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Elaborationbudget

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1
ELABORATION, EXECUTION ET CONTROLE DU
BUDGET DE L’ETAT
Le processus budgétaire, au niveau central, est un cycle annuel qui démarre avec l’élaboration du budget et se
termine avec l’établissement des comptes (loi de règlement et compte de gestion) en passant par l’exécution
et le contrôle du budget de l’Etat.

1- Les étapes d’élaboration du budget de l’Etat

L’élaboration du budget de l’Etat comporte sept (7) étapes principales que sont :

 Etape 1: Elaboration du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) global


Le CDMT global est un instrument de programmation budgétaire à moyen terme (trois ans). Depuis 2000, le
Burkina Faso a entrepris l’élaboration d’un CDMT global dans le but de renforcer le processus d’élaboration et
1
d’exécution du budget. Il est destiné à encadrer l’élaboration des budgets programmes et des CDMT
2
sectoriels en déterminant des plafonds de dépenses compatibles avec les équilibres macro-économiques et
financiers et ceci pour tous les ministères et institutions.

 Etape 2 : Elaboration de la circulaire budgétaire (CB)


Avant que chaque ministère ou institution n’entame l’élaboration de son budget, le ministère en charge du
Budget soumet une lettre circulaire (Décret en conseil des ministres pour le cas du Burkina Faso) à la signature
du Président du Faso pour donner des instructions sur les règles à observer et les conditions d’élaboration de
ces budgets. Il s’agit de la circulaire budgétaire à laquelle est annexé le CDMT global.

 Etape 3 : Elaboration des Avant-projets de budget (APB) dans les ministères et institutions
A la réception de la circulaire budgétaire, chaque ministère ou institution procède à la répartition de son
« enveloppe CDMT » aux différentes directions qui la composent. Les directions centralisent leurs besoins et les
envoient au gestionnaire de crédits (DAF ou SAF). Une fois les besoins centralisés, une commission interne
discute et arrête les montants définitifs qui constituent l’avant-projet de budget du ministère ou de
l’institution. C’est ce document qui est envoyé au ministère en charge du Budget pour arbitrage.

 Etape 4 : Discussion des APB des ministères et institutions devant la commission budgétaire
Il est mis en place, au sein du ministère de l’Economie et des Finances (MEF), une commission budgétaire pour
examiner les APB des ministères et des institutions. Après les arbitrages en présence de ceux-ci, la direction
chargée de l’élaboration du budget intègre les différents amendements et procède au tirage de l’APB de l’Etat
qu’elle transmet au Conseil des ministres.

 Etape 5 : Examen de l’APB de l’Etat en Conseil des ministres


Instance suprême délibérante du gouvernement, le Conseil des ministres délibère sur les grandes orientations
budgétaires. Après l’adoption de l’APB de l’Etat par le Conseil des ministres, le document est repris sur la base
des amendements apportés et devient ainsi le projet de budget de l’Etat ou projet de loi de finances qui est
déposé sur le bureau de l’Assemblée Nationale (AN).

 Etape 6 : Examen du projet de loi de finances à l’AN


 La Commission des Finances et du Budget (COMFIB)
Une commission spécialisée de l’AN appelée, dans le cas du Burkina Faso, « Commission des Finances et du
Budget (COMFIB) » examine le projet de loi de finances reçu par l’AN en recettes et en dépenses. Chaque
département ministériel ou institution y passe pour défendre son projet de budget.
 L’adoption de la loi de finances
Le rapporteur général de la COMFIB présente un rapport général est présenté en séance plénière de l’AN par le
rapporteur général de la COMFIB. A l’issue des débats en plénière, le projet de loi de finances est soumis au
vote des députés. Une fois voté, il devient la loi de finances qui est transmise au Président du Faso pour
promulgation.

1
Le budget programme a été introduit au Burkina Faso en 1998.
2
Présentement, le Ministère de la Santé, le MEBA, le MAHRH et le MEF élaborent des CDMT sectoriels.
2
 Etape 7 : Promulgation de la loi de finances
Une fois la loi de finances adoptée, le chef de l’Etat prend un décret la promulguant. C’est l’acte par lequel le
Chef de l’Etat, à la suite du Conseil Constitutionnel qui constate que la loi de finances a été régulièrement
adoptée par le Parlement, la rend applicable dans les délais prescrits par les textes (21 jours qui suivent son
adoption par l’AN dans le cas du Burkina Faso).

Tableau 1 - Calendrier d’élaboration du budget de l’Etat


Actes budgétaires Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juillet Août Sept. Oct. Nov. Déc. Acteurs
Elaboration du MEF/Autres
●●● ●●●
CDMT global ministères
Elaboration de la MEF et
Circulaire ●●● ●●● ●●● Présidence du
budgétaire Faso
Elaboration des Ministères et
APB dans les Institutions
●●● ●●● ●●●
ministères et (DAF, DEP,
institutions DRH…)
Analyse des APB Direction
(Rapport ●●● Générale du
d’analyse) Budget
Organisation de Commissions
débats ●●● ●●● budgétaires du
budgétaires MEF
Examen de l’APB Conseil des
●●●
de l’Etat ministres
Examen et Assemblée
adoption du Nationale
●●● ●●● ●●● ●●●
projet de loi de (COMFIB et
finances députés)
Promulgation de Présidence du
●●●
la loi de finances Faso
Mise en place du
●●● MEF
budget voté
Source : CIFOEB.

2- L’exécution du budget de l’Etat

L’exécution du budget de l’Etat passe par la réalisation des recettes et l’exécution des dépenses et se fait dans
le respect du principe de la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable donnant lieu à deux
phases : phase administrative et phase comptable.

 La réalisation des recettes comporte les quatre (4) étapes suivantes :


• la constatation : c’est l’ensemble des opérations administratives qui concourent d’une part à la
recherche de la matière imposable (exemples : salaire, bénéfice) et d’autre part à la détermination de
la base imposable (montant sur lequel l’impôt est calculé);
• la liquidation : une fois la base imposable définie, il faut ensuite déterminer le montant exact de la
recette (impôt). Il s’agit de la liquidation.
3
• l’ordonnancement : il s’agit de l’ordre que donne l’ordonnateur au comptable (le receveur en
l’occurrence) de recouvrer la recette à travers l’établissement d’un titre de recettes ;
• le recouvrement : c’est l’acte qui consiste à collecter la recette.
Les trois premières étapes constituent la phase administrative et la dernière, la phase comptable.

 L’exécution des dépenses comporte également quatre (4) étapes que sont :
• l’engagement : c’est l’ensemble des opérations administratives qui concourent à créer une dette à
l’encontre de l’Etat ;
• la liquidation : c’est l’acte qui consiste à constater et calculer le montant de la dépense de l’Etat.
• l’ordonnancement : il s’agit de l’ordre que donne l’ordonnateur au comptable (le payeur en
l’occurrence) de payer la dépense à travers l’établissement d’un titre de dépense ;
• le paiement : c’est l’acte qui consiste à payer la dépense et à libérer l’Etat de sa dette.
Les trois premières étapes constituent la phase administrative et la dernière, la phase comptable.

 L’exécution des dépenses peut se faire selon trois procédures :

3
Sous l’autorité et par délégation du Président du Faso, le Ministre chargé des finances est l’ordonnateur du budget de l’Etat, des budgets
annexes et des comptes spéciaux du trésor. Celui-ci délègue son pouvoir à des ordonnateurs délégués dont le Directeur Général du Budget
(DGB) pour le budget de l’Etat, le Directeur Général de la Coopération (DGCOOP) pour les financements extérieurs et le Directeur de la
Dette Publique (DDP) pour la gestion de la dette publique de l’Etat.

3
- la procédure normale utilisée pour les achats publics de biens et services ;
- la procédure simplifiée appliquée exceptionnellement aux dépenses ne pouvant être soumises à la
procédure normale (cas d’un déblocage de fonds ou approvisionnement de caisses de menues
dépenses et de régies d’avances où les phases d’engagement et de liquidation se confondent.);
- la procédure d’urgence utilisée dans les cas d’extrême urgence où le montant exact de la dépense ne
peut être déterminé avant le paiement (cas d’une évacuation sanitaire ou d’une catastrophe naturelle
où le paiement est fait avant l’ordonnancement qui intervient ensuite pour régularisation).

Tableau 2 - Etapes, intervenants et leurs actions au cours de l’exécution de la dépense ou de la recette


(procédure normale)
ETAPES
INTERVENANTS ACTIONS
Administrateur de crédits -Identification des besoins ;
(AC) Ex. : ministre ou -Identification de l’assiette
responsable d’institution -Sélection des fournisseurs dans le respect de la réglementation en vigueur ;
(Gestionnaire de crédits ; -Proposition des engagements ;
ex. : DAF ou SAF) -Transmission des projets d’engagement + Pièces jointes (PJ) au Contrôleur Financier (CF).
ENGAGEMENT
-Vérification de la légalité, la régularité et la moralité de la proposition de dépense ;
ou constatation
Contrôleur Financier (CF) -Visa du bon d’engagement et du contrat ou du titre de recettes ;
-Transmission du bon d’engagement visé + PJ à l’AC
-Transmission des documents contractuels au fournisseur ou redevable;
Administrateur de crédits
-Notification au fournisseur de s’exécuter conformément aux dispositions contractuelles ;
(AC)
-Réception de la commande.
Administrateur de crédits -Certification des factures définitives (réception) ;
(AC) -Proposition des liquidations ;
(Gestionnaire de crédits) -Transmission des propositions de liquidation au CF.
LIQUIDATION -Vérification de la régularité des pièces justificatives ;
-Visa des propositions de liquidation ;
Contrôleur Financier (CF)
-Calcul des pénalités de retard s’il y a lieu ;
-Transmission des propositions de liquidation visées à l’ordonnateur.
-Vérification des dossiers de liquidation ;
-Validation des dossiers de liquidation acceptés dans le Circuit Informatisé des Dépenses
Ordonnateur
ORDONNANCEMENT (CID) ;
- Edition et signature des « Mandats de Paiement », du titre de recette et des bordereaux ;
- Transmission des « Mandats de Paiement » au Trésor.
- Réception, vérification et contrôle des dossiers « Mandat de Paiement » ou de titre de
recettes;
PAIEMENT - Validation des dossiers « Mandat de Paiement » acceptés ;
OU RECOUVREMENT Comptable - Prise en charge des « Mandats de Paiement » et comptabilisation des opérations ;
- Edition des « Avis de Crédits » ;
- Transmission des « Avis de Crédits » à la Trésorerie Régionale pour paiement ;
- Transfert des PJ à la Paierie Générale.
Source : Manuel de procédures d’exécution de la dépense publique, DGB, 2005.
N.B. : A chaque étape du processus de l’exécution budgétaire, il peut y avoir des rejets de dossiers si les conditions requises ne sont pas
réunies.

 L’exécution des dépenses peut également se faire par délégation de crédits


La délégation de crédits est une procédure d’exécution des dépenses publiques dans laquelle la gestion de tout
ou partie des crédits budgétaires est confiée à une structure déconcentrée. A quelques exceptions près, le
circuit d’exécution est le même.

 Il existe trois formes d’acquisition des biens et services en matière d’exécution des dépenses
- les marchés publics qui sont des contrats écrits entre l’Etat ou l’un de ses démembrements et une
personne physique ou morale de droit privé ou public en vue de l’exécution de travaux ou la
fourniture de biens et services dont le montant est au moins égal à 20 millions de francs CFA ;
- les lettres de commandes qui sont des contrats écrits portant sur des commandes d’un montant allant
de 1 million à un montant strictement inférieur à 20 millions de francs CFA ;
- les bons de commandes qui portent sur des commandes dont le montant est strictement inférieur à 1
million de francs CFA.

Qu’il s’agisse de recettes ou de dépenses, l’exécution du budget de l’Etat est soumise à plusieurs types de
contrôle

- En fonction de la nature du contrôle, on distingue le contrôle administratif (contrôle exercé par la


hiérarchie des agents et les corps de contrôle habilités), le contrôle juridictionnel (contrôle exercé par
la Cour des Comptes) et le contrôle parlementaire (contrôle exercé par l’AN).
Le contrôle administratif est un contrôle interne et les contrôles juridictionnel et parlementaire, des
contrôles externes.
4
- En fonction du moment du contrôle, on distingue le contrôle à priori (contrôle exercé pendant
l’exécution budgétaire) et le contrôle à posteriori (contrôle exercé après l’exécution budgétaire).

SCHEMA DU PROCESSUS D’ELABORATION DU BUDGET DE L’ETAT

Elaboration du
CDMT global
- DGB : élaboration du CDMT global
avec la collaboration des DAF/SAF,
DEP et DRH des ministères et

institutions ;
- CDMT global annexé à la circulaire
budgétaire
Elaboration de la
Circulaire
budgétaire (CB)
 - DGB : élaboration de la CB ;
- Président du Faso : signature de la
CB ;
- Transmission de la CB aux
ministères et institutions
Elaboration des Avant
projets de budget
(APB) des ministères
et institutions
- DAF/SAF, DEP, DRH : élaboration de
l’APB de leur ministère respectif ou 
institution respective ;
- Transmission à la commission interne
de vérification
Analyse des Avant
projets de budget
(APB) des ministères
et institutions - Commission interne : analyse de
 l’APB au niveau de chaque
ministère ou institution ;
- Validation et transmission des APB
au MEF.
Organisation de
- DGB : mise en commun des APB et débats
élaboration de l’APB de l’Etat ; budgétaires
- Commission budgétaire du MEF : 
organisation des débats budgétaires ;
- Administrateurs de crédits : défendent
leur budget devant la commission ;
- DGB : prise en compte des
amendements et transmission au Conseil
des ministres Examen de l’APB
de l’Etat
- Conseil des ministres : examen de
 l’APB de l’Etat et validation ; ce qui
donne le projet de budget de l’Etat
(ou projet de loi de finances) ;
- Transmission du projet de loi de
finances à l’Assemblée nationale.
- Assemblée Nationale : organisation de Examen et
débats budgétaires ; adoption du projet
- MEF : exposé des motifs ; de loi de finances
- COMFIB : examen du projet de loi de
finances ;
- Administrateurs de crédits : défendent leur
budget devant la COMFIB ;
- Assemblée nationale : adoption du projet de
loi de finances qui devient alors la loi de
finances et transmission au Président du
Promulgation de
Faso.
la loi de finances
- Conseil constitutionnel : examen de
la conformité de la loi de finances
avec la constitution ;
- Président du Faso : promulgation
(mise en place) de la loi de finances

Mise en place du
budget voté
5

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