Cours Algèbre 5
Cours Algèbre 5
Faculté poly-disciplinaire-
Safi
Algèbre
Bilinéaire
Filière
SMA
Prof : MUSTAPHA BOUALLALA
E Un K-espace vectoriel.
Mn (K ) L’ensemble des matrice carrée d’ordre n à coefficients dans K.
Ker (u) Le noyau de u, Ker (u) = { x ∈ E, u( x ) = 0}.
Im(u) L’image de u, Im(u) = {u( x ), x ∈ E} .
L( E, F ) L’ensemble des applications linéaires de E dans F.
L( E) L’ensemble des applications linéaires de E dans E.
E∗ = LK ( E, K) L’ensemble des formes linéaire dans E.
Kn [ X ] L’ensemble les polynômes de degré inférieur ou égal à n
à coefficients dans K.
Vect { xi } L’ensemble de toutes les combinaisons linéaires de vecteurs xi .
L2 ( E ) L’ensemble des formes bilinéaire sur E.
S 2 ( E) L’ensemble des formes bilinéaire symétrique sur E.
A2 ( E ) L’ensemble des formes bilinéaire antisymétrique sur E.
∞
`2 (R) L’ensemble des suites ( xn )n≥0 telles que ∑ | xi |2 < ∞ .
n =0
C([ a, b], R) L’ensemble des fonctions continues de [ a, b] dans R.
χu Le polynômes caractéristique de u tel que χu ( X ) = det(u − XI )) .
O( E) L’ensemble des endomorphisme orthogonaux.
O + ( E) L’ensemble des endomorphismes orthogonaux de déterminant
égal à 1 sur E.
O − ( E) L’ensemble des endomorphismes orthogonaux de déterminant
égal à −1 sur E.
GL( E) Le groupe des endomorphismes sur E.
O n (R) L’ensemble des matrices orthogonales d’ordre n à coefficients réels.
O+n (R) L’ensemble des matrices orthogonales d’ordre n à
coefficients réels de déterminant égal à 1.
O−
n (R) L’ensemble des matrices orthogonales d’ordre n à
coefficients réels de déterminant égal à −1.
GLn (R) Le groupe des matrices d’ordre n à coefficients réels.
2
Table des matières
3 Espaces euclidiens 33
3.1 Produit scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.2 Règles de calcul sur un espace euclidien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.3 Inégalité de Cauchy-Schwartz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3.4 Système orthogonaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.5 Procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.6 Formes linéaires d’un espace euclidien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3
TABLE DES MATIÈRES
5 Espaces hermitiens 53
5.1 Formes sesquilinéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
5.2 Représentation matricielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
5.3 Changement de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
5.4 Formes hermitiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
5.5 Orthogonalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
5.6 Isotrope . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
5.7 Base orthogonale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
5.8 Produit hermitien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
5.9 Règle de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
5.10 Intégrale de Cauchy-Sylvester . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
5.11 Endomorphisme adjoint . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
5.12 Endomorphisme autoadjoint . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
5.13 Endomorphisme unitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
5.14 Endomorphisme normaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
5.15 Projection orthogonales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
Bibliographie 66
Théorème 1
Exemple 1.1.1 1)
f 1 : R3 → R
( x, y, z) 7→ f 1 ( x, y, z) = 2x − y + 3z.
2)
f 2 : Mn → R
A 7→ f 2 ( A) = Tr ( A) = ∑ aii .
i
Théorème 2
5
1.2 Espace vectoriel dual
Proposition 1
Démonstration 1.1.1 1) Soit f une forme linéaire non nulle, alors E/Ker ( f ) est isomorphe à
Im( f ) (Théorème d’isomorphisme).
Or f est non nulle, alors Im( f ) 6= {0K }, donc Im( f ) = K. Par suite E/Ker ( f ) est isomorphe
à K.
Ce qui est implique dim( E/Ker ( f )) = dim(K) = 1. D’où dim(Ker ( f )) = dim( E) − 1.
Conclusion Ker ( f ) est un hyperplan de E.
2) Soient H est un hyperplan de E et e tels que E = H ⊕ Ke.
Donc ∀ x ∈ E, ∃!(h, λ) ∈ H × K tq x = h + λe et l’application f : x ∈ E → λ ∈ K, x 7→
f ( x ) = λx est une forme linéaire.
f ( x ) = 0 ⇔ λ = 0 ⇒ x = h ⇒ Ker ( f ) = H.
3) ⇒)Supposons que Ker ( f ) = Ker ( g), et soit x0 ∈ E, tel que x0 6∈ Ker ( f ), donc on aura
E = ker ( f ) ⊕ Vect{ x0 }.
Soit x ∈ E, x = y0 + αx0 , y0 ∈ Ker ( f ), alors f ( x ) = f (y0 ) + α f ( x0 ) = α f ( x0 ).Puisque
f ( x0 ) f ( x0 )
g( x0 ) 6= 0 , on aura f ( x ) = g( x ). D’où ∀ x ∈ E, f = g, Il suffit de prendre
g ( x0 ) g ( x0 )
f ( x0 )
λ= .
g ( x0 )
⇐) Trivial
Théorème 3
Remarque 1
ϕ : C([ a, b]) → R
Z b
f 7→ ϕ( f ) = f (t)dt.
a
Proposition 2
Preuve 1.3.1 On doit vérifier que (e1∗ , e2∗ , ..., en∗ ) forme une base de E∗ .
On sait que dim( E∗ ) = dim( E) = n, donc il suffit de vérifier que (e1∗ , e2∗ , ..., en∗ ) est libre.
n
Soient (α1 , α2 , ..., αn ) ∈ Rn tel que ∑ αi ei∗ = 0E∗ , a-t-on α1 = α2 = ... = αn = 0 ?
i =1
n
On a ∑ αi ei∗ ⇒ ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, < e j ; ∑in=1 αi ei∗ >= 0.
i =1
n
⇒ ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, ∑ αi < e j ; ei∗ >= 0 ⇒ ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, α j = 0.
i =1
Conclusion (e1∗ , e2∗ , ..., en∗ ) est libre.
Proposition 3
n
Preuve 1.3.2 1) Soit x ∈ E, donc x = ∑ xi ei .
i =1
n
⇒ ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, < x; e∗j >=< ∑ xi ei ; e∗j >.
i =1
n
⇒ ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, < x; e∗j >= ∑ xi < ei ; e∗j >= x j .
i =1
n
⇒ x = ∑ < x; ei∗ > ei .
i =1
n n n
2) Soit ϕ ∈ E∗ , avec ϕ = ∑ yi ei∗ . ⇒ ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, < e j ; ϕ >=< e j ; ∑ yi ei∗ >= ∑ yi <
i =1 i =1 i =1
e j ; ei∗ >.
n
⇒ ϕ = ∑ < ei ; ϕ > ei∗ .
i =1
Théorème 1
Preuve 1.4.1 Soit ψ ∈ F ∗ , puisque F est ss-ev de E, donc F possède au moins un supplémentaire G
de E c.à.d E = F ⊕ G.
Soit ϕ ∈ E∗ définie par ϕ( x ) = ψ( x1 ) ou x = x1 + x2 . D’ou ϕ ∈ E∗ et ϕ/F = ψ.
Corollaire 1
Théorème 4
∀ ϕ ∈ E∗ ; ϕ ∈ A⊥ ⇔ ∀ x ∈ A, < x; ϕ >= 0.
∀ ϕ ∈ E; x ∈ B◦ ⇔ ∀ ϕ ∈ B, < x; ϕ >= 0.
B◦ = { x ∈ E; ∀ ϕ ∈ B; < x, ϕ >= 0} =
\
Ker ( ϕ).
ϕ∈ B
Proposition 4
A ⊆ B ⇒ B⊥ ⊆ A⊥ .
Théorème 2
Φ : E∗ → F ∗
ϕ 7→ Φ( ϕ) = ϕ/F .
D’où
dimK ( E) + dimK ( F ⊥ ) = dimK ( F ).
Théorème 3
( F ⊥ )◦ = F.
( G ◦ )⊥ = G.
Preuve 1.5.3 1) Il est clair, par définition F ⊆ ( F ⊥ )◦ , donc i suffit de montrer que ( F ⊥ )◦ ⊆ F.
Supposons par l’absurde, qu’il existe x ∈ E, tel que x ∈ ( F ⊥ )◦ et x 6∈ F.
Donc d’après ce qui précède, il existe ϕ ∈ E∗ , telle que ϕ( x ) = 1 et ∀y ∈ F, ϕ(y) = 0.
Ainsi ϕ ∈ F ⊥ et puisque x ∈ ( F ⊥ )◦ , alors ϕ( x ) = 0, ce qui est absurde car ϕ( x ) = 1.
2) On voit facilement que G ⊆ ( G ◦ )⊥ , donc il suffit de montrer que ( G ◦ )⊥ ⊆ G. Puis que G est
de dimension finie il existe ϕ1 , ϕ2 , ..., ϕm tels que G = Vect{ ϕ1 , ϕ2 , ..., ϕm }.
Soit ϕ ∈ ( G ◦ )⊥ et soit x ∈ E tel que ϕ1 ( x ) = ϕ2 ( x ) = ...ϕm ( x ) = 0.
Puisque G = Vect{ ϕ1 , ϕ2 , ..., ϕm }, alors ∀ψ ∈ G, ψ( x ) = 0, par suite x ∈ G ◦ et ϕ ∈ ( G ◦ )⊥ ,
alors ∀ ϕ( x ) = 0.
m
Ker ( ϕi ) ⊆ Ker ( ϕ), donc d’après ce qui précède ϕ ∈ Vect{( ϕ1 , ϕ2 , ..., ϕm )}.D’où
T
Or
i =1
( G ◦ )⊥ ⊆ G.
1.6 Bidual
Théorème 5
E∗∗ = ( E∗ )∗ = L( E∗ , K)
Théorème 4
Si E est un espace vectoriel de dimension finie, alors E∗∗ est canoniquement iso-
morphe à E, c.à.d, il existe un isomorphisme entre E et E∗ .
J : E → E∗∗
x 7 → Jx = J ( x ).
avec
Jx : E ∗ → K
ϕ 7 → ϕ ( x ).
Proposition 5
Preuve 1.6.2 1) Soit β = (e1 , e2 , ..., en ) est une base de E, alors on a J (ek )(el∗ ); ∀k ∈ {1, 2, ..., n}, ∀l ∈
{1, 2, ..., n}, < el∗ ; J (ek ) >=< ek ; el∗ >= δkl .
Donc ∀k ∈ {1, 2, ..., n}, J (ek ) = (el∗ )∗ ⇒ j( β) = β∗∗ .
2) Puisque β∗ = γ, alors d’après 1) J ( β) = γ∗ , donc β = j−1 (γ∗ ).
1.7 Transposition
Théorème 6
Proposition 6
Remarque 2
u : E → F linéaire, t u : F ∗ → E∗ transposée de u.
∀ x ∈ E; ∀ ϕ ∈ F ∗ , < u( x ); ϕ >=< x;t u( ϕ) >
Lemme 1
n
Preuve 1.7.2 On a A = ( aij )1≤i,j≤n la matrice de u, alors ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, u(e j ) = ∑ akj ek .
k =1
n n
∀ j, 1 ≤ j ≤ n, ∀i, 1 ≤ i ≤ n, < u(e j ); ei∗ >=< ∑ akj e j ; ei∗ >= ∑ akj < e j ; ei∗ >= aij .
k =1 k =1
Théorème 5
Preuve 1.7.3 On pose B = Mat(t u, (e1∗ , e2∗ , ..., en∗ )) = (bij )1≤i,j≤n .
n n
⇒ ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, t u(e∗j ) = ∑ bkj ek∗ , u(e j ) = ∑ akj ek .
k =1 k =1
n n
⇒ ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, ∀i, 1 ≤ i ≤ n, < ei ;t u(e∗j ) >= ∑ bkj < ei ; ek∗ >= ∑ bkj δik = bij .
k =1 k =1
n n
⇒ bij =< ei ;t u(e∗j ) >=< u(ei ); e∗j >= ∑ aki < ek ; e∗j >=< ∑ aki δkj >= a ji .
k =1 k =1
Conclusion B =t A.
Théorème 7
ϕy : E → K
x 7→ ϕy ( x ) = f ( x, y) est linéaire (⇒ ϕy ∈ E∗ )
ϕx : E → K
y 7→ ϕ x (y) = f ( x, y) est linéaire (⇒ ϕ x ∈ E∗ )
15
2.2 Matrice d’une forme bilinéaire
Remarque 3
Théorème 8
Remarque 4
Réciproquent, soit A = ( aij )1≤i,j≤n une matrice carrée quelconque, alors l’applica-
tion
f : E×E → K
( x, y) 7→ f ( x, y) = ∑ aij xi y j .
1≤i,j≤n
Ψ : L2 ( E ) → M n (K)
f 7→ Mat( f , (e1 , e2 , ..., en )).
1) Ψ est linéaire.
xn
t
Alors f ( x, y) = XAY, A = Mat( f , (e1 , e2 , ..., en )).
Proposition 7
n n n n
Preuve 2.4.1 Soient x = ∑ xi ei = ∑ xi0 ei0 et y = ∑ yi ei = ∑ y0j e0j .
i =1 i =1 j =1 i =1
0 0
x1 x1 y1 y1
0 0
x2 x2 y2 y2
. 0 . . 0
.
X=
, X = . , Y = . et Y = . .
.
. . . .
xn xn0 yn y0n
On sait que X = PX 0 et Y = PY 0 ,
Or f ( x, y) =t XAY =t ( PX 0 ) A( PY 0 ) = (t X 0t P) A( PY 0 ) =t X 0 (t PAP)Y 0 .
D’autre part on f ( x, y) =t X 0 BY 0 . Donc B =t PAP.
Φ : E → E∗
y 7→ ϕy = Φ(y)
Théorème 9
Remarque 5
Soient (e1 , e2 , ..., en ) une base de E, (e1∗ , e2∗ , ..., en∗ ) sa base duale de E∗ .
Calculons Mat(Φ, (e1 , e2 , ..., en ), (e1∗ , e2∗ , ..., en∗ )).
∀ j, 1 ≤ j ≤ n, Φ(e j ) = ∑in=1 < ei , Φ(e j ) > ei∗ .
< ei , Φ(e j ) >=< ei , ϕe j >= f (ei , e j ).
n
⇒ ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, Φ(e j ) = ∑ f (ei , e j ).
i =1
⇒ Mat(Φ, β, β∗ ) = ( f (ei , e j ))1≤i,j≤n = Mat( f , (e1 , e2 , ..., en )).
Soit A la matrice de f dans la base (e1 , e2 , ..., en ), alors rang( f ) = rang( A).
Théorème 10
Remarque 6
Théorème 11
∀ x ∈ E, q( x ) = f ( x, x ).
Remarque 7
Théorème 6
Preuve 2.7.1 Soit q une forme quadratique sur E, donc par définition il existe une forme bilinéaire
g : E × E → K telle que ∀ x ∈ E, q( x ) = g( x, x ).
Soient x ∈ E, y ∈ E, alors on a
Remarque 8
e f c
Théorème 12
Φ : E → E∗
y 7→ Φ(y) telle que
Remarque 9
Théorème 7
Φ : E → E∗
y 7→ Φ(y)
cos(α) sin(α) 0
q non dégénérée ⇔ det( A) 6= 0 ⇔, or det( A) = −1 6= 0.
Donc ∀α ∈ R, q est dégénérée.
Théorème 13
y ∈ A⊥ ⇔ ∀ x ∈ A, f ( x, y) = 0.
Proposition 8
1) A ⊆ B ⇒ B⊥ ⊆ A⊥ .
2) Pour toute partie A de E, on a :
i) A⊥ est un sous-espace vectoriel de E.
ii) A⊥ = (Vect( A))⊥ .
iii) A ⊆ A⊥ ⊥ , (A⊥ ⊥ = ( A⊥ )⊥ ).
3) {0E }⊥ = E.
4) E⊥ = {0E } ⇔ f non dégénérée.
5) Si E est de dimension finie, alors pour tout sous-espace vectoriel F de E on a
Φ : E → F∗
y 7→ Φ(y), ∀ x ∈ F, < x, Φ(y) >= f ( x, y).
Corollaire 2
Remarque 10
f : R2 × R2 → R
( x, y) 7→ f ( x, y) = x1 y1 − x2 y2 avec x = ( x1 , x2 ) et y = (y1 , y2 ).
!
1 0
Alors f est une forme bilinéaire sur E et A = Mat( f , (e1 , e2 )) = .
0 1
A est symétrique, donc f est symétrique et puisque det( A) = 1 6= 0, alors f est non dégénérée.
Soit F = {( x1 , x2 ) ∈ R2 , x1 = x2 } = Vect{(1, 1)}, alors F ⊥ = Vect{(1, 1)}⊥ = {(1, 1)}⊥ .
Donc ( x1 , x2 ) ∈ F ⊥ ⇔ f (( x1 , x2 ), (1, 1)) = 0 ⇔ x1 − x2 = 0 ⇔ x1 = x2 . D’où F ⊥ = F.
On a dim( F ) + dim( F ⊥ ) = 1 + 1 = 2 = dim(R2 ), mais R2 = F ⊕ F ⊥ .
Théorème 14
Remarque 11
Théorème 8
g : F×F → R
( x, y) 7→ g( x, y) = f ( x, y) c.à.d g = f /F× F .
Φ : F → F∗
z 7→ Φ(z) où ∀ x ∈ F, < x, Φ(z) >= g( x, z) est bijective (car dim( F ) < ∞).
Donc ∀ x ∈ F, f ( x, y) = g( x, y1 ) = f ( x, y1 ) ⇒ ∀ x ∈ E, f ( x, y − y1 ) = 0 ⇒ y − y1 ∈ F ⊥ .
⇒ ∃y2 ∈ F ⊥ , y − y1 = y2 ⇒ ∃y2 ∈ F ⊥ , y = y1 + y2 . D’où E = F + F ⊥ .
Théorème 15
Remarque 12
1) Si (e1 , e2 , ..., en ) est une base orthogonale par rapport à f , alors la matrice A de f
dans cette base, s’écrit sous la forme :
a11 0 . . . 0
0 a22 . . . 0
. . . . . .
. . . . . 0
0 . . . 0 ann
Théorème 9
Preuve 2.10.1
(i) Si f = 0, c.a.d, ∀ x, ∀y, f ( x, y) = 0. Alors toutes les bases sont orthogonales.
(ii)On suppose que f 6= 0 ( f 6= 0 ⇒ ∃ x ∈ E, f ( x, x ) 6= 0 ?).
On procède par récurrence sur dimK ( E) = n.
Pour n = 2, soit E un K-espace vectoriel de dimension = 2.
Soit F = Vect(e1 ), puisque f (e1 , e1 ) 6= 0, alors F est non isotrope ⇒ E = F ⊕ F ⊥ .
Soit e2 ∈ F ⊥ avec e2 6= 0 ⇒ (e1 , e2 ) est une base de E, e2 ∈ F ⊥ , donc f (e1 , e2 ) = 0. D’où (e1 , e2 )
est une base orthogonale de E.
Donc la propriété est vraie pour n = 2.
Hypothèse de récurrence (HR) : On suppose que n > 2 et que toute forme bilinéaire symétrique
sur un espace vectoriel de dimension finie < n possède au moins une base orthogonale.
Soient E un espace vectoriel de dimension = n et f une forme bilinéaire symétrique sur E.
Montrons que f possède une base orthogonale ?
f 6= 0 ⇒ ∃e1 ∈ E, f (e1 , e1 ) 6= 0.
F = Vect(e1 ), f (e1 , e1 ) 6= 0 ⇒ F non isotrope ⇒ E = F ⊕ F ⊥ .
⇒ dim( F ⊥ ) = dim( E) − dim( F ) = n − 1 < n.
D’après le (HR) F ⊥ possède au moins une base orthogonale.
Soit (e1 , e1 , ..., en ) une base orthogonale de F ⊥ , E = F ⊕ F ⊥ ⇒ (e1 , e2 , ..., en ) base de E.
Corollaire 3
Preuve 2.10.2 Soit f une forme bilinéaire symétrique non dégénérée sur E.
f bilinéaire symétrique ⇒ f possède une base orthogonale (e1 , e2 , ..., en ).
Pour chaque i, 1 ≤ i ≤ n, on pose ai = f (ei , ei ).
ai ∈ C, donc l’équation x2 − ai = 0 possède au moins une racine αi ∈ C ⇒ α2i = ai .
e
Posons, pour chaque i, 1 ≤ i ≤ n, ei0 = i .
αi
a11 0 . . . 0
0 a22 . . . 0
A = Mat( f , (e1 , e2 , ..., en )) =
. . . . . . .
. . . . . 0
0 . . . 0 ann
Preuve 2.11.1 Soit (e10 , e20 , ..., en0 ) une autre base orthogonale.
p0 = nombre des i tel que f (ei0 , ei0 ) > 0.
q0 = nombre des i tel que f (ei0 , ei0 ) < 0.
On doit montrer que p = p0 et q = q0 ?
Pour cela, quitte à réordonner les éléments des deux base, on peut supposer que :
f (ei , ei ) > 0 pour 1 ≤ i ≤ p.
f (ei0 , ei0 ) > 0 pour 1 ≤ i ≤ p0 .
Puis on considère le système (e1 , e1 , ..., e p , e0p0 +1 , e0p0 +2 , ..., en0 ).
Le nombre de vecteurs de ce système p + (n − p0 ).
Montrons que ce système est libre ?
Soient α1 , α2 , ..., α p , β 1 , β 2 , ..., β n− p0 des nombres réels tels que
!
n− p0 n− p0 n− p0
f ( x, x ) = f − ∑ β i e0p0 +i ; − ∑ β i e0p0 +i = ∑ β i β j f (e0p0 +i , e0p0 + j ) = ∑ β2i f (e0p0 +i , e0p0 +i ) ≥
i =1 i =1 1≤i,j≤n i =1
0.
n n− p0
Alors f ( x, x ) = 0 ⇒ ∑ α2i f (ei , ei ) = 0 et ∑ β2i f (e0p0 +i , e0p0 +i ) = 0.
i =1 i =1
∀i 1 ≤ i ≤ p, α2i f (ei , ei ) = 0
⇒ et
∀i 1 ≤ i ≤ n − p0 , β2i f (e0p0 +i , e0p0 +i ) = 0
∀i 1 ≤ i ≤ p, αi = 0, ( f (ei , ei ) > 0)
⇒ et
∀i 1 ≤ i ≤ n − p0 , β i = 0, ( f (e0p0 +i , e0p0 +i ) < 0).
D’où (e1 , e1 , ..., e p , e0p0 +1 , e0p0 +2 , ..., en0 ) est libre.
⇒ card{(e1 , e1 , ..., e p , e0p0 +1 , e0p0 +2 , ..., en0 )} ≤ dim( E) ⇒ ( p + (n − p0 )) ≤ n ⇒ p ≤ p0 .
De même, on trouve que p0 ≤ p ⇒ p = p0 .
n
On a f non dégénérée ⇒ ∏ f (ei , ei ) 6= 0.
i =1
⇒ ∀i, 1 ≤ i ≤ n, f (ei , ei ) 6= 0 ⇒ p + q = n ⇒ q = q0 .
2
Exemple 2.11.1 1) q( x, y, z) = x2 − 2y2 + xz + yz = ( x + 2z )2 − 2(y − 4z )2 − z8 ⇒ sgn(q) =
(1, 2) et rang(q) = 3.
2) q( x, y, zt) = xy + yz + xz + yz = 14 ( x + y + z + t)2 + ( x + z − y − t)2 ⇒ sgn(q) =
(1, 1) et rang(q) = 2.
Corollaire 4
Preuve 2.11.2 Soit f une forme bilinéaire symétrique de signature ( p, q), donc il existe une base
orthogonale (e10 , e20 , ..., en0 ) telle que f (ei0 , ei0 ) > 0 pour 1 ≤ i ≤ p et f (ei0 , ei0 ) < 0 pour p + 1 ≤ i ≤ n
.
Pour chaque i, 1 ≤ i ≤ n, αi = f (ei0 , ei0 ).
e0
⇒ αi > 0, pour 1 ≤ i ≤ p, posons ei = √ i .
αi
ei0
On a αi < 0, pour p + 1 ≤ i ≤ n, ei = √ .
− αi
1 1
⇒ f (ei , ei ) = f (ei0 , ei0 ) = 1 pour 1 ≤ i ≤ n et f (ei , ei ) = − f (ei0 , ei0 ) = −1 pour p + 1 ≤ i ≤
αi αi
n.
Remarque 13
D’après ce qui précède, si q : E → R est une forme quadratique, alors il existe une
n
base (e1 , e2 , ..., en ) telle que : ∀ x ∈ E, q( x ) = ∑ ai xi2 .
i =1
b2
⇒ q( x ) = aX12 + αX22 avec α = c − 4a où ( X1 , X2 ) sont les composantes de x dans la
1) Cas de la dimension 3 :
Soit q : R3 → R une forme quadratique telle que :
i) Si a = b = c = 0, alors
q( x ) = dx1 x2 + ex1 x3 + f x2 x3 , avec (d 6= 0 ou e 6= 0 ou f 6= 0). Donc
e f
q ( x ) = d x1 x2 + x1 x3 + x2 x3
d d
f e ef 2
q( x ) = d ( x1 + x3 )( x2 + x3 ) − 2 x3
d d d
d f +e d f − e 2 ef 2
q( x ) = ( x1 + x2 + x3 )2 − ( x1 − x2 + ) − x3 .
4 d 4 d d
Posons
f +e
X1 = x 1 + x 2 + x3 ,
d
f −e d 2 d 2 ef 2
X2 = x 1 − x 2 + x3 , ⇒ q ( x ) = X1 − X2 − X3 .
d 4 4 d
X3 = x 3 .
où q0 est une forme quadratique sur R2 et d’après i ), on sait comment l’écrire sous
forme de carrés.
Exemple 2.12.1 Écrire sous forme de carrés, les formes quadratiques suivantes :
q2 ( x ) = x1 x2 + x1 x3 + x2 x3 .
Théorème 16
Remarque 14
Théorème 17
Remarque 15
33
3.2 Règles de calcul sur un espace euclidien
Notation :
Soient E un espace euclidien et f un produit scalaire sur E, pour x ∈ E, y ∈ E, on pose :
i) < x, y >= f ( x, y) on lit "x scalaire y".
ii) k x k = f ( x, x ) et k x k2 = f ( x, x ).
p
Théorème 11
Remarque 16
1 1
n n 2 n 2
Exemple 3.3.1 E = Rn , | < x, y > | ≤ k x kkyk ⇒ ∑ xi y j ≤ ∑ | xi |2 ∑ | yi |2
i =1 i =1 i =1
Remarque 17
!1 !1
n n n
p p q q 1 1
∑ xi y j ≤ ∑ | xi | ∑ | yi | , avec + = 1.
p q
i =1 i =1 i =1
Cas particulier Si p = q = 2
1 1
n n n
1) E = `2 (R), ∑ xi y j ≤ ∑ | x |2 2
i ∑ | y |2 2
i
i =1 i =1 i =1
Rb R 1 R 1
b b
2) E = C([ a, b], R), a f (t) g(t)dt ≤ a f 2 (t)dt 2 2
a g ( t ) dt
2
Théorème 18
Théorème 12
: E → R+
√
x 7→ k x k = < x, x >, définit une norme sur E.
Preuve 3.3.2 1) k x k = 0 ⇒ x = 0,
2) kλx k =< λx, λx >= λ2 < x, x >= λ2 k x k2 ⇒ |λx | = |λ|.k x k.
2
Théorème 19
Proposition 9
Théorème 13
(
i 6= j, < ei , e j >= 0,
Preuve 3.4.2 (e1 , e2 , ..., en ) un système orthonormale de E, ie
< ei , ei >= 1.
(e1 , e2 , ..., e p ) libre ⇒ p ≤ n.
On pose F = vect{(e1 , e2 , ..., e p )}, F est non isotrope F ∩ F ⊥ = {0} ⇒ E = F ⊕ F ⊥ .
(e1 , e2 , ..., e p ) est une base orthonormale de F.
F ⊥ est un espace euclidien, donc F ⊥ possède au moins une base orthonormale notée (e p+1 , e p+2 , ..., en ).
D’où (e1 , e2 , ..., e p , e p+1 , ..., en ) est une base orthonormale de E.
Théorème 14
Soient E un espace euclidien de dimension finie = n et (v1 , v2 , ..., vn ) une base quel-
conque de E. Alors il existe une base orthonormale (e1 , e2 , ..., en ) telle que :
i) ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, < v j , e j >> 0,
ii) ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, Vect{e1 , e2 , ..., en } = Vect{v1 , v2 , ..., vn }.
On a ke2 k = 1 puis
e20 1
< e1 , e2 > = < e1 , 0 >= 0 < e1 , v2 − < v1 , e1 > e1 >
k e2 k k e2 k
1
= (< e1 , v2 > − < e1 , < v2 , e1 > e1 >)
ke20 k
1
= (< e1 , v2 > − < v2 , e1 >< e1 , e1 >) = 0.
ke20 k
Théorème 15
Φ : E → E∗
z 7→ Φ(z), ou ∀ x ∈ E, < x, Φ(z) >=< x, z > .
Théorème 20
Un espace euclidien E de dimension finie muni d’une base orthonormale β est dit
un espace euclidien orienté.
On dit que ( E, β) est un espace euclidien orienté.
Remarque 18
ϕ : E → R
x 7→ ϕ( x ) = det(u, v, x ).
Donc ϕ est une forme linéaires sur E, donc il existe un unique w ∈ E tel que ∀ x ∈
E, ϕ( x ) =< x, w >.
Conclusion ∀ x ∈ E, ∀v ∈ E, il existe un unique vecteur w ∈ E tel que :
Théorème 21
Proposition 10
Théorème 16
Lemme 2
Proposition 11
n
Preuve 4.1.1 ∀ j, 1 ≤ j ≤ n, u(e j ) = ∑ akj ek .
k =1 (
n 1 si k = i
⇒ ∀i, ∀ j, < u(e j ), ei >= ∑ akj < ek , ei >, avec < ek , ei >= .
k =1 0 si k 6= i
< u(e j ), ei >= aij .
Proposition 12
41
4.2 Endomorphisme adjoint
ϕ : E → R
x 7→ ϕ( x ) =< u( x ), y >,
Théorème 22
Proposition 13
bij =< u∗ (e j ), ei >=< e j , u(ei ) >=< u(ei ), e j >=< a ji > ∀i, j (car u∗∗ = u).
⇒ B =t A.
5) Exercice.
Théorème 23
Remarque 19
Lemme 3
x1 x1
x2 x2
. .
Posons x = ( x1 , x2 , ..., xn ), X = et X = , AX = λX.
.
.
. .
xn xn
x1
x2
t
. = | x1 |2 + | x2 |2 + ... + | xn |2 > 0, (car ( x1 , x2 , ..., xn ) 6=
⇒ X.X = ( x1 , x2 , ..., xn )
.
.
xn
(0, 0, ..., 0)).
Calculons (λ − λ)t XX.
t
(λ − λ)t XX = λt XX − λ XX =t (λX ) X −t X (λX ).
v( x ) = λx ⇔ Ax = λX ⇒ (λ − λ)t XX =t ( AX ) X −t X ( AX ).
AX = AX ⇒ λXλX, (A = aij = aij = A).
(λ − λ)t XX =t X t AX −t XAX.
t A = A donc ( λ − λ )t XX = 0 ⇒ λ − λ = 0 ⇒ λ ∈ R.
Théorème 17
un espace euclidien de dimension < n possède une base orthonormale formée de vecteurs propres.
Soit E un espace euclidien de dimension = n, u ∈ L( E) symétrique, λ ∈ R racine de χu .
Soit e1 ∈ E, avec ke1 k = 1 et u(e1 ) = λe1 . Posons F = Vect(e1 ).
E est un espace euclidien, donc E = F ⊕ F ⊥ ⇒ dim( F ⊥ ) = n − 1 < n. De plus on a, u( F ⊥ ) ⊆ F ⊥ .
Soit v la restriction de u à F ⊥ (u est un endomorphisme de E).
⇒ v est endomorphisme symétrique de F ⊥ .
D’après (HP) v possède au moins une base orthonormale (e1 , e2 , ..., en ) formée des vecteurs propres
de v.
Conclusion (e1 , e2 , ..., en ) est une base de E formée de vecteurs propres de u.
Remarque 20
Théorème 24
u : E = F ⊕ F⊥ → F
x = x1 + x2 7 → u ( x ) = x1 ,
Remarque 21
(
(Ker (u))⊥ = Im(u)
Soit u une projection orthogonale de E, alors
( Im(u))⊥ = Ker (u).
Réciproquement, soit u ∈ L( E) une projection quelconque telle que ( Im(u))⊥ =
Ker (u), alors u est projection orthogonale.
Conclusion une projection u est orthogonale ⇔ ( Im(u))⊥ = Ker (u) ⇔ u2 = u ⇔
u∗ = u.
Théorème 18
Remarque 22
< x, x0 >
∀ x ∈ E, u( x ) = x0 .
k x0 k2
4) On a E = F ⊕ F ⊥
PF : la projection orthogonale sur F.
PF⊥ : la projection orthogonale sur F ⊥ .
∀ x ∈ E, PF ( x ) + PF⊥ ( x ) = x.
Théorème 25
s : E = F⊕G → E
x = x1 + x2 7 → s ( x ) = x1 − x2 ,
Remarque 23
Théorème 19
Remarque 24
Soient E un espace vectoriel de dimension finie, (e1 , e2 , ..., en ) une base orthonor-
male de E, u ∈ L( E) et A = Mat((u, (e1 , e2 , ..., en )).
A2 = Id
1) u symétrique orthogonale ⇔ t A = A.
(
A2 = A
2) u projection orthogonale ⇔ t A = A.
Théorème 26
Proposition 14
Remarque 25
Notation :
1) On désigne par O( E) l’ensemble des endomorphisme orthogonaux de E, alors (O( E), ◦)
est un groupe. C’est en fait un sous-groupe de (GL( E), ◦).
2) On désigne par O + ( E) l’ensemble des endomorphisme orthogonaux u tels que det(u) =
1.
O + ( E) = {u ∈ O( E), det(u) = 1}.
Alors (O + ( E), ◦) est un sous-groupe de (O( E), ◦).
3) On désigne aussi par On (R), (resp On+ (R)) l’ensemble des matrices orthogonales
(resp orthogonales de déterminant 1) de Mn (R).
Alors O(R) est un sous-groupe de GLn (R) et On+ (R) est un sous-groupe de On (R).
Proposition 15
Preuve 4.6.2 1) Supposons qu’il existe une base orthonormale (e1 , e2 , ..., en ) de E telle que (u(e1 ), u(e2 ), ..., u
soit une base orthonormale de E. Soit x ∈ E, alors on a
n n n
ku( x )k = ku( ∑ < x, ei > ei )k = k ∑ < x, ei > u(ei )k = ∑ < x, ei >2 = k xk.
i =1 i =1 i =1
Proposition 16
Preuve 4.6.3 1) On suppose u possède une valeur propre λ ∈ R, donc il existe x ∈ E, avec
x 6= 0 tel que u( x ) = λx.
On aura k x k = ku( x )k = kλx k = |λ|.k x k.
x 6= 0, donc k x k 6= 0, par suite |λ| = 1.
2) Supposons que F est stable par u.
Soient x ∈ F et y ∈ F ⊥ , puisque F est stable par u, u bijective et E de dimension finie, alors
u( F ) = F.
Il existe x 0 ∈ F tel que x = u( x 0 ) ainsi
Donc u(y) ∈ F ⊥ .
2 2
ku(e1 )k = 1
a +b = 1
u orthogonale ⇔ (u(e1 ), u(e2 )) orthonormale ⇔ ku(e2 )k = 2 ⇔ c2 + d2 = 1
< u(e1 ), u(e2 ) >= 0. ac + bd = 0.
( (
a = cos(θ ) d = cos(ψ)
On a a2 + b2 = 1 ⇒ ∃θ ∈ R, et c2 + d2 = 1 ⇒ ∃ψ ∈ R,
b = sin(θ ). c = sin(ψ).
ac + bd = 0 ⇒ cos(θ )sin(ψ) + sin(θ )cos(ψ) = 0 ⇒ sin(θ + ψ) = 0 ⇒ θ + ψ = kπ, avec
k ∈ Z.
Donc on aura ψ = −θ ou ψ = π − θ. !
cos(θ ) −sin(θ )
Soient A = Mat(u, (e1 , e2 )), alors on a A = avec det( A) = 1 ou A =
sin(θ ) cos(θ )
!
cos(θ ) sin(θ )
avec det( A) = −1.
sin(θ ) −cos(θ )
Si det( A) = 1, on dit que u est une rotation d’angle θ.
Si det( A) = −1 ⇒ χu ( X ) = X 1 − 1.
⇒ 1 et −1 sont les valeurs propres de u.
Dans ce cas, u est la symétrie orthogonale par rapport à E1 .
Cas de la dimension 3 :
Théorème 20
Théorème 27
Remarque 26
Tr (u) = 1 + 2cos(θ )
Cas général :
Théorème 21
Théorème 28
ϕy : E → C
x 7→ ϕy ( x ) = f ( x, y) est linéaire.
ϕx : E → C
y 7→ ϕ x (y) = f ( x, y) est linéaire.
Remarque 27
53
5.2 Représentation matricielle
Théorème 29
Remarque 28
x1 y1
x2 y2
n n . .
Pour x = ∑ xi ei et y = ∑ y j e j , on pose X = , Y = et Y =
i =1 j =1
.
.
. .
xn yn
y1
y2
. . Donc f ( x, y) =t XAY.
.
.
yn
xn xn0
Donc X = PX 0 et Y = PY 0 , or f ( x, y) =t XAY =t X 0 BY 0 .
⇒t ( PX 0 ) A( PY 0 ) =t X 0 BY 0 .
⇒ (t X 0t P) APY 0 =t X 0 BY 0 où ( P = ( Pij )1≤i,j≤n ).
⇒t X 0 (t PAP)Y 0 =t X 0 BY 0 est vraie ∀ X 0 et ∀Y 0 .
D’où
B =t XAP.
Théorème 30
∀ x ∈ E, ∀y ∈ E, f ( x, y) = f ( x, y).
Remarque 29
f est hermitienne ⇔t A = A.
Théorème 31
Φ : E → E∗
y 7 → Φ ( y ),
Remarque 30
5.5 Orthogonalité
Théorème 32
A⊥ = {y ∈ E, ∀ x ∈ A, f ( x, y) = 0}.
y ∈ A⊥ ⇔ ∀ x ∈ A, f ( x, y) = 0.
Proposition 17
Théorème 22
5.6 Isotrope
Théorème 33
Théorème 23
Théorème 34
∀i, ∀ j, i 6= j ⇒ f (ei , e j ) = 0.
Théorème 24
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie, alors toute forme hermitienne sur
E possède au moins une base orthogonale.
Théorème 35
Exemple 5.8.1 1 H = Cn ( n ≥ 1 )
Pour x = ( x1 , ..., xn ) et y = (y1 , y2 , ..., yn ).
n
O pose < x, y >= ∑ xi yi , alors < ., . > définit un produit hermitien sur H, c’est le produit
i =1
hermitien usuel de Cns
.
n
⇒ ∀ x ∈ Cn , k x k = ∑ | x i |2 .
i =1
2) H = `2 (C) = {( xn )n≥0 , ∀n, xn ∈ C et ∑∞
n =0 | x n | < ∞ } .
2
∞
( xn )n≥0 ∈ `2 (C) ⇔ {∀ x, xn ∈ C, et ∑ | xn |2 < ∞}.
n =0
∞
Pour x = ( xn )n≥0 et y = (yn )n≥0 . On pose < x, y >= ∑ xn yn .
n =0
1
| xn yn | = | xn |.|yn | ≤ (| xn |2 + |yn |2 ). Alors < ., . > définit un produit hermitien sur H.
2
Proposition 18
Corollaire 5
k . k : H → R+
√
x 7→ k x k = < x, x >, définit une norme sur H.
Proposition 19
Proposition 20
Proposition 21
Soient H un espace hermitien de dimension finie, (e1 , e2 , ..., en ) une base orthonor-
male de H, u ∈ L( H ) et A = ( aij )1≤i,j≤n la matrice de u dans la base (e1 , e2 , ..., en ).
i) ∀i, j, aij =< u(e j ), ei >.
ii) Mat(u∗ , (e1 , e2 , ..., en )) =t A, où A = ( aij )1≤i,j≤n .
Théorème 36
Remarque 31
1) u∗ = u ⇔ ∀ x ∈ H, < u( x ), x >∈ R.
⇒)u∗ = u ⇒ ∀ x ∈ H, < u( x ), x >=< x, u( x ) >= < u( x ), x > ⇒< u( x ), x >∈
R.
⇐) Exercice.
2) Si dim( H ) < ∞, soit (e1 , e2 , ..., en ) une base orthonormale de H, A =
Mat(u, (e1 , e2 , ..., en )), alors u∗ = u ⇔t A = A ⇔t A = A.
c e f
1 i 0
comme exemple A = −i 2 −i
0 i 0
3) Pour tout u ∈ L( H ), on a :
u + u∗ u − u∗
v1 = est autoadjoint et v2 = est autoadjoint. Donc u = v1 + iv2 .
2 2i
Théorème 26
Théorème 37
Proposition 22
u ∈ L( E) est unitaire, si :
Remarque 32
On suppose que H est de dimension finie et soit (e1 , e2 , ..., en ) une base orthonor-
male de H, u ∈ L( E) et A = Mat(u, (e1 , e2 , ..., en )). Alors
u est unitaire si et seulement si t AA = I ou t AA = I.
Théorème 38
Théorème 27
α p ∈ R, ∀ p = 1, ..., n.
Théorème 39
Théorème 28
Théorème 40
pF : E = F ⊕ F⊥ → F
x F + x F⊥ 7→ x F ,
Proposition 24
Théorème 29
Preuve 5.15.2 Soit β = (e1 , e2 , ..., e p , ..., en ) une base orthonormale de E qui complète β F (Gram-
Schmidt).
n p n
Soit x ∈ E, x = ∑ < ek , x > ek = ∑ < ek , x > ek + ∑ < ek , x > ek .
k =1 k =1 k = P +1
p
⇒ p F ( x ) = ∑ < ek , x > ek .
k =1
Théorème 41
d( x, F ) = inf (k x − yk).
y∈ F
Proposition 25
d( x, F ) = k x − p F ( x )k = inf k x − yk.
y∈ F
66
BIBLIOGRAPHIE