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Fiche MuMa

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L’œuvre

Musée d’art moderne André Malraux . MuMa. 1961. Le Havre

Architectes : Guy Lagneau (1915-1996), Jean Dimitrijevic (1926-2010), Michel Weill


(1914-2001)
Sculpteur : Henri-Georges Adam (1904-1967)
Localisation : Le Havre, Seine-Maritime, région Normandie

Situer/ mise en contexte de l’œuvre :


Situé au bord de la mer, le Musée d’art moderne André Malraux — MuMa Le Havre offre une architecture
entièrement dédiée à l’espace et à la lumière. La situation exceptionnelle du bâtiment est soulignée par Le Signal,
sculpture d’Henri-Georges Adam, qui encadre de béton un morceau du paysage maritime.
À la pointe d’un îlot d’habitation typique de la reconstruction menée au Havre, le musée proclame une double
rupture, rupture avec le style de la reconstruction de la ville entreprise par Auguste Perret, mais aussi et surtout,
avec l’esthétique traditionnelle de ce type d’institution.
En décembre 1953, la maquette du futur bâtiment est dévoilée à Paris, au Musée national d’art moderne.
Cependant, le chantier ne débute pas avant la fin de l’année 1958. Entre-temps, la conception du musée s’est
affinée et lorsque André Malraux, ministre des Affaires culturelles, inaugure solennellement l’édifice, le 24 juin
1961, il est devenu Musée-Maison de la culture.

Analyser :
L’édifice, vitré sur cinq faces, est baigné de lumière naturelle. Les façades exposées aux vents (sud et ouest) sont
constituées de deux pans de verre et de panneaux d’aluminium conçus par Jean Prouvé. Prouvé conçoit aussi le
paralume installé au-dessus du toit. Véritable performance technologique, ce paralume en lames d’aluminium
inclinées en ailes d’avion brise les rayons du soleil et renvoie une douce luminosité au cœur du bâtiment. La
lumière est en effet la véritable composante du musée, qui combine deux types d’éclairage : l’éclairage zénithal
classique, privilégié par la plupart des musées du siècle passé, et un éclairage latéral issu des quatre points
cardinaux et non plus seulement du nord, selon la conception traditionnelle. À l’est, un verre opalin atténue les
rayons du matin, tandis que la façade ouest est équipée de trois niveaux de filtration : une paroi de verre
sérigraphiée croise ses lignes horizontales avec celles verticales des volets pivotants, tissant un quadrillage de
densité variable. Lorsque les rayons lumineux entrent horizontalement, des stores complètent le dispositif. Au
plafond, des dalles carrées translucides tamisent la lumière réfléchie par le paralume.
Dépourvu de mur porteur, le musée est un espace flexible. Reposant sur quelques poteaux, la structure dégage un
vaste volume qui se prête à tous les usages et à tous les aménagements. Ainsi, avec un espace ouvert et 550 m2 de
surfaces vitrées, la transparence est omniprésente et le bâtiment laisse pénétrer la lumière changeante de l’estuaire
de la Seine.
Le Signal, sculpture monumentale commandée par l’État en 1956 à Henri-Georges Adam pour le parvis du musée-
maison de la culture, fait partie intégrante du musée et de son identité. Longue de 22 mètres, haute de 7 mètres et
pesant plus de 220 tonnes, la sculpture isole un fragment du paysage, autour duquel elle dessine un cadre de béton,
et souligne la situation exceptionnelle de l’édifice à l’entrée du port.
Le nom de Signal, qui explicite la fonction de l’œuvre, ne semble pas avoir été attribué par l’artiste. Cette
appellation apparaît dans la presse à partir de 1959, et c’est sous ce titre qu’elle est inventoriée au Fonds national
d’art contemporain et dans les registres du musée. Mais, pour les Havrais, son nom semble ne jamais s’être
véritablement fixé et « l’œil », « la navette », « la boussole » sont autant de termes qui lui sont plus spontanément
attribués.

Identifier
Ce que j’en pense :
Ce que je ressens :

Des thématiques : architecture, in situ, transparence, lumière, exposition, sculpture, matériaux…

Pour aller plus loin :


Richard Rogers (1933-.) et Renzo Piano (1937-.) Ieoh Ming Peï (1917-.)
Le Centre Georges Pompidou, 1971 La pyramide du Louvre, 1983-1988

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