1.
PRESENTATION
D’UN C.E.T.
1.1. Contraintes liées au projet.
Dans la recherche de solutions appropriées pour la construction d’un
centre d’enfouissement technique, de nombreux paramètres doivent être
pris en compte. Il s’agit des contraintes techniques, environnementales,
financières et sociales.
1.1.1. Les contraintes techniques.
Elles répondent aux conditions techniques minimales à considérer
dans la réalisation d’un tel ouvrage. Il s’agit des caractéristiques
physiques, géophysiques, géologiques et hydrogéologiques du site
identifié. Pour minimiser les coûts de transfert, les contraintes
techniques prennent aussi en compte la distance et l’accessibilité du
site.
1.1.2. Les contraintes environnementales.
Elles supposent la prise en compte des conditions climatiques que
sont le vent, les précipitations, l’eau, la végétation.
1.1.3. Les contraintes financières.
Le budget du maître d’ouvrage, étant limité, il convient de réaliser un
C.E.T répondant aux normes techniques et environnementales en
vigueur, mais à un coût supportable par les ressources de la structure,
affectées à la gestion des déchets solides.
1.1.4. Les contraintes sociales.
Elles prennent en compte l’accord des populations riveraines et la
réalisation de toutes les mesures d’accompagnement.
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1.2. Site du projet.
1.2.1. Localisation géographique.
Il faut localiser le si possible par des coordonnées géographiques ou
par un repère bien connu, (un axe routier, une ville, un village…).
On indiquera la surface du projet.
1.2.2. Géologie et hydrogéologie.
Le site doit présenter des horizons plutôt imperméables. Le sous-sol
sera constitué essentiellement de sable argileux avec une forte
proportion d’argile.
Du point de vue topographique, le CET s’accommode aussi bien de
relief accidenté que terrain plat.
Il sera tenu compte du réseau hydrographique. les vallées exutoire de
bassins versants seront évitées du fait des crues ou des inondations en
saisons pluvieuses. Il en est de même des lits avec écoulements
permanant d’un filet d’eau. La présence de nombreuses sources et des
zones hydromorphes témoignent de la présence d'horizons argileux
superficiels et de nappe phréatique peu profondes. Tous ces situations
seront évitées car le C E T ne devra pas affecter la qualité des eaux
de surface et des eaux souterraines.
Une bonne connaissance du climat du site est nécessaire. La
pluviométrie, les différentes saisons, la température et la vitesse du
vent doivent être connues.
Du point de vue séismique, les données fournies par la station
géophysique la plus proche seront connues, toutefois les activités
séismiques sont rares en Afrique.
1.2.3. Environnement social et humain.
Le site identifié pour recevoir le centre d’enfouissement technique est
une propriété privée d’une communauté même s’il est déclassé pour le
compte projet. Il doit toujours exister un climat de confiance entre
les populations et les promoteurs du C E T. celui-ci apportera une
assistance aux populations lors de la réalisation de travaux sociaux ;
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le promoteur pourrait apporter une assistance aux populations
riveraines dans le développement de projets sociaux tel que
l’électrification, l’adduction d’eau, la construction d’écoles,
l’ouverture de voies…..
2. DESCRIPTION DES
TRAVAUX DE
REALISATION DU C.E.T.
Un casier de décharge avec la géomembrane
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Le C.E.T. va permettre l’optimisation des investissements. Il va également
permettre d’éviter les nombreux problèmes rencontrés sur les autres types de
décharges en respectant les grands principes des décharges contrôlées européennes
et nord américaines.
Sa conception et sa réalisation chercheront essentiellement à offrir une grande
sécurité, une grande fiabilité et une grande assurance au niveau de la protection de
l’environnement.
Les principales caractéristiques de ce C.E.T. sont :
1) Le système d’imperméabilisation du fond du C E T, le drainage et le
traitement des lixiviats,
2) Le captage et le drainage des eaux de pluie,
3) Le contrôle et l’évacuation du biogaz,
4) La couverture, périodiquement, des déchets par du matériau
d’emprunt,
5) Le réaménagement final du site à l’arrêt de l’exploitation,
6) La clôture et le contrôle de l'accès au C.E.T.
2.1. Construction.
Le suivi d’un C E T comporte essentiellement trois phases : la phase de
construction, la phase de gestion, la phase de fermeture. sera réalisé un
grand casier qui sera subdivisé en alvéoles.
2.1.1. La première étape.
Elle consiste en :
La réalisation des travaux de raccordement (Electricité, voie
d’accès, téléphone);
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L’aménagement des voies de service;
La construction du premier casier. Ce premier casier sera
constitué d’alvéoles (12 alvéoles de trois hectares chacune)
avec une hauteur moyenne de 5 à 20 mètres. Les dimensions
des casiers et des alvéoles seront déterminées à partir de la
quantité de déchets à éliminer. Les casiers et les alvéoles seront
réalisés au fur et à mesure du remplissage de ceux-ci.
La mise en place du système de drainage, de collecte et de
traitement du lixiviat du premier casier ;
L’exécution des travaux d’aménagement du pont bascule, de la
fosse de désinfection des roues et de la zone de nettoyage;
La construction des bâtiments, hangar et autres installations
(locaux sociaux et parking);
La réalisation du système de collecte et de drainage des eaux de
pluie et la construction d’un bassin d’orage;
La réalisation des puits de captage de biogaz et la mise en place
du collecteur.
2.1.3. La deuxième phase.
La deuxième phase commence dès l’ouverture de C E T. C’est
la phase d’exploitation. Elle durera aussi longtemps que le C E
T sera opérationnelle (15 et plus).
Les travaux d’aménagement de la première phase se
poursuivront avec la création de nouveaux casiers ; Les
réseaux de drainage du lixiviat et de collecte du biogaz, la
voirie et l’assainissement se développeront en fonction de
l’extension des casiers.
La gestion du pont bascule, de la fosse de désinfection.
La réception des déchets dans les casiers, les opérations
d’étalement, de compactage, de recouvrement des déchets.
L’entretien des dispositifs de lutte contre l’envol des papiers.
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Les activités de gestion du lixiviat : collecte, transport
,élimination.
La gestion du personnel, et des bâtiments administratifs la
facturation des livraisons de déchets.
Les travaux d’entretien et de réparation des engins et des
infrastructures.
Les activités de captage et d’acheminement du biogaz vers les
torchères ou la centrale électrique.
La surveillance et le contrôle des outils de sécurité, sur site et au
laboratoire.
2.1.4. La troisième phase.
La troisième phase survient à la fermeture définitive du C E T
.les activités à mener sont essentiellement porter sur la réhabilitation
et la sécurité.
La couverture finale,
la reconstitution de la végétation,
La surveillance et le contrôle des outils de sécurité, sur site et au
laboratoire.
Les activités de captage et d’acheminement du biogaz vers les
torchères ou la centrale électrique.
Les activités de gestion du lixiviat : collecte, transport et
élimination.
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2.2. Imperméabilisation.
L’imperméabilisation du fond de la décharge est très importante et très
déterminante dans la protection du sous-sol des éventuelles infiltrations.
Cette opération est capitale pour la protection des nappes aquifères. C’est
pourquoi, le système d’imperméabilisation sera constitué :
D’une barrière géologique naturelle sous la décharge quand la
décharge est installée sur un lit épais d’argile; ou
D’une barrière passive en argile apporté sur le site; et
D’une barrière active en toile synthétique ;
D’un ameublement de fond de chaque alvéole avec une
géomembrane en polyéthylène haute densité (PEHD) de 2 mm
d'épaisseur.
Un casier avec la géomembrane posée
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2.2.1. Barrière de fond ou barrière passive.
Le type de barrière de fond dépend de la nature du sol du site de la
décharge. Il peut être constituée soit par :
- l’adjonction de bentonite ou similaire dosée de l’ordre de 3% par
rapport au poids sec du sable argileux, avec lequel elle est mélangée.
- un lit d’argile dont la hauteur dépendra de coefficient
d’imperméabilité. ( 0,50 M à 2 M)
Un casier en préparation
2.2.2. Barrière active ou imperméabilisation par géomembrane.
Toute la zone d’exploitation sera couverte d’une géomembrane de
type PEHD. Cette géo membrane doit offrir les caractéristiques
mécaniques et chimiques adaptées aux lixiviats qui vont se constituer
dans la décharge.
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Un casier avec la géomembrane posée
Pose de la géomembrane.
Les membranes sont préfabriquées en nappes de 2 à 4 m de largeur.
Le mode de pose est du type tuile avec un recouvrement de 10 à 20
cm. En périphérie, ces membranes seront ancrées sur un merlon de
terre.
Les soudures seront réalisées en double couche à chaud, avec une
nervure centrale de contrôle de l'étanchéité de la soudure. Le contrôle
se fait par injection sous pression d'air dans la nervure centrale. La
soudure n'est acceptée que si aucune fuite n'est observée.
La toile étanche PEHD est protégée de chaque côté par un tissu
géotextile afin d'éviter les effets de poinçonnement.
Le complexe PEHD - géotextile sera posé sur un lit de sable fin de 10
cm d'épaisseur.
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En partie courante, un lestage obligatoire sera mis en place. Ce
lestage sera plus important à chaque point de recouvrement. Pour
cette zone imperméable, il sera réalisé un exutoire dimensionné pour
évacuer les pluies (moyenne de 24 heures, décennale…). L’exutoire
évitera l’accumulation des eaux de pluies qui seront évacuées dans un
fossé.
Une géomembrane posée sur les parois d’un casier
2.3. Drainage et collecte des lixiviats.
Chaque alvéole sera équipée d’un système de drainage des lixiviats qui
s’effectuera de façon gravitaire.
Le système de drainage est constitué de tuyaux PEHD perforés de diamètre
200, logés dans une cunette. La cunette est centrale et traverse l'alvéole en
longueur. Le tuyau sera logé dans la cunette, dans du gravier drainant.
Les lixiviats seront drainés vers la cunette. En effet, le fond de chaque
alvéole sera arasé avec une pente de 3% vers le centre (cunette).
Le tuyau perforé aura une inclinaison de 3% et sera raccordé à un
collecteur qui conduira les lixiviats vers la station de traitement.
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Un casier avec les tuyaux de drainage
2.4. Evacuation des eaux de surface.
Pour minimiser les quantités d’eaux à décontaminer, et aussi pour
empêcher les dégâts causés par l’érosion, les eaux de surface et les eaux de
pluie seront canalisées et évacuées, en évitant tout contact avec les déchets.
A cet effet, tout ruissellement hors des casiers sera intercepté par des
collecteurs ou rigoles de captage et de drainage qui seront disposés de
manière à reprendre les eaux d’orage et à les conduire vers des canaux de
captage. Ces canaux de captage déverseront les eaux de surface dans des
bassins d’orage.
2.5. Evacuation des gaz.
Dans des conditions de fermentation anaérobie, le biogaz se forme par la
décomposition de la partie organique des déchets, sous l’action des
bactéries.
La formation du biogaz peut être très importante en fonction de la
composition des déchets, de l’humidité et de la température.
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La présence de ce biogaz doit être suivie en vue de son extraction pour
l’éliminer par une torchère de brûlage ou pour le valoriser.
En effet, la formation du biogaz entraîne des risques d’explosion et ne
garantit pas la sécurité à l’intérieur de la décharge et dans les zones
avoisinantes. Si le biogaz n’est pas capté, il survient des émissions
malodorantes qui incommodent sérieusement les populations riveraines. La
collecte des gaz est possible soit de manière active ou de manière passive.
La collecte passive sera utilisée en début d’exploitation de la décharge
lorsque la production du biogaz sera encore faible. Cette collecte passive
pourra être remplacée par une collecte active (pompage) pour la production
d'énergie.
En général, les gaz produits lors du processus de fermentation sont plus
légers que l’air et ont tendance à s’exhaler, créant une surpression plus ou
moins forte.
Cette surpression peut donner à ces gaz une direction ascendante
(migration verticale). Ces gaz peuvent également migrer sur les côtés de la
décharge (migration latérale). Pour minimiser voire juguler ce phénomène,
le système de captage et d’évacuation du biogaz sera conçu pour bénéficier
à la fois des caractéristiques de surpression et de migration.
Le système de captage du biogaz sera mis en place au fur et à mesure de
l’avancement de l’exploitation de la décharge.
Aussi, seules les aires qui contiendront des déchets seront équipées. Les
conduites seront posées à mesure que les déchets sont étalés et compactés.
2.6. Ouvrages annexes.
Le C.E.T. d’Attiékoi ne pourra être fonctionnel que par la mise en place
d’infrastructures et d’équipements annexes aux casiers de décharge. Ces
infrastructures et équipements sont essentiellement la voie d’accès
principale, les voies de service à l’intérieur de la décharge, les bâtiments
d’exploitation, les hangars notamment d’engins, et l’alimentation en eau
potable et en électricité.
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2.6.1. Voie d’accès principale.
La route d’accès sera dimensionnée en chaussée lourde et devra
permettre le passage simultané de deux véhicules pois lourds.
2.6.2. Voies de service à l’intérieur du C.E.T.
La voirie de service est constituée d’une voie principale comprise
entre l’entrée du C.E.T. et les points d’accès aux casiers. C’est sur
cette voirie que sera placé le pont bascule qui permet de déterminer le
poids des déchets déposés dans les alvéoles et fossé de lavage des
pneus.
Cette voie aura une largeur de chaussée appropriée qui s’accommode
parfaitement à la circulation des camions et engins.
2.6.3. Bâtiments d’exploitation.
Les bâtiments d’exploitation comprendront :
- Les locaux pour l’administration et les locaux sociaux.
- Les locaux techniques et le poste de contrôle.
2.6.4. Hangar d’engins.
Le C.E.T. sera équipé d’un hangar d’engins et d’un atelier qui
formeront un local unique réalisé en poteaux-poutres en béton armé,
ses murs sont en maçonnerie de briques. Le hangar comprendra une
fosse de séparation.
2.6.5. Alimentation en électricité et en eau.
Le C E T sera si possible raccordé au réseau électrique existant, la
nouvelle décharge sera équipée d’un poste de transformateur MT/BT
avec une puissance adéquate. Si non un groupe électrogène sera
nécessaire.
Le site du C.E.T. devra être raccordé au réseau de distribution d’eau
.S‘il n’existe pas l’alimentation en eau alors celui-ci sera assuré par
un forage.
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3. MODE
D’EXPLOITATION
DU C.E.T.
Un C.E.T. en exploitation
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L’exploitation du centre d’enfouissement technique se fera par la méthode de
l’enfouissement en décharge contrôlée. Cette technique d’exploitation présente les
avantages majeurs suivants :
- le maintien de la qualité des paysages.
- la limitation des nuisances.
- l’élimination des risques de pollutions.
- la possibilité de réutiliser le terrain après fermeture du site.
La technique de l’enfouissement avec compactage en couches minces sera utilisée.
Ce procédé, relativement simple, permet de réduire les volumes de déchets
déposés et de diminuer la quantité de matériaux de couverture nécessaire.
En outre, cette technique réduit considérablement les risques de prolifération des
mouches ou rongeurs et les risques d’incendie et de maladie.
3.1. Réception et contrôle des déchets.
L’exploitation du centre d’enfouissement technique sera régie par un
règlement intérieur.
3.1.1. Contrôle d’accès au site de la décharge.
L’utilisation de la décharge est considérée comme étant un privilège
et non un droit. Les personnes livrant les déchets n’entreront dans le
C.E.T qu’avec des déchets acceptables dans l’enceinte et seront
limitées à l’utilisation des portions désignées de la propriété selon le
règlement intérieur en vigueur, et ce, en plus des restrictions imposées
par le personnel de la décharge.
L’accès à l’intérieur de la salle de pesage sera strictement limité au
personnel du site et aux visiteurs dûment autorisés.
Les signaux et tableaux d’information seront postés et maintenus dans
les zones d’approche de la salle de pesage.
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3.1.2. Horaire d’ouverture.
Le centre d’enfouissement technique sera ouvert conformément à la
convention qui liera le gestionnaire à l’Autorité. Les horaires
d’ouverture devront se coordonner avec le programme de collecte
dans les communes.
3.1.3. Contrôle de la circulation dans le C.E.T.
Le champ d’activité des véhicules sera restreint aux voies désignées
ainsi qu’aux aires de manœuvres et de parking. Les conducteurs
d’engins et de véhicules seront tenus de respecter le code de la route
et les vitesses limites qui seront clairement indiquées.
3.1.4. Admission des déchets.
Ne seront admis dans l’enceinte du centre d’enfouissement technique
que les déchets classifiés par le maître d’ouvrage. Tout déchet ne
répondant pas à la classification du maître d’ouvrage ne sera pas
accepté. Toute dérogation doit être obtenue au préalable par
l’utilisateur auprès de l’autorité concédante ou son représentant.
Les déchets qui seront admis dans le centre d’enfouissement
technique seront convoyés par trois types de véhicules :
a) Les véhicules des communes :
Il s’agit des véhicules de collecte ou de transfert, appartenant
aux communes ou aux sociétés de collecte autorisées par le
maître d’ouvrage. Ces véhicules seront répertoriés, identifiés et
codés. Les données nécessaires pour l’exploitation de l’unité de
traitement (plaque minéralogique, poids à vide du véhicule,
poids en charge, nom du chauffeur, commune concernée,
secteur de collecte, etc.…) seront saisies et exploitées par le
logiciel de gestion de l’unité. La différence entre le poids en
charge et le poids à vide calculée automatiquement, permettra
de connaître les tonnages apportés dans le centre
d’enfouissement technique et d’établir la facturation.
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Pour rationaliser les camions de faibles capacités, il est
souhaitable que ceux-ci déversent leurs déchets dans un poste
de transfert d’où ils seront acheminés à la décharge avec des
camions gros porteurs.
b) Les véhicules des entreprises privées :
Ils concernent les entreprises possédant des déchets
assimilables à ceux autorisés par le maître d’ouvrage dans le
centre d’enfouissement technique. Ces déchets seront facturés
comme dans le cas précédent.
c) Les apports individuels :
Il s’agit des apports faits par des entreprises ou des particuliers
de façon ponctuelle. Comme il s’agit d’opérations ponctuelles,
une saisie de données se fera au moment de la pesée. Le
contrôle des apports se fera visuellement. Le type de déchets
reçus, leur origine, le numéro d’immatriculation du véhicule et
sa capacité seront enregistrés. Les déposants seront
éventuellement facturés sur les quantités apportées.
3.1.5. Mesure des tonnages.
Tous les véhicules accédant au centre d’enfouissement
technique avec des déchets monteront sur le pont bascule pour
être pesés. Ils suivront les étapes suivantes :
1) Le véhicule se dirige et s’arrête à l’entrée de la salle de pesage.
2) Le conducteur du véhicule remet le document de décharge à
l’opérateur de la balance. Le seul nom de l’entreprise marqué sur
le camion peut être suffisant.
3) L’opérateur de la balance vérifie que le véhicule est dûment
enregistré et que le type de déchets est acceptable.
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4) L’opérateur introduit le numéro d’enregistrement du véhicule dans
le système informatique.
5) Le système informatique indique le numéro d’enregistrement, le
poids total, la tare, le poids net des déchets en plus de l’origine des
déchets, la date et l’heure de collecte, le numéro d’immatriculation
du véhicule, l’adresse de la société de collecte et le nom du
chauffeur.
6) L’opérateur imprime le ticket de transaction après la double pesée
(camion chargé à l’entrée, camion vide à la sortie).
Un exemple de pont bascule en exploitation
3.1.6. Vérification et contrôle.
Tous les déchets feront l’objet d’un contrôle ou d’une vérification
avant ou au cours de leur déversement dans le centre d’enfouissement
technique.
Les chargements douteux seront conduits par le personnel de la salle
de pesage vers une zone spéciale d’inspection visuelle. Après cette
inspection, le chargement sera accepté ou refusé.
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3.1.7. Aire pour la décharge des déchets.
Tous les déchets seront déversés dans des aires désignées par le
personnel opératoire. Les destinations spécifiques seront désignées
durant le pesage des véhicules. La préparation des véhicules pour la
décharge des déchets s’effectuera du côté de l’alvéole en exploitation
et après orientation donnée par le personnel d’exploitation du centre
d’enfouissement technique. Au cours de ces manœuvres les véhicules
concernés seront guidés par le personnel du C.E.T.
3.1.8. Aires de stockage spécial.
Certains chargements de déchets seront dirigés vers des aires
spéciales réservées pour leur stockage temporaire si l’acceptation des
déchets est mise en cause ou si la nature des déchets est telle qu’ils
pourront être stockés en toute sécurité sans compaction ou matériaux
de couverture. Toutes les aires de stockage spécial seront isolées du
côté de la zone du centre d’enfouissement technique en exploitation et
seront clairement indiquées par des panneaux de signalisation.
3.1.9. Lavage des pneus.
Avant de sortir du C.E.T., les véhicules de collecte passeront dans un
bac de lavage des pneumatiques. Ainsi, les pneus seront lavés et
désinfectés. Les véhicules auront des pneus propres en quittant le
C.E.T.
3.2 Gestion des casiers et alvéoles.
3.2.1. Préparation des casiers et alvéoles.
La méthode d’enfouissement des déchets sera de type exploitation par
casiers et alvéoles. La décharge sera divisée en grands casiers.
Chaque casier sera lui-même divisé en alvéoles. L’exploitation des
casiers se fera de manière à réduire ou à minimiser l’accumulation des
eaux de pluies.
La configuration des alvéoles suivra la topographie du site.
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3.2.2. Dépôt et compactage des déchets.
Les déchets seront régalés, du haut vers le bas, en couches
successives d’épaisseurs d’environ 50 cm et compactés jusqu’à ce
qu’elles atteignent environ 3 à 4 m. Les couches de déchets auront
une pente de 15%.
La hauteur des déchets à atteindre avant leur recouvrement par les
matériaux de couverture et la longueur de la zone d’exploitation
quotidienne seront optimisées afin de minimiser les besoins en
couverture journalière. En fin de journée, les déchets seront
recouverts d’une couche de matériaux (30 à 50 cm).
L’alvéole en exploitation sera clôturée avec un grillage mobile pour
lutter contre l’envol de papiers.
3.2.3. Couverture journalière.
Il est important de préciser que l’objectif principal de la couverture
journalière est la réduction des odeurs, l’envol de certains types de
déchets (les fines), la prolifération des insectes, oiseaux, rongeurs
etc., et la prévention des incendies.
Dans une certaine mesure, la couverture journalière diminue la
perméabilité hydraulique du milieu.
3.3 Gestion des lixiviats.
3.3.1. Collecte des lixiviats
Le centre d’enfouissement technique d’Attiékoi sera muni d’un
système de collecte des lixiviats pour assurer le drainage et la collecte
des lixiviats. Ces derniers seront récupérés par gravité et seront
dirigés vers les bassins de lagunage.
3.3.2. Traitement des lixiviats
Tous les équipements accessibles de collecte des lixiviats seront
inspectés et entretenus quotidiennement. Les principaux éléments du
bilan hydrique (pluviomètre, relevés météorologiques, hauteur d’eau
dans le bassin des lixiviats etc.) seront mesurés quotidiennement. Ils
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permettront de procéder à une gestion du flux des lixiviats. Les
lixiviats seront traités par le procédé du lagunage. Ils seront stockés
dans un premier bassin où se développe une activité anaérobie. Puis
ils sont conduits dans un second bassin où ils subissent une
oxygénation. Enfin, ils sont acheminés vers un troisième bassin de
lagunage. C’est à partir de ce bassin que le lixiviat est pompé pour
asperger les alvéoles. Ce procédé a pour principal objectif d’accentuer
le phénomène d’évaporation des lixiviats. Les analyses périodiques
seront effectuées et porteront sur les paramètres suivants : DBO5,
DCO, MES, NH3 et métaux.
Un bassin de lagunage aéré
3.4 Gestion du biogaz.
3.4.1. Collecte du biogaz.
Il sera mis en place un système de collecte de gaz constitué de tuyaux
perforés. Cette technique présente les avantages majeurs suivants :
Facilité de mise en œuvre et de construction.
Récupération effective et maximale du biogaz.
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La récupération du biogaz se fera au moyen de puits mis en place
dans les casiers. Le rayon d’action des puits est d’environ 25 m.
Les puits sont des tuyaux perforés de 300 mm de diamètre. Les
tuyaux sont protégés par un cylindre de gravier de 1000 mm de
diamètre. Les tuyaux seront élevés simultanément lors du remplissage
des alvéoles. Un collecteur de tête reliera les différents puits. Le
biogaz ainsi collecté sera dirigé vers des torchères. Des de
condensateurs seront installés au point bas des conduits alimentant les
torchères, pour récupérer les condensats. Ces condensats seront
collectés et drainés vers le bassin de stockage des lixiviats.
3.4.2. Elimination du biogaz.
Initialement, le biogaz capté sera éliminé par brûlage dans des
torchères à rallumage automatique. Les torchères seront protégées
contre l’humidité présente dans le biogaz au moyen de drainages de
condensation qui seront installés au point bas des conduites
alimentant les torchères
Un programme d’entretien et de maintenance du système de dégazage
sera mis en place pour s’assurer que la récupération s’effectue dans
des conditions optimales de sécurité.
Par ailleurs, des analyses (CH4, CO2, H2S, H2) seront effectuées
régulièrement à partir d’échantillons prélevés pour établir l’impact du
biogaz émis dans l’atmosphère. Les actions appropriées seront prises
en fonction de l’évolution dans le temps de ces mesures pour installer
d’autres torchères pour brûler le biogaz.
3.4.3. Valorisation du biogaz
En fonction de la quantité de biogaz produite, la valorisation du gaz
sera évaluée. Le biogaz sera utilisé en cas de besoin pour la
production d’énergie électrique.
3.5. Gestion des eaux pluviales.
L’eau est le vecteur principal d’une pollution potentielle par les
décharges contrôlées. En effet, la mauvaise gestion des eaux peut
engendrer une pollution des eaux souterraines par infiltration et une
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pollution des eaux de surface par fuite d’effluents hors de la décharge
ou par migration des eaux de pluie souillées par les déchets.
L’interaction de l’eau avec les déchets, tant par les aménagements
destinés à la maîtrise de l’eau sur le site que par les modalités
d’enfouissement des déchets, sera limitée au maximum.
3.5.1. Drainage des eaux pluviales.
Le système d’évacuation des eaux de surface sera composé de deux
réseaux distincts :
Le premier réseau récupère séparément l’ensemble des eaux pluviales
propres, hors site de la décharge et les dévie vers l’aval du site de la
décharge. Il est formé d’un fossé permanent périphérique entourant
l’ensemble du site de la décharge. Il comporte également des fossés
temporaires entourant chaque alvéole, permettant de dévier les eaux
de ruissellement vers l’aval de cette alvéole. Ces eaux seront rejetée
dans la nature après un séjour dans un bassin de rétention.
Le deuxième réseau récupère les ruissellements provenant des casiers
ou alvéoles et potentiellement contaminés. Ce ruissellement sera
intercepté par des rigoles de drainage et amené vers le bassin d’orage.
L’eau sera ensuite évacuée du bassin d’orage par évaporation,
évapotranspiration et infiltration.
Les réseaux de drainage seront équipés de système de protection
contre l’érosion afin de contrôler la vitesse d’arrivée de l’eau en cas
d’orage.
En outre, un programme régulier d’entretien du réseau et des bassins
d’orage sera mis en place pour assurer le bon fonctionnement du
système.
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Bassin de lagunage des eaux de ruissellement.
Bassin de lagunage des eaux de ruissellement
24
3.5.2. Contrôle de la qualité des eaux pluviales.
La qualité des eaux pluviales dans les bassins d’orage sera contrôlée
périodiquement grâce à des analyses sur des échantillons. Les
paramètres d’analyse prendront en compte le pH, la DCO, la DBO,
ainsi que d’autres paramètres soupçonnés d’être présents dans les
échantillons. Dans le cas où les résultats d’analyse montreraient la
présence de contaminants dans ces eaux, des mesures immédiates
seront prises pour le traitement de ces eaux avant leur évacuation
ainsi que la détermination de la source de contaminations.
3.6. Contrôle et suivi
3.6.1. Protections des eaux souterraines.
Pour contrôler la qualité des eaux souterraines, un réseau de puits de
contrôle (piézomètres) sera installé autour du site. Ensuite, il sera mis
en place un programme pluriannuel de surveillance de ce réseau par
des prélèvements, des analyses et des mesures de niveau
piézométriques périodiques.
3.6.2. Réduction des poussières et des boues.
Des végétations seront plantées chaque saison sur les sols nus de
manière à minimiser la génération des poussières. Les voies internes
du centre d’enfouissement technique seront sarclées, mouillées,
balayées selon les besoins pour enlever les boues, poussières libres et
déchets éparpillés.
3.6.3. Lutte contre les insectes et les rongeurs.
La méthode de choix de contrôle des insectes, des oiseaux, des
rongeurs qui sera utilisée, consistera à placer des matériaux de
couverture sur les déchets organiques. Outre l’exploitation par la
technique du casier et la mise en œuvre rapide de la couche de
couverture, les mesures suivantes seront prises :
La dératisation sera effectuée par le personnel responsable travaillant
sur la décharge qui aura toujours, à sa disposition, les produits
raticides nécessaires.
25
Les employés seront entraînés à reconnaître les signes d’invasion des
rats.
La lutte contre les insectes, notamment pendant la saison chaude, se
fera par l’utilisation d’un insecticide autorisé sous forme pulvérulente
et liquide.
3.6.4 Programme de suivi environnemental
L’eau est le vecteur principal d’une pollution potentielle par les
décharges contrôlées. Il y a donc lieu de surveiller sa qualité, le long de son
chemin migratoire, pour éviter une pollution des eaux souterraines par infiltration
et une pollution des eaux superficielles par fuites d’effluents hors de la décharge
ou par migration des eaux de pluie souillées par les déchets.
Qualité des eaux souterraines
La qualité des eaux souterraines doit être fournie par une campagne d’analyses,
préalable à la mise en dépôt de tout déchet. Les analyses porteront sur les
paramètres suivants :
· Analyse physico-chimique :
· Matières en Suspension (MES)
· Ph
· potentiel d’oxydoréduction
· Résistivité
· principaux anions et cations : NO2 , NO3 , CI- , SO42- , PO43-,
K+, Na+ , Ca2+ , Mg2+ , Mn2+
· Métaux lourds : Hg, Cd, Cr, Zn, Cu, Pb
· NH3
· fer
· Analyse biochimique :
· DBO5
· DCO
· Analyse bactériologique :
· coliformes fécaux
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· coliformes totaux
· streptocoques fécaux
· présence de salmonelles
Des analyses annuelles doivent être réalisées dans le cadre de l’auto surveillance
de la qualité des eaux souterraines. Elles comprendront les paramètres suivants :
· Analyse physico-chimique :
· pH
· potentiel oxydoréduction
· résis tivité
· métaux lourds totaux
· fer
· Analyse bio-chimique
· DBO5
· DCO
· MES, NH3
Ce programme doit être dans certains cas (par exemple suite à des incidents sur la
décharge ou à des conditions climatiques exceptionnelles) complété par des
prélèvements et analyses de contrôle non programmés.
Qualité des eaux superficielles
Les analyses réalisées dans le cadre de l’auto surveillance des eaux superficielles
internes doivent être trimestrielles. Elles comprendront la mesure du pH, de la
DBO5, et de la DCO. L’exploitant s’assurera que la qualité des eaux superficielles
est conforme aux normes en vigueur. Ces paramètres doivent être complétés, en
fonction de la réglementation ivoirienne, en cas d’anomalies constatées.
Qualité des lixiviats
Les lixiviats doivent être analysés trimestriellement pour les paramètres suivants :
DBO5, DCO, MES, NH3, et Métaux. L’évolution de la composition des lixiviats
dans le temps est un excellent instrument pour évaluer le degré de décomposition
des déchets et l’efficacité du recyclage des lixiviats.
27
Qualité du biogaz
Chaque mois, le débit de production du biogaz doit être mesuré ainsi que sa
composition. Le biogaz collecté doit être expédié vers torchère(s) pour y être
brûlé. La température de combustion du biogaz doit être mesurée en continu et
maintenue à une valeur égale ou supérieure à 900 °C. Les émissions de SO2, CO,
poussières, HCI et HF doivent être analysées une fois par mois.
28
4. FERMETURE DU
C.E.T.
29
4.1. Couverture finale.
La couverture finale redonne au site son aspect originel. Elle permet au site
de s’intégrer dans son environnement avec la remise en végétation. La
couverture finale sera posée au-dessus de la dernière couche de déchets et
sur le talus de la décharge. Elle sera constituée d’une couche de terre
végétale locale d’une épaisseur de 50 cm qui reposera sur une couche de
sable d’une épaisseur de 15 cm. La couche de sable aura un rôle de
drainage pour la récupération des eaux pluviales. Elle permettra d’éviter
toute stagnation de l’eau en surface. Cette couche de sable reposera sur une
couche d’argile imperméable d’une épaisseur de 50 cm pour éviter
l’infiltration verticale des eaux pluviales dans la masse des déchets. Cette
couche d’argile repose à son tour sur une couche de couverture
intermédiaire de 30 cm d’épaisseur permettant le drainage du biogaz.
Grâce à cette couverture multi couches, la forme finale de la décharge (en
forme de dôme) permettra le ruissellement des eaux de pluie et minimisera
les infiltrations d’eau dans la masse des déchets.
Le nivellement final au-dessus de la décharge aura une pente d’environ
1%.
Un site de décharge en couverture finale
30
4.2. Intégration dans le paysage naturel.
La remise en végétation consistera à planter des plantes grasses sur les
talus de la décharge et sur les casiers fermés. Cette mesure complète les
aménagements de la couverture finale, diminue les effets de l’érosion et
permet d’intégrer plus facilement le site dans son environnement extérieur,
en favorisant la croissance de la végétation naturelle. En plus, deux
rangées d’arbres seront plantées tout autour de la décharge.
4.3. Suivi post projet.
Après la fermeture de la décharge, il sera mis en place un programme de
suivi du site conformément aux règles de l’art.
Les opérations de suivi de l’environnement après la fermeture de la
décharge, seront similaires aux opérations de contrôle et de suivi que mise
en œuvre tout le long de l’exploitation du centre d’enfouissement
technique.
Toutes les données recueillies au cours de l’exploitation seront mises à la
disposition des autorités pour un meilleur suivi post projet.
31
5. IMPACT
ENVIRONNEMENTAL
Site d’Attiékoi
32
5.1. Environnement humain (voisinage, habitation, etc…)
Tout mode de traitement des déchets entraîne des nuisances olfactives ,
visuelles, auditives et des dommages dus au transport des déchets pouvant
porter atteinte au paysage.
Les impacts peuvent être des nuisances occasionnées par des émissions de
gaz ou des gênes visuelles. Les communautés riveraines peuvent
également souffrir d’une éventuelle pollution des eaux si
l’approvisionnement en eau est contaminé par les lixiviats de la décharge.
Dans un centre d’enfouissement technique, les impacts seront faibles,
compte tenu des particularités suivantes :
L’étude de la dispersion des gaz exclut toute possibilité de nuisances
olfactives pour les habitants du voisinage du fait de l’orientation des
vents dominants, de l’éloignement du village et du recouvrement
quotidien des déchets.
Le C E T sera aménagée afin d’atténuer les nuisances visuelles.
Le site sera artificiellement imperméable et les lixiviats seront
drainés.
La double imperméabilisation du site (argile+géotextile) annulera tout
risque de pollution de la nappe.
5.2. Environnement physique et naturel.
L’implantation d’un centre d’enfouissement technique peut avoir un
impact négatif sur le paysage environnant :
Au moment de la construction et de l’exploitation, puisque le site
apparaîtra comme un chantier permanent.
Durant l’exploitation et en phase de réaménagement si le nouveau
profil de la décharge constitue une modification notable du profil
antérieur.
La décharge sera construite par phase, en utilisant 25 à 30% des
terrains à la fois. Ainsi, les transformations sur la topographie locale
33
ne seront pas radicales mais graduelles. L’impact visuel sera ainsi
atténué.
La décharge sera dissimulée par un double rideau d’arbres disposé
tout au long du site.
La décharge sera graduellement remise en végétation avec des
espèces locales.
A terme, la décharge aura une forme (dôme ou sans relief) qui
s’intègre dans le paysage initial .
Un lac artificiel sur le site d’Attiékoi
5.2.1. Nuisance sonore.
Une décharge engendre une augmentation des niveaux sonores
de jour (utilisation des engins, passages des camions) et cette
augmentation est d’autant plus importante que le niveau moyen des
bruits environnants est faible.
L’éloignement du site toute zone sensible (crèches, hôpitaux,
écoles, groupes d’habitations), rendra la nuisance sonore
négligeable.
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5.2.2. Effets sur la flore.
Les effets potentiels du centre d’enfouissement technique sur la
végétation se situent à deux (2) niveaux :
Pendant la phase de la construction de la décharge, cet effet se
traduit par une destruction de la végétation pour la réalisation des
digues, des voies d’accès, des ateliers et des bureaux.
Pendant la phase d’exploitation de la décharge, il peut arriver que
le mélange gazeux s’exalte à la périphérie de la décharge
Dans un centre d’enfouissement technique, le captage des gaz de la
décharge permet de prévenir ce phénomène.
En outre, la décharge sera aménagée avec un double rideau d’arbres
tout autour du site. Les arbres seront espacés tous les cinq mètres
environ. Ils seront plantés sur deux rangées en alternance.
En plus, à la fin de l’exploitation, la couverture finale redonnera au
site son aspect originel. Associée à la mise en végétation, elle
permettra d’intégrer le site dans son environnement.
Une vue aérienne de la flore du site d’Attiékoi
35
5.2.3. Zones protégées.
L’impact sur les zones protégées est négligeable pour les raisons
suivantes :
le C E T évitera tout périmètre de sauvegarde de nappes
souterraines
Les eaux de source arrivant sur le site du centre d’enfouissement
technique seront déviées et orientées vers l’aval du C E T.
5.2.4. Réseau routier et circulation.
L’impact du centre d’enfouissement technique sur le réseau routier
existant doit être faible ( Virage dangereux, croisement, pente… )
L’utilisation des engins de chantiers (matériels mobiles de décharge
comme le chargeur à la chaîne, le compacteur ou le bouteur) sera
strictement limitée aux aires du centre d’enfouissement technique
pour ne pas endommager les routes d’accès.
36
6. ASPECTS SOCIAUX.
37
6.1. Impact sur la Population et l’emploi
La construction et l’exploitation du centre d’enfouissement technique
auront un impact positif sur la communauté. En effet, pour tout emploi du
personnel d’exécution, la population sera prioritaire. Des emplois induits
et non permanents profiteront aux communautés
6.2. Réalisations sociales
L’installation d’un C E T entraine un certain nombre d’infrastructures et
d’équipements dont bénéficient les populations riveraines :
- L’extension du réseau électrique.
- L’adduction d’eau potable.
- Le bitumage de la route d’accès.
En outre, le gestionnaire du C E T pourrait soutenir des projets de
développement initiés par les populations, comme un centre de santé et son
équipement, une école, un foyer, une cantine….
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7. PERSONNEL DE
GESTION.
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7.1. Le personnel
Le personnel nécessaire à l’exploitation du C.E.T. est composé de :
un directeur d’exploitation :
il est chargé de la coordination de toutes les opérations techniques et
administratives du C.E.T. ;
un contremaître chargé de la gestion des casiers en exploitation :
il dirigera les travaux de :
remplissage des casiers,
recouvrement des déchets,
évacuation des eaux pluviales dans les casiers,
mise en place des puits du biogaz,
lutte contre l’envol des papiers,
contrôle de la qualité des déchets…
un contremaître chargé de la préparation des alvéoles en attente :
il organisera les travaux de :
construction des alvéoles ;
mise en place de l’étanchéité des alvéoles et des bassins ;
réalisation du réseau de drainage des lixiviats ;
construction du réseau de drainage des eaux de ruissellement.
mouvements des camions et des quantités d’ordures mises à la
décharge. Il prépare les rapports de facturation au tiers et contrôle la
qualité des déchets entrants, oriente les conducteurs.
7.2. Matériel d’exploitation
Besoin de casiers en exploitation
bulldozers
chargeuses
excavatrice
40
compacteur
camions de 40 tonnes
Besoin de casiers en préparation
bulldozers
graders
grader compacteur
excavatrices
chargeuses
camions de 40 tonnes
Besoins en équipement pour l’entretien des routes
grader compacteur
chargeur
camions de 40 tonnes
tracteurs
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8. APERCU FINANCIER.
Le dimensionnement d’un projet du centre d’enfouissement technique se fait
sur la base des données essentielles fournies par l’Administration. A savoir, la
quantité de déchets à stocker par an et la durée de vie.
Toutes les charges prises en compte, la tonne d’ordures traitée revient à
4000 à 6000 F CFA Hors Taxes.
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SOMMAIRE
1- PRESENTATION D’UN C E T
1-1 Contraintes liées au projet
1-2 Site du projet
2- Description des travaux
2-1 Construction
2-2 Imperméabilisation
2-3 Drainage et collecte des lixiviats
2-4 Evacuation des eaux de surface
2-5 Evacuation des gaz
2-6 Ouvrages annexes
3- MODE D’EXPLOITATION
3-1 Réception et contrôle des déchets
3-2 Gestion des casiers et alvéoles
3-3 Gestion des lixiviats
3-4 Gestion des gaz
3-5 Gestion des eaux pluviales
3-6 Contrôle et suivi
4- FERMETURE DE LA DECHARGE
4-1 Couverture finale
4-2 Intégration au paysage
5- IMPACT ENVIRONNEMENTAL
5-1 Environnement humain
5-2 Environnement physique et naturel
6- ASPECTS SOCIAUX
6-1 Impact sur la population
6-2 Réalisations sociales
7 - PERSONNEL DE GESTION
7-1 Le personnel
7-2 Le matériel
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2ie
Groupe E I E R et ETSHER
CENTRE D’ENFOUISSEMENT TECHNIQUE GESTION
AMELIOREE DES DECHETS MENAGERS
YAO KOUADIO
IGR
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