Sans Titre
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du Conseil d'administration
Rome, 13-16 novembre 2017
Les documents du Conseil d’administration sont disponibles sur le site Web du PAM ([Link]
Résumé
Avec un produit intérieur brut par habitant de 323 dollars, la République centrafricaine se classe au
dernier rang selon l'indice de développement humain de 2016. Selon les estimations, 76 pour cent des
4,7 millions d’habitants vivent dans la pauvreté. Les causes en sont notamment la faiblesse de la
productivité, la défaillance des marchés et les fortes inégalités entre les sexes, intensifiées par les cycles
de crises politiques et d’insécurité. Ces phénomènes ont culminé en 2013 et entraîné le déplacement de
1,3 million de personnes. La reprise des combats entre divers groupes armés depuis septembre 2016 a
provoqué de nouveaux déplacements; en août 2017, 23 pour cent de la population étaient encore
déplacés. La désorganisation des moyens d’existence a eu pour effet de réduire la production alimentaire
et le pouvoir d’achat des ménages, provoquant une chute de la consommation alimentaire et de la
diversité du régime alimentaire. Environ 2,15 millions de personnes sont en situation d’insécurité
alimentaire, dont 6 pour cent sont exposés à une insécurité alimentaire grave, et le risque de se retrouver
en situation d’insécurité alimentaire est plus élevé de 10 pour cent pour les ménages dirigés par une
femme que pour ceux dirigés par un homme. Parmi les enfants âgés de 6 à 59 mois, le retard de
croissance, dont la prévalence atteint 40 pour cent, touche 340 000 enfants, et le taux moyen de
malnutrition aiguë globale est de 6 pour cent.
Au titre du plan stratégique de pays provisoire, le PAM maintiendra ses interventions face à la crise à
un niveau adapté à la situation, tout en intensifiant son soutien aux programmes de redressement dans
les zones où règne une sécurité relative. Il appuiera également les activités de renforcement des
capacités du Gouvernement. Le transfert progressif des responsabilités touchant la coordination et la
Coordonnateurs responsables:
M. A. Dieng M. F. Gomez
Directeur régional Directeur de pays
Afrique de l’Ouest courriel: [Link]@[Link]
courriel: [Link]@[Link]
Programme alimentaire mondial, Via Cesare Giulio Viola, 68/70, 00148 Rome, Italie
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direction des futures interventions menées pour faire face à la crise et renforcer la résilience dépendra
essentiellement du déploiement et du fonctionnement de l’ensemble des structures de coordination
sectorielle prévues dans le cadre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix et de la
capacité du Gouvernement à assumer ces rôles. En 2018, le système d’action groupée sera maintenu
pour assurer la coordination de l’action humanitaire.
Le plan stratégique de pays provisoire apportera une contribution au Plan national de relèvement et de
consolidation de la paix (2017-2021) et au projet de Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au
développement Plus pour 2018-2021, dans lesquels la priorité est donnée aux trois piliers suivants:
soutenir la paix, la sécurité et la réconciliation; renouveler le contrat social entre l’État et la société; et
assurer le relèvement économique et la relance des secteurs productifs. Le plan stratégique de pays
provisoire est également aligné sur le Plan d’action humanitaire pour 2017-2019. La transition du plan
stratégique de pays provisoire au plan stratégique de pays définitif s’achèvera en décembre 2020.
Le Gouvernement est le principal partenaire du PAM dans le pays. Parmi les autres partenaires figurent
l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Programme des Nations Unies
pour le développement, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, le Haut-Commissariat des Nations
Unies pour les réfugiés, l’Organisation mondiale de la Santé, le mouvement Renforcer la nutrition, la
Banque mondiale et des organisations non gouvernementales nationales et internationales. Le PAM
mobilisera ses capacités techniques ainsi que ses capacités de diagnostic, de logistique et de
coordination pour renforcer la convergence entre les partenaires autour de cinq effets directs
stratégiques interdépendants. Ces effets sont conçus de manière à favoriser le transfert progressif des
capacités et des ressources aux structures nationales et la création d’instruments de politique générale
devant permettre la prestation de services relatifs à la sécurité alimentaire, à la nutrition, à la santé et
d’autres services communs à la population centrafricaine.
Les effets directs stratégiques sont les suivants:
➢ Effet direct stratégique 1: Les ménages et les communautés touchés par une crise dans les
régions ciblées sont en mesure de subvenir à leurs besoins alimentaires et nutritionnels
essentiels, aussi bien pendant qu’au lendemain des crises.
➢ Effet direct stratégique 2: D’ici à 2020, les groupes vulnérables, y compris les personnes
handicapées, les enfants, les filles et les femmes enceintes et allaitantes, et les personnes qui
suivent une thérapie antirétrovirale et souffrent de malnutrition vivant dans les régions
ciblées, voient leur état nutritionnel s’améliorer conformément aux objectifs nationaux.
➢ Effet direct stratégique 3: D’ici à 2020, les femmes et les hommes en situation d’insécurité
alimentaire vivant dans les régions ciblées disposent de moyens d’existence améliorés qui
leur permettent de faire face aux besoins de leur ménage et de leur communauté sur le plan
de la sécurité alimentaire et de la nutrition.
➢ Effet direct stratégique 4: D’ici à 2020, les institutions nationales et infranationales disposent
de capacités renforcées pour mettre sur pied un dispositif de protection sociale adapté et
gérer les politiques et programmes concernant la sécurité alimentaire et la nutrition.
➢ Effet direct stratégique 5: La communauté humanitaire (partenaires et donateurs) dispose de
moyens plus performants pour atteindre les zones en proie à une crise humanitaire et y
intervenir tout au long de l’année.
Le plan stratégique de pays provisoire contribuera aux résultats stratégiques du PAM ci-après: 1 (Accès
à la nourriture); 2 (Fin de la malnutrition); 3 (Productivité et revenus des petits exploitants);
5 (Renforcement des capacités); et 8 (Renforcement du partenariat mondial).
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Projet de décision*
Le Conseil approuve le plan stratégique provisoire pour la République centrafricaine (2018-2020)
(WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1), pour un coût total pour le PAM de 288 799 392 dollars É.-U.
* Ceci est un projet de décision. Pour la décision finale adoptée par le Conseil, voir le document intitulé "Décisions et
recommandations" publié à la fin de la session du Conseil.
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1. Analyse de la situation
1.1 Contexte national
1. La République centrafricaine est un pays sans littoral entrant dans la catégorie des pays les moins
avancés. Elle compte 4,7 millions d’habitants. La moitié de la population est chrétienne, 35 pour
cent conservent des croyances autochtones et 15 pour cent pratiquent l’islam1. En dépit de
ressources agricoles, forestières et minérales importantes, la mauvaise gouvernance et les crises
répétées sur le plan politique et sur celui de la sécurité expliquent le faible produit intérieur brut
(PIB) par habitant, qui est estimé à 323 dollars. Le pays se classe au dernier rang des 188 pays
pris en compte par l'indice de développement humain2 de 2016, et affiche un taux de pauvreté
national élevé, à savoir 76 pour cent.
2. Les causes de la pauvreté en République centrafricaine sont notamment la faiblesse de la
productivité, la défaillance des marchés, les inégalités entre les sexes et les cycles de crises
politiques et d’insécurité qui touchent en particulier les femmes dans les communautés rurales.
La République centrafricaine occupe le 149ème rang sur 155 pays selon l’indice d’inégalité de
genre, du fait en partie du faible taux d’activité des femmes (72 pour cent contre 85 pour cent
pour les hommes)3. Les taux de discrimination sexiste y sont également élevés selon l'indice
Institutions sociales et égalité hommes-femmes4. Bien que 60 pour cent de la population aient
moins de 24 ans, les jeunes - hommes et femmes - ont peu accès aux processus politiques ou aux
possibilités socioéconomiques, et ils ont été touchés de manière disproportionnée par les crises.
3. En 2013, un coup d'État accompagné de violences sectaires extrêmes a entraîné le déplacement
de 1,2 million de personnes et une chute de 36 pour cent du PIB, ce qui a aggravé les inégalités
entre les sexes et entre les groupes d’âge5. Le conflit et les déplacements ont été à l’origine de
plus de 60 000 cas de violence sexiste en 2015, dont 29 000 cas de violence sexuelle. La force
française Sangaris et la mission de maintien de la paix des Nations Unies (appelée officiellement
Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en République centrafricaine –
MINUSCA) ont progressé dans le rétablissement de la sécurité depuis 2014, mais, malgré
l’élection d’un nouveau président et d’une nouvelle assemblée nationale en mars 2016, la
situation reste instable.
4. Du fait de la reprise des combats entre divers groupes armés en septembre 2016 et de leur
poursuite en 2017, de nouveaux secteurs critiques sont apparus dans le nord-ouest, le centre et le
sud-est. Ce regain de violence a entraîné le déplacement de populations plus nombreuses. Fin
août 2017, 592 254 personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays, soit 54 pour cent de plus
qu’en septembre 20166. Le nombre de Centrafricains réfugiés dans les pays voisins a également
augmenté, atteignant 481 577 en juillet 2017, 6 pour cent de plus qu’en janvier 2017. Au total,
c’est donc environ 23 pour cent de la population centrafricaine qui sont aujourd’hui déplacés, à
l’intérieur ou à l’extérieur du pays, et 50 pour cent des Centrafricains ont besoin d’une assistance
humanitaire7. Après de multiples contretemps, un processus national de désarmement,
démobilisation et réintégration a été lancé à titre expérimental en août 2017. Toutefois, certains
groupes armés sont réticents à y prendre part, car il leur semble que le gouvernement n’est pas
vraiment en mesure de le mettre en œuvre ni d’offrir des possibilités d’emploi stables aux
membres des milices démobilisés.
1 Central Intelligence Agency. World Factbook: Central African Republic, People and Society (2016).
2 Rapport sur le développement humain, 2016.
3 Indice d’inégalité de genre, 2016.
6
Commission Mouvements de population (rapports de septembre 2016 et septembre 2017).
7 Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Aperçu des besoins humanitaires (2017).
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8 Évaluation de la sécurité alimentaire au niveau national. 2016. Menée sous la direction du Ministère de l’économie, du plan
et de la coopération, en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le
PAM; OCHA. Aperçu des besoins humanitaires (2017).
9 Évaluation de la sécurité alimentaire en situation d’urgence. 2015.
10 Évaluation de la sécurité alimentaire au niveau national. 2016. Parmi les exemples de stratégies de survie préjudiciables
figurent le recours par les femmes et les filles à la collecte non viable de nourritures sauvages, la vente de biens, d’outils et
d’autres actifs productifs du ménage, et le retrait des enfants, en particulier les filles, de l’école.
11 Enquête rapide SMART, PAM (2016) et OCHA, Aperçu des besoins humanitaires (2017).
12 On trouvera sur le site ONUSIDA-République centrafricaine des statistiques concernant la prévalence de la malnutrition
chez les personnes vivant avec le VIH et sur AIDSInfo des données relatives à la prévalence du VIH confirmées par le
Ministère de la santé publique.
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des variétés de semences, des engrais et du matériel agricole ou les stratégies de conservation des
sols13. Ce problème touche particulièrement les femmes, qui représentent 55 pour cent des petits
exploitants ruraux.
10. Systèmes alimentaires durables. Les marchés de denrées alimentaires au niveau provincial
s’appuient sur les petits producteurs locaux. Les femmes représentent plus de 80 pour cent des
négociants locaux, mais les difficultés rencontrées, telles que l’insécurité, la faiblesse des
infrastructures commerciales, le manque de capacités en matière d’entreposage après récolte et
de transport, l’effondrement des organisations paysannes et la rareté des services agricoles et des
soutiens financiers limitent leur accès aux marchés ruraux et leur capacité à tirer parti des filières
locales14. Cette désintégration au niveau de la production, des marchés et des échanges locaux a
engendré une grave pénurie de produits alimentaires de première nécessité, si bien qu’en
2015-2016, la République centrafricaine s’est retrouvée avec un déficit céréalier de 48 pour cent
(60 000 tonnes), soit 5 pour cent de plus que l’année précédente.
Environnement macroéconomique
11. Les revenus en République centrafricaine sont parmi les plus bas au monde et le PIB par habitant
est tombé de 488 dollars en 2011 à 323 dollars en 201515. La croissance réelle du PIB a été
estimée à 4,5 pour cent en 2016 et devrait atteindre 5 pour cent en 2018. Cette amélioration est
impulsée par une hausse modeste des exportations de produits du secteur primaire (or, diamants,
bois, café et coton), une augmentation des engagements de crédit et une expansion de la
consommation privée. Toutefois, la répartition des richesses reste inégale, une fracture
économique de longue date persistant entre la capitale, Bangui, et le reste du pays et donnant lieu
à des niveaux élevés d’inégalité des revenus16.
Principaux liens intersectoriels
12. L’alimentation et l’agriculture sont les piliers de l’économie, de l’emploi et des moyens
d’existence en République centrafricaine. L’objectif de développement durable (ODD) 2 est donc
une priorité pour le Gouvernement, à qui il donne une orientation pour l’élaboration de politiques
et de partenariats institutionnels au titre de l’ODD 17. Les stratégies Faim zéro offrent la
possibilité de s’attaquer au sous-emploi, d’améliorer le statut économique des femmes et de
mettre en place des filets de protection sociale pour réduire la pauvreté (ODD 1). L’expansion
des programmes de repas scolaires est une priorité nationale et contribue à l’éducation future des
enfants et des adolescents (ODD 4).
1.3 Lacunes et problèmes liés à la faim
13. Deux millions de personnes sont classées aux niveaux 3 et 4 (urgence et crise) du Cadre intégré
de classification de la sécurité alimentaire, les femmes et les filles étant les plus durement
touchées17. Environ 40 pour cent des enfants de 6 à 59 mois souffrent d'un retard de croissance
et le taux de malnutrition aiguë globale chez les enfants de 6 à 23 mois est de 6 pour cent. Les
filles et les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les personnes vivant avec le VIH et leur
famille, sont particulièrement vulnérables face à la malnutrition. Sur un nombre estimatif de
592 254 personnes déplacées, 30 pour cent vivent sur des sites de regroupement et ont besoin
d’une assistance alimentaire immédiate. En outre, 481 577 réfugiés centrafricains (dont 52 pour
cent de femmes et de filles) se trouvent dans les pays voisins18. La plupart des personnes
déplacées et des réfugiés sont de petits exploitants fortement tributaires des envois de fonds et de
l’aide, qui ont adopté des stratégies de subsistance à faible risque et des mécanismes de survie
16 Doing Business report – Central African Republic. Banque mondiale. 2017. La République centrafricaine se classe au
18 Portail interinstitutions de partage de l’information: réponse régionale à la crise des réfugiés en République centrafricaine.
d’urgence. Selon une récente évaluation interinstitutions régionale, plus de 30 pour cent des
réfugiés veulent retourner chez eux en République centrafricaine, et 18 425 retours spontanés de
réfugiés en République centrafricaine ont été enregistrés entre janvier et avril 201719.
1.4 Grandes priorités du pays
Priorités du Gouvernement
14. Le plan national de relèvement et de consolidation de la paix (2017-2021), établi par le
Gouvernement centrafricain en collaboration avec le système des Nations Unies et les donateurs
partenaires, donne la priorité aux trois piliers suivants:
i) soutenir la paix, la sécurité et la réconciliation;
ii) renouveler le contrat social entre l’État et la société; et
iii) assurer le relèvement économique et la relance des secteurs productifs20.
15. Ce plan constitue un engagement à faire progresser l’égalité des sexes dans le cadre de la
fourniture des services de base à la population, à faciliter la réinstallation des personnes déplacées
et des réfugiés, et à avoir recours au dialogue communautaire pour favoriser la paix et la
réconciliation. La réforme des instruments de politique générale et des cadres institutionnels
nationaux, qui est fondamentale, englobera une nouvelle politique nutritionnelle nationale et le
Code de santé publique. Un programme intégré de repas scolaires et de compléments
nutritionnels est aussi prévu pour réduire la malnutrition chez les enfants et les patients sous
traitement antirétroviral.
16. Le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix vise à restaurer progressivement les
capacités de production et les moyens d'existence des ménages ruraux en investissant dans les
infrastructures communautaires et en relançant les marchés locaux. Les programmes générateurs
de revenus, y compris la transposition à plus grande échelle de dispositifs de résilience, sont
appuyés. Le Président Touadéra a personnellement demandé au PAM d’étendre les interventions
Achats au service du progrès (P4P) aux femmes et aux jeunes s’occupant d’une petite
exploitation, afin de les inciter à participer aux filières essentielles conformément à la Feuille de
route pour l’agriculture de la République centrafricaine.
17. Le Gouvernement met aussi l’accent sur la nécessité de soutenir les activités qui renforcent les
capacités des institutions nationales en matière de planification, de suivi et de réaction face à
l’évolution de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et permettent de suivre les progrès
accomplis sur la voie de la réalisation de l’ODD 221. Compte tenu de cette situation, un examen
stratégique Faim zéro, placé sous la direction du Ministère de l’économie, du plan et de la
coopération, appuiera les approches communes par le biais de la plateforme de coordination et
de suivi du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix.
Priorités du système des Nations Unies et des autres partenaires
18. Les priorités du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix se font l’écho des
enseignements tirés de l’évaluation interorganisations de l'action humanitaire menée pour faire
face à la crise en République centrafricaine. La priorité de l’équipe de pays des Nations Unies est
donc de réunir les compétences des 18 organismes présents en République centrafricaine afin de
donner suite aux recommandations issues de l’évaluation interorganisations et de collaborer avec
le Gouvernement pour appuyer la réalisation des cibles de son Plan national de relèvement et de
consolidation de la paix. Il a été convenu de travailler en étroite convergence. Les trois piliers du
Plan sont fidèlement repris dans le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement
Plus pour 2018-2021 (PNUAD+) et dans le Cadre stratégique provisoire pour 2016-2017; le Plan
d’aide humanitaire des Nations Unies (2017-2019)22 se fait quant à lui l’écho des partenariats
techniques et financiers destinés à aider le Gouvernement à parvenir à éliminer la faim.
23 Les sources sont notamment l’évaluation interorganisations de l'action humanitaire 2013-2015 (2016), le rapport spécial de
la mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et de la sécurité alimentaire en République centrafricaine (2016), les
évaluations nationales annuelles de la sécurité alimentaire, les bulletins d’analyse et de cartographie de la vulnérabilité au
moyen de la téléphonie mobile (mVAM), les rapports de suivi post-distribution et les points sur la situation publiés chaque
semestre sur le site du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire.
24 Il s’agit de l’une des conclusions essentielles tirées par le PAM à la faveur de l’initiative concernant la problématique
hommes-femmes et les marchés en Afrique de l'Ouest; Centre de ressources de l’Unité chargée de l’analyse et de la
cartographie de la vulnérabilité (2016).
25 Voir "Le rôle de l’assistance alimentaire dans le domaine de la protection sociale: point sur la politique du PAM en matière
de filets de sécurité" (2012); Safety Nets Guidelines (2014); et From Protection to Production, FAO (2016).
26 Par exemple, l’évaluation de l’opération d’urgence régionale 200777 (2016) a permis de constater que les stratégies
employées pour remédier à des taux élevés de malnutrition chronique avaient eu peu d'effet sur la forte prévalence de la
malnutrition aiguë modérée ou du retard de croissance.
27 Plan national de relèvement et de consolidation de la paix (2017-2021).
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situation d’urgence tout en s’attaquant dans la durée aux problèmes structurels de malnutrition,
de faible productivité agricole et de fragilité des marchés qui freinent l’élimination de la faim en
République centrafricaine. Les organismes des Nations Unies aideront également le
Gouvernement à élaborer une stratégie de retour faisant appel à la création d’actifs afin de
contribuer à la réinsertion durable des personnes déplacées et des réfugiés.
25. Compte tenu de la situation de crise actuelle, l’équipe de pays pour l’action humanitaire est
convenue de maintenir en 2018 le système d’action groupée pour coordonner les interventions
humanitaires, jusqu’à ce que les structures gouvernementales de coordination sectorielle
proposées dans le cadre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix soient
entièrement opérationnelles. À cet égard, le PAM, qui codirige le module de la sécurité
alimentaire avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO),
continuera de coordonner l’assistance alimentaire par le biais de ce module, d’héberger son
secrétariat et d’apporter toute l’aide nécessaire au bon fonctionnement de ce secrétariat.
26. Le PAM, agissant de concert avec le Gouvernement, développera la planification et la mise en
œuvre d’une palette de mesures de préparation et d'intervention comprenant la fourniture de
vivres dans les situations d’urgence, une supplémentation alimentaire généralisée, des repas
scolaires et d’autres programmes de protection sociale. Le PAM centrera également ses activités
sur le rétablissement des moyens d'existence des petits exploitants et des systèmes locaux de
marché. Cette stratégie reposera sur une collaboration interinstitutions, interministérielle et
transfrontalière solide. Elle exigera d’utiliser des données récentes, ventilées par sexe et par âge,
des dispositifs de reddition de comptes et de suivi, et des analyses de la problématique hommes
femmes; et elle s’inscrira dans la durée grâce au renforcement des capacités, l’objectif étant
d’aider les pouvoirs publics à mettre en place les politiques, les institutions et les programmes
nécessaires pour coordonner et assurer les services28.
27. Le PAM va travailler avec le module de la protection afin de renforcer la protection sociale et la
responsabilité envers les populations touchées. Une formation sera dispensée aux homologues
des pouvoirs publics, aux membres du module de la sécurité alimentaire et aux partenaires
opérationnels. Le PAM s’associera au Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) pour
aider la République centrafricaine à renforcer sa participation au mouvement SUN, en
privilégiant les interventions nationales de prévention de la malnutrition et le développement des
repas scolaires nutritifs.
2.3 Réorientations stratégiques
28. L’orientation générale du PAM consiste à s’écarter progressivement des interventions mises en
place sous la conduite d’organismes extérieurs pour renforcer le soutien apporté aux structures et
aux partenariats placés sous la responsabilité du Gouvernement. À cet effet, le PAM entend
privilégier le renforcement des capacités et l’appui aux pouvoirs publics dans les grands
domaines exposés ci-après:
i) articulation entre aide d’urgence et appui au redressement rapide afin d’instaurer des
solutions durables permettant de faire reculer l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, en
ayant davantage recours aux transferts de type monétaire et à la mise en place d’interventions
à caractère saisonnier, en fonction de la disponibilité de produits alimentaires sur les marchés
et des préférences, des besoins et des capacités des ménages et des communautés, en
particulier les femmes;
ii) développement de la fourniture de repas scolaires d’urgence dans les zones affectées par une
crise et de repas scolaires nutritifs dans les zones stables, afin d’améliorer la fréquentation
scolaire ainsi que la protection et la nutrition des enfants;
iii) appui à une démarche multisectorielle coordonnée faisant appel à plusieurs acteurs,
conformément aux engagements que la République centrafricaine a souscrit dans le cadre
du mouvement SUN;
28 Voir l’évaluation interorganisations de l'action humanitaire 2013-2015, pages 90 à 93 (2016) (en anglais uniquement).
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iv) partenariats avec les autorités locales, les organismes ayant leur siège à Rome et les
organisations non gouvernementales (ONG) implantées sur place afin de synchroniser
l’assistance alimentaire en nature, les transferts de type monétaire et le développement des
interventions au titre de l’initiative Achats au service du progrès, avec la fourniture de
semences adaptées à la saison, d’outils et d’un appui technique pour améliorer la
productivité et les revenus des petits exploitants, et aider les femmes et les jeunes à participer
davantage aux filières;
v) assistance visant à développer les filets de protection sociale afin de réaliser l’ODD2, en
faisant appel à l’apprentissage Sud-Sud pour aider le Gouvernement à élaborer un cadre de
politique générale cohérent, et à mettre en place la plateforme numérique pour la gestion des
bénéficiaires et des transferts (SCOPE)29; et
vi) appui en vue de mettre sur pied un dispositif national de gestion des données, de suivi et de
reddition de comptes capable de fournir rapidement des informations ventilées par sexe et
par âge et des analyses de la problématique hommes-femmes; il s’agit d’aider le
Gouvernement à adopter une démarche de nature à transformer les relations entre les sexes
dans la conception et la coordination des programmes nationaux, et à suivre les progrès
accomplis sur la voie de la réalisation de l’ODD 2 dans le cadre de la structure de
coordination et de suivi du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix.
29 Après la mise en place réussie, début 2017, de la plateforme SCOPE dans le cadre du programme de transferts de type
monétaire du PAM, son extension à cinq bureaux auxiliaires du PAM en République centrafricaine est en cours, afin d’assurer
la gestion de différentes modalités de filets de protection sociale.
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30Le PAM sollicitera l’appui du Bureau régional de Dakar et du Centre d’excellence du Brésil pour les besoins du processus
SABER en République centrafricaine.
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36. Dans les centres de distribution, le PAM appliquera les protocoles de qualité et de satisfaction
définis au titre de la responsabilité à l’égard des populations touchées, et il développera la gestion
de l’enregistrement et de la distribution de produits alimentaires et d’espèces en tenant compte
de la problématique hommes-femmes. La plateforme SCOPE sera de plus en plus utilisée pour
gérer les distributions31. En outre, des dispositifs de sécurité seront en place pour prévenir les
violences sexistes, l’exploitation sexuelle et la maltraitance des enfants. Tous les groupes de
population auront accès à des mécanismes de réclamation gérés par des partenaires locaux, et le
PAM mettra en place un dispositif gratuit de réclamation utilisant la téléphonie mobile, dont la
gestion sera assurée par son personnel.
Activité 2: Distribuer des repas scolaires d’urgence aux écoliers du primaire membres de familles
touchées par la crise dans les localités ciblées
37. Dans les localités ciblées, les enfants des familles déplacées et des familles d’accueil touchées
par la crise recevront des repas scolaires d’urgence. Ce programme, qui aura pour objet de
satisfaire les besoins alimentaires et d’assurer la protection des enfants en situation d’urgence,
complétera les efforts déployés par les autorités locales et nationales pour rouvrir les écoles et
faire revenir les enfants en classe.
Effet direct stratégique 2: D’ici à 2020, les groupes vulnérables, y compris les personnes
handicapées, les enfants, les filles et les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les personnes qui
suivent une thérapie antirétrovirale et souffrent de malnutrition vivant dans les régions ciblées,
voient leur état nutritionnel s’améliorer conformément aux objectifs nationaux
38. Le PAM s’associera à l’UNICEF et aux ONG pour aider le Ministère de la santé, de l’hygiène
publique et de la population à mettre en place une démarche globale de prévention de la
malnutrition placée sous la conduite des communautés, conformément aux priorités du
Gouvernement au titre du mouvement SUN. Le programme de supplémentation alimentaire
généralisée servira de cadre pour la mise en place d’activités à dimension nutritionnelle. La
problématique hommes-femmes fera partie intégrante des activités de communication visant à
faire évoluer la société et les comportements, qui comprendront notamment des démonstrations
de cuisine avec les aliments nutritifs disponibles localement et aborderont les relations entre la
malnutrition et les pratiques en matière de santé, d’eau, d’assainissement, d’hygiène et de
diversité du régime alimentaire. Des repas scolaires nutritifs seront fournis dans les zones
exposées à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, en faisant appel aux achats afin d’aider les
petits exploitants, au titre de l’objectif stratégique 3.
Domaines d’action privilégiés
39. L’effet direct stratégique 2 a trait à la résilience à long terme des ménages et des communautés.
Produits escomptés
40. Les produits ci-après permettront d’obtenir l’effet direct stratégique 2:
➢ Dans les districts de santé ciblés, les enfants âgés de 6 à 23 mois reçoivent une
supplémentation alimentaire généralisée afin de prévenir la malnutrition.
41. Dans les districts de santé ciblés, les enfants âgés de 6 à 23 mois recevront une ration quotidienne
d’aliments nutritifs spécialisés aux fins de la prévention de la malnutrition. Outre ces rations, le
PAM apportera un appui visant à favoriser l’autonomisation des femmes en matière de
développement et de protection du jeune enfant, la préparation d’aliments nutritifs, l’amélioration
des pratiques concernant l’eau, l’assainissement et l’hygiène et l’accès aux services de santé et
de planification familiale. Des activités de communication visant à faire évoluer la société et les
comportements tenant compte de la problématique hommes-femmes seront mises en place; il
s’agira de permettre aux hommes de mieux connaître les pratiques de cuisson et d’hygiène
appropriées et de les sensibiliser davantage aux causes et aux conséquences de la malnutrition,
afin de corriger les stéréotypes porteurs de discrimination entre les sexes plutôt que de les
renforcer.
➢ Les enfants âgés de 6 à 59 mois, les filles et les femmes enceintes et allaitantes ainsi que les
personnes sous traitement antirétroviral, bénéficient d’une gamme complète de services
nutritionnels et d’une sensibilisation aux mesures à prendre au sein des communautés pour
prévenir et traiter la malnutrition.
42. Le PAM soutiendra la mise en œuvre d’une palette complète d’activités de prévention et de
traitement de la malnutrition, à l’intention des enfants âgés de 6 à 59 mois ainsi que des filles et
des femmes enceintes et allaitantes pendant les 1 000 premiers jours du développement de
l’enfant, dont l’importance est cruciale. Afin de traiter la malnutrition aiguë modérée, des
aliments nutritifs spécialisés seront distribués aux enfants âgés de 6 à 59 mois et aux personnes
sous traitement antirétroviral souffrant de malnutrition. Les familles des personnes sous
traitement antirétroviral souffrant de malnutrition bénéficieront également de transferts de type
monétaire sous forme de bons afin d’éviter le partage des rations au sein du ménage. Pour
prévenir la malnutrition, il n’est pas prévu de recourir aux transferts, mais plutôt de privilégier le
changement des mentalités et des comportements, compte tenu des disparités entre les sexes, en
misant sur les activités de communication et d’éducation nutritionnelle que mèneront les
partenaires locaux et les agents des centres de santé32.
➢ Les groupes vulnérables, y compris les personnes handicapées, bénéficient de l’amélioration
des capacités des districts de santé en matière de mise en œuvre du programme arrêté dans
le cadre du mouvement SUN afin de prévenir la malnutrition.
43. Conformément aux engagements souscrits par la République centrafricaine dans le cadre du
mouvement SUN, le PAM s’associera à l’UNICEF et aux ONG pour aider le Ministère de la
santé publique à renforcer les capacités des districts de santé, du personnel des centres et des
agents de santé locaux, et à faire des centres de santé la structure à partir de laquelle des activités
axées spécifiquement sur la nutrition ou comportant une dimension nutritionnelle seront
organisées à l’intention des communautés. Cette démarche intégrée permettra de renforcer les
capacités des pouvoirs publics dans la perspective d'un transfert progressif des responsabilités de
gestion et de l’intégration d’activités de prévention de la malnutrition dans les structures
sanitaires existantes33.
➢ Les écoliers reçoivent chaque jour un repas scolaire nutritif à base de produits locaux
lorsqu’ils vont à l’école, afin de subvenir à leurs besoins alimentaires et nutritionnels
essentiels et de faire progresser le taux de scolarisation.
44. Les écoliers, en particulier les filles, recevront des repas scolaires nutritifs afin d’améliorer leur
nutrition et d’encourager leur scolarisation. Des activités de communication visant à faire évoluer
la société et les comportements permettront de sensibiliser les enfants aux questions de nutrition.
La mise en place de potagers scolaires favorisera la production et la consommation de fruits et
légumes nutritifs.
Activités essentielles
Activité 3: Mettre en œuvre un programme de supplémentation alimentaire généralisée afin de prévenir
la malnutrition aiguë modérée chez les enfants âgés de 6 à 23 mois
45. Le PAM mettra en œuvre un programme de supplémentation alimentaire généralisée, comprenant
notamment une ration quotidienne de SuperCereal Plus, à l’intention de 36 000 enfants âgés de
6 à 23 mois dans les localités où le risque de malnutrition reste élevé parmi les enfants ciblés en
raison de l’absence de services sociaux de base et des mauvaises conditions de vie. Dans le cadre
de ce programme, les partenaires mèneront des campagnes de vaccination à visée sanitaire,
fourniront une supplémentation en vitamine A et distribueront des articles non alimentaires. Les
32 Ces activités de communication encourageront les femmes et les hommes à consommer des aliments nutritifs disponibles
localement, à diversifier leur régime alimentaire, à améliorer les pratiques d’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants
et à éviter les risques concernant la santé, l’eau et l’assainissement. Des actions de communication s’adressant spécifiquement
aux filles et aux femmes enceintes et allaitantes encourageront l’allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois de
vie du nourrisson, la poursuite de l’allaitement au sein jusqu’à l’âge de 24 mois et la supplémentation en micronutriments.
33 Avec l’appui de la FAO, du PAM et de l’UNICEF, le Gouvernement procède actuellement à un examen des politiques
agents sanitaires des communautés et les partenaires locaux bénéficieront d’un appui pour mettre
en place au sein des communautés des activités de vulgarisation et de communication visant à
faire évoluer la société et les comportements, à l’intention des femmes et des hommes, afin de
faire mieux comprendre les causes et les conséquences de la malnutrition ainsi que les moyens
de la prévenir.
Activité 4: Mettre en place une gamme complète de mesures de prévention et de traitement de
la malnutrition à l’intention des enfants âgés de 6 à 59 mois souffrant de malnutrition aiguë modérée
ainsi que des filles et des femmes enceintes et allaitantes, et fournir des aliments sur ordonnance aux
personnes sous traitement antirétroviral
46. Le PAM s’associera à l’UNICEF, au Ministère de la santé publique et aux ONG pour mettre en
place une gamme complète d’activités nutritionnelles regroupant dépistage, traitement, éducation
sanitaire et nutritionnelle, au profit des enfants âgés de 6 à 59 mois souffrant de malnutrition
aiguë modérée, des filles et des femmes enceintes et allaitantes, des personnes souffrant de
malnutrition qui reçoivent des aliments sur ordonnance et de leur famille. La vulgarisation
dispensée dans le cadre des centres de santé sera assurée avec l’aide des agents sanitaires des
communautés. Ainsi qu’il est indiqué au paragraphe 42, la composante prévention de cette
activité ne comprendra pas de distribution de vivres.
Activité 5: Assurer le renforcement des capacités des autorités des districts de santé, du personnel des
centres de santé et des agents sanitaires des communautés en matière de conception, d’exécution et de
suivi des programmes afin de mettre en œuvre le programme arrêté dans le cadre du mouvement SUN
47. Le PAM mettra l’accent sur la prévention de la malnutrition en assurant une formation conjointe
aux responsables des districts de santé, au personnel des centres de santé et aux agents sanitaires
des communautés, qui apprendront à gérer des programmes décentralisés et/ou à dispenser une
éducation nutritionnelle de base. Les agents sanitaires des communautés seront formés au
dépistage systématique différencié en fonction de l’âge et du sexe par mesure du périmètre
brachial, au suivi des enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée et à l’orientation vers des
services spécialisés des enfants atteints de malnutrition aiguë sévère afin qu’ils bénéficient d’une
alimentation thérapeutique ciblée. Les améliorations du dépistage par mesure du périmètre
brachial permettront de fournir des données aux dispositifs nationaux de suivi de la nutrition.
Activité 6: Fournir des repas scolaires nutritifs aux écoliers des zones ciblées
48. Dans les localités où la situation reste relativement stable sur le plan de la sécurité, 30 228 enfants
scolarisés dans 60 écoles recevront des repas scolaires nutritifs, préparés à partir de produits
achetés localement à des associations de petits exploitants au titre de l’initiative Achats au service
du progrès. Cette démarche aidera 46 000 agriculteurs, dont 60 pour cent de femmes, à
développer des filières locales et à en tirer profit (voir l’effet direct stratégique 3)34. Ces achats
s’accompagneront de campagnes de communication visant à faire évoluer la société et les
comportements, qui mettront en valeur les aliments nutritifs ayant la préférence des populations
locales comme les céréales, les légumes secs, les légumes et les fruits, et aideront les femmes à
jouer un rôle de premier plan dans l’amélioration de la nutrition au sein de la communauté, à
l’école et à la maison.
49. En collaboration avec le Gouvernement, l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
et la FAO, le PAM recensera les écoles ciblées afin de s’assurer qu’un ensemble intégré de
mesures d’assistance (repas scolaires, achats au service du progrès, accès à l’eau potable,
assainissement, éducation nutritionnelle, matériel pédagogique d’apprentissage, déparasitage et
jardins scolaires) sera mis à disposition en temps utile pour optimiser l’impact de ces initiatives
conjointes. Les plans d’extension de ce programme tiendront compte des résultats d’un diagnostic
réalisé dans le cadre de l’approche SABER
34 PAM. 2016. Home Grown School Feeding: A Framework to Link School Feeding with Local Agricultural Production.
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 15
Effet direct stratégique 3: D’ici à 2020, les femmes et les hommes en situation d’insécurité
alimentaire vivant dans les zones ciblées disposent de moyens d'existence améliorés qui leur
permettent de faire face aux besoins de leur ménage et de leur communauté sur le plan de la sécurité
alimentaire et de la nutrition.
50. Le PAM s’associera à la FAO afin de faire en sorte que les communautés ciblées bénéficient
d’activités Assistance alimentaire pour la création d'actifs (3A) en complément de l’appui
technique et des apports saisonniers de semences et d’outils fournis par la FAO, le Ministère de
l’agriculture et du développement rural et les ONG35. Les communautés d’accueil bénéficieront
d’une assistance alimentaire saisonnière et/ou de transferts de type monétaire pour protéger leurs
actifs et accélérer le redressement.
51. Parallèlement, le PAM développera l’achat de produits alimentaires nutritifs auprès de
coopératives locales de petits exploitants, ce qui permettra à ces coopératives de se faire une place
au sein des filières locales. L’accès des femmes et des jeunes sera privilégié. La mise en place de
l’approche à trois niveaux arrêtée par le PAM pour améliorer la résilience permettra à celui-ci de
renforcer les capacités des autorités locales et des partenaires afin d’instaurer de la
complémentarité dans la conception et la mise en œuvre des initiatives communautaires en
matière de relèvement et de réinstallation36.
Domaines d’action privilégiés
52. L’effet direct stratégique 3 met l’accent sur le renforcement de la résilience des petits exploitants
centrafricains.
Produits escomptés
53. Les produits ci-après permettront d’obtenir l’effet direct stratégique 3:
➢ Les ménages et les communautés de petits exploitants vivant dans des milieux à risque
bénéficient de moyens de production remis en état et renforcés afin d’améliorer leur
productivité et leur sécurité alimentaire.
54. Les activités 3A seront coordonnées avec les contributions de la FAO, du Ministère de
l’agriculture et du développement rural et des ONG pour aider les communautés de petits
exploitants à rétablir leurs moyens de production et améliorer la production végétale et animale.
➢ Les petits exploitants, femmes et hommes, bénéficient d'un accès plus large aux marchés,
afin qu’ils tirent parti des filières locales.
55. Le PAM collaborera avec la FAO et les partenaires locaux afin d’accroître la participation aux
filières locales des petits exploitants, femmes et hommes. Seront privilégiés les aliments nutritifs
là où les femmes contrôlent plus la production et l’utilisation de denrées telles que les petites
céréales, les légumes secs, les petits ruminants et les fruits et légumes.
➢ Les petits exploitants vivant dans des milieux à risque reçoivent des transferts assortis de
conditions afin de soutenir la création ou le rétablissement des moyens de production37.
56. Les transferts assurés par le PAM au titre des activités 3A constitueront un instrument de
protection sociale essentiel pour venir en aide aux petits exploitants pendant les périodes de
pénurie alimentaire saisonnière et d’insécurité alimentaire. Ainsi, grâce aux activités 3A, les
petits exploitants bénéficieront d’un filet de sécurité fondé sur des activités productives et d’un
tremplin pour le renforcement de la résilience.
35 Ministère de l’agriculture et du développement rural. Feuille de route pour la relance de l’agriculture en République
centrafricaine: plan d’action 2016-2018.
36 L’approche à trois niveaux arrêtée par le PAM en matière de résilience prévoit une analyse intégrée du contexte au niveau
national, une programmation saisonnière fondée sur les moyens d’existence au niveau régional, et une planification
communautaire participative au niveau local.
37 Ce produit différencie les bénéficiaires directs de niveau 1, catégorie de produits A.2, des bénéficiaires indirects de niveau
2 (familles et communautés) recevant un appui au titre des autres produits relevant de cet effet direct stratégique.
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 16
Activités essentielles
Activité 7: Faire bénéficier les petits exploitants de transferts, afin de soutenir la création d’actifs, et
d’une assistance technique, afin de développer leur accès aux marchés, notamment grâce aux achats
effectués pour les besoins des programmes de repas scolaires appuyés par le PAM
57. Le PAM s’associera à la FAO et au Ministère de l’agriculture et du développement rural pour
proposer des activités 3A aux petits agriculteurs et éleveurs, femmes et hommes, y compris ceux
qui ont pris le chemin du retour ainsi que les communautés d’accueil, pour les aider à rétablir les
moyens de production et renforcer leurs capacités techniques en matière de production
alimentaire durable et de gestion après récolte. Les activités 3A seront concentrées dans l’ouest
(Bouar) et le nord-est (Paoua), puis élargies progressivement à Bossangoa et Kaga Bandoro en
fonction des résultats de l’évaluation. L’approche à trois niveaux appliquée dans le cadre de
processus participatifs et consultatifs éclairera la mise en œuvre de ces activités 38. Au niveau
local, une activité de planification communautaire participative sera menée, à laquelle seront
associées les femmes et les hommes, les personnes déplacées, les personnes ayant pris le chemin
du retour et les communautés d’accueil, femmes et hommes.
58. Les activités 3A seront également utilisées pour remettre en état les infrastructures de production
ainsi que les marchés, de manière à répondre aux besoins des commerçants, hommes et femmes 39.
La supervision technique de la planification, de la conception et de l’exécution de toutes les
activités de construction ou de remise en état d’infrastructures sera assurée conformément aux
normes techniques énoncées aux termes des directives relatives à l’ingénierie. Les achats locaux
effectués pour les besoins des repas scolaires seront mis à profit pour améliorer les méthodes de
gestion après récolte, faire mieux comprendre aux communautés les filières locales et favoriser
le transfert aux pouvoirs publics des futurs programmes de repas scolaires (effets directs
stratégiques 1 et 2)40.
59. Les évaluations de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence prenant en considération les
questions de sexe et d’âge et les discussions de groupe permettront de faire en sorte que l’appui
soit adapté aux besoins spécifiques des jeunes et des ménages dirigés par une femme. Les
femmes, les hommes et les jeunes bénéficieront d'une formation et d'un appui en matière de
constitution et de gestion d’organisations communautaires, l'accent étant mis sur l’accès des
femmes aux responsabilités.
Effet direct stratégique 4: D'ici à 2020, les institutions nationales et infranationales disposent de
capacités renforcées pour mettre sur pied un dispositif de protection sociale adapté et gérer les
politiques et programmes concernant la sécurité alimentaire et la nutrition
60. Le PAM s'associera aux organismes des Nations Unies et aux institutions gouvernementales pour
renforcer les capacités nationales en matière d’intervention humanitaire et de redressement
rapide. Cela supposera de définir les fonctions d’encadrement, les rôles et les responsabilités
exercés par les ministères de tutelle en matière d’élaboration et de mise en œuvre de politiques
et de programmes nationaux concernant l’alimentation et la nutrition destinés à permettre
d’atteindre l’objectif Faim zéro. La problématique hommes-femmes fera partie intégrante du
renforcement des capacités nationales, ainsi que du processus et de la teneur de l’examen
stratégique Faim zéro. Les progrès accomplis à l’échelle du pays sur la voie de l’élimination de
la faim s’appuieront sur l'amélioration des données ventilées par sexe et par âge, des systèmes de
suivi et de reddition de comptes et des analyses différenciées par sexe.
38 L’adoption de l’approche à trois niveaux est conforme au cadre conceptuel arrêté par les organismes ayant leur siège à Rome
visant à "Renforcer la résilience au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition" (2015).
39 Par exemple, les marchés doivent être sûrs, équipés de latrines séparées pour les femmes et les hommes, d’un éclairage
question de la problématique hommes-femmes appliquée aux marchés dans l’étude du cas du bassin du Lac Tchad publié par
l’Unité chargée de l’analyse et de la cartographie de la vulnérabilité au Bureau régional du PAM à Dakar (2016).
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 17
41 De surcroît, l’examen stratégique Faim zéro éclairera les futurs examens du PSPP, ce qui permettra au PAM d’adapter
l’appui qu’il apportera en matière d’orientations en fonction d’éventuelles révisions de la planification nationale.
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 18
atteindre l’objectif Faim zéro. L’examen stratégique Faim zéro servira de cadre au renforcement
des capacités des ministères dans tous les domaines couverts par le PSPP. Ce travail permettra
au PAM de réunir les organismes partenaires, les ministères et les donateurs pour formuler des
stratégies de mobilisation de ressources et des modalités de financement communes.
L’apprentissage Sud-Sud tiré de l’expérience des pays du bassin du lac Tchad, du Brésil et de la
Chine aidera la République centrafricaine à élargir les initiatives existantes en matière de filets
de protection sociale et à mettre en place des structures nationales pour les transferts de type
monétaire et les repas scolaires.
Activité 9: Assurer le renforcement des capacités du Gouvernement en matière de mise en place d’une
structure nationale de filets de protection sociale, en collaboration avec la Banque mondiale et le
Ministère de l’économie, du plan et de la coopération, en s’appuyant sur les données nationales et
infranationales en matière d’élimination de la faim, et sur les systèmes de suivi et de reddition de
comptes
67. Le PAM s’associera à la Banque mondiale, aux pouvoirs publics, aux organismes participant au
PNUAD et aux donateurs pour dresser l’inventaire des initiatives existantes en matière de filets
de protection sociale42 et mettra en place une structure d’appui efficace dans la perspective du
transfert progressif aux pouvoirs publics des filets de protection sociale, dotée de personnel,
d’outils, de ressources et d’un dispositif de gestion commune afin de suivre et d’administrer les
programmes nationaux43. Par ailleurs, le PAM aidera le Gouvernement et la FAO à regrouper les
systèmes de données concernant la sécurité alimentaire, la nutrition, les moyens d’existence et la
vulnérabilité au sein du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire. En améliorant
l’analyse différenciée par sexe et la collecte de données sur la sécurité alimentaire ventilées par
sexe, le PAM et ses partenaires aideront le Gouvernement à suivre les progrès accomplis sur la
voie de la réalisation de l’ODD 2 et à renforcer ses capacités en matière de coordination des plans
régionaux de préparation et d’intervention et de ciblage des groupes vulnérables.
Effet direct stratégique 5: La communauté d’aide humanitaire (partenaires et donateurs) dispose de
moyens plus performants pour atteindre les zones en proie à une crise humanitaire et y intervenir
tout au long de l’année
68. Dans une grande partie du pays, les longues distances, la médiocrité des infrastructures, l’absence
de compagnies aériennes commerciales et l’insécurité qui règne en République centrafricaine
restreignent l’accès humanitaire, les communications et l’appui logistique et limitent
sérieusement les capacités nationales nécessaires à la réalisation de l’objectif Faim zéro. En
accueillant les Services aériens d'aide humanitaire des Nations Unies (UNHAS), le module des
télécommunications d’urgence et le module de la logistique, dont il assure le fonctionnement, le
PAM permettra à tous les membres de la communauté d’aide humanitaire d’avoir accès aux
populations démunies en toute sécurité et de manière fiable et efficiente.
Domaines d’action privilégiés
69. Cet effet direct stratégique consiste à appuyer les interventions mises en place pour faire face aux
crises.
Produits escomptés
70. Les produits ci-après permettront d’obtenir l’effet direct stratégique 5:
➢ Les populations ciblées bénéficient des services communs de logistique et de
télécommunications d’urgence que le PAM fournit à ses partenaires afin qu’ils soient en
mesure de fournir une assistance humanitaire et une aide au développement.
42 À titre d’exemples de filets de sécurité, on peut notamment citer les transferts de type monétaire, les repas scolaires, l’appui
nutritionnel et les transferts en nature à caractère saisonnier.
43 De plus amples informations sur la plateforme numérique du PAM pour la gestion des bénéficiaires et des transferts, appelée
Activité 11: Fournir des services aériens humanitaires à tous les partenaires jusqu'à ce que des
solutions de rechange appropriées soient disponibles
76. L'UNHAS assurera des vols hebdomadaires vers des destinations d’intérêt stratégique prioritaire
sur le territoire de la République centrafricaine. Une flotte d'appareils adaptés aux besoins du
transport aérien local et aux caractéristiques des aérodromes est en place. Des réunions du comité
de pilotage et des groupes d'usagers seront organisées à intervalles réguliers, ainsi que des
concertations avec la communauté d’aide humanitaire, afin de faire en sorte que ce service
réponde à la demande. Le PAM utilisera ses structures et systèmes de gestion habituels pour
superviser les opérations de l’UNHAS, notamment en ce qui concerne les systèmes de
réservation, les services aux utilisateurs, le suivi des vols et le mécanisme de gestion de la
sécurité.
3.3. Stratégies de transition et de retrait
77. Au cours de la période couverte par le PSPP, le PAM travaillera en étroite collaboration avec le
Gouvernement et les communautés en vue de transférer progressivement certaines
responsabilités en matière de gestion des programmes alimentaires, notamment dans les
domaines des repas scolaires utilisant la production locale et des activités 3A, qui visent à assurer
aux groupes les plus vulnérables un accès durable aux vivres. Les interventions fondées sur les
activités 3A feront partie intégrante de la stratégie envisagée par le Gouvernement et le HCR
pour offrir des solutions durables aux personnes de retour des pays voisins. Les personnes
déplacées à l’intérieur du pays qui reviennent dans leur village d’origine bénéficieront également
d’activités 3A qui les aideront à reconstruire leur vie. Une méthode de ciblage fondée sur la
vulnérabilité sera utilisée pour déterminer les bénéficiaires des activités 3A. Le partenariat avec
la FAO et le HCR sera essentiel pour obtenir les produits escomptés. Le mouvement SUN auquel
participe actuellement le Gouvernement, en partenariat avec l’UNICEF, la FAO et le PAM,
offrira un cadre efficace pour renforcer la capacité du Gouvernement à mettre en œuvre une série
d’interventions à dimension nutritionnelle en vue de s’attaquer aux causes profondes de la
malnutrition.
78. La transition du PSPP au PSP définitif s’achèvera en 2020. L’examen stratégique Faim zéro mené
actuellement par le Gouvernement fournira des éléments d’information pour la conception de la
stratégie à long terme du PAM dans le pays.
4. Modalités d'exécution
4.1 Analyse des bénéficiaires
79. Au total, 60 pour cent de l'ensemble des bénéficiaires ciblés par le PAM seront des femmes. Au
titre de l'effet direct stratégique 1, le PAM viendra en aide à 10 000 réfugiés vulnérables des
camps de Zemio, Pladama Ouaka et Obo. Les personnes déplacées (vivant sur des sites de
regroupement ou dans des communautés d'accueil vulnérables), les réfugiés, les rapatriés et les
familles d’accueil touchées par la crise recevront une assistance alimentaire non assortie de
conditions en fonction de critères de vulnérabilité ventilés par sexe. Au total, 726 880 personnes
déplacées bénéficieront de cette catégorie d’activités pendant la période couverte par le PSPP.
En outre, 242 000 enfants déplacés ou venant de familles d'accueil touchées par la crise recevront
des repas scolaires d'urgence. Les principes d'égalité des sexes et de protection ainsi que les
protocoles de responsabilité à l'égard des populations touchées seront respectés et l'accent mis
sur la protection de tous contre les violences sexistes45. Le PAM utilisera le système SCOPE pour
l'enregistrement des données biométriques.
80. S'agissant de l'effet direct stratégique 2, 36 000 enfants âgés de 6 à 23 mois bénéficieront d'un
programme de supplémentation alimentaire généralisée; à Bouar, Berbérati et Paoua,
22 500 enfants âgés de 6 à 59 mois, 10 700 filles et femmes enceintes et allaitantes, ainsi que
2 000 personnes sous traitement antirétroviral souffrant de malnutrition et 10 000 parents et
soignants bénéficieront d'un ensemble de services visant à prévenir et traiter la malnutrition. Au
total, 81 200 personnes bénéficieront de ces activités; en outre, 36 400 enfants recevront des repas
scolaires nutritifs dans 60 écoles ciblées.
81. Au titre de l'effet direct stratégique 3, quelque 230 000 petits exploitants (hommes et femmes)
vulnérables, y compris parmi les rapatriés ou dans les communautés d'accueil, bénéficieront
d’activités Assistance alimentaire pour la création d'actifs. Environ 60 pour cent des personnes
ciblées par les distributions de vivres et les transferts de type monétaire seront des femmes. Les
achats de produits alimentaires nécessaires à la confection des repas scolaires seront effectués
auprès des associations de producteurs qui regroupent 46 000 agriculteurs des deux sexes.
4.2 Transferts
82. Dans les zones où les conditions de sécurité restent précaires et où les bénéficiaires n'ont pas
accès à des marchés qui fonctionnent, le PAM donnera la priorité aux distributions de produits
alimentaires. Il aura recours à des analyses de la sécurité alimentaire par sexe et par groupe d'âge
et aux données de suivi issues de l’analyse et de la cartographie de la vulnérabilité pour recenser
les sites concernés. Les rations fournies au titre des repas scolaires d'urgence prévoiront
120 grammes de céréales, 40 grammes de légumes secs, 15 grammes d'huile végétale et
3 grammes de sel iodé par enfant et par jour d'école.
83. Dans les localités où les conditions de sécurité sont acceptables et où les marchés fonctionnent,
le PAM donnera la priorité aux transferts de type monétaire, à raison de 5 800 francs CFA, soit
10 dollars46, par personne et par mois. Il associera transferts de type monétaire et distributions de
produits alimentaires lorsqu'il sera jugé que cette modalité est la mieux adaptée.
84. La stratégie du PAM en matière de nutrition vise à éliminer les poches de malnutrition
persistantes tout en assurant la promotion de la prévention dans le cadre de partenariats. Dans les
localités ciblées, les enfants âgés de 6 à 23 mois recevront une ration journalière de 150 grammes
de SuperCereal Plus au titre du programme de supplémentation alimentaire généralisée, tandis
qu’une action de communication visant à faire changer les mentalités et les comportements en
matière de nutrition sera entreprise en direction des femmes et des hommes. Dans les régions
ciblées par le PAM, les enfants âgés de 6 à 59 mois souffrant de malnutrition aiguë modérée
45 Par exemple, effectuer les distributions près des lieux où vivent les bénéficiaires afin de raccourcir le plus possible la durée
du trajet; communiquer l'information relative aux distributions afin que les bénéficiaires arrivent au bon moment; prendre des
mesures de sécurité à l'intérieur des centres de distribution et aux alentours pour éviter les violences sexistes; mettre en place
des mécanismes permettant de recueillir les réclamations des bénéficiaires qui puissent être gérés par des partenaires locaux;
et fournir aux comités communautaires chargés de la sécurité alimentaire et des distributions des vivres un appui un matière
de protection sociale.
46 La valeur des transferts de type monétaire est calculée sur la base d'un assortiment de produits alimentaires locaux équivalent
à 2 100 kilocalories. Chaque personne reçoit 0,333 dollar/jour pendant 30 jours (soit l'équivalent de 10 dollars par mois). La
valeur totale pour une famille moyenne de cinq personnes est donc de 50 dollars (taux de change de 580 francs CFA pour
1 dollar).
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 23
47 L'instauration par les organismes ayant leur siège à Rome et le Ministère de l’agriculture et du développement rural de
l'approche à trois niveaux facilitera la prise en compte des questions d'inclusion sociale dans la conception et la gestion des
programmes intégrés de remise en état des moyens d'existence et de réinstallation dans les régions stables.
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 25
48 Un couloir empruntant les voies fluviales entre Matadi, Kinshasa et Bangui a bien été utilisé trois fois en deux ans, mais les
retards y sont fréquents et les voies ne sont navigables que de juin à décembre, si bien que le couloir de Douala est le seul
itinéraire logistique fiable durant la période du PSPP.
49 Voir le guide opérationnel de la logistique établi par le module de la logistique.
50 Pendant la période couverte par le PSPP, les achats effectués par le PAM dans le cadre du programme Achats au service du
progrès augmenteront régulièrement, passant de 1 800 tonnes en 2017 à 3 000 tonnes en 2018, 4 000 tonnes en 2019 et
5 000 tonnes en 2020.
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 26
52 Ces recommandations sont conformes aux résultats de l’examen des systèmes de suivi et d’évaluation du bureau de pays
mené par le Bureau régional de Dakar en décembre 2016.
53 Voir Country Office Tool for Managing Effectively (Outil des bureaux de pays pour une gestion efficace) (COMET).
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 28
approche à deux volets sera facilitée par l’amélioration des données ainsi que des systèmes de
suivi et d'obligation redditionnelle en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle.
102. Du fait de l’aggravation de l’insécurité, il sera encore plus difficile d’accéder aux populations
vulnérables qui ont besoin d’une assistance alimentaire d’urgence. Conscient de cette situation,
le PAM collaborera étroitement avec la structure de coordination entre civils et militaires présidée
par l’OCHA, pour obtenir les dernières informations sur les itinéraires d’accès aux zones où des
problèmes de sécurité pourraient se poser et où des escortes pourraient être nécessaires; le cas
échéant, c’est par le biais de cette structure de coordination qu’il pourra obtenir des escortes pour
lui-même et pour ses partenaires. Cette collaboration lui permettra également d’améliorer la prise
de décisions et le partage des informations concernant les itinéraires sur lesquels les escortes sont
obligatoires et ceux où elles ne le sont plus.
103. L’aggravation de l’insécurité pourrait également accroître les risques physiques courus par le
personnel. Le PAM s’assurera que l’ensemble du personnel a mené à terme sa formation
obligatoire en matière de sécurité sur le terrain, et que tous ses bureaux, y compris les bureaux
auxiliaires, satisfont aux normes minimales de sécurité opérationnelle des Nations Unies. Il
continuera en outre d’actualiser ses mesures minimales de préparation et procédera à un second
exercice de simulation afin de maintenir un niveau de préparation suffisant pour son personnel.
Risques programmatiques
104. Pour que le Gouvernement appuie davantage la bonne réalisation du plan, il faudra pouvoir
compter sur des engagements financiers durables et suffisants, prendre davantage en
considération l'égalité des sexes dans les différents programmes et renforcer les capacités du
personnel et l'infrastructure dans les départements concernés au niveau national et régional. Le
PAM soutiendra donc le Gouvernement en établissant un cadre d'action solide visant à mobiliser
des fonds et à renforcer les capacités des agents nationaux, et intégrant les objectifs d'égalité des
sexes.
Risques institutionnels
105. Plusieurs facteurs risquent de nuire à la réputation du PAM: un financement insuffisant des
activités; un environnement opérationnel qui se solde par une mauvaise gestion ou une gestion
inefficace des ressources affectées aux activités prévues; et un usage abusif des biens du PAM
de la part de membres du personnel ou de partenaires. Pour parer à ces éventualités, le PAM
investira en faveur de la mobilisation de ressources, intensifiera ses activités de formation et de
soutien pour aider son personnel et ses partenaires dans le pays à mettre en œuvre des procédures
opérationnelles standard, et veillera à ce que des mesures de contrôle adaptées soient mises en
œuvre et fassent l'objet d'un suivi par son personnel.
ANNEXE I
CADRE LOGIQUE DU PLAN STRATÉGIQUE DE PAYS ÉTABLI POUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (JANVIER 2018–DÉCEMBRE 2020)
Hypothèses:
Les conditions de sécurité demeurent stables et les acteurs humanitaires peuvent accéder jusqu’aux groupes ciblés et aux zones d’intervention
Des services et articles complémentaires (soins de santé, approvisionnement en eau, services d’assainissement, d’hygiène ou encore de protection et articles non
alimentaires, entre autres) sont mis à disposition par le HCR, l’UNICEF, le Gouvernement centrafricain, d’autres organismes des Nations Unies et des ONG
Il est possible d’accéder jusqu’aux bénéficiaires et aux zones où affluent les personnes à secourir
Activités et produits
1. Assurer des distributions générales de vivres et fournir des aliments nutritifs et/ou des transferts de type monétaire aux réfugiés, aux personnes
déplacées ou qui ont pris le chemin du retour et aux communautés d'accueil touchées par la crise (Transferts de ressources non assortis de conditions
pour favoriser l'accès à la nourriture)
Les réfugiés, les personnes déplacées ou qui ont pris le chemin du retour et les communautés d’accueil touchées par la crise dans les régions en situation
d'insécurité alimentaire reçoivent des aliments nutritifs ou des transferts monétaires afin de subvenir à leurs besoins alimentaires et nutritionnels essentiels. (A:
Ressources transférées)
Les réfugiés, les personnes déplacées ou qui ont pris le chemin du retour et les communautés d’accueil touchées par la crise dans les régions en situation
d'insécurité alimentaire reçoivent des aliments nutritifs ou des transferts monétaires afin de subvenir à leurs besoins alimentaires et nutritionnels essentiels. (B:
Aliments nutritifs fournis)
2. Distribuer des repas scolaires d’urgence aux écoliers du primaire membres de familles touchées par la crise dans les localités ciblées (Repas
scolaires)
Les enfants des réfugiés, des personnes déplacées ou qui ont pris le chemin du retour et des familles d'accueil touchées par la crise qui sont scolarisés en
primaire reçoivent un repas nutritif quotidien lorsqu’ils vont à l’école, afin de subvenir à leurs besoins alimentaires et nutritionnels essentiels et de faire
augmenter le taux de scolarisation. (A: Ressources transférées)
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 32
Hypothèses:
L’approvisionnement en vivres et en espèces se fait correctement tout au long de l’année
D’autres articles non alimentaires et services complémentaires sont fournis par d’autres partenaires (Gouvernement centrafricain, autres organismes des Nations
Unies et ONG)
Aucune perturbation majeure des opérations ne se produit du fait de l’insécurité ou de la sécheresse
Activités et produits
3. Mettre en œuvre un programme de supplémentation alimentaire généralisée afin de prévenir la malnutrition aiguë modérée chez les enfants âgés de
6 à 23 mois (Prévention de la malnutrition)
Dans les districts de santé ciblés, les enfants âgés de 6 à 23 mois reçoivent une supplémentation alimentaire généralisée afin de prévenir la malnutrition (A:
Ressources transférées)
Dans les districts de santé ciblés, les enfants âgés de 6 à 23 mois reçoivent une supplémentation alimentaire généralisée afin de prévenir la malnutrition (B:
Aliments nutritifs fournis)
Dans les districts de santé ciblés, les enfants âgés de 6 à 23 mois reçoivent une supplémentation alimentaire généralisée afin de prévenir la malnutrition (E:
Activités de sensibilisation et d’éducation réalisées)
4. Mettre en place une gamme complète de mesures de prévention et de traitement de la malnutrition à l’intention des enfants âgés de 6 à 59 mois
souffrant de malnutrition aiguë modérée ainsi que des filles et des femmes enceintes et allaitantes, et fournir des aliments sur ordonnance aux
personnes sous traitement antirétroviral (Traitement nutritionnel)
Les enfants âgés de 6 à 59 mois, les filles et les femmes enceintes et allaitantes ainsi que les personnes sous traitement antirétroviral, bénéficient d’une gamme
complète de services nutritionnels et d’une sensibilisation aux mesures à prendre au sein des communautés pour prévenir et traiter la malnutrition
(A: Ressources transférées)
Les enfants âgés de 6 à 59 mois, les filles et les femmes enceintes et allaitantes ainsi que les personnes sous traitement antirétroviral, bénéficient d’une gamme
complète de services nutritionnels et d’une sensibilisation aux mesures à prendre au sein des communautés pour prévenir et traiter la malnutrition (B: Aliments
nutritifs fournis)
Les enfants âgés de 6 à 59 mois, les filles et les femmes enceintes et allaitantes ainsi que les personnes sous traitement antirétroviral, bénéficient d’une gamme
complète de services nutritionnels et d’une sensibilisation aux mesures à prendre au sein des communautés pour prévenir et traiter la malnutrition (E: Activités
de sensibilisation et d’éducation réalisées)
5. Assurer le renforcement des capacités des autorités des districts de santé, du personnel des centres de santé et des agents sanitaires des
communautés en matière de conception, d’exécution et de suivi des programmes afin de mettre en œuvre le programme arrêté dans le cadre du
mouvement SUN (Renforcement des capacités institutionnelles)
Les groupes vulnérables bénéficient de l’amélioration des capacités des districts de santé en matière de mise en œuvre du programme arrêté dans le cadre du
mouvement SUN afin de prévenir la malnutrition (C. Activités de développement des capacités et d'appui technique réalisées)
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 34
6. Fournir des repas scolaires nutritifs aux écoliers des zones ciblées (Repas scolaires)
Les écoliers reçoivent chaque jour un repas scolaire nutritif à base de produits locaux lorsqu’ils vont à l’école, afin de subvenir à leurs besoins alimentaires et
nutritionnels essentiels et de faire progresser le taux de scolarisation. (A: Ressources transférées)
Les écoliers reçoivent chaque jour un repas scolaire nutritif à base de produits locaux lorsqu’ils vont à l’école, afin de subvenir à leurs besoins alimentaires et
nutritionnels essentiels et de faire progresser le taux de scolarisation. (B: Aliments nutritifs fournis)
Les écoliers reçoivent chaque jour un repas scolaire nutritif à base de produits locaux lorsqu’ils vont à l’école, afin de subvenir à leurs besoins alimentaires et
nutritionnels essentiels et de faire progresser le taux de scolarisation. (E: Activités de sensibilisation et d’éducation réalisées)
Hypothèses:
D’autres articles non alimentaires et services complémentaires sont fournis par d’autres partenaires (Gouvernement centrafricain, FAO, autres organismes des
Nations Unies et ONG)
La production locale et les canaux de commercialisation sont efficients
Les prix sont stables sur les marchés
Les produits locaux répondent aux critères exigés et les prix sont compétitifs
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 35
Activités et produits
7. Faire bénéficier les petits exploitants de transferts, afin de soutenir la création d’actifs, et d’une assistance technique, afin de développer leur accès
aux marchés, notamment grâce aux achats effectués pour les besoins des programmes de repas scolaires appuyés par le PAM (Création d'actifs et
appui aux moyens d'existence)
Les petits exploitants vivant dans des milieux à risque reçoivent des transferts assortis de conditions afin de soutenir la création ou le rétablissement des moyens
de production (D: Actifs créés)
Les ménages et les communautés de petits exploitants vivant dans des milieux à risque bénéficient de moyens de production remis en état et renforcés afin
d’améliorer leur productivité et leur sécurité alimentaire (A: Ressources transférées)
Les petits exploitants, femmes et hommes, bénéficient d'un accès plus large aux marchés, afin qu’ils tirent parti des filières locales (C: Activités de
développement des capacités et d’appui technique réalisées)
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But stratégique 2: Nouer des partenariats pour faciliter la mise en œuvre des ODD
Objectif stratégique 4: Appuyer la mise en œuvre des ODD
Résultat stratégique 5: Les pays ont des capacités renforcées pour mettre en œuvre les ODD
Effet direct stratégique 4: D'ici à 2020, les institutions nationales et infranationales disposent de capacités Catégorie d’effet direct
renforcées pour mettre sur pied un dispositif de protection sociale adapté et gérer les politiques et correspondante: Renforcement de la
programmes concernant la sécurité alimentaire et la nutrition capacité des institutions et systèmes
publics et privés, y compris les
intervenants locaux, à recenser,
cibler et secourir les populations en
situation d’insécurité alimentaire et
de vulnérabilité sur le plan
nutritionnel
Domaine d’action privilégié: causes
profondes
Hypothèses:
Des ressources sont disponibles pour appuyer la mise en œuvre des activités destinées à renforcer les capacités
Il existe une certaine rotation du personnel des institutions nationales et infranationales
Des services complémentaires sont fournis par le Gouvernement, d’autres organismes des Nations Unies, des ONG et des institutions du secteur privé
Les contextes politique, social et économique sont stables
Activités et produits
8. Assurer le renforcement des capacités des agents publics en matière d’élaboration d’orientations visant à éliminer la faim, de planification
stratégique et d’exécution de programmes (Renforcement des capacités institutionnelles)
Les populations vulnérables, y compris les personnes handicapées, bénéficient de filets de protection sociale nationaux et locaux, notamment sous forme de
transferts en nature ou de type monétaire et de soutien aux moyens d’existence, afin d'améliorer la sécurité alimentaire (C: Activités de développement des
capacités et d’appui technique réalisées)
Les populations vulnérables, y compris les personnes handicapées, bénéficient de filets de protection sociale nationaux et locaux, notamment sous forme de
transferts en nature ou de type monétaire et de soutien aux moyens d’existence, afin d'améliorer la sécurité alimentaire (I: Stratégies de participation à
l’élaboration des politiques élaborées/mises en œuvre)
Les populations vulnérables, y compris les personnes handicapées, bénéficient de filets de protection sociale nationaux et locaux, notamment sous forme de
transferts en nature ou de type monétaire et de soutien aux moyens d’existence, afin d'améliorer la sécurité alimentaire (K: Partenariats appuyés)
Les populations vulnérables, y compris les personnes handicapées, bénéficient de filets de protection sociale nationaux et locaux, notamment sous forme de
transferts en nature ou de type monétaire et de soutien aux moyens d’existence, afin d'améliorer la sécurité alimentaire (M: Mécanismes de coordination
nationaux appuyés)
Les populations vulnérables, y compris les personnes handicapées, bénéficient des données et des systèmes de suivi et de reddition de comptes à l’échelle
nationale, qui permettent de suivre les progrès accomplis sur la voie de la réalisation de l’ODD 2, l’objectif étant d'améliorer leur sécurité alimentaire (H:
Services et plateformes partagés mis à disposition)
9. Assurer le renforcement des capacités du Gouvernement en matière de mise en place d’une structure nationale de filets de protection sociale, en
collaboration avec la Banque mondiale et le Ministère de l’économie, du plan et de la coopération, en s’appuyant sur les données nationales et
infranationales en matière d’élimination de la faim, et sur les systèmes de suivi et de reddition de comptes (Prestation de services et plateformes)
Les personnes exposées à l'insécurité alimentaire et à la malnutrition bénéficient d'un cadre politique et stratégique renforcé et cohérent visant à atteindre
l’objectif Faim zéro afin de répondre à leurs besoins alimentaires et nutritionnels essentiels (C: Activités de développement des capacités et d’appui technique
réalisées)
Les personnes exposées à l'insécurité alimentaire et à la malnutrition bénéficient d'un cadre politique et stratégique renforcé et cohérent visant à atteindre
l’objectif Faim zéro afin de répondre à leurs besoins alimentaires et nutritionnels essentiels (I: Stratégies de participation à l’élaboration des politiques
élaborées/mises en œuvre)
Les personnes exposées à l'insécurité alimentaire et à la malnutrition bénéficient d'un cadre politique et stratégique renforcé et cohérent visant à atteindre
l’objectif Faim zéro afin de répondre à leurs besoins alimentaires et nutritionnels essentiels (J: Réformes de fond identifiées/préconisées)
Les personnes exposées à l'insécurité alimentaire et à la malnutrition bénéficient d'un cadre politique et stratégique renforcé et cohérent visant à atteindre
l’objectif Faim zéro afin de répondre à leurs besoins alimentaires et nutritionnels essentiels (M: Mécanismes de coordination nationaux appuyés)
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Objectif stratégique 5: Travailler en partenariat pour de meilleurs résultats au regard des ODD
Résultat stratégique 8: Le partage des connaissances, du savoir-faire et de la technologie renforce l’appui apporté par les partenariats mondiaux aux
activités menées par les pays en vue de réaliser les ODD
Effet direct stratégique 5: La communauté d’aide humanitaire (partenaires et donateurs) dispose de moyens Catégorie d’effet direct
plus performants pour atteindre les zones en proie à une crise humanitaire et y intervenir tout au long de correspondante: Amélioration des
l’année plateformes de coordination
communes
Domaine d’action privilégié:
intervention face à une crise
Hypothèses:
Des fonds sont disponibles en temps utile pour appuyer la mise en place et la prestation des services communs
Les organismes des Nations Unies, les ONG et les partenaires de développement, y compris les organismes des donateurs, sont désireux d’utiliser et d’appuyer la
plateforme de services communs
Activités et produits
10. Fournir des services communs dans le cadre des modules de la logistique et des télécommunications d’urgence aux pouvoirs publics, aux
organismes des Nations Unies et aux ONG partenaires, afin qu'ils mènent des opérations sur le terrain efficaces et pour assurer la sécurité du
personnel (Prestation de services et plateformes)
Les populations ciblées bénéficient des services communs de logistique et de télécommunications d’urgence que le PAM fournit à ses partenaires afin qu’ils
soient en mesure de fournir une assistance humanitaire et une aide au développement (H: Services et plateformes partagés mis à disposition)
11. Fournir des services aériens humanitaires à tous les partenaires jusqu'à ce que des solutions de rechange appropriées soient disponibles (Prestation
de services et plateformes)
Les populations vulnérables des zones ciblées bénéficient des services aériens que le PAM assure pour ses partenaires afin qu’ils soient en mesure de leur
fournir une assistance adaptée (H: Services et plateformes partagés mis à disposition)
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 39
Résultats transversaux
C.1.1 Proportion de personnes bénéficiant d’une assistance informées au sujet du programme (qui en sont les bénéficiaires, ce qu’ils vont recevoir, quelle est la durée
de l'assistance)
C.1.2 Proportion d’activités pour lesquelles les avis donnés en retour par les bénéficiaires sont consignés, analysés et pris en compte pour améliorer les programmes
C.2. Les populations touchées sont en mesure de bénéficier des programmes du PAM d’une manière qui assure et renforce leur sécurité, leur dignité et leur
intégrité
Résultat transversal
C.2.1 Proportion de personnes ciblées ayant accès à l'assistance sans se heurter à des problèmes de protection
C.3. L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes progressent au sein des populations bénéficiant de l’assistance du PAM
Résultats transversaux
C.3.1 Proportion de ménages au sein desquels les décisions quant à l’utilisation des produits alimentaires, des espèces ou des bons sont prises par la femme, par
l'homme ou par les deux, ventilée par modalité de transfert
C.3.2 Proportion de femmes parmi les membres des entités prenant les décisions concernant l’assistance alimentaire (comités, conseils, équipes, etc.)
C.3.3. Type de transfert (vivres, espèces, bons ou pas de rémunération) reçu par les personnes participant aux activités du PAM, ventilé par sexe et type d’activité
C.4 Les communautés ciblées tirent profit des programmes du PAM sans que cela nuise à l’environnement
Résultat transversal
C.4.1 Proportion d’activités pour lesquelles les risques écologiques ont été évalués et des mesures d’atténuation définies, selon que de besoin
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 40
ANNEXE II
Effet direct Effet direct Effet direct Effet direct Effet direct Total
stratégique 1 stratégique stratégique 3 stratégique 4 stratégique 5
2
Valeur des 67 576 223 10 431 798 24 203 872 1 269 773 43 015 879 146 497 544
transferts
Coûts afférents 61 076 398 6 822 982 13 670 544 – – 81 569 925
aux transferts
Mise en œuvre 16 873 590 2 963 812 69 338 18 000 7 648 769 27 573 509
Coûts d’appui 8 108 581 1 128 023 2 129 068 71 693 2 827 631 14 264 996
directs ajustés
Coûts directs 153 634 792 21 346 615 40 072 822 1 359 466 53 492 279 269 905 974
pour le PAM
Coûts d’appui 10 754 435 1 494 263 2 805 098 95 163 3 744 459 18 893 418
indirects (7,0 pour
cent)
Total 164 389 227 22 840 878 42 877 920 1 454 629 57 236 738 288 799 392
WFP/EB.2/2017/7-B/2/Rev.1 41
ICSP-EB22017-15683F-REV.1-15985F