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THEME 3 : Etude de la faisabilité d’un projet de création d’entreprise

Cette étape doit servir à vérifier la faisabilité et la rentabilité du projet. En effet,


l’étude de faisabilité doit porter sur un certain nombre d’aspects permettant de passer à
l’action, c'est-à-dire le démarrage de votre projet d’investissement.
Ces aspects sont rattachés à l’existence du marché et de la meilleure manière de l’aborder
(faisabilité commerciale), à la disponibilité des
moyes techniques tels que le processus de production, les matières premières, les sites de
production et le personnel qualifié (faisabilité technique), à la forme juridique de la société
et aux avantages accordés (faisabilité juridico-fiscale), et aux moyens financiers, leurs
sources et la
rentabilité future du projet d’investissement (faisabilité financière).

3.1 - Etude de la faisabilité commerciale


L’étude commerciale occupe une place clé dans l’élaboration de tout projet. Toute la
construction d’une entreprise va s’appuyer sur les conclusions de cette étape, qui doit
permettre :
- La connaissance et la compréhension du marché.
- La formulation d’une stratégie de lancement.
- La définition des actions commerciales.
3.1.1- Les aspects stratégiques :
Il s’agit d’une étape importante permettant de décider les choix stratégiques pour la
conquête des marches cibles. Pour cette fin, nous proposons une démarche à trois étapes :
A- Etude du comportement des clients :
Il s’agit de répondre à certaines questions concernant le comportement des clients
visés par l’activité de l’entreprise.

Schéma des Questions relatives à l’étude du comportement des clients cible

En recoupant les différents éléments d’information recueillis, il sera possible d’évaluer


le nombre des clients potentiels et le volume de consommation possible afin de bâtir le
chiffre d’affaire prévisionnel. De plus, il est important de savoir dans quelle phase le
secteur se trouve (émergence, croissance, maturité ou déclin) et d’identifier les facteurs qui
agissent sur son avenir.
B- Etude du comportement de la concurrence :
L’étude de la concurrence va permettre de positionner les produits et services de
l’entreprise par rapport à ce qui est offert sur le marché. Elle doit porter sur les stratégies et
actions marketing de la concurrence dans une situation concurrentielle donnée (duopole,
oligopole, concurrence…).
C- Définition d’une stratégie de développement :
Il s’agit de démontrer les facteurs clés de succès du projet (technologie, capacités
commerciales, maitrise des coûts etc…) et de présenter les sources de différenciation par
rapport aux concurrents. Généralement deux sources sont à la base de l’avantage
concurrentiel d’un produit : les coûts et la différenciation.
3.2 - Les aspects opérationnels
Il s’agit de prendre des décisions opérationnelles portant sur :
- Les produits et services à vendre.
- Les réseaux de distribution et points de vente.
- Les prix à appliquer
- Les actions de communication et de vente
A- Les décisions produits/service :
Ces décisions portent sur :
- Les caractéristiques des produits et services
. Les caractéristiques intrinsèques liées à la composition (matières…)
. Les caractéristiques extrinsèques (forme, couleur…)
- Gamme des produits et services
. Il s’agit de décider du nombre de lignes par produit/service (largeur) et le nombre de
modèles par ligne (profondeur).
B- Les décisions relatives à la distribution et la force de vente :
Ces décisions concernent aussi bien :
- Les territoires de vente et le nombre des vendeurs par territoire ainsi que leur organisation.
- Les objectifs de vente en dinar et en volume par produit et par territoire.
- Les moyens de vente (budget de vente, moyens matériels…)
- Choix des circuits et canaux de distribution (long, moyen ou court) en fonction de la
nature du produit, de la clientèle visée et de la stratégie de distribution à adopter.
- Choix du niveau de coopération avec les intermédiaires (modalités de distribution
physique, modalités de paiement, quantités achetées, services, promotions…).
C- Les décisions relatives au prix :
Il s’agit de fixer les prix par produit/service, par type de client et par type de distributeur. Il
est déterminé en fonction des coûts, de la demande, de la valeur perçue du produit et du
marché. On distingue différents types de prix à savoir :
- Le prix de pénétration: prix plus bas que la concurrence
- Le prix d’écrémage : fixer un prix élevé qui justifie la qualité supérieure
- Le prix d’alignement sur la concurrence : prix du marché
. Les décisions relatives à la communication :
Il s’agit de prendre un certain nombre de décisions portant notamment sur le :
- Choix des types d’actions : actions de publicité, actions de relations publiques, actions de
promotion, actions de Marketing direct.
- Choix des medias et supports : TV, Radio, Presse écrite, Affichages, dépliants, Internet…
- Fixation du budget de communication.
Conclusion
L’étude de faisabilité commerciale est indispensable mais non suffisante pour se prononcer
sur la validité de la réalisation de l’idée d’un projet. Cette étude doit être complétée par une
étude de faisabilité technique objet du chapitre suivant.
3.2 - Etude de la faisabilité financière
Cette étude consiste à traduire, en termes financiers tous les éléments que vous venez de
réunir et à vérifier la viabilité de votre projet. L'étude financière, comme les autres étapes de
la création d'entreprise, est un processus itératif qui permet progressivement de faire
apparaître tous les besoins financiers de l'entreprise en activité et les possibilités de
ressources qui y correspondent. Il est recommandé de suivre les étapes suivantes :
3.2.1 L’élaboration du Bilan initial (Bilan prévisionnel) :
qui permettra de déterminer les capitaux nécessaires pour lancer le projet. Il permet, en outre,
d’évaluer les besoins durables de financement ainsi que les ressources financières durables ;
➢ A quoi sert le Bilan initial ?
Le Bilan prévisionnel liste les grandes masses de dépenses à envisager pour le
lancement de l'entreprise et les capitaux nécessaires pour les financer. Il répertorie : les
besoins permanents de l'entreprise, ceux qui sont nécessaires au démarrage de l'entreprise
mais aussi après les ressources durables qu'elle peut affecter à ces besoins.
➢ Comment se présente-t-il?
C'est un tableau à double colonne avec : à gauche l'ensemble des dépenses
indispensables pour démarrer l'activité (les besoins permanents) et à droite les ressources
dont le chef d'entreprise disposera pour réaliser ces dépenses.

Actif Bilan prévisionnel passif


Besoins permanents Ressources durables

Eléments matériels nécessaires au Capital apporté par les associés (en cas de
démarrage de l'activité : société)
Brevet (s'il y a lieu) Apports en nature (éventuellement)
Caution (en cas de location par exemple)
Matériel de production, de transport, etc. Comptes courants d'associés (s'il y a lieu)
Aménagements du local de Emprunts
production/vente
Mobilier
Besoin en fonds de roulement (BFR)

Total Actif Total Passif

3.2.3 L’établissement du compte de résultat prévisionnel permettant de juger si l'activité


prévisionnelle de l'entreprise sera en mesure de dégager des recettes suffisantes pour couvrir
la totalité des charges (moyens humains, matériels et financiers).
Autrement dit, c’est une étape qui permet de savoir si le projet est rentable ou pas. De ce
fait, il est question de comparer les charges et les produits.
➢ Détermination du résultat prévisionnel
Le résultat est la différence entre la somme des produits et celle des charges.
R = ∑ des produits - ∑ des charges.
Lorsque cette différence est positive, on parle du résultat bénéficiaire (∑ des produits ∑
des charges). Et lorsque cette différence est négative, on parle de la perte (∑ des produits ∑
des charges)

Charges Montants Produits Montants

❖ Charges d’exploitation x ❖ Produits d’exploitation X

❖ Charges financières ❖ Produits financiers


x X

❖ Charges HAO ❖ Produits HAO


x
❖ SC = bénéfice x ❖ SD = perte

x x

Total des charges XXXX Total des Produits XXX

3.2.2 L’établissement du plan de trésorerie


C’est un tableau établi sur 12 mois et susceptible de mettre en évidence, mois par mois,
l'équilibre ou le déséquilibre entre encaissements et décaissements. Le plan de trésorerie
prévisionnel détermine, mois par mois, le solde attendu de votre compte au départ du mois, en
tenant compte de vos encaissements et de vos dépenses du mois. Il vous permet d'anticiper
d'éventuelles difficultés passagères de trésorerie.

➢ Comment établir un plan trésorerie


Il s’effectue en deux temps :
- L’établissement d’un calendrier des dépenses et des recettes
Il s’agit de repartir à l’intérieur de l’année le remboursement à court terme des emprunts,
le paiement des fournisseurs, les impôts et autres dettes sociales à court terme et des recettes
à encaisser.
- La confrontation entre les dépenses et les recettes
Il s’agit de déduire la somme des dépenses sur celle des recettes afin de déterminer la
différence de trésorerie. Pour trouver la trésorerie finale, on additionne la différence de
trésorerie à la trésorerie initiale (celle de début d’année encore appelée fonds de caisse en
début d’année).

Tableau du budget de trésorerie semestriel


mois totaux 1 2 3 4 5 6

Eléments

Encaissements

-
-

Total des encaisements A A’ A’’

Décaissements

-
-

Total des décaissements B B’ B’’

Différence de trésorerie A – B A’- B’ A’’ – B’’

Trésorerie initiale ±TI ±TF1 ±TF2

Trésorerie finale TF1 TF2 FT3 ………… ……….. ………….

Prenez soins de ne pas le prévoir sur une durée trop longue, car plus l'espace temps sera
important, plus vous rencontrerez des aléas financiers qui viendront perturber votre tableau
prévisionnel.
D'autre part, restez modeste dans les estimations de vos ventes futures.
Si vous constatez un déficit, et que celui-ci augmente de mois en mois, il se peut que ce soit le
signe d'un problème de trésorerie permanent et persistant dans la gestion de votre entreprise,
voire même un problème de rentabilité de votre activité.
Si vous constatez un déficit, et que celui-ci n'augmente pas, mais revient régulièrement, il se
peut que vous ayez un simple problème de manque de capitaux dans votre entreprise.
Si vous constatez un simple déficit ponctuel, il peut s'agir d'un simple décalage de trésorerie.
Si vous constatez un excédent de trésorerie stable, il se peut que vous ayez bien adapté vos
moyens financiers à vos besoins, et donc il n'apparaît pas de besoin de trésorerie.
Si vous constatez un excédent de trésorerie en augmentation, il se peut que vous disposiez
d'une capacité d'épargne ou d'investissement par autofinancement ou encore d'augmentation
des revenus versés.
3.2.3 Elaboration du plan de financement
L’élaboration du plan de financement sur 3 ans capable d’apprécier la solidité financière
prévue de l'entreprise sur les premières années d’exercice. Cette démarche doit conduire à la
construction d'un projet cohérent et viable puisque chacune des options prises trouve sa
traduction financière et sa répercussion sur les équilibres financiers.

Si le déséquilibre est trop important, le projet doit être remanié et sa structure financière
adaptée en conséquence.

➢ Comment construire le plan de financement ?


Il s’agit dans un premier temps de déterminer les besoins et les ressources de
financement à long et à moyen terme de l’entreprise. Les besoins essentiels concernent les
immobilisations ou les investissements (brevets, les terrains, les machines, le mobilier, le
matériel……..) d’une part, et d’autre part, les besoins en fond de roulement (les besoins qui
vont permettre l’entreprise de fonctionner à court terme). Les ressources de financement
concernent les emprunts, l’autofinancement et autres apports personnels.
La différence entre les ressources disponibles année après année et la somme des besoins
prend le nom d’insuffisance financière si elle es négative et par conséquent, le promoteur doit
revoir ses besoins afin de retrouver un excédent financier (différence positive) qui ne doit pas
non plus être exorbitant afin d’éviter le non respect de la règle de l’orthodoxie financière qui
veut que les ressources stables financent les besoins durables.

Eléments 1ère année 2ème année 3ème année

A – Besoins
- Immobilisations X x
- Autres investissements X x X
- Besoins en fonds de roulement
x x X

B – total des besoins xx xx xx

C - Ressources
- Apports nouveaux
- Emprunts bancaires
- autofinancement

D – total des ressources xx xx Xx

Solde = D-B xx xx xx

3.3 Différentes sources de financement


Il existe une multitude sources de financement parmi lesquelles :

a) Le financement par les fonds propres qui se traduit par l’autofinancement.


b) Le financement par les fonds étrangers : ici, l’entreprise fait appelle à des emprunts
bancaires, des emprunts obligataires et à des dettes fournisseurs. Cette source de
financement se subdivise en deux rubriques :

- Des dettes financières qui sont à long terme


- Des dettes d’exploitation et qui sont à court terme.

c) Le leasing ou le crédit bail :


C’est une opération qui consiste à louer un équipement avec pour option d’achat.
Le coût du loyer de cet équipement doit être augmenté des amortissements. Parmi tous ces
modes de financement, le crédit bail reste le mode de financement le plus utilisé par les PME.
3.3 LA FAISABILITE JURIDIQUE DE LLA CREATION D’ENTREPRISE
L’entreprise est une personne morale qui doit avoir un statut juridique et bénéficier
d’un régime fiscal. Il existe plusieurs statuts juridiques et pour chacun, on trouvera des
avantages et des inconvénients, selon le cas.
Le mieux serait de vous entourer de professionnels qui vous conseilleront sur la forme
à adopter car il n’existe pas de bon ou de mauvais statut mais plutôt le « bon » statut pour
votre projet en particulier.

3.3.1 - Choix de la forme juridique


Il existe fondamentalement deux types de structures juridiques : l’Entreprise
individuelle pour le promoteur qui veut exercer seul et la société pour un ensemble des
associés. Ainsi on peut se poser un certains nombre de questions :
• Quelle structure choisir ?
• Quelle sera votre protection sociale ?
• Quel sera votre régime fiscal ?
• Quels coûts allez-vous devoir supporter ?
• Quelles formalités accomplir ?
A – Entreprise individuelle
Dans une entreprise individuelle, l’entrepreneur exerce son activité professionnelle en
son nom propre.
S’il est marié, l’entrepreneur individuel doit prendre en compte les principes de son
régime matrimonial : A ce titre il doit conclure un contrat de mariage pour choisir soit le
régime de séparation de biens ou celui de participation aux acquêts permet pour protéger les
biens du conjoint. En l’absence d’un contrat, le régime communautaire leur est appliqué. En
conséquence, les créanciers de l’entreprise pourront saisir non seulement les biens de
l’entrepreneur, mais également les biens du conjoint.
L’entreprise individuelle est une structure plus légère, plus économique à créer et
flexible pour le promoteur.
Sur le plan fiscal, ses déclarations fiscales sont simplifiées, et les obligations
comptables limitées à la tenue d’un simple cahier pour enregistrer les recettes journalière.
Mais l’inconvénient majeur est que cette forme n’offre aucune protection sur le patrimoine du
promoteur.

B – l’entreprise sociétaire
Créer une société c’est donner naissance à une nouvelle personne, distincte du ou des
associés.
L’entreprise dispose de son propre patrimoine. En cas de difficultés de l’entreprise, en
l’absence de fautes de gestions graves qui pourraient être reprochées aux dirigeants, les biens
personnels de ces derniers – et naturellement des associés – seront à l’abri de l’action des
créanciers de l’entreprise, à l’exception de la société en nom collectif dans laquelle chaque
associé est solidairement et indéfiniment responsable avec la société.
L’utilisation des biens de la société à des fins personnelles peut entraîner des
poursuites au titre de l’« abus de biens sociaux ».

En qu’une une « nouvelle personne », la société a un nom (dénomination sociale), un


domicile (siège social) et dispose d’un minimum d’apports constituant son patrimoine initial
pour faire face à ses premiers investissements et premières dépenses (capital social).

Le dirigeant désigné pour représenter la société vis à vis des tiers n’agit pas pour son
propre compte, mais au nom et pour le compte d’une personne morale distincte. Il doit donc
respecter un certain formalisme lorsqu’il est amené à prendre des décisions importantes. De
même, il doit périodiquement rendre des comptes aux associés sur sa gestion.
D’après la loi n° 90/031 du 10 août 1990 régissant l'activité commerciale au
Cameroun, toute personne, quelle que soit sa nationalité, désirant exercer en société une
activité commerciale sur le territoire camerounais, peut choisir l'une des formes de société qui
convient à l'activité envisagée, parmi celles prévues par l'acte uniforme relatif au droit des
sociétés commerciales et du groupement d'intérêt économique : SNC, SCS, SARL, SA et
GIE.

❖ La Société en nom collectif (SNC) :


Dans cette société, tous les associés sont commerçants et répondent indéfiniment et
solidairement des dettes sociales. Le capital social est divisé en parts sociales de même valeur
nominale. Les statuts peuvent désigner un ou plusieurs gérants, associés ou non, personnes
physiques ou morales, ou en prévoir la désignation dans un acte ultérieur.
❖ La Société en commandite simple (SCS) :
Dans cette société, coexistent :

- un ou plusieurs associés, indéfiniment et solidairement responsables des dettes sociales,


dénommés "associés commandités",
- un ou plusieurs associés responsables des dettes sociales dans la limite de leurs apports,
dénommés "associés commanditaires". Le capital est divisé en parts sociales.

❖ La Société à responsabilité limitée (SARL) :


Dans cette société, les associés ne sont responsables des dettes sociales qu'à
concurrence de leurs apports et les droits sont représentés par des parts sociales. Elle peut être
constituée par une personne physique ou morale, ou entre deux ou plusieurs personnes
physiques ou morales. Le capital social minimum doit être d'un million de francs CFA,
divisé en part sociales égales dont la valeur nominale ne peut être inférieure à 5 000 FCFA.

La SARL est gérée par une ou plusieurs personnes physiques, associées ou non. Elles
sont nommées par les associés dans les statuts ou dans un acte postérieur.
❖ La Société anonyme (SA) :
Dans cette société, les actionnaires ne sont responsables des dettes sociales qu'à
concurrence de leurs apports et les droits sont représentés par des actions.

La société anonyme peut ne comprendre qu'un seul actionnaire ; Le capital social


minimum est fixé à dix millions de francs CFA, divisé en actions d'un montant nominal
supérieur ou égal à 10 000 francs CFA, Il doit être entièrement souscrit avant la date de
signature des statuts ou de la tenue de l'assemblée générale constitutive. Les actions
représentant des apports en numéraires sont libérées lors de la souscription du capital, d'un
quart au moins de leur valeur nominale. Les statuts sont signés par tous les souscripteurs, en
personne ou par mandataire spécialement habilités à cet effet, après déclaration de
souscription et de versement.

* Le Groupement d'intérêt économique (GIE) :


il s'agit d'une entité dont le but est la mise en œuvre pour une durée déterminée, de tous les
moyens propres à faciliter ou à développer l'activité économique de ses membres, à améliorer
ou à accroître les résultats de cette activité. Celle-ci doit se rattacher essentiellement à
l'activité économique de ses membres dont le caractère ne peut-être que spécifique. Le GIE
peut-être constitué sans capital. Il ne donne pas lieu à réalisation et partage des bénéfices.

3.3.2 - Le régime fiscal de l’entrepreneur et de l’entreprise


Selon le type de structure choisi, le bénéfice de l’entreprise sera assujetti à l’impôt sur
le revenu ou à l’impôt sur les sociétés. Là encore, ce critère sera rarement déterminant en
phase de création. En effet, il est difficile d’évaluer précisément le chiffre d’affaires
prévisionnel de la future entreprise et d’effectuer ainsi une optimisation fiscale réaliste.

Conformément à la loi n°2011/020 du 14 décembre 2011, désormais les personnes


physiques ou morales sont imposables suivant les régimes ci-après, déterminés en fonction du
chiffre d’affaires réalisé :
- Régimes de l’impôt libératoire;
- Régimes simplifié;
- Régimes réel.

Aussi relève du Régime de l’impôt libératoire, à l’exception des exploitants forestiers,


des officiers publics ministériels, et des professions libérales, des entreprises individuelles qui
réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 10 millions.

Relève du régime simplifié, les entreprises individuelles et les personnes morales qui
réalisent un chiffre d’affaires annuel égal ou supérieur à 10 millions et inférieur à 50 millions,
à l’exception des transporteurs de personnes et des entreprises de jeux de hasard et de
divertissement.

Par ailleurs, les contribuables soumis au régime simplifié et justifié d’un chiffre d’affaires
annuel au moins égal à 30 millions peuvent solliciter auprès du chef de centre compétent,
avant le 1er Février de chaque année d’imposition, une option pour le régime réel.
L’option est irrévocable pour une période de trois ans et emporte également option pour le
même régime en matière de taxe sur la valeur ajoutée.
Relève du Régime réel, les entreprises individuelles et les personnes morales qui réalisent
un chiffre d’affaires annuel hors taxes égal ou supérieur à 50 millions de francs.

3.3.3 – les Formalités Administratives liées à la création d’Entreprise

L’autre aspect de juridique a trait aux procédures administratives à savoir :


• La déclaration d’existence auprès des services des impôts, de l’enregistrement et
l’inscription au rôle des patentes ;
• Procéder à l’immatriculation au registre de commerce et du crédit immobilier ;
• L’immatriculation au service central du fichier des Entreprises ;
• Procéder à la déclaration d’existence à l’inspection régionale du travail ;
• Faire l’insertion de cette existence au journal d’annonce s légales ;
• Faire l’inscription au registre du fichier consulaire de la chambre de commerce,
d’industrie et de l’artisanat.

NB : la faisabilité technique est étudiée dans le cours de gestion de projets.

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