1
CHAPITRE I : CONSIDERATIONS THEORIQUES
Les considérations théoriques qui ouvrent le premier chapitre portent
essentiellement sur les notions liées aux concepts de base, à savoir la banque, le
taux d’intérêt et la clientèle.
I.1. Notions sur la Banque
I.1.1. Historique de la banque
Au moyen-âge, la banque a subi plusieurs transformations ainsi que
l’ajout des rôles qu’elle joue à chaque époque de la vie de l’homme, nous dirons
que la conception de la banque a évoluée avec l’homme. C’est ainsi que nous
décrirons l’historique de la banque en plusieurs périodes.1
Dans l’antiquité, les Mésopotamiens usés des premières opérations
bancaires, mais c’est en Grèce et Rome qu’on a vu avec précision la naissance
des véritables banques avec la monnaie frappée et leur développement est
reconnus aux romaine qui assuraient le change entre les différentes monnaies et
tenaient des comptes de clients avec même la création de la comptabilité à partie
double de Lucas Pacciolo.2
Durant la période du moyen-âge, la principale priorité des banquiers
était le change. C’est plus tard que les banquiers ont compris que faire juste le
change, n’était plus suffisant car les besoins de clients s’accroissaient, et ont
accepté en dépôt de métal précieux (or, argent, etc…) contre remise d’un billet à
ordre. C’est aussi moyen-âge qu’on a produit le billet à ordre.3
Etant donné l’insuffisance de la demande des qualités de métaux
exigés par les clients, ces derniers ont fait recours aux emprunts d’une partie de
métaux précieux pour pallier au déficit dont ils courraient. C’est à ce moment
qu’on a vu l’apparition des banquiers comme de changeurs de monnaie de
recevoir en dépôts des matières premières ( métaux ) et emprunter d’autres
métaux pour répondre aux besoins des emprunteurs.
Au cours du XVIIème siècle, les banques ont créé la monnaie
scripturale, compte de dépôts en billets, dont elles portaient elles montants dans
le compte afin d’alléger la tâche, ce qui a permis de gagner le temps. De ce fait,
1
SEALLION L., Economie bancaire, éd. La déouverte, Paris, 1999, p.36
2
Idem, p.98
3
Ibidem, pp. 38-39
2
les banques accordent des crédits moyennant intérêt ou on contre un simple
engagement de rembourser à une échéance convenue.4
Actuellement, la notion de banque englobe une veste champs
d’action intègre le système bancaires. C’est ainsi qu’apparaissent d’autres
moyens de paiement tels que la carte bancaire, la messagerie financière, les
paiements par téléphone, etc.
I.1.2. Définition d’une banque
Du point de vue étymologique, le mot banque vient de l’italien «
banca » en effet XVème siècle les italiens avaient l’habitude d’exercer le
commerce de changes sous un banc en bois, ce dernier (ce banc) est l’outil à
travers lequel dérive le mot « banque » qui signifie le banc en bois sur lequel
l’échangeur exerçaient leurs activités au moyen-âge, en Italie.
Une banque est une institution financière qui octroi des crédits et
collecte des dépôts. Elle prête à moyen et long terme et emprunte à court terme.
Mais sa spécificité tient à son pouvoir de création monétaire. L’octroi de crédits
par une banque ne se fait pas sur la base des ressources préexistantes.5
La banque ne se contente pas de transformer les caractéristiques
d’une épargne préformée. Elle crée par le crédit un dépôt bancaire au bénéfice
de l’emprunteur. Les banques ne se contentent de recycler de ressources qu’elles
ont probablement collectées.6
Appelées aussi établissement de crédit, les banques sont définies
comme étant des personnes morales qui effectuent à titre des professions
habituelles des opérations de banques, disposition de la clientèle et servent de
moyen de paiement.7
Compte tenu de multiple services qu’elles offrent aux différents
secteurs d’activités économiques, les banques sont des entreprises qui font
profession de recevoir du public sous formes de dépôts, de fonds qu’ils
emploient pour leur propre compte en opération d’escompte, en opération de
crédits et ou en opérations financières.
4
PRISSER P., Opération bancaires avec l’étranger, éd. Collection Banque, Paris, 1995, p.78
5
Idem, p.p 79-80
6
SCALLION L., [Link], p.41
7
Idem, p.43
3
Une banque est un intermédiaire qui gère les dépôts, et collecte
l’épargne de clients, accorde de prêt, et offre de service financier. Elle effectue
cette activité en général grâce à un réseau d’agence bancaire. 8
Les auteurs qui se sont appliqués à définir la banque sont unanimes
quant à la difficulté d’une définition à la fois claire, exact et compléter cette
difficulté réside dans le fait qu’il n’est pas possible de résumer les diverses
opérations de banque dans une formule lapidaire que la notion de banque est
variable et qu’elle peut différer d’un pays à un autre suivant le régime dans
lequel s’exerce l’activité. Cette notion aussi s’étend à mesure qu’évolue la
sphère économique dans lesquels laquelle les banques gravitent.9
L’article 1 de l’arrêté royal du 9 juillet 1925 concernant la
règlementation bancaire belge défini banque comme étant une entreprise belge
et étrangère recevant habituellement des dépôts, remboursement à vue ou à des
termes n’exerçant pas deux ans, aux fin de les utiliser à des opérations de
banque de crédit ou de déplacement.10
L’article 1 du titre 1 de la loi française du 13 juin 1941 stipules ceci
que sont considérés comme banque,, les entreprises ou établissements qui font
profession habituel de recevoir du public, sous forme de dépôts ou autrement dit
font qu’ils emploient, pour leur propre compte en opération financière.11
La banque est un commerce qui consiste en ordre principe, à
recevoir des fonds en dépôts (vue ou à temps) à prêter des capitaux à ceux qui
en ont besoin, à effectuer, pour compte d’autrui, des recettes et aux paiements et
tous transferts de capitaux, opérations d’encaissement, de compensation,
virement, paiement, lettres de crédit, accréditifs, cheque de voyage, etc. 12
I.1.3. Rôle d’une banque
Le rôle d’une banque consiste à recevoir l’épargne en dépôt, à
accorder des crédits et à fournir d’autres services financiers.
Elle remplit deux tâches fondamentales, d’une part elle reçoit en
dépôt les fonds que les épargnants versent sur leur compte et, d’autre part elle
octroie des crédits à sa clientèle.
8
PRISSET T., [Link], p.81
9
MERTON R., BODIEE, Finance, 3ème éd., Pearson, Paris, 2011, p.113
10
MERTON R., BODIEE, [Link], p.113
11
MISHKIN F., Monnaie, banque et marchés financiers, 10ème éd., Pearson, Paris, 2013, p.108
12
Idem, p.109
4
Elle joue ainsi le rôle d’intermédiaire entre épargnants et
emprunteurs moyennant des intérêts. En outre, une banque fournit des
prestations financières telles que les règlements de paiement, la gestion de
fortune ou les opérations de change.13
A travers son rôle, la banque exerce les différentes activités
suivantes :
- Réception et garde des fonds du public ;
- Fournir des moyens de paiement et de change ;
- Encaissement, paiement, transfert et versement des capitaux ;
- Gestion administrative et comptable ;
- Intervenir sur le marché financier ;
- Fournir aux clients une série de services.
De toutes les définitions qui précèdent, nous retenons qu’une
banque se définit comme un intermédiaire financier qui a pour fonction
spécifique et traditionnelle d’octroyer des crédits et d’assurer la collecte des
dépôts. Cela lui permet de garantir au public les services financiers et de
contribuer à l’économie nationale.
I.1.4. Types de banques
Les différents types de banques sont les suivants :
1. Selon leur statut juridique, nous distinguons les banques suivantes :
a) Banque mutualiste ou coopérative : elle se caractérise par son mode de
contrôle généralement assurée par leurs sociétaires qui sont à la fois
actionnaires (associés)et clients (usagers) peuvent être des particuliers,
des syndicats, des mutuels, des associations ou même des collectivités
publiques.14
b) Banque commerciale : elle vise à réaliser des bénéfices sur toutes les
opérations qu’elle effectue. C’est une entreprise privée qui met à la
disposition de ses clients différents produits, notamment des crédits, des
placements ou des épargnes ou des assurances ;
13
[Link] consulté le 06 août 2020
14
[Link] consulté le 06 août 2020
5
c) Banque publique : elle appartient aux acteurs publics comme l’Etat, la
caisse des dépôts et des consignations ou encore les caisses de crédit
municipal en font partie.
6
2. Selon leur activité
Nous distinguons les types de banques suivantes :
a) Banque centrale d’émission : elle a pour rôle principal, l’émission des
billets de banque. Elle joue le rôle de règlementer et superviser les
opérations des différentes banques en veillant notamment à leur
solvabilité à l’égard des dépôts ;
b) Banque des dépôts : elles regroupent la banque de détail, destinée aux
particuliers et aux petites entreprises. Cet établissement ne sert pas
uniquement de dépôt d’argent à leurs clients ;
c) Banque d’investissement : elle se caractérise par le profil de ses clients.
Ces derniers sont principalement formée d’entreprises et d’investisseurs,
elle ne reçoit aucun dépôt de particulier, et œuvre dans l’émission
d’emprunt obligatoire, la souscription d’action ou encore l’introduction en
bourse.15
I.1.5. Fonctions et opérations d’une banque
La banque assure les différentes fonctions suivantes :
a) L’intermédiaire : elle consiste à collecter les disponibilités (épargne,
dépôts) de certains agent économique pour les prêtés ensuite à d’autres ;
b) La gestion des moyens de paiement : les banques créent de la monnaie
scripturale, elles doivent en assurer la circulation ;
c) Les services financiers et divers : ils regroupent la location des coffres
forts, les services de caisse (retrait ou dépôt d’espèces), les services de
change, les opérations de bourse, les conseils aux particuliers comme aux
entreprises, etc.
d) L’intervention sur les marchés : les banques interviennent sur les marchés
monétaires, interbancaires et financiers pour équilibrer leur trésorerie (se
procurer les ressources manquantes ou placer les excédents de liquidité),
mais aussi pour en tirer des profits directs.
Parmi les opérations d’une banque, nous distinguons les opérations
ci-après :
- Les versements ou dépôts bancaires ;
15
[Link] consulté le 08 août 2020
7
- Les opérations de crédit ;
- Les paiements par chèques ;
- Les opérations des virements ;
- Le virement bancaire, etc.
I.1.6. Notions sur la banque commerciale
Au terme de la première section consacrée aux notions liées au
concept de banque, nous ne pouvons passer sous silence la notion de banque
commerciale, étant donné la forme de l’entité étudiée.
Sur ce, il y a lieu de noter qu’une « banque commerciale est
essentielle à l’activité économique. La banque commerciale a pour fonction
principale de collecter l’épargne et d’octroyer les crédits. Elle est en lieu
direct avec les particuliers et entreprises, elle collecte l’épargne de ces dernier
set gère leurs dépôts ».16
L’activité principale d’une banque commerciale est
l’intermédiation. Cette activité se concentre autour des opérations des crédits
et des dépôts reçus du public, ainsi que des paiements. A travers l’ensemble des
moyens de paiements mis à la disposition des agents non financiers la banque
commerciale a le pouvoir de créer de la monnaie à travers a redistribution des
crédits et non par les billets de banque.17
Il existe trois types de banques commerciales ci-après :
a) Banque du secteur public : qui est nationalisée par le gouvernement d’un
pays, et dont l’enjeu principal est détenu par le gouvernement ;
b) Banque du secteur privé : celle dont la grande partie du capital est détenue
par des entreprises privées, elle est enregistrée en tant que société à
responsabilité limitée ;
c) Banque étrangère : qui a son siège dans un pays étranger, mais elle
exploite des succursales dans des différents pays.
Pour boucler cette section, nous retiendrons que la banque reçoit les
dépôts du public collecte l’épargne fournit et gère les moyens de paiement et
accorde des prêts. La banque revêt une importance capable dans l’économie
d’un pays et dans ce sens les banques sont des intermédiaires des agents
16
PHILIPPE M., SANDRINE M.L, Technique bancaires, 8ème éd., Dunod, paris, 2018, p.148
17
Idem, pp. 148 - 150
8
économiques, elles utilisent les capitaux des agents qui peuvent financer en
prêtant aux agents en déficit économique. Les capitaux qu’elles utilisent sont
les dépôts ou les placements d’argent de particuliers ou d’entreprises.
I.2. NOTIONS SUR LE TAUX D’INTERET
I.2.1. Définition du taux d’intérêt
Les taux d’un prêt ou d’un emprunt fixe la rémunération du capital
prêté, exprimée en pourcentage du montant prêté, versé par l’emprunteur au
prêteur18. Le taux et les modalités de versement de cette rémunération sont fixés
lors de la conclusion du contrat de prêt. Ce pourcentage tient compte de la
durée du prêt, de la nature des risques encourus et des garanties offertes par le
prêteur. L’usage de taux d’intérêt s’applique dans de multiples domaines :
depuis les instruments financiers jusqu’aux produits d’épargne (compte
d’épargne), en passant par les obligations, etc.19
Le taux d’intérêt dit nominal correspond au taux tel qu’établi au
moment de la conclusion du prêt. Le taux d’intérêt dit réel mesure la charge
d’intérêt qui s’applique en réalité au prêt concerné compte tenu de l’évolution
des prix.20
Le taux d’intérêt peut être convenu pour une valeur fixe, constante
sur toute la durée du prêt en ou pour une valeur variable. Dans ce cas, le profil
d’évolution du taux est fixé d’après une formule de variation définie
contractuellement, en rapport avec un indicateur de référence.21
Selon la durée du prêt, le niveau de taux appliqué est conditionné
par celui constaté sur le marché. Ainsi les taux d’intérêt à court terme sont fixés
sur le marché monétaire où la banque centrale joue un rôle déterminant. Tandis
que le taux d’intérêt à moyen et long terme, appelés aussi rendements
obligataires sont négociés sur le marché obligataire.22
Selon la théorie économique, on peut définir le taux d’intérêt selon
le courant néoclassique et le curant moderne ou Keysien. Pour les économistes
de l’école néoclassique, le taux d’intérêt est la rémunération de l’abstinence :
18
CHEICK Oumar SANGERE, Inclusion et la digitalisation de la banque en Afrique, Ed. Universitaire Européenne,
Paris, 2019, p.89
19
CHEICK Oumar SANGERE, [Link], p.91
20
[Link]-é[Link], cosulté le 10 août 2020
21
Idem
22
Ibidem
9
celui qui prête renonce à une consommation immédiate pour épargner. Le taux
d’intérêt devient le prix du temps, la récompense de l’attente.
Par contre, pour l’économiste anglais John Maynard Keynes, le
taux d’intérêt mesure la répugnance des détenteurs de monnaie à aliéner leur
droit d’en disposer à tout moment car il conduit les agents à choisir entre la
détention d’actifs liquides et leur placement consenti contre rémunération. Le
taux d’intérêt est le prix à payer au prêteur pour qu’il renonce à sa préférence
pour la liquidité.23
I.2.2. Déterminants du taux d’intérêt
Un prêt est un contrat, librement négocié entre contractants. Il peut
donc s’effectuer en théorie à n’importe quel taux, même éloigné de celui du
marché financier. La législation fixe cependant des plafonds. 24 Les trois
principaux paramètres qui conduisent à déterminer le niveau des taux d’intérêt
sont les suivants :
a) Le type de crédit accordé : obligation, swap, prêt bancaire, etc. ;
b) La durée de l’emprunt ainsi que les modalités et le calendrier prévus de
remboursement du capital et des intérêts ;
c) Le risque pris par le prêteur en regard de l’objet du prêt et de la qualité de
l’emprunteur.
Pour comparer les taux d’intérêt versés par un même emprunteur en
fonction de la durée de l’emprunt, les économistes tracent une courbe de taux,
qui permet d’anticiper et de mesurer pour en tenir compte de deux facteurs 25 ci-
après :
a) Les fluctuations éventuelles en matière de conjonction économique et de
politique monétaire ;
b) L’influence de l’offre et de la demande de capitaux, pour chacune des
durées de crédit.
I.2.3. Types de taux d’intérêts
On distingue deux principaux types de taux d’intérêt, à savoir selon
la nature du taux défini et selon la période de référence visée pour le taux défini
ou constaté.
23
[Link] consulté le 20 août 2020
24
Idem
25
Ibidem
10
11
1. Selon la nature du taux défini : on distingue trois taux ci-après :
a) Taux fixe : c’est-à-dire identique sur toute la durée du prêt ;
b) Taux variable : dans ce cas, et exclusivement dans le cadre d’un
placement, le taux modifié est appliqué à tous les versements effectués. Il
peut être indexé, soit sur l’inflation, ce qui signifie qu’il augmente quand
le taux d’inflation augmente et investissement, soit sur un taux de
référence du marché monétaire, par exemple l’Euribor, ou bien du
marché obligataire ;
c) Taux révisable (semi-variable) : dans ce cas, et exclusivement dans le
cadre d’un placement, le taux modifié est appliqué uniquement sur les
nouveaux versements. Si le taux est indexé, l’indexation joue alors de
façon limitée et par tranches de duré, par exemple par périodes
annuelles.26
2. Selon la période de référence visée pour le taux défini ou constaté : on
distingue les deux taux suivants :27
a) Taux facial : c’est un taux d’intérêt défini au moment de l’émission d’un
titre et servant à calculer le montant du coupon en pourcentage de la
valeur normale du titre. C’est le taux d’intérêt nominal :
b) Taux actuariel : c’est le coût réel de l’obligation contactée en fonction de
son prix d’achat et de la durée de vie de l’emprunt.
I.2.4. Importance des conventions utilisées
Suivant les conventions utilisées, le taux d’intérêt pour un même
emprunt peut être mesure et affiché selon des valeurs sensiblement différentes.
Ainsi, en prenant un emprunt de 100, remboursé 102.50 un trimestre de 92 jours
plus tard, qui intuitivement correspondre à environ 10% en taux annuel, peut
correspondre en fat sur la période.28
Selon les conventions les plus reconnues, on applique ce qui suit :
- à 9,66% en taux au jour du marché monétaire ;
- à 9,78% en taux in fine du marché monétaire ;
- à 10,29% en taux actuariel.
26
PHILIPPE M., SANDRINE M.L, [Link], p.152
27
Idem, p.151
28
[Link], consulté le 20 août 2020
12
Même si, grâce à la mondialisation des marchés financiers et,
récemment la création de l’euro, un mouvement réel de standardisation des
usages locaux a été constaté, le nombre de méthode et de conventions de calcul
des taux d’intérêt reste important. Par exemple en France, pour les produits
destinés aux particuliers, souvent déroutés par l’existence de ces différents
modes de calcul, le législateur impose généralement l’affiche du taux actuariel. 29
I.2.5. Organisation des marchés de taux d’intérêt
Les marchés de taux d’intérêt sont organisés suivant les marchés
directeurs, la formation des taux et es volumes traités.
1. Marchés directeurs ou de référence
Il existe deux marchés références des taux d’intérêt de 0 à 30 ans,
dont on dit qu’ils bénéficient d’une très grande liquidité parce qu’il y a en
permanence beaucoup de transactions. Les marchés de référence sont
notamment : le marché des emprunts d’Etat fournit la courbe des taux d’intérêt
sans risque, et le marché des swaps, celle des taux d’intérêt interbancaires,
c’est-à-dire des taux d’intérêt à court terme, pour lesquels les banques centrales
jouent un rôle majeur.30
29
Idem
30
MISHKIN F., [Link], p.58
13
2. Formation des taux
La valorisation d’un instrument de taux comportant un risque de
crédit (prêt, obligation, etc.) s’effectue en :
a) Actualisant l’échéancier des flux financiers de l’instrument avec les
coefficients d’actualisation applicables aux emprunts d’Etat ;
b) En lui ajoutant une prime de liquidité, c’est-à-dire une estimation du coût
de négociation de l’instrument ;
c) En ajoutant une estimation de l’espérance mathématique du risque de
défaut de l’emprunteur pendant la durée du prêt. Pour l’évaluer, on
précède par comparaison avec la dette ou, de plus en plus, les crédits
défaut swaps des émetteurs de même notation. A noter que l’estimation
du risque de défaut de l’emprunteur amène naturellement à renchérir les
taux d’intérêt pour les emprunteurs à revenus modestes.31
En outre, l’écart de taux actuariel dont il faut décaler la courbe des
taux zéro-coupon des emprunts d’Etat pour aboutir au prix, constaté sur le
marché, d’un instrument est appelé communément spread de taux de
l’instrument et sert à comparer les valeurs relatives des différents instruments
de taux. Avant la génération, de l’usage d’ordinateurs à forte puissance de
calcul, on utilisait simplement l’écart entre le taux actuariel de l’instrument et
celui d’un emprunt d’Etat de durée voisine, mais cette méthode est assez
imprécise et tend progressivement à disparaître.32
3. Volumes traités
Il est difficile d’avoir une idée précise des volumes négociés
globalement sur les marchés de taux d’intérêt. L’étude triennale de la Banque
des règlements internationaux a montré qu’en 2004, les volumes quotidiens de
produits dérivés de taux d’intérêt, et uniquement eux, étaient de l’ordre de 5 500
milliards USD. Compte tenu de différentes statistiques éparses dont on dispose
par ailleurs, un volume global quotidien de l’ordre 8 000 milliards de dollars US
semble réaliste.33
I.3. Notions sur la clientèle
I.3.1. Définition de la clientèle
31
MISHKIN F., [Link], p.58
32
Idem, p.p 58 - 59
33
MERTON R., BODIEE, [Link], p.96
14
La clientèle, c’est l’ensemble des clients d’un commerçant, d’un
artisan, d’un médecin, d’une entreprise, d’un pays. C’est ainsi un ensemble des
partisans d’un homme puissant d’un parti, d’un gouvernement. Dans l’antiquité
romain à clientèle est l’ensemble de clients placés sous la protection d’un
patron.34
La clientèle c’est l’ensemble des personnes usant habituellement
des services d’un homme de loi. Une clientèle désigne l’ensemble des clients
d’une activité, d’un établissement, d’une entreprise, d’un professionnel ou d’un
point de vente.35
Un client est une personne physique ou morale qui achète un
produit ou une prestation de service de l’entreprise, en échange d’un paiement.
Facturer est nécessaire dès que l’on fournit un ????????? à client. Ainsi, qui dit
activité commerciale dont nécessairement client. 36
Le client peut être une personne physique ou une personne morale.
Le marketing de la demande a pour objet d’identifier les attentes des clients afin
d’orienter la production, la distribution et la communication conséquence. 37
Au sens économique, un client désigne la personne ou l’entité qui
prend la décision d’acheter un bien ou service, de façon occasionnelle ou
habituelle à un fournisseur, c’est une personne qui confie ses intérêts à une autre
personne (expert) en échange d’un bien.38
La clientèle d’une banque est l’ensemble des personnes qui sont
consommateurs de produits financiers (crédits, services ou placements).
Pour une banque, un bon client c’est-à-dire un client qui rapporte
de l’argent. Pour donner leur accord de prêt, les banques et agences de crédit
utilisent le crédit ???????, l’évaluation des risques. L’évaluation du risque-
client permet aux banques d’accorder ou pas ou prêt.39
Les attentes des clients bancaires sont en phase avec leur temps ;
ces derniers veulent avoir accès à tous les services bancaires.40
34
[Link] consulté le 21 août
35
[Link] consulté le 21 août 2020
36
[Link] consulté le 21 août 2020
37
[Link] consulyé le 22 août 2020
38
[Link] consulyé le 22 août 2020
39
VERHULST A., Economie de l’entreprise, éd. CPP, Kinshasa, 2003, p.16
40
Idem, p.18
15
D’un type de clientèle à l’autre, les bonnes pratiques montrent que
l’étude de marché, le mode d’entrée en relation, ou l’entretien des relations ne
doivent pas être conduits de manière uniforme. C’est pourquoi on fait allusion
aux différents types de clients.
I.3.2. Types de clientèle
Les différents types de clientèles sont les suivants :
a) Client compréhensif : c’est le client idéal ;
b) Client agressif : qui est difficile à convaincre et à fidéliser ;
c) Client méfiant : qui est difficile à séduire.
d) Client paronoïque : c’est une personne extrêmement méfiant ;
e) Client dentifiable : c’est l’ensemble de clients répondant aux critères
clientèle de professionnels clientèle dot les clients sont parties prenantes
d’une activité ou d’un processus déterminé.
f) Client diffuse : c’est une clientèle dont il est malaise d’identifier, compte
tenu de la nature des biens ou services efforts ou des clients courants ;
g) Clientèle localisable : qui regroupe un ensemble de clients d’une activité,
d’une entreprise ou d’un professionnel lorsque ces clients peuvent être
connus ou désignés par le fait qu’ils se trouvent, pur des motifs variés à
établir, dans un certain périmètre ou sur un territoire délimité.41
h) Clientèle de masse : c’est une clientèle ciblée ou acquise par une activité,
une entreprise ou une organisation, constituée par un nombre de clients
important, située sur un périmètre étendu, et dont les volumes à servir
représentant des gestions significatives.42
Au terme de cette section, nous retiendrons que le client doit
satisfaire ses besoins avec un minimum d’efforts déployés de sa part. Pour
satisfaire un client, il faut connaitre ses besoins réels et ses rêves.
Après avoir décrit et défini les notions liées aux concepts de base, à
savoir la banque, le taux d’intérêt et la clientèle, nous mettons aux termes au
premier chapitre pour aborder le deuxième chapitre axé sur la présentation du
champ de nos investigations : Equity Bank (ex. procrédit Bank).
41
ROLLAND, Encyclopédie de l’entreprise moderne, éd. Dunod, Paris, 1989, p.39
42
Idem, p.41
16
CHAPITRE II : PRESENTATION D’EQUITY BANK
CONGO
Ce chapitre est consacré à la présentation d’Equity Bank Congo. Il
sera développé en neuf sections notamment l’historique, le siège social et les
agences, la mission, la vision et l’objectif, la nature juridique, les systèmes de
management et la gestion des risques, les activités, l’organisation et le
fonctionnement d’Equity Bank ainsi que son organigramme.
II.1. HISTORIQUE D’EQUITY BANK CONGO43
Equity Bank a été fondée en août 2004 par une alliance
d’investisseurs internationaux orientés vers le développement. Leur objectif
était de créer un type nouveau d’institution financière qui répondrait aux
besoins des petites et très petites entreprises de manière socialement
responsable.
L’objectif principal n’était pas la maximisation du profit mais plutôt
l’approfondissement du secteur financier et la contribution au développement
économique durable.
Equity Group Holdings Limited est groupe constitué et enregistré
selon la loi sur sociétés du Kenya et domicilié au Kenya. Le groupe bancaire est
autorisé en vertu de la loi bancaire du Kenya, et offre des services bancaires de
détail, de la microfinance et des services connexes. Le groupe bancaire a des
filiales au Kenya, Ouganda, sud soudan, Rwanda et Tanzanie.
Equity Bank Congo opère en R.D.C depuis 2005 (jusqu’à
septembre 2015 elle portait le nom de faciliter Bank, l’ancien actionnaire
majoritaire). Son objectif est de faciliter l’accès aux services bancaires à tous, et
de financer les petites, moyennes et grandes entreprises congolaises. Elle
propose une gamme complète de services innovations et adaptés ses opérations
sont régies par des principes-clés : ses préconiser la transparence dans la
communication avec la clientèle et un offrant des services qui sont basés sur une
compréhension détaillée de la situation spécifique de chaque client et une
analyse financière. Cette approche responsable permet de construire une relation
à long terme avec les clients basée sur une confiance mutuelle.
Equity Bank Congo est une banque inclusive avec un focus sur les
PME, la banque de détail, la banque digitale, les clients Corporate, privâtes et
43
Equity Bank Congo, Direction de ressources humaines, 2018
17
institutionnels ainsi que l’agrobusiness. En effet, toutes ces entreprises créent le
plus grand nombre d’emplois et apportent une contribution essentielle aux
économies dans lesquelles elles opèrent. En facilitant les dépôts et autres
services bancaires et en investissant des ressources substantielles dans
l’éducation financière, elle vise à promouvoir la culture de l’épargne un sens de
responsabilité qui peuvent aide à apporter une plus grande stabilité et sécurité
aux ménages ordinateurs.
Les procédures d’Equite Bank Congo sont simples et efficaces.
Elles assurent un service clientèle professionnel, rapide et de qualité. Des
actionnaires privilégient une rentabilité économique satisfaisante dans la durée,
plutôt que la maximisation des bénéfices à court terme. Elle investit
énormément dans la formation de son personnel pour créer un environnement de
travail agréable et efficace, et fournir à ses clients un service professionnel et
convivial.
II.2. SIEGE SOCIAL ET AGENCES D’EQUITY BANK CONGO
Le siège de l’Equity Bank Congo S.A se situe sur 4b, avenue des
huileries communes de la Gombe. Notion qu’a cette même adresse se tient
l’agence de Gombe.
Quatre autres agences sont également opérationnelles aux adresses
suivantes :
- Agence paix sur avenue de la paix à Gombe, dernier l’agence mère ;
- Agence de N’djili : Avenue Mama Mobutu, quartier commune de N’djili
- Agence de Ngaliema : place commerciale de ma compagne n°28, commune
de Ngaliema ;
- Agence de victoire sur avenue de la victoire non loin de la station enge.
II.3. MISSION D’EQUITY BANK CONGO44
Une partie de la mission globale d’Equity Bank est d’établir des
normes dans les secteurs financiers dans lesquels elle exerce ses activités. Cette
banque veut faire une différence non seulement en terme de groupe cibles
qu’elle sert et la qualité des services financiers qu’elle offre, mais aussi à l’égard
de l’éthique des affaires. Ses valeurs d’entreprise forces jouent un rôle clé à cet
égard. Six principes essentiels guident les activités des institutions Equity :
44
Equity Bank Congo, Direction de ressources humaines, 2018
18
Transparence : Elle fournit une information transparente pour nos
clients, au grand public et à nos employés. Par exemple, nous nous
assurons que les clients comprennent bien les termes des contrats qu’ils
concluent avec nous, et nous nous engageons dans l’éducation financière
afin de sensibiliser le public aux dangers des offres financières opaques
Une culture de communication ouverte : Elle est ouverte, équitable et
constructive dans la communication avec l’autre, et gérer les conflits au
travail de manière professionnelle, à travailler ensemble pour trouver des
solutions ;
Responsabilité sociale et tolérant : Avant d’offrir des prêts à des clients,
Equité Bank évalue leur situation économie et financière, leur potentiel
économique et leur capacité de remboursement. Sur cette base elle les
aide à choisir des options de prêt appropriées à partir de laquelle ils
peuvent réellement bénéfice, et pour évite le su rendement. Sa mission est
de promouvoir une culture de l’épargne privé joue un rôle
particulièrement crucial dans des sociétés avec des niveaux relativement
faibles de la prestation d’aide sociale financé par l’Etat ;
Orientation service ; chaque client est servi dans une manière amicale,
compétent et courtois. Ses employées se sont engagés à fournir un
excellent service à tous les clients, indépendamment de leur origine ou de
la taille de leur entreprise ;
Des normes professionnelles élevées : ses employés prennent la
responsabilité personnelle pour la qualité de leur travail et cherchent
toujours à se développer en tant que professionnels.
Une degré d’intégrité et d’engagement personnel élevé : l’honnêteté
complète est exigée de tous les employés du groupe Équité à tout
moment.
II.4. VISION ET OBJET SOCIAL D’EQUITY BANK
1. Vision d’Equity Bank45
Equity Bank est une banque orientée vers le développement, qui
même des activités bancaires responsables. Une partie de cette responsabilité est
d’agir en conformément avec les normes sociales, éthiques et environnementales
prédéfinies
2. Objet social d’Equity Bank46
45
Equity Bank Congo, Direction de ressources humaines, 2018
46
Idem
19
Equity Bank est une banque crée sur le développement socio-
économique, qui offre une large gamme de produit bancaires et un excellent
service clientèle. L’activité crédit de Procrédit Bank se concentre sur l’octroi des
prêts aux très petites, et moyennes entreprises.
En effet, Procrédit Bank est convaincu que ces entreprises créent le
plus nombre et apportent une contribution essentielles aux économies dans
lesquelles elles opèrent. Procrédit Bank évite explicitement tous les domaines
d’activité spéculatifs et l’octroi de prêts de montant élevé demeure.
Exceptionnel, ce qui limite les risques liés à de telles opérations.
Contrairement à FINCA, EcoBank, opportunités Bank, first land Bank, etc.
procrédit Bank privilégient une rentabilité économique satisfaisante dans la
durée, plutôt que la maximisation des bénéfices à court terme.
Equity Bank investie beaucoup dans la formation de son personnel
pour, d’une part créer un environnement de travail agréable et stimulant, et
d’autre part fournir à sa clientèle un service le plus professionnel et le plus
convivial possible.
II.5. NATUREL JURIDIQUE D’EQUITY BANK47
Equity Bank Congo Sarl est une filiale de Procrédit Holding dont le
siège est à Frankfurt, en Allemagne qu’elle-même est née de l’initiative de
l’I.P.C (internationale projet consulté) qui est une société de conseil allemande
spécialisée dans la conception et la réalisation des projets de développement.
L’I.P.C fit ses débuts dans le secteur financier vers les années quatre-
vingt en Amérique latine, puis en Europe de l’est ou ils furent un réel succès.
Dans le but d’étendre ses activités, ce lui faillant créer une grande
institution regorgeant d’importantes ressources financières pour s’installer dans
les autres pays. C’est ainsi qu’en 1998 fut fondé Procrédit holding, comprenant
plusieurs actionnaires ce des fondations.
L’équity Bank est une société anonyme (SA) est une ferme de société de
capitaux à risque limité répandue dans les pays de tradition civiliste. Elle
convient aux grands entreprises en ce qu’elle plumet de lever du capital
auprès de nombreux investisseurs, lesquels ne peuvent supporter des
pertes qu’à concurrence de cours apports, ses droits sociaux prennent la
47
Equity Bank Congo, Direction de ressources humaines, 2018
20
forme d’actions librement cessibles, et susceptibles d’être côté en bourse.
La règlementation s’imposant à la société anonyme est généralement plus
lourde et minutieuse que pour les autres formes sociales.
II.6. SYSTEME DE MANAGEMENT ET GESTION DES RISQUES
1. Système de management environnemental interne
Equity Bank Congo met en place une approche pour mieux
comprendre et d’améliorer la viabilité de sa propre consommation d’énergie et
l’impact environnementales.
Les questions d’environnement sont une composante essentielle de la
formation dispensée à Equity personnel de la banque au niveau local, régional et
international. En outre, il y a eu des initiatives vertes spéciales sensibilisation à
l’environnement au sein du personnel, comme une série de brochures éducatives
sur les économies d’énergie, d’eau et de papier.48
2. Gestion des risques environnementaux dans les prêts
Equity Bank Congo a mis en place un système de gestion
environnementale fondé sur une évaluation continue du portefeuille de prêts
selon des critères environnementaux, une analyse en profondeur des entreprises
engagées dans des activités qui sont jugée dangereuse pour l’environnement et
figurent sur la liste d’exclusion de notre institution. En incorporant question
environnement dans le processus d’approbation des prêts, Equity Bank Congo
est également en mesure d’augmenter le niveau global de ses clients de
sensibilisation à l’environnement.49
II.7. ACTIVITE D’EQUITY BANK CONGO
Equity Bank est une banque axée sur le développement, qui offre une
large gamme de produits bancaire et un excellent service clientèle. Elle évolue
dans le secteur bancaire de pus tant déjà avec dénomination Procrédit Bank
Congo, une banque avec panoplie des produits et services offert à des personnes
physique et morales. Avec une bonne renommée dans le pays pour son
assistance aux PME dans tous secteurs d’activité.50
II.8. ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT D’EQUITY BANK51
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Equity Bank Congo, Direction de ressources humaines, 2018
49
Idem
50
Equity Bank Congo, Direction de ressources humaines, 2018
51
Idem
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La structure organisationnelle et fonctionnelle d’Equity Bank se présente de la
manière ci-après :
Les comite de gestion : le est chargé de la coordination de toutes les
opérations et toutes les stratégies de la banque en conformité avec la
politique arrêtes par la holding. Il gère et contrôle tous les services et
toutes les directions et veille à l’accomplissement de la mission globale
de l’institution, il est dirigé par un directeur général secondé par un
directeur générale adjoint.
Administration et logistique : à la banque on retrouve un directeur suivi
du directeur général adjoint qui gèrent l’institution. Tout l’équipe
nécessaire (ordinateurs, téléphone, mobiliers, véhicules…) pour le bien
fonctionnement de celle-ci.
Moyen de de paiement : ce département comprend en son sein le service
clientèle. Le service clientèle des autres produits bancaires à savoir
(l’ouverture) les opérations liées aux comptes (ouverture, transfert…).
Cependant l’exécution des opérations ainsi leur supervision est effectuée
par les moyens de paiement.
22
ORGANIGRAMME DE LA RAWBANK
23
CHAPITRE III :