CHAPITRE 1
A. LA NOTION DE MONAIIE
1. QU’EST-CE QUE N’EST PAS LA MONNAIE ?
La monnaie n’est pas un bien car elle n’a pas d’utilité directe. Elle est sans coûts de transaction car elle n’a pas
besoin d’être convertie pour faire un achat. Elle représente un actif monétaire très liquide.
Elle n’est pas un actif financier comme un titre. Le titre ne peut pas servir à payer. La monnaie a une valeur
nominale fixe contrairement au titre qui a une valeur nominale qui fluctue en fonction de l’offre et de la
demande de ce titre. Pour être utilisé en paiement on doit le transformé en monnaie.
Elle n’est pas un patrimoine, le patrimoine inclut tous les actifs réels (immobiliers, mobiliers) et tous les actifs
financiers (actions, obligations, …). Ces actifs ne servent pas à payer. Ils sont des placements qui rapportent
des revenus monétaires ou en nature. Ces actifs constituent des réserves de valeur au même titre que la
monnaie.
2. QUELLES SONT LES FONCTIONS TRADITIONNELLES DE LA MONNAIE ?
La monnaie est une UNITE DE COMPTE : cela veut dire qu’elle rend des services pour le calcul des biens et
services dans une même unité de mesure.
La monnaie est un INTERMEDIAIRE DES ECHANGES : cela veut dire que tous les moyens de paiements sont
échangeables entre eux dans une valeur fixe. La monnaie a un pouvoir d’achat général indéterminée et
immédiat.
La monnaie est une RESERVE DE VALEUR : elle conserve son pouvoir d’achat dans le temps en valeur nominale,
permet de reporter es choix intertemporels lorsque l’on est dans une période d’incertitude.
3. QUEL LIEN PEUT- ON FAIRE ENTRE L ’ UNITE DE COMPTE ET LA TECHNIQUE DE
L’ ARBITRAGE ?
On sait qu’on peut aboutir à l’unité de compte unique par arbitrage.
Elle sert à rendre cohérents entre eux différents prix relatifs pour un même bien et supprimer les différentes
évaluations pour un même bien.
4. Q U ’ EST -CE QUI DIFFERENCIENT LES NOUVEAUX MOYENS DE PAIEMENT DES
MONNAIES LOCALES ET VIRTUELLES ?
Les NOUVEAUX MOYENS DE PAIEMENTS sont liés à la MONNAIE ELECTRONIQUE qui est une monnaie officielle,
les donnés bancaires sont préalablement transmises par l’utilisateur. Ils permettent donc de sécuriser les
paiements en ligne.
Les MONNAIES LOCALES ont pour but de développer les solidarités dans le cadre du développement local et
répondre aux besoins qui sont insatisfaits en période de crise. On sait aussi que ce sont des monnaies
fondantes.
Les MONNAIES VIRTUELLES telles que le bitcoin sont décentralisées et ne dépendent pas des autorités
monétaires. Les transactions ne sont ni visibles et traçables ce qui permet le développement de la fraude et
des trafics illicites.
Pour finir les monnaies locales et virtuelles ne sont pas substituables aux monnaies officielles.
5. QU ’ EST -CE QUE LA E- MONNAIE (MONNAIE ELECTRONIQUE ) ET QUELLES SONT
LES NOUVELLES TECHNOLOGIES LIEES A CETTE E - MONNAIE ?
La monnaie électronique est une monnaie officielle qui représente un droit de créance sur l’émetteur, elle est
enregistrée sur un support électronique et accepté en paiement par tous. Deux technologies liées à cette
monnaie : - le sans contact (NFC) et le porte-monnaie ou E-wallet.
6. V OUS ETES EN ECONOMIE DE TROC . V OUS SOUHAITEZ FAIRE DES ECHANGES
ENTRE 4 BIENS . Q UEL SERA LE NOMBRE DE PRIX OU D ’ EVALUATIONS A CALCULER
?
𝑛(𝑛−1)
La formule pour le calcul est la suivante : = 12 / 2 = 6
2
7. SI N =4 SI LE 4 EME BIEN SERT DE MONNAIE. QUEL SERA LE NOMBRE DE PRIX OU
D ’ EVALUATIONS ?
Le nombre de prix d’évaluations sera n-1 = 3
Une économie dispose de 3 biens A, B et C. On sait que le prix relatif de C en termes de A (PC/PA) est de 4 et
le prix relatif de C en termes de B (PC/PB) vaut 2.
8. QUEL SERA LE PRIX RELATIF DE B EN TERMES DE A PB /PA ?
On sait que PB /PA = 2 car PC/PA = PC/PB x PB /PA ; 4 = 2 x 2
Dans les faits, le prix relatif de B en termes de A est égal à 4. Il existe donc des opportunités d’arbitrage.
9. E XPLIQUEZ COMMENT VOUS POUVEZ BENEFICIER DE CES OPPORTUNITES
D ’ ARBITRAGE ?
On voit que PC/PA < PC/PB x PB /PA (4 < 2x4) ainsi on peut faire un arbitrage en 3 étapes :
On va emprunter 1 unité de C pour avoir 2 unités de B ;
Puis on échange ces 2 unités de B contre 2x4 = 8 unités de A ;
Ensuite on échange ces 8 unités de A contre 2 unités de C (PC/PA = 4)
Ainsi on voit qu’il y’a un gain car on a emprunté une unité de C et maintenant on a deux unités de C.
Mais le profit d’arbitrage cesse lorsqu’il n’y a plus qu’un seul prix pour un même bien et qu’il revient au même
de faire un échange direct ou indirect de C contre A.
C’est-à-dire dès que PC/PA = PC/PB x PB /PA
10. D ANS QUEL CAS ECONOMIQUE CONCRET , LES AGENTS PEUVENT - ILS FAIRE DES
ARBITRAGES ?
Dans la réalité à travers le marché des changes : USD/EUR = USD/GBP x GBP/EUR
Par exemple si on suppose : USD/GBP=0,67, GBP/EUR=1,48 donc USD/EUR=0,99 sinon les agents vont pouvoir
faire un arbitrage.
B. LES AGREGATS DE MONNAIE
1. D EFINISSEZ LES AGREGATS DE MONNAIE ?
Les agrégats de monnaies sont des indicateurs statistiques mesurant la quantité de monnaie en circulation
dans l’économie à un moment donné. Les agrégats de monnaies sont définis par les Banques Centrales.
2. P RESENTEZ LES TROIS AGREGATS DE MONNAIE EN DONNANT LEUR COMPOSITION ?
M1 = Billets + Pièces + Dépôts à vue.
M2 = M1 + (M2 –M1) avec M2 – M1 = Dépôts remboursables avec 1 préavis d’1 durée ≤ à 3 mois + Dépôts
à terme d’1 durée ≤ à 2 ans.
M3 = M1 + (M2-M1) + (M3-M2) avec M 3-M2 = Pensions de titres + titres d’OPC monétaires + titres de
créances négociables d’1 durée ≤ à 2 ans.
3. Q UELS ONT ETE LES CRITERES RETENUS POUR HARMONISER LA DEFINITION DES AGREGATS DE
MONNAIE AU SEIN DES FUTURS PAYS MEMBRE DE LA ZONE EURO ?
On a utilisé des secteurs et catégories d’actifs.
Ainsi on a donc :
SECTEUR EMETTUER : On peut citer les Institutions financières monétaires (IFM) qui comprend les Banques
Centrales, les Etablissements de Crédit, les Sociétés de financement les OPC monétaires ;
SECTEUR DETENTEUR : on peut citer les agents privés non financiers, les Administrations publiques hors
AC et les autres intermédiaires financiers ;
SECTEUR NEUTRE : on peut citer l’Administration centrale.
Et les Catégorie d’actifs pour dire que c’est de la monnaie est choisie en fonction de 4 critères
fondamentaux : on peut citer transférabilité, convertibilité, échéance et délai de préavis.
4. A U REGARD DU GRAPHIQUE SUIVANT , QUE POUVEZ - VOUS DIRE SUR L ’ EVOLUTION DES
AGREGATS DE MONNAIE M1 ET M3 ET DE L ’ AGREGAT DE CREDIT ?
Avant la crise de 2008, les agrégats M3 ET DE CREDIT sont très liés au niveau de la progression annuelle en
pourcentage. L’agrégat de CREDIT et une partie de M3 représentent le financement de l’activité
économique par les banques et le marché des titres de créances. En 2009 on voit que M1 progresse
fortement (12%) tandis que celle de M3 et du CREDIT diminuent pour arriver à une progression nulle en
2012. On constate aussi du fait de la crie de la dette souveraine en 2011, la progression des agrégats se
rapprochent d’une progression proche de 2% annuelle.
Apres on constate une progression plus forte M1 car les agents ont préférés les actifs moins risqués et plus
liquides, une progression moins forte pour M3 et encore moins forte pour l’agrégat de CREDIT car les
agents ont eu moins recours au CREDIT.
5. COMMENT ONT -ILS EVOLUE SUR LA PERIODE ALLANT DE 1980 A 2020 EN F RANCE ET DANS LA
ZONE EURO ? A RGUMENTEZ
Avant la création de l’Eurosystème, l’agrégat M3-M2 en France a suivi une expansion graduelle dans les
années 1980 au détriment de l’agrégat M2-M1 qui est plus liquide.
La crise de 2008 a marqué un arrêt sur l’expansion de M3-M2 ce qui se traduit par une augmentation de
l’agrégat M2-M1.
Puis dans les années 2001 du fait de la crise de la dette souveraine en 2011 dans la zone euro, on a eu une
forte progression de M1.
6. LA CRISE DE LA COVID 19 A-T -ELLE ACCELERE LES CHANGEMENTS DES HABITUDES DE
PAIEMENT OBSERVES EN F RANCE ?
On voit que 39% des Français ont moins utilisé les espèces durant la crise de la covid19 par crainte de la
transmission du virus au contact des espèces.
Ils payent davantage en utilisant le sans contact d’autant plus que le plafond a été relevé à 50EUROS.
7. QUELS SONT LES MOYENS DE PAIEMENT PRIVILEGIES EN F RANCE ET EN ZONE EURO SUR LES
DEUX ANNEES CONSIDEREES ?
A travers les 2 années 2016 et 2019, on voit que les Français ont préféré davantage les paiements en CB
avec 35% en 2019 contre 27% en 2016. Le pourcentage des autres moyens est resté à peu près
identique.
Les Français ont diminué l’utilisation de l’espèce passant de 68% a 59% même si les espèces restent le
moyen de paiement préféré. On observe à peu près les mêmes tendances en zone euro mais avec une
préférence plus élèves pour les espèces passant de 79% à 73%.