Calcul du couple moteur critique
Calcul du couple moteur critique
• DP = diamètre d’enroulement du câble sur la poulie motrice : 2650 mm. (représentée sur le
document DT A4)
Notations utilisées:
• C résistant/mot = Couple résistant à fournir sur l’arbre moteur pour équilibrer la charge.
• Ji = Inertie de la pièce i exprimée en son centre de gravité autour de son axe de rotation.
•
dΩ
• Ω= : accélération angulaire de l’arbre moteur exprimée en rad.s-2
dt
A1
Mise en situation
Les deux cabines sont chargées au maximum. Elles arrivent sur la fin de leur trajet.
La cabine aval se déplace donc vers la gare intermédiaire et la cabine amont arrive au Pic
du Midi. Suite à une vitesse du vent trop importante, la machine motrice doit être arrêtée
et les deux cabines chargées sont stoppées à une position pour laquelle la pente des
câbles porteurs, côté Pic du Midi, est maximale (cas le plus défavorable). Le
redémarrage va avoir lieu en mode dégradé.
On se propose dans cette partie de calculer le couple à fournir sur l’arbre moteur
afin de pouvoir redémarrer dans cette position critique.
On se propose d’étudier l’équilibre statique d’une cabine (voir DR A1). Pour cela, on isole
l’ensemble S0 = {cabine + charge maxi + chariot + galets de chariot + suspente}.
On note :
P : Le vecteur qui représente l’action de la pesanteur sur le système isolé. Il est exercé
au point G.
R : Le vecteur qui représente l’action des câbles porteurs sur le système isolé. Ce vecteur est
considéré perpendiculaire à la direction des câbles. Il est exercé au point E.
T : le vecteur représentant l’action du brin du câble tracteur sur le système isolé. Ce vecteur est
parallèle au câble tracteur. Il est exercé au point E.
P+R+T=0
A.1.5. Sur le relevé topographique document DR A2, tracer le point A, lieu où la cabine amont (côté Pic
du Midi) supporte la plus grande pente sur les câbles porteurs. Mesurer au point A, sur le document DR A2
l’angle θPic. Noter sa valeur en degré dans le rectangle ci-dessous.
A2
A.1.6. Connaissant la position de la cabine amont (point A), tracer le point B position de la cabine aval
(côté gare intermédiaire). Mesurer au point B, sur le document DR A2 l’angle θinter. Noter sa valeur en degré
dans le rectangle ci-dessous.
A.1.7. On note C résistant / poulie, le couple résistant à fournir sur la poulie motrice pour équilibrer la charge (
les deux cabines chargées en A et B ). A partir des 2 angles relevés, déterminer ce couple en fonction de
DP. Effectuer l’application numérique.
Ω10/ 18
A.1.8. On définit pour le réducteur, le rapport de réduction K10 / 4 = avec Ω10/18 et Ω 4/18 les
Ω 4/ 18
vitesses angulaires respectives de l’arbre de sortie 10 et de l’arbre d’entrée 4 par rapport au carter fixe 18. A
l’aide du dessin d’ensemble du réducteur et de sa nomenclature (document DT A2 et DT A3), déterminer le
rapport de réduction du réducteur.
12 Ω 12
Montrer que K10 / 4 = . Pour la suite du problème on posera K10/4 = P =
185 Ω 185
Z 4 ⋅ Z12
K10 / 4 =
Z13 ⋅ Z10
24 ⋅ 14 2 ⋅ 12 ⋅ 2 ⋅ 7 12 12
K10 / 4 = = = =
74 ⋅ 70 2 ⋅ 37 ⋅ 2 ⋅ 7 ⋅ 5 37 ⋅ 5 185
A.1.9. On note C résistant / mot, le couple résistant à fournir sur l’arbre moteur pour équilibrer la charge.
Exprimer ce couple. Effectuer l’application numérique.
A3
•
dΩ
A.2.1. Exprimer l’accélération angulaire correspondante sur l’arbre moteur notée Ω= en fonction
dt
de a cabine. Calculer cette accélération.
DP D
V= ⋅ Ω P = P ⋅ Ω ⋅ K10 / 4 En dérivant cette expression par rapport au temps, on
2 2
dv DP dΩ dΩ • 2 ⋅ a cabine
obtient : = acabine = K10 / 4 ⋅ ⋅ ; donc =Ω=
dt 2 dt dt DP ⋅ K10 / 4
• 0,3 ⋅ 2 ⋅ 185
Ω= = 3,49 rad ⋅ s−2
2,65 ⋅ 12
1 1
A.2.2. On rappelle les deux expressions de l’énergie cinétique : EC = ⋅ M ⋅ Vs2 ; EC = ⋅ JZ ⋅ Ωs 2
2 2
1
EC = ⋅ ms ⋅ V 2 avec ms = ⎡⎣2 ⋅ ( Mt + Mc ) + ( 2,65 ⋅ 5520 ) ⎤⎦
2
soit ms = ⎡⎣2 ⋅ ( 3220 + 5215 ) + ( 2,65 ⋅ 5520 ) ⎤⎦ = 31498 kg
A.2.3. Montrer que l’énergie cinétique précédente peut s’écrire sous la forme :
2
1 ⎡ D ⎤
EC = ⋅ mS ⋅ ⎢K10 / 4 ⋅ Ω ⋅ p ⎥
2 ⎣ 2⎦
DP DP
V= ⋅ ΩP avec Ω P = Ω ⋅ K10 / 4 donc V = ⋅ Ω ⋅ K10 / 4
2 2
2
1 ⎡D ⎤
donc EC = ⋅ ms ⋅ ⎢ P ⋅ Ω ⋅ K10 / 4 ⎥
2 ⎣ 2 ⎦
A.2.4. Par conservation de l’énergie cinétique entre le système précédent et l’arbre moteur principal, on
2
1 1 ⎡ D ⎤
peut écrire la relation suivante : ⋅ JS1 / mot ⋅ Ω2 = ⋅ ms ⋅ ⎢Ω ⋅ K10 / 4 ⋅ p ⎥ .
2 2 ⎣ 2⎦
JS1 / mot représente l’inertie du système S1 ramenée à l’arbre moteur.
A4
Exprimer JS , puis calculer sa valeur.
1 / mot
A.2.5. A partir des données du document DT A1, citer les pièces qui sont prépondérantes en terme
d’inertie et noter leur inertie ramenée à l’arbre moteur.
En tenant compte du résultat de la question précédente, déterminer l’inertie équivalente du système
complet rapportée sur l’arbre moteur. On notera cette inertie JT.
Désignation « Nom de la pièce : Nombre X Inertie de la pièce ramenée sur l’arbre moteur »
Arbre moteur : 1 x 9,54 ; Poulie de renvoi : 7 x 3,4 ; Poulie motrice : 1 x 22,6
Galet : 58 x 0,2 ; Galet de chariot : 32 x 0,2
JT = 9,54 + ( 7 ⋅ 3,4 ) + 22,6 + ( 58 ⋅ 0,2 ) + ( 32 ⋅ 0,2 ) + 232,7
soit JT = 306,64 kg ⋅ m2
•
A.2.6. Exprimer le couple dynamique Cdyn en fonction de JT et de Ω . Calculer Cdyn .
dΩ
Cdyn = JT ⋅ Le calcul donne Cdyn = 306,64 ⋅ 3,49 = 1070,17 N ⋅ m
dt
A.3.2. En déduire Cm, le couple à fournir sur l’arbre moteur nécessaire au redémarrage dans cette
situation critique. Effectuer l’application numérique.
Cm =
[ 4141 + 1070,17] = 6094,73 N ⋅ m
0,855
Le couple nécessaire à fournir sur l’arbre moteur lors du redémarrage dans cette situation
critique est de 6095 N.m .
A5
B.1 Etude de la protection des personnes : schéma des liaisons à la terre
- Au secondaire du transformateur le neutre est relié à une prise de terre Rn de résistance 1Ω.
- Les impédances des disjoncteurs et des interrupteurs sectionneurs sont négligées (ces organes
sont fermés à l’apparition du défaut).
- La tension entre la phase en défaut et le PE ou le PEN à l’origine du circuit, est prise égale à 80%
de la tension simple nominale.
- Le calcul des longueurs maximales des canalisations sera vérifié à partir de la formule :
B.1.1. A quel type de schéma de liaison à la terre est soumise cette installation? Quelles sont ses
particularités (avantages, contraintes …)?
B.1.2. Quel(s) appareil(s) de protection faut-il associer à ce schéma de liaison à la terre afin d‘assurer la
protection des personnes ?
Correction B1
B.1.3 Un défaut franc apparaît au niveau du coffret sanitaire. La phase 1 du câble U1000R02V 3G2,5
alimentant ce coffret est en contact direct avec la masse métallique.
On désire vérifier si le disjoncteur D12 assure la fonction de protection lors du défaut.
Tracer en rouge sur le schéma ci-dessous, le parcours du courant de défaut noté Id.
400V/230V D1
L1
L2
L3
N
PEN
PE
D12
C60N C16
Câble cuivre L= 40 m
Rn U1000R02V 3G2,5
1Ω
Défaut franc
R = 0Ω
Départ ’’coffret
sanitaire’’
B.1.4. Sur le disjoncteur D12, on a relevé les indications suivantes : C60N C16, 230V, 2 pôles.
Que signifie C16 ?
Sur le câble assurant l’alimentation du départ ’’coffret sanitaire’’, on a relevé les données suivantes :
U1000R02V-3G2,5. Que signifie 3G2,5 ?
Correction B2
B.1.5. Dessiner le schéma équivalent du circuit parcouru par le courant de défaut noté Id. Indiquer sur ce
schéma les résistances du câble, la masse métallique et la résistance Rn.
Calculer le courant Id.
Id Rph
Uc
Rn
ρxL 22,5 x 40
R= = = 360 mΩ
S 2,5
T I/Ir= 255 / 16 = 16
B.1.7. Avec ce type de schéma, pourquoi doit-on toujours vérifier la longueur maximale des câbles ?
Pour une longueur de câble correspond une résistance, donc un courant de court circuit.
Ce courant Icc doit être supérieur à I magnétique seuil de déclenchement du disjoncteur
afin de protéger les personnes contre les contacts indirects.
Correction B3
B.1.8. Calculer la longueur maximale du câble alimentant le Départ ‘’coffret sanitaire’’.
In = 5A Si 5 x In Lmax =127 m
Magnétique 5 à 10 In Si 10 x In Lmax =127/2
Soit 63,5 m
Lmax =63,5 m
- Justifier le réglage des déclencheurs électroniques des appareils D1, D2 et D10 ;vérifier leur
coordination.
B.2.1. A partir du document technique DT B1, indiquer les départs secourus (donner uniquement le
repère des appareils de protection).
Correction B4
B.2.2. Donner la définition de Icc3, In et Ib. Pour quelle(s) raison(s) est-il nécessaire de connaître le
courant de court-circuit dans une installation électrique ?
In = calibre de la protection
B.2.3. A l’aide du document technique DT B2 et des hypothèses ci-dessous, compléter le tableau n°1
page B6.
Calculer l’intensité de court-circuit aux points A, B et C. Reporter les résultats à la page B7.
- La résistivité du cuivre est de 22,5 mΩ.mm²/m. Diviser la résistance par le nombre de conducteurs
en parallèle.
- La réactance des câbles unipolaires est de 0,15mΩ/m par conducteur à diviser par le nombre de
conducteurs en parallèle.
U20
Rappel : Icc 3 =
3 x ∑ R2 + ∑ X2
Correction B5
TABLEAU N°1
Réseau amont
0,05 0,35
Transformateur
1,813 7,16
1250 kVA
L 10 L 10
R=ρx =22,5 x X= 0,15 x =0,15x
Câble de liaison S 4x240 nbr 4
Transformateur TGBT
0,23 0,375
Disjoncteur D1
NS2000N
réglage Ir = 1800 A (cran 0,9) 0 0,15
réglage Isd = 9000 A (cran 10)
A Rtotal= 2,093 mΩ Xtotal= 8,035 mΩ
réglage Tr à 0,5s
Interrupteur 0 0,15
Sectionneur D3
IN 2000
Disjoncteur départ
Téléphérique D10 0 0,15
NS 1600N
réglage Ir à 0,6
réglage Isd à 10 Rtotal= 2,093 mΩ Xtotal= 8,335 mΩ
B
réglage Tr à 0,5s
L 45 L 45
R=ρx =22,5 x X= 0,15 x =0,15x
S 4x240 nbr 4
Câble de liaison
1,05 1,68
Correction B6
Courant de court-circuit au point A
U20 410
Icc 3 = =
3 x ∑ R2 + ∑ X2 3x 2,093 2 +8,0352
Icc 3 = 28,5 kA
U20 410
Icc 3 = =
3 x 2
∑R + ∑X 2 3x 2,093 2 +8,3352
Icc 3 = 27,55 kA
U20 410
Icc 3 = =
3 x ∑ R2 + ∑ X2 3x 3,143 2 +10,165 2
Icc 3 = 22,24 kA
B.2.4. A ce stade de l’étude, quel devra être le pouvoir de coupure des disjoncteurs D1 et D10 ?
B.2.5. Les faibles courants de court-circuit générés par les groupes électrogènes rendent difficile la
protection des circuits.
Le choix du disjoncteur placé en aval du générateur dépend du courant de court-circuit délivré par le
générateur ainsi que de l’impédance interne de l’alternateur.
Correction B7
B.2.6. . En vous aidant du document technique DT B3, compléter le tableau n°2 afin de déterminer le
courant de court-circuit au point E ( la valeur du courant de court-circuit au point F est donnée ).
nota : les courants de court-circuit au point F et après le disjoncteur D10 sont supposés identiques.
TABLEAU N°2
S 800
In = = = 1,154 kA
GE Groupe 3 xU 3 x 400
Electrogène triphasé
S = 800 kVA
In 1154
U = 400 V
X’d = 16 % Icc3 = = = 7,2 kA
X’d 16/100
D
Câble de liaison
Si Icc3 amont = 7,2 kA
L = 7 m, cuivre,
E 3 x 1 x 185 mm²
Icc3 aval= 7kA
Disjoncteur D2
NS1250N réglage Ir à 0,9 réglage Isd à 5 réglage Tr à 0,5s
Interrupteur Sectionneur D4
IN 2000
Jeu de barres
Correction B8
B.2.7. Le déclencheur Micrologic 2.0 A associé au disjoncteur D2, permet d’assurer les protections contre
les surcharges et les courts circuits.
Justifier les réglages de Ir et de Isd qui sont respectivement 0,9 et 5. (voir documents techniques DT B5,
DT B6 et DT B7).
B.2.8. Lors du fonctionnement en mode secouru, le courant de défaut maximum peut atteindre 6,5 kA en
aval de D10.
T T
T<0,08s T<0,4s
I/Ir I/Ir
5,7 6,7
Correction B9
B.2.9. Lors du fonctionnement en mode normal, le courant de défaut maximum peut atteindre 27,56 kA en
aval de D10.
T T
T<0,08s T<0,08s
I/Ir I/Ir
15,3 28,7
B.2.10. Vérifier si les protections assurées par les disjoncteurs D1, D2 et D10 sont efficaces aussi bien en
mode secouru qu’en mode normal ? Justifier.
En mode secouru, il est important de vérifier que le disjoncteur D2 assure la protection du groupe
contre les courts-circuits.
Il est préférable de prendre un seuil bas pour le magnétique de D2, cependant la sélectivité
sera partielle avec les disjoncteurs situés en aval.
En mode normal, il serait souhaitable de modifier les seuils magnétiques ( Isd ) des disjoncteurs D1
et D10 afin d’obtenir une sélectivité totale pour un meilleur confort pour les utilisateurs.
Correction B10
Introduction
Le système est entraîné, depuis la station motrice située au Pic du Midi (2860 m), par une machine à cou-
rant continu à inducteur bobiné et à excitation indépendante dont les caractéristiques nominales figurent sur la pla-
que signalétique ci-dessous (figure C1). Cette machine à courant continu est alimentée à l'aide d'un variateur de
vitesse tout thyristors.
Compte tenu des cycles de fonctionnement, la machine associée au variateur possède une capacité de sur-
charge de 1,6 fois son courant nominal.
Les figures C2 et C3 décrivent respectivement le bilan de puissance et le modèle simplifié en régime établi
de la machine à courant continu. Dans ce modèle Um,Im et E représentent respectivement les valeurs moyennes
de la tension d'alimentation d'induit, du courant d'induit et de la force électromotrice.
La courbe de l'effort exercé par le câble tracteur sur la poulie motrice en fonction du temps, dans le cas où
les cabines montante et descendante sont chargées, est donnée dans le document technique DT C1.
On remarquera que les cabines sont d'abord entraînantes au départ des stations ( Force exercée sur la
poulie et vitesse cabine de signes contraires ). Ensuite, elles sont entraînées par la machine à courant continu jus-
qu’à l’arrivée ( Force et vitesse de mêmes signes ). On supposera que ce scénario est vrai quel que soit le sens de
déplacement des cabines.
Pj=[Link]²
Pfer+méca
Pa Pe
Pu
C1
C.1 Choix de la machine à courant continu
C1.1 La machine à courant continu choisie est donnée pour une puissance de 400 kW (voir figure C1). Cette puis-
sance ne correspond pas à la puissance "catalogue" du constructeur. La machine a en effet été déclassée à
cause de l'altitude.
On vous donne la caractéristique de déclassement ci-après. En considérant une température ambiante maximale
de 40 °C, déterminer la valeur du facteur de déclassement et la valeur de la puissance "catalogue" de la machine
à courant continu la plus proche (voir document technique DT C2).
kd
C.2.1 La machine est refroidie par un ventilateur à entraînement séparé. Quel est l'avantage d'une moto-ventilation
de ce type, par rapport à une auto-ventilation ?
Une auto-ventilation n'est pas performante pour les faibles vitesses. Les performances de la machine
en terme de couple disponible sont réduites à basse vitesse.
C2
C.2.2 La plaque signalétique de la machine à courant continu porte l'indication "Cl H/F". Que signifie-t-elle ? (Voir
document technique DT C3)
Classe d'isolation H et classe d'échauffement F. Les capacités de surcharge du moteur sont importan-
tes.
Classe H : 180 °C
Classe F : 155 °C
C.2.3 La résistance de l'enroulement d'induit (froid) mesurée à 20°C est de 8,5 mΩ. La résistance de ce même en-
roulement mesurée à l'équilibre thermique au régime nominal, est de 12 mΩ. Calculer la valeur de la température
au point nominal, à l'équilibre thermique et pour une température ambiante de fin d'essai de 40°C.(voir DT C3).
Est-elle compatible avec les indications de la plaque signalétique ?
T2 = 125 °C
Cette valeur est compatible avec une classe d'échauffement F (155 °C max)
C.2.4 Compte tenu des indications de la plaque signalétique de la machine à courant continu, calculer la puis-
sance absorbée par l'induit au fonctionnement nominal et en déduire la valeur des pertes totales (pertes
fer+pertes mécaniques+pertes Joule) , hors excitation.
Pertes = Pa – Pu = 23,78 kW
C.2.5 Calculer la part relative (en %) des pertes Joule de l'induit et celle des pertes fer + mécaniques dans les per-
tes totales déterminées précédemment.
C.2.6 Calculer la puissance d'excitation. En déduire la valeur du rendement total de la machine à courant continu.
Comparer avec la valeur du rendement donnée sur le document DT C2.
C3
C.3 Exploitation du modèle de la machine à courant continu pour la prédé-
termination des grandeurs électriques et mécaniques.
C.3.1 Quelle est la grandeur électrique qui permet le contrôle direct du couple d'une machine à courant continu, à
flux inducteur constant ?
Le courant d'induit.
C.3.2 Quelle est la grandeur électrique image de la vitesse de l'arbre d'une machine à courant continu ?
C'est la tension d'alimentation de l'induit si RI est négligé.
C'est directement la f.e.m
C.3.3 Calculer le couple utile sur l'arbre de la machine à courant continu, au point de fonctionnement nominal; en
déduire la valeur du facteur de couple kc qui lie le courant d'induit au couple utile.
C = 2783,4 Nm
C.3.5 Quelle est l'expression de la vitesse angulaire Ω de l'arbre de la machine à courant continu en fonction de la
tension Um, du courant Im et de kc ?
U − R.I
Ω=
kc
C4
La chaîne cinématique simplifiée est donnée ci-après. F représente la force exercée sur le câble tracteur.
Im
câble tracteur
MACHINE A
Um COURANT
CONTINU
C.3.6 Quelle est l'expression du couple en entrée du réducteur (arbre rapide) en fonction de F et des données de
la figure C5 ? (voir document technique DT C4).
Csr F . Rp
Cer = =
r .η red η red .η pc.r
C.3.7 En déduire la relation qui exprime la force F exercée sur le câble en fonction du courant d'induit Im.
Donner la valeur de F pour le courant nominal de machine à courant continu.
C.3.8 Quelle est la relation qui lie la vitesse linéaire v du câble à la tension d'alimentation Um et au courant
d'induit Im ?
Donner la valeur de v en m/s pour les valeurs nominales de Um et Im.
v = 0,0312 . U – 0,000375 . I
C5
C.4 Etude de la partie puissance du variateur
Le variateur de vitesse associé à la machine à courant continu d'entraînement est de la gamme DCS de
ABB. Il est alimenté à partir du réseau triphasé EDF 3 x 400V – 50 Hz.
La partie puissance du variateur est composée de 2 ponts de Graëtz à thyristors (pont 1 et pont 2), montés
tête-bêche aux bornes de l'induit de la machine à courant continu (figures C6 et C8).
Par inversion du courant et/ou de la tension, la machine à courant continu peut fonctionner dans les 4 qua-
drants du plan vitesse-couple (figure C7).
Ceci autorise, en particulier, des freinages contrôlés et une inversion rapide du sens de rotation.
On supposera que la séquence de commande du variateur utilisé est à logique d'inversion : un seul des 2
ponts est commandé à la fois en fonction du signe du courant.
vitesse
II I
III IV
C6
Ic1 Ic2
Im
L1 L1
L2 L2
M Um
L3 L3
La tension délivrée en sortie par chacun des ponts est réglée à l'aide des angles de retard à l'amorçage des
thyristors. Les angles de retard respectifs seront dénommés par la suite ψ1 et ψ2.
On suppose que la température ambiante n'excède pas 40 °C. On rappelle que les caractéristiques nominales de
la machine à courant continu sont données sur la plaque signalétique de la figure C1.
C.4.1.1 Compte tenu des courbes de l'effort sur la poulie et de la vitesse d'une cabine du document DT C1, justi-
fier le choix d'un variateur 4 quadrants.
Pour un sens de rotation du moteur, on parcourt 2 quadrants (I et II). Par symétrie, dans l'autre sens on
parcourra également 2 quadrants (III et IV).
C.4.1.2 Déterminer le facteur de déclassement (voir DT C5) puis donner la référence complète du variateur à as-
socier à la machine à courant continu (voir document DT C6). Il faudra en particulier déterminer le calibre, puis at-
tribuer les valeurs adéquates aux lettres x et y intervenant dans la référence.
Le facteur de déclassement est de 80 %. On doit avoir calibre variateur x 0,8 > In moteur. Il faut donc
prendre un calibre de 1500 A.
Référence du variateur : DCS502-1500-41
On a pris x = 2 (4 quadrants) et y = 4 (réseau 400 V)
Remarque : On peut également considérer l'ensemble motovariateur sans déclassement, faire le choix
du variateur et ensuite lui affecter le facteur de déclassement.
C.4.1.3 En vous aidant du document technique DT C6, déterminez les pertes du variateur pour la valeur nominale
du courant d'induit, sachant que le choix s'est finalement porté sur un variateur de calibre 1500A.
Pv-i = 4069 W; Pv-u = 406 W; Pv-c = 60 W
Pour Im = 1009 A, la charge est partielle (67,2%), donc Pv-i = 2375,6 W
Les pertes totales sont donc égales à 2842 W environ
C7
C.4.1.4 En ne totalisant que les pertes de la machine (excitation comprise) et celles du variateur, déterminer le
rendement de l'ensemble variateur-machine à courant continu.
L1 Im
L2 Um
M
L3
C.4.2.2 Donner l'expression de la tension moyenne en sortie du variateur en fonction de la valeur efficace U de la
tension composée du réseau et de l'angle de retard à l'amorçage ψ1 (voir document DT C7).
3⋅ 2
Umoy = ⋅ U ⋅ cosψ 1
π
C8
C.4.2.3 Donner l'expression de la puissance moyenne en sortie du variateur en fonction de la tension efficace U
du réseau, de l'angle de retard à l'amorçage ψ1 et du courant Im.
3⋅ 2
Pmoy = ⋅ U ⋅ I m ⋅ cosψ1
π
C.4.2.4 Pour quelles valeurs de l'angle de retard à l'amorçage a-t-on un fonctionnement en onduleur ? Pour
quelles valeurs de cet angle a-t-on un fonctionnement en redresseur ?.
On prendra, pour la machine à courant continu, une constante de couple kc = 2,75 Nm/A et une constante
de f.e.m ke = 2,75 V/rad/s. La machine à courant continu fonctionne à flux inducteur nominal constant. Les pertes
fer et mécaniques sont négligées.
On se limite maintenant à la portion de la caractéristique de l'effort F(t) exercé par le câble tracteur sur la
poulie à vitesse constante (et égale à la vitesse nominale positive de 12,5 m/s) avec 49,6 s < t < 247,4 s. On rap-
pelle que cette caractéristique est donnée sur le document DT C1.
On se propose de prédéterminer le courant d'induit et d'étudier les sens de transfert d'énergie de l'en-
semble machine à courant continu-variateur.
C.5.1 Donner l'équation de la caractéristique F(t) pour t compris entre 49,6 s et 247,4 s. (F est exprimée en kN).
C.5.2 En considérant un rendement de l'ensemble réducteur-poulie-câble égal à 85,5 %, déduire de F(t) la fonc-
tion Cm(t) décrivant l'évolution du couple sur l'arbre de la machine à courant continu en fonction du temps.
On rappelle que le rayon Rp de la poulie motrice est de 1,325 m et que le rapport de réduction r du réducteur est
de 15,4.
Nota : on pourra s'aider du document DT C4.
Tracer sur le document réponse DR C1 page C11, la fonction Cm(t). (Cm est exprimé en kNm).
C9
C.5.3 Etablir la fonction d'évolution du courant de l'induit en fonction du temps Im(t).
Tracer Im(t) en Ampère sur le document DR C1. Situer le courant nominal d'induit sur le tracé. Conclure.
Im(t) = Cm(t)/2,75
Le courant nominal (donc le couple) est dépassé mais pendant un temps inférieur à 60 s.
NB : Il faut de toute façon,mais ce n'est pas l'objet de l'étude, déterminer la valeur du courant thermique
équivalent (ou du couple thermique équivalent) sur un cycle et vérifier par rapport aux capacités nomi-
nales de la machine.
C.5.4 En déduire les fonctions Ic1(t) et Ic2(t) représentant les courants des ponts 1 et 2 (voir figures C6 ou C8).
Tracer Ic1(t) puis Ic2(t) sur le document réponse DR C1. Situer le courant nominal du variateur sur les tracés et
conclure.
Ic1(t) = Im(t) pour 122 s < t < 247,4 s Ic1(t) = 0 pour 49,6 s < t < 122 s
Ic2(t) = - Im(t) pour 49,6 s < t < 122 s Ic2(t) = 0 pour 122 s < t < 247,4 s
C.5.5 Indiquer les intervalles de temps pendant lesquels le pont 1 et/ou le pont 2 fonctionne(nt) ainsi que le type
de fonctionnement des ponts (redresseur ou onduleur) et de la machine à courant continu (moteur ou générateur)
en précisant les quadrants de fonctionnement conformément à la figure C7.
NB : la vitesse de la machine à courant continu est de signe positif.
Le pont 2 fonctionne pour 49,6s < t < 122 s – Quadrant II – MCC en géné – Pont 2 en onduleur
Le pont 1 fonctionne pour 122 s < t < 247,4 s – Quadrant I – MCC en moteur –Pont 1 en redresseur.
C10
DOCUMENT REPONSE DR C1
DR C1
Introduction
L’utilisation du téléphérique pour le transport des personnes dans des conditions de sécurité et de fiabilité
optimales implique de connaître à chaque instant :
• de la position des cabines sur le trajet qui est déterminée par le traitement du nombre de points codeurs
délivrés par GIO1 et GIO2 à chaque cycle automate.
• du déphasage entre les voies A et B des 2 codeurs GIO1 et GIO2 pour déterminer le sens de déplace-
ment des cabines.
• de la génération des profils de la vitesse en fonction de la position.
• du respect de la vitesse maximale autorisée en chaque point du tracé, en particulier à l’approche des sta-
tions et au niveau du pylône.
• de la cohérence des informations délivrées par les deux génératrices-tachymétriques TM et TP.
Z2 Z1 GIO1
GIO2 P Z3 TP Z2
CORRECTION D1
Présentation des moyens d’acquisition (vitesse et position)
Figure 1
GIO2 GIO1
Codeur Codeur
Câble tracteur
Z2 = 60 dents
TM : Génératrice
Réducteur principal (montée directement
r = 15,4 sur l’arbre moteur)
Données techniques
¾ Courant : 2 x 90 mA
¾ Tension de sortie : 60 mV/tr/min
¾ Alimentation : 24 VDC
¾ Diamètre de l’arbre : ∅ 12 mm
¾ Signaux de sorties : voie A, voie B et top Zéro
¾ Etage de sortie : push-pull
CORRECTION D2
GRAPHE DE LA VITESSE D’UNE CABINE MONTANTE SUR
LE TRAJET "TAOULET - PIC DU MIDI"
Figure 2
Vitesse en
m/s
12,5
- 0,25 m/s²
Point fixe
0,25 m/s² Pylône
- 0,25 m/s²
0,25 m/s²
0,4
2631
0 439 2192 2440 2545
85 191 2461
2371
Distance
curviligne en m
D.1.1 Exprimer la vitesse de rotation NTM de la génératrice TM en tr/min en fonction de la vitesse de cabine Vcab,
du diamètre de la poulie motrice Dp et du rapport de réduction r. (Voir page D2 figure 1)
Calculer NTM en tr/min pour la vitesse maximale autorisée.
Application numérique
NTM = (12,5 x 60 x 15,4) / (2,650 x π) = 1387,3 trs/min
NTM = 1387,3 trs/min
D.1.3 Exprimer la vitesse de rotation NTP de la génératrice TP en tr/min en fonction de la vitesse de cabine Vcab,
du diamètre de la poulie motrice Dp et de Z1 et Z3. (Voir page D2 figure 1)
Calculer NTP en tr/min pour la vitesse maximale autorisée.
Application numérique
NTM = (12,5 x 60 x 3) / (2,650 x π) = 270,3 trs/min
NTM = 270,3 trs/min
CORRECTION D3
D.1.4 Calculer la tension VTP en sortie de la génératrice TP en fonction de NTP.
D.1.5 Expliquer pour quelle raison les informations issues de TM et TP ne sont pas directement exploitables par
les entrées PSS AI de l’automate "suivi de ligne". (Voir Document technique page DT 1)
Proposer une solution technique pour rendre ces informations utilisables par la carte PSS AI.
Les entrées analogiques de la carte PSSAI de l’automate acceptent des tensions de +/- 10V
DC, alors que les génératrices délivrent pour la vitesse maximum de déplacement des ten-
sions supérieures
TP VTP = 60 10-3 x 270 = +/-16.2 V
TM VTM = 60 10-3 x 1387 = +/- 83,23V
Il est nécessaire d‘introduire un étage d’adaptation des tensions. Toutefois celui-ci
doit conserver la linéarité.
Autre solution: modifier les rapports de réduction en changeant le nombre de dents
des roues dentées.
D.1.6 Pendant la montée, l’automate "suivi de ligne" reçoit sur ses entrées différentes valeurs. Celles-ci ont d’abord
été mises à l’échelle.
Î VTM = +10V (Cette valeur est donnée pour la vitesse nominale)
Î VTP = - 2V (Cette valeur n’est pas due à un dysfonctionnement de la génératrice)
Expliquer pour quelle(s) raison(s) une différence de tension et de signe peut apparaître entre les génératrices TM
et TP.
En déduire la réaction du système sur le plan de la sécurité des biens et des personnes en indiquant le nom des
différents actionneurs impliqués (Voir page PR9 figure 6).
D.2.1 Exprimer la résolution des codeurs RCOD en points/tour en fonction de la précision ∆P, du diamètre de la
poulie motrice DP et de Z1, Z2. (Voir page D2 figure 1)
CORRECTION D4
D.2.2 Calculer la résolution en points/tour des codeurs.
Résolution du codeur
RCOD = (12,5 x π) / (0,3 x5) = 5,55 pts/tr
RCOD = 5.55 pts/tr
D.2.3 A partir du résultat précédent, ainsi que des informations données page D2 et sur le document technique
page DT 1, compléter la référence des codeurs.
D.2.4 La mise en œuvre d’un codeur incrémental nécessite de vérifier la compatibilité entre la fréquence des im-
pulsions qu’il délivre et le temps de scrutation de l’automate qui est de 100 ms.
D.2.4.a Calculer la fréquence "Fauto" de scrutation de l‘automate.
Fréquence automate
Fauto = 1/T
Fauto = 1 / 100 10-3 = 10Hz
D.2.4.b Calculer la fréquence "Fcod" des impulsions délivrées par les codeurs GIO1 et GIO2.
D.2.4.c En fonction des résultats des questions précédentes, expliquer les conséquences pour le posi-
tionnement des cabines. Proposer une solution pour y remédier.
La fréquence des impulsions délivrées par le codeur Fc = 45 Hz, n’est pas compatible avec
le temps de scrutation de l’automate Fauto = 10 HZ.
Î Les conséquences de cette incompatibilité entraînent une perte d’informations et donc
des imprécisions sur la position des cabines. D’où risque de dépassement des vitesses au-
torisées en fonction de la position des cabines.
Î Solution mise en œuvre d’une carte de comptage rapide avec un traitement (une inter-
ruption) prioritaire des impulsions des codeurs.
CORRECTION D5
Pour la suite du problème, on retiendra une résolution de 6pts/tr pour les deux codeurs.
Î Nombre de tours de la poulie motrice pour parcourir la distance de 2629m entre les deux
gares
Npoulie = distance entre les gares/ π x D
Npoulie = 2631 / π x 2.650 = 316 tours
D.2.5.b Calculer le nombre de bits nécessaires au registre de comptage pour mémoriser cette information.
D.2.5.c La taille du registre de comptage est-elle compatible avec les informations à gérer ? Justifier la
réponse.
L’automate "suivi de ligne" vérifie à chaque cycle automate que la vitesse maximale autorisée des cabines
en chaque point du tracé (courbe enveloppe) ne soit jamais dépassée, en particulier au niveau du pylône et à
l’approche des gares.
La vitesse maximum autorisée sur le trajet dépend de la position des cabines donnée par les codeurs
GIO1 et GIO2 placés sur la poulie motrice. (Voir page D3 figure 2)
Tout dépassement de la vitesse autorisée (courbe enveloppe) provoque un freinage d’urgence.
CORRECTION D6
Architecture logicielle pour la surveillance de la vitesse autorisée :
Comparaison
TM Vitesse Sorties
Acquisition maximum autorisée automate
D.3.1 Pour pouvoir valider la position corrigée calculée par l’automate au cycle précédent, le passage de la cabine
au point fixe doit être compris dans une fourchette de +/- 2.5 m. (Voir page D3 figure 2)
Calculer et compléter le tableau suivant par les valeurs d’encadrement de la position corrigée pour obtenir sa va-
lidation par le point fixe.
D.3.2 Pour ce mouvement de cabine, la correction de la position calculée par l’automate lors du cycle précédent
est de +15 points codeur.
D.3.2.a La correction de +15 points codeur peut-elle être validée par le point fixe? Justifier votre ré-
ponse.
La position calculée par l’automate ne peut pas être validée par le point fixe car une four-
chette de +/- 2.5 m correspond à +/- 9 points codeurs et l’automate en a calculé +15points.
CORRECTION D7
D.3.2.b Suite à un dysfonctionnement du capteur "point fixe", la cabine poursuit sa course vers la gare
du "Pic du Midi" avec une correction codeur de +15points.
Quelles sont les conséquences sur les biens et les personnes dans ces conditions ? Justifier votre
réponse.
D.3.3 Compléter la table simplifiée des données qui définissent les vitesses maximales autorisées de la cabine en
fonction de la position donnée par le codeur GIO1. (Voir page D3 figure 2)
CORRECTION D8