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Calcul du couple moteur critique

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Données :

• Mt = masse maximale transportable dans une cabine : 3220 kg.

• Mc = masse d’une cabine à vide : 5215 kg (masse de l’ensemble roulant)

• DP = diamètre d’enroulement du câble sur la poulie motrice : 2650 mm. (représentée sur le
document DT A4)

• Inertie des pièces en mouvement (document DT A1).

• Relevé topographique du site (document DR A2).

• Caractéristiques du réducteur (document DT A2 et DT A3).

• Caractéristiques du câble tracteur : longueur 5520 m, masse linéique 2.65 kg/m.

• V : vitesse d’une cabine exprimée en m.s-1

• g (gravité terrestre à l’altitude) : 9.81m.s-2

• η red ( rendement du réducteur ) : 0.95

• η PC ( rendement du système poulie/câble ) : 0.9

• θ = angle d’inclinaison entre la direction horizontale et le câble tracteur


(voir document DR A1).

• Ω : vitesse angulaire de l’arbre moteur exprimée en rad.s-1.

• Ω p : vitesse angulaire de la poulie motrice, exprimée en rad.s-1

Notations utilisées:

• Cm = Couple nécessaire à fournir sur l’arbre moteur.

• C résistant/mot = Couple résistant à fournir sur l’arbre moteur pour équilibrer la charge.

• C dyn = Couple dynamique ou couple accélérateur à fournir sur l’arbre moteur.

• Ji = Inertie de la pièce i exprimée en son centre de gravité autour de son axe de rotation.

• J i/mot = Inertie de la pièce i ramenée sur l’arbre moteur.


dΩ
• Ω= : accélération angulaire de l’arbre moteur exprimée en rad.s-2
dt

• Zi = Nombre de dents de la roue dentée i.

A1
Mise en situation
Les deux cabines sont chargées au maximum. Elles arrivent sur la fin de leur trajet.
La cabine aval se déplace donc vers la gare intermédiaire et la cabine amont arrive au Pic
du Midi. Suite à une vitesse du vent trop importante, la machine motrice doit être arrêtée
et les deux cabines chargées sont stoppées à une position pour laquelle la pente des
câbles porteurs, côté Pic du Midi, est maximale (cas le plus défavorable). Le
redémarrage va avoir lieu en mode dégradé.

On se propose dans cette partie de calculer le couple à fournir sur l’arbre moteur
afin de pouvoir redémarrer dans cette position critique.

A.1 Détermination du couple résistant à fournir sur l’arbre moteur pour


équilibrer la charge.

On se propose d’étudier l’équilibre statique d’une cabine (voir DR A1). Pour cela, on isole
l’ensemble S0 = {cabine + charge maxi + chariot + galets de chariot + suspente}.

On note :

P : Le vecteur qui représente l’action de la pesanteur sur le système isolé. Il est exercé
au point G.

R : Le vecteur qui représente l’action des câbles porteurs sur le système isolé. Ce vecteur est
considéré perpendiculaire à la direction des câbles. Il est exercé au point E.

T : le vecteur représentant l’action du brin du câble tracteur sur le système isolé. Ce vecteur est
parallèle au câble tracteur. Il est exercé au point E.

A.1.1. Représenter sur DR A1 les supports de ces actions.

A.1.2. Ecrire l’équation vectorielle de la résultante.

P+R+T=0

A.1.3. Ecrire l’équation scalaire de la résultante en projection sur sur x.

║T║ - ║P║. sin θ = 0

A.1.4. Exprimer le vecteur T en fonction de Mt, de Mc, de g et de l’angle θ.

T = ║P║.sin θ. x T = [Mt + Mc].[Link] θ. x

A.1.5. Sur le relevé topographique document DR A2, tracer le point A, lieu où la cabine amont (côté Pic
du Midi) supporte la plus grande pente sur les câbles porteurs. Mesurer au point A, sur le document DR A2
l’angle θPic. Noter sa valeur en degré dans le rectangle ci-dessous.

Θ Pic = 32 (mesure effectuée par rapport à la trajectoire fond de cabine chargée)

A2
A.1.6. Connaissant la position de la cabine amont (point A), tracer le point B position de la cabine aval
(côté gare intermédiaire). Mesurer au point B, sur le document DR A2 l’angle θinter. Noter sa valeur en degré
dans le rectangle ci-dessous.

Θ inter = 3° (ou –3° valeur acceptée)

A.1.7. On note C résistant / poulie, le couple résistant à fournir sur la poulie motrice pour équilibrer la charge (
les deux cabines chargées en A et B ). A partir des 2 angles relevés, déterminer ce couple en fonction de
DP. Effectuer l’application numérique.

Tpic = P sin θpic ; Tinter = P sin θinter


P = 9.81 x (3220 + 5215) = 82747.35 N
Tpic = 43849.4 N ; Tinter = 4330.7 N
D
C résistant / poulie = ⎡⎣ Tpic + Tint er ⎤⎦ ⋅ P = [43849.4 + 4330.7 ] x 1. 325
2
C résistant / poulie = 63838 N.m

Ω10/ 18
A.1.8. On définit pour le réducteur, le rapport de réduction K10 / 4 = avec Ω10/18 et Ω 4/18 les
Ω 4/ 18
vitesses angulaires respectives de l’arbre de sortie 10 et de l’arbre d’entrée 4 par rapport au carter fixe 18. A
l’aide du dessin d’ensemble du réducteur et de sa nomenclature (document DT A2 et DT A3), déterminer le
rapport de réduction du réducteur.
12 Ω 12
Montrer que K10 / 4 = . Pour la suite du problème on posera K10/4 = P =
185 Ω 185

Z 4 ⋅ Z12
K10 / 4 =
Z13 ⋅ Z10
24 ⋅ 14 2 ⋅ 12 ⋅ 2 ⋅ 7 12 12
K10 / 4 = = = =
74 ⋅ 70 2 ⋅ 37 ⋅ 2 ⋅ 7 ⋅ 5 37 ⋅ 5 185

A.1.9. On note C résistant / mot, le couple résistant à fournir sur l’arbre moteur pour équilibrer la charge.
Exprimer ce couple. Effectuer l’application numérique.

C résitant/mot = C résistant/poulie x K10/4 ( Le rendement de cette chaîne cinématique est


supposé égal à 1 )
12
Crésis tan t / mot = 63838 ⋅ = 4141 N ⋅ m
185

A.2 Détermination du couple dynamique.


En mode dégradé, le cahier des charges fixe l’accélération des cabines à a cabine = 0,3 m.s-2 .

A3


A.2.1. Exprimer l’accélération angulaire correspondante sur l’arbre moteur notée Ω= en fonction
dt
de a cabine. Calculer cette accélération.

DP D
V= ⋅ Ω P = P ⋅ Ω ⋅ K10 / 4 En dérivant cette expression par rapport au temps, on
2 2
dv DP dΩ dΩ • 2 ⋅ a cabine
obtient : = acabine = K10 / 4 ⋅ ⋅ ; donc =Ω=
dt 2 dt dt DP ⋅ K10 / 4
• 0,3 ⋅ 2 ⋅ 185
Ω= = 3,49 rad ⋅ s−2
2,65 ⋅ 12
1 1
A.2.2. On rappelle les deux expressions de l’énergie cinétique : EC = ⋅ M ⋅ Vs2 ; EC = ⋅ JZ ⋅ Ωs 2
2 2

M : masse du solide en translation exprimée en kg.


Vs : vitesse de translation du solide exprimée en m.s-1 .
JZ : inertie du solide en rotation autour de l’axe Z exprimée en kg.m2 .
Ωs : vitesse angulaire du solide en rotation autour de l’axe Z exprimée en rad.s-1 .

On considère l’ensemble S1 = { câble + cabines chargées } de masse mS.


Remarque : le câble est considéré comme une masse se déplaçant en translation à la vitesse V
d’une cabine.

Exprimer l’énergie cinétique EC de l’ensemble S1 en fonction de ms et de V.

1
EC = ⋅ ms ⋅ V 2 avec ms = ⎡⎣2 ⋅ ( Mt + Mc ) + ( 2,65 ⋅ 5520 ) ⎤⎦
2
soit ms = ⎡⎣2 ⋅ ( 3220 + 5215 ) + ( 2,65 ⋅ 5520 ) ⎤⎦ = 31498 kg

A.2.3. Montrer que l’énergie cinétique précédente peut s’écrire sous la forme :

2
1 ⎡ D ⎤
EC = ⋅ mS ⋅ ⎢K10 / 4 ⋅ Ω ⋅ p ⎥
2 ⎣ 2⎦

DP DP
V= ⋅ ΩP avec Ω P = Ω ⋅ K10 / 4 donc V = ⋅ Ω ⋅ K10 / 4
2 2
2
1 ⎡D ⎤
donc EC = ⋅ ms ⋅ ⎢ P ⋅ Ω ⋅ K10 / 4 ⎥
2 ⎣ 2 ⎦

A.2.4. Par conservation de l’énergie cinétique entre le système précédent et l’arbre moteur principal, on
2
1 1 ⎡ D ⎤
peut écrire la relation suivante : ⋅ JS1 / mot ⋅ Ω2 = ⋅ ms ⋅ ⎢Ω ⋅ K10 / 4 ⋅ p ⎥ .
2 2 ⎣ 2⎦
JS1 / mot représente l’inertie du système S1 ramenée à l’arbre moteur.

A4
Exprimer JS , puis calculer sa valeur.
1 / mot

Par identification avec la relation de la question précédente, on peut écrire :


2
⎡ D ⎤
JS1 / mot = mS ⋅ ⎢K10 / 4 ⋅ P ⎥ avec ms = ⎡⎣2 ⋅ ( Mt + Mc ) + ( 2,65 ⋅ 5520 ) ⎤⎦
⎣ 2 ⎦
après application numérique,
2
⎡ 12 2,65 ⎤
JS1 / mot = ⎡⎣2 ⋅ ( 3220 + 5215 ) + 2,65 ⋅ 5520 ⎤⎦ ⋅ ⎢ ⋅
⎣ 185 2 ⎥⎦
soit JS1 / mot = 232,7 kg ⋅ m
2

A.2.5. A partir des données du document DT A1, citer les pièces qui sont prépondérantes en terme
d’inertie et noter leur inertie ramenée à l’arbre moteur.
En tenant compte du résultat de la question précédente, déterminer l’inertie équivalente du système
complet rapportée sur l’arbre moteur. On notera cette inertie JT.

Désignation « Nom de la pièce : Nombre X Inertie de la pièce ramenée sur l’arbre moteur »
Arbre moteur : 1 x 9,54 ; Poulie de renvoi : 7 x 3,4 ; Poulie motrice : 1 x 22,6
Galet : 58 x 0,2 ; Galet de chariot : 32 x 0,2
JT = 9,54 + ( 7 ⋅ 3,4 ) + 22,6 + ( 58 ⋅ 0,2 ) + ( 32 ⋅ 0,2 ) + 232,7
soit JT = 306,64 kg ⋅ m2


A.2.6. Exprimer le couple dynamique Cdyn en fonction de JT et de Ω . Calculer Cdyn .

Cdyn = JT ⋅ Le calcul donne Cdyn = 306,64 ⋅ 3,49 = 1070,17 N ⋅ m
dt

A.3 Détermination du couple moteur.


A.3.1. On considère la chaîne cinématique {réducteur et système poulies/câble}. Déterminer le rendement
global de cette chaîne cinématique.

ηglobal = ηred ⋅ ηPC Le calcul donne ηglobal = 0,95 ⋅ 0,9 = 0,855

A.3.2. En déduire Cm, le couple à fournir sur l’arbre moteur nécessaire au redémarrage dans cette
situation critique. Effectuer l’application numérique.

⎡Crésis tan t / mot + Cdyn ⎤⎦


Cm = ⎣ Le calcul donne
ηglobal

Cm =
[ 4141 + 1070,17] = 6094,73 N ⋅ m
0,855
Le couple nécessaire à fournir sur l’arbre moteur lors du redémarrage dans cette situation
critique est de 6095 N.m .

A5
B.1 Etude de la protection des personnes : schéma des liaisons à la terre

Pour cette partie B on fait référence au schéma électrique de distribution


représentant l’alimentation du Téléphérique. (Document technique DT B1)

Hypothèses retenues pour l’étude :

- Le local est du type sec.

- Au secondaire du transformateur le neutre est relié à une prise de terre Rn de résistance 1Ω.

- Les impédances des lignes jusqu’au disjoncteur D12 sont négligées.

- Les impédances des disjoncteurs et des interrupteurs sectionneurs sont négligées (ces organes
sont fermés à l’apparition du défaut).

- La tension entre la phase en défaut et le PE ou le PEN à l’origine du circuit, est prise égale à 80%
de la tension simple nominale.

- Le calcul des longueurs maximales des canalisations sera vérifié à partir de la formule :

Lmax : longueur maximale de la canalisation ( en m ). 0,8 x V x Sph


V : tension simple nominale ( en V ). Lmax =
Sph : section des conducteurs de phase ( en mm2 ). ρ x (1 + m ) x Imag
ρ : résistivité des conducteurs à température normale.
soit : 22,5x10-3 Ω.mm2/m pour le cuivre et 36x10-3 Ω.mm2/m pour l’aluminium.
m : rapport entre section des phases et du conducteur de protection ; m = Sph/Spe.
Imag : courant ( en A ) de fonctionnement du déclencheur magnétique.

B.1.1. A quel type de schéma de liaison à la terre est soumise cette installation? Quelles sont ses
particularités (avantages, contraintes …)?

►Régime TNC : Le TNS est toujours situé en aval du TNC


TNS obligatoire si section < 10mm² cuivre
si section < 16mm² aluminium
►Avantages : pas besoin de personnel d’entretien qualifié, pas de différentiel, pas
de prise de terre pour les masses métalliques.
Le TNC offre l’avantage d’économiser sur les conducteurs (nécessite de 4
conducteurs au lieu de 5 pour les autres SLT). En TNC le PEN ne doit pas être
sectionné ce qui impose des appareils tripolaires en triphasé et unipolaire en
monophasé
►Inconvénients : fort courants de défaut de déclenchement au 1er défaut. Les
schémas TN demandent la vérification des longueurs maximales des canalisations.

B.1.2. Quel(s) appareil(s) de protection faut-il associer à ce schéma de liaison à la terre afin d‘assurer la
protection des personnes ?

Lors d’un premier défaut, le déclencheur magnétique provoquera l’ouverture des


pôles du disjoncteur. On peut aussi assurer la protection des personnes par une
cartouche fusible.

Correction B1
B.1.3 Un défaut franc apparaît au niveau du coffret sanitaire. La phase 1 du câble U1000R02V 3G2,5
alimentant ce coffret est en contact direct avec la masse métallique.
On désire vérifier si le disjoncteur D12 assure la fonction de protection lors du défaut.

Tracer en rouge sur le schéma ci-dessous, le parcours du courant de défaut noté Id.

400V/230V D1
L1

L2

L3

N
PEN
PE

D12
C60N C16

Câble cuivre L= 40 m
Rn U1000R02V 3G2,5
1Ω
Défaut franc
R = 0Ω
Départ ’’coffret
sanitaire’’

B.1.4. Sur le disjoncteur D12, on a relevé les indications suivantes : C60N C16, 230V, 2 pôles.
Que signifie C16 ?

Courbe C, calibre 16 ampères.

Sur le câble assurant l’alimentation du départ ’’coffret sanitaire’’, on a relevé les données suivantes :
U1000R02V-3G2,5. Que signifie 3G2,5 ?

Câble composé de 3 conducteurs de section 2,5mm², dont un conducteur représente le PE


( vert/jaune , phase et neutre ).

Correction B2
B.1.5. Dessiner le schéma équivalent du circuit parcouru par le courant de défaut noté Id. Indiquer sur ce
schéma les résistances du câble, la masse métallique et la résistance Rn.
Calculer le courant Id.

Id Rph

0,8 x V x Sph 0,8 x 230


Id= = = 255 A
Rph + Rpe 2 x 0,36
Rpe

Uc
Rn
ρxL 22,5 x 40
R= = = 360 mΩ
S 2,5

B.1.6. Calculer la tension de contact Uc.


Y a-t-il danger si une personne venait à toucher le coffret sanitaire ? Justifier votre réponse en utilisant
les documents techniques DT B2 et DT B9.

0,8 x V 0,8 x 230


= 92 V > UL = 50 V tension de sécurité
UC= =
2 2

T I/Ir= 255 / 16 = 16

La protection est bien assurée car le disjoncteur


déclenchera en 20 ms
T<20ms
I/Ir et 20 ms < 400 ms temps de sécurité local sec
doc DT B2
16

B.1.7. Avec ce type de schéma, pourquoi doit-on toujours vérifier la longueur maximale des câbles ?

Pour une longueur de câble correspond une résistance, donc un courant de court circuit.
Ce courant Icc doit être supérieur à I magnétique seuil de déclenchement du disjoncteur
afin de protéger les personnes contre les contacts indirects.

Correction B3
B.1.8. Calculer la longueur maximale du câble alimentant le Départ ‘’coffret sanitaire’’.

0,8 x V x Sph 0,8 x 230 x 2,5


Lmax = =
ρ x ( 1 + m ) Imag 22,5x10-3 x (1 + 1) x (5 x 16 )

In = 5A Si 5 x In Lmax =127 m
Magnétique 5 à 10 In Si 10 x In Lmax =127/2
Soit 63,5 m

Lmax =63,5 m

B.1.9. Quelles solutions proposeriez-vous si l’on devait dépasser cette longueur ?

Si les conditions de déclenchement n’étaient pas assurées, il y aurait lieu :


► d’augmenter la section des câbles, attention si Icc augmente, il faut donc revoir le
Pdc des protections.
► de réaliser des liaisons équipotentielles supplémentaires .
► d’agir sur le réglage du calibre magnétique.
► d’insérer le cas échéant un dispositif différentiel.

B.2 Calcul du courant de court-circuit / Réglage des magnétiques


On souhaite :

- Déterminer le courant de court-circuit triphasé en chaque point du circuit allant :


► du transformateur à l’armoire du téléphérique.
► du groupe électrogène à l’armoire du téléphérique.

- Justifier le réglage des déclencheurs électroniques des appareils D1, D2 et D10 ;vérifier leur
coordination.

Etude de la ligne électrique allant du Transformateur à l’armoire du téléphérique.

B.2.1. A partir du document technique DT B1, indiquer les départs secourus (donner uniquement le
repère des appareils de protection).

Départs secourus : D5, D6, D7, D8, D9 et D10

Correction B4
B.2.2. Donner la définition de Icc3, In et Ib. Pour quelle(s) raison(s) est-il nécessaire de connaître le
courant de court-circuit dans une installation électrique ?

Le courant de court-circuit permet de :


- déterminer le Pdc des disjoncteurs.
- de régler les seuils magnétiques des disjoncteurs afin d’assurer la protection des
personnes puisque le SLT est un TNC.

Icc3 = courant de court circuit triphasé en un point de l’installation

In = calibre de la protection

Ib. = courant d’emploi du récepteur

B.2.3. A l’aide du document technique DT B2 et des hypothèses ci-dessous, compléter le tableau n°1
page B6.

Calculer l’intensité de court-circuit aux points A, B et C. Reporter les résultats à la page B7.

Les données et les hypothèses sont les suivantes :

- la puissance de court circuit Pcc du réseau amont est de 500 MVA.

- On néglige l’impédance des jeux de barre de l’armoire.

- Pour les disjoncteurs et l’interrupteur : - on négligera la résistance des pôles.


- la réactance d’un pôle est de 0,15 mΩ.

- La résistivité du cuivre est de 22,5 mΩ.mm²/m. Diviser la résistance par le nombre de conducteurs
en parallèle.

- La réactance des câbles unipolaires est de 0,15mΩ/m par conducteur à diviser par le nombre de
conducteurs en parallèle.

U20
Rappel : Icc 3 =
3 x ∑ R2 + ∑ X2

Correction B5
TABLEAU N°1

Schéma Partie de l’installation Résistances (mΩ) Réactances (mΩ)

Réseau amont
0,05 0,35

Transformateur
1,813 7,16
1250 kVA

L 10 L 10
R=ρx =22,5 x X= 0,15 x =0,15x
Câble de liaison S 4x240 nbr 4
Transformateur TGBT
0,23 0,375
Disjoncteur D1
NS2000N
réglage Ir = 1800 A (cran 0,9) 0 0,15
réglage Isd = 9000 A (cran 10)
A Rtotal= 2,093 mΩ Xtotal= 8,035 mΩ
réglage Tr à 0,5s

Interrupteur 0 0,15
Sectionneur D3
IN 2000

Disjoncteur départ
Téléphérique D10 0 0,15
NS 1600N
réglage Ir à 0,6
réglage Isd à 10 Rtotal= 2,093 mΩ Xtotal= 8,335 mΩ
B
réglage Tr à 0,5s
L 45 L 45
R=ρx =22,5 x X= 0,15 x =0,15x
S 4x240 nbr 4
Câble de liaison
1,05 1,68

Disjoncteur Armoire 0 0,15


Téléphérique
C Q1
Rtotal= 3,143 mΩ Xtotal= 10,165 mΩ

Correction B6
Courant de court-circuit au point A

U20 410
Icc 3 = =
3 x ∑ R2 + ∑ X2 3x 2,093 2 +8,0352

Icc 3 = 28,5 kA

Courant de court-circuit au point B

U20 410
Icc 3 = =
3 x 2
∑R + ∑X 2 3x 2,093 2 +8,3352

Icc 3 = 27,55 kA

Courant de court-circuit au point C

U20 410
Icc 3 = =
3 x ∑ R2 + ∑ X2 3x 3,143 2 +10,165 2

Icc 3 = 22,24 kA
B.2.4. A ce stade de l’étude, quel devra être le pouvoir de coupure des disjoncteurs D1 et D10 ?

Justifiez si les caractéristiques du constructeur sont conformes ? (documents techniques DT B4)

Le PDC du disjoncteur D1 = 28,5 kA << 70 kA Pdc constructeur NS2000 N

D10 = 27,55 kA << 50 kA Pdc constructeur NS1600 N

Le choix des deux disjoncteurs est conforme.

Etude de la ligne électrique allant du groupe électrogène à l’armoire du téléphérique

B.2.5. Les faibles courants de court-circuit générés par les groupes électrogènes rendent difficile la
protection des circuits.
Le choix du disjoncteur placé en aval du générateur dépend du courant de court-circuit délivré par le
générateur ainsi que de l’impédance interne de l’alternateur.

In In : courant nominal de l’alternateur.


Icc3 = x 100 Icc3 : courant de court-circuit de l’alternateur .
X’d X’d : réactance transitoire exprimée en %.

Calculer le courant nominal de l’alternateur ainsi que le courant de court-circuit au point D.


Compléter la première ligne du tableau n°2 ci-dessous.

Correction B7
B.2.6. . En vous aidant du document technique DT B3, compléter le tableau n°2 afin de déterminer le
courant de court-circuit au point E ( la valeur du courant de court-circuit au point F est donnée ).

nota : les courants de court-circuit au point F et après le disjoncteur D10 sont supposés identiques.

TABLEAU N°2

Partie de Courant de court circuit Icc (kA)


Schéma
l’installation (méthode Icc amont / Icc aval)

S 800
In = = = 1,154 kA
GE Groupe 3 xU 3 x 400
Electrogène triphasé
S = 800 kVA
In 1154
U = 400 V
X’d = 16 % Icc3 = = = 7,2 kA
X’d 16/100
D

Câble de liaison
Si Icc3 amont = 7,2 kA
L = 7 m, cuivre,
E 3 x 1 x 185 mm²
Icc3 aval= 7kA

Disjoncteur D2
NS1250N réglage Ir à 0,9 réglage Isd à 5 réglage Tr à 0,5s

Câble de liaison Icc3 aval= 6,5 kA


L = 90 m, cuivre,
F 3 x 1x 185 mm²
valeur donnée

Interrupteur Sectionneur D4
IN 2000

Jeu de barres

Disjoncteur départ Téléphérique D10


NS 1600N réglage Ir à 960 A (cran 0,6) réglage Isd à 9600 A ( cran 10)
réglage Tr à 0,5s

Correction B8
B.2.7. Le déclencheur Micrologic 2.0 A associé au disjoncteur D2, permet d’assurer les protections contre
les surcharges et les courts circuits.

Justifier les réglages de Ir et de Isd qui sont respectivement 0,9 et 5. (voir documents techniques DT B5,
DT B6 et DT B7).

Le déclencheur thermique est réglé à


Ir = 0,9 x 1250 soit 1125 A,voisin du courant nominal du groupe électrogène In = 1154 A

Le déclencheur magnétique est réglé à


Isd = 5 x Ir = 5 x 1125 A, soit un seuil de 5625A inférieur à la valeur calculée de 7 kA.

Les deux réglages sont conformes.

B.2.8. Lors du fonctionnement en mode secouru, le courant de défaut maximum peut atteindre 6,5 kA en
aval de D10.

Déterminer le type de sélectivité (TOTALE ou PARTIELLE ) entre D2 et D10.


Justifier votre réponse (document technique DT B8).

Le rapport Id / Ir permet de déduire le temps de déclenchement.

Calibre D2 = 1125 A Calibre D10 = 960 A


► Id / Ir = 6500 / 1125 = 5,7 ► Id / Ir = 6500 / 960 = 6,77
► Isd= cran 5 ► Isd= cran 10

T T

T<0,08s T<0,4s
I/Ir I/Ir
5,7 6,7

Le disjoncteur D2 déclenchera seul. SELECTIVITE PARTIELLE

Correction B9
B.2.9. Lors du fonctionnement en mode normal, le courant de défaut maximum peut atteindre 27,56 kA en
aval de D10.

Déterminer le type sélectivité (TOTALE ou PARTIELLE ) entre D1 et D10.


Justifier votre réponse (document technique DT B8 ).

Le rapport Id / Ir permet de déduire le temps de déclenchement.

Calibre D1 = 1800 A Calibre D10 = 960 A


► Id / Ir = 27560 / 1800 = 15,3 ► Id / Ir = 27560 / 960 = 28,7
► Isd= cran 10 ► Isd= cran 10

T T

T<0,08s T<0,08s
I/Ir I/Ir
15,3 28,7

Les deux disjoncteurs D1 et D10 déclencheront en même temps :. SELECTIVITE PARTIELLE

B.2.10. Vérifier si les protections assurées par les disjoncteurs D1, D2 et D10 sont efficaces aussi bien en
mode secouru qu’en mode normal ? Justifier.

En mode secouru, il est important de vérifier que le disjoncteur D2 assure la protection du groupe
contre les courts-circuits.

Il est préférable de prendre un seuil bas pour le magnétique de D2, cependant la sélectivité
sera partielle avec les disjoncteurs situés en aval.

En mode normal, il serait souhaitable de modifier les seuils magnétiques ( Isd ) des disjoncteurs D1
et D10 afin d’obtenir une sélectivité totale pour un meilleur confort pour les utilisateurs.

Correction B10
Introduction

Le système est entraîné, depuis la station motrice située au Pic du Midi (2860 m), par une machine à cou-
rant continu à inducteur bobiné et à excitation indépendante dont les caractéristiques nominales figurent sur la pla-
que signalétique ci-dessous (figure C1). Cette machine à courant continu est alimentée à l'aide d'un variateur de
vitesse tout thyristors.
Compte tenu des cycles de fonctionnement, la machine associée au variateur possède une capacité de sur-
charge de 1,6 fois son courant nominal.
Les figures C2 et C3 décrivent respectivement le bilan de puissance et le modèle simplifié en régime établi
de la machine à courant continu. Dans ce modèle Um,Im et E représentent respectivement les valeurs moyennes
de la tension d'alimentation d'induit, du courant d'induit et de la force électromotrice.
La courbe de l'effort exercé par le câble tracteur sur la poulie motrice en fonction du temps, dans le cas où
les cabines montante et descendante sont chargées, est donnée dans le document technique DT C1.
On remarquera que les cabines sont d'abord entraînantes au départ des stations ( Force exercée sur la
poulie et vitesse cabine de signes contraires ). Ensuite, elles sont entraînées par la machine à courant continu jus-
qu’à l’arrivée ( Force et vitesse de mêmes signes ). On supposera que ce scénario est vrai quel que soit le sens de
déplacement des cabines.

Figure C1 : plaque signalétique de la machine à courant continu.

Pj=[Link]²
Pfer+méca

Pa Pe
Pu

Pa : puissance absorbée par l'induit

Pe = [Link] = Ce.Ω : puissance électromagnétique

Pu : puissance mécanique utile

figure C2 : bilan de puissance hors excitation figure C3 : modèle de la machine à courant


continu

C1
C.1 Choix de la machine à courant continu

C1.1 La machine à courant continu choisie est donnée pour une puissance de 400 kW (voir figure C1). Cette puis-
sance ne correspond pas à la puissance "catalogue" du constructeur. La machine a en effet été déclassée à
cause de l'altitude.

Le coefficient de correction ou de déclassement s'écrit :


kd = P1/P2
P1 : puissance corrigée P2 : puissance catalogue

On vous donne la caractéristique de déclassement ci-après. En considérant une température ambiante maximale
de 40 °C, déterminer la valeur du facteur de déclassement et la valeur de la puissance "catalogue" de la machine
à courant continu la plus proche (voir document technique DT C2).

kd

Figure C4 : facteur de cor-


rection de la puissance de
la machine à courant
continu en fonction de l'al-
titude et de la température
ambiante.
(kd est donné en %)

Coefficient de déclassement : kd = 0,85


Puissance catalogue : environ 480 kW (400/0,85)

C.2 Refroidissement de la machine à courant continu – Calcul des pertes et


du rendement

C.2.1 La machine est refroidie par un ventilateur à entraînement séparé. Quel est l'avantage d'une moto-ventilation
de ce type, par rapport à une auto-ventilation ?

Une auto-ventilation n'est pas performante pour les faibles vitesses. Les performances de la machine
en terme de couple disponible sont réduites à basse vitesse.

C2
C.2.2 La plaque signalétique de la machine à courant continu porte l'indication "Cl H/F". Que signifie-t-elle ? (Voir
document technique DT C3)

Classe d'isolation H et classe d'échauffement F. Les capacités de surcharge du moteur sont importan-
tes.
Classe H : 180 °C
Classe F : 155 °C

C.2.3 La résistance de l'enroulement d'induit (froid) mesurée à 20°C est de 8,5 mΩ. La résistance de ce même en-
roulement mesurée à l'équilibre thermique au régime nominal, est de 12 mΩ. Calculer la valeur de la température
au point nominal, à l'équilibre thermique et pour une température ambiante de fin d'essai de 40°C.(voir DT C3).
Est-elle compatible avec les indications de la plaque signalétique ?

T2 = 125 °C
Cette valeur est compatible avec une classe d'échauffement F (155 °C max)

C.2.4 Compte tenu des indications de la plaque signalétique de la machine à courant continu, calculer la puis-
sance absorbée par l'induit au fonctionnement nominal et en déduire la valeur des pertes totales (pertes
fer+pertes mécaniques+pertes Joule) , hors excitation.

Pa = 420 x 1009 = 423,8 kW

Pertes = Pa – Pu = 23,78 kW

C.2.5 Calculer la part relative (en %) des pertes Joule de l'induit et celle des pertes fer + mécaniques dans les per-
tes totales déterminées précédemment.

Pj = 0,012 x 1009² = 12,21 kW (51,3 %)

NB : On suppose bien entendu un courant parfaitement lissé.

Pertes fer + méca = 23,78 – 12,21 = 11,57 kW (48,6 %)

C.2.6 Calculer la puissance d'excitation. En déduire la valeur du rendement total de la machine à courant continu.
Comparer avec la valeur du rendement donnée sur le document DT C2.

Puissance d'excitation : [Link] = 260x11,2 = 2912W - Rendement = 93,7 %

C3
C.3 Exploitation du modèle de la machine à courant continu pour la prédé-
termination des grandeurs électriques et mécaniques.

La machine à courant continu fonctionne à flux inducteur nominal constant.


Pour la résistance de l'enroulement de l'induit, on prendra Rm = 12 mΩ.
On négligera les pertes fer et mécaniques.

C.3.1 Quelle est la grandeur électrique qui permet le contrôle direct du couple d'une machine à courant continu, à
flux inducteur constant ?

Le courant d'induit.

C.3.2 Quelle est la grandeur électrique image de la vitesse de l'arbre d'une machine à courant continu ?
C'est la tension d'alimentation de l'induit si RI est négligé.
C'est directement la f.e.m

C.3.3 Calculer le couple utile sur l'arbre de la machine à courant continu, au point de fonctionnement nominal; en
déduire la valeur du facteur de couple kc qui lie le courant d'induit au couple utile.
C = 2783,4 Nm

Kc = 2783,4 / 1009 = 2,75 Nm/A

C.3.4 En écrivant l'équation de conservation entre la puissance électromagnétique Pe et la puissance mécanique


utile Pu, montrer que la force électromotrice est proportionnelle à la vitesse angulaire Ω de l'arbre de la machine à
courant continu et que le facteur de proportionnalité (noté ke) est égal à kc.

E.I = T.Ω = kc.I.Ω


donc E = kc.Ω

C.3.5 Quelle est l'expression de la vitesse angulaire Ω de l'arbre de la machine à courant continu en fonction de la
tension Um, du courant Im et de kc ?

U − R.I
Ω=
kc

Pour la suite, on prendra kc = 2,75 Nm/A.

C4
La chaîne cinématique simplifiée est donnée ci-après. F représente la force exercée sur le câble tracteur.

Figure C5 : chaîne cinématique simplifiée


Poulie de rayon Rp = 1,325 m
(rendement poulie/câble : ηpc = 90 %)

Im
câble tracteur
MACHINE A
Um COURANT
CONTINU

Réducteur de rapport r = 15,4


(rendement ηred = 95 %)

C.3.6 Quelle est l'expression du couple en entrée du réducteur (arbre rapide) en fonction de F et des données de
la figure C5 ? (voir document technique DT C4).

Csr F . Rp
Cer = =
r .η red η red .η pc.r

C.3.7 En déduire la relation qui exprime la force F exercée sur le câble en fonction du courant d'induit Im.
Donner la valeur de F pour le courant nominal de machine à courant continu.

Cm = [Link]/(15,4 . 0,9 . 0,95) et Cm = kc.I

Donc I = [Link]/(15,4 . 0,9 . 0,95 . kc) ou bien F = 15,4 . 0,9 . 0,95 . kc . I / Rp

A.N : F = 27,33 . I = 27,6 kN

C.3.8 Quelle est la relation qui lie la vitesse linéaire v du câble à la tension d'alimentation Um et au courant
d'induit Im ?
Donner la valeur de v en m/s pour les valeurs nominales de Um et Im.
v = 0,0312 . U – 0,000375 . I

A.N : v = 12,7 m/s

C5
C.4 Etude de la partie puissance du variateur

Figure C6 : architecture de la partie puissance du variateur

Le variateur de vitesse associé à la machine à courant continu d'entraînement est de la gamme DCS de
ABB. Il est alimenté à partir du réseau triphasé EDF 3 x 400V – 50 Hz.
La partie puissance du variateur est composée de 2 ponts de Graëtz à thyristors (pont 1 et pont 2), montés
tête-bêche aux bornes de l'induit de la machine à courant continu (figures C6 et C8).
Par inversion du courant et/ou de la tension, la machine à courant continu peut fonctionner dans les 4 qua-
drants du plan vitesse-couple (figure C7).
Ceci autorise, en particulier, des freinages contrôlés et une inversion rapide du sens de rotation.
On supposera que la séquence de commande du variateur utilisé est à logique d'inversion : un seul des 2
ponts est commandé à la fois en fonction du signe du courant.

vitesse

II I

Figure C7 : quadrants du plan vitesse-couple


couple

III IV

La structure de puissance des 2 ponts est donnée ci-après.

C6
Ic1 Ic2

Im

L1 L1

L2 L2
M Um

L3 L3

Figure C8 : Schéma de principe de l'étage de puissance du variateur

La tension délivrée en sortie par chacun des ponts est réglée à l'aide des angles de retard à l'amorçage des
thyristors. Les angles de retard respectifs seront dénommés par la suite ψ1 et ψ2.

C.4.1 Choix du variateur – Rendement de l'ensemble moto variateur


Le constructeur indique que si le variateur est installé à une altitude supérieure à 1000 m, un déclassement
est nécessaire (voir DT C5).

On suppose que la température ambiante n'excède pas 40 °C. On rappelle que les caractéristiques nominales de
la machine à courant continu sont données sur la plaque signalétique de la figure C1.

C.4.1.1 Compte tenu des courbes de l'effort sur la poulie et de la vitesse d'une cabine du document DT C1, justi-
fier le choix d'un variateur 4 quadrants.
Pour un sens de rotation du moteur, on parcourt 2 quadrants (I et II). Par symétrie, dans l'autre sens on
parcourra également 2 quadrants (III et IV).

C.4.1.2 Déterminer le facteur de déclassement (voir DT C5) puis donner la référence complète du variateur à as-
socier à la machine à courant continu (voir document DT C6). Il faudra en particulier déterminer le calibre, puis at-
tribuer les valeurs adéquates aux lettres x et y intervenant dans la référence.

Le facteur de déclassement est de 80 %. On doit avoir calibre variateur x 0,8 > In moteur. Il faut donc
prendre un calibre de 1500 A.
Référence du variateur : DCS502-1500-41
On a pris x = 2 (4 quadrants) et y = 4 (réseau 400 V)
Remarque : On peut également considérer l'ensemble motovariateur sans déclassement, faire le choix
du variateur et ensuite lui affecter le facteur de déclassement.

C.4.1.3 En vous aidant du document technique DT C6, déterminez les pertes du variateur pour la valeur nominale
du courant d'induit, sachant que le choix s'est finalement porté sur un variateur de calibre 1500A.
Pv-i = 4069 W; Pv-u = 406 W; Pv-c = 60 W
Pour Im = 1009 A, la charge est partielle (67,2%), donc Pv-i = 2375,6 W
Les pertes totales sont donc égales à 2842 W environ

C7
C.4.1.4 En ne totalisant que les pertes de la machine (excitation comprise) et celles du variateur, déterminer le
rendement de l'ensemble variateur-machine à courant continu.

Les pertes totales sont de : 2912 + 2842 + 23780 = 29534 W


Le rendement est donc égal à 400000/(400000+29534) = 93,1 %

C.4.2 : Etude du pont PD3 idéalisé : généralités, expression de la puissance moyenne.


Pour l'étude suivante, on se limitera à un seul pont à thyristors (pont 1) alimentant la machine à courant
continu (figure C9)
Les formules nécessaires pour répondre aux questions sont données sur le document DT C7.

Figure C9 : structure de puis-


sance d'un pont PD3 idéalisé.

L1 Im

L2 Um
M

L3

C.4.2.1 Est-ce qu'un tel pont est réversible : - en courant ?


- en tension ?
Dans quel(s) quadrant(s) couple-vitesse peut fonctionner la machine à courant continu associée à ce pont ? (voir
figure C7).

Le pont est réversible en tension


Le pont n'est pas réversible en courant
Il fonctionne dans les quadrants I et IV

C.4.2.2 Donner l'expression de la tension moyenne en sortie du variateur en fonction de la valeur efficace U de la
tension composée du réseau et de l'angle de retard à l'amorçage ψ1 (voir document DT C7).

3⋅ 2
Umoy = ⋅ U ⋅ cosψ 1
π

C8
C.4.2.3 Donner l'expression de la puissance moyenne en sortie du variateur en fonction de la tension efficace U
du réseau, de l'angle de retard à l'amorçage ψ1 et du courant Im.

3⋅ 2
Pmoy = ⋅ U ⋅ I m ⋅ cosψ1
π

C.4.2.4 Pour quelles valeurs de l'angle de retard à l'amorçage a-t-on un fonctionnement en onduleur ? Pour
quelles valeurs de cet angle a-t-on un fonctionnement en redresseur ?.

Pmoy > 0 : redresseur => 0 < ψ1 < π /2

Pmoy < 0 : onduleur => π /2 < ψ1 < π

C.5 Etude de l'association variateur-machine à courant continu

On prendra, pour la machine à courant continu, une constante de couple kc = 2,75 Nm/A et une constante
de f.e.m ke = 2,75 V/rad/s. La machine à courant continu fonctionne à flux inducteur nominal constant. Les pertes
fer et mécaniques sont négligées.

On se limite maintenant à la portion de la caractéristique de l'effort F(t) exercé par le câble tracteur sur la
poulie à vitesse constante (et égale à la vitesse nominale positive de 12,5 m/s) avec 49,6 s < t < 247,4 s. On rap-
pelle que cette caractéristique est donnée sur le document DT C1.

On se propose de prédéterminer le courant d'induit et d'étudier les sens de transfert d'énergie de l'en-
semble machine à courant continu-variateur.

C.5.1 Donner l'équation de la caractéristique F(t) pour t compris entre 49,6 s et 247,4 s. (F est exprimée en kN).

F(t) = (0,325.t – 39,4) en kN

C.5.2 En considérant un rendement de l'ensemble réducteur-poulie-câble égal à 85,5 %, déduire de F(t) la fonc-
tion Cm(t) décrivant l'évolution du couple sur l'arbre de la machine à courant continu en fonction du temps.
On rappelle que le rayon Rp de la poulie motrice est de 1,325 m et que le rapport de réduction r du réducteur est
de 15,4.
Nota : on pourra s'aider du document DT C4.

Tracer sur le document réponse DR C1 page C11, la fonction Cm(t). (Cm est exprimé en kNm).

Cm(t) = 0,0327.t – 3,96 en kNm

C9
C.5.3 Etablir la fonction d'évolution du courant de l'induit en fonction du temps Im(t).

Tracer Im(t) en Ampère sur le document DR C1. Situer le courant nominal d'induit sur le tracé. Conclure.

Im(t) = Cm(t)/2,75

Donc Im(t) = 11,8.t – 1440

Le courant nominal (donc le couple) est dépassé mais pendant un temps inférieur à 60 s.

NB : Il faut de toute façon,mais ce n'est pas l'objet de l'étude, déterminer la valeur du courant thermique
équivalent (ou du couple thermique équivalent) sur un cycle et vérifier par rapport aux capacités nomi-
nales de la machine.

C.5.4 En déduire les fonctions Ic1(t) et Ic2(t) représentant les courants des ponts 1 et 2 (voir figures C6 ou C8).

Tracer Ic1(t) puis Ic2(t) sur le document réponse DR C1. Situer le courant nominal du variateur sur les tracés et
conclure.

Le pont 1 conduit pour Im > 0


Le pont 2 conduit pour Im < 0

Ic1(t) = Im(t) pour 122 s < t < 247,4 s Ic1(t) = 0 pour 49,6 s < t < 122 s

Ic2(t) = - Im(t) pour 49,6 s < t < 122 s Ic2(t) = 0 pour 122 s < t < 247,4 s

C.5.5 Indiquer les intervalles de temps pendant lesquels le pont 1 et/ou le pont 2 fonctionne(nt) ainsi que le type
de fonctionnement des ponts (redresseur ou onduleur) et de la machine à courant continu (moteur ou générateur)
en précisant les quadrants de fonctionnement conformément à la figure C7.
NB : la vitesse de la machine à courant continu est de signe positif.

Le pont 2 fonctionne pour 49,6s < t < 122 s – Quadrant II – MCC en géné – Pont 2 en onduleur

Le pont 1 fonctionne pour 122 s < t < 247,4 s – Quadrant I – MCC en moteur –Pont 1 en redresseur.

C.5.6 Déterminer la fonction d'évolution de la tension d'induit en fonction du temps Um(t).


(On prendra une résistance Rm d'enroulement d'induit égale à 12 mΩ)

Tracer Um(t) sur le document réponse DR C1. Expliquer le résultat obtenu.


Pour une vitesse du câble de 12,5 m/s, la vitesse de la poulie est égale à 9,43 rad/s, celle du moteur de
145,2 rad/s et par conséquent la force électromotrice est égale à 399,3 V.
Par ailleurs Um(t) = [Link](t) + E
Donc Um(t) = 0,14.t + 383,5
La tension varie peu, c'est normal puisque la vitesse est constante.

C10
DOCUMENT REPONSE DR C1

DR C1
Introduction
L’utilisation du téléphérique pour le transport des personnes dans des conditions de sécurité et de fiabilité
optimales implique de connaître à chaque instant :

Î la vitesse de déplacement des cabines,


Î la position réelle des cabines sur le trajet,
Î le sens de déplacement des cabines.

L’ensemble de ces contraintes est géré par l’automate "suivi de ligne" :

L’automate "suivi de ligne" a pour fonction principale d’assurer le contrôle :

• de la position des cabines sur le trajet qui est déterminée par le traitement du nombre de points codeurs
délivrés par GIO1 et GIO2 à chaque cycle automate.
• du déphasage entre les voies A et B des 2 codeurs GIO1 et GIO2 pour déterminer le sens de déplace-
ment des cabines.
• de la génération des profils de la vitesse en fonction de la position.
• du respect de la vitesse maximale autorisée en chaque point du tracé, en particulier à l’approche des sta-
tions et au niveau du pylône.
• de la cohérence des informations délivrées par les deux génératrices-tachymétriques TM et TP.

Vue d’ensemble du système d’acquisition (vitesse et position) au niveau de la poulie motrice

Z2 Z1 GIO1
GIO2 P Z3 TP Z2

™ GIO1 : générateur d’impulsions optiques (codeur incrémental)


™ GIO2 : générateur d’impulsions optiques (codeur incrémental)
™ TP : génératrice tachymétrique
™ Z1, Z2, Z3 : roues dentées à dentures droites
™ P : poulie motrice

CORRECTION D1
Présentation des moyens d’acquisition (vitesse et position)

TP Z1 = 300 dents par étage


Génératrice
Z3 = 100 dents

Figure 1
GIO2 GIO1
Codeur Codeur
Câble tracteur

Z2 = 60 dents

Poulie motrice MOTEUR PRINCIPAL


Diamètre Dp = 2650 mm ABB DMA+ TM
400kW

TM : Génératrice
Réducteur principal (montée directement
r = 15,4 sur l’arbre moteur)

Données techniques

Î Contraintes de fonctionnement du tronçon "Taoulet" - "Pic du Midi"

¾ Vitesse maximale autorisée des cabines : Vcab = 12,5 m/s


¾ Précision demandée pour le suivi des cabines : ∆P = +/- 0,3 m

Î Caractéristiques des génératrices tachmétriques TM, TP

¾ Courant : 2 x 90 mA
¾ Tension de sortie : 60 mV/tr/min

Î Caractéristiques des codeurs GIO1 et GIO2

¾ Alimentation : 24 VDC
¾ Diamètre de l’arbre : ∅ 12 mm
¾ Signaux de sorties : voie A, voie B et top Zéro
¾ Etage de sortie : push-pull

CORRECTION D2
GRAPHE DE LA VITESSE D’UNE CABINE MONTANTE SUR
LE TRAJET "TAOULET - PIC DU MIDI"
Figure 2
Vitesse en
m/s
12,5

- 0,25 m/s²
Point fixe
0,25 m/s² Pylône

- 0,25 m/s²
0,25 m/s²

0,4
2631
0 439 2192 2440 2545
85 191 2461
2371
Distance
curviligne en m

D.1 Etude de la compatibilité des entrées automate et des capteurs TM, TP


On se propose de vérifier la compatibilité entre les signaux des génératrices tachymétriques (TM, TP) et
des entrées PSS AI de l’automate "suivi de ligne". (Voir page D2 figure 1)

D.1.1 Exprimer la vitesse de rotation NTM de la génératrice TM en tr/min en fonction de la vitesse de cabine Vcab,
du diamètre de la poulie motrice Dp et du rapport de réduction r. (Voir page D2 figure 1)
Calculer NTM en tr/min pour la vitesse maximale autorisée.

Expression de RTM en trs/min


NTM = (Vcab x 60 x r)/ (Dp x π)

Application numérique
NTM = (12,5 x 60 x 15,4) / (2,650 x π) = 1387,3 trs/min
NTM = 1387,3 trs/min

D.1.2 Calculer la tension VTM en sortie de la génératrice TM en fonction de NTM.

Tension de sortie VTM


VTM = (60 10-3 x 1387,3) = 83,23V
VTM = 83,23V

D.1.3 Exprimer la vitesse de rotation NTP de la génératrice TP en tr/min en fonction de la vitesse de cabine Vcab,
du diamètre de la poulie motrice Dp et de Z1 et Z3. (Voir page D2 figure 1)
Calculer NTP en tr/min pour la vitesse maximale autorisée.

Expression de RTP en trs/min


NTP = (Vcab x 60 x Z1/Z3)/ (Dp x π)

Application numérique
NTM = (12,5 x 60 x 3) / (2,650 x π) = 270,3 trs/min
NTM = 270,3 trs/min

CORRECTION D3
D.1.4 Calculer la tension VTP en sortie de la génératrice TP en fonction de NTP.

Tension de sortie VTP


VTP = (60 10-3 x 270,3) = 16,2V
VTM = 16,2V

D.1.5 Expliquer pour quelle raison les informations issues de TM et TP ne sont pas directement exploitables par
les entrées PSS AI de l’automate "suivi de ligne". (Voir Document technique page DT 1)
Proposer une solution technique pour rendre ces informations utilisables par la carte PSS AI.

Les entrées analogiques de la carte PSSAI de l’automate acceptent des tensions de +/- 10V
DC, alors que les génératrices délivrent pour la vitesse maximum de déplacement des ten-
sions supérieures
TP VTP = 60 10-3 x 270 = +/-16.2 V
TM VTM = 60 10-3 x 1387 = +/- 83,23V
Il est nécessaire d‘introduire un étage d’adaptation des tensions. Toutefois celui-ci
doit conserver la linéarité.
Autre solution: modifier les rapports de réduction en changeant le nombre de dents
des roues dentées.

D.1.6 Pendant la montée, l’automate "suivi de ligne" reçoit sur ses entrées différentes valeurs. Celles-ci ont d’abord
été mises à l’échelle.
Î VTM = +10V (Cette valeur est donnée pour la vitesse nominale)
Î VTP = - 2V (Cette valeur n’est pas due à un dysfonctionnement de la génératrice)
Expliquer pour quelle(s) raison(s) une différence de tension et de signe peut apparaître entre les génératrices TM
et TP.
En déduire la réaction du système sur le plan de la sécurité des biens et des personnes en indiquant le nom des
différents actionneurs impliqués (Voir page PR9 figure 6).

La différence de tension entre les 2 génératrices signifie d’après le schéma figure 1


qu’il y rupture de la transmission de puissance entre le moteur d’entraînement et la poulie
motrice et que la cabine commence à reculer.
Les cabines ne sont plus contrôlables par le système car il n’y a plus de puissance
mécanique transmise d’où un freinage d’urgence « Freins 1 ou Frein 2 » des cabines sur le
câble porteur ordonné par le système.

D.2 Calcul de la résolution des codeurs (GIO1 ou GIO2) pour la vitesse


maximale autorisée
Remarques :
- Les deux codeurs sont en tous points identiques.
- Pour rendre maximale la sécurité des personnes, l’utilisation de deux codeurs est obligatoire. Ce-
ci permet d’obtenir une redondance de l’information et donc de garantir la fiabilité de celle-ci sur la
position des cabines.

D.2.1 Exprimer la résolution des codeurs RCOD en points/tour en fonction de la précision ∆P, du diamètre de la
poulie motrice DP et de Z1, Z2. (Voir page D2 figure 1)

Expression de RCOD en pts/tr


RCOD = (Dp x π) / (∆P x Z1/Z2)

CORRECTION D4
D.2.2 Calculer la résolution en points/tour des codeurs.

Résolution du codeur
RCOD = (12,5 x π) / (0,3 x5) = 5,55 pts/tr
RCOD = 5.55 pts/tr

D.2.3 A partir du résultat précédent, ainsi que des informations données page D2 et sur le document technique
page DT 1, compléter la référence des codeurs.

GHM9 12 // 5G5 ….9…. //……6…….//GPR03


9 : 2 Voies de comptage A et B
6pts/tr : résolution en points par tour de codeur

D.2.4 La mise en œuvre d’un codeur incrémental nécessite de vérifier la compatibilité entre la fréquence des im-
pulsions qu’il délivre et le temps de scrutation de l’automate qui est de 100 ms.
D.2.4.a Calculer la fréquence "Fauto" de scrutation de l‘automate.

Fréquence automate
Fauto = 1/T
Fauto = 1 / 100 10-3 = 10Hz

D.2.4.b Calculer la fréquence "Fcod" des impulsions délivrées par les codeurs GIO1 et GIO2.

Vitesse de rotation du codeur en trs/s


Ncodeur = ( VCAB x (Z1/Z2)) / (π x DP)
Application numérique
Ncodeur = (12,5 x 5) = (π x 2,650) = 7.5 trs/s

Fréquence train d’impulsions


Fcod = Ncodeur x Résolution
Fcod = 7.5 x 6 = 45 Hz

D.2.4.c En fonction des résultats des questions précédentes, expliquer les conséquences pour le posi-
tionnement des cabines. Proposer une solution pour y remédier.

La fréquence des impulsions délivrées par le codeur Fc = 45 Hz, n’est pas compatible avec
le temps de scrutation de l’automate Fauto = 10 HZ.
Î Les conséquences de cette incompatibilité entraînent une perte d’informations et donc
des imprécisions sur la position des cabines. D’où risque de dépassement des vitesses au-
torisées en fonction de la position des cabines.
Î Solution mise en œuvre d’une carte de comptage rapide avec un traitement (une inter-
ruption) prioritaire des impulsions des codeurs.

CORRECTION D5
Pour la suite du problème, on retiendra une résolution de 6pts/tr pour les deux codeurs.

D.2.5 Etude du comptage des impulsions délivrées par les codeurs.


Le comptage des impulsions des codeurs se fait grâce à l’automate dans un registre de 16 bits.
D.2.5.a Calculer le nombre d’impulsions délivrées par les codeurs, pour la distance du "Taoulet" au
"Pic du Midi". (Voir page D3 figure 2)

Î Nombre de tours de la poulie motrice pour parcourir la distance de 2629m entre les deux
gares
Npoulie = distance entre les gares/ π x D
Npoulie = 2631 / π x 2.650 = 316 tours

Î Le codeur a donc effectué


Ncodeur = Npoulie x (Z1/Z2) = 316 x 5 = 1580 tours

Î Calcul du nombre d’impulsions "Nimpul"avec une résolution de 6pts/tr


Nimpul = Résol x Ncodeur = 1580 x 6 = 9480 impulsions

D.2.5.b Calculer le nombre de bits nécessaires au registre de comptage pour mémoriser cette information.

Î La conversion des 9480(10) impulsions donne en binaire :


0010010100001000(2)
14 bits sont nécessaires plus il faut rajouter un bit de signe soit 15 bits

D.2.5.c La taille du registre de comptage est-elle compatible avec les informations à gérer ? Justifier la
réponse.

Oui il y a compatibilité, car la carte de comptage utilise un registre 16 bits et nous


avons calculé que 15 bits étaient suffisants pour mémoriser la distance totale entre les
deux gares.

D.3 Exploitation des informations vitesse et position pour la sécurité

L’automate "suivi de ligne" vérifie à chaque cycle automate que la vitesse maximale autorisée des cabines
en chaque point du tracé (courbe enveloppe) ne soit jamais dépassée, en particulier au niveau du pylône et à
l’approche des gares.
La vitesse maximum autorisée sur le trajet dépend de la position des cabines donnée par les codeurs
GIO1 et GIO2 placés sur la poulie motrice. (Voir page D3 figure 2)
Tout dépassement de la vitesse autorisée (courbe enveloppe) provoque un freinage d’urgence.

CORRECTION D6
Architecture logicielle pour la surveillance de la vitesse autorisée :

Position corrigée Table de données


calculée Validation
Position corrigée Vitesse maximum
Position corrigée validée autorisée
Point fixe par rapport au point en fonction de la
fixe position corrigée des
cabines

Comparaison

TM Vitesse Sorties
Acquisition maximum autorisée automate

Vitesse des Vitesse


TP génératrices tachymétriques réelle des cabines

Position corrigée et point fixe :


La longueur du câble tracteur peut varier dans des proportions importantes. L’automate "suivi de ligne"
calcule automatiquement la correction théorique à effectuer sur la longueur du câble en ajoutant ou en enlevant
des points du codeur.
Un capteur magnétique (point fixe) placé sur les câbles porteurs permet de vérifier la pertinence du calcul
de la position corrigée automatiquement par rapport à la position physique des cabines sur le trajet.

D.3.1 Pour pouvoir valider la position corrigée calculée par l’automate au cycle précédent, le passage de la cabine
au point fixe doit être compris dans une fourchette de +/- 2.5 m. (Voir page D3 figure 2)
Calculer et compléter le tableau suivant par les valeurs d’encadrement de la position corrigée pour obtenir sa va-
lidation par le point fixe.

Point fixe Point fixe Point fixe


– 2,5 m 0m +2,5 m

Fourchette en points pour la


validation de la position 8534 8543 8552
corrigée

D.3.2 Pour ce mouvement de cabine, la correction de la position calculée par l’automate lors du cycle précédent
est de +15 points codeur.

D.3.2.a La correction de +15 points codeur peut-elle être validée par le point fixe? Justifier votre ré-
ponse.

La position calculée par l’automate ne peut pas être validée par le point fixe car une four-
chette de +/- 2.5 m correspond à +/- 9 points codeurs et l’automate en a calculé +15points.

CORRECTION D7
D.3.2.b Suite à un dysfonctionnement du capteur "point fixe", la cabine poursuit sa course vers la gare
du "Pic du Midi" avec une correction codeur de +15points.
Quelles sont les conséquences sur les biens et les personnes dans ces conditions ? Justifier votre
réponse.

Le dépassement hors fourchette est de +6 points codeurs soit 1.6 m.


La cabine va théoriquement (choc improbable car capteurs mécaniques de dépassement
de position) entrer en collision avec le sabot d’arrêt qui est la position 2631 m car pour
l’automate l’arrêt est situé à 2632,6 m.

D.3.3 Compléter la table simplifiée des données qui définissent les vitesses maximales autorisées de la cabine en
fonction de la position donnée par le codeur GIO1. (Voir page D3 figure 2)

Position géographique Nombre de points codeur Vitesse maximum


de la cabine n°1 GIO1 autorisée ou ralentissement
Gare du "Taoulet"
0 pts 0 m/s
Cabine à l’arrêt
Position 0 m
Cabine située entre
1582≥ GIO1 ≥7898 12,5 m/s
439 m et 2192 m
Point fixe 8543 0,25 m/s²
Position 2371 m
Pylône 8867 6 m/s
Position 2461 m
Début ralentissement 9170 - 0,25 m/s²
Position 2545 m
Gare Pic du Midi
9480 0 m/s
Cabine à l’arrêt
Position 2631 m

CORRECTION D8

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