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Thème Mers Et Océans TSTMG 2

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THÈME MERS ET OCÉANS : AU CŒUR DE LA

MONDIALISATION

Introduction

Les espaces maritimes sont fondamentaux pour la mondialisation et pour


l’économie mondiale car :
- ils regorgent d’importantes ressources.
- ils permettent d’intenses échanges.
Cependant, ils sont de plus en plus exploités donc dégradés ; c’est pourquoi ils
doivent être protégés..
Problématique : Pourquoi mers et océans sont-ils des vecteurs essentiels au sein
de la mondialisation ?

I) Des espaces qui fournissent de nombreuses ressources.


A) Des ressources énergétiques et minérales.
- 30% de la production mondiale de pétrole grâce aux plateformes en
offshore.
- Champs d’éoliennes bénéficiant de la force et de la régularité des vents
marins ainsi que de la maîtrise technologique de l’offshore.
- Grandes quantités de minerais comme les nodules polymétalliques mais
largement inexploités car difficiles d’accès.

B) Des ressources halieutiques (= ressources vivantes animales et


végétales des mers et des océans exploitées par l’homme).
Elles nourrissent plus d’un milliard d’êtres humains :
- la pêche industrielle : en haute mer ; chalutiers où le poisson est
transformé et conditionné ; la demande augmente fortement, notamment issue
des pays riches et émergents.
- la pêche artisanale : le long des côtes ; bateaux de taille modeste.

L’aquaculture vise à répondre à la demande croissante des produits de la mer,


surtout en Asie, mais elle met en péril la pêche artisanale qui domine dans les
pays en développement.

C) Des ressources liées aux activités touristiques.


Outre le tourisme balnéaire sur de nombreux littoraux du monde, le tourisme de
croisière explose, surtout dans les bassins caribéen et méditerranéen, pour une
clientèle avant tout américaine et européenne.
II) Des espaces sur lesquels circulent des flux nombreux.
A) Des flux matériels : ressources et marchandises.
Le transport maritime représente 85% du commerce de marchandises en volume
et est en progression constante et se caractérise par : bas coûts, longues
distances, fiabilité, spécialisation des navires (pétroliers, vraquiers pour charbon,
minerais, grains et porte-conteneurs pour les produits manufacturés). La
conteneurisation a constitué une révolution technique et commerciale car les
boîtes métalliques standardisées facilitent le chargement et le déchargement
dans des ports spécialisés.

B) Des flux immatériels : informations et capitaux.


Les flux d’informations (voix, texte, image, vidéo) transitent presque
exclusivement par les câbles sous-marins qui contiennent des fibres optiques et
qui sont déposés au fond des mers et océans, à bas coûts.
Ces câbles relient les pays développés de la Triade (Amérique du Nord, Europe,
Asie Pacifique) et les pays émergents. Ils relient les data centers stockant les
données des grands sites comme les GAFAM (Google, Apple, Facebook,
Amazon, Microsoft).
Même constat pour les capitaux qui circulent de façon dématérialisée sous les
océans.

C) Des flux humains : migrants et touristes.


Explosion des flux migratoires : bateaux, distances limitées ; relient des pays
peu développés ou en guerre à des pays plus développés et en paix ;
d’importants bassins migratoires comme la mer Méditerranée ou la mer des
Caraïbes ; flux majoritairement illégaux et dangereux.
Des flux touristiques, surtout de croisiéristes, augmentent fortement depuis 40
ans. L’industrie des croisières est très concentrée autour d’un nombre limité de
grands groupes (Carnival, MSC Croisières).

III) Des espaces inégalement intégrés à la mondialisation.


A) Des routes maritimes inégales.
La géographie des flux maritimes et d’informations révèle une mondialisation
inégale :
- les flux de matières premières : principalement du Sud vers le Nord, des
pays en développement et des pays exportateurs de pétrole vers les pays
développés et émergents.
- les échanges à forte valeur ajoutée, de produits finis ou semi-finis, et
d’informations : principalement entre Amérique du Nord, Europe et Asie
orientale.
Les routes maritimes suivent des itinéraires précis, dépendant des échanges
commerciaux :
- les « routes » Asie orientale – Europe – Amérique du Nord via Pacifique
et Atlantique : volumes les plus importants et les plus variés car elles relient les
3 pôles principaux de l’économie mondiale qui concentrent 85% du commerce
mondial.
- et les quantités transportées par de très grandes compagnies entre Nord et
Sud et entre Sud et Sud ne cessent d’augmenter.

B) Détroits et canaux : points névralgiques du commerce mondial.


Certains détroits sont sur les plus grandes routes maritimes mondiales et sont des
points de passage stratégiques :
- Ormuz : pétrole.
- Nord Pas de Calais, Gibraltar, Malacca : diversité des flux et présence de
grands ports en constante évolution.

Les canaux de Suez et Panama évitent les longs détours commerciaux.

C) Les façades maritimes : espaces clés de la concentration des


flux.
Les façades maritimes concentrent les activités maritimes ; les plus puissantes
réunissent des ports nombreux au fort trafic et en concurrence ; ils desservent de
vastes régions = leur arrière-pays (= zone d’influence d’un port à l’intérieur des
côtes) et s’ouvrent sur leur avant-pays (= zone maritime de desserte des lignes
régulières d’un port). Ce sont aussi des lieux majeurs de la production
industrielle grâce aux Zones Industrialo-Portuaires.
Ainsi, la Chine, première exportatrice au monde, dispose de l’une des façades
maritimes les plus importantes ; mais aussi, l’Est de l’Amérique du Nord,
l’Ouest de l’Amérique du Nord, l’Europe du Nord.

Les mers et les océans sont donc bien le reflet d’un monde polarisé et inégal.

IV) Les enjeux liés aux espaces maritimes


A) Des enjeux d’appropriation
Les Etats s’approprient les mers pour accéder aux ressources mais aussi pour se
protéger.
La Convention de Montego Bay en 1982 est à l’origine d’un droit international
qui, entre autre, confère aux Etats riverains un contrôle souverain sur les
ressources présentes dans les espaces maritimes de leur Zone Economique
Exclusive, espace qui s’étend jusqu’à 200 milles marins de leurs côtes. Au-delà,
la haute mer = eaux internationales : ce sont des espaces de libre circulation avec
une exploitation des fonds marins qui est réglementée par l’ONU et où
s’applique le principe de liberté (circulation, pêche).

B) Des enjeux géopolitiques


Convoitise des Etats au sujet des ressources au-delà de leur ZEE, d’où des
contentieux sur le tracé des ZEE, comme en Mer de Chine ou dans l’Océan
glacial Arctique où, avec la fonte de la banquise, convoitises et rivalités se
développent entre Etats riverains (Etats-Unis, Canada, Russie, Danemark,
Norvège) pour l’exploitation des ressources et la maîtrise de nouvelles routes
maritimes marchandes, ou bien comme dans l’Océan Indien.
Certaines routes maritimes sont menacées par des actes de piraterie qui justifient
la présence de marines militaires. (Corne de l’Afrique par exemple).

C) Des enjeux environnementaux


L’Etat de santé des mers et océans se dégrade rapidement ; les menaces sont
dues aux activités humaines :
- exploitation des hydrocarbures (plateformes offshore) et transport sont à
l’origine de pollutions comme les marées noires (Golfe persique, au large de
l’Europe par exemple).
- concentration d’eaux usées, de produits chimiques, de pesticides, de
plastiques (ex : de véritables « continents » = gyres dans tous les océans comme
dans le Pacifique Nord) qui mettent en péril la faune et la flore (perte de la
biodiversité).
- la pêche industrielle entraîne la baisse des ressources halieutiques.
- la surfréquentation touristique perturbe les milieux marins.
Par l’intermédiaire de l’ONU, une gestion internationale contribue à la
protection de l’environnement marin par la création des aires marines protégées
(= espaces maritimes relevant de mesures de protection environnementale et de
gestion des ressources) : il en existe environ 5000, correspondant à 6% de la
surface des mers et océans mais elles ne cessent d’augmenter, preuve de la
dégradation de ces milieux et donc de la nécessité de les protéger.

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