Simulation des Contraintes dans Plaques Composites
Simulation des Contraintes dans Plaques Composites
net/publication/304833979
MASTER 2014
CITATIONS READS
0 1,341
1 author:
Deghboudj Samir
Université de Tébessa
63 PUBLICATIONS 126 CITATIONS
SEE PROFILE
All content following this page was uploaded by Deghboudj Samir on 05 July 2016.
Université de Tébessa
Faculté des Sciences & Technologie
Département de Génie Mécanique
MEMOIRE DE MASTER
Option
Conception et fabrication assisté par ordinateur
(CFAO)
Thème :
Devant le jury
Introduction générale………………………………………………………………….... 1
2.1Introduction ........................................................................................................ 21
2.11.1 Formulation…………………………………………………………………………….. 29
2.13.1 Détermination des contraintes ߪ௫௫ , ߪ௬௬ , ߪ௫௬ dans le système d’axes (x,y) ………….. 31
2.14.1 Détermination des contraintes ߪ௫௫ , ߪ௬௬ , ߪ௫௬ dans le système d’axes (x,y) ………… 35
2.15.1 Détermination des contraintes ߪ௫௫ , ߪ௬௬ , ߪ௫௬ dans le système d’axes (x,y) …………. 37
2.16.1 Détermination des contraintes ߪ௫௫ , ߪ௬௬ , ߪ௫௬ dans le système d’axes (x,y)…….. …… 40
Conclusion générale…………………………………………………………………..
• Table des figures
CHAPITRE1 : Généralités sur les matériaux composites
Le matériau composite est un assemblage d'au moins deux matériaux non miscibles ayant une
forte capacité d'adhésion « renforts » (fibres) et « matrice » (résine). Le nouveau matériau ainsi
constitué possède des propriétés que les éléments seuls ne possèdent pas. Le renfort est le
squelette supportant les efforts mécaniques. Il peut se présenter sous de nombreuses formes :
fibres courtes (mat) ou fibres continues (tissus ou textures multidirectionnelles) en fonction de
l'application envisagée. Les fibres sont l’association des milliers de filaments de très petits
diamètres. En général, on assemble les filaments en fils de base ou mèches soit par torsion (fil
câblé) soit par simple union sans torsion ou les filaments conservent leur parallélisme. Les fibres
possèdent généralement une bonne résistance à la traction mais une résistance à la compression
faible. La matrice doit lier les renforts en empêchant leurs mouvements relatifs. (le composite
ainsi élaboré possède une rigidité meilleur –par rapport au renfort- avec une légèreté plus
importante), ce qui explique l'utilisation croissante des matériaux composites, dans différents
secteurs industriels. De nos jours, l’utilisation des matériaux composites augmentent de plus en
plus surtout dans le secteur aéronautique, les nouveaux avions civils et les nouveaux moteurs
font une utilisation intensive des composites dans le but de réduire la masse des appareils. Les
matériaux composites permettent d'atteindre des niveaux de performances inégalés. En effet, ils
possèdent une structure géométrique spécialement conçue pour leur conférer des propriétés que
leurs constituants élémentaires ne possèdent pas individuellement, et leur permettre de remplir de
nombreuses fonctions techniques. Pour tirer le meilleur profit de leurs capacités, les composites
sont généralement conçus en même temps que les pièces qu'ils constituent. La frontière entre le
produit et le matériau est donc plus floue qu'avec les matériaux traditionnels, ce qui implique de
profonds changements dans la conception des produits industriels. L'utilisation des plaques
composites stratifiées a connu un grand développement durant ces dernières années. Dans ce
cadre et afin de contribuer à la compréhension de ces renforts composites stratifiés, on va étudier
le comportement en traction d’une plaque composite stratifiée. Nous avons commencé notre
travail par un premier chapitre qui à été dédié à des généralités sur les matériaux composites.
Page 1
Dans le second chapitre nous avons présenté les concepts fondamentaux de la mécanique des
matériaux composites jugés utiles pour la suite de notre travail suivie d’une étude analytique
d’une plaque stratifiée soumise à un champ de traction. Le troisième chapitre représente une
étude numérique du même phénomène (plaque stratifiée soumise à un champ de traction), par
des simulations utilisant le code de calcul ABAQUS. En fin nous avons terminé notre travail
par une conclusion générale.
Page 2
Chapitre 1
Généralités sur les matériaux composites
1.1 Introduction
Dans un sens large, les mots composite signifie constitué de deux ou plusieurs parties différentes.
En fait, l’appellation matériaux composite ou composite est utilisée dans un sens beaucoup plus
restrictif, qui sera précisé tout au long de ce chapitre .nous en donnons pour l’instant la définition
générale suivante. Un matériau composite est constitué de l’assemblage de deux matériaux de
natures déférentes, se complétant et permettant d’aboutir à un matériau dont l’ensemble des
performances est supérieur à celui des composants pris séparément
1.2 Matériaux composites
Une définition générale des matériaux composites est d’après (Berthelot, 1992), ≪ Un matériau
composite est constitué de l’assemblage d'au moins deux matériaux non miscibles et de nature
différente, se complétant et permettant d’aboutir à un matériau dont l’ensemble des performances
sont supérieures à ceux des composants pris séparément≫. Un matériau composite est constitué
d’une ou plusieurs phases discontinues reparties dans une phase continue. La phase continue est
appelée la matrice. La phase discontinue présente usuellement des propriétés mécaniques
(rigidités et résistances) supérieures a celle de la matrice et est notée renfort. Les propriétés des
matériaux composites résultent des propriétés des matériaux qui le constituent, de la distribution
géométrique des renforts, du taux volumique de renfort, de la nature des interfaces renforts-
matrice et du procède de fabrication. On conçoit un composite en fonction du type d'application,
de chargement ce qui est différent des matériaux classiques où on adapte la conception d'une
structure en fonction du matériau constitutif [1]
Matrice
Page 3
1.3 Constituants de bas d’un matériau composite
Les différents matériaux utilisés pour les matrices et les renforts sont présentes. Il convient de
noter que tous les types de matériaux ne peuvent être associes et que la Qualité de l’adhésion
entre la matrice et les renforts est un point essentiel dans le Choix des constituants. Les
matériaux composites plastiques sont constitués principalement De l’association de deux
constituants :
Le renfort :
Armature, squelette, il assure la tenue mécanique (résistance à la traction et rigidité), souvent de
nature filamentaire (des fibres organiques ou inorganiques).
La matrice :
Lie les fibres renforts, répartie les efforts (résistance à la compression ou à la flexion), assure la
protection chimique, en général c'est un polymère ou une résine organique. Comme présenté ci-
dessous (figure 1.2).
En plus de ces deux constituants de base (le renfort et la matrice), il faut rajouter : une interface
qui assure la compatibilité renfort-matrice, qui transmet les contraintes de l'un à l’autre sans
déplacement relatif. Ce sont en général des produits chimiques qui entre dans la composition du
composite mais n'interviennent pratiquement jamais dans le calcul de la structure composite.
1.3.1 La matrice
Dans un grand nombre de cas, la matrice constituant le matériau composite est une résine
Polymère. Les matériaux composites sont souvent composé de deux parties : Une première
partie qui est constituée d’une ossature appelée matrice qui est généralement une matière
plastique (résine thermoplastique ou thermodurcissable) et qui assure la cohésion de la structure
et la retransmission des efforts vers le renfort, elle permet en outre de donner la forme voulue au
Page 4
produit réalisé, Il existe aujourd'hui un grand nombre de matériaux composites que l'on classe
généralement en trois familles en fonction de la nature de la matrice.
[Link] Les composites à matrices organiques (CMO)
Qui constituent, les principales matrices utilisées et qui sont :
a) Les thermodurcissables
Les résines polyesters insaturés (UP) peu couteuses, sont généralement utilisées avec les fibres
de verre et que l'on retrouve dans de nombreuses applications de la vie de tous les jours. Les
résines époxy (EP) qui possèdent de bonnes caractéristiques mécaniques. Elles sont
généralement utilisées avec les fibres de carbone pour la réalisation de pièces de structure et
d'aéronautique. Les résines vinyles ter qui sont surtout utilisées pour des applications où les
résines polyester ne sont pas suffisantes. Les résines phénoliques (PF) utilisées dans les
applications nécessitant des propriétés de tenue aux feux et flammes imposées par les normes
dans les transports civils. Les résines polyamides thermodurcissables (PIRP) pour des
applications à haute température (~300°C) et polybismaleimides (BMI) pour des applications à
température intermédiaire (~225°C).
b) Les thermoplastiques
Comme le polypropylène ou le polyamide ou comme le polyéther imide (PEI), le sulfure de
polyphénylène (PPS) et la polyétheréthercétone (PEEK) pour la réalisation de pièces de structure
et d'aéronautique.
[Link] Les composites à matrices céramiques
(CMC) réservés aux applications de très haute technicité et travaillant à haute température
comme le spatial, le nucléaire et le militaire. Dans le cas des CMC (composites à matrices
Céramiques), la matrice peut être constituée de carbone ou de carbure de silicium. Ces dernières
sont déposées soit par dépôt chimique en phase vapeur (CVD) par densification d'une préforme
fibreuse, soit à partir de résines cokéfiables comme les résines phénoliques (dans le cas des
matrices de carbone).
[Link] Les composites à matrices métalliques
(CMM) trouvent leurs principales applications dans le transport aérien, maritime et ferroviaire,
le bâtiment, l'aérospatial ainsi que les sports et loisirs. Dans ce cas le renfort et la matrice doivent
être compatibles entre eux et se solidarisent grâce à l'intervention d'une interface qui assure la
Page 5
compatibilité renfort-matrice, qui transmet les contraintes de l'un à l’autre sans déplacement
relatif.
Matrices
Organiques Minérales
Page 6
[Link] Les fibres de verre
Plus abordables, présentent des propriétés mécaniques (notamment le module en traction) plus
faibles mais néanmoins intéressantes (en particulier la résistance de traction). Les fibres de verre,
constituées essentiellement de silicate, ont un diamètre d’environ 10 micron et sont des
matériaux isotropes.
[Link]. Les fibres d’aramide
dont la plus connue est le kevlar, ont de bonnes propriétés en traction et une excellente ténacité
d’ou leur usage pour la fabrication de gilet pare-balles. Le diamètre d’une fibre d’aramide est du
même ordre de grandeur que celui d’une fibre de verre.
[Link] Les fibres céramiques
Comme les fibres Sic, présentent une bonne stabilité des propriétés sa haute température (de
500°C a 1600°C). Le diamètre de ces fibres est important (100 micron) et elles présentent un
comportement anisotrope. Leur cout de fabrication est très élevé.
[Link] Les fibres végétales
Comme le chanvre ou le coton, présentent des propriétés mécaniques faibles mais ont un cout de
fabrication dérisoire en regard des autres types de fibre. On notera que le module de traction
d’une fibre de chanvre est du même ordre de grandeur (E ≈ 70GPa) que celui d’une fibre de
verre, pour un cout bien moindre. La résistance de traction est toutefois 5 fois inferieure. Ces
matériaux sont utilises dans l’industrie navale, l’industrie automobile ou le génie civil pour des
applications présentant un fort aspect écologique [2]
Page 7
Fig.1.5 : Exemples de tissus de renforts utilisés pour les CMO haute performance : (a) verre, (b) carbone, (c)
aramide (Kevlar) .
Fig.1. 6 : Les structures géométriques des composites : (a) fibres longues, (b) fibres courtes, (c) particules
Page 8
selon la direction du troisième axe. Les tissages «4D» comportent quant à eux des fibres dirigées
selon les directions de type (1,1,1) d’un cube. Un exemple typique est le carbone-carbone, qui
résiste jusqu’à de très hautes températures, et qui, en raison de la géométrie adoptée, est
insensible au délaminage, ou décollement des couches entre elles.[3]
Fig. 1.8 : Exemples de tissus tridimensionnels : (a) tissu tri orthogonal, (b) tissu "4D" (les renforts sont orientés
selon les quatre diagonales d'un cube).
Composites à matrice
minérale Ciment/sable/granulats Génie civil Aviation, espace, sports,
Béton Carbone/fibres de carbone biomédecine , etc.
Composites carbone- Pièces thermomécaniques
Carbone Céramique/fibres céramique
Composites céramique
Composites à matrice Aluminium/fibres de bore
Métallique Aluminium/fibres de carbone Espace
Sandwiches Métaux , stratifiés, etc.
Mousses, nids d’abeilles, balsa,
Plastiques renforcés, etc. Domaines multiples
Page 11
imprégnées à haute pression avec des résines phénoliques durcissant es telles que la bakélite. Les
panneaux de bois agglomérés comme le contreplaqué utilisé en menuiserie, construction,
ébénisterie. Le béton armé en génie civil est un composite de béton et d'acier. Le GLARE,
composé principalement d'aluminium et de fibre de verre, est utilisé en aéronautique. L'acier
damassé est un composé de plusieurs feuilles d'acier de nuances différentes. [1]
1.9 Définition d’une plaque stratifiée
Un stratifié résulte de la superposition de plusieurs couches (ou plis) de nappes
unidirectionnelles ou de tissus. Les nappes successives sont en général orientées différemment
(classiquement 0°, 45°, 90°, -45°). Il est important de respecter dans la conception la symétrie
miroir, qui caractérise une plaque dont les empilements de plis de part et d’autre du plan moyen
sont symétriques. Comme va le montrer la théorie qui suit, si la plaque ne possède pas cette
symétrie, elle risque de se «voiler» lors de la fabrication en raison des dilatations différentielles
liées aux différences de coefficient de dilatation, ou en service, comme résultat du couplage
traction cisaillement. Il y a au minimum quelques couches, et jusqu’à 20ou 30 couches, pour une
épaisseur qui peut aller de 1 mm à plusieurs mm.
Fig.1. 9: Exemples de stratifiés à base de plis unidirectionnels. Les nombres entre crochets désignent l'angle de
chaque pli (en degrés) par rapport à une direction de référence.
Fig.1.10 : Dispositions possibles des fibres dans un pli : (a) tissu plan (ici non équilibré), (b) mat, (c) unidirectionnel.
1.10 L’utilisation des plaques stratifiées composites
Page 12
L'utilisation des plaques stratifiées composites a connu un grand développement durant ces
dernières années, surtout dans les structures aérospatiales là où l'on recherche un rapport
résistance/poids élevé. Une plaque composite utilisée comme élément structural est souvent
soumise à différents types de compression qui peuvent causer le flambement.
La connaissance du comportement critique et postcritique s'avère alors nécessaire dans le
dimensionnement de ces plaques.
1.11 Les matériaux composites structuraux
Peaux
Cœur
Page 13
Fig.1. 13 : Une structure en sandwich
Page 14
Fig.1. 15 : Exemples de multi-matériaux stratifiés : (a) contreplaqué, (b) GLARE
0ᵒ
45ᵒ
90ᵒ
Plan de symétrie miroir 90ᵒ
45ᵒ
0ᵒ
Exemples :
0ᵒ
0ᵒ
0ᵒ
Page 15
Un stratifié à plis croisés : l’orientation des fibres est alternée d’un pli à l’autre,
…/0°/90°/0°/90°/
0ᵒ
90ᵒ
0ᵒ
90ᵒ
Les stratifiés sont constitués de couches successives (appelées parfois plis) de renforts (fils,
stratifies, mats, tissus, etc.) imprégnés de résines. Nous examinons les divers types de stratifiés.
1.12 Stratifiés à base de fils ou de tissus unidirectionnels
Les stratifiés à base de fils ou tissus unidirectionnels constituent un type de stratifié de base
auquel peut se ramener en théorie tout autre type de stratifié. Ces stratifiés sont constitués
(figure 1.17) de couches de fils ou de tissus unidirectionnels, dont la direction est décalée dans
chaque couche.
Couches
Stratifi
Page 16
45°
30° 90° 90° 45° 0° 45°
0°
45°
90° Z
90°
y
30°
Page 17
30° 90° 45° 0° 45°
X
Z
Page 18
1.15 Séquence
La répétition de séquences peut être indiquée par un indice indiquant le nombre de fois ou une
séquence est successivement répétée.
Stratifiés Désignation
0° 45° 90° 0°45° 90° 90° 45° 0° 90°45°0° [(0/45/90) ]s
Page 19
Chapitre 2
Concepts fondamentaux de la mécanique des
matériaux composites
2.1 Introduction
La déformation élastique une déformation réversible, le milieu retourne à son état initial
lorsque l’on supprime les [Link] déformation élastique est un domaine important de
la mécanique des milieux continus. L’élasticité linéaire concerne les petites déformations,
Propositionnelles aux sollicitations.
La recherche de solutions analytiques sur des corps de formes quelconques tridimensionnels
soumis à des chargements quelconques est quasiment impossible. Pour des prés
dimensionnements, on peut fréquemment faire des études bidimensionnelles. Ces géométries
sont plus faciles a traiter mathématiquement. En pratique il existe deux cas d’élasticité plane,
l’état plan de contraintes planes et l’état de déformations planes. Ce chapitre sera consacré à
définir les différentes concepts de élasticité linéaire, on va ainsi présenter les différents cas
2D : contraintes planes, déformation planes en coordonnées cartésiennes et polaires. Les
résultats développés concerneront principalement le problème étudié de simulation numérique
du champ de contraintes dans une plaque composite soumise à un champ de traction.
2.2 Loi de Hooke
C’est grâce à la propriété élastique des corps déformables qu’on a pu relier la déformation à la
contrainte et établir ainsi une relation entre les deux phénomènes (lo phi de Hooke)la première
formulation de cette relation a été établie expérimentalement par Hooke qui avait suspendue
une barre de section (s) tendue par une force f suivant un axe passant par son centre gravité
produisant ainsi une contrainte uniforme sur sa section tel que :
F (2.1)
σ=
s
Grace à un system d’enregistrement pouvant donner instantanément les valeurs de l’effort #$
et de l’allongement correspondant ∆&ou encor la dépendance entre la contrainte et
l’allongement relatif on peut obtenir une courbe (contrainte-déformation) représentée sur la
figure que suit :
Page 20
Élasticité plasticité
Réversible irréversible
=E.*
Alors :
(2.3)
Cette relation présente la loi de Hooke .la pente de la courbe est appelée module de Young(E),
ou bien module d’élasticité longitudinale
2.3 Tenseurs d’élasticité
Les champs des déformations et des contraintes dans milieu continu, sont liés par des lois
appelés lois de comportement, caractérisant le comportement mécanique de ce milieu. Le
comportement élastique d’un milieu continu est caractérisé par relation linéaire liant les
contraintes aux déformations tel que :
[σ]=[c][ * ] (2.4)
Page 21
Nous avons aussi :
[0 ]= [s].[σ] (2.6)
Ou bien :
0+, = 1+,./ . ./ (2.7)
Compte tenu de la symétrie des deux tenseurs +, et 0+, on peut dire que :
W09 Z W 0 0 0 0 0 Z W9 Z
Page 22
Les propriétés mécaniques élastiques d’un matériau isotrope sont déterminées par deux
constantes d’élasticité indépendantes 155 et 15 . on pose classiquement le module de Young
et coefficient de poisson E, v avec les relations suivantes :
155 = 15 =
5 ^_
= 155 − 15
] ]
La loi de comportement est caractérisée par deux grandeurs indépendantes, on utilise soit les
coefficients de Lamé µ,λ soit le module de Young E et le coefficient de poisson V.
2.5 Détermination expérimentale des modules
Le comportement élastique d’un matériau composite est déterminé entièrement par la
connaissance de cinq coefficients dans le cas d’un composite unidirectionnel, et de neuf
coefficients dans le cas d’un composite orthotrope. Dans le cas d’un état de contraintes planes,
seuls quatre coefficients sont nécessaires :`a , `c , dca , eca , que les matériaux soient
unidirectionnels ou orthotropes. Ces modules peuvent être mesurés dans des particuliers.
2.5.1 Traction longitudinale
Dans un essai de traction longitudinale, une charge f5 est exercée suivant la direction des
fibres (composite unidirectionnel) ou suivant la direction chaine (composite tissu)sur la
section droite 5 du matériau ( figure.2.2). La contrainte 55 est donnée par :
f5
55 =
(2.11)
5
Page 23
2
g f5
f5
g5
055 =
∆hi
0 =
∆hj
hi
(2.12)
hj
Et
`c = dca = −
(ii )jj
)ii )ii
ET (2.13)
Ou 1 est l’aire de la section droite sur laquelle est exercée la charge f comme dans l’essai
de traction longitudinale, les déformations 055 et 0 sont mesurées dans la partie utile de
`a = dac = −
(jj )ii
)jj )jj
ET . (2.15)
Page 24
2
f &
f
&
f
une contrainte :
78 =
1
(2.16)
La mesure de l’allongement 078 dans cette même direction permet d’en déduire le module d’
78
Young mesuré dans la direction à 45°par :
`78 =
078
(2.17)
F &5 y
F x
45°
&
Page 26
lllll$
fonction de la base k llll$ llll$
5 , k , k6 est identique que la loi de comportement soit exprimée en
rigidité Q au en souplesse S.
2.8.1 Base d’orthotropie
lllll$
Dans la base d’orthotropie k llll$ llll$
5 , k , k6 la relation de comportement élastique linéaire en
contrainte plane de la couche k s’écrit formellement en notation vectorielle sous les formes
suivantes :
. = pq 0q (2.18)
0. =
q q (2.19)
Avec S=p ^5 .les matrices Set Q sont symétriques.
2.8.2 Expression en souplesse
r0
q
s = t15
q
1
q
0 w r
.
s
05
q
0 0 S99 5
v .
(2.20)
Avec :
15 = 15 , 155 = , 1 = , 15 = − 15 = − , = , 199 =
q q q 5 q 5 q _ij q _ji _ij _ji q 5
]i ]j ]i ]j ]i ]j xij
,
r
.
s = tp5
q
p
q
0 w r0
q
s
5
. 0 0 p99 05
q q
(2.21)
Avec :
p55 = p = p5 = p99 = e5
. ]i . ]j . _ij ]j _ji ]i .
5^_ij _ji 5^_ij _ji 5^_ij _ji 5^_ij _ji
, , = ,
Page 27
2.8.4 Expression des relations d’élasticité hors axes principaux
Dons cette partie, les relations entre les composantes de la matrice de rigidité ou de souplesse
hors axes et les composantes exprimées dans les axes principaux de la couche k sont développées
dans le cas d’une rotation autour de l’axe llll$
o6 =k llll$6 tel que y = (,
lll$ llll$
k5 ). La matrice de rigidité
s’exprime alors en fonction des composantes dans la base d’orthotropie sous la forme suivante :
{ | = } ^5 p . }
Q (2.22)
Avec T = } ^a . En notation vectorielle, le changement de base s’écrit pour les contraintes et les
déformations sous la forme suivante :
σ̀| = } ^5 q ὲ | = } ^5 0 q (2.23)
C S −√2SC
Avec :
T ^5
= t S C √2SC w
√2SC −√2SC C − S
(2.24)
{|
Q ( 7 7) |
Q5 + Q|55 + Q| − 4Q|99 S C
5 = S +C
{|
Q 59 = Q55 − Q5 − 2Q 99 SC + Q55 − Q5 − 2Q 99 S C
| | | 6 | | | 6
{|
Q = Q55 S + Q C + 2Q5 + Q 99 S C
| 7 | 7 | |
(2.26)
{|
Q 9 = Q55 − Q5 − 2Q 99 S C + Q55 − Q5 − 2Q 99 SC
| | | 6 | | | 6
{|
Q 99 = Q55 + Q − 2Q5 + Q 99 S C + Q 99 (S + C )
| | | | | 7 7
Page 28
2.9 Etude analytique
2.9.1 Formulation
La résolution d’un problème étudié analytiquement le tenseur de la rigidité d’une plaque composite
soumise à un champ de traction simple peut ramener à la recherche d’une loi, appelée la loi de la
comportement élastique d’un matériau composite unidirectionnelle.
lllll$
Dans la base d’orthotropie k llll$ llll$
5 , k , k6 la relation de comportement élastique linéaire en
contrainte plane de la couche k s’écrit formellement en notation vectorielle sous les formes
suivantes :
. = pq 0q (2.27)
Le comportement exprimé en rigidité s’écrit dans la base d’orthotropie sous la forme suivant :
55
.
p55
q
p5
q
0 055
q
5
. 0 0 p99 05
q q
Avec :
p55 = p = p5 = p99 = e5 .
. ]i . ]j . _ij ]j _ji ]i .
5^_ij _ji 5^_ij _ji 5^_ij _ji 5^_ij _ji
, , = ,
0
= p{ 0
q
(2.27)
0
La matrice de rigidité réduite, rapportée aux axes (x,y) est ensuite calculée à partir des expression suivante :
{|
Q 55 = Q55 C + Q S + 2Q5 + Q 99 S C
| 7 | 7 | | (2.26)
{|
Q ( 7 7) |
Q5 + Q|55 + Q| − 4Q|99 S C
5 = S +C
{|
Q 59 = Q55 − Q5 − 2Q 99 SC + Q55 − Q5 − 2Q 99 S C
| | | 6 | | | 6
{|
Q = Q55 S + Q C + 2Q5 + Q 99 S C
| 7 | 7 | |
{|
Q 9 = Q55 − Q5 − 2Q 99 S C + Q55 − Q5 − 2Q 99 SC
| | | 6 | | | 6
{|
Q 99 = Q55 + Q − 2Q5 + Q 99 S C + Q 99 (S + C )
| | | | | 7 7
Page 29
Les contraintes dans les axes principaux s’obtiennent à partir de la relation générale de
changement de bas. Dans le cas de contraintes planes, cette relation est limitée aux trois
contraintes dans le plan et s’écrit :
0° 90°
• plaque 1
Détermination des contraintes , , dans le système d’axes (x,y) :
Une couche unidirectionnelle est soumise dans l’un de ses plans (x,y) (figure3.2) à l’état de
déformations suivant :
0 = 10^5
0 = 0.1× 10^58
0 = 0.5× 10^5
Les fibres sont supposées dans la direction de l’application de l’effort de traction .La direction
des fibres fait un angle de 0° avec la direction x. les constantes élastiques du matériau composite
(époxyde de fibre) sont :
`c = 40 e `a = 10 e
ca = 0.32 eca = 4.5 e
0°
z
y
p55
q
p5
q
0
p . = tp5
q
p
q
0 w
0 0 p99
q
Page 31
Avec :
Q|55 = = 41.051 GPa.
i
5^ij ji 5^j
=
41.051 3.284 0
Qv = 3.284 10.263 0 GPa
0 0 4.5
La matrice de rigidité réduite, rapportée aux axes (x,y) est ensuite calculée à partir des expression suivante :
{|
Q 55 = Q55 C + Q S + 2Q5 + Q 99 S C
| 7 | 7 | |
{|
Q ( 7 7) |
Q5 + Q|55 + Q| − 4Q|99 S C
5 = S +C
{|
Q Q|55 − Q|5 − 2Q|99 SC6 + Q|55 − Q|5 − 2Q|99 S 6 C
59 =
{|
Q = Q55 S + Q C + 2Q5 + Q 99 S C
| 7 | 7 | |
{|
Q 9 = Q55 − Q5 − 2Q 99 S C + Q55 − Q5 − 2Q 99 SC
| | | 6 | | | 6
{|
Q 99 = Q55 + Q − 2Q5 + Q 99 S C + Q 99 (S + C )
| | | | | 7 7
{| =
Q 59 0 GPa
{ | = Q| =10.263 GPa
Q
{ | = 0 GPa.
Q 9
Page 32
41.051 3.284 0
p{q =Qv = 3.284 10.263 0 GPa
0 0 4.5
Les relations (2.20) montrent que les contraintes dans la couche k s’expriment suivant :
0
{
= p 0
q
0
Alors :
41.051 3.284 0 10−1
= 3.284 10.263 0 10 t 0 w
6
0 0 4.5 0
= 4105.1 MPa = 328.4 MPa = 0 MPa
Les contraintes dans les axes principaux s’obtiennent à partir de la relation générale de
changement de bas. Dans le cas de contraintes planes, cette relation est limitée aux trois
contraintes dans le plan et s’écrit :
Ou y est l’angle de la direction des fibres avec la direction x de référence. Dans le cas
présent, cette expression s’écrit :
c 1 0 0 4105.1
a = 0 1 0 328.4 MPa.
ca 0 0 1 0
Page 33
T a =328.4MPa
c = 4105.1
ca = 0
• plaque 2
Détermination des contraintes , , dans le système d’axes (x,y) :
Une couche unidirectionnelle est soumise dans l’un de ses plans (x,y) (figure2.8) à l’état de déformations
suivant :
0 = 10^5
0 = 0.1× 10^58
0 = 0.5× 10^5
Les fibres sont supposées dans la direction inverse de l’application de l’effort de traction donc
La direction des fibres fait un angle de 90° avec la direction x.
90° z
y
Page 34
41.051 3.284 0
Qv = 3.284 10.263 0 GPa
0 0 4.5
La matrice de rigidité réduite, rapportée aux axes (x,y) est ensuite calculée à partir des expression suivante :
{|
Q 55 = Q55 C + Q S + 2Q5 + Q 99 S C
| 7 | 7 | |
{|
Q ( 7 7) |
Q5 + Q|55 + Q| − 4Q|99 S C
5 = S +C
{|
Q 59 = Q55 − Q5 − 2Q 99 SC + Q55 − Q5 − 2Q 99 S C
| | | 6 | | | 6
{|
Q = Q55 S + Q C + 2Q5 + Q 99 S C
| 7 | 7 | |
{|
Q 9 = Q55 − Q5 − 2Q 99 S C + Q55 − Q5 − 2Q 99 SC
| | | 6 | | | 6
{|
Q 99 = Q55 + Q − 2Q5 + Q 99 S C + Q 99 (S + C )
| | | | | 7 7
C=cos90 = 0 et S= sin90 = 1
Soit :
{ | = Q| = 10.263 GPa
Q 55
{| =
Q 59 0 GPa
{ | = Q|55 =41.051GPa
Q
{ | = 0 GPa.
Q 9
0
= p{ 0
q
0
Alors :
Page 35
10.263 3.284 0 10−1
= 3.284 41.051 0 10 t 0 w
6
0 0 4.5 0
= 1026.3 MPa = 328.4 MPa = 0 MPa
Les contraintes dans les axes principaux s’obtiennent à partir de la relation générale de
changement de bas. Dans le cas de contraintes planes, cette relation est limitée aux trois
contraintes dans le plan et s’écrit :
Ou y est l’angle de la direction des fibres avec la direction x de référence. Dans le cas
présent, cette expression s’écrit :
c 0 1 0 1026,3
a = 1 0 0 328,4 MPa.
ca 0 0 −1 0
c =328.4 MPa
a =1026.3 MPa
ca = 0 MPa
Page 36
a =1026.3MPa
T
c = 328.4
ca = 0
Le tableau suivant résumé les résultat de contraintes dans les quatre plaques en [ MPa] :
Plaque/contraintes y c σ σ
plaque 1 0° 4105.1 328.4 0
Plaque 2 90° 328.4 1026.3 0
Page 37
Chapitre 3
Simulation numérique
3.1 Introduction
La résolution analytique des problèmes mécaniques ne peut se faire que dans un nombre de cas
limité, cependant les méthodes numériques basées sur la discrétisation de ses problèmes,
présentent une alternative très efficace, souvent utilisées dans le domaine de la mécanique pour
résoudre des problèmes complexes. La méthode des éléments finis est de toutes ses méthodes de
discrétisation la plus utilisée car elle peut traiter des problèmes de géométrie complexe, elle
couvre de nombreux domaines de la physique. Les moyens informatiques actuels (puissance des
calculateurs, outils de visualisation et de simulation) la rende facile à la mise en ouvre. La
méthode des éléments finis est la méthode la plus utilisée actuellement, son champ d’application
ne cesse de s’élargir. Le succès de la méthode est que sa formulation utilise des procédés
standards qui se répètent au cours de la résolution de problèmes de natures différentes. De
nombreux logiciels basés sur cette méthode, généraux ou dédiés sont disponibles sur le marché.
Nous consacrons le présent chapitre à des simulations numériques à l’aide du logiciel de calcul
(ABAQUS) pour étudier et déterminer les contraintes dans une plaque composite stratifiée
soumise à un champ de traction uniforme.
3.2 Code de calcul ABAQUS
Fondé en 1978, ABAQUS, est l’un des premiers fournisseurs mondiaux de logiciels et services
pour l’analyse par éléments finis. La gamme de logiciels d’ABAQUS est particulièrement
réputée pour sa technologie, sa qualité et sa fiabilité. Elle s’est imposée comme partie intégrante
des processus de conception de sociétés de renommées mondiale dans tous les secteurs
industriels. ABAQUS offre les meilleures solutions pour des problèmes linéaires, non linéaires,
explicites et dynamiques. Le logiciel fournit un environnement inégalé pour analyse par éléments
fini, proposant un grand nombre d’alternatives aux opérations impliquant des fournisseurs et des
produits multiples.
3.3 Etude numérique de la traction uni axiale d’une plaque composite stratifiée
On se propose d’étudier le champ de contrainte dans une plaque composite stratifiée sollicitée
en traction simple. Cette étude est en fait basée sur des simulations numériques utilisant le
codes de calcul (ABAQUS), pour cela considérons comme pour le cas de l’étude analytique
Page 38
élaborée dans la chapitre précédant deux plaques composites stratifiées mono plies de
même caractéristiques géométriques : largeur (a), longueur (b) et épaisseur (e). La première
plaque est orientée à 0°et la deuxième à 90° (figure 3.1).
0° 90
Les caractéristiques mécaniques des quatre plaques sont portées sur tableau suivant :
E5 E ʋ5 G5
40 GPa 10 GPa 0.32 4.5 GPa
On présente si dessous la géométrie, le maillage ainsi que les conditions aux limites de
chargement des plaques stratifiées (figure 3.3).
Page 39
Fig. 3.3 Maillage de la plaque Fig.3.4 : conditions aux limites de la plaque
Page 40
Fig.3.6 a Contrainte de Cauchy σ11 orientation des fibres à 0°
Page 41
Les contraintes de Cauchy σ11, σ22 et σ12 sont déterminées et leurs valeurs sont portées sur le
tableau 3.1 :
Tableau 3.1
θ = 0°
U1 (mm) σ11 σ22 σ12
0 0 0 0
10 4105,09 328,407 0
La représentation graphique de ces mêmes grandeurs est présentée sur la figure 3.7.
4500
θ = 0°
4000
3500 S11 1PLIE 0
Contraintes (Mpa)
2000
1500
1000
500
0
0 2 4 6 8 10 12
Déplacement (mm)
• Plaque 2
L’orientation des fibres de la plaque 2 est à 90° par rapport à la direction de l’application de
l’effort de traction, ainsi l’effort de traction est perpendiculaire à la direction des fibres.
Page 42
Fig.3.8 : Orientation des fibres à 90°
Page 43
Fig.3.9 b Contrainte de Cauchy σ22 orientation des fibres à 90°
Les contraintes de Cauchy σ11, σ22 et σ12 sont déterminées et leurs valeurs sont portées sur le
tableau 3.2:
Tableau 3.2
θ = 90°
U1 (mm) σ11 σ22 σ12
0 0 0 0
10 328,407 1026,27 0
Page 44
La représentation graphique de ces mêmes grandeurs est présentée sur la figure 3.8 :
1200
θ = 90°
S11 1PLIE 90°
1000
S22 1PLIE 90°
S12 1PLIE 90°
Contraintes (Mpa)
800
600
400
200
0
0 2 4 6 8 10 12
Déplacement (mm)
On remarque que les résultats des simulations numériques menées sur les deux plaques
stratifiées orientées respectivement à 0° et 90° sont en parfaite concordance avec les résultats
obtenues suite au calcul analytique (chapitre 2). Ensuite plusieurs simulations ont été menées
avec différentes configuration géométriques des plaques stratifiées et selon différentes
orientations des directions des fibres par rapport à la direction de l’application de l’effort de
traction dans le but d’étudier l’influence des paramètres suivants sur la valeur des contraintes de
Cauchy σ11, σ22 et σ12 .
1. L’effet de la longueur de la plaque
2. L’effet du sens de l’application de l’effort par rapport à l’orientation des fibres
3. Proportionnalité déplacement et contraintes
4. Influence du nombre de plies
Page 45
1. L’effet de la longueur de la plaque
Le tableau si dessous (Tableau 3.3) résume les valeurs des contraintes de Cauchy σ11, σ22 et σ12
dans une plaque composite stratifiée soumise à un champ de traction uniforme selon la direction
1 (ici nous avons imposé un déplacement de 10 mm) l’angle d’orientation initiale des fibres est
de 0°.
Tableau 3.3
Longueur [mm] Largeur [mm] 55 [MPa] [MPa] 5 [MPa]
100 100 4105 328.4 0
100 90 4105 328.4 0
100 80 4105 328.4 0
100 70 4105 328.4 0
100 60 4105 328.4 0
100 50 4105 328.4 0
90 100 4561 364.9 0
80 100 5131 410.5 0
70 100 5864 496.2 0
60 100 6842 547.3 0
50 100 8210 656.8 0
On remarque ici pour une longueur constante de la plaque (ici L =100 mm) les valeurs des
contraintes σ11, σ22 et σ12 restent inchangées même si on change la largeur de la plaque. Par
contre si L varie les contraintes σ11, σ22 changent en fonction de cette variation.
Page 46
Tableau 3.4
Longueur [mm] Largeur [mm] 55 [MPa] [MPa] 5 [MPa]
100 100 328.4 1026 0
100 90 328.4 1026 0
100 80 328.4 1026 0
100 70 328.4 1026 0
100 60 328.4 1026 0
100 50 328.4 1026 0
90 100 364.9 1140 0
80 100 410.5 1283 0
70 100 469.2 1466 0
60 100 547.3 1710 0
50 100 656.8 2053 0
Page 47
4. Influence du nombre de plies
Pour étudier l’influence du nombre de plies sur la valeur des contraintes de Cauchy σ11, σ22
nous avons considéré une plaque composite stratifiée de dimensions (100x100x1 mm3)
composée respectivement de 1,2 et 3 couches (plies) soumise à un champ de traction uniforme
selon la direction 1 avec deux orientations initiales des fibre θ = 0° et θ = 90°. Nous constatons
d’après le tableau 4 que pour la même orientation initiale des fibres le nombre de plie n’influence
pas la valeur des contraintes σ11, σ22 .
Tableau 3.6
Nombre de plies N Désignation σ55 [MPa] σ [MPa]
1 [0°] 4105 328.4
[90°] 328.4 1026
2 [0°]2 4105 328.4
[90°]2 328.4 1026
3 [0°]3 4105 328.4
[90°]3 328.4 1026
Page 48
• Conclusion générale
L’objectif de cette étude est de contribuer à la compréhension du phénomène de la traction
uniforme d’une plaque composite stratifiée. Les résultats développés concerneront
principalement le problème étudié avec deux approches différentes. La première purement
analytique basée sur les concepts fondamentaux de la mécanique des matériaux composites. La
deuxième est numérique basée sur des simulations avec le code de calcul commercial ABAQUS.
La confrontation des résultats numériques et analytiques s’avèrent très satisfaisantes. L’étude
numérique nous permit de faire des constatations très positives concernant l’effet de la longueur
de la plaque, l’effet du sens de l’application de l’effort par rapport à l’orientation des fibres, la
proportionnalité déplacement et contraintes et en fin l’influence du nombre de plies. En plus des
résultats trouvés nous avons pu compléter grâce à cette étude, les lacunes de notre formation et
nous somme parvenu à apprendre quelque logiciels (ABAQUS, EXCEL …).
Page 49
Page 50
• Bibliographie
[1] J.-M. Berthelot. Matériaux composites – Comportement mécanique et analyse
des structures. Masson, 1993.
[2] Berthelot D., “Matériaux composites”, Masson 1996
[3] Lionel Gendre MATERIAUX COMPOSITES ET STRUCTURES COMPOSITES ressource
publiée le 17-03-2011
[4] D. Gay. Matériaux composites. Hermès, 1991.
[5] Zine ali<<modélisation d’une plaque rectangulaire en composite en vibration
sous effet thermique avec variation linéaire d’épaisseur>>mémoire de
magister ,option dynamique des moteur et vibroacoustique,2010/2011
[6] Lassoued Mohammed<<étude de concentration de contrainte dans une plaque
trouée sollicitée en traction
[7] J.-P. Henry et F. Parcy – Cours d’´elasticité plan ,chapiter 7 Dunod, 1982.
[8] Besson J., Cailletaud G., Chaboche J.L. et Forest S. ,“mécanique non linéaire
des matériaux ”, études en mécanique des matériaux et des structures,
Hermes, (2001).
[9] L. D. Landau et E. M. Lifshitz – Th´eorie de l’´elasticité, 2 ´ed., ´Editions Mir,
1967