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Trump

L'histoire du républicain Donald Trump

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Donald Trump (/ˈdɑnəld tɹʌmp/)a, né le 14 juin 1946 à New York, est un homme

d'affaires milliardaire, animateur, producteur de télévision et homme d'État


américain. Membre du Parti républicain, il est le 45e président des États-Unis, du
20 janvier 2017 au 20 janvier 2021.

Fils du promoteur immobilier Fred Trump, il étudie à la Wharton School


(Pennsylvanie). En 1971, il prend la direction de l'entreprise familiale, qu'il
renomme The Trump Organization. Il se constitue dès lors un empire économique grâce
à la construction ou à l'achat de bâtiments prestigieux, à l'instar de la Trump
Tower et d'immeubles à l'étranger. Propriétaire de casinos, de résidences de luxe
et de terrains de golf, il réalise de nombreux investissements dans d’autres
domaines (sports, médias, concours de beauté, etc.).

Célébrité médiatique dès les années 1980, il est très impliqué dans le secteur
télévisuel. De 2004 à 2015, il est notamment l'animateur de l'émission de
téléréalité The Apprentice, qui bat des records d'audiences et dans laquelle il
popularise l'expression « Vous êtes viré » (« You're fired! »).

En politique, il s'affilie à partir de 1987 au Parti républicain, puis deux ans au


Parti de la réforme. Après avoir été un opposant résolu au président républicain
George W. Bush, sous la présidence duquel il est inscrit au Parti démocrate, il
revient au Parti républicain en 2009. Il critique la politique du président
démocrate Barack Obama et reprend pendant plusieurs années les rumeurs
conspirationnistes sur sa citoyenneté.

Alors que sa campagne n'est à ses débuts pas prise au sérieux par les observateurs,
il remporte la désignation du Parti républicain aux primaires présidentielles de
2016. Se présentant comme un adversaire de l'establishment et du politiquement
correct, il emploie un ton belliqueux et multiplie les déclarations controversées.
Il s'engage notamment à réduire l'immigration. Son discours est alors souvent
qualifié de populiste, nationaliste, protectionniste et climatosceptique. Sa
victoire à l'élection présidentielle face à la démocrate Hillary Clinton, qui le
devance toutefois largement dans le vote populaire, déjoue la quasi-totalité des
pronostics.

Pendant son mandat, il signe des décrets restreignant l'immigration — notamment


issue de pays musulmans —, procède à une extension du mur à la frontière avec le
Mexique, retire son pays de l'accord de Paris sur le climat et de l'accord de
Vienne sur le nucléaire iranien, reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël,
rétablit les relations avec la Corée du Nord, renégocie l'ALENA comme l'ACEUM, et
supervise l’accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis. En matière
économique, il réduit les prélèvements obligatoires et toutes sortes d'impôts et
taxes de manière plus générale, lance une guerre commerciale visant notamment la
Chine, et bénéficie de résultats positifs en matière d'emploi et de croissance
jusqu'à la crise sanitaire de 2020.

Il marque sa présidence par le renouvellement exceptionnel d'un tiers de la très


influente Cour suprême des États-Unis, à laquelle il donne une coloration très
conservatrice, et est régulièrement accusé d'entretenir une posture ambigüe vis-à-
vis de groupes d'extrême droite violents. Son style de gouvernance inhabituel — en
particulier sa communication offensive et notamment tournée vers Twitter —
contribue à susciter très fréquemment des polémiques : il entretient ouvertement
des relations très hostiles avec la presse, hormis certains médias conservateurs.

Au début de l'année 2020, accusé d'avoir abusé de son pouvoir pour faire pression
sur le président ukrainien Volodymyr Zelensky afin qu'il lui fournisse des
informations sur son concurrent à la présidentielle Joe Biden, il subit une
première procédure de destitution à la suite de laquelle il est acquitté par le
Sénat. Peu après, sa gestion de la pandémie de Covid-19 est très contestée et il
retire notamment durant cette période les États-Unis de l’Organisation mondiale de
la santé (OMS).

Candidat à l’élection présidentielle de 2020, il est battu par Joe Biden. Refusant
de concéder sa défaite, il engage des recours juridiques, qui sont quasiment tous
rejetés, et retarde la transition présidentielle. Le 6 janvier 2021, l’assaut du
Capitole par certains de ses partisans notamment venus de l'ultra-droite, qui s'est
déroulé après qu'il a tenu un discours incendiaire, est considéré comme une
insurrection ou une tentative de coup d'État, ainsi qu'un épisode de violence
politique sans précédent dans une démocratie avancée. Fait inédit pour un président
américain, une seconde procédure de destitution est alors lancée contre lui,
toujours sans succès. Il refuse d'assister à l'investiture de son successeur. Les
universitaires et historiens le classent comme l’un des pires présidents de
l'histoire américaine2,3,4.

Conservant une influence importante au sein du Parti républicain, il annonce dès


novembre 2022 sa candidature à l’élection présidentielle de 2024 et s'impose aux
primaires du parti en mars de la même année. En parallèle, il connaît de nombreux
problèmes judiciaires en raison notamment de son rôle dans l'assaut du Capitole, de
ses tentatives d'inverser le résultat de la présidentielle de 2020 et d'accusations
diverses de corruption, ainsi que d'agressions sexuelles. Il est en 2023 inculpé à
quatre reprises, en particulier pour « complot contre les États-Unis » au niveau
fédéral, et pour « fausses déclarations et faux documents, usurpation de fonction
publique, faux et usage de faux » dans l'État de Géorgie. Le 30 mai 2024, il est
reconnu coupable de 34 chefs d'accusation par un tribunal de New York, dans une
affaire de paiements frauduleux avant l'élection présidentielle de 2016 et devient
le premier ancien président américain reconnu coupable de faits criminels.

Le 13 juillet 2024, il est victime d'une tentative d'assassinat lors d'un meeting
de campagne présidentielle à Butler, en Pennsylvanie.

Origines et jeunesse
Famille
Article connexe : Famille Trump.
Donald John Trump (/ˈdɑnəld d͡ ʒɑn tɹʌmp/)a naît le 14 juin 1946 dans le quartier de
Jamaica, dans l'arrondissement du Queens à New York. Il est baptisé et confirmé
dans l'église presbytérienne de son quartier5. Quatrième d'une famille de cinq
enfants, il est le fils de Fred Trump (1905-1999) et de son épouse Mary Anne Trump
née MacLeod (1912-2000)6,7.

Il a deux frères et deux sœurs : Maryanne (1937-2023), Fred Jr. (1938-1981),


Elizabeth (née en 1942) et Robert (1948-2020). Son frère aîné, Fred Trump Jr., est
mort en raison de son alcoolisme, ce qui a poussé Donald Trump à endosser le rôle
d'héritier et à s'abstenir de toute consommation d'alcool ou de cigarettes8.

La famille paternelle de Donald Trump est d'origine allemande tandis que sa famille
maternelle est originaire d'Écosse. Ses grands-parents paternels venaient de
Kallstadt. Frederick Trump, grand-père de Donald Trump, a fait fortune en gérant
des restaurants et des pensions dans les villes champignons de Seattle et du
Klondike. Fred Trump, père de Donald, né dans le Bronx, fait carrière comme
promoteur immobilier sur la côte Est9,10 tandis que Mary Anne Trump est née à Tong,
sur l'île écossaise de Lewis11. Donald Trump est par ailleurs le neveu du
scientifique John George Trump, qui a joué un grand rôle dans le développement de
la radiothérapie12.

Scolarité

Donald Trump à l'âge de 17 ans, pendant sa scolarité à l'École militaire de New


York.
Donald Trump grandit dans une maison de style néo-Tudor dans le quartier chic de
Jamaica Estates. Il est élève de la Kew-Forest School13,14. À l'âge de treize ans —
alors qu'il est, de son propre aveu, un adolescent difficile — il est envoyé par
ses parents, qui espèrent ainsi canaliser son énergie, à l'École militaire de New
York (New York Military Academy, ou NYMA)15,16.

Il est ensuite élève de l'université Fordham, dans le Bronx, à compter d'août 1964
et pendant deux ans. Par la suite, il s'inscrit à la Wharton School de l'université
de Pennsylvanie, qui est à l'époque l'un des rares établissements américains à
proposer un cursus spécialisé dans l'immobilier17,18. Pendant ses études, il
travaille pour l'entreprise familiale, Elizabeth Trump & Son (voir The Trump
Organization), qui porte le nom de sa grand-mère paternelle19. Il obtient en mai
1968 une licence (bachelor aux États-Unis) en économie18,20,21.

Trump n'est pas envoyé sous les drapeaux pendant la guerre du Viêt Nam22. Durant
ses études, de 1964 à 1968, il obtient quatre reports d'incorporation23. Puis,
après avoir été jugé bon pour le service en 1966, il est réformé en octobre 196824.
Dans une interview accordée en 2015, il affirme avoir été réformé en raison d'une
épine calcanéenne au talon25. En 1969, il obtient un chiffre élevé à la loterie
organisée pour la conscription aux États-Unis, ce qui lui aurait, de toute manière,
permis d'échapper au service24,26,27.

Carrière d'homme d'affaires


Article connexe : The Trump Organization.
Immobilier
Débuts
Pendant ses études, Donald Trump travaille pour l'entreprise de son père28,
Elizabeth Trump and Son29, qui se spécialise dans la location de logements destinés
à la classe moyenne new-yorkaise, dans les arrondissements de Brooklyn, Queens et
Staten Island. Toujours pendant ses études, il collabore avec son père pour rouvrir
un complexe d'appartements à Cincinnati30.

Au début des années 1970, il devient président de l'entreprise familiale, tandis


que son père prend le poste de président du conseil d'administration. Il rebaptise
ensuite la société The Trump Organization31,32. En 1973, les Trump père et fils
sont visés par une enquête du département de la Justice, portant sur des soupçons
de discriminations envers les aspirants locataires noirs. L'entreprise Trump signe
finalement un accord par lequel elle accepte d'héberger des locataires présentés
par la National Urban League33,34.

Un de leurs avocats est alors Roy Cohn35 qui devient pour Donald Trump un
conseiller et un mentor36. Dans une interview accordée à Newsweek en 1979, Trump
dit de lui : « si vous avez besoin de quelqu'un qui peut devenir vicieux contre vos
opposants, vous faites appel à Roy »37.

Expansion de ses activités

La façade de la Trump Tower à Midtown Manhattan.


Dans les années 1970, Donald Trump se lance dans une carrière de promoteur
immobilier indépendant en se concentrant d'abord sur le marché de Manhattan.
Pendant sa campagne présidentielle, il explique avoir commencé avec « un petit prêt
d'un million de dollars » accordé par son père, qu'il a ensuite remboursé à ce
dernier avec des intérêts38.

En 1978, il réalise sa première affaire importante en achetant des parts dans le


Commodore Hotel à New York. L'hôtel, alors en partie vétuste, est rénové à grands
frais, le chantier étant en grande partie financé par un prêt de 70 millions de
dollars négocié par Fred Trump avec le groupe Hyatt. L'établissement rouvre ensuite
sous le nom de Grand Hyatt Hotel39,40.
La patinoire Wollman à Central Park.
En 1978, il termine les négociations pour construire la Trump Tower, un gratte-ciel
de 58 étages (202 mètres) situé à Midtown41. L'immeuble, achevé en 1983, héberge le
penthouse qui sert de résidence principale à Donald Trump, ainsi que le siège
social de la Trump Organization42,43 et un studio de télévision. La Trump Tower
sert plus tard de décor à l'émission The Apprentice44.

En 1986, Trump rénove la patinoire Wollman, célèbre patinoire à ciel ouvert de


Central Park dont le chantier de rénovation connaissait des retards désastreux
ayant englouti 13 millions de dollars en six ans. Trump reprend le chantier et
termine les travaux en trois mois, en économisant 750 000 dollars sur un budget de
3 millions45. Il y gagne le droit d'attacher son nom aux activités du site46. À
partir de 2003, The Trump Organization y obtiendra la concession d'un parc
d'attractions saisonnier, les « Victorian Gardens (en) ».

En 1988, Trump acquiert pour 400 millions de dollars le Plaza Hotel, dont il confie
la gestion et la rénovation à son épouse de l'époque, Ivana47,48. Bien
qu'importantes, les rentrées d'argent de l'hôtel s'avèrent insuffisantes pour
compenser les dettes liées au coût des travaux49. En 1995, Trump le revend pour 325
millions de dollars au prince saoudien Al-Walid ben Talal Al Saoud50.

Au fil des années, Donald Trump construit ou rachète de nombreux autres bâtiments —
immeubles de logements ou de bureaux, hôtels de luxe et autres — y compris en
dehors de New York (Trump World Tower, Trump Building, Trump International Hotel
and Tower, Old Post Office Pavilion, etc.)51.

En 1985, il fait l'acquisition à Palm Beach (Floride) de la résidence de luxe Mar-


a-Lago, pour la somme de 5 millions de dollars à laquelle s'ajoutent 3 millions de
dollars pour le mobilier. Il en fait à la fois sa résidence d'hiver et un club
privé dont l'abonnement annuel s'élève à 150 000 dollars. Il achète à la même
époque à Palm Beach, en association avec le PDG de Chrysler Lee Iacocca, un
immeuble d'appartements qu'il rebaptise Trump Plaza of the Palm Beaches52.

Il développe progressivement ses activités immobilières en dehors des États-Unis et


investit, avec un succès inégal, dans de nombreux pays comme le Canada, Israël,
l'Inde, la Turquie, les Émirats arabes unis, le Panama, le Qatar, la Corée du Sud,
l'Uruguay, le Royaume-Uni, l'Irlande, les Philippines, etc.53,54.

Casinos à Atlantic City


The entrance of the Trump Taj Mahal, a casino in Atlantic City. It has motifs
evocative of the Taj Mahal in India.
L'entrée du Trump Taj Mahal à Atlantic City.
Dans les années 1980, Donald Trump investit le secteur des casinos d'Atlantic City,
dans le New Jersey. Le groupe Holiday Corp finance la construction par le groupe
Trump de l'hôtel-casino Trump Plaza, ouvert en 198455. Trump en gère l'activité «
jeux ». Dès la première année, les mauvais résultats de cet établissement
entraînent de vives tensions entre Trump et Holiday Corp56. Trump fait également
l'acquisition à Atlantic City, pour la somme de 320 millions de dollars, d'un
immeuble dont la construction avait été commencée par le groupe Hilton. Le chantier
est achevé en 1985, et l'hôtel-casino-marina, dirigé par l'épouse de Donald Trump
Ivana, ouvre sous le nom de Trump's Castle (rebaptisé ensuite Trump Marina Hotel
Casino)57.

En 1988, toujours à Atlantic City, Trump achète le casino Taj Mahal, alors en
construction58. L'établissement, rebaptisé Trump Taj Mahal, rouvre en avril 1990
après un chantier dont le coût s'est élevé à un milliard de dollars, ce qui en fait
à l'époque le casino le plus cher jamais construit59,60. Financé à hauteur de 675
millions par des junk bonds61 avec un taux d'intérêt à 14 %, l'établissement dépose
le bilan l'année suivante62. En outre, le Trump Plaza comme le Trump's Castle sont
victimes de la concurrence du Trump Taj Mahal, et doivent négocier en 1991 une
restructuration financière avec leurs créanciers63.

Le Taj Mahal redresse sa situation en octobre 1991 lorsque Trump cède 50 % de ses
parts à ses créanciers, en échange d'une réduction de ses taux d'intérêt et d'un
délai pour payer ses dettes64. Il est également contraint de vendre sa compagnie
aérienne Trump Shuttle, ainsi que son yacht Trump Princess qu'il cède à son ami le
prince Al-Walid ben Talal pour 20 millions de dollars61,65,66. L'établissement est
racheté en 1996 et réorganisé sous la bannière de Trump Hotels & Casino Resorts66
(rebaptisé ensuite Trump Entertainment Resorts), une filiale que Trump préside de
mi-1995 à début 2009, et dont il occupe le poste de PDG de 2000 à 200567. Trump
Entertainment Resorts dépose le bilan en 2004 avec 1,8 milliard de dettes, puis à
nouveau en 2009 avec 500 millions de dettes. Un nouveau plan de restructuration
permet à Donald Trump de conserver 10 % des parts du Trump Taj Mahal et de ses
autres casinos66 : il continue en échange à accorder aux établissements
l'utilisation de la marque Trump68.

Le Trump Marina Hotel Casino est revendu en 2011 au groupe Landry's69. Victime de
la crise du secteur des casinos d'Atlantic City, le Trump Plaza ferme ses portes en
septembre 201470. Après des années d'exploitation déficitaire, le Trump Taj Mahal
est revendu en février 2016 à Carl Icahn, qui doit le fermer en octobre de la même
année71.

Terrains de golf

Une vue du Turnberry Hotel, dans l'Ayrshire en Écosse.


La Trump Organization gère plusieurs terrains de golf, aux États-Unis et dans le
reste du monde ; le magazine Golfweek recense en 2015 dix-huit terrains possédés ou
gérés par le groupe72. Pour l'année 2015, Trump a déclaré à la commission
électorale fédérale un revenu personnel d'environ 382 millions de dollars lié à ses
activités dans le golf73. Donald Trump, lui-même grand amateur de golf, a déclaré
que ces investissements représentent la partie de ses affaires à laquelle il est le
plus attaché74.

En 2006, Trump fait l'acquisition de 570 hectares à Balmedie dans l'Aberdeenshire,


en Écosse. Il y crée un terrain de golf, malgré l'opposition de certains habitants
de la région75, sur une zone pourtant déclarée site d'intérêt scientifique
particulier76,77. Cette histoire fait en 2011 l'objet du documentaire You've Been
Trumped, qui tourne autour du conflit entre Trump et les résidents78. L'homme
d'affaires promet alors la création de 6 000 emplois locaux grâce à son terrain,
mais en 2016, il reconnaît n'en avoir généré que 20079. En juin 2015, il intente
une action en justice pour empêcher la construction d'un parc éolien à proximité de
son terrain de golf, mais il est finalement débouté par la Cour suprême du Royaume-
Uni80,81.

En 2012, il acquiert à Miami le Doral Golf Resort & Spa, qu'il rénove et rebaptise
Trump National Doral ; ce terrain accueille le WGC-Cadillac Championship, tournoi
annuel des World Golf Championships82. En 2015, il déclare qu'il s'agit de l'une de
ses entreprises les plus rentables : le chiffre d'affaires du Trump National Doral
est estimé, pour l'année 2014, à 49,4 millions de dollars83.

En avril 2014, Trump fait l'acquisition du complexe sportif Trump Turnberry, dans
l'Ayrshire en Écosse, qui accueille régulièrement l'Open britannique hommes84,85.
Après un important chantier de rénovation, le complexe rouvre en juin 201686.

Autres investissements
Sports
Donald et Melania Trump avec l'équipe américaine des Jeux olympiques spéciaux de
2019.
En septembre 1983, Trump fait l'acquisition des Generals du New Jersey, une équipe
de football américain membre de l'United States Football League (USFL). Trump
essaie alors de faire une concurrence directe à la National Football League et de
forcer une fusion entre les deux championnats pour augmenter la valeur de ses
investissements87. Après la saison de 1985, son équipe fusionne avec l'équipe des
Gamblers de Houston, mais connaît d'importants problèmes financiers. L'USFL finit
par cesser ses activités en 198688.

Malgré son échec dans le football américain, Trump continue d'investir dans les
sports, notamment dans le golf88. Il accueille par ailleurs plusieurs matchs de
boxe au Trump Plaza d'Atlantic City, parmi lesquels, en 1988, le combat de Michael
Spinks contre Mike Tyson, dont il est pendant un temps conseiller
financier88,89,90.

En 1989 et 1990, Trump donne son nom au Tour de Trump, une course cycliste qu'il
voudrait équivalente au Tour de France et au Tour d'Italie. Il abandonne après la
seconde édition, du fait des difficultés financières que connaissent alors ses
principales entreprises. La course continue pendant plusieurs années sous le nom de
Tour DuPont91,92.

En 2014, il tente sans succès d'acheter l'équipe des Bills de Buffalo après la mort
de leur précédent propriétaire, Ralph Wilson93.

Concours de beauté
De 1996 à 201594, Trump a été le propriétaire des concours de beauté Miss Univers,
Miss USA, et Miss Teen USA95. Insatisfait des conditions de diffusion de ses
concours sur CBS, il les transfère en 2002 sur NBC96,97.

En 2015, au début de la campagne présidentielle de Trump, NBC et Univision mettent


fin à leur relation avec le concours Miss Univers, en raison des propos polémiques
tenus par le candidat sur les immigrés clandestins mexicains98,99. Trump attaque
alors Univision en justice, réclamant 500 millions de dollars à la chaîne pour
rupture de contrat et diffamation100,101. Le 11 septembre de la même année, Trump
annonce qu'il est désormais le seul propriétaire de Miss Univers après avoir acheté
les parts de NBC, avec laquelle le conflit a été réglé à l'amiable102,103. Il
revend peu après ses parts à William Morris/IMG. Le litige avec Univision est
également réglé à l'amiable en février 2016104.

Agence de mannequins
Donald Trump crée en 1999 une agence de mannequins, Trump Model Management,
domiciliée dans le quartier de SoHo à Manhattan105. En liaison avec une autre
société de son groupe, Trump Management Group LLC, l'agence fait venir après 2000
près de 250 mannequins étrangers pour les employer dans l'industrie américaine de
la mode106. Dans le courant de l'année 2016, Trump Model Management traverse de
graves difficultés, plusieurs mannequins et collaborateurs la quittant au moment de
la campagne présidentielle de Donald Trump. La Trump Organization finit par fermer
cette filiale en avril 2017107.

Transports aériens
En 1989, Trump lance la compagnie aérienne Trump Shuttle, qui propose à ses clients
un service de luxe108. L'entreprise ne parvient cependant pas à devenir
bénéficiaire109. Dès 1992, il doit revendre cette filiale, en raison notamment des
difficultés financières du casino Trump Taj Mahal108. En 2008, la Trump
organization s'associe à la compagnie Sentient Flight Group pour proposer un
service de jets privés.
Université Trump
Article détaillé : Université Trump.
En 2005, Donald Trump crée avec ses associés Michael Sexton et Jonathan Spitalny un
institut de formation professionnelle, Trump University LLC, qui propose des cursus
dans l'immobilier110 facturés entre 1 500 et 35 000 dollars111,112. L'État de New
York lui ayant enjoint de cesser d'utiliser l'appellation « université », la
société est rebaptisée en 2010 Trump Entrepreneurial Institute113. Trump est en
outre personnellement mis en cause pour n'avoir pas demandé la licence nécessaire à
l'ouverture d'une école114.

En 2013, l'État de New York lance une procédure en justice en réclamant 40 millions
de dollars à la Trump Entrepreneurial Institute pour publicité mensongère113,115.
Deux actions collectives en justice sont parallèlement lancées contre Trump
Entrepreneurial Institute par d'anciens étudiants qui estiment avoir été floués116.
Pendant sa campagne présidentielle, Trump proteste plusieurs fois contre le
magistrat chargé des dossiers, le juge Gonzalo P. Curiel, qu'il accuse de
partialité en raison de ses origines mexicaines117,118,119. Il revient ensuite sur
ses déclarations en expliquant que ses doutes sur l'impartialité de Curiel sont dus
non pas aux origines de ce dernier, mais à son traitement de l'affaire120,121.

Le procès de la Trump Entrepreneurial Institute, prévu à San Diego le 28 novembre


2016122, est finalement annulé, les parties ayant trouvé un accord à l'amiable dans
les trois dossiers peu après la victoire de Trump à l'élection présidentielle. Bien
que niant avoir commis un délit quelconque, Trump accepte, pour échapper à un
procès qui se serait déroulé avant son investiture à la présidence des États-Unis,
de verser 25 millions de dollars aux 6 000 plaignants et de payer 1 million de
dollars d'amende pour avoir enfreint les lois sur l'éducation123,124,125. L'accord
est trouvé une heure seulement avant l'audience du tribunal qui devait statuer sur
une demande de report du procès déposée par Trump126.

Commercialisation du nom et de la marque Trump


L'un des traits les plus connus de Donald Trump, en tant qu'hommes d'affaires, est
sa tendance à baptiser ou rebaptiser de son nom la plupart des lieux, entreprises
et produits qui lui sont associés127, et à commercialiser sous cette étiquette les
biens et services les plus divers. La marque Trump — déclinée en parfum Trump, thé
Trump, vodka Trump, cravates Trump, matelas Trump, voire Trump Steaks — lui
rapporte ainsi 9,5 millions de dollars de redevances pour la période allant de
début 2014 à mi-2015128. En 2011, des experts financiers de Forbes ont évalué la
valeur de la marque Trump à 200 millions de dollars. Trump a contesté cette analyse
et affirmé qu'elle en valait treize milliards129.

Faillites
Donald Trump ne s'est jamais déclaré en faillite personnelle, mais six de ses
hôtels et casinos ont fait faillite entre 1991 et 2009130,131. Il s'agit du Trump
Taj Mahal en 1991 (voir Hard Rock Hotel & Casino Atlantic City), du Trump Plaza
Hotel and Casino en 1992, du Plaza Hotel en 1992, du Trump Castle Hotel and Casino
en 1992, du Trump Hotels and Casino Resorts en 2004 et du Trump Entertainment
Resorts en 2009132,133,134. Les entreprises de Donald Trump ont utilisé les
dispositions du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, ce qui leur a
permis de continuer leurs activités pendant les négociations. Trump a revendiqué en
2011 avoir joué des possibilités légales en matière de faillite, afin de réduire
ses dettes135,136.

À l'approche de l'élection présidentielle de 2016, le magazine The Economist137,


analysant la carrière d'homme d'affaires de Donald Trump, juge que ses résultats
ont été globalement médiocres par rapport au reste du secteur immobilier et du
marché boursier new-yorkais. Le journal rappelle que les informations sur l'empire
financier de Trump sont lacunaires, du fait de son style de management à la fois
opaque et très personnel. Il met par ailleurs en doute les capacités de Trump à
gérer une organisation plus importante que son groupe127. The Washington Post
qualifie la carrière de Donald Trump de mélange de rodomontades, d'échecs et de
véritables succès, et souligne que, s'il possède un véritable don en ce qui
concerne l'immobilier, ses expériences dans d'autres secteurs ont été moins
convaincantes. Le journal conclut que le « génie » de l'homme d'affaires a consisté
en premier lieu à créer une mythologie autour de sa personne et de son nom138.

Fortune personnelle et impôts

Le Trump Hotel à Las Vegas, dont les vitres sont teintées d'or à 24 carats139.

Donald Trump en 2000, en compagnie du président Bill Clinton.


La liste Forbes des Américains les plus riches évalue en 1982 le patrimoine
personnel de Donald Trump à environ 200 millions de dollars, en incluant sa part
d'héritage de la fortune de son père140. Il est absent de cette liste entre 1990 et
1995 en raison d'importantes pertes financières140.

Le 26 juin 2015, lors de l'annonce de sa candidature, Donald Trump publie un


document estimant sa fortune à près de neuf milliards141, commentant à cette
occasion qu'il était « vraiment riche »142. Forbes met en doute ces chiffres, et
estime sa fortune réelle à 4,1 milliards143.

En 2015, les déclarations controversées de Trump sur les immigrés clandestins lui
font perdre, selon Forbes, pour environ 125 millions de dollars de contrats avec
des entreprises comme NBCUniversal, Univision Network, ou Macy's144. Sa campagne
présidentielle a également un impact négatif sur son patrimoine, certains
consommateurs boycottant les produits et services de ses sociétés pour marquer leur
opposition à sa candidature145. La fréquentation des hôtels et des casinos détenus
par Trump baisse fortement en 2016146,147.

En novembre 2016, Forbes estime son patrimoine personnel à 3,7 milliards de dollars
et le classe 324e plus grande fortune mondiale et 113e fortune américaine148.

De manière répétée, Trump refuse de rendre publique l'intégralité de ses


déclarations fiscales149,150, y compris pendant sa campagne présidentielle de 2016.
Il est le premier candidat à l'élection présidentielle américaine à s'y être
refusé, depuis 45 ans151[source insuffisante].

En octobre 2016, les médias américains révèlent que Donald Trump a déclaré aux
impôts en 1995 avoir perdu 916 millions de dollars. Causées par les faillites de
trois de ses casinos et de sa compagnie aérienne, ainsi que par le rachat hasardeux
du Plaza Hotel à Manhattan, ces pertes financières cumulées lui ont permis une
déduction fiscale, échelonnée sur une période de dix-huit ans sur ses revenus
imposables. Il a pu ainsi réduire fortement, voire annuler, les sommes qu'il devait
à l'administration fiscale152. Trump a reconnu la véracité de cette information,
mais a refusé d'indiquer quelles années étaient concernées153. Interrogé pendant un
débat présidentiel sur la déduction fiscale dont il a bénéficié, il répond que le
fait d'avoir eu recours à cette disposition prouve son intelligence154.

En mars 2017, MSNBC publie les deux pages principales de la déclaration de revenus
du couple Trump pour l'année 2005. Celles-ci indiquent qu'il a payé 38 millions de
dollars d'impôt fédéral sur le revenu cette année-là, soit un taux effectif de plus
de 25 %155, en raison de l'application de l'« alternative minimum tax » (impôt
minimum de remplacement), visant à empêcher que des contribuables profitent de
niches fiscales pour payer peu ou pas d'impôt, et que Donald Trump souhaite faire
supprimer156. Cette information ne répond toutefois que très partiellement aux
interrogations soulevées dans les médias pendant la campagne présidentielle,
concernant l'opacité maintenue par Trump sur sa situation fiscale pour 18 années
consécutives157.
Le 2 octobre 2018, le New York Times publie une enquête selon laquelle, loin de la
qualité de « self-made-man » qu'il revendique, Donald Trump aurait tiré le début de
sa fortune personnelle de manœuvres d'évasion fiscale initiées par son père. Selon
le quotidien, Donald Trump et ses frères et sœurs auraient, depuis leur enfance,
bénéficié de versements par l'entremise d'une société écran créée par Fred Trump
dans le but de dissimuler au fisc les dons à ses enfants. L'enquête conclut que les
sommes versées à Donald Trump par son père, loin de se limiter à un prêt d'un
million de dollars pour se lancer en solo, se monteraient à 413 millions de dollars
dont une partie aurait été perçue dans le cadre d'une évasion fiscale. Le service
des impôts de l'État de New York annonce l'ouverture d'une enquête. Les faits,
s'ils sont établis, ne relèvent pas du pénal en raison de la prescription des
faits, mais ils pourraient entraîner une amende au civil158,159.

En 2022, il est condamné à une amende de 10 000 dollars par jour pour ne pas avoir
présenté à l'administration fiscale des documents relatifs à une enquête visant le
groupe Trump Organization débutée en 2019. Il finira par payer 110 000 dollars
d'amende le 19 mai 2022160.

Médiatisation et carrière dans les médias


Donald Trump se distingue, en tant qu'homme d'affaires, par une recherche constante
de la publicité127 : sa stratégie de communication se signale en outre par un goût
prononcé pour l'hyperbole, qui l'amène à annoncer chacun de ses projets à grand
renfort de superlatifs53. Depuis les années 1980, il fait l'objet aux États-Unis
d'une forte médiatisation qui lui a permis de devenir une figure très familière du
public américain. Les médias s'intéressent à lui dès la première moitié de la
décennie : en mai 1984, il fait la couverture du magazine GQ161,162. En novembre
1987, il publie Trump: The Art of the Deal, un livre co-signé avec le journaliste
Tony Schwarz (en), mais dont il n'aurait pas écrit une ligneb. L'ouvrage, un
mélange d'autobiographies et de conseils pour les affaires, connaît un énorme
succès de librairie et reste pendant treize semaines en tête de la liste des livres
à succès du New York Times. C'est avec ce livre, dans lequel il vante ses qualités
d'homme d'affaires en se présentant comme un modèle de réussite à l'américaine, que
Donald Trump devient une célébrité nationale aux États-Unis161,162.

Par la suite, sa notoriété lui vaut entre autres de faire des apparitions dans
douze longs-métrages de cinéma et quatorze séries télévisées163, généralement dans
son propre rôle. On le voit ainsi dans des films comme Maman, j'ai encore raté
l'avion ! (1992), Celebrity de Woody Allen en 1998, ou Zoolander (2001), ainsi que
dans des épisodes du Prince de Bel-Air (1996), de Sex and the City (1999), etc. Il
a également joué un rôle secondaire dans le film Les Chenapans (1994) où il
interprète un magnat du pétrole. Ses rôles lui ont permis de devenir membre de la
Screen Actors Guild et de recevoir une pension annuelle de plus de 110 000
dollars164,165. Fréquemment imité et parodié par les humoristes et caricaturistes
américains, il anime par ailleurs pendant un temps sa propre émission de radio,
intitulée Trumped!166,167.

Il est en outre souvent comparé à Charles Foster Kane, le personnage principal de


Citizen Kane, chef-d'œuvre d'Orson Welles qu'il présente comme son film préféré168.

The Apprentice

Donald Trump en compagnie du joueur de basket-ball Dennis Rodman pendant la


participation de ce dernier à The Celebrity Apprentice, en 2009.
Articles connexes : The Apprentice et The Celebrity Apprentice.
En 2004, Trump devient le producteur exécutif et l'animateur de l'émission de
téléréalité The Apprentice, diffusée sur NBC et dans laquelle des candidats
s'affrontent pour obtenir un poste de cadre supérieur dans l'une des sociétés du
groupe Trump. Les candidats sont tour à tour éliminés du jeu par Donald Trump lui-
même, dont la phrase fétiche dans l'émission est « You're fired! » (Vous êtes
viré !). La première année de The Apprentice rapporte à Trump 50 000 dollars par
épisode (soit environ 700 000 dollars pour l'ensemble de la saison) mais, du fait
du succès de l'émission, il est ensuite payé un million par épisode. L'émission
donne également lieu à un spin-off, The Celebrity Apprentice169. Elle vaut en outre
à Trump de recevoir en 2007 son étoile sur le Hollywood Walk of Fame pour sa
contribution au divertissement télévisuel170,171. Trump anime quatorze saisons de
The Apprentice, de janvier 2004 à février 2015. En 2016, son étoile du Hollywood
Walk of Fame est vandalisée pendant sa campagne présidentielle172.

World Wrestling Entertainment


À partir de la fin des années 1980, Donald Trump alimente sa notoriété médiatique
en s'associant au milieu du catch. Il loue à la World Wrestling Federation (WWF) le
Trump Plaza d'Atlantic City pour l'organisation de WrestleMania IV le 27 mars 1988,
puis pour WrestleMania V le 2 avril 1989173. Au cours de ces deux éditions, la
réalisation fait des gros plans sur lui au premier rang173. Le Trump Taj Mahal à
Atlantic City a ainsi accueilli le championnat de la World Bodybuilding Federation,
qui appartenait à l'époque à la World Wrestling Entertainment (appelée alors World
Wrestling Federation)174.

Trump apparaît en personne dans diverses manifestations de la WWE, notamment en


2007 lors de la WrestleMania 23 pour les besoins d'un match appelé The Battle of
the Billionaires (La Bataille des milliardaires). Au cours de cet évènement, il
soutient Bobby Lashley tandis que Vince McMahon soutient l'adversaire de ce
dernier, Umaga, chacun des deux hommes d'affaires ayant promis de se faire raser le
crâne si son champion perdait le match. C'est finalement McMahon qui s'y plie,
après la victoire de Lashley175.

En 2009, Vince McMahon annonce qu'il vend RAW à Donald Trump176 ; ce dernier
devient alors propriétaire du spectacle de catch WWE Raw, qu'il rebaptise TRUMP
RAW. Cependant, la semaine suivante, McMahon rachète Monday Night Raw le double du
prix vendu. En 2013, Trump devient membre du WWE Hall of Fame en reconnaissance de
son rôle dans la promotion de la World Wrestling Entertainment177. En 2016, Linda
McMahon, épouse de Vince McMahon et longtemps directrice de la WWE, verse 6
millions de dollars à Donald Trump pour sa campagne présidentielle. Elle se voit
nommée à la tête de la Small Business Administration (SBA) après sa victoire178.

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