UNIVERSITE DE KALEMIE
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DOMAINES DES SCIENCES AGRONOMIQUE
TRAVAIL PRATIQUE DE GESTION ET CONSERVATION DU SOL
SUJET: L’irrigation souterraine
Présenté par : Groupe N°4
Promotion: BAC2 AGRO
Diriger par : Ir. ILUNGA LUKAMBA
Assistant
Année Académique
2023-2024
2022-2023
2022-2023
2022-2023
LISTE DU GROUPE N°4
1. KONGOLO FEZA ALINE
2. KALUNGA GEORGES
3. KALWITE MWENGE LEYA
4. KAMONA MBAJA JACQUES
5. KAMULETE NGOY NESTOR
6. KASENDE BENJAMIN
7. KASOKOTA KAPUTA
8. KATEMBO BILIBILI JAZ
9. KIBAWA KALONDA
10. KINEME MUNAONA CALVIN
11. KIRONGOZI KASONGO JEAN
12. KYANDA KISIMBA CATHERINE
13. KYUNGU BANZA MARCUS
14. LEBON MASSA
15. LUBINGA SANTINO AUGUSTIN
16. LWALIKA KATELE ARCADE
17. LWAMBA SADALA
18. LYONZE KIWELE LADI
19. MBUYU EL NONGA ELSAIP
20. MILONGO ZAINA
21. MINDJE GRACE JULIENNE
22. MUKALAY MASENGO FRANCOISE
CHAPITRE 1: INTRODUCTION
La desserte adéquate en eau est essentielle pour la croissance ou le développement végétatif
des cultures. Lorsque les précipitations sont insuffisantes, l'irrigation serait nécessaire pour
couvrir les besoins en eau des cultures. Il existe actuellement plusieurs méthodes d'irrigation
pour la desserte en eau des cultures. Chaque méthode présente en même temps des avantages
et des désavantages, qui doivent être pris en considération lors de la sélection de la méthode
qui s'adapte le mieux aux conditions locales.
Dans ce travail, il parlera la méthode juste d’irrigation souterraine selon le sujet demandé
CHAPITRE 2 : MÉTHODES D'IRRIGATION SOUTERRAINES
Les méthodes rentrant dans cette catégorie consistent à déverser l'eau directement dans la
rhizosphère par l'intermédiaire de réceptacles poreux ou perforés qui sont enfouis dans le sol à
une certaine profondeur (de 15 à 50 cm), et dont les ouvertures affleurent à la surface. Ces
réceptacles, que l'on remplit périodiquement d'eau ou qui restent pleins en permanence,
rejettent de l'eau à travers leurs parois perméables dans le sol environnant. L'humidité qui s'en
dégage nourrit les racines de la plante. Lorsqu'ils sont disposés en grille, ces applicateurs
enterrés permettent d'optimiser la distribution de l'eau par rapport à l'espacement et aux
habitudes d'enracinement de la plante.
La vitesse d'infiltration et la distribution de l'humidité à l'intérieur de la rhizosphère dépendent
aussi des propriétés du sol. Par exemple, dans un profil de sol uniforme à texture grossière
(sableux), l'eau tend normalement à s'écouler vers le bas, si bien que la zone mouillée a la
forme d'une carotte. Au contraire, dans un profil à texture fine (argileux) ou étagé, une
quantité d'eau plus abondante s'étend latéralement dans le sol, si bien que la zone mouillée a
la forme d'un oignon. Si des containers poreux cylindriques sont mis bout à bout pour former
un tuyau continu enfoui à l'horizontale dans le sol, ils peuvent constituer une source linéaire
qui mouillera le sol dans le sens de la longueur. En injectant des nutriments solubles (engrais)
dans les conduites d'eau, on renforcera à la fois l'efficacité de l'utilisation des engrais et de
l'eau par une culture en ligne.
En théorie, ce type d'irrigation permet une distribution régulière de l'eau, à condition que les
réceptacles contiennent de l'eau. La fréquence à laquelle ils doivent être remplis dépend de
leur capacité (le volume d'eau qu'ils peuvent retenir) et de la vitesse à laquelle l'eau s'écoule
dans le sol. Cette dernière est fonction de la perméabilité des parois des réceptacles et de la
vitesse à laquelle le système racinaire environnant absorbe l'humidité du sol. Si l'eau déversée
contient des matières en particules (sédiments en suspension, de nature minérale ou
organique) ou des produits chimiques précipitables (tels que des sels de calcium), ils peuvent
finir par boucher les pores des réceptacles. Ceux-ci peuvent aussi être obstrués par des algues
ou des bactéries. Pour remédier à ce problème, les réceptacles doivent être régulièrement
nettoyés avec une solution acide ou fongicide et remplacés au bout d'un certain temps
(quelques années).
Dans les zones arides, où la couche superficielle du sol n'est pas suffisamment lessivée par les
pluies, l'irrigation souterraine peut provoquer une accumulation de sels à la surface, surtout si
l'eau d'irrigation a une teneur élevée en sels. Lorsque cela se produit, il convient d'inonder le
sol chaque saison avant la période des semis, pour lessiver la couche superficielle.
Vases de céramique poreux
L'une des plus anciennes méthodes d'irrigation basée sur le déversement fréquent (ou continu)
d'eau sur une partie du volume du sol consiste à enfouir des vases poreux dans le sol. On ne
dispose pas d'informations certaines sur l'origine et l'ancienneté de cette méthode, mais de
nombreux rapports attestent qu'elle était utilisée dans toute l'Afrique du Nord et le Proche-
Orient (figures 1 et 2).
FIGURE 1
Forme du mouillage du sol autour d'un vase d'argile poreux enfoui entre deux rangées de cultures
FIGURE 2
Forme du mouillage du sol irrigué par une série de vases d'argile poreux enfouis entre deux rangées de cultures
La méthode consiste à placer des vases (ou des pots) d'argile poreux dans des fosses peu
profondes creusées à cet effet. Le sol est ensuite damé autour des cols des vases de façon à ce
que leurs bords dépassent de quelques centimètres la surface du sol. L'eau est versée dans les
vases à la main ou au moyen d'un tuyau souple relié à une source d'eau. Les vases sont
généralement fabriqués avec de l'argile trouvée sur place, si bien que leur forme, leur taille,
l'épaisseur de leurs parois ou leur porosité sont variables.
Pour obtenir les meilleurs résultats, les vases doivent être cuits à feu relativement modéré et
sans glaçure pour rester perméables. Après plusieurs essais par tâtonnements, on devrait
parvenir à fabriquer des vases dont la solidité (résistance à l'écrasement), la perméabilité
(exsudation de l'eau dans le sol à un rythme relativement régulier) et la taille (capacité
suffisante pour irriguer pendant une journée) seront optimales.
L'irrigation au moyen de vases d'argile est particulièrement appropriée pour les arbres
fruitiers, mais elle peut aussi être employée pour arroser les cultures en ligne. Dans les
plantations de jeunes arbres, un seul vase placé à côté de chaque plant devrait suffire au début.
Par exemple, si une jarre de cinq litres mouille un volume de sol ayant une section
transversale effective de 1 m , et si le taux d'exsudation est tel que le vase se vide en un jour,
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la dose à fournir sera équivalente à 5 litres par mètre carré et par jour.
Le mode de diffusion latérale et verticale de l'eau exsudée par chaque jarre dépend de la
texture du sol et de la stratification du profil pédologique. Il peut aussi dépendre de la forme
des jarres (qui peuvent être longues et étroites, ou larges et peu profondes).
Au fur et à mesure que chaque arbre pousse, son feuillage couvre une plus grande surface et
ses racines tendent à s'étendre latéralement et verticalement pour exploiter un volume de sol
plus important. Un arbre fruitier arrivé à maturité dont le feuillage couvre une surface au sol
d'environ 10 m a besoin d'à peu près de 30 à 50 litres par jour en été (saison sèche). Pour
2
fournir cette quantité, l'irrigateur peut disposer plusieurs jarres en cercle autour du tronc de
chaque arbre. Cette méthode d'irrigation est suffisamment souple pour que l'on puisse ajouter
peu à peu des jarres, à mesure que les arbres poussent et ont besoin d'une quantité journalière
d'eau et d'un volume de sol mouillé plus grands.
L'exemple qui précède est bien entendu hypothétique. La quantité et le rythme effectifs des
applications d'eau doivent être déterminés cas par cas sur la base de l'expérience locale. Des
observations et des essais minutieux sont nécessaires pour optimiser les variables du système
sur lesquelles il est possible de jouer.
Les ouvertures des vases exposées à l'air libre peuvent attirer des animaux terrestres et des
oiseaux assoiffés, qui risquent d'endommager les cultures. Pour éviter cela, mais aussi pour
empêcher que des mottes de terre ne tombent dans les jarres et ne réduisent leur volume
effectif, les irrigateurs devraient couvrir les ouvertures entre deux remplissages. Il suffit pour
cela de placer une pierre sur chacune d'elles.
Les vases peuvent être remplis à la main, avec des godets munis d'un bec verseur, ce qui est le
moyen le plus simple mais aussi le plus laborieux. Il est plus efficace de se servir d'un tuyau
souple relié à une source d'eau. On peut aussi opter pour un autre procédé nécessitant moins
de main-d'œuvre et consistant à laisser en place, pendant toute la saison d'irrigation, un tuyau
étroit perforé au-dessus de chaque jarre. A des intervalles de temps appropriés (chaque jour ou
chaque semaine, selon le cas), le tuyau peut être raccordé à une source d'eau de façon à
remplir simultanément toutes les jarres qui se trouvent sur la rangée.
La durée de vie des jarres dépend de plusieurs facteurs, notamment de leur vitesse
d'encrassement par de l'eau trouble (contenant de l'argile ou de la matière organique en
suspension) ou par de l'eau saline. L'acidité de l'eau et du sol peut affecter la durabilité des
jarres, surtout si elles sont fabriquées avec un matériau contenant des fragments de calcaire.
Si, par inadvertance, les jarres sont piétinées par des hommes ou par des animaux, elles
peuvent aussi être écrasées ou se remplir de terre meuble. Le système d'irrigation par des
vases poreux est très simple, mais il doit être surveillé en permanence si l'on veut qu'il
continue à fonctionner de façon satisfaisante.
Tuyaux poreux sectionnés
Cette variante de la méthode d'irrigation par jarres poreuses a pour but de répandre de l'eau
dans le sol le long d'une bande horizontale continue, plutôt qu'en des emplacements éloignés
les uns des autres. De ce fait, la méthode des tuyaux poreux est plus adaptée pour les cultures
en ligne peu espacées, disposées en planches, comme les cultures maraîchères. Pour permettre
le remplissage, le tuyau est recourbé à une extrémité et l'orifice dépasse du sol.
Cette méthode a été démontrée par le British Institute of Hydrology dans le sud-est du
Zimbabwe, en coopération avec le Ministère zimbabwéen de l'agriculture et de la mise en
valeur des ressources en eau. Ces organismes utilisent des tuyaux d'argile fabriqués sur place,
d'environ 24 cm de long et 7,5 cm de diamètre interne, dont les parois ont une épaisseur de 2
cm (ces dimensions sont bien entendu arbitraires). Les tuyaux sont placés au fond d'une
tranchée peu profonde (environ 25 cm de profondeur), creusée au centre d'une planche d'un
mètre de large, et disposés de façon à former un tuyau horizontal continu de 3 m de long, la
tranchée est ensuite à nouveau comblée de terre.
Pour permettre le remplissage, une prise d'eau est fabriquée à une extrémité du tuyau, en
recourbant la première section (dont l'extrémité inférieure avait été inclinée lors de la
fabrication de façon à ce qu'elle s'enclenche dans la deuxième section horizontale).
Comme les sections sont simplement mises bout à bout sans être soudées, l'eau s'infiltre dans
le sol au niveau des jointures ainsi qu'à travers les parois poreuses de chaque section.
FIGURE 3
Forme du mouillage d'un sol irrigué par des tuyaux souterrains d'argile poreux: les sections de tuyaux sont assemblées pour
former des sources linéaires horizontales parallèles destinées à irriguer des cultures en lignes
FIGURE 4
Forme du mouillage d'un sol irrigué par un tuyau poreux enfoui à l'horizontale entre deux rangs parallèles de cultures
FIGURE 5
Culture en lignes plantée juste au-dessus de tuyaux poreux horizontaux
L'expérience montre qu'un seule conduite, aménagée de cette façon, permet d'irriguer les deux
rangées d'une culture maraîchère plantées de part et d'autre du tuyau. La quantité déversée est
de 6 à 8 mm d'eau par jour pendant la saison de végétation pour une culture de colza. Des
cultures de gombo et de tomate se sont aussi bien développées avec cette méthode d'irrigation
(Murata et al., 1995).
Manchons de plastique perforés
Il existe une variante intéressante de la méthode d'irrigation par exsudation souterraine, qui
consiste à utiliser une fine gaine de plastique pour former un boyau en forme de manchon. Le
principal avantage de cette méthode est son faible coût, mais elle a aussi plusieurs
inconvénients qui limitent son champ d'application (figure 15).
FIGURE 6
Forme de la zone mouillée par un manchon de plastique rempli de sable, perforé sur un côté et placé à la verticale dans la
rhizosphère
Etant donné que le manchon est en matière plastique souple, il ne peut pas conserver sa forme
et doit être rempli de sable avant d'être placé dans le sol, ce qui réduit sa capacité (le volume
d'eau qu'il peut retenir) de quelque 50 à 60 pour cent. En outre, le sable lui-même tend à
retenir un pourcentage important de l'humidité qui y pénètre et à empêcher l'eau de sortir, ce
qui réduit encore la capacité effective.
Enfin, comme le boyau de plastique est imperméable (à la différence de l'argile poreuse
décrite précédemment), il doit être perforé. La nécessité d'optimiser le diamètre et
l'espacement entre les perforations introduit une autre variable dans le système, et la solution
la meilleure doit être déterminée par des essais par tâtonnements. Si les perforations sont trop
nombreuses, la gaine de plastique sera moins solide et s'usera plus rapidement (de toute façon,
elle dure moins longtemps qu'une jarre ou un tuyau d'argile). Il arrive aussi que les racines de
la culture ou des mauvaises herbes pénètrent dans les perforations. Pour toutes ces raisons, le
manchon de plastique rempli de sable a une capacité limitée de diffusion de l'eau dans le sol
environnant, tant du point de vue du volume que de la vitesse.
Malgré ces imperfections potentielles, cette méthode a été appliquée, apparemment avec
succès, au manioc et à d'autres cultures dans les sols sableux du Sénégal. Cependant, pour
mieux définir ses avantages comparatifs, elle devrait être essayée, de pair avec d'autres
méthodes d'irrigation. Jusqu'ici, cela n'a pas été fait de façon systématique.
Goutte-à-goutte souterrain
Il existe une méthode d'irrigation souterraine beaucoup plus sophistiquée et donc plus
coûteuse, basée sur l'utilisation de tubes de plastique étroits (environ 2 cm de diamètre).
Ceux-ci sont enterrés dans le sol à une profondeur comprise entre 20 et 50 cm, et ce afin de ne
pas gêner les façons culturales normales ou la circulation des engins. Les tubes sont
entièrement poreux ou munis de goutteurs ou de perforations régulièrement espacés. S'ils sont
poreux, ils exsudent de l'eau sur toute leur longueur. S'ils sont pourvus de goutteurs, ils ne
libèrent de l'eau qu'à des points déterminés, à partir desquels elle se répand ou se diffuse
ensuite dans le sol. La distribution du volume humecté dépend des propriétés du sol
environnant, ainsi que de la longueur de l'intervalle entre deux goutteurs et de leurs débits
(figure 16).
FIGURE 7
Source linéaire d'irrigation au goutte-à-goutte munie de perforations peu espacées
Des problèmes peuvent survenir si les orifices étroits des goutteurs sont obstrués par des
racines, des particules, des algues ou des sels en précipitation. Or ce problème ne peut pas être
détecté aussi rapidement qu'avec un système d'irrigation superficielle au goutte-à-goutte, où
les tubes sont placés sur le sol. L'injection d'une solution acide ou herbicide dans les tuyaux
peut, dans certains cas, aider à déboucher les trous, mais le problème risque de se reproduire
périodiquement, les goutteurs peuvent aussi être recouverts avec de fines sections de tubes de
plastique de façon à empêcher leur obstruction par des racines, sans réduire de façon
significative leur débit de sortie.
Dans le goutte-à-goutte souterrain, la distribution d'eau dans les canalisations d'amenée peut
être continue ou intermittente. Pour garantir un écoulement uniforme, les tuyaux doivent être
munis d'un dispositif quelconque pour contrôler la pression. Lorsque les lignes sont longues
ou la terre en pente, la pression hydraulique peut varier considérablement, ce qui altère le
débit de sortie, sauf si l'on utilise des goutteurs munis d'un dispositif de régularisation de la
pression, cependant ces goutteurs sont généralement coûteux.
L'expérience en Israël, en Californie et dans d'autres endroits, a montré que cette méthode
d'irrigation souterraine peut être utilisée pour arroser des vergers d'arbres fruitiers et d'autres
cultures pérennes en ligne. Elle peut aussi être efficace pour des cultures annuelles disposées
en planches régulières.
CONCLUSION
L’irrigation souterraine est une méthode importante pour la croissance des végétaux
généralement et particulièrement sur les cultures, elle contribue un bon développement en
besoin d’eau pendant la sécheresse en déversent l'eau directement dans la rhizosphère par
l'intermédiaire de réceptacles poreux ou perforés qui sont enfouis dans le sol à une certaine
profondeur.
BIBLIOGRAPHIE
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