Livre Comprendre LOnction
Livre Comprendre LOnction
Préface.....................................................................………………………………………………………2
L’Onction sur Jésus..................................................………………………………………………………3
L’Onction intérieure..................................................………………………………………………….......8
Comment je fus conduit par l’Onction.....................………………………………………………………14
Exercer un ministère de guérison sans Onction.....………………………………………………………19
Les 5 Dons que sont les Ministères........................………………………………………………………22
L’Onction pour prêcher...........................................………………………………………………………26 1
L’Onction pour enseigner........................................……………………………………………………....31
L’Onction du Pasteur..............................................………………………………………………………34
L’onction du Prophète.............................................………………………………………………………40
L’Onction de l’Apôtre..............................................………………………………………………………52
Comment faire croître l'Onction..............................……………………………………………………….56
Céder à l’Onction....................................................……………………………………………………….62
Onctions particulières.............................................……………………………………………………….64
L'Onction de Guérison............................................……………………………………………………….70
L’Onction corporative..............................................………………………………………………………..85
Préface
Au début de mon ministère, il y a de cela 49 ans, j'aurais aimé avoir à ma disposition le matériel pédagogique qui
existe actuellement. Nos vies et ministère auraient connu une évolution différente.
C'est la raison pour laquelle j'aspire à partager avec d'autres pasteurs, - et plus particulièrement avec les jeunes dans le
service - ce que certains parmi nous ont mis 40 ou 50 années à apprendre.
Mon but, dans le présent ouvrage, c'est de dire ce que, tout au long d'un demi-siècle de ministère, j'ai appris à
propos de l'onction.
La Section 2, nous amènera à voir qu'il existe également une onction de l'Esprit Saint sur les dons que sont les
ministères - onction qui va de pair avec les charges qu'ils impliquent.
Grâces soient rendues à Dieu pour les dons des ministères qu'Il a accordés au Corps de Christ en vue de notre croissance
spirituelle. Grâces Lui soient également rendues pour l'onction de Dieu reposant sur des hommes et des femmes qu'Il a
appelés à ces fonctions.
Mais il existe une onction encore plus puissante, que nous désignerons par l'expression "onction corporative" qui repose
sur l'Eglise. Celle-ci fera l'objet d'une étude dans la Section 3.
Tout en lisant cet ouvrage, gardez présent à l'esprit le fait qu'il y a différentes onctions, mais qu'elles procèdent toutes du
même Saint-Esprit - seule personne de la Divinité à être présentement à l'œuvre sur la terre.
Vous découvrirez que rien ne saurait être comparé à la gloire manifestée de Dieu.
Lorsque vous y aurez goûté, plus rien ne sera en mesure de vous satisfaire.
Kenneth Hagin
3
L’Onction sur Jésus
Aux temps vétérotestamentaires, le laïc moyen (nous l'appellerions de nos jours "croyant"), n'avait aucune onction ni
en lui ni sur lui. La présence de Dieu était soigneusement enfermée dans le Temple, et plus précisément, dans le Lieu
très Saint.
Mais Dieu accordait une onction au roi pour lui permettre d'exercer cette responsabilité. Il en allait de même pour le
prêtre et pour le prophète en vue de l'exercice de leur charge respective. L'Esprit de Dieu descendait sur ces trois
catégories d'individus afin de les rendre capables de remplir les fonctions qui étaient assignées à chacune d'elles.
David reçut ces trois types d'onction. David fut roi, prêtre et prophète. Au Psaume 92, David déclare :"... Je suis arrosé
avec une huile fraîche" (verset 11). L'huile typifie le Saint-Esprit (Nous avons souvent besoin d'une onction fraîche). 4
Les onctions aujourd'hui
De nos jours, Dieu oint encore des prophètes. Les prophètes sont les porte-paroles du Seigneur. La charge de prophète
inclut tout ce qui constitue un message de la part de Dieu - et l'on pourrait dire qu'il s'agit de toutes les formes
d'enseignement et de prédication -, mais plus spécialement la fonction du prophète car c'est bien de cette onction dont il
est question. Dieu continue à oindre des individus en vue de la prédication, du témoignage et du chant.
Et Il oint encore des prêtres. Quelle était donc la fonction d'un prêtre ? Celle de représenter d'autres personnes qui ne
pouvaient pas entrer dans la présence de Dieu dans le Lieu très saint. Seul le prêtre - le grand prêtre - pouvait pénétrer
dans le Lieu très saint, et c'était ainsi qu'il était intercesseur
en faveur du peuple. De nos jours, Dieu oint encore des intercesseurs. Il continue à oindre des personnes en vue
de la prière. Et il y a bien une onction là.
Et Il oint des rois. Nous sommes tous rois, gloire à Dieu ! Romains 5 : 17 déclare que nous règnerons "dans la vie".
Mais c'est l'onction qui nous rendra capables de régner. D'autres parallèles de l'Ancien Testament relatifs à l'onction
incluent ces passages de Zacharie et d'Esaïe :
ZACHARIE 4 : 6
Alors il reprit et me dit : C'est ici la parole que l'Eternel adresse à Zorobabel
:Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est PAR MON ESPRIT, dit l'Eternel des armées.
Lorsque nous pensons à l'Esprit de Dieu, nous lui associons toujours les notions de force et de puissance. Or, quand
dans ce verset, Dieu fait usage de ces deux termes, Il fait allusion à la force humaine. Il dit à Zorobabel : " Ce n'est
pas par la puissance d'une armée, mais c'est par mon Esprit que la bataille sera gagnée". C'est par l'Esprit de Dieu que
se remportent les victoires et non par la main de l'homme. 5
ESAIE 10 : 27
En ce jour, son fardeau sera ôté de dessus ton épaule, et son joug de dessus ton cou ; et la graisse (ou ONCTION)
fera éclater le joug.
Il arrive que nous donnions à cette phrase une autre formulation : "C'est l'onction qui anéantit (ou brise) le joug".
Mais le sens reste rigoureusement le même : l'onction fera éclater le joug.
Cette déclaration vaut tant pour notre vie que pour notre ministère : le joug de la maladie ou de tout ce dont le diable
essaie de nous accabler sera anéanti grâce à l'onction.
Nous constatons dans le Nouveau Testament de quelle manière l'onction reposait sur le ministère de Jésus et nous
avons beaucoup à apprendre sur le fait d'exercer un ministère sous l'onction.
LUC 4 /14 - 19
14 Jésus, revêtu de la PUISSANCE de L'ESPRIT, retourna en Galilée, et sa renommée se répandit dans tout le pays
d'alentour.
15 Il enseignait dans les synagogues, et il était glorifié par tous. Remarquez qu'au verset 14, le mot "puissance" est
employé en liaison avec le Saint-Esprit. En procédant à une combinaison des deux versets, nous pourrions affirmer : "Il
retourna dans la puissance du Saint-Esprit et Il enseignait" ou "Il enseignait dans la puissance du Saint-Esprit" (car il
existe bien une onction pour l'enseignement).
16 Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se
leva pour faire la lecture,
17 et on lui remit le livre du prophète Esaïe. L'ayant déroulé, il trouva l'endroit où il était écrit
18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a OINT pour ANNONCER une bonne nouvelle aux pauvres ; Il
m'a envoyé pour GUERIR ceux qui ont le cœur brisé,
19 pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les
opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. 6
Remarquez l'emploi du terme "puissance" (verset 14) et du mot "oint" (verset 18) en rapport avec le Saint-Esprit,
utilisés dans cet ordre. S'adressant à Corneille et à toute sa maison, Pierre déclara : "Vous savez comment Dieu a OINT
du Saint-Esprit et de force Jésus de Nasareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient
sous l'empire du diable, car Dieu était avec lui." (Actes 10 : 38).
Jésus affirma : "L'Esprit du Seigneur est SUR moi, parce qu'Il M'A OINT..."
(Luc 4 : 18).
Selon ce que dit la totalité de ce verset, Dieu oignit Jésus pour deux buts essentiels : prêcher et guérir. Jésus fut
également oint pour enseigner, (ce qui constitue un lien avec la prédication).
Le Ministère de Jésus-Christ
Lorsque vous évoquez le ministère terrestre du Seigneur Jésus-Christ, la plupart des gens apportent cette réponse im
médiate : "Oui, d'accord, mais Il était le Fils de Dieu. " Et I1 l'était, bien entendu.
Mais ils passent à côté de la réalité, car être le Fils de Dieu était une chose et exercer un ministère en tant que personne
en était une autre. Ce ne fut pas en tant que Fils de Dieu qu'Il exerça Son ministère - mais en tant que simple homme oint
du Saint-Esprit.
Si ces personnes voulaient bien prendre le temps de réfléchir un instant, elles se rendraient compte de cette réalité dans le
passage des Ecritures que nous venons de voir dans Luc 4.
Il se trouvait dans la ville de Son enfance, Nazareth, un jour de sabbat. Il se rendit à la synagogue où on lui tendit le
rouleau d'Esaïe pour la lecture et Il lut le texte que nous venons d'étudier : "L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'Il
m'a oint..." Après cette lecture, Jésus rendit le rouleau au prêtre de service, s'assit et se mit à enseigner le peuple.
Il commença par dire : "AUJOURD'HUI cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, est accomplie. " (verset
21). 7
Si Jésus avait exercé Son ministère en tant que Fils de Dieu, Il n'aurait pas eu besoin d'onction. Ou encore, s'Il avait
exercé ce ministère en tant que Dieu manifesté dans la chair, Dieu aurait-Il eu besoin d'être oint ? Qui pourrait oindre
Dieu ?
Dans les Philippiens 2 : 7, il est écrit que Jésus "s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant
semblable aux hommes ; ..." D'autres traductions de ce passage disent qu'Il "a mis de côté" ou "qu'Il s'est dépouillé" de
"Sa force toute puissante et de Sa gloire" en venant dans ce monde, et ce, bien qu'Il ait été Fils de Dieu.
Il est venu ici-bas tel un homme. Comment cela a-t-il pu se faire ? Je l'ignore, mais la Bible déclare qu'il en fut
ainsi et je le crois !
Ainsi que je l'ai dit à maintes reprises, Jésus était Fils de Dieu tout autant à l'âge de 21 ans qu'à celui de 30 ans. Il était
Fils de Dieu autant à 25 ans qu'à
30 ans. Il était Fils de Dieu aussi bien à 25, 26, 27, 28 qu'à 29 ans, n'est-ce pas ?
Et cependant, aucune de ces années ne L'a vu guérir une seule personne ou accomplir un seul miracle !
Comment pouvons-nous le savoir ? Parce que la Bible nous le dit. La Bible nous apprend que Jésus fut oint après avoir
été baptisé par Jean dans le Jourdain, et que le Saint-Esprit descendit sur Lui sous une forme corporelle,
àsavoir celle d'une colombe (Luc 3 : 22). Du ciel Dieu fit entendre Sa d'une voix en ces termes : "Celui-ci est mon Fils
bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection." (Matthieu 3 :17).
La Parole de Dieu nous révèle qu'ensuite, Jésus retourna en Galilée et qu'Il prit part aux noces de Cana en compagnie de
Sa mère. Là, Il transforma l'eau en vin et la Bible déclare que ce fut le premier miracle que Jésus accomplit : "Tel fut, à
Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta Sa gloire, et ses disciples crurent en lui." (Jean 2 :
11).
Jésus Lui aussi dut recevoir l'onction avant de pouvoir opérer des guérisons, car Il s'était dépouillé de toute puissance et 8
de la gloire qui avaient été Siennes en tant que Fils de Dieu, le jour où Il était devenu homme. Bien que Fils de Dieu
pour ce qui était de Sa personne, Il n'était pas Fils de Dieu pour ce qui était de la puissance. Ceci peut paraître paradoxal.
Etes-vous en mesure de le comprendre ?
Lorsque des personnes répondent : "Oui, d'accord - mais Jésus était Fils de Dieu", ceci range Son ministère dans une
catégorie à part. Ce reviendrait à dire que personne d'autre ne serait à même d'exercer un même ministère - ou un
ministère qui s'en approcherait - si le ministère de Jésus représentait un cas particulier en soi.
Donc, parce qu'il était Fils de Dieu, Il était en tant que personne une catégorie à part. Mais pour ce qui était du
ministère, la ne représentait nullement une catégorie spécifique.
Pour quelle raison ? Rappelez-vous les déclarations de Jésus dans l'Evangile de Jean :
JEAN 14 : 12
12 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et IL EN FERA DE
PLUS GRANDES, parce que je m'en vais au Père.
Aussi donc, si les œuvres de Jésus - Son ministère, c'est Ses œuvres - représentaient une catégorie à part, comme le
pensent tant de gens, alors Jésus aurait menti. Il dit : "... celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il
en fera DE PLUS GRANDES..."
En conséquence, Jésus Lui-même n'a jamais rangé Ses œuvres ou Son ministère dans une catégorie hors norme.
Pour quelle raison cette réalité n'a-t-elle pas été bien comprise ?
Nous ne nous sommes jamais consacrés à une étude sérieuse de la Parole sur ce sujet parce que nous avons subi un
lavage de cerveau religieux. Et nous avons pensé : "Il est inutile de nous attarder sur ce point parce que Jésus est le
Fils de Dieu, et que de toute façon, je ne pourrais jamais exercer semblable ministère "et c'est ainsi que bien 9
évidemment, nous sommes passés à côté de la question.
Paul écrivit dans Ephésiens 4 : 8 que lorsque Christ monta au ciel, Il accorda des dons aux hommes. Qu'étaient-ils ?
Le verset 11 nous en fournit la liste : "Et il a donné les uns comme APOTRES, les autres comme PROPHETES, les
autres comme EVANGELISTES, les autres comme PASTEURS et DOCTEURS..." On dit souvent que ce sont les
dons d'un ministère à cinq aspects.
En réalité, Jésus les exerça tous et nous montra l'exemple dans l'exercice de chacun d'eux.
Le premier qu'Il exerça fut celui d'apôtre. Le troisième chapitre des Hébreux
Lui donne le titre d'apôtre :
HEBREUX 3 :1
1 C'est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l'APOTRE et le souverain sacrificateur de
la foi que nous professons, Jésus. Le mot grec apostolos qui a été traduit par "apôtre" signifie "un envoyé". Par
conséquent, Jésus fut le tout premier exemple d'un "envoyé". Il fut envoyé par Dieu et par le Saint-Esprit.
Le deuxième ministère qu'Il exerça fut celui de prophète. Dans le quatrième chapitre de Luc, Jésus dit de Lui-même :
"Aucun PROPHETE n'est bien reçu dans sa patrie." (Verset 24).
Rappelez-vous l'histoire de la femme près du puits de Samarie. Elle déclara vouloir de l'eau vive que Jésus promettait, mais lorsqu'Il lui
ordonna d'aller chercher son mari, elle avoua : "Je n'ai point de mari." (Jean 4: 17)
Et Jésus répondit : "Tu as eu raison de dire : Je n'ai point de mari. Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant
n'est pas ton mari. En cela tu as dit vrai." (verset 17,18).
10
En d'autre termes, Jésus disait que l'homme avec lequel elle vivait n'était pas son mari. (Nous rencontrons à notre époque
des gens, même au sein de cercles charismatiques, qui vivent ensemble tout en n'étant pas mariés, et ils déclarent : "Oh
mais Dieu le sait, et c'est vraiment mon mari." Il n'est pas plus votre mari que vous n'êtes le parent d'un singe.
La femme près du puits de Jacob reconnut : "Seigneur, je vois que tu es un PROPHETE" (verset 19). Elle laissa sa
cruche, s'en retourna à la ville et dit à ses concitoyens : "Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ; ne serait-
ce point le Christ ?" (Verset 29).
L'une des caractéristiques du ministère de prophète est que ce dernier voit et connaît les choses de manière surnaturelle.
(Dans l'Ancien Testament, le prophète était parfois appelé "le voyant"). Jésus était donc un prophète.
Pierre dit de Jésus qu'Il est "le souverain pasteur" (1 Pierre 5 : 4).
Cinquièmement, Jésus exerça le ministère de docteur. Les quatre Evangiles rapportent, plus que toute autre chose, les
enseignements de Jésus. Vous vous en rendrez compte si vous les lisez en soulignant les mots "enseigner" , "enseigna".
Jésus enseigna plus qu'Il ne guérit. Il enseigna plus qu'Il ne prêcha. Enseigner fut Sa première préoccupation.
Matthieu 9 : 35 déclare : "Jésus parcourait toutes les villes et les villages, ENSEIGNANT dans les synagogues,
PRECHANT la bonne nouvelle du royaume, et GUERISSANT toute maladie et toute infirmité."
Son ministère fut d'enseigner, de prêcher, et de guérir. Il existe une onction particulière pour chacune de ces tâches. 11
Si vous assumez le rôle qui vous a été assigné, l'onction ne fera pas défaut. Elle peut se faire plus forte - elle peut aller
en augmentant - mais il se peut aussi qu'elle diminue ou s'étiole du fait de votre propre faute, ainsi que nous l'étudierons
plus tard.
Parlant de Jésus, Jean Baptiste laissa entendre que Jésus possédait le Saint-Esprit, sans mesure, ce qui laisse supposer
que nous, en tant qu'individus, nous avons l'Esprit avec mesure :
JEAN 3:34
34 Car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit AVEC MESURE.
Le croyant a en lui une mesure de l'Esprit Saint, pour un but précis, mais
l'onction descendra sur vous afin que vous soyez en mesure d'exercer la
fonction à laquelle Dieu vous a appelé. Il s'agit certes du même Saint-Esprit,
mais d'une onction différente.
12
L’Onction intérieure
Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a OINTS, c'est Dieu, lequel nous a aussi marqués d'un
sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l'Esprit. (2 Corinthiens 1 : 21, 22).
Pour vous, vous avez reçu l'ONCTION" de la part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance... Pour
vous, l'ONCTION que vous avez reçue de lui demeure EN vous, et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne ; mais
comme son ONCTION vous enseigne toutes choses, et qu'elle est véritable et qu'elle n'est point un mensonge, demeurez
en lui selon les enseignements qu'elle vous a donnés. (1 Jean 2 : 20,27).
Tout croyant a une onction qui demeure au-dedans de lui, parce que le Saint-Esprit vient en nous au moment de la
nouvelle naissance. 13
Romains 8 : 9 déclare : "Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas." L'Esprit de Christ, c'est le
Saint-Esprit.
Nous ne faisons pas allusion ici au baptême dans le Saint-Esprit, ou au fait d'être rempli du Saint-Esprit, pour
reprendre la phraséologie biblique.
Jésus s'adressa à Ses disciples en ces termes : "Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin
qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité,... car il demeure AVEC vous, et il sera EN vous " (Jean 14 :
16, 17).
Et plus tard Jésus promit aux mêmes disciples : "Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant SUR
vous, et vous serez mes témoins..." (Actes 1: 8).
L'une - la nouvelle naissance - vous apporte la bénédiction. C'est l'eau vive qui EN VOUS jaillit jusque dans la vie
éternelle.
L'autre expérience - le baptême dans le Saint-Esprit - fait de vous une bénédiction pour les autres. Ce sont les fleuves14
qui coulent DE votre sein. Il s'agit de la réception de la puissance promise par Jésus dans Luc 24 - et elle est à la
disposition de chaque croyant.
LUC 24 : 49
49 Et voici, j'enverrai sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez
revêtus de la puissance d'en haut.
Nous découvrons que le Saint-Esprit en nous rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu
(Romains 8 : 16).
Nous découvrons que "tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu " (Romains 8: 14).
Nous découvrons encore que c'est le Saint-Esprit qui vivifie : "Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité jésus d'entre les
morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie (ou rendra la plénitude de la vie) à
vos corps mortels (vos corps condamnés à la mort) par son Esprit qui habite en vous. " (Romains 8 : 11).
Nous découvrons que le Saint-Esprit nous aide à prier. Paul déclara dans 1 Corinthiens 14 : 14, par exemple : "Car si je
prie en langue, mon esprit est en prière..."
Ou, comme le dit une autre traduction : "Car si je prie dans une langue (inconnue), mon esprit (par le Saint-Esprit qui est
en moi) prie, mais mon intelligence est improductive - ne porte pas de fruit et ne vient en aide à personne. Que me faut-
il donc faire ? Je prierai avec mon esprit - par le Saint-Esprit qui est en moi ; mais je prierai également intelligemment -
avec mon intelligence et ma compréhension. Je chanterai avec mon esprit - par le Saint-Esprit qui est en moi ; mais je
chanterai aussi (intelligemment) avec mon intelligence et ma compréhension" (versets 14,15).
Nous lisons ensuite dans Romains 8 : 26, 27 : "De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse (ou nos
15
infirmités), car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières..."
L'une de nos faiblesses, c'est que nous ne savons ce pour quoi il nous faut prier comme nous le devrions !
"... Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la
pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints."
Si nous observons ensemble ces deux versets, nous pouvons constater que les soupirs et la prière en d'autres langues
sont les moyens grâce auxquels l'Esprit nous aide à prier pour certains sujets, parce que nous ne savons pas
intercéder à leur propos comme nous le devrions. Mais grâces soient rendues
àDieu, Lui, Il sait. Grâces soient rendues à Dieu pour le Saint-Esprit dans la vie du croyant !
Attardons-nous encore sur les déclarations de Jésus à Ses disciples au sujet du Saint-Esprit dans le quatorzième
chapitre de Jean : JEAN 14 : 16,17
16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous,
17 L'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous,
vous le connaissez, car il demeure AVEC vous, et il SERA EN VOUS.
De nombreuses traductions disent : "Je ne vous laisserai pas sans défense. Je vous enverrai un autre aide." Le mot
grec parakletos, rendu par "Consolateur", signifie "une personne appelée à ses côtés pour aider."
Une traduction souligne les sept aspects contenus dans le mot grec de ce seizième verset : il est synonyme de
consolateur, de conseiller, d'aide, d'intercesseur, d'avocat, de celui qui fortifie et assiste une autre personne - et Il est
tout cela en même temps. 16
Le Saint-Esprit, docteur
Non seulement cette onction nous aide à prier et à témoigner, mais elle nous assiste aussi en nous enseignant.
Au verset 17, Jésus appela le Consolateur "Esprit de vérité". Et nous lisons dans Jean 15 : 26 : "Quand sera venu le
consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de
Moi."
Il n'est donc pas présent parmi nous d'une manière naturelle, mais, grâces soient rendues à Dieu, le Saint-Esprit l'est, et
Jésus nous parle par l'Esprit. Lorsque l'onction vous enseigne, c'est Jésus qui vous enseigne, parce qu'Il dit:
"Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous" (Jean 4 :
16) ; et lorsque Lui, - le Consolateur, l'Aide , le Paraclet - sera venu, il vous conduira dans toute la vérité..." (Jean 16 :
13). Grâces soient rendues à Dieu de ce qu'Il le fait.
Et le verset continue : "... car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera
les choses à venir."
Le verset 15 fournit d'autres précisions de la bouche même de Jésus : "... il prendra de ce qui est à moi, et... il vous
l'annoncera."
Telles sont donc les autres fonctions du Saint-Esprit : nous guider dans toute la vérité ; prendre des choses qui sont à
Jésus et nous les montrer ; et, dans Jean 14 : 17
JEAN 14 26
26 Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera
tout ce que je vous ai dit.
Avez-vous jamais remarqué que le Saint-Esprit vous remet en mémoire des versets de l'Ecriture que vous connaissiez à
peine, peut-être pour ne les avoir lus qu'une seule fois ? Béni soit Dieu ! C'est là Son œuvre dans la vie du croyant.
L'esprit de révélation
Il est dit du Saint-Esprit qu'Il vous montre toutes choses. Dans 1 Corinthiens, Paul évoque le fait que "ce sont des
choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l'homme, des
choses que Dieu à préparées pour ceux qui l'aiment." (1 Corinthiens 2 : 9).
Il nous arrive souvent de lire ce verset - et je présume que nous sommes tous tombés dans le piège de cette lecture
erronée - et de dire : "N'est-ce pas merveilleux ? Dieu va nous donner des choses que nous n'avons jamais vues et
dont nous ne savons rien ! "
Le verset qui fait suite immédiate à ce dernier dit : "Dieu nous les A révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout,
même les profondeurs de Dieu." (verset 10).
Jean dit : "Vous avez reçu une onction, et vous connaissez toutes choses."
La raison pour laquelle nous n'avons pas plus de connaissance, c'est parce que nous n'avons pas prêté attention aux
enseignements de ce Docteur - car le Saint-Esprit est un Docteur. Puis, au verset 27 de 1 Jean 2, l'apôtre poursuit :
"Pour vous, L'ONCTION que vous avez reçue de lui DEMEURE EN VOUS, et vous n'avez pas besoin qu'on vous
enseigne ; mais comme son ONCTION vous enseigne toutes choses, et qu'elle est véritable et qu'elle n'est point un
mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu'elle vous a donnés."
Remarquez bien que l'onction que vous avez reçue de Lui demeure en vous. Où se trouve cette onction ? EN VOUS.
Ceci ne ressemble-t-il pas à la déclaration de Jésus dans Jean 14 : 17 ?
JEAN 14 17
17 L'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connait point ; mais vous, vous
le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera EN VOUS.
Où sera-t-i1 ? EN VOUS. Et il nous vient automatiquement à l'esprit cette parole de 1 Jean 4: 4: "...celui qui est EN
VOUS est plus grand..." Dans ce passage, Jean appelle l'onction "il", parce que c'est une personnalité divine. "... celui
qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde." Je doute sérieusement que quelqu'un parmi nous ait
jamais tiré avantage de Celui qui habite en nous et ait connu la plénitude de cette réalité. Si tel est le cas - s'Il habite en
nous - alors, et immédiatement, - nous n'avons plus à avoir peur de quoi que ce soit dans ce monde, parce que nous
avons en nous Celui qui est plus grand que toute autre chose au monde I "Oui", gémissent les gens, "mais vous n'avez
aucune idée de ce que je vis !"
Ce que vous vivez ne m'importe pas. Il est plus grand ! 11 est plus grand ! Nous avons lu dans 1 Jean 2 : 27 cette phrase
: "et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne. " Ceci ne signifie nullement que Dieu n'ait pas envoyé de docteurs à
l'Eglise ! Ceci ne veut nullement dire que nous n'ayons pas besoin de docteurs ! Le Saint-Esprit ne se contredit pas. 19
Avez-vous jamais réfléchi au fait que lorsqu'une personne enseigne sous l'inspiration du Saint-Esprit, ce n'est pas une
personne qui nous dispense cet enseignement - c'est le Saint-Esprit qui nous enseigne ?
Le Saint-Esprit nous enseignera et lorsque nous entendrons l'enseignement de la Parole, le Saint-Esprit rendra
également témoignage à notre esprit que cet enseignement est juste.
Au-delà de la Bible
Un certain docteur fut un jour source de difficultés pour l'un de mes amis qui avait enseigné la Bible pendant 35 ans.
Mon ami avait emmené sa classe biblique aux réunions de cet homme, pour découvrir que son enseignement ne faisait
que multiplier les erreurs.
En fin de compte, mon ami lui tendit sa propre Bible en lui disant : "Vous aller m'indiquer chapitres et versets à
l'appui de vos affirmations. Vous allez me montrer où cela se trouve dans la Bible."
Ce docteur itinérant lui rendit sa Bible en disant : "Oh, vous ne pourrez pas trouver ce que je prêche dans cette
chose-là. " (Si vous vous mettez à employer l'expression "cette chose-là" en parlant de la Bible, c'est qu'il y a
problème chez vous).
Ce qui fut pour moi source de stupéfaction, c'est que mon ami qui était converti, baptisé du Saint-Esprit et docteur de
la Parole dans une église du plein Evangile s'était laissé influencé par ce faux docteur et ainsi, il perdit la moitié de
sa classe !
Par contre, une jeune femme chinoise qui s'était convertie deux semaines auparavant lors d'une campagne sous la
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tente, s'était elle aussi rendue un soir à l'une des réunions tenues par ce même docteur.
Mais elle comprit qu'il était dans l'erreur. Et elle me dit ceci : "Vous savez, quelque chose au-dedans de moi
m'avertit de ne pas revenir. Et c'est ainsi que nous ne sommes plus allés dans ces réunions".
Elle n'était qu'un bébé dans la vie chrétienne - et elle n'avait pas encore reçu le baptême du Saint-Esprit - mais elle
avait écouté l'Esprit qui était en elle.
Voici à mon avis ce qui se passe : après de nombreuses années de vie chrétienne, nous suivons les directives de
notre tête au lieu de suivre celles de notre esprit. Et bien souvent, notre tête a reçu une éducation qui est au
détriment de notre esprit.
L'esprit de Dieu nous enseignera, tout comme II l'a fait dans le cas de cette jeune femme chinoise : "C'est faux, ne
reviens pas ici. Oui, Dieu a placé des
docteurs dans l'Eglise - car l'enseignement constitue l'un des cinq dons-ministères, et c'est l'une des façons dont Dieu
nous enseigne.
De l'autre côté, le grand Docteur est aussi en nous. Il nous fait savoir ce qui est bien et ce que est mal. Et chaque croyant
a cette onction en lui ou en elle. II est inutile que nous priions pour la recevoir, car nous l'avons déjà.
Oh ! Comme II est réel ! Si seulement les gens se mettaient à laisser grandir en eux cette conscience de la présence de
cet Esprit qui habite en eux, et ce, dès le début de leur vie chrétienne, II pourrait se manifester !
Mais il est vrai que dans la grande majorité des cas, ils n'ont pas reçu d'enseignement valable.
Ils ont pensé avoir fait une "expérience", et ils ne cessent d'essayer de vivre une autre expérience semblable, mais il ne
s'agissait pas du tout d'une "expérience", il s'agissait d'une Personne - une Personnalité divine venue vivre en eux.
21
C'est un Etre céleste : le Saint-Esprit.
Et si nous avons connu tant de défaites, c'est parce que personne ne nous a dispensé cet enseignement - ou alors nous
avons reçu un enseignement erroné et il nous a fallu le "désapprendre".
Et avant de pouvoir continuer notre marche avec Dieu, nous avons parfois certaines choses à "désapprendre".
IInous faut apprendre à être attentif à notre esprit (humain), même lorsque notre intelligence n'est pas à même d'appréhender ce que nous
entendons. J'ai écouté des prédications, j'ai écouté des enregistrements et j'ai étudié des ouvrages - mais ma tête était incapable de
comprendre. Mais dans mon être
intérieur, il se produisit un déclic. En raison de la présence du Saint-Esprit en moi, j'avais conscience de ce que me
disait mon esprit : "C'est bien". Et pourtant, malgré ce témoignage, j'ai eu de la peine à accepter ces choses. Avez-
vous jamais rencontré semblables difficultés, ou bien suis-je un cas unique ?
Nos pensées, ou encore l'enseignement que nous avons reçu constituent souvent autant d'obstacles qui nous
empêchent de pénétrer dans le domaine de l'Esprit, et aussi de prier en langues.
Paul dit : "Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon
intelligence demeure stérile." (1 Corinthiens 14 : 14).
Notre intelligence, ou notre pensée, ce qui est sensiblement la même chose, veut intervenir dans tous les domaines,
mais elle ne peut pas intervenir dans la prière dans l'Esprit, à moins que Dieu Lui-même ne donne l'interprétation. Et
c'est la raison pour laquelle notre intelligence essaie de nous détourner de la prière en langues. Et même après un
moment de cette prière, elle ose nous dire : "Bon, et quel bien cela t'a-t-il fait ?"
Et, bien entendu, le diable vient à la rescousse de cette intelligence irrégénérée et tombe d'accord avec elle : "Quel
22
bien cela t’a-t-il fait ? Tu n'as pas compris un seul mot de ce que tu as dit ! N'est-ce pas insensé ? Et de toute façon,
cela n'avait pas tellement l'air d'une langue."
C'est en cela que réside notre problème : nous exerçons notre jugement sur un point au lieu d'écouter ce qu'en dit la
Parole de Dieu.
Dieu fit même dire par la bouche d'Esaïe 28 : 11 "Hé bien ! c'est par des hommes aux lèvres balbutiantes et au
langage barbare que l'Eternel parlera à ce peuple. "Dieu soit donc béni ! Si vous avez tout juste balbutié, c'est aussi le
Saint-Esprit !
Nous avons évoqué précédemment le passage de 1 Jean 4 : 4 : "...celui qui est EN VOUS est plus grand que celui qui
est dans le monde . "Jean fait ici allusion au Saint-Esprit qui est en nous "Christ EN VOUS, l'espérance de la gloire "
(Colossiens 1 : 27).
Dans 1 Corinthiens 3, Paul se sert de termes différents pour proclamer la même vérité que Jean, qui dit : "...vous avez
reçu l'onction de la part de celui qui est EN VOUS..." (1Jean 2 : 20). Et Paul :"Ne savez-vous pas que vous êtes le temple
de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite EN VOUS ? (1 Corinthiens 3 :16).
Considérons d'abord 1 Corinthiens 6 : 19 "Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en
vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point vous-mêmes ? "
23
Et prenez ensuite note de la deuxième lettre que Paul écrivit aux Corinthiens. Il dut certainement éprouver le besoin
d'insister une fois de plus sur cette vérité :
2 CORINTHIENS 6 :14 -16
14 Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étrangen car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou
qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ?
15 Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part à le fidèle avec l'infidèle ?
16 Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous somme le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit : j'habiterai
et je marcherai AU MILIEU d'eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
Il y a de quoi pousser des cris de joie, n'est-ce-pas ? "Nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit :
J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux (en d'autres termes, je vivrai en eux)..."
Ainsi donc, il existe une onction individuelle (ou personnelle) du Saint-Esprit qui habite EN chacun de nous. Il nous
faut apprendre à tirer avantage de cette réalité.
24
Comment je fus conduit
par l’Onction
Le texte que nous venons d'étudier dans 1 Jean 2 : 20 dit ceci : "...vous avez reçu l'onction de la part de celui qui est En
vous...(et) il vous enseigne toutes choses " (selon une autre traduction). A quoi sert donc cette onction ? A vous
enseigner toutes choses.
Je me rappelle la nuit de ma nouvelle naissance : je naquis de nouveau le 22 avril 1933. Je sais très bien que cette nuit-là
une onction est venue en moi. Je suis autant conscient de sa présence dans mon être intérieur que je suis conscient de
l'existence, à l'extérieur de moi, de mes deux oreilles. 25
Le Saint-Esprit entreprit alors de m'enseigner un grand nombre de choses, mais ma tête ne pouvait pas suivre.
Je ne savais pas être attentif à Ses propos. Nous avons si souvent subi un lavage de cerveau religieux que notre tête est
toute encombrée d'un tas de choses religieuses et nous n'avons pas été formés à une éducation nous rendant capables
d'écouter et de suivre notre esprit.
Ce fut à ce moment que, jeune invalide de 15 à 16 ans, cloué sur un lit de maladie, je pénétrai dans la Parole et que
l'Esprit de Dieu me dispensa Son enseignement sur la guérison divine.
Cinq médecins avaient déclaré : "Vous allez mourir - il n'y a pas d'autre issue à. votre maladie. Vous ne pourrez pas
vivre.. Il n'existe pas une seule chance sur un million que vous surviviez."
Mais quelque chose au-dedans de moi - cette onction qui vous enseigne toutes choses - cette "chose" intérieure me
dit :
"Tu ne vas pas mourir. Pas maintenant, pas à ton âge, pas à l'adolescence. Tu peux vivre. Tu peux être guéri !"
Quelque chose dans mon être intérieur me dit : "Tout est consigné dans le Livre. Ouvre le Livre, la Bible, c'est là que
se trouve la réponse !"
Et grâces soient rendues à Dieu, je me plongeai dans le Livre et Il m'a enseigné. Je n'avais pas de docteur terrestre
pour me dispenser cet enseignement.
Mais ce fut difficile. Il est plus aisé d'apprendre des réalités spirituelles si vous êtes au bénéfice de l'enseignement d'un
docteur humain, parce que vous pouvez le voir, l'écouter, et le témoignage du Saint-Esprit dans votre être intérieur vous
indique si oui ou non son enseignement est juste. 26
Dieu soit béni, Lui, Il me donna Son enseignement. Je l'écoutai et fus instantanément conduit dans la Parole, dans la foi
- et introduit directement dans le domaine de la guérison.
Que se serait-il passé si je n'avais pas été attentif ? Je n'aurais jamais reçu Son enseignement, je serais mort, serais parti
dans la gloire et serais passé à côté de la tâche à laquelle Dieu m'avait appelé.
Et nous n'aurions pas eu le Centre de formation biblique RHEMA. Je suis tellement heureux d'avoir appris à écouter !
Après ma guérison, je me rendis compte que, si j'avais prêté une oreille attentive à ce que ce "quelque chose" au-dedans
de moi s'était efforcé de me dire, j'aurais pu quitter mon lit bien plus tôt. Avant d'être guéri, j'étais resté invalide pendant
16 mois.
Je lance ce défi à tout individu, où qu'il se trouve : si le Saint-Esprit vit au-dedans de lui - Lui qui est l'Auteur de la
Bible -, alors Il le conduira dans la guérison divine. Et si c'est le même Saint-Esprit qui est l'Auteur de ce livre, alors Il
vous enseignera tout ce qui s'y trouve consigné.
Lorsqu'Il eut ouvert la Parole à mes yeux, j'agis selon cette Parole. Je ne connaissais aucune personne croyant à la
guérison divine, donc, je n'avais personne avec qui prier en vue de ma guérison.
Et au-dedans, cette voix m'enseignait, disant : " Tout ce que tu crois est bon,
conforme à ce que tu sais. Mais la dernière phrase de Marc 11 : 24 - "et vous le verrez s'accomplir" va de pair avec la
précédente : "croyez que vous l'avez reçu."
MARC 11: 24
24 Cest pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez
s'accomplir.
27
Je compris comme dans un éclair. Ce que je m'étais efforcé d'obtenir en premier lieu c'était la guérison-de l'avoir en
premier-et ensuite d'y croire.
Mais Jésus dit :"Croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir." Et je commençai à dire et à répéter à haute
voix dans ma chambre : "Je crois, je crois, je crois que je reçois la guérison de mon cœur malformé. Je crois que j'obtiens
la guérison de ma paralysie. Je crois que je reçois la guérison de cette maladie sanguine incurable."
Et tandis que je prononçai ces paroles et que je louai Dieu pour la guérison, cette onction en moi - EN moi - me dit :
"Lève-toi. Les gens en bonne santé devraient déjà être debout à 10 heures 30 du matin !"
Je réfléchis un moment : "Comment vais-je pouvoir me lever, puisque je suis paralysé ? "Mais, après avoir fait l'effort
nécessaire
et m'être appuyé sur la Parole, je sentis la puissance de Dieu descendre sur moi et traverser tout mon être comme
une décharge électrique !
Je me dressai sur mes pieds, j'étais guéri - et je n'ai jamais cessé de l'être depuis ce jour. Et j'affirme ceci pour la
gloire de Dieu : j'ai connu un demi-siècle de santé divine.
Le dernier assaut de migraine que je connus se situa en août 1933, mais ne vous méprenez pas sur mes propos : je
ne suis nullement opposé aux médecins. Dieu soit béni pour les médecins! La science médicale vient en aide aux
malades autant qu'elle le peut. S'il m'avait fallu aller consulter un médecin au cours de ce demi-siècle écoulé, je
l'aurais fait - or, je n'en n'ai pas eu besoin.
Mais j'ai envoyé d'autres personnes chez un praticien, ai payé les honoraires pour elles et leur ai acheté des
médicaments. (Il arrive très fréquemment que les médecins maintiennent en vie des personnes jusqu'à ce que nous
les amenions à pénétrer assez profondément dans la Parole pour qu'elles puissent être guéries).
Ma guérison fut le résultat de l'attention que j'avais prêtée à cette onction intérieure qui nous enseigne toutes
28
choses. J'écoutai, obéis et me levai de mon lit.
J'aimerais lancer un défi à tous ceux qui sont nés de nouveau (parce que vous êtes né du Saint-Esprit) : l'Esprit vous
conduira dans le baptême du Saint-Esprit. Ce fut le même Esprit - cette même onction qui enseigne - qui m'a conduit
au baptême du Saint-Esprit.
Après avoir fait l'expérience de la guérison, je me mis à rechercher la communion de gens qui avaient la même
croyance que moi.
Quelques personnes membres d'une communauté du Plein Evangile s'étaient installées dans notre ville. En dépit d'un
certain nombre de points que je ne comprenais pas et avec lesquels je n'étais pas d'accord, je me gardai de critiquer
ces gens. Je les accueillis à bras ouverts, car j'étais heureux de faire
la connaissance de gens qui croyaient en la foi et en la guérison, et avec qui je pouvais être en communion. Nous avons
besoin de vivre en communion avec quelqu'un.
Mais, si vous assistez à des réunions du Plein Evangile, vous ne tarderez pas
àentendre prêcher et témoigner à propos du baptême du Saint-Esprit et du parler en langues. Lorsque ce fut le cas pour
moi, je fermai mes oreilles car j'ignorais si c'était bien ou mal.
Et je me dis : "Je vais m'accommoder d'un peu de fanatisme pour pouvoir connaître un peu de communion fraternelle
dans le domaine de la foi et de la guérison."
C'est vrai, il se peut que vous soyez converti, que vous ameniez à la conversion et à la guérison des gens, tous les
dimanches, que vous voyiez des miracles s'accomplir, mais qu'en même temps vous vous fermiez les oreilles aux autres
enseignements de la Parole. Dieu vous accordera toutes sortes de bénédictions, parce qu'Il a résolu de vous bénir. Il n'a 29
pas résolu de vous "avoir", qu'Il en soit béni.
Il confirmera Sa parole. Si vous prêchez le salut, des gens seront sauvés. Si vous prêchez la guérison, des gens seront
guéris.
J'ai prêché le baptême d'eau, et des gens se sont fait baptiser. J'ai prêché la prière, et les gens ont prié. J'ai prêché une
vie honnête et droite, et les gens ont vécu une telle vie.
Mais aucune de ces personnes n'avait été baptisée du Saint-Esprit parce que je n'en avais jamais dit un seul mot !
"Mon église prétend qu'une personne née de nouveau est née de l'Esprit (et c'est exact, mais une demi-vérité est plus
préjudiciable qu'un manque de vérité). Et elle affirme que les choses ne vont pas plus loin, qu'il n'existe rien au-delà." Et
je me mis, à citer les noms du Docteur un tel et d'un autre pasteur baptiste très connu.
Et j'ajoutai : "Or, ces Pentecôtistes se disent baptisés du Saint-Esprit selon Actes 2 : 4. Et un ou deux Baptistes que j'aime
beaucoup m'affirment qu'une autre expérience, appelée baptême dans le Saint-Esprit, fait suite au salut - la réception
d'une puissance d'En-haut - mais qu'il n'est pas nécessaire de parler en langues. Je suis enclin à les suivre dans leur
raisonnement. Mais qui a raison ?"
Je n'avais pas reçu le baptême du Saint-Esprit, mais j'avais l'Esprit en moi parce que je suis né de l'Esprit et que Son
Esprit rend témoignage à mon esprit que je suis un enfant de Dieu.
A la minute précise où je posai cette question " Qui a raison ?", l'onction en moi se mit à enseigner.
30
Non, je n'entendis pas de voix tonitruante dans mon environnement, mais seulement cette toute petite voix tranquille,
comme nous l'appelons, que tout croyant possède en lui.
Il se fit entendre de manière très claire dans mon être intérieur. Il savait que je connaissais la Parole car je la lisais
constamment (car avant de commencer à prêcher, j'avais déjà lu 150 fois le Nouveau Testament, et certaines portions
plus encore).
Et cette petite voix intérieure me demanda : "Quelle était donc la dernière affirmation que tu as lue ?"
"Actes 2 : 39 dit : "Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand
nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera, "répondis-je.
Sans hésiter, je répondis : "Actes 2 : 4 affirme qu'ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent..." Oh, je vois, je le
vois, oui, je le vois !..."ET SE MIRENT A PARLER EN D'AUTRES LANGUES, selon que l'Esprit leur donnait de
s'exprimer."
Le même Esprit dont j'étais né et que j'avais appris à connaître sur mon lit de maladie m'enseigna à propos de la guérison
divine et du baptême dans le Saint-Esprit.
Ainsi donc, alors que je marchai dans une rue de ma ville natale, je décidai sur-le-champ : "Je vais aller trouver le
pasteur de cette communauté du Plein Evangile et je vais recevoir tout de suite le Saint-Esprit." Pas mal pour un jeune
pasteur baptiste.
Ces chrétiens du Plein Evangile avaient à l'époque l'habitude d'organiser des "réunions d'attente" pour ceux qui voulaient
être remplis du Saint-Esprit.
A mon avis, il est bon de s'attendre à Dieu mais n'attendez pas d'être rempli du Saint-Esprit. Soyez d'abord rempli et
attendez ensuite. Je pense qu'il s'agit là d'un point où nous avons commis des erreurs. Il nous faudrait des réunions pour
"attendre".
Lorsque je dis au pasteur que j'étais venu le voir pour recevoir le Saint-Esprit, la première parole qu'il prononça fut :
"Attends".
32
Je lui répondis : "Il ne me faudra pas longtemps pour le recevoir" Ceux qui connaissent mon histoire savent qu'il ne me
fallut pas huit minutes pour parler en langues.
Je priai : " Seigneur, je suis descendu ici pour être rempli du Saint-Esprit. Je sais que le Saint-Esprit est en moi depuis la
nouvelle naissance." Et je citai au Seigneur ce que déclarent les Ecritures dans Actes 2 : 38. Puis je continuai :
"Seigneur, j'ai reçu le salut, la nouvelle naissance par la foi. J'ai reçu la guérison par la foi.
Je veux proclamer par la foi que je suis rempli du Saint-Esprit. Gloire à Dieu, elle est mienne. Et maintenant,
j'attends de parler en langues. Alléluia !"
On ne disait pas "alléluia !" dans mon église, mais à cet instant précis, je le
dis une douzaine de fois. J'eus l'impression que quelqu'un avait allumé en
moi un feu de joie qui se mit à brûler et à projeter de grandes flammes.
Il vous enseignera, vous aussi, si seulement vous Lui prêtez une oreille 33
attentive.
Remarquez bien que je n'ai pas dit : "chaque croyant rempli du Saint-Esprit,"
mais que chaque croyant a cette onction en lui.
Exercer un ministère de guérison
sans Onction
L'Ecriture ne déclare pas : "Voici les miracles qui accompagneront ceux qui
sont baptisés dans le Saint-Esprit". Non, elle affirme : ..."Voici les miracles
qui accompagneront ceux qui auront CRU : ils imposeront les mains aux
malades et les malades seront guéris." (Marc 16 : 17, 18)
Je le disais à ma paroisse baptiste, je le prêchais du haut de la chaire, mais je ne pratiquais pas l'imposition des mains en
public. Lorsque je faisais des visites à domicile, je lisais ce passage à mes auditeurs. 34
"Regardez ce qui est écrit ici; Nous croyons, n'est-ce-pas ? Ne croyez-vous pas en Jésus ?"
Et j'ajoutais : "Je vais vous imposer les mains, et Dieu va vous guérir."
Après être entré en contact avec les cercles pentecôtistes, je découvris en parlant avec des pasteurs que moi, jeune
prédicateur baptiste qui n'avais pas le baptême du Saint-Esprit, je voyais un plus grand nombre de gens guéris parmi
mes paroissiens qu'eux cinq, pasteurs pentecôtistes, n'en voyaient dans leurs églises.
Certains allèrent même jusqu'à dire que rares étaient les guérisons chez eux, alors que c'était un fait courant parmi les
membres de mon église.
La différence résidait dans le fait que j'enseignais la foi et la prière. Je n'avais pas l'onction : je ne sentais rien, et il ne
sortait de moi aucune force qui aurait pu pénétrer chez mes malades.
L'une des mes premières expériences de la guérison, je la vécus avec le cas de la pianiste d'une petite église rurale dont
j'étais le pasteur. Constatant son absence un dimanche matin, je demandai de ses nouvelles et l'on m'apprit qu'elle se
trouvait à l'hôpital où elle devait subir une intervention chirurgicale dès le lendemain matin.
Ce jour-là, je me levai très tôt afin de pouvoir lui rendre visite avant la piqûre, après quoi il ne me serait plus possible
de communiquer avec elle.
Je lui fis la lecture de la Bible et lui dit : "Je vais prier pour vous. Voici ce que déclarent les Ecritures."
J'avais emporté avec moi une petite fiole d'huile d'olive. "Je vais vous faire l'onction d'huile" et j'ajoutai :"Il est écrit :
"Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru. Ils imposeront les mains aux malades. 35
"Je vais vous imposer les mains."
J'avais été accoutumé à voir des gens guéris, mais cette fois-là, je ne m'attendais pas à un résultat aussi rapide.
Dès que je me mis à prier pour elle, elle s'écria : "WHOOOO ! Je suis guérie!" et elle bondit du lit.
Donc, si cela marche pour les Baptistes, il peut en être de même pour n'importe qui ! Et à cette époque, je n'étais pas
encore baptisé du Saint-Esprit.
En tant que prédicateur baptiste, j'ai vu des guérisons identiques à celle-ci alors que je n'avais pas d'onction particulière
pour prier en faveur des malades, et que je ne sentais jamais rien.
Baptiste, j'ignorais être censé sentir quelque chose. Cependant, Dieu honore Sa Parole.
Lorsque mon ministère évolua pour devenir celui du Plein Evangile, je ne reçus pas un "nouveau" Saint-Esprit, ni un
Saint-Esprit différent. Il n'a ni jumeaux, ni triplés. Il n'existe qu'un seul Saint-Esprit, mais l'onction peut varier.
Mes collègues pasteurs et docteurs, baptistes du Sud, m'avaient déconseillé de me joindre à ces communautés du Plein
Evangile.
Un docteur remarquable, diplômé d'une école biblique baptiste renommée, n'avait donné cet avertissement : "Kenneth,
faites bien attention à ces gens du Plein Evangile."
36
"Pour quelle raison ?" avait été ma question.
Je ne savais pas de quoi il en retournait, je savais seulement que les Pentecôtistes avaient raison de croire à la
guérison divine, et ainsi, je continuai à entretenir des relations avec eux.
Le fait de me trouver entouré de gens qui croyaient à la guérison fortifia ma foi. Et après avoir été rempli du Saint-Esprit
et avoir parlé en langues, je me précipitai presque chez ce docteur de la Bible.
Et avant de se lancer dans la critique, il avoua : "Oui, je reconnais qu'ils mènent une vie meilleure que la nôtre, et
dans un grand nombre de domaines, ils font preuve d'un grand fondamentalisme dans leurs croyance mais, mais ce
parler en langues procède du diable."
"oui, vraiment."
"Alors l'Esprit qui leur a donné de s'exprimer en langues est l'esprit du diable?" lui demanda-je.
"C'est exact."
37
"Alors, si tel est le cas, le mouvement baptiste du Sud dans sa totalité est du diable.", répondis-je.
Il faillit avaler sa pomme d'Adam. Il se leva pour trouver sa respiration et bredouilla : "Quoi, que dites-vous ?"
"Eh bien," dis-je, "le même Saint-Esprit dont je suis né dans l'Eglise baptiste
-le même Saint-Esprit - m'a donné de m'exprimer en langues et j'ai parlé en langues. C'était le même Saint-Esprit, -
le même Esprit. "
"Oh, non, non, non, non - ne dites pas une chose pareille !"
Vous êtes docteur de la Bible. Dans les Proverbes, il est dit que l'insensé
parle d'un sujet avant d'en avoir entendu parler. Ne soyez pas insensé. Vous
n'avez jamais parlé en langues, vous n'êtes donc pas qualifié pour traiter ce
sujet.
Bon, vous connaissez l'Esprit que vous avez reçu par la nouvelle naissance,
n'est-ce pas ?"
"oui". 38
"C'est le même Esprit que j'ai reçu chez les Baptistes au moment de ma
nouvelle naissance. C'était le même Saint-Esprit. C'était le même Esprit que
j'ai toujours eu - je n'en ai pas reçu d'autre. Et c'est Lui qui m'a donné de
m'exprimer en d'autres langues."
"Oh, il ne peut pas en être ainsi. Je...je...je...je vais étudier la question et nous
en reparlerons."
La réalité est que cette onction EN vous est là pour vous enseigner, et, grâces
soient rendues à Dieu, Il le fait.
Les 5 Dons que sont les Ministères
La Parole de Dieu est efficace avec ou sans onction.
Mais il existe une onction qui descend sur ceux que Dieu a appelés et mis à part pour le ministère. Il s'agit du même
Saint-Esprit, mais l'onction qui rend possible l'exercice d'une fonction particulière est différente de celle qui habite en
chaque croyant.
L'onction fait qu'une personne est mieux à même d'enseigner, de prêcher et d'accomplir un meilleur travail.
La Parole de Dieu nous informe de l'existence d'autres ministères, tels les ministères d'assistance. Il semble cependant
que ces cinq ministères soient une sorte de pivots autour desquels s'articulent les autres.
1 Corinthiens 12 et Romains 12 indiquent quels sont les dons que sont les autres ministères. L'onction descendra sur
vous pour que vous puissiez vous acquitter de ces fonctions si vous y avez été appelé.
1 CORINTHIENS 12 : 28
28 Et Dieu a établi dans l'Eglise premièrement des APOTRES, secondement des PROPHETES, troisièmement des DOCTEURS, ensuite
ceux qui ont le
DON DES MIRACLES, puis ceux qui ont LES DONS DE GUERIR, DE SECOURIR, DE GOUVERNER, DE
PARLER DIVERSES LANGUES.
ROMAINS 12 : 6 - 8
6 Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de
PROPHETIE l'exerce selon l'analogie de la foi ;7 que celui qui est appelé au MINISTERE s'attache à son ministère ;
que celui qui ENSEIGNE s'attache à son enseignement, 8 et celui qui EXHORTE à l'exhortation. Que celui qui
DONNE le fasse avec libéralité ; que celui qui PRESIDE le fasse avec zèle; que celui qui PRATIQUE LA
MISERICORDE le fasse avec joie.
Vous pouvez exercer plus d'une fonction mais il vous faut absolument découvrir où vous en êtes, la fonction à
laquelle vous êtes appelé et vous y consacrer pleinement. Alors Dieu pourra se servir de vous et vous excellerez dans
votre vocation.
Dieu ne nous a pas tous appelés de la même fonction. Il arrive parfois que nous autres, essayions d'être propres à 40
tout et qu'en conséquence, nous ne soyons propres à rien. Nous nous efforçons de trop faire, nous nous dispersons
et l'onction fait défaut.
C'est la raison pour laquelle surgissent des problèmes : les gens tentent d'exercer une fonction à laquelle Dieu ne les a
pas appelés. Ils font un certain travail tout simplement parce que quelqu'un d'autre l'accomplit. Et ceci est
particulièrement dangereux.
Je me rappelle les paroles du frère Howard Carter. C'était un grand docteur et un grand homme de Dieu. Je ne l'ai
personnellement jamais connu mais j'ai eu l'occasion de l'entendre prêcher une fois au Texas. Et j'ai fait sa
connaissance après la réunion. Il avait à l'époque environ 70 ans et mourut âgé de plus de 80 ans.
Tandis que nous nous entretenions, une femme vint le trouver pour lui demander de prier pour la guérison de
son enfant.
Il lui répondit : "Demandez à ma femme d'aller lui imposer les mains. Dieu ne se sert pas beaucoup de moi dans ce domaine, mais
presque toutes les
personnes à qui ma femme impose les mains sont guéries, et presque toutes les personnes à i j'impose les mains
reçoivent le baptême du Saint-Esprit." (C'est une excellente association, n'est-ce pas ?)
Ce soir-là, je le vis rassembler 19 personnes dans une pièce latérale, leur adresser quelques mots et leur imposer les
mains.
Lorsque cette femme nous quitta pour aller trouver son épouse, frère Carter se tourna vers nous, prédicateurs, en disant :
"J'aurais bien sûr pu prier avec foi pour son enfant, mais si quelqu’un a l'onction pour exercer un ministère dans ce sens
c'est infiniment mieux."
Oui, il aurait pu prononcer la prière de la foi - n'importe lequel parmi nous autres, pasteurs présents ce soir-là, aurait pu41
prononcer la prière de la foi et imposer les mains à l'enfant. L'imposition des mains peut être pratiquée par tous les
croyants, selon Marc 16 : 17; 18.
Mais qu'admettait ainsi le frère Carter ? Tout simplement que dans le ministère, certains de nous sont oints pour une
fonction, que d'autres le sont pour en exercer une autre, et que, si nous excellons dans le domaine pour lequel nous avons
reçu l’onction, nous serons en plus grande bénédiction au Corps de Christ.
Je rends grâces à Dieu pour chaque ministère suscité par Dieu et oint par le Saint-Esprit.
La Parole de Dieu mentionne également la fonction de celui qui exhorte (Romains 12 : 8). D'une manière générale,
nous pensons que l'exhortation fait partie de toutes les autres fonctions, mais il existe un ministère d'exhortation
spécifique. Les gens que nous appelons "évangélistes" remplissent souvent un fonction d'exhortation (Je sais très
bien que je risque de les heurter en disant cela).
A l'exception de Jésus, Philippe est donc le seul exemple d'évangéliste modèle que nous ayons.
42
Dans les tout premiers jours de l'église, nous voyons Philippe descendre à Samarie et sa prédication être
accompagnée de grands miracles. Et pourtant l'étude du chapitre 8 nous apprend que Philippe était encore un diacre.
ACTES8:5-7
Philippe, étant descendu dans une ville de Samarie, y prêcha le Christ. 6 Les foules tout entières étaient attentives
à ce que disait Philippe, lorsqu'elles apprirent et virent les miracles qu'il faisait (qu'Il FAISAIT!).
7 Car les esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques, en poussant de grands cris, et beaucoup de paralytiques
et de boîteux furent guéris.
Il ne fait aucun doute que Philippe ait été oint du Saint-Esprit. La Bible déclare que beaucoup de paralytiques furent
guéris, de même un grand nombre d'infirmes. Le textes ne fait pas état d'autres personnes guéries, mais
ces guérisons-là avaient suffi à attirer l'attention de la foule sur Jésus. Des gens se convertirent "et il y eut une grande joie dans cette
ville." (verset 8).
Remarquez bien que tous ne furent pas guéris. Le verset 7 dit ceci : "BEAUCOUP...furent guéris." Si chacun avait été
guéri de toutes sortes de maladies, la Bible l'aurait signalé.
Il est très intéressant de remarquer de quelle façon Jésus exerça Son ministère. Je voudrais avoir assez de temps pour m'y
attarder. Jésus exerça Son minstère, oint pour ces cinq fonctions considérées comme pivots.
Jésus avait l'Esprit sans mesure et, comme nous l'avons vu, toute maladie et toute infirmité étaient guéries par Son
ministère.
Rappelez-vous les affirmations d'Actes 10 : 38 : "Vous savez comment Dieu a OINT (voici encore le même mot) du 43
Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient
sous l'empire du diable, car Dieu était avec lui."
Bien évidemment, n'importe quel docteur de la Parole pourrait enseigner la Parole de Dieu, et n'importe quel prédicateur
de la Parole pourrait prêcher la Parole de Dieu. Et les gens croiraient cette Parole, seraient sauvés et guéris sans qu'il y ait
manifestation de l'onction. (Car c'est le Saint-Esprit qui oint le docteur et le prédicateur).
Toutefois, exercer un minstère sous l'onction est fort différent. Et Dieu emploie les gens de façon différente.
Remarquez que sous le ministère de Philippe "des esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques... et beaucoup de
paralytiques furent guéris ".
Pour quelle raison ? Parce que Philippe avait le don d'exercer son ministère uniquement dans ces domaines de la
guérison.
Les étudiants de notre centre de formation biblique RHEMA ont tous lu le classique de F.F. Bosworth, "Christ the
Healer " (Le Chirst qui guérit).
J' ai connu Bosworth, je lui ai personnellement parlé. Il était âgé de 77 ans la dernière fois où nous nous sommes
entretenus, mais à le regarder, vous auriez cru qu'il n'avait que 55 ans.
Je l'ai entendu exercer son ministère pendant la campagne d'un autre prédicateur. Bosworth enseignait le jour, et
l'autre prédicateur enseignait pendant les réunions du soir.
Et Bosworth disait : "Que tous ceux qui sont sourds ou souffrent de problèmes auditifs, même s'ils ont subi une
opération ou l'ablation du tympan, viennent, je leur imposerai les mains et ils seront guéris. "Et tous ceux, sans
exception, pour qui Bosworth priait étaient guéris.
Bosworth répétait : " Je ne suis pas en mesure de vous dire pourquoi - je ne sais pas pourquoi - mais c'est dans ce
domaine que Dieu m'emploie. En général, il n'y a pas de sourd qui ne soit guéri, ni de personne présentant un
handicap d'ordre auditif, ni d'individu chez qui Dieu ne mette pas un nouveau tympan après une opération."
44
Bosworth avait été revêtu de l'Esprit pour exercer un ministère dans ce domaine spécifique.
Lorsque j'entendis Bosworth déclarer qu'il ne comprenait pas, je me mis à réfléchir. Lorsque je ne comprends pas
quelque chose, je reste éveillé jour et nuit, bien après minuit, jusqu'à ce que je trouve la réponse. Mon tempérament
est ainsi fait.
Nous, pasteurs, avions l'habitude de comparer nos notes dans les conventions "Voix de la guérison" qui eurent lieu
pendant la grande campagne de réveil et de guérison. Un prédicateur avait vu, par son ministère, un grand nombre de
sourds-muets guéris. Un autre déclara : "Je ne me rappelle pas qu'un seul sourd-muet ait été guéri par mon ministère,
mais presque tous les aveugles à qui j'ai imposé les mains ont été guéris. "Mais le premier par qui beaucoup
de sourds-muets avaient recouvré l'usage de l'ouïe et de la parole ne pouvait
pas se souvenir qu'une seule personne aveugle ait jamais été guérie par son
ministère.
45
L’Onction pour prêcher
Je me rappelle le choc qu'éprouva ma grand-mère lorsque je lui annonçai que je serai prédicateur.
Elle s'écria : "Mais, mon petit, tu ne peux pas prêcher, tu ne peux même pas parler !"
Elle avait raison. Etant donné que mon coeur ne fonctionnait pas normalement et que je risquais de mourir si je faisais
trop d'efforts, j'avais dès mon plus jeune âge appris à rester tranquille et à ne pas parler.
Une année avant que je ne sois cloué au lit, mon grand-père Drake dit un soir
àtable : "J'ai rencontré aujourd'hui ton professeur Mademoiselle Bessie Mae Hamilton et je lui ai demandé comment 46
marchait ton travail en classe."
"Oh", m'a-t-elle répondu, "il est tel qu'il a toujours été. Si vous attendiez qu'il dise un mot, il ne dirait jamais rien. En
réalité, il pourrait manquer la classe, personne ne s'en apercevrait".
Ceci m'avait donné une idée ! Je décidai d'essayer. J'avais seulement deux cours l'après-midi - celui de Mademoiselle
Bessie Mae et un autre - ainsi deux ou trois fois la semaine, je faisais l'école buissonnière et allais au cinéma. Et bien,
personne ne s'aperçut jamais de mon absence.
Bien sûr, après ma conversion, je cessai ce petit jeu, et de retour au lycée après ma guérison, je ne manquai pas un seul
jour. Mais tout ceci pour vous montrer à quel point j'étais silencieux !
Après ma conversion et ma guérison, je me mis à prêcher, moi jeune garçon baptiste. Je me savais appelé à prêcher ; je
savais que viendrait l'onction pour
la prédication. Je n'avais pas d'onction particulière pour l'enseignement et je n'aimais pas enseigner.
Je priais, étudiais et préparais des plans de sermons - je les ai presque tous gardés d'ailleurs, pourtant je ne m'en
sers plus jamais. Mais ils étaient la traduction de toute la lumière qui était mienne à cette époque. (Dieu vous bénira
si vous marchez dans toute la lumière que vous avez reçue).
Ma première prédication dura 45 minutes. Quelques débutants commencent par 10 ou 15 minutes de prédication,
mais moi, j'avais commencé par 45 minutes. Et je n'ai jamais cessé de prêcher depuis lors !
Je prêchai pendant un certain nombre d'années - et, je pouvais prêcher ! J'étais une machine à prédication ! J'aimais
cette onction ! Lorsqu'elle descendait sur moi, je prêchais si fort et si vite que l'assemblée disait : "Doucement" !
doucement ! vous parlez si vite que nous ne pouvons retenir la moitié de ce que vous dites !"
A cette épôque, je n'avais pas encore reçu le baptême du Saint-Esprit mais j'avais le Saint-Esprit en moi et une
onction descendait sur moi, parce que j'avais été appelé à exercer ce ministère. (Dans l'Ancien Testament aussi,
l'onction descendait sur des individus qui avaient été choisis pour certaines fonctions).
47
La nuée de gloire se manifeste
Je pourrais raconter des expériences extraordinaires que je fis, lorsque jeune prédicateur baptiste, l'onction pour la
prédication descendait sur moi.
Un dimanche soir, j'étais en train de prêcher une sorte de message d'évangélisation en m'appuyant sur Jacques 4 ;
14 où l'apôtre pose cette question : "Car, qu"est-ce que votre vie? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de
temps, et qui ensuite disparaît."
Je prêchais depuis 15 minutes, oint par le Saint-Esprit, lorsque la puissance de Dieu descendit sur l'auditoire et
emplit les lieux d'une sorte de nuée.
Il m'était impossible de distinguer une seule personne j'étais dans la nuée. Je pouvais entendre le son de ma voix, mais je
ne connaissais pas un seul mot de ce que je disais. 17 minutes durant - je regardai ma montre - je fus incapable de
distinguer un seul mot.
Enfin, je pus apercevoir les gens assis sur les trois premiers rangs.
Puis, l'onction disparut peu à peu. C'était comme si une nuée s'élevait au-dessus de tout l'auditoire. Je n'en dis pas un
mot à personne et terminai la réunion le plus normalement du monde.
Quelques jours après, je demandai à un monsieur âgé, très spirituel, qui était présent ce soir-là : "Avez-vous remarqué
quelque chose de différent, dimanche soir, pendant la réunion ?"
"Dites-moi si vous avez remarqué quelque chose et je vous dirai ensuite pourquoi."
"Eh bien" reprit-il, "la seule chose, c'est que tout le monde en parlait dans l'assemblée. Il nous semblait voir votre visage48
briller. Vous ne paraissiez pas être vous-même - votre visage ressemblait à celui d'un ange."
Alors, je lui racontai ce qui s'était passé. Je lui appris que je ne connaissais pas un seul mot de ce que j'avais dit au cours
des 17 dernières minutes de la réunion, tellement était forte l'onction qui reposait sur moi. Tout cela était une oeuvre du
Saint-Esprit: l'onction et la nuée de gloire.
L'onction grandit
Après le baptême dans le Saint-Esprit, j'entrai dans une dimension plus grande de la puissance de Dieu et cette onction
pour la prédication ne fit que grandir.
Tout ceci repose sur un fondement parfaitement scriptulaire : Elisée avait désiré une double portion de l'onction qui
reposait sur Elie. Elie avait été oint
pour exercer le ministère de prophète et Elisée reçut une double portion de cette onction une onction plus grande
encore, en d'autres termes, pour pouvoir s'acquitter de la même responsabilité.
Lorsque je reçus le baptême du Saint-Esprit et que je parlai en langues, je n'en dis pas un mot à mon Eglise.
Je suivis cette onction en moi qui nous enseigne toute choses. Quelque chose en moi m'avertit : "N'en dis rien à
l'église."
Et je gardai le silence à ce propos, tout en continuant à assurer les réunions dans notre petite église rurale.
Il ne s'était pas écoulé trente jours que des gens commencèrent à me demander : "Qu'est-ce qui vous est arrivé ?"
"Qu'est-ce que vous voulez dire? qu'est-ce qui m'est arrivé ?" "Eh bien, vous êtes tout différent," répondirent-ils.
"Qu'est-ce que vous entendez par là ? Je suis différent ? En bien ou en mal ?"
"Oh, vous avez une puissance que vous n'aviez pas auparavant. Lorsque vous prêchez, vous manifestez une
puissance qui n'était pas vôtre autrefois."
Avant cette expérience, j'avais reçu l'onction pour prêcher, mais à présent, cette onction avait grandi.
Les gens me dirent : "Maintenant, lorsque vous prêchez, nous avons presque l'impression d'être soulevés de nos
sièges."
Ils ne voulaient pas dire par là que je prêchais avec dureté, ils faisaient allusion à la puissance qui se manifestait
derrière la prédication.
L'un des membres de l'église était presbytérien. Notre église était une église communautaire - la seule dans la commune
- et 85 des membres étaient baptistes.
Ce monsieur presbytérien était riche, même pour l'époque. Il possédait des terres. Il avait de grands enfants, tous mariés.
Juste avant de partir en voyage en Europe avec sa femme, il avait entendu dire qu'un couple de la communauté avait reçu
le baptême du Saint-Esprit et il avait clamé : "Si ce parler en langues fait son entrée ici, je vais en faire sortir tous mes
gens !" Au total, sept familles.
Je reçus le baptême du Saint-Esprit pendant son séjour en Europe. A son retour, il demanda à un autre membre de
l'église, un ancien, méthodiste, lui.
"Mais qu'est-il donc arrivé à notre petit prédicateur pendant mon absence. ?" Ce monsieur méthodiste était un géant,
spirituellement parlant. Il me dit lui avoir répondu : "Oh, vraiment, quelque chose lui est arrivé ?"
"Oui, mais il prêche avec plus de puissance qu'auparavant. Il a une puissance qu'il n'avait pas avant."
J'avais raconté mon expérience à ce monsieur méthodiste, mais je n'en avais rien dit en public, parce que je voulais
éviter une division dans l'église.
"Eh bien, Monsieur C., savez-vous ce qui est arrivé à notre petit prédicateur en votre absence," finit-il par dire.
"Non".
Le presbytérien baissa la tête et son interlocuteur méthodiste ne savait pas s'il allait annoncer sa décision de quitter
l'église ou non.
Nous n'avons jamais perdu un seul membre, nous n'avons jamais perdu une seule famille. Les paroissiens avaient reconnu la valeur
de cette expérience.
Le presbytérien déclara : "Je l'ai entendu prêcher avant, je l'ai entendu prêcher depuis, et je veux la même
expérience, moi aussi !".
Quatre-vingt-treize pour cent des membres de l'église reçurent comme moi le baptême du Saint-Esprit et les sept
autres pour cent persévèrent dans l'attente.
51
J'avais certes reçu l'onction pour la prédication, mais cette puissante onction accompagnée de la nuée de gloire ne se
manifesta plus dans mon ministère au cours des trois années suivantes pendant lesquelles j'avais été baptisé du Saint-
Esprit.
J'avais rejoint les chrétiens du Plein Evangile et exerçai mon ministère dans une petite église du pays noir au nord
du Texas.
Un dimanche soir, tandis que je prêchais sur le thème de la prophétie - c'était le deuxième soir du mois de septembre
1939 - l'onction descendit sur moi. Je ne sais pas ce que je dis alors, et il me fut impossible de voir un objet ou une
personne. C'était comme si une nuée ou un épais brouillard avait envahi l'église.
Lorsque je revins à moi, j'étais debout devant, en bas de l'estrade. Je n'avais jamais fait cela auparavant. En effet, ma
femme m'avait dit : "Je crois bien que tu pourrais prêcher dans un baquet", parce que je ne m'éloignais jamais de
derrière la chaire. J'avais été ainsi formé lorsque j'étais un baptiste du Sud.
Mais en cette circonstance, la gloire était descendue et pendant 15 minutes, je ne pus savoir un mot de ce que je disais.
Lorsque je découvris que j'étais en train de tourner autour de l'autel, je fus très gêné et rougis, regagnai l'estrade en
courant, me précipitai derrière la chaire et prononçai : "Amen. Prions." et invitai les gens à s'avancer.
Ce nombre peut paraître insignifiant maintenant, mais en 1939, quand une demi-douzaine d'auditeurs se convertissaient
et que trois personnes étaient baptisées dans le Saint-Esprit, nous pensions que c'était une sorte de raz de marée.
52
Au cours de cette mémorable réunion, tous ceux qui n'étaient pas baptisés dans le Saint-Esprit le furent, et tous ceux
qui étaient inconvertis ou rétrogrades se tournèrent vers Dieu.
Mais ma prédication n'avait joué aucun rôle dans ce résultat. Seule l'onction en était à la base.
La nuée de gloire se manifeste encore assez souvent dans nos réunions de guérison et dans d'autres services.
Parfois, lorsque je suis en train de prêcher ou d'enseigner, elle apparaît et soustrait tout le monde à ma vue. La plupart du
temps, elle se tient au-dessus de la tête des auditeurs.
C'est en de tels moments que les gens reçoivent la guérison, sans l'intervention d'un quelconque ministère, mais tout
simplement du fait de la présence de l'onction.
Ne pensez-vous pas qu'elle ait été visible lorsque la maison où les premiers chrétiens étaient réunis en prière se mit
à trembler ?
Et lorsque la prison à Philippe fut ébranlée et que toutes les portes s'ouvrirent.
Tout comme n'importe quel croyant, j'ai sans cesse en moi l'onction du Saint-Esprit, mais ce dont nous nous
entretenons ici, c'est de l'onction pour la prédication.
Je ne prêche plus tellement - j'enseigne la plus grande partie du temps - mais j'apprécie cette onction pour la 53
prédication. Je l'aime.
Si je pouvais exercer un contrôle sur elle, je la ferais se manifester souvent parce que je l'aime.
La différente entre prêcher et enseigner réside dans le fait que prêcher signifie proclamer, tandis qu'enseigner
veut dire expliquer.
De temps à autre , cette onction pour la prédication descend encore sur moi.
Si vous ne m'avez jamais entendu prêcher, procurez-vous la cassette "El
Shaddai" ; là je prêche, je n'enseigne pas.
Rappelez-vous comment Elie jeta son manteau sur Elisée, voulant lui faire 54
ainsi savoir que le Saint-Esprit descendait sur lui de cette manière : de la
même façon dont son manteau vint couvrir Elisée, de même il descendit sur
moi.
Car après tout, ces types et ombres de l'Ancien Testament ont trouvé leur
accomplissement dans le Nouveau.
Je lus donc le verset choisi et "fonçai" dans le sujet. Et quelle réunion nous
avons vécue !
L’Onction pour enseigner
Je ne fus certes pas un docteur dès le début de mon ministère, mais éprouvai toujours le plus grand respect pour la
Parole de Dieu que j'étudiai sans cesse avec un très grand sérieux. Je passais des heures et des heures à la lire et à
l'étudier, faisant un grand nombre de découvertes pour mon compte personnel au cours des premières années de
ministères pastoral, mais je ne les enseignais pas. Je n'avais reçu ni onction ni directive pour l'enseignement.
Je faisais cependant des réunions d'études bibliques, comme c'est la coutume dans la plupart des églises pentecôtistes. Il
arrive que des membres des églises du Plein Evangile et des communautés pentecôtistes critiquent les autres
dénominations, les accusent de formalisme et de ritualisme, mais les Pentecôtistes sont eux aussi liés par des habitudes !
Et ils sont prêts à se battre pour leurs habitudes ! Tout ceci est négatif. 55
Je reçus le baptême du Saint-Esprit et parlai en d'autres langues en 1937, et, en 1939, comme je le répète avec humour,
ma communion fraternelle avec les Baptistes reçut "une ruade du pied gauche" et j'allai rejoindre les Pentecôtistes qui
nous demandèrent, à mon épouse et à moi-même, d'aller prendre la charge de pasteur dans une petite église pentecôtiste
au nord du Texas.
Les gens me dirent : "La coutume veut que le pasteur tienne une classe d'études bibliques pour les hommes et que sa
femme fasse des études bibliques pour le groupe des dames plus âgées."
"Eh bien", je viens de changer la coutume." Il n'y avait pas encore très longtemps que je fréquentais les cercles
pentecôtistes et j'étais persuadé qu'il leur poussait des ailes à tous. Je découvris par la suite que c'était leurs omoplates qui
se faisaient vivibles. Pas la moindre trace d'ailes en formation!
Et je me rendis compte que si vous vous mêlez de modifier leurs coutumes, vous aurez des ennuis.
Il me fallut donc faire preuve de diplomatie et leur parler avec beaucoup de douceur. J'obtins en fin de compte que
ma femme n'ait pas a tenir des classes d'études bibliques.
Il me dirent : "Bon, voici ce que nous allons faire. Nous allons réunir dans une même classe les messieurs et les
dames d'un certain âge, et c'est vous qui les enseignerez."
J'aurais préféré faire n'importe quoi d'autre, mais je m'acquittai de cette fonction d'enseignement. Je n'avais jamais
été si heureux dans ma vie que lorsque l'étude du dimanche matin était terminée, et je me disais en rangeant
àsa place mon manuel d'enseignement : "Ouf ! maintenant, j'ai une semaine pour me reposer."
Je détestais à ce point l'enseignement que je n'ouvrais pas de toute la semaine le manuel de classe du dimanche. Il
m'arrivait parfois de ne pas l'ouvrir avant la dernière minute pour y jeter un coup d'oeil, juste avant la classe du
dimanche matin suivant ! 56
Je réussissais néanmoins à me tirer d'embarras parce que après ma conversion - j'avais reçu une faculté unique :
celle de pouvoir lire un texte une seule fois et de ne plus l'oublier, talent que je ne possédais pas avant la nouvelle
naissance.
En effet, après cette expérience, alors que j'étais encore au lycée, j'étais capable de lire un chapitre de mon livre
d'histoire, une seule fois, et de le réciter ensuite mot pour mot au professeur.
C'était dû au fait que j'apprenais à marcher dans la vie de Dieu. Car la vie avec Dieu accroît vos possibilités.
Auparavant, en effet, j'étais incapable de garder en mémoire la moindre chose. Donc, je pouvais lire une seule et
unique fois la leçon dans le livre de l'enseignant et expédier le tout.
Puis je m'écriais : "C'est fini ! je suis bien content ! Maintenant, je peux à nouveau me consacrer à la prédication !"
Et je prêchais comme un ouragan, martelant mes paroles comme un marteau pneumatique, agitant les bras comme un
moulin à vent (Je croyais vraiment qu'une telle agitation faisait de la prédication, faute de quoi, elle n'en aurait pas été
une digne de ce nom). J'étais prédicateur, et j'aimais prêcher. J'aurais préféré prêcher plutôt que de manger.
Et je prêchai pendant neuf ans. Tout ce que j'avais, c'était le message d'évangélisation. Je ne prêchais jamais autre
chose, car je n'avais rien d'autre!
Mais, un jeudi, à trois heures de l'après-midi, je me le rappelle (c'était en 1943 et j'avais prêché depuis 1934), après
m'être reposé un peu, je traversai le salon du presbytère en direction de la cuisine pour aller boire un verre d'eau.
Tandis que je traversais la salle de séjour en sens inverse, au beau milieu de la pièce, quelque chose tomba sur moi et
en moi.
Il y eut dans mon être intérieur le petit bruit que fait une pièce de monnaie en tombant dans une cabine téléphonique à
pièces. Je m'arrêtai tout net.
57
Je savais de quoi il s'agissait : c'était le don d'enseignement.
Lorsque je reçois un don de Dieu, je commence par le mettre à l'épreuve. Et j'aimerais vous encourager à agir de
même. Eprouvez ce que vous avez reçu de Dieu ; ensuite, et ensuite seulement, vous pourrez en parler.
Un petit groupe de prière composé de sept ou huit dames se réunissait à l'église, tous les mercredis après-midi, de 2
à 4 heures. Les gens leur
transmettaient des requêtes de prière. Et donc, elles priaient pour ces sujets particuliers, elles priaient également
pour l'église, et pour les réunions. Ma femme ne manquait jamais de se joindre à elles, ce que je faisais aussi
d'ordinaire.
Nous formions ce petit groupe à la prière et toutes ces personnes étaient de véritables combattants experts dans la
prière. Si vous ne vouliez pas que quelque chose se produise, il valait mieux ne pas leur donner de requête de prière,
sinon elles vous l'obtenaient !
Avant de nous mettre en prière, je leur suggérai une étude biblique d'une heure, mais je n'avais invité personne
d'autre. Il ne s'agissait pas d'une réunion programmée.
Je me mis à enseigner ces sept ou huit dames et l'onction descendit sur moi.
Je n'aurais jamais pu imaginé qu'il soit possible à quelqu'un de rester tranquille au même endroit, et d'enseigner
simplement la Parole, d'être puissamment oint pour cet enseignement. 58
J'avais pensé qu'il fallait crier à tue-tête, agiter les bras comme un moulin à vent et "cracher du feu", comme pour la
prédication.
Mais tandis que je me touvais au milieu de ces quelques personnes et que je leur enseignais la Parole, l'onction qui
descendit sur moi était si forte que je pouvais plus la supporter.
Il existe cependant des allusions à cette fonction dans d'autres passages de l'Ecriture car le mot grec traduit par
"pasteur" est également rendu par celui de "berger".
60
Il est un autre fait dont il vous faut absolument avoir connaissance pour ne pas tomber dans la confusion, c'est que le
mot grec episkopos, traduit par "évêque" est également rendu par "surveillant" car il s'agit du même terme, et les deux
mots signifient "pasteur".
Dans le message d'adieux que Paul adressa aux anciens, il déclare à l'Eglise d'Ephèse : "Prenez donc garde à vous-
même, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l'Eglise du Seigneur, qu'il s'est
acquise par son propre sang." (Actes 20 : 28). Ces anciens étaient pasteurs.
Il s'est élevé de grandes controverses à propos des anciens. Etudiez l'histoire de l'Eglise primitive et vous découvrirez
que le mot grec traduit par "ancien" signifie tout simplement "une personne plus âgée".
L'Eglise des tout premiers jours n'avait pas la totalité des ministères dont nous trouvons l'énumération dans le
Nouveau Testament.
Les seuls ministères manifestés aux premiers temps de l'Eglise étaient ceux des apôtres.
Puis vint la grande persécution de Jérusalem, et les premiers chrétiens se trouvèrent dispersés à l'étranger. Ils allèrent
partout, prêcher Jésus et chacun d'eux se fit ainsi prédicateur.
Actes 8 : 5 déclare que "Philippe, étant descendu dans une ville de la Samarie, y prêcha le Christ ". Mais Philippe n'était
pas encore évangéliste. Les apôtres lui avaient imposé les mains et, dans un premier temps, il occupa la fonction de
diacre.
Ce n'est que bien plus tard, au chapitre 21 des Actes, que nous voyons Luc, Paul et leurs compagnons descendre à
Césarée et s'arrêter dans la maison de "Philippe l'évangéliste. "
Vous n'êtes pas prêts et il vous faut passer par une période de préparation.
Commencez donc par obéir à Dieu, que vous soyez dans le ministère ou non, et Dieu vous fera aller de l'avant et vous
emploiera de manière plus efficace.
Si, comme Philippe, vous apprenez à être fidèle là où vous vous trouvez, Dieu pourra juger bon de vous pousser plus
loin, et s'Il le fait, très bien. Mais si ce n'est pas le cas, alors restez simplement fidèle là où vous êtes. Il ne pourra pas se
servir de vous si vous n'êtes pas fidèle.
En raison du manque de ministères, l'Eglise primitive désignait un "ancien" ("une personne plus âgée") pour veiller sur un petit troupeau
particulier. Et Dieu fit de ces anciens ou "inspecteurs" ou "surveillants" des pasteurs.
Il n'est certainement pas scriptulaire de choisir un laïc sur qui ne repose pas l'onction et de le désigner comme ancien, ou
de le charger de veiller sur une assemblée. Il n'a pas l'onction pour s'acquitter de cette tâche. Il n'a que l'onction qu'a
n'importe quel croyant.
Nous constatons donc que la charge d'évêque, de surveillant , ou d'ancien comporte la même responsabilité : celle de la
fonction pastorale.
Qui surveille un troupeau ? C'est le berger. Et que signifie le mot "berger" ? Le terme grec rendu par 'berger" est traduit
par "pasteur". Qui donc pourrait surveiller le troupeau ? Le berger. Et Pierre appelle Jésus "le pasteur et le gardien de
vos âmes" (1Pierre 2 : 25).
Et dans 1 Pierre 5 : 4, nous lisons : "Et lorsque le SOUVERAIN PASTEUR paraîtra, vous obtiendrez la couronne
incorruptible de la gloire." 62
Jésus est le Grand Berger, le Souverain Pasteur, de toutes les brebis du troupeau de Dieu. Jésus a d'autres bergers sous
Ses ordres, et un pasteur est l'un de ces bergers. Un pasteur est un berger dans le troupeau de Dieu.
Et. Dieu appelle et équipe des personnes pour qu'elles soient des bergers, ou pasteurs, pour le troupeau.
Prophétie
Nombreux sont les gens qui disent :
"Revenons aux Actes des Apôtres. Revenons à l'Eglise primitive. Et accomplissons les prodiges qu'ils
accomplissaient."
Oui, dit l'Esprit de Dieu, faites les mêmes expériences qui furent les leurs -
marchez dans la même lumière - mais si vous adoptez la même
manière de diriger l'Eglise, celle-ci gardera la stature d'un bébé spirituel,
vous serez des chrétiens « bébés » sans croissance spirituelle.
Or, vous avez grandi, vous vous êtes developpés.
Levez-vous et marchez dans la lumière de la Parole de Dieu pour aujourd'hui.
Jouissez de la pleine effusion de l’Esprit de Dieu et l'onction de Dieu reposera sur vous et l'onction de Dieu
coulera au travers de vous.
Et l'onction de Dieu reposera SUR LES PERSONNES qui seront dans le ministère.
Ainsi, l'Eglise tout entière sera édifiée et l'oeuvre de Dieu accomplie.
Vous seriez en droit de me dire : "Eh bien, vous avez été pasteur - vous devriez savoir de quoi il s'agit."
Je vous répliquerais alors : "Ce n'était pas vraiment la tâche qui m'était destinée."
J'ai rempli cette fonction à titre temporaire, dans la mesure où Dieu m'a permis de m'en acquitter, mais je n'avais 63
pas
Grâces soient rendues à Dieu pour le pasteur. Grâces soient rendues à Dieu pour le ministère pastoral. C'est une
onction merveilleuse et une bénédiction de la part de Dieu. On peut être émerveillé de constater de quelle manière
l'onction - l'Esprit de Dieu descend sur une personne appelée à exercer ce ministère de pasteur.
D'aucuns se disent pasteurs. Si vous avez été appelé par Dieu à occuper cette fonction, l'onction sera présente pour
vous permettre de remplir cette charge.
Etre pasteur n'est pas seulement prêcher, il y a plus que cela. L'onction pour la prédication n'est pas d'une présence
permanente. Si tel était le cas, la prédication pourrait épuiser une personne jusqu'à la mort.
Mais l'onction descendra sur vous à l'instant où vous rejoindrez la chaire pour prêcher.
Paul écrivit à Timothée, alors jeune pasteur : "Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a
point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité." (2 Timothée 2 : 15).
J'ai beaucoup appris pendant cette période où Dieu m'a permis d'être pasteur.
Et à mon avis, chaque pasteur devrait être obligatoirement passer par un "stage" d'évangélisation sur le terrain ou de
ministère dans la moisson, de deux ans minimum. Il saurait alors comment s'adresser à des évangélistes et à des
orateurs particuliers.
De l'autre côté, les évangélistes devraient, selon ce que je pense, être obligés de s'acquitter d'une tâche pastorale pendant
une période minimale de deux années. Ainsi, ils apprendraient à ne plus dire un tas de choses qu'il leur arrive de 64
déclarer.
Au bout de dix années de ministère pastoral, je m'enfermai dans l'église où je jeûnai et priai des jours et des jours.
Je m'adressai au Seigneur :
"Pourquoi suis-je donc si peu satisfait. L'église grandit et nous disposons de tous les moyens financiers nécessaires.
Nous habitons dans le meilleur presbytère que nous ayons jamais connu. Nous avons le meilleur de toutes choses.
"Les gens se convertissent, sont remplis du Saint-Esprit et guéris pendant les réunions. Du point de vue purement
humain, nous aurions toutes les raisons d'être satisfaits - et pourtant, je ne le suis pas. Il y a quelque part un problème."
Je continuai à chercher le Seigneur.
Un jour, tandis que j'étais en prière près de l'autel, Dieu me dit : "La première raison de ton insatisfaction, c'est que je
ne t'ai jamais appelé à exercer le ministère de pasteur. Telle n'est pas ta vocation, ce n'est pas une fonction pour toi."
Et il est dangereux - réellement dangereux d'occuper une fonction à laquelle on n'est pas destiné.
Aux jours de l'ancien Testament, lorsqu'un individu se mêlait d'une tâche qui n'était pas la sienne, il était frappé de mort
instantanée. Deux hommes voulurent pénétrer dans le Lieu saint et ils tombèrent raides morts.
Pendant la dispensation de la grâce - Dieu soit béni pour la grâce - se mêler d'une fonction qui n'est pas la sienne peut
durer un certain temps, mais pas éternellement. 65
La Bible déclare que, si l'on ne se juge pas soi-même, tôt ou tard, il faudra passer par le jugement afin de ne pas être condamné avec le
monde :
1 CORINTHIENS 11 : 31,32
31 Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés.
32 Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés
avec le monde.
Au cours de mes 50 années de ministère, j'ai rencontré de puissants hommes de Dieu - et je dis bien de puissants
hommes de Dieu - qui avaient été oints du Saint-Esprit pour exercer les fonctions de prophète et d'évangéliste, pour
opérer des miracles, des guérisons et exercer le don d'une foi toute particulière.
Certains d'entre eux devraient être encore en vie à ce jour, mais ils sont morts pour avoir tenté de s'acquitter d'une
autre tâche pour laquelle ils n'avaient pas reçu d'onction.
S'ils s'en étaient tenus à la fonction à laquelle ils avaient été appelés, ils n'auraient pas connu de mort prématurée.
Il est tout à fait possible de faire croître et d'affaiblir l'onction reçue. Dans leur cas, l'onction s'était affaiblie.
Un jour, Gordon Lindsay, fondateur de "Christ pour les nations", et moi-même nous nous entretenions d'un pasteur
remarquable qui était mort, pasteur qui avait occupé le devant de la scène dans le Réveil de guérison. A cette époque,
nous étions tous engagés dans l'organisation de la Voix de la guérison.
Dieu m'avait dit deux ans plus tôt que ce pasteur allait mourir - et il mourut à la date précise que le Seigneur m'avait
indiquée.
Mais étant donné que le frère Lindsay était plus proche de lui, le Saint-Esprit demanda à ce dernier à quatre reprises
d'aller lui parler et de le prévenir quant à sa mort prochaine.
Mais ce frère Lindsay constata lui aussi qu'il ne voulait rien entendre et il ne lui en dit plus un mot.
Il avait déjà abordé ce sujet avec ce pasteur et , avec insistance il lui avait posé la question : "Pourquoi ne vous
acquittez-vous pas de la charge que Dieu vous a confiée et ne manifestez-vous pas le don que Dieu vous a donné?
Restez à votre place et n'assayez pas d'exercer cet autre ministère.
Ce pasteur voulait enseigner, mais il n'était pas fait pour cela, ce n'était pas sa vocation. Il n'avait reçu aucune
onction à cet effet. Et au lieu d'être une source de bénédiction, il était source de confusion.
Recevez d'abord l'appel et l'onction de Dieu pour ce faire ou alors renoncez à votre idée. Et si vous avez reçu
l'onction pour prêcher, n'essayez pas d'enseigner.
N'essayez pas de vous acquitter d'une fonction en l'absence d'appel et d'onction pour cette tâche spécifique.
"Oui, mais ..." rétorqua cet homme, "je veux..." Et il mourut alors qu'il devrait être encore en vie. Il aurait pu être
une source de grandes bénédictions. 67
J'ai vu de merveilleux ministères comme le sien gâchés et l'Eglise privée de bénédictions qui auraient dû être
siennes tout simplement parce que des individus n'ont pas exercé leur ministère sous l'onction qui était la leur.
Il est possible de se fatiguer à tel point dans l'exercice de différents ministères qu'une onction bien maigre
accompagne chacun d'eux.
C'est la raison pour laquelle je m'en tiens à ce que le Seigneur m'a confié, que ce soit la prédication ou
l'enseignement. Peu importe le sujet que j'enseigne ou le point de départ - je me retrouve toujours en train de prêcher
la foi 'et la guérison. Et dès que j'aborde ces thèmes, je m' "envole". Je pourrais fort bien commencer à prêcher sur
l'anti-Christ et me retrouver ne train d'annoncer la foi et la guérison !
Il se peut que Dieu vous amène à traiter de différents sujets en certaines occasions, et plus particulièrement si vous
êtes pasteur.
Il ne m'a jamais appelé à être pasteur, bien que j'aie exercé ce ministère un certain temps et j'en suis très reconnaissant au
Seigneur. J'ai beaucoup appris au cours de cette période, mais telle n'était pas ma vocation.
En 1948, je fis la connaissance d'une personne employée par Dieu de manière puissante et ointe pour exercer un
ministère de guérison.
Un ami pasteur me déclara : "Frère Hagin, vous pourriez exercer le même ministère car il repose sur vous la même
onction que sur lui."
Semblable pensée ne m'avait jamais effleuré l'esprit et j'exerçais toujours un ministère de pasteur.
Mon ami poursuivit : "Lorsque vous prêchez dans mon église et que vous abordez le sujet de la guérison ou de la foi,
vous me faites penser à un chien sur les traces d'un lièvre. Vous détalez !" 68
La raison en était que Dieu allait m'accorder l'onction pour me permettre de m'acquitter de la tâche à laquelle Il m'avait
destiné. Si je m'étais acharné à faire quelque chose d'autre, comme par exemple exercer la fonction de pasteur, l'onction
aurait été absente et j'aurais contribué à l'étiolement de l'onction recouvrant toute ma vie et tout mon ministère.
Je prêchai mon sermon d'adieu à ma paroisse et au pastorat le premier dimanche de, février 1949.
Lorsque le Seigneur m'était apparu dans une première vision en 1950, à Rockwall, dans le Texas, au cours d'une
campagne sous la tente.
"A l'instant où tu as quitté ta dernière paroisse, tu est entré dans la première phase de ton ministère".
Or, à cette époque, j'avais déjà connu 15 années de ministère (de 1934 à 1949), dont 12 années de ministère
pastoral, les autres ayant été consacrées au travail d'évangélisation.
Mais je ne suis pas davantage évangéliste - telle n'est pas ma vocation. (C'est la raison pour laquelle l'onction pour la
prédication ne descend pas très souvent sur moi).
Ainsi, lorsque le Seigneur me dit que j'avais amorcé la première phase de mon ministère en quittant ma dernière
paroisse, je contestai Ses propos. (Ananias entra lui aussi en contestation avec le Seigneur lorsqu'Il lui enjoignit
d'aller prier pour Saul de Tarse).
Je répliquai : "Seigneur, ce n’est pas possible. J'ai prêché 15 ans dans le ministère et Tu voudrais dire que je n'ai pas
même, abordé la première phase du ministère auquel Tu me destines ?"
"Beaucoup de ceux qui exercent un ministère vivent et meurent sans avoir même amorcé la première phase du
ministère auquel Je les destinais. C'est la raison pour laquelle souvent, - pas toujours - ils meurent jeunes ou en
pleine force de l'âge et ne vont pas jusqu'au bout du nombre de leurs jours."
Si vous ne vous trouvez pas dans les meilleures conditions voulues par Dieu, pour vous, vous ne pouvez pas non plus
exiger de Lui le meilleur.
Si vous ne vivez pas selon la volonté parfaite de Dieu, vous ne pouvez pas attendre de Sa part les meilleurs de Ses
dons.
Il nous faut absolument nous pénétrer de cette vérité et découvrir quelle est notre place.
Il arrive souvent que Dieu permette que nous servions presque partout
pendant une période de formation.
Mais le temps viendra où vous devrez vous mettre:à genoux pour découvrir
votre véritable vocation.
Et c'est là que nous faisons fausse route : au lieu de suivre le conseil que je
viens de vous donner, nous pensons : "Bien, je suis dans le ministère - je
travaille pour Dieu" - et nous trouvons nous-même notre place.
Il vous faut absolument vous poser cette question : "A quoi le Seigneur m'a-
t-Il appelé ? Que veut-Il que je fasse ?"
Oh, je ne veux jamais faire quoi que ce soit simplement parce que je veux 70
qu'il en soit ainsi. Je veux obéir à Dieu.
Paul écrivant à Timothée déclara à propos de son propre ministère : "C'est pour cet Evangile que j'ai été établi
PREDICATEUR et APOTRE, chargé d'INSTRUIRE les païens." (2 Timothée 1 : 11).
Le chapitre 13 des Actes nous apprend que Paul exerça aussi la charge de prophète.
Nous savons en effet que Paul exerça cette fonction de prophète parce qu'il avait des visions et des révélations.
71
Un prophète est un individu qui, entre autres choses, a des visions et des révélations.
Grâces soient rendues à Dieu pour l'onction que j'ai d'abord reçue pour la prédication, puis pour l'enseignement.
Je continuais à prêcher et à enseigner. Je parlais en langues et prophétisais mais ce ne fut pas avant 1952 que je remplis la fonction de
prophète.
L 'onction du prophète procède du même Saint-Esprit, mais il s'agit d'une onction différente.
Il est important de remarquer qu'il existe une différence entre : (1) exercer la fonction de prophète et (2) avoir le
simple don de Prophétie.
Tout croyant rempli de l'Esprit pourrait prophétiser et connaître quelque chose de l'onction pour prophétiser.
La Bible nous enseigne que : "vous pouvez tous prophétiser successivement, afin que tous soient instruits et que tous
soient exhortés " (1 Corinthiens 14 : 31).
Le simple don de prophétie consiste à adresser aux hommes un message destiné à les édifier, à les exhorter, et à
les consoler.
72
Un bon témoignage donné sous l'inspiration du Saint-Esprit procède du simple don de prophétie. Vous pouvez
donc constater que le seul fait de prophétiser ne fait pas de vous un prophéte !
C'est l'Esprit en vous qui vous accorde l'onction nécessaire pour prophétiser ; mais il existe une autre onction, ou un
don-ministère, qui rend une personne capable d'assumer la responsabilité du ministère de prophète.
Oh, comme j'aime sentir soudain cette onction prophétique - celle qui accompagne le ministère du prophète -
descendre sur moi lorsque souvent, assis sur l'estrade, j'attends de prendre la parole pour enseigner. Je sais qu'il
s'agit bien d'elle.
Il s'agit d'une onction différente, plus profonde - bien plus profonde - que l'onction donnée pour la simple prophétie.
Il s'agit bien de la même onction,
parce qu'elle procède du même Esprit, mais elle se trouve multipliée au centuple.
J'ai découvert que l'onction peut aller en se fortifiant ou en s'étiolant, comme nous le remarquerons dans le cas d'Elie et
d'Elisée, tous deux prophètes de l'Ancien Testament.
S'il n'en tenait qu'à moi, je prophétiserais dans chaque réunion, mais ce n'est vraisemblablement pas ce que Dieu veut
pour chacune d'elles.
Je fis pour la première fois l'expérience de cette onction puissante en vue de la prophétie en janvier 1964 à Phoenix,
dans l'Etat d'Arizona.
J'étais l'un des orateurs d'une convention des Hommes d'affaires du plein Evangile.
Après la réunion de clôture, le frère et la soeur Darrell Hon, leur fils Barry, mon épouse et moi, nous nous étions rendus
dans un restaurant tout proche afin de prendre quelque chose. Nous n'avions pas encore commandé le moindre mets que
l'Esprit descendit soudain sur moi - je savais qu'il s'agissait de l'esprit de prophétie - ou pour employer une expression 73
plus adéquate 'l'esprit du prophète".
Et je dis à notre petit groupe : "Allons dans un endroit où nous pourrons prier. "
Ainsi, de retour dans notre chambre de motel, nous avons prié un moment.
L'onction s'était quelque peu dissipée du fait que nous nous étions levés pour quitter le restaurant, mais grâces à la prière,
elle retrouva toute sa force.
Deux heures durant, je restai assis et prophétisai. Ceci ne m'était jamais arrivé. Et le frère Hon prit des notes sur une
feuille de papier car nous n'avions pas de magnétophone avec nous. Il réussit cependant à consigner la plus grande partie
de cette prophétie.
J'avais l'impression d'être assis à côté de mon propre moi, sur le bord du lit. J'avais l'impression qu'il existait deux
moi, et avec mes oreilles physiques, j'écoutais ce que disait cet autre assis à mes côtés.
Il me semblait n'être concerné en rien par ce qu'il disait. J'avais le sentiment d'être totalement sous le contrôle de
l'Esprit de Dieu. Une fois que je m'étais abandonné à l'Esprit, ce fut la chose la plus facile au monde.
Au cours de ces deux heures, le Seigneur nous fit traverser les années 1964, 1965, 1966, 1967 et 1968 : cinq années.
Il nous informa de ce qui se passerait au Vietnam, de ce qui se passerait également dans notre gouvernement. Il nous
avertit également qu'un homme dont le ministère occupait le devant de la scène serait balayé. J'ai toujours cette
prophétie écrite par le frère Hon.
Elle disait ceci : " Satan anéantira sa vie, mais son âme sera sauvée et son oeuvre le suivra. Avant que 1966 ne se
lève, il ne sera plus." Et les évènements se déroulèrent ainsi. Tel n'était pas vraiment le plan ou le but de Dieu pour 74
sa vie, mais il en fut cependant ainsi.
Je fis l'expérience d'une puissante onction similaire le 30 avril 1980 alors que je donnai un cours au séminaire Prière
et Guérison dans notre centre de formation biblique RHEMA, à Tulsa dans l'Oklahoma. (Ceci m'arrive parfois
pendant que je prêche, mais plus souvent lorsque j'enseigne).
Permettez-moi de partager avec vous une petite remarque à propos du ministère de prophète : je ne l'exerce pas en
permanence, pas plus que ne le firent d'ailleurs Elie ou ELisée.
Tandis que j'enseignais la Parole (je suis docteur, c'est pourquoi je m'acquitte constamment de cette fonction), je
pénétrai dans cet autre domaine. Droit
devant moi, alors que j'avais les yeux grand ouverts, j'eus ce que j'appelle une "minivision".
Comme si cela avait été réellement le cas, je vis une jeune femme debout dans l'allée, et pointant le doigt dans sa
direction, je lui dis : "Soyez guérie au Nom de Jésus !" Et je la vis regagner sa place.
Je vis aussi des hommes debout dans les deux allées, et je m'arrêtai pour régler cette question (c'est ainsi que je traite
fréquemment ces mini-visions). Je leur dis : "Restez debout dans l'allée et soyez guéris au Nom de Jésus!" C'est la seule
fois où j'agis de la sorte.
J'ignore si oui ou non, il m'arrivera encore de procéder de cette manière, mais je le ferai si le Seigneur m'en donne l'ordre. En réalité, Il ne
me dit rien
àce propos depuis cette circonstance ; je vis simplement ce qui se passait dans la mini-vision. Les deux hommes
regagnèrent leur place. J'avais seulement réglé les problèmes de cette mini-vision - ou du moins je le pensais.
Si vous avez la foi pour pénétrer dans ce domaine de l'Esprit et que vous Lui obéissiez, Il ne manquera pas de vous
conduire. S'Il devait tout vous montrer avant que vous ne vous mettiez en mouvement, il ne s'agirait plus d'une marche 75
par la foi, mais d'une marche par la vue, et ceci ne saurait Lui être agréable. C'est ainsi que vous ne connaîtrez jamais
tout.
Mais si vous avez la foi nécessaire pour aller de l'avant au moment où l'Esprit se manifeste, alors Il vous conduira et vous
connaîtrez dans l'exercice de ce ministère une profondeur de l'Esprit que vous n'aviez jamais soupçonnée auparavant.
Et non seulement l'onction de Dieu descendra sur vous, reposera sur vous, mais encore se manifestera-t-elle au travers
de vous.
Je me rappelai la première partie de cette mini - vision et la racontai. Je ne veux pas dire par là que je n'avais pas
conscience de ce qui s'était ensuite produit. Vous savez, il est possible d'être à ce point pénétré des réalités du
domaine de l'Esprit que les choses spirituelles revêtent une réelle authenticité tandis que les choses naturelles perdent
de leur présence.
(Il peut arriver que l'on tombe en transe, mais ce ne fut pas mon cas en cette circonstance. Cela m'arriva en plusieurs
occasions et j'eus des visions. Les transes s'accompagnent d'une interruption au niveau des fonctions physiques. Sur
le moment, on ne sait plus où l'on est).
Mes collègues me dirent : "Frère Hagin, pourquoi ne racontez-vous pas toute l'histoire ?"
"Non, mais une partie seulement, car les choses ne s'arrêtèrent pas là."
76
Et je leur demandai de me raconter ce qui s'était ensuite passé car je n'en avais pas la moindre idée.
"Après le premier épisode, vous avez invité cette femme à s'avancer devant l'estrade, et nous ne vous avions jamais
vu agir ainsi jusqu'à ce jour," me répondirent-ils.
"vous avez bondi de l'estrade, avez saisi cette personne comme un chat attrape une souris. Vous lui avez posé une
main sur l'estomac et l'autre dans le dos, avez chassé trois démons hors de cette femme - la peur, la mort et la
maladie - et lui avez ordonné d'être guérie. Elle est tombée par terre pour la seconde fois et y est restée jusqu'à six
heures du soir."
Lorsqu'elle se rendit à nouveau chez son médecin, ce dernier ne put pas même découvrir une trace de cancer.
Il avait totalement disparu et elle était complétement guérie. Son témoignage parut dans le numéro de décembre 1981
de notre périodique The Word of Faith (La parole de foi). PLus tard, cette femme et son mari vinrent au Centre de
formation biblique RHEMA afin de s'y préparer au ministère.
Après ce récit de mes collègues, il me revint en mémoire un très vague souvenir des faits - mais c'était pour moi comme un rêve. J'avais
l'impression d'avoir été totalement dominé par l'Esprit de Dieu. (Il vous faut être prêt à vous laisser employer par Lui et à vous confier à
Lui dans un abandon total).
Il m'est également arrivé d'être en train de prêcher lorsque l'onction pour assumer la responsabilité de prophète
descendit tout à coup sur moi (elle était déjà sur moi pour la prédication). Je n'exerce aucun contrôle sur cette onction,
mais Dieu le fait.
Un jour, alors que j'étais en train de prêcher, je me retrouvai brusquement au coin d'une rue à des kilomètres de là. Je
pouvais percevoir le son de ma voix qui poursuivait la prédication, mais à ce jour, j'ignore encore tout ce que je dis en
cette occasion parce que je me trouvais à cet angle de rue.
J'eus une mini-vision d'une femme de ma paroisse qui descendait la rue. Je vis un homme s'arrêter au carrefour et
klaxonner. Cette femme monta dans la voiture et ils roulèrent en direction de la campagne. Je me retrouvai assis sur le
siège arrière et ils se livrèrent à l'adultère.
77
J'eus brusquement conscience d'être à nouveau debout derrière la chaire. J'aperçus cette même personne assise devant
moi dans l'assistance. Ecoutez-moi bien, Dieu ne m'avait pas révélé cet incident pour que je l'étale devant les yeux de
tous. En réalité, je n'en soufflai jamais un mot à personne. Dieu m'avait montré cette réalité pour que j'aide cette femme
à se repentir - à retrouver la communion avec Dieu.
Une autre fois, alors que je prêchais en Alabama, une onction soudaine descendit sur moi et j'eus une mini-vision où
deux femmes étaient en train de se battre. En bas de la rue, à quelque mètres de là, je vis une église au fronton de laquelle
était inscrit le nom de cette communauté.
Ces deux femmes s'entre-déchirèrent leurs vêtements. L'une d'elle réussit à se dégager et à s'enfuir, tandis que l'autre se
rendit dans un petit pavillon blanc situé à côté de l'église.
J'étais debout avec elle dans la cour de ce pavillon et je pus apercevoir la silhouette d'un homme se tenant sur le seuil
de la porte. Lorsqu'il la vit, il mit le crochet de protection à la porte.
Et cette femme se mit à lui lancer des malédictions parce qu'il ne voulait pas admettre qu'elle avait eu raison de
frapper l'autre femme. Elle le menaça même d'enfoncer la porte pour le frapper lui aussi d'un fouet. Il s'apprêtait à
fermer la porte lorsqu'elle finit par s'en aller.
Puis, je me retrouvai en pleine réunion, et voilà que cette même personne était là debout devant moi, dans la file
d'attente des gens qui demandaient la prière, elle voulait être baptisée du Saint-Esprit.
Je lui déclarai : "Vous ne serez pas baptisée du Saint-Esprit tant que vous n'aurez pas mis les choses en règle.
Le pasteur de cette église du Plein Evangile ne comprit pas ce type d'action de l'esprit. Vous voyez, nombreuses sont
les églises qui croient dans les dons de l'Esprit sur le papier, mais pas en pratique. 78
Lorsque je lui racontai ce que j'avais vu dans l'Esprit, il reconnut avoir été l'homme qui s'était tenu sur le seuil de la
porte. Et la lutte à laquelle j'avais assisté avait bien eu lieu.
Je voudrais maintenant partager encore quelque chose avec vous : il s'agit de la façon dont le Saint-Esprit agit parfois
avec moi, mais peu souvent.
Je me "vois" descendre les allées et imposer les mains à certaines personnes. Et lorsque ceci se produit et que je
marche vers ces gens, j'ai l'impression qu'un aimant m'attire vers eux. Et alors je m'arrête et exerce mon ministère
pour le bien de ces mêmes personnes. Dieu soit loué pour l'onction !
J'ai lu une fois cette déclaration de la plume même de Smith Wigglesworth : "Je préfère que le Saint-Esprit ne
descende sur moi que 10 minutes plutôt que de posséder un monde entier entouré d'une barrière." II faisait ainsi
allusion à l'onction pour l'exercice du ministère.
Selon le bon plaisir de l'Esprit
J'aimerais que vous preniez bien note d'un fait qui a trait à la fonction du prophète. Les gens s'imaginent souvent que si
quelqu'un occupe une certaine fonction, comme par exemple celle de prophète, cette même personne l'occupe en
permanence.
Cela s'appelle passer à côté de la vérité par ignorance de ce que déclare la Bible.
Et ces croyants s'efforcent d'accomplir quelque chose sans la présence de l'onction nécessaire à cet effet. Ils se placent
sur le terrain de la chair, ils prophétisent et font tort à l'oeuvre de Dieu. Ou encore, pensent-ils, puisque quelqu'un
exerce la fonction de prophète, il va partout et en tous temps proclamer des révélations.
Je connais un homme, que Dieu le bénisse, sur qui repose l'onction de Dieu ; en effet, des événements surnaturels se sont
produits par le biais de son ministère - cela ne fait aucun doute - mais il est persuadé d'être appelé à exercer la fonction
de prophète, il croit devoir l'exercer en tous temps ! 79
Je me rappelle ma première rencontre avec lui. En l'espace de 30 minutes, il m'adressa une bonne douzaine de "paroles"
de la part du Seigneur, mais aucune ne s'est avérée exacte. Elles ne valaient pas "un radis".
Il m'arrive d'exercer la fontion de prophète et certains pensent que je m'y tiens en permanence ; alors ils vont même
jusqu'à mentir pour essayer de me joindre.
Nous nous trouvions une fois loin de notre ville lorsqu'à 4 heures du matin, un coup de téléphone nous réveilla. C'était,
nous dit-on, un appel urgent à longue distance. Nous étions persuadés qu'un membre de notre famille était mort ou qu'il
se passait quelque chose de grave.
Mais, au lieu de cela, c'était une femme qui à l'autre bout du fil (il arrive parfois que ce soit un homme) me dit : "Frère Hagin, il me
répugne de faire
cela, mais c'est la seule manière de pouvoir vous atteindre." (C'est un pur mensonge).
"Vous savez" poursuivit-elle, "je priais et ai pensé que je pourrais peut-être vous joindre, me disant que vous aviez
sans doute une parole pour moi."
J'eus envie de lui répondre : "Oui, j'en ai bien une !" mais je n'eus pas le courage de la lui dire.
Les gens s'imaginent qu'il vous suffit d'ouvrir ou de fermer le robinet à votre propre gré, mais tout se passe selon le
bon plaisir de l'Esprit.
Bien sûr, l'onction est potentiellement présente, mais elle ne se manifeste pas de façon constante !
Si vous vous préparez, si vous étudiez et si vous vous abandonnez à l'Esprit de Dieu, l'onction pour vous permettre
d'exercer cette fonction ne fera pas défaut, mais vous n'exercerez pas en permanence cette même fonction.
Prenez le temps de réfléchir tant soit peu. Si vous êtes appelé à occuper une fonction de docteur et que vous 80
assumiez cette tâche sans discontinuer, ceci reviendrait à dire que vous enseigneriez 24 heures sur 24 et que vous
continueriez à enseigner jusqu'au moment de votre mort !
Objectivement, vous ne pourriez pas supporter le fait d'assumer cette fonction de prophète 24 heures sur 24, malgré
la présence de l'appel et d'une onction potentielle.
Le corps humain n'est pas fait pour supporter une puissance spirituelle d'une telle intensité sur une longue période de
temps, ainsi que nous le verrons dans le chapitre 14 de cet ouvrage.
Jésus se déclara Lui-même prophète dans le quatrième chapitre de l'Evangile de Luc et 11 employa une illustration
tirée de l'Ancien Testament, parfaitement connue de Ses auditeurs juifs : l'histoire du prophète Elle qui fut envoyé
pendant la famine dans la maison de la veuve de Sarepta.
Dans cette maison, il se produisit des miracles par l'intermédiaire d'Elie : l'huile ne manqua pas dans la cruche, la farine
ne fit pas défaut dans le pot (1 rois 17 : 16). Mais Elie n'aurait pas pu accomplir ces prodiges dans une autre demeure en
Israël sans l'ordre de l'Eternel.
Puis Jésus fit allusion aux nombreux lépreux qui vivaient en Israël au temps d'Elisée (Luc 4 : 27), mais aucun d'eux ne
fut guéri alors qu'Elisée était réputé pour son ministère de guérison.
Nous le savons grâce à cette petite servante israélite qui s'écria, en apprenant que son maître Naaman était atteint de lèpre
: "Oh ! si mon seigneur était auprès du prophète qui est à Samarie, le prophète le guérirait de la lèpre !" (2 Rois 5 : 3).
Aucun lépreux d'Israël n'avait été guéri, à l'exception de Naaman le Syrien - et pourtant Elisée exerçait le ministère de
prophète !
Nous en déduisons donc que certaines personnes peuvent avoir une onction plus puissante que d'autre pour
assumer la même responsabilité.
C'est la raison pour laquelle lorsque le peuple avait besoin de consulter l'Eternel sur quelque sujet, Il lui fallait
passer par le prophète. (Le ministère de prophète est tout-à-fait différent dans cette dispensation qui est la nôtre). Un
ennemi s'était dressé contre la nation d'Israël, divisée à cette époque. Josaphat, roi de Juda, tint conseil avec deux
autres rois - Joram, roi d'Israël, et le roi d'Edom qui tous deux avaient abandonné l'Eternel et étaient rétrogrades.
Et Josaphat posa cette question : "N'y a-t-il ici aucun prophète de l'Eternel, par qui nous puissions consulter
l'Eternel ?" (Verset 11).
L'un des serviteurs du roi d'Israël cita Elisée et les trois rois se rendirent auprès de lui. 82
2 ROIS 3 : 13, 14
Elisée dit au roi d'Israël : Qu'y a-t-il entre moi et toi ? Va vers les prophètes de ton père et vers les prophètes de la
mère (parce qu'ils ont abandonné Dieu). Et le roi d'Israël lui dit : Non ! car l'Eternel a appelé ces trois rois pour les
livrer entre les mains de Moab.
14 Elisée dit : l'Eternel des armées, dont je suis le serviteur, est vivant ! si je n'avais égard à Josaphat, roi de Juda, je
ne ferais aucune attention à toi et je ne te regarderais pas.
Le prophète Elisée eut égard à la présence de Josaphat parce que Dieu eut égard à la présence de Josaphat. Dieu
accomplit beaucoup de choses pour Son peuple. Josaphat voulait une prophétie de la part d'Elisée quant à l'issue de
la bataille imminente. Elisée fit venir un joueur de harpe et son onction s'en trouva rehaussée.
2 ROIS 3 : 15, 16
15 Maintenant, amenez-moi un joueur de harpe. Et COMME LE JOUEUR DE HARPE JOUAIT, LA MAIN DE
L'ETERNEL FUT SUR ELISEE.
16 Et il dit : Ainsi parle l'Eternel :
Elisée délivra le message de victoire que l'Eternel lui avait donné. "La main de l'Eternel fut sur Elisée. "Avez-vous bien
remarqué ce fait ? "La main de l'Eternel", c'est le Saint-Esprit, ou pourrions-nous dire aussi, "la main de l'Eternel" c'est
l'onction.
Remarquez aussi qu'Elisée ne put se mettre à prophétiser quand bon lui sembla, c'est pourquoi il dit :"Amenez-moi un
joueur de harpe". Et la main de l'Eternel fut sur lui comme le joueur de harpe jouait.
La musique relève des "dons... de secourir" dont fait mention 1 Corinthiens 12 : 28. Et le ministère de la musique est
l'un des plus grands qui soient dans ce domaine. Dieu soit loué pour le ministère de la musique
La Bible a beaucoup à nous dire à propos de la musique en liaison avec l'adoration. Nous savons que la musique nous
83
aide à adorer Dieu. Si lorsque vous priez ou étudiez la Bible, votre foyer est rempli d'une musique appropriée, quelle
différence ! Lorsque David chantait et jouait de la harpe, le mauvais esprit qui agitait Saül s'en allait.
La musique affecte tous les ministères ; elle a quelque chose à voir avec l'onction dans tous les ministères.
Elle peut aider tous ceux qui exercent leur ministère - et pas uniquement le prophète - et ce, parce que tous les
ministères devraient s'exercer sous l'onction du Saint-Esprit.
Musique et chant appropriés peuvent même aider le docteur à mieux enseigner. Il me semble cependant que la
musique concerne davantage le ministère du prophète que tous les autres car le prophète a besoin d'être
particulièrement sensible à l'Esprit.
Nous avons vu que "comme le joueur de harpe jouait, la main de l'Eternel", ou l'onction, "fut sur Elisée" et il se mit à
prophétiser.
J'ai souvent dans l'exercice du ministère de prophète fait l'expérience d'une onction tellement forte que rien d'autre ne
me faisait besoin.
En d'autres circonstances, par contre, tout comme Elisée, j'ai besoin d'aide. Il m'arrive de demander à des musiciens de
jouer et à des chanteurs de chanter. Mais si leur musique et leurs chants ne sont pas appopriés, ils tuent l'onction (et la
réunion).
Les paroles, l'air et le tempo ont beau être justes, le chant n'en reste pas moins hors de propos.
Nous sommes passés à côté de ce rôle du « joueur de harpe ». Il est fréquent que les musiciens ne soient pas conscients
de la responsabilité qui leur incombe. Ils exercent l'un de ces ministères qui consistent à "secourir".
Il leur faut apprendre à affiner leur sensiblilité au Saint-Esprit et à se laisser emporter par le courant de l'Esprit.
Il ne faudrait pas que les chanteurs se lèvent et chantent par amour du chant seul. Il leur faut l'onction.
Avant d'exercer leur ministère par le chant, les chanteurs doivent prendre le temps d'être seul avec Dieu ou de prier
avec les autres afin de recevoir l'onction.
J'ai constaté que lorsque des musiciens sont en harmonie réelle avec l'Esprit, une onction plus puissante descend sur moi
en vu de l'exercie du ministère de prophète.
Je comprends ce que veulent dire les Ecritures lorsqu'elles affirment que, comme le joueur de harpe jouait, la main de
l'Eternel agit.
En certaines circonstances, grâce à une musique adéquate, j'ai exercé le ministère de prophète trois heures durant des
flots de prophétie jaillirent de ma bouche.
85
Bien sûr, il n'en va pas ainsi chaque fois que je prophétise - bien que j’exerce ce ministère avec une certaine mesure
d'onction, car il existe différentes mesures d'onction.
Un chant approprié
Je fus en 1958 l'orateur principal d'une convention qui se tint à Kansas. Un soir, l'esprit de prophète descendit sur moi.
Je ne peux pas l'attirer par moi-même, mais je puis m'abandonner à lui lorsqu'il passe et la musique m'y aide.
L'orchestre se composait de différents musiciens d'églises différentes. Je leur dis : "L'onction de prophète descend sur
moi ! Jouez un morceau." Ils se
mirent à jouer "Prêchez la Parole", chant écrit par Aimee Semple Mc Pherson.
L'onction descendit sur moi et de 9 heures à minuit, j'exerçai ce ministère, sous l'onction.
La plus grande partie de cette réunion, je ne pus rien voir. Tout se passa comme si un léger brouillard avait envahi
toute la salle.
Si les musiciens avaient joué une musique inadéquate, ils auraient tout gâché.
Vous voyez donc à quel point il est nécessaire que les chanteurs et les musiciens soient en harmonie avec l'Esprit de 86
Dieu, tout comme celui qui exerce le ministère. Si tel n'est pas le cas, il vaudrait bien mieux qu'il ne se trouve pas de
musiciens dans la réunion ! (C'est pourquoi il m'arrive de ne pas vouloir n'importe quelle musique).
Mais la musique n'est pas le seul facteur à affecter l'onction. Il est fréquent que l'esprit de prophète se manifeste en
moi, mais quelque chose vient le réduire à néant.
A mon avis, l'entourage ou la présence de certaines personnes ont aussi une influence sur cette onction.
Car, après tout, Elisée dit bien : "Si je n'avais égard à Josaphat, ... je ne ferais aucune attention" à vous autres deux rois.
Et leur présence de rétrogrades rendit nécessaire une aide pour Elisée.
"Amenez-moi un joueur de harpe...", dit-il.
La main de l'Eternel
A maintes et maintes reprises, l'Ancien Testament fait allusion à "la main de l'Eternel".
Nous y découvrons également d'autres expressions telles que "Esprit", "double portion de ton Esprit" et "manteau".
EZECHIEL 8 :1
1 La sixième année, le cinquième jour du sixième mois, comme j'étais assis dans ma maison, et que les anciens de Juda
étaient assis devant moi, LA MAIN DU SEIGNEUR, DE L'ETERNEL, TOMBA sur moi.
87
Ezéchiel avait déjà reçu l'appel de Dieu - la main de Dieu était sur lui pour l'exercice potentiel de son ministère, mais ce
ministère prophétique ne put se manifester avant que la main ne l'Eternel ne tombât sur lui.
Nous retrouvons l'expression "la main du Seigneur" dans les chapitres 37 et 40 du livre d'Ezéchiel :
EZECHIEL 37 :1
1 LA MAIN DE L'ETERNEL fut sur moi, et l'Eternel me transporta en esprit, et me déposa dans le milieu d'une vallée remplie
d'ossements...
(Ezéchiel eut la vision de ce que nous appelons la vallée des ossements désséchés).
EZECHIEL 40 :1,2
1La vingt-cinquième année de notre captivité, au commencement de l'année, le dixième jour du mois, quatorze ans après
la ruine de la ville, en ce même jour, LA MAIN DE L'ETERNEL fut sur moi, et il me transporta dans le pays d'Israël.
2Il m'y transporta, dans des visions divines...
Il indique des périodes et des dates précises (ou plutôt mes expériences ressemblent aux siennes). Les gens me
demandent comment je peux me rappeler les dates et les périodes auxquelles je fais référence lorsque je prêche ou
enseigne.
Eh bien, je vais vous apprendre comment les choses se passent exactement. Lorsque je fais allusion à fait un passé, la
date ou l'époque surgit de mon esprit - du dedans de moi - et trouve le chemin de mon intelligence. C'est ainsi que j'en ai88
une connaissance immédiate. Je ne fais que suivre l'exemple du prophète Ezéchiel en indiquant les époques et les dates !
Cette faculté va de pair avec le ministère de prophète.
Le trente-troisième chapitre d'Ezéchiel nous révèle encore quelque chose de très intéressant :
EZECHIEL 33 : 22
22 LA MAIN DE L'ETERNEL avait été sur moi le soir avant l'arrivée du fugitif, et l'Eternel m'avait ouvert la bouche
lorsqu'il vint auprès de moi le matin. Ma bouche était ouverte, et je n'étais plus muet.
Ceci veut dire que la main de l'Eternel n'était pas sur le prophète le matin ni
àmidi. La main de l'Eternel fut sur lui le soir, avant la venue d'un fugitif. Le prophète avait marché toute la nuit, la
bouche ouverte, ne prononçant jamais
une seule parole. Il était muet (incapable de parler) jusqu'à l'arrivée de ce personnage. Alors, et seulement alors, il fut
capable de parler.
Signes et prodiges
La soeur Maria Woodworth-Etter fut un prédicateur des premiers temps du réveil de Pentecôte et j'ai lu ses livres. J'ai en
ma possession quelques-uns de ses tout premiers ouvrages (Actuellement, seul "Voici les signes" sont en réimpression).
Il y a fort longtemps, soeur Etter prêchait dans une campagne sous la tente à Saint Louis, dans le Missouri, et la main du
Seigneur descendit sur elle.
Elle avait la main levée et la bouche ouverte, prête à dire quelque chose lorsque la main du Seigneur tomba sur elle.
Elle resta dans cette position trois jours et trois nuits sans bouger ni prononcer une parole.
La presse de Saint Louis estima à quelque 20.000 personnes le nombre des gens qui firent la queue pour aller la voir. 89
Lorsque l'onction de l'Esprit de Dieu la quitta, elle baissa le bras et elle se remit à parler, et elle reprit la phrase à
l'endroit même où elle s'était arrêtée trois soirs plus tôt (Tous ses sens et fonctions physiques avaient été
suspendus durant ces trois jours et ces trois nuits).
N'avez-vous jamais été étonnés à propos de ce verset des Actes qui déclare : "La crainte s'emparait de chacun, et il se
faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres" (Actes 2 : 43)
J'ai lu un certain nombre d'articles dans des périodiques pentecôtistes. Certains des tout premiers prédicateurs
pentecôtistes connurent des expériences semblables à celle d'Ezéchiel et de soeur Etter.
Un homme raconta que, sous la puissance, il était resté la bouche ouverte toute une journée, d'autres dirent être
restés dans cette position toute une nuit.
Vous seriez en droit de demander : "Pourquoi Dieu accomplit-Il de tels faits? Pour quelle raison la main de l'Eternel
tomba-t-elle sur Ezéchiel et lui ouvrit-elle la bouche le soir ? "
Nous n'avons pas à dire à Dieu ce qu'Il doit faire. Nous passons à côté de la question.
Zacharie, père de Jean-Baptiste, ne crut pas le message de l'ange Gabriel qui lui annonçait la naissance d'un fils dans
son foyer. Il perdit l'usage de la parole et resta muet jusqu'à la naissance de Jean (Luc 1). Zacharie n'était pas muet du
fait d'une infirmité ou d'une maladie, mais parce que la main de l'Eternel était sur lui.
L'Ecriture nous présente un autre exemple, celui d'Elymas le sorcier qui devint aveugle pour s'être opposé à Paul
lors de l'un de ses voyages missionnaires. Paul lui dit : "Maintenant voici, la main du Seigneur est sur toi, tu seras
aveugle, et pour un temps tu ne verras pas le soleil. "(Actes 13 : 11). 90
Ce ne fut pas une maladie qui vint frapper Elymas; l'Esprit de Dieu ne frappe jamais personne de maladie, car il n'en
a pas à Sa disposition !
Elymas devint aveugle à cause de la puissance de Dieu qui était tombée sur lui.
J'ai vu semblables faits se produire au cours de mon ministère et je suis profondément convaincu que, dans la
mesure où nous apprendrons à mieux coopérer avec l’Esprit de Dieu, nous verrons de plus grandes
manifestations encore dans les derniers jours.
Je peux parler en langues, mais je ne peux parler anglais (bien que j'aie essayé de le faire).
Je peux penser en anglais, mais suis incapable de prononcer une seule parole dans cette langue, ce m'est
absolument impossible, et cela dure parfois quelques heures.
J'en fis l'expérience d'une manière surprenante en 1981 lors d'une campagne d'évangélisation sous la tente.
Mais l'expérience la plus longue dans ce domaine, je la vécus un mois plus tard, en août 1981, dans l'église de Fred
Price à Inglewood en Californie.
J'avais fini de prêcher et imposais les mains aux malades lorsque, soudain l'onction descendit sur moi et il me devint 91
impossible de prononcer un seul mot d'anglais.
Je me retournai et dit en langues à Fred (car je pouvais parler en langues, mais non en anglais) : "Continuez à imposer
les mains aux malades de cette file."
Fred me comprit comme si je m'étais adressé à lui en anglais. Il me répondit en langues - et je le compris comme s'il
avait employé la langue anglaise, bien que tout le monde l'ait entendu parler en langues - 'Très bien, mettez votre doigt
dans mes mains afin que je puisse exercer le ministère avec la même onction et je prierai pour ces malades. "
C'est ce que je fis et il se mit à prier pour ces personnes. J'eus l'impression qu'il se fit une plus grande manifestation de puissance qu'avant
cela. Je restai
debout à observer tout ce qui se passait, toujours incapable de dire un mot en anglais.
Après la réunion, ce fut le retour chez Fred pour le repas et des moments de communion fraternelle. Je voulus dire
quelque chose, mais ce fut en langues.
Au moment de prendre place à table, j'étais toujours dans l'incapacité de parler à Fred et aux siens. Je me demandai si
je serais jamais capable de communiquer à nouveau en anglais.
Lorsqu'au bout d'une heure et demie, alors que je me trouvais encore chez Fred, je pus à nouveau parler anglais, je ne
prononçai qu'une ou deux paroles. Il m'était impossible de former des phrases.
Bien souvent, lorsque je prêche ou enseigne et qu'une onction puissante descend sur moi, il se produit une manifestation
semblable, mais de bien moindre ampleur. Peu importe ce que j'ai l'intention de faire - je ne peux tout simplement pas
parler en anglais. Je peux penser dans cette langue, mais je parle en langues. Cela vient de l'esprit.
Adolescent, j'avais été paralysé et cloué sur un lit de maladie. Ma langue était aussi paralysée et ma gorge l'était 92
partiellement. Seuls les personnes de mon entourage pouvaient me comprendre.
Lorsque le Saint-Esprit descend sur moi d'une façon très puissante, j'éprouve presque le même sentiment, à cette
différence que la paralysie n'existe plus.
De quelle utilité peut être une personne privée de l'usage de la parole ? Quel était donc le but du Saint-Esprit descendu le
soir sur Ezéchiel pour lui ouvrir la bouche et lui faire garder cette position toute la nuit jusqu'à la venue de l'homme au
matin ? La bible ne nous en révèle rien.
Pour mon compte personnel, je considère de tels faits comme des signes qui constituent souvent une préparation à
quelque événement futur.
A mon avis, l'onction comporte des aspects dont nous allons faire l'expérience dans les temps à venir et dont nous ne
savons encore rien.
J'entends par là l'emploi et le but de l'onction, son utilisation, le ministère exercé sous l'onction, le transfert ou
transmission de l'onction - d'une part pour faire le bien et apporter la bénédiction, et de l'autre pour apporter le jugement
sur tous ceux qui, comme Elymas, s'opposeraient à la propagation de l'Evangile.
Le ministère du "voyant"
L'Ecriture qualifie parfois de " voyant " le prophète. Les voyants voient et connaissent les réalités. Il fut un temps où
j'exerçais plus souvent ce ministère au cours de mes nombreux voyages qui m’amenaient dans le foyer des personnes qui
m’hébergeaient.
La vérité est que je n'ai jamais séjourné chez quelqu'un sans que Dieu ne m'avertisse de l'imminence d'une tragédie.
Si la famille devait vivre l'expérience d'un décès dans les deux années à venir, le Seigneur me le disait. Il arrive que 93
parfois il soit possible de modifier le cours des événements, mais pas toujours. Alors Dieu y prépare Ses enfants.
Il y a des années de cela, je prêchais dans l'église d'amis en Californie lorsqu'au cours de la dernière soirée, ils reçurent
des nouvelles inquiètantes. Leur petite fille âgée de 16 ans qui avait rendu visite à ses autres grands-parents dans l'état
d'Orégon, avait pris le car à Portland mais ne se trouvait pas dans ce car à l'arrivée à los Angeles.
La compagnie des cars avait perdu sa trace à Reno dans le Nevada. Sa grand-mère éclata en sanglots et était
inconsolable. Elle était certaine de ne plus jamais revoir cette petite fille. C'était poignant.
Ma femme et moi, nous nous efforcions de la consoler. J'étais assis sur une chaise en face d'elle. J'avais les yeux grand
ouverts et je me vis soudain
debout devant la gare routière à Reno. Je ne m'étais jamais rendu dans cette localité mais je sais exactement comment
elle est car je la vis très clairement. J'étais debout derrière un car. Je vis un autre car se garer et porter à l'avant cette
indication "Los Angeles". Je vis des gens descendre, y compris cette jeune fille blonde. Puis les passagers regagnèrent le
car, mais cette jeune fille monta dans l'autre car stationné devant le sien.
Je dis à sa grand-mère : "Soeur, Soeur, Soeur - elle s'est trompée de car !"
"Oui", lui dis-je "je l'ai vue. Elle s'est trompée de car."
"Il me faudrait mettre ma vie et 25 années de ministère en jeu si ce n'était pas vrai."
Eh bien, vers la fin de la réunion, un représentant de la compagnie des cars téléphona pour lui annoncer : "Nous avons 94
trouvé votre petite-fille à Salt Lake City. Elle s'est trompée de car. Elle sera de retour ici à 4 heures du matin."
Si je n'obtiens jamais d'autre récompense que le sourire de cette grand-mère au travers de ses larmes, cela me suffit !
L’Onction de l’Apôtre
La déclaration la plus importante que nous trouvions dans la Bible à propos de cette fonction concerne Christ Lui-même,
comme nous l'avons déjà remarqué dans le premier chapitre de cet ouvrage.
Le mot grec apostolos, traduit par "apôtre" signifie "celui qui est envoyé, un envoyé". Jésus-Christ est l'exemple parfait
d'une personne envoyée.
JEAN 20 : 21
21 Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! COMME LE PERE M'A ENVOYE, moi aussi je vous envoie.
Un véritable apôtre est toujours chargé d'une mission - il ne se contente pas d'aller simplement, mais il est envoyé. La
Bible nous en donne un exemple dans Actes 13 lorsque Barnabas et Paul furent envoyés comme apôtres auprès des
95
Gentils.
2 CORINTHIENS 12 :12
12 Les preuves de mon APOSTOLAT ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des
prodiges et des miracles.
Ces "signes" distintifs sont donc des signes, des prodiges et de puissants miracles.
Pour pouvoir s'acquitter d'une telle fonction, il faut avoir une expérience personnelle avec le Seigneur - très profonde
et très réelle, qui surpasse l'ordinaire - non pas une expérience "d'occasion" ou transmise par la tradition.
Remarquez ce que déclara Paul pour défendre son apostolat : Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N'AI-JE
PAS VU JESUS NOTRE SEIGNEUR ?..." (1 Corinthiens 9 : 1).
Paul ne vit pas Jésus dans la chair, comme ce fut le cas pour les Douze, mais il Le vit dans une vision spirituelle
(Actes 9 : 3 6 ).
En vérité, Paul vécut une expérience spirituelle avec le Seigneur d'une profondeur telle qu'il lui fut possible de
s'exprimer en ces termes à propos du repas du Seigneur :"Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné..."
(1Corinthiens 11 : 23).
Ce que Paul savait à ce sujet, il ne l'apprit nullement de la bouche des autres apôtres. Il le reçut par la révélation que
Jésus Lui-même lui donna. 96
Paul ne reçu pas d'un homme l'Evangile qu'il prêchait, mais de l'Esprit de Dieu qui le lui enseigna. Il put écrire : "Je
vous déclare, frères, que l'Evangile qui a été annoncé par moi n'est pas de l'homme ; car je ne l'ai reçu ni appris d'un
homme, mais par une révélation de Jésus-Christ " (Galates 1:11,12).
Le travail de l'apôtre est celui d'une personne qui pose les fondements :
1 CORINTHIENS 3 : 10
10 Selon la grâce de Dieu qui m'a été donnée, J'AI POSE LE FONDEMENT comme un sage architecte, et un autre
bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.
EPHESIENS 2 : 20
20 Vous avez été édifiés sur le FONDEMENT DES APOTRES et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la
pierre angulaire.
Les douze premiers apôtres posèrent le fondement de l'Eglise en tant que premiers pionniers et prédicateurs de
l'Evangile. Par la réception du Saint-Esprit, ils posèrent également le fondement de l'Eglise.
L'apôtre avait reçu l'équipement surnaturel pour "gouverner" dont nous trouvons le détail dans 1 Corinthiens 12 : 28
(Une traduction anglaise dite de Weymouth parle de "pouvoirs d'organisation").
Lorsque sont établies des églises, les apôtres peuvent exercer une autorité sur les églises qu'ils ont fondées (1Corinthiens
9 : 1,2).
Un grand nombre de ceux qui se disent "apôtres" veulent en fait dominer et régenter les autres. Ils déclarent : "Je suis
apôtre. J'ai l'autorité et vous devez faire ce que je dis."
A l'époque du Nouveau Testament, les apôtres pouvaient exercer leur autorité sur les seules églises qu'ils avaient 97
eux-même établies.
Ainsi, par exemple, Paul n'exerça jamais son autorité sur l'église de Jérusalem ni sur l'une des églises fondées par
d'autres apôtres.
Rappelez-vous bien ceci : il ne s'agit pas d'une fonction d'étiquette, il s'agit d'une fonction de puissance. Si la puissance
pour fonder des églises fait défaut, alors ceux qui se prétendent apôtres ne le sont pas en vérité.
Dans Actes 13 : 2, le Saint-Esprit dit : "Mettez-moi à part Barnabas et Saul (Paul) pour l'oeuvre à laquelle je les ai
appelés." Et le verset 4 poursuit : "Barnabas et Saul, ENVOYES par le Saint-Esprit, descendirent..." Ce furent
des "envoyés". Et ainsi, ils entamèrent leur première tournée missionnaire auprès des Gentils.
Le Nouveau Testament ne fait jamais allusion aux missionnaires et pourtant, il s'agit d'une fonction importante qui se
trouve indue ici dans la fonction d'apôtre.
Une étude attentive de la vie de l'apôtre Paul nous amène à constater qu'il déclara ne jamais avoir bâti sur le
fondement posé par un autre.
Il s'efforça toujours d'annoncer l'Evangile là où le nom de Jésus n'avait pas été prêché (Romains 25 : 20) et
demeura chaque fois de six mois à trois ans au même endroit.
98
Sa véritable vocation n'était pas celle du pasteur, mais il séjournait suffisamment de temps en un même lieu pour
établir les nouveaux convertis dans la vérité avant d'aller plus loin.
D'aucuns se demandent s'il existe encore des apôtres aujourd'hui. Nul, pas même Paul, n'aurait pu ou ne pourrait
être apôtre au sens où les douze le furent à l'origine. Il n'y a que "douze apôtres de l'Agneau" (Apocalypse 21 :14).
Actes 1 fait très clairement apparaître leurs qualifications : il s'agit dans ce passage du choix d'un autre apôtre à la
place de Judas. Nous lisons aux versets 21 et 22 que pour être l'un des douze apôtres de l'Agneau, il fallait s'être
trouvé parmi les apôtres qui avaient accompagné Jésus tout au long de Ses trois années et demie de ministère (Paul
n'était pas de leur nombre).
De plus, les douze premiers apôtres furent "des envoyés" pour être les témoins oculaires du ministère, des
oeuvres, de la vie, de la mort, de
l'ensevelissement, de la résurrection et de l'ascension de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils occupèrent un rang qui n'a
jamais pu et ne pourra être occupé par d'autres apôtres ou ministères.
Il existe toutefois de nos jours des apôtres au sens où le furent Barnabas, Paul et d'autres apôtres.
Nous lisons dans Ephésiens 4 : 11 "Et il a donné les uns comme APOTRES..." Si Dieu n'avait pas voulu qu'ils
figurent dans cette énumération, la Bible aurait précisé qu'Il ne les avait donnés que pour un temps déterminé.
Tous les autres dons-ministères furent donnés pour le perfectionnement des saints, l'oeuvre du ministère et l'édification
du Corps de Christ. Et cette énumération comprend les apôtres. Dieu soit loué, le ministère d'apôtre existe encore de nos
jours !
Pour quelle durée Dieu donna-t-Il les dons-ministères ? D'après le verset 13, tous furent accordés "jusqu'à ce que nous
soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la
stature parfaite de Christ." 99
En résumé, les quatre signes caractéristiques que nous ayons à chercher aujourd'hui chez un véritable apôtre
sont :
Si vous vous croyez appelé de Dieu au ministère d'apôtre, ne vous tourmentez pas. Vous n'allez pas l'exercer
immédiatement, comme ce fut d'ailleurs le cas pour Paul.
Dans l'Ancien Testament, on aurait dit de lui que c'était un"voyant", parce qu'il voyait et connaissait des réalités de
façon surnaturelle.
Ainsi que nous l'avons déjà vu, le Saint-Esprit dit dans Actes 13 : 2 "Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour
l'oeuvre à laquelle je les ai appelés."
Ils n'étaient pas encore entrés dans l'oeuvre à laquelle Dieu les avait appelés. De nouveau, ils jeûnèrent et prièrent, et
d'autres ministres leur imposèrent les mains et les envoyèrent. C'est ainsi qu'ils devinrent apôtres ou missionnaires
auprès des Gentils.
100
Barnabas fut considéré apôtre au même titre que Paul : "Les APOTRES Barnabas et Paul..." (Actes 14 :14).
Au cours de son premier voyage missionnaire, Paul exerça son ministère dans la ville de Lystre en faveur d'un
homme qui était impotent depuis sa naissance (Actes 14 : 8) et les habitants de cette cité, considérant Barnabas et
Paul comme des dieux, voulurent les adorer et dirent :"Les dieux sous une forme humaine sont descendus vers nous."
(Verset 11).
Paul et Barnabas étaient passés à l'exercice d'un autre ministère, celui d'apôtre, et il s'était manifesté une onction plus
puissante, car il faut vraiment une onction plus puissante pour s’acquitter de cette fonction.
Et quelle que soit cette fonction ou la tâche à laquelle vous êtes appelé, vous avez une responsabilité : celle de
déterminer ce que sera le degré de votre onction.
Si elle ne descend pas sur vous c’est que vous ne vous y êtes pas préparé.
De plus, cette onction peut croître et vous pouvez y contribuer par l'étude de la Parole et la prière. 102
De même, vous pouvez contribuer à son étiolement en négligeant cette étude de la Parole et la prière.
Quiconque travaille pour Dieu et n'étudie pas (2 Timothée 2:15) ne tardera pas à se couvrir de honte car les gens
finiront bien par découvir cet état de fait et alors, ou bien il perdra l'onction, ou bien l'onction ne se manifestera pas.
Si vous étudiez la Parole de Dieu et priez, lorsque vous vous lèverez pour exercer votre foi, l'onction descendra.
Lorsque je prêchais sous l'effet de l'onction pour la prédication, la plupart du temps, il me fallait commencer par la foi -
car je ne ressentais rien de
particulier - et pourtant cette onction pour la prédication ne m'a jamais fait défaut. (Parfois même, elle s'attarde sur
vous et vous vous en réjouissez, Dieu soit loué !)
Il vous faut absolument comprendre que l'exercice de la fonction de prophète, de pasteur, d'évangéliste ou de
n'importe quelle autre fonction pourra être au bénéfice d'une onction plus ou moins grande.
A mon avis, cela devient parfaitement évident lorsque l'on écoute différents prédicateurs, il leur arrive en certaines
circonstances d'avoir une onction plus grande qu'en d'autres temps. Il en va de même pour des docteurs dont l'onction
est parfois plus grande à certains moments qu'à d'autres.
Et le prophète parle quelquefois avec une onction supérieure qu'il ne le fait en d'autres occasions.
A l'époque vétéro-testamentaire, le Saint-Esprit descendait sur trois catégories de personnes - le prophète, le prêtre et
le roi ainsi il leur était possible d'exercer leur fonction respective. Mais le Saint-Esprit ne demeurait pas en eux 103
comme dans cette dispensation qui est la nôtre.
Saviez- vous que David avait été oint roi d'Israël, mais qu'il était aussi prophète ? L'onction du prophète reposait
sur lui.
Vous rappelez-vous ces deux prophètes de l'Ancien Testament, Elie et son successeur Elisée ? Elisée demanda - et
reçut - une "double portion" de l'onction d'Elie. Ceci ne signifie nullement qu'il y ait deux Saints-Esprits - il n'en
existe qu'un seul.
Ce qu'entendait Elisée par "double portion", nous pourrions le qualifier de "double mesure" de l'onction pour exercer
la même fonction. Pareille mesure n'aurait pas été à la disposition de quiconque n'aurait pas été appelé à cette charge
car il n'en aurait eu aucun besoin. (Ainsi par exemple, si vous êtes
appelé à exercer le ministère pastoral, vous n'avez nullement besoin de l'onction de
prophète. Mais Elisée avait été appelé à exercer cette fonction).
Lorsque j'évoluais dans les cercles baptistes, je n'entendis pas beaucoup parler de ce "manteau" tombant sur les épaules
de quelqu'un et je ne pense pas d'ailleurs qu'il ait reposé sur un grand nombre d'entre nous. Par contre, j'entendis
beaucoup parler de ce "manteau" lorsque je rejoignis les cercles du Plein Evangile parce que ceux-ci ont une plus grande
connaissance de l'onction.
Et il m'est possible d'indiquer aux prédicateurs comment obtenir le "manteau" qu'ils désirent pour n'importe quel
ministère, car l'histoire d'Elie et d'Elisée nous fournit une réponse directe.
1 ROIS 19 : 19
19 Elie partit de là, et il trouva Elisée, fils de Schaphath, qui labourait. Il y avait devant lui douze paires de boeufs, et il
était avec la douzième. Elie s'approcha de lui, et il JETA SUR LUI SON MANTEAU.
104
Ce manteau représentait en réalité un symbole de cette fonction particulière.
C'était un symbole de l'onction du Saint-Esprit.
C'était la preuve que le Saint-Esprit descendait sur Elisée, mais ce n'était pas la véritable onction elle-même. C'était un
symbole du Saint-Esprit et de la puissance de Dieu.
Ce manteau enveloppe un individu ; alors il ou elle sera en mesure d'exercer un ministère sous l'onction qui accompagne
la fonction ou la vocation voulue de Dieu pour cette personne.
Le terme "manteau" désigne un grand manteau. Parfois, pendant l'exercice du ministère, lorsque l'onction descend sur moi, j'ai
l'impression qu'un grand manteau me tombe dessus et je crois avoir un pardessus sur les épaules alors
qu'en réalité je n'en porte pas. Mais la puissance de Dieu - l'onction - m'enveloppe à tel point que c'est bien le
sentiment que j'éprouve.
1 ROIS19:20
20 Elisée, quittant ses boeufs, courut après Elie et dit : "Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, et je te suivrai.
Elui lui répondit : Va, et reviens ; car pense à ce que je t'ai fait.
Elie était en train de dire : "Reviens simplement et oublie." En d'autres mots, "Si tu mets d'autres choses en premier, si
légitimes soient-elles, tu ne pourras pas connaître la plénitude de l'onction de Dieu."
Elysée n'alla pas prendre congé de ses parents. Il prit une paire de boeufs qu'il tua et fit cuire pour en nourrir le peuple.
"Puis il se leva, suivit Elie, et fut à son service." déclare le verset 21.
2 ROIS2:1,2
1 Lorsque l'Eternel fit monter Elie au ciel dans un tourbillon, Elie partait de Guilgal avec Elisée.
105
2 Elie dit à Elisée : Reste ici, je te prie, car l'Eternel m'envoie jusqu'à Béthel. Elisée répondit : l'Eternel est vivant et ton
âme est vivante ! je ne te quitterai point. Et ils descendirent à Béthel.
Remarquez comment Elisée suivait Elie de très près. Elie s'efforça de le convaincre de demeurer en arrière. Je pense que
parfois le Seigneur éprouve des personnes à dessein. C'est ainsi que par l'intermédiaire d'Elie, Il éprouva Elisée. Il
voulait s'assurer qu'Elisée était d'une bonne trempe pour recevoir l'onction. Elisée répondit : "L'Eternel est vivant... je ne
te quitterai point."
Pour finir, Elisée arriva au point où il fut en mesure de recevoir ce qu'il désirait.
Elie lui dit : "Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d'avec toi."
Et Elisée répondit :"Qu 'il y ai SUR MOI, je te prie, UNE DOUBLE PORTION DE TON ESPRIT." (verset 9).
Ce qu'il entendait par là, c'est qu'il voulait une double portion de cette onction de Dieu pour pouvoir exercer la fonction
de prophète. Dieu oint des hommes et des femmes pour leur permettre de s'acquitter de certaines fonctions. Et il se peut
que certains aient une plus grande onction que d'autres.
Elie dit "Tu demandes une chose difficile. Mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d'avec toi, cela t'arrivera
ainsi..." (Verset 10).
2ROIS2:11-13
11 Comme ils continuaient à marcher en parlant, voici, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l'un de
l'autre, et Elie monta au ciel dans un tourbillon.
12 Elisée regardait et criait : "Mon père ! mon père ! Char d'Israël et sa cavalerie ! Et il ne le vit plus. Saisissant alors ses
vêtements, il les déchira en deux morceaux.13 et il releva le manteau qu'Elie avait laissé tomber. Puis il retourna, et
s'arrêta au bord du Jourdain.
Elisée ne quitta point Elie et se trouvait à ses côtés lorsqu'il fut enlevé. Remarquez bien qu'avant de rammasser le
106
manteau d'Elie, Elisée déchira ses propres vêtements en deux morceaux. Puis il se saisit du manteau et s'en revêtit, car ce
manteau-là pouvait couvrir tout l'être d'une personne.
La lecture de l'Ancien Testament nous apprend que d'ordinaire, le manteau porté en ce temps-là était en fait la peau d'un
animal. Le Nouveau Testament parle lui aussi de Jean-Baptiste et de son habit. Le texte déclare que Jean-Baptiste était
velu ; ceci n'est nullement une allusion à son physique mais à cette sorte de vêtement fait avec la peau d'un animal.
Ce ne fut pas seulement le manteau - ce vêtement de poils d'animal - qui sépara les eaux. Si tel avait été le cas, chacun
aurait pu aussi diviser les eaux, parce qu'à cette époque-là, tous portaient un habit de peau de bête - mais c'est l'onction
qui accomplit cette division des eaux.
C'est la raison pour laquelle les fils des prophètes s'écrièrent : "L'esprit d'Elie repose sur Elisée".
Ainsi donc, Elisée vit Elie enlevé au ciel et il reçut une double portion de l'onction pour s'acquitter de sa fonction de
prophète. Et le récit biblique de son ministère nous apprend qu'il accomplit deux fois plus de miracles qu'Elie.
Elisée se tint tout près d'Elie, il ne perdit pas de vue Elie un seul instant. Il le suivait très près. Et le même esprit se saisit
de lui. 107
Vous constatez donc que le don de la même onction - ou du même esprit a un rapport avec les notions
d'ASSOCIATION, d'ENTOURAGE et d'INFLUENCE.
Avez-vous remarqué que ceux qui travaillent en relations étroites avec moi ont la même onction que celle qui repose
sur moi ?
La vérité est que certaines onctions pour certains ministères m'ont quitté - et je ne les ai plus.
Il arrive fréquemment qu'après le décès d'un grand serviteur de Dieu, homme ou femme, comme Elie, des prédicateurs
disent :"Je me demande sur qui tombera son manteau." Nous avons tous entendu semblable remarque. Or, ce n'est pas
parce que nous avons entendu une phrase et l'avons souvent répétée que les choses se passent de la même façon! Et les
faits ne correspondent pas nécessairement à nos pensées.
J'aimerais attirer votre attention sur un point qui pourrait vous empêcher d'entrer dans les bénédictions que Dieu a en
réserve pour vous.
En 1947, je tombai sur un périodique religieux qui m'apprit que Smith Wigglesworth s'en était allé auprès du
Seigneur à l'âge de 87 ans.
J'eus un sentiment de grand vide. Je me rappelle m'être rendu dans mon église et m'être agenouillé devant l'autel. Je
n'avais pas connu cet homme personnellement mais j'avais lu beaucoup de livres sur lui, j'avais même usé ses ouvrages108
jusqu'au jour où quelque chose finit par "déteindre" sur moi. Lorsqu'un homme de Dieu de cette envergure meurt, on a
une impression de vide - de grand vide -. En effet, il avait au cours de son ministère ramené 23 personnes à la vie.
Les gens s'interrogeaient donc : "Sur qui tombera son manteau ? "Et dans mon ignorance, je crus aussi que le manteau,
c'était l'onction, qu'elle tomberait sur quelqu'un, au hasard.
De plus, il n'est pas décrété que le manteau doive tomber sur quelque individu en particulier - et les choses ne se passent
pas ainsi. Ce n'est pas de cette façon que le manteau descendra sur vous !
Comment donc Elisée reçut-il le manteau d'Elie et une double portion de l'onction de prophète ? En suivant Elie de très près. Et comme
nous l'avons
constaté ci-dessus, la même onction se reçoit en rapport avec les notions d'association, d'entourage et d'influence.
Il ne fait aucun doute que vous serez conduit par le Seigneur à exercer certains ministères, mais il faut absolument
que tous ceux qui exercent un ministère soient avertis à ce propos.
Je suis dans le ministère depuis 49 ans et en 49 ans, ce ne sont pas les occasions de trébucher qui ont manqué.
Si vous suivez quelqu'un, assurez-vous que cette personne suive réellement le Seigneur. Si elle s'en éloigne tant soit
peu ne serait-ce qu'un tout petit peu
-alors soyez sur vos gardes. Apprenez des leçons de foi de telles personnes, mais ne les suivez pas de trop près.
Mais ne vous méprenez pas, ce manteau ne tombera pas sur vous de façon automatique, comme les cerises mûres
tombent de l'arbre.
A l'époque de la "Voix de la guérison", organisation florissante au temps du grand reveil de guérison, j'observai
certains de ces ministères. Dieu m'envoya vers certains pour leur dire de ne pas faire certaines choses - mais ils ne
tinrent pas compte de ces avertissements et continuèrent selon leurs idées.
Ils se mirent à suivre une certaine personne qui finit par s'égarer et je vis les "disciples" de cette même personne
s'égarer de la même manière. Et le même phénomène se produisit dans le cas de plusieurs hommes. Certains d'entre-
eux moururent exactement au même âge que celui qu'ils avaient suivi. Vous voyez, ils l'avaient suivi de trop près. Tirez
en vous-même la leçon.
Ceci me rappelle une phrase que j'entendis de la bouche de "Papa" D.C. Nelson, fondateur de l'école biblique des
Assemblées de Dieu du Sud, le printemps avant son départ pour la patrie céleste (Il mourut à l'automne de 1942 à l'âge
de 74 ans).
Papa Nelson parlait de John Alexander Dowie, pasteur congrégationaliste qui avait exercé un ministère de guérison
bien longtemps avant nous. Alors qu'il était pasteur en Australie, Dowie avait reçu une révélation sur la guérison
divine, basée sur Actes 10 : 38.
Il vint par la suite s'installer aux Etats-Unis, à Chicago. Il fonda Zion, ville chrétienne de l'Ilinois, où naquit Gordon
Lindsay. Et Dowie lui imposa les mains alors qu'il était bébé.
Gordon Lindsay qui dirigea la Voix de la Guérison et fut le fondateur de "Christ pour les Nations", se procura quelques110
exemplaires de la publication de Dowie "Bulletins de guérison" (Leaves of Healing), et publia quelques-uns de ses
sermons. Gordon Lindsay écrivit également une remarquable biographie de Dowie : "La vie de John Alexander Dowie"
(The Life of John Alexander Dowie).
L'incident que relatait Nelson à propos de Dowie s'était passé avant 1907 car Dowie était mort en 1907, à l'âge de 60
ans. Au moment des faits Nelson était encore pasteur baptiste (il ne reçut le baptême du Saint-Esprit et ne commença à
exercer lui-même le ministère de guérison qu'en 1921). Dad Nelson raconta :
"J'ai vu Dowie devant six autres pasteurs de différentes dénominations et cinq docteurs en médecine, ces derniers lui
ayant amené une femme qui avait une grosseur maligne sur un côté du visage.
"Cela ressemblait à une énorme aubergine - d'un bleu violacé - qui s'étendait
àl'intérieur de la bouche et recouvrait tout un côté de la figure. Elle était d'une grosseur presque égale à celle de la tête.
Les médecins ne pouvaient
pas traiter cette tumeur tant elle était importante. A cette époque, les seuls traitements qu'ils auraient pu appliquer
étaient tous des poisons et cette femme courait le risque d'en absorber trop.
"Je vis Dowie, toujours en présence des six pasteurs de différentes dénominations et des cinq docteurs en médecine,
attraper cette grosseur maligne, dire "Au Nom du Seigneur Jésus-Christ !" et la détacher du visage de cette
personne. Sur le-champ, les médecins examinèrent la figure de la malade et ils s'écrièrent :
"Elle a la peau d'un bébé. Tout ce côté du visage présente une peau de nouveau-né."
Puis j'entendis Dad Nelson ajouter : "Vous pouvez bien avoir la foi de Dowie, mais vous ne pouvez pas suivre
sa doctrine !"
En effet, au cours des dernières années de sa vie, Dowie n'agit plus en conformité avec le plan de Dieu.
D'aucuns pourront poser cette question : "Est-il possible de faire des erreurs de doctrine et d'être en même temps fort
dans la foi ? "Bien sûr.
Nous avons pu le constater dans la vie de Dowie et dans celle d'autres prédicateurs. Il vous faut savoir qu'une
111
personne peut-être parfaitement droite de coeur tout en étant mentalement dans l'erreur !
Voilà pourquoi il vous faut faire preuve de la plus grande circonspection quant à la personne que vous suivez - et
plus particulièrement dans le ministère. Un homme jeune qui suit de très près un autre homme commettra exactement
les mêmes erreurs que son compagnon plus âgé. Apprenez de cet homme si vous le pouvez et comme le disait Dad
Nelson : "Vous pouvez suivre sa foi, mais vous ne pouvez pas suivre sa doctrine."
C\ombien de fois ai-je vu des gens exercer en toute légitimité un merveilleux ministère et puis s'égarer ! Et j'ai vu la
même chose se produire chez des pasteurs. Et bien sûr, les gens s'entretiennent toujours de quelqu' un qui a fait fausse
route (Personnellement, j'aime à suivre une personne qui ne s'est pas trompée, Dieu soit loué !).
Sachant que vous croyez à la guérison divine, peut-être quelqu'un dira-t-il : "Vous savez, le Frère un-tel-et-un-tel a un
ministère de guérison et il est mort prématurément, et le Frère un-tel-et-un-tel- est mort aussi."
Je dis toujours : "Je ne connais pas la cause de sa mort. Ceci n'est pas mon problèrme et ne me regarde nullement. Je ne
suis ni son seigneur ni son maître. Tout est entre le Seigneur et lui. Mais de toute façon, je ne le suis pas ; je suis le
Seigneur."
Si j'avais voulu suivre l'exemple de quelqu'un, j'aurais choisi celui de Smith Wigglesworth. Il vécut pleinement sa vie,
Dieu en soit loué, et mourut de sa mort naturelle à l'âge de 87 ans.
J'aurais pu également choisir un autre bon exemple, celui d'un pasteur qui était baptiste jusqu'au jour où il fut baptisé
dans le Saint-Esprit, parla en d'autres langues et prêcha la guérison divine.
J'avais entendu toutes sortes de rumeurs à propos de sa mort. Je rendis un jour visite à sa fille qui habitait dans l'Etat où
j'avais à tenir des réunions. Et de la bouche de cette femme, j'appris qu'à l'âge de 93 ans, son père annonça un matin à la112
table du petit déjeuner : "Il est temps que je m'en aille à la maison."
Sa fille et son épouse (qui était beaucoup plus jeune que lui) pensèrent que ces paroles étaient une manifestation de
sénilité et ne se rendirent pas compte qu'il était déjà à la maison.
Sa fille me raconta ceci : "Après avoir fait la vaisselle, Maman et moi sommes allées au salon. Il y était assis sur une
chaise et répéta : "Je vous ai dit à tous qu'aujourd'hui même, je m'en allais à la maison. Voici Jésus - au revoir !"
Et, assis dans son fauteuil à bascule, il partit, tout simplement.
Il est bon de suivre d'autres personnes, mais aussi longtemps qu'elles mêmes suivent Christ de très près.
113
Céder à l’Onction
Plus nous nous abandonnerons à l'Esprit de Dieu et serons sous Son contrôle, plus nous verrons de résultats, j'en suis pleinement
convaincu.
Il arrive que des démons se saisissent de personnes contre leur propre gré et se manifestent au travers de ces individus.
Mais le Saint-Esprit n'agit pas ainsi, ce n'est jamais contre notre propre gré qu'Il prend possession de nous.
J'ai une réponse pour mon compte personnel : c'est qu'il m'arrive d'avoir un aperçu de ce domaine et alors, je prends
peur. Il ne s'agit nullement de la peur que l'on éprouve à la vue de serpents ou au sein d'un cyclone, mais d'une sainte
peur, d'une crainte respectueuse. En jetant un regard à l'intérieur de cette sphère, j'ai peur de ne pouvoir en revenir. 114
A ce que je suppose, c'est ce qui dut arriver à Enoch : il était allé si loin dans ce domaine qu'il y resta, tout entier !
J'ignore tout de votre expérience à ce propos, mais pénétrer dans le surnaturel - et laisser derrière soi le naturel - n'est
pas ce qu'il y a de plus facile à réaliser. Et pourtant, si nous apprenons à céder à l'onction, à ne pas céder à la peur, nous
serons témoins de grandes choses.
Je cite très fréquemment ses ouvrages. Une personne m'interrogea un jour sur son livre intitulé Ever Increasing Faith
(Une foi toujours grandissante) :
"Oui, bien sûr, je le comprends," répondis-je. " Il parle mon langage !"
Un pasteur déclara : "J'ai lu ce livre cinq fois, et je n'ai encore pas compris de quoi il parle."
Il est bien évidemment difficile de comprendre ce texte si l'on n'a pas pénétré dans ce domaine.
Un pasteur ancien de Californie me dit avoir entendu prêcher Smith Wigglesworth dans le sud de ce même Etat.
Et il me raconta ce qu'il avait vu en ces termes : "Lorsqu'il commençait, il était parfois incompréhensible. Il 115
s'embrouillait. Puis, l'Esprit de Dieu descendait sur lui et enflammait l'auditoire tout entier, c'était visible.
L'expression de son visage changeait et les paroles coulaient de sa bouche tout simplement. On aurait dit qu'il avait été changé en un
autre homme."
Wigglesworth était allé travailler à l'usine à l'âge de 6 ans. A cette époque, l'Angleterre n'avait pas édicté de lois relatives
au travail des enfants. Et pour cette raison, il n'avait pas vécu un seul jour de classe dans toute sa vie. Sa femme lui
apprit à lire.
Je me rappelle Donald Gee, l'un des responsables du mouvement des Assemblées de Dieu en Grande-Bretagne. Je
l'entendis prêcher lors du séjour qu'il fit aux Etat-Unis en 1939. Et il évoqua la personne de Smith Wigglesworth.
Wigglesworth n'était membre d'un groupe pentecôtiste particulier, mais il
prêchait pour tous les groupes pentecôtistes.
Et Donald Gee dit : "Le frère Wigglesworth prêchait tous les ans à notre
convention générale. Nous voulions que les jeunes pasteurs soient au
bénéfice de son onction prophétique pour qu'ils puissent apprendre à céder à
l'Esprit de Dieu."
A mon avis, ce domaine comporte un point qui peut nous échapper si nous
ne sommes pas particulièrement attentifs. Les Pentecôtistes des premiers
temps priaient et priaient tant qu'ils n'avaient pas reçu l'onction nécessaire à
la délivrance d'un message. Ils avaient, me semble-t-il, quelque chose qu'il
nous arrive de ne pas comprendre.
Par manque d'attention, ceux qui parmi nous exercent ce qu'il est convenu d'appeler le "ministère de la foi" font oeuvre
de spoliation à leur propre encontre parce qu'ils ne veulent qu'un type de ministère. Or, nous avons besoin de tous les
types de ministères. Il nous faut apprendre à apprécier tous les types de ministère.
Les pasteurs doivent apprendre à faire bénéficier leurs paroissiens de tous les types de ministères, et à comprendre que117
Dieu emploie des individus où qu'ils se trouvent, apprendre à reconnaître et à apprécier l'onction qui reposent sur eux.
Pour ma part, je suis persuadé que Dieu va se servir de quelques personnes de façon toute particulière en cette époque
qui est la nôtre, mais il leur faut d'abord s'assurer de la présence de l'onction. Et si l'oeuvre s'accomplit, grâces en soient
rendues à Dieu, car c'est cela qui compte.
La première fois où je le vis, je pensai : "Oh la la!" et je me voilai le visage tant j'étais gêné. "Seigneur", me dis-je,
"c'est le moment de l'appel et voilà que cet homme danse. Personne ne pourra se convertir !"
Une fois pasteur, j'invitai Old Dad Smith à tenir une série de réunions dans toutes les églises où j'avais exercé le
ministère de pasteur, à l'exception d'une seule. Mais la réalité était que je n'étais pas depuis longtemps le pasteur
d'une église avant de l'inviter à venir.
Cet homme était évangéliste, uniquement. Il prêchait simplement la Bonne Nouvelle du Salut de Jésus. Et il n'allait
pas plus loin.
Par sa danse, il attirait les gens jusqu'à l'autel. Oui, Old Dad Smith lançait son appel en dansant !
Lorsque je le vis pour la première fois, il avait 63 ans. Et lorsqu'il vint prêcher dans mon église, il avait plus de
70 ans.
Ma première réaction fut de me dire :"Oui, il pourra plaire à des gens sans instruction. Mais il atteignit des gens de 118
la bonne société ! Des hommes de loi, des banquiers, des médecins et des juges se convertirent et même le maire
d'une ville vint au salut. Il dansait et ce faisant, invitait les gens à s'avancer jusqu'à l'autel. Et l'onction reposait sur
lui ; on pouvait se rendre compte du moment où elle descendait sur lui.
Et pourtant, tout commençait de la manière la plus naturelle. Il disait à sa fille : "Inez, joue quelque chose." Et Inez
se mettait à jouer un morceau et lui, à danser selon la chair.
Il pouvait danser ainsi quelques instants et alors, on pouvait voir l'Esprit de Dieu s'emparer de lui : l'onction
descendait de manière tellement extraordinaire que la foule elle-même en était consciente.
Les pêcheurs retenaient leur souffle et pouvaient constater que quelque chose était soudainement descendu sur lui.
C'était comme une fête, une manifestation de puissance et une réelle bénédiction qui attirait les gens à l'autel.
(Il réside en cela un secret : Dad Smith commençait par danser dans la chair et ensuite l'onction le touchait).
Mais je ne me suis jamais essayé à l'imiter. Si vous décidez de faire quoi que ce soit, simplement parce qu'une autre
personne le fait, vous subirez un échec.
Dieu a dit qu'Il prendrait les choses folles pour confondre les sages.
Si donc Dieu avait résolu d'employer ainsi cet homme, en quoi cela me concernait-il?
Cependant, Dad Smith ne connaissait rien à la foi, mais tout se passait bien. 119
Il amenait un plus grand nombre de gens au salut que moi. Ensuite, je pouvais enseigner ses convertis sur le thème de la
foi après qu'il les ait introduits dans le royaume de Dieu. Car son ministère n'était pas d'enseigner la foi mais d'amener
les gens à la conversion.
Il pouvait amener des personnes au salut alors que nul autre ne le pouvait.
A cette époque, si un prédicateur pouvait dénombrer une demi-douzaine de conversions et trois baptêmes dans le Saint-
Esprit, il avait l'impression d'avoir vécu un "raz de marée". Mais Dad Smith avait toujours beaucoup plus de résultats.
Mais je vous le dis solennellement : il ne faut absolument pas que nous fassions une moue dédaigneuse devant ce
que fait Dieu. Si cela est une source de bénédictions pour le peuple, s'il y a des conversions et des baptêmes dans
le Saint-Esprit, que Dieu en soit loué.
L'Ancien Testament m'apprend que Dieu se servit même d'un âne et cette constatation est toujours pour moi une
source de réelles bénédictions. Car je pense que si Dieu a pu se servir d'un âne, Il pourra sûrement se servir de moi
aussi !
Laissez Dieu vous employer comme bon Lui semble. Cessez une fois pour toutes de vouloir imiter quelqu'un
d'autre.
Onctions spéciales
Dieu vous accordera l'onction pour la tâche à laquelle Il vous a appelé, quelle qu'elle soit, mais il est vrai qu'Il oint
certaines personnes en vue de l'exercice d'un ministère très particulier aussi. Certains d'entre nous sont oints
d'onctions spéciales et de telles onctions sur ces ministères produisent de merveilleux résultats.
120
Je me permets d'affirmer cela car je suis persuadé qu’avant longtemps, il se passera des faits extraordinaires. Et
j'aimerais que vous y soyez préparé de peur que vous ne passiez à côté de ces réalités ou que vous ne vous teniez
loin d'elles, tout simplement parce que vous n'avez rien vu de semblable auparavant.
De la puissance de guérison.
Mais Jésus n'imposa pas toujours les mains aux malades et ce n'était pas toujours que des gens touchaient Son vêtement.
Il exerça ce ministère auprès du peuple de différentes façons.
En une certaine occasion, Il cracha sur le sol, fit de la boue qu'Il appliqua sur les yeux d'un aveugle en lui disant : "Va au
réservoir de Siloé...II y alla , se lava, et s'en retourna voyant clair." (Jean 9 : 7). 121
Croyez-vous que Jésus ait agit ainsi parce qu'Il aurait passé Ses nuits à essayez d'imaginer quelque chose de
différent ?
Non, bien sûr. Il fut soudain oint de l'Esprit de Dieu et Dieu emploie les personnes de façons très diverses.
Une autre fois, on amena à Jésus un homme sourd, qui avait des difficultés à parler. La Bible rapporte que Jésus mit Ses
Doigts dans les oreilles du sourd et lui toucha la langue avec Sa Propre salive. "Aussitôt ses oreilles s'ouvrirent, sa
langue se délia, et il parla très bien." (Marc 7 : 35).
A votre avis, pourquoi Jésus agit-il ainsi avec cet homme ? Aurait-i1 pensé : "Bon, j'ai craché sur le sol et ai appliqué de
la boue sur les yeux de l'aveugle. Je vais encore essayer pour voir si cela marche ?
Non, Il ne faisait pas ce genre de calcul. Il n'existe pas beaucoup de références à ce propos, mais je suis sûr qu'Il fit cela
bien plus souvent que ne nous le rapporte la Parole de Dieu, parce que l'onction était présente à cet effet. Et lorsqu'une
action s'accomplit sous l'onction, alors le résultat est probant.
La Bible ne nous relate que bien peu des actions de Jésus. Jean déclara : "Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses ;
si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu'on écrirait." ('Jean 21 :25).
Je ne pratique pas toutes les façons de faire de Jésus lorsque j'exerce le ministère de guérison. Je ne crache jamais sur
personne ! Mais il se pourrait bien que quelqu'un exerce ainsi ce ministère et ce pourrait aussi être sa seule manière
d'exercer ce ministère en raison de la présence de l'onction à cet effet.
L'un des fondateurs du mouvement des Assemblées de Dieu m'a personnellement raconté un cas semblable tandis que
nous nous entretenions un jour de ce sujet.
122
Il me dit : "Aux premiers temps du mouvement des Assemblées de Dieu, un pasteur que je connaissais personnellement
agissait ainsi et je n'ai jamais vu quelqu'un obtenir autant de résultats que lui non personne !
J'ai assisté à des réunions tenues par Smith Wigglesworth, par Raymond T. Richie, par Charles S. Price, par la soeur
Aimee Semple Mc Pherson, j'ai assisté à toutes les campagnes de la Voix de la Guérison, pourtant jamais je n'ai
rencontré un seule personne ayant tant de résultats.
"Oh, bien sûr, ce n'était pas un prédicateur des foules ; c'était un fermier qui s'était converti. Il ne prêchait jamais à
l'extérieur, seulement dans son milieu rural dans les écoles de campagne. A cette époque, les campagnes étaient très
peuplées.
Et il poursuivit : "Il était très rare qu'une personne ne soit pas guérie au cours de ses réunions. J'étais debout à ses côtés.
Il appliquait toujours de la salive sur les malades, sur chacun en particulier. II crachait dans sa main et mettait de la
salive sur chacun de ceux qui venaient à lui. C'était sa façon d'exercer le ministère."
Il continua son récit : "Un jour, on lui amena un homme - je n'étais qu'à quelques mètres de là - un adulte d'une
quarantaine d'années. Son bras gauche était tout-à-fait normal, mais son bras droit n'était qu'un petit moignon d'une
vingtaine de centimètres se balançant à l'extrémité de son épaule. Ce fermier cracha dans sa main et frotta de sa salive ce
bras atrophié que je vis grandir pour atteindre la longueur du bras normal ; il en fut de même pour la main."
Ce même frère me dit encore : "Si quelqu'un avait des maux de tête, il crachait dans sa main et lui appliquait de la
salive sur le front. Ou si une personne souffrait de l'estomac, il crachait dans sa main et appliquait de la salive sur ses
vêtements au niveau de l'estomac. Il faisait la même chose pour un mal de genou.
Il m'est arrivé de sentir l'onction descendre sur moi pour que je fasse des choses inhabituelles pendant la prière pour
les malades.
Mais il peut s'écouler cinq ou six ans entre chacun de ces faits hors du commun.
La première fois que ceci se produisit, ce fut en 1950. Je prêchais dans l'Etat de l'Oklahoma. Une femme s'avança pour
demander l'imposition des mains. Elle me dit avoir 72 ans, mais on aurait pu croire qu'elle était sur le point d'avoir un
bébé. En fait, elle avait une tumeur.
Elle avait subi deux opérations à Oklahoma City, mais la tumeur était réapparue pour la troisième fois, et les médecins
ne voulaient pas pratiquer d'autres opérations, car, disaient-ils, " Nous avons le sentiment que vous pourrez vivre
encore quelques années si vous ne subissez pas d'autre opération.
Il vous reste encore probablement quelques années à vivre."
Cette personne me dit : "Dix-huit mois se sont écoulés, et vous pouvez voir cette énorme tumeur."
"Eh bien" répondis-je, "n'est-ce pas merveilleux que nous ayons des renseignements précis ?
Lui-même a pris nos - et vos - infirmités et a porté nos - et vos - maladies. La guérison est à vous."
"Oui," reprit-elle. "C'est vrai, la guérison est mienne et moi aussi, je serai guérie." 124
Je me disposais à lui imposer les mains lorsque la Parole du Seigneur vint à
moi :
"Frappe-la à l'estomac avec ton poing."
Dans mon for intérieur, je pensai :"Seigneur, Tu vas me faire avoir des ennuis ; Tu imagines : frapper des femmes à
l'estomac avec mon poing ! Je n'ai pas bien envie de le faire !"
Vous savez, si vous commencez à contester de la sorte, l'onction vous quittera - elle s'en ira tout comme s'envole un
oiseau qui se serait posé sur votre épaule. Et Elle me quitta.
Après qu'elle m'eut quitté, je pensai : "Bon, je vais continuer à exercer le ministère par l'imposition des mains. J'imposai
de nouveau les mains à cette personne, et l'onction revint en même temps que la Parole du Seigneur : "Frappe-la à
l'estomac avec ton poing."
Je conclus qu'il valait mieux marquer un temps d'arrêt pour m'expliquer devant la foule avant de mettre cet ordre
divin à exécution.
Et j'exposai à l'auditoire ce que le Seigneur m'avait dit de faire ; puis, je donnai cette malade un coup de poing dans
l'estomac.
Puis elle me regarda d'un air quelque peu interloqué et me dit : "Je ne sais pas où c'est parti."
Où la tumeur s'en était-elle allée ? Elle avait tout simplement disparu, Dieu soit loué.
Sans l'onction, il ne se serait rien produit et j'aurais même pu avoir des ennuis.
Au cours des années, le Seigneur me dit à plusieurs reprises : "Donne-leur un coup de poing." Mais je n'ai jamais obéi
à cet ordre sans que les gens ne soient instantanément guéris.
Il y a quelques années, alors que j'exerçais mon ministère à Atlanta en Géorgie, l'Esprit de Dieu me conduisit à
appeler une personne qui souffrait de graves difficultés d'ordre auditif dans une oreille. Lorsque cet homme
s'avança devant l'estrade, l'Esprit me dit de le frapper.
Je le frappai sur le côté de la tête et il se fit un bruit semblable à celui que fait un fusil lorsqu'est parti le coup.
Quand on l'interrogea à ce propos, il répondit : "Je ne sais pas ce qui s'est passé. Cela ne m'a pas fait mal. J'ai eu
l'impression qu'il me donnait une petite tape."
Il est bien évident que les gens ne peuvent pas être guéris du seul fait de descendre une allée en courant, mais
lorsque l'onction est présente, la guérison se manifeste, gloire à Dieu !
Il n'y a pas très longtemps de cela, je donnai un cours l'après-midi dans notre séminaire de guérison, et au moment où
j'allais mettre un terme à cette réunion, je me vis frapper quelqu'un dans le dos, juste au-dessus du rein droit, avec le
poing. Tout ce que je vis, c'était le dos de cette personne. Ce
quelqu'un portait un jean bleu, et je crus qu'il s'agissait d’un homme.
Et je dis tout haut :"Dieu me demande d'exercer mon ministère en faveur d'une personne dont le rein droit ne
fonctionne pas du tout, le gauche pas beaucoup. Mais c'est le rein droit qui est le plus atteint."
Une femme vint sur le devant et elle portait le même jean bleu que j'avais vu. Et je dis : "Maintenant, je vais faire ce
que je me vis faire." J'ignorais tout de sa vie et de sa condition physique, mais je lui donnai un coup de poing juste au-
dessus de ce rein.
C'était une étudiante du centre RHEMA dont on s'occupait dans la "Cité de la Foi". Ses médecins étaient inquiets à
propos de ce rein et ils avaient prévu de pratiquer une biopsie car ce rein ne fonctionnait pas du tout. Lorsque cette
personne leur raconta ce que Dieu m'avait ordonné de faire, son médecin, rempli du Saint-Esprit, déclara : "Nous allons
différer l'intervention, alors. "Mais elle ne fut jamais opérée car le rein droit se remit à fonctionner.
J'avais vu tout cela en l'Esprit. L'onction de prophète entraîne beaucoup de choses dans son sillage. Dieu soit loué
pour cette onction.
127
Je crois que dans ce domaine de l'onction, nous allons vivre des réalités inconnues.
Un prédicateur noir l'appelait "onguent". Et dans l'Ancien Testament, on parlait en effet d'onguent, ce qui était une
sorte d'onction.
"Eh bien, j'ignore ce que c'est, mais je sais ce que ce n'est pas," répondit-il.
Et je suis tout-à-fait de son avis, Dieu soit loué. Il se peut fort bien que nous ne sachions pas ce que c'est, mais nous
savons bien quand ce n'est pas là.
Et il est quelquefois parfaitement évident que ce n'est pas là, non seulement dans notre prédication, mais aussi dans
notre chant et dans notre façon d'exercer notre ministère.
Dieu veut en ces jours susciter une puissante armée, équipée de Sa puissance et de Son Esprit et sur laquelle Il
puisse faire descendre Son onction.
Avez-vous sur vous l'onction qui devrait être vôtre pour l'exercice de cette fonction précise ?
Jésus déclara : "L'Esprit du Seigneur est sur moi, PARCE QU'IL M'A OINT pour annoncer une bonne nouvelle aux
pauvres ; Il m'a envoyé POUR GUERIR..." (Luc 4 :18).
Actes 10 : 38 fait également allusion à cette onction de guérison qui reposait sur Jésus : "Vous savez comment DIEU A
OINT du Saint-Esprit et de force JESUS de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et GUERISSANT tous
ceux qui étaient sous l'empire du diable, car Dieu était avec lui."
Des gens furent guéris par mon ministère après que je me sois converti et que le Saint-Esprit soit venu demeurer en
moi.
129
Mais je n'avais pas encore reçu le baptême du Saint-Esprit et d'ailleurs, je n'en savais encore rien.
J'avais moi-même été guéri en m'appuyant tout simplement sur les promesses de Dieu, sans l'aide du ministère de
quiconque en ma faveur et sans manifestation de l'onction. J'avais été guéri par la lecture de Marc 11 : 23 et 24 :"... en
priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir." (Verset 24).
J'enseignai aux gens ce que j'avais moi-même appris, à savoir qu'il est possible d'être guéri par la foi et la prière.
J'ignorais tout du ministère exercé avec l'onction de guérison tout en sachant bien qu'il existait une onction pour la
prédication.
Mais lorsque j'intercédais pour la guérison de quelqu'un, je ne ressentais rien et rien ne passait de moi dans les
malades.
Les Pentecôtistes que je commençais à fréquenter en savaient long sur le Saint-Esprit, mais moi rien, et ils
s'attendaient à quelque chose d'extraordinaire. Lorsque cela se produisait, une personne était guérie. Mais s'il ne se
passait rien, ils ne savaient pas comment enseigner le peuple à croire en Dieu et à recevoir la guérison par la foi
seule.
J'exerçais donc mon ministère par la foi, fondant la guérison sur les promesses contenues dans la Parole de Dieu et
faisant en sorte que les gens soient guéris de façon régulière.(Smith Wigglesworth disait : "Croire en Dieu Le fait
passer devant un million de gens pour arriver jusqu'à vous.").
Même après avoir été baptisé du Saint-Esprit, je n'étais pas conscient de l'existence d'une onction de guérison. Et je
continuai à exercer le ministère de guérison par la foi et la prière, à imposer les mains avec foi.
Il me fallut environ 2 ans après mon baptême du Saint-Esprit pour appréhender la réalité d'une onction ou d'un
130
transfert de puissance qui passe quelquefois de mon être en d'autres personnes.
Nous pouvons fort bien être conscients d'un courant d'onction parce que le Saint-Esprit - la vie de Dieu- est en
nous, et Il peut exercer un ministère en faveur d'autrui.
Tout est une question de degré de foi : petite foi, petits résultats ; davantage de foi, davantage de résultats.
C'est, me semble-t-il, la raison pour laquelle je connus plus de résultats que beaucoup de pasteurs pentecôtistes,
même avant mon baptême dans le Saint-Esprit.
N'importe quel croyant - laïc ou prédicateur - peut imposer les mains à un malade, parce que la guérison lui
appartient ; elle fut acquise pour lui au Calvaire. Nous avons l'autorisation de prier - et nous n'avons nullement
besoin de direction spéciale à cet effet - nous avons déjà reçu des instructions à ce propos.
En effet, la Bible déclare : "Voici les miracles qui accompagneront ceux qui
auront cru : ...ils imposeront les mains aux malades et les malades seront
guéris." (Marc 16 : 17,18).
Ainsi, les gens peuvent aujourd'hui croire la Parole et être guéris de n'importe quelle maladie sans qu'il y ait
manifestation spéciale des dons-ministères miraculeux de Dieu ou de dons spirituels.
Mais de l'autre côté, il est des personnes ointes d'une onction de guérison.
Remarquez bien que Jésus exerça Son ministère de guérison revêtu de l'onction du pouvoir de guérir. Nous apprenons
une leçon sur cette onction de guérison en lisant Marc 5 qui relate l'histoire de la femme atteinte d'une perte de sang.
131
MARC 5:25 - 34
25 Or, il y avait une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans.
26 Elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins, elle avait dépensé tout ce qu'elle possédait, et
elle n'avait éprouvé aucun soulagement, mais était allée plutôt en empirant.
27 Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule par derrière et toucha son vêtement.
28 Car elle disait : Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie.
29 Au même instant la perte de sang s'arrêta, et elle sentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.
30 Jésus connut aussitôt en lui-même qu'une VERTU (le grec dit "puissance') était sortie de lui ; et , se retournant au
milieu de la foule, il dit : Qui a touché mes vêtements ?
32 Ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui m'a touché ?
32 Et il regardait autour de lui, pour voir celle qui avait fait cela.
33 La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui s'était passé en elle, vint se jeter à ses pieds, et lui dit toute la
vérité.
34 Mais Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t'a sauvée ; va en paix, et sois guérie de ton mal.
Lorsque cette femme toucha les vêtements de Jésus, il est dit (dans une traduction anglaise) qu'une 'vertu' était sortie
de lui. En fait le mot grec est ailleurs toujours rendu par le mot "puissance". Une puissance sortit de Jésus et pénétra
en elle - il y eut transfert de puissance.
Qu'est-ce qui fit que cette puissance sortit de Lui pour pénétrer dans cette femme ? Sa foi.
Jésus lui déclara : "Ma fille, ta foi t'a sauvée... (verset 34).
Il ne nous est pas précisé qu'une puissance soit sortie de Jésus ; mais tout laisse à penser que ce fut le cas puisque
nous connaissons le récit de Marc 5. Penchons-nous à présent sur le texte de Luc 6.
LUC6:17-19
17 Il descendit avec eux, et s'arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de
peuple de toute la Judée de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l'entendre,
et pour être guéris de leurs maladies.
18 Ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris. 19 Et toute la foule cherchait à le toucher,
parce qu'une VERTU (ou puissance) sortait de lui et les guérissait tous.
La Bible nous apprend que cette puissance qui sortait de Jésus non seulement guérit le peuple de ses maladies, mais
aussi délivra ceux qui étaient tourmentés d'esprits impurs. Il s'agissait d'une puissance de guérison. Ceci ressemble
étrangement au langage des Actes des Apôtres :
ACTES 19 : 11,12
11 Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul,
12 au point qu'on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies
les quittaient, et les esprits malins sortaient.
Dans ce cas, nous constatons aussi que des gens étaient guéris de maladies et délivrés d'esprits impurs.
Or, la Bible déclare que la parole sera établie par la bouche de deux ou trois témoins. Nous pouvons donc apprendre
quelque chose de cette puissance guérissante d'après les passages qui viennent d'être cités.
133
Tout d'abord, nous pouvons être oints de cette puissance guérissante selon le bon plaisir de Dieu, mais nous ne pouvons
pas nous oindre nous-même. (Car si nous le pouvions, nous serions tous oints).
Dieu donne Son onction à certains pour guérir tout comme Il oint d'autres personnes pour la prédication,
l'enseignement ou l'exercice de différentes fonctions.
Remarquez encore que nous ne pouvons pas nous oindre les uns les autres.
Nous lisons dans la Bible cette phrase : "Comment Dieu a oint Jésus de Nazareth" et encore "Dieu faisait des miracles
extraordinaires par les mains de Paul."
L'onction de guérison, c'est la puissance de Dieu.
Il s'agit du même Esprit, mais l'onction est différente et se manifeste de façon différente.
Si vous vous habillez en taille 32, vous pouvez bien enfiler un manteau de taille 40, mais il ne vous ira pas bien. Vous
pourriez même prendre un 48, mais vous auriez alors l'air de porter un pardessus.
Parfois, lorsque l’onction descend sur moi, j'ai l'impression de porter un manteau m’aurait été jeté sur les épaules par un
autre. Puis, après quelque temps d'exercice de ce ministère, je sens comme si un fardeau m'était enlevé des épaules.
Il ne vous est pas possible de continuer à exercer le ministère de guérison de la même manière lorsque l'onction a
disparu. 134
Que faire alors ?
Je dis alors aux gens : "Eh bien, louez le Seigneur. La Bible ne change pas. Je ne vous mens pas, mais ce soir, je ne suis
plus en mesure d'exercer le ministère parce que l'onction s'en est allée. Mais je vais vous dire un secret : la foi dans la
Parole de Dieu est toujours efficace. J'ai moi-même été guéri de cette façon. Et c'est dans la foi que je vais exercer le
ministère en votre faveur si vous désirez que je vous impose les mains."
Il vous est tout-à-fait possible d'exercer votre ministère auprès des gens sans la moindre onction. J'ai vu des gens guéris
de cancer et d'autres maladies incurables tout en restant assis au milieu de la foule. Ils crurent la Parole qui était
annoncée et crurent Dieu. Ils ne ressentirent rien de particulier : ils mirent seulement leur foi en action. Et, bien entendu,
Dieu honora leur foi.
Des médecins avaient prédit à un homme qu'il mourrait dans un délai d'un mois. Mais quatre années plus tard, il était
toujours en vie. Et ses médecins ne purent pas découvrir la moindre trace de cancer ; il avait été guéri par la foi seule.
D'un autre côté, l'Esprit de Dieu s'empara soudain de moi au cours des mêmes réunions et je fis des choses que je
n'avais pas même conscience de faire.
En exerçant le ministère sous cette onction, vous pouvez même aller jusqu'à ne pas réaliser ce qui se passe autour de
vous, parce que vous évoluez dans le domaine de l'Esprit.
Mon ministère s'exerce des deux manières, mais pour l'instant, nous étudions le ministère exercé avec et sous l'onction.
En deuxième lieu, cette puissance n'est pas seulement une matérialité céleste, c'est une substance tangible. "Tangible"
signifie perceptible au toucher, susceptible d'être touchée."
Et elle est bien tangible, parce que Jésus sut à quel moment précis elle sortit de Lui. Il sut qu'une force L'avait quitté.
Elle est tangible parce que la femme qui était atteinte d'une perte de sang eut conscience de recevoir une puissance. Il y135
eut transmission de puissance d'une personne à une autre.
Mais cette femme ne toucha pas la personne de Jésus, car i1 demanda : "Qui a touché mes vêtements ?"
Ses disciples Lui répondirent : "Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : "Qui
m'a touché ?" (Marc 5 : 31).
Nous lisons au verset 27 que cette femme était venue" dans la foule par derrière". Ceci veut dire la foule pressait
Jésus de toutes parts - et que les
gens se pressaient les uns contre les autres. Or, cette puissance ne les pénétra pas tous ; elle Le quitta pour pénétrer
uniquement cette femme.
Troisième point : la puissance de guérison est transmissible. Elle passe d'une personne à une autre, principalement
par l'attouchement, comme par exemple l'imposition des mains.
ous avons lu dans Luc 6 : 19 que "... toute la foule CHERCHAIT A LE TOUCHER ; parce qu'une vertu (ou
puissance) sortait de lui et les guérissait tous."
De quelle manière la puissance de guérison est "mise en réserve". L'onction de guérison est encore transmise d'une
personne à une autre par l'application d'un linge ou d'un mouchoir sur le corps d'un ou d'une malade.
Il nous faut comprendre que cette puissance de guérison peut être "mise en réserve" dans un linge, comme dans les
vêtements de Jésus et les mouchoirs de Paul, comme nous le lisons dans Actes 19 :12.
De toute évidence, les vêtements de Jésus avaient "absorbé" cette onction et elle pénétra dans le corps de la femme 136
atteinte d'une perte de sang lorsqu'elle eut touché Son vêtement.
De toute évidence, c'est ce qui se produisit lorsque Paul imposa les mains à des mouchoirs. L'onction dont il était
oint pénétra dans ces linges et devinrent en quelque sorte des "piles de réserve" de cette onction ou puissance.
Ensuite, lorsque ces mêmes linges eurent été déposés sur les malades, les maladies les quittèrent et les mauvais
esprits abandonnèrent la place.
Mais c'est Dieu qui accomplit tout cela : Dieu oignit Jésus de Nazareth, et Dieu accomplit des miracles
extraordinaires par les mains de Paul. Jésus déclara à propos de Son propre ministère : "...Le Père qui est en moi,
c'est lui qui fait les oeuvres." (Jean 14 :10). Cette même puissance opéra les mêmes prodiges par le ministère de Paul
lorsque des linges furent appliqués sur des malades.
Il vaut la peine que nous nous attardions quelque peu sur ce point.
Il arrive trop souvent que notre mentalité très étroite ne permette pas à Dieu d'accomplir ce qu'il voudrait, parce que
nous pensons que les choses doivent se faire d'une certaine manière.
Nombreux sont par exemple ceux qui croient que les démons ou les esprits doivent toujours être discernés et chassés.
Mais dans les passages que nous venons d'étudier, il n'était nullement question de démons discernés ou chassés, n'est ce-
pas ? Et pourtant, des gens furent délivrés. C'est ainsi que se déroulent parfois les événements.
Il est arrivé que des personnes venues demander dans une réunion la prière de guérison me disent : "Je crois avoir un
démon."
Dans ce cas, je réponds : "Quelle différence cela peut-il faire ? La même puissance qui chasse les maladies peut aussi
chasser les démons. Cette puissance est entrée au moment où j'ai intercédé en votre faveur. Oubliez tout cela et allez
de l'avant dans la foi ; vous êtes délivré." 137
C'est en cela que réside le problème : les gens réagissent selon leur propre pensée au lieu de se conformer à
l'enseignement de la Bible.
Bien évidemment, si vous agissez dans la foi sans la présence de l'onction de guérison, il vous faut alors proclamer la
Parole. Mais le sixième chapitre de Luc ne précise pas que Jésus ait cité le moindre passage de l'Ecriture : "Ceux qui
étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce que vertu (une
puissance) sortait de lui et les guérissait tous." (versets 18, 19). Ceci veut dire que tous ceux qui étaient tourmentés par
des maladies et des mauvais esprits étaient guéris.
J'ai vu au cours de mon ministère de nombreux alcooliques guéris ; or, j'ignorais tout de leur condition. Certains d'entre
eux ne s'étaient pas avancés pour demander la prière en vue de leur libération, ils étaient venus seulement chercher la
guérison. En effet, l'abus d'alcool affecte le foie et provoque des ulcères. (Il ne fait aucun doute dans mon esprit que
l'alcoolisme est un
démon). Beaucoup de gens m'ont dit : "Frère Hagin, lorsque vous m'avez imposé les mains, cette onction a pénétré
en moi et j'ai été délivré de l'alcool."
Semblable témoignage fut celui d'un homme qui avait été officier dans l'armée américaine. Il avait fait trois séjours
dans des hôpitaux gouvernementaux et trois autres dans des hôpitaux privés. "J'y ai subi une cure de
désintoxication , mais je suis ressorti en buvant," me dit-il.
Il était alors âgé d'une soixantaine d'années. "Je me rappelle qu'à l'âge de 13 ans, j'ai rencontré le Seigneur. Je
connaissais l'histoire du fils prodigue, je me suis mis à genoux et j'ai prié : "Cher Seigneur, comme le fils prodigue, je
rentre à la maison et je Te demande pardon."
"Je sais que le Seigneur m'avait accueilli. Mon esprit était en paix et j'avais l'impression qu'un poids de 1000 kilos
était tombé de ma poitrine. Mais mon corps était toujours lié par ce démon de l'alcool. Je ne pouvais pas m'empêcher
de boire."
Un ami l'avait invité à venir à l'une de nos réunions, et il s'y rendit. Il y avait des années qu'il n'était pas entré dans
138
une église et il ne comprit pas ce qui se passait dans la réunion lorsque les gens levèrent la main ou se mirent à prier
individuellement à haute voix.
L'église qu'il avait fréquentée dans son adolescence était calme et conservatrice. Il me raconta par la suite : "Lorsque
vous avez commencé à prier pour les gens qui s'étaient levés pour l'imposition des mains et que presque tous ceux
pour qui vous priiez tombaient sur le sol, j'étais perplexe. Alors, je dis à mon ami : "Bon, je vais m'avancer parce
que je suis dans une situation désespérée et que j'ai besoin d'aide, mais je ne vais pas tomber comme le reste de ces
gens !"
Il me raconta : "La seule chose dont je sois sûr, c'est que je me suis relevé. Je ne me rappelle pas même être tombé. Mais j'ai vécu
deux faits remarquables: premièrement, lorsque vous m'avez imposé les mains, j'ai senti comme une décharge éleétrique parcourir
tout mon corps - une sorte de chaleur m'a
enveloppé. Ce fut une magnifique expérience spirituelle. Je m'approchai plus près de Jésus et mon amour pour Lui
grandit. Ensuite, ce démon de l'alcool qui m'avait lié tant d'années me laissa. Je n'ai plus jamais bu une seule goutte
d'alcool. Je n'ai même plus jamais eu envie de boire ! "Grâces soient rendues à Dieu pour Sa puissance - l'onction.
Guéri et délivré
Dans gens qui subissaient toutes sortes de manifestations diaboliques - des gens qui avaient touché au spiritisme et à
l'occultisme - qui étaient aux prises avec des démons de tous genres - ont été libérés de la même façon après être venus
demander l'imposition des mains pour une guérison. Ils ne songeaient même pas à la délivrance.
Une personne me raconta : " Je suis venue parce que je souffrais de maux d'estomac et que je désirais être guérie. Or,
non seulement j'ai été guérie, mais depuis que cette puissance a pénétré mon être, je n'ai plus jamais entendu de coups
sur le mur pendant la nuit. Je n'ai plus jamais entendu de voix. Toutes ces manifestations ont cessé."
Grâces soient rendues à Dieu, "ils étaient tous guéris et les mauvais esprits les quittaient. "Car il existe une puissance 139
supérieure à celle du diable. Il existe une puissance plus grande que la maladie et les maladies. Il s'agit de la puissance de
Dieu.
Comment cette puissance se manifeste-t-elle ? Jésus en est oint. Mais comment cette onction peut-elle passer à
quelqu'un d'autre ?
L'onction se manifeste de différentes manières. John G. Lake la comparait à l'électricité : "L'électricité représente la
puissance de Dieu dans le domaine naturel, mais le Saint-Esprit, c'est la puissance de Dieu manifestée dans le domaine
de l'esprit."
L'électricité court, n'est-ce-pas ? Et il existe une similarité entre les deux, car cette puissance surnaturelle court aussi.
Après la découverte de l'électricité, les hommes durent apprendre les règles et les lois qui la régissent. Et ils finirent par
apprendre comment la faire courir. Ils apprirent aussi que tous les matériaux ne sont pas conductibles, ni même tous les
métaux.
Et l'expérience m'a appris que la puissance de Dieu ne saurait être transmise par n'importe quel matériau, par n'importe
quelle substance.
Nous avons constaté dans l'Ecriture que cette onction passait par des linges, dans le cas de Jésus par Ses vêtements et
dans celui de Paul, par des mouchoirs.
Certes, le papier comporte une partie des mêmes constituants, mais cette onction ne peut pas passer par le papier, le
cuir ou quelque autre substance.
Je l'ignore, de même que j'ignore pour quelle raison n'importe quel matériau ou métal ne peut pas conduire l'électricité,140
mais la réalité est que cela ne marche pas.
Mais nous pouvons cependant affirmer que le Saint-Esprit coula de la personne de Jésus dans celle de la femme atteinte
d'une perte de sang. Nous pourrions recourir à une terminologie spirituelle et affirmer que la puissance du Saint-Esprit
coule comme l'eau, car Jésus déclara Lui-même :
JEAN7:37-39
37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et
qu'il boive. (Les termes de 'soif' et 'boire' font automatiquement penser à l'eau).
38 Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive (c'est de l'eau, n'est-ce-pas?) couleront de son sein (de son être
intérieur).
39 Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui ; car l'Esprit n'était pas encore donné, parce que
Jésus n'avait pas encore été glorifié.
A cette époque, Jésus n'aurait pas pu employer l'illustration de l'électricité, car elle n'était pas connue, et les gens
n'auraient pas su de quoi parlait Jésus. Mais ils comprenaient fort bien l'illustration de l'eau qui coule.
Ainsi donc, le Saint-Esprit est semblable à l'eau qui coule ou au courant électrique. Il va d'une personne à une autre.
C'est pourquoi cette puissance - cette puissance de guérison - n'est pas seulement une substance tangible, mais c'est aussi
une matérialité céleste ; cette puissance est transmissible. Elle peut être transmise d'une personne à une autre, ou d'une
personne au travers d'une autre.
De toute évidence, c'est ce qui se produisit lorsque Jésus appela Ses douze disciples et leur donna un pouvoir :
MATTHIEU 10 : 1
1 Puis, ayant appelé ses douze disciples, IL LEUR DONNA LE POUVOIR de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et
toute infirmité.
141
La Parole de Dieu déclare dans Jean 3 : 34 que Jésus avait l'Esprit sans mesure. Et donc, lorsqu'Il envoya les Douze, Il
leur donna un pouvoir. D'où détenait-Il ce pouvoir ? Nous avons vu dans Actes 10 : 38 que : "Dieu a oint du Saint-Esprit
et de force Jésus de Nazareth..."
Il arrive fréquemment que dans le ministère, quelque chose soit transmis d'une personne à une autre.
La Parole de Dieu nous apprend dans le trente-quatrième chapitre du Deutéronome que Josué avait le même esprit de
sagesse que Moïse parce que ce dernier lui avait imposé les mains :
DEUTERONOME 34 : 9
9 Josué, fils de Nun, était rempli de l'esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui.
De toute évidence, une partie de la sagesse spirituelle et de la puissance dont était oint Moïse fut communiquée à
Josué par l'imposition des mains, car la puissance de Dieu est transmissible.
Je sais que le mot grec employé ici est également traduit par "autorité", mais qu'il s'agisse d'une autorité ou d'une
puissance au sens littéral du terme, Jésus les envoie équipés de cette puissance pour accomplir les mêmes oeuvres que
Lui : Il guérit les malades et chassa les démons par la puissance de Dieu.
Non, bien sûr, car s'ils l'avaient pu, ils les auraient déjà accomplies.
De toute évidence, Jésus donna à Ses disciples autorité et pouvoir d'aller guérir les malades et de délivrer le 142
peuple.
Marc 9 nous apprend qu'au cours de leurs périples, ils se heurtèrent à un individu à qui Jésus n'avait pas conféré de
pouvoir particulier et qui pourtant chassait les démons par la foi. Ils lui interdirent de continuer et revinrent faire leur
rapport à Jésus.
Mais Jésus leur répondit- :"Ne l'en empêchez pas ...car il n'est personne qui, faisant un miracle en mon nom, puisse
aussitôt après parler mal de moi." (Marc 9 : 39).
Cet homme chassait des esprits au Nom de Jésus ; or, il ne Le connaissais même pas. Il était étranger à Jésus qui ne
le connaissait pas et ne l'avait pas appelé. Il ne lui avait nullement dit : "Je te donne l'autorité et le pouvoir." Ce
personnage avait assisté à quelques-uns des rassemblements où Jésus avait exercé Son ministère et il avait la foi pour
chasser les démons.
Remarquez bien qu'ils les chassaient par la foi.
Lorsque les disciples exercèrent leur ministère dans ce domaine, ils le firent sous l'onction. La foi et l’onction peuvent
aboutir aux mêmes résultats. Il est donc inutile de se diviser à ce propos.
Certains de ceux qui exercent un ministère sous l'onction ne connaissent rien
àla foi. Ce fut l'un des grands problèmes auxquels se trouva confronté le grand réveil de guérison aux Etats-Unis dans les
années 1947 - 1958. La grande majorité des évangélistes qui avaient un ministère de guérison l'exercèrent sous l'onction
- la puissance de Dieu, mais certains parmi eux ne connaissaient pas grand'chose à la Bible. (Et ils firent à propos de la
Bible quelques-unes des déclarations les plus stupides que l'on puisse jamais entendre au cours de sa vie).
La plupart des responsables engagés dans ce mouvement faisaient partie de l'organisation dite "La Voix de la guérison".
Et nous avions toujours une convention à l'époque de Thanksgiving.
Au cours de notre convention de 1954, je dis à quelques-uns des frères présents : "Quand on n'entendra plus parler de
tous ceux-ci, je continuerai encore à exercer mon ministère."
143
Et c'est bien ce qui se produisit, à l'exception d'un ou de deux collègues, car j'exerce encore mon minsitère.
"Pour quelle raison n'est-il d'aucune efficacité dans mon cas ?" me demanda-t-il.
"Dieu n'a pas donné le ministère d'apôtre pour qu'il soit exercé en faveur de l'apôtre. Il l'a donné pour le bien du
Corps de Christ. Mais vous allez être guéri comme nous tous - par la foi - ou alors , faites sans," répondis-je.
"Vous auriez dû prêter une oreille attentive à la prédication et à l'enseignement de ceux qui, parmi nous, en savent
quelque chose. Le fait que vous soyez oint pour accomplir certains actes ne signifie nullement que vous connaissiez
tout."
Je pense encore à un autre prédicateur. Un soir, il vit venir à la réunion où il parlait cinq adultes sourds et muets 144
d'une institution pour personnes souffrant de cet handicap. Ils furent tous guéris instantanément. Il imposa les mains
à une femme aveugle qui recouvra la vue sur-le-champ. On amena sur un brancard une autre personne qui allait
mourir et que les médecins avaient abandonnée. Elle aussi vécut une guérison instantanée.
Or, ce même prédicateur ne savait rien de l'enseignement de la Bible à propos de la foi et peu de choses quant à la
guérison. Je faillis tomber de mon siège un soir en entendant ce malheureux faire une certaine déclaration. Puis, il
tomba malade.
L'onction descendait sur lui et grâce à elle, il accomplissait certains des plus grands prodiges qu’on ait jamais vus,
puis l'onction s'en allait.
L'onction ne demeure pas en permanence sur quelqu'un sinon ce serait l'épuisement physique. Il ne lui serait pas
possible d'en supporter le poids.
C'est exactement comme si on mettait la main sur un fil électrique alimenté - on ne pourrait pas le garder dans la main à
toujours. Il m'est arrivé d'être saisi d'une onction tellement puissante que j'eus l'impression d'être parcouru de vibrations -
j'en fus ébranlé physiquement. Et même le globe de mes yeux s'en trouva affecté ! Et la puissance de l'onction était telle
qu'il m'était impossible de distinguer la foule. Les auditeurs étaient convaincus que je les regardais droit dans les yeux,
mais je ne savais pas même où ils se trouvaient, car je me trouvais dans cette autre sphère.
Et je vois beaucoup de résultats lorsque je m'y trouve, mais je n'y reste pas longtemps, car il m'est impossible d'en
supporter l'intensité. En effet, j'ai toujours et encore un corps mortel qui ne peut pas la supporter.
Et il me faut m'écrier : "Seigneur, arrête ! arrête ! Je n'en puis plus ! Je n'en puis plus !".
Il y a quelque temps, nous dînions chez des amis dans le ministère et nous nous entretenions de l'onction de guérison. 145
Cet évangéliste dit :"Tout au long de ces années, je n'ai fait que vivre dans et hors de l'onction de guérison - je n'ai pas
toujours eu cette onction sur moi - mais elle est récemment revenue.
"Il m'arrive d'être assis au salon le soir, de parler à ma femme, et puis, lorsque je me lève pour aller me coucher et que
je pénétre dans notre chambre, tout se passe comme si j'entrais dans une pièce inondée d'une gloire qui se tient juste au-
dessus de moi. Je peux à peine la supporter. C'est l'onction, l'onction de guérison.
La raison pour laquelle Jésus pouvait avoir l'Esprit sans mesure, c'est qu'Il n'avait pas un corps mortel.
Certes, Il fut tenté en tous points comme nous le sommes car Il était homme, oui, mais Il était comme Adam avant la
chute. Adam put être tenté - mais avant de pécher, il avait un corps qui n'était ni mortel ni immortel. (De ce fait, il fallait
qu'Adam entretienne ce corps par l'absorption d'aliments).
Si Adam avait eu un corps mortel, il aurait été assujetti à la mort - mais à l'origine, Adam n'était pas assujetti à la
mort.
La Parole de Dieu déclare que la mort affecte celui qui pèche : "C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est
entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue à tous les hommes, parce que tous ont
péché..." (Romains 5 : 12). La Mort ne s'est étendue au genre humain qu'après le péché d'Adam.
146
Voilà pourquoi Jésus ne pouvait être mis à mort avant d'avoir été fait péché à notre place. Et Il déclara : "Personne ne me
l'ôte (Sa vie), mais je la donne de moi-même." (Jean 10 :19).
Un certain jour, une foule furieuse voulut le jeter du haut d'une colline à Nazareth afin de Le faire périr, mais
s'échappa et disparut du milieu d'elle (Luc 4 : 29, 30).
Mais lorqu'au Jardin de Gethsémané, Il prit sur Sa nature spirituelle nos péchés et nos maladies, Son corps devint
mortel et put être mis à mort. Cependant, tout au long de Son ministère terrestre, Jésus eut le Saint-Esprit sans mesure.
Essayer de vous représenter cette réalité : Jésus avait l'Esprit sans mesure, et cet Esprit pouvait jaillir de Lui
sans qu'Il en fût nullement affecté !
Mais revenons à l'illustration du Docteur Lake selon laquelle l'électricité est la puissance de Dieu manifestée dans le
domaine naturel. Il peut arriver que vous ressentiez dans votre corps une petite décharge électrique ou de l'électricité
statique. Vous en êtes quelque peu ébranlé. Mais cela n'affecte pas vraiment votre corps. Mais si vous mettez la main
sur une
lampe où se produit un court-circuit, cette puissance vous frappe, vous sursautez et hurlez ! Vous ne pourriez pas
supporter de rester collé à cette lampe toute une journée ! En vérité, une décharge de 110 volts peut tuer quelqu'un
dans certaines circonstances. Si le voltage est supérieur, il vous grillera la peau.
Je peux supporter le poids d'une forte onction, mais pas très longtemes. Il est des moments où j'ai l'impression d’être sur
le point de tomber, où mes jambes semblent se dérober de dessous moi. J'ai des picotements aux mains, aux
bras...et...parfois même dans tout le corps. A d'autres instants, l'onction fait que la paume des mains me brûlent comme
du feu. 147
Lorsque le Seigneur m'apparut dans une première vision le 2 septembre 1950 lors d'une campagne d'évangélisation sous
a en e Rockwall au Texas II me toucha la paume des mains de Sa main droite et les mains se mirent à me brûler comme
si j'avais tenu un charbon ardent. Il ne s'agissait pas d'une chaleur normale - j'avais une impression de brûlure.
Trois jours et trois nuits durant, les mains me brûlèrent si bien qu'à un moment, je me pris en train de les frotter l'une
contre l'autre pour obtenir quelque soulagement.
Ce qui conféra à cette onction un caractère particulier, ce fut son intensité. Il s'agissait de la même onction, mais elle
m'était dispensée à un degré différent. Il s'agit toujours du même Saint-Esprit, car il n'en existe qu'un seul. (Il y a une
foule d'esprits dans le monde, mais ce sont des esprits de démons.
Ceux-ci ne nous intéressent pas et ils ne nous inspirent aucune crainte, parce que nous avons autorité sur eux).
Jésus dit " Si elle (l'onction) te quitte, jeûne et prie jusqu'à ce qu'elle revienne."Si donc l'onction disparaît, je
jeûne et prie davantage et elle revient en force.
Il me posa la main sur la tête et déclara : "Je t'ai appelé, je t'ai oint et t'ai oint et accordé une onction spéciale pour
que tu puisses exercer le ministère en faveur des malades:
«Cette onction ne sera d'aucune efficacité si tu ne rapportes pas aux gens mes propos exacts, reprit-Il. »
Pourquoi voulait-Il que je les rapporte. Il existe un principe biblique à la bas de cette exigence, nous en prenons
connaissance dans l'histoire de la femme atteinte d'une perte de sang.
Remarquez les paroles que Jésus lui adressa : "Ma fille, ta foi t'a sauvée." La foi a quelque chose à voir avec la
guérison.
D'aucuns diront : "Mais je croyais que c'était l'onction - la puissance - qui était sortie de Lui qui l'avait guérie." Oui,
cela peut être vrai, mais c'est votre foi qui vous guérit.
Comment cette femme avait-elle la foi ? Pourquoi avait-elle foi en Lui ou en l'onction dont i1 était oint ? Marc 5 : 27, 28
nous fournit la réponse : " "AYANT ENTENDU PARLER DE JESUS, elle vint dans la foule par derrière, et toucha son
vêtement. Car elle disait : Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie."
"Cette onction ne sera d'aucune efficacité si tu ne RAPPORTES pas aux gens mes propros exacts, "me dit Jésus.
Pourquoi veut-Il qu'il en soit ainsi ? Pour que vous puissiez croire.
"Rapporte aux gens mes propos exacts," dit-II. "Donc dis-leur que tu m'as vu, que je t'ai parlé, que j'ai mis le doigt de
ma main droite dans la paume de tes mains, dis-leur enfin que l'onction de guérison est dans tes mains."
Puis Il sourit - et je peux encore voir Son sourire - et, à propos de l'onction de mes mains, s'exprima ainsi : "L'onction
n'est pas dans tes pieds - car je ne t'ai pas dit d'imposer les pieds à qui que ce soit. L'onction n'est pas non plus dans ta
tête - car je ne t'ai pas dit d'imposer la tête à qui que ce soit. L'onction se trouve dans tes mains. "Et un large sourire 149
accompagna Ses paroles. Je crois qu'Il a le sens de l'humour, pas vous ? (Je sais qu'Il l'a).
"Rapporte aux gens mes propos et dis-leur que s'ils croient cela - c'est-à-dire que tu es oint - et qu'ils reçoivent l'onction,
cette puissance coulera de tes mains dans leur corps, en chassera toute maladie ou toute infirmité et ils feront
l'expérience de la guérison. " ( Remarquez bien qu' Il utilisa cette fois précise l'expression : "cette puissance" et non le
terme d' "onction".).
En janvier 1952, je participai à une campagne d'évangélisation à Port Arthur, au Texas. A cette époque, après la
prédication et l'appel, j'avais l'habitude de diriger les gens qui voulaient se convertir dans la salle de prière tandis que je
priais en faveur de ceux qui s'avançaient pour être guéris et remplis du Saint-
Esprit. Je m'asseyais sur une chaise sur l'estrade et imposais les mains à tous ceux qui venaient et je m'entretenais
avec chacun en particulier.
Seules quelque 25 à 50 personnes demandaient la prière en sorte qu'il était facile de prendre le temps de parler à
chacune d'elles.
Un soir, alors que j'étais assis comme à l'accoutumée et que je priais pour les gens, une puissante onction descendit
soudain sur moi. Il est tout-à-fait possible d'avoir une onction plus ou moins forte pour exercer le ministère de
guérison, celui de la prédication ou toute autre fonction. Nous parlons maintenant à propos de l'exercice du ministère.
L'onction personnelle
Tout croyant né de nouveau et rempli du Saint-Esprit possède une mesure de l'Esprit et une onction, comme le
déclare Jean 2 : 27, mais cette "onction personnelle" ne peut jamais croître. Rien dans l'Ecriture ne nous permet de
penser qu'il est possible de recevoir une double portion de l'onction personnelle.
150
Certes, Elisée reçut une double portion de celle d'Elie, mais il s'agissait d'une onction en vue de l'exercice d'un
ministère.
J'étais donc assis sur une chaise et j'eus soudain l'impression que quequ'un jetait quelque chose sur moi. Cette
impression se transmit à mon être tout entier - je crus qu'on m'avait jeté un manteau sur les épaules. Une sorte de
vibration se propagea dans toutes les parties de mon être, j'en eus conscience dans mon esprit. Je sus également que
ce ne durerait pas très longtemps parce que ma personne physique n'aurait pas pu en supporter le poids un long
moment. Je bondis de l'estrade, courus à côté de tous ceux qui formaient la file d'attente et les touchai au front en
passant.
J'étais à ce point dominé par l'Esprit que le pasteur dut me raconter ensuite ce qui s'était passé. En effet, je me
rappelai m'être mis à courir, mais il m'avait été impossible de voir la moindre chose tout en ayant eu pourtant les
yeux grand ouverts. (Il est très difficile de faire une description des réalités spirituelles).
L'Onction ordinaire
Tous ceux que j'avais touchés tombèrent sous la puissance (ceci m'était arrivé une ou deux fois lorsque j'étais pasteur).
Puis, l'onction me quitta brusquement. Je promenai les regards tout autour de moi et vis tous ces gens couchés sur le sol,
Je regagnai l'estrade, m'assis et continuai à prier pour les personnes dans la file d'attente avec ce que je qualifie d'
"onction ordinaire".
Le pasteur me raconta par la suite que j’avais imposé les mains à 34 personnes, qu'environ 17 d'entre elles avaient reçu
le Saint-Esprit et que, couchées par terre, elles avaient parlé en langues. La plupart d'entre elles étaient membres de son
église. Ceci l'étonna beaucoup - il n'avait jamais rien vu de semblable - car certaines d'entre elles étaient "en recherche
chronique". Elles cherchaient le baptême du Saint-Esprit depuis des années.
Ceci se reproduisit en septembre 1954 un jour où j'assurai les trois réunions du dimanche dans l'église First Foursquare151
Church à San Jose en Californie. A la fin du culte du matin, je pris congé des auditeurs en disant : "Revenez cet après-
midi et nous imposerons les mains aux croyants qui désirent être remplis du Saint-Esprit, ainsi qu'aux malades."
Cet après-midi-là, ceux qui voulaient être remplis du Saint-Esprit formèrent une file d'attente, et ceux qui désiraient une
guérison en formèrent une autre.
Un fois encore, j’eus l'impression qu'en courant à mes côtés, une personne m'avait jeté un manteau sur les épaules, et je
m'en sentis enveloppé tout entier. Et une fois encore, je sus que cela ne durerait pas très longtemps tant la tension
physique était grande. Et je me mis à courir et toucher les gens du doigt. (Je ne pris pas le temps de les toucher des
mains).
J'étais enrobé de cette gloire et on m'apprit ensuite que tous ceux que j'avais touchés étaient tombés. Puis, l'onction
s'en alla. Je n'aurais pas pu supporter plus longtemps.
Cettepuissante onction descendit sur moi à quatre reprises au cours des vingt dernières années.
En septembre 1970, alors que mon épouse et moi-même séjournions dans l'Etat de New-York, le Seigneur me
demanda de regagner Tulsa pour y organiser un séminaire.
Nos bureaux se situaient à l'époque dans les vieux bâtiments du quartier général de T. L. Osborn à North Utica.
Nous y avions une chapelle qui pouvait contenir trois cents personnes, et c'est là que, de temps à autre, nous
organisions un séminaire.
Le Seigneur me demanda d'organiser un séminaire sur la guérison, le soir, et un séminaire sur la prière, le matin,du
11 au 18 octobre 1970.
Et Il ajouta :"Tu parleras sur la prière d'intercession." (Cette série de messages fut par la suite compilée dans un 152
ouvrage intitulé "The Interceding Christian" (Le chrétien qui intercède).
"Le mercredi soir, tu parleras sur les onctions et les ministères particuliers. Tu feras part aux auditeurs de
l'expérience que tu as faite et de ce que je t'ai dit lorsque je t'ai apparu il y a 20 ans, et ensuite tu imposeras les
mains."
«Et quand tu leur imposeras les mains, cette puissante onction qui est descendue sur toi à quatre reprises au cours
des 20 dernières années, reviendra pour être permanente. Ce sera un nouveau départ pour toi. Car tu sais, tu n’as pas
encore jamais fait ce que tu aurais dû faire dans l’exercice du ministère de guérison. »
Je n’ai depuis lors cessé de courir pour maintenir le rythme avec tout ce que fait Dieu. Et pour arriver à Le suivre, il me
faut consacrer tout mon temps et mes forces !
Six semaines avant ce séminaire de 1970, j'eus une vision où je vis des gens couchés sur le devant et sur l'estrade de ce
petit local. Je compris ce qui allait se passer mais n'en soufflai mot à personne. Je ne voulais pas être soupçonné de
vouloir exercer une quelconque influence sur ce séminaire.
Lorsque, pendant ce séminaire, je me mis à imposer le mains à des participants, ils tombèrent un peu partout, tant
était forte l'onction qui reposait sur moi.
Un soir, après avoir ainsi exercé le ministère, je chancelai tel un homme ivre. Il me fut impossible de regagner ma
voiture sans l'aide d'une autre personne, et encore moins de conduire.
Il fallut que quelqu'un me reconduise à la maison et m'aide à descendre de voiture. Il fallut m'allonger sur une chaise
longue. Ce ne fut que deux heures plus tard qu'enfin je retrouvai mon état normal et qu'il me fut possible de me lever et153
de marcher.
C'est la raison pour laquelle je m'éloigne de la foule lors de campagnes de guérison. Car il semble que l'onction
produise un effet semblable dans mes jambes au point qu'il me devient impossible de marcher.
Et encore, lorsque j'exerce le minsitère sous telle onction, je dis aux gens : "Ne me parlez pas." Car vous savez, si je
reviens dans le domaine mental naturel, je perds l'onction. C'est pourquoi je ne veux pas que les gens me touchent ni
ne fassent quoi que ce soit qui pourrait me ramener dans le domaine physique normal. Je veux être seul.
Mon épouse et tous ceux qui travaillent avec moi pendant ces campagnes me racontent des faits qui se produisent dans,
la file d'attente et dont j'ignore l'existence (ce qui ne veut pas dire que je sois inconscient). Il se passe
parfois des choses amusantes, et les gens se mettent à rire. Mais si j'en avais conscience, je rirais avec eux, perdrais
l'onction et reviendrais dans le domaine du naturel.
J'ai toujours - toujours - une mesure de cette onction. Et si je commence à en parler, elle se manifeste à un degré plus
ou moins intense, et souvent la paume de mes mains se met à me brûler.
Je peux faire en sorte que l'onction descende sur moi de manière plus intense, par certains actes : Le jeune, un peu
plus de prière, un peu plus de temps consacré à chercher Dieu, bien que ce ne me soit pas toujours possible.
Et ceci m'amène à une autre constatation : J’ai découvert qu’une onction plus forte a toujours pour conséquence un
plus grand nombre de guérisons instantanées.
J'ai vu dans le passé, et encore aujourd'hui, que l'exercice de ce ministère de guérison auprès des cancéreux a connu
beaucoup de résultats, mais seules quelques personnes furent au cours de ces années guéries de façon instantanée. 154
Cette puissance a beau passer dans les malades qui la reçoivent, leur guérison n'est pas toujours instantanée. Il
s'écoule parfois de trois à dix jours avant qu'ils ne remarquent un changement - et pourtant, cette puissance a chassé
le cancer de leur corps.
La plupart du temps, la guérison s'effectue par paliers, et elle repose sur deux conditions :
1)Le degré de la vertu guérissante donné ;
2)Le degré de foi qui met en action la puissance communiquée.
Peu importe l'intensité de l'onction qui repose sur moi - s'il n'existe pas la foi nécessaire à la manifestation de cette
puissance, il ne se produira pas de guérison.
Si vous disposez d'une Bible à parallèles, vous remarquerez que le mot "santé" est accompagné d'un chiffre ou d'une
lettre. Et la note de la marge indique que dans l'original hébreu, le mot rendu par "santé" signifiait "remède". En
d'autres termes, Dieu dit ceci : "mes paroles sont un remède pour tout leur corps."
Connaissez-vous un médicament capable de vous guérir après absorption d'une seule et unique dose ? Non, personne ne
connaît un tel médicament. Mais vous n'allez pas non plus être guéri après une seule dose de la Parole de Dieu. Je sais 155
qu'il écrit qu'Il envoya Sa Parole et les guérit, mais il est également écrit :"mes paroles sont remède."
Depuis le premier soir où cette onction descendit sur moi pour y demeurer, selon la promesse de Jésus, elle n'a cessé
d'être potentiellement présente. Mais elle ne s'est plus manifestée de manière aussi forte au cours des 13 années
écoulées. Une ou deux fois, la même chose faillit se produire à nouveau, il me fallut alors deux heures pour revenir
dans le domaine du naturel.
J'ignore si oui ou non vous avez connu quelque expérience dans l'Esprit. Personnellement, j'en ai beaucoup vécu, mais
je veux être d'une honnêteté parfaite avec vous :
Lors que descend l'onction, l'être naturel en vous a presque peur car il craint de ne as pouvoir en revenir.
En août 1982, l'onction descendit sur moi avec cette intensité alors que je me trouvais dans l'église de Fred Price, au
centre chrétien de Crenshaw à Inglewood, en Californie.
Il m'était impossible de prononcer un seul mot en anglais, l'anglais ne revenait pas. Et tout au long de cette expérience,
je ne cessais de me dire : "Ca ne reviendra jamais, je suis allé trop loin, je ne peux pas en revenir !"
Je comprends très bien ce qui arriva à Enoch. Il était parti dans le domaine de l'Esprit et il ne put en revenir. Mais moi,
je veux en revenir et je ne vais pas trop loin.
Nous explorons aujourd'hui le domaine de l'Esprit et nous apprenons l'existence de certaines réalités que nous
aurions dû déjà connaître hier.
156
L'époque contemporaine a vécu l'exploration de l'espace. Mais les hommes n'ont pas pu arriver sur la lune du premier
coup. Il leur a d'abord fallu échapper à l'attraction de la gravité terrestre et explorer cette autre sphère. Pourquoi ? Eh
bien, parce qu'ils ignoraient ce qui s'y trouvait. Ils ignoraient tout des lois qui régissent l'espace. Ils ignoraient s'ils
pourraient en revenir ou non !
Ils ont donc commencé par s'y aventurer un peu, à l'explorer un peu, puis ils sont allés un peu plus loin, et de plus en
plus loin à chaque tentative. Et pour finir, ils sont allés jusqu'à la lune et ont foulé son sol.
Je pense que cela constitue un parallèle avec Daniel qui, il y a fort longtemps, prophétisa à propos des derniers temps :
"Plusieurs iront ici et là, et la connaissance augmentera" (selon la Bible anglaise). (Daniel 2 : 14).
La connaissance a augmenté. Certains parmi nous sont sortis pour explorer
un peu le domaine de l'esprit, mais nous ne nous aventurons pas trop loin.
(Des gens sont baptisés du Saint-Esprit, parlent en langues et pensent "Ca y
est !" Non, ça n'y est pas, trois fois non !).
Nous, nous allons faire des exploits dans le domaine de l'Esprit, tandis
qu'eux effectuent des exploits ans l'espace.
157
L’Onction corporative
Je suis pleinement convaincu - bien que rien dans la Bible ne puisse confirmer ni infirmer cette opinion - que
nous tous, en tant que Corps de Christ considéré comme un ensemble avons la même mesure du Saint-Esprit
qu'avait Jésus - mais non en tant que membres individuels du Corps de Christ.
Romains 6 déclare que Christ fut ressuscité d'entre les morts par la gloire du Père. Romains 8 : 11 affirme "si l'Esprit
de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous..." et qu'Il fut ressuscité par la gloire du Père. La Bible
appelle la gloire du Père l'Esprit - c'est-à-dire le Saint-Esprit, et nous l'appelons "onction.
Jésus dit : "L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint..." (Luc
4:18).
Or, Dieu n'habite plus dans un temple terrestre, fait de main d'hommes.
Il habite en nous.
Hébreux 3 : 6 nous explique la différence qui existe entre la maison de Dieu de l'Ancien Testament et la maison de 159
Dieu du Nouveau Testament : Mais Christ l'est (fidèle) comme Fils sur sa maison, et sa maison, c'est nous, pourvu
que nous retenions jusqu'à la fin, la ferme confiance et l'espérance dont nous nous glorifions."
L'Eglise tout entière considérée de manière collective est le temple de Dieu. Remarquez encore ce que déclare 1
Timothée 3 : 15 : "mais afin que tu saches, si je tarde, comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est
l'Eglise du Dieu vivant, la colonne et l'appui de la vérité."
Il n'est nullement question ici de bâtiment, mais de l'Eglise. L'Eglise du Dieu vivant est la maison de Dieu. Et 1
Corinthiens 3 : 16 affirme : "Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en
vous ?"
Dans l'Ancien Testament, le Temple de Salomon fut à trois reprises qualifié de "maison de Dieu." Mais, nous sommes présentement
la maison de Dieu.
Une autre traduction de la Bible dit ceci : "Ne discernez-vous pas et ne comprenez-vous pas que vous (toute l'Eglise de
Corinthe) êtes le temple de Dieu (Son sanctuaire) et que l'Esprit de Dieu a Sa demeure permanente en vous - pour être
chez Lui en vous (de façon collective dans l'Eglise mais aussi de façon individuelle) ?" (1 Corinthiens 3 : 16).
A partir de là, vous pouvez constater qu'il existe une onction individuelle en nous parce que l'Esprit - cette onction est
en nous, mais qu'il existe également une ontion"corporative". Nous sommes bien souvent conscients de Sa présence au
milieu de nous. Mais pour quelle raison ne se manifeste-t’il pas plus souvent ?
Effectuons un retour en arrière dans l'Ancien Testament et voyons ce qui rendait possible la manifestation visible de la
gloire de Dieu. 2 Chroniques 5: 13 évoque les chanteurs et les instruments de musique qui ne firent qu'un dans le chant
des louanges à Dieu : "Car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours !". Alors la nuée descendit et emplit tout l'édifice
en sorte que les prêtres ne purent pas y demeurer pour assurer leur service.
Il y a là une vérité : c'est un corps "corporatif' qui chantant les louanges de Dieu provoqua la manifestaion de Sa gloire.
Les Pentecôtistes le savaient autrefois, mais il semble que les charismatiques actuels n'en sachent pas grand'chose. 160
Oh ! certes, nous louons Dieu et nous battons des mains, et c'est tout-à-fait scripturaire. Mais Dieu désire nous
enseigner des réalités relatives à Son Esprit afin que nous puissions pénétrer dans la pleine manifestation de ce qu'Il a
en réserve pour nous.
Prenons le temps de nous arrêter sur quelques passages du Nouveau Testament, parallèles à des textes de l'Ancien
Testament, et qui nous seront en aide.
ACTES 2 : 46, 47
46 Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur
nourriture avec joie et simplicité de coeur,
47 louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Eglise ceux qui
étaient sauvés.
Nous lisons dans Actes 4 que Pierre et Jean reçurent l'interdiction de prêcher et d'enseigner.
ACTES 4 : 23, 24
23 Après avoir été relâchés, ils allèrent vers les leurs, et racontèrent tout ce que les principaux sacrificateurs et les
161
anciens leur avaient dit.
24 Lorsqu'ils l'eurent entendu, ils élevèrent à Dieu la voix TOUS ENSEMBLE, ET DIRENT; Seigneur, toi qui as fait le
ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s'y trouve...
Une fois encore, nous trouvons cette expression "tous ensemble". Ils (pluriel) - tous - élevèrent la voix. Nous avons
le texte de la prière qu'ils prononcèrent. Bien sûr, ils ne dirent pas tous les mêmes paroles, mais le Saint-Esprit
inspira Luc pour l'écriture et Lui, nous donna ce que Dieu entendit.
Remarquez que lorsqu'ils élevèrent la voix tous ensemble, la première phrase qu'ils prononcèrent fut celle-ci : "Seigneur,
toi qui es Dieu" (selon une autre traduction du même passage) (verset 24). Ils Le magnifièrent en tant que Dieu.
Et lorsqu'ils eurent prié, le lieu trembla. Cette prière provoqua une manifestation de la gloire de Dieu, de la puissance
de Dieu, de l'onction, de la puissance du Saint-Esprit. Le lieu où ils étaient réunis trembla - pas seulement les gens,
mais la maison fut elle aussi ébranlée.
Il est des gens qui s'excitent à l'idée que le Saint-Esprit agit dans les personnes et que celles-ci tremblent parfois,ou
même tombent sous l'effet de la puissance.
Mais attendez que les bâtiments se mettent à trembler ! Le lieu où ils étaient tous rassemblés trembla, ils furent tous
remplis du Saint-Esprit et prêchèrent avec hardiesse la Parole de Dieu.
Nous lisons dans le seizième chapitre des Actes que Paul et Silas avaient été battus. Leur dos saignait. Et ils furent jetés
au fond de la prison. Leurs pieds étaient entravés. Mais à minuit, Paul et Silas prièrent.
Des gens ont prié, et prié, et prié maintes et maintes fois et j'ai parfois vu des gens s'épuiser à prier. Mais il faut parfois
"prier ET..."
Paul et Silas ne se contentèrent pas de prier ; ils prièrent ET...Ils prièrent ET chantèrent les louanges de Dieu. Et ils le
162
firent à haute voix parce que tous les autres détenus les entendirent.
Souvenez-vous qu'il est écrit dans le Psaume 22 : 3 que Dieu habite au milieu des louanges d'Israël. Il est aujourd'hui le
même Dieu qu'autrefois. Il n'a pas changé d'un seul iota.
Dieu descendit et vint habiter au milieu des louanges de Paul et de Silas ; Il ébranla cette vieille prison en sorte que les
portes s'ouvrirent d'elles-mêmes et que les chaînes tombèrent de leurs pieds.
Actes 16 : 26 dit ceci : "Tout à coup, il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison
furent ébranlés ; au même instant, toutes les portes s'ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus."
Il ne s'agit cependant pas d'un tremblement semblable à ceux dont nous avons l'habitude, car il ne se produisit qu'au seul
lieu où était rassemblé ce petit groupe. Un tremblement de terre ordinaire n'aurait pas eu pour résultat de rompre les
liens des détenus. Il n'aurait pas fait tomber les chaînes de leurs pieds. Et pourtant, c'est ce qui se produisit dans ce cas
précis.
Je peux être moi-même oint, imposer les mains aux gens et voir un certain pourcentage de ces malades guéris. Mais
l'onction "corporative" a de plus grands effets.
Un jour où je prêchais, j’eus l'impression d'entendre un vent traverser l'édifice. Tous l'entendirent.
Une femme dans l'assistance était couchée sur un brancard. Elle avait subi six opérations, et les médecins avaient
dédaré qu'il était inutile d'en tenter une autre. Ils ne lui avaient donné que six mois à vivre, et quatre s'étaient déjà
écoulés. C'était l'image même de la mort - un cadavre vivant. Personne n'avait prié pour elle, ni même ne l'avait touchée
pendant la réunion, mais lorsque passa ce vent dans l'édifice, elle bondit de son brancard et sillonna les allées en courant
: elle était guérie.
Une autre femme se croyait sauvée parce qu'elle était membre d'une église. Mais quand ce vent se manifesta, elle fut
sauvée, se rendant compte qu'elle ne l'avait pas été auparavant. Elle se mit à parler en langues. A son retour à la
maison, tous ses handicaps physiques avaient disparu.
Quelque temps plus tard, je revins dans cette même localité tenir des réunions de réveil et elle dit ceci : "En plus de tout
cela, je n'ai plus jamais touché une seule cigarette. Je n'ai même plus éprouvé le besoin de fumer. Et l'idée ne m'en est
plus jamais venue."
Dieu désire que nous possédions aujourd'hui cette onction "corporative" supérieure, et nous allons la recevoir.
Nous n'en sommes plus très loin.
Au cours de l'un des séminaires que nous organisons au Centre de Formation Biblique RHEMA sur le Saint-Esprit,
j'enseignais que le Saint-Esprit vient habiter dans le croyant dès la nouvelle naissance, et que le Saint-Esprit descend sur
nous par le baptême dans le Saint-Esprit.
Un soir, alors que nous nous étions tous laissés emporter dans l'Esprit, la puissance de Dieu descendit sur nous et les
3000 participants: se mirent à danser. Un ambassadeur africain auprès des Nations Unies se trouvait parmi nous. Même
lui dansa dans l'Esprit.
Il y a des années de cela, j'ai vu dans la Pentecôte des gens danser dans l'Esprit - et il m'arrive de danser moi-même
164
dans l'Esprit - mais je n'avais jamais vu de ma vie rien de semblable, bien qu'il n'y eût pas de "chauffe" cependant. Il
arrive trop souvent que des gens essaient de provoquer des manifestations selon la chair qui ne déclenchent aucune
manifestation de puissance. Ceci est en vérité fort désagréable.
Tandis que nous dansions et que nous louions Dieu, des gens furent guéris dans toute la salle. Alors que cette onction
"corporative" commençait à faire sentir son efficacité, les gens étaient guéris en tous points du bâtiment, aussi
facilement que l'on fait claquer ses doigts.
Il se trouvait un jeune garçon de 12 ans qui marchait avec des béquilles car il s'était cassé la jambe en faisant du football.
Il posa ses béquilles et se mit à descendre l'allée en courant. Mon petit-fils et lui étaient sur l'estrade et pleuraient : il fut
instantanément guéri. Je n'eus pas à intercéder pour la guérison de quiconque. Vous savez, nous étions tous un dans
l'adoration.
La Parole de Dieu invite à louer Dieu par la danse. Musique et danse appatiennent à Dieu et à Son peuple. Mais le
diable s'est emparé de ces deux arts et les a pervertis.
Avez-vous jamais remarqué la place que tient la louange dans l'Ancien Testament ? D'aucuns contesteront : "Oui
mais, Frère Hagin, c'était dans l'Ancien Testament."
Ces cinq hommes servaient le Seigneur et jeûnaient, ce qui entraîna une, manifestation de l'Esprit :
l'aboutissement fut une révélation.
Si nous parvenons à découvrir de quelle manière ils priaient, et si nous prions de la même manière, nous verrons
les mêmes résultats.
Avant de trouver une réponse à cette question, lisons également le vingt-deuxième chapitre des Actes : "De retour à
Jérusalem, comme je priais dans le temple, je fus ravi en extase "(Actes 22 : 17). Paul priait et fut ravi en
extase. Sa prière eut pour conséquence une manifestation de la puissance de Dieu, du Saint-Esprit. Jésus apparut à Paul
et lui déclara : "Hâte-toi, et sors promptement de Jérusalem, parce qu'ils ne recevront pas ton témoignage sur moi
"(Actes 22 :18).
Comment Paul priait-il ? Je suis certain qu'il priait dans sa langue, mais 1 Corinthiens 14 : 18 nous livre une petite clé :
"Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous."
Et, écrivant à l'Eglise d'Ephèse, il s'exprima en ces termes : "Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et
de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints" (Ephésiens 6 :18).
Rappelez-vous ce que nous avons lu dans Actes 4 : 23,24, Je suis sûr que quelques-uns parmi eux priaient avec leur
propre intelligence, mais je suis également sûr que la plupart d'entre eux priaient avec leur esprit. Ce dont il est question,
c'est de l'interprétation de leur voix. N'avez-vous pas remarqué qu'il est dit : "ils élevèrent à Dieu la ' voix ' et non leurs
'voix' ? Je suis convaincu qu'ils étaient nombreux à parler en d'autres langues.
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Lorsque Paul priait dans le Temple et qu'il fut ravi en extase, il priait dans l'Esprit aussi bien qu'avec son intelligence (1 Corinthiens 14 :
14,15).
Il est dit dans Actes 13 que Paul et les autres servaient le Seigneur mais comment croyez-vous qu'ils le faisaient ? Dans
la prière et la louange, ou dans le chant. Ephésiens 5 : 19 dit ceci : "Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et
par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre coeur les louanges du Seigneur". C'est cela servir le
Seigneur, n'est-ce-pas ?
Allons un peu plus loin. Paul, écrivant à l'Eglise de Colosses, dit : "Que la parole de Christ habite parmi vous
abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres par des psaumes, par des hymnes, par des
cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs sous l'inspiration de la grâce." (Colossiens 3 : 16). "Chantant à
Dieu", voyez-vous cela ? Non seulement pouvons-nous nous servir les uns les autres, mais encore sommes-nous en
mesure de servir le Seigneur. Je suis sûr qu'ils le faisaient. Ils s'exprimaient par des psaumes et des hymnes,
chantaient au Seigneur, servaient le Seigneur, priaient dans leur propre langue et priaient aussi en langues.
Et perdant qu'ils servaient le Seigneur et jeûnaient, le Saint-Esprit s'adressa à eux. Vous le constatez donc, cette sorte
de prières entraîne la manifestation de la puissance de Dieu et de l'Esprit de Dieu.
Tandis que ces cinq hommes servaient le Seigneur et jeûnaient, ils priaient ensemble. Ils adoraient Dieu ensemble.
Il y a quelque chose dans la prière d'unité, il y a quelque chose dans l'adoration de Dieu dans l'unité, il y a quelque
chose dans la louange dans l'unité.
Je pense que le Seigneur savait très bien ce qu'Il faisait en envoyant Ses disciples deux à deux. Jésus fit Lui-même
cette déclaration dans Matthieu 18
:19 : "...si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée 167
par mon Père qui est dans les cieux."
Au cours des 12 années où j'exerçai le ministère de pasteur je réussis à amener une seule église à cette unité qui, à ce
que je crois, devrait être celle de l'Eglise du Nouveau Testament.
Il était tout-à-fait ordinaire de voir se produire des miracles car le surnaturel se manifestait souvent.
Dans les années 1939 et 1940, nous vécûmes la fin de la Grande Dépression. Les réalités étaient alors bien
différentes. Et c'était le dimanche soir que les gens venaient en grande foule aux réunions.
Vous savez, en 1939, on pouvait aller au cinéma si on avait un dizième de dollar, mais personne n'en avait.
Alors, les pécheurs se rendaient à l'église. Ils remplissaient le bâtiment et la cour de l'église. Nous n'avions pas de
climatiseur, et au printemps comme en été, en automne aussi, les fenêtres restaient ouvertes. Il y avait davantage de gens
dehors que dedans. Il y avait des gens dehors sur douze à quinze rangs, tous les regards tournés vers l'intérieur. Devant,
derrière, dans la rue, ils restaient tous debout sans broncher, les regards dirigés vers l'intérieur de l'église.
Les réunions que je tenais le dimanche matin étaient d'une nature différente de celles du soir. L'auditoire se composait
en majorité de membres d'église, et ainsi, à la place d'une réunion d'évangélisation, nous avions ce que j'appelais une
"réunion de croyants".
Pendant presque deux ans, je ne prêchais pas la plupart du temps, j'étais assis sur l'estrade et je disais à l'auditoire : la
direction au Saint-Esprit. Si vous avez reçu quelque chose, levez-vous et donnez-le."
Je disais aux gens :"Si vous voulez chanter, si vous voulez danser, si vous voulez prophétiser et parler en langues, n'ayez
pas peur de vous tromper, nous vous aiderons à trouver le droit chemin ! Nous vous aiderons sans vous critiquer, nous
vous assisterons dans l'amour."
Et vous savez, nous avons ainsi connu l'un des plus grands mouvements que l'on puisse vivre dans son existence.168
Parfois, nous chantions et louions Dieu ; puis, nous avions des instants de calme. Ces réunions duraient certains jours
jusqu'à une heure et demie ou deux heures de l'après-midi. Certains moments, il s'écoulait de 45 minutes à une heure et
demie sans que personne ne bouge. Or, nous n'avions pas de garderie, ni de salle d'école du dimanche, et il n'existait
même pas de sanitaires dans le bâtiment.
Mais je vis la puissance de Dieu descendre - le Saint-Esprit entrer dans Son temple - l'onction descendre - et
l'auditoire était saisi d'une sainte crainte.
Il ne s'agissait nullement de la crainte que l'on peut éprouver à la vue d'un serpent à sonnettes ou à l'approche d'une
tornade. Cette sainte crainte s'emparait de nous tous. Personne ne disait un seul mot, pas un seul enfant ne pleurait.
On aurait pu entendre une épingle tomber. On avait le sentiment que les gens craignaient de faire un seul mouvement.
Et la gloire descendait. On avait l'impression qu'on aurait pu en couper un gros morceau pour l'emporter chez soi.
Un homme qui n'était pas converti amenait sa femme aux classes bibliques et
àl'église puis s'en retournait en ville. Il revenait aux environs de midi la rechercher. Mais un jour, il gara sa voiture
dans le parking proche de l'église et comme il ne pouvait rien entendre, il sortit de la voiture et s'approcha d'une
fenêtre.
Il raconta par la suite : "Je savais que vous étiez tous là parce que le parking
était complet. Mais je me suis demandé : 'L'enlèvement a-t-il eu lieu ? " 169
Il s'était vraiment attendu à trouver l'église vide. Mais il vit que tous étaient là. Furtivement, il prit place au dernier
rang. Pendant dix minutes, personne ne dit un seul mot. Soudain, il se mit à trembler à sa place. Puis, il se leva,
remonta l'allée, toujours en tremblant, et, tombant devant l'autel, il se mit à crier à Dieu.
Personne ne s'approcha de lui pour prier en sa faveur. Tous restèrent assis. Et je dis : "Dieu a commencé Son oeuvre ;
laissons-Le l'achever." C'est là que se situe notre problème : nous interférons trop souvent.
Mon plus jeune frère, âgé de 16 ou 17 ans, vint nous rendre visite un été. Par gentillesse, il était venu aux réunions.
Un jour, lors d'une de ces "réunions de croyants" , alors qu'il était assis sur sa chaise, il se mit à trembler, se leva et
toujours en tremblant des pieds à la tête, arriva jusqu'à l'autel. Il se convertit et se mit à parler en langues.
L'événement suivit son cours sans la moindre intervention de notre part. Dieu avait commencé Son oeuvre, nous
voulions Le laisser l'achever.
Je vécus semblable fait maintes et maintes fois. Quand un pécheur entrait, 99 fois sur 100 il se convertissait sans la
moindre intervention extérieure.
C'est ce qui se produisit dans l'Eglise méthodiste, il y a bien longtemps de cela. Au cours des réunions que tenait
Charles Finney, la puissance de Dieu saisissait les pécheurs et ils tombaient.
Le miraculeux - le surnaturel - retient l'attention des gens. Mais dans la plupart des endroits où j'exerçai le minsitère de
pasteur, je ne réussis pas à amener l'église à cette unité, à cette attitude qui laisse passer le courant de l'Esprit, à cette
louange commune de Dieu.
Je crois que Dieu désire que nous revenions à cela. J'attends avec impatience de grandes réunions - comme celle de
Tulsa où 20 000 personnes étaient présentes - et où la puissance de Dieu pourra passer dans l'assistance, et sans qu'il y ait
de files d'attente composées de gens venus demander la prière de guérison. 170
Chacun pourra alors rentrer guéri chez soi. Quiconque n'aura pas le Saint-Esprit regagnera son domicile en parlant en
langues. N'importe quel pécheur rentrera chez lui sauvé grâce à Sa puissance et à Sa présence.
Je rentrai un jour à Tulsa après avoir tenu quelques réunions à Denver. Une femme m'écrivit ceci " Frère Hagin, mon
mari et moi voudrions vous faire part de bonnes nouvelles. Mon mari s'est rendu à l'une des vos réunions. Il n'était pas
converti et il était atteint d'une très grave maladie de coeur. Les cardiologues lui avaient déclaré qu'il pourrait tout au
plus vivre encore six mois."
Elle aimait son mari et désirait sa guérison. Et continuait-elle : "Je n'ai pas cessé de le harceler et de le pousser à venir.
C'est ce qu'il a fini par faire. Mais lorsque nous sommes arrivés à la réunion, la salle était comble. Monter à la tribune lui
était difficile en raison de son état cardiaque. Mais nous
avons quand même réussi à y aller et nous avons occupé les deux dernières places libres."
'J'étais très gênée parce que pendant votre prédication, il disait : 'Je n'en crois pas un mot. Ce n'est pas vrai.' Les gens
assis autour de nous lui demandaient de se taire. J'étais extrêmement gênée. J'aurais voulu pouvoir rentrer la tête dans
les épaules. Certains moments, il allait presque jusqu'à jurer ; il tenait des propos horribles.
"C'est alors que vous vous êtes mis à imposer les mains aux gens et qu' ils ont commencé à tomber sous la
puissance de Dieu.
Voilà, c'était tout ce que savait cette femme. Mais je vais maintenant vous raconter ma version des faits.
J'imposais les mains aux gens qui se trouvaient dans 1a file d’attente et vis soudain une nuée de gloire entrer.
Elle s'arrêta au-dessus de leur tête ; après quoi, je fis seulement un mouvement de la main, et tous
tombèrent comme des dominos.
Et cette femme continuait sa lettre :"Vous étiez à peu près à la moitié de la deuxième file d'attente lorsque soudain
vous avez reculé (précisément à l'instant où j'avais reculé sur l'estrade).
Mon mari s'est alors mis à dire : "ça vient sur moi ; ça vient sur moi; ça vient sur moi !"
Elle ajoutait : "Je lui ai alors demandé : qu'est-ce qui vient sur toi ?"
Cette puissance dont tu parles. Et il fut guéri instantanément."
Et elle concluait en disant : "Je voudrais vous dire que non seulement il a reçu un coeur physique tout nouveau ,
mais aussi un coeur spirituel tout nouveau. C'est un homme nouveau !"
Je ne crois pas que ceci ne se produise que dans quelques cas isolés. La gloire peut se manifester. Cette femme
m'écrivit aussi que son mari était retourné chez son cardiologue qui avait déclaré :"Eh bien, il y a quelqu'un là-haut
qui vous aime. Vous avez un coeur tout neuf."
Son coeur fonctionnait désormais à la perfection. La gloire de Dieu avait rempli le temple de Dieu. Vous êtes le
temple de Dieu.
Ne discernez-vous pas et ne comprenez-vous pas que l'église de Corinthe toute entière - que l'Eglise toute entière
ici ou ailleurs - est, que VOUS êtes - le temple de Dieu ? Et que l'Esprit de Dieu habite en vous de manière
collective dans l'Eglise, et en vous individuellement ? 172
Nous devrions nous attendre à Sa manifestation.
Nous devrions nous attendre à ce qu'Il fasse ce qu'Il a promis, à ce qu'il nous enseigne et nous conduise.
Nous nous attendons à ce que celui qui exerce le ministère soit oint, et nous grognons s'il ne l'est pas, n'est-ce-
pas ?
Mais qu'en est-il de notre responsabilité en tant que membres de cette maison de Dieu du Corps de Dieu ?
Prophétie
Beaucoup de ceux qui se trouvent sur les bords de ce mouvement de Dieu Reculeront en disant
:
"Ah, ah, ah, c'est du fanatisme.
Nous ne pouvons accepter cela.
Pour nous, les choses doivent se faire
d'une manière calme et sereine."
Et tous reconnaîtront :
"Il se produit des miracles là.
"Dieu a jugé bon de leur faire miséricorde."
Mais non, ces gens ont jugé bon de se laisser emporter Par le courant de Dieu, de marcher avec
Dieu, Car Il est a l'oeuvre sur terre ce soir
Et Il habite Son Corps qui est l'Eglise,
La maison de Dieu, et Sa gloire remplira ce temple.
Kenneth Hagin