Tome 1er
Tome 1er
La puissance de l’impuissance
Sillages d’une
Autocritique constructive
À mon père Jean AKPO, je dédie ces pages !
« Pourquoi naissons-nous ? Pour reprendre les erreurs des parents ? Ou pour les corriger ?
Réveillons-nous ! Corrigeons ce que nos aïeux ont fait de mal et surtout marquons notre
passage sur Terre et non la perpétuation de l’échec. »
«…Ce qui me revient donc à dire que si une valeur dite ancestrale est source de blocage et de
conflits intérieurs et ou extérieurs, elle doit être purement et simplement corrigée ou carrément
écartée. »
Roch Armel Bakyono (P. F.)
Eckhart Tolle
Introduction
La situation que traverse la communauté Noire aujourd'hui est d'ordre exceptionnel et a fait
couler beaucoup d'encre. Plusieurs paradigmes ont été depuis tant d'années les feuilles de route de
nos peuples et de nos mouvements politico-culturels dont le panafricanisme, l’afrocentrisme...
À proprement dit, ni ces idéologies, ni le prétendu retour aux racines, ni leurs revendications ne
sont parvenus à restreindre effectivement la paupérisation de l'Afrique. La cause de tout ceci, c'est
qu'il s'agit d'une situation dans laquelle les différentes approches sur le développement de l'Afrique
ont pris uniquement appui sur des données illusoires et égotiques. Des données qui ont été pour
nous inefficaces que viables dans notre quête continue d'une piste de sortie.
Voir l’ennemi juré en face, et pourtant aller à la quête sincère de la cause de ses problèmes à
l’intérieur de soi ; tout ceci dans une indifférence plus ou moins totale vis-à-vis de l’extérieur. C’est
difficile de le croire et de le concrétiser. Mais jusqu’à quand allons-nous continuer donc à
stigmatiser l’étranger, à bouder nos dirigeants ? À soutenir les coups d’État ?
Sommes-nous demandé ne serait-ce qu’un instant à savoir si la primordiale question n’est-elle
pas de nous apposer nous-mêmes une autocritique constructive ? Allons-nous continuer à prioriser
la négation de la responsabilité populaire ?
Devant tous nos maux, et selon la tendance, tout le monde responsabilise les dirigeants et leurs
collaborateurs étrangers. Laissant donc de fait en marge la part populaire et la grande embuscade
savamment érigée par ces panafricanistes imposteurs. Ceci enfume déjà ces radicaux, ces
fondamentalistes qui d’habitude, s’extraient manifestement de toutes approches critiques de leur
mouvement.
Retenons bien : cette élite dont nous épinglons d’affilée la responsabilité et que nous traitons
de tous les noms vient de nous : PEUPLE. Par conséquent, j’avoue avec désinvolture et emphase
que nous, peuple, sommes responsables de ce qui nous arrive. Donc le réel problème Afro plus
généralement, c’est nous : Race Noire.
Ceux qui sont convaincus de leur rigorisme sur le chemin Afrocentro-panafricain tel que conçu
et dressé aujourd’hui ; eux, qui se sentiront dévoilés au fil des pages. Ceux qui prennent nos
ancêtres de ces derniers siècles pour des êtres insusceptibles d’erreurs religieuses ni d’anachronisme
historique ; etc… Avec leur cadence ce livre est en parfaite dissonance.
La Vérité dans sa plénitude transcende toutes les époques avec chacune ses cabales, ses
machinations et programmes conspirationnistes.
Le livre est écrit pour ceux qui aiment vraiment l’Afrique. Et non ceux qui feignent de
l’aimer, en l’occurrence nos chers panafricanistes contemporains. L’activisme panafricain et le
militantisme afrocentré sont ici indexés et ciblés car, c’est grâce à eux, sous leur aspect décadent,
que sont trainés en file indienne ces jeunes adolescents dans la léthargie.
Il est donc besoin de rappeler ici que je n’écris ni pour être plébiscité ni adulé par qui que ce
soit. Plutôt pour orienter quelques têtes sincères mais encore vacillantes sur la vraie issue de la Race
Noire. Un dessillement urge pour eux. Le temps n’est plus aux discours rhétoriques insincères
assortis d’une vraisemblance captieuse.
Ces frustrés de l’Occident sont pires que nos dirigeants ici en zone subsaharienne. Au-delà de
tout aspect commun, eux ils savent par cœur mais informulées, les réalités adéquates à la situation
Noire. C’est donc là les signes précurseurs de l’imposture de ces panafricanistes qui aplanissent le
chemin de la léthargie.
Le prétendu retour aux racines préconisé par tant de personnes supposées désaliénées, a
davantage cristallisé l'ignorance de ceux qui ne voulaient rien comprendre ni savoir.
Je vous assure que cette supposée illumination n'ébranle même pas le système du colonisateur.
Même en ce 21e siècle, Isefet peut s'affaler dans son fauteuil et prendre un verre d'eau fraîche, parce
que le travail des prétendus conscientisés et éveillés n'est pas du tout proche de ce qui doit
réellement transfigurer l'Afrique.
Babylone continue de se réjouir, parce que l'homme Noir est encore très loin de la vérité.
Mais pour ceux qui sont vraiment prêts à entamer fraternellement la nouvelle aventure de la
Race Noire, je vous dédie cordialement les suivantes pages. J’aborde dans cet ouvrage un sujet
intemporel et suffisamment sensible. Celui de la question Noire dans sa globalité.
Ce livre va s’accentuer sur la déconstruction de nos regards sur le monde politique tels que
nous les nourrissons, le fameux panafricanisme avec ses recommandations soporifiques et le
problème de la religion qui depuis là, n’a fait que décupler ses victimes.
Cette lettre n’est destinée ni aux africains, ni aux autoproclamés, ni au peuple, ni à l’étranger,
non plus à la Race Noire dans sa globalité ; mais plutôt à tous ceux qui aiment d’un cœur vraiment
sincère la Race Noire. Il va falloir une vérité rejetée qu’un mensonge plébiscité.
Mahougnan Daniel
Partie I : De la diplomatie
La puissance de l’impuissance
«Nous ne pouvons pas laisser à nos seuls ennemis d'hier et d'aujourd'hui le monopole de
la pensée, de l'imagination et de la créativité ».
Thomas Sankara
Note : Par "chargés des affaires étrangères" je désigne globalement tous ceux qui
représentent l'Afrique noire à l'étranger et nos ministres chargés des affaires étrangères. Ceci
ne veut pas dire et ne désigne non plus, dans le contexte actuel, seulement les " chargés
d'affaires" qui sont des chefs de missions accrédités auprès des ministres des affaires
étrangères de l'État accréditaire.
La puissance de l’impuissance
Chapitre Ier
Dans ce 21e siècle, nous sommes plus d'un à simultanément constater que les tendances
actuelles, en terme de la libération de l'homme noir, ont pris autres tournures.
Jadis, nous sommes bâillonnés et domptés par un système d’impérialisme et de protectorat
aussi barbare et sanguinaire. Cette élite occidentale, prétendue porteuse d'humanisme, a
d'affilée dénoté toutes les qualités d'une oligarchie « répressive » et « oppressive ».
Les tendances ont changé à tel point où des leaders noirs se lèvent « unilatéralement »
aujourd’hui pour dénoncer et appeler à une interruption des hypocrisies occidentales.
Autrefois, aussitôt insurgés aussitôt assassinés. Donc l'allure n'est plus constante.
Je témoigne ma reconnaissance à Kemi Seba, Nathalie Yamb La Dame de Sotchi pour ne
citer que ceux-ci. À toutes les entités érigées sur les réseaux sociaux pour l’éveil et la
conscientisation de l'homme à la mélanine. Plusieurs regroupements au sein de la couche
juvénile, malgré nos présidents lèche-bottes, ont déniché et fait passer à l’épiphanie toutes
leurs potentialités mentale et matérielle pour l'obtention inconditionnée de
l’autodétermination. Les ripostes récentes contre l'annonce d'une administration de vaccins
occidentaux en sont des preuves.
Si aujourd’hui tous les africains, exceptés les aliénés et ignorants fiers, sont déterminés à
libérer l'Afrique à travers idéologies et actions concrètes;
Si la jeunesse désaliénée s'insurge contre le néo-colonialisme ;
Si l'actuelle génération afro prône vis-à-vis des organisations internationales, une idéologie
isolationniste ;
Si les activistes afro-optimistes dénoncent et exposent les mascarades des pays blancs;
Si nous savons que certains de nos anciens dirigeants comme Ahmed Sékou Touré,
Thomas Sankara, Samora Machel, Jean-Jacques Dessalines, Kwame N'krumah, Amilcar
Cabral, Sylvanus Olympio… N’avaient pas tardé à maîtriser le système occidental du blaguer-
tuer ;
Si presque tous les locataires du siège de l’Union Africaine à Kéra en Éthiopie sont
extrêmement controversés ;
Si nous savons que l'homme blanc n'est qu’incarnation d'hypocrisie et de racisme ;
Si nous analysons avec pertinence le jeu perfide et mortifère de l'homme blanc en cette
récente période de crise sanitaire vis-à-vis de l’homme noir;
Si nous savons que les droits de l’homme et toute théorie d'humanisme ou d'accord
gagnant-gagnant ne sont que science-fiction et relèvent d'un idéalisme d'imposture et de
leurre;
Si nous savons que selon l'homme à la peau, autre que celle à la mélanine, l'homme noir
n'est que négativité ;
Si nous savons que notre lutte indépendantiste est irréversible et irrévocable ;
Qu'en disent nos chargés des affaires étrangères qui nous représentent auprès de notre
éternel ennemi que nous combattons sans lâcheté ni relâche ?
Où en sont-ils pour le combat ?
La communauté noire ne veut plus céder à cet embêtement et mépris racial.
Où en sont nos délégations près l'homme blanc et ces prétendues organisations
internationales ?
Mahougnan Daniel
Ces représentants qui devraient nous informer des probables manigances occidentales
contre l'homme noir, eux qui devraient être, à voir les circonstances actuelles, des calés en
espionnage contre-attaquant.
Quels accords signent-ils au nom de l'Afrique, au moment où l'homme noir ne veut plus de
ces entités mafieuses ?
Selon ce que j'ai reçu comme leçon à l’Université combinée avec mes recherches
personnelles, représenter une entité à l’étranger revient à incarner cette dernière hors de son
territoire. L'incarner s'en va signifier “être son alter ego” près l’international. Défendre et
soutenir cette entité sur la scène internationale.
Soutenir et défendre un personnel ou un État veut dire d'abord étudier avec minutie les
besoins et les préférences de ce dernier. Analyser les réalités naturelles, humaines, culturelles,
économiques, politiques, prospectives et les potentiels pouvoirs d'influence de cet État. Tout
ça, dans l'unique vision de bien orienter sa stratégie ou système de soutien assuré au
représenté. Adapter aux réalités sa stratégie diplomatique.
Je ne peux représenter aujourd'hui un peuple à l'étranger sans préalablement connaître son
histoire et ses lacunes. Sinon je ne saurais le défendre, quelles « aides » si je puis ainsi dire
faudrait-il lui négocier ?
Du moment où je me suis décidé à représenter les paysans auprès d'une organisation non
gouvernementale, je dois d'abord étudier avec circonspection les réalités agricoles que vivent
ces paysans afin de savoir en faveur de quels intrants ou machines agricoles intercéder.
Après cet éclairage, africanisons maintenant cette situation de représentation à l'étranger.
Demandons-nous à savoir si effectivement les représentants de l'homme noir près le reste du
monde connaissent les réalités actuelles que traversent leurs coéquipiers raciaux ? Dans leur
système de représentation, est-ce qu'ils se sont concrètement adaptés aux exigences
qu'affichent la nature et les mouvements africains ?
L'Afrique n'est plus une Afrique de lâches et de conformistes ignorants. Le réalisme de
l'Afrique contemporaine a pris d'assaut et assiégé les intimidations et menaces occidentales.
Les engouements révolutionnaires et revendicatifs observés en ce 21e siècle au sein de la
couche juvénile en sont des preuves incontestables.
Tout le monde le sait, l'Afrique n'a plus besoin des suivistes, des conformistes, des
ignorants fiers, des lâches, des afro-pessimistes, des marionnettes, des béni-oui-oui... Mais
pour sa transfiguration aussi splendide et fascinante, elle a besoin des stratèges avisés, des
afrocentristes, des activistes, des panafricanistes, des anticonformistes, des iconoclastes et des
dissidents vis-à-vis de l'Occident. Les faibles et les ignorants sont continuellement domptés.
L'Occident étant nuisible pour la paix et la quiétude en Afrique, il faut des dissidents
déterminés pour le contre-attaquer.
Mais au sein de cette dissidence qu'incarnent les noirs désaliénés, je n'arrive pas à détecter
ou repérer la contribution de nos chargés des affaires étrangères. Il est fort remarquable donc
qu'ils soient en déphasage avec les besoins intrinsèques et pertinents des revendications et
soulèvements afro pour la liberté mentale et matérielle.
Sans tarder, analysons avec sagacité les exemples susceptibles de nous amener à voir clair
la divergence accrue qui s'intercale entre les besoins de l'Afrique et les actes de nos chargés de
l'extérieur.
La puissance de l’impuissance
Chapitre 2
Démarrons par un exemple terre à terre. Horém et Mèviké sont deux frères végétaliens qui
ont besoin d’être représentés auprès d’un gardien de verger. Horém et Mèviké sont
respectivement accros aux oranges et aux mangues. Ils détestent donc à peu près logiquement
les mangues et les oranges. Le représentant de Horém, auprès du gardien de verger,
intercèdera en faveur des oranges afin de satisfaire son représenté. Celui de Mèviké ira pour
les mangues.
Alors, si ces représentants au préalable ne connaissaient pas les préférences des représentés
ou les ignorent, pensez-vous que les représentés traiteront d’alter ego leurs représentants ? Et
si malgré que le représentant de Mèviké, reconnaissant cette prédilection à la mangue, négocie
après pour les dons d’oranges alors, qu’il sache qu’il les mangera lui-même.
Prenons maintenant deux présidents africains prônant des idéologies contradictoires devant
l’oligarchie occidentale. Pour être plus contemporain, je prends le président ivoirien Alassane
Ouattara et celui malgache Andry Rajoelina. Ouattara est un pro-occidental, un homme au
service de l’oligarchie occidentale déguisé en dirigeant panafricaniste. Les enjeux monétaires
actuels sur l’espace CEDEAO l’ont permis d’afficher ses faces cachées et l’épiphanie de sa
sombre discrétion. Andry, tel un nouveau Sankara, s’est montré déterminé à travers sa
maîtrise et ses contre-attaques face à l’hypocrisie occidentale en cette période de crise
sanitaire. Il est même parvenu à retirer le Madagascar de cette organisation mafieuse sous
couverture d'Organisation Mondiale de la Santé.
Réalisez-vous que les ambassadeurs du pays d’Alassane Ouattara feront une même
politique diplomatique que ceux du pays d’Andry Rajoelina auprès du monde occidental ?
Une fois que les deux Présidents sont diversement vus par l’homme blanc, leurs
représentants qu’ils vont accréditer seront aussi diversement servis. La divergence s’établit
donc. Les représentants accrédités par Thomas Sankara et Ahmed Sékou Touré sont mal vus
et trahis par l’homme blanc alors que ceux accrédités par Félix Houphouët-Boigny et Blaise
Compaoré sont les enfants chéris de l’élite occidentale.
A travers cette analyse, nous remarquons maintenant que nos représentants actuels sont là
pour la forme et l’honneur. Parce qu’ils sont majoritairement accrédités par nos dirigeants
suivistes et marionnettes téléguidés par l’homme blanc. Vous les identifierez à travers leurs
interventions et prises de position lors des sommets du G5 Sahel, de la CEDEAO, de l’UA, de
la TICAD... Ils sont aptes à assassiner des opposants pour se maintenir au poste de la
magistrature suprême, à gazer la population lors des soulèvements civils. Ils parlent
solennellement de médiation mais ne réussissent en aucun cas. Comment peut-on déléguer G.
Faure et P. Talon pour aller dénouer la crise politique au Mali alors que ce sont des situations
pareilles qu’ils cautionnent eux-mêmes sur leur territoire ? Comment peut-on mandater
Ibrahim Boubacar Keita et Alpha Condé pour le dénouement de la crise politique au Togo
alors qu’eux-mêmes marginalisent les règles basiques ou fondamentales de la démocratie ?
Comment Paul Biya et Idriss Itno Déby peuvent-ils préconiser l’alternance au pouvoir à un
quelconque Président ? Ils sont les mêmes dans l’espace et dans le temps. À l’interne ils sont
incontournables, mais sont timides et sans voix devant leurs confrères blancs.
Si comme le dit-on, l’ambassadeur doit faire la politique de son chef d’État alors l’Afrique
n’a pas encore de représentants près l’homme blanc. Ce sont plutôt ces suivistes au nombre
d’une quarantaine qui sont représentés.
Mahougnan Daniel
« Vous ne pouvez pas accomplir des changements fondamentaux sans une certaine dose de
folie. Dans ce cas précis, cela vient de l'anticonformisme, du courage de tourner le dos aux
vieilles formules, du courage d'inventer le futur. Il a fallu les fous d'hier pour que nous
soyons capables d'agir avec une extrême clarté aujourd'hui. Je veux être un de ces fous. Nous
devons inventer le futur »
Les vielles formules dont parle Sankara ici, c'est le champ lexical des préconisations et
enseignements instaurés par l'Occident, c'est ce sommeil profond qui retarde notre
illumination. Les fous d'hier, ce sont Samory Touré, Béhanzin, Ménélik ll, Jean-Jacques
Dessalines. Le vous, ce sont vous conformistes, ignorants et aliénés partisans d'un optimisme
naïf. Vous coopérez avec le mal d'Occident. Vous nuisez à l'Afrique.
Parlant à propos du mouvement Black Lives Matter, le déterminé et l'indomptable Kemi
Seba affirme :
« Vous n'obtiendrez jamais justice en diluant la colère noire avec les bons sentiments des
blancs ».
« Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui » dixit Martin Luther
King.
L'Afrique n'a plus besoin des pro-occidentaux. Et si je dis que vous mettez en péril la
communauté noire, ce n'est pour rien. Jetons un coup d'œil sur quelques champs d'exemples
en guise de preuves.
Mahougnan Daniel
Chapitre 3
Plusieurs relations de l'Afrique noire avec le reste du monde émanent pour la majeure
partie, de l'œuvre de ses représentants. Ils incitent les pays, déjà avides de domination, à
ligaturer leurs liens avec les pays noirs. La concrétisation de cette ligature relationnelle se
traduit par des assistances, des formations, des dons, des prêts octroyés aux pays de l'homme
noir.
Selon nos représentants, ces assistances permettront la compensation des lacunes que
présente l'Afrique dans ses domaines de développement et d’ « insatisfaction ». Ce qu'ils
ignorent tous, c'est que leurs bailleurs sont d'affilée contre la transfiguration de l'Afrique.
L'homme à la peau, autre que celle à la mélanine, n'est qu'incarnation d'hypocrisie, de ruse, de
leurre, d'imposture et de razzias.
Au plan militaire
La formation de nos agents armés par des blancs est le fruit des coopérations bilatérales ou
multilatérales afro-occidentales. Ces formateurs, avant d'ajouter quelques bribes aux systèmes
d'attaque de nos militaires, cherchent d'abord à faire connaissance de ce que savent faire les
nôtres. Une fois connaissance faite, juste quelques bribes sont ajoutées. Nos militaires sont
donc de nouveau forts grâce aux militaires occidentaux. Les questions à se poser sont les
suivantes :
Y a t-il là une probable efficacité quand nos éternels antagonistes se déguisent en nos
formateurs dans les stratégies de contre-attaque ?
Nos militaires pourraient-ils assurer pleinement la défense s'il arrivait que l'Occident nous
attaque militairement pour nous empêcher de nous insurger contre la domination blanche, une
fois déjà qu'il sait de quoi nos militaires sont capables ?
Le Pharaon Ramsès ll dit Ramsès Le Grand ne pouvait pas oser défier les Hittites si ces
derniers étaient les formateurs de son « potentiel » militaire. Les Italiens ne pouvaient pas
capituler devant le Négus d'Éthiopie Ménélik ll, s'ils étaient imprégnés des tactiques de
défense éthiopiennes d'antan. Les Amazones du Danhomey ne seraient pas capables de
repousser un temps soit peu les français si ceux-ci étaient initiés à leur méthode
d'intervention.
Il est donc absurde et vide qu'on laisse ceux qui ont hypothéqué notre avenir, assurer la
formation du poumon de notre défense.
La responsabilité de nos chargés des affaires extérieures dans tout ça, c'est qu'ils sont les
personnages qui œuvrent jour et nuit pour la consolidation et l'accélération de ces processus
de coopérations. C'est un rôle mortifère. Et rappelez-vous que c'est de ces coopérations
qu'émanent les prétendues assistances et formations. Si ces représentants étaient des afro-
optimistes d'essence, ils auraient œuvré pour la cessation de ces assistances d'imposture et de
leurre.
ces institutions n'ont voulu la relève de l'Afrique. Sans faire preuve de pédantisme avec mes
recherches sur ces institutions mortifères, je vous laisse contempler quelques affirmations et
passages d'ouvrage relevés.
Thomas Sankara a de long en large épuisé le phénomène des dettes, et il a aussi souligné
que le FMI n'a réussi dans aucun pays.
Le prolifique et éminent chanteur reggae ivoirien Tiken Jah Fakoly a su tôt que c'étaient
des conspirations en faveur de l'Occident, ces institutions économiques. Dans sa chanson
titrée *l'Afrique doit du fric* il affirme :
« La plupart des occidentaux et aussi la plupart des anciens colonisés ignorent que dans
les années 1950, la Banque Mondiale a octroyé des prêts à la Belgique, à la France, à la
Grande-Bretagne, pour financer des projets visant à exploiter et piller les richesses
naturelles de leurs colonies. Ces prêts ont contribué à approvisionner les métropoles
coloniales en minerais, en produits agricoles, en combustibles et ont même allégé la pénurie
des dollars dans les dites puissances. Et lorsque ces pays sous domination ont accédé à
l’indépendance, les principaux actionnaires de la Banque se sont mis d'accord pour leur
transmettre la dette contractée par les pouvoirs coloniaux. C'est ainsi que comme le rappelle
Toussaint : « Les prêts contractés par la Belgique auprès de la Banque Mondiale afin de
mieux exploiter le Congo belge sont devenus une dette du Congo indépendant. La Banque a
généralisé ce procédé qui consiste à transférer la dette contractée par un pouvoir colonial au
nouvel État indépendant ».
Dans le grand dictionnaire Larousse, à la page 25 dans la rubrique Afrique il est écrit :
«Mais le FMI et la Banque mondiale imposent aux États africains des Plans d'Ajustement
Structurel (PAS) qui consistent à réduire des dépenses publiques déjà maigres ».
La finalité létale de ces Programmes d'Ajustement Structurel était connue des occidentaux.
Ils sont implacablement rusés.
Thibeaud OBOU, Consultant en Stratégie et Expert en organisation, fondateur de
*AFRICAINS DU MONDE*, allant dans un sens afro- optimiste pour la création des banques
centrales africaines d'essence, expose dans le passage ci-dessous les retombées des plans du
FMI et de la Banque mondiale avec leur PAS qui ruinent l'Afrique. Le passage est relevé de
façon contextuelle et sans retouche de son livre : "L'universalité Africaine face à l'ingratitude
du monde européen & sémite", les pages 240 et 241:
«Ensuite pendant plus de trente ans, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International
ont pensé et écrit des procédures d'accompagnement de prêts pour le développement des pays
Mahougnan Daniel
africains notamment, des programmes d'ajustement structurel et ont incité ces pays à
s'inscrire sur la liste des pays pauvres très endettés. Il s'avère que ces plans ont maintenu ces
pays africains dans un coma profond. Presque tous les pays qui ont suivi ces plans se sont
tous retrouvés sans exception en situation de crise structurelle grave, de toutes sortes,
financière, sociale, morale, environnementale. Financièrement, ces Etats se sont retrouvés
surendettés et dans l'impossibilité de faire face à leurs besoins de base.........La trésorerie
disponible est affectée aux remboursements de la dette et de ses intérêts. Socialement, la
Banque Mondiale a incité ces pays à procéder à des licenciements massifs de fonctionnaires,
nécessaires à la bonne marche des pays, par exemple des instituteurs, des enseignants du
secondaire et des médecins. Les entreprises publiques ont été contraintes à la fermeture, pour
celle en fonction, une privatisation et une diminution drastique du personnel ont été réalisées.
Sur le plan social la crise est la conséquence de la misère qui a fait exploser tous les liens
traditionnels de solidarité et fait sauter les poches de résistance des repères moraux
entraînant notamment l'accroissement de la criminalité, le saccage des forêts sacrées et
l'empoisonnement des cours d'eaux par des déchets toxiques et l'exploitation sans normes des
minerais ».
Nos délégués près ces institutions sont les premiers responsables d'appel au secours,
finalement déguisés.
De l'espionnage
Nos délégations diplomatiques ont tellement appelé la Chine, la France, les USA, le
Royaume-Uni au secours que finalement, ils deviennent des sans-voix devant les manigances
de ces États sur la terre africaine. Ici, je m'en vais centrer ce passage sur l'Union Africaine.
L'Union Africaine, le grand centre de décisions panafricaines, le poumon de l'Afrique est
d'affilée espionné par les puissances étrangères. En quoi voulons-nous crédibiliser ces
décisions prises par l'Union Africaine si son siège est épié et contrôlé par nos infatigables
antagonistes ?
De hauts systèmes technologiques d'espionnage incorporés à l'enceinte du siège de l'Union
Africaine. Voici le sous-titre d'une actualité publiée sur l'Union Africaine le 26/01/18 par le
journal Le Monde :
« Il y a un an, les informaticiens du bâtiment (siège de l'UA), construit en 2012 par les
chinois, ont découvert que l'intégralité du contenu de ses serveurs était transférée à
Shanghaï ».
Une remise en cause de ces ruses sera sans effet car les principaux acteurs sont encore les
principales entités qui attellent financièrement cette union. Plus largement, nous avons
l'immixtion des représentants étrangers à nos affaires intérieures.
Les principales causes actuelles de la léthargie qui ronge l'Afrique sont les dons mafieux
de l'ONU. Pour une fois de bon et sans souci aucun, j'affirme que les dons émanant d'un
quelconque organe de l'ONU destinés à l'Afrique sont au préalable, spirituellement et
matériellement empoisonnés. Une fois que l'Afrique accepte et met en usage ces dons, elle
La puissance de l’impuissance
devient d'une part spirituellement faible et d'autre part, se voit envahie par la confusion, le
pessimisme et l'ignorance au sein de sa progéniture. L’0NU est devenue sans précédent,
l’organisation internationale instrumentalisée pour maintenir l’Afrique dans son sommeil. Et
quand la jeunesse africaine éveillée, cherche à prôner le système isolationniste vis-à-vis de
cette organisation, c’est en ce moment que nos ambassadeurs, prétendant faire la politique de
nos chefs d’État, fortifient et encouragent ces assassins à nous venir au secours, secours
d’imposture et d’appât.
De l’Union Européenne
Aujourd’hui nous savons majoritairement que l’Union européenne ne veut rien perdre en
Afrique. Même les accords gagnant-gagnant ne sont que parures d’une tromperie exacerbée.
Tout ce dont elle a besoin c’est de s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Afrique noire et
de la piller sans laisser de place. L’exploitation de nos matières premières n’est plus à
exposer. Elles servent l’Europe quand les nôtres crèvent de faim. Le journaliste belge Michel
Collon en a parlé vivement et largement.
Des ressortissants étrangers et des multinationales
D’une part, c’est à travers la consolidation des relations afro-mondiales que des espions de
pays étrangers obtiennent facilement de visas pour des pays d’Afrique. Ils se déguisent en
touristes juste pour leurrer nos responsables de contrôle. Ce qui me touche ici, c’est ce qui se
dissimule derrière ce slogan de tourisme.
Nos musées, monuments et lieux initiatiques, qui vivifient la quasi- totalité de la
spiritualité ancestrale sont visités constamment par ces prétendus touristes. Ils assomment nos
guides touristiques de questions curieuses et très subtiles. Une fois les secrets de longue date
dévoilés, ils repartent informer pleinement leurs commanditaires. Il revient à ceux-ci
maintenant de garder jalousement la version authentique, venir bouleverser la composition
substantielle de notre spiritualité et nous apporter après la version falsifiée en guise de
civilisation. L’Égypte antique en est l’exemple le plus sincère et le plus important.
Je rappelle ici au lecteur que l’Afrique précoloniale était invincible à l’homme blanc grâce
à sa spiritualité. Les colons avec la complicité de certains de nos gardiens de tradition, ont
spolié et approprié l’essence même de nos potentialités endogènes. Ils ont atténué
progressivement nos valeurs. Ceci avait rendu nos ancêtres donc impuissants. Cet humanisme
outré et cette générosité désintéressée de nos ancêtres qui les ont poussés à initier sans
préméditation les étrangers, ne doivent plus figurer dans nos listes de prédispositions à
l'’indépendance.
D’autre part, des multinationales sont acceptées grâce à ces relations. Vous convenez avec
moi que si nos pays ne voulaient plus par exemple catégoriquement de la France, nous
n’aurions plus affaire à des sociétés multinationales françaises. Alors, ces multinationales qui
interagissent facilement avec nos minerais et réserves naturelles nous volent amèrement et
exploitent injustement nos compatriotes. Nous avons comme exemple le Congo RDC où les
compagnies minières et téléphoniques s’acharnent sur nos mines et font travailler atrocement
nos enfants dans ces mines. Les champs de mines du Nord-Kivu et du Katanga en RDC en
montrent les vrais visages.
Mahougnan Daniel
Les contrats perfides signés avec nos États aux sujets de nos réserves naturelles, la gestion de
certaines de nos firmes par des multinationales qui sont là pour détournement et escroquerie…
Je vais m’arrêter là pour les champs de preuve. Mais bien avant de clore le chapitre, je
préfère réitérer une notification. Comme mentionnée plus haut, la responsabilité de nos
chargés de l’extérieur dans tout ceci, c’est qu’ils sont, juste pour plaire à nos chefs d’État, les
personnalités qui se sacrifient pour l’accélération et la consolidation de ces relations
coopératives et diplomatiques dont émanent les différentes stratégies d’imposture, de ruse, de
conspiration, de domination et du blaguer-tuer en ces moments postcoloniaux.
Plusieurs vont me dire qu’ils ne font que coordonner les démarches extérieures du Chef de
l’État accréditant. Que les chargés des affaires étrangères font exclusivement la politique du
chef de l’État.
Le chapitre suivant a donc pour essence, une certaine clarification raffinée sur cette notion
Politique du Chef de l’État accréditant que moi je considère dans sa version africaine, comme
une confusion de longue date.
La puissance de l’impuissance
Chapitre 4
Débutons d'une part ce présent chapitre par le mot DIPLOMATIE dans sa forme littéraire.
Selon le grand dictionnaire Larousse en sa page 376, au sens premier du mot, la Diplomatie
est ce qui concerne les relations entre les États. Bien entendu, entre les États et non entre les
présidents d’États. C’est parce qu’il faut un pouvoir central de décision qu’on a confié la
nomination des chargés de l’extérieur au Président de l’État et plus largement au
gouvernement. Le diplomate intercèdera donc en faveur des gouvernés et non en faveur de la
seule personne dénommée Chef d’État.
Des exemples très simples, si le diplomate œuvre pour un don de machines agricoles, ces
dernières serviront la masse (qui constitue l’État) et non le président et sa famille. Si la Chine
offre par exemple des ambulances au secteur sanitaire d’un pays africain, ces ambulances
serviront la masse (la population) souffrante et non la seule personne du Chef de l’État.
D’autre part, si nous considérons la politique d’orientation gouvernementale spécifique à
chaque président africain, l’expression politique du Chef de l’État est sensée en terme idéal,
mais absurde au sens réaliste. Car, malgré les divergences au niveau nominal des pays
africains, au niveau des personnalités intrinsèques à nos différents chefs d’État et quelques
traces au niveau des politiques gouvernementales, tous les représentants de la communauté
noire vont presque spécialement pour les demandes de dons, de prêts, d’assistance…,
similitude s’observe donc. Là, la politique extérieure du président sénégalais côtoie celle du
président togolais. La demande de prêt ou d’aide… n’est plus l’apanage du Burkina ou du
Congo mais plutôt de toute la communauté noire. Si ces demandes sont constantes et sont
toujours vécues malgré les changements de gouvernements et de chefs d’État en Afrique, en
quoi la politique du Chef de l’État affecterait donc les chantiers d’action du diplomate africain
? Si ses chantiers d’action ne sont pas affectés, fait-il encore la politique du Chef de l’État ?
Donc de façon générale, la divergence entre les politiques extérieures de nos différents
présidents s’en va être stérile, elle n’a plus de sens sur le terrain.
Par ailleurs, voyons un aspect aussi important du sujet. Il s’agit des diplomates de carrière.
Eux, ils fonctionnent en permanence et le changement de gouvernement dans leur pays
d’origine (accréditant) ne les compromet presque en rien. Dans ce dernier cas aussi la
politique du Chef de l’État est restée sans poids.
Comme le dit-on vulgairement, il n’y a pas de problème sans solution. La principale
préoccupation maintenant est de savoir quoi faire pour la retouche et l’adaptation aux réalités
du terrain du système diplomatique Afro.
Je m’en vais suggérer dans le chapitre suivant quelques pistes de sélection et de formation
de nos chargés des affaires étrangères. Tout ceci, dans une allure panafricaine et réformiste.
Mahougnan Daniel
Chapitre 5
permanent avec nos ambassades pour leur notifier d'affilée, à tout point de vue et à tout point
de l'espace ce qu'il y a lieu de faire. Sans être osé ni exagéré, l'espionnage contre-attaquant
sera à l'ordre du jour. C'est extrêmement évident. La « télépathie ? », parce qu'il arrive très
souvent que la transmission matérielle de données soit piratée ou quand la confidentialité
s'avère cruciale. Les agents des services secrets en savent largement.
***
Il pourrait arriver que certaines entités étrangères refusent l'accréditation de nos
représentants parce que les connaissant activistes, alors je préfèrerais qu'on use du système
isolationniste vis-à-vis de celles-ci. Si elles n'étaient pas contre notre développement, ils
auraient accepté nos envoyés.
Le refus d'agrément sans raison fondée (même si ces raisons ne sont pas obligatoires à être
exposées selon l'alinéa 2 de article 4 de la convention de Vienne de 1961 sur les relations
diplomatiques), la déclaration de nos envoyés comme persona non grata sans cause prouvée
sous-entendent que ces entités veulent seulement de nos agents fragiles, faciles à dompter et à
leurrer. Si elles savent qu'un État accréditant s'oppose à une de leurs instructions, elles
s'empressent de discréditer son représentant.
Cela nécessite donc des prises de distance avec ces entités. Et si cette déconnexion de
certaines activités contractuelles ou non avec l'homme blanc nous aurait épargné de certains
poids qui nous affaissent, qu'allons-nous attendre donc ?
Mes réflexions sur le système isolationniste feront l'objet du chapitre à suivre.
Mahougnan Daniel
Chapitre 6
L'ONU
L'Afrique noire doit s'isoler de l'organisation des Nations-Unies. Tous les afro-optimistes
le savent, mais l'ignorance des suivistes les maintient dans leur jugement décadent. Une
pléthore d'analyses vides et insensées.
Quitter l'ONU selon moi, se doit à cause de plusieurs forces que je juge majeures.
D'abord avant de toucher ses entités constitutives, je tiens à affirmer que l'ONU de façon
générale n'accorde pas une sincère importance à l'Afrique. Elle est marginalisée devant
l'essentiel à faire.
Le président de la commission de l’Union africaine Moussa Faki, lors du Forum de Doha
au Qatar, a dénoncé cet aspect du système en ces termes :
« L’Afrique constitue plus du quart des membres des Nations unies, mais qu’il s’agisse de la
paix, de développement économique ou du changement climatique, la place de l’Afrique n’est
pas entièrement reconnue. Ce qui est extrêmement grave ».
La CPI
Une Cour Pénale Africaine déguisée en Cour Pénale Internationale. Tout le monde la
reconnaît ainsi. Les occidentaux même le savent sans ambiguïté ni équivoque. Cette
juridiction mafieuse est instrumentalisée par l'homme blanc pour réprimer les noirs.
Tout récemment Washington a révoqué le visa d'accès aux USA de Bensouda, visa qui
devait lui permettre d'investiguer sur les bêtises commises par l'armée américaine en
Afghanistan. Les USA ont même menacé de sanction les juges de cette Cour qui oseront
s'immiscer à cette affaire, sanction déjà concrétisée. Après tout c'est pour se soutenir avec une
raison aussi hypocrite de la non-signature du statut de Rome.
L'imposture s'est vue de tous quand la CPI a laissé incondamné son premier procureur,
l'argentin Luis Moreno Ocampo dont la personnalité est émaillée de viol et d'affaire de
corruption. Cela a été volontairement oblitéré par la CPI. C'est ce que confirme le quotidien
Suisse "Le Temps" en ces termes :
« L'affaire, étouffée par la CPI, se solde par une décision de non poursuite prise par la
présidence de la CPI ».
La puissance de l’impuissance
Sa dignité, aussi sale, a été blanchie à la tête d'une aussi grande Cour Pénale. Mais ils n'ont
pas tardé à accueillir à bras ouverts Laurent Gbagbo, Blé Goudé, Omar El Béchir... L'Afrique
doit s'isoler.
Le Conseil de Sécurité
Je m'en vais parler ici du droit de véto que les africains, quelles qu'en seront leurs stratégies
n'obtiendront jamais. Une fois qu'au début personne n'a pensé à l'Afrique, il serait maintenant
vide et stérile la conquête de ce droit. Les deux sièges permanents qui sont récemment
réclamés vont rester dans la science-fiction. Comment voulez-vous que vos éternels ennemis
vous permettent de s'opposer un jour à leurs décisions ? Ce serait donc leur point de
décadence et de faiblesse. Ne vous demandez pas par quel procédé magique la France a-t-elle
obtenu le droit de véto ? Est-elle sortie victorieuse de la seconde guerre mondiale ? Non et
non. Les clauses secrètes de l'impérialisme édifieront davantage ceux qui pensent que
l'Afrique aura un droit de véto. Et sans ce droit, ça ne vaut plus la peine d'y rester. Elle sera
toujours soumise et dépendante cette Afrique. Je ne suis pas pessimiste, le réalisme en dit
largement.
J'ai déjà dans le chapitre 3, exposé sur ces institutions mafieuses qui œuvrent jour et nuit
pour la domination des plus forts sur les faibles. Une prise d'écart s'impose donc avec ces
organisations de mégalomanie.
L'OMS
Elle a été démasquée à travers cette récente crise sanitaire de Covid-19 pendant laquelle,
elle et même le secrétaire général des Nations-Unies ont fait preuve d'un extrémisme
pessimiste. La méchanceté la plus affichée est quand elle prévoit effectuer les premiers tests
de vaccins en Afrique noire qui présente la minorité des cas au moment où des pays
occidentaux comme l'Italie, l'Espagne, la France, les USA...battent le record et se préparent
pour le classico.
Excepté cela, on nous a convoyé des matériels de test soit déjà infectés soit conçus pour
tout déclarer positif, tout ceci afin d'accomplir leur prophétie de millions de cas. Un retrait se
voit coercitif.
Le PAM
Comme précédemment noté, les ravitaillements de l'homme noir émanant du PAM sont
tous empoisonnés. Tels des somnifères, l'usage de ces dons nous abrutit davantage.
Comprendra qui fouille. Je ne dis pas cela parce qu'il faut toujours accuser ces organes. Je ne
le dis pas non plus à cause d'une hypothèse générale de négativité sur l'ONU. Mais je le dis
après fouillage et « trifouillage ». Que ceux qui se sentent spirituellement éclairés ou
admirateurs de l'invisible, investiguent sur les effets néfastes qu'engendrent ces aides
alimentaires sur l'homme noir et surtout relatifs aux répercussions léthargiques des produits de
Mahougnan Daniel
nos cantines scolaires sur la psychologie de nos enfants. Je m'arrête là pour éviter tout
éventuel malentendu avec mes coéquipiers raciaux.
Sur le site Web www.lopinion.fr, Thomas Dietrich sur "Tribune libre" et traitant du
thème :
« Casques bleus en Afrique: la spirale infernale » affirme ce qui suit : [[Si de rares succès en
Sierra-Leone ou au Liberia ont quelque peu éclairci son bilan, l’ONU s’est montrée
globalement incapable de résoudre les conflits qui ont secoué l’Afrique depuis la fin de la
Guerre froide]].
« A l’heure actuelle, plus de 18 000 hommes sont encore déployés en RDC dans le cadre de
la MONUSCO ; depuis 1999, 15 milliards de dollars ont été dépensés. Sans résultat probant.
Pire, les casques bleus suscitent le plus souvent de la méfiance, voire de la haine de la part
des Congolais. Non seulement ils sont accusés de ne pas intervenir pour empêcher les
massacres, mais ils sont régulièrement accusés de bavures contre les civils, de collusion avec
les groupes rebelles, d’abus sexuels (700 plaintes recensées ces dernières années) et même
d’exploitation illégale des ressources minières. Le même soupçon pèse sur les troupes de
l’ONU présentes en Centrafrique, un pays qui connaît comme la RDC une guerre
interminable motivée en partie par l’immense richesse de son sous-sol ».
Divers
La françafrique
Même nos enfants du Cour Primaire ayant déjà reçu des leçons sur l'esclavage savent que
l'Afrique doit prendre grandement ses distances avec la France. À plus forte raison nos lettrés
avancés qui en savent plus sur les enjeux impérialistes, du FCFA, de l'ingérence politique, du
pillage de nos matières premières, des génocides et terrorismes, de la falsification de notre
histoire, du racisme, de l'ingratitude envers nos tirailleurs, de l'assassinat de nos leaders...
La France fait partie avec le Portugal et la Belgique, des ennemis les plus féroces de
l'Afrique. Sans me mettre encore ici à répéter tout ce que nous savons déjà sur cette mafia
françafricaine qui progresse au détriment de l'Afrique avec ses effets abrasifs, corrosifs et
nocifs à ce continent, je m'en vais juste faire mention de certaines personnalités qui ont su tôt
que sans la France, l'Afrique serait tel un jardin en pleine floraison.
La subtile connaissance des dessous camouflés de la présence militaire française en
Afrique a poussé le légendaire reggaeman ivoirien Seydou Koné alias Alpha Blondy à notifier
dans sa chanson -Armée française- ce qui suit :
Toujours concernant l'armée française, mais cette fois-ci dans la lutte contre le terrorisme
en l'occurrence contre le groupe BOKO HARAM, la France a tellement noyé le poisson
devant plusieurs africains qu'ils ne savent plus réellement ce qui se passe. Mais plusieurs aussi
l'ont su avec preuves indéniables. Bien de personnes ont fait remarquer que la France,
prétendue partisane pour la défensive, arme clandestinement le camp offensif. Ceci a été
corroboré lors de la saisie par l'armée tchadienne des armes appartenant au groupe BOKO
HARAM dans le Nord-est du Nigéria. Voici ci-dessous ce qu'affirma le Ministre tchadien de
la communication Hassan Sylla Ben Bakari, lors de sa visite au Cameroun :
« 40% des armes saisies par les forces armées du Tchad aux combattants de BOKO HARAM
sont de fabrication FRANÇAISE. Mon pays montre ces images et continuera de les montrer
afin que ceux qui les fabriquent sachent que ces armes ne se retrouvent pas là où elles
doivent l'être ».
Ce qui choque ici, c'est qu'aucun pays africain ne fabrique d'armes atomiques. Alors les
60% restants des armes saisies sont de fabrication occidentale ? C'est ce que moi-même
j'ignore.
L'internaute Franck Ntasamara, résidant aux Pays-Bas affirme ceci sur une page web :
« La France est un pays nuisible pour l'Afrique par ses bases militaires sur le continent, par
le FCFA et pour faire court, la '' Françafrique" ».
La dislocation devient donc urgente.
Tout ce qui s'est passé sur la race noire d'hier à aujourd'hui, cautionné par l'homme blanc
émane du racisme. Le plus important est la falsification de notre histoire qui nous a fait perdre
une énorme partie de notre identité culturelle. Malgré l'humanisme et la gentillesse exprimés
par l'homme noir à l'égard de l'homme blanc, ce dernier n'a connu que le racisme comme
expression parallèle. Ils prétendent aimer l'Afrique dans leurs discours, lors des visites, mais
seuls les noirs savent ce qu'ils vivent, ce que la peau noire représente au pays des blancs. Les
effets du racisme anti-noir doivent laisser penser la psychologie noire.
Le racisme est inhérent à l'homme blanc. Et comme le dit souvent Kemi Seba, il ne
disparaîtra jamais. Nos théories de protestation ne changeront en rien l'essence raciste de
l'homme blanc. Se faire respecter, est la seule option valable pour diminuer largement ce
fléau.
Ils sont partis eux-mêmes jusqu'à signer en 2018 le pacte de Marrakech au Maroc sur
l'immigration juste pour nous maintenir dans un idéalisme naïf. Aucun objectif de ce pacte
n'est respecté depuis là. C'était juste pour amoindrir nos soulèvements. L'affirmation qui,
d'emblée et d'affilée me réjouit un temps soit peu, vient du joueur afro-italien Mario Balotelli.
Les noirs toujours traités de singes, il affirma ce qui suit sur son compte Twitter :
« Je n'ai rien contre les singes parce que je suis totalement sûr que les singes sont plus
intelligents que les racistes ».
Mahougnan Daniel
L'Afrique noire, malgré ce système isolationniste qui doit la sauver, est contrainte d'abord
de maintenir ses liens avec certains États pour une consolidation de ses bases de
développement. S'éloigner sur la scène internationale serait donc à préméditer vis-à-vis de
certaines entités.
Une préméditation avec circonspection s'impose parce que d'une part, nous avons une
gigantesque communauté noire éparpillée dans le reste du monde. Donc s'isoler laisse
entendre aussi, maintenir nos consulats afin de consolider et de pérenniser les liens afro-
diasporiques.
D'autre part, le transfert de technologie nous maintiendra avec certains États. C'est une
étape très importante à franchir avant une quelconque résiliation avec ces derniers. Malgré
que l'homme noir est le précurseur de la technologie de façon générale, un transfert nous est
maintenant crucial pour l'industrialisation, les performances sophistiquées en Informatique et
la mécanisation agricole. Cela nous servira pleinement dans plusieurs domaines. Et pour le
cas de la diplomatie, l'informatique sera propice à notre système d'espionnage contre-
attaquant. Oublier ce chantier et sauter dans l'isolationnisme sera un coup dur pour notre
modèle réformiste.
La puissance de l’impuissance
Chapitre 7
Des épîtres :
Hotep !
J'ai reconnu, bien avant l'esquisse même de l'introduction à cet ouvrage, que plusieurs
d'entre vous seront négativement touchés et une minorité positivement touchée.
Arrivé ici au point des épîtres, ça m'est venu à l'esprit de demander d'excuse à ceux qui
sont mal touchés.
Mais, comme absorbé par une dissonance cognitive, une autre idée d'opposition à cet
engagement s'est suivie parallèlement dans mes pensées. Alors, sans me laisser emporter par
une quelconque gentillesse et simplicité naïves, j'ai laissé primer la seconde idée dans mes
pensées, qui m’ont finalement dissuadé de cet engagement de demande d'excuse. Cette
position est sous-tendue par plusieurs raisons d'essence sensée.
D'une part, demander d'excuse revient à une dévalorisation de la réforme aussi urgente
dans notre système diplomatique. Le présent ouvrage serait donc insensé et sans poids devant
notre perpétuelle ambition d'autodétermination et de respect.
D'autre part, j'ai su tôt qu'engendrer des opérations à allure indépendantiste aujourd'hui sur
la terre africaine n'est plus une affaire de fragilité, d'optimisme naïf ou d'un volontarisme sans
actions concrètes. Mais plutôt d'une détermination pragmatique. Et si se faire respecter
devient donc une contrainte pour la race noire, en quoi demander de clémence aurait-il de
crédit, si je sais déjà qu'il y a même des personnes de ma propre race qui ne veulent pas que
l'Afrique s'autonomise ?
Pourquoi demander d'excuse, si aujourd'hui l'Afrique doit forcément lutter contre
quelques-uns de ses propres enfants avant d'obtenir son indépendance au sens propre du mot ?
Je préfère mal toucher, je préfère les actions coercitives et contraignantes à
l'autodétermination qu'aux paroles et actions mielleuses dénotant la lâcheté devant ce système
impérialiste.
Je ne sais pas pour quelle raison un enfant d'Afrique digne de nom serait mal touché par le
contenu de mon ouvrage.
Il vous serait donc mieux de chercher à réformer, conformément aux idées panafricanistes,
les stratégies de négociation à l'étranger. Je suis prêt à répondre calmement, avec sérénité et
placidité à toutes les critiques, répliques ou remarques quelconques. Mais s'excuser,
franchement l'Afrique n'a plus besoin de ça, elle en a marre.
Que ceux d'entre vous qui se sentent vraiment gênés par l'affaissement de l'Afrique et qui
veulent bien qu'elle se relève, travaillent et prennent conscience pour que leurs facultés de
soutien déjà latentes sous l'effet du bâillonnement, passent à l'épiphanie. L'Afrique est
d'emblée prête à les accueillir à bras ouverts.
À tous les écrivains noirs, traitant des relations qu'entretiennent l'Afrique noire et le reste du
monde
Hotep !
Mahougnan Daniel
À travers beaucoup d'ouvrages, traitant de l'Afrique dans les relations internationales, j'ai
remarqué que soit l'auteur parle de la non affirmation de l'Afrique ou sa marginalisation sur la
scène internationale, soit l'auteur procède à une relation des faits diplomatiques historiques de
l'Afrique noire et autres entités. Loin de là, une minorité sous peau d'essayiste, concourt aux
réformes dans ce champ. L'Afrique leur est reconnaissante.
Aux historiens des faits diplomatiques je m'en vais rappeler ceci. Bien vrai nous avons
besoin des faits antécédents afin de bien enchaîner pour ne pas dire bien coordonner les
programmes futurs. Souvent ces livres d'histoire sont assortis d'illustrations photographiques.
J'ai plusieurs fois contemplé dans ces livres à caractère diplomatique, des photos montrant
quelques-uns de nos représentants faire preuve d'infériorité à la peau blanche. Un exemple
simple, ils se plient, se courbent tel un apprenti devant son patron, avant de saluer les
premières dames blanches. Comment veux-tu t'affirmer pleinement après devant son mari
ambassadeur ou président si déjà tu te dévalorises lors des séances protocolaires et de
bienséance? Moi je n'appelle pas cela bienséance, mais une action qui montre tôt la déchéance
de ta mission diplomatique dans sa version africaine.
Ces photos qui s'affichent en guise d'illustrations vont continuer à corrompre la
psychologie de nos enfants. Parce que jamais, ils ne voient dans ces illustrations ni un
ambassadeur ni un président blanc se courber ainsi aux nôtres mais le contraire est répétitif.
Ils seront donc convaincus ignoramment que les noirs sont d'affilée inférieurs aux blancs. Ce
qui est d'essence fausse. Ces conceptions vont leur faire perdre d'ardeur pour cette lutte
d'indépendance. Les images ont elles aussi des pouvoirs d'influence. Ne voyez pas cette
remarque anodine.
Une petite retouche dans vos relations des faits diplomatiques épargnerait alors nos enfants
de certaines humiliations qu'ont laissées certains aliénés.
Vous allez constater que les faiblesses rencontrées par les blancs dès leurs premiers
contacts avec les noirs ne sont relatées dans aucun livre d'histoire au programme dans nos
écoles. C'est là l'intelligence de se montrer toujours supérieur. C'est une fuite intentionnelle de
données. Exposer ses faiblesses donne d'une part courage à son adversaire et d'autre part, rend
paresseuse sa descendance ou ses coéquipiers. Un peu de discernement donc. Je vous
remercie.
Aux étudiants actuels en diplomatie et relations internationales, à tous les aspirants au métier de
diplomate africain ou d'un pays noir près les autres entités du monde
Selon ce que ces mêmes blancs nous transmettent via les universités, il est bien dit que le
diplomate doit s'informer par tous les moyens LICITES (Art. 3 de la convention de Vienne de
1961 sur les relations diplomatiques) sur le territoire de l'État accréditaire au profit de celui
accréditant. Mais demandez-vous si l'espionnage et l'ingérence dans les affaires intérieures
sont validés par la convention de Vienne sur les relations diplomatiques ou sont légalisés par
quelconque État ? C'est là le paradoxe entre l'enseignement reçu et la pratique sur le terrain.
L'homme noir diplomate suit à la lettre ces enseignements universitaires au moment où
l'homme blanc diplomate les trouve désuets et met son système à jour pour l'adapter
progressivement aux réalités stratégiques et à son gré.
Le problème qui se pose à vous futurs représentants de l'Afrique, c'est que le changement
s'en va être brusque et radical. Parce que, sans être exagéré, être un diplomate "sans voix"
devant l'homme blanc prend fin simultanément avec le départ de la génération actuelle de
chefs d'États africains. Envisager donc être représentant de l'homme noir un jour revient à une
introspection digne de nom. Se demander si la capacité y est, et non la volonté. Si certains
d'entre vous le deviennent ou ont la chance de le devenir sous le règne de nos dirigeants
actuels, alors tant mieux. Au cas contraire, tant grave. Il ne sera plus question de diplômes et
de la simple éloquence. Et je le répète, je parle en fonction des réalités du terrain. Il vous
suffit d'analyser soigneusement les courants revendicatifs réformistes qui se dessinent au sein
de toute la communauté noire en ce 21e siècle. Ceux qui le savent, savent mais ceux qui
l'ignorent à cause de leur pessimisme seront sidérés.
Chers futurs Excellences, je vais m'arrêter là. Un peu d'effort et d'adaptation, vous y
parviendrez. Adaptation ici est différente de résignation, car cette dernière ne sera
aucunement à l'ordre du jour. Vos honneurs chers Excellences !
Hotep !
Mes salutations les plus cordiales et les plus fraternelles.
Longtemps traqués par l'homme à la peau blanche, solidarité et unanimité doivent être les
nôtres. Les pays blancs ont entre eux des désaccords internationaux, mais quand il s'agit de
décider du sort de l'homme noir, ils s'allient solidement derrière ces désaccords
médiatiquement dévoilés. Pour l'homme blanc, le noir n'est ni nigérien ni haïtien, le noir c'est
le noir. Alors pourquoi nous qui devons incarner la solidarité allons-nous faire preuve de
malentendu ?
Bien avant le début de cet ouvrage, je me suis demandé s'il ne faut pas en premier lieu
écrire sur la diplomatie inter-afro avant d'amorcer celle entre l'homme noir et l'homme blanc ?
Mais je me suis dit que la diplomatie inter-afro s'avère un peu sans importance si la solidarité
prend place.
Primo, les dispositions du panafricanisme prônent largement déjà cette union ligaturée
entre hommes noirs.
Secundo, je ne vois aucune importance à parler des relations internationales entre le Bénin
et l'Afrique du Sud, l'Éthiopie et la Jamaïque.
L'essentiel, comme l'ont déjà martelé plusieurs panafricanistes, est que toute la
communauté noire se constitue en État fédéral. Un seul centre « central » de décisions
applicables équitablement sur les territoires ougandais, haïtien, sierra-léonais, cap-verdien,
congolais, kényan etc...
Mahougnan Daniel
Un ivoirien aura la même carte nationale d'identité qu'un jamaïcain. Ce sera donc les
premières étapes de notre fraternité originelle. Et je ne sais ce qu'attendent nos dirigeants pour
que les territoires noirs indépendants aux Antilles soient intégrés à l'Union Africaine.
Plus largement, comme le dit l'internaute Dodji Mahougnito OLOU, un burkinabè peut être
élu président pour le Gabon, un haïtien pour le Bénin ainsi de suite.
Plus de disparité entre hommes noirs. Tout ceci sans oublier notre diaspora éparpillée dans
le monde. Nous sommes d'affilée de cœur avec les afro-brésiliens, afro-américains, nos frères
de sang nés ou résidents aux Antilles, les mélanésiens, les Mani de la Thaïlande, la
communauté Ati des Philippines, les aborigènes d'Australie etc... Tout ceci pour désigner tout
être humain noir de peau et ayant d'ascendant noir.
Nous devons lutter ardemment contre la soumission, l'aliénation et l'altération de notre
essence historique. Nous devons nous faire respecter, c'est primordial. Engageons-nous,
éveillons-nous face à la ruse pluridimensionnelle de l'homme blanc. Redonnons vie et ferveur
à Kemet, le berceau de l'humanité. Sa transfiguration est imminente et sera fulgurante.
***
À toute la communauté noire je souhaite la paix du cœur, l'harmonie pour les unis, la
quiétude, la fraternité et un digne éveil.
Que Dieu vienne au secours de la Jamaïque et d’Haïti. Qu'IL vous accorde la tranquillité
d'esprit. Vous êtes laissés seuls au milieu des loups, séparés de votre terre d'origine. Ça ne
change rien. Nous sommes de cœur avec vous.
Fraternellement !
***
J'ai, par ces quelques pages, essayé d'apporter mes minimes perspectives de réformes
nécessaires pour améliorer notre position diplomatique toujours incomparable à celle de notre
éternel antagoniste.
Notre actuelle stratégie relationnelle avec nos adversaires leur permet sans difficulté, de
nous leurrer, de nous dompter, de nous épier afin de nous épuiser. Une mise au point aussi
décidée est donc cruciale pour notre affirmation et notre responsabilité devant ceux qui nous
manient à leur guise et sans souci aucun.
Ceci n'est pas un travail aussi approfondi que ça, mais plutôt une introduction développée
de ce que doit réellement être notre diplomatie en ces temps où nous sommes traqués de tout
côté. L'essentiel sera donc la concrétisation « raffinée » de ces apports de réformes.
Plusieurs ont aussi abondé dans le même sens avant et encore peut-être simultanément
avec moi. Ce sera donc toute une panoplie de tactiques et de stratagèmes à mettre au service
de nos engagements internationaux. Nous n'allons plus nous laisser endormir par les
prétendues formations et instructions venant de l'homme blanc.
La créativité et l'illumination ne sont pas ses apanages. L'homme noir n'est pas non plus
fait pour être toujours un satellite ou un stipendié au service de l'homme blanc. Tel le nom du
mouvement afro-américain, la vie des noirs aussi compte.
Mahougnan Daniel
Partie II : De la politique
Chapitre 1 : Brief du domaine politique
Où avons-nous laissé notre esprit d’analyse objective ? Il a été obnubilé par notre suivisme
dénué de discernement. Nous avons suivi la masse, nous avons marché et protesté contre un
système que nous-mêmes avions instauré avec plaisir. J’avoue que le suivisme a sévi plus que
l’ignorance.
Nous allons maintenant dénicher les inédits de la cité politique. Nous allons désillusionner ces
panafricanistes qui pensent que la sensibilité peut être un corrélat direct de la politique. Plongeons
de pleins pieds dans les mailles de ce labyrinthe. C'est une grave erreur et extrême naïveté de
chercher à corréler l’idéal du pouvoir et le domaine purement politique. Permettez-moi de mettre
mon caractère idéaliste de côté afin de mieux nous disséquer la vie politique.
Nous crions partout, nous tirons à boulets rouges sur les dirigeants. C’est vraiment une grande
ignorance. C’est négliger, c'est faire litière des réalités du pouvoir politique.
Quelle conséquence autre que celle-ci voulons-nous, lorsque nous avions laissé supplanter la
théocratie originelle ? Mobilisez plus de jeunes que ça, et entrez dans les palais présidentiels. Pour
l’homme politique digne de nom, nous ne faisons que prêcher dans le désert.
Le typiquement politique
Primo, sachez que le domaine politique est réservé aux âmes équanimes, courageuses,
intrépides et munies d’une terrible résilience. Les âmes trop humanistes et sensibles sont donc
priées de rester dans leur nid. Parce qu’elles seront faibles devant le soulèvement populaire, elles
seront apeurées face aux opposants politiques les plus farouches. Elles n'auront pas le courage ni la
force nécessaire pour espionner et piéger leurs concurrents.
L'esprit sentimentaliste ne pourra pas incarcérer injustement un opposant en guise
d’aplanissement de son sentier politique. C’est le pourquoi ces esprits sont exhortés à se garder de
frôler les lisières de ce circuit apparemment inextricable.
Si telle est donc la condition requise pour se faire homme politique selon le terrain réaliste,
pensons-nous que nos cris et agitations peuvent parvenir à désaxer les convictions foncières d'un
homme politique ? Quand il est parfois épris d'une infime compassion face aux dégâts de nos
soulèvements, nous pensons l'avoir considérablement impacté. Leurre ! C’est plutôt devant nos
protestations que l’essence même de leur stoïcité et la quintessence de leur insensibilité se laissent
dévoilées.
Secundo, j'ai assisté récemment à un procès que j'ai traité de « mascarade politico-juridique »
sous ma peau d’idéaliste. Mais je disais déjà à mes aînés en Faculté de Droit que ces opposants
seraient inévitablement condamnés. Parmi ces opposants il y a un dont je disais que son irruption
sur la scène politique n'est pas préméditée. Il a instrumentalisé son influence et sa réputation
universitaires pour penser conquérir facilement les honneurs du pouvoir politique. Il a très mal
étudié le terrain. Il a minimisé la force de frappe de celui avec qui il veut initier ce rude et féroce
challenge propre au milieu politique. Il a pensé miser, spéculer sur le soutien de la population.
Ignorant ainsi que derrière ces apparences plus ou moins démocratiques, se cache une réalité digne
d’un couvent. Je parie qu'il n'avait pas eu de conseillers politiques chevronnés, sinon les
circonspections ne lui auraient pas faussé compagnie.
Je vais dire quelque chose qui va étonner, mais c'est la réalité. Plusieurs ont accusé la
mouvance après le verdict d’avoir influencé le procès. Sans mentir, même s’il s'agissait d'une
exclusion, la mouvance n'a pas tort. Car, en Sciences Politiques, Machiavel préconisait déjà au
« Prince » de chercher à régner et se pérenniser par tous les moyens. Nous ne sommes plus aux
temps des Principautés diront certains, mais tenons-nous bien, les recommandations de Machiavel
ont transcendé ces temps. Alors il se révèle être un devoir pour le pouvoir en place d’éliminer,
d’épuiser ou d'isoler ses potentiels et ses réels challengers.
Tertio, nous parlons de grâce présidentielle pour les détenus politiques en Afrique. Laissez-moi
nous dire ceci, cette grâce est généralement disponible sous cinq grandes conditions :
1- Soit le Ténor de la mouvance ne veut plus briguer un autre mandat ;
2- Soit c'est un nouveau pouvoir qui veut faire table rase avec les agissements du régime
défunt ;
3- Soit c'est le détenu qui envoie une missive au chef pour implorer sa clémence. Dans cette
missive très confidentielle, il doit rassurer le destinataire qu'il ne le dérangera plus dans ses
ambitions politiques. Même si cette assurance, cet engagement serait peut-être plus tard un leurre, il
doit le souligner d'abord. Et si le chef juge bon le faire, il cède mais avec la plus minutieuse
circonspection ;
4- Soit le détenu fait un revirement politique ;
5- Soit la mouvance est convaincue d'avoir déjà maîtrisé le potentiel offensif du détenu. Là il
est gracié et la population pense borner la causalité à son soulèvement.
Alors ne pensons pas que la grâce présidentielle serait une compassion naïve surtout envers les
détenus politiques. Une compassion non foncièrement préméditée, serait laisser libre cours à ses
concurrents pour la conquête du pouvoir. Restons chez nous avec cet idéalisme naïf.
Quarto, comment voulons-nous que le Président parvienne à leurrer le peuple avec ses
discours, à voiler ses agissements nocifs, à gagner la confiance populaire par la dénaturation de ses
actions suspectes, s'il laisse libres de paroles ces journalistes éloquents et très loquaces le dévoiler ?
Les détracteurs et les journalistes non-alignés sont aussi des obstacles à esquiver sur son sentier
politique.
Quinto, la séparation des pouvoirs, oui et alors ? Sachez que même aux États-Unis, la Cour
Suprême et le Congrès sont influencés par la Maison Blanche. Que voulons-nous que le Président
devienne, si la Justice innocente un opposant que lui, il voulait éviter coûte que coûte ? Le mieux,
c'est de laisser l’émotivité et le sentimental de côté, dérouter la Justice afin de se libérer de ses
ennemis politiques.
C’est pourquoi quand ces aînés en Faculté de Droit disaient qu'ils attendent que le droit soit dit
avant de débattre avec moi, j'affirmai ceci : juridictions de fait ou juridictions de droit, nous
sommes là. Et évidemment ils sont restés muets. Je me demande si le droit n'est pas dit depuis là.
Nos ambitions optimistes, nos désirs naïfs nous occultent la bataille réelle que se livrent les
acteurs politiques. Ce n'est pour rien que les chrétiens et certaines personnes se déclarent apolitiques
et ne veulent même pas en commenter un fait. Parce que la morale que ces derniers veulent qu'on
respecte par cœur est totalement aux antipodes des réalités politiques.
L’occurrence africaine
« Le deuxième de ces livres prescrivait aux rois les règles qu'ils étaient obligés de suivre aussi
bien dans leur vie privée que dans l'exercice de l'autorité suprême. Dix autres traitaient de l'ordre
sacerdotal, du gouvernement de l’État et de l'administration de la cité ; ils renfermaient les règles
fondamentales des lois civiles et criminelles, et étaient appelés sacerdotaux par excellence…
Cette législation puissante et vivace qui, pendant plus de quinze siècles, fit de l’Égypte un
objet d'admiration pour tous les peuples de l'antiquité… »
J.-J. Thonissen
Ce n’est pas du hasard, nos pères ont résilié l'alliance avec Dieu. Or sur ces questions, il n'y a
pas de demi-mesure. Nous avons à faire maintenant avec le grand générateur d’hypocrisie, de ruse,
d'inhumanité, d'apathie, de la boulimie du pouvoir, des guerres sans fondements valables, des
assassinats, de cruauté et d'asservissement. Nous devons repenser à l'alliance originelle. Sinon nos
cris n'atteindront ni ne frôleront même pas la destination escomptée.
Kemi Seba peut devenir Président d’État et constituer son gouvernement de panafricanistes les
plus influents et les plus convaincus. Tant que la Nature ne cédera pas, ce régime n'impactera pas
comme le prévoient aujourd’hui mes fameux panafricanistes. Soit il sera dégagé par d'autres
opposants sciemment suscités par la mère Nature.
Que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent et que ceux qui ont de l'intelligence pour
comprendre comprennent. Militer pour qu’un dirigeant soit déporté manu militari, crier sur Patrice
Talon, traiter Alassane Ouattara de bandit, prendre Macron pour un voyou, voilà des jeux d'enfants
auxquels jouent ces prétendus futurs réformateurs. La Nature a besoin de ces dirigeants pour nous
demander tacitement ou implicitement de choisir entre la direction Céleste et celle de Rome. Je le
répète, la Nature n’est ni inerte ni folle comme nous le pensons.
L'Afrique a besoin d'introspection.
Chapitre 2 : Le vrai coupable
Suite au chapitre premier dans lequel un pan du voile politique a été levé, nous allons
maintenant à la quête des causes premières de certains faits politiques dont les responsabilités sont
d’affilée incombées aux dirigeants de nos États.
Commençons par nous rappeler que l’homme politique n’est ni un extraterrestre ni un génie de
quelconque élément de la nature ni des objets volants non identifiés. Il fait partie de l’ensemble
appelé peuple :
- Il est sorti de nos entrailles ;
- Nous l’avons nourri, que ceci soit physique ou spirituel ;
- Nous lui avons inculqué nos principes vitaux, moraux, traditionnels et sociaux ;
En bref, nous lui avons communiqué notre vitalité.
Si nous convenons sur cette vérité, alors avançons. Nous lui avons finalement confié la plus
grande responsabilité : celle de la gestion de notre société organisée.
Logiquement, c’est une partie de nous, peuple, qui est au sommet. Ainsi, permettez-moi donc
de procéder à une ‘’redistribution’’ des responsabilités de certains faits politiques en corrélant
simultanément Politique et Société.
Débutons par certains cas particuliers, ensuite des corrélats internes et externes.
C’est ici on s’est porté au pinacle de la naïveté et des analyses illusoires. Nous avons laissé
notre conscience errer ça et là, nous avons laissé la fragilité prendre le dessus. Les circonspections
nous ont faussé compagnie, nous nous sommes laissé balancer dans le décor. Nous sommes les
corbeaux leurrés par les renards, oui, les flatteurs vivent aux dépens de nous. Oui, nous avons laissé
tomber notre fromage et les renards s’en ont saisi. Nous sommes hallucinés par ces discours
rhétoriques et flatteurs. L’émotionnel l’a emporté sur l’équanimité, et le matériel l’a emporté sur
l’honnêteté.
Manque de discernement
Je veux ici m’appesantir sur l’opposition politique qui génère en dernier ressort les futurs
dirigeants. D’ici les fourberies politiques prennent naissance.
Si l’opposant remarque certaines faiblesses au sein de la mouvance, au lieu de soumettre au
pouvoir en place quelques suggestions et apports de solutions, il procède autrement. Car il reconnait
que s’il le faisait ainsi, les problèmes de gestion seraient réglés et donc plus besoin de changement
du dirigeant en place. Mais qui est fou et non ambitieux ?
Présomptueux, outrecuidant et très flatteur avec une rhétorique bien entrainée, il s’élance dans
le décor et s’autoproclame porteur de solutions. Mais au plus profond, dans les entrailles de ses
agitations et sanglots d’apparence viable, se sont nichés l’amour de l’honneur et des richesses
matérielles. Une limite non avouée et donc inédite de la démocratie ? Nous y reviendrons.
L’opposant convainc le peuple avec son arsenal intellectuel et parviendra alors à subtiliser la
majorité de l’électorat. C’est plus tard qu’on s’aperçoit, après son accès au pouvoir, qu’en réalité,
celui-ci ne développait du tout pas un pouvoir d’amour pour le peuple, mais plutôt nourrissait-il un
amour pour le pouvoir. Son intention foncière était de mûrir en biens matériels, faire honneur à sa
famille et son entourage, pour signifier qu’il est l’enfant au meilleur destin de la zone. Il sera
comblé de privilèges et honneurs collatéraux et afférents à la magistrature suprême. Ses anciens
camarades de classe, d’université, ses anciens collègues verront sa gloire. Son nom, en caractère
d’imprimerie, sera scanné à jamais dans les cœurs et les livres d’histoire. Voilà résumé, c’est
l’amour du pouvoir contre le pouvoir de l’amour.
Et comme si ceci ne suffisait pas pour se moquer de nous, le jeu continue. Après avoir fini son
ou ses mandats et laissé le pouvoir à autre personne, au lieu de se retirer calmement du monde
politique, soit il redevient opposant et s’érige stratégiquement à nouveau en porteur d’idéal. Soit se
convertit-il par coup de baguette magique en humaniste. C’est ici vous entendez souvent : tel ancien
président se dit déçu de comment la démocratie est malmenée ; il a plaidé auprès du gouvernement
en place pour le rapatriement des exilés et la libération des prisonniers politiques, la liberté de
presse et surtout la réconciliation nationale. Pourtant lui-même avait bazardé toutes ces valeurs
démocratiques quand son gouvernement était sur le chantier. C’est ici le point de leur parcours
standard.
Mais là n’est pas le problème. Plutôt quand le peuple s’extraie de toute analyse objective et se
blottit dans du suivisme, la naïveté et l’émotionnel. L’opposant prend tout son parcours politique à
jouer avec la conscience du peuple pour parvenir à ses fins.
Quand le peuple sombre dans l’ignorance et la naïveté, le politique en fait une grande occasion
pour cristalliser l’érection de sa puissance : c’est la puissance de l’impuissance.
La cupidité
Pour ce cas précis, nous n’avons pas besoin qu’on s’apitoie sur notre sort. Car c’est un choix
délibéré, mais malheureusement dénué de prospective. Nous avons vendu l’électorat au prix
d’argent, en lieu et place d’analyses prospectives.
Comment se laisser aller si facilement devant l’appât tendu par le politique ? Vigilance et
prudence ont fait défaut. Les porte-à-porte s’intensifient, l’argent se partage par vague de billets.
Malheureux et esclavagisés mentaux que nous sommes, sommes-nous demandé un temps soit peu à
quel prix les fameux politiciens sont devenus si généreux avec une telle allure d’apparence
désintéressée ? Quand j’ai reçu ma part, me suis-je demandé s’il s’agit des frais de carburant pour le
centre de vote ? Ou quoi donc ?
De toutes les façons, nous l’avons reçu chacun, des lettrés jusqu’aux illettrés et du sud au nord.
Alors s’en suit l’étape fatale : la vraie face de notre choix porté sur le numéraire. Nul n’est sans
savoir qu’une chose dûment achetée devient de fait propriété de l’acheteur. Ainsi, si tu acceptes et
valides, tu signes d’emblée ton arrêt de mort.
Parce que, calé, les deux bras équidistants des deux côtés de l’isoloir, ton esprit contracte
tacitement avec le logo du candidat : en foi de cet argent, je t’octroie mon point, pour faire valoir et
faire comme bon te semble. Unanimement, le stratège candidat remporte la majorité. Reste à savoir
si nous devons nous plaindre après d’une quelconque mauvaise gestion de l’État. Presque
impossible. Nous devons subir même si la gestion a tendance à claudiquer. Pour ceux qui ont des
objections, qu’ils revivent ces moments où les billets parachutaient sans difficulté aucune. Nous
n’avons pas élu sur mérite mais sur l’argent. Nous avions manqué de prospective, nous avions tout
limité au présent et à notre ventre.
Ce qui va donc naturellement équivaloir à ceci : nous pouvons élire un délinquant ou un
briguant à la tête de notre État, pourvu que ce dernier nous donne d’argent ou laisse passer
facilement nos désirs instinctifs. La balle est dans notre camp.
Désillusion
On a peur de faire clivage avec la masse sous prétexte d’être humilié. Combien avons-nous
assumé les revers de nos créances tant accordées aux affirmations et analyses inconscientes de nos
jeunes étudiants et de l’intelligentsia de nos universités ? Ils reviennent bourrés d’arguments et
d’analyses souvent complexes qui occasionnent chez les nôtres une hétéronomie de choix
politiques.
Mahougnan Daniel
Déjà en première année de Droit ou de Sciences Politiques, ne leur demandez pas leurs avis sur
une actualité politique ; prétentieux, ils vont vous charger jusqu’à la moindre parcelle de votre
conscience. Analyses politiques mélangées au fanatisme sous des argumentations saugrenues, le
tout saupoudré d’un air pédant et présomptueux. Ils se voient très tôt experts politologues. Mais au
fond, c’est l’illusion qui a imprégné toutes leurs cellules intellectuelles.
Leurs ainés, soucieux de faire très tôt une place en politique, s’imposent partout. Ils exposent,
sous couvert de valeurs défendues, le pourquoi nous devons suivre leur choix à eux. Mais au fond,
ils savent pertinemment que leurs travaux de terrain pourraient leur valoir, si leur choix passait, des
postes ministériels ou de direction quelque part. Donc aucune valeur sociale n’était leur
préoccupation majeure.
Alors que selon nous, comme ils ont un peu fréquenté, ils sont plus clairvoyants que nous sur
ce terrain. Oui, ils le sont. Mais pas selon notre point de vision. Ils savent que c’est le blaguer-tuer.
Ils savent très bien qu’ils sont des ambitieux pervers en puissance.
Nous voici à présent avec le président en exercice. Rappelons d’abord que trois essences
fondamentales guident ses décisions :
- Notre vitalité en lui ;
- Ses conseillers politiques issus généralement de nos universités où Machiavel et Hobbes
sont à l’honneur ;
- Ses investissements pendant la conquête du pouvoir.
Tout ceci, enchanté par une bonne dose de notre manque de discernement. Et s’il faut
hiérarchiser ces essences, je dirais sans doute que la première, notre vitalité en lui, est la base de
toutes les autres. Parce que tout simplement, le type de vitalité que nous lui avons insufflée depuis
l’aurore de sa naissance est celui qui le guidera tout au long de sa vie. A moins qu’il n’ait pas tardé
à repérer la supercherie et décider de s’échapper de l’illusion et des mailles du système matérialiste.
Notre vitalité en lui, pour faire court, notre gène est le déterminant des siens. Partons donc de
cette synthèse.
Le pouvoir décisionnel
Plusieurs fois j’ai écrit avec des panafricanistes et conversé avec des camarades. Ils ont presque
en commun l’évocation du pouvoir de décision. Et c’est parce que le président a le pouvoir
décisionnel qu’ils sont encore arriérés. Sinon, disent-ils, ils ont de nobles visions, de projets
tellement viables pour ce pays ; malheureusement pour défaut de pouvoir de décision à envergure
nationale, ils n’ont fait que prêcher dans le désert.
Je vais faire semblant de le confirmer. Beaucoup ont des visions nobles, mais faute d’autorité
dans les grandes instances de décisions de l’État, ils ont vu leurs visions sombrer. Mais à qui la
faute ? À nous peuple. Nous n’avons pas à nous soulever contre le président, à marcher, à écrire des
critiques. Rappelons que c’est une partie de nous qui est au pouvoir, notre vitalité. Pour les
antithèses, suivez-moi :
1- Avez-vous remarqué avec moi que certains parents imposent à leur enfant, fraichement
diplômé, sa future filière à faire ? L’enfant a la profonde aspiration de devenir diplomate, il aime
résoudre les conflits, son pouvoir de communication et d’asseoir la paix lui ont longtemps confirmé
cela. Mais voilà que le parent se lève contre et lui impose la médecine, parce que lui il aime les
médecins. Bref.
Comme c’est le père qui a le capital financier et donc dans ce cas le pouvoir de décision, il
laisse le petit à son sort. Incertitude, dépression, l’avenir du jeune est à l’agonie. Ses métiers
d’avenir longtemps médités sont confinés au rêve.
La puissance de l’impuissance
‘’C’est moi ton père, c’est ce que je dis tu dois faire’’. Cette phrase a ruiné l’avenir de plus
d’un. Plusieurs sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui (mais mal à l’aise voire incompétents) non
pas par passion mais par contrainte parentale.
Et si le parent s’asseyait dignement près de son enfant et étudiait objectivement son choix avec
lui ? Qu’il ne l’oublie pas, l’enfant en fera de même avec son enfant : sa vitalité en lui.
2- Des femmes battantes ont depuis longtemps décidé d’investir, de réaliser ; mais comme le
mari autoritaire : le géant de la maison, l’un sans second, le dictateur caché, pose son véto, les fonds
d’investissement prennent généralement des chemins qui n’atteignent plus des points vitaux. Et si le
mari oubliait son autorité, faisait un avec sa femme et mettait toute son énergie d’homme en jeu,
créant ainsi une synergie d’action avec sa femme ?
Mais comme le Roi de la maison ne veut jamais créer humilité et harmonie dans son royaume,
il écroule sans remords la Reine. Que le Roi ne l’oublie pas, le Prince suivra ses pas et fera d’autres
victimes : sa vitalité en lui.
Miser sur son autorité, son pouvoir de décision pour faire tout ce que l’on semble bon, selon sa
seule vision, n’est pas enseigné au président par un extraterrestre. Mais nous : parents, maris, grand-
frères et donc nous, peuple. C’est anodin comme argumentation, mais au fond, l’essence est d’un
réalisme hors pair.
Je veux mettre ici en exergue la rhétorique politique que les dirigeants utilisent pour transposer
un projet que naturellement le peuple va rejeter en un projet qui, apparemment, est assis sur une
prospective et une viabilité sans reproche. Ceci passe facilement car, le peuple naïf n’a pas pu lire
entre les lignes. Il a été trop facile d’esprit, trop faible pour être sagace. La clairvoyance a fait
défaut.
Au-delà de ceci, vous allez remarquer que même si le gouvernement a commis une ‘’faute
grave’’ en acte ou en parole, le porte-parole du gouvernement connait les mots qu’il faut utiliser et
comment les manier pour parvenir à désarçonner les consciences à moyen éveillées.
Revenons maintenant chez nous peuple. Des élèves et étudiants, pendant leurs temps de repos,
vont majoritairement servir les autres pour gagner un peu d’argent. Moi-même j’en suis un exemple
vivant. Savez-vous que beaucoup d’employeurs profitent de notre incapacité en comptabilité
d’entreprise avancée pour nous faire avoir des manquants ?
Ils n’ont même pas pitié de nos conditions scolaires. Toi qui normalement est payé à 30.000f le
mois et qui après quelques jours de travail, se retrouve magiquement avec un manquant de 20.000f.
Combien dépenser et combien économiser ? Mieux vaut rester au village ? Alors comment préparer
la rentrée prochaine ?
Non seulement les employeurs communiquent ce mode de vie, ce capitalisme implicite à leurs
enfants mais également aux employés victimes.
Avant de reprocher au président de se moquer de notre conscience, demandons d’abord aux
employeurs de nos villes de voir l’humanité au-delà de la « naïveté » des employés. Qu’ils cessent
de prendre leurs employés pour des bêtes.
Pour parenthèse, cessons de critiquer les multinationales qui font souffrir les nôtres en RD
Congo si nous ne pouvons pas endiguer voire éradiquer une exploitation orchestrée à l’interne par
nous-mêmes. Des prestations impayées : engagement non tenu. Viens rester avec moi et deux ans
après je t’ouvre une boutique, Dieu seul sait ce qui en découle.
Aucune humanité, mais nous sommes les premiers à dégainer notre éloquence contre les
dirigeants et les multinationales.
Mahougnan Daniel
L’insensibilité
Les dirigeants prennent plaisir à bafouer l’humanité. Ils ordonnent de gazer les militants
opposants, d’arrêter les ténors et d’incarcérer les radicaux. Même si ceux-ci sont là pour une noble
cause. Des répressions sanglantes ? N’en parlons pas.
Alors si les employeurs avaient un grain d’humanité en eux, ils auraient compati aux douleurs
vitales des employés.
Des sacrifices humains s’intensifient partout, même les enfants, ces jeunes âmes goutant aux
premières lueurs de la vie ne sont pas épargnées. Nos sorciers se tuent les enfants par bandes
organisées. On tue sa propre fille juste pour punir son beau-fils.
Maintenant pourquoi donc se plaindre si les dirigeants prennent plaisir aux répressions
meurtrières ?
La manipulation
Du désaccord politique
Longtemps les politiques se sont culpabilisés. Ils s’accusent ‘’mutuellement’’ sur la cause des
chaos semés dans le pays. L’opposant responsabilise la mouvance devant les aléas démocratiques ;
la mouvance de son côté indexe l’opposition d’avoir initié le militantisme ayant offensé l’ordre et la
paix publics. Et naturellement c’est nous, peuple, qui transmit cette tactique. Combien nos parents
s’accusent ? C’est leur quotidien, leur refrain.
Maman a dit que si elle savait, elle n’allait pas épouser ce mari si sévère, intransigeant et
insensible à ses douleurs et peines. Pourquoi est-ce ce sorcier Dieu a mis sur son chemin ; qu’elle
vit un enfer ici.
Papa de son côté, déploie tout son arsenal d’arguments pour te persuader sur tous les plans que
cette femme est la mauvaise au monde. Elle ne respecte pas, elle ne lui accorde pas sa place
d’homme, elle n’obéit pas, elle aime le commérage…
Toi qui était normalement venu pour régler la situation, tu as finalement une seule prière que tu
déclames par cœur : Dieu, je ne veux plus intercéder en faveur de qui que ce soit. Simplement, sors-
moi calmement du milieu d’eux.
Mais naïvement, les deux parents ne savent pas que ces facettes de leur égo seront répliquées
par leur progéniture telles que reçues : notre vitalité en elle.
La trahison politique
J’ai envie de mettre ici à l’affiche Thomas Sankara et Blaise Compaoré. Aujourd’hui même les
politiciens sont férus en trahison de leur coéquipier politique de longue date, mais je prends ces
deux ici comme exemple. Car dit-on, c’est la plus flagrante et inhumain, vu leur historique amicale.
Tout le monde connait l’histoire, alors plus de discours.
Combien d’amis de longue date se sont vus séparés par des désirs bas et donc relevant des
dérives égotiques ?
- Le long métrage ivoirien Pokou, Princesse ashanti met en exergue un certain Kongouè Bian.
Ce dernier et le Roi ont ensemble fait leur initiation, ils ont combattu ensemble sous Oséi Tutu
La puissance de l’impuissance
pendant plus de 20 ans. Mais cette antériorité n’a pas dissuadé Kongouè à assassiner le Roi. Juste
pour prendre le pouvoir et assumer ses instincts de guerre.
Ne prenez pas cela pour une simple légende, c’est très profond. Très révélateur sur la nature
égotique de l’homme non encore homme.
- Le Roi Agoli-Agbo de Danhomey a-t-il trahi Béhanzin par amour pour l’honneur et le
règne ?
Malgré leur étroite collaboration de longue date, ils se trahissent car tout simplement, l’égo fait
toujours écho. Nous l’avons laissé passer, on se trahit mais personne ne veut chercher ce qui nous
pousse à nous trahir.
Pour anecdote, Compaoré n’est pas le problème face à Sankara, Talon n’est pas le problème
face à Ajavon et Macky Sall non plus n’est le problème face à Sonko. Le problème, c’est l’égo.
La possessivité
Qui confond ici exclusion politique et pérennisation au pouvoir. Il suffit de voir comment nos
mamans nous l’enseigne.
Pour sécuriser leur mari à elles seules, elles usent d’une possessivité doublée d’une jalousie
phénoménale et fréquemment couplées de pratiques occultes pas croyables.
Oui, ceci n’a apparemment rien de convergent avec l’alternance politique, mais essayons de
voir d’où part cet esprit, ces instincts de possessivité assise par tous les moyens plus ou moins
possibles.
L’exclusion politique
Talon a exclu Ajavon, d’autres sont des prisonniers politiques ; Macky Sall a exclu Sonko ;
Faure a écarté Agbéyomè… Qu’ils instrumentalisent la justice pour éloigner les autres. Mes chers,
c’en est trop. Ouvrons les yeux. C’est parce qu’ils sont au sommet que nous les critiquons en nous
prenant nous-mêmes comme des porteurs d’unité et d’inclusion. Hypocrisie !
Nous, le peule ici en bas, sommes pires que le sommet. Sinon, suivez-moi :
- Nos marabouts instrumentalisent leur pouvoir pour usurper et confisquer des terrains
d’autrui, perturbent les enfants brillants pour entraver leur évolution ;
- L’employé mine le siège de son collègue ; il appelle toujours le village pour parvenir à
éliminer ou rétrograder un collègue ou un concurrent. Les autres misent sur la délation ;
- Nos entrepreneurs s’envoûtent et s’éliminent devant les marchés onéreux ;
- L’intérêt personnel est priorisé au détriment du général.
Hypocrites que nous sommes, nous sommes les premiers à critiquer les dirigeants d’avoir exclu
les autres de la concurrence. Et nous, où est donc notre humanité en ce sens ?
Beaucoup ont accusé les rebelles tigréens face à l’élite éthiopienne. Plusieurs sont opposés au
système sécessionniste qui déclencha la guerre du Biafra et en Casamance.
Mais franchement, à l’interne, combien nos ethnies se critiquent, se stigmatisent et nourrissent
ainsi indirectement des clivages ethniques voire régionalistes ?
Chez nous au Bénin, nous les sudistes croyons être plus civilisés que les nordistes ; nous les
Fon réalisons naïvement que les Adja sont nos inférieurs. Au-delà, nous les Adja et Fon pensons
être typiquement béninois et que les Ayonou viennent du Nigéria et les Haoussa du Niger.
Pouvons-nous prôner la cohésion et s’accepter ? Si nous détestons ces trois maux cités plus
haut, c’est le moment d’accepter la diversité et banni à jamais toute idée de balkanisation, de
tribalisme. Le Bénin n’appartient ni aux Fon ni au Baribas ni aux Adja, mais à nous tous frères
Mahougnan Daniel
Noirs. Au marché et à l’école, personne ne connait baribas ou Nago, nous sommes frères, nous
sommes des hommes.
Ne te sous-estime pas, ne t’impose pas non plus, et tu auras la paix du cœur. C’est l’acceptation
dans la diversité le socle même de l’unité.
Nous avons accusé nos dirigeants d’avoir pris soin de choisir des membres de leur famille, des
amis proches pour des postes de classe. Mais la réalité est que personne ne doit accuser son second
dans cette affaire où :
- Nous avons nous-mêmes également l’habitude de favoriser les nôtres au détriment des
nominations ou recrutements méritoires. Ça commence quand tu entends : je suis déjà proche de ma
retraite, je dois insérer un de mes enfants dans l’armée, dans la médecine… ;
- Dans plusieurs de nos centres de santé, avant d’être recruté pour assister le Major pendant
les campagnes de vaccination ou de distribution de produits sanitaires, tu dois au préalable accepter
céder un pourcentage sur ton salaire prochain au Major. Les têtes dures sont écartées, mêmes si
elles avaient au moins une fois exercé ces genres d’activité ;
- Dans nos banques, vous êtes en file d’attente depuis 07 heures, mais ce sont les retardataires
avisés qui sont les mieux servis. Car, ce sont des connaissances de longue date au banquier qui est
présent à la caisse ; ou simplement, un dessous de table est en cour de téléchargement ;
- Parfois, et cela arrive à plusieurs, tu remarques quelqu’un non méritant à un poste pour
lequel tu t’es longtemps acharné, tu te demandes alors par quelle magie ; oui mon frère, ce n’est pas
une hallucination, c’est de la magie. L’impéritie foisonne dans nos administrations à cause du
népotisme et du favoritisme.
De l’extérieur
Plusieurs maux sociaux sont devant lesquels nous mettons en cause l’étranger. Le véritable
fondement du problème est loin du croisement de nos regards.
Un occidental a posé la pierre de l’inégalité des Races. Nous savons comment cela a résonné
tel un harmonica. Les étrangers ont sous-estimé nos capacités intellectuelles et pratiques. Des non
Noirs ont refusé que leurs enfants reçoivent les enseignements dispensés par un Noir car disent-ils,
le Noir ne serait pas intellectuellement fait. Des patients dans des hôpitaux étrangers ont refusé de
recevoir les soins faits par un Noir car affirment-ils, la compétence adéquate ne serait pas au
rendez-vous.
La puissance de l’impuissance
Quand tout ceci passe en actualité, la communauté Noire s’indigne et clame haut un racisme
sous-entendu. Elle demande au pays concerné et à la communauté internationale de redorer
l’humanité des Noirs. Inutile, parce que d’abord l’international s’en fout.
Ensuite, ce racisme et cette infériorisation sous-entendus ne sont que des versions symétriques
de ce qui règne à l’interne. Donc, moi j’analyse ma propre réalité. La maison même n’est pas
propre :
- Des docteurs dans nos universités déprécient les capacités de nos étudiants. Ils rendent
amère leur vie et les traitent tout comme si eux-mêmes ne furent jamais étudiants. Ils se prennent
pour des dieux et exigent dévotion. Malgré l’obséquiosité de certains étudiants, vraiment les
docteurs sont décidés à les cramer sans égard à leur condition de vie.
- Des administratifs se foutent de nous. Ils viennent en retard et s’absentent souvent. Vous
êtes là alignés, les attendant, mais ils se foutent de la date de clôture du dépôt des dossiers. Ils nous
voient comme des illettrés et nous grondent sur la moindre erreur. Ils savent qu’ils sont libres pour
nous servir mais nous demandent de revenir le soir ou simplement à boire une bière.
- Le médecin, avec désinvolture, passe pour le grand sauveur et fait ses grimaces autour d’un
cas urgent. Nos vies importent peu pour lui. La sage-femme accentue des critiques vaines sur la
femme enceinte ; lui fait voir ses vraies faces de femme rigoureuse. Mais de quelle rigueur ? Plutôt
celle de l’insensibilité.
Nous avons tant demandé à l’État de recruter, et voilà enfin ce que les recrutés, nos frères et
sœurs, nous font.
- Nos citadins veulent réduire le pays aux milieux urbains. Nous n’allons qu’à voir comment
ils traitent ceux qui les rejoignent depuis les zones reculées.
- Lors des recensements lancés par l’État, on nous envoie des supposés lettrés depuis les
villes. Sur le terrain, côté comportement, c’est la condescendance intellectuelle totale. Nous
sommes des bêtes à civiliser. Je sais de quoi je parle, je le vis. Ils embêtent nos vieux, car pensent-
ils naïvement, ce sont des campagnards incapables de sagacité.
Ils saisissent mal nos noms, en essayant de les adapter à la phonétique de leur ethnie d’origine
et envoient tout ceci ainsi malheureusement dans la base de données de l’État. Venez voir le jour où
l’État demande des corrections et rectifications d’identité, nos mamans et nos papas font de longues
marches et de long files d’attente pour rectifier un nom mal écrit il y a longtemps par un non natif
dont les fesses avaient refusé de s’asseoir le jour du recensement.
- J’ai suivi des documentaires sur la diaspora Noire aux Antilles. Parmi ces afro-diasporiques,
il y a certains qui n’ont pas du tout envie ni d’avoir un ami subsaharien ni retourner un jour dans le
subsahara. Leurs justifications sous-entendent une sous-estimation économique, intellectuelle et
capacitaire des subsahariens qui n’ont jamais fait contact réel avec la vie occidentale. Car, je vais
conjecturer, c’est en Occident le point focal de la civilisation.
Si nous analysons tous ces points, on réalise qu’on s’est minimisé et qu’on se minimise. Alors
selon moi, pas moyen d’accuser les autres Races si nous-mêmes sommes incapables de nous
valoriser.
Refus d’accepter les migrants afros, injures, stigmatisations… Nos frères Noirs se victimisent
et crient partout parce que c’est à cause de leur négritude qu’ils sont d’affilée écartés. Très bien :
- Commençons par accepter nous-mêmes les pygmées et les autres minorités Noires du
continent et de la diaspora y compris en Asie et en Océanie ;
Les minorités sont marginalisées chez nous, et nous voulons pourtant le contraire chez ceux qui
n’ont même pas une identique couleur de peau avec nous.
- Les Noirs sud-africains se délectent de la xénophobie envers d’autres Noirs et pourtant
regrettent l’apartheid. Contradiction !
Mahougnan Daniel
- La dépigmentation : nous avons honte de notre propre peau et nous demandons aux autres
Races de l’accepter ainsi ? Voyons-nous comment sommes-nous intelligents ?
Éhontés et indignes que nous sommes, nous faisons comprendre déjà à notre future génération
à travers la dépigmentation que le noir est maudit et facilement une prison. Qu’il faut s’en
débarrasser pour ressembler aux humains dignes. Et nous crions après qu’on nous traite de singes ?
Mes chers, le grand problème est à l’interne. Je ne suis pas dans la négation du racisme
extérieur, mais celui qui se dépigmente est le plus grand et flagrant raciste.
Nos fameux panafricanistes ont traité nos dirigeants de traîtres endogènes car en complicité
avec l’étranger. Nous nous y sommes appesanti que nous avons oublié les vrais traîtres internes :
- Des rois sur cette terre subsaharienne ont trahi leurs propres frères dans des transactions
internes ;
- Nos forces de l’ordre ont utilisé nos armes contre nous. Ils nous ont gazés, molestés,
trainés… Nous avons supplié l’État de les recruter, nous leur avons fait confiance et ils sont enfin
devenus nos bourreaux.
Tu te vois sans vie, quand tu réalises que tes propres frères inscrits dans l’armée sont ceux
mêmes qui défigurent tes enfants étudiants à l’université. Et tu te demandes tout bas comment tu as
pu armer ton ennemi. C’est là le sens d’une traitrise interne inavouée.
- Quand tu as voté en faveur de ton oncle pour qu’il aille te représenter à l’assemblée
nationale, mais le voilà en train de voter une loi contre l’essence frelatée. Alors que c’est là toi tu
trouves ton peu pour soutenir ta famille. Tu donnes alors raison à Kadhafi pour sa lutte contre la
démocratie représentative. Car c’est encore là le sillage d’une traîtrise endogène.
Le cas onusien
Nous nous déferlons toujours sur l’ONU d’avoir marginalisé, sur le terrain pratique, les points
forts de sa charte.
Moi ce n’est pas l’ONU qui me préoccupe ici, mais plutôt :
- L’Union Africaine qui, malgré la rhétorique de ses engagements envers le peuple, est
aujourd’hui boudée par la majorité des africains ;
- La Négritude qui, malgré elle, est restée sans voix devant la négation flagrante par les Noirs
du typiquement africain ;
- Le Panafricanisme malgré ces principes basiques d’unité et de solidarité, a finalement viré
en promotion effrontée de la haine, de l’agitation et des clivages sociaux ;
- Le mouvement Rastafari qui a prêché dans le désert, personne pour acter l’unité tant
scandée ;
- Le Kémitisme, sur le terrain, a failli à ses discours découlant des principes Maâtiques. La
Croix ansée a été profanée, les adeptes sont restés à la théorie ;
- L’unité tant évoquée dans nos hymnes nationaux est restée aux idées, le réalisme fait plutôt
sa loi, l’égo se priorise ;
- L’Afrocentrisme a pu dégager des valeurs historiques tellement viables à la renaissance
africaine ; malheureusement la mise en pratique réelle de ces valeurs n’a pas trouvé de partisan
convaincu, elle a donc laissé place aux débats inutiles et aux guerres d’idées.
Il va falloir revoir nos copies avant les critiques inutiles. Mes chers, nous avons besoin
d’introspection, la plus profonde même. Nous avons beau critiquer les autres, nous avons beau nous
vanter de nos valeurs ; mais nous avons failli au devoir ultime qui est le nôtre : celui de fondre dans
ces valeurs, celui de s’imprégner de la Maât jusqu’à nos cellules les plus microscopiques.
***
La puissance de l’impuissance
Je vais fermer ce chapitre en rappelant que je ne suis pas pour le mal, ni pour les dérives dans
la gestion sociale, non plus pour la résignation.
Relever simplement que nous aimons critiquer par suivisme, par débauche intellectuelle. Ce
qui nous a fait oublier qu’il faut d’abord balayer sa maison. Quand l’intérieur est bien organisé,
l’extérieur s’aligne de façon naturelle.
Chapitre 3 : Le peuple contre lui-même
Du peuple
Nous avons vu à travers le précédent chapitre comment notre impuissance à désirer haut que
nos instincts nous a fait engendrer des dirigeants presqu’en complet déphasage avec nos aspirations
les plus profondes.
Au-delà, face à notre incapacité de ressortir notre soi, c’est-à-dire nos valeurs intrinsèques,
nous avons fini par colporter les résidus étrangers. Ces scories sont tellement greffées au
subconscient de certains Noirs qu’ils sont devenus, sur leur propre terre, des étrangers en puissance.
Une flagrante faiblesse en dignité culturelle et prioritairement maâtique.
Alors, inutile de continuer à se plaindre et à se figer dans un état victimaire. Nous avons crié
avec les gens par suivisme, nous avons marché, nous avons protesté. Mais qu’est-ce qui a vraiment
changé depuis les indépendances ?
« Le fleuve fait des détours parce que personne ne lui montre le chemin »
Proverbe africain
On a refusé de nous dire essentiellement et sérieusement que c’est nous-mêmes qui devons
commencer à changer ici, en bas de l’échelle sociale, si nous voulons redresser le sommet.
Changeons notre vie profonde et le sommet s’alignera naturellement de lui-même. C’est
d’apparence futile comme solution, mais la mise en application en vaut la peine.
Revoyons nos modes de vie et alors nos enfants d’aujourd’hui, futurs dirigeants, en seront
répliques de nos valeurs les plus nobles. Akhenaton et son père en sont des exemples parfaits.
Les politiques vont continuer à s’accuser, à se trahir si ce paramètre n’est pas revu. C’est une
éducation profonde qui commence depuis l’enfance.
Vous allez remarquer que les changements de gouvernement ne diminuent pas les trahisons,
bluffs, leurres et manipulations politiques. C’est inhérent à nous tous. Si nous voulons l’éradiquer
au sommet, commençons d’abord l’éducation depuis nous-mêmes : le peuple.
« Le meilleur moment pour semer une foret, c’est il y a 20 ans. Le second meilleur moment,
c’est aujourd’hui »
Proverbe africain
Donnons-nous un objectif 2050 à atteindre. C’est trop ? Pensez d’abord à combien se donnent
nos organisations sans pourtant parvenir à concrétiser quoi que ce soit.
Disons-nous que d’ici 2050, nos enfants auront des dirigeants vraiment désintéressés et qui
conduiront le peuple au bon port de l’humanité. Et pour cela, il va falloir adopter une autoanalyse,
une auto-observation de nous-mêmes. Nous devons transcender nos désirs les plus bas pour nous
polariser vers la Maât. Personne ne viendra nous sauver sauf nous-mêmes. Mais si nous ne voulons
pas quitter notre zone de confort actuelle, alors subissons la chaleur telle qu’elle et cessons
d’accuser les autres.
Proverbe africain
***
Si nous concevons la liberté dans son essence selon le courant actuel de nos instincts, c’est
perdu d’avance. Nous aimons des dirigeants qui nous laissent aller à tout ce que nous voulons et
comment nous le voulons. Voilà pourquoi lui aussi il fait ce qu’il veut, quand il le veut et comment
il le veut, bien sûr naturellement au détriment du bien-être général.
Les dirigeants vertueux de demain sont nos enfants, nos rejetons d’aujourd’hui à qui nous
allons rigoureusement insinuer, inculquer les bonnes valeurs, les aspirations les plus nobles. Une
véritable et sincère éducation basée sur le duo Isfet & Maât. Ils doivent travailler sans cesse l’Isfet
pour faire asseoir la Maât. Ils doivent devenir la vérité vivante.
***
La cohésion sociale doit nous importer plus que jamais dans tout acte que nous pensons poser
en société. Parce que nous nous sommes longtemps mordus. Le musulman a oublié le grain de
sagesse ensemencée par sa religion ; le chrétien a loupé manifestement les principes premiers de sa
religion ; et nous, nous avons trahi notre Spiritualité multimillénaire.
C’est notre sagesse qui le dit. Donc le véritable point cardinal de la société, c’est la cohésion.
En ces temps de confusion, nous l’avons plus que jamais besoin. Nous avions trop donné de chance
à Seth qu’à Osiris. Nous avons entretenu Isfet au détriment de la Maât. Nous avons usé trop
d’hypocrisie ; nous sommes des Noirs, mais nous n’avons jamais aimé la Race Noire.
‘’… Qui croit en Dieu et au jour dernier doit traiter son voisin avec bonté’’
Al-Bukhâri et Muslim, 15e hadith
‘’Ȏ hommes! Nous vous avons crées d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des
nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez…’’
Sourate 49 v 13
‘’Si vous accomplissez la loi Royale, selon l’Ecriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-
même, vous faites bien’’
Jacques 2 v 9
‘’De ne médire de personne, d’être pacifiques, modérés, pleins de douceur envers tous les
hommes’’
Tite 3 v 2
‘’Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour’’
1 Jean 4 v 8
Mahougnan Daniel
Pour les rigoristes antireligieux, je veux ici dire que pour chaque religion, il y a un côté
véritable et un côté manipulateur.
Si pourtant, les clivages subsistent sans une prise de conscience véritable, nos adversaires
comme nous aimons les appeler, profiteront d’affilée de cette faiblesse pour nous téléguider. Et ce
sera toujours la puissance de l’impuissance.
Contre le panafricanisme
De l’intelligentsia africaine
Nous n’avons pas besoin de l’université telle qu’elle aujourd’hui avant de pouvoir redresser
quoi que ce soit. Nos intellectuels nous ont trainés à la boue.
D’abord, ils n’ont aucun sens de Spiritualité viable. Ils nous ont simplement appris le
pédantisme ; une outrecuidance verrouillée par une ostentation manifeste. C’est chez eux les débats
inutiles et creux pleuvent en abondance. Malheureusement, si on leur arrache ce qu’à pu insinuer
l’Occident, ils redeviennent des illettrées têtes bien faites.
Ensuite, c’est parmi eux que sortent généralement les conseillers les plus intransigeants de nos
dirigeants. Ils sont les vrais stratèges de l’ombre. Ils aident les dirigeants à dresser des plans
exceptionnels de manipulation et d’exclusion. Prenons garde à certains de nos étudiants actuels.
Car, ils sont formés aujourd’hui pour devenir nos bourreaux.
En voulant toujours montrer qu’ils sont les plus intelligents et les plus habiles, ils ont perdu le
fil de la sagesse.
« La formation des cadres africains n’a jamais répondu à un besoin africain de formation des
cadres… »
Il s’agit ici de passer en bref commentaire certains champs qui interfèrent plus ou moins
généralement avec le milieu politique.
Sciences politiques (Généralité)
Sa grande limite en est le clivage que les enseignements universitaires ont opéré avec la
Spiritualité. Tout apport dans ce domaine est alors suffisamment imbu d’un matérialisme saupoudré
d’une bonne dose de suivisme où l’écrivain a peur de ne pas être plébiscité.
Les sciences politiques ont tout fait pour persuader l’étudiant qu’il n’a pas d’avenir s’il
continue de demeurer dans l’idéalisme ; c’est-à-dire s’il refuse de suivre les réalités du terrain. Et
que l’idéalisme est la faiblesse, l’excuse des hommes incapables.
Psychologie politique
Elle aurait plus de force et de résultats vraiment scientifiques si la spiritualité était au rendez-
vous. Combien de théoriciens en psychologie politique sont ignorants de la réelle structure de l’être
humain ? Sans la lumière sur certaines vérités impalpables et invisibles au commun des mortels, les
dirigeants et les dirigés vont toujours étonner la psychologie politique. Alors s’accentueront des
hypothèses et synthèses pas tellement consistantes.
Philosophie politique
Elle a éteint la lumière de plusieurs idéalistes et humanistes ; oui, elle a semé la confusion.
Faisant semblant de ne pas encore trouver le gouvernement idéal. La question du juste universel est
déjà au point, mais le matérialisme a besoin de faire encore plus de victimes.
C’est pourquoi malgré les premiers philosophes qui ont préconisé la remise du pouvoir aux
désintéressés et vertueux, les matérialistes ont pris d’assaut le chantier pour fermer lentement mais
avec efficacité les portes aux partisans sincères de ces idéaux.
Théologie politique
Je l’aurais accepté viable si la religion n’avait pas viré à la manipulation. Une théologie
chrétienne déroutée ne peut que semer la confusion dans les domaines avec lesquels elle interagit.
Même sur le gouvernement de Dieu, le mensonge a été insinué. Son intervention en politique
n’a plus de validité chez nous. Que les questions religieuses soient hors de celles de l’État. La vraie
réalité Noire n’a plus besoin de théologie politique.
Démocratie
Nous avons d’abord refusé de voir ses limites et ensuite de réaliser que la Race Noire n’a pas
besoin de démocratie.
- Qu’est-ce que notre alternance politique nous a pu valoir si ce n’est la roue tournante des
ennemis du peuple ?
- Qu’est-ce que la liberté de presse nous a valu si ce n’est la critique naïve et suiviste des
dirigeants ?
C’est toujours les mêmes refrains et il en sera ainsi tant que nous ne nous rappelons pas que des
Pharaons ont régné sans nos alternances de 05ans, 10ans ; mais jamais été critiqués pour mauvaise
gestion par le bas peuple. Ce n’est pas une question de temps mais plutôt d’énergie.
La puissance de l’impuissance
Le problème, c’est qui nous dirige ? A-t-il une aspiration collectiviste très ancrée ou bien c’est
un ennemi à lui-même ? Déblaie-t-il sa divinité ou bien le remblai se poursuit ?
Narmer n’avait pas besoin de nos paradigmes avant d’établir un système de gouvernement qui
a transcendé, inébranlable à toutes intempéries et aléas, des centaines et des centaines d’années.
Mais combien d’années notre fameuse démocratie a-t-elle déjà faites pour nous causer tant
d’ennuis ?
Chapitre 5 : De la Royauté
Avons-nous remarqué que les Royautés ont généralement plus de stabilité que nos si célèbres
gouvernements démocratiques ? La question est en suspens.
Ces panafricanistes déplumés savent pertinemment que nous avons besoin de Royauté, une
Royauté à la lumière de l’Egypte première : une Royauté assise, cristallisée sur la Maât.
Mais que prônent-ils sur le terrain, une autodétermination bâtie dans du sable. Ils sont restés
dans le style décadent. La réalité est que ceux qui n’ont aucun projet viable pour la Race Noire sont
malheureusement les plus suivis. C’est ce que ça donne quand le peuple est décidé à sacrifier son
esprit de discernement.
Revenons maintenant ici.
« L’enjeu ce n’est pas de faire d’histoire. L’enjeu c’est comment on peut puiser des éléments
de réflexion dans le patrimoine des anciens et rendre ces éléments de réflexion opérationnels »
N. Kalala Omotunde
1- « Durant cette longue période historique, les Égyptiens acceptent le mode de gouvernement
imposé par leurs rois. Il s’agit d’un système administratif complexe et hiérarchisé qui vise au bien-
être collectif »
2- « …jamais le principe monarchique n’a été remis en question. Pas même durant les
époques où plusieurs dynasties se sont affrontées. Mieux encore, des souverains étrangers… se sont
reconnus dans les traditions politiques égyptiennes »
Comment passer de l’intérêt personnel au bien-être collectif ? C’est la grande question qui doit
découler de nos questionnements vis-à-vis de ces passages suscités. La réponse, intemporelle et
absolument viable, est condensée dans le passage suivant :
« Toute décision royale s’insère dans un grand schéma idéologique où l’entretien de la Maât
va de pair avec l’élimination de l’Isefet »
N’est-ce pas le contraire aujourd’hui où nous tous sommes câblés à nourrir l’Isefet ? Nous
avons le choix.
Cependant, pour parvenir à faire régner la Maât, il faut une préparation solide préalable ; une
vraie lutte contre soi-même. C’est pourquoi je disais déjà que l’éducation doit ordinairement
commencer depuis l’enfance, ou même avant.
Laissons la haine et revenons embrasser le plus grand travail, celui de préparer les futurs
désintéressés. C’est anodin comme solution, vu ce que traverse depuis la Race Noire. Mais notre
histoire est assez catégorique sur ce point. Nous, Race Noire, notre relève sans la Maât est perdue
d’avance.
« Et si on veut faire gagner tout le monde, il faut laisser la place à ceux qui pourront le mieux
assumer ce rôle »
Tamia Cooper,
All American: S03/E08
Remettons dorénavant notre société aux mains des désintéressés, de ceux qui se sont donné
pour devoir l’entretien de la Maât au détriment de l’Isefet. Voilà notre paradigme à nous.
***
« Bientôt nous allons engager donc un mouvement sur le plan politique et vous allez voir vous-
mêmes comment on fait la politique. Et la force c’est avec l’énergie, avec le détachement vis-à-vis
de la matière et en s’occupant en tout temps et de manière réelle du bonheur des autres…
Mais ça demande une préparation solide, il fallait qu’on s’assure nous-mêmes que plus rien en
nous qui peut faire qu’on puisse avoir un intérêt personnel »
Jean-Paul Moubitang
Affluons-nous vers ces sources, nourrissons-nous et passons à l’acte. J’envoie cet appel à tous
ceux qui aiment vraiment la Race Noire.
J’avoue, beaucoup ont entendu N. K. Omotunde mais ne l’ont pas compris. D’autres l’ont
compris mais continuent de manipuler leurs frères Noirs. Ils ont profané le message de Kalala au
gré de leur influence, je le dis et je l’assume pleinement.
Les vrais traîtres endogènes, ce sont eux, ces panafricanistes déplumés, ces imposteurs. Quant
à nos dirigeants appelés traîtres, c’est juste de la transposition. Car, savions-nous d’avance qu’ils
n’avaient pas les valeurs requises avant de leur confier nos États. Soyons une fois sincères avec
nous-mêmes.
Combien avons-nous dénoncé les politiciens, combien avons-nous applaudi la chanson ‘’On a
tout compris’’ de Tiken Jah Fakoly ? Mais nous avons continué à choisir les politiciens tels quels
malgré qu’on ait tout compris. Ce serait donc hors sens de les appeler traîtres. Soyons sérieux avec
nous-mêmes.
Nous avons été avisés, mais avons refusé de prendre garde ; nous avons délibérément préférer
la déroute.
Tenons-nous bien, il n’est pourtant pas encore trop tard, l’heure est aux grandes décisions.
Nous n’avons plus besoin de discours, plutôt de Sagesse. Nous n’avons plus besoin concrètement
d’Isfet, plutôt de la Maât. Et concernant ce dernier, il ne s’agit pas au fond de dire la vérité ou de
prôner la justice, il faut les incarner. Il faut devenir la Vérité. Du bas peuple jusqu’au sommet, cette
sagesse doit résonner et faire écho. Ce sera notre zone de confort.
Si c’est pour nous faire encore des discours d’écrivain, ce livre ne serait pas écrit. Je veux
simplement nous appeler à bazarder les critiques, discours de dérision, stigmatisations, messages de
haine… pour passer concrètement et sérieusement à l’éducation Maâtique. Le succès appartient à
ceux qui se lèvent tôt dit-on.
« On a la possibilité de le faire. Moi en tout cas, je crois en vous et je vous aime énormément ;
et je sais qu’ensemble on peut y arriver »
N. Kalala Omotunde
Partie III : Du Kemitisme / panafricanisme
Chapitre 6 : Du radicalisme des partisans du panafricanisme contemporain
« Or, sans questionnement, il n’y a pas développement de la conscience qui permet de savoir
faire la différence entre le vrai et le faux ».
Jean KALOU
Sur les réseaux et dans plusieurs forums à vocation panafricaine, j’ai soumis mes précédents
écrits à commentaires. Sois je suis éjecté, banni et isolé pour ne plus jamais avoir accès au forum.
Sois je suis joins en messagerie privée par des fervents qui pensent me ramener à l’ordre car selon
eux, je suis le vrai ignorant.
La jeunesse actuelle, sans langue de bois, va finir par s’enliser, sombrer dans la totale léthargie
si elle continue de prendre pour omniscients ces théoriciens actuels du fameux retour aux Racines.
Elle va regretter mais trop tard, si elle continue de sacraliser en permanence tous les cris de nos
chers panafricanistes.
La deuxième chose, c’est quand nos panafricanistes tiennent pour incontestable, irréfragable
l’histoire officielle de l’Afrique et de l’humanité entière selon les données onusiennes.
Là où tout cloche, c’est le repère dans lequel s’inscrit le retour aux racines tel théorisé
aujourd’hui. L’âge ou une tête bien pleine de culture générale ou d’affaires géopolitiques ne doivent
pas aujourd’hui déterminer le niveau de véracité d’une théorie sur nos racines. Je sais, je suis un
jeune garçon né dans les années 90, mais ceci ne signifie pas que je ne peux pas aller au-delà des
données historiques livrées par mes aînés.
Je défendais sans fatigue Kemi Seba et tous ceux qui veulent la libération de la Mère Africaine.
Il est arrivé que je réalise que depuis les efforts pendant la colonisation, pour la décolonisation et
jusqu’aujourd’hui, il n’y a pas d’impact positif. Alors vaut-il encore la peine de continuer à
théoriser sans cesse, à crier sur l’Occident, à le responsabiliser, à avilir nos dirigeants sans trêve ?
Je sais, c’est trop risqué de voir son ennemi en face et pourtant aller chercher la cause de sa
propre chute ailleurs. Mais, c’est cela il m’a fallu pour parvenir à cerner les causes antérieures et
originelles de la condition actuelle de nous hommes noirs de peau.
Comment se fait-il que la vie sourit aux autres races et que la communauté Noire est en chute
libre ? Dieu aime-t-il les autres races que la nôtre ? Pas du subjectivisme, mais plutôt des questions
qui génèrent frissons et visions. Des questions multipolaires qui m’ont poussé à aller à la quête
d’autres versions de l’histoire universelle.
La prise ignorante de position purement radicale nous laisse dans la totale illusion. Ne pas
accepter l’écoute dans ses règles directrices, ne pas accepter et analyser avec minutie l’opinion
contraire, propulse inévitablement dans une synthèse lacunaire et donc imparfaite. Et ignoramment,
cette synthèse sera considérée, dans toute son incomplétude foncière, pour définir les bases et axes
de conduite de tout un mouvement censé apporter la quiétude à tout un peuple longtemps figé par le
désespoir.
Ne pas accepter être en défaut, ne pas s’autocritiquer, ne pas accepter une remise en question
salutaire, voilà un signe précurseur du défaitisme.
« Il n’y a rien de mal à être une erreur, mais ne pas se rendre compte que l’on est une erreur
est la plus grande erreur »
Sadhguru
Être prisé, adulé par une foule ne veut pas nécessairement signifier qu’on est sur le bon sentier.
Souvent on est dérouté, mais la masse encore ignorante et sans esprit de discernement nous
plébiscite avec ardeur.
Un exemple très simple : le chanteur le plus aimé et considéré par la génération actuelle est
l’influent partisan de l’obscénité, de l’indécence. Ce chanteur promoteur de la débauche, du
charnel ; et qui rassemble des milliers de personnes lors de ses concerts, c’est lui un Papa regarde à
la Télé depuis son sofa et se dit tout bas : quelle jeunesse (génération) perdue ! Qu’a-t-il pu
enseigner pour être idolâtré à ce point ? Quelle leçon a-t-il laissée ? Il a plutôt perverti cette
ignorante jeunesse, il a offensé la pudeur, il a déclenché un dérapage gigantesque. Le Papa qui est
seul au salon et peut-être avec sa femme, voit le dérapage de milliers de personnes qui croient
trouver le goût de la vie.
Parfois quand son audience augmente, il faut se poser des questions. Si c’est pour l’idéal, tant
mieux. Le tout ne suffit pas de mettre en exergue le nombre de ses abonnés sur les réseaux sociaux,
le tout ne suffit pas de rassembler des foules partout où on va. Bien vrai nous militons pour un idéal
qui peut apaiser toute une communauté longtemps fragilisée, mais l’exclusif point sur lequel il
fallait miser pour atteindre cet idéal, nous en sommes encore très loin.
Une fois que tu milites pour un idéal, pour l’humanité, pour la liberté, l’indépendance ; il est
tout à fait raisonnable que tu sois massivement suivi. Parce que tout le monde aspire naturellement à
la liberté, à l’autonomie. Il n’y a encore rien d’extraordinaire.
L’ultime recours pour décanter la situation africaine, nous l’avons loupé. Depuis là nous
tournons simplement autour du pot. D’ailleurs même nous ne savons pas ce qui est à l’intérieur du
pot. Des jeunes aujourd’hui finissent de lire un livre de Cheikh Anta Diop et se proclament
d’emblée panafricanistes. On a suivi un séminaire de Coovi et d’un seul coup on est panafricaniste.
Parce qu’on a vu Kemi Seba dénigrer nos dirigeants sur Vox Africa, alors on commence aussi, sans
discernement, à disqualifier la raison d’être de l’Union Africaine.
Des millions de personnes dépendantes des analyses erronées de quelques bâtonnets de
personnes. Voilà le rendu, si nous nous complaisons à sacrifier notre esprit de discernement au gré
d’une masse qu’on suit aveuglément et qui est, à son tour, dans un conformisme, dans un suivisme
le plus corrosif. Des millions de personnes «dépersonnalisées» et privées de leur capacité d’analyse
objective et circonspecte. Elles sont désorientées et bornées. On suit quelqu’un parce qu’il est suivi
pas plusieurs. On refuse de se départir car, on craint les stigmatisations et injures de la masse.
Je préfère vivre ermite, solitaire et isolé que de suivre sans analyse, circonspection et esprit de
discernement. Au lieu d’un suivisme qui porte d’affilée atteinte à mes capacités d’homme de
« raison », je souhaite plutôt vivre en « autarcie », je préfère être un étranger sur la terre et pourtant
joyeux.
Parce qu’on a une prise en main facile des médias sociaux, parce qu’on a un intellect verbeux,
on les instrumentalise pour servir de canaux d’embouteillage. Je préfère une vérité rejetée qu’un
mensonge plébiscité.
Gravissons jusqu’au pinacle de l’Himalaya, là-bas toute la planète pourra nous entendre. Mais
sachons tout au moins que le cas africain n’est pas une question de force ni de ce radicalisme archi
déroutant que nous dénotons.
Multiplions les directs sur les réseaux sociaux, fanatisons davantage, crions et stigmatisons
partout l’homme blanc, au moment où l’Égypte ne nous suit même pas, nous ses descendants.
Soyons très sélectifs au plan religieux, au moment où l’Égypte antique enseigne l’acceptation
et l’Unité. Refusons d’écouter les autres, au moment où Thot préconise l’écoute. Voilà ce que nous
lisons dans ses tablettes :
« Homme, ne sois pas vaniteux car Sagesse est pouvoir et pouvoir est sagesse afin de
contribuer à la perfection du Tout. Sache que tu dois échanger avec l’ignorant et avec le savant.
S’ils viennent à toi écoute-les car la sagesse est en tout. »
Le Trois Fois Grand a parlé, mais c’est nos fameux panafricanistes qui savent distinguer l’élite
illuminée des ignorants. Ils se prennent pour des irréprochables, ils pensent se débarrasser des
ignorants pour parvenir à la « perfection ».
Voilà des gens aujourd’hui en ce 21 e siècle seulement, et sans connaitre quoi que ce soit du
Primordial, pensent détenir une certaine clef pour extirper l’Afrique de cette boue. C’est de
l’amusement dans son originalité.
Mahougnan Daniel
Ils se complaisent même à trier leurs compagnons de route dans cette quête rigoriste
d’autodétermination. Les jugés « ignorants » sont isolés à jamais, les « dissidents » sont à jamais
stigmatisés, les opinions contraires sont condamnées au silence le plus fou. Les Sages de l’Ancienne
Égypte sont marginalisés au gré des théoriciens actuels du panafricanisme.
La grande réalité est que ceux qui sont selon nous des dissidents, ce sont eux qui savent par où
et comment l’Afrique va refaire son boom illuminateur et donc civilisationnel. Tout ceci bien sûr en
accord parfait avec l’évolution cyclique de l’Humanité.
Mes frères, encore une fois je le répète, nous avons loupé l’exclusif sentier de notre ascension.
Bannissez davantage plus de gens de vos pages, retirez encore plus de dissidents de vos groupes, et
on verra sous peu de temps ceux qui étaient les vrais ignorants.
Jeunesse africaine, je ne t’impose pas ma version, tout ce que je veux de toi, c’est de remonter
plus dans le temps et de garder à l’esprit que la Nature ne fait rien au hasard. Tes parents ont été des
hommes comme nous, susceptibles d’errer dans l’histoire ; alors va chercher et confirmer la réalité.
Le suivisme va te ruiner si tu t’y conformes.
Aux panafricanistes les plus radicaux, je laisse ce conseil :
« Prends garde que ta vérité ne t’enferme pas dans une nouvelle prison… »
Aglaig R. Travien (P. F.)
La réalité
Nos chers panafricanistes veulent traîner dans la cour des Rois. Mais le véritable travail,
l’éducation fondamentale est au niveau du bas peuple. Ils ont reçu obséquiosité, vénération, éloges
venant du peuple. Mais ils n’ont pas su résister aux flatteries de l’illusion découlant de cette
renommée. Leur vision erronée a été davantage cristallisée par le soutien apparemment indéfectible
d’une jeunesse qui s’oppose à tout sauf au suivisme. Le peuple a accordé trop de crédits aux
panafricanistes contemporains, il les a trop surestimés. Comme les discours panafricanistes sont
mielleux et apparemment libérateurs vis-à-vis de l’étranger, le peuple s’est donné en holocauste.
Ils sont maintenant dans la cour des Rois, le luxe et le confort occidental ont trahi beaucoup
parmi eux. Ces panafricanistes sont maintenant condamnés à ne jamais opérer un quelconque
revirement majeur dans leur combat, car ils seront d’emblée moins suivis.
Mais avoir peur de ne plus être suivi par la masse pour ainsi continuer à colporter les anciennes
erreurs est la faiblesse la plus fatale qui soit. Au lieu d’user de rigueur dans la lutte africaine, ils ont
préféré danser aux cadences des caprices et désirs inférieurs du peuple. Ils voilent la vérité pour ne
pas être lapidés. Galvanisés, le courant matérialiste les a emportés.
Pour ceux qui pensent que je dérape, alors qu’ils étudient avec la sincérité du cœur, les grandes
différences qu’il y a entre les messages livrés par les plus célèbres panafricanistes contemporains et
ceux des géants comme N. K. Omotunde et Jean-Paul Moubitang.
L’Afrique n’a plus besoin d’illusions mais plutôt de vérité. Quand Jean-Paul Moubitang vous
dit que la Maât est incontournable dans notre quête de renaissance, sachez qu’il vous aime
énormément ; quand Omotunde vous demande de faire ascensionner votre fréquence vibrationnelle,
écoutez-le avec une grande disposition de cœur. Voilà des piliers qui vous aiment sincèrement du
fond de leur âme.
L’Afrique n’a pas besoin de Che Guevara ; elle a besoin, non de ceux qui luttent contre les
autres, mais plutôt de ceux qui luttent contre eux-mêmes. De toutes les façons, le temps nous en
donnera raison.
L’acculturation
La puissance de l’impuissance
S’ils l’ont pris pour cause de leur message de division, alors ils sont encore dans l’obscurité. Ils
ne sont pas encore sortis de l’auberge. C’est comme quelqu’un qui, ayant déjà cassé lui-même son
verre, te demande de t’éloigner un peu pour ne pas endommager ce verre.
Nous-mêmes, nous avions bien pris le temps de nous déculturer, nous avons fait chavirer notre
culture, nous l’avons profanée. Et nous craignons enfin l’acculturation ?
Nous avions longtemps succombé aux charmes de l’étranger, Babylone nous a circonscrits et
on se souvient lamentablement de Sion. Je vous laisse en méditation la chanson Rivers of Babylon
repris par Borney M.
Chapitre 7 : Du rapport de force comme mesure de respect
Miser aujourd’hui sur la capacité militaire, sur le potentiel de quelconque domaine comme
alternative pour endiguer le non respect peut se jouer entre les autres nations, mais pas celles
subsahariennes contre l’extérieur.
Le premier constat qui déséquilibre d’un seul coup cette question de rapport de force est la
réalité dans son africanité.
D’une part, l’Afrique est manifestement en retard sur tous les plans possibles pouvant lui
conférer la capacité à frayer le chemin du rapport de force. Combien et quels types d’armes
parvient-elle à produire ? Quel organisme d’influence sur le pouvoir international a-t-elle ? En
question géopolitique, quel continent a-t-elle pu surclasser sur ce terrain ? Parlant de géostratégie,
n’est-ce pas l’Occident (le prétendu ennemi) qui nourrit tactiquement ses armées ? Qu’il s’agisse de
formations ou de fournitures.
Le rapport de force n’est pas une affaire à prendre à la légère. Les États-Unis qu’on nous a tant
vanté en classe de Terminale, c’est lui aujourd’hui qui craint l’arsenal militaire russe. C’est le
terrain, les réalités et la capacité effective qui parlent et non la bouche.
Si vous me parliez par exemple du Viêt-Nam et les États-Unis, je vous dirais que ceci est un
cas, et pour l’Afrique en est un autre. Pourquoi ?
Car d’autre part, la réalité spirituelle de l’Afrique ne lui permet pas de faire de cette époque
tout ce qu’elle veut. Elle peut sauter, crier, mais le mieux que je puisse lui dire, est de se préparer
pour se faire valeur grâce à sa culture première.
Notre cycle actuel, c’est l’époque de la Race aryenne, c’est son heure qui est en jeu. L’Afrique
n’a qu’à cesser ses agitations. Elle a perdu sa Couronne de gloire depuis des temps reculés, qu’elle
se prépare à la reconquête de celle-ci grâce à la Maât.
Quelles que soient ses agitations, elle sera toujours contractée, comprimée aux plans
géopolitique, géostratégique, géoéconomique, etc… La danse n’est plus à son niveau, la cadence
actuelle est au-delà de ses talents. Elle a été chérie en Lémurie, privilégiée en Égypte, et la voilà,
cette Race Noire, dans sa version dégénérée. Dieu merci des mouvements s’activent sur le continent
pour l’aider à s’apprêter pour la prochaine rédemption.
Le temps que nous allons perdre sur ces théories de rapport de force, prenons ce temps pour
aller fidèlement à la quête de notre être intérieur. Il a besoin de notre attention. L’ultime but de
notre existence, c’est de manifester le divin en nous. Grâce à cela nous pourrons changer
l’imparfait.
Les ténors du rapport de force aujourd’hui, c’est eux qui ont porté le matérialisme à son
sommet. Alors que notre technologie est plutôt spiritualiste.
Mais il est temps, il faut travailler l’âme pour atteindre l’esprit. Le pentagramme doit
inévitablement pointer vers le haut et Babylone doit irrémédiablement chuter. Cette civilisation doit
péricliter, elle va décliner et sombrer. Tout ceci, sous le regard stérile, sans force de ses adeptes et
fidèles impudiques.
La question africaine n’est pas une question de rapport de force, la lutte pour la libération de
l’Afrique est plus pacifique que la désobéissance civile. Pour sauver l’Afrique et lui redonner
respect et splendeur, mon frère, c’est à l’intérieur que tout doit commencer. Où Maât et Osiris
seront à l’honneur.
Préserver et valoriser l’identité Noire, voilà en quelques mots la principale et l’ultime cible de
tous les mouvements et courants de pensée qui s’inscrivent dans le contexte du nationalisme noir.
Je suis complètement d’accord qu’un peuple longtemps fragilisé, décide d’avoir une unité
vraiment fondamentale. Une communauté préservant sa culture et ses valeurs. Une fraternité et une
souveraineté réelle. Ceci paraît un devoir de poursuivre les chantiers pour lesquels les ancêtres se
sont longtemps battus. Les idéaux pour lesquels ils ont observé une telle endurance ont besoin
d’être atteints.
Il faut l’avouer, le nationalisme africain a également sa raison d’être parce que les grandes
puissances, les « maîtres du monde » instrumentalisent les courants mondialistes et mêmes
universalistes pour dominer et trainer les pays dits du sud dans une sorte d’errance identitaire ;
d’instabilité politique ; d’acculturation provoquant donc la déculturation. Et cette dernière,
n’entraine t-elle pas le sous-développement ? Alors le nationalisme est sensé afin d’asseoir une base
identitaire solide.
Mais ne nous leurrons pas : que notre soif d’unité ne nous conduise à certaines dérives. Que la
défense de notre identité ne nous amène à la stigmatisation des autres. Que notre particularisme ne
nous pousse pas au rejet des autres. Que notre quête nationaliste et notre repère racial ne virent pas
au racisme.
Je veux ici mettre accent sur l’afrocentrisme qui, en voulant « remplacer une vision dite
eurocentriste de l’histoire », a débouché sur une stigmatisation la plus manifeste.
Même si on a été frustré ; même si on a été réduit, c’est le moment de nous montrer porteurs
d’idéal universel. C’est le moment de montrer aux autres peuples que nous pouvons avoir comme
« corollaires » de nos mouvements nationalistes, le respect de l’identité des autres.
Nous critiquons l’ONU et les grandes puissances pour avoir failli au respect des droits et
devoirs universellement établis. C’est le moment de montrer nous-mêmes notre réalité
d’applications de ces règles universelles. Malgré que nous soyons la « risée » de tout le monde,
c’est le moment de montrer que notre sens d’acceptation, de tolérance et de respect des autres n’est
pas dénaturé. Que nous gardons toujours cette humanité en nous ; que nous sommes capables
d’incarner la vision idéaliste du monde.
Faisons notre combat nationaliste dans le respect de la culture des autres. Faisons notre unité
raciale en ayant conscience de la grande Race Humaine. Faisons ceci comme la nature le veut et
non comme les autres l’ont établi et imposé. Les provocations et critiques, répondons dans le
respect et la paix. Et ceux qui s’attendaient à un débat houleux généralisé seront étonnés de notre
modestie et notre sens d’écoute.
Ne perdons pas nos valeurs d’universalité de l’homme en voulant revaloriser par tous les
moyens notre identité. Continuons le combat nationaliste, mais ayons toujours conscience du bon
sens universellement accepté.
Romain Gary a avancé que : «… le nationalisme, c’est la haine des autres ». Mais travaillons
pour qu’il en soit le contraire. Que l’amour des nôtres soit aussi l’amour des autres.
Sans renier nos racines, devenons des citoyens du monde. Pas dans le sens des voyages, mais
plutôt pour l’amour et le bien de l’humanité tout entière.
« Aucune race, aucune personne n'est supérieure ou inférieure, nous sommes tous égaux dans
l'Univers quelle que soit notre origine. Je suis ton frère Afra et je suis cette énergie de Fraternité et
d'unité ».
Afra
Chapitre 9 : Un panafricaniste pour la gouvernance de l’État
« Ils cessèrent d’aller sur le chemin de la renonciation du "Je" pour l’union avec le "Soi" plus
élevé et Uni. Ils pensaient que maintenant ils pourraient eux-mêmes décider des destins des
personnes et la manière du développement de la société… »
« Le peuple n’a pas encore d’idéal supérieur. Oui, parce qu’il a besoin d’une tête et que cette
tête manque. Bien sûr, il faut une tête éclairée, lumineuse, désintéressée, car si celui qui se trouve
seul au sommet a les mêmes instincts que la foule qui réclame en bas, ça ne vaut pas la peine »
Omraam Mikhaël Aїvanhov
Le Système et le Dirigeant
On a longtemps pensé que la « gestion » des pays africains est le fruit du hasard.
L’Afrique dégénérée a naturellement, un système politique décadent. Vous n’avez pas
remarqué que les dirigeants, au-delà de leur caractère individuel, sont presque les mêmes ? Quand il
est dans l’opposition, il prône avec la dernière rigueur les principes de la démocratie. Mais laissez-
lui une chance d’accéder au pouvoir, et vous réaliserez que c’était un dictateur, un intransigeant, un
exclusiviste déguisé en fervent défenseur du fameux régime démocratique.
C’est pourquoi je disais déjà que les panafricanistes les plus rigoristes peuvent former le
gouvernement d’un pays en Afrique, ils vont s’agiter pour rien. C’est le système de gouvernement
qu’il faut changer et également la personne du président. Plutôt un système royal composé d’Initiés.
Je me demande ce que ferait de bien et de concret un menuisier de métier à la tête d’une équipe
de football ?
Je veux savoir pourquoi élire un non Initié à la tête d’un peuple élu ? C’est d’emblée
disqualifier Pharaon à la tête de l’Égypte première. Ce n’est pas parce qu’on a étudié la politique à
l’Université, ce n’est pas parce qu’on sait comment se vote le budget national qu’il faut sauter et
s’autoproclamer politicien.
Pour le cas précis et occurrent, c’est celui qui peut, par son canal intérieur, établir connexion
avec le Divin, qui exclusivement peut diriger notre peuple. Nous qui crions retour aux Racines,
allons dans notre Égypte pour vérifier l’émanation du pouvoir que détenait le Pharaon. On ira voir
s’il est choisi parce qu’il était théoricien de la politique ou un politicien selon les définitions
actuelles du terme. Si c’est le cas, je suis d’accord avec nous. Mais si c’est le contraire, je me
départi sans arrière pensée.
1- « …Pharaon est le représentant des dieux sur la terre d’Égypte, il est lui-même dieu par sa
filiation et a donc le droit de vivre comme les dieux ».
Jean-Pierre Missié
2- « …On voit sur la tête du prêtre le hiéroglyphe du Ka, les deux bras aux coudes pliées.
Cette posture représente le Ka de Pharaon, c’est-à-dire la vie, l’énergie, la présence de Dieu
incarné »
Olivier Manitara
1- Lui-même dieu
2- Dieu incarné
Voilà résumée en deux grands points l’essence même du Pharaon, du Roi d’Égypte, du Guide
du peuple élu. Il incarne Dieu sur terre, il est le reflet de Dieu : donc la sagesse, l’amour et la vérité
en miniature.
Il est Dieu incarné : voilà un point qu’on ne peut jamais finir de développer dans toute sa
sublimité splendide. On parle du Dieu incarné quand le Verbe se fait Chair.
À défaut d’un Initié comme guide de la société, donc de l’État, le mieux serait de laisser nos
présidents actuels à leur place. On ne peut pas changer pour ne rien changer.
Panafricaniste ou non, chrétien ou musulman, traditionnaliste ou pas, pourvu qu’il ait fait
transcender l’idéal supérieur sur sa nature égotique. Là il peut facilement et avec sûreté diriger la
société.
« Il faut éviter de choisir les gouvernants parmi les êtres égocentriques et irrationnels ».
Augustin d’Hippone
« Oui, les hommes politiques doivent êtres préparés, instruits dans les Écoles initiatiques,
sinon ils continueront à entrainer les peuples à la catastrophe…
Je reconnais qu’il faut des gens qualifiés dans chaque domaine de la vie économique et
sociale, mais avant tout il faut, à la tête, des Initiés qui ne sachent peut-être rien de tout cela, mais
qui connaissent l’essentiel».
Omraam Mikhaël Aїvanhov
Quand un peuple entier décide de vivre dans la lumière, le Ciel lui envoie des gouvernants
nobles et honnêtes qui ne lui apportent que des bénédictions.
Voilà pourquoi il faut propager la lumière, pour vivre correctement, pour attirer des
gouvernants éclairés et clairvoyants, qui connaissent la nature humaine, qui sachent comment
l’univers est construit et quelles sont les lois qui le dirigent. »
Adad Tara
Mais le mystère de la nature humaine, de l’architecture et des lois de l’univers, est uniquement
réservé aux éclairés. Il est, sans exagération, l’apanage des Initiés.
Qui ne se connait pas, qui ne connait l’univers et les Dieux, ne pourra gouverner avec
efficacité. Il ne pourra ériger un gouvernement efficient.
Certaines avancées seront faites bien évidemment avec nos tactiques panafricaines actuelles ;
mais le peuple ressentira toujours une soif profonde si l’idéal supérieur est laissé à la marge. Les
joies seront soudaines mais éphémères. Les quelques lueurs reflétées à l’horizon par certains
changements seront rapidement assombries par un besoin inavoué mais continue et intense venant
du peuple.
Chapitre 10 : La Sourate 13 v 11
« …En vérité, Allah ne change pas l’état d’un peuple, tant que les individus qui
le composent ne changent pas ce qui est en eux-mêmes, et lorsque Allah veut infliger
un mal à un peuple, nul ne peut le repousser, ils n’ont aucun protecteur en dehors de
Lui. »
Il m’est souvent venu de remarquer que nos chers panafricanistes utilisent cette Sourate (13 v
11) pour soutenir l’idée que le secours de Dieu vis-à-vis d’un peuple dépend de l’état de ce dernier
vis-à-vis de lui-même ou envers Dieu. Reste à savoir si ces panafricanistes ont profondément cerné
ce que sous-entend ce passage coranique qui est lu et continue d’être lu par des millions de
personnes dans le monde.
On se permet, parce que tout discours orné l’exige, d’envoyer en l’air seulement des passages
tirés des livres Saints. Pour rappel, le Coran n’est ni un roman ni une œuvre de dramaturgie. Alors
pour y faire référence, faisons preuve de la plus grande vigilance, et plus largement d’une étude
comparée avec d’autres passages allant dans le même sens ou soutenant celui qui est mis en
exergue.
Au plan exotérique
On n’a remarqué de par tous les livres Saints que Dieu juge digne d’obtenir sa grâce et sa
direction, un peuple ayant fidèlement observé ses Lois. S’il obéit aux engagements qui le lient à
Dieu, il est sous sa protection et sa direction. Mais s’il déconne, la Lumière lui est retirée.
Ceux qui évoquent ce passage coranique pensent que le "changement" du peuple dont il est
question est d’ordre politique, économique, etc… Ils pensent que c’est crier à l’autodétermination.
Nous voulons que Dieu change notre état, nous remettons en quelque sorte notre sort entre ses
mains. Il va donc nous orienter, nous soutenir et nous guider. Tout simplement, voyons si notre
peuple est maintenant digne d’implorer la guidance Divine. Prenons également un passage
coranique.
Sourate 63 v 6
« C’est égal, pour eux, que tu implores le pardon pour eux ou que tu ne le fasses pas : Dieu ne
leur pardonnera jamais, car Dieu ne guide pas les gens pervers. »
Alors, l’Afrique actuelle, est-elle préparée à disposition de la guidance de Dieu ? Dans cette
Afrique où les féticheurs et les plus puissants instrumentalisent le peu de pouvoir qu’ils ont pour
arracher des terrains à leur propriétaire ? Quand il tue l’enfant de son frère car celui-ci lui aurait
manqué de respect ? N’avons-nous pas le goût du mal quand nous détruisons des foyers initialement
harmonieux ? On ne va plus rien se cacher, nous vivons dedans. On tue sa propre fille juste pour
punir son beau fils.
C’est ce peuple voulons-nous que Dieu guide ? En commençant par quoi ? Je veux le savoir.
Chers panafricanistes, si nous voulons la guidance de Dieu, apprenons d’abord à ces milliers de
personnes qui nous suivent, comment "être disposé à la faveur de Dieu" ; "comment se faire
entendre par Dieu" ; "comment obtenir sa Lumière" et pour faire court "comment craindre Dieu".
Car par-dessus la crainte, la faveur nous est octroyée.
Aspect ésotérique
[[« En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les gens le composant ne
modifient pas ce qui est en eux. »
Il n’y a pas de pire ennemi pour les bienfaits que l’âme du serviteur…]]
www.3ilmchar3i.net
Tout ce que je veux qu’on retienne ici, c’est que les constituants d’un peuple et qui veulent
l’intervention de Dieu n’ont pas qu’un seul travail extérieur à faire, mais également intérieur, sur
l’âme. Les Prêtres, les Initiés de l’Égypte en savent largement, profondément et subtilement sur ces
questions de travail sur l’âme.
J’ai toujours rappelé que miser sur le monde politique pour redorer l’Afrique n’est pas la
meilleure option. Moi je ne suis qu’un chercheur, alors voyons ce que disent les sachants du
domaine.
Le Guide Spirituel Adad Tara, expliquant la fameuse Sourate 13 v 11 lors de l’émission de la
présentation du mantra M’BAGUUN en 2021, enchaîne :
«… c’est où le peuple doit chercher à changer ? Non, ce n’est pas dans les politiciens que
vous devez chercher à changer. Mais pour changer les choses, vous devez changer tout en vous.
C’est à l’intérieur que tout se passe. »
Plusieurs ont espéré miser sur les changements politiques pour restaurer l’Afrique. Le travail
premier et primordial à faire, c’est le travail intérieur, et chacun contribuera ainsi naturellement au
rétablissement de l’humanité.
J’aime l’éloquence, la rhétorique, j’aime les paradigmes occidentaux ; mais la situation actuelle
est d’ordre supérieur. Si nous voulons forcément mêler politique et le travail réel propre à l’Afrique,
alors optons pour un dirigeant purement Initié, donc pour la théocratie telle que dressée dans
l’Égypte première. Et nous réaliserons que l’Afrique se ruinait sous les paradigmes occidentaux.
Un peuple élu ne peut être dirigé qu’exclusivement par un être qui peut se connecter à
l’Intelligence Universelle, à la Sagesse Immuable. Si nous voulons changer l’imparfait, si nous
voulons guider avec la plus parfaite circonspection : devenons le Feu le plus Subtil. C’est le
Fondamental, sans quoi, nos endurances sont vaines.
Changeons l’aspect actuel de notre âme, commençons un travail intense sur la dissolution de
l’Ego et Dieu alors aura pitié de nous, Il pourra enfin nous soutenir à mesure que notre travail
intérieur s’intensifie. Il pourra ainsi changer l’état de notre peuple.
2- « Et même si beaucoup pensent que l’oppression extérieure est la plus grande, nous qui
avons déjà vécu sur ce continent y avons appris que le seul véritable esclavage est celui qui vient
de l’intérieur…
L’incapacité à sacrifier les méchancetés de l’esprit charnel : voilà l’esclavage »
Dictée d’Afra,
Elizabeth Clare Prophet
D’une part, la question d’introspection refait implicitement surface. Faisons d’abord attention à
l’intérieur, et les situations extérieures se décanteront très facilement.
D’autre part, nos amis et parents qui continuent d’assouvir l’égo, qui instrumentalisent leur
pouvoir pour nuire aux autres, qui continuent de soutenir la chair dans ses délires, ce message vous
parle. Se renoncer, se décider à réprimer les désirs inférieurs, « maîtriser » nos ennemis intérieurs,
œuvrer activement pour l’idéal supérieur, c’est se libérer de l’esclavage intérieur.
Et quand notre intérieur est progressivement déblayé, la lumière se fait sur les situations
extérieures. Nous enlevons le voile sur la complexité existentielle. Mais tant que notre intérieur est
plein de divagations, d’illusions voire même ruiné, le bonheur nous fera sans doute défaut,
d’imperfection.
3- « Attributs du sceau d’Afra : Fraternité, Amour, Partage. Reprendre son pouvoir divin, se
défaire des programmations d'impuissance, reconnaître la puissance de l'amour et de la lumière
divine en soi, reconnaître que chaque âme est divine. »
« L’éveil spirituel est la chose la plus fondamentale dans une vie humaine et l’unique but de
notre être ».
Khalil Gibran
Nous pensons fuir ou esquiver la Spiritualité, leurre. Elle est super exigeante, c’est évident.
Mais c’est elle l’ultime recours. Ce sont les répercussions des Lois spirituelles qui ont assujetti et
maintenu l’homme Noir sous le poids de la domination. Parce qu’il doit payer ses bêtises.
« C’est du feu, quand tu t’y approches, tu t’y brûles » a dit le Guide Adad.
Si alors, les Lois spirituelles ont pu ainsi parvenir à influencer considérablement le monde
extérieur ou physique, pensons-nous pouvoir détourner le courant de la situation actuelle en nous
passant de la Spiritualité ? Non, je ne pense pas. Toute la vie extérieure est conséquence des réalités
spirituelles.
« Les gens pensent qu’ils sont libres de prendre des résolutions, de penser et de former des
idées, mais ils sont guidés par des êtres spirituels derrière le monde physique. Ce que les hommes
appellent leur compréhension, par laquelle ils croient pouvoir contrôler le cours du temps, est
l’expression des êtres spirituels derrière. »
Rudolf Steiner ;
Berlin, 12/03/1909
« L’histoire des hommes est régie par une pensée qui organise l’univers de manière cohérente
et le fait tendre vers un idéal de perfection absolue. L’homme doit suivre cet ordre s’il veut
progresser »
Jacques Neirynck
Mes frères, ramenons nos pieds à terre et demandons à la Spiritualité ce qui nous reste à faire.
Elle nous dira sans doute que l’énergie salvatrice, c’est à l’intérieur.
…
« Active la flamme de ton cœur et la sincérité de ton être divin. »
Afra
« La fin de l’homme n’est pas le travail. C’est acquérir la faculté d’être cause de soi. C’est-à-
dire la liberté spirituelle »
Louis Pauwels
Chapitre 12 : Ankh ou la croix ansée
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Il m’a semblé utile d’apporter quelques détails sur cette croix égyptienne. Je ne veux rien
inventer ni aller dénicher quelconque vérité depuis là enfouie, mais je veux juste rappeler certains
« aspects » de cette croix que beaucoup ont fait semblant d’esquiver.
Nous, panafricanistes contemporains, avons fait de cette croix un symbole crucial dans notre
quête de reconnexion à l’essence de la spiritualité ancestrale. Symbole de vie, de vie éternelle, donc
de l’immortalité. Elle fait objet de plusieurs interprétations. Elle symbolise d’autres
« phénomènes », d’autres « réalités », d’autres « idées », mais le fondamental, c’est la question de
l’immortalité, de la connaissance de l’homme.
Parlant de l’immortalité en ce sens, voyons quelques détails que nous livre Wikipédia sur
l’Ankh :
« Il était utilisé par les Égyptiens pour symboliser la vie. Les Égyptiens pensaient que leur
séjour sur Terre n’était qu’une partie d’une vie éternelle plus grande »
J’ai relevé ces deux passages pour implicitement notifier que cette question d’immortalité
« incarnée » par la croix ansée a un aspect quasi métaphysique. Elle ne sera donc comprise
parfaitement que sous cet angle d’analyse.
La puissance de l’impuissance
1-[[De même, l’hébreu biblique comporte le terme anokhy dans le premier commandement du
Décalogue. Anokh et anokhy veulent alors dire « Je suis Dieu » et par conséquent « Je suis
éternel »]]
Seuls ceux qui sont devenus le « Je suis » accèdent à l’immortalité. Seuls ceux qui ont trouvé
l’être véritable peuvent demander l’élixir de longue vie. Seuls ceux qui ont fait une fusion réussie
avec l’Intime ont droit à cette Félicité et cette Plénitude.
2-« La conservation du souffle de vie (ânkh) est cependant conditionnée par le respect, la vie
durant, des principes de la Maât (Vérité-Justice-Ordre) et par la maîtrise de la magie-Heka. Cette
dernière est à la fois une puissance intérieure et un savoir livresque qui permettent aux humains de
s’assimiler aux dieux ».
Qui peut respecter sérieusement voire même incarner le trio Vérité-Justice-Ordre si ce n’est un
vrai spirituel ? Quel humain peut parvenir à s’assimiler aux dieux s’il marginalise le sentier du
renoncement et de l’amour pour l’humanité ?
Ne nous leurrons pas. Il ne s’agit ici ni d’aberration ni d’ineptie. Sans raffinement parfait de
l’être intérieur, sans christification, la question d’immortalité n’a aucun sens. Elle ne peut jamais
aboutir. Allez vaquer à vos préoccupations c’est mieux.
Mais pour ceux qui se demandent ce que vient faire la christification dans le « symbolisme
sacré » de la croix ansée, le message continue.
La christification, ou mieux pour être plus endogène, l’osirification dans son essence, est la
résultante de tous les actes intervenants dans le processus de l’ « amour conscient ». De l’union
sacrée entre le masculin et le féminin, entre le ciel et la terre. De cette union va naître un nouvel
enfant dans les cieux. Un nouveau Christ, un nouvel Horus sera venu au monde.
La croix ansée est le tracé parfait et super illustratif de cette union sacrée entre le masculin et le
féminin. Demandez-vous pourquoi de tous les membres du corps d’Osiris, c’est le phallus Isis n’a
pas repéré à temps. Ne prenez jamais pour anodin, tout acte posé par les dieux.
Oui, c’est un énorme et incontestable honneur de travailler avec ou au service des Dieux, mais
ces derniers collaborent avec qui peut et non qui veut. On a bien voulu, mais le moment venu,
avons-nous pu contrôler ne serait-ce notre langage ?
Quand on parle d’Osiris, quand on le vante, quand il faut revendiquer la « souche égyptienne »
des autres civilisations, quand il faut apologiser Râ… nous sommes des partisans rigoristes. Mais à
peine on rentre dans l’ésotérique égyptien, dans le sacré Osirien, où il est sans doute question de
travail intense avec l’égo, tout le monde fuit, tout le monde se replie.
S’il s’agit d’un culte ou d’une obédience nous permettant, parallèlement, de chérir, nourrir et
gaver nos défauts, c’est là on nous trouve à foison. Mes chers, nous avons encore et encore du pain
sur la planche. Nous connaissons Osiris que de nom et de symbole. Son aspect sacré et donc
ésotérique, nous en sommes très loin. Nous connaissons l’Ankh que de nom et de symbole. Son
essence, elle n’est pas encore dénichée et encore moins vécue. C’est dur de l’accepter, mais c’est la
vérité et le temps nous y oblige.
La Spiritualité, c’est un chemin ardu, sinueux, épineux et plein d’épreuves. Mes chers amis, le
tout ne suffit pas de porter ou de meubler ses environs d’Ankh. Il faut pouvoir vivre son essence. Et
la dignité de son port nous revient alors parfaitement de droit.
3-« D’après les constatations spirituelles, la croix Ankh représente la clé de toute
connaissance cachée »
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Comprenons simplement que sans l’union consciente entre le féminin et le masculin, nous
serons toujours limités face au déverrouillage et la résolution des mystères de la vie et de la mort.
La Sagesse qui fait voir clair dans cette complexité cosmique, elle résulte de l’amour conscient et
ses « corollaires ».
« Oui, grâce à la vie intense, c’est-à-dire la vraie vie spirituelle, vous trouverez les vérités
essentielles concernant l’homme et l’univers ! »
Omraam Mikhaël Aїvanhov
Reconsidérons la croix Ankh, ainsi nous pourrons pénétrer les mystères et parvenir à
transformer efficacement l’imparfait. Entrons dans le symbolisme sacré de cette croix de vie,
suivons les préceptes du Grand Thot la concernant, et nous connaitrons parfaitement le Monde et les
Dieux. Pénétrons par la porte étroite, et nous voilà dans le Temple des Mystères.
La Plénitude et la Félicité, voilà les fruits d’un destin d’acier. Le pouvoir sur le monde, c’est le
résultat d’un travail acharné et conscient sur soi.
Étroite est la porte qui mène vers la Sagesse Cosmique infiniment universelle. Le chemin qui
mène aux vraies connaissances du microcosme et du macrocosme, demande à ta femme et elle te le
montrera. De ses entrailles tu es sorti, par ses entrailles tu regagneras l’état édénique et donc devenir
un dieu omnipotent. De bonheur tu seras empli et comblé alors de béatitudes. La paix du cœur sera
ton pain quotidien, la tranquillité d’esprit sera ton refrain, et ineffable sera ta plénitude.
L’unique Clef, c’est le symbolisme sacré de la croix Ankh. Sois sérieux avec elle, et tu seras
comblé. Ta dévotion et ton sacrifice sont des déterminants de ton champ méritoire.
Connais-toi toi-même, et tu connaitras le monde et les dieux dit-on.
La puissance de l’impuissance
« Dans certaines représentations, certaines fresques égyptiennes par exemple, l'initié tient à la
main une sorte de clé de forme identique au symbole de Vénus. Ce symbole représente
schématiquement l'être humain avec la tête, les deux bras écartés et les deux jambes réunies.
L'Initié possède la clé qui lui permet de se connaître, et en se connaissant il connaît tout l'univers,
il peut ouvrir les portes de toutes les régions. »
« Porter des bijoux initiatiques peut-être utile et bénéfique si certaines conditions sont
remplies, sinon, on court des risques ».
Omraam Mikhaël Aїvanhov
Chapitre 13 : De l’unité
L’unité des Noirs commence d’abord par une réflexion approfondie sur le schéma de la
déradicalisation. Chaque frère Noir est tellement cramponné à sa vision, son dogme, ses
convictions, ses doctrines… que penser l’unité sans certains préalables serait un jeu d’illusions
auquel on aurait consacré une bonne quantité d’énergie. Mais le problème, c’est qu’en vérité, Nul
n’est encore prêt à quitter sa zone de confort.
Le musulman a toutes les raisons qui lui prouvent que sa religion prime que toute autre et que
les autres sont les égarés de la terre. Le chrétien est férocement convaincu que sans Jésus-Christ, le
paradis est d’office confisqué et que les opinions contraires ne découlent exclusivement que du
satanisme. Nous, et partisans d’un retour aux racines, développons un fondamentalisme, un
intégrisme assorti d’une haine flagrante des autres religions.
Tout le monde est circonscrit, bouclé et s’est laissé fondre dans un radicalisme que je vais
traiter de destructeur et donc nuisible à notre unité.
Comme nul ne veut se laisser aucunement entamer dans ses convictions foncières, alors nous
allons essayer de trouver un terrain d’entente. La solution viable, vu les clivages convictionels, c’est
que chacun devienne le meilleur de sa religion. Que chacun déniche et incarne les vertus les plus
nobles de sa religion ; tout ceci dans le respect vis-à-vis des autres. Car, de la manière tu es
tellement sûr de tes croyances, c’est de cette même manière les autres en sont certains des leurs.
Maintenant, si malgré cette proposition de solution, tu ne te vois pas d’accord, alors tu n’as pas
tort ; mais saches du fond de ton cœur que tu es décidé à saper les bases de l’unité Noire. Et que
c’est toi qui est l’ennemi numéro un de la conscience Noire.
Sema Tawy
Nous savons quelle brillante civilisation fut déclenchée quand Narmer réussit à finaliser
l’unification de l’Égypte antique. Les « Deux Terres », c’est la dualité dans l’unité. Où le lotus
cohabite avec le papyrus, où le Hedjet s’imbrique dans le Decheret pour donner le Skhemty.
Commençons par préparer nous aussi les bases de notre première dynastie de la nouvelle
Afrique. Stéréotypes, clichés, préjugés, etc… ne nous voilons plus la face. La Puissance c’est
l’unité ; et l’impuissance c’est notre incapacité d’être unis.
On ne peut s’unir quand on continuera à se diaboliser, à s’invectiver.
Nous sommes assez matures pour cerner déjà les contours de mon message. Je ne fais pas de
discours, j’appelle urgemment aux actions concrètes. Car cela fait déjà des décennies que Bob
Marley a appelé à l’unité, mais personne n’a réellement acté. Décidons-nous, si nous aimons
vraiment la Race Noire.
« Il est clair que nous devons trouver une solution Africaine à nos problèmes et qu’elle ne peut
être trouvée que dans l’unité africaine… »
Kwame Nkrumah
Partie IV : Aspect spiritualité
Chapitre 14 : Monothéisme
De l'Atlantide en Égypte
Alexandre Moryason
« Or, tu sais que l’ancienne Égypte était l’héritière directe des Atlantes…
Ce n’est pas un hasard si le flambeau de la Connaissance atlante fut tendu à l’Égypte. Rien
n’est, crois-moi, le fait du hasard ! Ce pays était devenu, en quelque sorte, une colonie de
l’Atlantide et ses penchants spirituels étaient très marqués…
Lorsque l’Atlantide fut engloutie, le sceptre de la puissance temporelle alla à la race noire
laquelle s’est étendue jusqu’en Asie. Les premiers pharaons furent donc des Noirs…
Inutile de te dire que l’Afrique… vivait une époque très florissante »
Daniel Meurois
Avant d'aborder la destination où avaient débarqué les rescapés de cette catastrophe, cherchons
la cause réelle de cette dernière. La désobéissance à l'idéal divin.
Sans approche personnelle, je vous laisse la chercher, la cause certainement, dans les portions
de texte suivantes :
1- Genèse 6v12 : « Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait
corrompu sa voie sur la terre »
2- « La catastrophe qui mit fin à l'Atlantide fut terrifiante. Il ne fait aucun doute que la
violation de la loi donne toujours un résultat catastrophique »
Samaël Aun Weor
3-« Cependant les jours mauvais se montrèrent quand aucune idée altruiste ne survécut pour
arracher cette race à l'abîme de l'égoïsme où elle allait s'engloutir.
La décadence de la morale fut l'avant-coureur de la décadence, de la corruption spiritualiste.
Chaque homme luttait pour lui-même, utilisant son savoir dans un but purement égoïste, et on en
vint à croire que, dans l'univers, rien n'était au-dessus de l'homme lui-même…
Alors le culte célébré dans les temples ne fut plus celui d'un idéal déterminé, mais bien le
culte de l'homme tel qu'il apparaît, tel qu'on le comprend… » William
Scott-Elliot
Pourquoi ai-je décidé de dresser ces passages ? Parce que c'est la même cause qui occasionna
la décrépitude de la civilisation égyptienne. Le passage de William Scott nous explique mieux la
cause.
Parlons à présent des survivants du déluge. La Bible n'a pas été claire, en terme géographique
proprement, sur la contrée hôte de ces échappés.
"Les survivants de l'Atlantide" écrit par le mathématicien français Albert Slosman a pris toutes
ses pages à décrire comment les rescapés Atlantes se sont réfugiés en Égypte via des pérégrinations.
Deux auteurs déjà cités, ont mentionné sans ambiguïté le territoire refuge de Noé et sa maison.
Selon les deux, c'est l'Afrique qui reçût les survivants :
« Les membres de la société Akaldana, ont fait partie de ce peuple choisi qui a su s'enfuir de
l'Atlantide quand ils ont compris qu'une grande catastrophe s'approchait. Au début, ils étaient
installés au Sud du continent africain ; ensuite ils ont émigré vers Cairona (aujourd'hui le Caire).
Là, ils ont établi leur célèbre université et face à elle, le Sphinx….»
Samaël Aun Weor
Le deuxième passage est de William Scott-Elliott. Il a montré, loin des préjugés spirituels, que
la partie humaine qui débarqua en Égypte est celle qui incarnait la puissance divine, la plus pure et
la plus saine :
[[Une grande loge d'Initiés fut tout d'abord transférée en Égypte, il y a environ quatre cent
mille ans. L'âge d'or des toltèques avait depuis longtemps disparu, et la première grande
catastrophe s'était déjà produite. La dégradation morale du peuple et la pratique de la « magie
noire » s'étendaient de plus en plus. La Loge Blanche exigeait un entourage plus pur. Or, l'Égypte
se trouvait être alors une terre isolée, très peu peuplée ; et c'est pour cette raison qu'elle fut
choisie.
La loge des Initiés put ainsi poursuivre ses travaux pendant deux cent mille ans à peu près
sans être troublée par les influences contraires.
Il y a deux cent mille ans environ, lorsque le temps en fut reconnu favorable, la Loge occulte
fonda un empire sur lequel régna la première « Dynastie divine » de l'Égypte et commença
d'instruire le peuple.]]
Toutes ces continuités qui furent entre l'Atlantide et l'Égypte étaient aussi expliquées à Solon
par les Prêtres de Saïs dans la vieille Égypte.
Les deux passages relevés exposent clairement la destination des rescapés et la "qualité" de
leur puissance spirituelle. Une puissance dépourvue de toute trace de magie inférieure, donc loin de
toute pratique à allure « fétichiste » telle qu’observée aujourd’hui.
Qu'on s'entende sur ce point, ceci dévoile l'absurdité de ce supposé retour aux racines, enseigné
par les prétendus désaliénés qui papillonnent en ces temps sensibles en Afrique et dans les Antilles.
Le retour aux racines actuellement prôné est donc en déroute, c'est un combat perdu d'avance.
L'Égypte antique étant Noire, c'est l'homme africain qui a expérimenté la plus sublime et la
plus pure puissance en Lémurie et après la chute de l'Atlantide. Les Pyramides relèvent de cette
puissance ineffable, car construites par les rescapés atlantes que Dieu a sauvés parce que sa loi est
restée incorruptible dans leur cœur.
Voilà la première preuve que la puissance qui était source de sagesse pour nos ancêtres
Égyptiens émane du Dieu vivant, l'Incréé.
Du Monothéisme Égyptien
[[« Alors, je vous le demande, comment et où puis-je apprendre cette science supérieure?»
La voix puissante de Melchior apporta la réponse.
« Par sept années d’études dans les temples de la Mère des religions. »
« En Egypte? »
« Oui. L’Égypte est la Mère des religions… Toutes les religions y ont pris leur germe original
pour le transplanter ensuite dans un sol étranger.»]]
Mahougnan Daniel
Eugène E. Whitworth
« Le dieu unique, existant avant toutes choses et auteur de toutes choses, celui qui représente
l’idée pure et abstraite de la divinité, n’est pas nettement spécialisé par un personnage unique de
ce vaste panthéon. Ni Ptah, ni Seb, ni Thot, ni Ra, ni Osiris, ni aucun autre dieu, ne le personnifient
constamment ; cependant les uns et les autres sont parfois invoqués dans des termes qui les
assimilent intimement au type suprême ; les innombrables dieux de l’Égypte ne sont que des
attributs ou des aspects différents de ce type unique »
François-Joseph Chabas
« Les Annales disent également que Moïse lui-même était imprégné de leur Principe solaire
unique et unifiant, celui-là même qui avait nourri Akhenaton »
Daniel Meurois
« Si l'on peut déceler les premières expressions du monothéisme en Égypte sous le règne
d’Akhenaton (XIVe siècle avant J-C.) et en Iran avec l'apparition du zoroastrisme (VIIe siècle
avant J-C.), c'est au VIe siècle avant J-C., après la destruction du premier temple de Jérusalem et
durant l'exil en Babylonie que, confronté à des divinités étrangères, le Yahvisme, religion des
Hébreux, évolue vers la croyance en un Dieu unique, créateur transcendant, à l'origine du
judaïsme. »
Bescherelle,
" L’histoire des religions
De la préhistoire à nos jours"
Il est évident, donc sans doute maintenant, que le Dieu qui a secouru le peuple "israélien", qui
dont la parole subsiste toujours et qui est tant adoré aujourd'hui dans tout le monde entier, a été
révélé à l'univers par la sagesse égyptienne antique. Ce Dieu était adoré par les Égyptiens qui
trouvèrent refuge et intelligence en lui.
Par ailleurs, sans se laisser emporter par ce vent d’imposture, l'allemand Karl Lepsius écrit
dans son livre "La religion et la mythologie des anciens Égyptiens" ce qui suit :
« J'exprime la conviction que dès les premiers temps, les Égyptiens adoraient le DIEU
UNIQUE, anonyme, incompréhensible, Éternel dans sa plus haute pureté. »
La puissance de l’impuissance
***
« Les textes nous montrent en effet que les égyptiens croyaient à un Dieu unique, sans second,
infini, éternel »
« En Égypte, pour autant que nous comprenions les choses, le monothéisme avait grandi
comme un effet annexe de l’impérialisme. Dieu était le reflet du pharaon régnant sans restriction
sur un vaste empire mondial. »
Sigmund Freud
« Les noms variés, les formes innombrables que le vulgaire est tenté d’attribuer à autant
d’êtres distincts et indépendants, n’étaient pour l’adorateur éclairé que des noms et des formes
d’un même être. Tous les types divins se pénétraient réciproquement et s’absorbaient dans le Dieu
suprême. Leur division, même poussée à l’infini, ne rompait en aucune manière l’unité de la
substance divine ; on pouvait multiplier à volonté les noms et les formes de Dieu, on ne multipliait
jamais Dieu »
Gaston Maspero
On m’a fait savoir que malgré la multiplicité des dieux en Afrique contemporaine, ses enfants
reconnaissent toujours l’existence d’un Unique Incréé.
D’abord je tiens à dire que le tout ne suffit pas de reconnaitre, mais aussi de considérer puis de
s’y soumettre.
Dans l’Égypte ancienne, l’essence n’était pas dans le panthéon, mais au-delà de celui-ci.
Gérard Coudougnan avait déjà rappelé que ces multiples dieux égyptiens ne constituaient que des
réceptacles de l’Unique Incréé.
Nous, quel acte, quel culte concret démontre aujourd’hui que nous nous dévouons
effectivement à Dieu ? Il est évident, flagrant et manifeste aujourd’hui que la communauté Noire a
pris ses dieux pour Dieu, et non ses dieux comme réceptacles de Dieu. Je m’explique.
Pour parvenir à convaincre et prouver que nous considérons l’Unique Incréé, nous devons
impérativement et obligatoirement Le craindre. Mais comment le craindre ? Nous l’ignorons.
Laissez-moi nous parler un peu de la crainte de l’Éternel. En attendant, pour ceux qui vont penser
que moi je veux subtilement leur dicter la Bible, laissez-moi vous donner votre poison :
1-« Sachez maintenant que les mystères de la sainte Kabbalah sont aussi les mystères de la
nature, et les secrets emportés d’Égypte, par Moïse, ne diffèrent pas de ceux d’Hermès.»
Éliphas Lévi
2-« Ce que tu ne connais pas encore ou mal, c’est le fondement des croyances égyptiennes
héritées de l’Atlantide et cachées sous terre par les Initiés…
La science de Moïse était celle de Thot et celle de Thot était vouée au Dieu Unique. Oui, ceci
reflète la pure vérité : la religion vraie de l’Égypte antique était un monothéisme. »
Daniel Meurois
Je peux donc maintenant me permettre de baser certaines de mes réflexions sur la science
Mosaïque, car, de sa doctrine irradient les préceptes du Grand Thot, notre ancêtre par
« excellence ».
Moïse, qu’enseigna t-il, synthétiquement parlant ?
Éliphas Lévi
La crainte de l’Éternel : sans cela, moi je ne valide même pas cette prétendue reconnaissance
de l’existence d’un Dieu Unique. On ne va plus se trahir, ni fermer les yeux sur certaines choses. Le
peuple élu a besoin de directives, de piste de sortie réelle. Assez ! Assez ! Ces discours
panafricanistes doux et mielleux ne nous amènent concrètement nulle part.
Dans cette Afrique où je vis, quelle soumission envers Dieu observons-nous quand nos idoles
dans nos chambres extérieures sont nos plénipotentiaires et nos favoris omniscients ? Quelle
confiance avons-nous en sa puissance et son amour, si nous regrettons, dans nos véhicules, d’avoir
oublié notre amulette ultra-protectrice à la maison ? Quelle confiance, si nous nous responsabilisons
sur toute notre vie ?
Au-delà de ça, j’entends avancer que l’Afrique « adore » les bois, idoles, animaux… parce que
selon son peuple, tout être a une âme. Je ne refuse pas.
Mais se fier à cette conception jusqu’à oublier l’Unique Incréé et ses principes, voilà ce contre
quoi je m’insurge.
Ces « êtres » dotés d’âmes que nous vénérons, ils sont fruits « oscillants » de l’Âme
Universelle. Le culte actuel qui leur est rendu est différent de celui pratiqué dans l’Égypte antique.
Maintenant, bazarder Dieu au profit catégorique de nos idoles, c’est ignorer qu’un enfant qui
n’a pas encore 18 ans a besoin de l’autorisation parentale avant d’être servi par la Préfecture dans la
réalisation de sa carte nationale d’identité.
Dans ce cas précis, nos idoles n’ont et n’auront ni 18 ans ni l’autorisation parentale avant la fin
du monde. Ce sont des énergies du bas monde que nous servons. Nous ruinons malheureusement
nos âmes.
Reconnaitre qu’un arbre a une âme ne doit pas pousser nos chers à le prendre pour le tout-
puissant. C’est une décadence spirituelle. Élevons notre fréquence vibrationnelle comme le
préconise N. K. Omotunde et nous nous rendrons compte par propre expérience ce que j’avance. Je
ne suis pas là pour m’amuser avec mes frères Noirs.
Chapitre 15 : Le déclin de la civilisation égyptienne
« Hélas, hélas, mon fils, un jour viendra où les hiéroglyphes sacrés se transformeront en
idoles. Le monde prendra les emblèmes de la science pour des dieux, et accusera la superbe Égypte
d’avoir adoré des monstres infernaux… »
Helena Blavatsky
Citant H. Trismégiste
« Cependant, comme les sages doivent tout prévoir, il est une chose que vous sachiez : un
temps viendra où il semblera que les Égyptiens ont en vain observé le culte des dieux avec tant de
piété et que toutes leurs saintes invocations ont été stériles et inexaucées.
La divinité quittera la terre et remontera au ciel, abandonnant l'Égypte, son antique séjour, et
la laissant veuve de religion, privée de la présence des Dieux... »
Hermès Trismégiste
La prophétie sur les derniers temps de la civilisation égyptienne date de plusieurs milliers
d’années.
Oui, les dieux ont laissé l'Égypte à son sort, elle n'a pas pu subsister car l'essence a été
corrompue.
Dans l'Égypte antique, presque tous les phénomènes vitaux étaient intrinsèquement liés aux
divinités célestes. La société, la gouvernance, la défense, la justice, l'économie, l'éveil spirituel...tout
était en adéquation et en conformité avec la volonté divine. Le peuple égyptien gravissait les
échelons en fonction de son état de pureté, de sa dévotion vis-à-vis de la Sagesse multimillénaire.
Mais le temps est venu où l'Égypte s'est laissée leurrer dans son intimité par la marginalisation
des divinités célestes et ceci, sans même chercher à se repentir, c'est l'apostasie, la renégation.
Pour nous expliquer comment elle a pu s'insinuer, je voudrais d'abord éclairer un point
vraiment crucial : la multitude des dieux égyptiens ne rimait en rien avec l'idolâtrie fétichiste qui
prévaut aujourd'hui au sein de la communauté Noire. Cette multitude ne dérangeait aucunement sa
conviction monothéiste.
Comme l'auteur lui-même l'explique, ces différents symboles ne sont que les réceptacles de la
Puissance divine, unique en son genre.
L'Égyptien veut refléter dans tout ce qui lui est proche la puissance céleste, et les dieux célestes
s'en réjouissaient de voir les hommes les adorer et leur dévouer des actions de grâce et de louanges.
Ainsi la « sainteté » a jugé digne la terre égyptienne d'en bénéficier la Sagesse illuminatrice. Ceci
est validé dans le Discours d'Initiation quand le dieu Thot affirme à Asclépios :
« Ignores-tu, Ô Asclépios, que l'Égypte est l'image du Ciel, ou plutôt, qu'elle est la projection
ici-bas de toute l'ordonnance des choses célestes ? S'il faut dire la vérité, notre terre est le temple
du monde. »
Ne nous étonnons pas que malgré cette multitude des dieux égyptiens d'avant apostasie, Thot a
traité l'Égypte d'image du Ciel. Parce que cette pluralité n'a rien de commun avec les idoles que
nous retrouvons en Afrique aujourd'hui. Une démarcation aussi absolue doit être faite.
Mahougnan Daniel
Revenons maintenant à la « transition » qui a fait tourner l'ancienne page égyptienne. Vous
avez bien suivi avec moi les passages ayant prouvé la sainteté et la favorable ambiance qui
régnaient en Égypte. Le point de décadence a été très simple mais profond : au lieu de continuer à
ne trouver que reflet de la Puissance céleste dans le symbole, les Égyptiens ont finalement pris le
symbole pour la puissance ultime.
C'est très subtil. Pour celui qui cherche la cause du déclin de la civilisation égyptienne, ce qui
la poussa à péricliter, que celui-là la cherche dans ses affaires religieuses. Il n'aura jamais de
réponse essentielle et rassurante quand il commence avec des concepts liés à l'économie, à
l'armée… Avant tout, c'est d'abord son apostasie.
Au lieu de continuer à voir le sillage du père dans l'enfant, ils ont pris l'enfant pour le père.
Oubliant ainsi l'existence d'une Transcendance, d'une Puissance sublime qui est au-delà de ceux et
celles qu'ils prennent maintenant pour des incontournables. Une phrase claire relevée de l'ouvrage
de Gérard Coudougnan résume la déroute :
« Après avoir été -à l'origine- de simples symboles de la divinité, ils furent adorés pour eux-
mêmes et pris comme divinités à la place de Dieu. »
Dieu, l'Omnipotent et l'Immuable, s'est vu ignoré et marginalisé lors des moments de culte et
de dévotion. Il se retire et devient donc infidèle à l'alliance originelle conclut entre Lui et la grande
Égypte.
Voilà en clin d'œil ce qui a fait couler tant d'encre et qui a fait fouiller beaucoup d'auteurs.
Plusieurs la verront banale, sans poids et non pertinente, mais je le dis et je le réitère. Mettons de
côté nos acquis universitaires, la civilisation égyptienne a décliné parce que son peuple a tourné
dos à l'Intelligence Cosmique.
Aujourd'hui ce sont les tombeaux, les sarcophages qui font la fierté des chercheurs et
égyptologues. Oui de vagues récits religieux, car l'essence s'est volatilisée telle une solution
gazeuse.
« Déplorable divorce des Dieux et des hommes ! Il ne reste plus que les mauvais anges, ils se
mêlent à la misérable humanité, leur main est sur elle, ils la poussent à toutes les mauvaises
audaces, aux guerres, aux rapines, aux mensonges, à tout ce qui est contraire à la nature des
âmes. »
Hermès Trismégiste
La puissance de l’impuissance
Chapitre 16 : Désapprobation de l'aspect culturo-religieux du panafricanisme
« Il est bien tard, dira-t-on, de venir, après plus de deux mille ans, prétendre montrer
clairement dans des auteurs, ce que personne n'y a vu, ce qui a échappé à tant d'hommes
incomparablement plus éclairés ; de venir, en un mot, renverser tout ce qu'on est en possession de
croire et de dire… »
« Dans les temples, ce n’est pas la grande statue adorée en public qui renferme des vertus,
mais la petite image dont le grand prêtre seul reconnait la présence cachée… en réalité le vrai
support de l’énergie secrète d’un culte demeure toujours caché. »
Sédir
« Les Égyptiens considéraient l’univers comme un acte conscient du Seul Grand Dieu. La
doctrine fondamentale était l’unité de la Déité. Ce Seul Dieu n’était jamais représenté : c’était les
fonctions et les attributs de son domaine qui l’étaient. »
Moustafa Gadalla
a- Gérard Coudougnan
« L'Égyptien craint Dieu. Les anciens Égyptiens croyaient à l'existence d'une divinité unique,
dominant leurs actions, leurs pensées et leur demandant des comptes. C'est pourquoi ils
craignaient sa punition et ils la suppliaient de toujours les guider dans la bonne voie. »
b- Ernest Bosc
« …mais la religion égyptienne est, dans son ésotérisme, un monothéisme pur se manifestant,
dans son exotérisme, par un polythéisme symbolique. »
« Moi, Aun Weor, très antique hiérophante des mystères égyptiens, j'accuse cette noire
institution devant le verdict de la conscience publique, pour le délit d'abus de confiance. J'accuse
cette noire institution de nous attribuer à nous les anciens Égyptiens, des rituels de magie noire que
nous, en Égypte, n'avons jamais utilisés. »
Aujourd’hui c'est la magie inférieure qui a pris corps au sein du monde africain. Quand on nous
dit ça, cela nous fait mal et pourtant c’est la vérité. Tous ces panafricanistes profanent d’affilée la
pure Sagesse antique. Tu les vois avec des « Ankh » au cou, alors que cette croix ne rime pas,
foncièrement parlant, avec leur fétichisme qu'ils vivifient partout.
Nous allons voir enfin si ces divinités dégénérées que pères et enfants chérissent aujourd’hui en
Afrique, sont dignes d'intervenir dans cette quête de connexion aux origines.
d- Michel Manzi
« Enfin, nous ne connaissons du passé que la période de décadence, en un mot, celle qui est la
plus proche de nous. Nous oublions trop que tout peuple ici-bas a une enfance, une maturité et une
vieillesse. Et l’idée que nous nous faisons d'un peuple mort porte trop l'empreinte de sa période de
décrépitude. Nous nous plaisons plutôt à analyser les tares, les superstitions, et cela dans un
sentiment d'orgueil et de vanité intellectuelle.
C'est ce qui s'est passé pour les Atlantes : certains les ont prétendus fétichistes, d'une
mentalité à peine supérieure à celle des Cafres. Mais n'a-t-on pas prétendu que les Égyptiens
n'avaient adoré que les animaux ? Injure singulière pour un peuple essentiellement métaphysique !
Il y avait bien en effet, en Égypte, un culte idolâtre, mais ce culte n'a existé qu’à la période de
déliquescence, où l'intelligence dégénérée, confondant les symboles, hantée de sadisme, s'est mise à
divaguer. »
La question à se poser est celle-ci : si l’idolâtrie n’a existé en Égypte qu’à la période où
l'intelligence a dégénéré, qu’était-il alors de la période où l'intelligence battait son plein ?
Une réponse de bonne foi à cette question désaxe et déséquilibre d’emblée ce système de
vénération des idoles sous lequel l'africain d'aujourd’hui se complaît.
C’est pour nos pères, le vodou date de nos aïeux ! Quels aïeux ? Profanation ! Sacrilège !
Si à cause de nos fétiches chéris, nous voulons limiter notre ascendance sur les rois d'Afrique
subsaharienne, alors brûlons les ouvrages de Cheikh Anta Diop, ignorons les écrits d’Hérodote sur
l’Égypte, ternissons la réputation de Kalala Omotunde, enlevons et jetons à jamais nos « Ankh ».
Mais si nous sommes convaincus de la véracité du caractère nègre des anciens Égyptiens, alors
nous avons tiré dans le vide avec nos fétiches. Nous vivons, nous nous complaisons et nous prônons
l'intelligence la plus dégénérée, nous sommes dans une randonnée d’errance, nous sommes perdus,
la lumière nous a faussé compagnie, la décadence est notre préférée, la déliquescence est notre
adorée, notre quotient civilisationnel est en état de fulgurant délabrement, Babylone nous a traqués,
enlevés et nous sommes en captivité, Rome nous a inoculé les b-a-bas de sa puissance, nous
sommes déroutés, nous avons préféré sombrer dans les ténèbres, nous sommes des prisonniers, des
condamnés satisfaits. Oh, nous pensons conquérir quelle hauteur avec cette involution, cette
rétrogradation ?
Nous pensons que c’est avec cette intelligence foncièrement altérée et purement dissolue que
nos ancêtres ont fait de l’Égypte un objet d’admiration ? Et si c'est avec les idoles, alors pourquoi
malgré leur présence, nous ne sommes plus capables de construire ne serait-ce qu’une seule
pyramide avec ses qualités les plus métaphysiques ? Nos ancêtres avaient des objets d'une
civilisation industrieuse, et nous, où en sommes-nous ? Les idoles sont toujours là n'est-ce pas ?
Coovi crie partout, Kemi Seba détient le sceptre de l’éloquence en Afrique, Nathalie Yamb fait
mouvoir les bâtiments de Sotchi, Konaré stigmatise la France, Franklin Nyamsi Wa Kamerum
pense que la critique est l'alternative… C'en est trop !
Le plus tôt nécessaire, c'est de faire un tour rétrospectif sur l'alliance primitive. Les paradigmes
occidentaux et les idoles ne sont pas viables pour notre transfiguration.
Loin de se sentir embêtés ou stigmatisés, préférez plutôt chercher à savoir si ce que j'avance
vaut vraiment la peine d’être étudié.
L'homme Noir a besoin de nouveau, une solide union avec le Ciel : voilà l'ultime et l'exclusive
alternative pour que l'Afrique reprenne son essence.
***
Comment pouvons-nous nous laisser aller si bas ? Nous avons oublié que nous sommes le
condensé des quatre éléments de la nature. Comment le relatif peut dicter ses lois à l’absolu ? Nous
nous sommes fait des idoles et avons profané notre propre divinité. Nous avons eu des totems par-ci
et par-là.
Mahougnan Daniel
Comment nous, qui avons reconnu une force vitale en toutes choses, avons oublié que nous-
mêmes hommes et responsables de la terre avons-nous aussi une force vitale ?
Nous avons donné raison de vie aux pierres, cranes, arbres, fers, huiles, serpents… mais nous
nous sommes oubliés. Nous avons sacrilégé notre valeur et notre héritage en tant qu’image directe
de Dieu sur la terre.
Voir Dieu dans ses créatures sans prendre l’homme en compte; mes frères ça ne sonne pas dans
les oreilles. C’est comme un directeur de collège qui, au lieu de les encadrer et les conformer au
bien-être de tous, se plient à tous les caprices de ses élèves. Le collège ne frôlera même pas la
lisière du résultat escompté.
Au lieu de faire transcender notre nature divine et y soumettre les éléments de la nature, nous
avons préférer les idolâtrer. Mes chers, c’est amer mais on ne doit pas se le cacher : nous avons
dégénéré à une vitesse phénoménale, nous avons sombré. Peu vont l’accepter, mais c’est aussi
quelque chose.
Demandez aux Mages qui sont sur le continent, ils vous diront que notre animisme est le plus
décadent qui soit. Alors que l’animisme bien orienté et bien canalisé sous l’effet d’une volonté de
puissance créatrice est la plus noble des « spiritualités ».
Chapitre 17 : De l’influence de la modernité
Lors d’un échange sur Telegram avec un jeune panafricaniste sur la deuxième partie de cet
ensemble, il m’appela à laisser l’Antiquité pour axer mes écrits sur les réalités contemporaines. Car
selon lui, le contexte socio-culturel d’antan n’est plus le même que celui d’aujourd’hui. Il m’a
également fait savoir que le syncrétisme religieux a occasionné une mauvaise connaissance de
l’authentique spiritualité ancestrale.
Au-delà de cela, un autre internaute m’avait exhorté à aller me former dans les spiritualités
africaines. Il m’a cité trois pays africains, parce que selon ses dires, lui-même s’est déjà initié à ces
trois différentes spiritualités.
Je ne leur en veux pas. Ceci me permet aussi d’apporter plus de lumière, avec mes quelques
recherches, sur certains points d’ombre.
Si je dois répondre ici aux deux internautes, je dois normalement aborder trois points :
« Lorsque je cite à l’occasion Jésus ou Bouddha…, je le fais non pas pour comparer, mais
pour attirer votre attention sur le fait que, essentiellement, il n’y a jamais eu qu’un seul
enseignement spirituel, bien qu’il puisse prendre de nombreuses formes ».
Eckhart Tolle
Le contexte socio-culturel
Bien vrai je suis d’accord que le contexte socio-culturel n’est pas le même. Tout a changé, tout
est en perpétuelle évolution mais ne nous trompons pas : le chemin qui mène à l’autoréalisation
intime n’a pas changé. Il demeure le même, et sans quoi rien de prometteur.
Les Grands Initiés ne sont ni nés dans un même siècle ni dans les mêmes pays ni dans des
réalités socio-culturelles identiques, mais ils ont pu tout surmonter pour conquérir un seul Sentier
malgré ces diversités.
Dites-moi que les Ancêtres sont plus Spirituels que nous, là je peux accepter. Car, à notre
époque actuelle, nous sommes plus embourbés dans la chair.
« C’est ce qu’avait tenté de faire comprendre Jésus, qui a été initié à toutes les religions et
philosophies spirituelles sacrées d’Égypte, d’Inde, de Perse, d’Orient et d’Occident. Il s’est aperçu
que toutes sont fondées sur la même vérité et qu’aucun rituel n’est supérieur à un autre. Que la
vérité réside en vous-même et que pour atteindre Dieu, il ne faut pas le chercher ailleurs qu’en soi-
même. »
Jacques Largeaud
Les religions s’influencent, s’entremêlent et même parfois se fusionnent pour donner naissance
à une nouvelle.
Selon mes recherches, c’est au plan exotérique que nous constatons une différence entre les
religions jusqu’à faire appel au syncrétisme lorsque celles-ci s’influencent. Normalement le
syncrétisme religieux n’allait pas sidérer car, au plan ésotérique, les religions ne véhiculent qu’un et
un seul message.
C’est exotériquement que ces « clivages », fusions ou influences se remarquent, mais
ésotériquement, c’est toute une continuité d’un seul message millénaire. Donc, accuser le
syncrétisme religieux, le responsabiliser devant une « spiritualité » que nous avons décidé de
dénaturer nous-mêmes, revient à un contresens.
Fouillons davantage, et nous verrons qu’au plan ésotérique rien n’est déplacé. Vous pouvez me
dire que dans les religions il y a la manipulation, je serai d’accord. Mais dire que le syncrétisme ou
la disparité apparente des religions a porté atteinte à la Spiritualité Universelle, c’est refuser de ne
rien comprendre. Et si tel est le cas, alors je vous souhaite cordialement du courage.
« La spiritualité est donc plusieurs concepts à la fois. Elle est présente dans les religions et
existait bien avant la naissance de la première d’entre elles ».
www.shamballa.fr
« On peut considérer ce livre (Le Pouvoir du moment présent) comme l’expression, à cette
époque-ci, du seul et unique enseignement spirituel intemporel, qui est l’essence même de toutes
les religions ».
Eckhart Tolle
Chère Afrique, c’est que tes prophètes t’ont chérie dans ta déviation. Ils ont voilé ton apostasie,
ils ont camouflé tes perversités. Ils ne t’ont pas aimée, parce qu’ils ont refusé de te dire la vérité. Tu
es restée figée par la confusion et conduite à de terribles divagations spirituelles.
« Tes prophètes ont eu pour toi des visions vaines et fausses ; ils n’ont pas mis à nu ton
iniquité, afin de détourner de toi la captivité ; ils t’ont donné des oracles mensongers et
trompeurs »
Lamentations 2 v 14
Chapitre 18: Jésus-Christ
« … Car ce sont les prêtres catholiques, réellement, qui ont déshumanisé Jésus. »
Samaël Aun Weor
Ce nom (Jésus-Christ) a subi tant d’inepties, d’aberrations et de mépris à tel point que
l’évoquer dans le "cas africain" reviendrait, selon mes chers, à replonger l’Afrique dans les mailles
stratégiques et artificieuses du colon. Je me demande combien même vont accepter de lire ce
chapitre, car intitulé Jésus-Christ. Tellement ils sont radicaux, cramponnés et figés sur leurs visions
de l’histoire.
Je n’invite personne à une quelconque religion, mais plutôt à la Spiritualité Authentique, seule
issue pour que l’homme Noir retrouve et entre en possession de sa Splendeur.
Avant de parvenir à déblayer et dénicher le Divin qui est caché en lui, il a besoin de Guides,
d’autres Initiés pour éveiller ce que sa naissance a camouflé. Né, il a "perdu" le rappel de
l’antériorité de ses vies passées et l’épiphanie de ses pouvoirs. Il avait besoin d’une mise à jour.
Comme Dieu a d’avance son plan, la voix de Jésus est donc jalonnée de Grands Maîtres Spirituels
digne de nom et de Centres Initiatiques adéquats. L’étape la plus importante de sa vie est celle qui a
fait de lui, l’incarnation vivante du Verbe millénaire.
Cette étape initiatique se produisit sur la belle et merveilleuse terre de la Vallée du Nil.
L’Égypte Nègre reçut Jésus et l’aida à réussir cette étape. Il put ainsi se christifier et devenir le
Christ.
1- Jean Gillet
« Jésus y devient en effet un grand voyageur qui visite tout l’univers antique… Mais surtout il
s’attarde en Égypte, pays dans lequel il est initié dans le temple… »
3- Robert Saad
« N’oublie jamais que Jésus est né juif et que c’est pendant son exil en Égypte qu’il a été initié
aux secrets du Dieu unique… »
4- Alexandre Moryason
« Lorsqu’il revint en Palestine, il Lui restait un dernier voyage à accomplir, celui qui allait
faire basculer son existence et marquer le début de sa Mission : l’Égypte. C’est sur cette terre
sacrée qu’il devint l’incarnation vivante de la Divinité. »
« Qu’advient-il alors du Jésus de l’histoire ? Il semble qu’il a bien existé selon Bonneville,
que ce fut un thaumaturge détenteur des vérités secrètes de la religion, c’est-à-dire de la
philosophie sociale. S’il possède ces vérités, c’est non pas parce qu’il est fils de Dieu, mais parce
qu’il les a apprises chez les Égyptiens. C’est le Grand Prêtre, le "Tout Puissant" d’Égypte qui
l’aurait nourrit de prodiges, de merveilles, de miracles et lui aurait enseigné la vérité. »
« Jésus favorise cette union en sacrifiant son propre penchant… Il est obligé de quitter sa
patrie, et il voyage en Égypte. Là il est initié à la doctrine des prêtres égyptiens, qui lui révèlent
tous leurs secrets et lui apprennent l’art de guérir toutes sortes de maladies, et même l’art de
ressusciter ceux qu’on croit morts. C’est ainsi qu’il arrive à la pratique de ces guérisons
extraordinaires qu’en Judée on appelait des miracles. »
8- Daniel Meurois
9- Bernard-Raymond Fabré-Palaprat
« Bientôt les passions et l’intérêt de ces lévites altérèrent la loi primitive donnée par Moïse ;
et les traces commencèrent à s’en effacer, lorsque Jésus de Nazareth parut sur la scène du monde.
Pénétré d’un esprit tout divin, doué des plus étonnantes dispositions, après avoir reçu en
Égypte tous les degrés de l’instruction et de l’initiation scientifique, politique et religieuse, et avec
eux l’esprit saint et la puissance théocratique, il revint en Judée… »
[[Rappelons ce qui s’est passé lors de son voyage en Égypte : Jésus, dans des circonstances
gardées secrètes, est passé du stade d’ « initié de haut rang » à celui de « canal de l’énergie
divine », en résumé de « Christ ». Il a donc rompu avec sa condition de « fils de l’homme » pour
devenir, sinon « fils de Dieu », du moins son « canal ». C’est un énorme changement par rapport
au statut de prophète auquel l’avait promis sa mère.]]
Tout est clair, Jésus se Christifia en Égypte, cette terre de la vallée du Nil. Jésus s’est Christifié
sur la terre des Noirs. Et s’il était lui-même Noir ? La question est en suspens.
Alors, après toutes ces instructions et initiations reçues en Égypte, quelle a été finalement la
synthèse de ses enseignements ?
L’Amour, et pour rappel, tous ceux qui se sont osirifiés ont enseigné l’Amour.
Jésus a reçu l’enseignement de nos Pères et, au détriment de sa vie, il a enseigné l’Amour et
l’Humanité. Alors retenons que les grands noms venant de l’Égypte antique que nous connaissons,
plusieurs de ces hommes ont vécu l’essence même de l’Amour. Ces grandes Âmes n’ont pas
simplement enseigné l’Amour, elles le sont. Elles n’ont pas simplement dit ou enseigné la Vérité,
elles sont devenues la Vérité.
***
Mahougnan Daniel
La Longanimité, un maitre-mot qui n’a pas sa place en Afrique subsaharienne. Chez nous c’est
œil pour œil, dent pour dent. Et parfois même, la Loi du Talion est petite. Tu tues mon enfant, je te
tue deux.
Mais voilà Jésus-Christ qui reçut l’enseignement chez nos pères, pardonna la trahison de Judas
l’Iscariote. Osiris, après sa résurrection et de façon inattendue de tout le monde, laissa sain et sauf
Seth. Voilà l’Amour, la Longanimité. C’est dur, mais c’est le fruit d’un travail longtemps opéré sur
soi-même.
Où avons-nous laissé la longanimité d’Osiris ?
Mes chers panafricanistes et afrocentristes, le chemin est encore trop long. Alors cessons de
crier dans le vide et ramenons nos pieds sur terre. Nous avons besoin d’introspection. Nous sommes
nos propres ennemis. Ce n’est pas facile de l’admettre, mais vérité et honnêteté obligent.
Chapitre 19 : Le Christ
« Je t’avertis, qui que tu sois, O toi qui désires sonder les arcanes de la nature, que si tu ne
trouves pas en toi-même ce que tu cherches, tu ne pourras pas non plus le trouver au-dehors ! Si tu
ignores l’excellence de ta propre maison, comment prétends-tu rencontrer d’autres excellences ?
En toi, se trouve caché le trésor des trésors. Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les
dieux ! »
(Inscription sur le fronton du Temple d’Apollon, Grèce ; 2500 av. J.-C.)
« Nous avons cette croyance que Dieu nous regarde d’en haut, mais en réalité, Il nous regarde
de l’intérieur »
Shams Tabrizi
Détachons-nous un peu de la personne humaine de Jésus pour nous appesantir brièvement sur
le principe Christ. Il nous est toujours affirmé que chaque être a un pouvoir caché en lui, une
énergie latente dont le dévoilement permettrait à l’être de reconquérir son état primitif, d’Éden.
Dieu, pour son Amour incommensurable envers l’être qu’il a crée, a doté ce dernier d’une
énergie qui pourra l’aider à devenir dieu. Il sera ainsi en Dieu et Dieu en lui. Comme le disait Jésus-
Christ : je suis dans le Père et le Père en moi.
Ceux qui ont vraiment compris et expérimenté ce pouvoir intérieur, sont indubitablement et
franchement au-delà des religions. C’est ici que la guerre des religions est insensée, c’est pur
égarement. Un homme qui a travaillé son côté divin ne peut à grand jamais se livrer à la guerre
religieuse. Car il sait que c’est de la pure folie.
A quelle guerre religieuse se livrer, si nous savons que toutes les religions n’ont et ne cachent
que le même message ?
« Celui qui développe mieux sa Spiritualité authentique comprend tous les livres saints, parce
que tous les livres saints ont le même message : devenir la Vérité »
Adad Tara
[[Tous les êtres humains ont le « Christ » en eux, il suffit d’en prendre conscience. Dès que
l’on en prend conscience, nous modifions nos vibrations, nous remettons le « Christ » sur le trône,
nous « renaissons de nouveau ». C’est ainsi que : « Dieu » est dans son sain temple, que toute la
Terre fasse silence devant lui. Le temple est notre corps. C’est en faisant taire notre personnalité,
en écoutant le silence en nous que nous nous reconnectons à « lui » donc à nous-mêmes. C’est ce
que toutes les religions nous ont caché, nous maintenant dans l’ignorance et gardant le contrôle
sur nos vies.]]
Stéphane ROBIN
Ces deux passages suffisent pour faire remarquer aux panafricanistes qu’ils ne vont rien gagner
en injuriant les chrétiens, en isolant les musulmans. Parce que nous tous depuis là, demeurons dans
la même ignorance. Prendre le nom « panafricanistes » ne change rien, sauf les multiples et vains
cris par-ci par-là qui risquent de nous affamer pour rien.
Maintenant si les panafricanistes veulent coûte que coûte rejeter Jésus-Christ, Mahomet,
Bouddha et autres, alors je vais faire semblant d’être d’accord, mais ce semblant aussi à une seule
condition : rétablir les enseignements d’Osiris. Parce que c’est Lui qui est envoyé comme
Prophète-Christ à la Race Noire selon les données officielles. Et Il a parcouru les mêmes chemins
initiatiques que les autres « Christ ». Mais ses enseignements ont été cachés, d’autres détruits afin
de disqualifier le Noir sur le chemin civilisationnel.
Celui qui maîtrise donc mieux la Spiritualité authentique voit Osiris en Jésus-Christ et vice
versa ; Osiris en Krishna et vice versa, ainsi de suite.
Mes frères, c’est dans notre Égypte d’Osiris que les Initiés primitifs d’autres contrées sont
venus assouvir leur soif d’illumination. En temps normal et sans doute aucun, c’est Osiris qui doit
être enseigné en Afrique. Mais aujourd’hui toute « authenticité » de Lui a été voilée avec la plus
haute discrétion qui soit.
Et pourquoi alors accepter maintenant les enseignements de Jésus-Christ, Bouddha,
Krishna… ? Parce que d’une part, les enseignements authentiques d’Osiris ne sont plus à la portée
de tous ; et d’autre part, les enseignements de tous ces « Christ » voilent à fond le même, unique et
millénaire Message.
&
b- Daniel Meurois
« Les êtres qui méditent devant les yeux de ta conscience sont de très grands sages. Le monde
chrétien les appellerait "saints". Le monde des Initiés les appelle "Christs"…
Ce sont eux qui vont sauver la connaissance atlante et tout ordonner… Ces hommes vont créer
ce qui désormais s’appelle les "Grands Mystères Sacrés" de l’Égypte…
Ce sont de véritables transformateurs d’énergie divine »
Alors le mieux, c’est de suspendre nos faux et déroutants séminaires là et allons nous former
dans l’ « authenticité Osirienne ». Nous ne connaissons rien d’Osiris ni moins du Géant
Trismégiste. Allons nous nourrir de la Sagesse Hermétique Authentique et nous aurons l’Esprit
illuminé.
« Lorsque l’Esprit est clair, vous n’allez plus vers la direction, la direction vient à vous. »
Adad Tara
Chapitre 20 : Question de Maître Spirituel
« La spiritualité est un état de conscience, un état d’être. On dit d’une personne qu’elle est
‘’spirituelle’’. Ces deux mots ‘’être spirituel’’, symbolisent les qualités de sagesse atteintes par un
esprit éveillé. Les principales qualités acquises sont le discernement, la maîtrise de soi, le
détachement des sens et la créativité. Le renoncement des mauvaises habitudes de vie qui
empoisonnent le corps et l’esprit est crucial pour obtenir un véhicule propre capable de canaliser
et assimiler les énergies subtiles présentes sur terre et dans l’univers ».
www.shamballa.fr
« Il y a magie et magie…
La grandeur d’un homme, sa puissance, la vraie, c’est de ne jamais faire servir les pouvoirs
qu’il possède à son propre intérêt. »
Omraam Mikhaël Aїvanhov
Alors celui qui se voit dans cette maille pourra être écouté, suivi, et on pourra compter sur lui.
À lui seul, on pourra sans doute donner le titre "Maître Spirituel", car il sait où il va et reconnait le
but de l’existence de l’homme sur terre. Il œuvre effectivement pour l’accomplissement du
Royaume de Dieu sur Terre.
&
« Un homme spirituel, c’est quelqu’un qui a fait transcender sa nature sacrée sur la nature
humaine »
Jean KALOU
La magie noble, est celle qui est digne d’être appelée "Spiritualité". Et ceux qui ignorent
décidemment le Divin en eux, ne doivent prétendre se faire appeler "Maître Spirituel".
De quelle spiritualité parlons-nous ? Cette débauche la plus fragrante que nous nourrissons et
rafraichissons dans les couvents : voilà ce qui nous disqualifie déjà dès les premiers pas vers la
spiritualité authentique. Ne sont pas acceptés les impudiques et les dépravés. Mais sont acceptés les
décents et les continents, munis d’un destin d’acier. Ceux qui ne suivent pas la masse parce qu’ils
sont contraints ; les sobres et les plus modérés.
Les vrais spiritualistes savent que nous sommes égarés.
&
Non seulement nos couvents sont remplis d’immoralité, mais aussi les prétendus gardiens de la
tradition sont les mieux placés pour oppresser et contraindre plusieurs à ne plus avoir la paix du
cœur à cause de leur « sorcellerie ».
Alors voyons ce que disent Daniel Meurois et Adad Tara de ces attitudes qui affectent
déplorablement la Morale :
Daniel Meurois
Les prétendus gardiens de la Tradition, qui doivent normalement diriger notre croissance
spirituelle, c’est eux qui, non seulement sont en déviation des principes de l’Amour Divin. Et ces
panafricanistes se sont fiés à ces derniers qui les nourrissent sur le chemin de la perdition. Ils ont
perdu connexion avec le Créateur. C’est pourtant eux qui se font appelés Maîtres Spirituels.
L’Égypte Première a honte de nous, elle nous renie jusqu’à ce que nous travaillions ardemment
pour libérer le Divin en nous. Ce n’est pas moi qui ai parlé, mais Thot, le Géant qui avait soutenu et
qui a fait partie de nos ancêtres illuminés.
Nous sommes très loin de la Spiritualité Authentique.
Chapitre 21 : Notion de Sagesse
Partons d’abord d’ici, ils sont gardiens de la tradition ancestrale. De quelle tradition ? Celle de
l’Égypte première ? Sûrement non. Ces personnes qui polluent et ruinent continuellement leur âme
ne peuvent à grand jamais, ne serait-ce qu’un seul instant, supporter une petite parcelle de la
Spiritualité de l’Égypte première. C’est une Spiritualité terriblement et profondément
PUISSANTE. L’Égypte a expérimenté, vécu et matérialisé l’Authentique Spiritualité Infiniment
Universelle. Une Puissance avant laquelle il faut prendre des années et même des incarnations à se
préparer.
Mais ces "âgés" qui sont placés devant compte tenu de leur rang, que savent-ils de Thot,
d’Osiris, d’Isis ? Ils sont plutôt des colporteurs d’une tradition hyper dégénérée, laissée ou
transmise par nos empires et royaumes des derniers siècles.
Si nous sommes toujours d’accord sur une Égypte Négro-africaine, alors ces prétendus
gardiens ne connaissent pas leur ascendance. C’est amer, mais ils sont plus ignorants que le reste de
la population civile.
Gardiens de la tradition, oui, mais d’une tradition décrépie, déliquescente, totalement liquéfiée.
Têtes couronnées
« Progressivement vous vous laisserez envahir par les flux ainsi appelés et votre conscience,
dans un éveil sûr et silencieux, saura alors entendre à nouveau ces paroles que les Prêtres
d’Égypte, main tendue vers le Ciel étoile, murmurait autrefois à l’Initié :
Enfant de l’Univers, voici ta Maison »
Alexandre Moryason
[[A chaque triomphe, on fête le disciple dans la « Salle des Enfants » avec une musique
ineffable et des présents.]]
Samaël Aun Weor
Ces personnes placées en avant vu leur prétendu rang, quel degré initiatique ont-elles pu
atteindre pour être appelées têtes couronnées ? Même si nous revenons au plan charnel, quel
challenge ont-ils remporté ?
On ne se couronne pas par plaisir, les couronnes dignes se méritent. Quelle couronne méritent-
ils avec cette tradition dénuée de spiritualité ? Les animateurs les vénèrent, leur vouent un respect
exceptionnel. Mais au fond, ce sont des âmes ruinées, donc le divin interne davantage emprisonné.
Parce qu’on a accumulé des pouvoirs dégénérés de tout genre, on se vante couronné. La Nature
déplore.
Sages
La puissance de l’impuissance
Les appeler "sages", voilà un titre ou élément dont eux-mêmes, prétendus hommes faits, ne
savent rien. Pourtant ils se prennent, se vantent. Le paradoxe, c’est que contrairement à ce que
pensent les animateurs et le reste de la population, ces vieux ne se prennent pas parce qu’ils sont
vraiment "sages". Mais eux, c’est le niveau de leur puissance de sorcellerie qu’ils considèrent et
sont donc fiers.
&
Au-delà de ces aspects, voyons quelque chose d’essentiel en matière de Sagesse. Si cela se
remarque et se vit vraiment par ces vieux distingués du reste, alors je tiens à m’excuser.
S’ils sont appelés "sages" sous prétexte qu’ils ont beaucoup d’expérience de la vie, alors moi je
vois que ces expériences ont finalement débouché sur l’indifférence, l’insensibilité, l’injustice,
l’inégalité destructrice…
Comment peut-on prendre plus de quatre, cinq ou six décennies à s’instruire de la vie, à
expérimenter l’homme, à étudier le vivre-ensemble et ne pas parvenir un jour à la conclusion que
l’Amour est la base de tout l’Univers ? C’est étonnant, mais c’est du pur réalisme.
Si tu penses, calmement assis dans ton fauteuil, être plus parfait , plus expérimenté de la vie et
donc "plus" sage que tes petits enfants, tout en ignorant l’essence de l’Amour ; alors tes petits
enfants sont au contraire les "plus" sages. Pourquoi ? Parce que tes petits enfants pratiquent
l’Amour. De leur cœur sont absents la jalousie, la haine, la colère effective, la rancune, la
méditation du mal…
Si après tes nombreuses expériences, tu as trouvé vains et insensés ces maux puis les a bannis
de ton quotidien, alors tu es sage. Mais si toi tu as toujours ces traces dans ton cœur et prétends être
sage, tu as mal tiré.
a- André Gide
« La vie est plus belle que ne le consentent les hommes : la sagesse n’est pas dans la raison,
mais dans l’amour »
b- Martin Gray
« Quand on renonce à aimer pour choisir ce que l’on croît être la sagesse, quand on oublie
que la vie est un acte d’amour, un jour vient où l’on découvre que l’on a perdu.»
c- Charles Dickens
d- Olivier Manitara
« La sagesse s’approche seulement de l’homme qui a allumé le feu divin de l’amour dans son
corps et dans son âme »
« Ils se trompent, ceux qui croient pouvoir arriver à la sagesse en négligeant l’amour »
Voilà qui est clair, allons investiguer sur ces vieux placés à la première place, et nous saurons
qu’ils ne savent pas ce qu’est l’amour. Nous sommes ici en Afrique et le terrain ne cache plus rien.
Je parle ici d’Afrique dans sa globalité. Ce sont ces vieux qui envoûtent n’importe comment ; ce
sont eux l’incarnation de la Loi du Talion ; ce sont eux qui menacent même les membres de leur
famille ; les intransigeants multi-facettes.
Comment peuvent-ils irradier de la splendeur d’Amour ? Mais c’est eux qui, avec des cannes
bourrées de magie inférieure et des couronnes infusées d’énergie je ne sais de quelle nature,
viennent se placer devant, se délectent et savourent allègrement le titre de "sage".
Ils pensent que c’est avec ces « sorcelleries » là que les Noms de ces Grandes Âmes que
l’humanité ait connues continuent de transcender les siècles. C’est parce qu’ils ont pris le maximum
de temps pour nourrir le Divin en eux.
Il est donc évident que ces perfectionnistes de l’égo soient totalement très loin de la Sagesse.
On peut les appeler "âgés" ou quoi que ce soit, mais le nom ou titre "sage" sort purement et
simplement de leur pré-carré méritoire.
Le point
Des racines
Je suis un chercheur ayant axé mes recherches sur les probables mais fiables pistes de
transfiguration de la Communauté Noire. Depuis mes débuts j’étais totalement pour le
panafricanisme tel que dressé aujourd’hui.
J’étais un partisan, apparemment radical, de l’activisme et du mouvement panafricaniste. Mais
tout ceci jusqu’au jour où j’ai réalisé que la Nature doit forcément savoir quelque chose sur le cas
africain.
Petit-à-petit, au fur et à mesure que mes recherches s’accentuent, la direction de mon combat se
démarque du panafricanisme "commun". Cet ouvrage, c’est la version synthétique de tout ce que
j’ai pu glaner pendant mes investigations. J’ai pu réaliser que la compression, la colonisation, la
domination, l’esclavage de l’homme africain ne sont que "résultantes" d’un grand phénomène : La
déconnexion du Divin.
Donc, au lieu d’attaquer la situation-problème au niveau des conséquences, le mieux et le plus
viable serait de revoir les Racines. Le tour serait ainsi joué avec succès.
Voilà ce qui m’a finalement écarté des panafricanistes contemporains : eux ils traitent de la
surface, des branches, des annexes, des succursales ; mais moi je traite du fond, des racines, du
siège. Si le siège est touché, les annexes seront inévitablement affectées. C’est naturel.
« Nous devons d’abord connaitre les racines de nos problèmes. Si nous essayons simplement
de traiter les symptômes, nous n’irons pas trop loin »
Shri Mataji Nirmala Devi,
Bombay (Inde), 29/09/1979
« Combattre la flamme n’a jamais éteint le feu. Supprimer le combustible est un moyen
vraiment efficace »
Marie-Louise Kigo Zefack (P. F.)
Allons à la racine de nos problèmes, là nous pourrons avoir des repères nous permettant de
jeter un nouveau regard sur l’actualité. Inspectons l’état du combustible.
Ces panafricanistes ont un langage très verbeux, ils sont intellectuellement faits, et je n’ose
même pas confronter ma plume. Ils maîtrisent les tournures linguistiques de la langue française, ils
savent comment manier les mots, ils sont éloquents et parfois même rhéteurs.
Mais leur point faible : c’est le suivisme, le panurgisme. Nous sommes de vrais moutons de
Panurge.
Du système politique
Ils disent qu’ils ont étudié la Politique. Ils peuvent être politiciens, ça ne me dit mot. Mais dire
qu’ils ont étudié la politique, ça me choque. S’ils l’ont vraiment fait, ils auraient su tôt que crier sur
nos dirigeants n’est plus une solution fiable.
Pour parenthèse, et que les mamans m’excusent : si le cri allait foncièrement transformer
quelqu’un, nos mamans n’auraient plus assisté aux grossesses non désirées de leurs filles. Tellement
elles ont crié, juste pour le meilleur futur de la jeune fille.
Nos "analystes politiques" auraient déjà réalisé que les paradigmes et stratégies étudiés sont
désuets. Ils doivent savoir que c’est tout le système politique qui doit être retouché, et pour le faire,
on a besoin d’une autre source d’information se démarquant de l’Université, des ouvrages et
mouvements politiques.
Mahougnan Daniel
Question de peau
Tout le monde parle d’Initiés occidentaux comme n’étant pas leurs modèles. Sans qu’on ne cite
un des leurs, ils ne veulent pas prêter attention. C’est en quelque sorte raisonnable. Mais la Nature a
ainsi décidé. Notre derrière est balayé de ses utiles. C’est déplorable.
Mais nous allons vite comprendre si nous savons au moins que l’enseignement foncier de
l’Initié occidental est le même que celui des Initiés de l’Orient, du Sud et du Nord. Les vrais
spiritualistes ne se contredisent pas. Hermès a déjà tranché sur cette question.
Nous allons aussi vite comprendre si nous arrivons à aller au-delà de la question de Race.
Voyons plutôt en tout le monde des âmes qui ne font que tourner autour de la grande Âme
Universelle. Qui comprend la question de réincarnation transcende la question de peau.
« Vous oubliez un fait essentiel : derrière le plan des apparences physiques et de la diversité
des formes, vous ne faites qu’un avec tout ce qui est ».
Eckhart Tolle
L’être intérieur
Cherchons l’être intérieur, allons vers notre Intime, ouvrons le canal du Divin et l’Afrique aura
retrouvé son essence. C’est la seule clé. Nous devons refaire alliance avec Dieu. Le peuple élu doit
retrouver son état de divinité. Sans quoi il va continuer à errer.
On nous voit dans les séminaires parler des Dieux égyptiens avec ostentation et outrecuidance.
Mais combien servons-nous avec dévotion dans leur pureté originelle ? Quand le travail avec l’égo
fait surface, on ne nous trouve plus sur le terrain. Nous aimons trop chérir le charnel. Nous ne
voulons pas chercher à équilibrer le monde physique et le monde spirituel.
Je le répète sans souci aucun que nous ne connaissons ces Dieux que de nom. Combien
sommes-nous dans une démarche afrocentriste très emphatique et prétentieuse quand nous faisons
référence à l’Égypte ? Mais demandez-nous l’observation de ses préceptes premiers, vous ne nous
reverrez plus.
Depuis là, nous ne faisons que profaner Osiris, nous avons déçu Isis ; et face à notre ignorance
séculaire, Thot s’est senti totalement consterné. Nous avons désappointé Afra. Nous avons desservi
l’harmonie cosmique, et Maât s’est alors sentie frustrée. Nous avons lésé la Lumière primitive.
Nous avons trahi nos ancêtres premiers. C’est amer.
Mes frères, nous ne pouvons rien changer en nous démarquant des lois de l’univers. Nous ne
pourrons impacter considérablement quoi que ce soit en marginalisant les préceptes de nos dignes
ancêtres.
Nous émanons d’un ordre parfait préalablement établi. Du fatalisme ? Je l’ignore en attendant.
Pour comprendre le cours des choses, nous devons nous connecter à l’univers. Mais comment ?
Nous sommes l’univers en miniature. Le point donc de contact avec l’absolu, c’est à l’intérieur.
« Car nous sommes un petit monde gouverné par les lois souveraines de l’âme universelle »
Émile Hannotin
Pensons-y. Le hasard est pour ceux qui n’ont pas compris. Sinon ceux qui ont compris savent
que dans l’univers, tout est une suite et tout est interconnecté. Et l’homme a besoin de se connaitre
pour mieux vivre en adéquation avec le cosmos.
Je nous laisse deux auteurs pour fermer cette subdivision.
La puissance de l’impuissance
« Dieu est Lui-Même l’ordre. Il a crée l’homme d’après l’ordre, dans l’ordre et pour l’ordre.
Il a crée son Mental rationnel selon l’ordre de tout le Monde spirituel, et son corps selon l’ordre de
tout le Monde naturel ; c’est pour cela que l’homme a été appelé par les Anciens (petit Ciel) et
(petit monde). De là, c’est une Loi de l’ordre, que l’homme par son petit monde spirituel doive
gouverner son petit monde naturel, comme Dieu par son Monde spirituel gouverne le Monde
naturel dans l’ensemble et dans chaque partie »
Emanuel Swedenborg
« L’homme est par conséquent particulièrement touché par les énergies cosmiques qui se
déversent en lui ainsi que sur la planète. Le corps humain, le corps planétaire et l’Univers entier ne
forment qu’un seul Corps et Tout est interconnecté »
Demmer Yoann
Le désenchantement du monde
« Notre pouvoir scientifique a dépassé notre pouvoir spirituel. Nous savons guider des
missiles mais nous détournons l’homme de sa voie »
Martin Luther King
« Nous sommes les habitants d’un monde qui a d’ores et déjà tourné radicalement le dos au
règne des dieux »
Marcel Gauchet
Parce que la raison, la science et la technique doivent l’emporter sur la « magie » et la religion.
Je ne refuse pas. La nature elle-même a permis une telle « évolution » du monde. Je suis d’accord
pour le combat contre l’obscurantisme, contre la « religion telle qu’elle aujourd’hui », contre les
« superstitions ».
Mais le piège que plusieurs feignent de ne pas voir est la perte de notre caractère divin
occasionné par ce courant de pensée qui, pourtant renvoyé à l’histoire, sert aujourd’hui de socle
pour l’involution humaine.
Max Weber lui-même l’a reconnu, c’est la perte des valeurs humaines. La Spiritualité est en
parfaite dévaluation. Serais-je moi contre l’évolution telle qu’elle aujourd’hui ? Non. Tout ce que je
tiens à rappeler ici, c’est que nous sommes perdus entre les moyens et le but.
Parfois il faut qu’on se dise certaines vérités, bien vrai nous avons besoin du matérialisme
d’abord parce que l’évolution de l’humanité doit prendre par là et ensuite pour qu’on puisse
accomplir nos devoirs spirituels. Nous avons besoin du bien-être physique et matériel. Mais
attention, ceci constitue les moyens, mais le but, c’est la révélation du divin en nous.
Imaginons quelqu’un qui est super chargé par son travail ou son métier, pensons-nous qu’il
aura suffisamment de temps pour la méditation ou son intériorisation ? C’est ici nous avons besoin
de la Technique. Des machines sont là pour exercer certains travaux à notre place. Alors nous
pourrons faire face à ce qui est notre « priorité » réelle : la Spiritualité. Nous aurons à lui accorder
plus de temps.
Pour le confort physique nécessaire dans sa globalité, la Science s’en charge de plusieurs
aspects. Mais la Raison, telle que revendiquée ou surestimée par les défenseurs du désenchantement
du monde, serait une négation flagrante de l’Intuition. Après tout, n’auraient-ils pas raison ? Parce
que s’ils avaient eu l’opportunité de goûter au bonheur de l’Intuition, peut-être changeraient-ils de
position.
L’évolution industrielle, c’est essentiel. Mais à quel point elle nous fait perdre le chemin de
l’homme sur terre ! Je suis pour le désenchantement en ce sens qu’il nous libère des illusions
Mahougnan Daniel
distribuées par la religion. Mais je suis contre en ce sens qu’il a confondu religion et Spiritualité. Et
si vraiment, il se révèle lutter contre l’Authentique Spiritualité, alors personnellement je le
désapprouve. Bien vrai nous avons besoin des moyens ; mais le but, la priorité ultime : c’est la
Spiritualité.
De moi
Je ne cherche pas à être adulé ou à fanatiser qui que ce soit. Car j’ai peur d’être suivi par des
gens qui admirent ma personne et qui négligent l’essence de mon message ; par des gens qui,
longtemps dérangés par l’activisme de Kemi Seba, cherchent derrière qui se cacher pour le
contrecarrer et le désaxer. Moi je ne suis pas dans une guerre d’idéologies, je ne fais que faire
prendre conscience d’un point crucial, primordial et cardinal longtemps oublié, ignoré ou
marginalisé.
Question de religion
Plusieurs lecteurs, au fil des pages, vont penser avoir affaire à un auteur qui essaie adroitement
d’insinuer le christianisme ou l’islam au lectorat. Je vais ici mettre tout au clair.
Primo, je suis bien vrai né dans le christianisme mais ceci n’a nullement affecté ma curiosité et
mon désir intense de savoir le pourquoi des choses. Et je ne fais plus partie aujourd’hui du
christianisme en tant que religion.
Secundo, j’ai tiré des passages de la Bible, du Coran…Ce sont des livres saints.
Malgré que je ne sois plus religieux, je les ai utilisés car, le déchiffrement véritable des livres
saints débouche indubitablement et inévitablement sur la Spiritualité. Les religieux ne voient les
livres saints que sous leur aspect purement matérialiste.
Tertio, la religion aujourd’hui, pour elle j’ai totalement du dégoût. Pour les premiers siècles
voire même les premières décennies de sa genèse je suis d’accord. Mais depuis que la manipulation
a commencé à se mêler à tout et a voulu conformer le monde à sa guise, c’est rien que la léthargie,
la complète déroute.
La religion fût instituée par les Sages d’antan pour permettre à ceux qui n’avaient pas encore la
capacité de recevoir la « nourriture solide » d’avoir quand même en attendant un mode de vie
éthique et vertueuse. Mais au fil du temps, le système a été instrumentalisé pour manipuler,
dompter, circonscrire et maintenir la masse dans un sommeil le plus corrosif et dans un suivisme le
plus dépersonnalisant.
Le Mage Jean KALOU a parfaitement raison quand il affirma sur Taxi Fm que : « La religion,
c’est la perte même de la capacité de l’être humain à réfléchir ».
‘’Jeûnez, priez, criez, idolâtrez vos pasteurs, allez vous sédentariser dans les temples
d’églises…, tant que vous n’avez pas fait transcender votre nature supérieure sur celle inférieure,
tant que vous chérissez vos désirs charnels et vos instincts, ne pensez même pas frôler les lisières
du paradis dont la Bible vous parle’’.
Tant que votre vie n’est pas authentiquement spiritualisée, n’espérez rien de durable et de
profond du Dieu vivant. Vous pensez leurrer qui, Dieu ? C’est vous qui vous trompez. Restez là à
gaver vos défauts.
« Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le
moissonnera aussi. »
Galates 6v7
La puissance de l’impuissance
L’amour du prochain dont on vous parle, vous croyez que c’est une vaine parole.
Si vous saviez par quelles étapes initiatiques Jésus est passé avant d’incarner le Christ, vous
n’auriez pas tardé à prendre votre vie en main. Si vous ne pouvez pas travailler sérieusement votre
égo au profit de votre ascension, mes chers amis, cela ne vaut pas la peine. Allez donc vivre votre
vie comme bon vous semble au lieu de venir vous amusez dans la « maison de Dieu ».
Même la simple éthique chrétienne, vous ne vous souciez pas, et vous comptez sur
l’immortalité de vos âmes. Interpellez la Spiritualité, elle vous dévoilera le véritable et l’exclusif
sentier de la vie éternelle. Je ne sais même pas si vous allez accepter de le faire car, pour vous, à
part la littérature biblique que vos pasteurs vous font, le reste n’est que satanisme. Traitez-moi de
tous les noms, cela m’est égal.
« La foi en Dieu veut aussi dire, ouvrir son esprit à la science, à l’intelligence, à la
connaissance, à l’information vraie…
La foi en Dieu ne veut pas dire ignorance et aliénation »
Adad Tara
Quarto, certains vont me demander pourquoi s’insurger contre la religion si j’ai déjà eu à
préconiser dans les précédents chapitres le Monothéisme. Même s’il se révèle être sous un aspect
religieux, je ne conseille pas la religion telle qu’elle aujourd’hui.
D’abord j’ai vaguement parlé du Monothéisme, et ensuite le voilà déboucher presque
totalement sur la Spiritualité. J’ai lentement mais sûrement rapprocher le lecteur de mon approche
des questions convictionnelle et dévotionnelle. J’ai fait un travail plutôt « concentrique », je suis
parti de la périphérie au centre.
***
« La religion, c’est de croire en l’expérience de quelqu’un d’autre… La Spiritualité, c’est de
vivre sa propre expérience »
Deepak Chopra
« Que ce soit la Bhagavad-Gita ; que ce soit le Coran ; que ce soit la Bible ; que ce soit le
Zend Avesta ; que ce soit le Tao te King ; ce sont des livres symboliques…
Quand tu comprends ce qui est derrière l’écriture, alors tu es dans la Spiritualité ».
Jean KALOU
Qui suis-je moi ? Qui suis-je pour être une référence sur le chemin de l’ascension ? Non.
Des Hermétistes, des Théurges, de vrais Spiritualistes sont sur le continent, mais très discrets,
et peuvent nous conduire si nous sommes décidés. Ils savent pertinemment, avec une panoplie de
preuves que mes panafricanistes sont loin de la réalité. Ils nous édifieront davantage et plus
sérieusement. Moi je ne fais que rappeler le seul chemin libérateur. Et ceux qui ont déjà fait progrès
sur ce chemin, ils sont très peu sur le continent. Eux seuls peuvent nous nourrir de l’essence
salvatrice des enseignements de Thot, et pourquoi pas d’Osiris, le préféré d’Isis !
Mes écrits valent mille fois que ma personne. Je ne suis qu’un jeune garçon qui voltige de livre
en livre. Moi je nous ai rappelé la direction, mais ceux qui seront nos Guides sur ce Chemin
Mahougnan Daniel
Libérateur, ce sont les Initiés, les vrais Spiritualistes. Je m’efface pour laisser place à ceux qui ont la
Connaissance.
Pour les panafricanistes qui font semblant d’aimer la Race Noire, je suis un traître, un
transfuge. Non, je suis plutôt un dissident.
Nous aimons notre terre, mais personne n’a envie d’y être scotché. Car, toujours aimanté par
l’exotique ; parce que le confort vital que nous cherchons tant n’est pas au rendez-vous ; personne
ne veut rester dans le poulailler.
Nous sommes optimistes en fait pour la forme, parce qu’au fond, peu sont vraiment décidés à
fermer avec sureté le pot du pessimisme. L’état victimaire et nos profonds regards à allure défaitiste
nous ont tellement configurés que d’abord l’exil est apparemment l’alternative. Et qu’ensuite, nous
n’accordons presque plus de créance aux affirmations selon lesquelles le mélanoderme reprendra le
bâton de la Lumière.
Nous pouvons tourner en dénégation tout ceci, mais sur le terrain, personne n’aime au fond
s’éterniser sur cette terre afro. L’espoir est presque anéanti, on s’est senti perdu, et notre
dépersonnalisation au profit de l’exotique est d’affilée notre refrain. Le Noir est vraiment blessé, il a
été touché ; notre foi, nos convictions sont à l’eau ; même la foi de Saint Thomas nous fait défaut.
Qui veut encore croire en cette terre Noire ruinée, délabrée et dont l’avenir est apparemment
incertain ? Qui veut encore rester, quand ce mieux-être étranger essentiellement captieux
occasionne une obsession d’illusions ? Qui pense encore élever sa voix plus haut, quand les
précédents ‘’éveilleurs de conscience’’ sont traqués et finissent pour la plupart crucifiés ?
Qui a encore un brin d’espoir pour cette Afrique, cette géante terre antique qui érigea le
fondamental même des authentiques civilisations spirituelles les plus ineffables mais qui
aujourd’hui, est devenue un simple objet de curiosité touristique ?
C’est ici la sagesse découlant du vitalisme premier ;
C’est ici la véritable volonté de puissance créatrice ;
C’est ici même l’essence de l’Ouroboros plusieurs fois gravé sur les sarcophages antiques ;
C’est ici le chemin de renaissance et de résurrection des destins d’acier ;
Oui, quand l’avancée devient dure, seuls les durs avancent.
Les destins d’acier savent qu’une nouvelle terre s’annonce, où les fleurs longtemps fanées
donneront de nouvelles vies, ce sera la régénérescence. Ce mélanoderme longtemps plaqué renaîtra
de ses cendres, ce sera l’épiphanie des vertus intrinsèques au visage brûlé : cette mélanine
multimillénaire.
Chancelante mais rassurée, elle s’approche, cette dravidienne longtemps étouffée ;
Elle veut poindre, elle veut émerger, cette Isis plusieurs fois falsifiée ;
Elle s’annonce, cette étincelle solaire longtemps camouflée ; l’héritage divin s’en va être
renouvelé, et ce sera une nouvelle alliance avec les Dieux. Les Authentiques plusieurs fois blanchis
révèleront leur véritable identité. Et Babylone se verra dénuée de ses gloires factices.
Chère Afrique, nous devons préparer notre propre chemin intérieur grâce à l’introspection, et
ainsi naturellement favoriser ce retour des Dieux.
Psaume 68 v 32
« L’Éthiopie n’a besoin de personne, elle tend les mains vers Dieu »
Ménélik II
« Le noir est deux fois symbole : pour les hommes ordinaires, le noir c’est le mal, l’égoïsme,
l’enfer. Pour les Initiés, c’est le mystère non éclairé ».
Omraam Mikhaël Aїvanhov
« Que cet exemple suffise à ceux qui ont des oreilles. Car il n’est pas nécessaire de dévoiler
les Mystères, mais seulement d’indiquer ce qui est suffisant. »
Clément d’Alexandrie
Mahougnan Daniel
Bibliographie
Auteurs Livres
François-Xavier Vershave
- De la Françafrique à la Mafiafrique.
Anna Zubkova,
Mikhaïl Nikolenko, Maria Shtil, -l’Atlantide Et Les Atlantes
Larisa Vavulina, Vladimir Antonov (Les Tables d’Émeraude Et Autres)
Bernard-Raymond Fabré-
Palaprat -Lévitikon
Sédir -La vie inconnue de Jésus-Christ
Selon l’enseignement du Maître Philippe
La puissance de l’impuissance
Webographie
- www.jstor.org
- www.facebook.com (P. F. —»Page Facebook)
- www.google.com
- www.wikipedia.org
- www.shamballa.fr
- www.redbubble.com
- www.mv-bracelet.com
- www.mcreveil.org
- www.3ilmchar3i.net
- www.linternaute.fr
- frequencechretienne.fr
- www.mon-poeme.fr
- www.pinterest.fr
- www.les12rayonssacres.com
- www.coran-seul.com
- hypathie.blogspot.com
- www.abc-citations.com
- perspectivespirituelle.com
- www.histoire-du-monde.fr
- www.lesamisdhermes.com
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- https://www.nofi.media
- www.lepharedusommet.org
- soleildelumiere.canalblog.com
Table des matières
Chapitre 13 : De l’unité.........................................47
La déradicalisation.............................................................................
Sema Tawy..........................................................................................
Chapitre 14 : Monothéisme....................................49
De l'Atlantide en Égypte.....................................................................
Du Monothéisme Égyptien.................................................................
Chapitre 19 : Le Christ.............................................67
LE POINT...................................................76
Des racines............................................................76
Du système politique...............................................77
Question de peau....................................................78
L’être intérieur.......................................................78
Le désenchantement du monde...............................80