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HGenre

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Introduction

Mobiliser le genre = regard critique sur les représentations et pratiques sociales en portant
une attention particulière à ce qui relève des diff. entre H / F. Concept travaillé par les sciences
sociales. Polysémique et débattu, tout le monde n’est pas d’accord sur ce que le genre implique.
Ne pas mettre la F.
Ce qu’on met derrière le mot F est le résultat d’une construction sociale.
H : réservé aux études / savoir / représentation de l’homme dans des activités extérieurs
F : doit s’occuper de l’H / à l’intérieur / couture = activité qui discipline les F.
“ On ne naît pas femme, on le devient” Simon de Beauvoir, 1949. F = idée de construction sociale.

I - De l’Histoire des femmes à l’histoire des masculinités

A. Les femmes ou les silences de l’histoire

“ Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme “ manifestation en 1970. L’histoire qui
s’est constituée comme discipline au XIXème a longtemps été écrite par des H pr des H se posant
comme une histoire universelle et objective qui repose sur une expérience masculine.

On donne très peu la parole aux F liée au silence est lié à l’injonction faite aux F pendant
longtemps de se taire, renvoie à la réalité. Au XIXème siècle on assigne la F à l’espace privé, et l’H à
l’espace public. Les F se retirent à cette époque de certains lieux d’affaires et de pouvoir. La ville est
un espace sexué. De plus, les F doivent être couvertes, la libération du corps va se faire
progressivement. Ce silence de l’histoire imposé aux F est le résultat d’une PO historique, en prenant
compte les classes pop. car l’identité de classe conditionne.
Un silence aussi par absence de sources ( administratives, du travail… ) , de récit, ou bien
lorsque les sources parlent des F elles sont stéréotypées, ( regard d’H sur les F ) donc on ne
s’intéresse pas aux F dans la diversité mais à la F qu’on idéalise.

B. L’histoire des femmes

Il faut tout d’abord chercher des sources notamment familiales mais les sources sont liées à
leur condition, à leur place dans la société ( archives liées aux maisons, économie domestique,
ateliers, espace privé, archives familiales, correspondance, journaux intimes.)

En 1970, qu qui émerge, notamment grâce à Michelle Perrot, mais aussi avec une génération de F
qui entre à l’université. Mais aussi avec une nouvelle qu intellectuelle sur les domaines sociaux.
Cherche à comprendre l’origine de l’oppression des F. Les premières historiennes de l’histoire du
genre commencent à s’interesser à la qu ouvrière, la qu pop, cherchent à comprendre l’origine, donc
des questionnements en liaison avec les qu po du moment ( IVG , prostitution ) qui font donc émerger
les qu de l’histoire du corps de la F.

Cette histoire a permis de faire bouger un certain nombre de frontières :


- A fait évolué le rapport nature/culture : longtemps considéré que le statut des F était
lié à des causes naturelles (grossesse et maternité) alors que les H accèdent à la
culture et avait une valeur. Faire référence à la nature était un moyen de délégitimer, exclure les F
(po, culture).
Puis : - Opposition travail/famille : élever des enfants, construire une famille = historiennes ont
commencé à le penser comme un travail.
Enfin public/privé. Le domaine public, l'espace po réservé aux H remis en cause.
Faire l’histoire des F ne suffit pas. Il faut prendre en compte les relations entre les H et les F,
comment on construit du masculin et du féminin, disparités entre H et F.
C. A l’histoire du genre des masculinités et le moment queer

Le genre c’est un terme qui est né dans les 60’ aux USA et lentement en Fr (fin 80’). C’est la
construction sociale et culturelle du masculin et du féminin qui à ce moment-là se différencie du sexe
qui est lui biologique.
« Le genre est un élément constitutif de rapports sociaux fondés sur des différences perçus entre les
sexes, et le genre est une façon première de signifier des rapports de pouvoirs » Joan W. Scott.
Le genre ne sert pas seulement à penser une diff mais aussi les relations entre les sexes
comme un rapport de pouvoir, hiérarchie. (inégalités salariales, perception de certains métiers).Le
genre n'est pas une identité qui est fixée ou innée, mais une performance sociale apprise et répétée.
On n’en vient à croire que c’est naturel.

D. Le genre, une catégorie d’analyse parmi d’autres

Classe sociale est l’une des grandes autres catégories qui explique beaucoup de choses.
Ouvrier : virilité, masculinité construite par la force physique.
Banquier : masculinité montrée par le fait d’un savoir, de la condition matérielle.

Il faut avoir une approche intersectionnelle notamment entre le genre et classe sociale

II - Une approche au plus près des pratiques sociales des individus

Le genre a fait émerger de nouveaux thèmes, il existe plusieurs façons de faire de l’histoire
du genre.
Quelles sont les normes de genre à une époque donnée ?
Comment ces normes structurent-elles ces comportements et les rôles des H et des F ?
Comment les H et F font-ils leur genre, s’approprient, contestent ?
Genre = manière de voir la société.

A. Fabriquer une “boîte à outils”

Observer de manière empirique, consulter les archives. Plsrs manière de faire l’histoire du
genre. Une approche d’histoire sociale.

B. Faire une histoire des groupes sociaux et des individus

Il faut prendre et penser les grps sociaux = manière dont ils se situent dans la société. Les
représentations liées aux grps sociaux sont importantes à analyser, et les institutions qui prennent en
charge les grps sociaux concernés. Pour les F, les archives des institutions sont parfois les seules,
mais englobantes, dans la généralité. Ces représentations nous donnent les normes, l'image de tel
groupe et c’est ainsi qu’on va pouvoir voir la politique mise en place.
Cette histoire des grps permet de voir le poids des institutions et les normes qui s’imposent
aux individus. Cependant les règles et les normes s’appliquent et s’interprètent en situation par les
individus. ( le genre n’est pas un ensemble de traits ,sociologie interactionniste = la vie est un théâtre
= chacun à un rôle à jouer / identité qui n’est pas la même selon le contexte sociale ). Identité = pas
fixe.
Nécessité d’un regard critique sur les archives. Voir comment elles sont le produit de normes de
genres, et comment elles contribuent aussi à les construire.

C. L’histoire du quotidien “parsemé de merveilles”


L’histoire du quotidien = courant de pensée qui montre une histoire vue d’en bas, en plaçant
au centre les pratiques et expériences quotidiennes des individus pour cerner les sociétés. Cette
approche nous amène à saisir les manières de faire qui pèsent sur nous.
Michel de Certeau réfléchit à la manière de faire, de penser des individus face à la contrainte.
CCL : lunettes de genre = être attentif aux diff des individus sexuées. Le rapport H F sert souvent à
justifier un rapport de force H F.
regard sur un ensemble de discours et de pratiques des genres. ( ex cuisiner, et cuistot )

Il ne faut pas dire que c’est considéré comme féminin ou masuculin dans une situation et
contexte donné. Jamais dire H F, mais les H et les F puis qualifier la qualité sociale, le grp . Regard
critique pour interroger le monde, avec des critères de différences.

La société du XIXème = société inégalitaire, la perception est le fruit d’une longue mutation
portée par le féminisme.

Avoir droit de cité. De l’universel masculin aux féminismes

Introduction :
Joan scott, dans son livre, montre que les F ont un statut diff. La RF apporte la DDH a porté
universel, qui crée une nation unie, tous égaux, pour former une communauté de citoyens unis.
Pourtant le mot H ne renvoie pas à l’universel humain à cette époque. Ce discours sur l’universel
masculin = diff naturelle pour justifier exclusion po des F. Ceci à dû obliger les F à s’organiser pour
être reconnues comme citoyennes.

La volonté d’égalité entre les sexes est plus ancienne que le début de la RF. La RF inaugure
une ère nouvelle en prônant l’égalité.

Droit de cité fait référence à participer à la vie po et publique. Le grand combat d’une minorité
de F pour celui de l’émancipation féminine, l’égalité civile et politique entre les H F, avec comme
grand marqueur le droit de vote. Cependant ce n’est pas prcqu’elles obtiennent le droit de vote
qu’elles sont considérées comme =.
Il existe d’autres formes de revendication po que celle pour l’obtention du droit de vote.

I - Les citoyennes paradoxales de la Révolution française

RF, ère de radicalité politique dont les F ne sont pas exclus, mais elles se trouvent dans une
situation paradoxale. Des citoyennes sans citoyenneté, sans droits citoyens et politiques. Code civile
de Napoléon = retour en arrière. Elles sont exclues des droits po, pas droit de vote. Elles font partie
des citoyens passifs. Distinction abolie en 1792, mais la constitution de 1793 ne reconnaît toujours
pas le droit de vote aux femmes alors qu’elle apporte le suffrage universel masculin.
Pourtant l’année 1789 = entrée en scène politique des femmes. Les années 1790 1791 sont
celles de la lutte pour la démocratie ou les F jouent un rôle dans l’essor des pratiques po. 1792-93,
image de la F patriote qui l’emporte avec une très forte poussée du mvt militant féminin.

A. Le refus des droits politiques

On leur reconnaît des droits civils. En 1791, le mariage devient un contrat civil qui doit rendre
heureux les 2 partenaires. En 1792, le divorce est officiel. L’éducation et l’instruction sont considérées
comme une liberté. L’éducation devient obligatoire pour les 2 sexes en 1793. C’est tout cela qui
donnera lieu à des manifestations féminines.
Progressivement, les F deviennent l’objet du débat po et parlementaire. Condorcet : « Sur
l’admission des femmes au droit de cité » juillet 1790. Pour lui, l’exclusion des F est culturelle et non «
naturelle ». Il propose le droit de vote pour les F propriétaires.
En 1793, certains députés défendent l’égalité des sexes mais la convention refuse les droits
po aux F et au lendemain même de la terreur et des révoltes, la participation des F en po est bannie.

B. Sociabilités et apprentissages politiques des femmes

RF ouvre un espace po, et favorise la prise de parole féminine. Des lieux de sociabilités
politiques se sont ouverts et permettent l’intégration mais dépendant des classes sociales ( ex : les
salons, tenus par des femmes svt nobles). Toutes les F n’ont pas les mêmes idées.
Un autre espace politisé : tribunes des assemblées, avec une présence de F ( tricoteuses )
dès 1789 et le serment du jeu de paume, qui interviennent. = moyen de contrôle sur les
représentants. Très souvent des femmes de milieux populaires. Clubs de femmes se créaient.
Elles participent également aux grandes émeutes comme les journées d’octobre, le 5 6
octobre 1789 / Printemps 1793 / Journées de prairial 1795. svt à leurs initiatives récupérées par les H
ensuite. Pétitionnaires. Elles s’approprient une image militante.

C. Prise de parole publique des femmes : opinion féminine et combats féministes

Prise de parole publique, formation d’une opinion publique féminine : seule journal féminin =
Le journal d’Etat et du citoyen qui devient le Mercure national en 1789.
Ensuite des journaux à destination des F se dvlp, ex : Journal des Dames, ainsi qu’une
presse visant un public populaire féminin. Révolution Fr = formation d’une opinion publique féminine
La plus connue Olympes de Gouges qui écrit la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne,
14 septembre 1791. Véritable démarche politique militante. Réclame le divorce = liberté sex. 1er texte
en fav. de la parité moderne contre l’universalisme abstrait derrière les DDH.
Très active dans le mvt rév. ( notamment chez les sans culottes ) en 1793, on leur reconnaît
un rôle po. 10 août 1793, fête pour le rôle des F dans les journées d’octobre. Droit de vote / porter les
armes tjrs refusées malgré la réclamation sous forme de pétition en 1792.
2 types de repré. : image positive = mère courage / négative = libertine, F assoifée de sang,
associées à la guillotine. Mise en opposition à la douceur. Prétexte de la violence qui trouble l’ordre
public, pr un retour de l’ordre patriarcal.

D. La Rév. contre les femmes

L’exclusion po des F est justifiée par des causes « naturelles »


Les H. considèrent les F comme inférieures au niv des sexes, en les renvoyant à leur rôle
primaire = à la maison. Seul rôle po reconnu = po via l’éducation = distinction des espaces. La diff
des sexes comme fondement de l’exclusion du droit de vote. Fin de l’année 1793 : interdictions de
clubs féminins, condamnation à mort Marie Antoinette, De Gouges, Roland ). 1795, fin du militantisme
féminin pop, exclusion po.

E. La mise sous tutelle au XIXème

Révolution = paradoxe, permet l'entrée des F en po, mais exclusion au nom des diff. des
sexes. Directoire = exclusion po des F def.
Code civil 1804 = mise sous tutelle des F, exclusion de la sphère publique et po. Nbrx discours
renvoient à la nature, leur rôle maternel, à la diff des sexes. Mot citoyen banni retour de madame.

Pq pas donner droit aux F ? Révolution = profonde rupture, fonde un ordre nv, émergence de
l’individualisme, Cette rupture culturelle acceptable seulement parce qu’on a compen.
II - Vers les féminismes et mobilisations politiques sous la III république

A. Quels prémices en 1848

Émergence du féminisme comme courant po au 19e siècle


Critère financier plus un moyen d’exclure avc suffrage [Link] qu. sur les droits
civiques / civils portée notamment par George Sand cependant il faut que les F sortent de la tutelle de
leurs maris.
En 1848, les F se proclament comme citoyennes. Mais elles sont jugées comme incapable de
faire de la po.
La Commune renoue avec l’engagement po des F mais ce n’est qu’en temps de paix que le
courant suffragiste se développe le +.

B. Féminisme et suffragisme sous la III Rép. : “La Belle Époque" du féminisme

Liberté de la presse, accès plus important à l’éducation. Mot féminisme, inventé par Dumas,
origine de la médecine pour qualifier des H efféminés = dangereux. Hubertine Auclert transforme
l’utilisation du mot pour lui donner le sens qu’on connaît auj. Dans les 70’, associé en Eu, aux
courants de l’émancipation des F. Suscite aussi des antiféministes, contre l'obtention des droits po
des F. Ce discours est lié à une inquiétude des H sur leur masculinité.
Le féminisme à la Belle Epoque = pr le suffrage. Auclert, incarne la radicalité du mvt. Seul
journal jusqu’au début du XXème siècle. Pr un certain nombre de féministes, la laïcité est
indispensable dans l’avancée des droits des F. Le mvt le plus radical par Madeleine Pelletier ( 1874 -
1939 ), revendique la maternité / droit à l’avortement.
D’autres types de féminismes anticlér. comme Roussel, prcq la religion justifie la soumission
des F. D’autres groupes modérés svt protestants. Les ruptures ++ = mvt anticlér.
Conseil national des F fr. en 1901. = revendication po encore + forte avec l’Union Fr pr le
suffrage des F en 1909 par Jeanne Schmahl.
En Fr = modération du mvt par rapport aux mvts britanniques. Il y a eu une forte médiatisation
par la presse, avec des journaux par des F ( ex : La Fronde ) par Marguerite Durand. Naissance d’un
journalisme militant qui permet à des F d’accéder au métier de journaliste. 1ère grande manifestation
de suffragettes ( 2k pers. ) en juillet 1914, pr fleurir la tombe de Condorcet. Mais avec la déclaration
de guerre, cet élan va être brisé.

C. Mobilisations féminines conservatrices

Religion = source d’oppression. Les féministes protestantes veulent l’égalité des sexes en po,
mais pas dans le domaine religieux. Peu de féministes chrétiennes mais bcp anticlér. . Pr la majorité
des républicains il faut séparer l’église de l’Etat sans pour autant donner le droit de vote aux F. = Lois
1904- 5. La culture républicaine FR svt anticlér. et laïque, se forge dans l’opposition à la féminisation
de la religion au XIXème siècle, perçu comme un danger par les républicains. L’arg religieux permet
de justifier l’exclusion po des F et de mener la laïcisation.

2 ? . La politisation paradoxale des F catholiques

Subissant une double exclusion, elles sont hostiles aux lois de laïcisation donc entre en po. Il
y a une x d’asso. et ligues féminines vers la fin du XIXème et début du XXème. ex : Ligue des F fr en
1901, par Jeanne Lestra en 1902 Ligue patriotique des Fr. , créé pour faire gagner la droite
conservatrice. Bcp + importantes que les autres. Elles ne dmd pas le droit de vote, mais peuvent
intervenir dans la sphère publique au sein d'œuvres de charité. Elles vont également faire des manif. ,
faire des pétitions. Elles ont à la fois des rôles dans la sphère privée, mais entre dans la sphère
publique, notamment en faisant de la propagande et pour le bon fonctionnement et remettre de l’ordre
par ex lors des élections.

III - Avoir le droit de vote et après ?

A. Le combat suffragistes dans l’entre-deux guerres

All., Ru, et d’autres pays accordent le droit de vote aux F. Cette qu. est débattue en Fr, Sénat
rejette. La mobilisation des femmes pour le droit de vote devient de + en + forte, les conservateurs se
rallient pour la cause du droit de vote ( car F votent conservateur ). Les F se mobilisent pr les vertues,
(ex : combattre l’alcoolisme ), c’est au nom de cela qu’elles se mobilisent. Elles mettent en avt l'utilité
du vote des F.

B. Les femmes deviennent des citoyens comme les autres

Droit de vote en 1944, 1er vote en 45, donné car : récompenses des F pr engagement dans
la Résistance, mais aussi car retard Fr trop visible par rapport aux autres, pour redonner un poids aux
conservateurs car peur d’élections des coco. Même si elles accèdent au droit de vote, les stéréotypes
restent.

C. Un enthousiasme modéré et la persistance de stéréotypes genrés

Perceptible dans les journaux par des caricatures, d’autres types de discours vont valoriser
les F vierges qui vont régénérer la Fr.
Les stéréotypes de genre continuent d'irriguer le rapport des F à la po. même si elles
accèdent au droit de vote et égalité des sexes par la constitution de 46. La libération est un moment
de reconstruction de l’identité masculine, on demande aux F de faire des enfants, les mesures
sociales favorisent les F aux foyers.

Bilan : Chronologie : de la RF au XXe siècle


. • Des féminismes :
1er vague : revendication des droits civils et po, fin XIX – début XXe siècle (égalité des F et des H
devant la loi mais ne remet pas en cause la hiérarchie des sexes).
2ème vague : se structure dans les années 50/60, revendications autour du corps, de la liberté
sexuelle et la maîtrise de la maternité (c’est là que l’on parle de privé po).
En même temps, dans les années 70, tendance « essentialiste » (il y a une essence féminine
qui justifie les différences de rôles entre les sexes par « nature »).
3ème vague : mouvement plus radical questionnant l’hétérosexualité et la binarité des genres
(remet en cause les « normes » sexuelles) (C’est une vague marquée par les mvts LGBT par ex). Ce
mvt comprend aussi le Black Feminism, qui né aux USA dans les 70’ (une F noire ne vit pas comme
une F blanche).
Des champs de recherche qui se poursuivent auj.
Dissocier mobilisation po féminine et féministes.

Le genre face à la guerre

L'univers de la guerre est genré, réservé aux H.. Vu comme un événement avec la violence
réservé au masculin. Participation aux combats donne un modèle de la masculinité virile. Fin
XVIIIème siècle modèle viril qui se construit sur le corps avec une résistance physique, capacité à
exercer la violence. Idéal masuclin mobilisé à chaque fois que la nation est en péril. XIXème siècle =
mise en avant du modèle masculin de la virilité.
Changement dans la manière de penser les conflits.
I - Faire la guerre, un privilège masculin au XIXème siècle

A. Refuser le port des armes aux F

Les F peuvent suivre leurs maris à la guerre. Le service de la guerre valorise le courage et
endurance = construire virilité du soldat = opposé à un modèle aristocratique.
Circonscription à partir de 1798, puis 1872, service militaire obligatoire instauré = plus seulement les
pauvres qui vont se battre, renforce le lien entre masculinité et la guerre.

B. “Bons pour le service, bons pour les filles”

Service militaire = faire des H modèle militaro-viril = passage obligé donne une masculinité
confirmé socialement, donne l’entrée dans l’âge adulte. La conscription marque un rite de passage,
un apprentissage de la virilité. Soldat doit séduire ou protéger. Service militaire = discipline du corps,
corps capable de se fondre dans un collectif. L’armée naturalise l’obéissance militaire en la
présentant comme une vertue.
Existence plsrs masculinités militaires = masculinité militaire diff entre classe sociale =
masculinité plus urbains ( classe bourgeoise ) / masculinité plus brutale, grossier ( classe pop ) svt
soldat, Sous off. Modèle militaro cherche à imposer un modèle.
Au sein de la caserne diff exp de la masculinité car impose des tâches notamment des tâches
féminines ( raisons d’hygiènes ) = outil de discipline mais les soldats ne réagissent pas de la même
manière, les officiers bourgeois vont laisser cette tâche à des H en les payants car tâches vu de
manière valorisante alors que pour les soldats des classes pop = un savoir faire hérité du monde
ouvrier paysan agricole, valorisation du travail des mains, perçu comme des tâches techniques,
savoir pratiques.
Les H des classes pop prennent une revanche sur les H des classes bourgeoises qui ne savent rien
faire.
La masculinité militaire s'inscrit dans les interactions sociales.

C. La conquête coloniale lieu d’affirmation de la puissance virile

Lieu ou la masculinité peut s’affirmer, espace considéré comme lieu de fabrique véritable. La
dureté de la condition de la conquête met en avant la virilité du soldat.
Vaincu associé à une brutalité animale, ou le féminiser. Après la conquête les indigènes mis dans un
vocabulaire de la domestication, l’H pr la maison.

D. Des F au front

F présentent comme cantinières / soignantes ( ex : Florence Nightingale, Guerre de Crimée


53 56 ). Donne naissance à des groupes = ex 1808 naissance du corps infirmière en Fr.
Certaines portent les armes de manière illégale par ex Commune de Paris. Peu nombreuses
mais très représentées. Mythe de la pétroleuse = F qui mettent feu après la victoire des versaillais.
sur des bâtiments. Cette figure de la pétroleuse = figure violente, fait référence à la tricoteuse
révolutionnaire. ( Fondé sur aucune vérité ) Cette médiatisation intervient pendant les procès des
communards pour délégitimer les femmes, et plus généralement ex communards.

II - Les guerres mondiales et la tranformation des identités et rapport de sexe

Guerre = mise à l’épreuve des normes de genres et de sexualité. Guerre met les individus
face à eux mêmes.
A. Rôles traditionnels ou transgressions des frontières du genre

1. La PGM : “ Le triomphe de la division sexuelle “( Francoise Thébaud )

Propagande à l’entrée en guerre exalte les stéréotypes genrés et rôles traditionnels, tous
doivent entrer dans le conflit mais pas de la même manière. Fierté masculine de l’engagement armé,
et éloge du féminin par l’attente de l’époux. Objectif commun de vaincre l’ennemi.
La guerre = exp de séparation, H au front, F doivent tenir la société de guerre. Les F ne sont
pas entrées sur le marché du travail avec la G, déjà avt. Mais entre dans des domaines comme la
métallurgie etc etc. Elles vont parfois mener des grèves.
F victimes de la G, mais dans des situations spécifiques, avc des violences. Des F près des
combats ( ex : infirmières ).
PGM = répartition H F.

2. Mais des virilités blessées : la fin de l’H guerrier ?

La PGM va bousculer la représentation de l’H guerrier. La majorité des combattants estiment


que ca doit être la dernière G. H à la guerre conserve son rôle de chef de famille au travers des
lettres, mais aussi d’un H blessé, fragilisé par la G. = Rupture du modèle de soldat héroïque. G
apparaît désormais un lieu de déshumanisation.
Cependant dans les pays vaincus , on va avoir un durcissement des stéréotypes masculins,
exprimant le désir de vengeance.

3. Retour à l’ordre du genre ?

L’hécatombe déclenche une inquiétude face au dépeuplement, et on constate une


nationalisation des F = maternité devient une affaire d’Etat, avec un durcissement des lois sur la
contraception et l’avortement.
Les F s’émancipent dans l’entre 2 G, par les sports, loisirs… Mais l'idéologie familialiste reste
mise en avt. Les assignations sont en décalage avec les sociétés qui se sont construites pendant la
PGM.
Entre 2 G = moment de reconfiguration des rapports H F et de renversement des exp des
temps de G ou les F deviennent des cheffes de Familles, salariés, et ou s'exprime la tristesse des
soldats. Mais retour à l’ordre d’avant guerre en majorité.

B. Le rapprochement des exp de la G durant la SGM ?

1. Des H mobilisés à l’épreuve de la défaite

Mobilisation altérée par les traumas de 14-18. Exp de la défaite en juin 40, exp du camp de
prisonnier = exp des tâches habituellement des F. L’occupation en Fr est perçue comme une faillite
masculine : par l’absence des soldats et travailleurs fr H /présence de soldats All.. Dans ce contexte
renaissance fr = reconstruction de la virilité, 3 discours mettent en scène la masculinité ; discours
pétainiste associe la défaite et la souffrance des prisonniers à l’exp de 1418, et célèbre la virilité du
travailleur, l’ancien combattant, le père de famille. 2ème type de discours : Fasciste = redressement
national doit passer par la reconstruction d’une masculinité guerrière, car H affaibli par l’exp de la
démocratie.
Dernier discours, le discours résistant, les H qui s’engagent dans les FF, se nourrit dans la victoire
des poilus de 1418. La majorité des H vivent en retrait de l’exp guerrière, et bouscule l’image du
citoyen soldat, bricolage d’une masculinité sur le libre arbitre…
La SGM apporte un trouble dans l’identité masculine et oblige la recomposition selon les diff
modèles de masculinités.

2. Des F en armes

Entrée des F dans les armées, dans la résistance… Elles sont durement touchées par la
répression. De ++ de F revendiquent la participation en armes, mais loi 1938, loi Paul Boncour qui
autorise l’engagement volontaire des F. En mai 1940 statut d’auxiliaire féminin des formations
militaires. Des F rejoignent de Gaulle, le corps des volontaires fr compte 400 auxiliaires. En avril 44,
création de l’armée féminine de terre. En juillet 44, formation féminine de l’air. A la libération de Paris
les résistantes féminines rejoignent les corps. ( 20 30k F soldats).
Dans la résistance, les F vont évoluer + facilement, le genre peut être une bonne couverture.
QQ F se retrouvent à la tête de réseaux de résistances. 10 20% de participation.
Mais aussi des F collabo. Mobilisation des F dans nbrx pays eu. 72k F servent en GB les forces
nationales ( marine ) 140k terre. URSS arme les F, 800k se battent.

A la libération les F en armes défilent sur les champs élysées. Rapprochement des H, par
l’entrée dans l’armée, on reconnaît leur par active dans la V mais d’un autre côté, elles ont un
uniforme féminin, elles doivent être belles et séduisantes malgré tout.

3. G, F et violence féminine, les F en régime nazi

Les F travaillent aussi dans les camps, le régime nazi est un régime misogyne. Les F ne sont
pas présentes dans les organes d’administration et armée. Les F sont endoctrinés pour appréhender
le monde en termes de théorie des races, les F sont partie prenante du système. Il y a une partie
combattante, restreinte. F place marginale, celle qui partent à l’est pour occuper = F de colons.
Participent à la germanisation dans les rôles traditionnels, diffusent l’idéologie nazi. Les F ont des
travaux qui participent à la domination (ex administration des ghettos ). Acte de violence accentué par
les H devant les F. Difficile de connaître le rôle exact des F. rôle mieux connu = surveillante des
camps, attire les F modestes. F ne rejette pas la violence mais apprend à devenir brutale. Les F ont
des emplois du temps très strictes, elles apprennent à exercer la violence, le fait de porter un
uniforme = plus sur d’elle et signe d’intégration dans le corps sociale nazi. La violence exercée par les
F, est soumise à surveillance des H, elles ne tuent pas, mais pour s’affirmer face aux H, elles font
violence pour s’affirmer par rapport aux H.

C. Partager des exp, le rappel à l'ordre du genre en temps de guerre

1. Exp partagées

Exp partagée de la guerre ( bombardement, déportation… )

2. Le corps et la sexualité des F sous contrôle

Rappel de l’hétérosexualité pendant la G, la sexualité préoccupe les autorités. On craint


l’adultère des F pendant que le mari est prisonnier. L’avortement devient crime contre l’état passible
de peine de mort.

3. Agresser l’ennemi par la sexualité

Violences sexuelles fréquentes et moyen de soumettre une pop, imposer sa domination.


Notamment prcq bcp de soldats échappent à l’autorité lors de violences.
Moyen d’affirmer le rapport de force masculin et victorieux. Violences sexuelles dénoncées pour
affaiblir l’ennemi.
Face à ses pratiques, les officiers laissent parfois faire, exécutent les coupables parfois.
Procès de Nuremberg = violences reconnues comme crime de G mais laissés de côté.

4. Les femmes tondues de la libération

En été 44, tonte des F = 20k en Fr, accusées de collaboration All. Peut être analysé comme
une entreprise pour valoriser la Fr. = restauration de la domination féminine par les H. F bz All = 40%
F tondues. Autres raisons = marchés noirs …
Tonte = tentative de purificat° = reconquête symbolique des H. Interviennent dans un moment de
crise, de réajustement entre les S. Justice pop, il peut aussi y avoir des autorités locales. Permet aux
résistants de se faire connaître.

Moment de guerre = moment de réajustement entre les sexes, agressivité à l’égard des F = signes du
bouleversements des rapports H F car réaffirmation au moment ou la masculinité se sent menacée.

CCL : G = émancipatrice ? rôle mitigé de la G, car diff exp de l’émancipation féminine, pérennité des
changements par la G ?
1er GM : constitue une exp d’autonomie / engendre F moeurs libérés ( garçonnes ) / F acquis de nv
droit
MAIS
Code civil reste rigide / incitation au retour à la maison, po maternaliste
Sur tmps très long = amorce de changement, + de mixité dans l’éducation, reconnaissance F dans
certains domaines, perception qui commence à changer dans la nation en arme.
SGM : F entrent dans les lieux de la masculinité mais rôle limité / stéréotypé ( ex : Armée )
Mais évolution dans l’imaginaire social des F comme combattantes.
Exp réformiste de la fin de G, extension po, ajout préambule DDH.
MAIS APrès G = crispation des identités sexuelles, retour po maternaliste

La G trouble le genre, déstabilise les stéréotypes mais en même temps les renforce. Entre 2 G, + grd
indiff des rôles masculins / féminins
( inscrire dans une chronologie longue / faire varier les échelles )

Le siècle de Marie

Évolution de la piété, XIXème = bpc apparition mariale , entre 1830 1950, proclamation de diff
dogme de l’Immaculée conception ( 1854 ), celui de l’Assomption en ( 1950 ).

Genre et religion entre évidence et prbl

Évidence de la diff des sexes, la religion qui naturalise la diff des sexes et la théologie ( cf
Genèse ), interprétation de la bible, rend dégueux F menstruat°. H = célébration de la messe, pr F
rapport direct par la vision.
Discours religieux = pensé place des H et F. = bcp de sources pour les historiens.
Exp religieuse = on apprends son sexe.

Les institutions religieuses contribuent à la dominat° masculine mais ne sont pas par essence des “
bast°” de cette dominant°.

Espaces religieux = lieu de socialisat° féminine / espace d’affirmat°


Religion = considéré comme oppression des F / Histoire religieuse = tradit° d’histoire des F mais pas
de réflexion sur le genre. 2010 début de croisement des histoires des F et religieuse pour faire
histoire du genre.

Religion affaire de F ? F + pratiquantes que H ? Mais pq les F sont exclus du pvr dans ces institutions
religieuses ?

I - Le catholicisme “ au féminin “

A. Une réponse à la déchristianisation ?

PO de la déchristianisation à la RF. Forte inquiétude du clergé sur la baisse de la pratique religieuse


chez les Fr tout au long du XIX et XX, alors il faut rechristianiser la Fr.
Dé / Rechristianisat° = lié à une utopie révolutionnaire, fait croire qu’il y a eu un âge d’or,
Sécularisat° = plus juste à utiliser = recul de l’influence sociale et culturelle de la religion. Sur un
temps long, = processus
Taux de pratique religieuse diff en Fr, diversité géographique, variation chronologique. 1810 1835 =
retour religieux jusque 1880, déclin à la république des républicains, 1910 1960 renouveau religieux.
= généralement une pente descendante du religieux.
F apparaît comme celle qui reste pratiquante, l’Eglise passe par les F pour reconquérir. On met en
avant le rôle des F dans la transmission de la foi, et le maintien de la pratique. Enfants / F = rôle
transmission. Aussi qu de classe.

B. Pratique piété et cadres de l’Eglise : 3 aspects de la féminisat° du catholicisme

F = + croyantes / + touchés par les stigmates / apparitions.


Discours qui prend corps au XIX, par évolut° de la piété/ croyances, mais aussi phénomène social
visible ( congrégations,, pop civile + grd pratique )

3 registres de la féminisat° : Piété / pratique / féminisat° des cadres permanents de l’Eglise

1. Dimorphisme sexuel de la pratique religieuse

Plus les pays sont déchristianisés + écart important entre H / F ( ex diocèse Orléans 15% H
60 F pratiquent régulièrement en 1850 ). F se confessent + que les H. H refusent de parler de Q car
l'Église critique le Q contraceptif. Les normes par l’Eglise plutôt considérées comme féminin = état
d’esprit qu'on veut assigner aux F. Les filles sont élevées sur les genoux de l'Église, notamment les
congrégrat° féminines qui s’occupent de l’éducat°. ( 1837 1847 = nbr de filles scolarisés x2,
religieuses éduquent 4 filles sur 10 / : 6 / 10 en 1847 ). Les normes du clergé s’installent chez les F.
Les classes pop s’éloignent de la pratique religieuse.

Dans les familles, on accepte que le rôle religieux d’éducation soit aux F, = explique le
maintien de la pratique religieuse jusqu’en 1950

2. La féminisat° de la piété

Religion qui devient + sentimentale / indulgente = “pastorale de la peur” image d’un DIeu
justicier vengeur ) une figure + miséricordieuse, centrée sur Marie et JC.
Féminisat° de la piété = déclinaison genrée de la piété ultramontaine ( piété qui se dlpt d’abord dans
les montagnes italiennes ), par influence liguorienne.
Se traduit par l’italianisat° des formes de la piété
Age sulpicien de la religion = PO d’objets de supports de pratiques de la religion.
BCp d’imprimés qui se dvlp

XIXème = siècle de Marie, représente bcp, présenté comme une mère de substitution, une mère de
douleur. Thème qui domine celui de l’immaculé conception = Marie qui est naît vierge de tous péchés,
devient un dogme en 1854 par le pape Pie IX. La vierge Marie apparaît, à partir de 1830, se dvlp ( ex
: Bernadette Soubirou ?, Lourde dans le pyrénnées, en 1858, de la Salette 1846, Pontmain 1871

3. Féminisat° des cadres de l’Eglise

Omniprésence des soeurs dans la vie = invers de srapports ds sexes dans le cadre de
l’Eglise. 400 congrégations fondées au XIXème et 200K F entrent, privilègent pour les religieuses
qui éduquent et soignent dans les hôpitaux. ++ de F fondent des congrégations avec un idéal de la
clôture mais en agissant dans le monde, en ouvrant des écoles, fondant des hôpitaux. Il dure jusque
dans les années 1950-1960. Rôle de rechristianisation de la société. ( Mission principale de mourir
avec les derniers sacrements ).
Bcp de F aux foyers sans être dans les ordres, notamment F de noblesse / Bourgeoisie
sortent pour apporter leur aide. L’espace religieux apporte un espace aux F.

C. Nuancer la Féminisat° de la religion

H croyants qui bousculent la masculinité. La figure du prêtre, en 1815 le nombre de prêtres


aug et devient un lieu d'ascension sociale pour les H de milieux ruraux. XIXème figure abstraite et
ambiguë. Le prêtre remet en cause la figure genré, socialisat° principalement féminines, porte une
robe, hommes qui ne doivent pas porter de barbès alors que la pilosité élément important de la virilité,
refuse la sexualité et fonde une famille à l’encontre de la virilité traditionnelle. Les prêtres ne sont pas
destinés à être violents alors que acte de construction. Remis en cause avec la 1er GM, car prêtres
sur le front. 1950, mouvement des prêtres ouvriers qui vont faire exp du travail au milieu des H
laïques = retrouve un modèle de masculinité.

1. De masculinités religieuses

L'église valorise la figure du père qui s’occupe de sa famille. Dans le monde anglo-saxon,
dvlpt au XIX XXème de la muscular christianity, met en avant la force physique, un corps masculin
puissant, la pratique du sport à une valeur physique et morale = former des H chrétiens valeureux,
moraux.
Autre figure de la masculinité, les zouaves pontificaux = soldats qui vont défendre le pape en
Italie. Notamment en 1870. Svt des H de la bourgeoisie, qui mettent en avant l’idée du sacrifice du
dévouement, du martyr alors que plutôt valeur féminine.
Sacré cœur = dévot°, culte au XIXème associé à la défense de la patrie et de la religion.
Les H font aussi des visites de charité, toujours de la bourgeoisie, par exemple la société de Saint
Vincent de Paul.

Il y a aussi des femmes qui ne pratiquent pas notamment dans les classes sociales

2. Classes sociales et géographie religieuse

Une aristocratie religieuse, une bourgeoisie voltairienne revenue au catholicisme au milieu du


XIXème
Détachement partagé des milieux pop, par des révoltes et insurrect° ( ex 1832 ) , crise sanitaire qui
créent une panique chez les élites bourgeoises. Les élites considèrent que la religion va être un
facteur d’ordre.
Des régions très catho, le Nord, la Bretagne, languedoc, plutôt des régions rurales. Des régions
détachées comme le bassin parisien, le limousin, le nord-ouest du massif central.

Les pratiques religieuses sont partagées par les 2 sexes notamment dans les campagnes, la religion
dans les campagnes sont structurés autour de rites locaux parfois avec un soupçon de magie. Les
clercs essaient de mettre de l’ordre dans tout ça, de réguler les comportements. Au XIXème dans les
campagnes, l'essor des pèlerinages et du culte des saints, qui prend un importance extrêmement
forte, par la vénération des reliques.

Modèle du curé d’Ars, modèle du bon prêtre.

Il y a une féminisat° des pratiques mais il faut la nuancer par une forme de masculinité religieuse. Le
religieux = valorisation des H dans le milieu privé et F dans le milieu public.

II - Relire le religieux avec les lunettes de genre

Signifier les rapports de pvr dans le monde religieux, mais aussi voir comment le religieux ‘
institutions, pratiques, lieux, permet de subvertir, habiter ou contester les normes de genres.

Prendre en compte le genre permet de mieux prendre la tonalité générale du catholicisme au


XIXème siècle, sa place dans la société, ses ambitions, échecs et décalages.

A. Lourdes haut lieu de la ferveur pop

1. Des apparitions à l’image de la religion

Une apparition mariale, 18 apparit° en 1858. A des fillettes et des bergers, en concordances
avec le discours de l’Eglise, s’adresse à des classes subalternes. Des personnes viennent assister à
ça. Grotte dans l’imaginaire, espace magique, la grotte renvoie à la féminité ( vagin ? )

2. Des pèlerinages pour toute la pop, mais avec une organisat° genrée

Pèlerinage devient genré, grotte reprise en main par l’église, permis par les chemins de fers. Site
aménagé, bcp de malades viennent témoigner de l’impuissance de la médecine.
Présence de religieuses pour les soins, dvlpt précoce du pèlerinage d’H.

Le travail des pélerinages et socialement distingué selon le sexe, l’humanité bien portante se porte au
secours de l’humanité malade, même les riches, vision de complémentarité sociale et de genre.
Parmi les malades principalement des F. H portent malades, F soins.

3. Des guérisons féminines auscultées et validées par les H

Bcp de F se disent guéris, 80 90% des guérits sont des F, de tt milieux, des religieuses.
Activation d’une sociabilité féminine. F pieuses qui veulent un lien direct avec le surnaturel, et lors
d’expression de souffrance, elles vont trouver auprès de Marie, une forme réconfort, espace
d’expérience trouvé dans les pèlerinages. Mais pour faire valider la guérison, il faut être validé par les
médecins, et par des religieux, forme de contrôle, les anticléricaux considèrent que les F guérits sont
des hystériques, pas vraiment guérit.
B. Le rapport au sacré

F rapport + direct / mystique, c’est elles qui ont des visions, des rêves avec le divin, extases (
ex : St Thérèse, transverbération ). XIXème, autres types de manif, notamment les stigmatisés
principalement féminines ( personnes qui portent les stigmates du christ ), très souvent pathologisés
par les médecins. Écriture pour les F = moyen d’exprimer. Manifestat° religieuses sont des moyens
pour les F de revendi des choses ( ex : pouvoir devenir prêtre. )

C. Ouvrir des possibles par l’entrée en religion

Contester l’autorité paternelle au XIX. Entrée dans la religion permet aux filles de s’émanciper
de l’autorité de la famille. Les F devaient rester à la maison pour s’occuper des personnes âgées de
leurs parents grands parents et des enfants plus jeunes.
Partir en mission, congrégat° recouvrent toutes la France et partent dans le monde ( ex : en
Chine vers 1870 )
Permet également d’avoir une sécurité : obtenir un toit et des soins jusqu'à la mort.
Espace du travail au XIX majoritairement masculin, et entrée en religion permet aux F de
désormais obtenir des responsabilités, et de faire carrière.

D. Féminine ou féministe ?

Madeleine Delbrêl XXème, se forme comme assistante sociale, elle a une exp mystique et
décide de se convertir et de créer une communauté religieuse. Dans ses écrits elle met en avant une
identité spécifique des F, mais pas proprement féministe, ne conteste pas le fait d’une nature
féminine.
F docteurs de l’Eglise = reconnaissance de la product° théologique par l’Eglise. 1923,
demandes pour que Thérèse d’Avila soit reconnue comme docteur de l’Eglise, mais papauté refuse
en raison de son sexe. 1970, Thérèse d’Avila et Catherine de Sienne puis Thérèse de Lisieux
reconnues comme docteur de l’Eglise, le sexe n’est plus un prbl.
Mais ne remet pas en cause les structures fondamentales de dominat°

CLC : Religion montre la diversité des rapports de genre qui peuvent s’exercer, à la fois un espace
d’expression pour les F, mais aussi un espace de dominat°. La religion n’explique pas tout.
Faire la diff entre les pratiques et les discours.

La famille, le royaume féminin ?

La famille, lieu premier de socialisat°, où on apprend à devenir fille ou garçon. La famille n’est
pas seulement un idéal familial mais un espace d’expression de pouvoir et de relation pour lequel il
existe un certain nombre d'expressions “ porter la culotte “. Lutte pour la culotte = thème
iconographique ancien, porter la culotte expression dès le XIIIème. Culotte est vêtue de l’autorité de
l’homme, qui remplace le phallus, emblème masculin du pouvoir.

Scène d’intérieur d’un milieu populaire. Dans le cadre conjugal que peut se disputer l’autorité au
XIXème. Dispute d’une famille sous le regard des voisins, intérieur désordonné = le désordre à
l’intérieur du foyer, pervertie l’entourage du couple qui se dispute ( enfants, voisins ), autour d’un
objet, la culotte. L'iconographie dénonce l’insubordinat° de la F qui met tout en désordre. Les relat°
conjugales s’installent dans un cadre normatif qui se dvlp dans la société ou les F ne doivent pas
contester l’autorité du mari au risque d’introduire le chaos et d’inverser l’ordre naturel des choses.
La famille = cellule de base de la société au XIXème sur laquelle se fonde le code civile de
1804. Véritablement l’unité de base des sociétés urbaines et rurales. La famille = catégorie réalisée (
pr Bourdieu ) = mot qui contribue à faire la réalité qu’il qualifie = liens de parentés diff qui se
considèrent comme famille = famille autant qu’avec liens biologique. Tout n’est pas “naturel”.

Def : Famille = ensemble d’individus apparentés, liés entre eux soit par l’alliance ( mariage ), soit par
la filiation, soit par l’adoption ( parenté ) et vivant sous le même toit ( cohabitation ).
Mais pas nucléaire, ni biologique. La famille est un lieu de PO / transmission, socialisat°. La
générat° est un critère de différence. En fonct° de la posit° dans la famille pas les mêmes capacités et
des comportements sont attendus des individus.

Objectif des 1er travaux = montrer opposit° sphère publique et privée devaient être remis en cause et
que ce qu’il se passe dans la famille n’est pas naturel. XIXème serait le moment d’installat° des
sphères séparées. ( séparat° entre le privée espace dévolue aux F alors que l’espace public dévolue
aux H ) Distinct° = construct° sociale de la bourgeoisie au XIXème.

On passe d’un ancien régime qui écrase le destin des individus ou l’époque contemporaine
l’émergence des individus. De manière générale, les F entretiennent les réseaux de parentés même
les + lointains.

Enjeu = voit structure familiales jouent dans la reproduct° des rapports de [Link] sphère
privée lieu de dominat° masculine ou rend possible une affirmat° des F dans le milieu domestique /
intime ? Impact des contraintes sociales / rapports de sexe sur les relat° familiales / de parenté /
affect familiaux ? Comment apprend- on son genre dans la famille ?

I - La famille, pilier de la société du XIXème siècle

A. Le code civile et le retour à l’ordre du genre


Le code civil structure le cadre des relat° familiales. Statut des personnes, des biens et des
relat° privées. = unifier le droit dans toute la France, de stabiliser. = compromis entre l’ancien régime
et le révolution, mais régression pour les F par rapport à la RF. Le code fait de la F une mineur lors du
mariage, subordonnés. Mariage fait naître des droits, devoirs entre les époux. Mari, chef de famille,
dispose de l’autorité maritale. Le modèle de celui qui gagne le pain s’installe.

( Genre = montre rapport de force. Famille 1er lieu d'apprentissage du genre. )

Seule chose, séparat° de corps possible = habiter dans un autre lieux mais ne sont pas
divorcés. Soumission de l’épouse se manifeste juridiquement par une limitat° qui font des F des
mineurs juridiques, privées d’un certain nombres de droits, et nécessite l’autorisat° du mari pour des
activités de la vie quotidienne. Le mari a le pouvoir sur les biens communs. Les F ne peuvent pas
ouvrir un compte à la banque, faire des demandes de papiers administratif, s’inscrire à l’université
sans autorist° du mari.
La F garde qq droits, elle peut tenir un commerce, envoyer son mari devant le tribunal. XIXè =
société commerçante. La F peut faire un testament. On peut retenir que les F sont justiciables mais
elles perdent des droits avec le mariage.

Le code civil régresse le droit des F par rapport aux avancées de la RF, mais c’est surtout après la
PGM que les F connaissent une émencipat° partielle.

B. Hors du mariage, point de saut ?


1. Le mariage une institut° sociale

Mariage = institut° sociale, véritable rite de passage qui intègre les F dans la société. Le mariage est
un enjeu fort pour les familles, notamment dans les alliances, mariage d’amour et de raison pas
forcément contradictoire. Filles élevées dans l’ignorance de l’autre sexe et de la sexualité.

Fille liée à un dot, et un trousseau ( linge de maison, renvoie travail de l’aig ). La dot vient compenser
moins élevée pour les filles que les garçons.

XIX = créat° des agences matrimoniales, système de petites annonces. Après la PGM essor de
revues matrimoniale pour compenser la peur du célibat. Mise en réseau à la sphère du marché. Mais
à cette époque mal vue car = mise en marché. Les mariages dans la bourgeoisie bcp liés la fortune,
le mariage comme norme bourgeoise qui devient ++ intolérante pr les mariages illégitimes, il est
important dans la bourgeoisie d’avoir une nombreuse descendance. Maternité considérée comme
une aptitude naturelle pour les F, son exercice à temps plein, les F doivent s’assurer de la reproduct°,
l'entretien, l’éducat°, gérer les domestiques, doivent gérer la propreté et l’ordre dans la maison =
devient les valeurs normes du foyer bourgeois. Se diffusent dans les milieux pop.

Qu concubinage = qu de classe, plus pr F dans les milieu pop avec des H de milieu pop et aisés.
Cependant, pas forcément un choix moral, mais aussi une contrainte éco. Se marier implique d’avoir
une certaine situat° sociale car cela représente un certain coût, avec une cérémonie, un repas, des
démarches importantes…
Le concubinage dans les classes pop - un refus des normes conjugales est la conséquence
d’un moyen financier.

Le salaire de l’H ne permet pas d’assurer les nécessité d’une famille entière, alors bcp de F
travaillent, notamment à domicile.

Rapport avec le mariga qui évolue à la PGM vers qqc de + égalitaire. On se marie davantage par
sentiment.

Le divorce, autorisé par la RF, restreint par le code, est interdit en 1816. Nbrx de séparat° aug au
XIXè, loi Naquet juillet 1884, rétablissement du divorce mais limité car reste condamnée par l’église.
Nbrx aug d’annulat° mariage religieux aug car permet de se remarier. Sous le régime de vichy, le
divorce est vu comme le symbole du truc individuel républicain, rend le divorce + diff car limité à 2
motifs, condamnat° à une , et adultère. Réprimé moralement. Même après la SMG, la stabilité
familiale = normes pour la société fr. Explosion du nombre de divorce après la SGM, car adultère +
svt impliqués. Divorce par consentement mutuel autorisé en 1975.

2. La place ambiguë du célibat

Célibat = état non matrimonial diff du veuvage. Vieille Fille surnom caractérise les F non
mariés, qui se construit au XIX. Dévergondé = la grisette = ouvrière de la couture qui préfère être en
concubinage avec qq d’une autre classe sociale, svt, réduite à la prostitu°. De manière générale. Pas
même discours stigmatisant pour les H non mariés. Célibat souvent un truc lié à au travail des F. Les
condit° de la solitude féminine sont bouleversées par l’industrialisat°. Les domestiques peuvent
compatible avec l’état matrimonial, car pas de propre foyer. Domesticité souvent une période
transitoire pour gagner de l’argent, sert à apprendre des codes. Puis ensuite se marier pour évolut°
sociale. Gouvernantes recrutées dans les milieux bourgeois, mais condamnées svt célibat.
Instritutrice souvent rester célibataire ou se marer avec un instituteur. Etat embauche début XX,
53,3% de F célibataires, plus elles ont un statut élevée + svt célibataire. Les filles-mères accouchent
en dehors du mariage provoque une aug des abandons des enfants notamment pour les domestiques
et des F avc des emplois assez préc. Figure de la garçonne liée à l’homoséxualité, étiquetage de
leesbienne aux F qui s’émancipent pour les dénigrer.

3. La valorisat° de la parentalité

XIX parentalité évolue, le rapport entre parents/enfants change, dvlpt affectivité familiale.
Investissement des mères dans la relat° parents/enfants. Rousseau valorise ce rôle dès le XVIIIème.
Devient une norme dans les classes moyennes et aisées certains parlent de révolution matrimoniale.
Époque ou s’érode la famille patriarcale. Les mères doivent avoir un rôle éducatif auprès des enfants
et auprès des adolescents selon le sexes des enfants. Emotivité familiale valorisée. Protection de la
famille et maternité devient un enjeu politique notamment sous la IIIème république. Notamment pour
lutter contre la dépopulation et les besoins de main-d'œuvre. Dvltp des mesures sociales et
d’hygiènes pour protéger des mères et des enfants. Po qui s’accentue dans l’entre 2 guerres, avec
une prime de natalité. Po familiale pendant entr 2 G jusqu'à les 30 glorieuse

Maternité pensée comme le destin des F. Po pour protéger les mères et les enfants pr
regenerer la nation = Po de bons citoyens, depuis 1870, après 14 18.

II - Apprendre son genre

Famille 1er espace de sociabilisat°, éducation qui conditionne le genre. La socialisation de


genre “ processus par lesquels les individus assignés depuis la naissance à un sexe et apprennant à
“voir” le monde au prise de la diff des sexes” ( Manuel Bereni Ali ). L’apprentissage s’incrit dans les
corps et se signifie par lui. Le genre s’intègre.

A. Le temps de l’enfance

Description classe sociale + genre, montre des idéaux. Hiérarchie des enfants.
Fin XIX dvlpt de boutiques pour des jouets pour enfants notamment pour les classes
populaires.
Lecture joue rôle de socialisation, d’apprentissage du genre.

Les garçons ont plus de libertés pour sortir que les filles. Pas le même accès à l’extérieur. Le
garçon doit conserver de bonnes relations, relations de confiance pour obtenir des “privilèges”.
Garçons + libres de leurs corps notamment par leurs habits. Petites filles = apprentissages à
l’intérieur, statique…

Adolescence = moment des 1er amitiés, 1ere sorties en dehors des familles, notamment
dans les pensionnats. Apprentissage différencié des conduites amoureuses. Les filles doivent tjrs être
surveillées, - de libertés. H + de libertés dans l’apprentissage amoureuses et sexuels, ils apprennent
souvent avec un statut inférieur ( prostitué, femme marié, classe inférieur… )

B. La famille et la vie privée comme lieu du féminin ?

1. Les sphères séparées : une lecture bourgeoise

Théorie XIXème moment de coupure de l’espace public et l’espace privé, F assignée privée,
H espace public. théorie seulement pour la bourgeoisie car - vrai dans les milieux populaires, et pas
tjrs le cas dans les milieux bourgeois. XVIII XIX rôle sexuel qui se rigidifie avec les sphères séparées.
Projet de classe notamment celle bourgeoise car à cette époque cette classe a besoin de se légitimer
face à l’aristocratie / Noblesse. Elle va trouver dans la religion cette légitimité. Idéologie domestique
qui s’applique aux F se diffuse à l’ensemble de la société. Mutation des formes de travails, H dans les
manufactures, dissociation entre espace du foyer et du travail. F s'enracine dans la dépendance. F
interviennent dans la vie public au travers de la religion à la fin du XIXème

2. Le travail domestique : l'invisible travail des F

F ont un important travail à la maison, travail domestique à but non marchand = sons
éducations, accompagnement des enfants et des adultes dépendant. La recherche montre que ses
activités non marchandes ont une vraie valeur éco, avec une valeur de temps importantes. Ses
tâches peuvent être déléguées, donc travail. XIXème F passent temps à gérer le foyer comme gérer
une petite entreprise. Les F doivent avoir des compétences pour tenir les comptes et on attend
qu’elles soient laborieuses. Car le mari n’a pas toujours le revenu suffisant pour subvenir aux besoins
de la famille.

Le genre de la médecine et du soin

Discours scientifique participe à légitimer cette différence H F. Il participe au discours du


genre. Les discours scientifiques véhiculent des images d’une époque. Le XIX = siècle de la
révolution médicale. Apparition d’une nouvelle science : la gynécologie “ savoir scientifique sur la
nature des femmes”. Étude de la féminité, théorisation de la féminité, construction de la connaissance
sur la physiologie féminine et le corps féminin. Les scientifiques considèrent que la féminité est
définie par les organes génitaux. Ils ont donc un caractère sexué = attribue à la nature des diff entre
H F telles qu’elles apparaissent en société = naturalise des inégalités socialement établie entre H F.
DIff des sexes n’est pas biologique mais construite par la médecine.
Comment le discours scientifique construit la place des F dans la société
Le savoir médical et la pratique médicale contrôlés par les H. F au cœur du monde du soin
“care” ( soin souci des autres = actes et dispositions = manière de se tenir, notion qui permet
d’observer un ensemble d'activités associés aux F ).

I - QUand la médecine fait le genre

A. Le passage du “sexe unique” au modèle des deux sexces incommensurablement diff

Corps parfait = corps H. Les organes sont pensés comme identiques, sexe unique F = pénis
inversé mais ne produit pas de semence.
XVIIIème : début diff, 2 sexes, 2 corps par nature diff et donc influence la métaphysique.

B. La différence des sexes au fondement d’une hiérarchie de genre

P. Roussel distingue une diff de nature entre H F, reconnaît un degré d’identité chez les
enfants ( forme de similitude et en grandissant obtiennent des traits selon leurs genres ). H = critère
sexuel diff = voix, corps, F= plus proche du corps d’enfant et entièrement sexué. Elles sont plus aptes
à la compa, la pitié. Il va construire une diff des âmes et des êtres : F sexes faibles proches de
l’enfance donc nécessite une protection. Son organe explique ses diff. H doit protéger les autres,
frais.
Formation d’une hiérarchie. Montre une spécificité des F, elles vivent sous l’empire de leur
sexe/corps à la différence des H.

XIX d’autres disciplines : phrénologie = étude de la diff par les crânes. Affiner la diff sexuelle.
endocrinologie = science des hormones se dvlp dans les années 20 30 se concentre d’abord sur le
corps des F. 1950 découverte du rôle des hormones dans la puberté. A partir de la diff biologique on
établit des diff mentales psychologiques et morales qui sont considérées comme étant de “nature”.
C. Troubles dans le genre : le cas des hermaphrodites

XIXème siècle de la diff des sexes. Hermaphrodites = dangers pour la société car ammène à
relation homo. Crainte de voir des H vivre en F. L'état civil Fr ne reconnait que 2 sexes. A la
naissance le sexe parfois diff à définir. Puberté marque la diff. Généralement une identité féminine.
Des personnes appellent à abolir le cloisonnement des 2 sexes.
Texte qui permet de redonner la parole aux Hermaphrodites, Alexina reconnue comme F à la
naissance, mais 20 ans reconnue comme H en 1860. Elle se suicide.
Regard croissant des médecins sur les Hermaphrodites et se donnent le droit de définir leurs
sexes.

II -des pathologies féminines scrutées par les médecins

A. Des pâles couleurs à la grossess les maladies des âges de la vie féminine

Age de mariage recule et ne correspond plus à la puberté = dvlpt d’articles, montre que les règles
provoquent des troubles ( irritabilités… ). Ils démontrent également la maladie “ des pâles couleurs”
une maladie des adolescentes. La pâleur s'explique par un défaut de la menstruation.
La grossesse et la maternité. La grossesse est vue comme une situation de mal être pour les
F. Les maux sont imputés aux comportements oisifs des F. Image plus noire de la maternité, les
médecins interviennent de plus en plus pour la grossesses ils vont étiqueter des règles pour la
grossesse. F liées à la reproduction, il faut éviter les enfants trop faibles et les décès des enfants. Le
rôle des médecins c’est donc d’assurer le bon déroulement de la maternité leur rôle naturel.
XVIII : Rousseau théorise l’importance de la mère dans les soins donnés aux enfants. Il
pense que l’attitude maternelle n’est pas bénéfique seulement à l’enfant mais aussi à régénérer la
cellule familiale et donc toute la société. Maternité rôle de première importance. Faut donner un fils
pour perpétuer la lignée, grossesse exp angoissante associée à la maladie.

Grossesses illégitimes diff à vivre pour les filles mères qui abandonnent souvent les enfants,
des accouchements qui provoquent la mort de l’enfant…

B. L’hystérie une maladie féminine

Névrose aux manifestations variées. Début XIX médecins considèrent que c’est un
dysfonctionnement de l'utérus, notamment l’absence de relation sexuelle en serait la cause. A partir
de 1850 : origine neurologique maladie des nerfs. Charcot va désexualiser la maladie, il démontre
que les H l’ont aussi, mais seulement un certain type d’H, notamment les catégories marginales. Mais
reste tout de même un débat dans les années 1880. Freud démontre que c’est une souffrance
psychique et donc les médecins n’observent plus seulement le corps mais la psycho.
Savoir médical se construit sur le corps des F. Corps sexualisé dans les représentations.
Bataille des F avec le pouvoir masculin, les F notamment bourgeois.

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