Sujet 1: Pour Philosopher, Faut-Il Douter de Tout ? 1-Analyse Des Concepts
Sujet 1: Pour Philosopher, Faut-Il Douter de Tout ? 1-Analyse Des Concepts
Question
(Sujet)
Plan détaillé
Antonio GRAMSCI partage dans une certaine mesure ce point de vue et pense que « tous les
hommes sont philosophes »
DEVOIR DU PREMIER SEMESTRE (LYAGO-C)
PHILOSOPHIE / CORRIGE – TYPE CLASSE DE TLE D & C
La philosophie consiste à accepter pour vrai, le vraisemblable. La philosophie n’a pas d’habitude
propre. Pour PROTAGORAS « l’homme est la mesure de toute chose ».
- Philosopher c’est penser pour rompre avec le cercle des évidences établies, c’est réfléchir,
c’est critiquer.
Pour le philosophe rien ne va de soi, derrière les apparences se cachent l’essence des choses.
Pour le philosophe il ne suffit pas que les choses soient, il faut qu’elle soit comprise.
Nos sens nous trompent, la vérité ne se trouve pas dans le monde sensible c’est pourquoi pour
philosopher il faut douter de tout.
Olivier REBOUL « la philosophie commence lorsque les choses qui allaient de soi cesse de
l’être »
L’attitude philosophique exige une remise en cause des habitudes, des opinions reçues.
-Edmond HUSSERL « quiconque veut vraiment devenir philosophe devra une fois dans sa vie se
replier sur soi-même et au-dedans de soi, tenter de renverser toutes les sciences admises jusqu’ici
et tenter de les reconstruire »
Le philosophe dit non, il se distingue du vulgaire par le doute, il doute mais pas de façon naïve.
ESSERTIER « le vrai philosophe est celui qui voit le problème là où le commun des mortels
n’en voit pas ou nie qu’il y en ait »
L’attitude philosophique consiste dans le refus de tenir pour vrai ce qui paraît évidents, ce qui
saute aux yeux n’est pas ce qui est vrai, ce qui est évident.
DESCARTES « je pense qu’il fallait que je rejetasse comme absolument faux tout ce à quoi je
pourrais imaginer le moindre doute afin de voir s’il me resterait après cela quelque chose en ma
créance qui fut entièrement indubitable »
III- Discussion
Si philosopher c’est douter de tout, il faut éviter de douter même de ce qui résiste aux assauts du
doute pour verser dans le scepticisme.
Il faut distinguer le doute philosophique qui est l’esprit critique du doute sceptique qui est
l’esprit de critique qui instruit.
DESCARTES « Non que j’imitasse pour cela les sceptiques, qui ne doutent que pour douter, et
affectent d'être toujours irrésolus ».
Conclusion
Les apparences, les idées reçus et les préjugées ne sont pas la vérité. Pour philosopher il faut
douter de tout, pour découvrir la vérité mais il faut éviter de douter de l’indubitable pour ne pas
verser dans le scepticisme.
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Sujet 2 : Ebenezer N’Joh-Mouelle disait : « La philosophie n’est pas, ne saurait être cette
spéculation brumeuse détachée de la réalité et des problèmes concrets des hommes. »
Qu’en pensez-vous ?
2-Reformulation du sujet
DEVOIR DU PREMIER SEMESTRE (LYAGO-C)
PHILOSOPHIE / CORRIGE – TYPE CLASSE DE TLE D & C
Peut-on soutenir avec N’Joh Mouelle que la philosophie ne nous éloigne pas de la société ?
3-Problème du sujet :
4- Problématique
OG : On pense généralement que la réflexion philosophique est une spéculation sur les choses
abstraites.
Ou
Il est souvent admis que la philosophie nous éloigne des préoccupations réelles de la société.
Constat : Or, le constat fait par Mouelle est que la philosophie s’intéresse aux problèmes des
hommes et de la société.
Question : Peut-on soutenir que la réflexion philosophique est indétachable des préoccupations
pratiques des hommes ?
Introduction
L’analyse du problème du rapport entre la philosophie et la société amène plus d’un à dire
que la réflexion philosophique nous détache du monde, elle n’est pas préoccupée par les réalités
sociales, elle est abstraite.
Transition : Il est à retenir de ce qui précède que la réflexion philosophique est une pure
abstraction et inutile pour la société. Cependant, est-il acceptable d’interpréter l’élévation
philosophique dans l’incapacité à résoudre les problèmes de la société ?
brumeuse détachée de la réalité et des problèmes concrets des hommes ». Il est donc clair
pour cet auteur que la philosophie s’intéresse au vécu des hommes. C’est pourquoi il
souligne que « l’initiative philosophique est indétachable des préoccupations pratiques ».
La philosophie n’est donc pas un discours sur des choses qui n’ont aucun rapport avec la
vie des hommes. C’est la raison pour laquelle il écrira ailleurs que « le philosophe est en
effet celui qui doit se mettre à l’écoute du monde pour tenter de dégager les significations
encore cachées dans les ruines de la vision du monde qui s’écroule ». Il n’y a donc pas
pour cet auteur aucun sujet philosophique qui ne soit en quête de solution pour les
problèmes concrets des hommes.
Partageant cette vision de Mouelle sur la philosophie, Vergez et Huisman montre que « la
philosophie authentique, bien d’ignorer le monde matériel, réfléchira à partir de ce monde
qui conditionne toutes nos pensées ». Par ailleurs sur le plan social et politique, la
philosophie, par la lumière, la science et la clairvoyance qu’elle est censée apporter au
roi, au gouvernant, peut mettre fin aux maux de la société. Platon (427-347 av. J-C) à ce
sujet est intrangisant : « Tant que les philosophes ne seront pas rois dans les cités ou ceux
qu’on appelle aujourd’hui souverains ne seront pas vraiment et sérieusement philosophes
(…), il n’y aura de cesse (…) aux maux des cités ni à ceux du genre humain ». La
réflexion philosophique est donc une réflexion sur le monde et pour le monde.
Conclusion
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DEVOIR DU PREMIER SEMESTRE (LYAGO-C)
PHILOSOPHIE / CORRIGE – TYPE CLASSE DE TLE D & C
2- Reformulation
Sujet
3- Problème
4- Problématique
OG : On pense généralement que l’homme à une nature prédéterminée, c’est-à-dire qu’il est
définit par essence.
Constat : Or, le constat fait qu’à la naissance l’homme n’est rien, il est le produit de son
éducation, de sa culture.
Question : sujet
Plan
Pour les essentialistes « l’essence précède l’existence » c’est-à-dire que l’homme est
prédéterminé à la naissance, il a une essence, une nature spécifique posée au départ qui fait de lui
ce qu’il est. Il a une essence qui résiste à toutes les influences culturelles. L'homme a un
programme de vie préétabli avant sa naissance, l’existence n’est que l’exécution de ce
programme de vie sans aucune modification. ARISTOTE déclarait que : « Toute essence est dite
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nature. » de même DESCARTES affirme que : « l’homme naît déjà avec lui un certain nombre
de vérités premières. »
Certains biologistes pour définir l'homme se contentent de l'hérédité. C’est ainsi que Alexis
CARREL dans L’homme cet inconnu affirmait : « La répartition de la population d’un pays en
différentes classes n’est pas l'effet du hasard ni de conventions sociales. Elle a une base
biologique profonde car elle dépend des propriétés physiologiques et mentales des individus. ».
La thèse culturaliste s’érige contre l’idée d'une nature humaine complètement biologique où
les comportements humains seront uniquement héréditaires. Pour les culturalistes l’homme naît
prématuré, sa nature est inachevée. À la naissance, l’homme n’est rien. Il ne possède que des
virtualités ou des potentialités que la culture ou la société peut valoriser. Lucien MALSON dans
Les Enfants Sauvages reconnaît que « Avant la rencontre d'autrui ou du groupe, l’homme n'est
rien d'autre que des virtualités aussi légères qu'une transparente vapeur. Toute condensation
suppose un milieu c'est-à-dire le monde des hommes. »
Pour les sociologues, l’homme est entièrement déterminé par la société dans laquelle il vit.
La nature de l’homme résulte donc des composantes sociales. Telle est la position du sociologue
français Émile DURKHEIM. Dans son ouvrage Éducation Morale, il écrit : « Lorsque la
conscience parle, c’est la société qui parle en nous. »
Pour les existentialistes, l’homme n’a pas de nature posée au départ qu’on puisse appeler son
essence. Pour Sartre l’homme est non seulement tel qu'il se conçoit mais tel qu’il se veut. (…)
l’homme n’est rien d'autre que ce qu'il se fait ; c’est dire que, c’est l’homme lui-même qui est
l’artisan de son destin. Ainsi pour l’existentialisme : « l’existence précède l’essence ».
génétique de l'individu met en place des possibilités que la culture exploite, développe, actualise
pour façonner l'homme. L'homme est alors une ''uni-dualité'', car pour François JACOB : « c'est
par une interaction constante du biologique et du culturel que peuvent mûrir et s’organiser les
performances mentales. » ( Le Jeu des Possibles). De même NIETZSCHE soutient qu’en
l’homme, « les qualités naturelles et les qualités proprement humaines sont indissociablement
mêlées. »
Conclusion
En définitive, il faut retenir qu’on ne saurait réduire l’homme à sa seule nature ou à sa seule
culture. Il faut le saisir comme un être à la fois naturel et culturel.