Diagnostic Initial D'un Site Pollué: Étude Historique Et Documentaire
Diagnostic Initial D'un Site Pollué: Étude Historique Et Documentaire
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Les principes généraux de ces types d’études sont présentés dans le Guide méthodologique
de gestion des sites (potentiellement) pollués, 1997, publié par le ministère de l’Environnement
[2]. Cet article propose d’aborder et d’illustrer de manière pratique la réalisation de l’étape A du
diagnostic initial. L’étape B est traitée dans l’article [G 2 590] Étude des sols. Évaluation simpli-
fiée des risques [4].
Un rapport synthétique et clair vient parachever l’étude pour pré- Le site est très souvent la première mine de renseignements sur
sentation à l’administration. le plan environnemental et historique.
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■ De véritables documents d’archives − contrats d’achat/vente, ser- plus intéressants sont essentiellement disponibles auprès des sub-
vitudes d’usages, extensions de bâtiments, photographies et plans divisions territoriales des DRIRE.
de masse anciens − permettent de retracer l’histoire du site et la suc-
cession des différents propriétaires et exploitants.
■ Les employés travaillant de longue date sur le site, des retraités 2.3.2 Bureau de Recherches Géologiques
rappelés pour l’occasion viennent étoffer cette mémoire papier de et Minières (BRGM)
leurs témoignages vivants. Ils restituent la teneur de certains événe-
ments marquants de l’histoire du site (faits de guerre, etc.) et qui Le BRGM tient à la disposition du public plusieurs types d’infor-
n’ont pas été documentés même si les souvenirs sont parfois teintés mations relatives notamment à la géologie et l’hydrogéologie régio-
d’une certaine subjectivité. nales et locales qui seront des éléments importants pour évaluer la
vulnérabilité du site :
■ L’arrêté préfectoral en vigueur autorisant le site à exploiter ainsi
que ses versions antérieures (si elles existent) doivent être consul- — la banque de données du sous-sol, Géobanque, qui comporte
tés en détail car ils retracent l’évolution des activités du site au cours un large nombre de dossiers relatifs aux forages et captages pré-
du temps (nature des produits utilisés, nature des procédés et sents sur le territoire national (coupes géologiques et utilisations de
emplacement des ateliers de production). De manière générale, la ressource en eau) ; elle est consultable par Minitel (3617 BRGM 1)
toute correspondance avec les services déconcentrés de l’État est ou bien sur Internet [[Link]], accès [Link]
riche d’enseignements. Plus ponctuellement, des rapports d’étude (services payants) ;
disponibles auprès du site mettent en lumière des impacts poten- — les cartes hydrogéologiques et piézométriques des aquifères
tiels et certaines facettes de la vulnérabilité du site. régionaux ;
— les cartes de vulnérabilité des nappes.
■ Toute étude spécifique, demandée par l’administration ou non,
telle qu’une étude déchets, une étude hydrogéologique, un rapport Selon l’antenne régionale du BRGM concernée, les éléments
d’audit environnemental, etc. est à prendre en compte. mentionnés précédemment peuvent être complétés par des infor-
mations et cartes spécifiques.
Toujours dans le but d’optimiser le temps passé sur site et afin
d’accorder un maximum d’attention à la visite de terrain, il importe
de prévenir le site à l’avance de la nature des informations recher-
chées et de répertorier avec lui celles dont la disponibilité dépend, a
2.3.3 Agences de l’eau
priori, de lui (voir questionnaire ci-avant).
Dans le cadre de la politique du Réseau national de bassin, les six
Agences de l’eau ont développé chacune sur leur territoire un
réseau de collecte de données sur la qualité des eaux superficielles
2.2 Alentours du site, mairie (eaux et sédiments) et des eaux souterraines. Ces données sont par-
et archives municipales ticulièrement utiles lorsqu’un cours d’eau de débit faible à moyen
coule au proche voisinage du site. Elles permettent de connaître la
qualité actuelle du cours d’eau, l’objectif de qualité qui lui est assi-
Il s’avère souvent instructif de se réserver un peu de temps pour gné ainsi que l’évolution, au fil des ans, de sa qualité physico-chimi-
questionner les voisins après accord du commanditaire de l’étude et que et biologique (documents SAGE-SDAGE). Elles facilitent en
de se renseigner en mairie. Selon l’importance de la commune, il particulier l’identification et le recensement d’incidents majeurs sus-
convient éventuellement de prendre rendez-vous auprès de l’(des) ceptibles d’avoir affecté les milieux aquatiques superficiels et
interlocuteur(s) compétent(s) en mairie. Les renseignements de tou- souterrains : rupture de cuve contenant des produits chimiques toxi-
tes natures collectés grâce aux entretiens, à l’examen du cadastre, ques, fuite d’hydrocarbures, etc. Certaines informations peuvent
de documents communaux... permettent de replacer le site dans également être validées auprès des Fédérations départementales
son contexte historique et environnemental local, de retracer les de Pêche ou des Services de Navigation.
évolutions industrielles de la commune. Dans le cas d’une région
industrialisée de longue date et, si le site a constitué (constitue
encore) un bassin d’emploi d’importance, le service de documenta- 2.3.4 Directions Départementales des Affaires
tion de la mairie et les archives municipales peuvent s’avérer des Sanitaires et Sociales (DDASS)
mines de renseignement. Certains périodiques locaux permettent
même de recenser les événements majeurs (accidentels ou non) Les services eau-environnement des DDASS assurent le suivi
susceptibles d’avoir affecté le milieu naturel à proximité du site, et qualitatif des puits d’alimentation en eau potable (AEP). On peut
de mieux en apprécier la vulnérabilité (installation d’un nouvel ate- donc connaître auprès d’eux la localisation des AEP, la nature et les
lier dans l’usine, incendie partiel plus ou moins bien maîtrisé, bom- caractéristiques principales de l’aquifère, la qualité de l’eau distri-
bardements, etc.). buée et les éventuels incidents qui ont pu toucher l’une des AEP en
question. En cas de pollution avérée du milieu naturel par le site
considéré, ces informations peuvent être utilisées pour l’évaluation
2.3 Organismes et administrations ou le constat d’un impact. Cependant, l’existence de puits privés
non répertoriés ne pourra être exclue par simple consultation.
essentiels
2.3.5 Archives départementales
2.3.1 Directions régionales de l’Industrie, de la
Recherche et de l’Environnement (DRIRE) Les Archives départementales permettent de retracer l’histoire
industrielle d’un site d’importance. La consultation de dossiers par-
On trouvera dans les archives des DRIRE les dossiers des installa- ticuliers tels que les dossiers Commodo-Incommodo (ancêtres des
tions classées en activité (études spécifiques de la qualité des dossiers Installations Classées) sur les établissements insalubres,
milieux). Les annales et les archives de certaines entreprises y sont dangereux ou incommodes, les dossiers de dommages de guerre,
également disponibles. Certains documents peuvent être confiden- les documents émanant des préfectures et des services déconcen-
tiels et d’accès réservé. Les archives des DRIRE viennent compléter trés de l’État, d’anciens documents cadastraux, d’anciens journaux
efficacement les archives disponibles sur site. Les documents les locaux ou des coupures de presse locale.
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Il est important de garder à l’esprit que certaines sources d’infor- res à mettre en place pour la protection de la santé humaine et
mations évoquées ci-dessus peuvent être redondantes ; il est par l’environnement.
contre difficile de savoir lesquelles par avance !
L’étude historique et documentaire est principalement constituée
d’une description du contexte du site et de sa vulnérabilité (géolo-
gie, hydrogéologie et environs immédiats), des procédés industriels
2.3.6 Institut Géographique National (IGN) ayant généré des substances potentiellement polluantes, la syn-
thèse des différents plans et documents fournis par l’industriel ainsi
L’IGN offre une vaste couverture photographique de l’espace fran- qu’une analyse de photographies aériennes disponibles sur site et
çais sous forme de photographies aériennes et de cartes topogra- les archives de l’IGN.
phiques à grande échelle. Les séries chronologiques disponibles Le centre de stockage se situe à proximité d’une zone industrielle.
remontent pour la majorité d’entre elles au début du siècle, voire au À l’ouest du dépôt se trouvent des bâtiments commerciaux. Des
milieu du 19 e siècle pour les plus anciennes et pour certaines bâtiments industriels bordent le site au nord. On trouve quelques
régions. La consultation permet d’avoir une vision spatio-tempo- maisons individuelles et un supermarché à 300 m environ.
relle des événements qui ont eu lieu sur le site et dans son proche
voisinage. Selon la commune, les clichés disponibles sont plus ou Le centre de stockage est implanté sur une formation fluvio-gla-
moins nombreux. ciaire. Ce type de formation correspond à la remobilisation puis
redéposition de matériaux d’origine glaciaire par l’intermédiaire
L’observation détaillée des clichés se concentre d’abord sur la d’un réseau fluviatile. Cette formation est relativement variable
construction et l’évolution des bâtiments (agrandissement, destruc- selon le matériau originel et selon le niveau d’énergie du réseau flu-
tion, taches de couleur sur la toiture au débouché des cheminées, viatile. Les observations de surface réalisées lors de la visite du site
etc.), sur les terrains qui entourent les bâtiments (parties goudron- font apparaître un matériau grossier, formation perméable, mon-
nées − plus généralement couvertes − ou bien enherbées, zones trant un mélange de sables, graviers et galets. Plus en profondeur,
remblayées ou excavées, évolution de décharges) et sur l’utilisation des niveaux plus fins (sables et silt) se trouvent, résultant de dépôts
qui a pu être faite de ces terrains (écoulements et lagunes suspects, d’énergie moindre. L’épaisseur totale de cette formation dans le sec-
délimitation fine des aires de lagunage identifiées lors de la visite, teur du site est estimée à environ 12 m. Les niveaux sous-jacents
stockages de fûts, containers ou autres matériels, etc.). correspondent aux dépôts miocènes qui sont représentés dans ce
La valorisation de la consultation à l’IGN est optimale lorsque la secteur par des sables calcaires et micacés, jaune clair à gris, aléa-
visite du site a été réalisée au préalable et lorsque l’on dispose déjà toirement consolidés en molasse.
d’informations que l’on souhaite valider. Ceci n’exclut pas que l’on
puisse découvrir des éléments jusqu’alors inconnus grâce aux pho- Il existe dans chacun des couloirs fluvio-glaciaires une nappe
tographies aériennes. Au final, une série de photographies aérien- d’eau souterraine. Ces nappes ont fait l’objet dans le passé d’une
nes, dont le nombre fluctue d’une étude à l’autre, est sélectionnée exploitation pour la production d’eau potable.
en fonction de l’intérêt, de la qualité et de l’échelle des clichés. Les En ce qui concerne le centre de stockage, la nappe est située à
sources suspectées pourront être reportées graphiquement sur ces environ 10 m de profondeur par rapport à la côte du terrain naturel.
clichés ainsi que le plan d’échantillonnage (sol-eau) afin de vérifier Cette nappe s’écoule naturellement, c’est-à-dire en dehors de
que les sources potentielles de contamination (actuelles ou histori- l’influence de tout pompage, du sud-est au nord-ouest.
ques) seront l’objet de reconnaissances de terrain.
L’usine ayant généré les déchets stockés dans le dépôt exploite
cette nappe par l’intermédiaire de trois puits drainants. Une partie
de l’eau produite est destinée à la consommation humaine.
3. Cas concret : centre Une visite détaillée des installations de l’usine a d’abord été
conduite.
de stockage de déchets Les différents procédés industriels ont été étudiés en détail (acti-
industriels vités qui se sont succédées sur le site et leur période d’existence ;
leur localisation précise et les pratiques environnementales de ges-
tion industrielle).
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3.2 Étude historique stockés sur site (matériaux de construction, déchets industriels), leur
répartition géographique dans les limites du centre de stockage et
une approximation des volumes en place. Cette étude met égale-
L’étude de l’histoire du centre de stockage a fait apparaître deux ment en évidence les informations complémentaires nécessaires
époques principales correspondant à une phase d’extraction de pour l’évaluation de l’impact potentiel des divers substances identi-
matériaux (carrière) et de remblaiement par des matériaux de cons- fiées sur l’environnement du site. Plus particulièrement, une recon-
truction inertes (1945-1978) et une phase de remblaiement par des naissance physique pour :
déchets industriels (1978-1996). — identifier et quantifier la présence de composés chimiques
(phénols et métaux lourds) dans les sols et la nappe ;
— étudier l’hétérogénéité verticale et horizontale des matériaux
3.2.1 Époque carrière (1945-1978) et déchets stockés ;
— permettre de répondre aux demandes d’information formu-
Chacune des photographies (disponibles sur site et à l’IGN) a fait lées par la DRIRE ;
l’objet d’une étude détaillée montrant les caractéristiques principa- — définir précisément l’emprise actuelle du centre de stockage.
les (limite de front du dépôt, sens de progression de l’excavation ou En conclusion, l’étude historique réalisée dans ce cas a pu servir
du remblaiement, zone de remblaiement et chemin d’accès). (Cf. de base technique pour les reconnaissances environnementales sur
figure 1). site et l’optimisation des mesures de prévention (si nécessaires) à
Entre 1945 et 1978, la carrière a été exploitée jusqu’à la nappe (une envisager en fin de vie du centre de stockage.
profondeur de 10 m environ) à l’emplacement du dépôt actuel pour
la production de sables et graviers.
Pendant toute la période de 1945 à 1978, les matériaux de rem-
blaiement mis en place dans la carrière sont constitués de déblais
de construction inertes provenant des activités de la carrière. Les
4. Personnel, matériel
évolutions de la carrière sont suivies jusqu’en 1970. Les modifica-
tions significatives de forme horizontale sont faibles et confirment
et coûts
un approfondissement de la carrière avec l’apparition (dès 1966) de
la nappe en fond d’exploitation.
Quelques éléments de réponse à la question que tout exploitant
En 1972, la taille de la carrière s’est restreinte avec le comblement doit vraisemblablement se poser : combien coûte une étude histori-
de la zone située à la limite ouest. La « mare » visible sur une photo- que et documentaire ? La réponse est multifactorielle et doit être
graphie de 1971 est toujours présente. Entre 1972 et 1978, divers envisagée sous plusieurs angles.
plans montrent l’évolution de la forme de la carrière avec des modi-
fications peu nombreuses, dénotant probablement une baisse de Le chiffrage d’une telle étude est lié : aux caractéristiques spécifi-
régime de l’activité d’extraction, mais également l’absence de ques du site (âge, surface, nature des activités), à la nature et à
dépôts de volumes importants. l’abondance des informations disponibles sur le site, au degré de
précision requis par l’administration, au délai fixé pour la réalisation
de l’étude et à la personne en charge de l’étude.
3.2.2 Époque dépôt de déchets industriels L’étape préliminaire recommandée avant le démarrage de l’étude
(1978-1996) consiste en une discussion avec l’inspecteur des Installations Clas-
sées. De manière concertée, l’inspecteur des Installations Classées,
La date de la première mise en dépôt de déchets industriels est l’exploitant industriel, éventuellement accompagné de la personne
documentée par une note interne de l’industriel (1978). En 1978, les chargée de conduire l’étude, entreprendront de définir, de manière
premiers dépôts de déchets sont observés dans l’angle nord-ouest concrète et appliquée au site, le degré de détail et le délai de réali-
de la carrière. L’emplacement des « fronts de taille » délimite préci- sation fixés par l’administration.
sément l’extension actuelle du centre de stockage, en particulier
dans toute la partie nord. On observe l’existence à cette date d’une Les caractéristiques propres du site telles que son âge et ses
« mare » plus restreinte qu’en 1972. dimensions sont généralement faciles à obtenir. Il peut s’avérer plus
délicat de retracer l’historique sommaire des activités qui ont eu lieu
En 1980, un plan fait apparaître une progression du remplissage sur le site, surtout si celui-ci est complexe. Quant aux informations
rapide par les déchets industriels en direction de l’emplacement documentaires et cartographiques disponibles sur le site, le person-
observé de la « mare » en 1978. La « mare » se restreint alors à une nel du site doit fréquemment réaliser un travail de recherches préli-
lagune de faible dimension. minaire dans ses archives. Les conflits armés, l’histoire économique
En 1984, le remblaiement de la zone nord du centre de stockage agitée de certains sites industriels français (cessions, fusions/acqui-
est achevé. Il semble néanmoins qu’un deuxième niveau de déchets sitions) s’avèrent être des sources majeures de dispersion de l’infor-
industriels soit en cours de dépôt sur l’extrême nord de la zone mation concernant l’histoire industrielle des sites.
(zone plus sombre). Après 1984, le comblement du centre de stoc-
La consultation des différents organismes présentés précédem-
kage semble se ralentir. En réalité, le front du dépôt s’élargit et offre
ment est le principal frein à une réalisation rapide de l’étude. Il est
ainsi une capacité plus importante. En 1991, on observe que le front
difficile de préjuger de l’abondance, de l’intérêt et de la qualité des
du dépôt de déchets a nettement progressé. Des illustrations sur la
informations potentielles disponibles auprès d’eux et donc du
photographie aérienne de 1996 montrent la progression des déchets
temps nécessaire et du budget associé à leur consacrer. Ce point
par période, depuis les premiers dépôts de juillet 1978, jusqu’en
peut faire partie des sujets abordés avec l’inspecteur des Installa-
1996.
tions Classées.
Le dernier poste majeur influant sur le coût de l’étude est celui
associé au choix de la personne chargée de la conduire. Réaliser
3.3 Résultats l’étude en interne ou bien la sous-traiter à un bureau d’études spé-
cialisé, sont des options n’ayant pas les mêmes implications en ter-
mes de coûts et délais. Le cas le plus fréquent est une collecte des
L’étude historique et documentaire historique met en évidence, données historiques et préorganisation en interne et la réalisation
dans le contexte hydrogéologique du site, la nature des produits de la synthèse documentaire et l’étude de la vulnérabilité du site par
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zone remblayée
1965
sens d'extension de l'exploitation
bâtiment d'exploitation
zone remblayée
1972
bâtiment d'exploitation
usine
nappe affleurante
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un bureau d’étude spécialisé. Ce sujet peut également être évoqué — elle permet d’identifier et de localiser les sources potentielles
avec l’inspecteur des Installations Classées. Il est d’ailleurs possible de pollutions en relation avec les activités passées et présentes
de faire financer une partie de l’étude, si elle est réalisée en externe, menées sur le site, et d’évaluer la vulnérabilité environnementale
par les agences de l’eau. du site ;
Compte tenu de ces principaux paramètres, le coût d’une étude — elle permet de programmer les reconnaissances de terrain
historique et documentaire est hautement variable et peut évoluer (étape B), afin de recueillir les informations nécessaires à la réalisa-
dans une fourchette de 40 000 à 250 000 F. tion de l’évaluation simplifiée des risques ;
— elle représente un premier outil d’aide à la décision dans l’éva-
luation du risque que le site peut présenter pour l’environnement et
pour la gestion future du site.
5. Conclusions La compréhension et l’évaluation des éléments scientifiques, la
connaissance des interlocuteurs rencontrés, la rigueur et la maîtrise
du déroulement de l’étude sont autant d’éléments essentiels pour
Une étude historique et documentaire peut être considérée com- garantir la qualité de l’étude historique et celle des études ultérieu-
plète et réussie dès lors que : res éventuelles.
Références bibliographiques
[1] ADEME. – Inventaire historique d’anciens (potentiellement) pollués. Mise à jour juin Dans les Techniques de l’Ingénieur
sites industriels (et d’activités de service). 1997 - Version 1 - 40 p. + annexes - 1997 -
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1997 - Agence de l’Environnement et de la luation simplifiée des risques. Traité Environ-
Maîtrise de l’Énergie / Direction de l’Industrie - nement G 2 590, avril 1999.
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[2] Ministère de l’Aménagement du Territoire et ser le site pollué - Face au Risque. 346, 1998,
de l’Environnement. – Gestion des sites p. 23 à 28, 2 tabl.
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