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Solidarité et intégration en Afrique

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Chapitre I : Environnement et patrimoine.

Leçon 1 :

LE PATRIMOINE NATUREL : TYPOLOGIE


Introduction :
Le Sénégal possède un patrimoine naturel parmi les plus riches et les plus diversifiés de l’Afrique de l’ouest :
ressources en eau, diversité des paysages et variété des espèces animales.

I- DEFINITION DE L’ENVIRONNEMENT ET DU PATRIMOINE :


L’environnement est le milieu dans lequel nous vivons. Il est essentiellement constitué d’éléments naturels et
d’élément construits par l’homme. Les éléments naturels sont : l’eau, l’air, le sol, les plantes les animaux. C’est
donc le milieu qui nous entoure et de ce point de vue il constitue un patrimoine commun aux êtres vivants, aux
espèces animales et végétales.
Le patrimoine est donc l’ensemble des biens, des richesses d’une localité, d’un pays d’une région, d’un continent
qui se transmettent à travers les générations.

II- COMPOSANTS DU PATRIMOINE NATUREL :


On distingue :
✓ Le Sol : c’est l’élément physique du patrimoine naturel.
✓ Le Sous - Sol : il renferme les matières premières (fer, or, cuivre,) et les sources d’énergie (charbon, pétrole,
gaz naturel…)
✓ Les Eaux : c’est l’ensemble des eaux marines et des eaux douces.
✓ La Faune et La Flore : c’est l’ensemble des animaux et des espèces végétales vivant en communauté,
possédant un espace pour se reproduire.
Conclusion :
Le patrimoine naturel est très varié. Cependant il subit des agressions. Nous devons la protéger pour préserver ses
richesses : c’est la notion de développement durable.
___________________________________________________________________________________________
Leçon 2

LA PROTECTION DU PATRIMOINE NATUREL


Introduction :
Pour protéger le patrimoine naturel contre toutes sortes d’agressions, plusieurs lois (codes) ont été votées.

I. LE CODE DE L’ENVIRONNEMENT :
Il a été adopté en janvier 2001. Il s’agit de protéger l’environnement contre toutes sortes de dégradations, de
rationaliser l’exploitation des ressources naturelles, d’œuvrer pour un équilibre entre les milieux naturels et
d’améliorer les conditions de vie des populations en luttant contre la pollution et les odeurs sous toutes ses formes.

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II. LE CODE FORESTIER :
Adopté depuis 1965, il a subi une réforme en janvier 1998. La mise en valeur économique et les droits d’exploitation
de la forêt sont confiés à l’état qui a transféré une partie de ses compétences aux communes et aux communautés
rurales en ce qui concerne la coupe, la circulation et le dépôt des produits forestiers.
III. LE CODE MINIER :
Selon la loi de novembre 2003, les substances minérales contenues dans le sol et le sous-sol, les eaux territoriales
et le plateau continental sont propriété de l’état. Celui-ci peut délivrer une autorisation de prospection. Le droit
d’occupation d’une parcelle est soumis au paiement d’une redevance minière au ministère chargé des mines.
IV. LE CODE DE L’HYGIENE :
Adopté en juillet 1983, il vise la préservation et l’amélioration de la santé. Il définit un certain nombre de règles
d’hygiène publique à respecter. La désinfection obligatoire et le contrôle de qualité sont assurés par le service
national d’hygiène. Le ramassage des ordures et l’élimination des matières usées sont à la charge des collectivités
locales.
V. LE CODE DE L’EAU :
Adopté en mars 1981. Les ressources hydrauliques font partie du domaine public et sont un bien collectif dont
l’exploitation est soumise à une autorisation préalable (ministère de l’hydraulique ou direction de l’assainissement).
Les autorités doivent s’assurer que l’eau distribuée satisfait aux normes de qualité et de potabilité.
CONCLUSION :
Préserver le patrimoine et respecter les codes et les lois est un devoir et nous permet de sauvegarder l’héritage de
nos ancêtres.

Leçon 3

LE PATRIMOINE CULTUREL ET HISTORIQUE : TYPOLOGIE, PROTECTION ET STRATEGIES


DE PROMOTION
Introduction :
Le patrimoine est l’héritage que nous ont légué les générations passées. Il comprend deux aspects : un patrimoine
culturel et un patrimoine historique.
I. LE PATRIMOINE HISTORIQUE :
On appelle patrimoine historique tout ce qui peut apporter un témoignage sur l’histoire d’un peuple, d’un pays ou
d’une civilisation comme des monuments historiques (évoquant surtout des époques de l’histoire) ; des
monuments religieux (églises, mosquées, sanctuaires, mausolées) ; des villes historiques : Rufisque, Gorée ; des
résidences ou ouvrages militaires : forts, gare, résidences.
Le patrimoine historique comprend deux éléments :
Un patrimoine matériel qui comprend les sites et monuments historiques, les biens meubles ou immeubles, publics
ou privés.
Un patrimoine immatériel qui comporte tout ce qui touche aux coutumes, aux traditions, aux croyances aux
religions.

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II. LE PATRIMOINE CULTUREL :
Il comprend les œuvres artistiques, les traditions et cultures populaires. Le patrimoine culturel est véhiculé par la
langue parlée, les chants, les danses, le folklore, les hymnes, les contes, les légendes, les poèmes, les grandes fêtes
etc. Le Sénégal possède un patrimoine culturel riche et diversifié : (Niokolo Koba, Parc de Djoudj, les traditions
culturelles Bassari, Koniagui, Bedik… ; l’architecture rurale en Basse Casamance avec les cases à impluvium
; les tumuli, le lac Rose…)
III. PROTECTION ET PROMOTION :
La protection et la conservation du patrimoine historique et culturel présentent un intérêt réel :
Au plan international l’Unesco est le cadre de protection et de promotion du patrimoine mondial en sa convention
du 16 novembre 1972.
Au plan local le Sénégal a adopté un certain nombre de textes juridiques pour la protection et la promotion :

• Loi de janvier 1971 : fixant le régime des monuments historiques, des fouilles et découvertes ;

• Loi de décembre 2001 : Inventaire des sites et monuments

• Ratification de 2003 et 2005 de conventions pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et


protection et promotion des diversités des expressions culturelles.
Les stratégies de promotion sont nombreuses et variées. Il s’agit de faire la diffusion et la sensibilisation à travers
des structures et des événements. Le lieu idéal de collecte, de conservation et de diffusion est le musée (IFAN,
musée de la femme), il y a aussi les bibliothèques et les discothèques. La promotion peut se faire à travers certains
événements comme les journées culturelles, les festivals, les foires, les colloques Pour mieux sensibiliser les
populations, des documentaires, des débats et des conférences doivent être organisés pour garantir la survie du
patrimoine.
___________________________________________________________________________________________
Chapitre II : Vivre ensemble
Leçon 4 :

LA CULTURE DE LA PAIX
Introduction :
Pour instaurer la paix, les Nations-Unies proposent le dialogue et la tolérance ente les peuples. Il s’agit de prévenir
les conflits, de restaurer la paix. La culture de la paix suppose donc un effort généralisé qui modifie les modes de
pensée et d’action.

I- LA TOLERANCE :
C’est le respect de la liberté d’autrui, de sa manière de penser et d’exprimer ses idées. C’est la capacité d’un individu
à accepter une chose avec laquelle il n’est pas d’accord. C’est quand on reconnaît qu’une chose est en mal mais
combattre ce mal engendre un autre mal. La notion de tolérance s’applique à plusieurs domaines :
Au Plan Religieux : c’est la capacité d’acceptation des confréries différentes, des religions différentes.
Au Plan Social : accepter une personne ou un groupe social dans tout ce qui est différent dans ses valeurs morales.
Au Plan Civil : c’est l’écart qu’il y a entre les lois, leur application et l’impunité.
Au Plan Technique : c’est la marge d’erreur acceptable dans la fabrication des produits

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II- LE DIALOGUE DES CULTURES ET DES RELIGIONS :
Le dialogue des cultures et des religions permet de maintenir la paix et la stabilité entre les peuples, il fait grandir
l’amour et le respect de l’autre, il fait reculer l’esprit de haine.
Le dialogue interreligieux est une nécessité dans un monde où sévissent des manifestations de violence autour du
fait religieux. La religion est un facteur de rapprochement des peuples selon les textes sacrés (Judaïsme,
Christianisme, Islam). Il faut donc un dialogue fondé sur la vérité, la justice, le respect et la compréhension de
l’autre. C’est l’exemple de l’harmonie de vie au Sénégal entre les religions musulmanes et chrétiennes.
Conclusion :
Il faut tout faire pour amener les communautés religieuses se connaître et tout en s’enracinant dans son identité, de
s’ouvrir à l’autre.

Leçon 5

SOLIDARITE ET INTEGRATION EN AFRIQUE


L’UNION AFRICAINE, la CEDEAO, l’UEMOA et l’OMVS
Introduction :
Aux lendemains des indépendances les pays africains ont senti la nécessité de s’unir en vue de réaliser l’intégration
dans certains domaines. Ces efforts de solidarité ont abouti à la création d’organes de coopération à l’échelle locale,
sous régionale, régionale ou continentale.

I- L’UNION AFRICAINE :
L’UA est née en 2002 à Durban (Afrique du sud) sur les cendres de l’OUA créée le 23 Mai 1963 à Addis Abeba
(Ethiopie) pour asseoir une unité politique de tous les pays Africains.
Les principaux organes de l’UA sont : la conférence de l’union qui définit la politique générale ; le conseil exécutif
qui contrôle la mise en œuvre des décisions prises ; le secrétariat de l’union ; la cour de justice qui veille au
respect des obligations ; le parlement Africain qui vote les lois ; le conseil de paix et de sécurité ; le conseil
économique, social et culturel ; les commissions techniques spécialisées.

II- LA COMMUNAUTE ÉCONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST :


Elle a été instituée à Lagos en 1975 pour réaliser un marché commun régional et regroupe 16 Etats. Son but est de
promouvoir la coopération en réalisant une libre circulation des personnes avec le passeport CEDEAO, en
construisant des routes commerciales et des liaisons de télécommunications et harmoniser les politiques
économiques et financière
Les organes directeurs sont :
▪ La conférence des chefs d’État et de gouvernement : C’est l’organe suprême, elle est chargée d’assurer la
direction générale et le contrôle des fonctions exécutives de la communauté.
▪ Le conseil des ministres : Il est formé par des représentants des états-membres. Le conseil étudie les dossiers
préparés par le secrétariat exécutif et les commissions techniques, il prend des décisions à l’unanimité.
▪ Le secrétariat exécutif : Il est dirigé par un secrétaire général assisté de deux secrétaires exécutifs adjoints, d’un
contrôleur financier ainsi que des fonctionnaires recrutés dans les états-membres.

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▪ Le tribunal de la communauté : C’est la juridiction suprême de l’union, elle règle les différends entre les États
les personnes et les entreprises.
▪ Les commissions : elles sont spécialisées dans les différentes activités en vue de l’intégration économique de la
sous-région. La plus importante est le Fond de Coopération, de Compensation et de Développement : son siège est
à Lomé et il est appelé à fournir une assistance aux États membres. Le fond est dirigé par un DG nommé par le
Conseil des Ministres.
▪ La chambre de compensation : la CEDEAO regroupe des états à monnaie différentes (Dalasi, Dollar, Cédi,
Sily). Il faut donc recourir à une chambre de compensation pour opérer les transactions financières en vue des
importations et des exportations. L’instauration d’une monnaie unique facilitera cependant les échanges.
▪ L’ECOMOG : c’est une force d’opposition. Elle est commandée par le Nigeria et les différents états lui
fournissent des troupes. L’ECOMOG a eu à intervenir pour le maintien de la paix au Libéria, en Guinée et en Sierre
Léone.
La CEDEAO se heurte cependant une instabilité politique, mal gouvernance, faiblesse du commerce
intracommunautaire, absence ou vétusté des infrastructures (routes, ports, ponts) faiblesse du secteur privée,
mauvaise politique économique et énergétique.

III- L’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine :


Les ex-pays francophones avaient d’abord créé le 12 mai 1962 l’UMOA (union monétaire ouest africaine). En vue
d’assurer une intégration économique et monétaire, ils vont créer à la suite de la dévaluation du CFA le 12 janvier
1994, l’UEMOA. Les objectifs visés tendent à une harmonisation des législations et la mise en place du Tarif
Extérieur Commun qui vise à une ouverture de l’espace UEMOA vers l’extérieur, à la protection de la production
communautaire, à la lutte contre le détournement de trafic. Le TEC repose sur une catégorisation des droits et taxes
permanents, des droits et taxes à caractère temporaires.

Les principaux organes directeurs de l’UEMOA sont :


▪ La conférence des chefs d’états et de gouvernement.
▪ Le conseil des ministres : ils définissent la politique de la monnaie et des crédits Les organes de contrôle sont.
▪ La cour de justice et la cour des comptes qui tranchent des litiges et contrôlent le budget.
▪ Les institutions spécialisées autonomes sont la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et
la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).
▪ Les organes consultatifs regroupent les hommes d’affaires et les experts.
Le bilan positif se traduit par : la création de la banque régionale de solidarité en 2000 pour lutter contre la pauvreté,
l’harmonisation de la TVA à 18% à partir de 2001 et l’adhésion de la Guinée Bissau en 1997.

IV- ORGANISATION POUR LA MISE EN VALEUR DU FLEUVE SENEGAL :


L’OMVS est créée le 11 mars 1972 à Nouakchott sur les cendres de l’OERS créé le 24 Mars 1968. Composée par
le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée (2004), l’OMVS se fixe comme objectif d’accélérer le développement
des états membres, de sécuriser et améliorer les revenus des populations, de stopper la remontée de la langue salée,
la construction des barrages anti-sel de Diama et hydroélectrique de Manantali ont permis de dégager un potentiel
irrigable de 400 000 ha, la création d’une centrale hydroélectrique, l’amélioration de la navigabilité et la
régularisation du débit des lacs.
Le fonctionnement de l’OMVS s’appuie sur 6 organes :

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✓ La conférence des chefs d’états et de gouvernements et le conseil des ministres qui définissent la politique
de l’organisation.
✓ Le haut-commissariat exécute les décisions prises.
✓ Le conseil permanent de l’eau définit les modalités de l’utilisation de l’eau.
Deux organes subsidiaires :
✓ Le comité consultatif et le comité régional de planification et de coordination.
L’OMVS rencontre des problèmes liés à la gestion des ressources humaines, à l’absence de données techniques
fiables, à l’absence des capitaux ou à la mauvaise gestion.
Conclusion :
La volonté d’intégration est affichée en Afrique, mais les nombreux obstacles posent le problème de la maturité
politique des états, incapables qu’ils sont de résoudre les problèmes économique et sociaux que seule une
solidarité effective et agissante peut résoudre.

Leçon 6
LE SYSTEME DES NATIONS UNIES :
L’ONU ET SES SERVICES ET INSTITUTIONS SPECIALISEES
Introduction :
L’ONU est créé en 1945 pour instaurer un climat de paix et de sécurité dans le monde.
I- L’ONU ET SES SERVICES SPECIALISÉES :
▪ Historique :
La société des nations (SDN) créée en 1919 échoue à sa mission car n’a pas pu empêcher la deuxième guerre
mondiale. L’idée des Nations-Unies sera reprise par le président de la république Franklin Roosevelt et le premier
ministre Anglais Winston Churchill qui élaborent la Charte de l’atlantique en 1941. Plusieurs autres conférences
vont finir par donner naissance le 25 avril 1945 à la Charte des Nations Unies signée par 51 états et aboutit à la
création de L’ONU le 24 octobre 1945.
▪ Principes et Objectifs :
L’ONU est fondée sur les principes de l’égalité souveraine de ses états-membres, la garantie de la paix mondiale.
Ses objectifs sont d’assurer la paix, la sécurité et la coopération internationale ; de favoriser l’entente et l’amitié
entre les peuples, la non-ingérence dans les affaires intérieures des états, le respect de la déclaration universelle des
droits de l’homme, le droit des peuples à l’autodétermination.
▪ Fonctionnement de L’ONU : L’ONU dispose de six organes :
◘ L’assemblée Générale : c’est un organe de délibération ; elle est composée de 192 membres disposant
chacun d’une voix. L’assemblée générale se réunit une fois par an.
◘ Le Conseil de Sécurité : organe de décision composée de 15 membres dont 5 permanents (Usa, France,
Angleterre, Russie, Chine) disposant du droit de veto.
◘ Le Conseil Economique et Social : il coordonne les activités économiques et sociales ; il est composé
de 54 membres élus pour 3 ans.
◘ Le Secrétariat Général : il exécute les décisions de l’assemblée générale et du conseil de sécurité. Le
secrétaire général est élu pour 5 ans et rééligible. C’est le plus haut fonctionnaire, il assiste à toutes les réunions,
veille à l’application des décisions prises, présente à l’assemblée générale un rapport annuel Il est dirigé par un
Sud-Coréen BAN KI MOON depuis octobre 2006.
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◘ La Cour Internationale de Justice : elle juge les litiges internationaux ; elle est formée de 15 juges élus
pour 9 ans. Depuis juillet 2002, on a mis en place le Tribunal Pénal International (TPI) pour juger les crimes contre
l’humanité.
◘ Le Conseil de Tutelle : Composée de 24 membres, il gère les territoires non encore indépendants.
▪ Services Spécialisées de L’ONU : les services spécialisés de l’ONU sont :
◘ UNICEF : Fond des Nations Unies pour l’Enfance.
◘ ONUDI : Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement.
◘ HCR : Haut-Commissariat pour les réfugiés.
◘ ONUDI : Organisation des nations Unies pour le Développement Industriel.
◘ NUAP : Fond des Nations Unies pour la Population

III- LES INSTITUTIONS SPECIALISÉES DE L’ONU :


Ce sont des organismes indépendants de l’ONU, chargés de la coopération internationale. Il s’agit de :
◘ UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l’Éducation la Science et la Culture, développe
l’éducation, encourage la recherche scientifique et technique, contribue à la sauvegarde des patrimoines historiques
et culturels. Son siège et à Paris.
◘ FAO : Fond des Nations Unies pour l’Alimentation. Veut éradiquer la faim dans le monde, assurer aux
populations une alimentation qualitative et quantitative, participe au PNUD et au PAM. Son siège se trouve à
ROME.
◘ OMS : Organisation Mondiale de la Santé. Œuvre en faveur de la santé pour tous, favorise la recherche
médicale et la formation sanitaire.
◘ OIT : Organisation International du Travail. Assure la protection des travailleurs, élabore un code de
travail pour le respect des normes du travail sanitaire.
◘ AIEA : Agence Internationale pour l’Energie Atomique.
◘ OMC : Organisation Mondiale pour le Commerce.
◘ FMI : Fond Monétaire Internationale.
◘ BM : Banque Mondiale.
◘ SFI : Société Financière Internationale.
◘ OACI : Organisation de l’Aviation Civile Internationale.
◘ UPU : Union Postale Universelle.
◘ OMM : Organisation Météorologique Mondiale.
◘ UIT : Union Internationale du Travail.

IV- BILAN ET PERSPECTIVES DE L’ONU :


Le bilan est positif car avec la recherche du maintien de la paix et l’action humanitaire de ses institutions, l’ONU
fait éloigner le spectre de la guerre. De 51 états à sa naissance, le nombre d’états a plus que triplé. Ainsi l’ONU
permet à des états extrêmement différents par leurs traditions, leurs cultures, leur niveau de vie, les problèmes qu’ils
ont à résoudre, de faire entendre leur voix et de conforter leur point de vue dans cette sorte de parlement mondial.

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Ses institutions spécialisées comme l’UNESCO, la FAO, l’OMS, l’UNICEF sont chargées du développement
culturel, de la lutte contre l’analphabétisme, la sauvegarde du patrimoine historique, le développement agricole, la
santé mondiale, l’enfance… Le prestige de l’ONU est suffisamment élevé auprès des jeunes états pour qu’ils
ambitionnent de participer à ses travaux et aux prises de décisions. Cependant des contradictions sont à soulever :
De 1945 à nos jours, les relations internationales ont connu une évolution particulière ; les données ont beaucoup
changé, des conflits ont jalonné cette période et l’ONU n’a pu les régler de façon judicieuse ; la non-ingérence ne
cadre pas avec la reconnaissance des droits de l’homme en cas de violation ; la crédibilité de l’ONU est émoussée
par les USA, gendarmes du monde qui passent outre les résolutions de l’ONU ; l’ONU n’a pas régler de façon
définitive le problème Palestinien.
Conclusion :
L’ONU œuvre pour le maintien de la paix et la prévention des conflits dans le monde ; c’est donc un instrument de
paix capable de remplir sa mission. La diplomatie préventive, l’action humanitaire et culturelle de ses institutions
permettent d’assurer une paix durable dans le monde.

Leçon 7 :

LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE AU SENEGAL :


OBJECTIFS, STRUCTURES, RESULTATS ET PERSPECTIVES
Introduction :
Comme la plupart des pays africains au sud du Sahara, le Sénégal fait partie des PMA et fait face à un problème de
pauvreté. Avec le soutien de la Banque Mondiale, un programme de lutte est initié afin de lutter contre ce
phénomène.
I- OBJECTIFS ET STRUCTURES DE LA LUTTE :
La pauvreté se définit comme un état d’indigence, un déficit de ressources monétaires, une pauvreté humaine pour
satisfaire les besoins de base. Le concept de pauvreté est relatif et il est étroitement lié à celui de nécessité. Être
pauvre signifie pour beaucoup ne pas être capable d’entretenir sa famille, ne pas avoir du travail, un endroit ou une
habitation décente, ne pas avoir les moyens de se soigner. En définitive la pauvreté c’est l’absence « d’avoir, de
pouvoir et de savoir ». L’Indice de Pauvreté Humaine IPH (1$/personne/jour) permet de mesurer la pauvreté. Selon
les enquêtes réalisées, plus de 58% de la population sénégalaise sont touchées. Le problème de la pauvreté au
Sénégal comme partout ailleurs en Afrique est presque immuable : on naît pauvre, on meurt pauvre. La pauvreté
conduit à une rupture des liens sociaux et à l’exclusion qui débouchent sur : la violence et la délinquance juvénile
qui augmentent le taux de criminalité ; la mendicité avec le problème des talibés en quête de nourriture
quotidienne et d’argent pour l’entretien des marabouts ; les violences faites aux femmes ; l’usage et trafic de la
drogue en milieu urbain ; le travail des enfants surtout les jeunes filles âgées de 10 à 15 ans, utilisées comme
domestiques ou dans le commerce et exposées à la prostitution, au viol et à l’infanticide.
Les objectifs de la lutte contre la pauvreté sont de réduire la pauvreté en augmentant l’accès aux services sociaux
de base (éducation, santé, hygiène, eau, transport…). À la suite de la Déclaration du Millénaire, les bases d’une
stratégie de lutte contre la pauvreté sont définies et reposent sur l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le
Développement OMD visant à réduire de moitié le nombre de familles vivant en état de pauvreté. Cette stratégie
passe par : la SRP : Stratégie de Réduction de la Pauvreté par la création de richesses, l’accès aux services sociaux
de base ; la SCA : Stratégie de Croissance Accélérée pour atteindre un taux de croissance de 7 à 8 % ;Le PNUD :
a lancé un programme appelé PAYS pour lutter contre la pauvreté ;Des ONG : participent à la sécurité alimentaire
et les gouvernements se dotent de ministères de la solidarité nationale.

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II- RESULTATS DE LA LUTTE :
Un vaste programme de réformes économiques entrepris dans les années 1995/2000 a augmenté le PIB et fait baisser
l’inflation, paradoxalement le nombre de pauvres a augmenté. Des résultats encourageants ont été notés en ce qui
concerne le taux de scolarisation (79 %) avec la SCOFI (scolarisation des filles), l’accès à l’eau potable,
l’assainissement.
III- LES PERSPECTIVES :
Des actions soutenues par l’état pour sortir de la pauvreté se poursuivent :
▪ Développement de la micro finance : CMS, ACEP, PAMECAS pour un accès aux ressources financières à des
populations exclues des circuits bancaires classiques ;
▪ Développer le secteur privé ;
▪ Maîtriser la croissance démographique ;
▪ Scolarisation universelle ;
▪ Meilleure organisation de la migration ;
▪ Modernisation de l’élevage, amélioration de l’hygiène de l’assainissement ;
▪ Faire preuve de rigueur et de capacité d’innovation dans la mise en œuvre des programmes.
Conclusion :
La lutte contre la pauvreté constitue un axe prioritaire des politiques de développement au Sénégal, en vue de
réduire la précarité des conditions de vie des populations les plus démunies et de relever le niveau de
développement. Cependant les autorités doivent s’assurer que les programmes touchent effectivement les
populations ciblées.

Leçon 8

LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME ET LE SIDA


Introduction :
Le paludisme et le sida sont des pandémies. Leur éradication constitue pour le gouvernement du Sénégal un défi
majeur à relever. Pour lutter contre ces deux maladies, des structures ont été mises en place avec des résultats
encourageants.
I- OBJECTIFS DE LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME ET LE SIDA :
Le paludisme est une maladie infectieuse parasitaire transmise par la piqûre de l’anophèle et qui se caractérise par
une forte fièvre. C’est une maladie endémique au Sénégal qui affecte des centaines de milliers de personnes surtout
pendant la saison des pluies et constitue une cause importante de mortalité et de morbidité. Les objectifs sont :
réduire le taux de mortalité et de morbidité ; accès des paludéens à des traitements rapides ; accès des
personnes à risque (femmes, enfants) aux soins et aux moustiquaires imprégnées.
Le SIDA ou Syndrome d’Immuno- Déficience Acquise est maladie contagieuse due à deux types de virus VIH1
(1983) et VIH2 (1986) qui provoquent la destruction des défenses de l’organisme. Le taux de prévalence est faible
au Sénégal (0,71% en 2007). Le sida est une maladie liée aux comportements à risque.

Les médicaments appelés antirétroviraux sont disponibles au Sénégal depuis 2001 et sont gratuits : ils permettent
de ralentir la progression de la maladie mais n’empêchent pas la contamination.
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Les objectifs de la lutte sont : maintenir le taux de prévalence à ce niveau faible ; systématiser le dépistage
volontaire ; améliorer la qualité de vie des personnes infectées ; sensibiliser sur les dangers du SIDA et la
conduite à tenir ; réduire les impacts socio-économiques.
II- STRUCTURES DE LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME ET LE SIDA :
Pour combattre le paludisme, le ministère de la santé a mis en place un vaste programme : le Programme National
de Lutte contre le Paludisme dont le slogan est « vaincu le paludisme, le compte à rebours est lancé ». Il comporte
entre autres la distribution de moustiquaires, le test de diagnostic rapide, informations aux populations. Pour le
SIDA les premiers cas sont apparus au Sénégal en 1986 et le gouvernement a mis en place le Cadre National de
Lutte contre le Sida l’appui de L’ONUSIDA en 2001.
III- RESULTATS DE LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME ET LE SIDA :
Ils sont satisfaisants dans tous les deux cas. Pour le paludisme, grâce à l’appui des partenaires comme l’UNICEF
et « ROLL BACK MALARIA » : le nombre de cas est passé de 1,5 millions en 2006 à 275 000 en 2008 ; le taux
de morbidité est passé de 33 à 22% ; la formation d’agent de santé ; la distribution ou vente de moustiquaires
imprégnées
Pour le SIDA, l’expérience CNLS a fait du Sénégal l’un des pays ou la prévalence est faible et stable 1% grâce à :
l’accès aux populations des antirétroviraux, l’accès aux Tests de Dépistage Rapide (TDR).
IV- PERSPECTIVES DE LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME ET LE SIDA :
Pour le paludisme il faut : maintenir les subventions pour protéger les populations ; continuer la collaboration avec
L’OMVS, L’UNICEF, L’USAID ; généraliser les moustiquaires imprégnées ; sensibiliser sur les problèmes
d’environnement, d’assainissement et d’insalubrité.
Pour le SIDA il faut : maintenir le taux à 1% ; organiser des forums sur le dépistage ; surveillance, suivi et évaluation
de l’épidémie ; évitez la stigmatisation (méconnaissance et préjugés sur la maladie) et la discrimination (traitement
injuste à l’égard des personnes séropositives). Cela produit de la peur et de la méconnaissance et réduit au silence
des individus et des communautés.
Conclusion :
Le SIDA et le paludisme sont des menaces pour la santé publique et le développement du Sénégal. La lutte contre
ces deux maladies s’impose.

Leçon 9

LA LUTTE CO NTRE LA DROGUE ET LA TOXICOMANIE :


OBJECTIFS, STRUCTURES, RESULTATS ET PERSPECTIVES
Introduction :
La consommation de stupéfiants au Sénégal est devenue une réalité depuis plusieurs décennies et la jeunesse est
la population la plus exposée du fait de sa vulnérabilité. C’est pourquoi des programmes ont été développés pour
faire face à la consommation accrue de la drogue.
I- Objectifs et structures :
L’objectif majeur de la lutte contre la drogue et la toxicomanie est de protéger les générations présentes et futures
contre les effets dévastateurs de la consommation des stupéfiants aux plans sanitaire, social, environnemental et
économique.

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Ainsi le Sénégal a mis sur pied un Comité Interministériel de Lutte contre la Drogue CILD. En outre devant le
constat que l’usage et l’abus de la drogue sont liés d’une part à l’offre par les circuits de distribution et d’autre
part à la demande, l’état a créé en 1991 l’Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants OCRTIS
sous la tutelle du ministère de l’intérieur.
Par ailleurs, l’Organisation des Nations Unies de lutte contre la Drogue et la Toxicomanie ONUDC appuie le
Sénégal à vaincre l’usage et l’abus des stupéfiants. D’autres structures interviennent également comme le Réseau
d’Aide aux Toxicomanes RAT, le Centre de Promotion et de Réinsertion Sociale dans la lutte contre la
toxicomanie CPRS, le Centre Jacques Chirac qui est un centre d’information et de sensibilisation sur les drogues,
etc.
II- Résultats et perspectives :
L’état sénégalais fait beaucoup d’efforts dans la lutte contre la drogue et la toxicomanie par la répression, la
prévention, le traitement médical, et la réinsertion. Mais ces efforts n’ont pas de résultats satisfaisants. On a
remarqué que l’âge de consommation de drogue a baissé : 20-24 ans il y a sept ans contre 13 ans aujourd’hui.
Ensuite la production, le trafic et la consommation de stupéfiants augmentent de plus en plus.
Aujourd’hui le Sénégal doit s’engager dans plusieurs actions pour lutter davantage contre ce fléau comme le
durcissement des mesures relatives à la publicité en faveur des boissons alcoolisées et le tabac, la création d’un
centre de désintoxication qui prendra en charge les toxicomanes et l’implication des femmes dans la lutte parce
qu’elles jouent un rôle déterminant dans la production, le trafic et la consommation des stupéfiants.
Conclusion :
Au Sénégal, l’usage illicite des stupéfiants s’accroît considérablement, les trafiquants et les réseaux de
distribution et de consommation se multiplient. Pour parvenir à des résultats, l’état, les partenaires et les
populations doivent collaborer.

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