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Module Nutrition

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Cours pour Aides Soignants. Module NUTRITION. Dr.

HASSAN Yamen

I. Définition et but de la Nutrition

C’est une fonction vitale qui permet l’acquisition des


substances nécessaires à la croissance et à la dépense
énergétique de l’organisme.

Ensemble des processus d'absorption et d'utilisation


des aliments, indispensables à l'organisme pour assurer
son entretien et ses besoins en énergie.

En médecine, la nutrition est la science appliquée, au


carrefour de plusieurs disciplines scientifiques (biologie,
médecine, psychologie), qui permet de comprendre le
fonctionnement du corps humain et de proposer des
recommandations alimentaires ou médicales visant à
maintenir celui-ci en bonne santé.

«Pierre angulaire de la médecine préventive.»

II. Influence de la nutrition sur la santé

Les appareils digestif, respiratoire et circulatoire contribuent à approvisionner les organes et participent
à la nutrition de l’organisme, qui peut ainsi, en absorbant des éléments issus du milieu dans lequel il vit
assurer son fonctionnement et sa croissance.

L’alimentation doit compenser les dépenses et les besoins de l’organisme, qui sont variables selon l’âge,
l’activité et le sexe de chaque individu. On distingue les aliments bâtisseurs (riches en protides et
en calcium), énergétiques (matières grasses, amidon, sucres), fonctionnels (vitamines et fibres), et
l’eau.

Les liens entre nutrition et santé sont de mieux en mieux connus, et le risque de développer de
nombreuses maladies - cancer, maladies cardiovasculaires, obésité ou encore de diabète de type 2 -
peut être réduit en suivant les recommandations nutritionnelles nationales.

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Cours pour Aides Soignants. Module NUTRITION. Dr. HASSAN Yamen

III. Besoins nutritifs de l’organisme

Les besoins nutritionnels d'un individu correspondent à « la quantité moyenne de nutriments


nécessaire quotidiennement pour assurer le développement de l'organisme, le renouvellement des
tissus, le maintien d'un bon état de santé physique et psychique, et l'activité physique conforme à ses
conditions de vie ».

Les besoins sont permanents et les apports alimentaires se font en trois ou quatre repas dans la
journée.

Chaque aliment contient divers nutriments. Diminuer la consommation d’un aliment revient à diminuer
les apports de tous les nutriments qu’il contient.

Il n’existe aucun aliment qui à lui seul apporte tous les éléments nécessaires à l’équilibre nutritionnel, en
sachant que l’équilibre ne s’établit pas sur un seul repas mais sur la journée, voire la semaine.

1. Energétiques

 L’organisme a plusieurs types de besoins. Il a besoin de faire fonctionner ses muscles, ses
organes vitaux et de maintenir sa température interne à 37 °C: c’est ce qu’on appelle les
besoins énergétiques du corps.
 Besoin énergétique, quantité d'énergie indispensable à l'individu pour assurer ses dépenses
énergétiques.
 Les glucides et les lipides sont essentiellement utilisés pour les besoins énergétiques.

En nutrition on utilise l’unité kilocalorie « Kcal » pour mesurer:


- L’énergie potentielle contenue dans les aliments (apports énergétiques)
- L’énergie consommée par un organisme (dépense énergétiques).

L’Apport Énergétique Total Quotidien (AETQ) est de : 30 à 35 kcal/kg/j, reparti comme suit:
Les Protéines : 12 à 15% de l’AETQ
Les Lipides : 30 à 35% de l’AETQ
Les Glucides : 50 à 55% de l’AETQ

L’apport énergétique total (AET) d’un aliment correspond à l’énergie fournie par les lipides, les glucides
et les protides :
Glucide : 1g = 4 Kcal
Lipide : 1g = 9 kcal
Protéine : 1g = 4 Kcal
La dépense énergétique (DE) est principalement déterminée par:

• Les dimensions corporelles (le poids).


• La composition corporelle (la masse maigre).
• Le niveau d’activité physique.

Besoins énergétiques = Métabolisme de base (âge, sexe, poids, taille) 40 kcal/m /heure
2

+ Activité physique (type sport).


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Cours pour Aides Soignants. Module NUTRITION. Dr. HASSAN Yamen

En pratique
La détermination de la DET (dépense énergétique totale) est indispensable pour définir l’AETQ.

Il faut prendre en considération les paramètres suivants:

Evaluation des apports :


Enquête alimentaire : « Questionnaire » Rappel 24h, semainier
Dépistage d’un déséquilibre alimentaire responsable :
* D’une perte de masse musculaire et osseuse,
* D’une augmentation du risque d’accident et de maladie,
* Et d’une diminution de la performance (sportif).

Evaluation des dépenses :


L’activité physique :
Type de sport, la durée et fréquence de l’exercice physique et son
intensité : sport de force ou de fond
La maladie :
 Cancer, tuberculose, colites inflammatoires : Crohn, RCH, etc.

Tableau 1. Besoins énergétique moyens selon le sexe et le niveau d’activité physique.

Activité Homme Femme


(Kcal) (Kcal)

Réduite 2200-2500 1800-2000

Moyenne 2700-3000 2000-2400

Intense 3000-3300 2200-2700

En cas de maladie
- Chirurgie réglée : DEB + 10%
- Polytraumatisé : DEB + 10 à 30%
- Infection sévère : DEB + 30 à 60%
- Brûlure 3ème degré touchant +20 % SC : DEB + 50 à 110%

Tableau 2. Besoins énergétique Besoins énergétiques Protéines (P)


moyens selon l’âge. (kcal/kg/j) Glucides (G)
Lipides (L)

Prématuré 120 P : 3.5 à 4 g/kg/j


G : 8 à 12 g/kg/j
L : 3 à 4 g/kg/j

0 à 3 ans 100 à 110 P : 2 g/kg/j


G : 8 à 12 g/kg/j
L : 3 à 4 g/kg/j

Au-delà de 4 ans 70 à 80 P : 1 g/kg/j


G : 12 à 40 g/kg/j
L : 4 à 5 g/kg/j

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Cours pour Aides Soignants. Module NUTRITION. Dr. HASSAN Yamen

2. Plastiques
Substances plastiques,
Substances telles que le carbone, l'hydrogène, l'oxygène, l'azote et, dans une moindre mesure, le soufre
et le phosphore, qui prennent part à l'édification et à la croissance des diverses parties du corps des
plantes, de l'homme et des animaux.

L’organisme a aussi besoin de construire, réparer, remplacer, renouveler les cellules : c’est ce qu’on
appelle les besoins plastiques ou bâtisseurs.

Les protides et certains minéraux sont nécessaires aux besoins plastiques.

3. Vitamines
Une vitamine est une substance organique « essentielle » au bon fonctionnement de l’organisme à
faible dose et devant être fournies par l’alimentation mais n’ont aucune valeur énergétique.

A part la vitamine D, l’organisme est incapable de synthétiser les vitamines. Toute privation d'apport
conduit à un syndrome de carence.

Les vitamines interviennent dans de nombreuses réactions biochimiques du métabolisme.


>> Rôle : fonctionnel (régulatrices des réactions enzymatiques).

Le besoin en vitamines dépend de :


L'état de santé de l'individu ;
La ration alimentaire.
L'activité physique, du mode de vie (un fumeur voit son besoin en vitamine C augmenté)

Les 13 vitamines sont classées en deux groupes :


Les vitamines liposolubles (soluble dans les graisses): A, D, E, K
Les vitamines hydrosolubles (soluble dans l’eau) : C, groupe B (B1 ou thiamine, B2 ou
riboflavine, B3 ou PP ou niacine, B6 ou pyridoxine, B9 ou acide folique ou folate, B12 ou
cyanocobalamine).

4. Oligo-éléments

Les oligoéléments (ou micronutriments) : Substance chimique de structure simple (ions métalliques),
présente dans l'organisme en très faible quantité.
Les oligoéléments interviennent dans des réactions chimiques de l'organisme et jouent un rôle
indispensable, même s'ils ne représentent que moins de 1 % de la masse du corps humain. Ils doivent
être apportés par l'alimentation, car l'organisme ne sait pas les synthétiser.
Calcium, Fer, Magnésium, Iode, Sodium, Potassium, Chlore, Zinc… = substances indispensables à la
croissance, au maintien et à la reproduction de l'organisme,

Les besoins de l'organisme en oligoéléments, exprimés en milligrammes ou en microgrammes, sont


variables, de même que leurs sources alimentaires. Une carence peut être responsable d'affections
diverses qui varient selon l'oligoélément en caus e : anémie en cas de carence en fer, insuffisance de la
glande thyroïde en cas de carence en iode, troubles neurologiques en cas de carence en zinc, etc.

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Cours pour Aides Soignants. Module NUTRITION. Dr. HASSAN Yamen

IV. Les groupes d’aliments


Pour satisfaire les besoins de l’organisme, l’alimentation doit fournir en proportions adaptées
l’ensemble des nutriments nécessaires à sa construction et à son fonctionnement.
Ces nutriments proviennent de sept (07) grandes familles d’aliments.

Ce classement se fait par leurs teneurs en nutriments (protéines, lipides, glucides), minéraux (fer,
calcium, magnésium…) et vitamines (liposolubles: A, D, E, K et hydrosolubles : B, C…).

Répond aux besoins nutritionnels spécifiques de l’individu qui en découlent des adaptations
physiologiques à l’exercice.

En amont, les groupes d’aliments peuvent être ordonnés selon le rôle majeur qu’ils exercent sur
le corps :
Les aliments fonctionnels qui apportent des fibres, des minéraux et des vitamines sont
protecteurs et sont nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme. Ils sont
représentés par le groupe des fruits et légumes.
Les aliments bâtisseurs sont nécessaires à la formation de l’ossature et au
développement de la masse
musculaire de notre
organisme. Ils sont
représentés par les groupes
des féculents et des
viandes/poissons/œufs.
Les aliments énergétiques
fournissent de l’énergie pour
les cellules de l’organisme
mais également des
substances de réserve. Ils sont
représentés par les groupes
des produits céréaliers, des
produits sucrés et les matières
grasses.

L’aliment vital - du moins l’élément - est


l’eau. Elle appartient au groupe des boissons.

1. Répartition des Sept (07)


groupes d’aliments

Les aliments sont composés d’éléments


nutritifs qu’on appelle nutriments.

Il existe une classification des aliments qui


prend en compte cette composition.

Autrement dit, les aliments d’un même


groupe ont en commun un nutriment
principal et répondent au même besoin nutritionnel.
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2. Etude des différents groupes

2.1. Fruits et légumes


Ce groupe d’aliments constitue un rôle fonctionnel et peu énergétique. Les fruits (et a minima les
légumes) apportent du fructose. Ce sucre simple donne la saveur sucrée à ces aliments et équivaut
énergétiquement au glucose.
Cependant, les fruits et les légumes sont principalement riches en eau (jusqu’à 80 à 95 % de leur poids)
et en éléments que nous sommes incapables de fabriquer :
Fibres : Accélèrent le transit intestinal, favorisent le développement de la flore intestinale
(protection contre les agressions, réduction de l’absorption des graisses, limitation de l’augmentation du
taux de sucre dans le sang…). Les fibres ont la particularité d’être le seul élément à ne pas être digéré.
Minéraux :
- Potassium et sodium : régularisent la répartition de l’eau dans l’organisme.
- Magnésium : équilibre le système nerveux, régularise le rythme cardiaque…
- Calcium : construction et maintien osseux.
Vitamines :
- Vitamine C : stimulation du système immunitaire, assimilation du fer, action
antioxydante…
- Vitamine B9 (acide folique) : rôle fondamental dans le métabolisme des protéines et le
matériel génétique.
- Béta-carotène : protection des tissus (antioxydant) et transformée dans l’organisme en
vitamine A (croissance, vision).

2.2. Viande/Poisson/Œufs
Ces aliments sont principalement recommandés pour leur richesse en protéines. La quantité de
protéines apportée par la viande, le poisson ou les œufs est similaire. Par contre leurs teneurs en lipides,
vitamines et minéraux sont très variables et sont fonction de l’animal et des morceaux cuisinés. C’est
pourquoi nous conseillons de varier au maximum l’origine de ces aliments.
Nutriments :
- Protéines : elles sont composées d’acides aminés qui permettent la construction et le
renouvellement des organes vitaux et des tissus (particulièrement les muscles).
- Lipides (matières grasses) : apportent de l’énergie mais leurs quantités et qualités sont
très variables selon l’origine de l’animal.
Minéraux :
- Fer : fabrication d’éléments (hémoglobine et myoglobine) qui permettent le transport et
le stockage de l’oxygène.
- Zinc : renforce le fonctionnement du système immunitaire et rôle antioxydant.
- Sélénium : rôle antioxydant (protection contre le vieillissement).
Vitamines :
- Vitamines du groupe B : elles sont multiples et leurs richesses dépendent de la quantité
de matières grasses.
- Vitamine E : antioxydante (protection des tissus).
- Vitamine K : intervient dans la coagulation du sang.

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2.3. Produits laitiers


Ces aliments « bâtisseurs » ont un rôle très important pendant l’adolescence puisqu’ils participent au
développement de la masse osseuse qui peut doubler pendant la puberté. Les produits laitiers sont
nutritionnellement les aliments qui apportent la plus grande diversité d’éléments :
Nutriments :
- Protéines : elles sont composées d’acides aminés qui permettent la construction et le
renouvellement des organes vitaux et des tissus (particulièrement les muscles).
- Lipides : outre le fait de donner de l’énergie, les matières grasses des produits laitiers se
décomposent en acides gras saturés, acides gras mono-insaturés et acides gras poly-insaturés qui
s’équilibrent entre eux.
Minéraux :
- Calcium : constitution du squelette et des dents (développement de la masse osseuse de
7 à 8 % par an pour un adolescent), contraction musculaire… Les teneurs en calcium sont
variables selon les produits.
- Phosphore : associé au calcium, il est un constituant des cellules et participe à la mise en
réserve de l’énergie.
Vitamines :
- Vitamine A : indispensable pour la croissance, la vision, le renouvellement de la peau…
- Vitamine D : permet l’utilisation du calcium par l’organisme.
- Vitamines du groupe B : elles sont multiples et leurs richesses dépendent de la quantité
de matière grasse.

2.4. Féculents
Cette grande famille regroupe les pommes de terre, les céréales, le pain et les légumes secs... Elle est
notre première source d’énergie et doit représenter la moitié de notre ration alimentaire quotidienne.
Le groupe des féculents apporte les éléments suivants :
Fibres : Présentes principalement dans les céréales complètes et les produits non raffinés, les
fibres participent au bon confort digestif (régulation du transit intestinal, effet de satiété…).
Nutriments :
- Glucides complexes : ramifié sous forme d’amidon, le glucose provenant de la
dégradation de celui-ci est la première source d’énergie pour notre organisme. Le glucose
provenant de la digestion de l’amidon est distribué progressivement dans l’organisme.
- Protéines : éléments « bâtisseurs » de nos cellules, les protéines végétales nous
apportent des acides aminés qui ont un facteur limitant, c’est-à-dire un acide aminé en faible
quantité. D’où l’intérêt de faire certaines associations alimentaires pour obtenir une protéine de
bonne valeur biologique pour que celle-ci puisse remplir toutes ses fonctions.
Exemples : lait + céréales (semoule au lait), céréales + légumes secs (couscous).
Minéraux :
- Magnésium : équilibre le système nerveux, régularise le rythme cardiaque…
Vitamines :
- Vitamine E : antioxydante (protection des tissus).
- Vitamines du groupe B : elles interviennent dans l’utilisation des nutriments.
Les teneurs en vitamines et minéraux sont très variables selon la céréale et le raffinage.

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2.5. Matières grasses


Les matières grasses regroupent le beurre, la crème fraîche, les huiles et les margarines.
Nutriments :
- Lipides : ils se décomposent en acides gras (saturés, mono-insaturés et poly-insaturés).
Ils sont une source d’énergie « de réserve », constituent une partie de nos cellules, ralentissent la
digestion et transportent les vitamines liposolubles.
Chacun des aliments contient des teneurs variables en acides gras. Il est donc important de les varier car
leur complémentarité joue un rôle primordial sur l’organisme (en particulier le système
cardiovasculaire).
Vitamines :
- Vitamine A : indispensable pour la croissance, la vision, le renouvellement de la peau…
- Vitamine D : permet l’utilisation du calcium par l’organisme.
- Vitamine E : antioxydante (protection des tissus).
- Vitamine K : participe au système de coagulation du sang.
De même que les acides gras, les vitamines sont associées à un aliment, donc la variété est importante.

2.6. Produits sucrés


Ils regroupent tous les aliments ayant un goût sucré prononcé : chocolat, miel, confiture, viennoiserie,
pâte à tartiner… cependant ces aliments apportent également des matières grasses dites « cachées ».
La consommation de ces produits sucrés doit être modérée car une consommation importante de ceux-
ci engendre un déséquilibre alimentaire. Les sportifs trouveront un intérêt dans ces aliments lors d’un
effort prolongé.
Nutriments
- Glucides simples : ils constituent une source d’énergie en nous fournissant du glucose,
combustible de toutes les cellules de notre corps. Ainsi, pour le cerveau, le glucose est la seule
source d’énergie utilisable (il ne sait pas fabriquer des énergies de secours).
Les glucides simples sont rapidement digérés et augmentent rapidement les taux de sucre
dans le sang.

Ce groupe d’aliments est principalement source de PLAISIR…

2.7. Boisson
Plus qu’indispensable, l’eau est vitale. Notre corps est constitué d’environ 60 à 70 % d’eau. Les pertes
journalières peuvent entraîner une déshydratation qui implique rapidement des troubles fonctionnels
de l’organisme. Il ne faut donc pas attendre d’avoir soif pour boire.
Rôle : permet de compenser quotidiennement les pertes urinaires (1 500 ml/j) et fécales (100-
150 g/j), ou par voie cutanée (pertes sudorales liées aux besoins de la thermorégulation très variable
selon les conditions) et par voie respiratoire (800 ml/j).
Besoins : de 1,2 L à 2,5 L au minimum selon l’activité physique et les conditions climatiques.
Il est conseillé de varier les eaux : du robinet ou en bouteilles (minérales, de source) puisque chacune
d’entre elles est plus ou moins composée en minéraux.

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Cours pour Aides Soignants. Module NUTRITION. Dr. HASSAN Yamen

3. Notion d’équilibre alimentaire

Les aliments de certains groupes doivent être consommés en plus grande quantité que d’autres. C’est
une des notions de l’équilibre alimentaire que nous aborderons plus tard.

Carence et malnutrition surviennent lorsque des groupes d’aliments ou des nutriments sont consommés
en quantité trop importante ou trop faible.

L’équilibre alimentaire ne signifie pas « manger de tout en quantités égales » mais « manger de tout en
quantités adaptées », en privilégiant les aliments bénéfiques pour notre santé (fruits, légumes,
féculents, poissons…) et en limitant la consommation de produits sucrés (confiseries, boissons
sucrées…), salés (gâteaux apéritifs, chips…) et gras (charcuterie, beurre, crème…).

L’équilibre alimentaire ne se fait pas sur un seul repas ou une journée, mais sur plusieurs jours !

Une consommation variée, régulière de fruits et légumes permettra de répondre aux besoins en fibres,
vitamines et minéraux. Le respect de la saisonnalité optimisera la qualité des fruits et légumes.

 Une alimentation équilibrée est une adaptation équilibrée entre les différents nutriments :
lipides, glucides et protides.
 Mais c'est aussi un apport suffisant en vitamines et en oligo-éléments.
 C'est aussi une répartition harmonieuse de la ration alimentaire au cours de la journée.
 Et enfin, c'est une alimentation suffisante en quantité, mais pas excessive.

Bref, une alimentation équilibrée, c'est une alimentation raisonnable et variée.

L’Apport Énergétique Total Quotidien (AETQ) est de : 30 à 35 kcal/kg/j, reparti comme suit:
Les Protéines : 12 à 15% de l’AETQ
Les Lipides : 30 à 35% de l’AETQ
Les Glucides : 50 à 55% de l’AETQ

L’apport énergétique total (AET) d’un aliment correspond à l’énergie fournie par les lipides, les glucides et les protides :
Glucide : 1g = 4 Kcal
Lipide : 1g = 9 kcal
Protéine : 1g = 4 Kcal

LE RYTHME DES REPAS


 Il est conseillé d'avoir 3 vrais repas par jour, et si possible un goûter vers 16-17 heures.
 Le petit déjeuner doit être pris le matin, de préférence en prenant son temps. Cela signifie se lever
suffisamment tôt pour avoir suffisamment de temps avant d'aller travailler.

 Le déjeuner. Il faut de préférence qu'il n'y ait pas plus de 4 heures entre le petit déjeuner et le déjeuner,
mais cela dépend grandement de la composition du petit déjeuner. Cela évite les coups de fatigue en fin
de matinée.

 Vers 16h ou 17 h, mais pas plus tard, le goûter. C'est plus important qu'il y paraît, car ce goûter vous
permettra de limiter la quantité d'aliments pris le soir. Il permet de se recharger en sucres rapides (sucres
immédiatement disponibles comme le pain, les fruits, parfois une pâtisserie ou des biscuits, le chocolat,
etc.) avant le dîner.

 Le repas du soir : pris à 21 h au maximum, il doit être (contrairement à nos habitudes) être assez léger,
puisque les dépenses énergétiques seront faibles avant le coucher.

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V. Adaptation des besoins


1. Croissance

La définition des besoins nutritionnels est complexe chez l’enfant, et l’on distingue :
 Les besoins pour la maintenance : sont ceux nécessaires à la compensation des pertes basales
(urinaires, fécales, cutanés et phanériennes) et au maintien de l’équilibre chimique de
l’organisme.
 Les besoins liés à l’activité physique : sont très variables.
 Les besoins pour la croissance : sont assez importants pendant la première année de la vie (le
poids double à 3mois, et triple à un an).

1- Besoins énergétiques :
Le cout énergétique de la croissance est estimé à 5 kcal/g/j pendant la première année de vie.
Les apports énergétiques conseillés durant la 1ère année sont de 90 à 100 kcal/kg/j.

2- Besoin en protéines :
Les apports protéiques de sécurité chez l’enfant sont estimés entre 0,9 et 1,5 g/kg/j, alors que pour le
nourrisson les apports recommandés sont de 10 g/j.

3- Besoin en lipides :
L’alimentation doit apporter entre 2 et 5% de l’énergie totale sous forme d’acide linoléique.

4- Besoins en glucides :
Alimentation de l’enfant au cours de la première année
L’apport de galactose doit être suffisant chez
 L’alimentation de l’enfant jusqu’à 5 mois est
l’enfant en croissance, l’apport de exclusivement lactée
saccharose doit être surveillé.  Le lait maternel est le mieux adapté aux besoins du
nourrisson
5- Besoin hydrique :  Le lait de vache est allergénique, pauvre en vit D,
L’eau représente une part très importante fer, AG essentiels
 Le rythme des repas est variable : 8 à la naissance, 6
chez l’enfant; les besoins hydriques exprimés
à 2mois, 4 à 4 mois
par kg de poids sont > à ceux de l’adulte.  La diversification doit être progressive à partir de 5 -
Les besoins dépend du poids de l’enfant; 6 mois
 100 ml/kg pour les dix premiers kg  Il faut commencer par les fruits, puis les légumes
 50 ml/kg pour les seconds dix kg mixés
(entre 10 et 20 kg)  L’introduction des protéines à partir du 6mois
(viande maigres), poissons à 7 - 8 mois, blanc d’œuf
 25 ml/kg pour les kg entre 20 et 30 kg
après 1an.
 L’enfant doit boire un minimum de 500 ml de lait /j
Exemple: enfant de 22kg : les besoins = après le sixième mois.
10x100+10x50+2x25 >> Les besoins  Sans oublier la supplémentation en vit D jusqu’à
=1550ml 18mois.

6- Besoins en minéraux et oligo-éléments:


Une supplémentation en calcium, phosphore, magnésium, fer et fluor est recommandée.

7- Besoins en vitamines:
Les besoins en vitamines suivantes sont élevés chez l’enfant : B1, B6, acide folique, B12 (+/-), C, A, D, E
et K.

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2. Grossesse

Pendant la grossesse, l'alimentation est primordiale : les besoins sont accrus et il est indispensable
d'éviter les carences. Le point sur les bonnes pratiques alimentaires pour aider bébé à se construire…

Le choix des aliments pendant la grossesse est essentiel. Les besoins de la mère sont variés, à la fois
pour un bon déroulement de la grossesse et un développement sans problème de bébé. La devise qui
doit vous accompagner pendant la grossesse est : ne pas manger pour deux mais manger deux fois
mieux !

1- Besoins nutritionnels de la femme enceinte :

Les apports doivent assurer une bonne croissance fœtale, tout en évitant une prise pondérale excessive
de la mère.
Le gain du poids normal à la fin de la grossesse est de 11 – 13kg.

2- Besoins énergétiques :

Il est recommandé de supplémenter la femme enceinte selon le terme de grossesse :


 Une supplémentation énergétique de 150 kcal/j le 1er trimestre.
 Une supplémentation de 350 kcal/j le 2ème et essentiellement le 3ème trimestre (dont la
croissance fœtale est rapide).
 Prescrire un petit déjeuner glucidique, tout en respectant l’équilibre énergétique journalier (55%
Glucides, 30% Lipides, 15% Protéines).

3- Autres besoins :

Il est recommandé également :


 D’assurer un apport suffisant en calcium : 1200 mg/j
 D’assurer un apport de 20 mg/j en fer
 Une supplémentation vitaminique +++

 Acide folique : 200μg/j 1 mois avant la conception et durant les 3 premiers mois
de grossesse; pour prévenir les défauts de fermeture du tube neural;

 Supplémentation en vitamine D : 10 μg/j dès le début de la grossesse, ou bien


25μg/j à partir du 3ème trimestre; surtout pour les populations ne bénéficiant pas
d’un ensoleillement suffisant; pour prévenir les hypocalcémies chez l’enfant

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3. Lactation

Les besoins énergétiques de la femme allaitante sont encore plus élevés que ceux de la femme
enceinte : en effet, la mère doit couvrir ses besoins et donner au bébé, par le lait, tous les éléments
nécessaires à son développement.

Le besoin énergique de la femme allaitante est élevé à ceux d’une femme normale de 750 Kcal/j.
Les réserves accumulées pendant la grossesse représentent 200 Kcal/j disponibles au besoin de la
lactation. Le supplément que doit recevoir la femme allaitante est donc de 550 Kcal/j.

Les besoins en protéines sont les même durant l’allaitement que durant la grossesse. En
augmentant légèrement les portions des groupes viandes et produits laitiers… ceci devrait permettre à
la femme qui allaite de combler ses besoins supplémentaires en protéines à tous les jours. La femme
allaitante besoin de 1,5 à 2 g/kg/j.

Les besoins en glucides : Le besoin reste inchangé par rapport aux apports nutritionnels
conseillés de la femme adulte standard. Donc elle a besoin de 4 à 6 g/Kg/j.

L’apport en eau doit couvrir les besoins de la mère qui sont d’environ de 1 à 1,5 L de boissons par
jour. Mais il doit également couvrir les besoins liés à l’allaitement soit environ 600 ml. Il sera donc
conseiller de boire 2 litres au minimum par jour. Ces apports pourront être majorés en fonction des
saisons et des fortes chaleurs notamment.

Les femmes allaitantes présentent une aménorrhée et la lactation entrainent une augmentation
de l’absorption du fer. Il n’est donc pas nécessaire de supplémenter les femmes allaitantes en bonne
santé.

L’allaitement exige que l’alimentation soit d’un bon apport en calcium (1000 à 1200 mg/j) et en
phosphore (3 g/kg/j) durant la première année.

En raison de ses faibles réserves à la naissance, il est particulièrement important d’assurer un


apport adéquat au nourrisson en vitamine A. Il est donc conseillé d’augmenter les apports de la mère.

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4. Travail

1. Les besoins énergétiques :


Besoins sont variables selon :
o La charge physique de travail.
o Les conditions de travail.
o Les individus.
Mais une grande variabilité individuelle : notamment chez les travailleurs de force !!!

La dépense énergétique = Métabolisme de base + dépenses de thermogenèse + activité physique

2. Nutrition et vigilance
Somnolence post-prandiale et réduction des performances : surtout après ingestion de glucides (niveau de
vigilance et de performance meilleur après ingestion de protéines).

Baisse de vigilance en fin de matinée : meilleurs résultats de mémorisation lors de la prise d’un petit-déjeuner.

Manque d’apport calorique : risque de somnolence, baisses des performances, malaises hypoglycémiques.

3. Les erreurs alimentaires en milieu de travail


 Petit-déjeuner insuffisant,
 Casse croûte trop calorique,
 Déjeuner trop abondant.

5. Vieillesse
Le vieillissement est une condition physiologique caractérisée par une perte des capacités d’adaptati on et
associée à une diminution de la masse maigre. Celle-ci est liée à une diminution de la synthèse protéique post-
prandiale. C’est pourquoi les références nutritionnelles en protéines doivent être suffisantes sur le plan qualitatif
(1,0 –1,2 g/kg/j) et satisfaisants sur le plan qualitatif.

Les besoins énergétiques, quant à eux, ne diminuent pas à activité physique égale : c’est pourquoi les apports
glucidiques et lipidiques doivent être maintenus à un niveau identique à ceux de l’adulte jeune.

En ce qui concerne l’apport en micronutriments non énergétiques, on veillera particulièrement à l’apport en


vitamine D et en calcium.

Les apports pour ce groupe ne sont pas faciles à établir car c’est un groupe non homogène. On peut avoi r une
personne de 70 ans super active et une autre grabataire. On ne peut donc pas généraliser.

A noter qu'il ne faut jamais changer brutalement les habitudes alimentaires d’un vieillard à moins qu'elles soient
néfastes à sa sante.

Tenir compte de la dentition des vieillards – légumes écrasés, viande hachée, jus de fruit…

Un supplément de Vitamine D pour toutes les personnes âgées de plus de 50 ans est recommandé par l’OMS.
Conseiller les aliments riches en calcium (lait) pour prévenir l’ostéoporose qui est assez fréquente chez le vieillard.
Restreindre légèrement les matières grasses et de sodium.

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