Programme d'Algèbre 2 : Matrices et Systèmes
Programme d'Algèbre 2 : Matrices et Systèmes
1 Matrices
2 Résolution des systèmes linéaires par la méthode de Gauss
3 Déterminants et applications
4 Espaces vectoriels
5 Applications linéaires
6 Diagonalisation et trigonalisation des matrices
1 Définitions et propriétés
2 Opérations sur les matrices
Egalité des matrices
Addition des matrices
Opérations sur les matrices
Produit de matrices
Transposée d’une matrice
3 Matrices particulières
Matrice diagonale
Matrice triangulaire
Matrice inversible
Matrice symétrique et Matrice antisymétrique
Matrice échelonnée
4 Opérations élémentaires et méthode du pivot de Gauss
Calcul de l’inverse d’une matrice par la méthode de Gauss
Définition
On appelle matrice à n lignes et m colonnes à coefficients dans K, un
tableau rectangulaire de scalaires comportant n lignes et m colonnes et
décrit comme suite :
a11 a12 · · · a1j · · · a1m
a21 a22 · · · a2j · · · a2m
.. .. .. ..
. . . .
M= ai1 ai2 · · · aij · · · aim
.. .. .. ..
. . . .
an1 an2 · · · anj · · · anm
Notation : A = ai,j 1≤i≤n ou ai,j .
1≤j≤m
Exemples
1 3 5 −2
1- La matrice M = 8 −4 3 2
−1 −2 3 5
est une matrice à 3 lignes et 4 colonnes, M ∈ M3,4 (R).
Exemples
1 3 5 −2
1- La matrice M = 8 −4 3 2
−1 −2 3 5
est une matrice à 3 lignes et 4 colonnes, M ∈ M3,4 (R).
2- La matrice M = 1 0 3i 0
est une matrice ligne, M ∈ M1,4 (C).
Exemples
1 3 5 −2
1- La matrice M = 8 −4 3 2
−1 −2 3 5
est une matrice à 3 lignes et 4 colonnes, M ∈ M3,4 (R).
2- La matrice M = 1 0 3i 0
est une matrice ligne, M ∈ M1,4 (C).
−1
3- La matrice M = 12
0
est une matrice colonne, M ∈ M3,1 (R).
Exemples
3 −2i 4 − 2i
4- La matrice M = 0 −1 6 est une
1 − i 7 + 4i 9
matrice carrée d’ordre 3, M ∈ M3,3 (C).
Exemples
3 −2i 4 − 2i
4- La matrice M = 0 −1 6 est une
1−i 7 + 4i 9
matrice carrée d’ordre 3, M ∈ M3,3 (C).
0 0 0
5- La matrice O = est la matrice nulle de
0 0 0
M2,3 (K).
1 Définitions et propriétés
2 Opérations sur les matrices
Egalité des matrices
Addition des matrices
Opérations sur les matrices
Produit de matrices
Transposée d’une matrice
3 Matrices particulières
Matrice diagonale
Matrice triangulaire
Matrice inversible
Matrice symétrique et Matrice antisymétrique
Matrice échelonnée
4 Opérations élémentaires et méthode du pivot de Gauss
Calcul de l’inverse d’une matrice par la méthode de Gauss
Définition
Deux matrices A et B sont égales, ce qu’on note A = B si
Elles ont le même nombre de lignes
Elles ont le même nombre de colonnes
Les coefficients à la même position sont égaux.
Définition
Deux matrices A et B sont égales, ce qu’on note A = B si
Elles ont le même nombre de lignes
Elles ont le même nombre de colonnes
Les coefficients à la même position sont égaux.
Définition
Soient A = (aij ) et B = (bij ) deux éléments de Mn,m (K), on appelle
somme de A et B la matrice de Mn,m (K) notée A + B et définie par :
Exemple :
−1 5 3 2 0 3 2 1
Considérons les matrices A = ,B=
3 0 4 2 4 8 −5 4
1 0
et C =
4 −5
−1 8 5 3
Alors, A + B = , mais A + C et B + C ne sont pas
7 8 −1 6
définies.
Proposition
Soient A, B et C trois matrices de Mn,m (K)
L’addition est commutative, A + B = B + A
L’addition et associative (A + B) + C = A + (B + C )
La matrice nulle à n lignes et p colonnes est un élément neutre pour
l’addition A + OMn,m (K) = A
Proposition
Soient A, B et C trois matrices de Mn,m (K)
L’addition est commutative, A + B = B + A
L’addition et associative (A + B) + C = A + (B + C )
La matrice nulle à n lignes et p colonnes est un élément neutre pour
l’addition A + OMn,m (K) = A
L’addition des matrices dans Mn,m (K) définit une loi de composition
interne sur cet ensemble. Elle est commutative, associative, d’élément
neutre la matrice nulle OMn,m (K) dans Mn,m (K) et le symétrique de
A = (aij ) est −A = (−aij ). On en déduit donc le théorème suivant :
Proposition
Soient A, B et C trois matrices de Mn,m (K)
L’addition est commutative, A + B = B + A
L’addition et associative (A + B) + C = A + (B + C )
La matrice nulle à n lignes et p colonnes est un élément neutre pour
l’addition A + OMn,m (K) = A
L’addition des matrices dans Mn,m (K) définit une loi de composition
interne sur cet ensemble. Elle est commutative, associative, d’élément
neutre la matrice nulle OMn,m (K) dans Mn,m (K) et le symétrique de
A = (aij ) est −A = (−aij ). On en déduit donc le théorème suivant :
Théorème
(Mn,m (K), +) est un groupe commutatif.
Définition
Soit M = (aij ) ∈ Mn,m (K) et λ ∈ K. On appelle produit de M par λ la
matrice de Mn,m (K) notée λ · M et définie par :
Exemple
2 1
Soit la matrice M = 0 −1 ∈ M3,2 (R) et λ = −2, alors
5 8
−4 −2
λ·M = 0 2 .
−10 −16
Définition
Soient A = (aij ) ∈ Mn,p (K) et B = (bij ) ∈ Mp,m (K). On appelle produit
de A par B la matrice de Mn,m (K), notée A × B, et définie par :
A×B = (cij ) où
cij := ai1 b1j + ai2 b2j + · · · + aip bpj
Xp
= aik bkj , ∀ 1 ≤ i ≤ n et 1 ≤ j ≤ m.
k=1
Exemple
Considérons les matrices A ∈ M4,3 (R) et B ∈ M3,2 (R) suivantes :
1 2 3
−5 2 −3 0 −2
A= et B = 1 3
0 1 4
−1 0
0 −1 0
Exemple
Considérons les matrices A ∈ M4,3 (R) et B ∈ M3,2 (R) suivantes :
1 2 3
−5 2 −3 0 −2
A= et B = 1 3
0 1 4
−1 0
0 −1 0
−1 4
5 16
A×B =
−3
.
3
1 −3
Exemple
1 2
3 4
5 6
a b c a + 3b + 5c 2a + 4b + 6c
d e f d + 3e + 5f 2d + 4e + 6f
Proposition
Soient A ∈ Mn,p (K), B ∈ Mp,q (K) et C ∈ Mq,m (K) et λ ∈ K. Alors,
(P1 ) (λ · A) × B = A × (λ · B) = λ · (A × B) ;
(P2 ) (A × B) × C = A × (B × C ) (associativité).
Définition
Soit A = (aij ) une matrice de type (n, p). La matrice transposée de A est
la matrice (bij ) de type (p, n), notée t A et définie par :
bij = aji , ∀1 ≤ i ≤ n , 1 ≤ j ≤ p.
t
A est obtenue à partir de A en remplaçant les lignes par les colonnes.
Définition
Soit A = (aij ) une matrice de type (n, p). La matrice transposée de A est
la matrice (bij ) de type (p, n), notée t A et définie par :
bij = aji , ∀1 ≤ i ≤ n , 1 ≤ j ≤ p.
t
A est obtenue à partir de A en remplaçant les lignes par les colonnes.
Exemple
1 2
t 1 3 5 t
A= 3 4 , B= 1 2 3 4 , A= , B=
2 4 6
5 6
1
2
.
3
4
Proposition
La transposition des matrices possède les propriétés suivantes :
t
(i) (A + B) = t A + t B.
t
(ii) (AB) = t B t A
Proposition
La transposition des matrices possède les propriétés suivantes :
t
(i) (A + B) = t A + t B.
t
(ii) (AB) = t B t A
t
Ce qui prouve que C = D.
Proposition
La transposition des matrices possède les propriétés suivantes :
t
(i) (A + B) = t A + t B.
t
(ii) (AB) = t B t A
t
Ce qui prouve que C = D.
Remarque
t
( t A) = A, pour toute matrice A.
1 Définitions et propriétés
2 Opérations sur les matrices
Egalité des matrices
Addition des matrices
Opérations sur les matrices
Produit de matrices
Transposée d’une matrice
3 Matrices particulières
Matrice diagonale
Matrice triangulaire
Matrice inversible
Matrice symétrique et Matrice antisymétrique
Matrice échelonnée
4 Opérations élémentaires et méthode du pivot de Gauss
Calcul de l’inverse d’une matrice par la méthode de Gauss
Proposition
Les propriétés suivantes sont satisfaites :
(i) Soit A une matrice de type (n, p), alors on a : AIp = In A = A.
t
(ii) Soit A une matrice carrée. Si A est triangulaire inférieure alors A
est triangulaire supérieure.
Proposition
Les propriétés suivantes sont satisfaites :
(i) Soit A une matrice de type (n, p), alors on a : AIp = In A = A.
t
(ii) Soit A une matrice carrée. Si A est triangulaire inférieure alors A
est triangulaire supérieure.
Preuve :
Pp
(i) On pose B = AIp . On a bij = k=1 aik δkj = aij , donc AIp = A.
De même pour la relation In A = A.
(ii) Posons B = t A. On a bij = aji et aji = 0 si j < i, donc t
A est
supérieure.
Définition
Une matrice carrée A ∈ Mn,n (K) est dite inversible s’il existe une matrice
B ∈ Mn,n (K) appelée inverse de A tel que : A × B = In et B × A = In .
Définition
Une matrice carrée A ∈ Mn,n (K) est dite inversible s’il existe une matrice
B ∈ Mn,n (K) appelée inverse de A tel que : A × B = In et B × A = In .
Définition
Une matrice carrée A ∈ Mn,n (K) est dite inversible s’il existe une matrice
B ∈ Mn,n (K) appelée inverse de A tel que : A × B = In et B × A = In .
Définition
Une matrice carrée A ∈ Mn,n (K) est dite inversible s’il existe une matrice
B ∈ Mn,n (K) appelée inverse de A tel que : A × B = In et B × A = In .
Proposition
1. Si A est inversible, alors il existe une unique matrice B vérifiant
AB = BA = In .
Proposition
1. Si A est inversible, alors il existe une unique matrice B vérifiant
AB = BA = In .
Soit C une autre matrice vérifiant AC = CA = In . Donc
C = CIn = C (AB) = (CA)B = In B = B.
Proposition
1. Si A est inversible, alors il existe une unique matrice B vérifiant
AB = BA = In .
Soit C une autre matrice vérifiant AC = CA = In . Donc
C = CIn = C (AB) = (CA)B = In B = B.
2. Soit A une matrice inversible, alors A−1 est inversible et on a
(A−1 )−1 = A.
Proposition
1. Si A est inversible, alors il existe une unique matrice B vérifiant
AB = BA = In .
Soit C une autre matrice vérifiant AC = CA = In . Donc
C = CIn = C (AB) = (CA)B = In B = B.
2. Soit A une matrice inversible, alors A−1 est inversible et on a
(A−1 )−1 = A.
3. Soient A et B deux matrices carrées. Si A et B sont inversibles, alors
AB est inversible et on a (AB)−1 = B −1 A−1 .
On a (AB)(B −1 A−1 ) = A(BB −1 )A−1 = AIn A−1 = AA−1 = In et
(B −1 A−1 )(AB) = In , donc (AB)−1 = B −1 A−1 .
Proposition
1. Si A est inversible, alors il existe une unique matrice B vérifiant
AB = BA = In .
Soit C une autre matrice vérifiant AC = CA = In . Donc
C = CIn = C (AB) = (CA)B = In B = B.
2. Soit A une matrice inversible, alors A−1 est inversible et on a
(A−1 )−1 = A.
3. Soient A et B deux matrices carrées. Si A et B sont inversibles, alors
AB est inversible et on a (AB)−1 = B −1 A−1 .
On a (AB)(B −1 A−1 ) = A(BB −1 )A−1 = AIn A−1 = AA−1 = In et
(B −1 A−1 )(AB) = In , donc (AB)−1 = B −1 A−1 .
4. Soit A une matrice inversible. Alors t A est inversible et ona
( t A)−1 = t (A−1 ).
On a t A t (A−1 ) = t (A−1 A) = t In = In et de la même façon
t
(A−1 ) t A = In , donc ( t A)−1 = t (A−1 ).
Proposition
1. Si A est inversible, alors il existe une unique matrice B vérifiant
AB = BA = In .
Soit C une autre matrice vérifiant AC = CA = In . Donc
C = CIn = C (AB) = (CA)B = In B = B.
2. Soit A une matrice inversible, alors A−1 est inversible et on a
(A−1 )−1 = A.
3. Soient A et B deux matrices carrées. Si A et B sont inversibles, alors
AB est inversible et on a (AB)−1 = B −1 A−1 .
On a (AB)(B −1 A−1 ) = A(BB −1 )A−1 = AIn A−1 = AA−1 = In et
(B −1 A−1 )(AB) = In , donc (AB)−1 = B −1 A−1 .
4. Soit A une matrice inversible. Alors t A est inversible et ona
( t A)−1 = t (A−1 ).
On a t A t (A−1 ) = t (A−1 A) = t In = In et de la même façon
t
(A−1 ) t A = In , donc ( t A)−1 = t (A−1 ).
5. Si A est inversible alors l’équation matricielle A × X = B admet une
solution unique X = A−1 × B.
Proposition
(i) Si A est inversible et symétrique, alors A−1 est symétrique.
Proposition
(i) Si A est inversible et symétrique, alors A−1 est symétrique.
(ii) Si A est inversible et antisymétrique, alors A−1 est antisymétrique.
Proposition
(i) Si A est inversible et symétrique, alors A−1 est symétrique.
(ii) Si A est inversible et antisymétrique, alors A−1 est antisymétrique.
(iii) Si A est symétrique, alors ∀k ∈ N, Ak est symétrique.
Proposition
(i) Si A est inversible et symétrique, alors A−1 est symétrique.
(ii) Si A est inversible et antisymétrique, alors A−1 est antisymétrique.
(iii) Si A est symétrique, alors ∀k ∈ N, Ak est symétrique.
(iv) Si A est antisymétrique, alors ∀k ∈ N, Ak est symétrique pour k
pair et antisymétrique pour k impair.
Définition
Soient A une matrice non nulle de Mn,p (K). Notons L1 , · · · , Ln les lignes
successives de A. Pour chaque ligne Li non nulle, soit d(i) le plus petit
indice j tel que aij 6= 0.
Définition
Soient A une matrice non nulle de Mn,p (K). Notons L1 , · · · , Ln les lignes
successives de A. Pour chaque ligne Li non nulle, soit d(i) le plus petit
indice j tel que aij 6= 0.
On dit que A est échelonnée, supérieurement, s’il existe r ∈ {1, · · · , n}
tel que :
Définition
Soient A une matrice non nulle de Mn,p (K). Notons L1 , · · · , Ln les lignes
successives de A. Pour chaque ligne Li non nulle, soit d(i) le plus petit
indice j tel que aij 6= 0.
On dit que A est échelonnée, supérieurement, s’il existe r ∈ {1, · · · , n}
tel que :
- Pour chaque i ≤ r , Li 6= 0 (les coefficients de Li ne sont pas tous
nuls).
Définition
Soient A une matrice non nulle de Mn,p (K). Notons L1 , · · · , Ln les lignes
successives de A. Pour chaque ligne Li non nulle, soit d(i) le plus petit
indice j tel que aij 6= 0.
On dit que A est échelonnée, supérieurement, s’il existe r ∈ {1, · · · , n}
tel que :
- Pour chaque i ≤ r , Li 6= 0 (les coefficients de Li ne sont pas tous
nuls).
- Pour chaque i > r , Li = 0.
Définition
Soient A une matrice non nulle de Mn,p (K). Notons L1 , · · · , Ln les lignes
successives de A. Pour chaque ligne Li non nulle, soit d(i) le plus petit
indice j tel que aij 6= 0.
On dit que A est échelonnée, supérieurement, s’il existe r ∈ {1, · · · , n}
tel que :
- Pour chaque i ≤ r , Li 6= 0 (les coefficients de Li ne sont pas tous
nuls).
- Pour chaque i > r , Li = 0.
- La suite d(1), · · · , d(r ) est strictement croissante.
Définition
Soient A une matrice non nulle de Mn,p (K). Notons L1 , · · · , Ln les lignes
successives de A. Pour chaque ligne Li non nulle, soit d(i) le plus petit
indice j tel que aij 6= 0.
On dit que A est échelonnée, supérieurement, s’il existe r ∈ {1, · · · , n}
tel que :
- Pour chaque i ≤ r , Li 6= 0 (les coefficients de Li ne sont pas tous
nuls).
- Pour chaque i > r , Li = 0.
- La suite d(1), · · · , d(r ) est strictement croissante.
Les r coefficients non nuls aid(i) sont appelés les pivots de A.
L’entier r est appelé le rang de la matrice A.
Définition
Soient A une matrice non nulle de Mn,p (K). Notons L1 , · · · , Ln les lignes
successives de A. Pour chaque ligne Li non nulle, soit d(i) le plus petit
indice j tel que aij 6= 0.
On dit que A est échelonnée, supérieurement, s’il existe r ∈ {1, · · · , n}
tel que :
- Pour chaque i ≤ r , Li 6= 0 (les coefficients de Li ne sont pas tous
nuls).
- Pour chaque i > r , Li = 0.
- La suite d(1), · · · , d(r ) est strictement croissante.
Les r coefficients non nuls aid(i) sont appelés les pivots de A.
L’entier r est appelé le rang de la matrice A.
Par définition la matrice nulle est échelonnée de rang 0.
2 3 1 0 −6 0 7
0 0 0 3 −2 4 5
La matrice est une matrice
0 0 0 0 0 −1 8
0 0 0 0 0 0 0
échelonnée de pivots 2, 3 et −1 et son rang est 3.
2 3 1 0 −6 0 7
0 0 0 3 −2 4 5
La matrice 0 0 0 0 0 −1 8 est une matrice
0 0 0 0 0 0 0
échelonnée de pivots 2, 3 et −1 et son rang est 3.
1 4 7 0 0
0 1 −1 0 2
La matrice 0 −2 0 0 −4 n’est pas échelonnée.
0 0 3 1 2
In est une matrice échelonnée de rang n.
2 3 1 0 −6 0 7
0 0 0 3 −2 4 5
La matrice 0 0 0 0 0 −1 8 est une matrice
0 0 0 0 0 0 0
échelonnée de pivots 2, 3 et −1 et son rang est 3.
1 4 7 0 0
0 1 −1 0 2
La matrice 0 −2 0 0 −4 n’est pas échelonnée.
0 0 3 1 2
In est une matrice échelonnée de rang n.
Remarque : Une matrice, même s’il n’est pas échelonnée, peut se
transformer en une matrice échelonnée en effectuant des opérations, dites
élémentaires, sur les lignes ou sur les colonnes.
1 Définitions et propriétés
2 Opérations sur les matrices
Egalité des matrices
Addition des matrices
Opérations sur les matrices
Produit de matrices
Transposée d’une matrice
3 Matrices particulières
Matrice diagonale
Matrice triangulaire
Matrice inversible
Matrice symétrique et Matrice antisymétrique
Matrice échelonnée
4 Opérations élémentaires et méthode du pivot de Gauss
Calcul de l’inverse d’une matrice par la méthode de Gauss
Pour fixer les idées on se limitera aux opérations effectuées sur les lignes.
Définition
On appelle opération élémentaire sur les lignes d’une matrice l’une des
opérations suivantes :
- Multiplier une ligne Li par un scalaire non nul α : Li ←− αLi .
- Ajouter à une ligne Li un produit d’une autre ligne Lj par un scalaire
quelconque β :
Li ←− Li + βLj .
- Echanger deux lignes : Li ←→ Lj .
Proposition
Toute opération élémentaire transforme In en une matrice inversible.
Proposition
Toute opération élémentaire transforme In en une matrice inversible.
Proposition
Toute opération élémentaire transforme In en une matrice inversible.
Proposition
Toute opération élémentaire transforme In en une matrice inversible.
Proposition
Soit A une matrice de type (n, p). Posons T (A) la matrice obtenue de A
après une seule opération élémentaire et T (In ) la matrice obtenue de In
en effectuant la même opération élémentaire. Alors on a :
Proposition
Soit A une matrice de type (n, p). Posons T (A) la matrice obtenue de A
après une seule opération élémentaire et T (In ) la matrice obtenue de In
en effectuant la même opération élémentaire. Alors on a :
0 −1 3 7
Exemple Soit A = 1 −2 0 4 .
6 5 1 −3
0 −1 3 7
Exemple Soit A = 1 −2 0 4 .
6 5 1 −3
Soit T1 l’opération quiéchange la ligne 1 et
la ligne 3. La matrice
6 5 1 −3
obtenue est T1 (A) = 1 −2 0 4 .
0 −1 3 7
0 −1 3 7
Exemple Soit A = 1 −2 0 4 .
6 5 1 −3
Soit T1 l’opération quiéchange la ligne 1 et
la ligne 3. La matrice
6 5 1 −3
obtenue est T1 (A) = 1 −2 0 4 .
0 −1 3 7
0 0 1 0 −1 3 7
On a : T1 (I3 )A = 0 1 0 1 −2 0 4 =
1 0 0 6 5 1 −3
6 5 1 −3
1 −2 0 4 = T1 (A).
0 −1 3 7
Proposition
Soit A ∈ Mn,p (K). Soit B la matrice, du même type, obtenue de A après
une suite d’opérations élémentaires sur les lignes. Alors, il existe une
matrice P ∈ GL(n, K) telle que :
B = PA.
Proposition
Soit A ∈ Mn,p (K). Soit B la matrice, du même type, obtenue de A après
une suite d’opérations élémentaires sur les lignes. Alors, il existe une
matrice P ∈ GL(n, K) telle que :
B = PA.
Preuve : Conséquence des deux propositions précédentes.
Remarque
Effectuer des opérations élémentaires sur les lignes d’une matrice revient
à multiplier cette matrice à gauche par une matrice inversible.
De même, effectuer des opérations élémentaires sur les colonnes revient à
multiplier à droite par une matrice inversible.
Proposition
Toute matrice A peut se transformer en une matrice échelonnée par une
succession d’opérations élémentaires sur ses lignes. Cette transformation
s’appelle l’échelonnement de la matrice A.
Proposition
Toute matrice A peut se transformer en une matrice échelonnée par une
succession d’opérations élémentaires sur ses lignes. Cette transformation
s’appelle l’échelonnement de la matrice A.
Proposition
Toute matrice A peut se transformer en une matrice échelonnée par une
succession d’opérations élémentaires sur ses lignes. Cette transformation
s’appelle l’échelonnement de la matrice A.
Proposition
Toute matrice A peut se transformer en une matrice échelonnée par une
succession d’opérations élémentaires sur ses lignes. Cette transformation
s’appelle l’échelonnement de la matrice A.
ai1
∀i ≥ 2, Li ←− Li − L1 ou bien Li ←− a11 Li − ai1 L1 .
a11
ai1
∀i ≥ 2, Li ←− Li − L1 ou bien Li ←− a11 Li − ai1 L1 .
a11
La matrice obtenue est de la forme :
a11 a12 ··· a1p
0 0
0 0 a22
··· a2p
A = . .. .. .
.. . .
0 0
0 an2 ··· anp
ai1
∀i ≥ 2, Li ←− Li − L1 ou bien Li ←− a11 Li − ai1 L1 .
a11
La matrice obtenue est de la forme :
a11 a12 ··· a1p
0 0
0 0 a22
··· a2p
A = . .. .. .
.. . .
0 0
0 an2 ··· anp
0
La matrice B obtenue de A , en supprimant la première ligne et la
première colonne, est de type (n − 1, p − 1), ainsi on peut appliquer
l’hypothèse de récurrence à cette matrice.
ai1
∀i ≥ 2, Li ←− Li − L1 ou bien Li ←− a11 Li − ai1 L1 .
a11
La matrice obtenue est de la forme :
a11 a12 ··· a1p
0 0
0 0 a22
··· a2p
A = . .. .. .
.. . .
0 0
0 an2 ··· anp
0
La matrice B obtenue de A , en supprimant la première ligne et la
première colonne, est de type (n − 1, p − 1), ainsi on peut appliquer
l’hypothèse de récurrence à cette matrice.
On obtient, finalement, une matrice échelonnée. Il suffit de remarquer
que toute opération élémentaire effectuée sur les lignes de B est une
0
opération élémentaire sur les lignes de A .
Définition
Le processus considéré dans la preuve ci-dessus s’appelle la méthode du
pivot de Gauss.
2 −5 3 15
Exemple Soit A = 1 −2 0 4 .
6 5 1 −3
Définition
Le processus considéré dans la preuve ci-dessus s’appelle la méthode du
pivot de Gauss.
2 −5 3 15
Exemple Soit A = 1 −2 0 4 .
6 5 1 −3
Cherchons une matrice échelonnée obtenue de A.
Définition
Le processus considéré dans la preuve ci-dessus s’appelle la méthode du
pivot de Gauss.
2 −5 3 15
Exemple Soit A = 1 −2 0 4 .
6 5 1 −3
Cherchons une matrice échelonnée obtenue de A.
2 −5 3 15 L1 2 −5 3 15 L1
A→ 0 1 −3 −7 2L2 − L1 → 0 1 −3 −7 L2
0 20 −8 −48 L3 − 3L1 0 0 52 92 L3 − 20L
Lemme
Soit A une matrice carrée d’ordre n. La matrice A est inversible, si et
seulement si, il existe B telle que BA = In ou AB = In .
Lemme
Soit A une matrice carrée d’ordre n. La matrice A est inversible, si et
seulement si, il existe B telle que BA = In ou AB = In .
Lemme
Soit A une matrice carrée d’ordre n. La matrice A est inversible, si et
seulement si, il existe B telle que BA = In ou AB = In .
Lemme
Soit A une matrice carrée d’ordre n. La matrice A est inversible, si et
seulement si, il existe B telle que BA = In ou AB = In .
Exemples:
1 2
Soit A = .
3 4
1 2 1 0 1 2 1 0 L1
−→ −→
3 4 0 1 0 −2 −3 1 L2 − 3L1
1 0 −2 1 L1 + L2 1 0 −2 1 L1
−→ −1 .
0 −2 −3 1 L2 0 1 32 2
−L2 /2
−1 −2 1
Donc A = 3 −1 .
2 2
Exemples:
1 −1 0
Soit B = 2 −2 −1 .
1 5 2
1 −1 0 1 0 0 1 −1 0 1 0 0
2 −2 −1 0 1 0 −→ 0 0 −1 −2 1 0 −→
1 5 2 0 0 1 0 6 2 −1 0 1
1 −1 0 1 0 0 6 0 2 5 0 1
0 6 2 −1 0 1 −→ 0 6 2 −1 0 1 −→
0 0 −1 −2 1 0 0 0 −1 −2 1 0
1 0 0 61 2 1
6 0 0 1 2 1 6 6
0 6 0 −5 2 1 −→ 0 1 0 −5 2 1 .
6 6 6
0 0 −1 −2 1 0 0 0 1 2 −1 0
1 2 1
6 6 6
−5
Donc B −1 = 6
2
6
1
6
.
2 −1 0
Remarque
Si, après une succession d’opérations élémentaires sur les lignes d’une
matrice, on obtient une matrice possédant une ligne nulle, cela veut dire
que la matrice en question n’est pas inversible.