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DS DEVOIR SURVEILLE ?

Concours Blanc Physique

Durée 3h

Le sujet est constitué de deux exercices indépendants. N’hésitez pas à tous les aborder tout en faisant apparaître
clairement sur votre copie le passage d’un exercice à l’autre. Bon courage !

L’usage de calculatrices est autorisé.

Conseils pour aborder le devoir


? Lire le sujet en entier avant d’écrire quoi que ce soit
? La rédaction (clarté, précision,...) et la présentation doivent être particulièrement soignées
? N’oubliez pas d’ encadrer les expressions littérales et de souligner les applications numériques

I - Se canto
Dans le vingt-et-unième album de la série Les Aventures de Tintin, intitulé Les Bijoux de la Castafiore, cette
dernière est en mesure de faire exploser un verre par la simple utilisation de sa voix. Ce premier exercice se
penche sur des aspects physiques de ce phénomène. Nous tenterons ainsi de déterminer les circonstances dans
lesquelles il est effectivement possible de réaliser une telle prouesse et nous caractériserons ensuite le microphone
utilisé pour l’étude.
• Afin d’en faciliter la lecture et l’analyse, certaines courbes et images expérimentales ont été simplifiées.
• Les applications numériques seront faites avec un nombre adapté de chiffres significatifs.
• Les trois parties de l’exercice sont largement indépendantes, mais les données numériques fournies ou
calculées dans les différentes parties sont susceptibles d’être utilisées dans toutes les parties.

A) Analyse expérimentale des vibrations du verre


Il est extrêmement facile, en frappant un verre à pied, à l’instar d’un diapason, d’entendre le son que celui-ci
émet. On se propose dans cette partie de déterminer, à partir d’une modélisation simple, quelques propriétés
des oscillations libres d’un verre mis ainsi en vibration.

Signal électrique
Onde acoustique Ordinateur

Microphone

Un verre à pied, d’un diamètre de 12 cm, est frappé, à l’instant t = 0, au niveau du bord supérieur à l’aide
d’un petit marteau. Le son émis est enregistré par ordinateur. Son analyse spectrale peut alors être réalisée à
tout moment de l’enregistrement. Le microphone utilisé pour l’enregistrement présente une courbe de réponse
en fonction de la fréquence donnée sur la figure 1.
La figure 2 représente le chronogramme de cet enregistrement et la figure 3 une analyse spectrale réalisée
peu après le début de l’enregistrement. La figure 4 présente son analyse spectrale aux dates t = 1, 0 s, 2, 0 s,
3, 0 s et 4, 0 s.

1
DS DEVOIR SURVEILLE ?
10
Réponse relative (decibel )
8
6
4
2
0
−2
−4
−6
−8
−10 Epreuve écrite de 4Physique-Chimie 2
101 102 103 10 105
Filière TSI
Fréquence (Hertz ) Sujet complet
Version du 05/11/2015
Figure 1 : Réponse relative du microphone en fonction de la fréquence

Figure 2 : Chronogramme de l’enregistrement sonore du verre

4
Amplitude (volt )

Figure 2 Chronogramme de l’enregistrement et analyse spectrale. Cette dernière est réalisée peu après le
1 début de l’enregistrement.

Q3. En limitant le raisonnement au bord supérieur du verre, estimer la vitesse de


propagation de la déformation causée par le choc.
0
0 Q4. Donner les 0.5 1
fréquences des différents 1.5Elles sont liées par
modes propres. 2 une relation 2.5
simple ; laquelle ? f (kilohertz )

Figure 3 : Analyse spectrale du son réalisée peu après la frappe du verre

Hervé IDDA et Rémy FORTRIE Page 4 de 37

2
DS DEVOIR SURVEILLE ?
t = 1, 0 s t = 2, 0 s
5 5
Amplitude ( V)

4 4
3 3
2 2
1 1
0 0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 0 0.5 1 1.5 2 2.5

t = 3, 0 s t = 4, 0 s
5 5
Amplitude ( V)

4 4
3 3
2 2
1 1
0 0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 0 0.5 1 1.5 2 2.5
f ( kHz) f ( kHz)

Figure 4 : Analyse spectrale du son à différents instants après la frappe du verre

Analyse qualitative de l’enregistrement

Les « pics » représentés dans les analyses spectrales correspondent à des modes propres de vibration du verre.
1/ Comment nomme-t-on les « pics » représentés dans les analyses spectrales ? Donner leurs fréquences et
expliciter la relation entre elles.
2/ Quelle est la fréquence du signal enregistré ?
3/ En limitant le raisonnement au bord supérieur du verre, estimer la vitesse de propagation de la déformation
causée par le choc.
4/ Quelle caractéristique de la courbe de réponse du microphone est essentielle pour réaliser un enregistrement
et une analyse spectrale représentant correctement le phénomène étudié ?
5/ Quelle(s) autre(s) information(s) peut-on déduire des différentes analyses spectrales ?

Estimation du facteur de qualité Q

Quand le verre est en vibration, son bord supérieur oscille autour de sa position au repos. Afin d’estimer le
facteur de qualité du verre, on le modélise par une masse m mobile sur l’axe (Ox) horizontal associée à un
ressort de raideur k, de longueur à vide nulle (figure5). Les frottements seront, quant à eux, modélisés par un


frottement fluide de type f = −α~v où ~v désigne le vecteur vitesse de la masse m.

Verre au repos
Déplacement du bord
Ressort (k)
x
m Masse mobile
O x
O

Figure 5 : Modèle mécanique du déplacement

6/ Montrer que l’équation différentielle traduisant l’évolution temporelle de x(t) s’écrit de la façon suivante,
avec ω0 et Q deux constantes que l’on exprimera en fonction de α, k et m :
d2 x ω0 dx
+ + ω02 x = 0
dt2 Q dt

3
DS DEVOIR SURVEILLE ?
7/ Quelle est la signification physique de ω0 et de Q ? Quelles sont les unités de ces deux grandeurs ?
8/ Compte tenu du choc initial avec le marteau, déterminer, dans le cas d’un frottement « faible », l’expression
dx
approchée de la solution x(t) avec les conditions initiales x(0) = 0 et (0) = V0 . Représenter son allure.
dt
9/ En quoi, l’enregistrement de la figure 2 est-il en accord à la modélisation par un frottement fluide ?
10/ Proposer, à partir de l’évolution temporelle de la composante de plus faible fréquence sur les analyses
spectrales, un ordre de grandeur du facteur de qualité Q.
Dans la suite de l’expérience, on va chercher à mettre en résonance le verre à l’aide d’une excitation sinusoïdale.
11/ Donner une estimation du temps nécessaire pour mettre le système en régime sinusoïdal forcé.

B) Étude de la résonance en amplitude du verre en régime sinusoïdal forcé


On souhaite étudier plus finement la réponse en amplitude du verre au voisinage de la fréquence de résonance
du mode 1 précédemment déterminée.
Un hautparleur relié à un générateur basse fréquence produit une onde sonore sinusoïdale de fréquence f . Le
verre, placé à proximité du haut-parleur (figure 6), est ainsi placé en régime sinusoïdal forcé.

Signal électrique
GBF Onde acoustique

Figure 6 : Étude du verre en RSF

L’équation différentielle traduisant l’évolution temporelle de x(t) est alors de la forme suivante, avec ω = 2πf
la pulsation et Φ la phase du signal acoustique délivré par le générateur basse fréquence :

d2 x ω0 dx
+ + ω02 x = A0 cos(ωt + Φ)
dt2 Q dt
En régime sinusoïdal forcé, la solution est de la forme x(t) = X cos(ωt + ϕ).
12/ En justifiant succinctement, donner l’allure de l’évolution de l’amplitude X en fonction de la fréquence.
On admet que, dans le pic de résonance, la largeur de la bande passante ∆ω est donnée par :
ωr
∆ω =
Q
où ωr est la pulsation de résonance du système.

Une étude interférométrique a permis de mesurer la réponse fréquentielle de l’amplitude des oscillations du
verre. Un graphe résumant ces mesures est donné en figure 7, Xr étant la valeur prise par X à la résonance.
13/ Déterminer, à partir de la figure 7, la fréquence de résonance fr et le facteur de qualité Q du verre dans
sa composante de plus basse fréquence. Comparer ces résultats à ceux trouvés en question 11/.
14/ Un générateur basse fréquence disponible au laboratoire présente les caractéristiques données dans le
tableau ci-dessous. Est-il réaliste de pouvoir mettre en résonance le verre en utilisant celui-ci ?

Fréquence 0, 1 Hz à 2, 1 MHz sur 6 gammes


Précision 0,5%
20 V crête-crête en circuit ouvert
Niveau de sortie
10 V crête-crête sur 50 Ω
Alimentation 115 ou 230 Vc.a., 50 − 60 Hz
Dimensions 200 × 300 × 150 mm
Poids 1, 8 kg

4
DS DEVOIR SURVEILLE ?

0.9

0.8

0.7

0.6
X/Xr

0.5

0.4

0.3

0.2

0.1

0
538 538.5 539 539.5 540 540.5 541
f ( Hz)

Figure 7 : Amplitude relative en fonction de la fréquence

Epreuve
C) Caractérisation du microphone utiliséécrite de Physique-Chimie 2
Filière TSI
Le microphone électrostatique, dont la courbe de réponse est donnée figure 1, est constitué d’une membrane P1
Sujet complet
de surface S, extrêmement légère de masse me . Celle-ci, réalisée en métal (ou en polyester rendu conducteur par
Version du 05/11/2015
un saupoudrage de métal), est mobile et constitue l’une des armatures d’un condensateur plan. L’espace entre
la membrane P1 et l’armature fixe P2 est entièrement rempli d’air de permittivité électrique ε0 . Au repos, la
distance entre les deux armatures parallèles est notée e. En mouvement, la liaison entre l’isolant et la membrane
peut une
acement induit être modélisée
variationpardeune
la force de rappel
capacité et cet élastique de constante
effet est exploitédedans
raideur ke .
le circuit
rique de la Figure 12 de manière à récupérer le signal u (t ) aux bornes entre
Les variations de pression provoquées par l’onde sonore font varier la distance de lales deux armatures par un
déplacement de la membrane parallèlement à l’axe Ox. Ce déplacement induit une variation de la capacité et
tance R = 10 kΩ . Les variations de u (t ) sont à l’image de celles de la pression
cet effet est exploité dans le circuit électrique de la figure 8 de manière à récupérer le signal u(t) aux bornes de
stique. la résistance R = 10 kΩ. Les variations de u(t) sont à l’image de celles de la pression acoustique.

0e x
C
P1 P2

+q −q
U0 uc (t) R u(t)

Figure 8 : Microscope électrostatique

On peut montrer 1 que la capacité du condensateur plan au repos (lorsqu’aucune onde ne sollicite le microphone)
1. Programme de 2e année

5
DS DEVOIR SURVEILLE ?
est donnée par la relation :
Sε0
C0 =
e
En raison d’une surpression sinusoïdale de pulsation ω, la membrane mobile P1 oscille autour de sa position
d’équilibre O selon l’équation x1 (t) = X1 cos(ωt) avec l’amplitude du déplacement X1  e.
15/ À l’aide d’un développement limité, montrer que la capacité C(t) du condensateur s’exprime par C(t) =
C0 + C1 cos(ωt). Préciser l’expression de C1 en fonction de C0 , X1 et e.
16/ On note u(t) la tension aux bornes de la résistance R et U0 la tension de polarisation du condensateur.
Établir la relation liant u(t), U0 , R et C(t).
17/ En déduire, en précisant les approximations faites, l’équation différentielle traduisant l’évolution temporelle
du U0 X1 1
de la tension u(t) sous la forme (t) + ω0 u(t) = ωA cos ωt + π2 , avec A = et ω0 = .

dt e RC0
En régime sinusoïdal forcé, la solution est de la forme u(t) = U cos(ωt + ϕu ).
18/ Exprimer l’amplitude U en fonction de ω, ω0 , X1 , e et U0 .
19/ Montrer, qu’en dessous de 10 kHz, le graphe 20 log U en fonction de ω est compatible avec la réponse
relative du microphone en fonction de la fréquence donnée figure 1.
20/ Estimer alors l’ordre de grandeur de C0 .
Le modèle étudié précédemment ne prend pas en considération le couplage électromécanique du système dans
les hautes fréquences. Celui-ci, devient prépondérant au-delà de 10 kHz, la réponse du microphone présente
alors une résonance causée par les oscillations de la membrane au voisinage de sa position d’équilibre.
21/ Donner un ordre de grandeur de ke /me .
p

II - 18 trous
L’objectif du golf est de parvenir, en un nombre de coups le plus faible possible, à envoyer la balle dans chacun
des 18 trous du parcours, en la frappant à l’aide d’un instrument appelé « club » : le geste effectué par le joueur
avec le club pour frapper la balle est appelé « swing ». On étudie dans cette partie la mécanique du swing, pour
mettre en évidence à la fois la cinématique et les efforts mis en jeu.

A) Caractéristiques du club
Un club de golf est schématiquement composé de deux parties, rigidement liées entre elles : le manche et la tête
de club. Le joueur tient le club avec ses mains par l’extrémité A du manche, et la tête de club est fixée à l’autre
extrémité B et entre en contact avec la balle lors de l’impact (voir figure ??). Attention, dans tout l’énoncé, le
mot « club » représentera l’ensemble {manche et tête de club}.

O
~uz
~uy
A A ~ux Lb
~uz
~uy
~ux hc
~g θ
Manche A
~g ϕ
Gc
Lc ϕ
B B
Tête B
(b) Modélisation et paramétrage
(a) Caractéristiques du club de l’étude
sol balle
(c) Modèle du pendule double

Figure 9 : Le club dans tous ses états

Le manche est une tige rectiligne sans épaisseur de longueur AB = Lc et le club possède un centre de masse
Gc qu’on considérera situé sur le manche, avec AGc = hc , une masse totale mc et un moment d’inertie total Jc
par rapport à un axe perpendiculaire passant par A. Il faut bien noter que la tête de club est prise en compte
dans Gc , mc et Jc .
On cherche dans cette partie à déterminer expérimentalement AGc = hc et Jc .

6
DS DEVOIR SURVEILLE ?
22/ Expliquer brièvement, en s’appuyant sur un ou deux schéma(s) simple(s) et clair(s), pourquoi, en tendant
son index à l’horizontale et en s’arrangeant pour poser le club en équilibre dessus à l’horizontale, on
détermine la position de Gc .
23/ Afin de mesurer Jc , on réalise à l’aide du club un pendule simple, en suspendant l’extrémité supérieure du
manche (point A) à un axe horizontal (Az) fixe, par une liaison pivot sans frottement. On repère l’écart
du club avec la verticale par l’angle ϕ (voir figure 9b).
24/ À l’aide du théorème du moment cinétique et en négligeant les frottements de l’air, établir l’équation
différentielle du mouvement.
25/ On mesure la période des petites oscillations : T0 = 2,3 s. Exprimer Jc en fonction de mc , g, hc et T0 .
Application numérique avec mc = 0,32 kg, g = 9,8 m · s−2 et hc = 80 cm (données typiques pour un club
de type « driver », utilisé pour frapper les coups les plus longs).

B) Modèle du pendule double


On introduit ici le modèle qui sera utilisé dans toute la suite de cette partie.
Pour décrire le swing de golf, il faut prendre en compte le mouvement du club... mais aussi celui du golfeur !
Le modèle le plus simple, de type « pendule double », consiste à considérer que les bras du golfeur sont en
rotation autour d’un axe fixe. On assimile de manière simplifiée l’association des deux bras à une tige unique
OA, rectiligne homogène, de longueur OA = Lb , de masse mb et de moment d’inertie Jb par rapport à l’axe
(Oz) (voir figure 9c).
L’axe (Oz) est fixe et on travaille dans toute la suite de cette partie dans le référentiel terrestre considéré
galiléen, auquel on associe le repère orthonormé (O, ~ex , ~ey , ~ez ).
La tige OA (« les bras ») pivote dans le plan vertical (xOy), autour de (Oz) fixe : on repère son écart par
rapport à la verticale (Ox) par l’angle θ.
Le club se déplace dans le même plan vertical : on note ϕ l’angle entre le club et la verticale. Grâce à l’articulation
au niveau des poignets, modélisée ici comme une simple liaison pivot au niveau de l’axe (Az), cet angle est a
priori indépendant de θ.
On définit enfin un angle β = ϕ − θ.
Lors d’un swing complet, le golfeur commence par faire pivoter les bras et le club vers le haut, jusqu’à parvenir
à une situation de torsion extrême où il ne peut plus tourner ses bras davantage... puis il fait redescendre les
bras et le club rapidement afin que la tête de club frappe la balle avec une vitesse élevée. On s’intéressera ici
uniquement à cette phase de descente. La descente a lieu entre l’instant défini comme t = 0, et l’instant t = τ
où la tête de club B frappe la balle. Avant l’impact, la balle repose sur le sol à la verticale du point O, mais la
balle n’interviendra pas du tout dans toute cette partie !
Données : hc = 80 cm ; Lc = 1,1 m ; mc = 0,32 kg ; Lb = 0,65 m ; Jc calculé en question 23/.
26/ À l’aide d’un schéma simple, dégager le sens physique de l’angle β.
27/ À t = 0 (position de torsion maximale du golfeur), on considérera pour toute la suite que θ(0) = π et
ϕ(0) = 3π/2. À t = τ (impact avec la balle), θ(τ ) = ϕ(τ ) = 0. Faire un schéma de ces deux positions, en
précisant à chaque fois la valeur de β.

C) Expression des grandeurs cinétiques


28/ En s’appuyant sur la figure 9c, donner les coordonnées xGc et yGc du centre de masse Gc du club à un
instant quelconque, dans le repère (O, ~ex , ~ey , ~ez ) en fonction de Lb , hc , θ et ϕ. En déduire, dans ce même
repère, la résultante cinétique (ou « quantité de mouvement ») p~c du club.
On peut montrer que l’énergie cinétique du système {bras du golfeur+club} Ec et le moment cinétique du
système {club+bras} par rapport à (Oz) σ(Oz) s’expriment :

1 1
Ec = (Jb + mc L2b )θ̇2 + Jc ϕ̇2 + mc Lb hc θ̇ϕ̇ cos β
2 2

σc = (Jb + mc L2b )θ̇ + Jc ϕ̇ + mc Lb hc (θ̇ + ϕ̇) cos β


Dans la suite, on notera C, D et E les facteurs de ces expressions de telle sorte que :

C = Jb + mc L2b et D = Jc et E = mc Lb hc

7
DS DEVOIR SURVEILLE ?
D) Dynamique du swing
Dans cette partie, on considérera les efforts et les accélérations assez importants pour pouvoir négliger la
pesanteur et les frottements de l’air.
29/ L’action du reste du corps sur les bras, au niveau de l’articulation en O, se réduit à une force inconnue


appliquée en O et à un couple Γb = Γb ~uz que l’on considérera comme indépendant du temps. Quel est le
signe de Γb ? En considérant l’ensemble {bras et club}, établir une première équation différentielle, faisant
notamment apparaître θ, ϕ et leurs dérivées ainsi que Γb .
Afin de déterminer plus complètement les efforts fournis par le golfeur, il faut s’intéresser à l’action des bras
sur le club, au niveau de la liaison en A : on considérera que les actions des bras sur le club se réduisent à une

→ −

force de résultante F b→c = Fx ~ux + Fy ~uy et à un couple Γ b→c = Γc ~uz .
30/ Première phase de descente

Dans la première phase, on constate expérimentalement que le golfeur bloque ses poignets, de telle sorte
que l’angle β(t) reste constant, égal à sa valeur initiale β(0). À t = 0, on rappelle que θ(0) = π, ϕ(0) = 3π/2
et les bras et le club sont immobiles.
(a) Quelle est alors durant cette phase la relation entre θ̇ et ϕ̇ ? Résoudre alors l’équation de la ques-
tion 29/ en exprimant θ(t) en fonction de C, D et Γb .
(b) On peut également montrer que, durant cette phase :

DΓb EΓ2b
Γc = + t2
C + D (C + D)2

En déduire qu’il existe un instant t0 où le couple exercé par les bras sur le club s’annule et déterminer
l’angle θ(t0 ) correspondant, en fonction de D et E. Application numérique pour θ(t0 ).
31/ Deuxième phase de la descente
Pour t > t0 et jusqu’au moment de l’impact avec la balle à t = τ , un bon joueur n’exerce quasiment plus
aucun couple sur le club, c’est-à-dire qu’il « libère » ses poignets et on peut donc considérer que Γc = 0
(la liaison bras – club au niveau de l’axe (Az) devient un pivot parfait). Attention, le couple Γb reste non
nul et toujours indépendant du temps.
(a) Pourquoi, de t = 0 jusqu’à t = τ , le travail des forces intérieures au système {bras et club} est-il nul ?
(b) Que vaut le travail du couple ~Γb pendant cette même durée, en fonction de Γb ?
(c) À t = τ , des mesures montrent que |θ̇(τ )|  |ϕ̇(τ )|. Les constantes C, D et E étant de valeurs assez
proches, déduire des questions 31/a et 31/b l’expression approchée de ϕ(τ ˙ ) en fonction de Γb et Jc .
(d) En déduire l’expression approchée de la vitesse de la tête de club (assimilée ici à la vitesse du point
B) au moment de l’impact, la calculer numériquement (avec |Γb | = 1, 0.102 N · m) et commenter.

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