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Module de GDMA

module de gestion de dechets menagers

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GESTION DES

DECHETS
MENAGERS ET
ASSIMILES
INTRODUCTION

Etat des lieux


La conjonction du développement industriel, de la pression démographique, de l’expansion
urbaine et de l’évolution des modes de consommation a conduit à une augmentation du volume
des déchets solides municipaux au Maroc.
INTRODUCTION

• Aujourd’hui, le Maroc génère :


o 7 millions de tonnes de déchets,
o 1.3 millions de déchets industriels,
o 300 KT de déchets dangereux.

Ces déchets impactent négativement notre environnement : pollution des ressources en eau de
surface et souterraines, pollution des sols, pollution de l’air, impacts sur le paysage, dévalorisation
du foncier…etc.)
INTRODUCTION

année MILIEU URBAIN MILIEU RURAL %URBANISATION


1960 3 389 613 8 236 857 29
1971 9 401971 9 977 288 35
1982 8 730 399 11 659 156 43
1994 13 414 560 12 659 033 51
2004 16 463 634 13 428 074 55
2014 19 869 000 13 435 000 60
Composition des déchets
INTRODUCTION

Définition du déchet:

Définition Générale:
Tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau,
produit ou, tout objet, bien meuble dont le détenteur se défait, projette de se défaire, ou dont il a
l’obligation de se défaire ou de l’éliminer.
Définition Selon la loi 28- 00

• Au sens de la loi 28-00 relative à la gestion des déchets et leur élimination les déchets ménagers et
assimilés comprennent:
 Les déchets ordinaires provenant des ménages: préparation des aliments, débris de verre ou de vaisselle, cendre,
feuilles, chiffons, balayures et résidus divers issus du nettoiement normal des habitations;

 Les produits de nettoiement des voies publiques, des squares, parcs, lieux de fêtes publiques, cimetières et leur
dépendances;

 Les produits de nettoiement et détritus des halles, marchés souks (formels ou informels), les marchés de gros
(légumes et fruit, poisson), les abattoirs;

 Les déchets assimilés aux déchets ménagers provenant des établissements industriels, artisanaux et commerciaux,
des bureaux et administrations, des cours et jardins privés;
DÉFINITION SELON LA LOI 28- 00

Les déchets assimilés aux déchets ménagers provenant des écoles, casernes, hôpitaux

et bâtiments publics;

Les cadavres de petits animaux;

Les déchets verts (taille des haies et arbustes, tonte de gazon,…etc.) des ménages;

Les déchets inertes issus des activités de bricolage des ménages;

Les objets encombrants.


INTRODUCTION

Catégories des déchets


 Les déchets ménagers
 Les déchets industriels:
 Les déchets inertes:
 Déchets médicaux et pharmaceutiques:
 Déchets ultimes:
 Déchets verts:
 Déchets encombrants:
INTRODUCTION
Impact sur l’environnement

• Emanation des odeurs fétides


Pollution de l’air • Réchauffement climatique induit
• Risques sanitaires, pollution de la nappe par le méthane « GES »;
phréatique;

• pollution des sols . • PRP CH4= 21 CO2


• Dégradation de la qualité de l’air;

Santé • Concentration du méthane dans


l’atmosphère Changement
publique climatique
INTRODUCTION
Gestion des déchets

• Il en résulte que la gestion des déchets ménagers se situe au confluent des activités économiques
de production et des impératifs de protection du cadre de vie des populations.

• La gestion des déchets étant dévolue aux collectivités territoriales, il est pertinent de travailler
avec les collectivités locales et régionales pour réduire la production des déchets et augmenter
leur valorisation en synergie avec les stratégies et planifications nationales et dans le respect des
réglementations nationales et internationales relatives à l’environnement et développement
durable.
DURÉE DE VIE DES DÉCHETS
CADRE JURIDIQUE ET
INSTITUTIONNEL
Cadre juridique:
Charte communale:
 1976, dévolue aux conseil communaux la création et l’organisation
des services
 2002, modes de gestion des services soit par opérateurs privés ou
SDL;
 Loi organique: en plus de ce qui précède, elle a permis aux communes
d’établir des actions de coopération et de partenariat avec d ’autres
institutions.
La loi 28-00:
Son objectif est de prévenir des effets nocifs des déchets sur la santé publique et l’environnement
en général. Pour cela, les dispositions énoncées par cette loi sont les suivantes:
o Réduction de la production des déchets et la prévention de leur nocivité ;
o Organisation des prestations de collecte, transport, stockage, traitement des déchets et de leur
élimination de façon économiquement viable et appropriée ;
o Valorisation des déchets de manière à en obtenir des matériaux réutilisables ou de l’énergie ;
o Planification nationale, régionale et locale en matière de gestion et d’élimination des déchets ;
o Information du public sur les effets nocifs des déchets ainsi que sur les mesures de prévention ou de
compensation de ces effets ;
o Responsabilisation de la commune en matière de gestion des déchets ménagers et assimilés ;
o Organisation de l’élimination des déchets en soumettant à autorisation la création des décharges, en
rendant obligatoire la réalisation de décharges contrôlées et en prévoyant un échéancier pour la mise
à niveau des décharges existantes ;
o Elaboration d’un système de contrôle et de sanction des infractions commises dans ce domaine ;
Loi 99- 12 portant charte nationale de l’environnement et du
développent durable

Les décret d’application de la loi 28-00


MODES DE GESTION DES SERVICES
DES DMA
GESTION DÉLÉGUÉE LOI 54- 05
Définition:
Un contrat par lequel une personne morale de droit public délègue pour une durée limitée la gestion
d’un service public dont elle a la responsabilité a une personne morale de droit public ou prive en lui
reconnaissant le droit de percevoir une rémunération sur les usagers et/ou de réaliser des bénéfices sur
ladite gestion
Principes du service
• Le délégataire assume la responsabilité du service public en respectant les principes d'égalité des
usagers, de continuité du service et de son adaptation aux évolutions technologiques, économiques
et sociales.
• Le délégataire assure ses prestations au moindre coût et dans les meilleures conditions de sécurité,
de qualité et de protection de l'environnement.
• Les parties contractantes veillent au maintien de l'équilibre financier du contrat de gestion
déléguée en tenant compte des impératifs de service public et de la juste rémunération du
délégataire.
Appel à la concurrence:
– Pour le choix du délégataire, le délégant est tenu, sauf exceptions prévues à l'article 6 ci-après, de
faire appel à la concurrence en vue d'assurer l'égalité des candidats, l'objectivité des critères de
sélection, la transparence des opérations et l'impartialité des décisions

– La procédure de passation du contrat de gestion déléguée doit faire l'objet d'une publicité préalable.
Autres modes de passation:
Négociation directe,
 Composition du contrat:
• Le contrat de gestion déléguée est composé, par ordre de primauté, de la convention, du cahier des charges et
des annexes.

• La convention définit les principales obligations contractuelles du délégant et du délégataire.

• Le cahier des charges est constitué des clauses administratives et techniques définissant les conditions
d'exploitation et les devoirs et obligations en matière d'exploitation du service délégué ou de réalisation des
travaux et ouvrages.

• Les annexes sont constituées de toutes les pièces jointes à la convention et au cahier des charges et
mentionnées comme telles à la convention ou au cahier des charges .
LA SDL
• Conditions de création de la SDL

 Délibération du Conseil de la Collectivité Locale et l’approbation des autorités de tutelle du


projet de la SDL;
 Prise de participation des collectivités locales (minimum 34 %) et le capital détenu par les
personnes de droit public (minimum 51 %);
 Interdiction pour la SDL de détenir des participations dans le capital d’autres sociétés;
 Membres du Conseil d’administration: 3 et 12
LA SDL

• Procédure pour création de La SDL


– Identification des besoins;
– Choix des partenaires;
– Préparation dossiers:
o Statuts Visé par l’autorité de Tutelle (Mi)
o Pacte d’actionnaires
o Convention et Cahier de charges Visé par l’autorité de tutelle (MI).
CADRE INSTITUTIONNEL
Au Maroc, le secteur des DMA connaît l’intervention de plusieurs institutions:
 Au Niveau National:
 Ministère de l'Intérieur;
 Ministère délégué Chargé de l’Environnement.

 Au niveau Local:
 Les Régions;
 Provinces et Préfectures
 Communes.
Etat

12 Régions

13 Préfectures 62 Provinces1

1503 Communes

221 Urbaines 1282 Rurales


RESPONSABILITÉ DE PLANIFICATION
DE LA GESTION DES DÉCHETS
• Plan Directeur National de gestion des déchets dangereux
Etat

• Plan Directeur Régional de gestion des déchets industriels,


Régions • Médicaux et pharmaceutiques non dangereux, des déchets ultimes, agricoles et inertes

Provinces e/
• Plan Directeur préfectoral/ Provincial de gestion des déchets ménagers et assimilés
préfectures

• Plan Communal ou intercommunal de gestion des déchets ménagers et assimilés.


Communes
LE PNDM
• Naissance du PNDM:
 Le PNDM a été lancé par le Gouvernement en 2008 pour répondre aux défis
d’une gestion durable des Déchets Ménagers et Assimilés et s’inscrire dans la
modernisation du secteur des déchets;

 Ce Programme vise principalement la mise à niveau du secteur des déchets;

 Le PNDM est mis en œuvre en partenariat entre le Ministère de l’Intérieur,


le Secrétariat d’Etat Chargé du Développement Durable et les Collectivités
Territoriales et bénéficie d’un appui de la banque mondiale;

 Programme décliné en trois phases qui s’étale sur une période de 15 ans
pour un coût de 40 MMDH.
PHASES DU PNDM
OBJECTIFS DU PNDM

• Objectifs du PNDM:
– Assurer la collecte des déchets ménagers pour atteindre un taux de collecte en milieu
urbain de 90% en 2022 et 100% en 2030 ;
– Réaliser les décharges contrôlées des déchets ménagers et assimilés au profit de tous les
centres urbains (100%) à l’horizon 2022 ;
– Fermer ou réhabiliter toutes les décharges sauvages (2022) ;
– Généraliser les plans directeurs de gestion des déchets ménagers et assimilés pour toutes
les préfectures et provinces du Royaume conformément aux dispositions de la loi 28-00;
OBJECTIFS DU PNDM

• Moderniser le secteur des déchets par sa professionnalisation, le renforcement des capacités et la


mise en place des systèmes de contrôle et de suivi;
• Organiser et développer la filière de tri, recyclage et valorisation pour atteindre un taux de recyclage
de 20% en 2022 ;
• Former et sensibiliser tous les acteurs concernés sur la problématique des déchets.
• 3,6 Milliards de DH d’appuis apportés par l’Etat aux Collectivités Territorial
ATTENTES DU PNDM
Résultats attendus du programme Résultats à long terme

Gouvernance du secteur des déchets ménagers et assimilés


 Gestion transparente du Programme national  Amélioration de l’accès à l’information
des déchets ménagers (PNDM) avec ses environnementale, transparence dans
indicateurs de performance accessibles par le l’utilisation des fonds publics, et la redevabilité
public et les décideurs locaux. des fournisseurs de service vers une
 Des éléments contractuels clés entre la amélioration de l’efficience de la fourniture des
municipalité et les prestataires de service de services de DMA.
DMA sont publiées.
 Des outils sont introduits pour collecter l’avis
du citoyen et de l’usager de service sur la
qualité et l’adéquation des services de DMA.
Soutenabilité institutionnelle et financière du secteur des déchets ménagers et assimilés

 Des fonds de l’Etat sont disponibles pendant  Amélioration des capacités financières des
une courte période pour couvrir une partie communes pour couvrir les coûts de
des coûts additionnels de la modernisation modernisation des services de DMA.
des services.  Les usagers du service et les citoyens
 La redevance sur les déchets ménagers et bénéficient de services de DMA améliorés et
assimilés est progressivement mise en place intégrés avec un accès quasi-universel aux
en ciblant d’abord les grands producteurs de services de collecte dans les zones urbaines et
déchets et en visant le recouvrement des coûts 100 pourcent des déchets collectés sont
du secteur éliminés dans des conditions socialement et
 Les collectivités territoriales sont capables de environnementalement acceptables.
préparer et gérer efficacement les projets et  Coopération inter-municipale efficace vers
services de DMA. une amélioration de la performance
économique et sociale du secteur.
Contrôle et suivi de l’environnement
 Un système de suivi et de contrôle est en place  Une plus grande transparence sur le contrôle
pour réduire les impacts sociaux et environnemental avec toutes les décharges
environnementaux dans les investissements et contrôlées de manière régulière.
l’exploitation des services de GDMA.  Meilleure application des lois
 Des pratiques d’enfouissement des déchets environnementales, règlements, normes,
environnementalement acceptables et standards, et sanctions pour non-conformité.
socialement responsables sont mises en place
dans les communes soutenues par le PNDM.
Développement de filières de valorisation des déchets

 Une écotaxe est introduite et des revenus  Amélioration de la performance économique et


additionnels sont générés pour appuyer des sociale du secteur avec la création de 50000-
activités de recyclage. 70000 emplois verts dans le secteur du
 Les activités de recyclage sont promues de recyclage.
manière à intégrer le secteur informel avec une  20 pourcent des déchets ménagers et assimilés
attention particulière sur les aspects de genre. collectés sont recyclés.
LE PLAN DIRECTEUR PRÉFECTORAL
• Objectifs du Plan Directeur
– Disposer d’un outils juridique de planification et d’amélioration de la gestion
des déchets;
– Promouvoir l’intercommunalité : et optimisation des systèmes de collecte et de
mise en décharge des déchets solides; Objectifs du Plan Directeur
– Mise en place des décharges contrôlées : Identification des sites appropriés pour
l’implantation des décharges contrôlées
– Promotion des activités de recyclage et de valorisation des déchets pour atteindre
un taux de recyclage de 20%
– Sensibilisation sur la problématique des déchets et à la protection de l’environnement
CONSISTANCE DU PLAN DIRECTEUR
• Mission 1 : Caractérisation de la situation actuelle, élaboration des objectifs de collecte, de traitement,
de recyclage et mise en décharge du plan provincial de gestion des déchets ménagers et assimilés et
évaluation des impacts sociaux, environnementaux, économiques et financiers des objectifs retenus ;
• Mission 2 : Choix du/des sites de mise en décharge, de traitement, de recyclage, de transfert et du
scénario provincial d’opérationnalisation des objectifs retenus ;
• Mission 3 : Rédaction de la proposition du plan directeur provincial de gestion des déchets ménagers
et assimilés, conformément à la loi 28-00 ainsi qu’à ses arrêtés d’application et aux autres textes
réglementaires applicables à la gestion des déchets, c’est la synthèse des deux missions précédentes.
LES ETAPES DE L’ELABORATION DU PLAN
DIRECTEUR

1A 1B
plan Directeur Comparaison des
Analyse Critique de la
Options/ Elaboration des
situation Actuelle
Scénarios

2B 2A
Rédaction du plan Etude d’Impact
Recherche des sites
environnemental

Processus participatif et Itératif


CONSISTANCE DE LA MISSION I
• Analyse du contexte institutionnel, économique, financier et organisationnel relatifs à la gestion des
déchets au niveau de la Province;
• Modalités de gestion des déchets : collecte, le nettoiement, la récupération, la valorisation, le
transfert/transport, la mise en décharge, la taxation, le budget «déchets» dans les Communes ;
• Caractérisation simplifiée des déchets;
• Flux des déchets à l’échelle Provinciale, avec une évaluation de leur évolution à 5, 10, 15 et 20 ans;
• Diagnostic des décharges actuelles et évaluation de l’impact environnemental et social des
pratiques actuelles ;
• Propositions budgétées d’investissements améliorant la qualité du service à court terme (5
ans).
• Définition des objectifs de collecte, de récupération/valorisation, de transfert, de
traitement et de mise en décharge sur base d’une comparaison environnementale, sociale,
économique, institutionnelle et technique, et sur base d’une analyse multicritères non agrégative ;
• Étude des Opportunités de l’intercommunalité
CONSISTANCE DE LA MISSION II
• Choix du/des sites de mise en décharge, de traitement, de recyclage, de transfert
et du scénario provincial d’opérationnalisation des objectifs retenus
– Identification des sites potentiels des installations de traitement, de déchèteries et de stations de
transfert ;
– Analyse comparative et choix des sites les plus pertinents pour répondre aux options retenues lors
de la mission 1, sur base d’une analyse environnementale, sociale, économique, institutionnelle et
technique non agrégative ;
– Analyse des scénarios Provinciaux et intercommunaux d’opérationnalisation des objectifs retenus au
terme de la mission 1, sur base de différentes combinaisons des sites identifiés ;
– Choix des sites répondant au mieux, aux contraintes locales et aux objectifs et filières de gestion
des déchets retenus au terme de la mission 1 ;
– Etude d’impact des sites retenus pour atteindre les objectifs définis au terme de la mission 1 et leur
présentation au comité des études d’impact
CONSISTANCE DE LA MISSION III

• La rédaction bilingue, en concertation étroite avec la Province, la DGCL/DEA et le MDE de la


proposition de Plan Directeur Provincial des déchets ménagers et assimilés;
• L’animation d’ateliers de travail avec les conseils communaux et tous les services extérieurs
concernés ; Consistance du Plan Directeur Consistance de la mission 9 Mission 2 Mission 3
L’animation d’ateliers de travail avec les conseils communaux et tous les services extérieurs
concernés ;
• La présentation de la version finale de la proposition du plan directeur Provincial des
déchets ménagers et assimilés à un public élargi
LES ACTEURS IMPLIQUES DANS L’ELABORATION DU
PLAN DIRECTEUR
Ministères:
SEEE; DGCL Gouverneur de la province ou préfecture

Conseil et soutien Lancement et validation du plan directeur


technique;
Appui financier du PNDM
Bureau d’Etudes Equipe d’appui: Commission
Responsables consultative:
Elaboration des études et communaux:  Représentants
rapports techniques  Service de Gestion des politiques;
Déchets;  Organismes
 Service Institutionnels professionnels;
et Financiers  Associations;
 Services extérieurs.

Accompagnement Processus consultatif et


TRAITEMENT ET ÉLIMINATION DES DECHETS

• Elimination: mise en décharge contrôlée


Les démarches d’installation et d’exploitation d’une décharge contrôlée se présentent
comme suit:

• Choix du site
• Etudes techniques et EIE
• Appel d’offres
• Exploitation et fonctionnement
• Fermeture et réhabilitation
• Composition:
• Une décharge contrôlée se compose généralement :
o D’une barrière passive: couche d’argile, bâches imperméables (géo-membranes),

o D’une barrière active : sable, réseau de drains qui récupère le lixiviats avant son traitement

o D’une zone de service où l’on contrôle l’admission des déchets avec leur pesée dans un pont bascule. Cette zone abrite également les
bureaux, vestiaires et autres locaux,

o Des zones d’enfouissement qui comporte les casiers d’enfouissement et la station de traitement des lixiviats
(liquides émanant des déchets),
o D’un réseau de voiries (bitumé) qui relie l’ensemble des éléments composant la décharge,

o D’une couche de terre en fin d’exploitation pour la réhabilitation avec une nouvelle végétation.
CONCEPTION D’UNE DÉCHARGE CONTRÔLÉE

Coupe schématique d’un casier en exploitation


VALORISATION DES DÉCHETS

• La valorisation se décline en :
 valorisation de la matière qui permet de réutiliser les éléments constitutifs du déchet en les intégrant
dans le circuit économique ;
 valorisation biologique permettant la production d’engrais et de compost et
 valorisation énergétique (production de chaleur et d’électricité.)
1. Valorisation de la matière: Elle consiste à traiter les déchets recyclables pour en
faire des matières premières
secondaires (comme le papier, les métaux, le bois, etc.);
2. Valorisation énergétique: Elle consiste à produire à partir des déchets non
recyclables de
l’électricité ou du combustible de récupération. Elle consiste également
à capter du biogaz à partir des déchets
stockés;
3. Valorisation agronomique: Elle permet de transformer les déchets organiques en
compost et amendements
organiques pour revitaliser les sols.
• Valorisation matière:
1. Le recyclage:
Est un procédé de traitement des déchets qui permet de réintroduire, dans le cycle de
production d’un produit, des matériaux qui composaient un produit similaire arrivé
en fin de vie, ou des résidus de fabrication en remplacement d’une matière première
neuve.
2. Le réemploi: est un nouvel emploi d’un déchet pour un usage analogue à celui de sa
première utilisation:
3. La réutilisation :
La réutilisation consiste à réutiliser un déchet pour un usage différent de son premier emploi, ou à
faire, à partir d’un déchet , un autre produit

4. La Régénération: Elle consiste en un procédé physique ou chimique qui


redonne à un déchet les mêmes caractéristiques qu’une matière première neuve.
5. Valorisation de la matière organique: elle consiste à transformer
la matière organique en compost
• Le compostage:
• Un procédé de fermentation et de transformation des déchets organiques grâce à
la présence d’oxygène. Il permet l’obtention d’une matière fertilisante stabilisée et
riche en humus : le compost. Il est très utilisé pour le jardinage et l’agriculture
pour l’amendement des sols.
Objectifs et principe:
 Impact écologique positif:
o Stabilisation du déchet pour réduire les pollutions ou nuisances associées à son évolution biologique;
o Réduction de la quantité de déchets à mettre en décharge et augmenter ainsi la durée de vie de celle-ci;
o rendre à la terre une partie de ce qu’on lui a pris en la nourrissant sans avoir à utiliser de produits
chimiques .
 Impact économique:
o Réduction des frais de gestion des déchet par réduction de leur quantité.
 Un produit naturel de qualité:
o Production d’un compost valorisable comme amendement organique des sols
• Les étapes du compostage
 Préparation des déchets;
 Fermentation;
 Criblage;
 Maturation

• Les déchets c ompostables


• Les paramètres de compostage
 humidité, 5à à 60%; la température , l’aération et le pH entre 5 et 7
• Comment faire du composte
Dés que les conditions physico chimiques ( aération, humidité,
température) le permettent, les micro-organismes constituent une
flore complexe (bactéries, levures, champignons, etc.) qui se met en
activité rapidement. Cette activité se traduit par une dégradation
microbienne aérobie de la MO solide générant une chaleur intense
(élévation de la température des déchets à 70° C en moyenne)
LA VALORISATION ENERGÉTIQUE
• La valorisation énergétique consiste à récupérer et à valoriser l’énergie produite lors du
traitement des déchets sous forme de chaleur, d’électricité, ou de carburant.
• On peut distinguer deux sortes de valorisation énergétique:
o La valorisation par traitement thermique (incinération, co-incinération, pyrolyse et gazéification);
o La valorisation du biogaz issu notamment des installations de stockage de déchets non dangereux et
de la méthanisation des déchets organiques.
• Traitement thermique:
• Incinération avec récupération d’énergie;
• Pyrolyse et thermolyse;
• Gazéification
• Traitement biologique: la méthanisation
• La méthanisation est un processus naturel de fermentation de matières
pourrissables (putrescibles) en absence d’oxygène (dans une enceinte
hermétique et chauffée) qui permet à des bactéries de transformer la
biomasse (matières organiques : fumiers, lisiers, déchets production de
agro alimentaire, biodéchets de collectivités…) en biogaz valorisable
comme combustible et un amendement organique appelé métha-
compost ou digestat.
Fonctionnement et techniques de méthanisation
Le processus de méthanisation comprend 4 étapes :
l’hydrolyse des macromolécules en monomères simples,
l’acidogénèse qui transforme ces particules simples en acides gras volatils et en alcool,
l’acétogénèse conduisant à la formation d’acide acétique,
la méthanogénèse aboutissant à la production de méthane et de gaz carbonique A chaque étape, une flore
de bactéries spécifiques intervient.
Une fois méthanisée, la matière résiduelle (digestat) est stockée.
Pour le bon fonctionnement d’un méthaniseur, il faut faire fonctionner ces 4 flores ensemble sans
qu’un processus ne s’arrête.
1. La Production de chaleur: Le biogaz est brûlé dans une chaudière pour dégager de la
chaleur;
2. La production d’électricité: Le biogaz est brûlé et l’énergie dégagée alimente un
générateur qui produit de l’électricité;
3. La cogénération: Il s’agit de la production combinée d’électricité et de chaleur. C’est le mode
de valorisation le plus fréquent du biogaz. L’électricité est produite par un générateur, tandis que la
chaleur est récupérée dans le système de refroidissement et les gaz d’échappement et valorisée
localement;
4. La production de carburant pour véhicules: après épuration du biogaz, on obtient du
bio-méthane identique au gaz naturel pour véhicules.
CONCEPTION ET EXPLOITATION D’UN CEV

• comprend plusieurs composantes interdépendantes dont la réalisation est


échelonnée sur plusieurs années et fait intervenir différents opérateurs
publics et privés :
La prévention par réduction et tri des déchets à la source;
Le recyclage;
 la valorisation;
L’élimination finale des déchets;
L’élimination et/ou réhabilitation des décharges anarchiques.
• au sein d’un CEV on peut disposer de différentes installations de filières de
traitement:
• Filières de valorisation matière:
• valorisation biologique
• Filières de valorisation Energétique:
• Filière d’élimination (Décharge Contrôlée):
• L’exploitation d’un CEV est assujetti à une autorisation délivrée par les autorités compétentes,
• La gestion d’un CEV exige que toutes les opérations soient contrôlées depuis l’arrivée des déchets
jusqu’à l’enfouissement et leur devenir.
• Les principaux éléments à prendre en compte sont:
A. Le contrôle de l’exploitation des déchets:
Ce contrôle porte sur:
 L’accès au site ( personnel, visiteurs , véhicules);
 La réception et le contrôle des déchets entrants ;
 Le contrôle de l’enfouissement et le mouvement des camions sur le site ;
 L’entretien des infrastructures et des espaces ;
B. La surveillance environnementale qui porte sur:
 Le suivi environnemental : eaux de surface et souterraines, lixiviat, biogaz et nuisances (envols, odeurs,
insectes et animaux)
 La gestion des filières de valorisation
• Le traitement des lixiviats est complexe en raison de la grande variété de contaminants qu'ils
peuvent contenir, notamment des composés organiques, des métaux lourds et des nutriments.
Les méthodes de traitement peuvent nécessiter plusieurs étapes et doivent être choisies en
fonction de la composition spécifique du lixiviat et des normes environnementales à respecter,
des coûts et des performances requises.
• La gestion du biogaz se centre sur 2 alternatives:
• Élimination: il existe des torches destinées à bruler le biogaz et éviter ainsi son émission vers
l’atmosphère
• Valorisation énergétique (traitement et réutilisation) : le biogaz doit être capté et soumis à un
traitement, après lequel il peut être mis à profit pour produire de l’énergie électrique, ce
qui permet de profiter de sa capacité à produire de l’énergie électrique.
• Cette énergie peut être réutilisée dans la décharge ou incorporée au réseau de distribution
électrique si l’on parvient à produire la quantité suffisante. On parvient ainsi à remettre à profit
des ressources naturelles et à faire des économies.
• Les performances d’un CEV dépendent du choix de conception, de la technique
d’exploitation, de la nature du site ainsi que de la qualité du suivi des indicateurs
environnementaux.
• Les indicateurs de ces performances sont généralement identifiés lors de la
planification et de la conception du CEV avec définition des procédures de sa
gestion et de son exploitation.
• Ces indicateurs sont définis également sur la base des dispositions réglementaires
(lois, décrets, normes de rejets, cahier de charges,…) régissant la gestion des
déchets.
 Et pour le respect de ces dispositions et la vérification régulière de ces indicateurs, l’autorité
responsable de la conception et/ou de l’exploitation du CEV est appelé à prendre et à mettre en
place les mesures adéquates dont notamment :
 Un choix adéquat des équipements ;
 Un personnel qualifié : personnel d’exploitation, techniciens de maintenance,… ;
 Des procédures de gestion adaptées ;
 Prise en compte des possibilités de traitement des déchets et également des modes de collecte
et de transfert des déchets vers le CEV ;
 Des moyens financiers appropriés : respect des plans d’investissement, maîtrise des dépenses ;
 Un cahier de charges définissant clairement les responsabilités des différents intervenants.
OUTILS DE SUIVI ET ÉVALUATION ENFOUISSEMENT
Objet surveillé Méthodes Paramètres de suivi Outils / Moyens
Suivi des systèmes Colmatage Entretien
Analyses quantitatives Pluviométrie, température, Station météorologique, bilan
Drains et collecteurs volume, débit, hauteur, charge hydrique, débitmètres, sondes
des lixiviats de niveau

Analyses qualitatives Turbidité, odeurs, conductivité Analyses en laboratoire,


pH, métaux lourds… sondes, pH mètre,
Traitement des lixiviats conductimètre
Analyses quantitatives Débit volume, quantités Logiciels de calcul
ponctuelles théoriques
Suivi des paramètres de captage Température de flamme, Débitmètres, sondes
et de brûlage composition du biogaz (CH4,
Captage des biogaz COV, odeurs)
Envols et poussières Entretien régulier Contrôle visuel
Surveillance des impacts Taux de CH4, COV, odeurs Sondes
sur l’air
Analyse quantitative et Débit et analyses Débitmètres, analyses de
qualitatives des rejets laboratoire
Surveillance des impacts Suivi des hauteurs de nappe et Hauteur d’eau turbidité, couleur Piézomètres, analyses de
sur les eaux de la qualité des eaux MES, pH, métaux lourds, DCO, laboratoire
DBO5, microbiologie

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