)
Hôtelière, taxe 1144 Taxes sur des services déterminés.
Huiles et corps gras alimentaires, Taxes sur les 1142 Accises .
Hydrocarbures, Redevance proportionnelle sur les 1142 Accises .
Hypothèque, Droits d' 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Immatriculation et d'Inscription foncières (DIIF), Droits 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
A ventiler par type de contribuables; voir aussi 5.32 du MSFP
Immobilière (sur les loyers), Taxe 111 Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
2001
Immobilières, taxe sur les transactions 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Importation, taxe à l’ 1151 Taxes sur les véhicules à moteur
Importation, taxe complémentaire à 1’ 1151 Taxes sur les véhicules à moteur
Importations, droits consulaires sur les 1151 Taxes sur les véhicules à moteur
Importations, taxe (redevance) de statistique sur les 1151 Taxes sur les véhicules à moteur
Impôt général sur la fortune
— personnes physiques 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
— sociétés 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Impôt minimum forfaitaire sur les sociétés, Impôt 1112
à la charge des stés et autres entrep
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Industrielles et commerciales, licences 11452
des biens ou d'exercer des activités
Inscription dans les établissements scolaires publics, Droits 1422 Droits administratifs
Inspection des établissements dangereux, insalubres et incommodes, Taxe 1422 Droits administratifs
Inspection vétérinaire aux frontières, Taxe d’ 1422 Droits administratifs
Intérêt général (TIG) (régime forestier), Taxe d' 1146 Assimilable à une taxe d'extraction
Intérêts reçus par les administrations publiques 1411 Revenus d'intérêts
— d’entreprises publiques 1411 Revenus d'intérêts
— de sources autres que les entreprises publiques 1411 Revenus d'intérêts
43
Codes du
Recettes totales et dons Intitulés des composants Commentaires/Observations
MSFP 2001
Intérêts, impôt sur les,
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
— personnes physiques 1111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
— sociétés 1112
à la charge des stés et autres entrep
Jeux de hasard, taxe sur les 1144 Taxes sur des services déterminés
Justice, frais de 1422 Droits administratifs
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Legs, droits, impôts et taxes sur les 1113
non ventilables
Lettres de change, taxe sur les 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Location ou l'exploitation de terrains et installations, Taxe sur la 1144 Taxes sur des services déterminés
Locaux loués en garni, Taxe sur les 1144 Taxes sur des services déterminés
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Loterie, impôt sur les gains de 1111
à la charge des pers. Phys.
Loterie, taxe sur les billets et les enjeux de 1144 Taxes sur des services déterminés
Loteries nationales ou régionales, bénéfices des 1412 Dividendes
Impôts sur le chiffre d'affaires et autres impôts généraux
Loteries, taxe sur les recettes de (PMU) 11413
sur les biens et services
Loyers reçus par les administrations publiques
— de bâtiments, de machines et d’équipements 1421 Cessions des établissements marchands
— de terrains 1415 Loyers
Loyers, impôt sur les,
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
— encaissés par les personnes physiques 1111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
— encaissés par les sociétés 1112
à la charge des stés et autres entrep
Loyers. Impôts sur la valeur locative 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Mainmorte, Taxe des biens de 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Manifestations sportives, Taxes sur entrées payantes aux 1144 Taxes sur des services déterminés
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser Si assimilable à une licence de transport des marchandises,
Marchandises, taxe de circulation des 11452
des biens ou d'exercer des activités 1144 si assise sur les charges de transport
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Maritime, taxe d’enregistrement 11452
des biens ou d'exercer des activités .
Métaux précieux, Taxe de contrôle des 1422 Droits administratifs Si un contrôle effectif est effectue
Minimum fiscal, Impôt du 116 Autres recettes fiscales
— personnes physiques 116 Autres recettes fiscales Si l'impôt n'est pas assis sur le revenu
— sociétés 116 Autres recettes fiscales . Si l'impôt n'est pas assis sur le bénéfice
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Minimum fiscal, Taxe représentative de l'impôt 1111 Si le barème dépend de catégories de traitements et salaires
à la charge des pers. Phys.
Minimum forfaitaire (sociétés, professions industrielles et commerciales), 1112 Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Minimum personnel (indépendant du revenu), Impôt 116 Autres recettes fiscales .
Monopoles d’exportation ou d’ importation, bénéfices des 1153 Bénéfices des monopoles d'exportation ou d'importation
Monopoles fiscaux, bénéfices des 1143 Bénéfices des monopoles fiscaux
Musées, droits d’entrée dans les 1423 Cessions résiduelles des établissements non
Mutation, Droits de 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital S'il s'agit de mutations autre que par décès ou dons
Impôts sur les mutations par décès, les successions, les
Mutations par décès, impôt sur les 1133
donations entre vifs et les legs
Navigation, Taxes relatives à la délivrance et au renouvellement des titres de Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
11452
navigation des biens ou d'exercer des activités
Noix de cola, Taxe sur les 1142 Accises
Nuitées, taxe sur 1144 Taxes sur des services déterminés
Occupation du domaine public, Redevance pour 1415 Loyers Dans le cas de terrains
Pacage, taxe de 1136 Autres impôts périodiques sur le patrimoine
Papier timbré 116 Autres recettes fiscales
Paris mutuels, droits d’enregistrement des bureaux de 1144 Taxes sur des services déterminés.
Passeport, frais de 1422 Droits administratifs
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Patente synthétique 11452
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Patentes et licences, contribution des 11452
des biens ou d'exercer des activités
Patrimoine, impôt général sur le,
— personnes physiques 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
— sociétés 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
Patrimoine, impôt sur la valeur nette du,
— personnes physiques 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
— sociétés 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
Patrimoine, taxe additionnelle sur le,
— personnes physiques 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
— sociétés 1132 Impôts périodiques sur le patrimoine net
Codes du
Recettes totales et dons Intitulés des composants Commentaires/Observations
MSFP 2001
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Pêche, permis de 11452
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Permis de vendre dans les foires et les marchés 11452
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Permis temporaire d'exploitation (régime forestier), Taxe d'attribution du 11452
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Petits commerçants et artisans, Taxe forfaitaire des 11452
des biens ou d'exercer des activités
Pirogues et barques, taxes sur les 1136 Autres impôts périodiques sur le patrimoine 1135 dans le cas de taxes non périodiques
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Plus-values immobilières (TPVI), Taxes sur les 111
à la charge des stés et autres entrep
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Plus-values immobilières, Taxe spéciale sur les 111
à la charge des stés et autres entrep
Poids et mesures, Taxe de vérification 1422 Droits administratifs
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Pompes distributrices de carburant, Taxes sur les 11452
des biens ou d'exercer des activités
Portuaires et aéroportuaires communales sur les marchandises, Taxes 116 Autres recettes fiscales
Portuaires et aéroportuaires communales, Taxes 116 Autres recettes fiscales
Dans la mesure où ces recettes sont en contrepartie de
Portuaires, recettes 142 Cessions de biens et services
services portuaires rendus
Prélèvement à la source à titre d'acompte sur divers impôts(ASDI) 116 Autres recettes fiscales
Prestations fournies par les établissements publics sanitaires, Redevance 1423 Cessions résiduelles des établissements non
Produits de parfumerie et cosmétiques, Taxe sur 1142 Accises .
Produits déterminés, taxe sur des — (accises) 1142 Accises .
Produits pétroliers, Taxe sur les 1142 Accises .
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Profession libérale, licence pour l’exercice d’une 11452
des biens ou d'exercer des activités
Professionnelle unique, taxe 111 Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Propriété agricole, taxe sur la 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Propriété bâtie, impôt sur la 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Propriété immobilière et foncière, impôt forfaitaire sur droit de 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Propriété urbaine, taxe sur la 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Propriété, droits d’enregistrement de la 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Propriété, impôt général personnel sur la—(hors dettes) 1136 Autres impôts périodiques sur le patrimoine
Propriété, impôt sur la 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Propriété, taxe sur les améliorations apportées à la 1135 Autres impôts non périodiques sur le patrimoine
Propriété, taxe sur les aménagements apportés à la 1135 Autres impôts non périodiques sur le patrimoine
Propriétés bâties, Contribution foncière des 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Propriétés non bâties, Contribution foncière des 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Publicité foncière, Droits et taxes de 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Publicité, Taxe sur la 1144 Taxes sur des services déterminés
Publicité, taxe/impôt sur la publicité (panneaux et affiches publicitaires) 1144 Taxes sur des services déterminés.
Radiodiffusion et télévision à péage, redevance pour l'exploitation d'un service
1422 Droits administratifs
public de
Radiodiffusion ivoirienne, redevance au profit de la 142 Cessions de biens et services Si en contrepartie de diffusion de la RTI
Radiophonique et télévisuelle intérieure, Taxe 142 Cessions de biens et services Si en contrepartie de diffusion de la RTI, sinon 11452
Reboisement, taxe de 1142 Accises . Assimilable à une accise
Régime minier
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
-Droits fixes 11452
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
-Demande d'autorisation de prospection, droit fixe régime minier 11452
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
-Demande d'autorisation de reconnaissance, droit fixe régime minier 11452
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
-Permis de recherche 11452
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
-Redevance superficies 11452
des biens ou d'exercer des activités
Impôts sur le chiffre d'affaires et autres impôts généraux
-Taxe ad valorem 11413
sur les biens et services
Impôts sur le chiffre d'affaires et autres impôts généraux
-Taxe proportionnelle 11413
sur les biens et services
Régime des carrières et autres autorisations
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
-Autorisation d'extraction 11452 Licence
des biens ou d'exercer des activités
-Redevance superficies 1146 Autres impôts sur les biens et services Extraction
-redevances pour extraction 1146 Autres impôts sur les biens et services Extraction
-Droit spécial de garantie sur les bijoux en or: 1146 Autres impôts sur les biens et services . Extraction
-La taxe de poinçonnage de bijoux en or de fabrication locale 1146 Autres impôts sur les biens et services Extraction
-Contrôle des pierres et matériaux précieux 1422 Droits administratifs
-Contrôles trimestriels des dépôts de substances explosives 1422 Droits administratifs
Régime de l'exploitation artisanale et semi-industrielle
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
-Autorisations 11452 Licence
des biens ou d'exercer des activités
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
- Redevance annuelle 11452
des biens ou d'exercer des activités
Impôts sur le chiffre d'affaires et autres impôts généraux
-Taxe ad valorem 11413 Si assise sur le chiffre d'affaire
sur les biens et services .
Impôts sur le chiffre d'affaires et autres impôts généraux
-Taxe proportionnelle 11413 Si assise sur le chiffre d'affaire
sur les biens et services .
Impôts sur le chiffre d'affaires et autres impôts généraux
Réhabilitation 11413 Si assise sur le chiffre d'affaire
sur les biens et services .
45
Codes du
Recettes totales et dons Intitulés des composants Commentaires/Observations
MSFP 2001
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Renouvellement (régime forestier), Taxe de 1146 Assimilable à une taxe d'extraction
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Rentes, impôt sur les 1111
à la charge des pers. Phys.
Résidence, Taxe de 116 Autres recettes fiscales
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Retenue à la source sur les sommes mises en paiement par le Trésor public 1111 S’il s’agit de recettes fiscales
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Revenu (personnes physiques), Impôt général sur le (IGR) 1111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
- Revenus fonciers 1111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
- Revenus des capitaux mobiliers 1111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Valeurs mobilières (IRVM) 1111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Revenu des créances, dépôts et cautionnements(IRC) 1111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
- Bénéfices industriels, commerciaux et artisanaux 1111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
- Bénéfices des professions non commerciales et revenus. Assimiles 1111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
- Revenu des exploitations agricoles 1111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
- Traitement, salaires, indemnités, émoluments, pensions et rentes viagères 1111
à la charge des pers. Phys.
Revenu des créances (IRC), Impôt sur le 111 Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital Selon the type de contribuable
Revenus fonciers (IRF), Impôts sur les 111 Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Revenus locatifs, Prélèvement d'un acompte au titre des impôts sur les 111 Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
— à la charge des salariés 1211 Cotisations de sécurité sociale à la charge des salariés
— à la charge des travailleurs indépendants ou des personnes n’occupant Cot. de sec. soc. à la charge des travailleurs
1213
pas d’emploi indépendants ou des personnes sans emploi
— non ventilables entre ces catégories 1214 Cotisations de sécurité sociale non ventilables
— volontaires
Séjour, taxe de 1144 Taxes sur des services déterminés
Services, taxe sur les prestations de 1144 Taxes sur des services déterminés
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Sociétés et autres personnes morales, Impôt sur les 1112 S'il s'agit d'impôts sur les bénéfices
à la charge des stés et autres entrep
Autres impôts sur le commerce extérieur et les
Solidarité à l’émission de billets d’avion, taxes de 1156 Ou 1144 pour les vols intérieurs
transactions internationales
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Solidarité, Contribution nationale de 1111
à la charge des pers. Phys.
Impôts sur le chiffre d'affaires et autres impôts généraux
Spécifique unique, Taxe 11413
sur les biens et services .
Spectacles cinématographiques, Taxe sur les 1144 Taxes sur des services déterminés.
Spectacles et galas, Taxe sur les 1144 Taxes sur des services déterminés.
Spectacles, jeux et divertissements, taxe sur les 1144 Taxes sur des services déterminés
Spectacles, taxe sur les 1144 Taxes sur des services déterminés.
Statistique sur les exportations, Redevance 1152 Taxes à l'exportation.
Statistique sur les importations, Redevance 1151 Droits de douane et autres droits à l'importation
Impôts sur les mutations par décès, les successions,
Successions, Droits sur les 1133
les donations entre vifs et les legs
Impôts sur les mutations par décès, les successions, les
Successions, Droits, impôts ou taxes sur les 1133
donations entre vifs et les legs
Sucre, taxe additionnelle sur le 1142 Accises .
Superficies. Fiscalité pétrolière, Redevance 1415 Loyers
Superficie (régime forestier), Taxe de 1135 Autres impôts non périodiques sur le patrimoine
Synthétique, Impôt 11411 Impôts sur la valeur ajoutée
Tabacs et cigarettes, taxe sur les 1142 Accises .
-Taxe additionnelle sur la formation professionnelle 112 Impôts sur les salaires et la main-d'œuvre
Autres impôts sur le commerce extérieur et les
Taxe de transit sur le bétail 1156 Si perçu sur le bétail transitant de l’étranger
transactions internationales
Autres taxes sur l'utilisation ou la permission d'utiliser
Taxis (quatre ou deux roues), Taxes sur les 11452 Licences
des biens ou d'exercer des activités
Téléphone, Taxe sur le 1144 Taxes sur des services déterminés
Télévision, redevances de
— lorsque les pouvoirs publics fournissent les services de télédiffusion 1423 Cessions résiduelles des établissements non
— lorsque les pouvoirs publics ne fournissent pas les services de télédiffusion 1146 Autres impôts sur les biens et services
Thé, Taxe sur le 1142 Accises
Timbre, Droits de 116 Autres recettes fiscales .
Timbre, Droits de 116 Autres recettes fiscales .
Topographique, Taxe 116 Autres recettes fiscales . Ou selon assiette
Touristique, Taxe 116 Autres recettes fiscales . Ou selon assiette
Touristique, Taxe de Développement 116 Autres recettes fiscales . Ou selon assiette
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Traitements et salaires, Impôt unique/progressif sur les 1111
à la charge des pers. Phys.
Transactions immobilières, taxe sur les 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Transport aérien des passagers, Taxe sur l'usage des titres de 1144 Taxes sur des services déterminés Selon que les vols sont intérieurs ou internationaux
46
Codes du
Recettes totales et dons Intitulés des composants Commentaires/Observations
MSFP 2001
Transports prives de marchandises, taxe spéciale/unique sur les 1144 Taxes sur des services déterminés Si la taxe est assise sur les charges de transport
Transports routiers, taxe sur les 1144 Taxes sur des services déterminés Si la taxe est assise sur les charges de transport
Tribunaux, frais de 1422 Droits administratifs
Valeur ajoutée, taxe sur la (importations) 11411 Impôts sur la valeur ajoutée
Valeur ajoutée, taxe sur la (intérieure) 11411 Impôts sur la valeur ajoutée
Valeur locative des locaux professionnels, Taxe sur la 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Valeur vénale des propriétés non bâties, Taxe sur la 1131 Impôts périodiques sur la propriété immobilière
Valeurs mobilières, droits d’enregistrement sur les opérations de 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Valeurs mobilières, taxe sur les émissions de 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Véhicules à moteur, taxe d’inspection des 11451 Taxes sur les véhicules à moteur
Ventes d’actifs incorporels 311.3 Actifs fixes
Ventes d’équipements, taxe sur les 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Ventes d’immeubles, impôt sur les 1134 Impôts sur les transactions financières et en capital
Ventes de biens d’occasion, de rebuts et de déchets 145 Recettes diverses non identifiées:
Ventes de biens de capital 311.3 Actifs fixes A ventiler par type de capital fixe
Ventes de boissons fermentées de préparation artisanale, taxe sur 1142 Accises .
Ventes de stocks 312 Stocks
Ventes de terrains 3141.3 Terrains
Impôts sur le chiffre d'affaires et autres impôts généraux sur les
Ventes en gros, taxe sur les 11413
biens et services .
Ventes non industrielles et accessoires 1423 Cessions résiduelles des établissements non
Ventes, taxe générale sur les
Impôts sur le chiffre d'affaires et autres impôts généraux sur les
ŕ au détail 11413
biens et services .
Impôts sur le chiffre d'affaires et autres impôts généraux sur les
ŕ en gros 11413
biens et services
Vérification de poids et mesures, Taxe de 1422 Droits administratifs Suppose une vérification effective
Le montant payé aux sous-traitants est classé en utilisation de biens et services (Code 22) et non dans
les rémunérations.
Les salaires et traitements comprennent toutes les rémunérations perçues par les salariés des
administrations publiques en contrepartie du travail fourni, en espèces ou en nature, à l’exception des
cotisations sociales45 versées par l’employeur. Ils sont établis sur une base brute, c’est-à-dire avant
déduction des impôts et cotisations sociales retenus à la source.
- les frais de missions et les frais de voyages (transports et de communications) classés comme
utilisation de biens et services (Code 22) ;
- les allocations familiales, les allocations de foyer, les indemnités de ménage, d’éducation ou
toute autre indemnité en rapport avec les personnes à charge classées comme prestations
sociales (Code 27) ;
- le paiement de salaires et traitements versés à taux pleins ou réduit aux salariés absents de leur
travail pour cause de maladie, de dommages corporels accidentels ou de maternité classé
comme prestations sociales (Code 27) ;
- les indemnités versées aux salariés ou à leurs survivants en cas de perte d’emploi à la suite de
licenciement, d’invalidité ou de décès accidentel classées comme prestations sociales (Code
27).
Les salaires et traitements en nature sont des paiements effectués au profit des agents en contrepartie
du travail fourni, exemple : repas et boissons, services de logement ou d’hébergement professionnel,
services de logement ou d’hébergement pouvant être utilisés par le ménage de l’employé, uniformes,
ou autres types de vêtements spéciaux à porter au travail, services de véhicules de fonction ou d’autres
biens durables fournis pour usage personnel …etc. (MSFP 2001, paragraphe 6.14)
La note explicative indique que « dans le TOFE CEMAC couvrant le champ restreint des opérations
budgétaires, la rémunération des salariés est en espèces et comprendra :
45
Généralement désignées comme la part patronale dans les États membres de la CEMAC, représentant la contribution de
l’État à la retraite de ses agents.
49
- treizième mois
- avantages (logements.) »
Le concept de rémunération retenu pour le champ restreint du TOFE correspond à la partie en espèce
de la définition du MSFP 2001.
L’application du principe des droits constatés ne pose pas de problèmes jusqu’à l’expiration de la
période transitoire. Jusqu'à cette date, l’enregistrement de recettes pourra se faire sur une base caisse et
celles de dépenses (charges et acquisition d’actifs non financiers) sur la base de l’ordonnancement ou
engagement (Cf. Directive TOFE, Deuxième partie de la Note explicative, Section 3).48
En tout état de cause, le moment d’enregistrement pratiqué dans l’établissement des statistiques
dépendra en grande partie du système comptable en vigueur et ce n’est qu’avec l’introduction d’une
comptabilité patrimoniale que l’enregistrement des statistiques pourra se faire sur la base des droits
constatés. Entretemps, il faudra éviter dans la mesure du possible des ajustements ad hoc visant à
appliquer ce principe aux statistiques à partir de données sources établies sur une autre base. Pour les
besoins de la transparence, il est préférable de maintenir les références avec les systèmes comptables
en place que, d’introduire des ajustements qui ne pourront qu’obscurcir la nature des statistiques et
introduire des disparités de traitement d’un pays à un autre.
Dans certains cas bien précis et bien identifiés, le principe des droits constatés pourra être appliqué à
certaines données de base établies sur une base caisse, comme dans le cas des intérêts. Par conséquent,
ceux-ci devront en général être enregistrés au cours de la période durant laquelle ils courent plutôt
qu’au moment de leur échéance ou règlement.
La situation des flux de trésorerie enregistre les entrées et sorties de trésorerie effectuées au cours de la
période comptable considérée. Elle s’appuie donc sur une comptabilisation de caisse et les opérations
sont enregistrées au moment de l’encaissement et du décaissement. Par conséquent, les transactions
donnant lieu à des encaissements ou décaissements ultérieurs en sont exclues, de même que les
transactions qui par nature ne sont pas des transactions monétaires (troc, consommation de capital fixe
etc.).
L’expression « trésorerie » s’applique aux disponibilités c'est-à-dire aux espèces disponibles et avoirs
assimilables:
46
Montant brut (salaire indiciaire, sujétions, retenues sur salaires dont cotisations sociales employé, primes et diverses
indemnités en espèces en espèces uniquement dans certains)
47
Non inclues dans les traitements et salaires.
48
D’après l’Article 33, « le mode d’enregistrement des données et les définitions prévues au chapitre III de la Directive
04/08-UEAC-190-CM-17 pourront continuer à s’appliquer pour les aspects couverts par la période transitoire, y compris
l’enregistrement des opérations sur la base des droits constatés ».
50
Les espèces disponibles regroupent le numéraire (billets et pièces) détenus et les dépôts à vue
auprès des banques ou d’autres institutions financières.
Les avoirs assimilables regroupent les placements à court terme très liquides et
immédiatement convertibles en encaisses monétaires à la demande des administrations
publiques et les découverts constituant des éléments essentiels de la gestion de liquidités. Ils
sont soumis à un risque négligeable de changement de valeur (titres et autres valeurs à haut
degré de liquidité).
Les entrées et sorties de trésorerie sont engendrées par les opérations de gestion, les transactions sur
actifs non financiers et les transactions sur actifs financiers autres que la trésorerie et sur passifs, au
cours de la période comptable considérée. Les variations de trésorerie dégagées par chacune des trois
composantes entrent dans le calcul de la variation nette totale de trésorerie qui est l’indicateur
permettant d’évaluer l’évolution de la liquidité des administrations publiques.
- les entrées effectives de trésorerie (entrées) au titre des impôts, cotisations sociales dons et
autres recettes ;
- les sorties de trésorerie effectuées au titre des rémunérations des salariés, achats de biens et
services, intérêts, subventions, dons et prestations sociales ; et
- les sorties de trésorerie effectuées au titre des acquisitions (achats) d’actifs non financiers
(actifs fixes, stocks stratégiques, objets de valeur et actifs non produits) ; et
- les entrées effectives de trésorerie au titre de la cession (ventes) des actifs non financiers
(actifs fixes, stocks stratégiques, objets de valeur et actifs non produits).
Les transactions sur les actifs financiers autres que la trésorerie et sur passifs constituent des activités
de financement et sont classées selon le critère de résidence. Elles comprennent :
- les entrées de trésorerie provenant des produits de l’émission de bons du Trésor, d’emprunts
obligataires, d’emprunts ordinaires à court ou long terme, des recouvrements sur avances de
trésorerie et prêts faits à des tiers et entreprises publiques, des cessions d’actions et de
participations ;
- les sorties de trésorerie pour remboursements des emprunts, avances de trésorerie et prêts faits
à des tiers et entreprises publiques, acquisitions d’actions et prises de participations ;
- Les notions d’entrées et sorties de trésorerie renvoient aux comptes financiers du PCE comme
source principale de données de la situation des flux de trésorerie. Toutefois, la ventilation des
données selon le type d’instruments, dépendra de l’enregistrement effectif des causes des
entrées et sorties de trésorerie dans les comptes financiers et de tiers.
Il s’agit du bilan financier dans lequel sont retracés les actifs financiers détenus par les
administrations publiques et les passifs constitués des dettes et autres engagements des administrations
publiques.
51
La situation des actifs financiers et des passifs reprend les mêmes postes, au même degré de détail que
pour les transactions sur actifs financiers et passifs afin de pouvoir comparer les changements
d’encours avec les flux et, éventuellement, faire un rapprochement par la saisie ou l’estimation des
autres flux économiques.
La situation des actifs financiers et des passifs présentée à la fin de la période comptable correspond
donc à la situation de patrimoine (total des actifs et des passifs) amputée des actifs non financiers. Son
solde est la valeur financière nette. A terme, cette situation devra en principe inclure les actifs non
financiers et aboutira au compte de patrimoine dont le solde est la valeur nette.
Les passifs sont complétés par une situation de la dette, ventilée en dette intérieure et extérieure par
débiteurs, échéances et devises. La dette comprend tous les passifs des administrations publiques
autres que les produits dérivés. Elle est valorisée à la valeur du marché ou nominale. La valeur du
marché des instruments de la dette est valorisée comme si ces instruments s étaient acquis par des
transactions du marché à la date de référence du bilan. La valeur nominale est le montant que le
débiteur doit à tout moment au créancier. La valeur nominale d’un instrument de la dette est égale à la
valeur au moment de l’établissement du contrat entre le débiteur et le créancier en y ajoutant tout flux
économique tels que les transactions (remboursement du principal par exemple), les taux de change et
toute autre valorisation sauf les changements du prix du marché. Théoriquement, elle est égale à la
valeur actualisée des paiements futurs de principal et d’intérêts sur la dette déduit du taux d’intérêt
contractuel. La valeur faciale est le montant brut du principal à rembourser.50
49
Tableau 4 de la Directive relative au TOFE.
50
La méthodologie d’établissement de la dette est décrite dans Public Sector Debt Statistics, Guide for Compilers and
Users, International Monetary Fund, 2011, disponible en ligne à [Link]
52
APPENDICES
APPENDICE I : Commentaires sur les articles de la Directive
Cet appendice passe en revue les différents chapitres et articles de la Directive, Les aspects principaux
de chaque article y sont présentés et des remarques explicatives sont aussi fournies en italique.
Il est à noter que les articles de la directive sont de nature normative, tout particulièrement en ce qui
concerne les aspects méthodologiques qui ne font que reprendre les éléments du Manuel de
statistiques de finances publiques 2001. Par contre, un certain nombre d’aspects spécifiques aux pays
de la CEMAC, sont examinés dans la Note explicative de la Directive.
Le chapitre premier présente l’objet de la directive et mentionne les états statistiques faisant l’objet de
cette directive.
L’article 1 est un article introductif qui présente l’objectif global de la directive. lequel est de fixer les
principes généraux relatifs à l’élaboration des statistiques sur les opérations financières de l’État en
établissant un outil quantitatif commun assurant la comparabilité des données et permettant, entre
autres, le suivi macroéconomique des politiques fiscales et budgétaires mises en œuvre par l’ensemble
des administrations publiques des différents pays de la CEMAC. Le TOFE est donc avant tout un
instrument statistique plutôt que comptable.
Ce chapitre précise qu’il s’agit de produire des statistiques économiques (tout comme dans l’ancienne
directive d’ailleurs). Les statistiques économiques diffèrent des autres chiffres de finances publiques
comme les situations de la comptabilité budgétaire ou générale qui, elles, ciblent uniquement les
unités comptables sans avoir vocation à saisir les opérations de l’ensemble des administrations
publiques dans un cadre macroéconomique. Des différences conceptuelles et méthodologiques existent
aussi.
L’Article 2 de la Directive TOFE désigne les tableaux et situations qui doivent accompagner le
TOFE, C’est à la production et à la diffusion de ces tableaux que les États membres devront tendre à
terme. Cet article précise que le TOFE, la Situation des actifs et passifs et la Situation des autres flux
économiques, constituent le cadre analytique conforme aux normes internationales en vigueur en
matière de statistiques de finances publiques.
Le cadre analytique est présenté d’une manière plus détaillée et sous forme de diagramme dans la
Note explicative de la Directive.
Ce chapitre définit le champ institutionnel à mesurer dans les statistiques, c'est-à-dire l’ensemble des
unités institutionnelles d’un pays (ensemble dénommé secteur des administrations publiques en
comptabilité nationale). Ce champ est essentiellement le même que celui qui était défini dans l’article
3 de la directive de 2008. Les critères de définition de ce champ sont aussi essentiellement inchangés.
Ils font appel à la fonction d’administration publique.
Les unités couvertes par la directive sont : les unités budgétaires, (2) les unités extrabudgétaires, (3)
les unités de sécurité sociale et (4) les institutions sans but lucratif (ISBL) au service des
administrations publiques. Ces unités sont regroupées en trois sous-secteurs : celui de
l’administration centrale, de l’administration locale (collectivités territoriales) et celui des
organismes de sécurité sociale. Les établissements publics à caractère autonome (EPA), encore
appelés organismes autonomes ou unités extra budgétaires selon la directive, doivent être intégrés
dans les sous-secteurs dont ils dépendent pour être retracées dans les différentes rubriques du TOFE.
Les statistiques de toutes ces unités forment les statistiques de l’administration publique qui sera donc
53
L’article 3 est un rappel du concept d’unité institutionnelle à partir duquel le champ des
administrations publiques d’un pays est déterminé. Ce concept constitue donc la base méthodologique
à utiliser en vue de déterminer le champ des administrations publiques d’un pays.
Cet article fournit donc le concept opérationnel au travers duquel le champ de l’administration
publique défini à l’article 2 peut être délimité. Le type d’unités institutionnelles à prendre en
considération est décrit dans l’article suivant.
L’article 4 précise que le champ de l’administration publique est constitué de l’ensemble des unités
institutionnelles résidentes dont la fonction principale est: (1) la production de biens et services
principalement non marchands en vue d’une consommation en grande partie collective et (2) la
distribution du revenu ; le tout principalement financé par des prélèvements obligatoires.
Cet article applique la fonction d’administration publique au concept d’unité institutionnel en vue de
définir le champ de l’administration publique d’un pays. Ce champ correspond à l’ensemble des
administrations publiques au sens du MSFP 2001 (ou du SCN 2008) tant au niveau central que local.
Le terme « État » au sens de la directive, comprend donc l’ensemble des administrations publiques et
doit donc être entendu dans un sens plus large que dans son acception restreinte habituelle.
L’article 5 applique aux pays de la CEMAC le principe exposé à l’article précédent pour en dégager
un champ global commun à tous les États membres, a savoir l’administration centrale budgétaire
(budget général, budgets annexes et comptes d’affection spéciale), extrabudgétaires, organismes de
sécurité sociale, et administrations publiques locales (collectivités territoriales).
A terme ce champ devra être affiné notamment en ce qui concerne l’inclusion ou non de certains
établissements à caractère commercial et industriel. En effet, dans certains cas, ces établissements
fonctionnent plutôt comme une extension des pouvoirs publics sans objectif de rentabilité ou même
d’équilibre de leurs comptes et remplissent de ce fait une fonction d’administration publique.
L’article 6 précise que c’est en concertation avec la Commission de la CEMAC que les États
membres doivent arrêter la liste des organismes à inclure dans le TOFE.
Une telle concertation est rendue nécessaire dans la mesure où le champ effectivement saisi dans le
TOFE de chacun des États membres s’écartera pendant un certain temps du champ théorique commun
(tel qu’il est défini plus haut, à savoir l’ensemble des administrations publiques) étant donnée
l’exclusion de ce champ des unités dont les sources de données pourraient ne pas être disponibles. Il
est donc important que la Commission et les autres pays membres soient conscients des écarts part
rapport à la norme que pourrait comporter le champ effectif des Etats membres.
Le but de ce chapitre est de présenter les éléments du champ opérationnel, à savoir les types de flux et
d’encours financiers qui doivent être couverts par la Directive. Les articles de ce chapitre précisent
que tous les flux doivent être saisis ainsi que tous les stocks (encours). L’innovation par rapport à
l’ancienne directive est, qu’en plus des flux discrétionnaires des administrations publiques (les
transactions), les flux échappant à leur contrôle mais ayant un impact éventuel sur leurs actifs et
passifs, et donc sur leur valeur nette, doivent aussi être pris en compte. Ce chapitre en profite pour
décrire les grandes catégories de poste à renseigner et présente ainsi le canevas du système de
51
Dans la pratique, les unités de sécurité sociale sont regroupées avec les unités des sous-secteurs dont elles dépendent
(l’administration centrale le plus souvent).
54
classification. Les ventilations détaillées sont fournies dans les tableaux présentés à l’Annexe I de la
Directive. Quant aux critères à utiliser pour effectuer la classification, ils sont décrits dans les
différents chapitres du MSFP 2001.
L’article 7 précise les types d’opérations qui doivent être pris en compte par le TOFE à savoir les
transactions et les autres flux économiques.
L’article 8 précise que les flux doivent être saisis dans deux situations, le TOFE et la situation des
autres flux économiques.
C’est uniquement parce que la Situation des flux de trésorerie ne fait pas partie intégrante du cadre
d’analyse qu’elle n’est pas mentionnée ici, bien qu’elle aussi ait pour objet d’enregistrer des flux de
transactions.
Il ne s’agit pas ici du cadre analytique complet mentionné dans l’article 2 de la Directive et qui est
présenté sous forme de diagramme dans la Note explicative. Plutôt, il s’agit du cadre analytique limité
aux transactions (opérations discrétionnaires des administrations publiques), à savoir celui qui est
représenté dans la deuxième colonne à partir de la gauche du diagramme de la Note explicative (page
37 de la Directive).
L’article 12 fournit une classification des grandes catégories d’actifs non financiers.
L’article 13 précise que les flux de transactions sur actifs financiers et passifs constituent le
financement, à savoir la contrepartie des opérations de recettes, charges et acquisitions nettes d’actifs
non financiers.
L’article 14 fournit une classification des grandes catégories d’actifs financiers et de passifs et précise
en particulier que les prêts rétrocédés et leurs recouvrements sont à classer avec les crédits (actifs). Cet
article donne aussi une définition des restes à payer et de leur composition, et donc des arriérés.
L’article 15 précise que la classification des passifs est la même que celle des actifs.
Les autres flux économiques échappent généralement au contrôle des administrations publiques mais
peuvent avoir un impact sur leur situation financière et patrimoniale et sur la soutenabilité de leurs
opérations. Il peut entre autres s’agir d’un changement de l’encours de la dette libellée en devises
étrangères dû aux variations de taux de change, de la destruction d’actifs à la suite d’intempéries ou
de catastrophes naturelles ou de l’apparition de nouveaux actifs à la suite de la découvertes de
ressources naturelles (gisements par exemple) ou de l’intégration d’actifs anciens dans le compte de
patrimoine de l’État.
La situation des actifs financiers et des passifs constitue un compte de patrimoine « financier » qui
exclut les actifs non financiers (principalement les immobilisations corporelles). Cette situation est
nécessaire dans la mesure où l’évaluation des actifs non financiers est souvent particulièrement
55
complexe. En laissant de côté ces actifs, la situation des actifs financiers et des passifs permet
néanmoins de produire une situation essentielle à l’analyse et la politique financière de l’État. En
effet, dans la mesure où les actifs financiers de l’État ne sont pas utilisés dans une optique de
rentabilité et n’ont pas vocation à être liquidés, leur valorisation présente un intérêt pratique limité,
notamment en ce qui concerne l’analyse conjoncturelle à court terme. C’est bien le patrimoine
financier net de l’État qui est un facteur de la soutenabilité des finances publiques. Cela n’exclut pas
la prise en compte de certains actifs non financiers, notamment ceux qui sont utilisés dans des
activités marchandes ou quasi marchandes ou ceux qui pourraient éventuellement être liquidés, soit
sous la forme de cessions ou de privatisations.
L’article 19 présente le tableau de la dette et précise que la dette comprend les passifs du bilan
(Situation des actifs et des passifs) à l’exception les actions et parts de fonds d’investissement et les
produits dérivés.
L’article 20 précise que les états membres peuvent maintenir (ou introduire) des ventilations
spécifique, sous-entendu tant que le canevas général commun à tous les Etat membre est respecté.
Comme dans le cas du Plan comptable de l’État, les États membres sont libres d’ajouter aux
catégories standard des états de la Directive les ventilations qu’ils jugent utiles. Ces ajouts peuvent
concerner les recettes (par exemple en ventilant certaines recettes selon le secteur productif
générateur de revenus (recettes pétrolières), les charges (dépenses PPTE ou de pauvreté), les
acquisitions d’actifs non financiers (en distinguant par exemple le caractère intérieur ou extérieur des
ressources financiers),et les actifs financiers ou passifs (tels les arriérés qui constituent un sous-poste
des comptes a payer).
Ce chapitre précise que la base d’enregistrement à respecter dans l’enregistrement des données des
flux et des encours est celle des droits et obligations (droits constatés), sauf bien sûr dans le cas du
Tableau des flux de Trésorerie qui, lui, doit être établi sur une base caisse stricte. Cette base diffère de
celles préconisées par la directive de 2008 et par le Manuel de statistiques de finances publiques
1986.
Dans la pratique l’enregistrement des statistiques sur la base des droits constatées pourra s’avérer
complexe, notamment en ce qui concerne les recettes fiscales. De concert avec la Commission, les
Etats membres devront évaluer les bénéfices qu’ils escomptent en tirer de cette base d’enregistrement
par rapport au cout de sa mise en place. D’une manière plus générale, le mode d’enregistrement des
données devra s’aligner sur les pratique comptables, sauf dans les cas où des différences importantes
pourraient exister entre les deux, auxquels cas des ajustements seront souhaitables.
La définition statistique de droits constatés est essentiellement la même que la définition comptable.
L’article 22 spécifie le moment d’enregistrement dans le cas des recettes. Il précise en particulier que
les recettes fiscales doivent être reconnues et prises en compte au moment de la reconnaissance des
créances fiscales, à savoir au moment de la déclaration ou au moment de l’émission des rôles.
L’article 23 spécifie le moment d’enregistrement relatif aux charges et acquisitions d’actifs non
financiers, à savoir la liquidation.
L’article 24 précise que la situation des flux de trésorerie enregistre, sur une base caisse, les mêmes
catégorise que le TOFE.
56
La situation des flux de trésorerie doit être établie strictement sur une base caisse. Elle diffère entre
autres de la base utilisée dans l’ancien TOFE qui enregistrait les dépenses sur la base des
ordonnancements.
L’article 25 précise le mode de valorisation des flux et des encours, à savoir la valeur ou le prix du
marché au moment de l’événement générateur des flux et à la date d’établissement du compte de
patrimoine dans le cas des encours d’actifs et de passifs. Comme l’indique cet article, ce mode de
valorisation ne concerne pas la Situation de la dette dont les éléments sont généralement enregistrés à
leur valeur nominale ou faciale.
L’article 26 précise que les flux et les encours doivent être généralement enregistrés sur une base
brute. Seules les transactions sur stocks de produits et sur actifs financiers et passifs peuvent être
enregistrées sur une base nette. Il est aussi généralement admis que les autre flux économiques
peuvent aussi être enregistrés sur une base nette.
L’article 27 précise que les flux et les encours doivent être établis d’une manière consolidée. Cela
veut dire que les transactions et les positions réciproques entre les unités d’administration publique
couvertes par les données doivent être éliminées, ceci en vue d’éviter les comptages multiples et de ne
saisir que les flux et encours avec les autres secteurs de l’économie (les secteurs hors administrations
publiques).
L’élaboration du TOFE nécessite la consolidation des données, c’est- à -dire l’élimination des
transactions ou des relations débiteurs - créditeurs entre les unités d’administration publique, à
l’exception des cotisations sociales d’employeur aux organismes de sécurité sociale comme l’explique
le Guide. La consolidation concerne aussi bien les statistiques de flux que d’encours
L’article 28 mentionne que les contrats conditionnels doivent être enregistrés dans un poste pour
mémoire parce que ce n’est qu’au moment ou les conditions de leurs réalisations sont satisfaites qu’il
ya lieu d’effectuer l’enregistrement des flux et des encours respectifs.
Cela signifie que les garanties de dettes accordées par l’État, mais pas encore prises en charge, ne
doivent pas être enregistrées dans la situation statistique des actifs et des passifs, mais seulement dans
un poste pour mémoire. Ce n’est qu’au moment de la prise en charge de la garantie qu’un
engagement de l’État apparait vis-à-vis du créditeur. L’apparition de cet engagement peut être
accompagnée de l’apparition d’une créance sur le bénéficiaire de la garantie ou bien d’un transfert
en capital si l’État abandonne tout recours.
L’objet principal de ce chapitre est de préciser les périodicités d’établissement des statistiques et les
sources de base que les États membres doivent utiliser : celle de la compatibilité publique (budgétaire,
générale, auxiliaire etc.).
L’article 29 indique que les statistiques du TOFE et des états qui l’accompagnent doivent être établis
sur une base mensuelle, trimestrielle et annuelle. Il ajoute que les États membres doivent prendre les
dispositions légales et réglementaires nécessaires en vue de définir les responsabilités respectives des
organismes producteurs du TOFE et des organismes producteurs de sources de données.
L’article 30 précise the type de sources de données à utiliser dans l’établissement du TOFE et des
autres situations statistiques, à savoir les états de la comptabilité publique, notamment ceux
mentionnés à l’article 105 du RGCP.
Le recours aux états comptables et financiers s’applique bien sûr à la collecte des données relatives à
toutes les unités d’administration publique couvertes par la Directive (y compris les organismes de
sécurité sociale, EPA etc.).
La PNG est une mesure statistique à laquelle le financement bancaire du TOFE et la situation nette de
l’Etat vis-à-vis du système bancaire doivent doit être confrontés en vue d’évaluer la cohérence de ces
statistiques avec celles de la situation monétaire et financière préparées par la BEAC.
Ce solde est bien sur l’équivalent statistique de l’identité comptable des sources sous-jacentes (par
exemple l’égalité de l’ensemble des crédits et des débits de la balance générale des comptes pendant
la période comptable considérée, ou, ce qui revient au même, la cohérence qui existe entre les
différents états financiers). Cet article ne mentionne pas les autres soldes du cadre analytique du
Manuel de statistiques de finances publiques 2001 qui le sont dans la Note explicative. Il s’agit par
exemple du solde de gestion (la différence entre les recettes et les charges) qui mesure la variation de
la valeur nette due aux transactions, et la valeur nette, qui est égale à la différence entre les actifs et
les passifs. Tous ces soldes peuvent être complétés par d’autres soldes selon les besoins analytiques
des États membres. D’autres soldes sont aussi examinés dans la Note explicative de cette Directive.
L’article 33 spécifie les différents délais d’application de la directive relatifs à certains aspects de la
Directive. Il précise en outre que, pendant la période de transition, les dispositions de l’ancienne
directive s’appliqueront aux aspects dont l’adoption sera repoussée à une date ultérieure.
Il s’agit de reporter à une date ultérieure l’application des aspects les plus complexes de la directive
dont la mise en œuvre ne peut généralement être immédiate et sera en grande partie dépendante des
améliorations apportées à la comptabilité publique et aux systèmes d’information comptables et
financières. Cet article constitue donc un calendrier de mise en œuvre.
L’article 34 signale que les dispositions nécessaires en vue de l’établissement des états statistiques
doivent être prises dès le 1er. janvier 2012.
Étant donnés les délais prévus à l’article précédent, l’article 34 fait donc référence aux états
statistiques à produire pendant la période transitoire. Ces états sont le TOFE, la Situation des flux de
trésorerie, la Situation des actifs financiers et des passifs et la Situation de la dette. Il est à noter que
58
ce n’est pas la production effective de ces états qui est visée dès le 1er. janvier 2012 mais plutôt la mise
en place des dispositions et procédures visant cette production.
L’article 35 précise que la nouvelle directive abroge l’ancienne, sauf en ce qui concerne les aspects
qui continueront à être régis par l’ancienne directive conformément à l’article 33.
II.1 Introduction
Cet appendice examine les aspects concernant la classification des cotisations et prestations sociales. Il
est d’application générale aux pays de la CEMAC. Plus particulièrement, le traitement des cotisations
et des prestations sociales au titre des régimes de retraite d’employeur s’applique aux caisses de
retraite des agents de l’État.52
Dans les pays de la CEMAC la protection sociale est généralement assurée par :
Les régimes d’assurance sociale53 qui servent à couvrir les risques sociaux et tirent
leurs principales ressources de cotisations sociales versées par les participants à ces
régimes (les assurés eux mêmes ou, en leur nom, par les employeurs) et à fournir à ces
derniers des prestations d’assurance sociale, le plus souvent indépendamment du niveau
de leur revenu.
Ces régimes sont imposés, contrôlés, et financés par les administrations publiques et
couvrent l’ensemble ou des segments importants de la population. On les qualifie de
régimes de sécurité sociale et les prestations fournies sont des prestations de sécurité
sociale. Ils sont gérés : soit par des unités institutionnelles spécifiques d’administration
publique consacrées entièrement au fonctionnement de ces régimes (caisses de sécurité
sociale, instituts nationaux de prévoyance sociale), soit par les administrations
publiques elles-mêmes (caisses de retraite, fonds nationaux de retraite). Pour ce dernier
cas il s’agit de régimes d’assurance sociale d’employeur qui fournit des prestations
d’assurance sociale à leurs salariés en activité, leurs anciens salariés et leurs ayants
droit (appelées prestations à la charge des employeurs).
l’assistance sociale54, qui ne donne pas lieu à des cotisations sociales mais qui tire ses
ressources des impôts et taxes et qui fournit un complément de ressources au dessous
d’un certain minimum de revenu et dans certaines situations de précarité.
Bien qu’il n’existe pas de définition universelle du champ d’application des régimes de protection
sociale, il est généralement entendu que ceux-ci couvrent les risques liés à la santé, aux invalidités, à la
vieillesse et aux décès, ainsi que les pertes de revenus liées à la perte d’un emploi et aux accidents du
travail, et certains besoins concernant, entre autres, la famille, le logement et l’éducation.
52
Il est généralement admis que ces caisses de retraite appartiennent au champ des administrations publiques du fait du
contrôle étroit qu’exerce l’État sur ces caisses.
53
Régime contributif imposant le paiement de cotisations sociales par les participants.
54
Régime non contributif. Les paiements sont faits directement sur les ressources des administrations publiques. Il n’y a
pas d’affectation de recettes à ces régimes.
60
Les cotisations sociales constituent des paiements aux régimes d’assurance sociale par les assurés ou
des tierces parties (généralement l’employeur) pour le compte des assurés, destinés à garantir les droits
aux prestations sociales. D’après le MSFP 2001 (Paragraphe 5.71) on distingue les principaux types
suivants de cotisations sociales :
Les cotisations à la charge de salariés, soit directement versées par ces derniers, soit
versées en leur nom par leurs employeurs après déduction des salaires et autres
traitements. Elles apparaissent en charges (Salaires et traitements- Code 211) pour les
administrations publiques qui les transfèrent aux régimes d’assurance sociale et en
recettes (Cotisations de sécurité sociale, à la charge des salariés - Code 1211) pour les
régimes d’assurance sociale qui gèrent l’assurance sociale.
Les cotisations à la charge des employeurs directement payées par les employeurs
pour le compte de leurs employés. Ces cotisations ne sont pas déduites des salaires et
traitements dans la mesure où la comptabilité budgétaire ne les y enregistre pas au
préalable55 Elles apparaissent en charges (Cotisations sociales - Code 212) pour
l’administration publique cotisante et en recettes pour les régimes d’assurance sociales
(Cotisations de sécurité sociale, à la charge des employeurs - Code 1212).
Les cotisations sociales constituent une ressource des régimes d’assurance sociale et une charge des
employeurs.
Les cotisations sociales en provenance d’unités autres que les administrations publiques
sont toutes à classer en recettes de cotisations sociales à la charge des salariés (Code 1211), à la
charge des employeurs (Code 1212) ou à la charge des travailleurs indépendants ou personnes
sans emplois (Code 1213) pour l’unité institutionnelle d’assurance sociale qui les reçoit.
55
C’est-a-dire qu’elles ne constituent pas un élément des salaires et traitements.
61
garanties standard (3316).56 Elles sont une charge pour l’administration publique en tant
qu’employeur et un accroissement d’engagement du régime d’assurance sociale au lieu d’une
recette.
Comme il a été expliqué plus haut, les cotisations à la charge des employés des administrations
publiques (fonctionnaires et autres agents) comprennent :
Les cotisations versées par les employés eux-mêmes aux caisses de sécurité sociale,
classées en salaires et traitement (Code 211)
En outre, dans la mesure où, d’un point de vue statistique, le paiement des cotisations aux régimes
d’assurance sociale est imputé aux salariés plutôt que qu’aux administrations publiques, il n’y a pas
lieu d’éliminer le versement de ces cotisations dans la consolidation de l’ensemble des administrations
publiques (Principe de réorientation expliqué dans la première partie).
Les prestations sociales consistent en des transferts destinés à protéger l’ensemble ou des segments
spécifiques de la population contre certains risques. Elles comprennent les prestations de sécurité
sociale, les prestations d’assistance sociale et les prestations sociales d’employeurs.
Les prestations de sécurité sociale57 sont fournies par les régimes d’assurance sociale dont les
ressources sont principalement constituées des cotisations sociales dont il a été question plus
haut. Elles doivent être classées en prestations de sécurité sociale (Code 271). En espèces, il
s’agit de prestations de maladie et d’invalidité, allocations de maternité, allocations familiales,
allocations de foyer et autres allocations pour personnes à charge, prestation de chômage, les
pensions de retraite et de survie et les prestations en cas de décès. En nature, il s’agit d’achats
de biens et services achetés par l’administration publique pour le compte des ménages (par
exemple médicaments distribues gratuitement) et des remboursements de prestations achetées
par les ménages (soins médicaux, dentaires et chirurgicaux, séjours en établissements
hospitalier, fourniture de lunettes et verre de contact ou de produits pharmaceutiques, soins à
domicile).
Les prestations d’assistance sociales, qui couvrent les même besoins que les prestations
d’assurance sociale, ne sont pas effectués dans le cadre de régimes d’assurance sociale (et
constituent donc principalement des dépenses budgétaires). Elles sont à classer en prestations
56 Tandis que l’enregistrement de ces flux est relativement simple, l’enregistrement des encours de passif au titre des
systèmes d’assurances, de pensions et de garanties standard qui doit reposer sur un certain nombre d’hypothèses
actuarielles, est considérablement plus complexe.
57
Effectuées par l’unité institutionnelle qui reçoit les cotisations sociales.
62
d’assistance sociale (Code 272) à l’exception des transferts effectués en réponse à des
catastrophes naturelles classés en autres charges diverses (Code 282).
Les prestations sociales d’employeurs sont des prestations sociales versées par les unités
d’administration publique à leurs employés, anciens employés et autres ayant-droits. Les
prestations autres que celles versées au titre des pensions de retraite d’employeurs sont à
classer en prestations sociales d’employeurs (Code 273). En espèces, il s’agit de prestations de
maladie et d’invalidité, allocations de maternité, allocations familiales, allocations de foyer et
autres allocations pour personnes à charge et des indemnités de chômage. En nature, il s’agit
d’achats de biens et services achetés par l’administration publique pour le compte des ménages
(tels les médicaments distribues gratuitement) et des remboursements de prestations achetées
par les ménages (soins médicaux, dentaires et chirurgicaux, séjours en établissements
hospitalier, fourniture de lunettes et verre de contact ou de produits pharmaceutiques et soins à
domicile).
Les transferts aux ménages autres que les transferts sociaux (bourses d’études, indemnités
à la suite de catastrophes naturelles, les compensations de dommages produits par les
administrations publiques etc.) sont à classer en autres charges diverses (Code 282).
Il s’agit de décrire le traitement de certaines cotisations et prestations sociales versées par les
administrations publiques, à savoir :
les cotisations sociales d’employeur versées par les administrations publiques. Les
administrations publiques reçoivent et paient des cotisations sociales pour le compte de leurs
agents. On distingue les cotisations sociales d’employeurs versées au titre des prestations
autres que les retraites de celles versées au titre des pensions retraites des fonctionnaires et
autres agents de l’Etat.
Toutes les cotisations sociales reçues par les administrations publiques au titre des
prestations sociales autres que les retraites doivent être enregistrées en recettes de l’unité
bénéficiaire. Les cotisations versées directement58 à cette unité par l’administration publique en
tant qu’employeur doivent être « réorientées » en vue de la présentation des statistiques, c'est-
à-dire incluses dans la rémunération des fonctionnaires ou autres employés des administrations
publiques auxquels on impute ensuite un reversement en faveur de leur caisse d’assurance
sociale.
En ce qui concerne les cotisations reçues au titre des retraites, elles sont à enregistrer en
augmentation des engagements de la caisse de retraite concernée au titre des systèmes
d’assurances, de pensions et de garanties standard (Code 3316) plutôt qu’en recettes. L’actif de
contrepartie est à enregistrer au même poste pour le compte des cotisants et autres bénéficiaires
de pensions de retraites. Les cotisations versées directement à la caisse de retraite par
l’organisme d’administration publique employeur doivent être « réorientées », c’est-a-dire
incluses dans les rémunérations des employés à qui on impute des reversements à leurs caisses
de retraite bénéficiaire, reversements qui devront être classés en nouveaux engagements de la
58
C'est-à-dire non comprise dans les traitements et salaires versés.
63
les cotisations fictives. Il est question ici de la protection sociale dont le financement n’est
assuré par aucune cotisation sociale mais par les recettes du budget général. En l’absence de
cotisations sociales spécifiques en contrepartie de l’acquisition par les assurés d’une couverture
sociale, il est nécessaire d’imputer des cotisations dites fictives. A cette fin, on impute ces
cotisations en charges de l’organisme employeurs (Cotisations sociales imputées Ŕ Code 2122)
puis en recettes de cotisations de l’organisme d’assurance sociale.
Les prestations au titre des retraites des fonctionnaires et autres agents des
administrations publiques constituent des diminutions d’engagement. Au cas où certaines
prestations sociales d’employeurs seraient incluses dans le versement des traitements et
salaires, ces prestations devront être déduites du montant total versé et reclassées en prestations
sociales. De telles prestations ne doivent pas être confondues avec les avantages en espèce ou
en nature liées à l’activité des agents, lesquelles doivent être bien sûr classées en traitement et
salaires en nature (Code 2112).
Prestations sociales en nature. Les prestations en nature donnent lieu à deux enregistrements
statistiques différents selon qu’il s’agit de prestations produites hors administrations publiques
(par exemple les médicaments ou les hôpitaux et cliniques privés) ou des prestations produites
par les administrations publiques elles-mêmes (les hôpitaux publics, les logements sociaux
etc.). Cette distinction s’applique à tous les bénéficiaires, agents de l’Etat ou non.
Ces schémas d'écritures (Schéma 3) illustrent la manière d'enregistrer les cotisations et les prestations
sociales à la charge des employeurs dans certaines situations précises. Les écritures sont présentées
pour l'organisme payeur (par exemple le budget), l'organisme d'assurance sociale bénéficiaire des
cotisations, et à titre d'information supplémentaire, pour le compte des employés de l'administration
publique (appartenant au secteur des ménages de la comptabilité nationale).
Ces schémas se lisent de la façon suivante: La partie gauche présente d'une manière simplifiée les
écritures de la comptabilité publique. La partie droite présente les écritures selon les principes du
MSFP 2001 en faisant apparaître en rouge les ajustements à effecteur aux écritures de la comptabilité
publique.
64
Le Solde global de base est défini dans la note explicative de la directive TOFE de 2008 à partir du
Solde global. Ce dernier n’étant pas explicitement défini (Section IV 1de la note explicative), on
suppose qu’il est égal aux recettes et dons diminuées des dépenses et prêts moins recouvrement du
TOFE 2008.
Le solde global de base, quant à lui, est défini dans la note explicative susmentionnée comme étant
égal au solde global hors dons et hors investissement financés de l’extérieur, l’investissement étant
constitué des achats d’actifs non financiers. Exprimé en termes des postes du nouveau TOFE, le Solde
global de base est donc égal aux
Recettes moins charges moins acquisition nette d’actifs non financiers sur ressources intérieures
moins accroissements nets de crédits et d’actions et parts de fonds d’investissement (actifs) aux
fins de la politique économique.
Il sera alors nécessaire d’introduire un sous-poste afin d’identifier les crédits et les actions et parts de
fonds d’investissement acquis aux fins de la politique économique, correspondant au concept de prêts
moins recouvrement qui n’existe pas dans le TOFE2011.
69
CODES LIBELLES
TRANSACTIONS SUR ACTIFS NON FINANCIERS
31 Acquisition nette d’actifs non financiers
Sur ressources intérieures
311 Actifs fixes
312 Stocks
313 Objets de valeur
314 Actifs non produits
Sur ressources extérieures
311 Actifs fixes
312 Stocks
313 Objets de valeur
314 Actifs non produits
Capacité/besoin de financement = Financement
TRANSACTIONS SUR ACTIFS FINANCIERS ET PASSIFS
(FINANCEM ENT)
32 Acquisition nette d'actifs financiers
321 Intérieurs
3212 Numéraire et dépôts
3213 Titres de créance
3214 Crédits
3215 Actions et parts de fonds d'investissement
3215 Systèmes d'assurances, de pensions et de garanties standard
3217 Produits financiers dérivés et options sur titres des salariés
3218 Autres comptes à recevoir
322 Extérieurs
3221 Or monétaire et droits de tirages spéciaux (DTS)
3222 Numéraire et dépôts
3223 Titres de créance
3224 Crédits
3225 Actions et parts de fonds d'investissement
3226 Systèmes d'assurances, de pensions et de garanties standard
3227 Produits financiers dérivés et options sur titres des salariés
3228 Autres comptes à recevoir
33 Accumulation nette de passifs
331 Intérieurs
3312 Numéraire et dépôts
3313 Titres de créance
3314 Crédits
3315 Actions et parts de fonds d'investissement
3315 Systèmes d'assurances, de pensions et de garanties standard
3317 Produits financiers dérivés et options sur titres des salariés
3318 Autres comptes à payer
332 Extérieurs
3321 DTS
3322 Numéraire et dépôts
3323 Titres de créance
3324 Crédits
3325 Actions et parts de fonds d'investissement
3326 Systèmes d'assurances, de pensions et de garanties standard
3327 Produits financiers dérivés et options sur titres des salariés
3328 Autres comptes à payer
71
Accord mutuel. Caractérise l’interaction de deux unités qui ont connaissance de cette interaction et
y consentent au préalable, même si celle-ci n’est pas nécessairement entreprise volontairement.
Accumulation d’un passif. Transaction qui accroît les passifs d’une unité.
Accumulation brute (nette) d’actifs. L'accumulation brute est égale à l'acquisition, au cours d'une
période comptable, de biens de capital fixe, de stocks de biens non durables, de terres, de gisements
de minéraux et d'autres actifs corporels non reproductibles, de créances, de brevets, de droits
d'auteur et d'autres actifs incorporels, diminuée du montant des engagements contractés pendant la
même période. L'accumulation nette est égale à l'accumulation brute au cours d'une période
comptable diminuée de la consommation de capital fixe de cette période.
Remarques:
1. Il ne faut pas confondre ce terme avec « acquisition » : l’acquisition d’actifs est le résultat de
transactions (principalement par des achats, dons en capital et production pour compte propre),
tandis qu’accumulation inclut les augmentations dues aux autres flux économiques (gains et pertes
de détention et changement de volume).
2. Les termes « net » et « brut » ont plusieurs acceptions selon leur contexte. Exemples
Acquisition nette d’actifs : Acquisitions moins cessions d’actifs (moins consommation de
capital fixe dans le cas des actifs non financiers)
Accroissement net de passifs : Accroissement moins diminutions de passifs
Solde net de gestion : Recettes moins charges
Prêts nets : Prêts moins recouvrements (prêts accordés par les administrations publiques
aux fins de politique économique moins remboursements de ces prêts)
Acquisition d’un actif. Transaction qui accroît les actifs détenus par une unité. Voir acquisition
nette d’actifs.
Acquisition nette d’actifs. Total des acquisitions d’actifs moins total des cessions d’actifs (moins
consommation de capital fixe dans le cas des actifs non financiers).
Actif. C’est un élément du compte de patrimoine ayant une valeur économique et sur laquelle les
unités institutionnelles font valoir individuellement ou collectivement des droits de propriété et
dont les propriétaires peuvent tirer des avantages économiques, par leur détention ou par leur
utilisation au cours d’une période de temps.
Actif corporel non produit. Actif naturel objet de droits de propriété. Il s’agit des terrains, des
gisements, des ressources halieutiques de la zone économique exclusive et du spectre
électromagnétique.
Actifs et passifs conditionnels. Actifs et passifs dont l’apparition est le résultat d’un événement
contingent 59 (voir élément contingent). Les éléments contingents ne sont pas traités comme des
actifs ou des passifs financiers parce que ce ne sont pas des créances ou obligations
inconditionnelles.
Actifs financiers. Ils sont constitués des créances financières, de l’or monétaire et des droits de
tirage spéciaux (DTS). La classification des actifs financiers repose principalement sur les critères
de liquidité et de caractéristiques juridiques des instruments qui reflètent les relations créanciers Ŕ
débiteurs sous-jacentes. La classification des actifs financiers comprend l’or monétaire et les DTS,
le numéraire et dépôts, les titres de créances, les crédits, les actions et parts de fonds
d’investissement, les systèmes d’assurances, de pensions et de garanties standard, les produits
dérivés et options sur les titres des salariés et les comptes à recevoir). Les actifs financiers
comprennent donc la totalité des actifs autres que les actifs non financiers, à savoir les actifs fixes,
les stocks, objets de valeur et les actifs naturels non produits.
Actif fixe. Actif produit utilisé de façon répétée ou continue dans un processus de production
pendant plus d’un an.
Actif incorporel non produit. Concept créé par l’homme, attesté par des transactions de nature
juridique ou comptable, et comprenant les brevets, les baux et autres contrats ainsi que les fonds de
commerce. Certains de ces actifs permettent à leurs propriétaires d’exercer des activités déterminées
ou de produire certains biens ou services et d’empêcher d’autres unités institutionnelles d’en faire
autant sans leur autorisation. En se réservant l’utilisation exclusive de ces actifs, les propriétaires
peuvent s’assurer des profits de monopole.
Actif naturel. Ressource biologique non cultivée (réserves d’eau, spectre électromagnétique,
animaux, plantes) sur lesquelles s’exercent des droits de propriété mais dont la croissance naturelle
ou la régénération n’est pas placée sous le contrôle direct ou la responsabilité d’unités
institutionnelles.
Actifs non financiers. Tous les actifs autres que les actifs financiers. Les actifs non financiers
comprennent donc les actifs fixes, les stocks, objets de valeur et les actifs naturels non produits. La
plupart des actifs non financiers procurent des avantages soit par leur emploi dans la production de
biens et de services soit sous la forme de revenus de la propriété.
Actif non produit. Actif nécessaire à la production mais qui n’est pas lui-même produit.
Actif produit. Actif non financier dont l’existence résulte d’un processus de production.
Administration centrale. Administration dont les pouvoirs s’étendent sur la totalité du territoire
national. L’administration centrale à le pouvoir de lever des impôts sur toutes les unités résidentes
et les unités non résidentes engagées dans des activités économiques dans le pays. Elle est d’une
manière générale responsable de la prestation de services collectifs au profit de l’ensemble de la
population, comme la défense nationale. Elle peut en outre fournir directement aux ménages des
services comme l’éducation ou la santé, et procéder à des transferts au profit d’autres unités
institutionnelles. Dans les pays de la CEMAC, l’administration centrale est constituée de l’État et
des organismes d’administration publique qui en dépendent).
Administration d’États fédérés (ne s’applique pas aux pays de la CEMAC). Administration dont
le pouvoir législatif, judiciaire et exécutif s’étend sur l’ensemble du territoire d’un état, qui
correspond à la zone géographique la plus étendue pouvant constituer une subdivision politique ou
administrative du pays. Un état peut avoir d’autres appellations, telles que province ou région.
L’autorité d’un état fédéré ne s’étend pas à d’autres états. L’administration d’un État fédéré a en
général le pouvoir de lever des impôts sur les unités institutionnelles qui résident sur son territoire
ou s’y engagent dans des activités économiques.
Administration locale. Administration publique qui exerce ses pouvoirs législatif, judiciaire et
exécutif sur les plus petits des territoires géographiques pouvant exister d’un point de vue
administratif et politique. Elle peut être habilitée ou non à prélever des impôts sur des unités
institutionnelles ou sur les activités économiques situées sur leur territoire. Dans les pays de la
CEMAC, les administrations locales prennent différentes désignations selon les pays. Elles
constituent le sous-secteur des administrations locales.
Administration publique (Voir aussi « Unité d’administration publique »). Ce concept fait
référence à un secteur de l’économie nationale. Ce secteur constitue un des cinq secteurs de
l’économie d’un pays selon le Système de Comptabilité National [Link] secteur des
administrations publiques comprend les unités institutionnelles qui, en plus des tâches qu’elles
assument quant à la mise en œuvre des politiques publiques et à la régulation de la vie économique,
produisent pour l’essentiel des services (et parfois des biens) non marchands destinés à la
consommation individuelle ou collective, et qui redistribuent le revenu et la richesse. Il comprend
trois sous-secteurs qui sont le sous-secteur de l’administration centrale, le sous-secteur des États
fédérés et le sous-secteur des administrations locales.
Le secteur des administrations publiques exclut les sociétés publiques (aussi appelées entreprises
publiques) dans la mesure où celles-ci produisent principalement des biens et des services
marchands.
Agrégat. Somme des éléments d’une catégorie de flux ou de stocks. Par exemple, les charges sont
la somme des rémunérations des employés, d’utilisation de biens et services, de consommation de
capital fixe, de charges d’intérêts, de subventions, de dons, de prestations sociales et d’autres
charges. Les acquisitions nettes d’actifs non financiers sont la somme des acquisitions de capital
fixe, stocks, objets de valeurs et d’actifs non produits déduit des cessions et, quand elle est
disponible, de la consommation de capital fixe.
77
Amende. Transfert courant obligatoire imposé à une unité par un tribunal ou par des instances
quasi-judiciaires pour infraction à la loi ou aux règlements administratifs. Les règlements amiables
en dehors des tribunaux sont également inclus dans cette catégorie. Synonyme de pénalité.
Annulation (unilatérale) de dette. Élimination unilatérale par le créancier d’un actif financier
irrécouvrable.
Annulation de dette. Annulation de tout ou partie d’une dette par accord mutuel entre le créancier
et le débiteur.
Acquisition : Obtention d’un actif non financier ou financier par achat, donation ou, dans le cas de
production dite pour compte propre, par fabrication de l’actif par son acquéreur.
Arriéré. Paiement obligatoire d’un débiteur à un créancier demeuré non exécuté à sa date
d’exigibilité, période de grâce éventuelle comprise. (Cf. Article 14 de la Directive N° 05/11-UEAC-
190-CM-22 relative au Tableau des opérations financières de l’État).
Autres changements de volume d’actifs. Tous changements de la valeur d’un actif qui ne résultent
pas d’une transaction ou d’un gain ou perte de détention. Ils résultent d’évènements qui modifient la
quantité ou la qualité d’un actif existant, qui introduisent un actif au compte, ou encore qui rendent
nécessaire un reclassement d’actifs existants.
Autres charges. Catégorie de charges autres que les principales catégories de la classification
économique (rémunération des employés, utilisation de biens et services, intérêts, consommation de
capital fixe, subventions, dons versés, et prestations sociales. Cette catégorie, qui ne constitue pas
un résiduel, comprend entre autres les Charges liées à la propriété autres que les intérêts
(notamment les dividendes, les prélèvements sur les bénéfices des quasi-sociétés et les loyers), les
transferts autres que les prestations sociales aux ISBL au service des ménages, les bourses et autres
prestations d’éducation, les impôts, taxes, amendes et autres prélèvements obligatoires imposés par
les autres unités d’administration publique, les paiements d’indemnités en compensation de
dommages corporels causés sur des personnes ou à leur bien par des catastrophes naturelles ou par
78
les administrations publiques à l’exclusion des indemnités d’assurance dommages, l’achat de biens
et services à des établissements marchands en vue de distribuer directement ces biens et services
aux ménages pour consommation finale autres que des prestations sociales, et les transferts en
capitaux autres que les dons, y compris les transferts en capitaux qui accompagnent les prises en
charge par l’État des garanties de dette quand ces prises en charge ne donnent pas naissance à une
créance sur le bénéficiaire de la garantie.
Autres comptes à recevoir (à payer). Catégorie de la classification des actifs financiers (et passifs)
du système SFP. Elle comprend les crédits commerciaux, diverses avances et autres comptes à
recevoir ou à payer qui ne sont inclus dans aucune autre catégorie des actifs et passifs financiers.
Elle comprend également les montants exigibles et non payés liés aux impôts, dividendes, achats et
ventes de titres, loyers, salaires et traitements, cotisations sociales, etc.
Autres flux économiques. Ce sont les flux autres que les transactions, qui modifient la valeur des
actifs et des passifs ainsi que la valeur nette. Ils comprennent deux catégories : gain ou perte de
détention et autres changements de volume d’actifs. Voir aussi autres changements de volume
d’actifs ou gain ou perte de détention.
Banque centrale régionale. Institution financière internationale qui agit en qualité de banque
centrale commune à un groupe de pays membres. Elle a son siège dans un pays et elle a
généralement des bureaux nationaux dans chacun des pays membres. Le siège est une organisation
internationale. Chaque bureau national agit en qualité de banque centrale du pays en question et doit
être considéré comme une unité institutionnelle résidente de ce pays.
Banque centrale. Société financière publique qui constitue l’autorité monétaire d’un pays. Elle
émet la monnaie; détient des engagements sous forme de dépôts à vue ou de dépôts de réserve
d’autres institutions de dépôts, et souvent de l’administration; et peut détenir tout ou partie des
réserves internationales du pays.
Base d’enregistrement. Ensemble des directives qui déterminent le moment d’enregistrement des
flux et, dans certains cas, le types de flux enregistrés. Voir enregistrement sur la base des droits
constatés, enregistrement sur base caisse et enregistrement sur la base de la date d’exigibilité.
Brut. Ce terme a en général plusieurs acceptions. Dans le contexte de la formation brute de capital
fixe (voir cette expression), ce terme fait référence au fait que cette la mesure de cette formation
n’est pas corrigée de la consommation de capital fixe (voir ce terme).
Cadre analytique. Présentation schématique intégrée des transactions, des autres flux
économiques et des situations d’ouverture et de clôture conçue de manière à faciliter l’analyse
macroéconomique, notamment l’évaluation de l’impact des finances publiques, la viabilité de la
politique budgétaire, ainsi que l’allocation des ressources publiques et l’efficacité leur utilisation.
Caisse de sécurité sociale. Unité d’administration publique consacrée à la gestion d’un ou plusieurs
régimes de sécurité sociale. Pour satisfaire aux critères d’existence d’une unité institutionnelle, la
caisse de sécurité sociale doit être organisée séparément des autres administrations publiques,
79
détenir des actifs, contracter des passifs distincts et effectuer des transactions financières pour son
propre compte.
Capital fixe : catégorie d’actifs produits, autres que les stocks et les objets de valeur, utilisables
dans un processus de production. Les actifs fixes comprennent les bâtiments et ouvrages de génie
civil, les machines et équipements et les autres actifs fixes.
Centre d’intérêt économique. Une unité institutionnelle a un centre d’intérêt économique dans un
pays lorsqu’il existe, sur le territoire économique de ce pays, un endroit ŕ domicile, lieu de
production ou locaux à autre usage ŕ dans lequel ou à partir duquel elle exerce, et a l’intention de
continuer d’exercer, des activités économiques d’une ampleur significative, soit indéfiniment, soit
pendant une période définie mais prolongée. Il n’est pas nécessaire que le lieu de production soit
fixe dès lors qu’il est situé sur le territoire économique.
Cession d’un actif. Toute transaction autre que la consommation de capital fixe qui diminue les
actifs détenus par une unité. Les diminutions d’actif dues à une baisse de prix, de volume ou à un
endommagement anormal et inattendu sont classées parmi les autres flux économiques (voir ce
terme) et ne sont pas considérées comme des cessions.
Charge. Selon le MSFP 2001, les charges sont des transactions qui diminuent la valeur nette. Les
acquisitions d’actifs ne constituent donc pas des charges puisque ces acquisitions ne font que
constituer un échange d’un actif contre un autre actif.
Charge liée à la propriété attribuée aux assurés. Charge payée par une unité gérant un régime
d’assurance ou de retraite attribuée à son passif pour les systèmes d’assurance, de pensions et de
garanties standard. Voir revenu de la propriété attribué aux assurés.
Charge liée à la propriété. Charge payable par une unité à une autre unité au titre de l’utilisation
d’un actif financier ou d’un actif corporel non produit dont cette dernière est propriétaire. Voir
revenu de la propriété.
Classification des fonctions des administrations publiques (CFAP). Ventilation détaillée des
dépenses par fonctions, ou objectifs socioéconomiques, que les administrations publiques
s’efforcent d’atteindre.
80
Classification économique des charges. Classification employée pour identifier le type de dépense
encouru lorsqu’une administration publique fournit des biens et services à la société ou redistribue
le revenu et la richesse. Cette classification est dérivée des concepts de la comptabilité nationale.
Dans le MSFP 2001, ses principales composantes sont la rémunération des salaries, l’utilisation des
bien et services (correspondant approximativement à la consommation intermédiaire), la
consommation de capital fixe et les transferts (intérêts, subventions, dons et prestations sociales) et
les autres charges.
Classification fonctionnelle. Classification utilisée pour identifier à quelle fin ou pour quel objectif
socioéconomique une charge a été effectuée ou un actif non financier a été acquis.
Coefficient d’actualisation. Nombre utilisé pour convertir un flux de trésorerie futur, tel qu’un
paiement de dette, à sa valeur actuelle. Le coefficient d’actualisation est en général calculé comme
le montant qu’il faudrait investir actuellement, à un taux d’intérêt approprié compte tenu du risque
associé au futur flux de trésorerie, pour produire un montant égal au flux de trésorerie futur.
Comptabilité en partie double. Système d’enregistrement des flux. Chaque flux donne lieu à deux
écritures de même valeur, l’une au crédit et l’autre au débit d’un compte. Un débit correspond à
l’augmentation d’un actif, à la diminution d’un passif ou à la diminution de la valeur nette. Un
crédit correspond à la diminution d’un actif, à l’augmentation d’un passif ou à l’augmentation de la
valeur nette.
Compte de patrimoine. Inventaire à une date donnée des stocks d’actifs possédés par une unité ou
un secteur et des stocks de passifs correspondant aux créances détenues par d’autres unités sur le
propriétaire ou les propriétaires de ces actifs, ainsi que de la valeur nette du patrimoine de cette
unité ou secteur.
Confiscation. Montant déposé auprès d’une unité d’administration publique pendant le déroulement
d’une procédure judiciaire ou administrative et transféré à cette unité au titre du règlement de cette
procédure.
Contrepartie. 1) L’autre unité partie à une transaction entre deux unités. 2) L’autre unité partie à
une créance financière (le débiteur ou le créancier).
81
Contrôle d’une institution sans but lucratif non marchande. Une ISBL non marchande est
contrôlée par une administration publique lorsque celle-ci est en mesure de déterminer sa politique
ou son programme général, soit parce qu’elle dispose du pouvoir de nommer les cadres de direction
qui gèrent l’ISBL, soit parce qu’elle finance son fonctionnement. Le degré de contrôle exercé par la
fourniture de financement dépend du rythme de la fourniture des fonds et des restrictions qui leur
sont attachées ainsi que du montant du financement. Une institution sans but lucratif est sous
contrôle public lorsque la plus grande partie de ses fonds de fonctionnement lui sont fournis par une
administration publique.
Cotisations de sécurité sociale. Paiement effectué à un régime de sécurité sociale par les personnes
assurées ou par les employeurs pour le compte des bénéficiaires, afin de garantir les droits de ces
derniers aux prestations de sécurité sociale, à condition que ces cotisations soient prélevées en
fonction des gains, de la masse salariale ou des effectifs. Dans le cas des travailleurs indépendants,
si le salaire brut est remplacé par le revenu pour le calcul des cotisations, les recettes sont aussi
incluses dans les cotisations de sécurité sociale. Les cotisations de sécurité sociale peuvent être
obligatoires ou volontaires. Une administration publique peut payer des cotisations de sécurité
sociale pour le compte de ses salariés, ce qui constitue une charge, ou recevoir des cotisations de
sécurité sociale en qualité d’organisateur d’un régime de sécurité sociale, ce qui constitue une
recette.
Cotisations sociales. Paiement à un régime d’assurance sociale par la personne assurée ou par des
tierces parties pour le compte des bénéficiaires, destiné à garantir les droits de ces derniers aux
prestations sociales. Les cotisations peuvent être obligatoires ou volontaires. Une administration
publique peut payer des cotisations sociales pour le compte de ses salariés, ce qui constitue une
charge, ou recevoir des cotisations sociales en qualité d’organisateur d’un régime d’assurance
sociale, ce qui constitue soit une recette soit l’accumulation d’un passif.
Cotisations sociales imputées. Valeur égale au montant qui serait nécessaire pour garantir les
droits à prestation acquis de facto lorsqu’une unité d’administration publique offre directement des
prestations sociales aux bénéficiaires (employés, anciens employés et personnes à leur charge) sur
ses propres ressources, sans passer par l’intermédiaire d’une société d’assurance ou d’un fonds de
pension, autonome ou non.
Créance financière. Une créance financière est un actif qui autorise une unité ŕ le propriétaire de
l’actif ou créancier ŕ à recevoir un ou plusieurs paiements d’une seconde unité ŕ le débiteur ŕ
conformément aux termes et conditions spécifiés dans le contrat entre les deux unités. Voir passif.
Crédit. Ce terme a plusieurs acceptions : 1) L’une des deux écritures de même valeur requises pour
l’enregistrement d’un flux selon le système de comptabilité en partie double. Un crédit correspond à
la diminution d’un actif, à l’augmentation d’un passif ou à l’augmentation de la valeur nette. Une
recette représente une augmentation de la valeur nette et est enregistrée en crédit ; 2)
un instrument financier (prêt) créé lorsqu’un créancier prête des fonds directement à un débiteur et
reçoit un document non négociable matérialisant l’actif.
; 3) montant déductible de l’impôt exigible (crédit d’impôt) ; et 4) méthode de paiement direct à un
tiers au moyen de dépôts transférables (paiement par débit ou crédit direct).
Débit. L’une des deux écritures de même valeur requises pour l’enregistrement d’un flux selon le
système de comptabilité en partie double. Un débit correspond à l’augmentation d’un actif, à la
diminution d’un passif ou à la diminution de la valeur nette. Une dépense représente une diminution
de la valeur nette et est enregistrée en débit.
Débiteur. Unité qui est tenue d’effectuer des paiements conformément aux conditions spécifiées
dans le contrat établissant une créance financière.
Défaisance. Opération sur la dette par laquelle le débiteur associe des engagements spécifiques à
des actifs financiers spécifiques, dont le revenu et la valeur sont suffisants pour assurer le paiement
intégral du service de la dette. La défaisance peut s’opérer en plaçant les actifs et passifs sur un
compte distinct au sein de l’unité institutionnelle concernée ou en les transférant à une autre unité.
Le système SFP ne reconnaît pas la défaisance.
Dépôt. Actif financier dont la valeur nominale est fixe et qui peut servir de moyen de paiement. Il
peut servir de moyen immédiat d’échange et peut rapporter des intérêts ou conférer au détenteur le
droit à des services spécifiés.
Dérivé financier. Instrument financier qui est rattaché à un instrument, indicateur financier ou
produit de base spécifique et au moyen duquel des risques financiers spécifiques peuvent être
échangés sur les marchés financiers
Dette. Tout passif obligeant le débiteur à effectuer en faveur du créancier un paiement ou des
paiements d’intérêts ou de principal à une date ou à des dates futures. Dans le système SFP, tous les
instruments du passif sont des dettes, sauf les actions et parts de fonds d’investissement et les
produits financiers dérivés et options sur titres des salariés.
Dette brute. Somme de tous les passifs à l’exception des actions et parts de fonds d’investissement
et des produits financiers dérivés et options sur titres des salariés.
Dividendes. Bénéfices qu’une société distribue à ses actionnaires ou propriétaires, y compris les
bénéfices des banques centrales transférés aux administrations publiques, les bénéfices engendrés
par l’exercice de fonctions d’autorité monétaire par une unité autre que la banque centrale et les
bénéfices transférés par les loteries nationales. Les dividendes ne sont pas obligatoires; c’est au
conseil d’administration ou à la direction de la société qu’il appartient de décider du paiement d’un
dividende. La distribution des bénéfices peut se produire irrégulièrement et ne pas être
formellement qualifiée de distribution de dividendes. Les distributions des bénéfices des monopoles
fiscaux et des bénéfices des monopoles d’exportation ou d’importation font exception et sont
classées comme impôts. Les dividendes doivent être tirés des recettes de l’exercice courant. Les
paiements occasionnels importants et exceptionnels provenant de réserves accumulées, du produit
de privatisations, d’autres ventes d’actifs ou de gains de détention représentent des retraits de capital
et non des dividendes.
Don. Transfert non obligatoire d’une unité d’administration publique ou organisation internationale
à une autre unité d’administration publique ou organisation internationale. Ce terme s’applique
aussi bien aux dons à verser qu’aux dons à recevoir.
Don courant. Transfert non obligatoire d’une unité d’administration publique ou organisation
internationale à une autre unité d’administration publique ou organisation internationale destiné à
couvrir des dépenses courantes. Il n’est pas lié ou subordonné à l’acquisition d’un actif par le
bénéficiaire. Ce terme s’applique également à tout don autre qu’un don en capital.
Don en capital. Transfert non obligatoire d’une unité d’administration publique ou d’une
organisation internationale à une autre unité d’administration publique ou organisation
internationale sous la forme de ressources financières que le bénéficiaire doit en principe ou
obligatoirement consacrer à l’acquisition d’un ou de plusieurs actifs (autres que des stocks), à un
transfert d’actifs (autres que des stocks ou de la trésorerie), à l’annulation d’une créance d’un
commun accord entre le créancier et le débiteur, ou encore à la prise en charge de la dette d’une
unité par une autre unité. Voir transfert.
Droits administratifs. Droits à payer pour l’obtention d’un permis obligatoire, tels que les droits de
délivrance d’un permis de conduire ou d’un passeport, ou autres droits associés à des ventes de
services. Pour que ces droits puissent être considérés comme une vente de service, il faut que l’unité
d’administration publique exerce une fonction réglementaire et que le paiement ne soit pas
manifestement disproportionné par rapport au coût de prestation du service. Si le paiement est
clairement hors de proportion par rapport au coût de prestation du service, les droits sont alors
considérés comme un impôt.
84
Droits constatés. La méthode des droits constatés (accrual basis) comptabilise une transaction au
moment où intervient l'activité (ou la décision) qui va engendrer les recettes ou les dépenses, et ne
tient pas compte du moment auquel interviennent décaissements ou encaissements. "Droits
constatés" est un abrégé de "budgétisation et comptabilité publiques sur la base des droits
constatés"60.
Droits de tirage spéciaux (DTS). Les DTS sont des avoirs de réserve internationaux créés par le
FMI et alloués à ses pays membres pour compléter leurs réserves. Les DTS sont détenus
exclusivement par les autorités monétaires des pays membres du FMI et par un petit nombre
d’institutions financières internationales agréées. Un DTS représente un droit inconditionnel
d’obtenir des devises ou d’autres avoirs de réserve auprès d’autres membres du FMI.
Échange. Transaction par laquelle une unité fournit un bien, un service, un actif ou du travail à une
autre unité et reçoit en retour un bien, un service, un actif ou du travail de la même valeur.
Enregistrement sur base caisse. Enregistrement des flux et des stocks (encours) correspondant au
moment des encaissements et décaissements. Bien que l’on puisse enregistrer des flux non
monétaires, la plupart des systèmes en base caisse ne les enregistrent pas car ils sont plutôt destinés
à la gestion de la trésorerie qu’à celle des flux de ressources.
Enregistrement sur la base de la date d’exigibilité. Enregistrement des flux et des stocks
(encours) correspondant à la date limite à laquelle ils peuvent être réglés sans encourir de frais
additionnels ou de pénalités de retard, ou au plus tôt lorsque le paiement est effectué. Les flux non
monétaires peuvent être ou ne pas être enregistrés.
Enregistrement sur la base des droits constatés. Enregistrement des flux et des stocks (encours)
correspondant au moment de la création, de la transformation, de l’échange, du transfert, ou de
l’extinction d’une valeur économique.
Enregistrement sur la base des droits et obligations. Voir enregistrement sur la base des droits
constatés.
Enregistrement sur la base des engagements. Enregistrement des flux et des stocks (encours)
correspondant au moment où une unité de l’administration publique s’engage à effectuer une
transaction. En général, cette comptabilité ne s’applique qu’aux achats d’actifs, de biens et services
et les flux sont enregistrés au moment où l’ordre d’achat est émis par l’administration publique. Les
60
Cf. OCDE
85
flux qui ne peuvent être enregistrés de cette manière sont comptabilisés selon une des trois autres
bases (droits constatés, caisse ou date d’exigibilité). Les flux non monétaires peuvent être ou ne pas
être enregistrés.
Etablissements publics : au sens du MSFP 2001, un établissement se définit comme une entreprise
c'est-à-dire une unité institutionnelle engagée dans une activité de production. C’est un
établissement public lorsqu’il est détenu et contrôlé par les pouvoirs publics. Toutefois, dans les
pays de la CEMAC, ce concept est généralement utilisé pour désigner les entités d’administration
publique bénéficiant d’un statut juridique distinct et d’une large autonomie qui sont en général
chargé d’exercer des fonctions particulières que leur ont confié les pouvoirs publics. Ces
organismes appartiennent au secteur public et peuvent être inclus dans sous-secteur des sociétés
publiques si leur production de bien et services marchands est prédominante. Dans le cas contraire,
ces organismes devront être inclus dans le sous-secteur des administrations publiques.
Épargne brute. Solde brut de gestion, moins transferts en capital nets à recevoir.
Épuisement progressif. Diminution de la valeur d’un actif souterrain, d’une ressource biologique
non cultivée ou de réserves d’eau consécutive à l’extraction d’une fraction de l’actif considéré.
Espèce. Les espèces regroupent le numéraire (billets et pièces) détenu et les dépôts à vue auprès de
banques ou d’autres institutions financières.
Établissement marchand. Un établissement marchand est un établissement qui vend ou cède tout
ou partie de sa production à des prix économiquement significatifs. Voir prix économiquement
significatif.
Établissement non marchand. Établissement qui ne vend ni cède de quelque autre manière toute
ou partie de sa production à des prix économiquement significatifs.
Extérieur. Caractéristique d’un non-résident, comme dans les classifications des flux et stocks
(encours) pour lesquels la contrepartie est non résidente. Synonyme d’étranger.
86
Financement. Résultat net des transactions sur actifs et passifs financiers. Il est égal au poste
capacité/besoin de financement.
Flux. Expression monétaire d’une action économique entreprise par une unité ou d’un autre
événement ayant une incidence sur la situation économique de l’unité. Le flux traduit la création, la
transformation, l’échange, le transfert ou l’extinction d’une valeur économique. Il entraîne un
changement du volume, de la composition ou de la valeur des actifs et passifs de l’unité ainsi que de
sa valeur nette. Tout flux est soit une transaction soit un autre flux économique.
Fonds de pension. Fonds chargé de fournir des prestations de retraite à des groupes spécifiques de
travailleurs, aux personnes à leur charge et à d’autres ayant droits. Un fonds de pension peut être
une unité institutionnelle distincte (fonds de pension autonome) ou bien les actifs, passifs,
transactions et autres postes du fonds de pension peuvent être inclus dans les postes correspondants
de l’employeur organisateur du régime (fonds de pension non autonome).
Fonds de pension autonome. Régime d’assurance sociale fournissant des prestations de retraite
créé par un employeur et organisé en unité institutionnelle distincte. Les fonds de pension
autonomes organisés et gérés par des entités du secteur public sont classés dans les institutions
financières publiques. Voir régimes d’assurance sociale d’employeurs et prestations de retraite.
Fonds de pension non autonome. Régime d’assurance sociale d’employeur qui fournit des
prestations de retraite et pour lequel l’employeur a établi des réserves distinctes, mais dont
l’organisation et le fonctionnement sont tels qu’il ne constitue pas une unité institutionnelle. Tous
les actifs, passifs, transactions et autres postes du fonds de pension sont inclus dans les postes
correspondants de l’employeur organisateur du régime.
Formation de capital pour compte propre. Production d’actifs non financiers par une unité pour
son usage propre : par exemple construction d’immeubles de bureau ou développement et création
de logiciels informatiques par un ministère. Parce que la formation de capital pour compte propre
résulte en une acquisition de capital fixe elle constitue une opération de patrimoine. Les dépenses
associées à de tels investissements, à savoir les salaires, l’utilisation de biens et services, et la
consommation de capital fixe, ne doivent pas être comptabilisées en les charges mais plutôt en
acquisition de capital [Link] doivent en totalité être classées à la catégorie de l’actif concerné.
Gain de détention. Forme abrégée des gains et pertes de détention. Voir gain et perte de détention.
Gain neutre de détention. Valeur du gain de détention qui serait constaté si le prix de l’actif
évoluait dans les mêmes proportions que le niveau général des prix. C’est le gain nécessaire pour
préserver la valeur réelle de l’actif ou du passif en question.
Gain ou perte de détention. Variation de la valeur monétaire d’un actif ou d’un passif due aux
fluctuations du niveau des prix ou des prix relatifs, sans variation qualitative ou quantitative de
l’actif considéré. Les gains ou pertes de détention sont applicables à tous les actifs et passifs, et dans
le cas d’actifs ou de passifs libellés en monnaies étrangères, comprennent les gains et pertes
87
résultant des fluctuations des taux de change. Cette variation porte également le nom de
réévaluation.
Gain réel de détention. Valeur supplémentaire accumulée par un actif consécutive au changement
du prix de l’actif par rapport aux prix des biens et services en général. Une augmentation du prix
relatif d’un actif entraîne un gain réel de détention positif et une baisse du prix relatif d’un actif
entraîne un gain réel négatif, appelé également perte réelle de détention. C’est l’inverse pour les
passifs.
Impôt en capital. Impôt qui frappe, à intervalles irréguliers et peu fréquents, la valeur des actifs ou
la valeur nette des unités institutionnelles ou la valeur des actifs transférés entre unités
institutionnelles à la suite d’héritages, de donations entre vifs ou d’autres transferts.
Impôt non périodique. Impôt perçu à titre unique ou à intervalles irréguliers. Voir impôt
périodique.
Impôt périodique. Impôt perçu à intervalles réguliers plutôt qu’à titre unique ou à intervalles
irréguliers. Voir impôt non périodique.
Indemnité de perte d’emploi. Indemnité versée aux salariés ou à leurs survivants en cas de perte
d’emploi à la suite d’un licenciement, d’une invalidité ou d’un décès accidentel.
Institution sans but lucratif. Entité juridique ou sociale chargée de produire ou de distribuer des
biens et des services, mais qui ne peut constituer une source de revenu, de profit ou d’autres gains
financiers pour les unités institutionnelles qui l’ont établie, la contrôlent ou la financent.
Institution sans but lucratif non marchande. Institution sans but lucratif qui fournit des biens ou
services non marchands aux ménages.
Instrument financier. Contrat établissant une créance financière. Un instrument financier est créé
en général lorsqu’une unité fournit des ressources financières à une autre unité, que celle-ci accepte
de rembourser à l’avenir.
Intérêt. Charge encourue par le débiteur pour l’utilisation du principal, qui correspond à la valeur
économique fournie par le créancier. La charge d’intérêts s’accroît de façon continue sur la période
d’existence de l’engagement. Le taux appliqué peut être défini comme un pourcentage du principal
en cours par période, un montant fixé à l’avance, une somme variable dépendant d’un indicateur
défini ou une combinaison de ces méthodes.
88
Investissement brut. Valeur de l’acquisition nette d’actifs non financiers (valeur des acquisitions
moins cessions d’actifs non financiers).
Location-vente/crédit bail. Accord destiné à financer l’acquisition d’actifs fixes. C’est un contrat
entre un bailleur et un preneur par lequel le bailleur met un actif fixe dont il est propriétaire à la
disposition du preneur qui s’engage à payer des loyers en vue de permettre au bailleur de recouvrer
la totalité ou la quasi-totalité de ses coûts, intérêts compris. Les risques et avantages de la propriété
sont ainsi transférés du bailleur au preneur, ce qui est considéré comme un transfert de propriété du
bailleur au preneur.
Monétisation d’or. Reclassement d’or non monétaire en or monétaire par l’autorité monétaire.
Monopole d’exportation. Société ou quasi-société publique qui dispose des pouvoirs d’imposition
de l’administration publique pour exercer un monopole sur l’exportation de certains biens ou un
contrôle sur les services fournis aux non-résidents. Ces monopoles sont créés pour mobiliser des
89
recettes qui pourraient sinon être obtenues par les impôts sur les exportations ou les transactions de
change. Voir monopole fiscal et monopole d’importation.
Monopole d’importation. Société ou quasi-société publique qui dispose des pouvoirs d’imposition
pour le compte de l’administration publique en exerçant un monopole sur l’importation de certains
biens ou un contrôle sur les services reçus par les non-résidents. Ces monopoles sont créés pour
mobiliser des recettes qui pourraient sinon être obtenues par les impôts sur les importations ou les
transactions de change. Voir monopole fiscal et monopole d’exportation.
Monopole fiscal. Société ou quasi-société publique qui exerce un pouvoir d’imposition pour le
compte de l’administration publique en exerçant un monopole sur la production ou la distribution
d’un type de bien ou de service particulier. Ces monopoles sont établis en vue de percevoir
directement des recettes publiques qui pourraient l’être au moyen des impôts sur la production ou la
distribution par le secteur concurrentiel du produit concerné.
Net. Ce terme a en général plusieurs acceptions61. Dans le contexte de la formation brute de capital
fixe (voir cette expression) ce terme fait référence au fait que la mesure de cette formation est
corrigée de la consommation de capital fixe (voir ce terme).
Non-résident. Unité institutionnelle qui ne possède pas de centre d’intérêt économique sur le
territoire économique du pays. Voir résident.
Numéraire. Billets et pièces en circulation communément utilisés pour effectuer des paiements.
Numéraire et dépôts. Catégorie d’instrument financier constituée des pièces et billets (le
numéraire) et des dépôts à vue ou à terme.
Nature (transaction en). Contrepartie en bien et service d’une recette ou charge plutôt qu’en
règlement monétaire.
Objets de valeur. Ce sont des actifs produits de valeur (considérée généralement importante) qui
ne sont pas principalement utilisés à des fins de production ou de consommation, mais qui sont
acquis et détenus avant tout pour servir de réserve de valeur.
Obligations futures au titre des prestations de sécurité sociale. Droits aux prestations de sécurité
sociale déjà acquis conformément aux lois et règlements en vigueur mais payables dans le futur.
Opérations. On entend par opérations tous les événements financiers affectant les opérations
(recettes et charges) et les actifs et passifs. Les opérations comprennent donc les transactions (voir
61
Voir aussi les remarques à la rubrique «Accumulation brute d’actifs » de ce glossaire.
90
ce terme) et les autres flux économiques, à savoir les gains ou pertes de détention (voir ce terme) et
les autres changements de volume (voir ce terme).
Or monétaire. Pièces, lingots et barres d’or ayant une teneur en or d’au moins 995/1000, qui sont
détenus par des unités qui exercent une fonction d’autorité monétaire et qui constituent une
composante des avoirs officiels de réserve du pays.
Organisation internationale. Unité institutionnelle dont les membres sont soit des États soit
d’autres organisations internationales dont les membres sont des États. Elles tirent leur autorité
directement de leurs États membres ou indirectement des États qui sont membres des autres
organisations internationales membres. Les organisations internationales sont établies par des
accords politiques formels entre membres, sont des entités souveraines et ne sont pas assujetties aux
lois ou réglementations du pays ou des pays dans lesquelles elles sont situées. Toutes les autorités
supranationales (voir ce terme) sont des organisations internationales.
Organismes publics. Entités d’administration publique bénéficiant d’un statut juridique distinct et
d’une large autonomie. Ces entités sont souvent chargées d’exercer des fonctions particulières de
production de biens et services confiées par les pouvoirs publics. Ces organismes appartiennent au
secteur public et peuvent être inclus dans sous-secteur des sociétés publiques si leur production de
bien et services marchands est prédominante. Dans le cas contraire, ces organismes devront être
inclus dans le sous-secteur des administrations publiques.
Paiement de location. Paiement des services produits par le bailleur d’actifs produits et fournis au
preneur. Les paiements effectués par les preneurs d’actifs non produits sont des loyers plutôt que
des paiements de location car les bailleurs de ces actifs ne sont pas considérés comme étant engagés
dans une activité productive.
Paiement en nature. Paiement effectué au moyen de biens, de services ou d’actifs autres que des
espèces.
contexte aux administrations publiques centrales). Du point de vue du système bancaire intérieur, il
s’agit de la différence entre les créances de la banque centrale et des institutions de dépôts sur le
gouvernement et les engagements vis-à-vis de ce dernier (principalement ses dépôts). Du point de
vue du gouvernement, il s’agit de la différence entre ses avoirs (principalement ses dépôts) et ses
engagements vis-à-vis du système bancaire. Bien que dans les deux cas le concept est le même, les
écarts comptables sont souvent à l’origine de différences entre ces mesures respectives de la
position nette du gouvernement. Hormis ces écarts comptables, les mesures issues des deux
approches doivent donc en principe être les mêmes pour un champ donné des administrations
publiques.
Poste calculé. Outil d’analyse qui fournit une mesure synthétique des valeurs de certains flux ou
stocks à partir de postes sous-jacents. Les postes calculés comprennent les agrégats et les soldes
comptables.
Prélèvements sur les revenus des quasi-sociétés. Prélèvement effectué sur le revenu courant d’une
quasi-société par son propriétaire. Les retraits de provenant du produit de la vente ou de la cession
des actifs de la quasi-société ou de liquidations importantes de bénéfices non distribués ou d’autres
réserves sont exclus.
Prestation de retraite. Prestation sociale payée aux retraités et aux personnes à leur charge ou
autres ayant droits, habituellement sous forme d’une pension ou de soins médicaux.
Prestations d’assistance sociale. Prestation sociale payée par un régime d’assistance sociale. Les
prestations sociales n’incluent pas les transferts effectués en réponse à des événements ou à des
situations qui ne sont pas normalement couverts par les régimes d’assurance sociale, tels que les
catastrophes naturelles. Voir régime de protection sociale et prestations sociales.
Prestations d’assurance sociale. Prestation sociale payée par un régime d’assurance sociale. Voir
régime de protection sociale et prestations sociales.
Prestations de sécurité sociale. Prestations versées par un régime de sécurité sociale. Voir régime
de sécurité sociale.
Prestations sociales à la charge des employeurs. Prestations sociales fournies par un régime
d’assurance sociale d’employeur (Voir cette expression).
Prêts nets. Prêts accordés par les administrations publiques aux fins de politique économique
moins remboursements de ces prêts.
Prix et cours du marché. Prix sur le marché à la date d’enregistrement du flux ou stock. Montant
pour lequel des biens, des actifs autres que du numéraire, des services, du travail ou la fourniture de
capital sont effectivement échangés ou peuvent être échangés
Prix économiquement significatif. Prix qui exerce une influence sensible sur les quantités que les
producteurs sont disposés à offrir et celles que les acquéreurs souhaitent acheter. Un prix n’a pas à
atteindre un niveau couvrant tous les coûts de production pour être économiquement significatif,
mais doit couvrir une part significative de ces coûts
Producteur marchand. Unité qui met sur le marché la totalité de sa production à des prix
économiquement significatif. Cette production qui inclut aussi la formation de capital fixe pour
compte propre.
Producteur non marchand. Unité dont l’activité principale est de fournir des biens et services
gratuitement ou à des prix économiquement non significatifs aux ménages ou à l’ensemble de la
société. Ces producteurs peuvent procéder à quelques ventes de production marchande à titre
d’activité secondaire.
Production non marchande. Biens et services fournis gratuitement ou à des prix économiquement
non significatifs à d’autres unités institutionnelles ou à l’ensemble de la société.
Production. Valeur des biens et services produits par une unité pendant une période comptable.
C’est un concept du SCN qui n’est pas mesuré directement dans le système SFP.
Produits financiers dérivés. Catégorie d’actifs financiers (ou de passifs). Voir dérivé financier.
Quasi-société. Entité non constituée en société, ni autrement établie juridiquement, mais qui opère
comme une société du fait qu’elle produit des biens et des services à des prix du marché (Voir cette
expression).
Réassignation. Reclassification d’une transaction lorsqu’elle est effectuée par une unité pour le
compte d’une autre unité.
exclus en vertu des contreparties auxquelles ils donnent lieu, ainsi que les amendes et confiscations
et les transferts volontaires (dons et autres transferts).
Rééchelonnement de dette. Accord bilatéral visant à modifier les dates du service d’une dette
existante, en général à des conditions plus favorables pour le débiteur, pouvant aller jusqu’à la
remise partielle de la dette, notamment par l’allongement des échéanciers de remboursement,
l’octroi ou l’allongement de périodes de grâce pour les intérêts et le principal et le rééchelonnement
de paiements du service de la dette échus ou en arriérés. Voir aussi restructuration de la dette.
Régime d’assurance sociale avec constitution de réserves. Régime d’assurance sociale qui
dispose de réserves identifiées ou de comptes affectés au paiement des prestations.
Régime d’assurance sociale d’employeur. Régime d’assurance sociale dans lequel un employeur
fournit des prestations sociales à ses employés, anciens employés ou à leurs ayant-droits.
Régime d’assurance sociale sans constitution de réserves. Régime d’assurance sociale sans
constitution de comptes ou de réserves spécifiques pour le paiement des prestations y afférentes.
Régime de protection sociale. Cadre d’interventions systématiques destinées à aider les ménages et
les personnes à faire face à un ensemble déterminé de risques sociaux. Voir risque social.
Régime de retraite. Régime d’assurance sociale fournissant des prestations de retraite à un groupe
de personnes désignées, habituellement des salariés, les personnes à leur charge et d’autres ayant
droits.
Régime de retraite à cotisations définies. Régime de retraite dans lequel le niveau des cotisations
de l’employeur est garanti mais celui des prestations futures dépendra des actifs du fonds.
Régime de retraite à prestations définies. Régime de retraite dans lequel les prestations sont
garanties par l’employeur. Le montant des prestations est en général déterminé par une formule
fondée sur le nombre d’années de service et le niveau de rémunération de l’employé.
Régime de sécurité sociale. Régime d’assurance sociale imposé, contrôlé et financé par
l’administration publique et couvrant l’ensemble ou des segments importants de la population.
Règles comptables. Ensemble de normes régissant l’enregistrement des flux économiques et des
stocks. Dans le système SFP, les règles sont conçues de manière à ce que les données produites par
le système soient conformes aux normes reconnues pour l’établissement des statistiques
économiques.
94
Remboursement d’impôt. Remboursement par l’autorité fiscale d’un trop perçu d’impôts.
Remboursement d’une obligation. Transaction qui diminue les passifs d’une unité. C’est le
synonyme de liquidation de passifs.
Rémunération des salariés. Rémunération totale, en espèces ou en nature, qui doit être payée au
salarié au titre du travail effectué pendant la période comptable, à l’exclusion de tout travail lié à la
formation de capital pour compte propre (voir ce terme). Elle comprend les salaires et traitements et
les cotisations versées par l’employeur aux régimes d’assurances sociales pour le compte du salarié.
Sont exclus les montants à payer aux entrepreneurs et fournisseurs, aux sous-traitants indépendants
et aux autres personnes qui ne font pas partie du personnel (sous-traitance).
Rémunération en nature. Transaction par laquelle un employeur rémunère un salarié sous forme
de biens, de services ou d’actifs autres que des espèces.
Reprise de dette, prise en charge de dette. Prise en charge par une unité de la dette d’une autre
unité, notamment lorsque l’administration publique assume la responsabilité de la dette lorsque le
créancier invoque les clauses du contrat permettant de faire jouer la garantie.
Répudiation de dette. Annulation unilatérale d’une dette par le débiteur. La répudiation de dette
n’est pas considérée comme un flux économique et n’est pas enregistrée dans le système SFP.
Réserves internationales. Actifs (ou avoirs) extérieurs sur lesquels les autorités monétaires
exercent leur contrôle et dont elles peuvent disposer immédiatement pour financer directement des
déséquilibres de balance des paiements, et pour agir indirectement sur l’ampleur de ces
déséquilibres par des interventions sur le marché des changes en vue d’influer sur le taux de change,
ou encore pour atteindre d’autres objectifs. Les avoirs de réserve comprennent le numéraire, dépôts
et les titres libellés en monnaies étrangères, l’or monétaire, les DTS et la position de réserve du pays
au FMI.
Résident. Unité institutionnelle dont le centre d’intérêt économique se trouve sur le territoire
économique du pays.
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Restes à payer. Terme de la comptabilité budgétaire. Les restes à payer sont l’ensemble des
liquidations publiques n’ayant pas encore fait l’objet de règlement effectif. Ils comportent deux
variantes : les fonds en route et les arriérés. Les fonds en route correspondent à l’ensemble des
liquidations à court terme de l’État, c'est-à-dire l’ensemble des restes à payer dans un délai de trois
mois à compter de la date de la prise en charge. Pour ce qui concerne les arriérés, ce sont les
liquidations à moyen et long terme, c'est-à-dire l’ensemble des liquidations qui vont au delà de
trois mois à compter de la date de prise en charge.
Restructuration de dette. Accord bilatéral visant à modifier les conditions du service d’une dette
existante, en général à des conditions plus favorables pour le débiteur, pouvant aller jusqu’à la
remise partielle de la dette. Outre le rééchelonnement de la dette, la restructuration de la dette peut
comporter le remplacement de la dette existante par une dette nouvelle. Voir aussi rééchelonnement
de la dette.
Retraite. Somme fixe payée régulièrement à une personne, habituellement après le départ en
retraite. La personne peut être le retraité, une personne à sa charge ou un autre ayant droit.
Revenu de la propriété. Revenu reçu par une unité lorsqu’elle place un actif financier ou un actif
corporel non produit dont elle est propriétaire à la disposition d’une autre unité. Les intérêts,
dividendes, prélèvements sur les revenus des quasi-sociétés, revenus de la propriété attribués aux
assurés et les loyers sont les types de revenu de la propriété reconnus dans le système SFP.
Revenu de la propriété attribué aux assurés. Revenu des réserves techniques d’assurance d’une
unité. Les réserves techniques d’assurance comprennent les réserves primes, les réserves sinistres et
les réserves actuarielles (ou provisions mathématiques) pour risques en cours au titre de polices
d’assurance-vie et de régimes de retraite. Ces réserves sont considérées comme des actifs des
assurés ou de leurs ayant droits. Le revenu tiré du placement des réserves techniques d’assurance est
classé comme revenu de la propriété attribué aux assurés.
Risque social. Évènement ou circonstance susceptible d’avoir une incidence négative sur le bien-
être des ménages en occasionnant des dépenses supplémentaires ou en réduisant leurs revenus.
Royalties. Désignation souvent donnée aux paiements relatifs à une location en vue de l’extraction
de gisements possédés par une autre unité. Dans le système SFP, ces paiements sont classés en tant
que loyers.
Salaires et traitements. Poste qui inclut toutes les rémunérations perçues par les salariés à
l’exception des cotisations sociales versées par leur employeur. Les paiements en espèces et en
nature sont inclus. Les cotisations sociales retenues sur les salaires et traitements des agents sont
incluses aussi dans cette catégorie. Le remboursement des frais engagés par les salariés pour
prendre leurs fonctions ou effectuer leur travail, tels que l’achat d’outils, d’équipements, de
vêtements spéciaux ou d’autres articles destinés à être utilisés exclusivement ou principalement
dans leur travail, est exclu. Les prestations sociales payées par les employeurs sont également
exclues. Voir rémunération des salariés.
Scission. Opération qui consiste, en vue de l’enregistrement dans le système SFP, à diviser en deux
ou plusieurs transactions une transaction considérée comme unique par les parties concernées.
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Secteur. Groupe d’unités institutionnelles résidentes qui ont des objectifs semblables.
Secteur des administrations publiques. Regroupe toutes les unités résidentes de l’administration
publique et toutes les institutions sans but lucratif résidentes contrôlées par les administrations
publiques et principalement financées par elles sécurité sociale.
Secteur des institutions sans but lucratif au service des ménages. Comprend toutes les
institutions sans but lucratif non marchandes résidentes, sauf celles contrôlées et principalement
financées par l’administration publique qui sont à regrouper dans le secteur des administrations
publiques.
Secteur des ménages. Groupe d’unités composé de tous les ménages résidents.
Secteur des organisations internationales. Comprend toutes les organisations internationales, qui
sont par définition toutes des non-résidents. Voir les organisations internationales.
Secteur des sociétés financières. Groupe d’unités comprenant l’ensemble de toutes les sociétés,
quasi-sociétés et ISBL marchandes dont l’activité principale est l’intermédiation financière ou la
fourniture de services financiers auxiliaires étroitement liés à l’intermédiation financière.
Secteur des sociétés non financières. Regroupe toutes les unités institutionnelles résidentes créées
aux fins de la production de biens et de services marchands non financiers.
Secteur public. Ensemble des unités du secteur des administrations publiques augmenté de toutes
les sociétés publiques.
Secteur public non financier. Secteur des administrations publiques augmenté de toutes les
sociétés publiques non financières.
Secteur public non monétaire. Regroupe les sociétés publiques non financières, les sociétés
financières publiques non monétaires et le secteur des administrations publiques.
Sécurité sociale. Ensemble des régimes d’assurance sociale imposés, contrôlés et financés par les
administrations publiques et couvrant l’ensemble ou des segments importants de la population. Le
sous-secteur de sécurité sociale est constitué d’un type particulier d’unité d’administration publique
consacré à la gestion d’un ou de plusieurs régimes de protection sociale. Les prestations versées par
ces régimes sont des prestations de sécurité sociale. (Tandis que les régimes pour lesquels
l’employeur fournit des prestations d’assurance sociale à ses salariés en activité, à ses anciens
salariés et à leurs ayants droit sont qualifiés de régimes d’assurance sociale d’employeurs, et les
prestations versées par ces régimes sont qualifiées e prestations sociales à la charge des
employeurs). Une administration de sécurité sociale doit présenter les caractéristiques générales
d’une unité institutionnelle. Elle doit donc avoir une organisation autonome par rapport aux autres
administrations publiques et détenir des actifs et des passifs indépendamment de ces dernières et
effectuer des transactions financières pour son compte propre.
titres à coupons zéro ou à forte décote qui ne donnent lieu qu’à une seul type de versement. Le
service de la dette exclu les commissions et autres charges (charges de courtages etc.).
Situation des autres flux économiques. Présentation résumée des modifications d’encours d’actifs,
de passifs et de la valeur nette de l’administration résultant de facteurs autres que les transactions.
Les changements sont classés comme gains ou pertes de détention (changements de valeur) ou
d’autres changements de volume d’actifs, de passifs et de valeur nette.
Situation nette des administrations publiques vis-à-vis du système bancaire. Voir position nette
du gouvernement.
Situation des opérations des administrations publiques. Résumé des transactions du secteur des
administrations publiques au cours d’une période comptable donnée. Elles sont classées en recettes,
charges, acquisition nette d’actifs non financiers, acquisition nette d’actifs financiers ou
accumulation nette de passifs de manière à rendre manifeste l’incidence de la politique budgétaire
sur la valeur nette du secteur des administrations publiques, sa demande de crédit et sa détention
d’actifs et de passifs.
Société. Entité juridique créée dans le but de produire des biens ou des services pour le marché, qui
peut être une source de profit ou d’autres gains financiers pour ses propriétaires. Elle est propriété
collective de ses actionnaires, qui ont le pouvoir de nommer les administrateurs responsables de sa
gestion.
Société publique. Société possédée ou contrôlée par une unité de l’administration publique.
Société publique financière non monétaire. Toute société financière contrôlée par une unité de
l’administration publique à l’exception de la banque centrale et des autres institutions de dépôts
publiques.
Société publique monétaire. Institution de dépôts résidente autre que la banque centrale et
contrôlée par une unité d’administration publique.
Société publique non financière. Société produisant des biens ou des services non financiers pour
le marché et qui est possédée ou contrôlée par une unité de l’administration publique.
Solde brut de gestion. Recettes moins les charges autres que la consommation de capital fixe.
Également solde net de gestion plus consommation de capital fixe.
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Solde budgétaire global corrigé. Solde budgétaire global à l’exclusion de tout ou partie des
recettes sous forme de dons, des activités de certaines «enclaves» économiques (le secteur pétrolier,
par exemple) ou des transactions importantes et peu fréquentes qui risquent de fausser l’analyse.
Voir solde budgétaire global.
Solde budgétaire de base. Défini comme : Recettes totales (+) Dons budgétaires (+) Ressources
PPTE (-) Dépenses courantes (-) Dépenses d’investissement publics financées sur ressources
internes.
Solde comptable. Valeur nette d’un ensemble d’écritures comptables, généralement obtenue par
différence entre deux agrégats. Voir agrégat.
Solde net de gestion. Recettes moins charges. Il mesure la variation de la valeur nette résultant des
transactions.
Solde primaire de gestion. Solde net de gestion plus charges d’intérêts nettes. Voir solde net de
gestion.
Solde primaire global. Solde budgétaire global plus charges d’intérêts nettes.
Sous-secteur des sociétés publiques non financières. Regroupe toutes les sociétés non financières
résidentes contrôlées par une unité d’administration publique.
Stock. Valeur à un moment donné d’un type d’actif ou de passif détenu par une unité.
Stocks. Biens et services détenus par les producteurs dans l’intention de les vendre ou de les utiliser
à une date ultérieure pour la production ou un autre emploi.
Stocks de travaux en cours. Ce sont les biens et services partiellement traités, fabriqués ou
assemblés ne pouvant normalement être vendus, expédiés ou mis à la disposition d’autres unités
sans transformation additionnelle, ou dont le processus de production sera poursuivi au cours d’une
période future par le même producteur.
Stocks stratégiques. Stocks de biens détenus par l’administration publique à des fins stratégiques
ou pour des situations d’urgence, de biens détenus par les organismes de régulation et de
stabilisation des marchés, ou d’autres produits présentant une importance particulière pour le pays.
Subvention. Transfert sans contrepartie d’une administration publique à une entreprise sur la base
du niveau général de ses activités de production ou de la valeur ou du volume de biens et services
produits, vendus, exportés ou importés. Les subventions peuvent être conçues pour influer sur le
niveau de la production, des prix de vente de la production ou des bénéfices des entreprises. Les
subventions incluent aussi les transferts aux sociétés publiques et autres entreprises destinés à
compenser des pertes d’exploitation de l’année en cours.
Swap de dettes contre participations. Échange de tout ou partie d’un titre de dette contre des titres
de créances émises par l’unité émettrice de ladite dette.
Taux de prélèvement obligatoire. Ensemble des transferts obligatoires que les unités des
administrations publiques imposent au reste de l’économie. Il équivaut approximativement à la
somme des recettes fiscales et des cotisations de sécurité sociale obligatoires. Si une autorité
supranationale impose aussi des transferts obligatoires, ceux-ci peuvent être pris en compte. Bien
que constituant des transferts obligatoires, les amendes, pénalités et confiscations n’entrent pas en
principe dans le calcul du taux de prélèvement obligatoire.
Terrains. Comprennent les sols et les eaux de surface, ainsi que les améliorations majeures qui ne
peuvent être séparées physiquement des terrains eux-mêmes, mais ne comprennent pas les
bâtiments ou autres constructions situés sur les terrains ou les traversant, comme les routes, les
immeubles de bureaux ou les tunnels, les vignes, vergers et autres plantations d’arbres cultivées, les
animaux et les cultures, les gisements, les ressources biologiques non cultivées et les réserves d’eau
souterraines.
Titres de créances. Instruments financiers négociables représentatifs d’engagements que les unités
institutionnelles doivent régler au moyen d’espèces, d’instruments financiers ou de tout autre actif
ayant une valeur économique. Les titres de cette catégorie précisent normalement les échéances des
versements d’intérêts et des remboursements de principal. Les titres les plus courants sont les bons,
les obligations, les certificats de dépôts négociables, le papier commercial, les titres adossés à des
actifs, etc.
Transaction. Échange volontaire entre deux agents économiques ou unités institutionnelles (appelé
opération dans le SCN 1993). C'est un flux économique correspondant à une interaction entre des
unités institutionnelles agissant d’un commun accord, ou bien à une action se déroulant au sein
d’une unité institutionnelle (comme la consommation de capital fixe) qu’il est utile, du point de vue
analytique, de traiter comme une transaction. Les impôts et taxes sont considérés comme des
transactions bien que ces paiements ne soient pas volontaires. Il en va de même des amendes et de
confiscations
Transaction de troc. Transaction par laquelle deux parties échangent des biens, des services, ou
des actifs de même valeur autres que des espèces. Voir transaction.
Transaction externe. Interaction par accord mutuel entre deux unités (par opposition à une
transaction interne. Voir ce terme.
Transaction financière. Transaction qui a pour résultat l’acquisition ou la cession d’un actif
financier.
Transaction interne. Action dans laquelle une même unité agit à deux titres différents et qu’il est
utile, d’un point de vue analytique, de traiter comme une transaction.
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Transaction monétaire. Transaction pour laquelle une unité institutionnelle effectue un paiement
ou contracte un engagement, exprimés en unités monétaires, tandis que l’autre unité reçoit un
paiement ou un autre actif, également exprimés en unités monétaires.
Transaction non monétaire. Toute transaction autre qu’une transaction monétaire. Voir
transaction monétaire.
Transfert. Transaction par laquelle une unité fournit un bien, un service, un actif ou du travail à
une autre unité sans recevoir simultanément en retour un bien, un service, un actif ou du travail de
quelque valeur.
Transfert courant. Tout transfert autre qu’un transfert en capital. Voir transfert et transfert en
capital.
Transfert en capital. Transfert d’actifs non liquides, annulation d’un passif par le créancier,
transfert du produit de la cession d’un actif ou d’une somme que le bénéficiaire doit en principe ou
obligatoirement utiliser pour acquérir un actif, ou prise en charge par une unité d’une dette d’une
autre unité. Dans tous les cas, les stocks sont exclus.
Trésorerie. Somme des espèces disponibles et des avoirs assimilables. Les espèces disponibles
regroupent le numéraire (billets et pièces) détenu et les dépôts à vue auprès de banques ou d’autres
institutions financières. Les avoirs assimilables regroupent les placements très liquides
immédiatement convertibles en encaisses monétaires à la demande de leurs détenteurs et les
découverts constituant des éléments essentiels de la gestion des liquidités.
Utilisation de biens et services. Valeur totale des biens et services achetés par le secteur des
administrations publiques aux fins d’un processus de production ou acquis en vue de leur revente,
moins la variation nette des stocks de ces biens et services. Les biens et services acquis pour être
transférés en nature aux ménages ou sous forme de dons sans être employés dans le processus de
production sont exclus. Comme pour la rémunération des salariés, tous les biens ou services utilisés
au titre de la formation de capital pour compte propre doivent être exclus et traités comme des
acquisitions d’actifs non financiers.
Unité extrabudgétaire. Unité d’administration publique qui n’est pas financée par le budget
officiel de son niveau d’administration.
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Unité institutionnelle. Entité économique qui peut, de son propre chef, posséder des actifs,
accumuler des passifs et s’engager dans des activités économiques et dans des transactions avec
d’autres unités.
Utilisation de biens et services. Valeur des biens et services utilisés par l’administration pour la
production d’autres biens et services, à l’exception des biens et services utilisés dans la production
d’actifs au titre de la formation de capital pour compte propre. Inclut aussi la valeur des achats de
biens destinés à la revente moins la variation nette du stock des travaux en cours, des produits finis
et des biens destinés à la revente. La valeur des biens et services acquis en vue de transferts en
nature aux ménages ou comme dons sont exclus parce qu’ils ne sont pas utilisés dans un processus
de production des administrations publiques.
Valeur des actifs et passifs. Montant des encours d’actifs et passifs. Cette valeur peut être celle du
marché ou, dans le cas de certains instruments de la dette, être nominale ou faciale. Voir valeur
nominale de la dette.
Valeur courante de marché. Valeur sur le marché à la date d’enregistrement du flux ou stock. Voir
valeur marchande.
Valeur financière nette. Total des actifs financiers moins total des passifs.
Valeur nette. Valeur totale de tous les actifs moins valeur totale de tous les passifs.
Valeur nominale de la dette. Montant que le débiteur doit au créancier à un moment donné. Elle
reflète la valeur de l’instrument lors de sa création et les flux économiques ultérieurs, comme les
transactions, les changements de valeur (à l’exception des variations du prix du marché), et les
autres changements, comme par exemple les remises de dette. Elle est égale à la somme des
paiements futurs exigibles au titre du principal et des intérêts, actualisés au taux d’intérêt
contractuel en vigueur.
Variation des stocks. Acquisition nette de stocks (additions aux stocks moins retraits des stocks).
C’est aussi la valeur totale des stocks du bilan de clôture moins la valeur totale des stocks du bilan
d’ouverture moins le résultat net des gains de détention et des autres changements de volume
d’actifs.