Guide Stages Sensibilisation Drogues
Guide Stages Sensibilisation Drogues
M ILDT
interministérielle
de lutte contre la drogue DIRECTION DES AFFAIRES CRIMINELLES
Comment mettre en place les stages de sensibilisation aux dangers et la toxicomanie ET DES GRÂCES
G uide méthodologique
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Imprimé en France
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éditorial
C’est une approche renouvelée de la lutte contre la toxicoma-
nie qui a inspiré l’institution des stages de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits
stupéfiants, telle qu’elle résulte de la loi n° 2007-297 du 5 mars 2007 et de son décret
n° 2007-1388 du 26 septembre 2007. Sanction d’un genre nouveau, le stage de sensi-
bilisation, situé entre le suivi médical et la poursuite pénale ordinaire, ressort clairement
des attributions du ministère public, dont il élargit la palette des choix pour un traitement
différencié et individualisé de l’usage de stupéfiants. Il doit conduire à conforter la place
centrale qu’occupe le parquet dans la réponse à ce que la loi définit clairement comme une
infraction.
Le stage de sensibilisation appelle donc nécessairement un investissement du ministère
public pour impulser la mise en place de cette nouvelle réponse, assurer la coordination
des services impliqués dans le montage des stages, et assurer le suivi de ces mesures. L’am-
bition de ce guide méthodologique est de proposer un « mode d’emploi » complet et
détaillé à tous les magistrats concernés, notamment au procureur de la République chargé
de la lutte contre les stupéfiants dans son ressort.
À politique nouvelle, communication nouvelle. Le présent ouvrage est le fruit d’une politi-
que de communication innovante entreprise par la Direction des affaires criminelles et des
grâces dans le cadre d’un partenariat dynamique avec la Mission interministérielle de lutte
contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) qui a accepté par ailleurs de financer ce pro-
jet. Ce travail n’aurait pas été complet sans l’apport précieux de l’expertise de magistrats
de terrain. À l’image de la collaboration active des responsables de terrain que souhaite
le législateur pour la mise en place des stages de sensibilisation, la DACG et la MILDT
ont initié au niveau national une coordination durable qui décline désormais des actions
concrètes de formation et des outils de communication.
Le dispositif ne peut pleinement réussir que si les orientations nationales qui relèvent de
notre mission sont nourries par un échange permanent avec les parquets. C’est pourquoi
la DACG sera très attentive aux retours d’expérience de la mise en place de ces stages.
Un dialogue constructif doit s’établir qui conduira à l’amélioration constante de ce guide
méthodologique au fil d’éditions successives.
Nous formons enfin le vœu que cet ouvrage réponde à vos attentes et participe au plein
succès de cette réponse pénale innovante au véritable fléau que constitue la toxicomanie.
1. Le dispositif. ............................................................. 1
Rappel des dispositions légales..................................................... 1
Le public cible.............................................................................. 3
1• Le dispositif
2. L’association porteuse du stage. .......... 5
Le choix de l’association............................................................... 5
Le choix des prestataires............................................................... 5
Rappel des dispositions légales
La fixation du prix du stage........................................................... 6
Les modalités de paiement du stage.............................................. 7
Les textes
Le rôle des chefs de projet MILDT et des CIRDD............................. 8
• la loi n° 2007-297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance dans
ses dispositions concernant la toxicomanie, qui confirme le principe de pénalisation
3. Le stage................................................................................ 9 de l’usage affirmé par la loi du 31 décembre 1970 tout en prévoyant une réponse
à caractère pédagogique par la création du stage de sensibilisation aux dangers
Le déroulement du stage.............................................................. 9
de l’usage de produits stupéfiants
Le contenu du stage..................................................................... 11 • le décret n° 2007-1388 du 26 septembre 2007, qui fixe les modalités du stage
Les modalités d’animation............................................................ 12 figurant aux articles R. 131-46 et R. 131-47 du code pénal par renvoi aux arti-
cles relatifs aux stages de citoyenneté (R. 131-36 à R. 131-44 du code pénal)
Le financement du stage.............................................................. 12 • la circulaire du 9 mai 2008 relative à la lutte contre la toxicomanie et les dépen-
dances, qui porte les orientations de la politique pénale pour une réponse judi-
ciaire systématique, rapide et individualisée
4. Le dispositif d’évaluation............................ 15
Évaluation individuelle.................................................................. 15
Le champ d’application
Évaluation du stage...................................................................... 15
du stage de sensibilisation
Évaluation de l’impact de la législation.......................................... 15
Il est extrêmement large. Cette mesure peut être prononcée à tous les stades de
la procédure.
Annexes...................................................................................................... 17
Par le procureur de la République
Exemple de convention................................................................ 17
• dans le cadre des alternatives aux poursuites (article 41 du code de procédure
Exemple de programme de stage.................................................. 19 pénale)
Fiche pratique à remettre au stagiaire............................................ 20 • dans le cadre de la composition pénale (article 41-2 du code de procédure pénale)
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L’autorité responsable
• Pour les usagers majeurs, les stages sont placés sous le contrôle du délégué du Les bonnes pratiques
procureur de la République ou du service pénitentiaire d’insertion ou de proba-
tion du lieu d’exécution de la peine.
• Pour les usagers mineurs, les stages sont placés sous le contrôle du délégué du
Des accords ont été trouvés dans certains départements entre les
procureur de la République ou du service de la protection judiciaire de la jeunesse représentants des forces de l’ordre et le parquet pour faire interve-
en cas de peine complémentaire et dans le cadre de la composition pénale. nir des gendarmes ou des policiers dans le cadre de la composante
« drogue et loi ».
La qualité des intervenants Il est conseillé le cas échéant et de façon non systématique
Les prestataires retenus au terme de la convention avec le parquet feront interve- de s’adresser au commandant de groupement de gendarmerie et
nir, pour chacune des composantes du stage, un professionnel du champ sanitaire, au directeur départemental de la sécurité publique qui pourront
judiciaire et sociétal. L’organisateur veillera à la cohérence entre les composantes. orienter les recherches d’intervenants vers leur personnel.
Compte tenu de l’importance de l’aspect pédagogique du stage, il est essentiel de Certaines associations acceptent d’organiser le stage sur les jour-
faire intervenir des professionnels qualifiés : l’amateurisme des intervenants anni- nées du vendredi et du samedi afin d’éviter aux usagers de perdre
hilerait les objectifs poursuivis. une journée de travail ou de scolarité.
Du fait de la vulnérabilité du public et afin d’éviter toute dérive sectaire, il faut D’autres, relevant souvent du champ sanitaire, n’acceptent pas
observer la même vigilance pour le choix des intervenants et celui des prestataires.
d’être payées directement par l’usager. Pour pallier cette difficulté,
un certain nombre de juridictions ont :
La fixation du prix du stage • soit choisi une autre association porteuse
• soit conventionné avec une association de contrôle judiciaire
À ce jour, les frais du stage sont toujours compris entre 150 et 250 euros sans assurant le portage du stage et rémunérant uniquement la prestation
excéder 450 euros. Le prix doit prendre en compte plusieurs aspects :
de l’intervenant sanitaire
• le coût réel pour l’association porteuse du stage : les frais de fonctionnement,
Des associations ont fait le choix de minorer fortement le montant
la rémunération des intervenants ainsi que le coût du quota de stagiaires
dispensé de paiement du stage pour les usagers mineurs afin de le rendre plus accessi-
• la situation économique et sociale locale ble : entre 100 et 150 euros.
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3• Le stage
indiquer les ressources associatives de lutte contre la toxicomanie et le trafic de
stupéfiants susceptibles de remplir la prestation.
Les chefs de projets coordonnent, sous l’autorité du préfet, les actions des servi-
ces déconcentrés sur l’ensemble du champ des drogues. Il est demandé à chaque
chef de projet d’élaborer un programme départemental pluriannuel et interminis-
tériel fixant les axes prioritaires à mettre en œuvre dans chaque département au
regard des orientations du plan gouvernemental et du contexte local. Le déroulement du stage
Une délégation annuelle de crédits de la MILDT permet ainsi aux chefs de projet
de financer l’application au plan départemental des orientations du nouveau plan Une prise en charge individualisée
gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies.
Le stage se déroule en présence continue d’un représentant du service prestataire.
Connaissance régionale interministérielle Préalablement à la mise en œuvre du stage, le service prestataire qui en a la
charge reçoit l’usager, mineur ou majeur, et lui en expose les objectifs. Il lui précise
Les centres d’information régionale les conséquences du non-respect des obligations résultant du stage.
sur les drogues et les dépendances (CIRDD)
Pour les mineurs, cet entretien se déroule en présence des parents ou des repré-
Onze CIRDD sont implantés dans des capitales régionales et à proximité de sentants légaux titulaires de l’autorité parentale et civilement responsables. Il est
pôles universitaires et de recherche et constituent les maillons d’un réseau natio- conforté, en fin de stage, par un second entretien afin de faire un bilan du dérou-
nal de haut niveau piloté selon les principes de l’interministérialité et de la prise en lement du stage et de vérifier que ses objectifs ont été atteints.
compte de la dimension régionale.
Ouverts aux institutionnels (services déconcentrés de l’État, collectivités locales) et
aux professionnels spécialisés (universitaires, chercheurs, personnels des services La durée du stage
déconcentrés de l’État, étudiants de 3e cycle…), les CIRDD se positionnent comme
Le déroulement du stage peut être proposé sous forme fractionnée dans le
soutien au service des chefs de projets départementaux, des acteurs de la politi- temps, l’activité journalière étant limitée à six heures. La durée préconisée pour
que publique de lutte contre la drogue, des professionnels de la prévention, de cette sanction est de deux jours répartis sur une période qui ne saurait excéder
la lutte contre le trafic, de l’application de la loi et de la prise en charge sanitaire. deux mois.
Par leur connaissance croisée de l’ensemble des acteurs intervenant dans le Il convient de prendre en considération les obligations familiales, profession-
champ des drogues et de la toxicomanie, les CIRDD constituent ainsi une aide nelles ou scolaires de l’usager pour fixer la date d’exécution de la mesure, cette
précieuse ; ils sont donc une source intéressante dans le processus de mise en dernière devant être effectuée dans les six mois suivant la décision judiciaire.
place des stages de sensibilisation.
Pour les mineurs de moins de 16 ans, le stage sera obligatoirement proposé durant
les congés scolaires.
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S’appuyer
sur le concept de « conduites addictives »
Le stage doit présenter les conduites de consommation de l’ensemble
des substances psychoactives, qu’elles soient d’usage, d’usage nocif, de
dépendance.
Il doit les présenter comme résultant de la combinaison de divers facteurs :
un choix délibéré de la personne, au départ, mais aussi des facteurs liés à
la composition des produits, à la personnalité du consommateur, à son envi-
ronnement économique et social.
composante sanitaire : drogue et santé Enfin, il ne faut pas éluder non plus la dimension internationale en termes
d’atteinte à la personne humaine.
Il s’agit de mettre en évidence les « avantages » d’un comportement favorable
à la santé : la santé sera présentée comme un concept positif mettant en valeur
les ressources socioculturelles et individuelles ainsi que les capacités des person-
nes à répondre efficacement au stress et aux pressions de la vie, à résister aux Les modalités d’animation
pressions du groupe. Approche participative et interactive
Au-delà de la présentation obligatoire des dommages sanitaires liés à la prise
de produits illicites et à la polyconsommation (notamment d’un stupéfiant
associé à l’alcool), il sera opportun d’apporter un éclairage sur l’utilité des Faire intervenir le stagiaire
divers tests d’autoévaluation de sa consommation et sur des dispositifs de soins L’usager pourra ainsi s’approprier les contenus et les confronter aux représenta-
et d’accompagnement. tions qu’il se fait des produits, de leur dangerosité, des divers usages et comporte-
À l’issue du stage, pourront également être fournies des informations utiles ments, de sa responsabilité.
sur les dispositifs de consultation auprès de spécialistes à même de les aider à En aucun cas, l’animation ne s’apparentera à un exercice de thérapie de type
évaluer leur niveau de dépendance et à leur proposer, éventuellement, un suivi groupes de paroles.
dans un centre spécialisé.
Il est souhaitable que les procureurs généraux veillent à éviter des distorsions
de coût significatives dans le ressort de leur cour d’appel.
En toute hypothèse, le financement de ce type de stage ne relève pas des frais
de justice.
4• Le dispositif
d’évaluation
Évaluation individuelle
En cours de stage, tout incident doit être signalé par l’association : non-paiement,
absentéisme, mauvais comportement…
À la fin du stage, un rapport est transmis par l’association au procureur de
la République.
L’association remet à l’issue du stage une attestation à l’intéressé ou aux person-
nes responsables du mineur, à charge pour lui ou pour elles de l’adresser à l’auto-
rité judiciaire.
Évaluation du stage
Afin de disposer d’éléments d’évaluation, la collaboration du ministère de la Justice,
Les bonnes pratiques des intervenants et des stagiaires sera requise. Étant principalement à destination du
parquet, l’évaluation devra permettre de rendre compte de la capacité du nouveau
Le financement de la fiche pratique ainsi que du fonds documen- dispositif judiciaire à apporter une réponse systématique, adaptée et rapide aux
simples usagers, auteurs d’infraction à la législation sur les stupéfiants. Par ailleurs,
taire nécessaire à l’exécution du stage pourra s’effectuer par le
l’évaluation devra apporter des éléments d’éclairage sur la conformité des stages
biais du fonds de concours issu du trafic de stupéfiants. mis en œuvre par rapport aux exigences du cahier des charges (voir chapitre 3).
Pour ce qui concerne la documentation, il sera opportun d’exploi- Complétés par une appréciation sur la capacité des stages de sensibilisation
ter les fiches éditées par la MILDT, l’OFDT, l’Institut national de à améliorer la connaissance des stagiaires sur les risques sanitaires, judiciaires et
prévention et d’éducation à la santé (INPES), ainsi que les informa- sociétaux, ces éléments seront étudiés par la MILDT qui proposera des évolutions
tions qui figurent sur les sites des CIRDD. adaptées.
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Certaines juridictions réunissent l’ensemble des partenaires après le premier stage EXEMPLE DE CONVENTION
puis de façon régulière pour améliorer, par un bilan, la mise en œuvre du dispositif.
DÉPARTEMENT DE...
CONVENTION RELATIVE A LA MISE EN ŒUVRE
Évaluation de l’impact DES STAGES DE SENSIBILISATION
AUX DANGERS DE L’USAGE DES DROGUES
de la législation
- le Président du Tribunal de Grande Instance de...
Même si des mesures autres que le stage, qui peuvent constituer des bonnes
- le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de...
pratiques, sont prononcées, seuls les stages de sensibilisation tels que prévus - le Président de l’Association...
par la loi du 5 mars 2007 doivent être enregistrés dans le dispositif statistique - le Chef de projet départemental MILDT
informatique. - le Directeur départemental de la protection judiciaire de la jeunesse (si mineur)
L’application a été conçue pour être aussi aisée et conviviale que possible. Néan- Conviennent de ce qui suit :
moins, en cas de difficulté pour renseigner le dispositif informatique, une aide en Préambule
ligne, en première page du dispositif, est immédiatement visible et accessible. La loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, a introduit de nouvelles dispositions ten-
dant à apporter une meilleure réponse aux infractions à la législation sur les stupéfiants. Parmi celles-ci figure
La restitution par les juridictions est maintenant directement accessible par les en particulier le stage de sensibilisation aux dangers de l’usage des drogues.
parquets généraux qui pourront ainsi avoir connaissance du nombre de mesures Ce stage a pour objectif de « faire prendre conscience au condamné des conséquences dommageables pour la
santé humaine et pour la société de l’usage de produits stupéfiants » (art. R. 131-46 du code pénal). Il s’agit,
prononcées dans les juridictions du ressort. sur un mode collectif, d’un stage d’information éducationnelle. Le contenu, les modalités de mise en œuvre
sont définis en référence au cahier des charges (annexe 1).
La présente convention a pour objet la mise en œuvre de ces stages dans le ressort des tribunaux de grande
instance de... et de...
Article 1 - Mise en œuvre du stage de sensibilisation
Le procureur de la République peut proposer le stage de sensibilisation à l’auteur des faits dans le cadre des
alternatives aux poursuites (art. 41-1 2° du CPP) et dans celui de la composition pénale (art. 41-2 15° du CPP).
Il peut le proposer à tout auteur majeur ainsi qu’aux mineurs âgés d’au moins treize ans.
Ce stage peut aussi être ordonné dans le cadre de l’ordonnance pénale et à titre de peine complémentaire
lorsqu’elle est encourue (art. 131-35-1 du code pénal).
Les stages sont organisés et mis en œuvre conjointement par l’..., l’..., et l’... dénommés ci-après « le presta-
taire ». Un modèle de programme de stage figure en annexe 2.
Article 2 - Délai de mise en œuvre du stage
Conformément aux dispositions de l’article 131-35-1 du code pénal, il doit être exécuté dans un délai de six mois
à compter de la date de la décision judiciaire. Pour les mineurs de moins de seize ans, le stage doit être réalisé
durant les congés scolaires.
Article 3 - L’autorité responsable
Pour les publics majeurs, les stages sont placés sous le contrôle du délégué du procureur de la République, dans
le cadre des alternatives aux poursuites et de la composition pénale, ou du service pénitentiaire d’insertion et
de probation (SPIP) dans le cadre d’une ordonnance pénale ou d’une peine complémentaire.
Pour les publics mineurs, les stages sont placés sous le contrôle du délégué du procureur de la République ou
du service de la protection judiciaire de la jeunesse (DDPJJ) en cas de peine complémentaire et dans le cadre
de la composition pénale.
Le délégué du procureur de la République, le service pénitentiaire d’insertion et de probation ou le service de
la protection judiciaire de la jeunesse qui reçoivent les condamnés ou mis en cause avant la mise à exécution,
les informent des objectifs du stage. Ils précisent également les conséquences du non-respect des obligations
résultant de la décision judiciaire. Ces services transmettent à l’issue de cet entretien les dossiers à l’..., laquelle
convoque ensuite les intéressés aux fins de paiement des frais de stage, et de notification des dates de stages.
Pour les mineurs, cet entretien se déroule en présence des parents ou des représentants légaux titulaires de
l’autorité parentale et civilement responsables. Ces derniers déchargent le prestataire de toute responsabilité
en dehors des heures effectives de stage, notamment dans le cadre de la pause méridienne. Cet entretien est
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conforté, en fin de stage, par un second entretien afin de faire un bilan du déroulement du stage et de vérifier Exemple de programme de stage
que ses objectifs ont été atteints.
Article 4 - Rôle du prestataire
L’..., l’..., et l’... établissent un calendrier prévisionnel des stages (annexe 3). Ces stages seront mis en œuvre
1re demi-journée : module « drogue et loi »
sous réserve d’un minimum de 10 stagiaires payants. 9h00-9h30 Accueil des stagiaires et présentation du module
Le calendrier pourra être revu en fonction des besoins exprimés par les juridictions. Réflexion autour de quelques mots clés
Le prestataire s’assure du paiement intégral des frais de stage avant sa mise en œuvre. 9h30-10h45 La loi, ses fondements, son évolution
Il signale tout incident, notamment toute absence, au délégué du procureur, au SPIP ou à la DDPJJ.
Échanges
Il s’engage à ne révéler à quiconque, et en aucun cas, s’il en avait connaissance, les motifs pour lesquels
les stagiaires ont été condamnés à participer aux stages. 10h45-11h00 Pause
Il remet aux participants qui ont satisfait à l’obligation et accompli le stage, une attestation, à charge pour eux 11h-12h15 Les réponses judiciaires
de l’adresser à l’autorité judiciaire. Échanges
Article 5 - Contenu des stages 12h15-14h00 Pause déjeuner
Les stages comportent trois modules :
- un module « sanitaire » mettant en évidence les dommages sanitaires provoqués par l’usage de produits 2e demi-journée : module « drogue et société »
stupéfiants et informant sur les divers tests d’autoévaluation et les dispositifs de soins et d’accompagnement ; 14h00-15h30 Les produits, les effets, les tests toxicologiques et leur analyse
- un module « judiciaire » rappelant les conséquences judiciaires de l’usage et du trafic de produits stupéfiants ;
- un module « sociétal » relatif aux risques pour la société (sécurité routière, violences familiales, économie Échanges
souterraine, etc.). 15h30-17h15 Cannabis et alcool, les risques pour soi, les risques pour autrui, les incidences socioéco-
Le contenu des stages doit répondre aux principes suivants : nomiques, les incidences sur le plan de la sécurité routière, dans la vie sociale, familiale
- être adapté à l’âge ; et professionnelle
- être fondé sur des informations validées scientifiquement. Échanges
La durée des stages est de deux jours. L’activité journalière est limitée à 6 heures. Les repas ne sont pas pris
en charge. 3e demi-journée : modèle « drogue et santé »
Article 6 - Groupes de stagiaires 9h00-9h30 Reprise d’informations
Les groupes comportent, dans la mesure du possible, entre 10 et 14 stagiaires. 9h30-10h45 Remise de test de personnalité aux fins d’évaluer les facteurs de risques individuels aux
Des groupes spécifiques sont constitués pour les condamnés ou les mis en cause mineurs qui ne peuvent addictions et de dépister d’éventuelles consommations autothérapeutiques
exécuter leur peine au sein d’un groupe comportant des condamnés ou mis en cause majeurs.
Description de la notion de santé et identification des consommations (analyse des résul-
Article 7 - Frais de stage tats des questionnaires)
Les frais de stage sont mis à la charge du condamné ou mis en cause. Ils s’élèvent à 250 euros. Échanges
Les frais de stage sont versés par les stagiaires ou leurs représentants légaux intégralement à l’... qui répartit 10h45-11h00 Pause
ensuite cette somme entre les divers intervenants, suivant la production d’une facture relative à leur intervention. 11h-12h15 Définition de l’usage, de l’abus et de la dépendance ; facteurs de risques de consomma-
L’... ouvre un compte spécifique aux stages de sensibilisation et tient une comptabilité particulière retraçant tion ; impact du cannabis sur la santé ; motivation au changement de comportement
les recettes et les dépenses.
Échanges
Article 8 - Évaluation 12h15-14h00 Pause déjeuner
Le prestataire transmet annuellement un rapport d’évaluation à l’ensemble des signataires de cette convention.
Ce rapport d’évaluation pourra être enrichi des éléments d’évaluation proposés par la Mission interministé- 4e demi-journée : module « les perspectives de changement »
rielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT).
Les parties signataires de la présente convention se réunissent chaque année pour réaliser un bilan pédagogi- 14h-16h Changement dans les modes de vie ; les solutions alternatives
que et financier des stages. Échanges
Article 9 - Durée de la convention 16h-16h15 Pause
La durée de la présente convention est d’un an. Elle est renouvelable par tacite reconduction. 16h15-17h15 Évaluation individuelle et collective ; remise de brochures
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à RETENIR
LE GUIDE PRATIQUE DU STAGE
BON à SAVOIR
… Comment ça fonctionne ?…
Le simple usage de cannabis, par exemple, même occasionnel (lors d’une soirée, ou avant de
se coucher…) est puni d’une peine d’un an d’emprisonnement et 3 750 € d’amende (article COÛT DU STAGE : ... €
L. 3421-1 du code de la santé publique). Le montant devra être intégralement payé avant que le stage débute, sauf si vous bénéficiez d’une
exonération partielle ou totale décidée par la justice.
Même pour quelques « joints » ?
La drogue présente des dangers au plan de la santé, et contribue à alimenter les trafics en DATES RETENUES :
achetant le produit dans la rue, au lycée, au travail ou ailleurs. Le… à ... heures (6 heures)
Le… à ... heures (6 heures)
Et mon casier judiciaire ?
LIEU DU STAGE : ......................................................................
Il faut savoir qu’une condamnation inscrite sur un casier judiciaire ou sur les fichiers de police
STIC (système de traitement des infractions constatées) et JUDEX (système judiciaire de COORDONNÉES DU RÉFÉRENT : ..............................................
documentation et d’exploitation de la gendarmerie) peut vous empêcher d’exercer certaines
professions, notamment dans la fonction publique (policier, infirmier, militaire…). Si vous CONTENU DU STAGE : 3 thèmes seront traités
respectez le stage, en payant le montant demandé, et en y participant, le dossier sera automa- - Drogues et santé (présentation des risques encourus, informations utiles sur les dispositifs
tiquement classé si le stage est prononcé avant que le procureur de la République n’engage de consultation auprès de spécialistes à même d’aider à évaluer le niveau de dépendance et à
de poursuite. Le magistrat pourra aussi faire retirer les inscriptions des fichiers. proposer, éventuellement, un suivi)
- Drogues et loi (faire comprendre la loi face aux problèmes que posent la consommation et les trafics
Si je ne peux pas me rendre au stage, que se passe-t-il ? de stupéfiants)
Il est dans votre intérêt de le faire savoir lors de l’entretien individuel avec votre référent - Drogues et société (il s’agit d’attirer l’attention de l’usager sur la nécessité de se préserver
(délégué du procureur ou toute autre personne habilitée par la justice), ou de le contacter avant des risques pour soi-même, des risques pour autrui, des risques pour la société)
que le stage débute. Vous serez automatiquement reconvoqué à une autre date.
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CLÔTURE DU STAGE
Pour les mineurs, le stage est finalisé par un second entretien, en présence des parents, entre le
référent et le consommateur afin de faire un bilan sur le déroulement de la mesure et vérifier
que les objectifs ont été atteints.
À la fin du stage, un rapport est transmis au procureur de la République et au juge pour enfants dans
le cas d’un stage « mineurs ». Le référent remet également une attestation de suivi à l’intéressé
qui devra, ensuite, le transmettre à l’institution judiciaire.
Si le stage s’est bien déroulé et qu’il est prononcé avant toute poursuite par le procureur de
la République, votre dossier est classé sans suite.
Renseignements utiles
Pour toute information complémentaire :