PRODEFPE MALI
PRODEFPE MALI
Janvier 2015
1
Au cours de ces 20 dernières années, la question du développement des qualifications, des
compétences, de l’emploi et en conséquence de la réduction de la pauvreté a fini par
s’imposer au Mali et dans de nombreux autres pays, comme une question déterminante pour
l'essor économique et la stabilité sociale.
La République du Mali a traversé dans les années 2012 et 2013 une crise aigüe qui a
lourdement handicapé sa stabilité intérieure et sa sécurité, et a donné un coup de frein à ses
efforts de développement. Une fois l’ordre républicain rétabli, le gouvernement s’est attaché
à reprendre le cours des projets de développement interrompus et à mettre en place une
stratégie de croissance adaptée à la nouvelle situation.
2
Sommaire
Liste des sigles, abréviations et acronymes .......................................................... 5
Préambule .................................................................................................................. 7
Première Partie : Contexte et Cadre Global ............................................................ 9
I. Quelques repères dans les données de cadrage .............................................. 10
1.1. Les caractéristiques de l'économie malienne ................................................................... 10
1.2. Données démographiques ............................................................................................. 11
1.3. Emploi et marché du travail ........................................................................................... 12
a) Introduction ............................................................................................................... 12
b) La demande de l’emploi ............................................................................................ 12
c) Emploi et formation ................................................................................................... 13
d) Estimation du chômage ............................................................................................ 13
e) Impact de la crise sur l’emploi ................................................................................... 14
f) Politique de l’Emploi .................................................................................................. 14
1.4. Les perspectives stratégiques de développement ............................................................. 15
Conclusion............................................................................................................... 59
Bibliographie : ........................................................................................................... 60
ANNEXES ................................................................................................................. 61
Annexe 1 : Evolution du Budget par projet (pour tous les Départements) ..................... 62
Annexe 2 : Détail des ressources « mobilisables » pour la formation professionnelle et
besoins de financement par ministère........................................................................... 68
Annexe 3 : Besoins régionaux en ressources humaines qualifiées (formulés en
septembre 2011)........................................................................................................... 75
4
Liste des sigles, abréviations et acronymes
5
LOSP : Loi d’Orientation sur le Secteur Privé
LPDSP : Lettre de Politique de Développement du Secteur Privé
MA : Maîtres d’Apprentissage
MAT : Ministère de l’Artisanat et du Tourisme
MDR : Ministère du Développement Rural
MEA : Ministère de l’Environnement et de l’Assainissement
MEF : Ministère de l’Economie et des Finances
METD : Ministère de l'Equipement, des Transport et du Désenclavement
MEFP : Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle
MEN : Ministère de l’Education Nationale
MPFEF : Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille
ME : Ministère de l'Energie
MIPI : Ministère de l'Industrie et de Promotion de l'Investissement
MJCC : Ministère de la Jeunesse et Construction Citoyenne
MM : Ministère des Mines
MUH : Ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat
MS : Ministère des Sports
OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economiques
OIF : Organisation Internationale de la Francophonie
OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement
ON : Office du Niger
ONG : Organisation Non Gouvernementale
ONEF : Observatoire National de l'Emploi et de la Formation
PCDA : Programme de Compétitivité et de Diversification Agricole
PAG : Programme d’Actions du Gouvernement
PIB : Produit Intérieur Brut
PISE : Programme d’Investissement dans le Secteur de l’Education
PME : Petites et Moyennes Entreprises
PNE : Politique Nationale de l’Emploi
PNG : Politique Nationale du Genre
PTF : Partenaire Technique et Financier
PRED : Plan pour la Relance Durable du Mali
PROCEJ : Projet de Développement des Compétences et promotion de l’Emploi Jeune
PRODEFPE : Programme Décennal de Développement de la Formation Professionnelle
pour l’Emploi
PRODEC : Programme Décennal pour l’Éducation
RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitat
UEMOA : Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine
UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture
VAE : Validation des Acquis de l’Expérience
6
Préambule
Le Gouvernement du Mali a manifesté depuis 2002 sa volonté de faire de la lutte
contre la pauvreté la priorité de toutes ses actions de développement. Après la mise
en œuvre de deux Cadres Stratégiques de Lutte contre la Pauvreté couvrant les
périodes 2002-2006 et 2007-2011 les autorités maliennes ont formulé un nouveau
Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP III)
pour la période 2012-2017, qui l’ajuste aux évolutions de la réalité économique et
sociale.
Le CSCRP III ambitionne d’atteindre un taux de croissance économique de 7% en
2017. Cet objectif s’appuie notamment sur la poursuite de la stratégie de valorisation
du potentiel agro-pastoral, le renforcement du programme d’investissements en
infrastructures de base, la promotion du secteur privé et l’investissement dans les
ressources humaines.
Dans ce contexte, l’on observe que le système de formation professionnelle et de
développement des compétences ne s’est pas adapté aux évolutions enregistrées.
Les formations n’ont pas tenu compte des besoins réels du marché du travail et les
secteurs économiques prioritaires restent encore insuffisamment pris en compte par
les programmes et dispositifs de formation.
Pour répondre à l’attente des secteurs productifs de l’économie malienne et atteindre
les objectifs du CSCRP III, les documents de référence de la politique économique et
de la stratégie de développement du Mali accordent une place croissante à la
problématique de l’emploi et de la formation professionnelle. Dans les documents de
politique post-crise comme le Plan pour la Relance Durable du Mali (PRED 2013-
2014) et le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG 2013-2018) figurent aussi
en bonne place l’emploi et la formation professionnelle.
Au vu des besoins non satisfaits de qualification des ressources humaines dans les
secteurs productifs, de l’inadéquation entre offre de formation et besoins du marché
de travail, la formation professionnelle a donc été repensée dans le cadre du
dispositif national de ressources humaines en tant qu'instrument du
développement économique et social. Les interventions en matière de formation
professionnelle sont organisées et coordonnées pour qu’elles aient un impact sur
l’économie et la lutte contre le chômage et la pauvreté.
Au défi économique, s’ajoute le défi démographique. Le taux d’achèvement dans
l'enseignement fondamental est estimé à près de 45% en moyenne. Près de 55%
des jeunes de 15 ans sont donc en dehors de tout parcours scolaire. Ce chiffre
dépasse les 70% dans certaines régions du Mali. Ces données mettent en évidence
l’importance de l’effort que l'Etat devra fournir pour qualifier une population jeune qui
a, dans sa très grande majorité, un niveau scolaire de type primaire et souvent des
acquis scolaires fragiles ou peu durables.
Pour répondre à l’attente du marché du travail tout en incluant la majorité des jeunes,
le PRODEFPE a été formulé sur la base des principes méthodologiques de
l’Approche Programme. Il est le fruit d’une collaboration de l’ensemble des acteurs
publics et privés de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, des
7
partenaires sociaux, des collectivités locales et de la société civile, ainsi que des
partenaires techniques et financiers. Il est également le résultat de nombreuses
recherches, études, débats et concertations sur les questions de formation
professionnelle et d’emploi et de développement local et régional, organisées à
travers le pays. Son processus d’opérationnalisation interrompu pendant la période
de crise, a fait l’objet en 2014 d’une reprise avec un effort d’actualisation aux
données du nouveau contexte du pays.
8
Première Partie : Contexte et
Cadre Global
9
I. Quelques repères dans les données de cadrage
1.1. Les caractéristiques de l'économie malienne1
Fortement tributaire des aléas climatiques, le pays est classé à revenu faible avec un
PIB de moins de 300 dollars par habitant soit moins de 1 dollar par habitant et par
jour. La croissance économique, qui évolue en dents de scie, repose
fondamentalement sur :
- le secteur primaire qui occupe près de 80% de la population active et
représente entre 34 et 36% du PIB dont l’agriculture est la branche la plus
importante ;
- le secteur secondaire qui dépend fortement de l’extraction minière ;
- le secteur tertiaire qui, depuis quelques années, est dans une dynamique
favorable liée à l’essor des télécommunications et du tourisme.
Le sous-secteur de l’élevage reste également très porteur, tant par ses retombées
internes que par son potentiel d’exportation.
L’économie malienne reste cependant relativement fragile et le secteur informel y
occupe une grande place. Pas moins de 91% des actifs occupés travaillent dans des
entreprises informelles 2 (100% dans le primaire, 26% dans le secondaire et 72%
dans le tertiaire. Il contribue pour 64,28% au PIB3).
La répartition par branches d’activités confirme le très faible degré de diversification
de l’économie malienne et la forte concentration de l’emploi dans le secteur agricole.
Deux branches d’activités, agriculture et commerce (y compris l’artisanat de service),
représentent trois emplois sur quatre.
Cette forte concentration a très peu changé au cours des dix à quinze dernières
années, reflétant le fait que la croissance économique a été relativement équilibrée
entre les secteurs. En effet, entre 2000 et 2011, la croissance moyenne du PIB a été
de 5,8%, alors que celles de l’agriculture, de l’industrie et des services étaient de
5,2%, 4,9% et 6,3% respectivement. Les investissements privés ont trait
essentiellement au développement des mines d’or, de la téléphonie mobile et aux
grands chantiers immobiliers. Les investissements publics ont concerné la réalisation
des infrastructures, les grands projets routiers, les programmes immobiliers et les
programmes d’aménagement hydro agricoles.
Le Mali a traversé une crise grave en 2012 et 2013, avec des répercussions sur tous
les secteurs d’activité économique. La partie nord a connu des déplacements de
population vers le sud du pays et les pays limitrophes. L’aide publique au
développement, qui représentait environ 13% du PIB en 2011 (selon les données de
l’OCDE), a été fortement réduite et l’appui budgétaire quasiment interrompu en 2012.
Les dépenses publiques d’investissement ont été significativement réduites avec
1
Sources : Documents officiels de Planification et de stratégies.
2
Source : Yves Bourdet et Kassim Dabitao ; " Relever les défis de l’Emploi au Mali " - Juin 2014.
3
Source : Ministère du plan et du développement économique, CSCRP 2012-2017
10
des conséquences importantes pour des branches d’activités comme le bâtiment et
les travaux publics. Enfin, le tourisme a vu une chute considérable du nombre de
visiteurs, avec des conséquences importantes sur le secteur de l’hôtellerie et la
restauration. L’ensemble de ces facteurs ont eu des répercussions sur la situation
économique et indirectement sur celle de l’emploi au Mali.
Selon les estimations de l’Institut National des Statistiques, le PIB s’est seulement
contracté de 0,4% en 2012, alors qu’il avait crû de 2,7% en 2011. Une forte
croissance agricole est le facteur mis en avant par les autorités pour expliquer la
résilience de l’économie malienne en 2012. Le Plan pour la Relance Durable du Mali
2013-2014 (p. 41) donne une estimation des pertes engendrées par la crise pour les
entreprises maliennes, soit 34 milliards de FCFA, ce qui correspond à 0,6% du PIB
en 2012. Selon les dernières estimations du FMI, la croissance du PIB en 2013 a été
de 1,7%, à comparer avec une prévision de 5,3% six mois plus tôt. Cette faible
croissance reflète la forte contraction du secteur agricole (-7%), en raison d’une
pluviométrie peu favorable, qui occulte le rebond de croissance dans les secteurs
manufacturier et des services, 6 % et 9 % respectivement.
1.2. Données démographiques4
Le Mali connait une forte croissance démographique. Selon les estimations du
Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2009, la
population malienne a augmenté en moyenne de 3,6% par an entre 1998 et 2009.
L’augmentation est particulièrement rapide en milieu urbain, 6,1%, contre 2,5% en
milieu rural. La population malienne est relativement jeune (Banque Mondiale, 2009).
Selon le RGPH, 46,3% de la population avaient moins de 15 ans en 2009. Les
personnes de la tranche 15-65 ans constituaient 50,2% de la population, pendant
que 3,5% étaient âgés de plus de 65 ans. L’âge médian est de 14 ans pour
l’ensemble du pays. La prise en compte de la démographie au Mali fait que le pays
doit toujours faire face à deux défis : la croissance de sa population (3,6%) et la
nécessité de diversifier son économie. La combinaison de la forte croissance
démographique avec le faible degré de diversification économique s’exprime
d’ailleurs par la part prépondérante de l’agriculture dans la structure de l’emploi.
Au Mali, la population susceptible de travailler est estimée en 2009 à 11 109 312 soit
76,5% de la population totale (Recensement Général de la Population et de l'Habitat
2009). Le recensement a permis de dénombrer 5 434 857 actifs de nationalité
malienne, qui vivent majoritairement en milieu rural (80,7%). Bamako abrite 11,1%
de cette population et les autres zones urbaines seulement 8,2 %. Le taux d’activité
global a été estimé pour l’ensemble du pays à 66,8%, dont 77% pour les hommes et
57,6 % pour les femmes (données de 20115), avec des différences notables entre les
milieux urbain et rural.
En moyenne huit (8) individus sur dix dont l’âge est compris entre 15 et 64 ans
sont sur le marché du travail ; ils occupent un emploi ou sont à la recherche
4
Source : " Relever les défis de l’Emploi au Mali " (Yves Bourdet et Kassim Dabitao) Juin 2014.
5
Enquête Modulaire et Permanente auprès des Ménages (EMOP) 2011
11
d’emploi au sens du BIT. Le taux brut d’activité est plus élevé en milieu rural
(81%) qu’en milieu urbain (74%), excepté Bamako (62%). Les projections du BIT6
suggèrent que la population active au Mali va continuer de croître à un rythme
soutenu au cours des années à venir, entre 2,9 à 3% par an. Cela signifie que la
population active devrait continuer de croître par environ 150 000 personnes par an.
Pour donner un ordre de grandeur, ce chiffre représente environ l’emploi total dans le
secteur privé formel au Mali.
1.3. Emploi et marché du travail7
a) Introduction
La situation de l’emploi reste préoccupante au Mali et constitue un obstacle majeur à
une croissance inclusive et à une réduction notable et durable de la pauvreté. Un
sous-emploi chronique, en particulier en milieu rural, des emplois précaires dans le
secteur informel, de grandes difficultés d’insertion professionnelle pour les sortants
du système éducatif (enseignement général comme technique et professionnel), un
chômage important en milieu urbain, des inégalités de genre dans l’accès à l’emploi,
des revenus du travail insuffisants pour échapper à la pauvreté sont le genre de
problèmes liés à l’emploi au Mali. La situation a empiré suite à la crise qu’a connue le
pays en 2012 et 2013. En effet, les difficultés auxquelles ont eu à faire face les
acteurs économiques, la contraction des dépenses publiques, la baisse des
investissements dans le secteur privé, la suspension de l’aide au développement et
les déplacements de population à l’intérieur comme à l’extérieur du pays sont autant
de facteurs qui ont eu un impact négatif sur la situation de l’emploi.
b) La demande de l’emploi
Le nombre d’entrées sur le marché du travail est évidemment nettement plus
important que le seul accroissement de la population active. Ce nombre était estimé
à 278 000 en 2010 et devrait passer à 434 000 (dont la majorité sans réelle
qualification) en 2030. Ces deux derniers chiffres donnent une idée plus juste du défi
de l’insertion professionnelle des jeunes et de l’importance d’une meilleure
compréhension de la transition entre l’école et le monde du travail au Mali. Les
entreprises informelles constituent le principal pourvoyeur d’emplois au Mali. Pas
moins de 91% des actifs occupés travaillent dans ce type d’entreprise. Selon une
étude du BIT, l’artisanat utilitaire participe pour 65% au PIB et assure à lui seul les
2/3 des emplois créés par le secteur informel. Le sous-secteur contribue 4 à 5 fois
plus que l’ensemble des autres secteurs économiques en ce qui concerne le taux
global d’emploi.
Un autre trait marquant de la répartition sectorielle des emplois au Mali concerne la
faible proportion d’actifs dans les entreprises privées formelles, entre 2% et 3,8% du
nombre total d’emplois selon les études. Le secteur public est un plus grand
pourvoyeur d’emplois formels que le secteur privé. Ensemble, selon l’enquête
6
Source : BIT, « Croissance, emploi et politiques pour l’emploi au Mali » - 2012,
7
Source : " Relever les défis de l’Emploi au Mali " (Yves Bourdet et Kassim Dabitao) Juin 2014.
12
utilisée, le secteur formel emploie entre 6% et 9% des actifs occupés. Les activités
économiques sont très inégalement réparties dans l’espace du point de vue
géographique. Le contraste est particulièrement marqué entre le monde rural et
Bamako. Environ 64% des actifs occupés en milieu rural travaillent dans le secteur
primaire alors que 79% des actifs occupés à Bamako travaillent dans le secteur des
services (y compris le commerce). Un autre trait marquant est que les services
occupent une part importante de la main-d’œuvre même en milieu rural, soit environ
un actif sur quatre. Enfin, la part de l’industrie est relativement faible (11% pour
l’ensemble du Mali) mais non négligeable, même en milieu rural. Cela s’explique
probablement par la localisation d’activité de transformation, comme l’égrenage du
coton, en milieu rural.
c) Emploi et formation
Le Mali a le plus fort pourcentage d’ouvriers non qualifiés dans le secteur
manufacturier et seulement 28% des entreprises existantes (données 2004) forment
leurs employés. Le secteur informel occupe la grande majorité de la population
active sans que pour le moment il existe un programme significatif de renforcement
des capacités des actifs travaillant dans ce secteur. Pourtant des actions menées
dans le secteur artisanal (au travers de la Fédération Nationale de l’Artisanat du Mali
(FNAM) et dans le secteur agricole (à travers les Directions régionales de
l’Agriculture ou l’Office du Niger) montrent qu’il est possible de mener des actions
significatives de professionnalisation des actifs des secteurs productifs.
Il existe de façon notoire un déséquilibre entre l’offre éducative et les emplois
disponibles dans l’économie. Ce déséquilibre crée des situations de chômage et de
sous-utilisation des qualifications disponibles. Il y a, en effet, environ 3 fois plus de
jeunes sortant annuellement de l’enseignement supérieur que d’emplois de cadres
offerts par an et 1,7 fois plus de jeunes sortants de l’enseignement secondaire et du
second cycle du fondamental que de nouveaux emplois d’employés et d’ouvriers
qualifiés par an. Seuls 41 % des sortants du supérieur occupent un poste de cadre
dans le secteur moderne ; les autres sont sans emploi (25% de chômeurs) ou
occupent un emploi qui ne nécessite pas un tel niveau de qualification (situation de
sous-emploi). Le taux de chômage des sortants du secondaire est également élevé
(16 %) et leur taux d’insertion dans le secteur moderne faible (16% de cadres et 44%
d’employés/ouvriers).
d) Estimation du chômage
Le taux de chômage représente 9,6% et le chômage frappe beaucoup plus les
populations âgées de 15 ans à 39 ans (taux variant de 7,6 à 15,4%), que les
populations âgées de 40 à 64 ans (1,7 à 6,9%). Enfin, le chômage touche plus les
femmes (58,8%) que les hommes. Ce taux est cinq fois plus élevé à Bamako qu’en
milieu rural. Le taux de chômage des 15-24 ans se situe entre 10% et 11%. La durée
moyenne du chômage est de cinq ans et la grande majorité (81,5%) des chômeurs
sont à la recherche de leur premier emploi. Si le chômage est inégalement réparti
entre le monde rural et les villes. Il est aussi inégalement réparti entre les régions du
Mali. Le chômage a fortement augmenté entre octobre-décembre 2011 et avril-juin
13
2013, de presque 4 points de pourcentage. L’augmentation est particulièrement forte
en milieu rural, ce qui suggère qu’il y a en partie une dimension saisonnière derrière
cette augmentation. Mais il a aussi augmenté à Bamako (d’un peu plus d’un point de
pourcentage). L’augmentation du chômage touche moins les hommes que les
femmes, dont le taux de chômage a presque doublé entre 2011 et 2013. Les
données sur le chômage des jeunes confirment celles pour l’ensemble de la
population, avec une forte augmentation des inégalités de genre au cours des trois
dernières années.
Enfin, seuls 4,7% de la main-d’œuvre occupée (un peu plus de 200.000 personnes)
occupent un emploi décent au Mali. Et un actif occupé sur deux (soit 2,15 millions
d’actifs) appartient au groupe le plus éloigné de l’emploi décent. La majeure partie
des emplois décents sont à Bamako et dans les autres centres urbains. Le secteur
public reste le meilleur garant d’un emploi décent.
e) Impact de la crise sur l’emploi
Une première conséquence de la crise semble être une augmentation de la taille
relative des activités informelles et des emplois précaires. C’est le constat qui peut
être tiré de l’augmentation significative de l’emploi informel, mais aussi de deux
indicateurs d’une plus grande informalité/précarité de l’emploi, à savoir la proportion
de travailleurs indépendants tenant une comptabilité et la proportion de salariés
disposant d’un bulletin de paie. Cette expansion du rôle des activités informelles a
été accompagnée par une forte augmentation de la pluriactivité, probablement pour
faire face à une détérioration de la situation de l’emploi et diversifier les sources de
revenus. Une étude sur l’impact de la crise sur les conditions de vie des ménages
dans trois cercles de la région de Gao (Gao, Ansongo et Bourem) confirme les
conséquences sur l’emploi constatées au niveau national. En effet, l’étude conclut à
une baisse légère des taux d’activité et à une augmentation sensible du chômage.
Ce dernier a plus que doublé passant de 4,2% de la population active avant la crise
à 10,5% après la crise. L’enquête montre également que la contraction de l’emploi a
été particulièrement marquante dans le commerce et la construction et pour les
travailleurs indépendants et les salariés temporaires. On constate, comme au niveau
national, une forte dimension genre, avec la détérioration de la situation de l’emploi
touchant plus les femmes que les hommes.
f) Politique de l’Emploi
La politique de l’emploi au Mali embrasse quatre types de dispositifs :
- Le premier type concerne toutes les mesures prises pour développer l’auto-emploi
et favoriser la création et le développement de micro et petites entreprises, en
facilitant l’accès aux facteurs de production (crédit, terre et/ou équipement) et en
développant l’esprit d’entreprise ;
- Le deuxième type couvre les travaux publics (comme les travaux à Haute intensité
de Main d’Œuvre (HIMO) qui garantissent aux participants une rémunération en
échange d’une activité entreprise pendant un temps limité. Le plus souvent les
travaux publics permettent de faire face à une insuffisance saisonnière ou
14
conjoncturelle de la demande de travail et sont ciblés sur des groupes bien définis
ou des régions ;
- Le troisième type concerne les mesures de formation et d’apprentissage qui sont
conçues pour combler les lacunes du système de formation initiale (technique et
professionnelle mais aussi générale) ; il vise à donner des compétences et des
qualifications demandées sur le marché du travail. Les programmes de
certification et validation des acquis appartiennent à ce genre de dispositifs ;
- Le quatrième, enfin, couvre les mesures d’intermédiation destinées à améliorer la
fluidité du marché du travail et à encourager une meilleure et plus rapide
adéquation de l’offre à la demande de travail.
1.4. Les perspectives stratégiques de développement8
En adoptant une nouvelle stratégie de croissance, le gouvernement du Mali
préconisait en même temps un ensemble de mesures destinées à booster cette
croissance portée par les secteurs productifs. En conséquence, les investissements
publics seront concentrés sur le développement rural, les infrastructures de base,
l’éducation et la formation professionnelle.
Le CSCRP III ambitionne en effet d’atteindre un taux de croissance économique de
7% en 2017. Cet objectif s’appuie sur des hypothèses volontaristes, notamment la
poursuite de la stratégie de valorisation du potentiel agro-pastoral, le renforcement
du programme d’investissements en infrastructures de base, la promotion du secteur
privé et l’investissement dans les ressources humaines.
Au niveau du secteur primaire, le développement du potentiel agro-pastoral constitue
un vecteur primordial d’une croissance plus forte et d’une sécurité alimentaire
assurée. La mise en œuvre de la Loi d’Orientation Agricole (qui fait de la formation
professionnelle agricole initiale et continue un droit garanti pour l’ensemble des
acteurs du secteur), la mise en valeur des potentialités agricoles et agro-alimentaires
dans la zone office du Niger (ON), la poursuite de l’initiative riz, …etc, vont contribuer
à atteindre un taux de croissance de 6,8% du secteur primaire à l’horizon 2017.
La production cotonnière devrait quant à elle enregistrer un taux de croissance de
7,3% en 2017 à la faveur des réformes de privatisation et d’un soutien de l’Etat au
secteur agricole par le biais de subventions des intrants agricoles. Le sous-secteur
de l’élevage, qui contribue pour une part non négligeable à l’amélioration des
revenus des populations rurales, doit connaître une évolution estimée à 5,6% en
2017. Par ailleurs, la poursuite de la mise en œuvre de la politique de
développement de la pêche et de la pisciculture va contribuer à l’atteinte d’un taux
de croissance de 4,7% à cet horizon. Le secteur minier devrait pour sa part afficher
une croissance de 13,7% résultant en grande partie de la bonne tenue du cours de
l’or, mais également des perspectives d’exploitation de nouveaux minerais tels que le
fer, le manganèse, le phosphate voire du pétrole. A cela, il convient d’ajouter la
production du ciment.
8
Source : Cadre Stratégique pour la Croissance et la réduction de la Pauvreté - CSCRP III
15
L’Etude prospective Mali 2025 prévoit pour le secteur de l’industrie un taux de
croissance annuelle de 10% entre 2015 et 2025, laquelle croissance est répartie
entre l’extraction minière 7%, l’industrie des télécommunications 14%, l’industrie
manufacturière 9% et l’électricité (avec un projet ambitieux d’électrification rurale),
10%. Le secteur industriel devrait représenter 43% du PIB en 2025 contre 8% en
1995 ; 75% des recettes d’exportation contre 1% en 1995 et 40% des emplois contre
24% en 1995.
La branche « Bâtiment et Travaux Publics » doit connaître un taux de croissance
important en liaison avec les projets de reconstruction, la poursuite des grands
chantiers, ainsi que les projets de construction d’infrastructures hydrauliques, de
transport et hospitalières entrepris par les autorités du pays, sans compter les projets
privés.
S’agissant de l’électrification, le Mali ambitionne de réaliser un développement
durable à travers la fourniture de services énergétiques accessibles au plus grand
nombre, à moindre coût et favorisant la promotion des activités socioéconomiques
(taux de croissance estimé à 10,9% en 2017).
16
II. Enjeux et défis pour la formation professionnelle
L’ensemble des données suscitées situent l’importance des défis à relever par le
programme décennal de formation professionnelle pour l’emploi. Ces défis sont
quantitatifs, vu le nombre de jeunes et d’adultes qui n’ont accès à aucun parcours de
formation, de qualification ou de simple parcours de professionnalisation. Ils sont
aussi qualitatifs dans la mesure où les objectifs fixés en termes de croissance et de
développement économique ne pourront pas être atteints sans un renforcement de la
qualification et la professionnalisation des jeunes comme des adultes. Instrument
déterminant de la politique active de l'emploi, la formation professionnelle extra et
post scolaire que le PRODEFPE se propose de soutenir, souffre pour le moment
d'un déficit évident en moyens infrastructurels, en équipements adaptés, en
ressources humaines en nombre et en niveau requis, en ressources financières, et
en capacités d'organisation et d'ingénierie de formation, nécessaires pour relever
quantitativement et qualitativement les défis identifiés.
2.1. Etat des lieux analytique de l’éducation et de la formation
professionnelle
Les taux d’achèvement dans l'enseignement fondamental ont été estimés à près de
45% en moyenne, ce qui veut dire que près de 55% des jeunes de 15 ans sont en
dehors de tout parcours scolaire. Ce chiffre dépasse largement les 70% dans
certaines régions du Mali. Ces données mettent en évidence l’importance de l’effort
que l'Etat devra fournir pour qualifier une population jeune qui a, dans sa très grande
majorité, un niveau scolaire de type primaire et souvent des acquis scolaires fragiles
ou peu durables. Si on ajoute à cela le fait que le taux d’alphabétisation des adultes
est d’environ 26%, on mesure l’ampleur du défi à relever pour qualifier les jeunes et
professionnaliser les adultes.
Au Mali, le cadre institutionnel de la formation professionnelle, en dehors de
l'enseignement technique et professionnel (ETP) relevant du Ministère de l'Education
Nationale, comprend essentiellement le dispositif du Ministère de l'Emploi et de la
Formation Professionnelle, géré par la Direction Nationale de la Formation
Professionnelle, et les actions initiées par le FAFPA (Fonds d'Appui à la Formation
Professionnelle et à l'Apprentissage), l'APEJ (Agence pour l'Emploi des Jeunes) et
l'ANPE (Agence Nationale Pour l'Emploi).
Les départements ministériels concernés par la formation professionnelle -13 9
d'entre eux sont partenaires du PRODEFPE dont notamment le Ministère du
Développement rural- opèrent à travers leurs structures spécialisées ou par le biais
du secteur privé sur financement du budget national, des organismes sus indiqués
ou sur d'autres sources dont la coopération internationale. A ces départements
ministériels techniques, s’ajoutent les établissements relevant des organisations
patronales - chambres de commerce et d’industrie du Mali -, des associations, des
banques et établissements financiers, des organisations de micro finances, des
9
12 en janvier 2015 suite au dernier remaniement de décembre 2014
17
entreprises, des ONG et des promoteurs privés. On note à cet égard une très forte
disparité dans l'implantation des établissements puisque la capitale Bamako
concentre à elle seule près de 60% des établissements et des structures recensées.
L’enseignement technique et la formation professionnelle (ETFP) accueillent au
maximum 5% d’une classe d’âge. De plus, la capacité d’accueil et les postes de
travail sont insuffisants. Ce qui entraîne un effectif pléthorique contraire à toute
norme pédagogique alors que l’Etat prévoit d’orienter dans l’enseignement technique
et professionnel, environ 56% des nouveaux inscrits au secondaire à l’horizon
2015 et permettre à au moins 50% des jeunes déscolarisés et non scolarisés âgés
de 9 à 15 ans d’accéder à un apprentissage minimum. En l’état actuel du dispositif,
ces objectifs seront difficiles à atteindre.
Le secteur privé de la formation professionnelle, sans doute dopé par les limites du
secteur public et la solvabilité de la demande de formation grâce aux subventions de
l’Etat (le MEN et le MEFP réalisent par le biais du privé près de 80% de leurs
performances), est devenu pléthorique puisqu'il compte actuellement plus de 500
établissements. Toutefois l'offre dans ce secteur reste largement concentrée dans
les spécialités du tertiaire (82% des établissements privés), en raison certainement
de la modicité des investissements nécessaires. En effet le coût très élevé des
équipements dans les filières industrielles et agricoles est un handicap pour les
promoteurs privés. De plus, la qualité de la formation y a été jugée fortement
discutable et les contrôles réalisés par les services publics sont quasi inexistants.
Ainsi, le PRODEFPE a prévu une étude complémentaire et approfondie en vue
d’identifier une stratégie d’amélioration de la contribution de ce secteur à l’effort
national de développement des compétences.
L’apprentissage traditionnel qui est le premier mode d’apprentissage au Mali (le plus
répandu géographiquement et qui reçoit le plus de jeunes) ne bénéficie que de peu
d’accompagnement des services publics. La mise en place d’un dispositif
d’accompagnement approprié permettra d’améliorer considérablement l’accès à la
formation professionnelle pour un nombre important de jeunes surtout de jeunes
ruraux. Concernant l’apprentissage de type dual (normalisé et diplômant), les
capacités de formation sont insuffisantes. C’est l’une des raisons pour laquelle cet
apprentissage ne touche que près de 5% du public potentiel. Enfin, des difficultés
persistent sur le contrat d’apprentissage, liées aux contradictions qui existent entre le
code du travail et le code de l’artisanat.
D'une manière générale, il existe un déséquilibre flagrant entre les filières de
formation industrielles -du point de vue du nombre de spécialités ainsi que de la
fréquentation (25% seulement des effectifs)- et celles du tertiaire, Ces filières
enregistrent plus d'apprenants et mettent sur le marché du travail des diplômés peu
demandés. Les filières industrielles existantes sont par ailleurs généralement peu
adaptées aux besoins du marché de l’emploi. En outre, il n’existe aucune structure
de formation professionnelle initiale10 dans le domaine des mines et de l’énergie.
10
Il existe un centre de formation pour Energie du Mali (EDM) qui y recycle et perfectionnent ses agents
18
Enfin, L’offre de formation au niveau du secteur primaire est très faible alors que ce
secteur est le principal pourvoyeur d’emplois au Mali. D'un autre côté, les
équipements de formation sont généralement obsolètes ou insuffisants aussi bien
dans les établissements du privé que ceux du public, et une grande partie des
structures de formation est installée dans des locaux qui ne sont pas adaptés.
En ce qui concerne les programmes de formation, ils sont pour la plupart dépassés
et l’approche par compétence (APC) introduite dans le cadre de la mise en œuvre du
Projet de Consolidation de la Formation Professionnelle n'est pas généralisée à
l'ensemble des spécialités. Le MEFP développe par ailleurs des programmes selon
la démarche « Developing A CurriculUM » (DACUM). Ces programmes ne sont
appliqués actuellement qu’au niveau de certaines structures de formation publiques.
D’une manière générale, le nombre de programmes de formation adaptés aux
besoins de l’économie et élaborés avec la participation des partenaires de l’ETFP
reste faible. Par ailleurs, la structure nationale chargée de l’ingénierie de la formation
récemment créée n'a pas démarré ses activités faute de moyens et de ressources
humaines spécialisées.
Le niveau des formateurs dans les deux secteurs (public et privé) reste très peu
satisfaisant en regard de l'objectif d'amélioration de la qualité et de relèvement du
niveau général de la formation. Outre le handicap de la compétence de départ, il
n'existe pratiquement pas de système organisé de remise à niveau et de
perfectionnement des formateurs.
Les nouveaux projets ont de la peine à démarrer en raison des difficultés à trouver
sur le marché les qualifications requises pour l'exercice du métier de formateur.
Sur un autre plan, l’implication du secteur privé productif n’est pas très effective pour
l’ETP et reste timide pour la formation professionnelle continue, qualifiante et par
apprentissage. Le système de formation continue est pratiquement inexistant y
compris dans les entreprises formelles. Les relations entre le département chargé de
la formation professionnelle et les autres ministères sont informelles et irrégulières.
Ainsi les besoins de formation et par conséquent de qualifications dans des secteurs
importants de l’économie nationale risquent de ne pas être toujours pris en compte.
La seule dynamique observable dans ce champ s'est manifestée à l'occasion de la
réalisation des travaux préparatoires du PRODEFPE.
Le pilotage administratif est assuré à différents niveaux par les services centraux et
déconcentrés de l’Etat, les services rattachés, les collectivités décentralisées, etc. La
pluralité des niveaux administratifs n’est pas soutenue par un mécanisme de
coordination. L'on assiste ainsi à une confusion importante des rôles et missions des
différents acteurs et à la déficience de certaines fonctions vitale du dispositif de
pilotage tel que le système d'information.
Le niveau réel du financement de la formation professionnelle au Mali est difficile à
cerner d’autant plus que la gestion du sous-secteur relève de plusieurs départements
19
ministériels techniques. D’importantes ressources financières sont allouées au
financement des formations dans des projets et programmes.
De plus, il n’existe malheureusement pas de dispositif fonctionnel de coordination
des activités des projets permettant d’éviter des duplications des activités de
formation et de créer une synergie d’action efficace entre les différents projets au
sein des Départements. L’Etat reste aujourd’hui le principal bailleur de fonds de
l’éducation et la formation. Au cours des treize dernières années, les dépenses
publiques pour le secteur de l’éducation ont connu une évolution substantielle. La
part du budget de l’Etat allouée à l’Education n'a cessé d'évoluer au cours des
dernières années pour s'établir à près de 33% en 2013. Si la part de l'ETP dans le
budget du Ministère de l'Education Nationale reste relativement stable à près de 10%
(soit plus de 3% du budget de l'Etat), celle allouée à la formation professionnelle hors
MEN (Ministère de l’Education Nationale) est nettement sous dimensionnée
puisqu'elle n'a jamais dépassé 1% du budget de l'Etat.
Les entreprises contribuent indirectement au financement de la formation à travers la
contribution patronale (7% de la masse des salaires) dont 2% sont reversés au
FAFPA (sous le nom de Taxe de la Formation Professionnelle) pour le financement
d'activités de formation qualifiante, d'apprentissage ou de formation continue. L’aide
extérieure occupe une place de plus en plus importante dans le financement de
l’éducation et de la formation. Certaines années, elle a représenté près du tiers des
dépenses totales du système.
La contribution des parents des apprenants au titre des frais scolaires, ainsi que les
recettes propres des centres demeurent marginales.
En règle générale, l'allocation de ressources propres à la formation professionnelle
est largement insuffisante en regard des missions que celle-ci est appelée à assumer
dans le cadre de la nouvelle vision du développement économique et social et des
besoins de protection de l'environnement.
20
Pour pallier à l'insuffisance de l'information traitant de cette question, la cellule de
coordination du PRODEFPE a entrepris dès sa mise en place et dans le cadre des
travaux de formulation, la réalisation d'un certain nombre de travaux destinés à
mieux cerner les réalités des divers secteurs de l'activité économique en vue de
définir une réponse appropriée à ses besoins. Ces travaux ont consisté :
- en la constitution de groupes thématiques sectoriels, pour faire participer des
représentants des professionnels aux travaux d’élaboration du Programme,
- à la réalisation de profils ou des portraits de secteurs,
- au recueil et à l’analyse des besoins régionaux à travers une série de concertation
dans des régions et des cercles, ainsi qu’à la réalisation d’études sur les schémas
régionaux de la formation professionnelle11.
Le constat général qui se dégage de ces travaux est que les besoins sont énormes
et variés dans tous les domaines de l'activité économique et que l'état des
qualifications de la population occupée est tel qu'il nécessite un effort considérable et
soutenu en termes de formation continue. De nombreux secteurs offrent des
potentialités notables d'emploi et d'insertion mais souffrent de l'inexistence d'une
main d'œuvre disposant de compétences appropriées. Les travaux réalisés avec
l’appui des acteurs des organisations professionnelles et des services techniques
publics, ont permis, en 2011, d’identifier 48 filières de formation pour 148
emplois/métiers porteurs (prioritaires) couvrant 15 secteurs économiques ainsi que
les effectifs (globaux et pour tout type de formation) de ressources humaines à
former, sur cinq (05) ans dans ces emplois/métiers jugés prioritaires (voir tableau ci-
après).
Suite aux travaux de réactualisation des données en juin, juillet et août 2014,
certains nouveaux emplois/métiers jugés porteurs, notamment dans les secteurs de
l'énergie, du textile et de l'environnement ont été introduits. D’un autre côté, pour
certains emplois/métiers, les ministères n’ont pas prévu de formations pour la
période 2015-2017 (notamment en attendant la mise en place des capacités,
physiques et pédagogiques, de formation).
Le nombre d’emplois/métiers, jugés prioritaires, retenus 12 est alors porté à 169
répartis sur 51 filières de formation dans 15 secteurs économiques comme suit :
11
Plus de vingt rapports sont disponibles
12
Un emploi/métier est considéré comme retenu si au moins une cible a été définie durant l’une des
années de la période pour au moins un type de formation (initiale, qualifiante ou continue)
21
Filières et emplois métiers jugés prioritaires
Effectifs de
Nombre Nombre Nombre de
ressources
d’emplois d’emplois filières de
Secteur concerné humaines à
métiers métiers jugés formation
former
recensés prioritaires retenues
(sur 5 ans)
Transport 13 9 2 50 830
Travaux publics 10 5 2 1 000
Hydraulique 12 2 1 33 240
Agriculture 14 10 2 1 218 700
Elevage 40 21 5 1 161 480
Foresterie 10 5 1 3 400
Pêche 19 5 2 136 000
Mines 12 7 2 1 620
Energie 10 20 2 5 200
Industrie 10 11 3 4 809
Bâtiments 25 14 6 63 700
Hygiène et Assainissement 14 3 2 3 500
Hôtellerie 35 15 3 4 650
Tourisme 15 6 1 2 220
Artisanat dont les métiers de
38 31 16 101 522
transformation agro-alimentaire
13
Sport - 5 1 -
Total 277 169 51 2 791 871
13
Le sport n’est pas considéré ici comme un secteur économique à part entière, cependant
quelques emplois/métiers ont été pris en compte dans les projections
22
Deuxième Partie : Le PRODEFPE
23
Avant-propos
Au cours de ces 20 dernières années, la question des qualifications et des
compétences, de l’emploi et en conséquence de la réduction de la pauvreté, a fini
par s’imposer comme une question essentielle dans les stratégies de
développement. Face à la crise de l’emploi, le Gouvernement a élaboré et adopté
une Politique Nationale de l’Emploi fondée sur le choix d’une approche globale et
active. Cette politique s’attache non seulement à tirer le meilleur parti de la
croissance mais aussi à développer des programmes spécifiques de nature à
diversifier et à accroître la création d’emplois au-delà de ce qui est normalement
attendu du simple jeu de la croissance et du fonctionnement du marché.
Par ailleurs, le cadre global des politiques publiques a servi d’axe d’orientation à
l’élaboration d’une Politique Nationale de Formation Professionnelle qui fonde ses
orientations sur sept axes stratégiques visant le développement des compétences -
L’opérationnalisation de cette Politique se fera à travers le Programme Décennal de
Développement de la Formation Professionnelle pour l’Emploi (PRODEFPE).
Le PRODEFPE est un document cadre réalisé selon l’Approche Programme. Il est le
fruit d’une collaboration de l’ensemble des acteurs publics et privés de
l’enseignement technique et de la formation professionnelle, des partenaires sociaux,
de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers. Il est le résultat
de nombreuses recherches, études, débats et concertations (voir les documents sur
les profils ou portraits des secteurs prioritaires, les documents de schémas régionaux
de formation, le document sur l'analyse des potentialités régionales, les résultats des
réunions de concertations locales, régionales et nationales, les rapports des groupes
thématiques, etc…) sur les questions de formation professionnelle et d’emploi et de
développement local et régional organisées à travers le pays.
Il marque la volonté politique affirmée du Gouvernement à apporter des réponses
rapides et efficientes aux problèmes d’insuffisance de qualification des ressources
humaines, en proposant des stratégies et des dispositifs de formation adaptés aux
besoins des actifs des secteurs productifs. Il intègre dans sa stratégie de mise en
œuvre le développement d’une offre de formation régionale en harmonie avec les
objectifs de la de décentralisation et de la déconcentration engagée par le
Gouvernement.
Le PRODEFPE a un caractère fédérateur puisqu'il associe à la réalisation de ses
composantes l'ensemble des départements techniques concernés. A cet effet, il fait
du partenariat et de la recherche de synergie d’actions un axe stratégique qui
permet de renforcer le lien avec les autres programmes. Son élaboration traduit la
priorité que le pays attache à la qualification des ressources humaines comme
élément constitutif d’une croissance durable et créatrice de richesse, de valeur
ajoutée et d’emplois.
24
III. Caractéristiques et champ d’intervention
3.1. Descriptif du processus de formulation
Dans la phase d'élaboration, l'équipe de formulation du PRODEFPE a entrepris un
travail collectif qui a requis la contribution de l'ensemble des partenaires concernés Ŕ
départements techniques, partenaires sociaux, collectivités territoriales, PTF Ŕ et
nécessité la mise en place d'un vaste programme de concertations et de multiples
sessions de validation. La dernière actualisation des choix et des projets s'est
déroulée dans la période de juin-aout 2014, pour tenir compte notamment des
retombées de la crise qu'a connue le pays et des réalisations les plus récentes.
Trois étapes principales ont marqué ces travaux :
La définition des contraintes, des enjeux et des priorités à travers notamment
l'exploration des perspectives de croissance, la déclinaison des caractéristiques
principales du contexte socio et macro-économique actuel ainsi que celles des
politiques sectorielles, et l’analyse de la situation du marché du travail. Cette
séquence permet en particulier de définir les grandes orientations et les axes
prioritaires qui doivent guider la construction du programme.
L'état des lieux des dispositifs de l’Enseignement Technique et de la Formation
Professionnelle en vue de repérer les déséquilibres, les dysfonctionnements et
les limites par rapport aux attentes de la société et des secteurs économiques.
Cette étape vise à évaluer la capacité de réponse de ce dispositif en regard des
besoins définis, et de prévoir les mesures de consolidation et de
développement.
La construction de la vision, la définition des choix et des priorités du
programme en regard aux enjeux, et l'élaboration de la stratégie du programme
en réponse aux priorités dégagées (axes, composantes, projets et sous projets,
résultats et activités). Il s'agit de la formulation du programme cadre et de ses
principales composantes, organisée autour d'un cadre logique qui permet de
s'assurer de la cohérence et de la complémentarité des mesures et des
activités inscrites. Cette phase a abouti à la confection du Cadre de Dépenses
à Moyen Terme (CDMT) après précision des coûts de tous les projets retenus.
La mise en œuvre est l'étape ultime de cette démarche. Elle fera appel à des outils
spécifiques de planification et de pilotage des activités et des projets, une fois les
inscriptions budgétaires réalisées, et à des modes de gestion axés essentiellement
sur les résultats.
3.2. Logique de construction
a) Le PRODEFPE, par sa construction, ses objectifs ainsi que sa stratégie
opérationnelle s’intègre dans les grands programmes structurants ayant des volets
formation professionnelle et reste ouvert à une nécessaire convergence entre
l'ensemble des projets et initiatives dans ce domaine ;
b) L’approche adoptée dans la conception du programme soutient que la formation
professionnelle constitue l'un des outils les plus efficients de la politique active de
l’emploi. Elle a pour objet le développement des compétences en vue de l’exercice
25
d’une activité génératrice de revenus décents, et cela par le biais de modes
d’acquisition divers et variés. Elle contribue de ce fait à la garantie de l'équité de
l'accès à la qualification professionnelle et d’égalité des chances pour l'insertion
dans la vie active ;
c) Les acteurs politiques régionaux, le secteur privé et les organisations
professionnelles sont au cœur de son processus de construction, d’ingénierie et
de mise en œuvre, outre l'instauration de rapports nouveaux et de liens forts avec
les départements techniques, opérateurs et partenaires au programme ;
d) Construit autour d'objectifs et d'indicateurs chiffrés et vérifiables, le programme
doit faire l'objet d'évaluations périodiques, de mises à jour et d'actualisations
permanentes en fonction des réalisations observées. Bien que de dimension
décennale, sa conception obéit à une programmation triennale afin d'en maitriser
les évolutions et d'en permettre les adaptations ;
e) Les ministères en charge de l'exécution sont directement responsables de la mise
en œuvre des activités et des projets inscrits dans leur plan de charge. Pour
mieux affirmer cette responsabilité, les financements qui leur sont affectés feront
partie intégrante de leurs budgets annuels et seront gérés directement par leurs
services.
3.3. Principes d'élaboration
La méthodologie de travail qui a été adoptée pour élaborer le cadre logique et le
CDMT du PRODEFPE, est en parfaite cohérence avec les préceptes et la démarche
de l'Approche Programme. Cette méthodologie se base sur la réponse aux
questions: partant de la situation actuelle et tenant compte des besoins
socioéconomiques du pays, des enjeux et des défis à relever, qu'attend la société et
l'économie malienne du PRODEFPE, que va produire le PRODEFPE au profit des
citoyens et des opérateurs économiques, comment et avec quels moyens assurer la
réalisation de ces produits ? Autrement dit, une approche qui se base sur la
distinction entre les objectifs orientés citoyen/usager et les objectifs de moyens,
telle qu'illustrée par le schéma suivant.
Objectifs Objectif 2
orientés usagers Objectif 1 Objectif n
Conception
Programmation
Axes
Axe n
Axe 1
Axe 3
Axe 2
d’intervention
du Programme Evaluation
(Moyens) /
Composantes
Réalisation
Suivi
27
- la formation continue qui s'adresse aux travailleurs en exercice,
28
du financement et de la gestion partenariale de la formation professionnelle, de
l’insertion et de la création d’emplois ;
La mise en place du cadre de réforme institutionnelle et juridique de la formation
professionnelle ;
La recherche de pérennisation des sources de financement et des moyens de
fonctionnement ;
L'adoption de mesures et de programmes visant le suivi permanent des
performances et la réalisation d'une gestion centrée sur les principes d'une bonne
gouvernance.
29
différents acteurs tablent sur une stabilisation de cet indicateur autour d’une
moyenne de 64% des effectifs en formation initiale de 2015 à 2017. Il a été calculé
comme suit :
30
Les deux indicateurs de l’objectif spécifique 2 évolueraient comme suit :
Indicateur 2015 2016 2017 2015-2017
31
PRODEFPE s'est fixé, parmi ses objectifs, de développer la communication et la
sensibilisation, auprès des jeunes et de leurs familles, sur l'importance de la
formation professionnelle en tant qu'outil efficace d'acquisition des compétences,
d'insertion en emploi et de promotion sociale. Il mettra l’accent sur le fait que les
formations mises en œuvre correspondent aux compétences recherchées par
l’économie et présentent ainsi une réelle opportunité d’insertion. Il cherchera
également à démontrer aux employeurs les avantages qu'ils peuvent tirer de
l'existence d'une main d'œuvre bien formée sur le marché du travail. Enfin, il
entreprendra des campagnes d'explication sur le programme lui-même afin de
susciter une large adhésion autour de ses objectifs.
L’atteinte de cet objectif sera mesurée par les indicateurs suivants :
Indicateur 4-1 : Nombre de demandes de formation initiale
Indicateur 4-2 : Nombre d'actions de formation continue demandées par les
entreprises
A cause des difficultés de collecte et de maîtrise des informations relatives à ce
sujet, les départements concernés ont préféré reporter la définition de cibles pour
ces deux indicateurs aux exercices de programmation ultérieurs.
32
Le total de la période 2015-2017 se répartit par mode comme suit :
14
Voir détail par métier en annexe (Fichier Excel)
33
Répartition de la formation initiale par secteur
Total
Artisanat (y compris la transformation…
Bâtiment
Agriculture
Elevage
Hôtellerie
Transport
Pêche
Mînes
Tourisme
Energie
Industrie
Foresterie
Assainissement, Hygiène et Environnement
Travaux Publics
15
Du total
34
Par niveau de qualification, les bénéficiaires de la formation initiale se répartissent
principalement sur le niveau 5 (ouvriers qualifiés) avec 49 455 soit 60% du total, et le
niveau 6+ (niveau 6 avec un minimum de compétences) avec 18 285 (22%).
Niveau 3
250
Niveau 5 1%
49455
60%
Niveau 6+
18285
22%
35
Tableau 2 : Répartition de la formation professionnelle initiale par département
opérateur
b) La Formation qualifiante
Rappel de définition : au sens de la pratique au sein du dispositif malien, la
formation qualifiante consiste à pourvoir les bénéficiaires, demandeurs non occupés,
à travers généralement des sessions de moyenne et de courte durée, de
compétences spécifiques leur permettant d'exercer rapidement une activité
génératrice de revenus. Elle s'adresse généralement à des adultes sans emploi
permanent ou ayant un emploi précaire et désirant améliorer leur situation matérielle.
Elle n’est pas sanctionnée par un diplôme. Les opérateurs (ministères) dont la
formation n'est pas la mission principale y ont souvent recours.
Si l'on considère l'importance de son impact en termes de réduction du volume du
chômage et de réponse rapide à des besoins de qualification de base, le
PRODEFPE a inscrit des appuis destinés à soutenir et à développer ce type de
formation. Ce type correspond par ailleurs aux capacités et à la compétence
actuelles des opérateurs hors MEFP, en général assez limitées, en matière
d'organisation de la formation, ainsi qu'à la nature et au profil de la demande. En
16
Par hypothèse, ne sont intégrées que les formations dans les emplois/métiers correspondant à la
liste des priorités identifiées par le PRODEFPE et qui sont réalisées dans le secteur public relevant du
ministère de l’Education Nationale
36
attendant un travail de normalisation et de structuration qui devrait intervenir dans la
période et au-delà, il constitue une solution intéressante pour une grande partie de la
population en recherche d'emploi, notamment les jeunes diplômés en quête de
reconversion, et non éligible à une formation organisée ou débouchant sur une
reconnaissance à travers la certification.
Les départements partenaires du programme se proposent donc d'accentuer leurs
efforts dans ce domaine pour certains, et de l'inscrire dans leurs projections pour
d'autres. Ainsi, pour la première phase 2015- 2017, le cumul de la montée en charge
devrait produire un total de 61 489 bénéficiaires.
Cette projection sera assurée (pour les trois années) essentiellement par le Ministère
de l'Emploi et de la Formation Professionnelle avec 24 995 bénéficiaires (40,6%), le
Ministère du Développement Rural avec 16 195 bénéficiaires (26,3%), le Ministère
de l'Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement avec 7 887 bénéficiaires
(12,8%).
Les effectifs touchés dans ce domaine se répartissent par département (9/13)
conformément au tableau suivant.
Tableau 3 : Répartition de la formation qualifiante par Département (2015-2017)
37
Répartition de la formation qualifiante par Département (2015-2017)
70 000
60 000
50 000
Titre de l'axe
40 000
30 000
20 000
10 000
Pour ce qui est de la répartition sectorielle, plus de la moitié (35 645 bénéficiaires,
soit 57,8% du total) sera réalisé dans le secteur de l'Agriculture et l’élevage. Vient
ensuite le secteur de l'Artisanat avec 10 207 bénéficiaires (16,8%).
Il faut signaler l'existence d'intentions de formation dans les secteurs liés à la
protection de l'environnement, qui deviennent aujourd'hui des secteurs porteurs en
termes d'emplois, et qui s'inscrivent dans le cadre de la Politique Nationale dans ce
domaine : Foresterie, Assainissement, Hygiène et Environnement.
38
Tableau 4 : Répartition de la formation qualifiante par secteur17
c) La Formation continue
Rappel de définition : La formation continue est un processus d’amélioration des
compétences acquises ou d’acquisition de nouvelles compétences à l'intérieur du
champ de l'activité professionnelle ou en dehors de ce champ. Il permet aux actifs
des secteurs productifs d'optimiser leurs performances, de mieux s'adapter aux
techniques de production, et de maitriser les nouvelles technologies.
En raison du faible niveau de qualification de la main d'œuvre au Mali, la formation
continue constitue un enjeu majeur de la stratégie de développement. Le
PRODEFPE prend en charge uniquement la formation continue des actifs des
secteurs productifs.
Les formations qui seront organisées en la matière doivent profiter pour la période
triennale à 161 765 bénéficiaires. Les grands opérateurs dans ce domaine sont dans
l'ordre : le Ministère du Développement Rural avec 58 210 bénéficiaires (36%), de
l’Emploi et de la Formation Professionnelle avec 20 985 bénéficiaires (13%), de
l'Artisanat et du Tourisme avec 20 760 (13%), de l'Eau et de l'Assainissement avec
19 800 (12%).
17
Voir détail par métier en annexe (fichier Excel)
39
Tableau 5 : Evolution de la formation continue par département
Département 2015 2016 2017 2015-2017 %
Ministère du Développement Rural 10 115 22 385 25 710 58 210 35,98%
Ministère de l'Emploi et de la Formation
3 650 7 705 9 630 20 985
Professionnelle 12,97%
Ministère de l'Artisanat et du Tourisme 2 080 8 540 10 140 20 760 12,83%
Ministère de l'Environnement, de l'Eau et de
600 9 600 9 600 19 800
l'Assainissement 12,24%
Ministère de la Femme, de l'Enfant et de la
1 155 5 880 7 070 14 105
Famille 8,72%
Ministère de l'Equipement, des Transports et du
1 675 4 895 4 995 11 565
Désenclavement 7,15%
Ministère de l'Energie 1 920 4 350 4 750 11 020 6,81%
Ministère de l'Industrie et de Promotion de
1 098 1 246 1 371 3 715
l'Investissement 2,30%
Ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat 415 535 655 1605 0,99%
Total 22 708 65 136 73 921 161 765 100%
Par secteur, on note une concentration des projections en formation continue pour la
période dans le secteur de l'Agriculture avec un total de 37 945 (24%) et celui de
l'Elevage, 28 090 (17%), suivis du secteur de l'Artisanat = 14% et de l'Eau et de
l'Hydraulique = 12.52%. Le secteur de l'Industrie est représenté par le textile (4.57%)
qui constitue un secteur émergent mais déficitaire en main d'œuvre qualifiée.
Tableau 6 : Evolution de la formation continue par secteur18
Secteur 2015 2016 2017 2015-2017 %
Agriculture 6 525 15 180 16 840 38 545 23,83%
Elevage 4 455 10 425 12 610 27 490 16,99%
Artisanat (y compris la transformation
2 797 9 150 10 795 22 742 14,06%
agroalimentaire)
Eau et Hydraulique 700 9 750 9 800 20 250 12,52%
Travaux publics 1 515 4 700 4 885 11 100 6,86%
Energie 1 970 4 420 4 840 11 230 6,94%
Bâtiment 1 310 3 125 4 205 8 640 5,34%
Industrie 66 3 466 3 866 7 398 4,57%
Hôtellerie 1 220 1 450 1 820 4 490 2,78%
Transport 940 1 480 1 745 4 165 2,57%
Pêche 660 1 240 1 550 3 450 2,13%
Tourisme 415 570 740 1 725 1,07%
Mines 80 100 120 300 0,19%
Assainissement, Hygiène et Environnement 40 60 80 180 0,11%
Foresterie 15 20 25 60 0,04%
Total 22 708 65 136 73 921 161 765 100%
18
Voir détail par métier en annexe (fichier Excel)
40
Synthèse de la montée en charge des bénéficiaires de la formation19 :
Total
Type / mode de formation 2015 2016 2017 2015-2017
Formation Initiale 21 251 26 972 33 842 82 065
Par apprentissage 13 860 17 545 21 360 52 765
Total des trois types de formation 56 935 115 176 133 208 305 319
19
Les données sur les réalisations ne sont pas disponibles/fiables
20
Pour comparer avec le tableau suivant
41
b) La régionalisation / décentralisation
La décentralisation confère aux collectivités territoriales la maîtrise d’ouvrage de la
FP et donc plus de responsabilités dans la gestion de la FP.
Le programme capitalisera les « success stories » et expériences réussies en
matière d’approches stratégiques régionales. L’approche régionale de mise en
œuvre se traduira par :
- le renforcement des capacités des acteurs régionaux et locaux en matière de
planification et de gestion de la formation professionnelle,
- l’information, la sensibilisation sur les offres de formation en lien avec les
potentialités d’emplois tirés des schémas directeurs régionaux de la formation
professionnelle,
- le développement de l’offre de formation autour des plateformes de services,
- la gestion des ressources destinées à promouvoir la formation professionnelle,
- la prise en compte de la participation des collectivités dans le financement de la
FP.
c) Le pari sur la qualité :
Dans sa conception, le programme est marqué par un souci constant et une
orientation forte vers la qualité pour se démarquer des effets de la période
précédente qui ont engendré la méfiance des opérateurs économiques et la
désaffection des jeunes.
Cet aspect se manifeste principalement par la création et la consolidation des
fonctions d'ingénierie, d'observation des besoins du marché du travail, d'adaptation
des programmes de formation, de réhabilitation et de rééquipement, ainsi que de
formation et de recyclage des formateurs. Des expériences novatrices telles que
l'Approche par Compétences et la Formation par Alternance seront également
renforcées et généralisées à l'ensemble du dispositif.
d) Le partenariat avec les professionnels :
L'une des clés de l'efficacité du programme sera certainement la mise en place d'un
partenariat fort et actif avec les milieux professionnels. Ceux-ci seront associés par
divers mécanismes à la définition de leurs besoins et attentes, au choix et à la
formulation des contenus des programmes de formation, à l'évaluation finale et à la
certification des sortants, à la gestion du déroulement de la formation, notamment
celle réalisée en mode dual, enfin à la formation des formateurs.
Des modalités seront également examinées en partenariat pour garantir une plus
grande contribution des entreprises au financement, et pour leur permettre de
bénéficier davantage des mesures et programmes destinés au perfectionnement de
leur personnel.
e) La responsabilisation des acteurs
Dans la conception et le découpage du programme, chaque Département possède
son propre CDMT et est doté d’un plan opérationnel, ce qui le rend autonome dans
la gestion des activités qui lui sont affectées. Les budgets sont fixés en fonction des
42
projets / actions inscrits dans les plans de charge. Le programme, à travers les
activités de coordination, favorisera le transfert d’expériences à travers les échanges
de proximité et le développement de l’action solidaire entre opérateurs et entre ceux-
ci et les autres partenaires;
Chaque département opérateur initie un Cadre de Concertation Interne d’Impulsion.
Ce cadre regroupe autour d'un point focal, généralement un haut cadre de
l'administration, le responsable de la Direction des Finances et du Matériel DFM
chargé du suivi du CDMT, des représentants de la Cellule de Planification et des
Statistiques (CPS) du secteur et de la Direction des Ressources Humaines (DRH).
Ce Cadre de Concertation Interne est mobilisateur, il permet des échanges réguliers
sur les conditions de mise en œuvre des activités et projets et sur les mesures
nécessaires à leur bon déroulement. Le rôle du point focal est à cet égard
déterminant dans l’animation de ce cadre restreint et pour l’atteinte des objectifs du
programme.
f) Le pilotage, l'évaluation et le suivi
Chaque département partenaire est responsable de la réalisation de ses activités. La
cellule de Coordination et de Suivi du PRODEFPE assurera un rôle de conseil et
d'appui auprès des opérateurs et veillera à la mise en cohérence des activités des
intervenants dans le programme, ainsi qu'au suivi et à l'évaluation de leur mise en
œuvre. Elle animera aussi un cadre de concertation technique qui regroupe un
certain nombre de représentants des départements opérateurs. La périodicité des
rencontres du cadre de concertation technique est trimestrielle.
La concertation sur le programme et son évaluation se feront à travers le processus
déjà décrit et dont nous rappelons, dans le schéma ci-après, l'architecture globale.
Si au plan national, le Cadre Partenarial d’Orientation et de Suivi de l’Emploi et de la
Formation professionnelle présidé par le Premier ministre est l’organe d’orientation et
de suivi des questions d’emploi et de formation professionnelle, au plan régional, ce
rôle est attribué au Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des
Actions de Développement CROCSAD.
43
Départements Opérateurs -
CADRE Chambres Consulaires-
Organisation Employeurs et
PARTENARIAL Travailleurs -PTF-Société
Civile
MEFP à travers la
Secrétariat Cellule de
Permanent Coordination du
PRODEFPE
Cadre de Coordination
PRODEFPE-DNFP-
concertation Points Focaux-DFM-
Technique CPS-DRH-PTF
Directions Régionales-
CROCSAD Chambres Régionales-
Société Civile-
PTF/ONG
g) La dimension genre
Dans le cadre de la Politique Nationale du Genre (PNG), le PRODEFPE a inscrit
dans ses activités des projets visant l'amélioration de l'insertion des femmes et le
soutien aux associations féminines qui œuvrent dans ce domaine. En outre, un appui
sera apporté au Ministère de la Femme, de l'Enfant et de la Famille en vue de la
réhabilitation des espaces de formation, en particulier ceux aménagés dans les
Maisons de la Femme, afin d'organiser et de développer la formation qualifiante.
Enfin, l'objectif de l'égalité de l'accès à la formation sera régulièrement observé à
travers le suivi de l'accueil dans les diverses formations mises en place dans le cadre
du programme.
44
travail, en vue d'instaurer une meilleure adéquation entre les besoins et les
potentialités de l'économie d'une part, et la production du système de formation
professionnelle, d'autre part.
▬ Le Décret N° 2013-433 daté du 9 mai 2013 portant création, organisation et
modalités de fonctionnement du Cadre Partenarial d'Orientation et de Suivi de
l'Emploi et de la Formation Professionnelle. Présidé par le Premier Ministre, ce
Cadre regroupe l'ensemble des départements compétents ainsi que les
représentants des organisations patronales et syndicales et ceux des
organisations faitières. Il a pour missions de suivre la réalisation des politiques
publiques mises en place dans ces domaines et de proposer toute action ou
initiative destinées à la mise en cohérence des interventions des départements
techniques en matière de création d'emplois et de renforcement des capacités.
▬ Le Décret N° 2013-434 daté du 9 mai 2013 portant création de la Cellule de
Coordination et de Suivi du Programme Décennal de Développement de la
Formation Professionnelle pour l'Emploi (PRODEFPE), chargée, sous l'autorité
du Ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, d'assurer le
secrétariat permanent du Cadre Partenarial et de veiller à la mise en cohérence
des activités des intervenants dans le programme. La Cellule est dirigée par un
Coordinateur nommé par décret du Premier Ministre.
Au plan régional, le Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des
Actions de Développement (CROCSAD) est l’organe qui statue sur toutes les
questions de développement économique, social, et culturel. Présidé par le
Gouverneur, il a compétence à exercer les attributions du Cadre partenarial.
Il garantit la cohérence des interventions des acteurs régionaux dans la mise en
œuvre de l’offre régionale de formation professionnelle et procède à la mobilisation
des ressources financières pour le financement des projets/actions. Dans le cadre
des activités du programme, le DIRFOP (Directeur Régional de l’Emploi et de la
Formation Professionnelle) en assure le secrétariat technique.
Enfin, et pour assurer un fonctionnement harmonieux du programme, le Ministre de
l’Emploi et de la Formation Professionnelle a initié la mise en place d'un Cadre de
Concertation Technique, réseau fonctionnel qui regroupe la Coordination du
PRODEFPE, des représentants de la Direction Nationale de la Formation
Professionnelle, les points focaux qui sont de hauts cadres désignés par leurs
Ministres, les responsables/DFM chargés du suivi du CDMT, des représentants des
CPS des Départements opérateurs et des DRH et les représentants des partenaires
techniques et financiers (PTF)..
45
d’activités homogènes et complémentaires, qui facilite la programmation, la mise en
œuvre et le suivi. Les composantes doivent intégrer toutes les activités et toutes les
catégories de dépenses qui, considérées comme un « package » (des inputs),
doivent permettre la réalisation des objectifs spécifiques (objectifs orientés usagers)
considérés à leur tour comme un « package ».
La stratégie de mise en œuvre a de ce fait été articulée autour de six (06)
composantes :
a) Les composantes
Composante 1 : Renforcer la capacité institutionnelle, de pilotage et de gestion
de la formation professionnelle
La mise en œuvre du PRODEFPE, dans le cadre des réformes institutionnelles en
cours, participera à l'opérationnalisation d’un mécanisme de pilotage qui sera
constitué d’organes d’orientation et de suivi, ainsi que d'instances de contrôle et de
régulation. Ce mécanisme sera appuyé par un système d'information qui permet de
mesurer régulièrement l'atteinte des objectifs tracés. Les réformes concernant le
cadre législatif et réglementaire, doivent conduire à la refonte du cadre actuel de
fonctionnement en vue de l'adapter aux exigences de l'étape et en particulier à
l'instauration des normes et des règles communes à tous les opérateurs publics et
privés pour une meilleure cohérence d'ensemble. Cette composante prévoit
également un appui à l'Observatoire National de l'Emploi et de la Formation (ONEF),
en cours de démarrage, notamment par la réalisation d'activités qui constituent des
outils indispensables à son pilotage et à l'adaptation de ses interventions telles que
les études sur le marché du travail et l'analyse de l'insertion. Il prévoie également la
mise en place d’un système de veille économique avec les représentants des
secteurs économiques prioritaires.
Cette composante prévoie également un dispositif d’évaluation externe du système
dont l’objectif est de mesurer le taux d’insertion professionnelle des sortants du
dispositif diplômant et qualifiant.
Enfin, le secteur privé de la formation sera pris en compte en particulier par
l'établissement de l'état des lieux et par la définition de mesures susceptibles d'en
assurer la promotion, mesures qui seront inscrites dans la phase suivante du
programme.
Au plan de la gestion, des dispositions seront prises pour une introduction
progressive de la Gestion Axée sur les Résultats au niveau de l'ensemble des
établissements de formation.
La composante intègre aussi la prise en charge des frais de rémunérations du
personnel et des frais de fonctionnement des structures centrales et régionales en
charge de la formation.
Composante 2 : Opérationnaliser une capacité nationale d'ingénierie
La mise à niveau du dispositif national de la formation professionnelle nécessite un
soutien conséquent à l'opérationnalisation d'une capacité nationale d’ingénierie. En
46
effet, outre la refonte et l'adaptation des programmes existants, de nouveaux
référentiels devront être élaborés en fonction des emplois métiers et des modes de
formation retenus par le programme. En outre, la structure d'ingénierie, une fois
totalement opérationnelle, doit participer à la réalisation des activités de
modernisation, de normalisation et de valorisation du dispositif de formation
professionnelle, notamment à travers la production de supports, l'élaboration de
démarches pédagogiques innovantes, la formation de formateurs, ainsi qu'à la mise
en place d'un dispositif de validation des acquis de l'expérience.
Composante 3 : Développer l'offre de formation dans les filières porteuses
L'état actuel des infrastructures de formation relevant de tous les départements
formateurs nécessite un effort important de réhabilitation et de mise à niveau afin de
garantir les conditions optimum d'organisation de la formation. Par ailleurs, la
capacité d'accueil existante doit être élargie afin d'offrir des postes supplémentaires
et réaliser une meilleure adéquation offre-demande de formation. Celle-ci, au-delà
des projets en cours, sera également augmentée par la création d'établissements
supplémentaires projetée dans le cadre du programme de décentralisation et de
rapprochement de l'offre des utilisateurs et des besoins régionaux. En parallèle à
l'optimisation et à l'élargissement de l'infrastructure physique de formation, des
formateurs seront recrutés et formés. Les formateurs existants seront recyclés et des
maîtres d’apprentissage/ formateurs endogènes seront reçus en formation continue,
…etc. Le dispositif mettra à profit toutes les opportunités et expériences réussies de
développement des qualifications, dans une démarche pragmatique de
démultiplication de l’offre. Ainsi, les entreprises, les ateliers, les exploitations
agricoles et fermes rurales, les centres privés et publics de formations sont
davantage mis à contribution ou contractualisés.
Composante 4 : Organiser les formations dans les filières porteuses
Cette composante couvre toutes les activités de prise en charge des apprenants, en
formation initiale ou continue, partant de l'accueil de ces apprenants jusqu'à leur
délivrer les diplômes ou attestations de formation en passant par l'aménagement des
espaces de formation, la fourniture des matières d'œuvre nécessaires à la formation,
et la fourniture de tous les moyens liés directement à la formation. On retrouve dans
cette catégorie la formation initiale, composée de l'apprentissage sous toutes ses
formes, de la formation en alternance, et de la formation professionnelle résidentielle,
ainsi que la formation qualifiante assimilée à la formation initiale dans la mesure où
elle procure les compétences de base nécessaires à l'exercice d'une activité
génératrice de revenus (voir définition) mais se déroule selon une organisation
spécifique et s'adresse à une population particulière d'actifs, et la formation continue
dont les bénéficiaires sont constitués de travailleurs des secteurs productifs.
Composante 5 : Faciliter l'insertion socioéconomique des femmes et jeunes
formés
Le programme apportera une contribution importante à l'amélioration de l'insertion
des jeunes et des femmes à travers notamment la refonte des programmes de
47
formation, de façon à intégrer la préparation à la création de l'auto-emploi et le
développement des compétences en gestion, la dotation en premiers équipements
pour les sortants des structures concernées afin de promouvoir l'installation à compte
propre, et le soutien aux associations s'occupant d'aide à l'insertion de ces
populations.
Composante 6 : Promouvoir la communication
L'amélioration de l'image de la formation professionnelle et la réussite du
PRODEFPE nécessitent l'élaboration et la mise en œuvre d'une stratégie de
communication qui vise à la fois les bénéficiaires de la formation (les jeunes, les
parents, les agents en situation de travail, les entreprises …) ainsi que les
intervenants et partenaires directs et indirects dans la mise en œuvre du programme
(les départements directement concernés, les départements concernés
indirectement, les organisations professionnelles, les collectivités locales, les
partenaires techniques et financiers, …).
b) Déclinaison des composantes
Chaque composante a été déclinée en résultats attendus et chaque résultat a été lui-
même décliné en activités ou projets /actions.
Composante 1 : Renforcer la capacité institutionnelle, de pilotage et de gestion
de la formation professionnelle
Résultats attendus Projet/action
Recruter des cadres supplémentaires au niveau central
1.1. Les moyens de
l’administration sont renforcés à Recruter des cadres supplémentaires au niveau régional et local
travers l’appui aux organismes Doter l'Administration, centrale et déconcentrées, en moyens de
nationaux et régionaux impliqués travail
dans le programme
Assurer les investissements et les charges diverses du FAFPA
Doter la cellule de coordination et de suivi en moyens de travail
Former les membres de la cellule de coordination, des membres
du cadre de concertation
technique et les membres du cadre de concertation interne aux
1.2. La coordination, le pilotage méthodes de planification, de suivi et d'évaluation
et le suivi du PRODEFPE sont Doter la cellule de coordination et de suivi d'un budget de
assurés fonctionnement
Doter les points focaux en moyens de travail
Assurer le fonctionnement du cadre partenarial
Assurer le suivi de la mise en œuvre des projets / actions du
programme
1.3. Le cadre institutionnel et
juridique de la formation Adapter le cadre institutionnel et juridique de la formation
professionnelle est revu et professionnelle (étude, analyse,...)
adapté
Former les agents et élus des collectivités territoriales aux
1.4. Les capacités des
principes de fonctionnement des dispositifs de formation et aux
ressources humaines impliquées
outils d'évaluation
dans l’exécution du Programme
Former des cadres des organisations professionnelles,
sont renforcées (76
syndicales, patronales et faîtières aux principes de
gestionnaires des
fonctionnement des dispositifs de formation et aux outils
établissements, 115 agents des
d'évaluation
structures centrales et
Former des agents des structures centrales et régionales aux
régionales, 160 acteurs du
principes de fonctionnement des dispositifs de formation et aux
secteur privé)
outils d'évaluation
48
Résultats attendus Projet/action
Former des gestionnaires d'établissement de formation
réhabilités ou créés par le programme à la gestion axée sur les
résultats et aux techniques de négociation et de
contractualisation
Appuyer les collectivités territoriales dans la mise en œuvre
décentralisée des projets/actions du Programme
Mener des études sur la formation et le marché de travail
1.5. Un appui à l'observatoire
national de l'emploi et de la Mettre en place avec les représentants économiques un outil de
formation est assuré veille économique
1.6. Les frais de rémunération du Assurer les rémunérations du personnel en exercice des
personnel chargé de la formation structures centrales et régionales
professionnelle et de Assurer les rémunérations du personnel en exercice des
fonctionnement des structures établissements de formation
centrales et régionales chargées Assurer les frais de fonctionnement des Etablissements de
de la formation professionnelle formation
sont assurés (en rapport avec la Assurer les frais de fonctionnement des structures centrales et
FP, y/c le FAFPA) régionales
Réaliser une étude pour définir les mesures de promotion du
1.7. Le rôle du secteur privé de secteur privé de formation et jeter les bases d'un partenariat
formation est clarifié public privé
Organiser un séminaire national sur le secteur privé de formation
Réaliser une étude sur la structure du système d'information à
mettre en place
1.8. Un système d'information est
Collecter et analyser les informations relatives au fonctionnement
conçu et mis en œuvre
du dispositif de formation
Mettre en œuvre le système d'information
1.9. Un système de suivi de
Concevoir le système de suivi de l'insertion professionnelle
l'insertion professionnelle des
sortants est conçu et est
opérationnel au niveau de l'ONEF Mener des études d'insertion
1.10. Un dispositif d’évaluation
Mener des évaluations externes de l’insertion professionnelle
externe de l’insertion est mis en
des sortants des dispositifs de formation diplômante et qualifiante
place
49
Composante 3 : Développer l'offre de formation dans les filières porteuses
50
Composante 5 : Faciliter l'insertion socioéconomique des femmes et des
jeunes
Résultats attendus Projet/action
5.1. Le dispositif de financement des Renforcer les mécanismes de financement existants
projets est renforcé
Equiper des sortants des CAR
51
5.4. Architecture globale du Cadre logique du PRODEFPE
Objectif général :
Contribuer à la réalisation des objectifs de
croissance à travers le développement des
qualifications professionnelles et des
compétences des ressources humaines.
29 8 14 5 7 4
PROJETS/ACTIONS PROJETS/ACTIONS PROJETS/ACTIONS PROJETS/ACTIONS PROJETS/ACTIONS PROJETS/ACTIONS
L’accolade signifie que l’ensemble des composantes concourent, comme un package, à l’atteinte de tous les objectifs également
comme un « package ».
52
Troisième Partie : LES IMPACTS
BUDGETAIRES
53
VI. Projection des dépenses
Rémunérations
8 150 231
4,78%
Frais de
Investissements fonctionnement
131 735 108 13 040 445
77,24% 7,65%
Transfert
17 630 000
10,34%
54
6.2. Répartition par intervenant
Pour ce qui est de la part de chaque département opérateur dans ce budget, c'est
naturellement le Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle qui
enregistre le niveau le plus important de dépenses prévues (44,51%), en raison du
rôle qu'il est appelé à jouer en tant qu'organe d'encadrement et de pilotage du
dispositif national, et des missions qui lui sont dévolues dans le cadre de la Politique
Nationale de l'Emploi en matière de régulation du marché du travail.
Le montant des dépenses affectées aux autres départements illustre le niveau de
leur intervention dans le programme. On retrouve ainsi le Ministère du
Développement rural en deuxième position (25,53%), le Ministère de l’Education
Nationale (5,93%) au troisième rang et le Ministère de l’Artisanat et du Tourisme
(5,58%) en quatrième position, ce qui illustre bien l'importance de leurs projets par
rapport aux besoins des secteurs qu'ils couvrent et des financements nécessaires
pour les réaliser. Cette répartition est rapportée dans le tableau ci-après.
Prévisions (en mille FCFA)
Département 2015 2016 2017 2015-2017 %
Ministère de l'Emploi et de la 44,51
14 209 688 29 848 667 31 860 213 75 918 568 %
Formation Professionnelle
25,53
Ministère du Développement Rural 6 230 198 19 114 111 18 192 110 43 536 419 %
Ministère de l'Education
1 473 500 3 935 500 4 699 500 10 108 500 5,93%
Nationale21
Ministère de l'Artisanat et du
1 697 441 3 627 625 4 195 581 9 520 647 5,58%
Tourisme
Ministère de l'Environnement, de
1 231 952 3 504 643 3 484 196 8 220 791 4,82%
l'Eau et de l'Assainissement
Ministère de l'Equipement, des
777 794 3 080 179 2 943 876 6 801 849 3,99%
Transport et du Désenclavement
Ministère de l'Energie 822 850 1 885 100 2 031 600 4 739 550 2,78%
Ministère de l'Urbanisme et de
151 550 182 550 213 050 547 150 0,32%
l'Habitat
Ministère des Sports 146 400 157 775 159 150 463 325 0,27%
Total 29 044 743 69 527 670 71 983 371 170 555 784 100%
21
En attendant de clarifier les informations, une Hypothèse a été faite de ne considérer
dans ce programme que les dépenses que le ministère d’éducation compte financer dans le
cadre du PRODEFPE.
55
6.3. Répartition par composante
L'analyse de la distribution des dépenses par composante laisse apparaitre une forte
concentration au niveau de la composante « Organisation de la formation dans les
filières porteuses» (45,29%), qui nécessite des frais conséquents en lien avec
l'accueil des apprenants et la réalisation des enseignements. La composante
« Développer l'offre de formation dans les filières porteuses» (accroissement des
capacités d’accueil, modernisation des équipements, recrutement et formation des
formateurs, …) occupe le deuxième rang en termes de dépenses (24,46%).
L'appui institutionnel inscrit dans la composante « Capacité institutionnelle, pilotage
et gestion », nécessite 14,87% des dépenses projetées en raison des défaillances
enregistrées dans ce domaine.
L'insertion socioéconomique, qui constitue l'une des finalités majeures du
programme, est en bonne place dans cette répartition avec 10,34% des dépenses
prévues.
Enfin, les dépenses liées à l'ingénierie, bien que limitées dans cette répartition
(4,05%), demeurent déterminantes pour l'amélioration de la qualité de la formation,
en particulier par l'élaboration des référentiels et la mise au point de méthodes
pédagogiques innovantes et la contribution en termes méthodologiques à la
normalisation du fonctionnement du dispositif. Cette fonction sera renforcée dans les
étapes ultérieures.
Ci-après la répartition par composante :
en mFCFA
Composante 2015 2016 2017 2015-2017 %
Capacité institutionnelle,
8 144 686 8 552 550 8 658 888 25 356 124 14,87%
pilotage et gestion
Capacité nationale
1 029 756 3 114 756 2 769 756 6 914 268 4,05%
d'ingénierie
Offre de formation 3 215 001 20 449 989 18 055 802 41 720 792 24,46%
Organisation des
14 367 300 29 112 375 33 762 925 77 242 600 45,29%
Formations
Insertion socio-
économique des 1 725 000 7 730 000 8 175 000 17 630 000 10,34%
femmes et des jeunes
Communication 563 000 568 000 561 000 1 692 000 0,99%
Total 29 044 743 69 527 670 71 983 371 170 555 784 100,0%
56
Répartition par composante (2015-2017)
Appui Institutionnel
25 356 124 Communication
14,87% 1 692 000
0,99%
Ingénierie
6 914 268
4,05% Organisation de la
formation
77 242 600
45,29%
Développement de
l'offre
41 720 792
24,46%
Insertion
17 630 000
10,34%
Budget de l’Etat 2 294 192 2 385 049 2 486 354 7 165 595 11,02%
Recettes propres des
403 440 421 600 653 920 1 478 960 2,27%
établissements de formation
FAFPA 8 652 442 8 912 015 9 179 375 26 743 832 41,13%
Total ressources
11 350 074 11 718 664 12 319 649 35 388 387 54,42%
nationales
Ressources extérieures
(déjà identifiées et en 12 776 065 8 937 972 7 923 722 29 637 759 45,58%
cours d’exploitation)
22
Total Ressources 24 126 139 20 656 636 20 243 371 65 026 146 100%
22
Voir détail en annexe 2
57
7.2. Les besoins de financement
La comparaison des ressources « disponibles » avec les dépenses projetées dégage
un besoin de financement de l’ordre de 105 529 638 mFCFA pour la période 2015-
2017, soit 62% du total des dépenses estimées pour la première phase, comme
suit (en mFCFA):
Total Dépenses projetées 29 044 743 69 527 670 71 983 371 170 555 784 100%
Total Ressources 24 126 139 20 656 636 20 243 371 65 026 146 38%
« disponibles »
Dont extérieures 12 776 065 8 937 972 7 923 722 29 637 759
Besoin (gap) de
financement (Ressources - 4 918 604 - 48 871 034 - 51 740 000 - 105 529 638 62%
– Dépenses)
L'évolution des besoins d'une année à l'autre s'explique par l'enclenchement des
premières actions concrètes essentiellement à partir de la deuxième année, après un
démarrage consacré surtout aux études et à la mise en place de l’organisation
nécessaire au bon fonctionnement du programme.
58
Conclusion
Le programme a une portée décennale : 2015-2024. Toutefois, pour des raisons
tant d'orthodoxie budgétaire et de périodicité d'élaboration des CDMT, que pour des
considérations de moyens et de capacité de réalisation, il sera scindé en plusieurs
phases. Les projections et les analyses présentées dans les parties III et IV
concernent la première étape qui correspond à la période 2015-2017. Cette
phase permettra d'enclencher le processus de réforme sur des bases compatibles
avec l'esprit et les orientations de la politique de l'Etat dans le champ de l'emploi et
de la formation professionnelle. Elle servira également à tester la faisabilité des
projets inscrits, à expérimenter la réactivité des opérateurs partenaires, à préparer
les bases des développements envisagés et à engager les premières actions de
consolidation des institutions, de développement de l'offre de formation et de
modernisation du système. Le pilotage et le suivi-évaluation intégrés dans le
processus de fonctionnement et la stratégie de mise en œuvre, permettront de
mesurer les écarts entre ces prévisions et leur réalisation concrète, de les corriger au
fur et à mesure et d'inscrire les activités nécessaires à la réalisation des objectifs
tracés, dans la continuité de la philosophie initiale et à la lumière des enseignements
de cette première période.
59
Bibliographie :
- Yves Bourdet et Kassim Dabitao Relever les défis de l’Emploi au Mali ; Juin 2014.
60
ANNEXES
61
Annexe 1 : Evolution du Budget par projet (pour tous les Départements)
C1 : Capacité institutionnelle, pilotage et gestion
Résultats Actions 2015 2016 2017 2015-2017
Recruter des cadres supplémentaires au niveau des structures ayant une 41 400
12 600 14 400 14 400
Les moyens de représentation nationale
l'administration sont Recruter des cadres supplémentaires au niveau régional et local 18 000 36 000 45 000 99 000
renforcés à travers l'appui Doter les structures nationales et déconcentrées en moyens de travail 294 956 304 226 305 718 904 900
aux structures nationales
Assurer les investissements et les charges diverses du FAFPA 431 474 453 048 475 701 1 360 223
et régionales
Total du résultat 757 030 807 674 840 819 2 405 523
Doter la cellule de coordination et de suivi en moyens de travail 20 000 20 000 15 000 55 000
Former les membres de la cellule de coordination, les membres du cadre
de concertation technique et les membres des cadres de concertation 163 500 159 000 159 000 481 500
interne aux méthodes de planification, de suivi et d'évaluation
La coordination, le
pilotage et le suivi du Doter la cellule de coordination et de suivi d'un budget de fonctionnement 50 000 50 000 50 000 150 000
PRODEFPE sont assurés Doter les points focaux en moyens de travail 26 000 26 000 26 000 78 000
Assurer le fonctionnement du cadre partenarial 30 000 30 000 30 000 90 000
Assurer le suivi de la mise en œuvre des projets / actions du programme 15 000 15 000 15 000 45 000
Total du résultat 304 500 300 000 295 000 899 500
Le cadre institutionnel et Adapter le cadre institutionnel et juridique de la FP (étude et analyse) 30 000 30 000 - 60 000
juridique de la FP est
revu et adapté Total du résultat 30 000 30 000 - 60 000
Former les agents et élus des collectivités territoriales aux principes de
130 000 - - 130 000
fonctionnement des dispositifs de formation et aux outils d'évaluation
Former des cadres des organisations professionnelles, syndicales,
patronales et faîtières aux principes de fonctionnement des dispositifs de 14 400 15 000 - 29 400
Les capacités des formation et aux outils d'évaluation
ressources humaines Former des agents des structures centrales et régionales aux principes de
20 000 20 000 20 000 60 000
impliquées dans fonctionnement des dispositifs de formation et aux outils d'évaluation
l'exécution du programme Former des gestionnaires d'établissement de formation réhabilités ou
sont renforcées créés par le programme à la gestion axée sur les résultats (GAR) et aux 66 000 70 500 75 000 211 500
techniques de négociation et de contractualisation (TNC)
Appuyer les collectivités territoriales dans la mise en œuvre décentralisée
500 000 500 000 500 000 1 500 000
des projets/actions du Programme
Total du résultat 730 400 605 500 595 000 1 930 900
62
Résultats Actions 2015 2016 2017 2015-2017
Un appui à l'observatoire Mener des études sur la formation et le marché de travail 200 000 200 000 100 000 500 000
national de l'emploi et de
la formation est assuré Total du résultat 200 000 200 000 100 000 500 000
Les frais de rémunération Assurer les rémunérations du personnel en exercice des structures (en
1 766 629 1 853 899 1 927 022 5 547 550
du personnel chargé de FP) centrales et régionales
la formation Assurer les rémunérations du personnel en exercice des établissements
professionnelle et de 477 754 501 542 536 910 1 516 206
de formation
fonctionnement des Assurer les frais de fonctionnement des structures centrales et régionales 2 678 534 2 809 117 2 946 285 8 433 936
structures de formation
Assurer les frais de fonctionnement des établissements de formation 871 839 926 818 969 852 2 768 509
sont assurés (en rapport
avec la FP, y/c le FAFPA) Total du résultat 5 794 756 6 091 376 6 380 069 18 266 201
Réaliser une étude pour définir les mesures de promotion du secteur privé
- 50 000 - 50 000
Le rôle du secteur privé de formation et jeter les bases d'un partenariat public et privé
est clarifié Organiser un séminaire national sur le secteur privé de formation - 50 000 40 000 90 000
Total du résultat - 100 000 40 000 140 000
Réaliser une étude sur la structure du système d'information à mettre en
50 000 - - 50 000
place
Un système d'information
Collecter et analyser les informations relatives au fonctionnement du
est conçu et mis en 20 000 30 000 30 000 80 000
dispositif de formation
œuvre
Mettre en œuvre le système d'information 208 000 308 000 358 000 874 000
Total du résultat 278 000 338 000 388 000 1 004 000
Un système de suivi de
Concevoir le système de suivi de l'insertion professionnelle 30 000 - - 30 000
l'insertion professionnelle
des sortants est conçu et Mener des études d'insertion 20 000 50 000 20 000 90 000
est opérationnel au
Total du résultat 50 000 50 000 20 000 120 000
niveau de l'ONEF
Un dispositif d'évaluation Mener des études d’évaluation externe de l’insertion des sortants des
30 000 30 000
externe de l'insertion est dispositifs de formation diplômante et qualifiante
mis en place Total du résultat 30 000 30 000
63
C2 : Capacité nationale d'ingénierie
Résultats Actions 2015 2016 2017 2015-2017
Participer à l'équipement de la structure nationale d'ingénierie de la
50 000 180 000 80 000 310 000
formation professionnelle (INIFORP)
Assurer la rémunération du personnel de la structure nationale
109 756 109 756 109 756 329 268
d'ingénierie de formation professionnelle
L'INIFORP est Assurer le fonctionnement de la structure nationale d'ingénierie de
opérationnel 60 000 65 000 70 000 195 000
la formation professionnelle
Former les cadres de l'INIFORP aux techniques de l'ingénierie de
50 000 60 000 70 000 180 000
formation professionnelle
Total du résultat 269 756 414 756 329 756 1 014 268
Total du résultat 750 000 2 690 000 2 430 000 5 870 000
Un cadre de Elaborer le cadre de certification 10 000 10 000 10 000 30 000
certification pour la
formation
professionnelle est mis Total du résultat 10 000 10 000 10 000 30 000
en place
Total C2 1 029 756 3 114 756 2 769 756 6 914 268
64
C3 : Offre de formation
Résultats Actions 2015 2016 2017 2015-2017
Réaliser des études de réhabilitation des centres 160 000 20 000 - 180 000
Des centres de Réhabiliter et équiper les centres (CAA et CAR) ayant fait l’objet
200 000 3 200 000 2 600 000 6 000 000
formation sont d’études
réhabilités Réhabiliter et/ou équiper d'autres centres 289 995 751 495 132 995 1 174 485
Entretenir des CAR et des CAA 100 000 550 000 550 000 1 200 000
Total du résultat 749 995 4 521 495 3 282 995 8 554 485
Réaliser des études de faisabilité de construction de centres 90 000 110 000 - 200 000
Des centres sont Construire et équiper des centres 1 600 000 15 000 000 13 900 000 30 500 000
construits et équipés Construire et équiper des CAFé - - - -
Total du résultat 1 690 000 15 110 000 13 900 000 30 700 000
Organiser des sessions de recyclage pour les formateurs (public
Des formateurs sont 172 400 180 425 179 850 532 675
et privé)
recyclés
Total du résultat 172 400 180 425 179 850 532 675
Organiser des formations pédagogiques pour les nouveaux maîtres
Des maîtres 75 000 87 500 87 500 250 000
d'apprentissage (MA) et formateurs endogènes (FE)
d'apprentissage/ Organiser des formations techniques continues pour des MA et
formateurs endogènes FE 88 375 50 575 50 575 189 525
sont reçus en formation Total du résultat 163 375 138 075 138 075 439 525
Des centres de ressources Inventorier et sélectionner les entreprises à équiper (Créer une
artisanales et des 15 000 15 000 15 000 45 000
base de données sur les entreprises artisanales et agricoles)
entreprises familiales
agricoles (fermes - écoles) Equiper et mettre à niveau des entreprises 250 000 250 000 250 000 750 000
signataires de conventions
de formation sont équipées Total du résultat 265 000 265 000 265 000 795 000
De nouveaux Recruter des formateurs 139 381 208 269 269 157 616 807
formateurs de centres Former les nouveaux formateurs 34 850 26 725 20 725 82 300
sont formés et/ou
Total du résultat 174 231 234 994 289 882 699 107
recrutés
Total C3 3 215 001 20 449 989 18 055 802 41 720 792
65
C4 : Organisation des Formations
Des apprenants sont Organiser la formation selon le mode par apprentissage 2 425 500 3 070 375 3 738 000 9 233 875
formés selon le mode par
apprentissage
Total du résultat 2 425 500 3 070 375 3 738 000 9 233 875
Des apprenants sont Organiser la formation selon le mode par alternance 780 000 1 069 500 1 336 500 3 186 000
formés selon le mode par
alternance
Total du résultat 780 000 1 069 500 1 336 500 3 186 000
Des apprenants sont Organiser la formation selon le mode résidentiel 1 916 400 2 344 800 3 210 800 7 472 000
formés selon le mode
résidentiel Total du résultat 1 916 400 2 344 800 3 210 800 7 472 000
Des apprenants sont Organiser les formations qualifiantes 3 568 400 6 343 700 6 997 375 16 909 475
formés selon le type de
formation qualifiante Total du résultat 3 568 400 6 343 700 6 997 375 16 909 475
Des actifs sont formés Organiser les formations continues 5 677 000 16 284 000 18 480 250 40 441 250
selon le type de formation
continue Total du résultat 5 677 000 16 284 000 18 480 250 40 441 250
66
C5 : Insertion socio-économique des femmes et des jeunes
Résultats Actions 2015 2016 2017 2015-2017
Le dispositif de Renforcer les mécanismes existants de financement de projets 50 000 150 000 150 000 350 000
financement des projets
est renforcé Total du résultat 50 000 150 000 150 000 350 000
Equiper des sortants des CAR 420 000 1 980 000 2 100 000 4 500 000
Equiper des finalistes CED 420 000 2 460 000 2 520 000 5 400 000
Des sortants de
Equiper des sortants des CAF 420 000 2 460 000 2 520 000 5 400 000
structures de formation
sont équipés Equiper des sortants des CAFés 180 000 210 000 240 000 630 000
Equiper des sortants actifs sans emploi des autres secteurs 180 000 360 000 480 000 1 020 000
Total du résultat 1 620 000 7 470 000 7 860 000 16 950 000
Des associations Appuyer des associations féminines 55 000 110 000 165 000 330 000
féminines sont appuyées Total du résultat 55 000 110 000 165 000 330 000
Total C5 1 725 000 7 730 000 8 175 000 17 630 000
C6: Communication
Résultats Actions 2015 2016 2017 2015-2017
Elaborer et mettre en œuvre un plan de communication en direction des
333 000 288 000 281 000 902 000
usagers (jeunes, familles, entreprises etc.)
Une stratégie de Elaborer et mettre en œuvre un plan de communication institutionnelle
130 000 130 000 130 000 390 000
communication est mise pour le programme
en œuvre Informer et sensibiliser les élus et agents des collectivités territoriales sur
50 000 50 000 50 000 150 000
le programme
Total du résultat 513 000 468 000 461 000 1 442 000
Un centre d'information et Créer et rendre opérationnel un dispositif d'information et d'orientation
50 000 100 000 100 000 250 000
d'orientation pour la FP pour la FP
est créé et est
Total du résultat 50 000 100 000 100 000 250 000
opérationnel
Total C6 563 000 568 000 561 000 1 692 000
Total Programme 29 044 743 69 527 670 71 983 371 170 555 784
67
Annexe 2 : Détail des ressources « mobilisables » pour la formation professionnelle et besoins de financement par ministère
Ministère de l'Equipement, des Transport et du Désenclavement
Ressources
12 000 190 000 231 000 231 000
Ressources Extérieures
Total ressources 122 000 310 000 351 000 130 000 140 000 621 000
Total dépenses 777 794 3 080 179 2 943 876 6 801 849
Total ressources 254 588 365 058 481 995 516 525 559 295 1 557 815
Total dépenses 671 995 1 867 195 2 176 270 4 715 460
68
Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2015-2017
Budget de l'Etat 551 920 480 427 454 608 518 305 531 854 545 510 1 595 669
Ressources
3 854 026 4 020 093 7 752 593 12 467 339 8 859 246 7 843 996 29 170 581
Extérieures
Ressources Recettes Propres 129 320 205 427 152 300 200 000 200 000 200 000 600 000
FAFPA 7 834 000 5 649 000 8428707 8652442 8912015 9179375 26 743 832
Total ressources 12 369 266 10 354 947 16 788 208 21 838 086 18 503 115 17 768 881 58 110 082
Total dépenses 14 209 688 29 848 667 31 860 213 75 918 568
Total ressources 125 000 224 880 171 940 180 735 405 829 758 504
Total dépenses 877 950 971 400 1 043 150 2 892 500
69
Ministère de l'Artisanat et du Tourisme
Budget de l'Etat
Ressources
Extérieures 9 500
Ressources 45
Recettes Propres 35 000 30 000 35 000 40 000 120 000
000
Total ressources 9500 35 000 30 000 35 000 40 000 45 000 120 000
Total dépenses 1 697 441 3 627 625 4 195 581 9 520 647
Budget de l'Etat 155 000 220 000 226 600 233 398 240 400 700 398
Ressources
194 034
Extérieures
Ressources
Recettes Propres
Total ressources 349 034 220 000 226 600 233 398 240 400 700 398
Total dépenses 1 231 952 3 504 643 3 484 196 8 220 791
70
Ministère des Sports
Budget de l'Etat 203 804 222 430 120 000 124 000 128 000 372 000
Ressources
Extérieures
Ressources
Recettes Propres
Total ressources 203 804 222 430 120 000 124 000 128 000 372 000
Total dépenses 146 400 157 775 159 150 463 325
Budget de l'Etat 180 000 180 000 192 000 197 760 203 693 593 453
Ressources
11 000 150 000
Extérieures
Ressources
Recettes Propres
Total ressources 191 000 330 000 192 000 197 760 203 693 593 453
Total dépenses 494 800 1 091 300 723 050 2 309 150
71
Ministère du Développement Rural
Budget de l'Etat 507 431 596 492 614 387 632 818 1 843 697
Ressources
329 726 9 726 9 726 9 726 29 178
Extérieures
Ressources
Recettes Propres
Total ressources 837 157 606 218 624 113 642 544 1 872 875
Total dépenses 6 230 198 19 114 111 18 192 110 43 536 419
Ressources
Ressources Extérieures
Recettes Propres
Total dépenses 151 550 182 550 213 050 547 150
72
Ministère des Mines
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2015-2017
Budget de l'Etat
Ressources
Ressources Extérieures
Recettes Propres
Total ressources - - - -
Total dépenses 258 625 261 625 261 625 781 875
Gap - 258 625 - 261 625 - 261 625 - 781 875
Ministère de l'Energie
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2015-2017
Budget de l'Etat 15 000 15 000 15 450 15 914 16 391 47 755
Ressources
40 000 45 000 47 000 49 000 50 000 146 000
Ressources Extérieures
Recettes Propres
Total ressources 55 000 60 000 62 450 64 914 66 391 193 755
Total dépenses 822 850 1 885 100 2 031 600 4 739 550
Gap - 760 400 - 1 820 186 - 1 965 209 - 4 545 795
23
Ministère de l'Education Nationale
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2015-2017
Budget de l'Etat
Ressources
Ressources Extérieures
Recettes Propres
Total ressources - - - -
Total dépenses 1 473 500 3 935 500 4 699 500 10 108 500
23
En attendant de clarifier les informations, une Hypothèse a été faite de ne considérer dans ce programme que les dépenses que le ministère
d’éducation compte financer dans le cadre du PRODEFPE
73
74
Annexe 3 : Besoins régionaux en ressources humaines qualifiées (formulés en septembre 2011)
75
Secteur économique 4 : agriculture
Besoins par métier et par région administrative TOTAL
N° FILIERES
METIERS D BKO Kayes Kkro Sikasso Ségou Mopti Tomb Gao Kidal
1 Céréaliculteur 65 175 71 938 87 123 94 602 84 167 73 397 24 559 19 603 2 437 523 000
Riziculteur 65 175 71 938 87 123 94 602 84 167 73 397 24 559 19 603 2 437 523 000
Céréalière Semencier 748 825 999 1 085 966 842 282 225 28 6 000
Producteur de Blé 2 031 2 242 2 715 2 948 2 623 2 288 765 611 76 16 300
2 pépiniériste 125 138 167 181 161 140 47 37 5 1 000
Producteur de pois
Horticulture 424 468 566 615 547 477 160 127 16 3 400
sucré
Arboriculteur 125 138 167 181 161 140 47 37 5 1 000
Producteur
8 100 8 941 10 828 11 757 10 460 9 122 3 052 2 436 303 65 000
d’oléagineux
Maraicher 9 969 11 004 13 327 14 471 12 874 11 227 3 757 2 998 373 80 000
76
Secteur économique 6 : Foresterie
Besoins par métier et par région administrative
N° FILIERES METIERS D TOTAL
Kayes Kkro Sikasso Ségou Mopti Tomb Gao Kidal
BKO
Fabricant de briquettes
374 413 500 543 483 421 141 112 14 3 000
combustibles
1 Production Pêcheur 14 954 16 506 19 990 21 706 19 312 16 841 5 635 4 498 559 120 000
Pépiniériste forestier 50 55 67 72 64 56 19 15 2 400
77
Secteur économique 9 : énergie
Besoins par métier et par région administrative
N° FILIERES METIERS D TOTAL
Kayes Kkro Sikasso Ségou Mopti Tomb Gao Kidal
BKO
Technicien en solaires
photovoltaïque et thermique 374 413 500 543 483 421 141 112 14 3 000
1 Energies nouvelles
et renouvelables Technicien en énergie
125 138 167 181 161 140 47 37 5 1 000
Eolienne
Technicien en énergie de
93 103 125 136 121 105 35 28 3 750
biomasse
Installateur/maintenancier
56 62 75 81 72 63 21 17 2 450
d’équipements solaires
78
Secteur économique 11 : Bâtiment
Besoins par métier et par région administrative
N° FILIERES TOTAL
METIERS D BKO Kayes Kkro Sikasso Ségou Mopti Tomb Gao Kidal
Maçon 374 413 500 543 483 421 141 112 14 3 000
Décorateur de façade 62 69 83 90 80 70 23 19 2 500
Etanchéiste 62 69 83 90 80 70 23 19 2 500
1 Maçonnerie Ferrailleur 125 138 167 181 161 140 47 37 5 1 000
Staffeur 187 206 250 271 241 211 70 56 7 1 500
Confectionneur de
125 138 167 181 161 140 47 37 5 1000
briques /pavés/dalles/tuiles
Coffreur 125 138 167 181 161 140 47 37 5 1 000
2 Menuiserie Menuiserie métallique 125 138 167 181 161 140 47 37 5 1 000
Menuiserie aluminium 4 299 4 745 5 747 6 240 5 552 4 842 1 620 1 293 161 34 500
Carreleur 112 124 150 163 145 126 42 34 4 900
3 Carrelage
Poseur de pavé/dalles 623 688 833 904 805 702 235 187 23 5 000
Peintre bâtiment 162 179 217 235 209 182 61 49 6 1 300
4 Peinture Peintre décorateur 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
Peintre automobile 860 949 1 149 1 248 1 110 968 324 259 32 6 900
Plombier sanitaire 249 275 333 362 322 281 94 75 9 2 000
5 Plomberie
Tuyauteur industriel 573 633 766 832 740 646 216 172 21 4 600
6 Electricité Electricien bâtiment 162 179 217 235 209 182 61 49 6 1 300
79
Secteur économique 13 : Hôtellerie
Besoins par métier et par région administrative
N° FILIERES TOTAL
METIERS D BKO Kayes Kkro Sikasso Ségou Mopti Tomb Gao Kidal
Réceptionniste 37 41 50 54 48 42 14 11 1 300
1 Hébergement Concierge 19 21 25 27 24 21 7 6 1 150
Femme de
chambre ou 37 41 50 54 48 42 14 11 1 300
valet
Gouvernante 25 28 33 36 32 28 9 7 1 200
Cuisinier 125 138 167 181 161 140 47 37 5 1 000
2 Cuisine Contrôleur
25 28 33 36 32 28 9 7 1 200
nourriture
Pâtissier 62 69 83 90 80 70 23 19 2 500
Commis de
187 206 250 271 241 211 70 56 7 1 500
3 Restauration restaurant
Barman 62 69 83 90 80 70 23 19 2 500
80
Secteur économique 15 : artisanat
Besoins par métier et par région administrative
N° FILIERES D TOTAL
METIERS Kayes Kkro Sikasso Ségou Mopti Tomb Gao Kidal
BKO
Tailleur 1 869 2 063 2 499 2 713 2 414 2 105 704 562 70 15 000
1 Brodeur 573 633 766 832 740 646 216 172 21 4 600
Coupe couture stylisme
Styliste 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
Forgeron 872 963 1 166 1 266 1 127 982 329 262 33 7 000
Chaudronnier 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
2 Forge
Ferblantier 623 688 833 904 805 702 235 187 23 5 000
Ferronnier d’art 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
Sculpteur bois et pierre 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
3 Sculpture
Tailleur de pierre 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
4 Coiffure-esthétique Coiffeur/ Tresseur 872 963 1166 1266 1127 982 329 262 33 7 000
Bijouterie/Joaillerie/ Bijoutier/ Joaillier/
5 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
Orfèvrerie Orfèvre
6 Electronique Electronicien 1 745 1 926 2 332 2 532 2 253 1 965 657 525 65 14 000
7 Teinture Teinturier 573 633 766 832 740 646 216 172 21 4 600
8 Tapisserie Tapissier 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
9 Tissage Tisserand 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
10 Photographie Photographe 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
11 Froid et climatisation Frigoriste 1 745 1 926 2 332 2 532 2 253 1 965 657 525 65 14 000
12 Poterie céramique Potier céramique 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
13 Cordonnerie Cordonnier 430 475 575 624 555 484 162 129 16 3 450
14 Designer Designer 324 358 433 470 418 365 122 97 12 2 600
Fabricant de matériels
860 949 1 149 1 248 1 110 968 324 259 32 6 900
Fabrication agricoles
15 d’équipements/ Fabricant de pirogues 287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
matériel Fabricant des
287 316 383 416 370 323 108 86 11 2 300
instruments de musique
81
82