Droit de l'environnement en RDC : enjeux et répression
Droit de l'environnement en RDC : enjeux et répression
1. Problématique
Étant un pays immensément riche, la RDC regorge plusieurs potentiels, diverses
ressources naturelles entre autres les minerais, la forêt, le 3/4 d’eaux douces du
monde et la liste n'est pas exhaustive…
L’environnement étant un levier, un pilier moteur pour le développement de
tout pays confondu, se doit d’être protégé contre les nuisances et les pratiques
barbares à son endroit. Eu égard aux arguments ci-haut cités, la RDC a mis en
place un texte bien précis et concis dans ces différents domaines à dessein de
créer des règles, des normes qui régiront la conduite de l’homme au regard de
l’environnement. En bref, ces règles régiront le comportement de la société de
l’environnement puisqu’il est question dans notre travail. En d’autres termes,
toute personne qui irait à l’encontre de ces dites normes, se verrait punie
conformément aux prescrits de la loi.
A titre illustratif, dans le cas de déboisement, dans cette occurrence, des
mécanismes sont pris entre autres le reboisement afin de palier au déficit causé
par le déboisement, car nous connaissons tous sans exception l’importance et
l’apport du bois sur l’économie et dans les besoins sociaux. Ici il est non
seulement question de protéger l’environnement, mais également de
permettre à l’homme de profiter de ce que lui donne naturellement la terre, sa
mère nourricière. ( Principe de conciliation1) .
Cependant, qu’en est-il de toutes ces personnes qui vont à l’encontre, qui
enfreignent les normes environnementales. Oui, la RDC a un cadre juridique
environnementale, qui tend à réprimer le comportement infracteur. Eu égard
aux arguments susmentionnés, mais nous nous sommes posés ces quelques
questions :
Quel est l’état de lieu de l’effectivité de la répression en droit de
l’environnement.
Quels sont les obstacles ?
Quelles peuvent être les pistes de solution pour rendre plus efficace la
répression.
1
Concept clé en droit de l’environnement, consistant à adapter la destruction et la protection de
l’environnement par rapport aux besoins sociaux, Cfr Notes de cours, P. SUMMEY.
2. Hypothèse
L’hypothèse de travail est une réponse en amont, provisoire aux questions de la
problématique. Elle servira de fil conducteur, car elle est une proposition de
réponses aux questions posées dans la problématique.
QUIVY et COMPENDHOUT définissent l’hypothèse comme cet ensemble de
propositions anticipant une relation entre 2 termes qui, selon le cas, peuvent
être des concepts ou des phénomènes, En gros ce sont donc des tentatives des
réponses provisoires à une question.
3. État de la question
A l’élaboration d’un travail scientifique, il est primordial voire judicieux pour le
chercheur de passer en revue, en analyse quelques travaux antérieurs pour se
rendre compte si le sujet que l’on veut aborder a déjà fait l’objet d’une
quelconque étude. Quelques hommes des sciences ont pu se pencher sur la
question.
L’état de la question est cet ensemble des publications antérieures qui,
indirectement ou directement, ont porté sur le même thème et non sur le
même sujet que celui abordé par l’auteur.
Nadyne-clémence CHALACHALA estimes que certes, la RDC a mis tous les
mécanismes qu’il faille, cependant le droit de l’environnement n’est presque
pas respecté, il est inexistant.
Carel MAKITA KONGO, pour sa part trouvé que la plupart des citoyens ignorent
non seulement les bienfaits de l’environnement mais également les normes qui
régissent celui-ci, d’où son effectivité laissant à désirer. En effet, la répression
qui est le soubassement même d’une règle, se doit d’être appliquée à tout celui
qui enfreignerait les prescrits.
La loi N⁰11/009 du 09 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la
protection de l’environnement, définit les concepts et notions clés liés à
l’environnement, et donne les sanctions pour réprimer le comportement
infracteur. La réalité en est que toutes les dispositions ne sont pas respectées et
par celui qui doit les faire respecter et par celui qui doit respecter les
dispositions. La charge incombe à tous.
Pour s’assurer d’un meilleur rendu de la répression du droit de l’environnement
en général, il serait judicieux et pertinent de former tour congolais sur les
enjeux de l’environnement ; mieux vaut prévenir que guérir, dit-on. La
répression serait plus effective si plusieurs dispositions étaient respectées, la
RDC présente un cadre juridique sur cette question bien garni, en revanche son
effectivité laisse à désirer comme pour la plupart de législations.
4. Canevas du travail
Outre l’introduction (problématique, hypothèse, état de la question), notre
travail sera articulé sous deux chapitres : le 1er parlera sur les généralités sur le
droit de l’environnement et le 2ème parlera sur la répression en droit de
l’environnement ainsi que son effectivité par ricochet.
2
Article 2 alinéa 16 de la loi n⁰11/009 du 9/07/2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de
l’environnement.
De ce fait : dès la déclaration de Stockholm l’on a proclamé que : « l’homme a
un droit fondamental à la liberté, égalité et à des conditions de vie satisfaisante
dans un environnement dont la qualité lui permet de vivre sans la dignité et le
bien-être ».
Pour la première fois au monde la charte africaine des droits de l’homme et des
peuples de 1981 va formuler la première expression du droit de
l’environnement dans le sens des droits aux individus en ces termes : « Tous les
peuples ont droit à un environnement satisfaisant et global propice à leur
développement » .
Un peu plus loin les déclarations de Rio de 1992 e et de Johannesburg de 2002
vont prôner ce droit mais c’est la convention d’Aarhus sur l’information, la
participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en
matière d’environnement du 25.06.1998 qui va consacrer ce droit de manière
définitive dès son préambule.
Bien évidement d’autres instruments juridique régionaux ont également
consacré le droit à un environnement sain comme droit de toute personne
humaine.
Pour ce qui concerne l’état congolais les différentes constitutions successives
ont reconnu l’importance de la protection de l’environnement de manière
expresse, la constitution de 2006 pose le cadre juridique de la protection de
l’environnement en ces articles 53,54,55,56,57,58,59,60 avec ses dispositions
légales la constitution Congolaises place l’environnement au rang des droits
fondamentaux et des libertés fondamentales. Ainsi le législateur congolais a
adopté la loi du 09.07.2011 portant principes fondamentaux relatifs à la
protection de l’environnement3.
Le législateur prévoit plusieurs taxes pour tout celui qui s’adonne à un travail
qui susciterait la destruction de l’environnement. Plusieurs principes régissent
cela.
Section 3ème : Les principes
C’est à partir de la conférence de Stockholm de 1972 et à celle de Rio de 1992
que ces principes communs à plusieurs systèmes juridiques ont été bien
précisé. Ils sont reconnus Internationaux, régionaux et nationaux. Ils servent de
3
Notes des cours, P.SUMMEY
base à la protection de l’environnement et à la définition de la stratégie du
développement durable :
4
Définition du dictionnaire français LAROUSSE
5
Lexique des termes juridiques 2014
6
Ibidem
7
Ibidem
1. La Convention sur la diversité biologique (CDB) : La RDC est partie à cette
convention qui vise à la conservation de la diversité biologique, à
l’utilisation durable de ses éléments et au partage juste et équitable des
avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques.
2. La Convention de Ramsar sur les zones humides : La RDC a également
adhéré à cette convention qui vise à la conservation et à l’utilisation
rationnelle des zones humides.
3. La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques
(CCNUCC) : La RDC est partie à cette convention qui vise à stabiliser les
concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère pour prévenir les
perturbations dangereuses du système climatique.
4. La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants
(POPs) : La RDC a signé et ratifié cette convention visant à éliminer ou
restreindre la production et l’utilisation de polluants organiques persistants.
5. La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de
déchets dangereux et leur élimination : La RDC est également partie à cette
convention qui vise à réduire les mouvements transfrontières de déchets
dangereux et à promouvoir leur gestion écologiquement rationnelle.
Ces traités internationaux reflètent l’engagement de la RDC à participer aux
efforts mondiaux visant à protéger l’environnement et à promouvoir le
développement durable. En tant que partie à ces conventions, la RDC s’engage
à respecter les dispositions et à mettre en œuvre des mesures nationales pour
atteindre les objectifs fixés par ces traités internationaux.
0.2 Des dispositions légales internes
8
Projet MOJED de l'institut de la francophonie pour le développement durable
francophones pendant que l’environnement continue à se dégrader
progressivement .
Dans la pratique, le constat effectué fait ressortir que les Officiers de la police
judiciaire et les agents de la police judiciaire , tel que consacré par l’ordonnance
loi n• 78/289 du 3 juillet 1978 relative à l’exercice des attributions d’officiers et
d’agents près les juridictions de droit commun ,qui ont la charge de constater et
de faire poursuivre devant les tribunaux compétents, les auteurs des infractions
environnementales, se préoccupent peu des infractions environnementales par
rapport aux infractions classiques soit par ignorance des textes qui leur
donnent compétence dans ce domaine, soit encore par la conviction que le
personnel spécialisé en environnement est le mieux qualifié pour le faire.
L’inefficacité de la répression en RDC est de ce fait liée à plusieurs obstacles
dont certains sont dus aux modes de constatation des infractions et de leurs
poursuites ainsi que le déficit des juridictions et magistrats spécialisés.
La difficulté dans la constatation des infractions est que la plupart des OPJ,
inspecteurs et agents de l’administration en RDC , ne disposent généralement ni
des compétences techniques en la matière, ni des moyens nécessaires pour
constater l’infraction, chose peu étonnante en RDC.
En effet, tels que prévoient les textes sur la protection pénale des forêts et
l'environnement, les agents de l'administration constatent les infractions dans
les procès-verbaux et sont tenus de les transmettre immédiatement au
Ministère public. Mais, ils préfèrent dans la plupart de cas passer à des
solutions à l'amiable telles que la transaction forestière et cela constitue un
frein autrement dit-elle affaiblit le système répressif mis en place ou établi 9. Le
déficit des juridictions et de magistrats spécialisés en droit de l’environnement
plonge la RDC dans une situation de faiblesse due à l’inefficacité des
mécanismes de mise en œuvre protectrices de l’environnement.
La République Démocratique du Congo est également liée par des nombreux
instruments juridiques internationaux conclus en d’environnement . Aussi, elle
s'est ainsi placée dans la perspective, la dynamique de la lutte contre les
atteintes à l'environnement au niveau national en consacrant sa protection
dans la Constitution du 18 février 2006 telle que modifiée par la Loi n°11/002
du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles ainsi que la Loi n°11/009
9
PAM KAMBAMBA : « La problématique de la répression des infractions forestières en droit pénal congolais »
P.34
du 09 juillet 2011 portant Principes Fondamentaux relatifs à la Protection de
l'Environnement.
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages
1.QUIVY,COMPENDHOUT, étude et définition de l’hypothèse.
2.CHALACHALA Nadyne-clémence ,droit de l’environnement.
3.PAM KAMBAMBA, La problématique de la répression des infractions
forestières en droit congolais.
Documents officiels
1.Loi n°11/009 du 09 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatives à la
protection de l’environnement
2.La constitution du 18 février 2006
3.L’ordonnance 41/48 du 12 février 1953 sur les établissements dangereux
4.Déclaration de Stockholm juin 1972
5.Déclaration de Rio de 1992 sur l’environnement
Autres documents
1.Notes des cours
Table des matières
INTRODUCTION……………………1
1.1problématique …………………..1
1.2 hypothèse……………………….1
1.3 état de la question………………1
Chapitre 1 généralités sur le droit de l’environnement ……………………..2
1.1 notion de l’environnement………2
1.2
1.3 élément fondamental de l’environnement………………………2
1.3 les principes……………………..2
Chapitre 2 : De l’effectivité de la répression en droit de
l’environnement………………..6
Section 1ère : Définitions des concepts clés…......................6
Section 2ème : Du cadre juridique environnemental……………….7
0.1. Dispositions légales internationales……. 8
0.2. Dispositions légales internes……. 9
Section 3ème : De l’effectivité proprement dite
Conclusion……….. 1
Bibliographie………….12