Kadir MY
Introduction
Definitions :
l’économie médicale , selon [Link] , a pour objet
l’étude des activités de production , d’échanges et de consommation des biens et services , destinées au
diagnostic
- traitement préventif et curatif des affections atteignant les individus ( maladies , accidents ,
infirmités )
ot
- et passant par le canal d’un ensemble de professionnels qualifies et d’entreprises spécialisées
C’est la branche de l’économie qui traite de la production de biens et de services médicaux, de leur
répartition, c’est à dire de l’accès aux soins et de la formation des prix »
Bertrand Dominique, Bérard Alain.
L’économie de la santé fait partie de la santé publique.
le concept de santé.
Tous les peuples du monde ont le droit d'accéder au meilleur état de santé possible,
étre physique , mental et social
éducatifs et sociaux)
sp
- la santé étant définie non seulement comme l'absence de maladie, mais comme un etat complet de bien
- la satisfaction des besoins fondamentaux de l'homme (besoins affectifs, nutritionnels, sanitaires,
- une adaptation de l'homme à un environnement en perpétuelle mutation
Le concept de santé publique.
- Science et art de prévenir les maladies,
d'améliorer, de prolonger la vie, en organisant les conditions qui permettent aux individus de vivre en
bonne sante ( santé globale des populations sous tous ses aspects curatifs , préventifs, éducatifs et
sociaux. )
- L'OMS, en 1985, en a défini les objectifs en quatre propositions:
ed
- Assurer l'égalité dans la santé en réduisant les disparités sanitaires ( entre pays ou entre catégories SP )
- Ajouter de la vie aux années en donnant aux individus les moyens d'une plénitude physique et psychique
optimale ;
- Ajouter de la santé à la vie en diminuant la morbidité et l'incapacité ;
- Ajouter de la santé à la vie en diminuant la morbidité et l'incapacité ;
Le concept de planification sanitaire
La planification sanitaire précède toute décision d'action en Santé Publique.
La diversité des situations impose en effet un choix parmi de nombreux moyens selon les possibilités
sociales, économiques ou culturelles ( priorités )
M
1. l'étape stratégique détermine les besoins de la population à partir de l'épidémiologieet établit les
objectifs prioritaires selon les moyens et ressources disponibles ;
2. l'étape tactique, essentiellement technique, définit le plan de programme selon leprogrès scientifique,
le milieu envisagé et la population - cible ;
3. l'étape opérationnelle met en oeuvre ce programme et mobilise les ressources en vued'en accomplir
les objectifs ;
4. l'étape évaluative juge de l'efficacité du programme d'action mis en place et de sesmodalités.
II- Ia Consommation Médicale
La consommation médicale se définit comme l’ensemble de biens et services achetés et consommés par le
ménage
Les indicateurs de mesure
- La consommation médicale finale = achats par les ménages de biens et services médicaux.
- La dépense médicale courante = la valeur des biens et services médicaux consommes par les ménages
sous forme marchande ou non.
- La dépense courante de santé : c’est l’ensemble des dépenses engagées par les financeurs du système
de santé ( sécurité sociale ,état , organismes complémentaires , ménages ) .
comprend : -CSBM ( 75%)
-dépenses de prévention ( 2.5%)
-indemnités journalières , AT ,maternité ( 5%)
-dépenses de formation des professionnels et de recherche (3.7%)
- couts de gestion du système de santé (7% )
- subventions au système de santé ( protection sociale des médecins ) 3.4 %
- La dépense totale de santé ( DTS ) : DCS - Indemnités journalières , recherche /formation
médicale + investissements hospitaliers , handicap / dépendance
- Consommation Médicale Totale (CMT) :
1) Consom de soins et de biens médicaux [CSBM]
(98%)
Soins hospitaliers
Soins ambulatoires
Consommation de biens medicaux ( medicaments ,prostheses )
Consommation de transports sanitaires
2) Consom services de médecine préventive [CSMP]
Medicine scolaire, travail, PMI, CPF, CASPA, (2%)
Consommation Soins Biens Médicaux
Soins hospitaliers............................ 45%
Soins Hospitaliers public (78%)
Soins hospitaliers privés (19%)
Sections médicalisées publiques et privées (3%)
Soins ambulatoires........................ 25%
Médecins (47%)
Auxiliaires médicaux (20%)
Dentistes (20%)
Analyses (9%)
Cures thermales (3%)
Medicaments................................... 22%
Protheses......................................... 6%
Transports........................................ 2%
Produit Interieur Brut (PIB)
Agregat représentant le résultat final de lactivore de production des unités productrices résidentes.
- à la Somme des valeurs ajoutées realisées à l’intérieur d’un pays par l’ensemble des branches d’activités
pour une période donnée des différentes branches d'activité,
à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective,
formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins les importations
- à la somme des emplois des comptes d'exploitation des secteurs institutionnels : remunérations des
salariés, impôt sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d'exploitation et
revenu mixte.
Les limites du Produit intérieur brut (PIB) :
- Le Produit intérieur brut (PIB) mesure la production totale de biens et services réalisée à l'intérieur d'un
pays pendant une période donnée.
- Sa croissance est considérée comme une mesure de la santé économique d'un pays.
- Il ne permet d'appréhender ni les inégalités sociales ni leur évolution.
- ignore aussi ce qui est qualitatif, comme le bien-être, les loisirs, la sécurité, le niveau d'éducation, la
liberté
Calcul du PIB
- S’appuie sur la comptabilité nationale, donc sur ce qui est déclaré à l'Etat.
De ce fait, il ne prend pas en compte :
le travail non rémunéré, celui que l'on fait pour soi-même (le travail domestique par exemple)
la production encaissée en liquide et non déclarée,
le travail "au noir", les activités illégales...
Une croissance du PIB n'implique pas nécessairement une élévation du niveau de vie.
Produit National Brut (PNB)
mesure la production sur une période donnée, en général annuelle, de biens et services
marchands créés par une nation, que cette production se déroule sur le sol national ou à l'étranger.
Le PNB est égal au PIB (Produit intérieur brut) auquel on rajoute les produits nets provenant de l'étranger
Indicateur de développement humain (I.D.H )
Objectif de répondre aux insuffisances du Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant comme indicateur du
développement d'un pays.
Calculé depuis 1990 par le "Projet des Nations Unies pour le Développement" (PNUD) afin de classer les
pays selon leur développement qualitatif et pas uniquement économique.
Mesure le niveau moyen auquel se trouve un pays donné selon trois critères essentiels du développement
humain : longévité, instruction et conditions de vie."
Un indicateur composite afin de mieux prendre en compte les différentes dimensions du développement.
Calculé par combinaison de trois autres indicateurs :
l'espérance de vie à la naissance
l'accès à l'éducation
mesuré par le taux d'alphabétisation des adultes et par le taux combiné de scolarisation dans le primaire,
le secondaire et le supérieur
le PIB par habitant (en logarithme et calculé en parité de pouvoir d'achat).
A titre illustratif ,L'ONU calcule l'IDH avec un délai d'environ deux ans pour 177 pays. Les données de
2003 ont donné un classement en 2005 avec :
La France arrive en 16ème position avec 0,938, juste derrière le Royaume-Uni et devant l'Italie et
l'Allemagne.
Le trio de tête est constitué de la Norvège (0,963) de l'Islande et de l'Australie.
Les Etats-Unis (0,944) et le Japon (0,943) sont respectivement 10ème et 11ème.
Les pays au plus faible indice se trouvent en Afrique noire (Tchad, Mali, Burkina Faso, Sierra Leone,
Niger) avec un indice aux alentours de 0,3.
III-Les Biens et les Services
Les Biens = Résultat de la production d’objets matériels (nourriture , médicaments ).
On distingue :
Les biens de consommation = biens produits, et vendus aux consommateurs et qui sont destines a
être consommes plus ou moins vite. ils comprennent :
les non durables ( pain , légumes )
les semi durables (vêtements , linge a l’hôpital , blouse , casaque …
Les durables ( maisons , bâtiments moyens de transport )
Les biens de production : ou biens capitaux :
biens vendus a des entreprises qui servent a fabriquer d’autres biens . ils comprennent :
L’équipement, les machines, les moyens de transport,
Les matières premières, produits semi finis (fonte, coton )
L’énergie (électricité)
Les services :
Résultat d’une activité qui n’aboutit pas à la création de biens matériels , mais qui ont pour but :
De mettre les biens à la disposition des ménages
De créer les conditions de la production (banque)
De permettre des activités qui ne sont économiques que secondairement (enseignement)
IV- Agents économico sanitaires ou acteurs de la vie économique :
Ménages ou patients ou consommateurs de services médicaux
Producteurs de soins : ensemble de personnes qui produisent des services sanitaires L’état
Assurances : collectent les cotisations, procèdent aux remboursements
Entreprises de production de biens médicaux (combinaison des facteurs de production a savoir le capital
et le travail)
Les administrations : qui ne vendent pas leurs services mais les distribuent.
Tous ces agents entretiennent entre eux un ensemble de flux physique et financiers = dynamique du
fonctionnement du système
Exemple de données économico -sanitaires selon la banque mondiale :
Les Dépenses Totales de Santé ( D.T.S.) ne cessent de progresser : 4.2 % du P.I.B. ( 2000_2004) 5.2%
(2010_2014)
Moyenne mondiale D.T.S. 10% du PIB.
Dépenses de santé par habitant ont multiplie /3 : 100dollars /hab en 2005 à 330 dollars en 2012
( moyenne mondiale 950 dollars )
Selon le CREAD la part des ménages dans le financement du système de santé est 25 % des DTS
En 2015 le budget consacré à la santé :381 milliards de DA (110 dollars / ha/an ).
V-Schéma simplifié du circuit économique
MENAGES revenus monétaires ENTREPRISES
DEPENSES MONETAIRES Marché BIENS ET
SERVICES
(DEMANDE ) ( OFFRE )
LA Production crée des revenus
Les revenus permettent des dépenses
Les depenses suscitent la production
Offre =biens et services de soins disponibles sur le territoire
Demande =besoins de soins exprimes par les usagers
Relation “OFFRE” “DEMANDE”
La croissance de la consommation médicale varie selon
La population et son évolution démographique
Les prix
Les caractéristiques du “Marché” Offre et Demande
Facteurs “Offres de Soins”
Importance des acteurs de la santé et services
Diffusion / accessibilité sur le territoire/induction
Importance de l’innovation dans la santé
Mediatisation (TV, Presse, Internet, publicité)
Le degré de regulation ou non du système
Facteurs “Demandes de soins”
Besoins sanitaires ressentis
Vieillissement de la population
Niveaux de protection sociale
Facteurs épidemiologiques
Facteurs psycho-sociaux
VI-Quels sont les facteurs pouvant influencer la variation de la consommation médicale ?
L’objectif d’un système de santé est de mettre à la disposition de la population une offre de soins
correspondant à ses besoins réels ( nécessité d’un diagnostic communautaire )
1-Facteurs médicaux proprement dit
Progrès des connaissances médicales
Modifications des processus morbides (la transition épidémiologique explique l’émergence de la
pathologie CV, maladies psychiatriques, les intoxications aux médicaments, les maladies auto immunes.. )
2-Facteurs psychoculturels :
Influent sur la demande de soins
Degré d’instruction (niveau de scolarisation, taux d’alphabétisation)
Coutumes, les traditions, les croyances influencent la demande de soins dans les PVD
Dans les pays développés, on note une baisse de la tolérance à la souffrance, les petites infirmités
3-Facteurs géographique et climatique
Influant sur l’émergence d’un type de pathologie
Les maladies à transmission vectorielle ( paludisme , leishmaniose , trypanosomiase , sodoku ,
leptospirose ictèro- hémorragique ,…)
Déficit en G6 pd ,
4-Facteurs démographiques :
Migration des populations
Exode rural, accroissement de la population citadine
Inégalités sociales, urbanisation accélérée non planifiée a l’origine de maladies a caractère social comme
la tuberculose, les I.S.T, le R.A.A. les maladies a transmission hydrique
5-Facteurs socio économiques :
influent considérablement sur la demande de soins
Age : est déterminant par la forte consommation chez les sujets âgés , et la co -relation de la morbidité et
l’âge .
Sexe : dépenses de soins +nettes chez les femmes .
Catégorie socio professionnelle : il existe des professions +favorables à la consommation de soins
(agriculteurs, charpentiers , maçons … )
Niveau d’instruction : plus les individus sont instruits, + sensibles aux anomalies de leur état de sante
- Selon le lieu d’habitat : populations des villes +consommatrices de soins.
- Selon la proximité de l’offre de soins
- Selon le nombre de personnes vivant en ménage : plus un ménage est dense moins sera la
consommation.
- Selon l’information sur les possibilités de la médecine
- les revenus et le prix
Plus les revenus sont élevés et plus la demande de soins est élevée.
Plus les prix sont bas , plus la consommation médicale est élevée. A l’inverse des prix élevés constituent
des barrières à la consommation médicale.
- Selon le revenu disponible par ménage
VI- La transition d’un système de santé
Une transition économique : de l’économie planifiée, à l’économie de marché, depuis les réformes des
années 1980.
Une transition démographique : baisse sensible de la natalité et accroissement constant de la longévité.
Une transition sanitaire : cumule d’une double charge de morbidité ; aux maladies transmissibles, en
diminution, s’ajoutent celles non transmissibles, très coûteuses.
Illustrations
1- LE RAPPEL DU DIAGNOSTIC 12/28
Ces données masquent, en plus, des
disparités en raison de :
L’absence de structures de santé dans
certaines régions du fait de l’
éloignement et du relief .
L’encadrement en personnels de santé
insuffisant et mal réparti. l’insuffisance
criarde des spécialistes de santé
publique dans le Sud et les hauts plateaux notamment, avec une tendance nette de surcharge des grandes
villes du nord et ce, en dépit de l’existence d’une loi sur le service civil.
La formation initiale et continue qui était en décalage qualitatif et quantitatif par rapport aux besoins.
Helas !!
Investissements de prestige… multiples :
Alger capitale de la culture arabe : 2007 5.4 milliards de dinars
Festival panafricain d’alger ( 2009 ) : 100 millions d’euros
Tlemcen capitale de la culture islamique ( 2011 ): 10 milliards de dinars
Grande mosquée d’alger : 02 milliards de dollars
( budget prévisionnel initial était de 10 milliards de dinars )
Autoroute est ouest a consomme 12 milliards de dollars
( dont 500 millions de dollars en commissions occultes , 1000 milliards de dinars de réévaluation de
projets d’infrastructures du programme 2005 _2009
Affaires al khalifa : pertes 1 a 5 milliards de dollars
Les objectifs généraux du système de santé
Effectivité
Efficience
Equité (notion de justice)
Accessibilité: accès équitable de la population
Qualité
Ces 5 éléments ne peuvent pas être en même temps tous satisfaits! La priorité parmi ces 5 éléments est
liée à des choix de société.
Système de protection sociale
- Les systèmes de protection sociale et les limites
- les étapes de la SS en Algérie
- Définition
- Organisation administrative et financiere de la SS
Structures d’appui à la SS
Financement de la SS
- Les Risques Couverts par la SS
- Conclusion
L’objectif d’un système de santé
est de mettre à la disposition de la population une offre de soins
correspondant à ses besoins réels ( nécessité d’un diagnostic communautaire )
Système de Santé Et Système de Soins ?
Un système de santé,
c’est l’ensemble des moyens (organisationnelles, humains, structurels, financiers) destinés à réaliser les
objectifs d’une politique de santé dont le but principal est d’améliorer la santé.
il est composé de sous-systèmes : systèmes économique, social, culturel, politique, législatif…et le
système de soins.
Un système de soins
l’ensemble des services qui fournissent des prestations à la population dans le but d’améliorer sa santé
Les systèmes de protection sociale tels qu’ils sont connus aujourd’hui sont issus de l’évolution des
systèmes bismarckien et beveridgien.
- Le premier basé sur le principe d’assurance a vu le jour en Allemagne en 1883 =modèle Bismarckien
- le second basé sur le principe d’assistance a été créé par Beveridge en Grande Bretagne en 1941
Modèle bismarkien se caractérise par les principes de l’assurance sociale
Protection sociale liée au travail
Couverture maladie conditionnée à l’exercice d’une activité professionnelle
Financement par les cotisations sociales ( payées par les salariés et les employeurs )
Assurances sociales obligatoires contrôlées par l’état et gérées par les partenaires sociaux
- Les limites :
La maitrise des dépenses de santé est difficile
Modèle génère *des exclus*
Nécessité de créer *un filet de sécurité* = prendre en charge les exclus par solidarité ( ex: couverture
maladie universelle – CMU-)
Exemple : France ,pays bas ,Belgique ,Allemagne , Luxembourg
Modèle Beveridgien , issu du plan Beveridge en 1942 , a 03 fondements :
L’unité = un seul système pour tous les risques
L’uniformité = quels que soient les revenus antérieurs les prestations sont identiques pour tous
L’universalité =toute la population est couverte et peut recevoir les prestations sans contribution
financière obligatoire
Limites
Régulation du système de santé est étatique
Rationnement quantitatif des soins ( modele étatique =
limitation des dépenses publiques )
Impact sur les modalités d’accés aux soins
Exemple : Royaume uni ,Italie , Irlande ,Espagne ,
Suède ,Grèce , Danemark ,Russie ,Finlande
En Algérie, le système de sécurité sociale
a été fondé en 1949 sur le principe de l’assurance
Marqué par 03 périodes:
La période de 1949 à 1972.
Le système de soins était marqué par la présence de
l’assistance médicale gratuite « AMG » instaurée en 1949 par le système colonial.
La seconde période ( 1974 à 1983 )
a été marquée par l’augmentation du salariat et donc du nombre d’assurés, ce qui a permis aux caisses de
sécurité sociale de réaliser des excédents et la nature des besoins de santé des travailleurs a changé
La troisième période, après 1984, a connu le rétrécissement du champ d’intervention de la sécurité sociale
dans le système de soins
Définition
Protection Sociale , on comprend
un ensemble de dispositifs ou de mécanismes mis en place par la société et destinés à répondre ou à faire
face au besoin de sécurité économique des individus lorsqu’ils se trouvent exposés aux aléas de
l’existence.
Cela suppose
- Des mécanismes de prévoyance collective
- Destinés aux individus ,aux ménages à faire face financièrement
- Aux IMPACTS des risques sociaux, à savoir
une baisse des ressources
ou une hausse des dépenses (vieillesse ,maladie , invalidité , chômage , charges de famille ...).
Mécanismes de la protection sociale repose sur :
- La sécurité sociale
- La prévoyance sociale (apport de prestations complémentaires ) repose sur l’épargne
- L’assurance chômage
- L’aide sociale (prestations sociales versées aux personnes en situation de pauvreté ou d'extrême
pauvreté )
=objectif instaurer une solidarité entre les individus pour lutter contre la pauvreté et
l’exclusion
1. Les risques sociaux
- Situations susceptibles de compromettre la sécurité financière d’un individu ou de sa famille
en provoquant une baisse de ses ressources ou une hausse des dépenses ( vieillesse , maladie ,
chômage ,charges de famille )
1. Caractéristiques du SSA
Le système algérien de S.S instauré en 1949
Se caractérise par :
- L’Unification des régimes basée sur les principes de la solidarité et de la répartition ;
- L’affiliation obligatoire de tous les travailleurs, salariés, non salariés, assimilés à des salariés.
- L’affiliation est également obligatoire pour d’autres catégories de personnes dites catégories
particulières;
- L’Unification des règles relatives aux droits et aux obligations des bénéficiaires;
L’Unicité du financement;
- Basé sur un système mixte ( beveridjien et bismarckien )
- Gratuité des soins , équité dans l’accés aux soins
Comprend :
Toutes les branches de la sécurité sociale prévues par les conventions internationales :
- l’assurance maladie
- l’assurance maternité
- l’assurance invalidité
- l’assurance décès
- la branche accidents du travail et maladies professionnelles
- la retraite ( l’assurance vieillesse )
- l’assurance chômage et les prestations familiales .
Le système de sécurité sociale algérien a des fondements professionnalistes.
Au fil des années le système s’est étendu à la grande majorité de la population (catégories de personnes
n’exerçant aucune activité lucrative sont également protégées par la sécurité sociale et ont la qualité
d’assuré social .)
L’affiliation de tous les travailleurs est obligatoire
Sont couverts :
Les travailleurs salariés;
Les travailleurs non salariés exerçant une activité professionnelle pour leur propre compte ;
les travailleurs assimilés aux travailleurs salariés (exemple : les travailleurs à domicile , les employés par
des particuliers , les marins et patrons pécheurs à la part , les artistes , les apprentis percevant plus de 50%
du SNMG ….etc)
Des personnes n’exerçant aucune activité professionnelle
les étudiants, les élèves des E E T et de formation professionnelle,
les moudjahidine de la guerre de libération nationale ,
les handicapés et les bénéficiaires de l’allocation forfaitaire de solidarité,
les personnes pratiquant une activité sportive organisée par l’employeur et même les personnes qui
accomplissent un acte de dévouement dans l’intérêt général ou de sauvetage d’une personne en danger
la protection est accordée aux ayants- droit des assurés sociaux
- le conjoint
- les enfants à charge ;
- les ascendants à charge.
Les obligations des employeurs
Jouent un rôle essentiel en matière d’assujettissement et de recouvrement des cotisations. Il doit dans des
délais prescrits :
Faire la déclaration d’activité;++++
Demander l’affiliation des travailleurs qu’il occupe;
Fournir les déclarations des salaires et des salariés;
Verser les cotisations, sa propre quote –part et celle du salarié ainsi que celle des œuvres sociales.
Organisation administrative et financière de la sécurité sociale en Algérie :
Quelles sont les structures d’appui à la SS ?
cinq (05) Caisses Nationales qui ont le statut d’établissement public à gestion spécifique:
La Caisse Nationale des Assurances Sociales des travailleurs salariés ( CNAS): en matière d’assurances
sociales, d’accidents du travail et de maladies professionnelles et des allocations familiales
La Caisse Nationale des Retraites (CNR)
La Caisse Nationale de l’Assurance Chômage ( CNAC) : Gère l’assurance chômage et le dispositif de
création de micro- entreprises pour les personnes âgées de 30à 50ans ;
La Caisse Nationale de sécurité sociale des Non Salariés (CASNOS) :
La Caisse Nationale de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale ( CNRSS)
Comment le financement de la SS est effectué?
Découle directement de son caractère professionnel
Les sources de financement sont donc essentiellement des cotisations à la charge des employeurs et des
travailleurs.
Des réformes du financement du système ont été
introduites à travers les lois de finances (taxes et
prélèvements sur le produit de la fiscalité pétrolière et
sur les produits ayant un lien avec les dépenses de la
sécurité sociale )
Pour les Cotisations
Au titre des travailleurs salariés, le Taux de cotisation
unique est de 34,5 % du salaire soumis à cotisation tel
que défini par la loi.
Intervention du budget de L’Etat:
Les allocations familiales
Les dépenses dites de solidarité nationale à travers l’octroi d’un complément différentiel pour les retraités
Quels sont les Risques Couverts par la Législation Algérienne de SSA ?
1. Les Assurances Sociales :
Couvrir les frais médicaux
et d’octroyer un revenu de remplacement au travailleur salarié contraint d’arrêter son travail pour cause
de maladie ou d’accident autre qu’ un accident du travail
Prise en charge des soins ou prestations en nature : concerne
les actes médicaux, chirurgicaux,
imagerie médicale ,analyses biologiques ,
les produits pharmaceutiques,
l’hospitalisation ,
les soins et prothèses dentaires, l’appareillage,
l’optique médicale, le planning familial, la rééducation et la réadaptation professionnelle ,
les cures thermales ou spécialisées,
le transport sanitaire et le déplacement du malade
Les prestations en espèces :
accordées essentiellement aux travailleurs salariés.
L’assuré perçoit une indemnité journalière pour toute la durée d’arrêt de travail prescrit pour raison de
santé partir de j4
Le service des prestations en espèces est assuré pour une durée maximum de :
3 ans en cas de maladie de longue durée ;
300 jours pour 2 années consécutives pour toute autre affection
Les droits en assurance maladie sont subordonnés à l’accomplissement d’une période de travail
2. l’assurance maternité :
remboursement des soins et frais médicaux et pharmaceutiques engagés pour la grossesse et
l’accouchement.
le remboursement des frais d’hospitalisation de la mère et du nourrisson dans les cliniques privées
Le remboursement s’effectue au taux de 100% des tarifs réglementaire
travailleuse salariée bénéficie d’un congé de maternité d’une durée de 14 semaines. L’indemnité
journalière est égale à 100% du salaire soumis à cotisations net.
3. L’assurance invalidité
l’octroi d’une pension à l’assuré social âgé de moins de 60 ans , présentant une invalidité qui réduit sa
capacité de travail ou de gain de 50% au moins
Selon catégorisation de l’invalidité
La pension est calculée sur le salaire de référence des 12 derniers mois ou des trois meilleurs années de la
carrière.
4. l’assurance décès :
le versement d’un capital décès aux ayants- droit de l’assuré social décédé.
Le capital décès est égal à 12 fois le montant du salaire du meilleur mois de la dernière année précédant la
date du décès ou 12 fois le montant mensuel de la pension ou de la rente s’il s’agit d’un retraité, d’un
invalide ou d’un titulaire d’une rente d’accident du travail ou de maladie professionnelle.
Le capital décès est partagé entre les ayants- droits à parts égales.
5. La retraite :
est accordée au travailleur qui remplit les conditions ci –après :
Être âgé de 60 ans (65 ans pour le travailleur non salarié)
Avoir travaillé pendant 15 ans au moins dont au moins 7 ans et demi ayant donné lieu à un travail effectif
et versement de cotisations.( durée est réduite de moitié pour les travailleurs moudjahid ,L’âge est réduit
de 5 ans pour la femme travailleuse et pour le travailleur ayant la qualité de moudjahid )
La femme travailleuse a droit à une réduction d’un an de l’âge légal de la retraite par enfant élevé, dans la
limite de 3.
Aucune condition d’âge n’est exigée pour le travailleur salarié qui a réuni 32 ans d’activité
Chaque année de travail est validée au taux de 2,5% au titre de la retraite (3,5% pour les années de
participation à la guerre de libération nationale).
Le taux plein de la pension de retraite est de 80% (100% pour le moudjahid de la guerre de libération
nationale).
Le montant brut maximum de la pension ne peut dépasser 15 fois le SNMG.
Le salaire de référence pour le calcul de la pension de retraite est celui des 5 dernières années d’activité
ou des 5 meilleures années de la carrière du travailleur salarié et des 10 meilleurs revenus annuels pour le
non salarié.
Le titulaire d’une pension ou allocation de retraite a droit à une majoration pour conjoint à charge égale à
1500 DA par mois.
6 .Les Accidents de Travail et Maladies Professionnelles
L’accident de travail proprement dit survenu par le fait ou à l’occasion du travail ou au cours d’une
mission professionnelle;
L’accident de trajet tel que défini par la loi
La maladie professionnelle liée aux activités exercées pendant une durée déterminée et figurant dans une
liste fixée par voie réglementaire (85 tableaux de maladies professionnelles qui sont classés en trois
groupes selon le type de risque professionnel)
[Link] protection contre le risque de perte de l’emploi
perte de l’ emploi pour raison économique et de façon involontaire à la suite de compression d’effectifs
ou de cessation d’activité de l’employeur.
la retraite anticipée et l’assurance chômage selon conditions
Outre la cotisation à ces deux branches, les employeurs doivent verser une contribution dite d’ouverture
du droit pour chaque travailleur admis à l’une des deux prestations
8. les prestations familiales :
Les prestations familiales sont financées sur budget de l’Etat.
Les bénéficiaires sont les travailleurs salariés .
L’allocation familiale servie au titre de chaque enfant ,à compter du 1 er enfant jusqu’à l’âge de 17 ans,
avec possibilité de prolongation jusqu’à 21 ans en cas de poursuite d’études, de formation ou de maladie
de l’enfant concerné.
Le montant de l’allocation familiale varie selon deux critères: Les ressources de l’allocataire et le rang de
l’enfant dans la fratrie
Conclusion
réforme de la sécurité sociale a été lancé en Algérie durant la période 2000 – 2010
l’amélioration de la qualité des prestations avec notamment le développement des structures de proximité ,
le développement du système tiers payant ( médicaments et soins avec le dispositif de convention du
médecin traitant )
l’introduction de la carte électronique de l’assuré social «CHIFA »
la préservation des équilibres financier des organismes de sécurité sociale (