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Comptabilité Privée - Plan OCAM

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UNIVERSITÉS FRANCOPHONE

U RE F

COMPTABILITÉ
PRIVÉE
PLAN OCAM

Gilbert Castellino /Pierre Romelaer

EDICEF/AUPELF
UNIVERSITES FRANCOPHONES

COMPTABILITE
PRIVÉE
PLAN OCAM

AVEC 24 PROBLEMES
ET LEURS CORRIGÉS

Gilbert Castellino / Pierre Romelaer

EDICEF
26, rue des Fossés-Saint-Jacques
75005 PARIS
Diffusion EDICEF ou ELLIPSES selon pays

© EDICEF, 1988
ISBN 2-850-69492-4

La loi du 11 mars 1957 n'autorise, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, que « les copies ou
reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation
collective » d'une part, et, d'autre part, que « les analyses et les courtes citations dans un but
d'exemple et d'illustration », toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans
le consentement de l'auteur, ou de ses ayants-droit ou ayants-cause, est illicite (loi du 11 mars 1957,
alinéa 1 er de l'article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit,
constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.
Plan de l'ouvrage
Introduction
1. Comment utiliser cet ouvrage 13
2. L'objet de la comptabilité générale 13
3. Les principes généraux de la comptabilité 14
4. La nomenclature comptable 15
4.1. LES NUMÉROS DE COMPTES 15
4.2. LES NUMÉROS DE COMPTES À DEUX CHIFFRES 15
4.3. LES NUMÉROS DE COMPTES À PLUS DE DEUX CHIFFRES.. 16
4.3.1. Les comptes à trois chiffres dont le numéro commence par
zéro 16
4.3.1.1. Les comptes à trois chiffres qui commencent par 01, 02, 03, 04 ou 05 16
4.3.1.2. Les comptes à trois chiffres qui commencent par 06 ou 07 16
4.3.2. Les autres numéros de comptes 16

Chapitre 1 : Présentation du système comptable OCAM


Section A : Rappel de cours et exemples
A.l. LE BILAN 18
A.1.1. L'actif du bilan 19
A.1.1.1. L'actif immobilisé 19
A.l.1.2. L'actif circulant 19
A.1.2. Le passif du bilan 19
A.l.2.1. Les capitaux à long et moyen terme 19
A.l.2.2. Les dettes à court terme 19
A.2. NATURE ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES 20
A.2.1. Présentation du compte 20
A.2.2. Nature des comptes 20
A.2.2.1. Les comptes patrimoniaux 20
A.2.2.2. Les comptes de gestion 22
A.2.2.3. Les soldes caractéristiques de gestion 24
A.2.3. Le principe de la partie double 25
A.2.3.1. Exposé du principe 25
A.2.3.2. Un moyen mnémotechnique pour retenir le principe d'enregistrement
comptable 26
A.2.3.3. Vérification des écritures 27
PLAN DE L'OUVRAGE

A.3. LE JOURNAL, LE GRAND LIVRE, LE VIREMENT


COMPTABLE, LA BALANCE 28
A.3.1. Le Journal 28
A.3.2. Le Grand-Livre 29
A.3.2.1. Présentation matérielle du compte 29
A.3.2.2. La situation du compte, le solde 30
A.3.3. Le virement de compte à compte 30
A.3.3.1. Méthode 30
A.3.2.2. L'éclatement des comptes 31
A.3.3.3. Le regroupement des comptes 32
A.3.3.4. Le virement des comptes de mouvements patrimoniaux aux comptes de
situation patrimoniale 32
A.3.4. La balance des comptes 33
A.3.4.1. Rôle de la balance 33
A.3.4.2. Présentation de la balance 34
A.3.4.3. Si la balance ne tombe pas juste 34
A.3.4.4. Les limites du contrôle 35
A.3.5. Le tableau de passage aux soldes des comptes patrimoniaux et
le tableau des soldes intermédiaires de gestion 35

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes


B.l. Journal, Grand-Livre, balance, opérations simples 35
B.2. Incidences des opérations simples sur le patrimoine de l'entreprise 35

Section C : Corrigés commentés


C l . CORRIGÉ DU SUJET B.l. 36
C.2. CORRIGÉ DU SUJET B.2 41

Chapitre II : L'enregistrement des opérations courantes

Section A : Rappel de cours et exemples


A.l. LES TRANSACTIONS COMMERCIALES 45
A.1.1. Inventaire permanent et inventaire intermittent 45
A.l.1.1. L'inventaire permanent 45
A.l.1.2. L'inventaire intermittent 48
A.1.2. Les opérations qui réduisent la facture 48
A. 1.2.1. Les réductions commerciales 48
A. 1.2.2. Les réductions financières : l'escompte commercial 49
A. 1.2.3. Remises et escomptes imbriqués . 50
PLAN DE L'OUVRAGE

A.1.3. Les opérations qui majorent la facture 51


A.l.3.1. Transfert de frais 51
A.l.3.2. Frais accessoires sur achats et sur ventes 52
A.1.4. Les autres opérations liées aux transactions commerciales— 53
A. 1.4.1. Retour sur vente et retour sur achat, facture d'avoir 53
A. 1.4.2. La comptabilisation des avances et acomptes sur commandes de biens et
de services 58
A. 1.4.3. Charge et paiement immédiat. Paiement différé. Dettes et créances 59

A.2. L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPÉRATIONS COU-


RANTES 61

A.2.1. Les opérations courantes se rapportant à des comptes du


bilan 61
A.2.1.1. Les prêts et les emprunts 61
A.2.1.2. Les titres 62
A.2.1.3. Le fonctionnement du compte capital 63
A.2.2. Les opérations courantes se rapportant à des comptes de ges-
tion 64
A.2.2.1. Mise en rebut : destruction, déchets et rebuts commercialisables 64
A.2.2.2. Opérations en monnaies étrangères 66
A.2.2.3. Les intérêts des prêts et des emprunts 67
A.2.3. Les opérations courantes de contrôle et de correction 68
A.2.3.1. Corrections d'erreurs 68
A.2.3.2. États de rapprochement bancaire 68

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes


B.l. État de rapprochement bancaire 70
B.2. Enregistrement de transactions au Journal, Grand-Livre, état de
rapprochement bancaire et écritures de régularisation, balance. Inven-
taire permanent 71
B.3. Enregistrement de transactions (comptes en T), Grand-Livre,
compte à colonnes mariées, état de rapprochement bancaire, balance.
Inventaire permanent et inventaire intermittent 72
B.4. Achats, ventes, dettes en monnaie étrangère, avance sur com-
mande, emprunt, retour sur achat, transfert de frais 74

Section C : Corrigés commentés


C l . CORRIGE DU SUJET B.l 75
C.2. CORRIGÉ DU SUJET B.2 77
C.3. CORRIGÉ DU SUJET B.3. 84
C.4. CORRIGÉ DU SUJET B.4. 91
PLAN DE L'OUVRAGE

Chapitre HI : Achats, ventes. Production, consommation.


Emballages

Section A : Rappels de cours et exemples


A.l. TENUE DES COMPTES DE STOCKS A L'INVENTAIRE PER-
MANENT 97
A . 1 . 1 . Principes 97
A.1.2. Les états de stock 98
A.l.2.1. Les marchandises 98
A.l.2.2. Les matières premières et les produits finis 99

A.2. ÉCRITURES DE FIN D'EXERCICE EN INVENTAIRE INTER-


MITTENT 101
A.2.1. Principe 101
A . 2 . 2 . Exemple 101
A.2.2.1. Le mécanisme à travers les comptes schématiques 101
A.2.2.2. L'enregistrement au journal 102
A.2.3. Autres écritures relatives aux stocks 103

A.3. LA COMPTABILISATION DES EMBALLAGES COMMER-


CIAUX 104
A.3.1. La comptabilisation des emballages perdus 104
A.3.1.1. Chez le fournisseur 104
A.3.1.2. Comptabilisation chez le client d'un achat d'emballage perdu 106
A.3.2. La comptabilisation des emballages récupérables 106
A.3.2.1. La consignation des emballages 106
A.3.2.2. La comptabilisation du retour des emballages consignés 107
A.3.2.3. Le non-retour des emballages consignés 108

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes


B.l. Inventaire permanent : état de stock ; coût unitaire ; comptes
schématiques; balance des mouvements. Inventaire intermittent m
B.2. Transactions à l'inventaire intermittent ; balance. Transactions
à l'inventaire permanent, avec état de stock 112
B.3. Inventaire permanent, avec états de stock. Retour sur vente ;
facture d'avoir ; transfert de frais ; mise au rebut. État de rapproche-
ment bancaire 113
B.4. Inventaire permanent, sans état de stock. Rabais, remises, ris-
tournes ; emballages consignés ; emballages fabriqués ; rebuts corn-
mercialisables ; facture d'avoir. Inventaire intermittent 115
PLAN DE L'OUVRAGE

Section C : Corrigés commentés


Cl. CORRIGÉ DU SUJET B.l H6
C.2. CORRIGÉ DU SUJET B.2. n 2

C.3. CORRIGÉ DU SUJET B.3 125


C.4. C O R R I G É DU SUJET B.4. 130

Chapitre IV : Effets de commerce


Section A : Rappels de cours et exemples
A.l. DÉFINITIONS- 137
A.2. EFFETS DE C O M M E R C E - T R A N S A C T I O N S COURANTES. 137
A.2.1. Création directe d'un effet de commerce 137
A.2.2. Transformation d'une créance ou d'une dette en effet de com-
merce 138
A.2.3. Règlement direct, encaissement direct I39
A.2.4. Remise à l'encaissement p a r le bénéficiaire 139
A.2.5. Domiciliation d'effet par le tiré 140
A.2.6. Endossement 140
A.2.7. Escompte 142
A.3. EFFETS DE COMMERCE - I N C I D E N T S DE PAIEMENT 142
A.3.1. Le mécanisme de l'avance de fonds 142
A.3.2. Cas où un accord est possible 145
A.3.3. Cas où aucun accord n'est possible 150

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes


B.l. Création directe d'un effet de commerce ; transformation d'une
créance ou d'une dette en effet de commerce ; règlement direct ou
encaissement direct ; remise à l'encaissement, domiciliation d'effet ;
endossement, escompte; difficultés de paiement 150
B.2. L'entreprise industrielle à l'inventaire permanent ; tenue de
comptes de stocks; consignation d'emballages; effets de commerce... 152
B.3. Achats et ventes de marchandises à l'inventaire permanent ;
retours sur ventes ; facture d'avoir, effets de commerce ; emballages
commerciaux; consignation; transactions diverses 154
B.4. Ouverture des livres, achats et ventes (marchandises et produits
finis), retours sur ventes, factures d'avoir, emballages commerciaux,
effets de commerce (inventaire permanent) 155

Section C : Corrigés commentés


C l . CORRIGÉ DU SUJET B.l. 158
C.2. CORRIGÉ DU SUJET B.2. 158
C.3. CORRIGÉ DU SUJET B.3. 162
C 4 . CORRIGÉ DU SUJET B.4 166
PLAN DE L'OUVRAGE

Chapitre V : Les immobilisations


Section A : Rappels de cours et exemples
A.l. NATURE DES VALEURS IMMOBILISÉES 173
A.2. ENTRÉE DANS LE PATRIMOINE 173
A.2.1. Mécanisme de base 173
A.2.2. Avances et acomptes sur commandes d'immobilisation en
cours - - 174
A.2.3. Autres immobilisations corporelles en cours 175
A.3. AMORTISSEMENT 175
A.3.1. Concepts et notations 175
A.3.2. Mécanisme comptable 175
A.3.3. Dotation aux amortissements pour une fraction d'exercice 177
A.3.4. Tableau d'amortissement '. 178
A.4. CESSION, DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS SER-
VICE AVEC INDEMNISATION 178
A.4.1. Concepts et notations 179
A.4.2. Mécanisme comptable 180
A.4.2.1. Le jour de la cession 180
A.4.2.2. En fin d'exercice 181
A.4.2.3. Exemple 181
A.4.2.4. Conséquences sur les résultats de l'exercice comptable 182
A.4.2.5. Remarques 182
A.4.2.6. Cession d'une immobilisation provisionnée 183
A.5. DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS SERVICE SANS
INDEMNISATION 183
A.5.1. Le jour de la disparition, mise au rebut ou hors service 183
A.5.2. En fin d'exercice 184
A.S.3. Conséquences sur les résultats de l'entreprise 184
A.5.4. Exemple 184
A.5.5. Mise au rebut ou hors service, ou destruction d'une immobi-
lisation provisionnée 185
A.6. ANNULATION DE FRAIS IMMOBILISÉS APRÈS LEUR
AMORTISSEMENT COMPLET 186

A.7. CAS D'UNE IMMOBILISATION TOTALEMENT AMORTIE


ENCORE EN SERVICE 186

A.8. AMORTISSEMENT DÉGRESSIF (OU ACCÉLÉRÉ) 187

A.8.1. Les conditions fiscales 1§7


A.8.2. Le principe comptable 18 7

A.8.3. Application Igg


PLAN DE L'OUVRAGE

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes


B.l. Cinq exercices d'application directe : calculs concernant des
immobilisations, tableaux d'amortissement, etc 188
B.2. Immobilisation de frais et amortissement des frais immobilisés,
acquisition, fabrication et cession d'immobilisations corporelles ; des-
truction, mise au rebut ou hors service d'une immobilisation sans
indemnisation ; écritures d'amortissement, et conséquences de
l'ensemble des opérations précédentes sur les résultats de l'entreprise 189
B.3. Achat et vente de marchandises (inventaire intermittent), effets
de commerce (avec incidents de paiement), opérations diverses concer-
nant des immobilisations, réciprocité des comptes, écritures de fin
d'exercice concernant immobilisations et stocks
B.4. Achat et vente de marchandises (inventaire permanent), opéra-
tions sur immobilisations, effets de commerce, états de rapprochement
bancaire, tableau d'amortissement, écritures de fin d'exercice concernant
les immobilisations 192

Section C : Corrigés commentés


Cl. CORRIGÉ DU SUJET B.l. 193
C.2. CORRIGÉ DU SUJET B.2. 203
C.3. CORRIGÉ DU SUJET B.3. 211
C.4. CORRIGÉ DU SUJET B.4 216

Chapitre VI : La taxe sur la valeur ajoutée (T.V.A.)


Section A : Rappels de cours et exemples
A.l. DÉFINITION DE LA T.V.A. 223
A.2. LA NOTION DE VALEUR AJOUTÉE 223
A.3. L'ASPECT ÉCONOMIQUE DE LA T.V.A. 224
A.4. L'ASPECT FISCAL DE LA T.V.A 225
A.4.1. Les droits fiscaux nationaux 225
A.4.1.1. Les taux de T.V.A 226
A.4.2. Les règles d'exigibilité de la T.V.A. collectée sur les ventes 226
A.4.3. Les règles de déductibilité de la T.V.A. acquittée aux four-
nisseurs 227
A.4.4. Détermination de la T.V.A. à décaisser par l'entreprise 227
A.4.5. Restitution à l'État de la T.V.A. déduite 228
A.5. L'ENREGISTREMENT COMPTABLE DES OPÉRATIONS DE
T.V.A 228
A.5.1. Principe 228
A.5.2. Enregistrement de la T.V.A. collectée sur ventes 228
PLAN DE L'OUVRAGE

A.5.3. Enregistrement de la T.V.A. déductible sur achats 229


A.5.4. Enregistrement de la T.V.A. à décaisser 230
A.5.5. Régularisation de la T.V.A. sur cession d'immobilisation 231

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes


B.l. Achat et vente avec T.V.A. ; acquisition et cession
d'immobilisation ; mise au rebut ; effets de commerce ; inventaire
intermittent 232
B.2. Achat et vente avec T.V.A. ; facture d'avoir ; emballages récu-
pérables ; immobilisations produites par l'entreprise pour elle-même ;
détermination de la T.V.A. à décaisser 233

Section C : Corrigés commentés


C l . CORRIGÉ DU SUJET B.l 234
C.2. CORRIGÉ DU SUJET B.2 238

Chapitre VII : Les provisions

Section A : Rappels de cours et exemples


A.1. NATURE DES PROVISIONS 245
A.1.1. Les provisions pour dépréciation 245
A. 1.1.1. Les provisions pour dépréciation des valeurs immobilisées (029) 246
A. 1.1.2. Les provisions pour dépréciation des comptes de stock (039) 246
A.1.1.3. Les provisions pour dépréciation des comptes de tiers (049) 246
A. 1.1.4. Les provisions pour dépréciation des comptes financiers (059) 247
A.1.2. Les provisions pour charges et pertes (019) 247
A.l.2.1. Les provisions pour charges 247
A.l.2.2. Les provisions pour risques 247
A.2. MÉCANISMES D'ENREGISTREMENT COMPTABLE 248
A.2.1. Création d'une provision 248
A.2.1.1. Principes 248
A.2.1.2. Exemple 248
A.2.1.3. Cas des dépréciations des comptes clients 249
A.2.2. Annulation ou utilisation d'une provision 249
A.2.2.1. Réalisation de la dépréciation 249
A.2.2.2. Réalisation durisqueou de la charge 250
A.2.2.3. Cas particulier d'une cession d'immobilisation provisionnée 250

10
PLAN DE L'O INRAGE

A.2.3. Ajustement d'une provision 251


A.2.3.1. Principe d'un ajustement de provision à la hausse 251
A.2.3.2. Principe d'un ajustement de provision à la baisse 252
A.3. INCIDENCES DES PROVISIONS SUR LES RÉSULTATS DE
L'EXERCICE 253
A.3.1. But des provisions 253
A.3.2. Incidences sur le résultat de l'exercice 253
A.3.2.1. Incidences sur la capacité d'autofinancement de l'entreprise 254
A.3.2.2. Incidences sur le bénéfice imposable 254

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes


B.l. Amortissements, provisions, effets de commerce 256
B.2. Provisions pour dépréciation, provisions pour charges et pertes,
effets de commerce, emballages 257
B.3. Entreprise industrielle, avec état de stock de produits finis, ces-
sion d'immobilisation avec indemnisation, effets de commerce, provi-
sions, amortissements 259

Section C : Corrigés commentés


C l . CORRIGÉ DU SUJET B.l 261
C.2. CORRIGÉ DU SUJET B.2 266
C.3. CORRIGÉ DU SUJET B.3 277

Chapitre VIII : Clôture de l'exercice comptable, bilan,


soldes de gestion

Section A : Rappel de cours et exemples


A.l. LA BALANCE AVANT INVENTAIRE 283
A.2. RÉGULARISATION DES COMPTES DE GESTION 283
A.2.1. Rappels des chapitres précédents 283
A.2.2. Consommation de fournitures 284
A.2.3. Charges payées d'avance 284
A.2.4. Produits à recevoir 285
A.2.5. Charges à payer 285
A.2.6. Produits perçus d'avance 285
A.3. RÉGULARISATION DES COMPTES DE MOUVEMENTS
PATRIMONIAUX 286

11
PLAN DE L'OUVRAGE

A.4. LA BALANCE APRÈS INVENTAIRE 286


A.5. SOLDE DES COMPTES DE GESTION ET DÉTERMINATION
DES SOLDES CARACTÉRISTIQUES DE GESTION 286
A.6. SOLDE DES COMPTES DE MOUVEMENTS PATRIMO-
NIAUX, DES COMPTES « 88. MOUVEMENTS DES AMORTISSE-
MENTS » ET « 89. MOUVEMENTS DES PROVISIONS» 289
A.7. LE TABLEAU DE PASSAGE AU SOLDE DES COMPTES
PATRIMONIAUX 291

Section B : Sujet de révision


Le problème proposé traite de tous les aspects de la comptabilité exa-
minés dans les huit chapitres de cet ouvrage 294

Section C : C o r r i g é c o m m e n t é 300

A N N E X E : L I S T E DES C O M P T E S O C A M ET D E S A B R É V I A -
TIONS UTILISÉES 318

12
Introduction

1. COMMENT UTILISER CET OUVRAGE

Cet ouvrage de comptabilité générale est fait pour servir d'aide-mémoire et d'entraînement à la
comptabilité. Il comporte des SUJETS D'EXAMENS ET DE TRAVAUX DIRIGÉS AVEC
LEURS CORRIGÉS COMMENTÉS.
C'est un ouvrage pratique qui a quatre usages :

1.1. A lire après le cours : les rappels de cours et exemples


Ils vous permettent de « fixer » le cours, et de compléter vos notes de cours si vous n'êtes pas
parvenu à tout enregistrer ; de plus, chaque partie est illustrée d'exemples qui vous permettent de
passer aux applications concrètes et réussir en travaux dirigés.

1.2. A utiliser comme aide-mémoire


Lorsqu'on se prépare à une séance de travaux dirigés, lorsqu'on travaille sur un problème comp-
table, il arrive qu'on ait un « trou de mémoire ». On peut alors utiliser cet ouvrage et retrouver en
un clin d'œil le mécanisme d'enregistrement comptable que l'on cherche grâce au plan détaillé des
rappels de cours qui figure en début de volume. On dispose également, en fin de volume, d'une liste
des comptes utilisés et de leurs abréviations.

1.3. Pour préparer les examens


Pour réussir en Comptabilité, il faut s'entraîner. Cet ouvrage vous permet de le faire. Il
vous propose plus de vingt sujets. Chacun d'entre eux1 a déjà été utilisé comme sujet
d'examen de trois ou quatre heures2 ou de travaux dirigés. Chaque difficulté traitée dans un sujet est
décrite dans le sommaire. Vous pouvez donc vous entraîner exactement comme vous voulez, et tra-
vailler plus sur les sujets que vous souhaitez. De plus, chaque sujet est accompagné de son cor-
rigé commenté dans lequel vous trouverez la solution et toutes les explications qui permettent
d'éviter les erreurs et de réussir aux examens.

1.4. Cet ouvrage est pratique. Il est valable dans tous les pays où
s'utilise le plan OCAM.
Nous connaissons les difficultés que les étudiants rencontrent lorsqu'ils apprennent la compta-
bilité. Elles sont toutes ici soigneusement expliquées3.

2. L'OBJET DE LA COMPTABILITÉ GÉNÉRALE


La comptabilité générale est un système de collecte et de traitement de l'information économi-
que, soumis à l'application d'un ensemble de règles et de procédures.

1. Sauf ceux du Chapitre I qui sont plus simples.


2. Sauf celui du Chapitre VITI qui est un problème de révision pour lequel il faut compter six heures.
3. En particulier, nous n'avons pas voulu alourdir l'ouvrage en incluant la taxe dans chaque enregistrement
d'achat et de vente et nous avons réservé un chapitre it part au traitement de la T.V.A.

13
INTRODUCTION

Trois catégories d'utilisateurs expriment ce besoin d'information :

2.1. Le chef d'entreprise


Les décisions du chef d'entreprise en matière d'investissement, de production, de financement,
de diversification d'activité etc., reposent toujours sur la connaissance préalable de la situation de
l'entreprise à cet instant. La comparaison de ses résultats dans le temps, et la comparaison avec les
résultats des autres entreprises du secteur lui assurent un contrôle interne de sa gestion, grâce à
l'exploitation des informations comptables.

2.2. L'État
L'exécution des diverses fonctions de l'État repose sur les informations fournies par les entre-
prises :
- la Comptabilité Nationale détermine les grandeurs caractéristiques à partir du système de la
comptabilité générale : valeur ajoutée, épargne brute, formation brute de capital fixe, capacité en
besoin de financement. La qualité des informations de la Comptabilité Nationale dépend donc
d'abord de la qualité des renseignements fournis par la comptabilité générale.
- l'administration fiscale et les organismes sociaux veulent disposer des informations
permettant la détermination des impôts et des cotisations sociales à payer.

2.3. Les tiers


Ils traitent avec l'entreprise dans le cadre d'opérations commerciales (clients, fournisseurs), ou
financières (banquiers, autres créanciers), ou qui ont légalement droit à l'information (associés,
actionnaires et, dans les pays où le droit social prévoit une telle disposition, salariés).

3. LES PRINCIPES GÉNÉRAUX DE LA COMPTABILITÉ


La comptabilité générale est également.un moyen juridique de preuve entre commerçants, et
contre le commerçant. Pour qu'elle reflète fidèlement les opérations et la situation de l'entreprise,
elle doit respecter un certain nombre de principes, parmi lesquels nous retiendrons essentiellement
les suivants :

3.1. Principes reflétant la situation de l'entreprise


3.1.1. Principe de régularité : la comptabilité doit respecter la loi et les règlements en
vigueur.

3.1.2. Principe de sincérité : la comptabilité doit être tenue de bonne foi.

3.1.3. Principe de prudence : l'application de ce principe conduit à refuser la prise en


compte de plus-values éventuelles, aussi longtemps qu'elles ne sont pas effectivement réalisées.
Par contre, l'application de ce principe exige que soit tenu compte des moins-values éventuelles,
même si elles ne sont pas absolument certaines. Il s'agit là d'une attitude de sagesse, pour éviter le
report sur l'avenir du patrimoine d'incertitudes présentes. L'évaluation du patrimoine de l'entreprise
est donc une évaluation à minima.

3.1.4. Principe de non-compensation : sauf exception, ce principe interdit toute


compensation entre postes d'actif et de passif, ou entre postes de charges et de produits, afin
d'empêcher une plus-value latente de compenser une moins-value latente.

14
IWRODUCTION

3.2. Principes reflétant les opérations de l'entreprise


3.2.1. Principe de permanence des méthodes : les règles comptables et la structure des
comptes doivent rester constantes pour permettre la comparaison des résultats d'une période sur
l'autre, et de deux entreprises appartenant au même secteur.
3.2.2. Principe des coûts historiques : les valeurs retenues doivent être déterminées en
appliquant les mêmes règles d'évaluation. Le coût historique auquel les entreprises sont
tenues de comptabiliser leurs achats de biens et de services, c'est le prix payé, et non la valeur
marchande ou le prix d'utilité économique.

3.3. Principes reflétant la prise en compte du temps


3.3.1. Principe de l'indépendance des exercices comptables : l'exercice comptable
est une période de référence d'une durée de 12 mois. Ce principe conduit à déterminer un résultat
pour chaque exercice. Afin de rendre significatives les comparaisons entre résultats de différents
exercices, il faut que toutes les opérations d'un exercice, mais rien que ces opérations, soient ratta-
chées à cet exercice.
3.3.2. Principe de continuité de l'exploitation : la valeur des biens possédés par
l'entreprise est établie en présumant la poursuite de l'activité. En effet, dans l'hypothèse d'une liqui-
dation de l'entreprise, les biensrisqueraientd'être cédés à un prix sous-évalué.

4. LA NOMENCLATURE COMPTABLE

4.1. Les numéros de comptes


En comptabilité, on utilise des comptes. Chaque compte porte un numéro. Ces numéros ne
sont pas laissés à l'initiative du comptable : ils sont déterminés par le Plan Comptable OCAM.
Nous verrons ici successivement les numéros à deux chiffres, les numéros à trois chiffres qui com-
mencent par zéro, et la subdivision des comptes.

4.2. Les numéros de comptes à deux chiffres


Les comptes les plus courants sont les comptes à deux chiffres dont le premier chiffre est 1,2,
3, 4, 5, 6, 7 ou 8 ; par exemple le compte « 31. Matières et fournitures » (en abrégé 31.MF) ou
le compte « 63. Autres services consommés » (en abrégé 63.ASC).
Pour simplifier le travail, le Plan OCAM attribue les numéros de compte de façon à ce que
tous les comptes à deux chiffres qui commencent par le même chiffre soient des comptes qui ont
quelque chose en commun :
- tous les comptes à deux chiffres dont le numéro commence par 3 sont des comptes qui enregis-
trent les mouvements de stocks ; parmi eux, il y a le compte 31.MF qui enregistre les mou-
vements des stocks de matières et fournitures, mais aussi le compte « 30. Marchandises » (en
abrégé 30.M) qui enregistre les mouvements des stocks de marchandises.
Tous ces comptes sont présentés au chapitre 1, paragraphe A.2.2.1.1., et on les appellera
« les comptes de classe 3 » ou « les comptes de mouvements de stock ».
- tous les comptes à deux chiffres dont le numéro commence par un 6 enregistrent les charges de
l'entreprise ; parmi eux, il y a le compte 63.ASC, mais aussi le compte « 62. Transports con-
sommés » (en abrégé 62.TC) qui enregistre les frais de transport à la charge de l'entreprise. Tous
ces comptes sont présentés au Chapitre 1, paragraphe A.2.2.2.I., et on les appellera « les
comptes de classe 6 » ou les comptes de charges.

15
INTRODUCTION

On a aussi « les comptes de classe 1 », « les comptes de classe 2 », etc., jusqu'aux


« comptes de classe 7 ». Les comptes des classes 1 à 5 enregistrent les mouvements du patri-
moine de l'entreprise : on les appelle comptes de mouvements patrimoniaux, ils sont pré-
sentés au Chapitre 1, A.2.2.1. Les comptes de classe 6 et de classe 7 font partie des comptes de
gestion ; ils sont présentés au chapitre 1, A.2.2.2.
Parmi les comptes à deux chiffres figurent aussi des comptes plus compliqués dont on ne par-
lera pas maintenant : ceux qui commencent par 9 et par 8 ; ces derniers seront beaucoup utilisés
dans les chapitres 5 à 8.

4.3. Les numéros de comptes à plus de deux chiffres


4.3.1. Les comptes à trois chiffres dont le numéro commence par zéro
4.3.1.1. Les comptes à 'rois chiffres qui commencent par 01, 02, 03, 04 ou 05
Ils enregistrent la situation du patrimoine de l'entreprise ; on les appelle comptes de situa-
tion patrimoniale, ou comptes de bilan ; ils sont présentés au Chapitre 1., A.l. Chacun
de ces comptes est relié à un compte de mouvements patrimoniaux qui porte le même nom que lui
et dont le numéro à deux chiffres est obtenu en supprimant le zéro. Ainsi, au compte « 031.
Matières et fournitures », correspond le compte « 31. Matières et fournitures », l'un enregistre
l'état du stock, l'autre les mouvements du stock.
4.3.1.2. Les comptes à trois chiffres gui commencent par 06 ou 07
Ils enregistrent les charges hors exploitation (classe 06) et les produits hors exploitation
(classe 07), et sont présentés au Chapitre 1., A.2.2.2. Par « hors exploitation », on entend tout
ce qui ne fait pas partie de l'exploitation courante de l'entreprise.
A chacun de ces comptes est associé un compte de charge (classe 6) ou de produit (classe 7)
qui porte le même nom que lui et dont le numéro à deux chiffres est obtenu en supprimant le zéro.
Ainsi, au compte « 063. Autres services consommés (Hors exploitation) » est associé le compte
« 63.ASC ».
4.3.2. Les autres numéros de compte
Chacun des comptes vus ci-dessus peut être subdivisé lorsqu'on veut un niveau de détail plus
fin. Pour ce faire, on crée des sous-comptes en ajoutant des numéros à droite du numéro de
compte initial. Ces numéros ne sont pas choisis au hasard : ils sont imposés par le Plan
OCAM et constituent ce qu'on appelle les nomenclatures. Par exemple, dans le compte
« 22. Autres immobilisations corporelles » (22.AIC) on pourra faire la distinction entre le maté-
riel de transport (sous-compte n° 225) et les machines et autres matériels d'équipement (sous-
compte n° 226). Le 5 et le 6 sont ajoutés à droite du 22 pour indiquer qu'il s'agit de sous-comptes
du compte n° 22.AIC. Si on veut encore plus de détail dans le sous-compte « 225. Matériel de
transport », on peut créer les « sous-sous-comptes » n° 2251 pour le matériel routier et n° 2253
pour le matériel naval et fluvial ; le sous-compte n° 2251 du matériel routier peut lui-même être
subdivisé en 22511 pour le matériel automobile et 22512 pour les autres matériels routiers. Ces
numéros ne sont pas créés à volonté, mais choisis par le plan OCAM (voir page 206 du plan
OCAM pour l'exemple ci-dessus).
Dans cet ouvrage, nous n'utiliserons pas ces numéros de comptes. Nous nous limiterons aux
comptes à deux chiffres commençant par 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et aux comptes à trois chiffres
commençant par zéro. Nous ne ferons que de brèves allusions à la subdivision des comptes (voir
Chapitre 1., A.3.3.), simplement pour illustrer le principe, et sans respecter la nomenclature pour
maintenir la simplicité. Ainsi dans le Chapitre 1., A.3.3.2, au lieu des comptes numéros 22.1 et
22.2, il aurait fallu utiliser les comptes n° 22.511.1 et 22.511.2. Un tel niveau de précision n'est
pas nécessaire ici. Ce qui est important et ce que nous visons, c'est une compréhension très solide
des bases de la comptabilité.

16
Chapitre I : Présentation
du système comptable
OCAM

Section A : Rappel de cours et exemples


Périodiquement, la comptabilité générale OCAM établit trois types d'états comptables :
- le tableau des soldes caractéristiques de gestion,
- le tableau de passage aux soldes des comptes patrimoniaux,
- le bilan et l'annexe au bilan.
L'établissement de ces documents de synthèse repose sur la collecte quotidienne des informa-
tions ayant trait aux différentes opérations réalisées par l'entreprise. Ces informations sont enregis-
trées au Journal, puis reportées dans des comptes, d'où elles sont extraites en fin d'exercice
pour élaborer les trois documents mentionnés ci-dessus.
Schématiquement, le système comptable se présente ainsi :

Classement des pièces


comptables justificatives
(factures, chèques, bulletins
de salaire, etc.)

Enregistrement des opérations


au Journal à partir des
pièces comptables

Report des écritures


du Journal dans les
comptes du Grand-Livre

Etablissement périodique
d'une balance de contrôle

Etablissement des documents de synthèse

Tableau des soldes Tableau de passage Bilan


caractéristiques de aux soldes des (et annexe
gestion comptes patrimoniaux au bilan)

Pour des raisons de commodité pédagogique, nous commencerons par présenter le bilan.

17
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM

A.l. LE BILAN
Le bilan est un tableau résumant le patrimoine de l'entreprise à un moment donné. Le patri-
moine est constitué de biens et de créances d'une part, et de dettes d'autre part. La période de 12 mois
qui s'écoule entre 2 bilans successifs est appelée « exercice comptable ». La date de clôture de
l'exercice est appelée « date d'inventaire ».
- A gauche du tableau, l'ACTIF représente les biens et les créances possédés par l'entreprise.
- A droite du tableau, le PASSIF représente les dettes et les capitaux dus par l'entreprise.
Le Passif renseigne sur l'origine des ressources mises à disposition de l'entreprise ; l'Actif
indique quel emploi a été fait de ces ressources.

ACTIF PASSIF

02. VALEURS IMMOBILISÉES 01. CAPITAUX A LONG ET MOYEN TERME

- Frais et valeurs incorporelles immobilisées - Capital propre


- Immobilisations corporelles - Dettes à long et moyen terme
- Autres valeurs immobilisées - Provisions pour charges et pertes

03. STOCKS (VALEURS D'EXPLOITATION) DE TTES A COURT TERME

- Marchandises 04. TIERS CRÉDITEURS


- Matières et fournitures
- Emballages commerciaux - Fournisseurs
- Produits semi-ouvrés - Clients. Avances et acomptes reçus
- Produits finis - Personnel
- Etc. - Etc.

VALEURS RÉALISABLES 05. SOLDES FINANCIERS CRÉDITEURS


ET DISPONIBLES
- Emprunts à moins d'un an
04. TIERS DÉBITEURS - Effets à payer
- Banques. Avances reçues à moins d'un an
- Fournisseurs. Avances et acomptes versés
- Clients
0875. RÉSULTAT NET DE LA
- Personnel
PÉRIODE
- Etc.

05. SOLDES FINANCIERS DÉBITEURS

- Prêts à moins d'un an


- Titres à court terme
- Effet à recevoir
- Banque et chèques postaux
- Caisse

TOTAL TOTAL

En mettant en regard les biens et les dettes, le bilan fait donc apparaître la situation patri-
moniale de l'entreprise.
Tous les comptes de l'entreprise, à partir desquels sont élaborés les documents de synthèse, sont
regroupés en CLASSES. Chacune d'elle est affectée d'un numéro de code permettant l'identification
de l'opération enregistrée. Les classes du bilan sont numérotées 01 à 05.

18
LE BILAN

A.1.1. L'actif du bilan


II se décompose en actif immobilisé, et en actif circulant.

A.1.1.1. L'actif immobilisé (classe 02)


Ce sont les biens durables servant essentiellement à l'activité de l'entreprise (terrains, construc-
tion, machines, mobilier, matériel de transport, mais aussi fonds de commerce, droit au bail, etc.).
Leur présence dans l'entreprise est par conséquent relativement longue, d'où l'expression d'actif
« immobilisé ».

A.l.1.2. L'actif circulant (classes 03/04/05)


II se compose de biens se transformant au cours de l'activité de l'entreprise. On distingue :
- les stocks (03) : marchandises, matières premières, etc.
- les créances sur les tiers (04) : clients, personnel, autres...
- les soldes financiers débiteurs (05), c'est-à-dire essentiellement les liquidités ou les valeurs faci-
lement négociables : caisse, compte bancaire, ou postal, titres, effets à recevoir.
A l'intérieur de l'actif circulant, les classes 04 et 05 forment des « valeurs réalisables et dispo-
nibles », c'est-à-dire qu'elles représentent des éléments d'actif immédiatement liquides, ou très rapi-
dement transformables en liquidités, à l'inverse des valeurs immobilisées (02). On observe donc que
les éléments de l'actif du bilan sont classés par ordre de liquidité croissante. Cette présenta-
tion est imposée par le Plan Comptable OCAM ; elle a pour but de faciliter l'analyse du bilan.

A.1.2. Le Passif du bilan


L'origine des ressources mises à la disposition de l'entreprise est double :
- d'une part, le capital propre de l'entreprise, apporté par l'entrepreneur ou ses associés,
- d'autre part, les emprunts et les dettes contractés auprès de tiers.

A.1.2.1. Les capitaux à long et moyen terme (classe 01)


Le capital propre et les emprunts à plus d'un an constituent des capitaux à long et moyen
terme, dus par l'entreprise qui les remboursera le moment venu, mais dont l'échéance de rembourse-
ment est suffisamment lointaine pour leur conférer un caractère de permanence.
Le capital propre de l'entreprise est classé parmi les dettes à rembourser, car juridiquement ce
capital appartient à ses apporteurs (entrepreneur, associés, actionnaires), qui sont des personnes
physiques distinctes de la personne morale qu'est l'entreprise.

A.1.2.2. Les dettes à court terme (classes 04/05)


II s'agit de ressources de financement disponibles pour l'entreprise sur une durée inférieure à un
an. On les distingue en tiers créditeurs (04) (exemple : le crédit accordé par les fournisseurs), et
en soldes Financiers créditeurs (05) (exemple : les découverts bancaires, les effets à payer,
les emprunts à moins d'un an).
En résumé, le bilan est une représentation de la valeur et de la composition du patrimoine de
l'entreprise à la date d'inventaire.
Cependant, pour que le chef d'entreprise puisse évaluer son patrimoine en fin d'exercice, il faut
nécessairement qu'il ait conservé les informations relatives aux variations subies par le patrimoine
au cours de l'exercice.

19
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM

Une solution consisterait à établir un nouveau bilan à chaque mouvement patrimonial : achat
d'un immeuble, augmentation des dettes envers les fournisseurs, etc. Cette solution est beaucoup
trop lourde, voire impossible à mettre en pratique dans les entreprises réalisant des centaines
d'opérations quotidiennes. Aussi le Plan Comptable a-t-il opté pour un autre système :
l'enregistrement des opérations dans des comptes.

A.2. NATURE ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES

Le compte est un tableau qui enregistre les opérations saisies par la comptabilité. C'est à partir
du compte que s'élabore l'ensemble du système comptable.

A.2.1. Présentation du compte


C'est un tableau à deux parties :
- la partie gauche s'appelle DÉBIT ; on y enregistre les emplois, c'est-à-dire les augmentations
d'actif et les diminutions de passif. Inscrire une somme au débit d'un compte, c'est débiter ce
compte.
- la partie droite s'appelle CRÉDIT ; on y enregistre les ressources, c'est-à-dire les diminu-
tions d'actif et les augmentations du passif. Inscrire une somme au crédit d'un compte, c'est créditer
ce compte.

DÉBIT CRÉDIT

Enregistre les EMPLOIS Enregistre les RESSOURCES

A.2.2. Nature des comptes


Dans le Plan Comptable OCAM, il y a plusieurs sortes de comptes : les comptes patrimo-
niaux, les comptes de gestion (charges et produits), et les soldes caractéristiques de gestion.

A.2.2.1. Les comptes patrimoniaux


Comme leur nom l'indique, il s'agit des comptes qui se rapportent au patrimoine de
l'entreprise, c'est-à-dire au bilan. Ce sont donc des comptes d'actif et de passif. Le Plan
Comptable OCAM les subdivise en comptes de mouvements patrimoniaux et en comptes de
situation patrimoniale.
La règle fondamentale pour savoir quand débiter un compte patrimonial et quand le créditer, est
la suivante :

DÉBIT (+) COMPTES PATRIMONIAUX D'ACTIF CRÉDIT (-)

Emplois (augmentation du poste) Ressources (diminution du poste)

Règle 1 : tous les comptes d'Actif augmentent au débit et diminuent au crédit.

20
NATURE ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES

DÉBIT (-) COMPTES PATRIMONIAUX DE PASSIF CRÉDIT (+)

Emplois (diminution du poste) Ressources (augmentation du poste)

Règle 2 : tous les comptes de Passif augmentent au crédit et diminuent au débit.


D'une façon générale, on retiendra :
- qu'un compte est crédité s'il enregistre une ressource,
- qu'un compte est débité s'il enregistre un emploi.

A.2.2.1.1. Les comptes de mouvements patrimoniaux


Ils sont utilisés en cours d'exercice pour enregistrer les opérations affectant le patrimoine de
l'entreprise. Ces comptes sont enregistrés dans les classes 1 à 5 et dans la classe 8, selon le prin-
cipe suivant :
- Comptes de la classe 1 : comptes de passif, qui augmentent au crédit. Ils enregistrent en
cours d'exercice les ressources mises à disposition de l'entreprise pour une longue période
(variations du capital, des réserves, des dettes à long et moyen terme).
- Comptes de la classe 2 : comptes d'actif, ils augmentent au débit. Ils comptabilisent en
cours de période tous les mouvements affectant les valeurs immobilisées (fonds de commerce, bâti-
ments, machines, titres à long terme...).
- Comptes de la classe 3 : comptes d'actif augmentant au débit, et enregistrant les varia-
tions de stocks.
- Comptes de la classe 4 : comptes de tiers qui se distinguent en tiers débiteurs
(comptes d'actif) et en tiers créditeurs (comptes de passif). En cours d'exercice, les comptes de
tiers débiteurs enregistrent au débit les augmentations de créances, et au crédit leurs diminutions.
Les comptes de tiers créditeurs enregistrent au crédit les augmentations de dettes, et au débit
leurs diminutions.
Lorsque vous utilisez un compte de tiers, ayez toujours à l'esprit qu'il s'agit de dettes (vis-à-vis d'un
tiers) ou de créances (sur un tiers).
- Comptes de la classe 5 : comptes financiers débiteurs ou créditeurs. Les comptes finan-
ciers débiteurs sont des comptes d'actif qui augmentent au débit (banque, caisse, effets à recevoir,
titres à court terme). Les comptes financiers créditeurs sont des comptes de passif qui augmen-
tent au crédit (banques - avances reçues à moins d'un an, effets à payer).
- Comptes de la classe 8 : comptes spéciaux de mouvements patrimoniaux.
* Compte 875 : il enregistre en cours d'exercice les mouvements patrimoniaux induits par
l'affectation du résultat net de l'exercice précédent (distribution de dividendes, virement aux réserves,
virement au capital personnel). Ce compte ne sera pas utilisé dans les premiers chapitres du présent
ouvrage.
* Comptes 88 et 89 : ils enregistrent en cours et en fin d'exercice les mouvements relatifs
respectivement aux amortissements et aux provisions (dotations, reprises et annulation). Ces
comptes seront étudiés aux chapitres V et VIII.

A.2.2.1.2. Les comptes de situation patrimoniale


Ce sont les comptes de bilan, qui reprennent la classification des comptes de mouvements
patrimoniaux, mais que l'on numérote 01 à 05 pour les distinguer de ces derniers.
Ces comptes de situation ne sont utilisés qu'en fin d'exercice lors des écritures de clôture.

21
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM

Les comptes de mouvements patrimoniaux sont alors soldés dans les comptes de situation
patrimoniale, (cf. chapitre Vili). A ces comptes 01 à 05 s'ajoute encore le compte 0875. Résultat
net en attente d'affectation (cf. chapitre VIII).

A.2.2.2. Les comptes de gestion


Les comptes de gestion comprennent les comptes de charges et pertes d'un côté, et les
comptes de produits et profits de l'autre.

A . 2 . 2 . 2 . 1 . Les comptes de charges et de pertes (classes 6 et 06)


Les comptes de charges (classe 6)
Les charges relatives à l'exploitation courante sont enregistrées dans les comptes de la
classe 6.
Dans le souci d'apporter à la Comptabilité Nationale les informations dont celle-ci a besoin
pour la détermination des agrégats, le Plan Comptable OCAM distingue les charges en deux
groupes : les consommations intermédiaires, et les composantes de la Valeur Ajoutée.
Les consommations intermédiaires sont définies par le Plan OCAM comme les char-
ges relatives à l'acquisition de biens et de services à l'extérieur de l'entreprise, et nécessaires à sa
production. Elles sont enregistrées dans trois comptes :
*61. Matières et fournitures consommées (MFC)
*62. Transports consommés (TC)
*63. Autres services consommés (ASC) (par exemple) : loyers, locations diverses, frais de
poste et télécommunications, honoraires, location de main d'oeuvre...).
Lorsque l'entreprise exerce une activité commerciale, c'est-à-dire qu'elle achète des marchandises
pour les revendre sans transformation, les stocks vendus sont assimilés à la consomma-
tion intermédiaire du commerce et enregistrés dans le compte « 60. Coût des stocks ven-
dus » (CSV).
Les composantes de la valeur ajoutée sont définies par les économistes comme les
charges servant à rémunérer les facteurs de production. On les enregistre dans les comptes sui-
vants :
*64. Charges et pertes diverses (CPD).
Ce compte enregistre les charges qui n'interviennent ni dans la détermination de la production,
ni dans celle de la valeur ajoutée, notamment les primes d'assurance, les subventions accordées et
les cotisations syndicales, les malis sur emballages rendus, les ristournes accordées, lorsqu'elles ne
sont pas affectables à un compte de vente.
*65. Frais de personnel (FP).
Ce compte enregistre les charges correspondant à la rémunération du facteur travail.
*66. Impôts et taxes (IP).
On y enregistre tous les impôts et taxes payés par l'entreprise, dans l'État ou à l'étranger, à
l'exception de l'impôt sur les bénéfices. Il s'agit donc de constater la rémunération de l'État.
*67. Intérêts (I).
Les frais financiers comptabilisés dans ce compte correspondent à la rémunération du facteur
capital. (Intérêts des emprunts-obligations, des autres emprunts, des comptes-courants créditeurs ;
escomptes de règlement accordés aux clients...).
*68. Dotations aux amortissements et aux provisions (DAP).
Les charges d'amortissement représentent économiquement la consommation de biens
d'équipement au cours de l'exercice. Les charges de provisions représentent la couverture de risques
normaux d'exploitation ou de grosses dépenses à prévoir (voir ch. V et VII).

22
NATURE ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES

Remarque : la rémunération des capitaux propres est assurée par le résultat de l'exercice, qui appa-
raît dans le compte 870. Ce n'est donc pas un compte de charges.
Les comptes de pertes (classe 06)
Les pertes correspondent à des opérations sans rapport avec l'exploitation courante (on dit aussi
« hors exploitation »), ou se rapportant à des exercices antérieurs. Elles sont enregistrées dans les
comptes de la classe 06, dont la nomenclature est identique à celle de la classe 6.
Les comptes 060, 061, 062, etc. sont utilisés à chaque fois que l'entreprise procède à une opé-
ration ne correspondant pas à son activité courante.
Par exemple, le paiement de la prime d'assurance est enregistré dans le compte « 64. Charges
et pertes diverses » ; par contre, la constatation d'un manquant sur stock sera enregistrée dans le
compte « 064. Charges et pertes diverses hors exploitation » (CPD.HE).

Fonctionnement des comptes de charges et de pertes


Règle fondamentale pour savoir quand débiter un compte de charges et de pertes, et quand le
créditer.
DÉBIT (+) COMPTES DE CHARGES ET PERTES (6 ET 06) CRÉDIT (-)

EMPLOIS RESSOURCES
(augmentation du poste) (diminution du poste)

Règle 3 : tous les comptes de charges et de pertes augmentent au débit et diminuent au crédit.

A.2.2.2.2. Les comptes de produits et de profits (classes 7 et 07)


Les comptes de produits (classe 7)
Les produits liés à l'activité normale de l'entreprise sont enregistrés dans les comptes de la
classe 7. Comme pour les charges, les produits sont distingués en 2 groupes : la production (et
les ventes de marchandises dans le cas des entreprises commerciales), et les autres produits servant à
déterminer le résultat d'exploitation. La production est définie par le Plan OCAM comme le pre-
mier terme de la différence qui permet le calcul de la valeur ajoutée de l'entreprise. Selon sa compo-
sition, elle est enregistrée dans 3 comptes :
*71. Production vendue (PV).
Il s'agit des biens et des services produits et vendus par l'entreprise.
*72. Production stockée (PS).
Les biens et les services produits par l'entreprise, et stockés en attendant d'être vendus sont
comptabilisés en production. Un déstockage (diminution du stock) au cours de l'exercice équivaut à
une production négative.
*73. Production de l'entreprise pour elle-même (PEEM).
Ce compte enregistre les immobilisations et les services produits par l'entreprise pour elle-
même, ainsi que l'autoconsommation de biens produits par elle pour ses propres besoins ou ceux
de son personnel.
Les entreprises purement commerciales ne produisent pas, mais vendent des marchandises ou
des services.
Elles enregistrent le produit de leurs ventes dans le compte « 70. Ventes de marchandises ».

23
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM

Les produits divers. Ils sont comptabilisés dans les comptes ci-dessous :
*74. Produits et profits divers (PPD)
Ce compte enregistre des produits ne faisant pas partie des opérations sur biens et services, et
n'intervenant ni dans la détermination de la production, ni dans celle de la valeur ajoutée.
Exemple : réductions obtenues hors factures des fournisseurs, bonis sur reprises d'emballages con-
signés...
*76. Subventions d'exploitation (SE)
On y enregistre les subventions d'exploitation accordées par l'État, les collectivités publiques,
ou des tiers, en compensation d'une insuffisance du prix de vente ou d'un excès de charges
d'exploitation.
*77. Intérêts et dividendes reçus (IDR)
Ces produits financiers consistent notamment en escomptes de règlement obtenus, intérêts des
prêts, revenus de titres...
*78. Reprises sur amortissements et provisions (RAP)
II s'agit d'un compte de régularisation des amortissements et des provisions (voir Chapitres V
et VII).

Les comptes de profits (classe 07)


Les comptes de la classe 07 enregistrent les profits exceptionnels, sans rapport avec l'activité
normale de l'entreprise (hors exploitation), ou liés à des exercices antérieurs. La nomenclature de
cette classe est identique à celle de la classe 7.
Signalons toutefois l'existence du compte hors exploitation « 073. Frais à immobiliser ou à
transférer » (F à IT), sans relation avec le compte « 73. Production de l'entreprise pour elle-
même ». Le compte 073 enregistre des frais préalablement comptabilisés en charges ou en pertes
et transférés (par exemple, frais de transport imputables au client et récupérés pour leur montant
exact), ou immobilisés (c'est-à-dire inscrits à l'actif du bilan, parmi les valeurs immobilisées).
A chaque fois que l'entreprise constate des ressources n'entrant pas dans le cadre de son exploi-
tation courante, il convient de les enregistrer dans les comptes 070, 071, 072, etc. Par exemple un
gain réalisé sur différence de change est enregistré dans le compte « 074. Produits et profits divers
- hors exploitation » (PPD. HE), car cette ressource n'entre pas dans les activités habituelles d'une
entreprise commerciale ou industrielle.

Fonctionnement des comptes de produits et de profits


Règle fondamentale pour savoir quand créditer un compte de produits et de profits, et quand le
débiter.
DÉBIT (-) COMPTES DE PRODUITS ET DE PROFITS (7 et 07) CRÉDIT (+)

\
EMPLOIS RESSOURCES
(diminution du poste) (augmentation du poste)

Règle 4 : tous les comptes de produits et de profits augmentent au crédit et diminuent au débit.

A.2.2.3. Les soldes caractéristiques de gestion


Les comptes de charges et de pertes (classes 6 et 06), et les comptes de produits et de profits
(classes 7 et 07) ne fonctionnent qu'en cours d'exercice. En fin d'exercice, ils participent à la déter-
mination des soldes caractéristiques de gestion et disparaissent, comme l'explique le schéma sui-
vant.

24
NATURE ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES

EN MOINS RÉSULTATS EN PLUS

DÉPENSES SOLDES CARACTÉRISTIQUES REVENUS


D'EXPLOITATION DE GESTION (S.C.G.) D'EXPLOITATION
= COMPTES DE CHARGES = COMPTES DE PRODUITS
(représentés par leurs (représentés par leurs
numéros et initiales) numéros et initiales)

I. CONSOMMATION I. VENTE ET PRODUCTION


INTERMÉDIAIRE = 80. Détermination de la
_
- 6 0 . CSV Marge Brute + 70. VM

- 6 1 . MFC + 71. PV
- 6 2 . TC = 81. Détermination de la + 72. PS
- 6 3 . ASC Valeur Ajoutée < - + 73. PEEM

n. COMPOSANTES DE H. AUTRES PRODUITS


LA VALEUR AJOUTÉE
= 82. Détermination du Ré- + 74. PPD
- 6 4 . CPD
- 6 5 . FP sultat d'exploitation + 76. SE
< -
- 6 6 . IT + 77. IDR
-67. I + 78. RAP
- 6 8 . DAP

DÉPENSES REVENUS
HORS EXPLOITATION HORS EXPLOITATION
= COMPTES DE PERTES = COMPTES DE PROFITS

= 082. Détermination du ré-


- (060 à 068) sultat hors exploitation < - + (070 à 078)

N.B. La présentation des S.C.G. qui est faite ici n'est pas complète. Elle se limite aux comptes
80/81/82/082, dans lesquels viennent se déverser les comptes de gestion des classes 6/06 et 7/07.
S'ajoutent encore les comptes « 84. Détermination des résultats sur cession d'éléments d'actif immo-
bilisés », « 85. Détermination du résultat net avant impôt sur le résultat », « 86. Détermination
de l'impôt sur le résultat » et « 870. Détermination du résultat net de la période à affecter » (voir
Chapitre VIII).

Les soldes caractéristiques de gestion appartiennent à la classe 8 (exploitation) ou 08 (hors


exploitation). Généralement ils ne sont utilisés qu'en fin d'exercice ; nous nous en servirons donc
peu dans les premiers chapitres. (Voir cependant les écritures de fin d'exercice en inventaire inter-
mittent - chapitre III, A.2. ; l'incidence des amortissements et des cessions d'immobilisation sur
le résultat de l'entreprise - chapitre V, A.4. et A.5.).

A.2.3. Le principe de la partie double


A.2.3.1. Exposé du principe
C'est sur ce principe fondamental que repose la comptabilité générale : tout enregistrement
comptable est inscrit pour la même valeur dans deux comptes (au moins) fonctionnant en sens
inverse, c'est-à-dire que pour tout compte débité on créditera un autre compte pour le même mon-
tant (et vice-versa).

25
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM

En d'autres termes, nous dirons qu'à tout emploi correspond une ressource équivalente :
« tout emploi est financé par une ressource ; toute ressource finance un emploi ».
Exemple : un entrepreneur acquiert un bâtiment, pour une somme de 5 000 000 FCFA,
payée par chèque bancaire.
Cette opération doit être analysée et enregistrée sous son double aspect :
- le compte Banque fournit la ressource pour l'acquisition de l'immeuble. Nous savons que le
compte Banque est un compte patrimonial d'actif (classe 5), et que tout compte d'actif fournissant
des ressources est crédité. Autrement dit, tout compte d'actif diminue par le crédit.
Dans cette opération, le compte Banque sera crédité.
- le compte Autres immobilisations corporelles est l'emploi financé par les ressources du
compte banque. C'est un compte patrimonial d'actif (classe 2), qui augmente par le débit.
Par conséquent, le compte Autres immobilisations corporelles sera débité.
Enregistrement de l'écriture dans les comptes schématiques :

D+ 22. AUTRES IMMOBILISATIONS CORPORELLES C- D+ 56. BANQUE C-

Vérification : à la somme de 5 000 000 inscrite au débit du compte Autres immobilisations


corporelles correspond un montant identique inscrit au crédit du compte Banque.
Les égalités EMPLOI = RESSOURCE
DÉBIT = CRÉDIT
sont vérifiées.

A.2.3.2. Un moyen mnémotechnique pour retenir le principe d'enregistrement


comptable
Vous avez atteint à présent un tournant dans l'apprentissage de la comptabilité.
L'enregistrement des opérations de l'entreprise fondé sur la distinction Actif/Passif ; Charges/
Produits ; et sur le respect du principe de la partie double, doit impérativement être assi-
milé avant de poursuivre l'étude de la technique comptable.
Au lecteur qui serait dérouté par la spécificité du raisonnement comptable en emploi/ressource,
et qui préférerait mémoriser des schémas logiques auxquels se référer, nous proposons un moyen
mnémotechnique simple, mais qui suppose la connaissance parfaite des points-clés de l'initiation à
la comptabilité. Pour retenir le principe d'enregistrement comptable d'une opération, vous devez :
1. Connaître les classes des comptes patrimoniaux (Actif/Passif, 1 à 5 ; 01 à 05)
et les classes des comptes de gestion (Charges et pertes, 6 et 06/Produits et profits, 7 et 07).
2. Identifier les principaux comptes appartenant à ces classes, c'est-à-dire en présence d'un
compte, savoir tout de suite s'il s'agit d'un compte d'actif, de passif, de charges ou de produits.
Exercez-vous jusqu'à en faire un réflexe.
3. Savoir que Débit = toujours à gauche, Crédit = toujours à droite du compte.
4. Apprendre le sens des variations pour les comptes patrimoniaux (Actif, Passif) et de ges-
tion (charges, produits).
5. Apprendre à analyser une opération sous forme de « syllogisme comptable », comme
nous l'exposons ci-dessous.

26
NATURE ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES

Application de la méthode : exemple


Une entreprise paie à son fournisseur une somme de 30 000 FCFA, en liquide.
Analyse : les deux parties de cette opération se décomposent ainsi :

1. on paie en liquide (c'est-à-dire avec de l'argent prélevé en caisse), donc le compte


Caisse diminue.
2. on rembourse une dette envers son fournisseur, donc la dette de l'entreprise envers
le fournisseur diminue.
Appliquons la méthode à la première partie de l'opération, celle qui voit le compte caisse dimi-
nuer.
« Le compte Caisse est un compte patrimonial d'actif.
Or, tout compte patrimonial d'actif diminue au crédit.
Donc, le compte Caisse diminue au crédit».
Enregistrement :

D+ 57. CAISSE C-

30 000

Application de la méthode à la deuxième partie de l'opération, qui voit la dette envers le four-
nisseur diminuer.
« Le compte Fournisseur est un compte patrimonial de passif.
Or, tout compte patrimonial de passif diminue au débit.
Donc, le compte Fournisseur diminue au débit.
Enregistrement :

D- 40. FOURNISSEURS C+

30 000

Vérification : Débit fournisseur = 30 000


Crédit caisse = 30 000
L'égalité Débit = Crédit est respectée.

A.2.3.3. Vérification des écritures


Lorsque vous venez de passer une écriture, procédez à la vérification en utilisant les deux
méthodes suivantes :
- vérifiez que somme des débits = somme des crédits ;
- rappelez-vous que les comptes d'actif et de charge augmentent au débit et diminuent au cré-
dit, et que les comptes de passif et de produit diminuent au débit et augmentent au crédit.
Conseil : procédez ainsi pour chaque écriture, jusqu'à ce que cela devienne un réflexe.

27
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM

A.3. LE JOURNAL, LE GRAND-LIVRE, LA BALANCE

Si nous nous reportons à la présentation du système comptable (introduction ch. I) nous


voyons que le système comptable de saisie de l'information repose sur la collecte et le classement
des pièces justificatives. Celles-ci sont enregistrées au Journal, puis au Grand-Livre. Les
enregistrements sont ensuite périodiquement contrôlés par la balance des comptes.

A.3.1. Le Journal
Le Journal est un livre comptable que la loi fait obligation au commerçant de tenir. Les opéra-
tions de l'entreprise y sont enregistrées chronologiquement, à partir des quatre éléments caractéristi-
ques du document comptable : la date ; les comptes à débiter et à créditer ; les sommes ; la réfé-
rence du document, appelée libellé (n° de la facture, n° du chèque, fiche de stock, etc.). Dans un
souci de simplification, nous omettrons par la suite la mention du libellé.
Tout comme le compte, l'enregistrement d'une opération au Journal respecte le principe fonda-
mental de la partie double.
Exemple : paiement en espèces de la facture d'électricité pour 150 000FCFA, le 13 juin
1988.
Analyse de l'opération en appliquant la méthode apprise précédemment : on décompose d'abord
l'opération en ses deux parties.
1. on paie en espèces, (c'est-à-dire en liquide), donc le compte Caisse diminue, et sera crédité
puisque c'est un compte d'actif.
2. une facture d'électricité signifie que l'on a consommé de l'électricité : c'est une consomma-
tion de fourniture supportée par l'entreprise, comptabilisée dans le compte « 61. Matières et four-
nitures consommées », qui est un compte de charges.
Or, tout compte de charges augmente au débit. Donc, le compte « Matières et fournitures
consommées » augmente au débit.
Pour l'enregistrement de l'opération au Journal, nous emploierons le format ci-dessous.

SOMMES

N° DE COMPTES LIBELLES DÉBIT CRÉDIT

D C REPORT

i l < ««
61 Matières et fournitures consommées 150 000

57 à Caisse 150 000

Facture n° Fiche de Caisse n°

Commentaires :
1. Le compte n° 61 est débité, conformément à l'analyse précédente. On le vérifie dans la
colonne gauche des « n° de comptes » ; dans la rubrique « libellés », où l'intitulé du compte est
inscrit à partir de la gauche ; et dans la colonne gauche des « sommes ».

28
LE JOURNAL, LE GRAND-LIVRE, LA BALANCE

2. L e compte n° 57 est crédité : son numéro est inscrit dans la colonne de droite ; le nom du
compte est placé à droite de la rubrique « libellés » ; les 150 000 sont reportés à droite de la
colonne « sommes ».
3. Contrôle : débit = crédit = 150 000.
Enregistrement correct.
L'enregistrement d'une opération dans les livres comptables est appelé une écriture.
Vous observerez que, par convention, on procède traditionnellement pour chaque écriture à
l'enregistrement du ou des débits, puis du ou des crédits.
Dans le cas d'une écriture comprenant plusieurs débits et plusieurs crédits, ne jamais alter-
ner débits et crédits pour ne pas compliquer la lecture du journal.
De même, il est conseillé de séparer les différentes écritures passées le même jour, lorsqu'il
s'agit d'opérations distinctes.
Au bas de la page du Journal, on totalise la colonne débit, et la colonne crédit. Les totaux débit
et crédit de la page sont reportés en haut de la page suivante.
Important : puisque pour chaque écriture enregistrée, le principe « Débit = Crédit » doit être
vérifié, au bas de chaque page du Journal on doit retrouver l'égalité :
Total des débits = Total des crédits.
Cette égalité doit se doubler d'une égalité avec les totaux de la balance, comme nous le verrons
(A.3.4.I.).

A.3.2. Le Grand-Livre
Le Grand-Livre constitue le fichier de tous les comptes utilisés par l'entreprise. Les opérations
enregistrées au Journal y sont reportées, c'est-à-dire que l'on inscrit au débit du compte choisi, le
montant débité au Journal ; et que l'on inscrit au crédit du compte choisi, le montant crédité au
Journal.
Ainsi, les opérations auront été enregistrées deux fois, d'abord au Journal, puis au Grand-Livre.

A.3.2.1. Présentation matérielle du compte


II existe plusieurs formats de comptes, le format retenu ci-dessous ne représente que l'un d'entre
eux.
Exemple : on reporte dans le compte « 57. Caisse » l'écriture passée au Journal en A.3.1.

57. CAISSE

SOMMES
DATES LIBELLÉS
DÉBIT CRÉDIT

13-6-88 Paiment facture électricité n° 150 000

29
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM

Pour simplifier, nous emploierons aussi les comptes schématiques dits « en T ».


L'opération ci-dessus, sous forme de compte en T, est schématisée comme suit :

57. C

150 000

A.3.2.2. La situation du compte, le solde


La situation du compte est obtenue par la différence entre le total débit et le total crédit.
Cette différence est appelée solde.
On dit que le solde est :
- débiteur si le total débit est supérieur au total crédit,
- créditeur si le total crédit est supérieur au total débit.
Si total débit et total crédit sont égaux, on dit que le solde est nul, ou que le compte est
soldé.
Pour arrêter un compte, ou solder un compte, on inscrit le solde du côté le plus faible
pour équilibrer les colonnes débit et crédit. Un solde créditeur (SC) est inscrit au débit ;
un solde débiteur (SD) est inscrit au crédit.

A.3.3. Le virement de compte à compte


A.3.3.1. Méthode
Le virement de compte à compte, ou virement comptable, est une technique qui permet de
transférer une somme :
- du débit du compte d'origine vers le débit du compte de destination.
- ou bien, du crédit du compte d'origine vers le crédit du compte de destination.
Exemple : La caisse d'un commerçant contient la recette de la journée, d'un montant de
100 000 FCFA. Le commerçant dépose cette somme à la banque.

1. Situation de compte en fin de journée

D+ CAISSE C-

100 000

La caisse est un compte d'actif du bilan, elle augmente au débit. La recette du jour est venue
augmenter le compte caisse, on retrouve donc logiquement la somme au débit du compte.

2. Le dépôt de la recette à la banque


Concrètement, l'opération réalisée par le commerçant consiste à vider sa caisse (la caisse dimi-
nue, par conséquent), pour en déposer le contenu à la banque (donc, le compte en banque aug-
mente).

30
LE JOURNAL, LE GRAND-LIVRE, LA BALANCE

Analyse comptable de cette opération.

D+ CAISSE C- D+ BANQUE C-

100 000 100 000 |


T

La caisse diminue ; c'est un compte d'actif. Le compte caisse est donc crédité.
En contrepartie, le compte en banque du commerçant augmente. Le compte Banque est aussi
un compte d'actif. Il sera donc débité.

Conclusion : La somme inscrite au débit du compte Caisse a été transférée au débit du compte
Banque : on dit que le débit du compte Caisse a été viré au débit du compte Banque.
Le virement de compte à compte est également utilisé dans trois autres circonstances :
- l'éclatement des comptes,
- le regroupement des comptes,
- les corrections d'erreurs (voir chapitre II. A.2.3.I.).

A.3.3.2. L'éclatement des comptes


Faire éclater un compte, c'est créer plusieurs sous-comptes à partir d'un compte central unique.
Cette démarche peut se justifier pour séparer des opérations économiques distinctes, ou pour suivre
avec plus de précision l'évolution d'un compte (relations commerciales avec un client particulier,
par exemple).
Exemple : à partir d'un compte unique « 41. CL », on veut ouvrir autant de sous-comptes
qu'il existe de clients différents. Soit le compte 41 ci-dessous, débiteur respectivement de 100
(client X), 80 (client Y), et 500 (client Z). Il faut :
1. vider le compte 41 en le créditant des sommes inscrites au débit,
2. par le débit des comptes 41.1 (X), 41.2 (Y), 41.3 (Z).

4 1 . CL 41.1. CL X

VIREMENT
(X) 100 100 100
DE
41.2. CL Y
COMPTE
(Y) 80 80 80
A
41.3. C L Z
COMPTE
(Z) 500 500 500

Remarque : au lieu d'ouvrir d'abord un compte collectif, puis de le vider ultérieurement par
virement à des sous-comptes, on peut aussi créer dès l'origine les sous-comptes dont on a besoin.

31
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM

A.3.3.3. Le regroupement des comptes


C'est l'opération inverse de la précédente. Le virement comptable permet de rassembler plu-
sieurs sous-comptes en un seul compte de synthèse. La raison tient souvent à un souci de simplifi-
cation, lorsque le chef d'entreprise estime qu'il est trop lourd de gérer de multiples comptes dont
l'information fournie est insignifiante en regard des besoins de l'entreprise.

Exemple : une entreprise utilise les comptes suivants :


22.1. Matériel de transport. Camion Renault
22.2. Matériel de transport. Camionnette Peugeot
Le camion Renault a une valeur de 12 000 000 FCFA,
la camionnette Peugeot une valeur de 6 000 000 FCFA.

Le chef d'entreprise souhaite regrouper dans un compte unique « 22. Matériel de transport »,
les deux sous-comptes 22.1 et 22.2.

Son comptable va donc :


1. Vider les deux comptes 22.1 et 22.2 en les créditant des sommes inscrites au débit,
puisqu'il s'agit de deux comptes d'actif du bilan (vider les deux comptes consiste à les faire dimi-
nuer, donc à les créditer).

2. Inscrire ces sommes au débit du compte unique « 22. Matériel de transport », qui est
aussi un compte d'actif.

22.1. M.T. Renault 22.1. M.T.

12 000 000 12 000 000 12 000 000

22.2. M.T. Peugeot

6 000 000 6 000 000 6 000 000

A.3.3.4. Le virement des comptes de mouvements patrimoniaux aux comptes


de situation patrimoniale
Rappel : Les comptes de situation patrimoniale sont numérotés de 01 à 05. Ils
reprennent la classification des comptes de mouvements patrimoniaux, mais ne sont utilisés qu'en
fin d'exercice lors des opérations de clôture. On solde alors les comptes de mouvements patrimo-
niaux dans les comptes de situation patrimoniale, par une écriture de virement comptable.
Exemple : Au bilan 1988, la Société Générale Industrielle et Commerciale (SGIC) possède des
créances sur ses clients pour un total de 480. Sur la période allant du 1/1/89 au 31/12/89, les mou-
vements suivants ont été enregistrés :
- vente à crédit aux clients (nouvelles créances) : 520,
- paiement des clients : 650.
Les écritures de fin d'exercice correspondant aux créances sur les clients seront passées ainsi
(comptes schématiques) :

32
LE JOURNAL, LE GRAND-LIVRE, LA BALANCE

Comptes de mouvements Comptes de situation


patrimoniaux patrimoniale

BILAN 1988 041. CLIENTS


(situation initiale) 480
41. CLIENTS
EXERCICE 1989

(Mouvements de la période)
Nouvelles créances sur les clients 520
Paiements effectués par les clients 650

TRAVAUX DE FIN
D'EXERCICE 1989
pour solde
Solde créditeur (SC) 130- 130

(TD) 650 650 (TC) 350 (SD)

BILAN 1989 SOLDÉ


(situation finale) 350

Le solde créditeur du compte de mouvement patrimonial « 41. Clients » signifie qu'en 1989
les clients de la SGIC ont effectué plus de paiements qu'ils n'ont contracté de nouvelles dettes. Le
volume de créances inscrit au bilan 1988 est donc réduit par le flux des paiements nets enregistrés
en 1989. En d'autres termes, les clients devaient 480 au 31/12/1988 ; le solde de leurs versements
et de leurs dettes nouvelles s'élevant à 130 pour l'exercice 89, ils ne sont plus redevables envers la
SGIC que de 350 au 31/12/89 (= situation patrimoniale de la SGIC au 31/12/89).

A.3.4. La balance des comptes


Notations : T = total J = journal
SM = somme GL = grand-livre
D = débit B = balance
C = crédit SL = solde
A.3.4.1. Rôle de la balance
La balance est établie à partir des comptes du Grand-Livre. C'est un instrument de contrôle,
destiné à vérifier que le principe de la partie double a bien été respecté, c'est-à-dire que le total des
débits est égal au total des crédits.
Le contrôle établi par la balance est triple :
1. il doit vérifier l'égalité entre le total des débits de la balance et le total des crédits de la
balance (TDB = TCB).
2. il doit établir l'égalité parfaite entre le total du Journal et celui de la balance, au débit et au
crédit (TDJ = TDB = TCJ = TCB).
3. il doit faire apparaître l'égalité de la somme des soldes débiteurs de la balance et de la
somme des soldes créditeurs de la balance (TSLDB = TSLCB).
La balance est établie en principe à chaque fin de mois, afin de pouvoir déceler les erreurs éven-
tuelles. Il serait donc absurde de simplement reporter la somme des débits comme
total des crédits, sans faire l'addition. Ce n'est pas parce que les erreurs auront été camou-
flées que la comptabilité sera exacte !

33
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM

A.3.4.2. Présentation de la balance


Les présentations de la balance sont variées (balance à 4, 6, 8 ou 15 colonnes, balance par
soldes). Nous présentons ici la balance à 4 colonnes, la plus simple.
Exemple :

BALANCE AU 31 MAI 1988

SOMMES SOLDES

COMPTES DÉBIT CRÉDIT DÉBITEURS CRÉDITEURS

10. CAPITAL 1 000 1 000


22. AUTRES IMMOB. CORPO. 500 _ 500 _
30. MARCHANDISES 500 300 200
31. MATIÈRES ET FOURNITURES 400 _ 400
40. FOURNISSEURS 120 400 _ 280
41. CLIENTS 350 250 100
56. BANQUE 950 320 630 -
60. COUT DES STOCKS VENDUS 300 _ 300 _
70. VENTES DE MARCHANDISES _ 600 _ 600
71. PRODUCTION VENDUE — 250 - 250

TOTAUX 3 120 3 120 2 130 2 130

A.3.4.3. Si la balance ne tombe pas juste...

A . 3 . 4 . 3 . 1 . S/ TSMD = TSMC * TJ
1. Vérifiez que vous n'avez pas oublié de reporter un compte soldé du Grand-Livre à la
Balance.
2. Si (1) ne donne rien, vous avez probablement oublié de reporter une écriture complète du
Journal au Grand-Livre.

A . 3 . 4 . 3 . 2 . Si TSMD ï TSMC
1. Si l'un d'eux est égal à TJ, il est probablement juste : cherchez l'erreur dans l'autre.
2. Toujours recommencer par refaire les additions par lesquelles on calcule les TSM.
3. Si les additions sont justes, calculez la différence
F = TSMD - TSMC
et cherchez si vous avez déjà rencontré les nombres F ou F/2 ; si oui, cherchez l'erreur là où
vous avez vu l'un de ces nombres.
4. Si le (2) et le (3) ne donnent rien, vérifiez :
- que tous les comptes du Grand-Livre ont été reportés dans la balance ;
- que les SMD et SMC sont justes pour tous les comptes du Grand-Livre ;
- que toutes les écritures ont été reportées du Journal au Grand-Livre.

34
SUJETS D'EXERCICES

A.3.4.3.3. Si TSMD = TSMC = TJ mais TSLD * TSLC


1. Refaire les additions donnant les TSL.
2. Si (1) ne donne rien, vérifier le calcul de chaque solde.

A.3.4.4. Les limites du contrôle


Une balance exacte n'est jamais une garantie absolue d'absence d'erreurs. En effet :

A.3.4.4.1. Deux erreurs peuvent se compenser


Supposons que dans notre balance une erreur de calcul ait été commise au débit du compte Ban-
que, qui enregistrerait 1 050 au lieu de 950. Supposons par ailleurs que le report d'une somme de
100 ait été omis au débit du compte Clients, qui n'enregistre alors que 250 au lieu 350. Le total
des colonnes « Sommes débit » et « Soldes débiteurs » reste inchangé à 3 120 et 2 130 : les
erreurs n'apparaissent pas car elles se compensent (+ 100 - 100).

A.3.4.4.2. Des erreurs d'imputation dans les comptes sont indécelables par la
balance.
Par exemple, le comptable a débité le compte Caisse, alors que le règlement du client a été
effectué par chèque et qu'il aurait fallu débiter le compte Banque.

A.3.5. Le tableau de passage aux soldes des comptes patrimoniaux


et le tableau des soldes intermédiaires de gestion

L'élaboration de ces deux tableaux faisant partie des travaux d'inventaire effectués en fin
d'exercice par l'entreprise, nous en réservons l'étude au dernier chapitre.

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes

B.l. THÈMES TRAITÉS :


Journal, Grand-Livre, Balance, Opérations simples.

El Vente de marchandises contre un chèque bancaire de 4 000 000 FCFA.


E2 Retrait de la Caisse pour dépôt en banque : 20 000 FCFA.
E3 Paiement d'un fournisseur, par chèque : 50 000 FCFA.
E4 Règlement d'une facture d'électricité en espèces : 30 000 FCFA.
E5 Acquisition d'un immeuble : 8 000 000 FCFA (chèque).
E6 Reçu 250 000 FCFA d'un client (espèces).
E7 Règlement de la facture de téléphone, en espèces : 80 000 FCFA.
E8 Vente de marchandises à crédit : 300 000 FCFA.
E9 Vente d'un terrain (chèque) : 5 000 000 FCFA.
E10 Retrait de la banque pour alimenter la Caisse : 40 000 FCFA.
Eli Achat de marchandises à crédit : 80 000 FCFA.

35
PRESENTATION DU SYSTEME COMPTABLE OCAM

Travail à faire :
1. Enregistrer les opérations au Journal.
2. Reporter les écritures du Journal dans les comptes du Grand-Livre.
3. Établir la balance.

B.2. THÈME TRAITÉ :

Incidences des opérations simples sur le patrimoine de l'entreprise.

Sujet :
BILAN

ACTIF PASSIF

COMPTES SOMMES COMPTES SOMMES

021. TERRAINS 5 000 000 010. CAPITAL 11 000 000


030. M 3 000 000 040. F 520 000
0 4 1 . CL 340 000
056. BQ 3 120 000
057. C 60 000

TOTAL 11 520 000 TOTAL 11 520 000

Travail à faire :
A partir de ce Bilan, reprenez l'énoncé du sujet B.I., transactions E2 à E7 puis E9 à El 1, et
faites apparaître les variations patrimoniales entraînées par chaque opération, en présentant le Bilan
après E2, le Bilan après E3, etc., comme si on établissait un bilan après chaque opération.
Nota : Vous ne traiterez pas les opérations El et E8 (ventes de marchandises), qui supposent la
connaissance des deux méthodes d'inventaire étudiées dans le chapitre suivant.

Section C : Corrigés commentés

C l . CORRIGÉ DU SUJET B.l.


1. Enregistrement des opérations au Journal
El

56 Banque 4 000 000

70 à Vente de Marchandises 4 000 000

Cette opération modifie le patrimoine de l'entreprise, qui en échange des marchandises vendues
reçoit de l'argent dont elle reste propriétaire. Elle réalise un produit, qui se traduit ici par une aug-
mentation du compte bancaire.

36
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.

- le compte « 56. Banque » est un compte d'actif du Bilan,


les comptes d'actif augmentent à gauche, au débit,
donc le compte 56. BQ augmente à gauche au débit.
- le compte « 70. Vente de marchandises » est un compte de produits,
les comptes de produits sont des comptes de gestion qui augmentent à droite, au crédit,
donc le compte « Vente » augmente à droite au crédit.
- on vérifie l'égalité débit = crédit.
Remarque : cette écriture n'est pas complète dans le Plan OCAM. Nous verrons au Chapitre II
comment faire pour la compléter.

56 20 000

57 20 000

Cette opération consiste pour le commerçant à déposer l'argent du tiroir-caisse sur son compte
bancaire.
Par conséquent, le tiroir-caisse diminue, tandis que le compte bancaire augmente.
- le compte « 56. Banque » est un compte d'actif du Bilan,
les comptes d'actif augmentent à gauche, au débit,
donc le compte Banque augmente à gauche au débit.
- le compte « 57. Caisse » est un compte d'actif du Bilan,
les comptes d'actif diminuent à droite, au crédit,
donc le compte Caisse diminue à droite au crédit.
- vérification : débit = crédit.

E3

40 Fournisseurs 50 000

56 Banque 50 000

Objet de l'opération : payer un fournisseur pour éteindre une dette qu'on a envers lui. La dette
va diminuer, ainsi que le compte bancaire.
- le compte « 40. Fournisseurs » est un compte de passif du Bilan,
les comptes de passif diminuent à gauche, au débit,
donc le compte Fournisseur diminue à gauche au débit.
- pour le raisonnement applicable au compte Banque crédité, voir E2 ci-dessus.
- vérification : débit = crédit.
E4

61 Matières et fournitures consommées 30 000


57 Caisse 30 000

37
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM

Les dépenses d'électricité et d'eau sont considérées par le Plan OCAM comme des consomma-
tions intermédiaires ; on les enregistre dans un compte de charges, comme toutes les consomma-
tions. Les charges de l'entreprise augmentent, la caisse diminue en contrepartie (sortie d'argent).
- le compte « 61. M.F.C. » est un compte de charges,
les comptes de charges augmentent à gauche, au débit,
donc le compte « M.F.C. » augmente à gauche au débit.
- le compte « 57. Caisse » est un compte d'actif du Bilan,
les comptes d'actif diminuent à droite, au crédit,
donc le compte Caisse diminue à droite au crédit.
- débit = crédit.
E5

22 Autres immobilisations
corporelles 8 000 000
56 Banque 8 000 000

Cette opération est sans effet sur le patrimoine de l'entreprise, qui « perd » 8 000 000 mais
qui gagne en échange un immeuble de la même valeur.
- le compte « 22. A.I.C. » est un compte d'actif du Bilan,
les comptes d'actif du Bilan augmentent à gauche, au débit,
donc le compte A.I.C. augmente à gauche au débit.
- pour le compte Banque, voir E2 et E3.
- vérification : débit = crédit.

57 250 000

41 250 000

Encore une opération sans effet sur le patrimoine de l'entreprise : elle « perd » une créance
que le client éteint en payant, mais elle augmente sa caisse d'autant.
- pour l'augmentation du compte Caisse débité, voir E2.
- le compte « 41. Clients » est un compte d'actif du Bilan,
les comptes d'actif du Bilan diminuent à droite, au crédit,
donc le compte Clients diminue à droite au crédit.
E7

63 Autres Services Consommés 80 000

57 Caisse 80 000

Cette opération modifie le patrimoine de l'entreprise, car en contrepartie de son paiement, elle
n'obtient pas un bien dont elle peut se dire propriétaire, et qu'elle pourrait le cas échéant revendre,
(id. E4). Les frais de télécommunication sont des charges pour l'entreprise.
- le compte « 64. C.P.D. » est un compte de charges.
Les comptes de charges augmentent à gauche, au débit,
donc le compte C.P.D. augmente à gauche au débit.

38
CORRIGE COMMENTE DU SUJET B.I.

• pour la caisse, voir E4.


- n'oubliez pas la vérification.
E8

41 Clients 300 000

70 Ventes de marchandises 300 000

Cette écriture est identique à E l , à cette différence près que l'enrichissement de l'entreprise
prend la forme d'une créance au lieu d'une augmentation du compte en banque. Les créances font
partie de la classe 4/04, à l'actif du Bilan. Comme pour E l , cette écriture n'est pas complète et
nous verrons au Chapitre II comment la compléter.

E9

56 Banque 5 000 000

21 Terrains 5 000 000

Opération sans effet sur le patrimoine : un élément d'actif quitte l'entreprise (le terrain), un
chèque équivalent compense ce départ.
Pour le raisonnement à appliquer à une telle transaction, voir E2, E5 et E6.

E10

57 40 000

56 40 000

II s'agit là de l'opération inverse à E2, les raisonnements restent valables, puisque les deux
comptes sont des comptes d'actif.

Eli

30 Marchandises 80 000

40 Fournisseurs 80 000

Opération neutre sur la valeur du patrimoine : l'entreprise contracte une dette envers son four-
nisseur, qui vend à crédit, mais en contrepartie elle augmente son stock de marchandises pour une
valeur équivalente.
- le compte « 30. Marchandises » est un compte d'actif de Bilan,
les comptes d'actifs augmentent à gauche, au débit,
donc le compte Marchandises augmente à gauche au débit.
- le compte « 40. Fournisseurs » est un compte de passif de Bilan,
les comptes de passif augmentent à droite, au crédit,
donc le compte Fournisseur augmente à droite.

39
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM

- vérification : débit = crédit.


- l'enregistrement donné ici suit la méthode conseillée par le plan OCAM. On verra plus loin une
autre méthode possible (qui n'est pas conseillée mais qui est permise).

2. Les comptes du Grand-Livre

SC = Solde créditeur
SD = Solde débiteur 21. TERRAINS
T = Total
SC 5 000 000 5 000 000 E9
22. Ai.e.
T 5 000 000 5 000 000 T
E5 8 000 000
8 000 000 SD
T 8 000 000 8 000 000 T 30. M
Eli 80 000
4C). F 80 000 SD

E3 50 000 80 000 Eli T 80 000 80 000 T


SC 30 000

T 80 000 80 000 T
41. CL
E8 300 000 250 000 E6
50 000 SD
56. BQ
El 4 000 000 T 300 000 300 000 T
E2 20 000
E9 5 000 000 50 000 E3
8 000 000 E5
40 000 E10 57. c

T 9 020 000 8 090 000 T 20 000 E2


930 000 SD 30 000 E4
E6 250 000 80 000 E7
T 9 020 000 9 020 000 T E10 40 000
T 290 000 130 000 T
160 000 SD
61. M.F.C.
T 290 000 290 000 T
E4 30 000
30 000 SD
T 30 000 30 000 T
64.C.V.D.
E7 80 000
70. VM 80 000 SD

4 000 000 El T 80 000 80 000 T


300 000 E8
SC 4 300 000
T 4 300 000 4 300 000 T

40
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.2.

La tenue des comptes du Grand-Livre consiste en un simple report des écritures du Journal.
Ainsi El :
- le compte « Banque » est débité au Journal pour 4 000 000, on reporte 4 000 000 au débit de
ce compte au Grand-Livre.
- le compte « Ventes de marchandises » est crédité au Journal pour cette même somme, que l'on
inscrit au crédit du compte « 70. VM » au Grand-Livre.
Cette phase de travail ne présente aucune difficulté technique, mais requiert une grande atten-
tion : c'est souvent dans le travail de report que l'on commet des erreurs (confusion entre deux
comptes ; inscription au débit au lieu du crédit...).
La balance permet ensuite de vérifier l'exactitude de l'enregistrement et du report, à l'exception
des erreurs indécelables (cf. A.3.4.4.).

3. La balance

SOMMES SOLDES

COMPTES D C D C

21. TERRAINS 5 000 000 5 000 000


22. A.I.C. 8 000 000 8 000 000
30. M 80 000 80 000
40. F 50 000 80 000 30 000
41. CL 300 000 250 000 50 000
56. BQ 9 020 000 8 090 000 930 000
57. C 290 000 130 000 160 000
61. MFC 30 000 30 000
64. CPD 80 000 80 000
70. VM 4 300 000 4 300 000

TOTAUX 17 850 000 17 850 000 9 330 000 9 330 000

La balance est équilibrée : tout enregistrement au débit a bien trouvé sa contrepartie au crédit.

C.2. CORRIGÉ DU SUJET B.2.

1. Bilan après l'opération E2

ACTIF PASSIF
021. TERRAINS 5 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
030. M 3 000 000 040. F 520 000
041. CL 340 000
056. BQ 3 140 000
057. C 40 000
11 520 000 11 5 2 0 000

41
PRESENTATION DU SYSTEME COMPTABLE OCAM

Cette opération modifie simplement la structure de l'actif, c'est-à-dire la répartition des valeurs
entre les différents comptes : moins d'argent en caisse (- 20 000), mais plus d'argent à la banque
(+ 20 000). Le montant global de l'actif et du passif est inchangé.

2. Bilan après l'opération E3


On prend comme bilan de départ le bilan après l'opération E2, tel qu'il figure ci-dessus. On
obtient alors après l'opération E3 le bilan ci-après.
ACTIF PASSIF
021. TERRAINS 5 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
030 . M 3 000 000 040. F 470 000
041 . CL 340 000
056. B Q 3 090 000
057 . C 40 000
11 470 000 11 470 000

La composition du patrimoine est modifiée, mais pas sa valeur : l'entreprise a moins d'argent
à la Banque (- 50 000), mais également moins de dettes (- 50 000). Le passif et l'actif ont dimi-
nué du même montant. L'opération E3 n'entraîne ni bénéfice ni perte.

3. Bilan après l'opération E4


En partant du bilan après E3 ci-dessus, et en lui appliquant E4, on obtient :
ACTIF PASSIF
021. TERRAINS 5 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
030. M 3 000 000 040. F 470 000
041 . CL 340 000 0875.RÉSULTAT _ 30 000
056 . B Q 3 090 000
057 . C 10 000
11 440 000 11 440 000

L'opération E4 traduit un appauvrissement de l'entreprise, car la diminution du compte Caisse


(- 30 000) ne correspond pas à une augmentation d'un autre poste d'actif ou à une diminution d'un
poste du passif, mais à une charge. L'absence de contrepartie dont l'entreprise peut se dire proprié-
taire entraîne une diminution de son patrimoine, inscrite au compte « 0875. Résultat ».
Toute charge ou tout produit, qui par définition ne sont jamais comptabilisés au Bilan, a pour
effet de modifier le résultat de l'entreprise, et donc sa situation patrimoniale.

4. Bilan après l'opération E5


ACTIF PASSIF
021. TERRAINS 5 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
022. AIC g 000 000 040. F 470 000
030. M 3 000 000 056. BQ 4 910 000
041. CL 340 000 0875 RÉSULTAT - 30 000
057 . C 10 000
16 350 000 16 350 000

Suite à cette opération, l'actif s'est doublement modifié : la valeur des biens possédés par
l'entreprise a augmenté de 4 910 000, correspondant d'une part à une augmentation en immeuble
de 8 000 000, et d'autre part à une diminution du compte en banque de 3 090 000.

42
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

La contrepartie de cette augmentation nette (4 910 000) se trouve au passif, sous forme de
dette envers la banque, car le compte 056 Banque est devenu créditeur.

5. Bilan après l'opération E6


ACTIF PASSIF
021. TERRAINS 5 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
022 AIC 8 000 000 040. F 470 000
030. M 3 000 000 056. B Q 4 910 000
041 CL 90 000 0875. RÉSULTAT - 30 000
057. C 260 000
16 350 000 16 350 000

L'analyse de l'opération E6 est identique à celle de E2.

6. Bilan après l'opération E7

ACTIF PASSIF
021. TERRAINS 5 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
022. AIC 8 000 000 040. F 470 000
030 . M 3 000 000 056. B Q 4 910 000
041 . CL 90 000 0875. RÉSULTAT - 110 000
057 . C 180 000
16 270 000 16 270 000

Les frais de téléphone sont des charges pour l'entreprise ; le décaissement de 80 000 entraîne
par conséquent un appauvrissement, c'est-à-dire une diminution du résultat (voir E4).

7. Bilan après l'opération E9

ACTIF PASSIF
022. AIC 8 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
030. M 3 000 000 040. F 470 000
041. CL 90 000 0875 .RÉSULTAT - 110 000
056. BQ 90 000
057. C 180 000
11 360 000 11 360 000

La vente du terrain est une diminution de l'actif, qui permet d'effacer la dette envers la banque
(= diminution du passif), et de faire réapparaître un solde positif au compte Banque. L'actif ne
diminue donc que pour le montant de la dette bancaire, soit 5 000 000 - 90 000 = 4 910 000.
Cette opération est l'inverse de E5.

8. Bilan après l'opération E10


ACTIF PASSIF
022. AIC 8 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
030. M 3 000 000 040. F 470 000
041. CL 90 000 0875 .RÉSULTAT _ 110 000
056. BQ 50 000
057. C 220 000
11 360 000 11 360 000
43
Analyse de l'opération identique à E2.
PRESENTATION DU SYSTEME COMPTABLE OCAM

9. Bilan après l'opération Eli

ACTIF PASSIF
022. AIC 8 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
030. M 3 080 000 040. F 550 000
041. CL 90 000 0875. RÉSULTAT - 110 000
056. BQ 90 000
057. C 220 000
11 440 000 11 440 000

Cette opération est neutre sur la valeur du patrimoine de l'entreprise : son actif augmente du
montant des marchandises achetées (+ 80 000), mais le passif augmente parallèlement, par suite
de l'accroissement des dettes envers le fournisseur.
En conclusion, il apparaît bien que toutes les opérations mettant en relation deux comptes (ou
plus) de Bilan ne modifient pas la valeur du patrimoine de l'entreprise, même si elles font varier
le total de l'actif et du passif.
Par contre, dès qu'une opération porte sur un compte de gestion (charge, ou perte, ou produit,
ou profit), la valeur du patrimoine s'en trouve modifiée par appauvrissement ou enrichissement.
Dans cet exercice, on a raisonné comme si on établissait un Bilan après chaque opération. Ceci
nous a entraînés à faire le lien entre les opérations de l'entreprise et les variations de son patri-
moine. Cet exemple nous montre aussi à quel point il serait complexe et lourd de faire chaque jour
un Bilan ; c'est pourquoi on ne fait le Bilan qu'une fois par an.

44
Chapitre II : L'enregistrement
des opérations courantes

Section A : Rappels de cours et exemples


Dans ce chapitre, nous distinguerons les opérations courantes en transactions commerciales
(A.I.), et en autres opérations courantes (A.2.).

A.l. LES TRANSACTIONS COMMERCIALES

Nous entendons par transactions commerciales toutes les opérations liées aux achats et aux
ventes réalisés par l'entreprise, y compris les opérations accessoires et les méthodes comptables
d'enregistrement des achats et des ventes. Le document qui permet l'enregistrement comptable des
achats et des ventes est la facture établie par le vendeur.

A.l.l. Inventaire permanent et inventaire intermittent


II existe deux méthodes pour enregistrer les achats et les ventes, et pour suivre les mouve-
ments de stocks : la méthode de l'inventaire permanent, et celle de l'inventaire intermittent.

A.1.1.1. L'inventaire permanent


C'est la méthode retenue par le Plan OCAM. Dans cette méthode, les mouvements de stocks
sont suivis en permanence. Pour cela, il faut que les achats et les ventes soient enregistrés comme
suit.

A.1.1.1.1. Les achats à l'inventaire permanent


Les achats de marchandises et les achats de matières premières et de fournitures sont enregistrés
dans leur compte de stocks respectifs (comptes n° 30 et 31).
Exemple : achat de marchandises d'une valeur de 100, paiement par chèque.
30. Marchandises 56. Banque

100 | | 100
Vérification : le compte « 30. Marchandises » est un compte de stocks (actif) il augmente
donc au débit. Le compte « 56. Banque » est également un compte d'actif, et diminue par consé-
quent au crédit.
Remarque 1 : le stock de marchandises est évalué au coût d'achat, (cf. Chapitre III, A. 1.2.1.).
Remarque 2 : étant enregistré au débit d'un compte de stock, l'achat de marchandises ou de matières
n'est donc pas considéré comme une charge, qui elle, serait enregistrée au débit d'un compte de la
classe 6.

45
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

On considère que seule la consommation représente une charge (pour des marchandises, c'est
leur vente ; pour des matières premières, c'est leur transformation en produits finis).

A.1.1.1.2. Les ventes de marchandises à l'inventaire permanent


Lorsqu'on vend des marchandises, on enregistre non seulement la vente (compte « 70. Ventes
de marchandises ») mais aussi les sorties de stock de marchandises, par le crédit du compte
« 30. M », et la consommation correspondante, par le débit du compte « 60. Coût des stocks
vendus ».
Exemple : des marchandises valant 150 sont vendues 200, à crédit (c'est-à-dire en compte).
1. Enregistrement de la vente :
41. CL 70. VM

200
Vérification : le compte « 41. CL » est un compte d'actif, il augmente au débit. Le compte
« 70. VM » est un compte de produit, qui augmente au crédit.
2. Constatation de la consommation de marchandises et de la diminution du stockage :
60. CSV 30. M

150 | I 150
La consommation constatée par le débit du compte « 60. CSV » a pour montant le coût
d'achat des marchandises qui ont été vendues.
Vérification : le compte « 60. CSV » est un compte de charge ; il augmente au débit. Le
compte « 30. M » est un compte d'actif, il diminue au crédit.

A.1.1.1.3. Les ventes de produits finis à l'inventaire permanent


Lorsqu'on vend des produits finis, on enregistre d'une part la vente (compte « 71. Production
vendue ») et d'autre part la sortie de stock de produits finis, par le crédit du compte « 35. Produits
finis », et le déstockage correspondant, par le débit du compte « 72. Production stockée ».
Exemple : des produits finis, stockés pour une valeur de 70, sont vendus 120 (paiement en
espèces).
1. Enregistrement de la vente :
57. C 71. PV

120 | | 120
2. Constatation du déstockage :
72. PS 35. PF

70 I | 70
Les comptes « 72. PS » et « 35. PF » sont tenus au coût de production.
On peut définir le coût de production comme la somme de charges résultant de la fabrication
d'un produit (matières premières consommées, salaires versés, frais administratifs, amortissement
du matériel utilisé, etc.). Le coût de production est une donnée interne à l'entreprise, calculée par la
comptabilité analytique.
Après leur fabrication, les produits finis entrent en stock pour la valeur de leur coût de produc-
tion : l'information est transmise par la comptabilité analytique à la comptabilité générale.

46
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES

A. 1 . 1 . 1 . 4 . Le suivi des consommations de matières à l'intérieur de


l'entreprise
Lorsque l'on retire des matières premières du stock pour les mettre en fabrication, on comptabi-
lise leur consommation ainsi :
61. MFC 31. MF
X
X |
î î
II est procédé à un enregistrement comptable chaque fois qu'un lot de produits semi-ouvrés est
achevé et mis en stock, en attendant son achèvement. Les produits semi-ouvrés sont des produits
qui ont atteint un stade déterminé de fabrication et qui sont disponibles pour des fabrications ulté-
rieures : par exemple, dans la fabrication d'une automobile, le moteur ou l'amortisseur sont des
produits semi-ouvrés qui participent au montage de la voiture neuve.
L'écriture à passer sera la suivante :
34. PS O 72. Production stockée

î î
Le compte « 72. Production stockée » enregistre le coût de production des produits semi-
ouvrés (ou selon les cas, des produits finis en attente de livraison aux clients).
Remarque : il doit exister autant de subdivisions du compte « 72. Production stockée » qu'il y a
de produits différents à stocker. On ne peut pas regrouper dans le même compte 72 le stockage de
produits finis (compte 35), de produits semi-ouvrés (compte 34) ou encore d'emballages fabriqués
(compte 33).
Exemples :
1. On retire 300 du stock de matières premières pour mise en fabrication.
61. MFC 31. MF

300 I | 300
2. On stocke des produits semi-ouvrés, d'une valeur de 380.
34. PSO 72.1. PS

380 380

3. Ces produits sont déstockés ultérieurement pour être transformés en produits finis.
72.1. PS 34. PSO

380 | | 380
4. Les produits finis sont achevés, et stockés pour une valeur de 460.
35. PF 72.2. PS

460 | | 460
En conclusion de la présentation de l'inventaire permanent, il ressort que l'application de ce
principe suppose la mécanisation ou l'informatisation du service comptable. Dans le cas contraire,
le suivi des mouvements de stocks serait rendu difficile, lent, et coûteux.

47
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

Pour éviter ce handicap aux entreprises n'ayant pas encore atteint ce degré d'organisation, le
Plan OCAM admet l'utilisation de la méthode de l'inventaire intermittent.

A.1.1.2. L'inventaire intermittent


Selon cette méthode dans laquelle les mouvements de stocks ne sont plus suivis en perma-
nence, on n'utilise pas les comptes « 30. Marchandises » et « 31. Matières et fournitures » lors
d'un achat, mais le compte « 39. Achats ». A l'occasion d'une vente, on n'enregistre ni les con-
sommations (comptes « 60. Coût des stocks vendus » et « 61. Matières et fournitures consom-
mées ») ni les sorties de stock (comptes « 35. PF » et « 72. PS »). Ne sont employés que les
comptes « 70. VM » et « 71. PV ». Ainsi, le compte « 72. PS » ne fonctionne pas en cours
d'exercice.
Dans le cas de l'inventaire intermittent, les exemples 1 et 2 sont enregistrés ainsi :
Exemple 1 :
39. A 56. BQ

100 | I 100
Exemple 2 :
41. CL 70. VM

200 200

A.1.2. Les opérations qui réduisent la facture


Les opérations qui réduisent la facture sont de deux types : les réductions commerciales, et les
réductions financières.

A.1.2.1. Les réductions commerciales


Dans un achat ou une vente, le montant à payer peut être inférieur au montant « normal »
parce que le vendeur accorde une remise (en raison du montant de la vente par exemple) ou un
rabais (en raison d'un défaut de qualité par exemple) ou une ristourne (en raison du montant des
achats du trimestre par exemple). Les R.R.R. (remises, rabais, ristournes) inclus dans une facture
ne font pas l'objet d'un enregistrement à part.
Par contre, les R.R.R. obtenus hors facture sont enregistrés dans le compte « 74. Produits et
profits divers (PPD) » (cf. Plan OCAM, p. 173), et les ristournes accordées aux clients,
lorsqu'elles ne sont pas affectables à un compte de vente, sont enregistrées au compte
« 64. Charges et pertes diverses (CPD) » (cf. Plan OCAM, p. 156).
Exemple 1 : le 24/10, vente de 342 boîtes de marchandises à 142 FCFA pièce, moins remise de
3,5 % (vente en compte, inventaire intermittent)

Calcul :
Prix de vente brut 342 x 142 48 564 FCFA
Remise de 3,5 % 1 699,74 arrondi à 1 700 FCFA
Net commercial 48 864 FCFA
Enregistrement (en compte) :
70. VM 41. CL

46 864 46 864

48
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES

Exemple 2 : le 15/5, achat de 120 kg de matières à 277 FCFA/kg, moins 2 ' de rabais pour
défaut de qualité (règlement par chèque, inventaire permanent).
Calcul :
Prix d'achat brut 120 x 277 33 240 FCFA
Rabais 2 % 664,8 arrondi à - 665 FCFA
Net commercial 32 575 FCFA
Enregistrement (au journal) :
15/5

31 32 575

56 32 575

Dans les deux exemples ci-dessus, on voit qu'on n'enregistre que le net commercial (c'est-à-dire
prix de vente ou d'achat moins R.R.R.).
Exemple 3 : le 23/7, on reçoit d'un fournisseur un chèque de 612 pour remise hors facture :
56. BQ 74. PPD

612 612

Exemple 4 : le 4/2, on envoie à un client un chèque de 544 pour ristourne sur les achats de l'année
précédente ; si la ristourne n'est pas affectable à un compte de vente, on enregistre :
56. BQ 64. CPD

544 544

Rappelons encore que l'on n'utilise pas les comptes 64. CPD et 74. PPD dans les cas de
R.R.R. sur facture : ces R.R.R. ne font pas l'objet d'un enregistrement à part.

A.1.2.2. Les réductions financières : l'escompte commercial


Pour le fournisseur, l'escompte commercial, ou escompte de règlement, est une réduction
financière accordée pour paiement comptant, et que l'on peut comparer à une sorte d'intérêt versé au
client qui a accepté d'anticiper le règlement de sa dette. L'escompte accordé s'enregistre séparément,
comme charge financière, au débit du compte « 67. Intérêts ».
Pour le client, il s'agit d'une réduction obtenue en contrepartie du règlement anticipé, que
l'on comptabilise à part en produit financier au crédit du compte « 77. Intérêts et dividendes
reçus ».
Ainsi, le caractère financier de ce type de réduction se justifie parce qu'il est lié au règlement
de la facture et non à l'achat de biens (contrairement aux R.R.R.).
Exemple 1 : le 14/1, vente de 427 litres de marchandises à 733 FCFA par litre, moins escompte
de 1,5 % pour paiement comptant en espèces (inventaire intermittent).

Calcul
Prix de vente 427 x 733 312 991 FCFA
Escompte 1,5 4 694,865 arrondi à - 4 695 FCFA
A recevoir 308 296 FCFA

49
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

Enregistrement :
70. VM 57. Caisse 67. I

| 312 991 308 296 | 4 695

Exemple 2 : le 4/10, achat de marchandises pour 1 894 moins escompte de 2 % pour règlement
au comptant par chèque (inventaire intermittent).
Calcul :
Prix d'achat 1 894 FCFA
Escompte 2 % 37,88 arrondi à - 38 FCFA
A payer 1 856 FCFA
Enregistrement :
4/10
39 Achats 1 894
56 àBQ 1 856
77 IDR 38

A.1.2.3. Remises et escomptes imbriqués


Sur une même facture, il peut y avoir à la fois remise et escompte ; dans ce cas, on calcule le
net commercial (en déduisant la remise) puis on calcule l'escompte sur le net commercial ; seul
l'escompte est enregistré à part (comme produit financier s'il est obtenu d'un fournisseur, comme
charge financière s'il est accordé à un client).
Exemple 1 : le 8/4, vente de 700 cartons de produits finis à 1 427 FCFA pièce, moins remise de
1,6 % ; on accorde au client un escompte de 2,1 % pour règlement au comptant par chèque ;
l'entreprise utilise l'inventaire permanent ; le coût de production est égal à 75 % du prix de vente
brut.
Calcul :
Prix de vente brut 700 x 1 427 998 900 FCFA
Remise 1,6% 15 982,4 arrondi à - 15 982 FCFA
Net commercial 982 918 FCFA
Escompte : 2,1 % de 982 918 = 20 641,278 arrondi à - 2 0 641 FCFA
A recevoir (chèque) 962 277 FCFA
Puisqu'on est à l'inventaire permanent, il faut aussi calculer le coût de production des produits
finis vendus : 75 % x 998 900 = 749 175 FCFA.
Enregistrement :
8/4

56 BQ 962 277
67 I (escompte 2,1 %) 20 641
70 àVM 982 918
8

72 PS 749 175
35 àPF 749 175

50
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES

A propos, continuez-vous à vérifier chaque enregistrement (somme des débits = somme des cré-
dits, comptes d'actif augmentent au débit, diminuent au crédit, etc.) ?
Exemple 2 : le 19/12, achat de 424 312FCFA de marchandises, moins remise de 2 %, et
escompte de 1,5 % pour paiement comptant par chèque (inventaire intermittent).
Calcul :
Prix d'achat brut 424 312 FCFA
Remise 2% 8 486,24 arrondi à - 8 486 FCFA
Net commercial 415 826 FCFA
Escompte 1,5 % x 415 826 - 6 237 FCFA
A payer 409 589 FCFA

Enregistrement :
39. Achats 56. BQ 77. IDR

415 826 | I 409 589 | 6 237

Une fois de plus, on constate que les R.R.R. sur facture n'apparaissent pas dans
l'enregistrement comptable. Seul l'escompte est enregistré à part.

A.1.3. Les opérations qui majorent la facture


Elles concernent soit des frais engagés par le fournisseur pour le compte du client, et transféré
à celui-ci, soit des frais accessoires sur achats et sur ventes.

A.1.3.1. Transfert de frais


II arrive que l'entreprise engage des frais, puis qu'elle les récupère auprès d'un tiers ; dans ce
cas, les frais sont dans un premier temps comptabilisés par nature, puis transférés au débit du
compte de tiers par le crédit du compte « 073. Frais à immobiliser ou à transférer » (Cf. Plan
OCAM, p. 172). Au passage, rappelons qu'au débit d'un compte de tiers, on enregistre
l'augmentation de la créance de l'entreprise sur un tiers.
Exemple 1 : le 5/8, on a recours à un transporteur pour expédier des marchandises à un client : le
coût du transport s'élève à 183 ; le même jour on récupère ces frais auprès du client ; les deux
transactions sont en compte.
On commence par enregistrer la facture du transporteur :
062. TC 40. F

183 I 183

puis la récupération des frais :


41. CL 073. F à IT

183 | | 183
En général, la récupération des frais se fait auprès d'un client à l'occasion d'une vente (voir
A.l.3.2.) ou auprès d'un fournisseur par le moyen d'une facture d'avoir (voir A.l.4.1.). Mais il
existe d'autres circonstances dans lesquelles on a recours à ce mécanisme (frais de renouvellement
d'effets, etc.).

51
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

A.l.3.2. Frais accessoires sur achats et sur ventes


A.1.3.2.1. Les frais accessoires sur achats
Les frais accessoires d'achat (transport, assurance-transport, droits de douane, commissions,
courtages, etc.) sont inclus dans la valeur des achats (cf. Plan OCAM, pp. 95, 96 et 104). Ils sont
donc directement comptabilisés dans les comptes 30. M, 31. MF, 33. EC, ou « 39. Achats »,
en fonction de la nature de l'achat et du mode d'inventaire (le Guide d'Application du Plan OCAM,
pages 44 et 133, indique pour ces frais un autre mode de comptabilisation possible, que nous
n'utiliserons pas).

A.1.3.2.2. Les frais accessoires sur ventes


Les frais accessoires de vente non facturés au client sont comptabilisés par
nature : les frais de transport au compte 62. TC, les frais d'assurance-transport au compte
64. CPD, etc. Pour les frais sur ventes facturés au client, nous utiliserons indifférem-
ment deux méthodes indiquées par le Plan OCAM :
- inclure dans la vente tout ce qui est facturé, donc entre autres les frais de transport (cf. Plan
OCAM, p. 165),
- comptabiliser à part les frais ainsi récupérés auprès du client par le crédit du compte 073. F à IT
(cf. Plan OCAM, p. 172) en utilisant le mécanisme exposé au paragraphe A.l.3.1. ci-dessus.
(Le Plan OCAM, dans son annexe VH-I, page 243, présente une troisième méthode, que nous
n'utiliserons pas). Lorsqu'on engage des frais de transport qu'on prévoit de transférer au client par le
crédit du compte 073. F à IT, qui est un compte « hors exploitation », on les enregistre dans le
compte 062. TC (HE), en utilisant donc un compte hors exploitation de façon à préserver
l'homogénéité.
Exemple 1 : le 17/2, vente de produits finis pour une valeur de 42 612 FCFA moins remise de
2,2 % ; des frais de transport de 84 sont réglés en espèces le même jour au transporteur, et facturés
au client ; on accorde au client un escompte de 1,7 % pour paiement comptant par chèque,
l'escompte porte sur le net commercial ; l'entreprise utilise la méthode de l'inventaire intermittent.
Calcul :
Prix de vente brut 42 612 FCFA
Remise 2,2 % 937,464 arrondi à - 937 FCFA
Net commercial 41 675 FCFA
Escompte 1,7 % de 41 675 - 708 FCFA
Net financier 40 967 FCFA
Frais de transport + 84 FCFA
Total à recevoir (montant du chèque) 41 051 FCFA
Enregistrement :
17/2
062 TC (HE) 84
57 à Caisse 84
17/2

56 BQ (paiement du client) 41 051


67 I (escompte) 708
71 àPV 41 675
073 F à IT (frais de transport
récupérés) 84

52
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES

Remarques :
1. on commence par enregistrer la transaction avec le transporteur, puis on passe à
l'enregistrement de la vente au client.
2. on vérifie que la somme des débits est égale à la somme des crédits.
3. comme on est à l'inventaire intermittent, on n'a pas à tenir les comptes de stock.
4. on peut également inclure les frais de transport dans le montant de la vente;
l'enregistrement est alors fait comme suit :
Transaction avec le transporteur :
62. TC 57. Caisse

84 | | 84
vente :
56. BQ 67. I 71. PV

41 051 | 708 41 759

Dans ce cas, les frais de transport sont enregistrés dans un compte « exploitation » 62. TC
puisque la récupération de ces frais est effectuée par le crédit d'un compte « exploitation » 71. PV.
Lorsque vous avez opté pour une méthode d'enregistrement des frais, il faut vous y tenir, et ne pas
utiliser alternativement la méthode du transfert des frais et celle de l'incorporation des frais au prix
de vente.
Exemple 2 : paiement par chèque de 62 687 de droits de douane sur un achat de marchandises
(inventaire permanent).
30. M 56. BQ

62 687 | I 62 687
Bien remarquer qu'on débite le compte 30. M et non le compte « 66. Impôts et taxes » : il
s'agit ici de frais accessoires d'achat.

A.1.4. Les autres opérations liées aux transactions commerciales


Nous examinerons dans ce paragraphe les problèmes liés au retour des marchandises, au verse-
ment d'acomptes sur commandes, et à la comptabilisation des charges et du paiement correspon-
dant

A.1.4.1. Retour sur vente et retour sur achat, facture d'avoir


II arrive qu'une partie des marchandises, matières premières ou fournitures livrées ne soit pas
acceptable (coloris non conforme à la commande, défaut de fabrication, etc.). Dans ce cas, le client
les renvoie au fournisseur et enregistre un retour sur achat dans sa comptabilité. Le fournisseur
comptabilise un retour sur vente dans la sienne. Généralement, les frais de transport sont engagés
par le client, qui les récupère auprès du fournisseur par la méthode exposée au paragraphe A. 1.3.1.
ci-dessus. Le fournisseur peut rembourser à son client la valeur des biens retournés, ou émettre une
facture rectificative tenant compte du retour. Mais il peut aussi émettre à l'ordre de son client une
facture d'avoir.

53
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

A.1.4.1.1. Facture d'avoir


Lorsqu'un fournisseur a une dette envers son client à la suite d'un retour, il peut lui envoyer un
document écrit constatant cette dette ; un tel document s'appelle « facture d'avoir » ; il doit être
enregistré en comptabilité par le fournisseur qui l'envoie et par le client qui le reçoit. Bien que le
Plan OCAM et la pratique professionnelle ne l'imposent pas, nous isolerons toujours les factures
d'avoir dans un compte à part (dans un but pédagogique).
Exemple 1 : le 27/6, la SGIC reçoit d'un client le retour de marchandises vendues pour une valeur
au prix de vente égale à 412 ; le 2/7, elle envoie à son client une facture d'avoir pour ce montant
(inventaire intermittent). L'enregistrement se fait comme ci-dessous :
27/6

70 VM (retour sur vente) 412


41 à Client 412

2/7

41 Client 412
41 à Client-Facture d'avoir 412

Nous ne ferons pour l'instant aucun commentaire sur la première ligne de l'enregistrement du
27/6 (le retour sur vente sera présenté plus loin, au sous-paragraphe A.l.4.1.3.) ; la seconde ligne
de cet enregistrement constate qu'à la suite de ce retour, la SGIC a envers son client une dette de
412. Il est normal que cette dette soit inscrite au crédit d'un compte de tiers.
L'écriture du 2/7 a pour seul objectif de constater l'émission de la facture d'avoir ; il n'y a pas
de changement quant au fond ; la SGIC avait une dette de 412, elle a toujours une dette de 412 ;
mais il y a un changement de forme : la dette est matérialisée par une facture d'avoir. Il faut donc
annuler la dette « ordinaire » (c'est ce que fait la première ligne) et constater la facture d'avoir (c'est
ce que fait la seconde).
Par la suite, la SGIC peut régler sa dette par chèque ; elle enregistrera alors :
0/7

41 Client-Facture d'avoir 412


56 àBQ 412

La première ligne annule la facture d'avoir, la seconde constate le paiement. En fait, il n'est pas
fréquent qu'on rembourse une facture d'avoir ; en général, on considère que le montant de la facture
d'avoir est « à valoir sur le prochain achat du client », c'est-à-dire à déduire du montant de la fac-
ture du prochain achat du client, comme dans l'exemple 2 ci-dessous.
Exemple 2 : le 9/11, la SGIC reçoit d'un fournisseur une facture d'avoir n° A 415 d'un montant
de 7 482 ; le 13/11, elle achète des marchandises pour 23 918 moins 1,5 % de remise ; le mon-
tant de la facture d'avoir n° A 415 est déduit de la facture du 13/11 (paiement au comptant par chè-
que, inventaire intermittent).
Calcul :
Prix d'achat brut 23 918FCFA
Remise - 359 FCFA
Net commercial 23 559 FCFA
A déduire (facture d'avoir n° A 415) - 7 482 FCFA
Net à payer par la SGIC 16 077 FCFA

54
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES

Enregistrement :

40 F (Facture d'avoir) 7 482


40 àF 7 482
^ • ^ / ^ ^

39 Achat (marchandises) 23 559


40 à F (facture d'avoir annulation) 7 482
56 BQ 16 077

La première ligne constate la réception de la facture d'avoir (créance sur le fournisseur, donc
débit d'un compte de tiers) ; la seconde ligne annule la créance ordinaire (qui avait été constatée lors
du retour sur achat, et qui est transformée en facture d'avoir) ; la troisième ligne enregistre l'achat
(au compte « 39. Achat » : il s'agit de l'inventaire intermittent ; le montant est le net commer-
cial puisque les R.R.R. sur facture ne sont jamais comptabilisés à part) ; la quatrième ligne
annule la facture d'avoir (son montant est déduit de la facture du 13/11) ; la cinquième ligne enre-
gistre le chèque émis à l'ordre du fournisseur.

On remarque en regardant les deux dernières ligne que les marchandises ont été payées à l'aide
du chèque et de la facture d'avoir : la facture d'avoir a, en quelque sorte, servi
d'instrument de paiement.

Pour bien comprendre les deux dernières lignes, on peut aussi raisonner comme suit : la SGIC
a acheté des marchandises pour 23 559 (remise déduite) ; comme elle avait sur son fournisseur une
créance de 7 482, elle ne doit plus lui payer que 23 559 - 7 482 = 16 077 ; tel est le montant du
chèque ; mais bien entendu, quand ceci est fait, la SGIC n'a plus de créance sur son fournisseur et
il faut donc annuler la facture d'avoir n° A 415 qui représente cette créance : c'est exactement ce
que fait la quatrième ligne.

A.1.4.1.2. Retour sur achat

Pour enregistrer un retour sur achat, on passe des écritures « contraires » à celles qu'on a passé
lors de l'achat : à un enregistrement au débit passé lors de l'achat correspondra un enregistrement au
crédit passé lors du retour, et vice versa ; si on ne retourne qu'une partie de ce qui a été acheté, les
valeurs comptabilisées lors du retour seront inférieures à celles comptabilisées lors de l'achat. Sou-
vent, lors d'un retour, l'entreprise règle le transporteur et demande le remboursement des frais à son
fournisseur ; si ce dernier exprime son accord immédiatement, le transfert des frais peut être fait de
suite ; sinon, il sera fait lors de la réception de la facture d'avoir au cas où le fournisseur inclut les
frais de réexpédition dans l'avoir.

Exemple : à la suite de l'achat effectué le 19/12 (voir l'exemple 2, p. 51), l'entreprise s'aperçoit le
22/12 que le quart des marchandises achetées ne correspond pas à la commande. Elle décide de les
retourner au fournisseur. Pour ce faire, elle engage des frais de transport de 7 319 (en compte
auprès du transporteur) et obtient du fournisseur son accord pour le remboursement de ces frais. Le
29/12, elle reçoit de son fournisseur une facture d'avoir dont le montant est égal à la valeur des
marchandises retournées, plus les frais de transport, plus 14 217 de ristourne sur les achats de
l'année.

55
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

Calcul :
Valeur brute des marchandises retournées :
2 5 % de 424 312 106 078FCFA
Remise 2 % - 2 122 FCFA
Valeur nette commerciale des marchandises retournées 103 956 FCFA
Escompte (1,5 % de 103 956) - 1 559 FCFA
Créance sur le fournisseur 102 397 FCFA
Si on arrêtait là, on aurait un enregistrement comptable exactement symétrique de
l'enregistrement de l'achat :
39. Achat 77. I 40. F
103 956 1 559 102 397
On remarque ci-dessus que :
- le symétrique du compte « 56. BQ » est le compte « 40. F » (puisqu'il n'y a pas de règle-
ment, la seule chose que l'entreprise constate est une créance sur le fournisseur).
En fait, l'enregistrement ne s'arrête pas là. Il faut :
- en premier lieu enregistrer la transaction avec le transporteur,
- en second lieu transférer ces frais au fournisseur, ce qui augmente la créance qu'on a sur lui d'un
montant de 7 319, la faisant passer de 102 397 à 109 716, enregistrée le 29/12 comme créance
ordinaire,
- en troisième lieu, le 29/12, on annule cette créance ordinaire, on enregistre la ristourne hors fac-
ture et la facture d'avoir ; cette dernière a pour montant 109 716 + 14 217 = 123 933.
Enregistrement :

22/12

062 TC (HE) (Frais de réexpédition) 7 319


40 à F (transporteur) 7 319
22/12
40 F (créance sur le fournisseur de
marchandises) 109 716
77 IDR (retour sur escompte) 1 559
39 à Achat (retour sur achat) 103 956
073 F à IT (transfert des frais de
réexpédition) 7 319
29/12

40 F facture d'avoir 123 933


40 à F (annulation de la créance
ordinaire du 22) 109 716
74 PPD (ristourne hors facture) 14 217

A.1.4.1.3. Retour sur vente


Dans tout enregistrement de retour sur vente ou de retour sur achat, on peut utiliser le prin-
cipe : « le retour, c'est le contraire de l'aller », principe qu'il faut comprendre comme suit :

56
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES

- à chaque écriture passée lors de la vente correspond en général une écriture passée lors du retour,
- à un débit correspond un crédit, et vice versa,
- les écritures qui se correspondent sont passées soit dans le même compte, soit dans des comptes
apparentés.
Un retour sur vente entraîne une dette vis-à-vis du client, pour un montant égal à celui des
marchandises ou produits retournés (évalués au prix de vente), souvent majoré des frais de réexpédi-
tion engagés par le client. A l'inventaire permanent, il ne faut pas oublier d'enregistrer également la
rentrée en stock des marchandises (évaluées au coût d'achat) ou des produits (évalués au coût de pro-
duction).
Exemple : à la suite de la vente effectuée le 8/4 (voir l'exemple 1, p. 50), le client retourne
134 cartons. On les reçoit le 19/4, en même temps qu'un avis indiquant que le client a dû payer
14 629 de frais de transport et qu'il en demande le remboursement ; le même jour on lui établit
une facture d'avoir pour le tout (valeur des produits retournés plus remboursement des frais de trans-
port).
Calculs : les calculs s'effectuent en quatre étapes :
- on diminue le compte vente (c'est-à-dire qu'on débite le compte vente) de la valeur de ce qui, en
définitive, n'a pas été vendu (puisque le client l'a rendu) :
Prix de vente brut des PF retournés : 1 427 x 134 191218 FCFA
Remise 1,6% - 3 059 FCFA
Valeur nette commerciale des PF retournés (Compte 71. PV) 88 159 FCFA
Escompte (2,1 % de 188 159) (Compte 67.1) - 3 951 FCFA
Dette vis-à-vis du client 184 208 FCFA
- on constate les frais de transport remboursés (Compte 062. TC) + 14 629 FCFA
- on calcule le montant de la facture d'avoir 184 208 + 14 629 = 198 837 FCFA
(on la portera au compte « 41. Clients », facture d'avoir)
- on calcule la valeur des PF retournés (au coût de production)
pour l'enregistrement de la rentrée en stock :
134 1 427 x 75 % = 143 414 FCFA

Enregistrement :

062 TC (HE) (Remboursement des frais de


réexpédition) 14 629
71 PV retour sur vente 188 159
41 à Client facture d'avoir 198 837
67 I (retour/escompte) 3 951
1Q/4

35 PF (rentrée en stock) 143 414


72 à PS 143 414

On remarque que, à l'inventaire permanent, lors d'un retour sur vente, on enregistre la rentrée
en stock des marchandises ou PF retournés, et ce, quel que soit l'état dans lequel ils se trouvent (par
la suite, il est possible qu'on les vende avec rabais, qu'on les stocke comme déchets et rebuts com-
mercialisables, ou qu'on les détruise ; on passera alors les écritures nécessaires ; l'enregistrement
des ventes avec rabais a été vu au paragraphe A.l.2.1., le reste est examiné dans le paragraphe
A.2.I.).

57
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

A.1.4.2. La comptabilisation des avances et acomptes sur commandes de


biens et de services

A.1.4.2.1. Avances ou acomptes versés à un fournisseur


Lorsque l'entreprise verse une avance ou un acompte à un fournisseur, elle acquiert sur ce four-
nisseur une créance enregistrée au débit du compte « 40. Fournisseurs - avances et acomptes
versés », qui est un compte d'actif.
A réception des biens ou services achetés, on annule l'avance ou l'acompte par le crédit de ce
compte. Le Plan OCAM n'admet pas la compensation entre ces créances et les opérations habi-
tuelles avec les fournisseurs qui sont enregistrées dans le compte « 40. F », compte de passif.
(Principe de non compensation).
Exemple : le 20/3, on passe commande d'un lot de 520 704 FCFA de fournitures. On les reçoit
accompagnées de la facture le 14/4. Il est convenu qu'on paye un acompte de 10 % à la commande,
40 % à la livraison, et le reste à trente jours fin de mois du jour de la livraison (inventaire inter-
mittent ; les paiements sont effectués par chèque).

40 F avances et acomptes versés 52 070


56 àBQ 52 070

39 Achat (fournitures) 520 704


40 à F avance du 20/3 annulation 52 070
40 F reste dû 260 352
56 BQ 208 282

40 F 260 352
56 àBQ 260 352

Remarques :
- le 20/3, on enregistre normalement l'émission du chèque par le crédit du compte « 56. BQ » ;
en contrepartie, on ne peut pas débiter un compte d'achat ou de stock puisque les fournitures com-
mandées ne sont pas encore propriété de l'entreprise ; c'est pour cette raison qu'on utilise le compte
d'actif « Fournisseurs - avances et acomptes versés ».
- le 14/4, les fournitures entrent dans le patrimoine de l'entreprise, et on les enregistre au compte
« 39. Achats » ; en contrepartie, on constate le chèque de 208 282 émis pour règlement des
40 % à la réception, et on met en compte le reste (soit 260 352) par le crédit du compte
« 40. F » ; de plus, comme l'acompte du 20/3 n'a plus de raison d'être, on l'annule par le crédit
du compte « 40. Fournisseurs -avances et acomptes v e r s é s » ; enfin, le 31/5, on a
l'enregistrement habituel du règlement d'une dette à un fournisseur.

A.1.4.2.2. Avances et acomptes reçus d'un client


De la même façon, les avances et acomptes reçus des clients sont des dettes vis-à-vis des
clients, enregistrées dans un compte particulier, le compte « 41. Client - avances et acomptes
reçus », qui est un compte de passif ; lors de la livraison des biens ou services au client, on
annule l'avance ou l'acompte ; il n'y a pas compensation avec le compte « 41. Client », dans
lequel on enregistre les opérations habituelles.

58
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES

Exemple : dans la comptabilité du fournisseur, l'exemple précédent sera enregistré ainsi :

56 BQ 52 070
41 à Clients Avances et acomptes
reçus 52 070

1A/4

41 Clients 260 352


41 Clients. Avances et acomptes reçus 52 070
56 BQ 208 282
70 à VM 520 704

56 BQ 260 352
41 à Clients 260 352

- le 20/3, l'entreprise enregistre la réception du chèque, et constate que celui-ci est la contrepartie
d'un acompte versé par le client : à ce moment, l'entreprise a une dette envers lui car
l'encaissement ne correspond pas à une vente (elle n'est pas encore réalisée).
- le 14/4, l'entreprise expédie les marchandises, accompagnées de la facture qui atteste la vente. On
peut à présent l'enregistrer dans le compte 70.
En contrepartie, on constate :
- le paiement partiel reçu,
- la créance sur le client (260 352) et
- l'annulation de l'acompte (52 070),
- le 31/5, enregistrement de l'encaissement du solde.
Remarques sur le paragraphe A.1.4.2. :
1. Les avances et acomptes sur commandes d'immobilisation en cours font l'objet d'un enre-
gistrement particulier (voir chapitre V).
2. Ce paragraphe illustre parfaitement la notion de réciprocité des comptes. Des comptes réci-
proques sont des comptes qui enregistrent dans les livres des deux parties (le client et son fournis-
seur) le même flux qui les relie. Aussi, dans l'exemple ci-dessus, les écritures passées chez le four-
nisseur sont exactement l'inverse de celles enregistrées chez le client.

A.l.4.3. Charge et paiement immédiat. Paiement différé. Dettes et créances


Dans l'exemple du paragraphe A. 1.4.2.1., nous avons vu que l'enregistrement de l'achat (le 14/
4) était différé de celui du paiement (le 31/5). Dans les relations commerciales, il est courant en
effet d'obtenir un délai de règlement. En comptabilité, on veillera bien à ne pas confondre une
transaction à crédit avec un règlement au comptant.

A.1.4.3.1. Charge (ou achat) et paiement immédiat


Une telle opération comptable ne présente aucune difficulté : la charge (ou l'achat) est consta-
tée par le débit du compte concerné, et le paiement par le crédit d'un compte de la classe 5
(« 53. Effets à payer », « 56. BQ », « 57. C »).

59
L'ENREGISTREMENT DES OPERATIONS COURANTES

Exemple : paiement de la police d'assurance (compte « 64. Charges et pertes diverses »), par chè-
que.

64. CPD 56. BQ

1 000 | | 1 000

A.1.4.3.2. Enregistrement d'une charge (ou d'un achat) paiement différé


Cette opération n'est pas plus difficile, mais elle requiert un minimum d'attention, car elle se
déroule en deux temps.
- Enregistrement de la charge, et constatation de ¡a dette
On reprendra le même exemple qu'en A.l.4.3.1., mais la dette ne sera payée que plus tard.
64. CPD 40. F

1 000 | | 1 000

Le compte « 40. Fournisseurs » représente ici un fournisseur de services divers occasionnant


des charges, en l'occurence l'assureur. A ne pas confondre avec les fournisseurs de marchandises ou
de fournitures, ou encore avec les fournisseurs d'immobilisations. Ici aussi, il convient de subdivi-
ser le compte 40 en autant de comptes que nécessaire.
- Paiement de la dette
Exemple : un mois plus tard, l'entreprise envoie un chèque à son assureur en règlement de sa
police d'assurance.
40. F 56. BQ

1 000 | | 1 000
Le paiement annule la dette. Il faut par conséquent débiter le compte 40 pour le solder, par le
crédit du compte 56. Si on considère ensemble les deux écritures ci-dessus, on voit que le
compte 40 a été successivement crédité puis débité de 1 000. Ces deux mouvements se compen-
sent. Après la seconde écriture, il ne subsistera ainsi que le mouvement :

64. CPD 56. BQ

1 000 | | 1 000

comme en A.l.4.3.1., avec cette différence que l'opération a été étalée dans le temps au moyen
du compte 40.

A.1.4.3.3. Une erreur à éviter


Lors du paiement, ne pas débiter le compte « 64. CPD » par le crédit du
compte « 56. BQ », c'est-à-dire repasser l'écriture A.l.4.3.1. Une telle erreur peut être
décomposée ainsi, avec les conséquences suivantes :
1. Enregistrement de la dette (écriture correcte)
64. CPD 40. F

1 000 1 000

60
L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPÉRATIONS COURANTES

2. L'erreur
64. CPD 56. BQ

1 000 | 1 1 000

3. La conséquence
a) Le compte 64 enregistre deux fois la somme de 1 000, comme si les charges d'assurance
s'élevaient à 2 000, alors qu'elles ne se montent qu'à 1 000.
b) Le compte 40 n'est pas soldé, ce qui signifie que la dette envers l'assureur reste enregis-
trée, comme si l'entreprise lui était toujours redevable de 1 000, ce qui n'est bien sûr pas le cas.

A.2. L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPERATIONS COU-


RANTES

Nous consacrons les paragraphes qui vont suivre aux opérations courantes qui ne justifient pas,
à un niveau de non spécialistes, plus d'approfondissement dans un premier temps. Néanmoins, ce
sont des opérations dont l'enregistrement comptable doit pouvoir être maîtrisé. Nous les distingue-
rons selon qu'elles concernent les comptes du bilan, les comptes de charges et de produits, ou
qu'elles consistent en opérations de contrôle et de correction.

A.2.1. Les opérations courantes se rapportant à des comptes du


bilan
A.2.1.1. Les prêts et les emprunts
Attention au vocabulaire à utiliser ! On dit qu'il y a prêt lorsque c'est l'entreprise qui prête de
l'argent, et emprunt lorsque c'est à elle que l'on prête (par exemple la banque).

A . 2 . 1 . 1 . 1 . Les prêts
Le Plan OCAM distingue les prêts selon la durée pour laquelle ils sont consentis par
l'entreprise.
- Les prêts à long et moyen terme
Sont considérés comme prêts à long et moyen terme les prêts à plus d'un an.
On les enregistre au débit d'un compte d'actif immobilisé, « 25. Prêts et autres créances à
long et moyen terme », car il s'agit d'une créance non immédiatement disponible pour l'entreprise.
Exemple : l'entreprise KOUASSI prête 1 000 000 FCFA à une autre entreprise, KOFFI. Chez
Kouassi, on enregistre :
25. Prêts à LMT 56. BQ

1 000 000 1 000 000

Nota : les dépôts et cautionnements versés à des tiers à titre de garantie ou de caution, sont enre-
gistrés dans le même compte s'ils sont à plus d'un an.

61
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

- Les prêts à moins d'un an


Ils sont enregistrés au débit d'un compte financier « 51. Prêts à moins d'un an ».
Exemple : Kouassi prête 200 000 F à un employé, remboursables dans 6 mois.
51. Prêt à moins d'un an 56. BQ
200 000 | I 200 000
Nota : les dépôts et cautionnements versés à moins d'un an, ne s'enregistrent pas dans le
compte 51, mais au débit du compte « 46. Créditeurs divers ».

A.2.1.1.2. Les emprunts


Comme les prêts, les emprunts sont distingués selon leur durée.
- Les emprunts à long et moyen terme
Ce sont les emprunts contractés par l'entreprise pour une durée supérieure à un an.
Ils sont enregistrés au crédit du compte « 17. Autres emprunts et dettes à long et moyen
terme », qui fait partie des capitaux à long et moyen terme, car ils constituent une ressource
durable pour l'entreprise.
Exemple : TIDJANI emprunte 5 000 000 FCFA à sa banque, à rembourser dans 5 ans.
56. BQ 17. EMPRUNTS LMT
5 000 000 I | 5 000 000

Nota : les dépôts et cautionnements reçus à plus d'un an sont enregistrés dans ce compte, car
l'entreprise a une dette à long terme envers le tiers qui a versé le dépôt ou la caution.
- Les emprunts à moins d'un an
Ils sont enregistrés au crédit d'un compte financier « 50. Emprunts à moins d'un an ».
Exemple : TIDJANI emprunte 300 000 FCFA à sa banque, à rembourser dans 4 mois.
56. BQ 50. EMPRUNTS à moins d'un an
300 000 | I 300000

Nota : les dépôts et cautionnements reçus à moins d'un an sont enregistrés au crédit du compte
« 46. Débiteurs divers », et non pas au crédit du compte 50.
En résumé, retenons que les prêts sont à l'actif et les emprunts au passif, le long et moyen
terme en haut du bilan, le court terme en bas.
Une précision : dans les quatre comptes ci-dessus, on n'enregistre que les mouvements concer-
nant les emprunts, les prêts, et les remboursements. Les intérêts sont enregistrés à part dans les
comptes 67.1 et 77. IDR selon qu'ils sont versés ou perçus, (cf. ci-dessous paragraphe A.2.2.3.).

A.2.1.2. Les titres


Les titres se composent d'actions (droits de propriété sur une entreprise) ou d'obligations (droits
de créance sur une entreprise). Le Plan OCAM les distingue en long terme et en court terme.

A . 2 . 1 . 2 . 1 . Les titres à long terme


Ils sont enregistrés au débit du compte « 26. Titres (autres que les titres à court terme) ». Le
Plan OCAM les définit comme des titres qu'il n'est pas dans les intentions de l'entreprise de céder
dans un délai inférieur à un an, et dont la possession durable est utile à l'activité de l'entreprise.

62
L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPÉRATIONS COURANTES

Lorsque ces titres permettent d'exercer une certaine influence dans la société qui les a émis, on
les appelle titres de participation. Les autres titres sont dénommés titres de placement.
A l'acquisition, les titres à long terme sont évalués à leur prix d'achat. Les frais accessoires
d'achat sont exclus de cette valeur, et comptabilisés au débit du compte « 63. Services consom-
més » (taxes, courtages, commissions).
Exemple : BITEMO achète par l'intermédiaire de sa banque 100 actions d'une valeur unitaire de
20 000 FCFA, dans le but de contrôler la Société Africaine de Commerce. La banque lui compte
5 500 FCFA de frais d'achat.
Enregistrement de l'opération au journal

26 Titres (autres que titres à court terme) 2 000 000


(100 x 20 000)
63 Services consommés 5 500
56 Banque 2 005 500

A . 2 . 1 . 2 . 2 . Les titres à court terme


Ce sont des titres acquis par l'entreprise comme placements temporaires de liquidité, pour en
retirer un revenu direct ou une plus-value. En cas de nécessité, ces titres (actions, obligations, bons
de caisse, bons du Trésor) sont réalisables immédiatement. Ils constituent donc des placements
financiers, enregistrés au débit du compte « 52. Titres à court terme ».
Les règles d'évaluation sont identiques à celles exposées dans le paragraphe précédent.
Si dans l'exemple ci-dessus il s'agissait de titres à court terme, on remplacerait le compte 26
par le compte 52, le reste étant inchangé.
Une précision : lorsque l'entreprise vend des titres (qu'ils soient à court terme ou non), elle
doit utiliser le mécanisme comptable des cessions d'immobilisations (voir chapitre V).

A.2.1.3. Le fonctionnement du compte capital


Le compte « 10. Capital » est un compte de passif qui enregistre au crédit le montant des
apports de l'entrepreneur individuel, ou des associés dans le cas d'une société. Dans le premier
cas, le Plan OCAM, parle de capital personnel, dans le second cas, c'est un capital social.
Ce dernier subissant peu de variations (qui relèvent de toute façon de la comptabilité des sociétés),
nous n'étudierons que le cas du capital personnel de l'entreprise individuelle.
Le compte « 10. Capital personnel » est sujet à de fréquentes variations :
- lorsque l'entrepreneur effectue des versements (compte 10 crédité, c'est une augmentation d'un
compte de passif)
- lorsque l'entrepreneur effectue des prélèvements (compte 10 débité). En effet, un exploitant indi-
viduel ne touche pas de rémunération, mais prélève sur sa caisse ou sa banque selon ses besoins,
comme s'il anticipait les bénéfices futurs.
Exemple 1 : le 10/2, MBIAYE crée une entreprise. Il apporte un capital de 10 000 000 FCFA,
composé ainsi :
- Fonds de commerce 3 000 000
- Matériel 4 000 000
- Marchandises 2 000 000
- Dépôt en banque 1 000 000

63
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

Enregistrement au journal
10/2

20 Frais et valeurs incorporelles immobilisés 3 000 000


22 Autres immobilisations corporelles 4 000 000
30 Marchandises 2 000 000
56 Banque 1 000 000
10 à Capital personnel 10 000 000

Remarque : le fonds de commerce est un élément d'actif, (« 20. Immobilisations incorporelles »),
constitué par la clientèle, l'achalandage, le droit au bail, le nom commercial, l'enseigne.
Sa valeur est fonction du bénéfice potentiel attaché à la clientèle ou à l'emplacement de
l'entreprise.
Attention : un fonds de commerce créé par le commerçant ne peut pas être enregistré au
compte 20, puisqu'il n'y a pas eu de dépense pour l'acquérir. Dans notre exemple, l'apport par
MBIAYE d'un fonds de commerce signifie donc qu'il vient de l'acheter avec son argent personnel.
Exemple 2 : le 15/3, MBIAYE retire 100 000 FCFA de la banque pour ses besoins et ceux de sa
famille.

10. Capital personnel 56. BQ

100 000 100 000

En fin d'exercice, le solde du compte « 10. Capital » figure au passif du bilan. Si ce solde est
débiteur, cela signifie que le commerçant a effectué des prélèvements plus élevés que le montant
du capital. On l'inscrit quand même au passif, précédé d'un signe négatif.

A.2.2. Les opérations courantes se rapportant à des comptes de


gestion

A.2.2.1. Mise au rebut : destruction, déchets et rebuts commercialisables


Attention au terme « rebut » ! Il est employé dans des expressions proches, mais différentes,
et qu'il ne faut pas confondre. Commençons par une définition : les déchets et rebuts sont des rési-
dus de toutes natures (y compris ceux provenant de la production) impropres à une utilisation ou à
un écoulement normal (cf. Plan OCAM, p. 97) : découpes de métal, copeaux de bois, marchan-
dises ou produits en très mauvais état.
Quand les déchets et rebuts ont une certaine valeur (valeur probable de réalisation), on les
comptabilise dans un compte de stock, le compte « 32. Déchets et Rebuts » (cf. Plan OCAM,
pp. 93, 97) s'ils ne peuvent être normalement introduits dans la nomenclature des biens et services
de l'entreprise.
D'un autre côté, quand des marchandises ou produits sont totalement irrécupérables, on les
jette ; ou, comme on dit aussi, on les détruit, on les met au rebut. Dans ce cas, on enregistre la
perte au débit du compte 064. CPD (HE) comme toutes les pertes d'actif non immobilisé (cf. Plan
OCAM, p. 156). Attention ! la mise au rebut ne s'enregistre pas dans le compte
32. DR ; ce dernier enregistre seulement les stocks de déchets et rebuts commercialisables.

64
L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPERATIONS COURANTES

Exemple 1 : dans l'atelier de fabrication des produits finis, on récupère des copeaux de métal que
l'on pense vendre au poids pour une valeur de 1 254. Lorsqu'on les met en stock, à l'inventaire per-
manent, on enregistre :
32. DR 72. PS

1 254 | | 1 254

Si, plus tard, on les vend pour 1 189 (vente en compte), en enregistre :

41. CL 071. PV 32. DR 72. PS

1189 1189 1 254 1 254

si on considère qu'une telle vente ne fait pas partie de l'exploitation courante.


Exemple 2 : à la suite du retour sur vente du 19/4 (voir l'exemple A.1.4.1.3. ci-dessus)
l'entreprise jette 27 cartons de produits finis retournés, en stocke 45 comme déchets et rebuts com-
mercialisables pour une valeur de réalisation estimée à 6 200, et vend (en compte) le reste avec un
rabais de 40 % sur le prix de vente normal. Toutes ces transactions sont effectuées le 25/4.
Calculs et enregistrement : on procédera en quatre étapes :
- rappel : la valeur au prix de vente normal d'un carton est 1 427, et sa valeur au coût de produc-
tion est 75 % x 1 427 = 1 070,25.
- mise au rebut de 27 cartons ; il s'agit d'une mise au rebut définitive, on jette les PF en ques-
tion ; le stock de PF, qui est évalué au coût de production, diminue de 27 x 1 070,25 = 28 897,
d'où l'enregistrement :
064. CPD (HE) 35. PF

28 897 | | 28 897
- stockage de 45 cartons comme rebuts commercialisables : les PF en question sont évalués en
stock à 45 x 1 070,25 = 48 161 ; ils sont stockés comme rebuts pour 6 200 ; on doit donc
constater une perte de 48 161 - 6 200 = 41 961 ; d'où l'enregistrement :
32. DR 064. CPD (HE) 35. PF

6 200| 419611 |48 161


- il reste 62 cartons, qui sont vendus avec rabais ; leur prix de vente normal est
62 x 1 427 = 88 474 ; le rabais s'élève à 40 % x 88 474 = 35 390, le net commercial vaut
donc 88 474 - 35 390 = 53 084 ; d'où l'enregistrement :
71. PV 41. CL

53 084 53 084
Par ailleurs, comme on est à l'inventaire permanent, il faut enregistrer la sortie de stock d'un
montant de 62 x 1 070,25 = 66 356 ; d'où l'enregistrement :
72. PS 35. PF

66 536 | | 66 356
Enregistrement au journal : l'enregistrement des différentes transactions de l'exemple
vient d'être effectué ci-dessus en utilisant les comptes schématiques : on le reprend ci-dessous sous
la forme sous laquelle il apparaît au Journal, en regroupant en une ligne les trois écritures au crédit
du compte 35. PF, et en une ligne les deux écritures concernant le compte 064. CPD (HE) :

65
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

25/4

41 53 084
71 53 084

32 DR rebuts commercialisâmes 6 200


064 CPD (HE) perte totale 70 858
72 PS (déstockage correspondant à la vente) 66 356
35 à PF (sortie de stock) 143 414

Dans cet enregistrement au Journal, on commence par l'aspect externe des transactions : vente
et créance sur le client : puis, dans un deuxième temps, on traite en une fois tout le reste :
- tous les PF retournés par le client le 19/4 sortent du stock, donc on enregistre
134 x 1 070,25 = 143 414 au crédit du compte 35. PF.
et, en contrepartie de cette sortie de stock, on a :
- 6 200 de rebuts commercialisables,
- 66 356 de déstockage correspondant à la vente,
- et le reste est perdu ; la valeur de ce reste est : 143 414 - 6 200 - 66 356 = 70 858

A.2.2.2. Opérations en monnaies étrangères


Les créances et dettes en monnaies étrangères sont enregistrées pour leur valeur en monnaie
nationale calculée au cours du jour de la transaction.
Lors du règlement, si le cours a varié, on constate ce qu'on appelle une « différence de
change » ; cette différence s'enregistre au compte 064. CPD (HE) ou 074. PPD (HE) selon qu'il
s'agit pour l'entreprise d'une différence négative ou positive.
Exemple 1 : le 12/2/1985, on vend pour 720 000 US $ de marchandises (inventaire intermittent,
vente en compte). Le client paye le 11/4 en dollars ; le dollar est à 501 FCFA le 12/2, et à
473FCFA le 11/4.

Calculs
Valeur au 12/2 360 720 000
Valeur au 11/4 340 560 000
D'où une perte de 20 160 000

Enregistrement du 11/4

56. BQ 064. CPD (HE) 4 1 . CL

340 560 000 20 1 6 0 0 0 0 [ 360 720 000

En fin d'exercice, si l'entreprise constate des pertes probables de change pouvant se réaliser au
cours de l'exercice suivant, elle doit constituer une provision pour perte de change (compte
« 019. Provisions pour charges et pertes »), en respect du principe de prudence.
Cette question sera traitée au chapitre VII.

66
L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPÉRATIONS COURANTES

A.2.2.3. Les intérêts des prêts et des emprunts

A.2.2.3.1. L'enregistrement des intérêts reçus


Les intérêts reçus sur les prêts accordés s'enregistrent distinctement. Une erreur à ne pas com-
mettre serait de les imputer au compte de prêts (n° 25 ou n° 51). En effet, ils constituent des pro-
duits financiers (rémunération de l'argent prêté).
Exemple : reprenons le cas présenté en A.2.1.1.1. On suppose que un an plus tard, KOUASSI
reçoit un chèque, d'un montant de 5 500 000 FCFA envoyé par KOFFI qui rembourse la moitié
de sa dette (5 000 000) majorée des intérêts (500 000).

56. BQ 25. Prêt à LMT 77.IDR


5 500 000 5 000 000 |5 0 0 0 0 0

- le compte 25 est crédité de 5 000 000 (compte d'actif, il diminue au crédit). Son solde est à pré-
sent débiteur de 10 000 000 - 5 000 000 = 5 000 000.
- le compte « 77. Intérêts et dividendes reçus » enregistre au crédit le produit financier qu'est
l'intérêt.
- si on créditait le compte 25 de 5 500 000, on commettrait une lourde erreur, car il n'en résulte-
rait aucun enrichissement pour l'entreprise.
Ainsi, on aurait l'erreur ci-dessous :

25. Prêts LMT

Prêt accordé 10 000 000 5 500 000 chèquereçu


4 500 000 S.D.

10 000 000 10 000 000

Le solde débiteur de 4 500 000 signifierait que KOFFI ne doit plus que le remboursement de
cette somme, et qu'il aurait déjà restitué le prêt à hauteur de 5 500 000, ce qui n'est pas le cas. Par
ailleurs, aucun produit financier ne vient enrichir KOUASSI, comme s'il voulait accepter de prêter
de l'argent sans intérêt. Ce n'est pas non plus le cas.

Nota : le principe est identique pour les prêts à moins d'un an.

A.2.2.3.2. L'enregistrement des intérêts versés


Dans le cas du remboursement d'emprunt, majoré des intérêts, on suit le principe exposé dans
le paragraphe ci-dessus.
Exemple : reprenons le cas A.2.1.1.2., emprunts à moins d'un an. Quatre mois plus tard,
TIDJANI rembourse les 300 000 FCFA, majorés de 10 000 FCFA d'intérêts et de 1 000 FCFA
de frais bancaires.

50 Emprunts à moins d'un an 300 000


63 Services consommés 1 000
67 Intérêts 10 000
56 B anque 311 000

67
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

- les intérêts versés constituent une charge financière, distincte du remboursement d'emprunt lui-
même. On vérifie bien qu'en débitant le compte 50, celui-ci est soldé (ce qui ne serait pas le cas si
on enregistrait 310 000, soit emprunt + intérêt).
- les frais bancaires sont également à enregistrer séparément : ils constituent des charges et sont
donc indépendants du compte 50, mais ce ne sont pas des charges financières.

A.2.3. Les opérations courantes de contrôle et de correction


A.2.3.1. Correction d'erreurs
Lorsque, dans un enregistrement comptable, on a commis une erreur, il faut corriger. Pour ce
faire, on peut employer la méthode dite par « contrepassation » : on annule l'écriture fausse en
faisant appel aux mêmes comptes, que l'on débite pour annuler les crédits, et que l'on crédite pour
annuler les débits : puis on passe l'écriture correcte.
Rappel : le Plan OCAM exige que les livres comptables soient tenus sans ratures.
Exemple : le 4/11, on règle en espèces 750 à l'imprimeur pour des dépliants publicitaires, mais par
erreur on inscrit au Journal :
.4/11

63 ASC (dépliant publicitaires) 570


57 à Caisse 570

et on reporte l'écriture dans les comptes n° 57 et 63 du Grand-Livre. Il s'agit ici d'une erreur de
montant : on a inversé les chiffres en inscrivant 570 au lieu de 750. Quand on s'aperçoit de
l'erreur, le 8/11, il faut enregistrer la correction suivante :

.8/11

57 Caisse 570
63 à ASC (annulation de l'erreur
d'enregistrement du 4/11) 570

8/11

63 ASC (dépliants publicitaires) 750


57 à Caisse (bon de caisse n0...) 750

Chacune de ces écritures doit ensuite être enregistrée dans les comptes du Grand Livre.
Il existe d'autres méthodes de correction d'erreurs : méthode algébrique, méthode par différence,
etc. Nous ne les présenterons pas ici.

A.2.3.2. État de rapprochement bancaire

A.2.3.2.1. Intérêt de l'état de rapprochement bancaire


Cette opération comptable permet de vérifier la concordance du compte « 56. BQ » de
l'entreprise avec celui de l'entreprise tenu par la banque.
L'état de rapprochement est une nécessité, car lorsque l'entreprise reçoit le relevé bancaire, le
solde qui y figure diffère généralement de celui du compte « 56. BQ » tenu par le comptable de
l'entreprise. En effet, le relevé bancaire peut faire apparaître des mouvements ignorés par

68
L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPÉRATIONS COURANTES

l'entreprise (agios, frais prélevés par la banque, virement effectué par un client). Par ailleurs, des
chèques émis par l'entreprise peuvent ne pas encore avoir été encaissés par les fournisseurs au
moment où la banque a établi son relevé, alors que le compte « 56. BQ » de l'entreprise a déjà été
crédité.
Pour accorder les deux comptes, il est nécessaire d'établir un état de rapprochement bancaire,
qui offre en outre l'avantage de faire apparaître d'éventuelles erreurs.

A.2.3.2.2. Méthode pour l'élaboration d'un état de rapprochement bancaire


1. Tracer le tableau à 5 colonnes (voir infra 8).
2. Reporter, dans les colonnes consacrées aux comptes de l'entreprise et dans celles consa-
crées aux comptes de la banque :

DEBIT CREDIT

- soit total débit et total crédit


- soit solde débiteur ou solde créditeur

3. Repérer les transactions qui sont enregistrées chez l'entreprise, mais pas dans les livres de
la banque : enregistrer ces transactions dans les colonnes consacrées aux comptes de la banque.
Remarque : attention à la réciprocité des comptes ! En effet, le compte de l'entreprise, tenu par la
banque, fonctionne comme un compte « fournisseur » (le client de la banque doit être considéré,
du point de vue des comptes de la banque, comme un « fournisseur d'argent »). Par conséquent,
toute augmentation de son compte se fait au crédit ; toute diminution au débit.
4. Repérer les transactions qui figurent sur le relevé, mais qui ne sont pas enregistrées dans
les livres de l'entreprise ; enregistrer ces transactions dans les colonnes consacrées aux comptes de
l'entreprise.
5. Reporter les corrections d'erreurs dans les colonnes appropriées.
6. Calculer les totaux.
7. Calculer les soldes, qui doivent être du même montant : l'un débiteur (sauf découvert, il
s'agit de celui du compte « 56. BQ » de l'entreprise), l'autre créditeur (sauf découvert, il s'agit de
celui de l'entreprise à la banque : principe de réciprocité des comptes).
8. Présentation suggérée
État de rapprochement bancaire au ... 19...
COMPTE COMPTE
LIBELLÉS « 56. BQ » CHEZ « ENTREPRISE X »
L'ENTREPRISE X A LA BANQUE
D C D C
1. Report des soldes : l rc hypothèse
X

2e hypothèse
X
X

X X X

2. Opérations enregistrées chez l'entreprise X, et


pas à la banque
3. Opérations enregistrées à la banque (= relevé
bancaire), et pas chez l'entreprise
X X X

X X X

4. Erreurs ou omissions
X

TOTAUX TD TC TD TC
SOLDES SD se

69
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

A.2.3.2.3. Écritures de régularisation


Lorsqu'apparaissent sur le relevé bancaire des opérations enregistrées par la banque, et ignorées
de l'entreprise, il convient de régulariser la situation des comptes de l'entreprise en les enregistrant
au Journal, puis en les reportant dans les comptes.
Attention ! N'enregistrer que les opérations figurant sur le relevé bancaire et pas dans les
comptes de l'entreprise (lignes (3) et éventuellement (4) du tableau ci-dessus). Ne surtout pas enre-
gistrer une deuxième fois des opérations déjà comptabilisées par l'entreprise, sous prétexte qu'elles
ne figurent pas sur le relevé bancaire (lignes 2). L'entreprise établit un état de rapprochement ban-
caire pour mettre à jour sa comptabilité, pas celle de sa banque.

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes

Rappelons que dans les sujets ci-dessous nous avons volontairement exclu l'enregistrement des
taxes (TVA, TCA).

B.l. THÈME TRAITÉ :

État de rapprochement bancaire.

Sujet :
Dans la balance de vérification du 31 mars 1988 établie par le comptable de la Société Gabo-
naise Industrielle et Commerciale (SGIC), on relève pour le compte « 56. Banque » :

- débit 96 073 500 FCFA,


- crédit 95 758 000 FCFA.
L'extrait de compte envoyé par la banque fait apparaître un solde créditeur de 192 600 FCFA
au 31 mars. Le pointage permet de constater que :
* Un chèque de 42 500 FCFA à l'ordre du fournisseur Mamadou n'a pas été présenté à la banque
par son bénéficiaire ;
* Le virement bancaire de 93 500 FCFA effectué par le client Aba n'a pas été comptabilisé chez
la SGIC ;
* Des chèques remis à l'encaissement (141 000 FCFA) ne figurent pas sur le relevé ;
* Un chèque à l'ordre du fournisseur Mavoungou a été comptabilisé pour 68 000 FCFA ; l'extrait
de compte et la souche du chèque indiquent un montant de 81 500 FCFA.
Le relevé de compte est accompagné :
- d'un avis de débit correspondant à un virement en monnaie étrangère demandé par la SGIC au
bénéfice d'un de ses fournisseurs, pour un montant de 93 750 FCFA ; cette opération n'a pas été
enregistrée par la SGIC.
- d'un avis de crédit pour encaissement de coupons1 (7 000 FCFA).

(1) Un coupon (ou coupon d'intérêts) est la partie attachée à un titre (action ou obligation). A l'échéance,
les intérêts sont versés au porteur du titre en échange du coupon. Généralement, le porteur de titres charge sa ban-
que de procéder à l'encaissement des coupons. Celle-ci peut lui compter une commission en rémunération du service
rendu.

70
SUJETS D'EXERCICES

- d'un chèque émis par le client Hossein (15 000 FCFA). Ce chèque avait été remis par la SGIC
à sa banque pour encaissement le 26 mars. La banque le retourne à la SGIC pour défaut de provi-
sion sur le compte de Hossein.
- d'un avis de débit pour droit de garde de titres (2 650 FCFA).

Travail demandé :
Présentez l'état de rapprochement bancaire permettant d'établir la concordance des soldes au
31 mars, puis les écritures de régularisation nécessaires à passer au Journal.

B.2. THÈMES TRAITÉS :

Enregistrement de transactions au Journal, Grand-Livre, état de rapproche-


ment bancaire et écriture de régularisation, balance. Inventaire permanent.
Sujet :
Vous trouverez ci-dessous les opérations effectuées par la Société Générale Ivoirienne de Com-
merce (SGIC) au cours du mois de décembre. Cette entreprise utilise la méthode de l'inventaire per-
manent : le prix de vente des marchandises est égal à leur coût d'achat majoré de 37 % ; même
s'ils sont de faible montant, les achats de matières et fournitures sont stockés : ils ne sont pas con-
sidérés comme consommation immédiate. Les consommations calculées seront arrondies au FCFA
le plus proche.
El 1/12 : divers apports des actionnaires : apport sur compte bancaire (5 000 000 FCFA),
immeuble (30 000 00), mobilier et matériel de bureau (5 000 000), apport en espèces
(1 000 000).
E2 3/12 : achat de marchandises (2 000 000) payable à 30 jours fin de mois.
E3 5/12 : achat de fournitures de bureau (250 000 FCFA, en espèces).
E4 8/12 : vente de marchandises au client SIGAB (1 200 000) ; SIGAB règle le tiers au
comptant par chèque ; le reste est porté en compte.
E5 15/12 : reçu les factures d'eau et d'électricité (150 000, payés par chèque), et de téléphone
(80 000, payables dans quelques jours).
E6 16/12 : le premier lot de produits finis vient d'être stocké (1 800 000).
E7 18/12 : la moitié des produits finis stockés le 16/12 est vendue au client SIGAB
(1 250 000), en compte.
E8 19/12 : paiement, en espèces, de la facture de téléphone.
E9 21/12 : le relevé bancaire fait apparaître des frais de 15 000.
E10 22/12 : le client SIGAB règle par virement bancaire la moitié de sa dette du 8/12.
El 1 24/12 : achat de matières premières (750 000, par chèque) et de petit outillage (100 000 en
espèces).
E12 26/12 : un nouveau client, Industrie du Gabon, achète pour 500 000 de produits finis
(valeur au coût de revient : 350 000), et pour 720 000 de marchandises ; mode de paie-
ment : 50 % au comptant par chèque, le reste en compte ; pour être agréable à ce nouveau
client, la SGIC prend à sa charge les frais d'expédition, et règle le transporteur en espèces
(50 000).

71
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

E13 26/12 : paiement, en espèces, de la facture du maçon pour la réparation de la clôture


(250 000).
E14 27/12 : retrait d'espèces (1 500 000) au guichet de la banque.
E15 27/12 : achat d'une camionnette d'occasion pour le transport de la marchandise
(3 500 000), payée par chèque. L'assurance du véhicule, payée le même jour par chèque,
s'élève à 270 000.
E16 28/12 : des produits semi-ouvrés sont stockés ; valeur au coût de revient : 800 000.
E17 30/12 : paiement des salaires, par chèques : 925 000.
E18 30/12 : fournitures de bureau consommées : 100 000.

Travail demandé :
1. Passer les écritures au Journal du mois de décembre.
2. Présenter (sous forme schématique) l'ensemble des comptes du Grand-Livre, dans l'ordre
des numéros de compte, avec pour chacun les totaux et le solde.
3. Établir l'état de rapprochement bancaire, d'après les éléments suivants : le 3 décembre,
l'entreprise reçoit un relevé de compte bancaire arrêté au 31/11, sur lequel le solde est créditeur de
4 069 000.
Les transactions E12, E15 et E17 donnent lieu à des opérations bancaires qui ne figurent pas
sur le relevé.
Par ailleurs, on trouve sur le relevé deux opérations non encore enregistrées dans les livres de
l'entreprise : un prélèvement de 24 000 pour frais de garde de titres, et un virement de 714 000
effectué par un client.
Enfin, les matières premières réglées le 24/12 valent 756 000 FCFA : le relevé bancaire, le
talon de chèque et la facture concordent sur ce point ; l'inscription de 750 000 qui figure sur les
livres de l'entreprise est donc une erreur.
4. Passer au journal du 3 janvier les écritures de régularisation entraînées par la réception du
relevé bancaire.
5. Présenter la balance des comptes au 31 décembre.

B.3. THEMES TRAITES :


Enregistrement de transactions (comptes en T), Grand-Livre, compte à
colonnes mariées, état de rapprochement bancaire, balance. Inventaire per-
manent et inventaire intermittent.
Sujet :
Du 5 au 10 novembre, la Sénégalaise Générale d'Industrie et de Commerce (SGIC) a enregistré
les transactions El à E20 qui suivent. La SGIC utilise la méthode de l'inventaire permanent ; le
prix de vente des marchandises est égal à leur coût d'achat majoré de 37 % ; vous arrondirez la
valeur des stocks vendus à l'entier le plus proche, (ch = chèque).
El 5/11 : paiement de salaires : 27 610 (ch).
E2 5/11 : vente de marchandises 46 713 ; le client règle 30 000 au comptant (ch) ; le reste en
compte.
E3 5/11 : paiement à un hôtelier de frais pour une réception : 320 (ch).

72
SUJETS D'EXERCICES

E4 6/11 : paiement de la facture du garagiste : 450 (ch).


E5 6/11 : vente de marchandises : 17 820 (ch).
E6 6/11 : achat de marchandises : 9 730 (en compte).
E7 6/11 : achat de matières premières : 8 640 (ch).
E8 7/11 : achèvement et mise en stock d'un lot de produits finis (coût de production : 17 400).
E9 7/11 : achat d'une machine à écrire : 520 (200 au comptant par chèque, le reste en compte).
E10 7/11 : vente de produits : 37 800 (ch) ; leur coût de revient est de 24 300.
E l i : 7/11 : achat de petit outillage : 30 (espèces).
E12 7/12 : paiement de la facture de téléphone : 220 (ch).
E13 7/11 : paiement à la station service de la note pour consommation d'essence : 170 (ch).
E14 8/11 : l'atelier retire 12 100 de matières premières du stock pour mise en fabrication.
E15 8/11 : paiement d'honoraires à un expert : 143 (ch) ; on l'inscrira comme une charge
d'exploitation.
E16 8/11 : vente de marchandises : 4 510 (en compte).
E17 9/11 : règlement pour solde de son compte effectué par le client de la transaction E2 du 5/11
(ch).
E18 9/11 : paiement de frais de transport pour expédition : 63 (espèces).
E19 10/11 : virement de 54 000 effectué par la banque à notre profit pour réalisation d'un
emprunt à long terme.
E20 10/11 : retrait d'espèces en banque : 180.
Travail demandé :
1. Enregistrer les transactions El à E20 dans les comptes en T (une transaction à la fois).
2. Passer les écritures du 10 novembre au Journal.
3. Dans les comptes de l'entreprise, le solde du compte « 56. BQ » le 10 novembre au soir
est débiteur d'un montant égal à 72 790. L'entreprise reçoit le 12 novembre de la banque un extrait
de compte arrêté au 10 novembre, qui fait apparaître un solde créditeur de 78 082. Dans l'extrait de
compte ne figurent pas les règlements par chèques entraînés par les transactions E13 à E17. Par
contre, y figurent deux transactions qui ne sont pas dans les comptes de la SGIC :
- un prélèvement de 8 effectué pour frais bancaires ;
- un virement de 21 700 effectué par un client.
Établir l'état de rapprochement bancaire.
4. Passer au Journal du 12 novembre les écritures de régularisation entraînées par la récep-
tion de l'extrait de compte bancaire.
5. Le soir du 4 novembre, la SGIC a 54 210 en stock de marchandises. Quel est le montant
en stock au soir du 10 novembre ?
6. Établir la balance des mouvements pour la période du 5 au 10 novembre.
7. Présenter au Journal de la SGIC l'enregistrement des transactions El à E20 dans le cas où
la SGIC utilise l'inventaire intermittent ; pour alléger le travail, vous vous limiterez à enregistrer
celles des transactions pour lesquelles l'enregistrement à l'inventaire intermittent est différent de
l'enregistrement à l'inventaire permanent.

73
L'ENREGISTREMENT DES OPERATIONS COURANTES

B.4. THEMES TRAITES :


Achats, ventes, dettes en monnaie étrangère, avance sur commande,
emprunt, retour sur achat, transfert de frais.

El 3/1 : la Société Générale Industrielle du Cameroun (SGIC) commande des marchandises à un


fournisseur étranger ; ces marchandises valent 105 300 Deutsche Mark (DM) coût, assu-
rance et fret compris. La SGIC verse 15 % d'avance (commissions de change et de virement
= 6 712FCFA; 1 DM = 152,9 FCFA).
E2 15/1 : réception d'une commande de produits finis pour un montant de 7 084 000 FCFA
accompagnée d'un chèque de 2 000 000 FCFA pour avance à la commande.
E3 16/1 : emprunt à court terme de 10 000 000 FCFA ; la banque crédite la SGIC de cette
somme, diminuée de 24 720 FCFA pour frais de dossier.
E4 19/1 : expédition des produits finis (commande du 15/1) ; les frais de transport
(84 612 FCFA) et l'assurance-transport (32 600 FCFA) sont réglés le jour même
(chèques) ; ils ne sont pas facturés au client. Le montant de l'avance du 15/1 est déduit de la
facture n° 617 jointe à l'expédition. Le prix de vente des produits finis est égal à leur coût de
production majoré de 43 %.
E5 25/1 : achat de 540 caisses de fournitures à 12 700 FCFA pièce. Le fournisseur accorde une
remise de 2,4 % et un escompte de 2 % pour règlement comptant (chèque).
E6 6/2 : réception de la facture du transporteur (64 720 FCFA) relative au transport des fourni-
tures reçues le 25/1.
E7 7/2 : 27 caisses de fournitures reçues le 25/1 sont en mauvais état. La SGIC les retourne au
fournisseur ; les frais de transport (14 718) sont payés le jour même au transporteur. La
SGIC en demande le remboursement au fournisseur, mais n'est pas certaine qu'il acceptera.
E8 26/2 : arrivée des marchandises commandées le 3/1. Paiement de 35 % de leur valeur
(commission de change et de virement 15 824 FCFA ; 1 DM = 154,4 FCFA). Paiement
par chèque de 56 % de droits de douane sur la valeur des marchandises.
E9 28/2 : réception de la facture d'avoir relative au retour de fournitures du 7/2. Le fournisseur
inclus dans l'avoir le remboursement des frais de transport.
E10 4/4 : paiement par chèque de 10 542 724 FCFA pour remboursement de l'emprunt du 16/
1 et paiement des intérêts.
Eli 15/4 : le transporteur à qui la SGIC doit 64 720 FCFA (facture du 6/2) envoie une lettre
de rappel demandant que sa facture soit réglée au plus vite, en la majorant de 3 517 FCFA
pour frais de dossier et intérêts de retard. La SGIC lui adresse un chèque.
E12 25/4 : paiement du solde des marchandises commandées le 3/1 (commissions de change et
de virement 22 612 FCFA ; 1 DM = 153,8).
Travail à faire :
Enregistrer les transactions El à E12 au Journal de la SGIC, à l'inventaire permanent.

74
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.

Section C : Corrigés commentés


C l . CORRIGÉ DU SUJET B.l.
1. État de rapprochement bancaire (cf. A.2.3.2.)
Compte < 56. BQ » Compte « SGIC »
chez la SGIC à la banque
LIBELLÉS
D C D C

Report des soldes 315 500 192 600


1. Chez la SGIC, pas chez la
banque
* Chèque Mamadou 42 500
* Chèque à l'encaissement 141 000

2. Chez la banque, pas chez la


SGIC
* Client Aba 93 500
* Virement à l'étranger 93 750
* Coupons 7 000
* Chèque impayé (Hossein) 15 000
* Droits de garde de titres 2 650

3. Erreurs
* Chèque Mavoungou 13 500

TOTAUX 416 000 124 900 42 500 333 600

SOLDES 291 100 291 100

II s'agit de compléter, par l'état de rapprochement bancaire, les comptes « 56. BQ » et


« SGIC » pour pouvoir vérifier leur solde.

1.1. Compte « 56. BQ », chez la SGIC.


La SGIC ignorait l'existence de 5 opérations affectant son compte « banque ». Elle doit donc
les enregistrer, de la même façon que si elle en avait été avisée autrement que par le relevé bancaire.
Ainsi, le compte 56 doit être débité pour respectivement 93 500 (virement Aba) et 7 000
(encaissement de coupons). La SGIC créditera le compte 56 de 93 750 (virement à l'étranger)
15 000 (chèque impayé), et 2 650 (droits de garde de titres, c'est-à-dire frais bancaires).
Ces opérations n'ayant pas encore été enregistrées par la SGIC, elles feront
l'objet d'écritures au Journal.

1.2. Compte « SGIC » à la banque


Avant le 31/3/1988, date de la vérification, la SGIC a passé dans ses propres livres
deux écritures relatives à des opérations dont la banque n'avait pas encore été informée au moment
où avait été établi le relevé bancaire.
Ainsi, la SGIC a eu à créditer son compte « 56. BQ » de 42 500 (chèque Mamadou).
Si Mamadou avait présenté son chèque plus tôt à la banque, le relevé bancaire aurait porté au

75
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

débit 42 500 (attention à la réciprocité des comptes, voir A.2.3.2.2. : un crédit dans l'entreprise
est égal à un débit à la banque !). De la même façon, la SGIC a débité, avant le 31/3, son
compe 56 d'un montant de 141 000 (chèque à l'encaissement). Ces chèques apparaîtront sur le pro-
chain relevé bancaire, car celui reçu par la SGIC était sans doute déjà établi lorsque les chèques
furent remis à l'encaissement.
Débiter 141 000 dans le compte « 56. BQ » de la SGIC équivaut à créditer le compte
« SGIC » tenu par la banque, pour ce même montant.
L'opération de rapprochement bancaire consiste alors à faire comme si la SGIC complétait le
relevé qui lui est parvenu.

1.3. Erreurs
Le relevé bancaire fait apparaître l'existence d'une erreur dans la comptabilité de la SGIC : le
compte « 56. BQ » a été crédité de 68 000 par erreur, au lieu de 81 500. Pour rectifier l'erreur, la
SGIC créditera le compte « 56. BQ » de la différence (13 500). Une autre méthode de correction
d'erreur, également utilisable, a été vue en A.2.3.1.

2. Écritures de régularisation
31/3

56 BQ 93 500

41 CL ABA 93 500

40 93 750

56 BQ 93 750

56 BQ 7 000
77 IDR 7 000

41 Client Hossein (créance impayée) 15 000

56 BQ 15 000

63 ASC 2 650
56 BQ 2 650

40 F (rectification d'erreur) 13 500


56 BQ 13 500

Rappel : il ne faut enregistrer que les opérations ayant été réalisées, et n'ayant pas encore fait
l'objet d'écritures dans la comptabilité de la SGIC.

76
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

C.2. CORRIGE DU SUJET B.2.


Question 1 : Journal du mois de décembre
1/12
22 AIC 35 000 000
56 BQ 5 000 000
57 C 1 000 000
10 à Capital 41 000 000

Le capital de l'entreprise constitue ses ressources à l'origine. Comme toutes les autres res-
sources (dettes à MLT, dettes à CT, bénéfices mis en réserves), le capital est un compte de passif
du bilan, dont les contreparties se trouvent à l'actif (PASSIF DU BILAN = RESSOURCES DONT
DISPOSE L'ENTREPRISE).

31 2 000 000
40.3 2 000 000

L'entrée des marchandises se fait, à l'inventaire permanent, par le compte « 30. M » (voir
A. 1.1.1.). La contrepartie est le crédit d'un compte de tiers : il s'agit donc de l'augmentation d'une
dette (cf. chapitre I, paragraphe A.2.2.2.I.). Remarquez que le crédit du compte « 40. F » enre-
gistre toutes les dettes de l'entreprise vis-à-vis de ses fournisseurs, quelles que soient leurs
échéances.

5/12.
31 MF 250 000
57 àC 250 000
8/12
41 CL 800 000
56 BQ 400 000
70 àVM 1 200 000

60 CSV 875 912


30 M 875 912
On n'oublie pas, à l'inventaire perma-
nent, d'enregistrer lors de chaque vente
la sortie de stock. Ici
1 200 000 : 1,37 = 875 9 1 2 , 4 1
arrondi à l'unité la plus proche.
15/12.
61 MFC 150 000
56 àBQ 150 000

63 ASC 80 000
40.6 àF 80 000
L'eau et l'électricité sont considérés
comme consommations immédiates, le
téléphone comme un « autre service
consommé ».

77
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

16/12.
35 1 800 000
72 1 800 000

41 1 250 000
71 1 250 000

72.1 900 000


35 900 000

Le 16/12, des produits ont été stockés pour une valeur de 1 800 000 (coût du stock). La
valeur du stock vendu s'élève par conséquent à 1 800 000/2 = 900 000. Le prix de vente de ces
produits est donné (1 250 000) car le taux de marge (37 %) n'est applicable qu'aux marchandises.
En effet, les marchandises sont des biens achetés et revendus en l'état, sans transformation
(ex. : un supermarché achète de la bière en gros, qu'il revend au détail). Les produits finis sont des
biens fabriqués par l'entreprise, à partir de matières premières et/ou de produits semi-ouvrés. (Ex. :
une brasserie fabrique de la bière à partir d'eau, de malt, de houblon, etc). Le coût de fabrication des
produits finis est déterminé par la comptabilité analytique (comptes de la classe 9). C'est à partir
du coût de fabrication que l'entreprise déterminera son prix de vente lui laissant un bénéfice. La
comptabilité générale ne peut donc fournir aucun renseignement sur la détermination du coût de
fabrication des produits finis ; pour cette raison, celui-ci sera toujours considéré comme une don-
née dans le sujet.

19/12.
40.6 80 000
57 80 000

Attention à l'enregistrement lors du règlement d'une dette (cf. A. 1.4.3.).

21/12.

63 ASC 15 000
56 à BQ 15 000

22/12.

56 BQ 400 000
41 a CL 400 000

II s'agit bien de la moitié de la dette du client (800 000) et non de la moitié de la vente
(1 200 000), le client ayant déjà réglé une partie lors de l'achat. Le compte « 41. CL » doit par
conséquent être crédité de 400 000.

78
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.2.

.24/12.
31 MF 850 000
56 àBQ 750 000
57 àC 100 000
.26/12.
41 CL 610 000
56 BQ 610 000
70 àVM 720 000
71 àPV 500 000

72.1 PS 350 000


35 àPF 350 000

60 CSV 525 547


30 M 525 547

62 TC 50 000
57 àC 50 000

Ecriture du 26/12 :
1. Détermination du montant réglé au comptant : la SGIC vend au total pour 500 000 (PF)
plus 720 000 (M), soit 1 220 000. Le montant du chèque s'établit donc à 610 000, le solde
(610 000) étant porté en compte.
2. Il convient de distinguer d'une part, la vente de PF, et d'autre part, la vente de marchan-
dises, car il faut constater deux sorties de stock : la valeur de celle des PF est donnée (cf. E7), le
montant du déstockage de marchandises est déterminé comme en E4, soit
720 000 : 1,37 = 525 547.
3. Comptabilisation du paiement des frais de transport. Ce cas ne présente aucune difficulté,
puisque le transport reste à la charge de la SGIC.

.26/12
63 250 000
57 250 000

Les petites réparations, telles que celle proposée dans le sujet, sont comptabilisées parmi les
charges (classe 6). Les grosses réparations, qui prolongent la durée de vie de l'immobilisation, sont
considérées comme un investissement et sont comptabilisées dans les immobilisations (classe 2).
.27/12.
57 1 500 000
56 1 500 000

Cette écriture signifie que l'entreprise prélève sur le compte bancaire de la SGIC, en espèces,
une somme de 1 500 000 qui sera déposée dans la caisse de l'entreprise. Cette opération est néces-
saire lorsque l'entreprise prévoit des paiements en liquide et que les disponibilités en caisse sont
insuffisantes. D'un point de vue comptable, cela se traduit par une augmentation du compte
« 57. C », au débit (augmentation d'un actif, et par une diminution du compte « 56. BQ » au
crédit (diminution d'un actif).

79
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

,27/12.
22 AIC 3 500 000
56 àBQ 3 500 000

64 CPD 270 000


56 àBQ 270 000
28/12.
34 PSO 800 000
72.2 à PS 800 000

Cf. remarque suivant l'enregistrement de la transaction E6 du 16/12.


30/12.
65 925 000
56 925 000

61 100 000
31 100 000

La constatation de la consommation de fournitures de bureau s'enregistre au débit de 61. MFC,


par le crédit de 31. MF, qui constate ainsi la sortie de stock de fournitures.
.31/12.

TOTAL DU JOURNAL 60 341459 60 341 459

Ne pas oublier de totaliser la colonne débit et la colonne crédit, et de vérifier que D = C !

Question 2 : Le Grand-Livre
10. CP 22. AIC

se 41 000 000 41 000 000 35 000 000 38 500 000 SD


3 500 000
T 41 000 000 41 000 000
T 38 500 000 38 500 000

30 . M 31. MF

2 000 000 525 547 250 000 100 000


875 912 850 000 1 000 000 SD
598 541 SD
T 1 100 000 1 100 000
T 2 000 000 2 000 000

34. F
>SO 35. PF

800 000 800 000 SD 1 800 000 900 000


350 000
T 800 000 800 000 550 000 SD
T 1 800 000 1 800 000

80
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

40 .3. F 40.6. F
se 2 000 000 2 000 000 80 000 80 000

T 2 000 000 2 000 000 T 80 000 80 000


Compte soldé

41. CL 56. BQ
800 000 400 000 5 000 000 150 000
1 250 000 2 260 000 SD 400 000 15 000
610 000 400 000 750 000
610 000 1 500 000
T 2 660 000 2 660 000 se 700 000 3 500 000
270 000
925 000
T 7 110 000 7 110 000

57. C 60. CSV

1 000 000 250 000 875 912 1 401 459 SD


1 500 000 80 000 525 547
100 000
50 000 1 401 459 1 401 459
250 000
1 770 000 SD
T 2 500 000 2 500 000

61. MFC 62. TC


150 000 250 000 SD 50 000 50 000 SD
100 000
T 50 000 50 000
T 250 000 250 000

63. ASC 64. CPD

80 000 270 000 270 000 SD


15 000
250 000 270 000 270 000
345 000 SD
T 345 000 345 000 T

65. FP 70. V M

925 000 925 000 SD SC 1 920 000 1 200 000


720 000
925 000 925 000
T 1 920 000 1 920 000

81
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

7 1 . PV 72.1 . PS
se 1 750 0 0 0 1 250 000 900 000 1 800 000
500 000 350 000
se 550 000
T 1 750 000 1 750 0 0 0
T 1 800 000 1 800 000

72.2. PS
SC 800 000 800 000
T 800 000 800 000

Question 3 : état de rapprochement bancaire

Compte « 56. BQ » Compte « SGIC »


chez la SGIC à la banque
LIBELLÉS
D C D C

1. Report des soldes au 30/11 700 000 4 069 000


2. Chez la SGIC, pas chez la
banque
* 25/12 ch. client Indust. du Gabon 610 000
* 27/12 ch. véhicule 3 500 000
* 27/12 ch. assurance 270 000
* 30/12 ch. salaires 925 000
3. Chez la banque, pas chez la
SGIC
* Droit de garde de titres 24 000
* Virement client 714 000
4. Correction d'erreur
Erreur commise le 24/12 6 000

TOTAUX 714 000 730 000 4 695 000 4 679 000

SOLDES 16 000 16 000

Le solde du compte 56. BQ chez la SGIC se trouve dans le corrigé de la question précédente ;
pour la méthode, voir A.2.3.

82
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.2.

Question 4 : écritures de régularisation


3/1

63 24 000
56 24 000

56 714 000
41 714 000

31 6 000
56 6 000

Rappel : seules les rubriques (3) et (4) de l'état de rapprochement bancaire font l'objet d'écritures de
régularisation, les sommes relatives à la rubrique (2) ayant déjà été comptabilisées en E12, E15, et
E17.

Question 5 : balance au 31 décembre

TOTAUX SOLDES
N° COMPTES
D C D C

10 CP 41 000 000 41 000 000


22 AIC 38 500 000 38 500 000
30 M 2 000 000 1 401 459 598 541
31 MF 1 100 000 100 000 1 000 000
34 PSO 800 000 800 000
35 PF 1 800 000 1 250 000 550 000
40.3 F 2 000 000 2 000 000
40.6 F 80 000 80 000
41 CL 2 660 000 400 000 2 260 000
56 B 6 410 000 7 110 000 700 000
57 C 2 500 000 730 000 1 770 000
60 CSV 1 401 459 1 401 459
61 MFC 250 000 250 000
62 TC 50 000 50 000
63 ASC 345 000 345 000
64 CPD 270 000 270 000
65 FP 925 000 925 000
70 VM 1 920 000 1 920 000
71 PV 1 750 000 1 750 000
72.1 PS 1 250 000 1 800 000 550 000
72.2 PS 800 000 800 000

TOTAUX 60 341 459 60 341 459 48 720 000 48 720 000

On vérifie que :
1. Total débit = total crédit = totaux journal
2. Solde débiteur = solde créditeur
En cas d'inexactitude dans la balance, reportez-vous à A.3.4., Chapitre I.

83
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

C.3. CORRIGÉ DU SUJET B.3.


Question 1 : enregistrement dans les comptes en « T »

El 65. FP 56. BQ

27 610 | I 27 610

E2. 1. Vente

41. CL 56. BQ 70. VM


16 7 1 3 | 30 0 0 0 | | 46 7 1 3

2. Sortie de stock : 46 713/1,37 = 34 097 (coût des stocks vendus).


6 0 . CSV 30. M
34 097 1 34 097

E3 6 3 . ASC 5 6 . BQ

320
1 320

E4 6 3 . ASC 5 6 . BQ

45 0 I I 450

1. 5 6 . BQ 7 0 . VM
17 820
1 I 1 7 820

2. 60 CSV 30. M

13 007 I I 13 007
(17 820/1,37 = 13 007)

E6 30. M 40.3. F

9 730 I I 9 730
Nous subdivisons le compte « 40. F » en fournisseurs de marchandises (classe 3), pour les
distinguer des autres.

E7 3 1 . MF 56. BQ

8 640 1 1 8 640

E8 3 5 . PF 7 2 . PS

17 400 1 1 17 400

E9 22. AIC 56. BQ 4 0 . 2. F

5 2 0 | | 2 0 0 I 3 2 0

84
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B 3.

Le fournisseur est dans ce cas un fournisseur d'immobilisation (classe 2). Nous choisissons de
l'identifier par le numéro de cette classe.

E10 1. Vente des produits finis

56. BQ 71. PV
37 800 37 800

2. Sortie de stock
7 2 . PS 35. PF
24 300 24 300

Ne pas confondre stock de marchandises et stock de produits finis.

Eli 31. MF 57. C


30 F 30

Rappel: le petit outillage est comptabilisé en «31. Matières et fournitures», et non en


« 22. Autres immobilisations corporelles ». S'il n'est pas stocké (utilisation immédiate), il sera
comptabilisé en « 61. Matières et fournitures consommées ».

E12 63. ASC 56. BQ


220 220

E13 61. MFC 56. BQ


170 170

E14 61. MFC 31. MF


12 100 1 12 100

E15 63. ASC 56. BQ


143 f 143

E16 4 1 . CL 70. VM
4 510 f 4 510

85
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

6 0 . CSV 30. M

3 292 3 292

E17 5 6 . BQ 41 . CL

16 713 16 713

E18 6 2 . TC 57. C

63 63

E19 5 6 . BQ 17. AEDLMT

54 000 54 000

On constate l'emprunt par le crédit du compte « 17. Autres emprunts à long et moyen
terme » (classe 1, compte de passif) prévu à cet effet, le débit du compte « 56. BQ » enregistrant
la contrepartie de l'emprunt.

E20 57. C 56. BQ

180 180

Question 2 : écritures au Journal du 10/11

.10/11
56 54 000
17 54 000

57 180

56 180

86
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET BJ.

Question 3 : état de rapprochement bancaire


Travail préalable : détermination du solde du compte 56. BQ.
56. BQ
E2 30 000 45 610 SC au 4/11
E5 17 820 27 610 El
E10 37 800 320 E3
E17 16 713 450 E4
E19 54 000 8 640 E7
200 E9
220 E12
170 E13
143 E15
180 E20

ST 156 333 83 543 ST


72 790 SD

T 156 333 156 333 T

Compte « 56. BQ » Compte « SGIC »


chez la SGIC à la banque
LIBELLÉS
D C D C

Report des soldes au 10/11 72 790 78 082


1. Chez la SGIC, pas chez la
banque
* ch. essence (E13) 170
i

* ch. honoraires expert (El5) 143


* ch. client (E17) 16 713
2. A la banque, pas chez la SGIC
i
l

* Frais bancaires
i

OO

* Virement client 21 700


1

TOTAUX 94 490 8 313 94 795

SOLDES 94 382 94 382

Remarque : le retrait d'espèces en banque (180), effectué le 10/11, est déjà pris en compte par le
relevé bancaire, car cette opération étant effectuée au guichet même de la banque, le compte SGIC
est débité immédiatement.
Question 4 : écritures de régularisation au journal du 12/11
.12/11.
63
56

56 21 700
41 21 700

87
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

Rappel : ne sont enregistrées que les opérations dont la SGIC ignorait l'existence jusqu'à la récep-
tion du relevé bancaire.

Question 5 : montant du stock au soir du 10/11


Traçons le compte en T « 30. Marchandises » :
30. M
SD 4/11 54 210 34 097 5/11
6/11 9 730 13 007 6/11
3 292 8/11

ST 63 940 50 396
13 544 SD 10/11

63 940 63 940
Le montant en stock est donné par le solde débiteur : 13 544 (stock initial + achats -
consommation = stock final. Cf chapitre III, A.2.I.).
Attention à ne reporter dans le compte « 30. M » que les mouvements concernant les stocks
de marchandises : gare aux erreurs d'inattention («31. MF » ; « 35. PF ») !

Question 6 : balance des mouvements de la période du 5 au 10 novembre


6.1. Travail préparatoire : le Grand-Livre
17. AEDLMT 22. Aie
se 54 000 54 000 520 520 SD
T 54 000 54 000 T 520 520

30 . M 31. MF
9 730 34 097 8 640 12 100
13 007 30
3 292
ST 8 670 12 100
ST 9 730 50 396 3 430
40 666
se
se T 12 100 12 100
T 50 396 50 396

35. PF 40.2. F
17 400 24 300 se 320 320
se 6 900
T 320 320
T 24 300 24 300

40.3. F 41. CL

se 9 730 9 730 16 713 16 713


4 510
T 9 730 9 730
ST 21 223 16 713
4 510 SD

T 21 223 21 223

88
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.3.

Ayant choisi de subdiviser le compte « 40. F », au Journal nous devons ouvrir deux comptes
distincts au grand livre.

56. BQ 57 . C
30 000 27 610 180 30
17 820 320 63
450
37 800 8 640 ST 180 93
16 713 200 87 SD
54 000 220
170 T 180 180
143
180
60. CSV
ST 156 333 37 933
118 400 SD 34 097 50 396 SD
13 007
T 156 333 156 333 3 292
T 50 396 50 396
61. MFC 62 TC
170 12 270 SD 63 63 SD
12 100
63 63
12 270 12 270
65. FP
63. ASC
320 1 133 SD 27 610 27 610 SD
450
220 27 610 27 610
143
71. PV
T 1 133 1 133
se 37 800 37 800
70. V M
T 37 800 37 800
se 69 043 46 713
17 820 72 PS
4 510
24 300 17 400
69 043 69 043 6 900 SD
T 24 300 74 300

89
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

6.2. Balance des mouvements (5/10 novembre)

SOMMES SOLDES
COMPTES
D C D C

17. A E D L M T 54 000 _ 54 000


22. AIC 520 - 520 -
30. M 9 730 50 396 - 40 666
31. M F 8 670 12 100 - 3 430
35. PF 17 400 24 300 - 6 900
40.2. F - 320 - 320
40.3. F - 9 730 - 9 730
41. C L 21 223 16 713 4 510 -
56. B Q 156 333 37 933 118 400 -
57. C 180 93 87 -
60. CSV 50 396 - 50 396 -
61. M F C 12 270 - 12 270 -
62. TC 63 - 63 -
63. ASC 1 133 - 1 133 -
65. FP 27 610 - 27 610 -
70. V M - 69 043 - 69 043
71. PV - 37 800 - 37 800
72. PS 24 300 17 400 6 900 -

TOTAUX 329 828 329 828 221 889 221 889

Remarque : ne vous étonnez pas d'obtenir certains soldes apparemment invraisemblables


(comptes 30, 31, 35 créditeurs ; compte 72 débiteur) : comme il s'agit de la balance des mouve-
ments enregistrés lors d'une période donnée, les soldes des comptes ne sont pas pris en considéra-
tion. Ainsi, sur la période du 5 au 10 novembre, il y a eu déstockage, c'est-à-dire plus de ventes
que d'achats ou de production. Un tel solde ne donne donc pas la position du compte à une certaine
date. (Comparez avec le compte « 30. M » de la question 5).

Question 7 : le Journal à l'inventaire intermittent

Rappel : les écritures relatives aux achats n'emploient pas les comptes « 30. M » ou
« 3 1 . M F » , mais le compte « 39. A ». En cas de vente, les comptes « 60. CSV »,
« 6 1 . MFC» ou « 3 5 . P F » , « 72. PS », ne sont pas utilisés non plus. (Cf. A.l.1.2.). La
comptabilité à l'inventaire intermittent ne retient pas les mouvements de stock en cours d'exercice.
Nous distinguerons dans des sous-comptes, les achats de marchandises et les achats de matières
et fournitures.

90
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.

E2

41 CL 16 713
56 BQ 30 000
70 àVM 46 713

E5

56 BQ 17 820
70 àVM 820

E6

39.0 9 730
40.3 àF 9 730

E7

39.1 8 640
56 àBQ 8 640

E10

56 BQ 37 800
71 àPV 37 800

Eli

39.1 30
57 àC 30

E16

41 CL 4 510
70 tVM 4 510

Vous remarquerez qu'à l'inventaire intermittent, les écritures E8 et E14 ne donnent pas lieu à
enregistrement.

C.4. CORRIGE DU SUJET B.4.


El Calculs
Valeur des marchandises 105 300 DM
Valeur de l'avance 15 % 15 795 DM
Valeur de l'avance en FCFA (à 152,9 FCFA/DM) = 2 415 056 FCFA
Le compte « 56. Banque » sera donc crédité dans les livres de l'entreprise de :
2 415 056 + 6 712 = 2 421 768 FCFA.

Enregistrement
3/1

40 F. Avances et acomptes versés 2 415 056


63 ASC (services bancaires) 6 712
56 Banque 2 421 768

91
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

Remarques :
1. La SGIC a acquis une créance sur son fournisseur ; cette créance lui sera remboursée si la
commande n'est pas livrée. Si elle l'est, son montant viendra en déduction de la somme à payer.
2. Les 6 712 FCFA doivent être enregistrés dans le compte « 63. ASC » (services ban-
caires) ; ils ne peuvent pas être débités à un compte de stock puisqu'il n'y a pas encore achat.

E2

15/1

56 BQ 2 000 000
41 CL. AAR 2 000 000

On n'enregistre pas le montant de la commande puisqu'il n'y a pas transfert de propriété. Seule
l'avance est enregistrée, comme dette vis-à-vis du client.
Si la SGIC n'honore pas la commande de son client, elle devra lui rembourser l'avance. En cas
d'exécution de la commande, l'avance viendra en déduction du montant à payer.

E3
16/1
56 BQ 9 975 280
63 ASC (services bancaires) 24 720
50 Emprunt à moins d'un an 10 000 000

Remarques :
1. Un emprunt à moins d'un an est enregistré au crédit du compte 50 ; un emprunt à plus
d'un an est constaté par le crédit du compte « 17. Autres emprunts et dettes à MLT ».
(Cf. A.2.1.1.2.).
2. Les frais de dossiers sont enregistrés comme des services bancaires.

E4
Dans cette transaction, on a en fait trois parties, trois contrats : celui passé avec le transpor-
teur, celui passé avec la compagnie d'assurance et celui passé avec le client. On enregistre donc
successivement le premier (lignes 1 et 2), le second (lignes 3 et 4) et le troisième (lignes 5 à 9).
Les deux premiers représentent pour la SGIC des frais accessoires ; mais il s'agit de frais acces-
soires de vente non facturés au client : on les enregistre donc à part comme charges d'exploitation
(cf. A.1.3.2.2.). Pour l'enregistrement de la vente proprement dite, il ne faut pas oublier de déduire
le montant de l'avance, et d'enregistrer les sorties de stock (car on est à l'inventaire permanent).

15/1
62 TC (transport pour expédition) 84 612
56 àBQ 84 612
15/1
64 CPD (assurance transport) 32 600
56 àBQ 32 600

92
CORRIGE COMMENTE DU SUJET B.4.

15/1

41 CL avances et acomptes reçus


(annulation) 2 000 000
41 Client (facture n° 617) 5 084 000
71 àPV 7 084 000

72 PS 4 953 846
35 àPF 4 953 846

Remarque :
Si on note CP le coût de production et PV le prix de vente, on a :
PV = CP + 43 % x CP
= CP + 0,43 x CP
= 1.43 x CP
donc, CP = PV : 1,43 = 4 953 846,2 arrondi à 4 953 846.

E5
Pour le mécanisme d'enregistrement, voir l'exemple A. 1.2.3.

Calculs
Brut 540 x 12 700 6 858 000
Remise 2,4 % - 164 592
Net commercial 6 693 408
Escompte 2 % - 133 868
Montant du chèque 6 559 540

Enregistrement

25/1
31 MF 6 693 408
56 BQ 6 559 540
77 IDR (escompte) 133 868

Remarques :
1. Comme il s'agit de l'inventaire permanent, il faut débiter le compte « 31. Matières et
fournitures » (à l'inventaire intermittent, ce serait le compte « 39. Achat »).
2. La valeur d'entrée en stock des fournitures est égale au net commercial : les RRR sur fac-
ture ne sont pas enregistrés à part.

E6
Les frais directs sur achat sont enregistrés par le débit du compte de stock utilisé lors de l'achat
correspondant. (Cf. A. 1.3.2.1.).
6/2

31 MF (transport sur achat) 64 720


40 F 64 720

93
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES

E7
En premier lieu, commencez par enregistrer les frais de transport (comme charge hors exploita-
tion en considérant que réexpédier des fournitures en mauvais état ne fait pas partie de l'exploitation
courante). Ces frais ne sont pas transférés au fournisseur tant que le remboursement n'est pas cer-
tain.
En second lieu, enregistrez le retour sur achat en utilisant le principe « le retour, c'est le
contraire de l'aller ». Ce retour engendre pour la SGIC une créance sur son fournisseur.

Calculs
Brut : 27 caisses à 12 700 342 900
Remise 2,4 % - 8 230
Net commercial 334 670
Escompte 2 % - 6 693
Créance sur le fournisseur 327 977
Enregistrement
7/2

062 TC (réexpédition) 14 718


57 Caisse 14 718

40 F (créance pour retour sur achat) 327 977


77 Intérêts (retour sur escompte) 6 693
31 MF (fournitures retournées) 334 670

E8
Raisonnement : les marchandises étant livrées, elles sont propriété de la SGIC qui doit les
enregistrer en stock (au débit) pour leur valeur exprimée en FCFA au cours du change au 26/2 :
105 300 DM = 16 258 320 FCFA.
En contrepartie de cette entrée en stock, il existe trois éléments au crédit :
- l'annulation de l'avance versée : 2 415 056 au crédit du compte 40. F avances et acomptes ver-
sés (qui est un compte d'actif, rappelons-le).
- le paiement des 35 % par le crédit du compte 56. BQ : 5 690 412.
- le reste, soit 50 % étant remis en compte par le crédit du compte 40. F.
Au cours du change, 3 5 % valent 36 855 DM soit 5 690 412 FCFA et 5 0 % valent
52 650 DM soit 8 129 160 FCFA.
La somme des trois éléments portés au crédit est égale à 16 234 628 FCFA, soit une diffé-
rence de 23 692 FCFA avec le débit de 16 258 520 FCFA. D'où vient cette différence ? Du fait
que l'avance de 15 795 DM versée le 3/1 vaut à cette date 2 415 056 FCFA, et que suite à la
variation du cours du mark elle atteint le 26/2 la somme de 2 438 748 FCFA.
La différence est bien égale à 23 692 FCFA ; en payant 2 415 056 le 3/1, la SGIC a réglé,
en paiement des 15 % à la commande, une somme pour laquelle il aurait fallu payer
2 438 748 FCFA ; le 26/2 elle a donc réalisé un gain de change de 23 692 FCFA que l'on
inscrit au crédit du compte 074. PPD (voir chapitre II, A.2.2.2.). Ainsi, la somme des débits sera
alors égale à la somme des crédits.

94
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.

Pour en finir avec l'enregistrement de cette transaction, il faut :


- noter que le compte « 56. Banque » sera crédité (dans les livres de la SGIC) non de
5 690 412FCFA, mais de 5 706 236 puisque la banque prélève ses commissions de
15 824 FCFA ; il faut donc créditer le compte 56. BQ de ce montant, et débiter de la même
valeur le compte « 30. Marchandises » car elles constituent des frais sur achat.
- enregistrer à part les droits de douane par le crédit du compte « 56. Banque » et le débit du
compte « 30. Marchandises » (frais accessoires d'achat).
Compte tenu de tout ce qui précède, on obtient pour E8 l'enregistrement du Journal ci-
dessous :

30 M (marchandises) 16 258 320


40 à F avances et acomptes
(annulation) 2 415 056
40 F (reste dû au fournisseur) 8 129 160
56 BQ 5 690 4 1 2
074 PPD (HE) (différence de
change) 23 692
1
^ fi'""

30 M (commission bancaire) 15 824


56 àBQ 15 824

30 M (droits de douane sur achats) 9 104 659


56 àBQ(16 258 320 x 56 %) 9 104 659

Remarque :
Dans une transaction aussi complexe, il faut vérifier que somme des débits = somme des cré-
dits.

E9
La créance sur le fournisseur correspondant au retour de fournitures s'élève à 327 977 (voir
E7). Comme le fournisseur rembourse les frais de réexpédition, le montant de l'avoir sera de
327 977 + 14 718 = 342 695, et il faut, au 28/2, transférer les frais de transport au fournisseur.
D'où l'enregistrement :
28/2

40 F facture d'avoir 342 695


40 à F annulation de la créance
pour retour/achat du 7/2 327 977
073 F à IT (frais de réexpédition
du 7/2) 14 718

E10
Seul commentaire : bien faire la différence entre le remboursement du principal (les
10 000 000 empruntés le 16/1) et le paiement des intérêts.

4/4

50 Emprunt à moins d'un an 10 000 000


67 I 542 724
56 àBQ 10 542 724

95
Ell
Le paiement de la facture ne pose aucun problème ; par contre, pour la majoration de 3 517, il
faudrait, si on pouvait, enregistrer à part les intérêts de retard au débit du compte 067.1 (HE). En
fait on n'a pas la décomposition de cette somme entre intérêts et frais de dossiers. On se contentera
d'enregistrer toute la majoration dans le compte 064. CPD (HE).

15/4.
40 64 720
064 CPD (HE) majoration pour retard
de paiement 3 517
56 àBQ 68 337

Attention : ne pas réenregistrer les frais de transport ! Cela a déjà été fait le 6/2. Il suffit à pré-
sent d'annuler la dette. (Sur ce mécanisme comptable, voir A.I.4.3.2.).

E12
Le solde de la dette correspondant à la commande de marchandises du 3/1 a été enregistré le 26/
2 (voir E8) pour un montant de 8 129 160 FCFA (soit 52 650 DM pour 50 % de la
commande). Le 25/4, au cours du jour, cette somme vaut :
52 650 x 153,8 = 8 097 570 FCFA. Il y a donc une différence de change positive de
31 590 FCFA (gain de change), par suite de la baisse du cours du DM depuis le 26/2.

.25/4

40 F (annulation de la dette) 129 160


31 MF (commission bancaire/achat) 22 612
56 BQ 8 120 182
074 PPD (HE) (gain de change) 31 590

Remarques :
1. Le prélèvement bancaire est égal à la valeur en FCFA des 52 650 DM
(8 097 570 FCFA) augmenté des commissions (22 612 FCFA).
2. On inclut le montant des commissions dans le compte de stock (frais directs sur achat).

96
Chapitre III : Achats/ventes
production/consommation
emballages

Section A : Rappels de cours et exemples

A.l. TENUE DES COMPTES DE STOCK A L'INVENTAIRE PER-


MANENT

Rappel : dans les chapitres I et II, le coût d'achat des marchandises, ou le coût de production des
produits finis étaient donnés. Dans la pratique, à l'inventaire permanent, il faut tenir, hors compta-
bilité, un état de stock de façon à pouvoir calculer le coût moyen pondéré des marchandises ou des
produits finis à chaque mouvement de stock, au moment de la transaction.

A.1.1. Principes
1. Dans la détermination du coût d'achat des marchandises, des matières premières, et des
fournitures, on incorpore (plan OCAM, VILI., p. 241 ; cf. chapitre II, A. 1.1.1.) :
- le prix d'achat,
- les frais accessoires d'achat, directement affectables, tels que : frais de transport, droits de
douane et frais de transit, frais d'assurance-transport, commission d'achat,
- les rabais, remises, ristournes, affectables.
Exemple : achat, le 28/3, de marchandises pour une valeur de 10 350. L'acheteur supporte 500
de frais de transport, et 150 de frais d'assurance-transport. Cet achat donnera lieu à l'écriture sui-
vante (inventaire permanent) :
30. M 40. F

11 000 I I 11 000
Remarque : les frais non directement affectables ne sont donc pas pris en compte pour la détermi-
nation du coût d'achat.
2. La valorisation se fait au moment de l'entrée en stock, ou de l'achat, et non au moment de
la sortie. On considère l'entrée en stock au jour de la livraison, ou à la date d'enregistrement de la
déclaration du bureau de douane (Plan OCAM, p. 91). En cas de transfert de propriété des marchan-
dises au départ de l'usine, il faut utiliser le compte « 38. Stocks en cours de route et à réception-
ner », en le débitant par le crédit du compte de la classe 4 ou 5 concerné.
A la livraison des marchandises, le compte 38 est crédité (donc soldé) par le débit du compte
« 30. Marchandises ».

97
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

A. 1.2. Les états de stock

A.1.2.1. Les marchandises


Le stock de marchandises d'une entreprise commerciale s'élève, au 1 er juillet 1985, à
730 unités valant 91 250. L'entreprise enregistre les transactions suivantes :
El : achat de 250 unités, au prix unitaire de 115.
Les frais de transport et d'assurance-transport, à charge de l'entreprise, s'élèvent respectivement
à 2 100 et 1 600. Le fournisseur accorde une remise de 5 %.
E2 : vente de 480 unités, au prix unitaire de 190.
E3 : achat de 130 unités, à 95 l'unité. Droits de douane : 5 500.
Méthodologie : au fur et à mesure que l'on passe les écritures, il faut effectuer les différents
calculs et les reporter dans l'état de stock. (Arrondir les différentes valeurs à l'unité la plus proche et
le coût moyen à la troisième décimale).

TRAN- NATURE COÛT VALEUR UNITÉS COÛT


SACTION (A/V) QUANTITÉ D'ACHAT VENTE DU EN MOYEN
STOCK STOCK UNITAIRE

1/7/85 STOCK - - - 91 250 730 125

El ACHAT 250 31 012 - 122 262 980 124,757

E2 VENTE 480 59 883 91 200 62 379 500 124,757

E3 ACHAT 130 17 850 - 80 229 630 127,348

Détail des calculs :


El : Prix d'achat 250 x 115 = 28 750
Remise 5 % (1) - 1 438
Net commercial 27 312
Transport + 2 100
Assurance + 1 600
Coût d'achat 31 012
(l)cf. Chapitre II, A.l.2.1.
Le coût d'achat vient augmenter la valeur du stock, et détermine ainsi le nouveau coût moyen
unitaire :
91 250 + 31012
= 124,757
730 250
E2 : à l'inventaire permanent les sorties de stock sont enregistrées, pour chaque vente, à leur coût
d'achat. Celui-ci est déterminé par le coût moyen unitaire du moment.
Dans l'exemple ci-dessus, il est de 124,757, ce qui donne pour les 480 unités vendues un coût
d'achat de 59 883. La valeur du stock diminue donc d'autant.
On constate que le coût moyen unitaire n'a pas varié, ce qui est normal puisque en cas de vente
la marchandise sort au coût moyen déterminé par la transaction précédente, et que la vente
n'apporte aucune modification du coût global.

98
TENUE DES COMPTES DE STOCK A L'INVENTAIRE PERMANENT

E3 : Prix d'achat: 130 x 95 = 12 350


Droits de douane : + 5 500

Coût d'achat = 17 850


Rappel : les droits de douane sont des frais directement affectables aux achats.
Le mécanisme de la détermination du coût moyen unitaire est identique à El.
Lorsque le coût d'achat n'est pas donné dans le sujet, il vous faut le calculer (à l'inventaire per-
manent) de la façon qui vient de vous être exposée.

Attention : lors d'un achat, le coût unitaire moyen est calculé pour déterminer la nouvelle valeur
de chaque article en stock, mais il ne sert pour aucun enregistrement comptable.
Par contre, lors d'une vente, le coût unitaire moyen ne varie pas, mais il sert à déterminer le
coût d'achat des stocks vendus qui, lui, fera l'objet d'une écriture comptable.
Exemple :

El : 30 40

31 012 1 31 012

E2 : 4 1 . CL 7 0 . VM

91 200 91 200

60 . CSV 30 M

59 883 | 1 59 883

A.1.2.2. Les matières premières et les produits finis


Dans le cas d'une entreprise industrielle, il faut tenir (au moins) deux états de stock :
- les matières premières (ou fournitures),
- les produits finis.
En effet, vous avez vu (chapitre II, A. 1.1.1.4.) que l'entreprise industrielle tenait une compta-
bilité précise de ses stocks au fur et à mesure que les produits se transformaient. Dans l'hypothèse
la plus simple, que nous retenons ici, il faudra calculer la valeur des matières premières achetées,
d'une part, et la valeur des produits finis vendus, d'autre part.
Exemple : au 1/1/86, la SGIC possède un stock de matières premières de 2 300 kg valant
989 000, et un stock de produits finis de 510 pièces valant 535 500. Au cours du mois, elle enre-
gistre les opérations suivantes :
El : achat de matières premières, 300 kg à 410 le kg.
Les frais de transport à charge de la SGIC s'élèvent à 15 000.
E2 : vente de 140 pièces de produits finis à 1 120 l'unité. La SGIC consent une remise de 5 %.
E3 : retrait du stock de matières premières de 1 200 kg pour mise en fabrication.
E4 : la production de 220 pièces de produits finis est achevée et stockée, au coût moyen de 1 055.

99
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

Observations :
- dans le cas des matières premières, il y a achat, mais pas vente. La sortie de stock correspond à
un retrait pour mise en fabrication, enregistrée au débit du compte « 61. Matières et fournitures
consommées » par le crédit du compte « 31. Matières et fournitures » ;
- dans le cas des produits finis, il y a vente, mais pas achat. Le stockage est consécutif à une
entrée en stock de produits finis dont la fabrication est achevée (débit de « 35. Produits finis »
par le crédit de « 72. Production stockée »).

ÉTAT DE STOCK DES MATIÈRES PREMIÈRES

TRAN- NATURE COÛT VALEUR UNITÉS COÛT


SACTION TRAN- QUANTITÉ D'ACHAT RETRAIT DU EN MOYEN
N° SACTION STOCK STOCK UNITAIRE

Stock
1/1/86 STOCK _ _ _ 9 8 9 000 2 300 430

El ACHAT 300 138 000 - 1 127 000 2 600 433,461

E3 RETRAIT 1 200 - 520 153 606 847 1 400 433,461

ÉTAT DE STOCK DES PRODUITS FINIS

TRAN- NATURE COÛT VALEUR UNITÉS COÛT


SACTION TRAN- QUANTITÉ DE PRO- VENTE DU EN MOYEN
N° SACTION DUCTION STOCK STOCK UNITAIRE

Stock
1/1/86 STOCK - - - 535 500 510 1 050

E2 VENTE 140 147 000 148 960 388 500 370 1 050

E4 ENTRÉE 220 232 100 - 620 600 590 1 051,864

Détail des calculs :


El : achat = (300 x 410) + 15 000 = 138 000.
E2 : 1. vente = (140 x 1 120) x 0,95 = 148 960.
2. coût de production = 140 x 1 050 = 147 000. Le coût de production vient en diminution
du stock, en valeur et en quantité.
E3 : retrait = 1 200 x 433,461 = 520 153. Le retrait s'effectue au coût moyen unitaire. Le stock
diminue d'autant, en valeur et en quantité.
E4 : entrée en stock : 220 x 1 055 = 232 100.
Le coût de production unitaire des produits finis en stock est donné par la comptabilité analyti-
que. Le coût de production global des entrants (232 100) s'ajoute au stock existant et déter-
mine sa nouvelle valeur, de même pour le nombre d'unités en stock.
Ne pas oublier de déterminer la nouvelle valeur du coût moyen unitaire ! Il sera nécessaire
pour calculer le coût de production des produits finis vendus, lors de la prochaine vente.

100
ECRITURES DE FIN D'EXERCICE EN INVENTAIRE INTERMITTENT

A.2. ÉCRITURES DE FIN D'EXERCICE EN INVENTAIRE


INTERMITTENT

A l'inventaire intermittent, le compte des valeurs en stock et des consommations n'est fait en
principe qu'à la clôture de l'exercice. Les achats sont enregistrés dans un compte « 39. Achats et
frais accessoires d'achat », prévu à cet effet, que l'on solde en fin d'exercice par le compte
« 60. Coût des stocks vendus », ou « 61. Matières et fournitures consommées ». Les frais sur
achat, et les remises affectables, sont également enregistrés dans ce compte (Plan OCAM, p. 104).

A.2.1. Principe
Le principe est applicable aux achats de marchandises (compte 30), matières et fournitures
(compte 31), et emballages commerciaux (compte 33). Pour passer les écritures de fin d'exercice, à
l'inventaire intermittent, on dispose de trois données :
1. le stock initial (Si) de début de période, dont la valeur est inscrite au bilan de fin de
période de l'exercice précédent,
2. le total des achats de la période (A), comptabilisés dans le compte
« 39. Achats » en cours d'exercice,
3. le stock final (Sf) de fin de période, dont l'évaluation, au coût moyen unitaire pon-
déré, est obtenue par des opérations d'inventaire.
Le coût moyen est obtenu par le rapport (Plan OCAM, p. 93) :
Valeur du stock initial + coût des achats de la période
Quantité du stock initial + quantités achetées pendant la période
A l'aide de ces trois données, il est possible de calculer :
- la variation du stock : AS = Sf - Si
- la consommation de l'exercice : C = Si + A - S f
La consommation de l'exercice est en effet égale à la variation du stock, en plus ou en moins,
augmentée des achats.

A.2.2. Exemple
Les achats effectués au cours de l'exercice 1985 se sont élevés à 17 400, pour 1 600 unités ;
le stock initial était de 100 unités d'une valeur totale de 1 555.
A l'inventaire de fin d'année, on a compté 80 unités en stock.

A.2.2.1. Le mécanisme à travers les comptes schématiques


Avant de passer les écritures de fin d'exercice, il faut déterminer le coût moyen (CM) des mar-
chandises en stock, afin d'évaluer le stock final :
Valeur du stock initial + achats 1 555 + 17 400
CM = = = 11,15
Quantités Si + quantités achetées 100 + 1 600
Valeur du stock final : 80 x 11,15 = 892

101
ACHATS/VENTES. PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

Les écritures :
39. A 60. CSV 30. M 030. M

(A) 17 400
(1)
17 400 > 1 7 400
1 555

soldé

1 555 1 555

Méthode :
1. D'abord, solder le compte « 39. A » par le débit de « 60. CSV ».
2. Puis, annuler le stock initial par le débit de « 60. CSV » et par le crédit de
« 30. M ». Rappelons qu'il s'agit là d'un compte de mouvements, et qu'il n'est donc pas anormal
de commencer par le créditer.
3. Constatation du stock final, par le débit de « 30. M » et le crédit de « 60. CSV ».
Explication : seule la consommation de marchandises nous intéresse (= coût des stocks ven-
dus) ; (cf. A.2.I.). Il faut donc retirer du débit du compte « 60. CSV » les marchandises non
consommées, c'est-à-dire restant en stock.
4. Ensuite, le compte « 60. CSV » sera soldé par virement du solde débiteur au débit du
compte « 80. Marge brute ».
5. Comme il s'agit d'un compte patrimonial, on y lit la somme inscrite au bilan 1984.
6. Enfin, on solde le compte de mouvements « 30. M » en virant son solde créditeur (qui
signifie dans ce cas une diminution du stock de marchandises) au crédit du compte patrimonial
« 030. M », déterminant ainsi le stock (final) inscrit au bilan 1985.

A.2.2.2. L'enregistrement au Journal

NUMÉROS
LIBELLÉS DÉBIT CRÉDIT
D C

31/12/85

60 CSV 17 400
39 A 17 4 0 0
Pour solde du compte « 39. A ».

60 CSV 1 555
30 M 1 555
Annulation du stock initial figurant au
bilan 1984.

102
ÉCRITURES DE FIN D'EXERCICE EN INVENTAIRE INTERMITTENT

31/12/85

30 M 892
60 CSV 892
Enregistrement du stock final qui
figurera au bilan 1985.

80 M.B. 18 063
60 CSV 18 063
Virement pour solde du compte 60.
(17 400 + 1 555 - 892). La marge
brute sera déterminée par différence en
virant au crédit du compte 80 les
ventes de l'exercice.

30 M 892
030 M 892
Pour solde du compte de mouvement
« 30. M » et pour détermination au
bilan 1985 du compte de situation
patrimoniale « 030. M ». (On voit
ici que le stock final a diminué par
rapport au stock initial, le compte
030 étant crédité).

A.2.3. Autres écritures relatives aux stocks


Les comptes « 32. Déchets et rebuts », « 33. Emballages commerciaux », (à condition
qu'ils soient fabriqués par l'entreprise elle-même), « 34. Produits semi-ouvrés », « 35. Produits
finis », « 36. Produits en cours », « 37. Travaux en cours », font également l'objet d'écritures
de fin d'exercice, en cas d'inventaire intermittent.

32/33/34/35/36/37 72

Si <- Si
Sf Sf

Les comptes ci-dessus sont :


- débités du montant du stock final par le crédit du compte « 72. PS »,
- crédités du montant du stock initial par le débit du compte « 72. PS ».
Deux possibilités se présentent alors :
Í. Le stock final est supérieur au stock initial :
- le solde du compte de stock est débiteur, ce qui signifie qu'il y a augmentation du stock. Ce
solde est viré au débit du compte du bilan correspondant, où il vient augmenter le solde débiteur du
précédent bilan ;
- le solde du compte « 72. PS » est par conséquent créditeur : il y a stockage de production.
Ce solde est viré au crédit du compte « 81. Valeur ajoutée ».

103
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

2. Le stock initial est supérieur au stock final :


- le solde du compte de stock est créditeur, c'est-à-dire qu'il y a diminution du stock. On vire ce
solde au crédit du compte de bilan correspondant, ce qui vient diminuer le solde débiteur du bilan
précédent
- le solde du compte 72 est donc débiteur, car il y a déstockage de production. Ce solde est viré
au débit du compte « 81. Valeur ajoutée ».

A.3. LA COMPTABILISATION DES EMBALLAGES COMMER-


CIAUX

Les emballages sont définis par le Plan OCAM comme les objets destinés à contenir les pro-
duits ou marchandises qui sont livrés à la clientèle. Le Plan OCAM les distingue en 2 catégories
(p. 248) :
1. les emballages immobilisés, d'une valeur relativement importante, destinés à être utilisés
comme instrument de travail pendant plus d'un an. Pour cette raison, ils sont comptabilisés dans le
compte « 22. Autres Immobilisations Corporelles ». Ne relevant pas des comptes de stocks, il
n'en sera donc pas question ici.
2. les emballages commerciaux, définis comme des objets de faible valeur et d'usage à moins
d'un an, comptabilisés dans le compte « 33. Emballages commerciaux ». Ils se subdivisent en
emballages non récupérables (ou emballages perdus), et en emballages récupérables (ou emballages
consignés).

A.3.1. La comptabilisation des emballages perdus


Les emballages perdus sont destinés à être vendus à la clientèle en même temps que les mar-
chandises ou les produits finis qu'ils contiennent. Ils sont incorporés dans le prix du contenu pour
le montant de leur valeur, (le mécanisme d'enregistrement des achats d'emballages est le même pour
les emballages récupérables).

A.3.1.1. Chez le fournisseur

A.3.1.1.1. Achat d'emballages commerciaux non récupérables (pour une


valeur de 1 000)
1. A l'inventaire permanent
3 3. E 40/56/57

1 000 | | l 000
2. A l'inventaire intermittent
39. A 40/56/57

1 000 | | 1 000
Les écritures de fin d'exercices sont les mêmes que celles passées pour les stocks de marchan-
dises ou de produits finis (cf. supra, A.2.)

104
LA COMPTABILISATION DES EMBALLAGES COMMERCIAUX

Remarque : ne pas oublier que la valeur à l'achat est composée du coût d'achat augmenté des frais
sur achat.

A.3.1.1.2. Fabrication par l'entreprise elle-même d'emballages non récupé-


rables (pour une valeur de 1 500)
1. A l'inventaire permanent
33. E 72. PS

1 500 | | 1 500
La fabrication d'emballages est enregistrée de la même façon que s'il s'agissait de produits finis,
que les emballages soient perdus ou récupérables.
2. A l'inventaire intermittent
Cf. supra A.2.3. : pas d'enregistrement.

A.3.1.1.3. Comptabilisation des ventes d'emballages perdus


Soit la vente de produits finis pour un montant de 5 000, emballés dans des emballages non
récupérables d'une valeur de 800.
1. Enregistrement de la vente
A l'inventaire permanent comme à l'inventaire intermittent on enregistrera :
41/56/57 71 . PV

5 800 | I 5 800
La valeur des emballages est incluse dans le prix des produits finis vendus.
2. A l'inventaire permanent, il faut, de plus, constater la sortie de stock des emballages
et des produits finis.
On suppose un coût d'achat des emballages de 600, et un coût de production des produits finis
de 4 000.
33. E 60/61/72

| 600 600

Constatation de la sortie de stock d'emballages.


Le Plan OCAM indique (p. 98), que la sortie de stock est comptabilisée par le crédit du
compte 33 et par le débit du compte :
- « 60. CSV », si les emballages ont été achetés, et que l'activité de l'entreprise est commerciale
(vente de marchandises) ;
- « 61. MFC », si les emballages ont été achetés, et que l'activité de l'entreprise est la produc-
tion (vente de produits finis) ;
- « 72. PS », si les emballages ont été fabriqués par l'entreprise, qu'il s'agisse de vente de mar-
chandises ou de produits finis.
3 5 . PF 7 2 . PS

4 000 4 000
Constatation de la sortie de stock de produits finis.

105
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

A.3.1.2. Comptabilisation, chez le client, d'un achat d'emballage perdu


Les frais d'achat, donc les emballages perdus, sont intégrés au prix d'achat. Il n'y a pas de
comptabilisation des emballages perdus, puisqu'ils sont destinés à être détruits. (On suppose dans
notre exemple que chez le client, les produits finis sont des fournitures).
3 1 . MF 40/56/57

5 800 I I 5 800

A.3.2. La comptabilisation des emballages récupérables


Nous distinguerons successivement 3 cas qui peuvent se présenter :
- consignation d'emballages,
- retour d'emballages consignés,
- non retour d'emballages consignés.

A.3.2.1. La consignation des emballages


Les emballages sont considérés comme étant consignés lorsque le fournisseur, appelé consi-
gnateur, reste propriétaire des emballages.
Attention : en cas de consignation, l'emballage sort physiquement de l'entreprise, mais dans la
comptabilité de l'entreprise, on n'enregistre pas sa sortie de stock, puisque juridiquement il reste
la propriété de l'entreprise. La constatation du déstockage n'interviendra qu'en cas de vente (ou non
retour) d'emballages, (cf. infra, A.3.2.3.).

A.3.2.1.1. La consignation dans la comptabilité du client


Le client, appelé cosignataire, ouvre un compte « 40. Fournisseurs. Emballages à rendre »
(F.ER.), qui enregistrera au débit le prix des emballages consignés, par le crédit du compte
« 40. Fournisseurs » ou d'un compte financier (« 56. BQ » ou « 57. C », par exemple) en cas
de paiement des emballages. Dans ce dernier cas, il faut considérer ce paiement comme une caution
que le fournisseur remboursera lors du retour des emballages, sous déduction le cas échéant d'un
mali (voir infra, A.3.4.).
Exemple : Biyol achète à Abeli 1 500 de marchandises. Abeli lui facture 300 d'emballages consi-
gnés (en compte).

30 M 1 500
40 F.ER 300
40 à F 1 800

Première constatation importante : les comptes « 40. F.ER » et « 40. F » sont deux
comptes distincts : ne pas les mélanger. Le fournisseur Abeli est crédité du montant total de
la transaction (1 800) car Biyol lui doit les marchandises achetées et la valeur des emballages con-
signés par Abeli. Simultanément, le compte « 40. F.ER » est débité, car il marque la créance
du client Biyol sur son fournisseur : en effet, si Biyol rend les emballages, Abeli lui
devra 300.

A.3.2.1.2. La consignation dans la comptabilité du fournisseur


Le fournisseur consignateur ouvre un compte « 4 1 . Clients Emballages Consignés»
(CL.EC) dans lequel il enregistrera au crédit la valeur de l'emballage consigné au client, par le débit
du compte « 41. CL » ou d'un compte financier.

106
LA COMPTABILISATION DES EMBALLAGES COMMERCIAUX

En reprenant l'exemple précédent, nous aurons l'enregistrement suivant (inventaire permanent ;


le coût des stocks vendus est de 80 % du prix de vente des marchandises).

41 CL 1 800
70 àVM 1 500
41 CL.EC 300
60 CSV 1 200
30 àM 1 200

Là encore, il ne faut pas confondre le compte « 41. CL » avec le compte « 41. CL.EC ».
Cette écriture fonctionne à l'inverse de celle passée dans le journal du fournisseur : le client est
débité pour le montant total de la facture (au cas où il conserverait les emballages), tandis que le
compte « 4 1 . CL.EC » marque la dette du fournisseur envers son client, si ce dernier
restitue les emballages.

A.3.2.2. La comptabilisation du retour des emballages consignés


II convient de distinguer deux cas :
- la reprise des emballages s'effectue au prix de consigne.
- la reprise des emballages s'effectue à un prix inférieur au prix de consigne.

A.3.2.2.1. Reprise des emballages au prix de consigne


Le principe est de contrepasser les écritures passées en A.3.2.1.1. et A.3.2.1.2.
Ainsi, chez le client Biyol on passera l'écriture :

40 300
40 àF.ER 300

Les deux comptes sont annulés par leur contraire. Le compte « 40. F » étant débité, il mar-
que normalement une diminution de la dette du client. De même, chez le fournisseur Biyol,
l'écriture sera :

41 CL.EC 300
41 à CL 300

Par le crédit du compte « 41. CL », le fournisseur constate la diminution de sa créance sur le


client.

A.3.2.2.2. Reprise des emballages à un prix inférieur au prix de consigne


II arrive que le fournisseur ne consente à reprendre les emballages consignés qu'à un prix infé-
rieur au prix de consigne. Il répercute ainsi sur son client une part de l'usure de l'emballage.
- Chez le client
On appelle mali la différence que supporte le client, lorsque son fournisseur lui rembourse, ou
le crédite, d'une somme inférieure à celle du prix de consigne. Le mali est enregistré dans le compte
de charges « 64. Charges et pertes diverses ».
Exemple : on reprend l'exemple A.3.2.2.1., en supposant que le fournisseur Abeli fait supporter à
Biyol un mali de 30.

107
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

40 F 270
64 CPD 30
40 àF.ER 300

Comme dans l'hypothèse d'une reprise au prix de consigne, le compte « 40. F.ER » est cré-
dité (pour annulation) d'une valeur de 300 : le client n'a en effet plus d'emballages à restituer, et
ceux-ci l'ont été pour leur valeur de consigne (ils valent toujours 300). La différence avec le cas
A.3.2.2.1. précédent réside dans le compte « 40. F », qui ne diminue que de 270. Le client rend
des emballages valant 300, mais sa dette envers le fournisseur ne diminue, elle, que de 270. Expli-
cation : la différence de 30 est constituée par le mali supporté par le client.
- Chez le fournisseur
Chez le fournisseur, la différence entre le prix de consigne et le prix de reprise est appelée un
boni. C'est un produit, que le fournisseur enregistre au crédit du compte « 74. Produits divers ».
L'écriture ci-dessus, passée dans la comptabilité d'Abeli, sera la suivante :

41 CL.EC 300
41 à CL 270
74 PPD 30

Abeli annule, par le débit, le compte « 41. CL.EC », puisque ce compte n'a plus de raison
d'être. Les emballages sont rendus, pour leur valeur de consigne. Par contre, Abeli ne créditera,
c'est-à-dire ne diminuera la dette de son client que de 270, qui représentent le prix de reprise. La dif-
férence s'inscrit au crédit, et traduit le produit réalisé grâce au boni.

A.3.2.3. Le non-retour des emballages consignés


La non-restitution des emballages commerciaux doit être traitée comme une vente chez le four-
nisseur, et comme un achat chez le client.

A.3.2.3.1. Chez le fournisseur


Deux cas peuvent se présenter :
- le fournisseur avait acheté les emballages ;
- le fournisseur avait fabriqué les emballages.
Rappelons que dans tous les cas, les entrées en stock d'emballages commerciaux ont été
constatées par le débit du compte « 33. Emballages commerciaux ».
- Cas des emballages achetés par le fournisseur
II faut distinguer l'entreprise commerciale et l'entreprise industrielle.
1. Cas des emballages achetés par une entreprise commerciale
* la vente
Lorsque le client décide de conserver les emballages, ou qu'il n'est plus en mesure de les resti-
tuer (emballages perdus, abimés), le fournisseur constate le non-retour en enregistrant la vente au
crédit du compte « 70. Vente de marchandises » (ou « 070.VM » si l'opération est exception-
nelle), par le débit du compte « 41. CL.EC ».
41. CL.EC 70/070. VM
X

108
LA COMPTABILISATION DES EMBALLAGES COMMERCIAUX

Attention à ne pas commettre l'erreur de débiter le compte « 41. CL », ce qui aurait pour con-
séquence de ne pas annuler le compte « 41. CL.EC », et d'inscrire deux fois la dette au débit du
compte « 41. CL » (voir chapitre II, A.I.4.3.3.).
Ce que nous venons de voir concernant la vente s'applique aux deux cas d'inventaire permanent
et d'inventaire intermittent.
* la sortie de stock (inventaire permanent)
Comme pour toute vente, il convient à l'inventaire permanent de constater le déstockage.
Lorsqu'il s'agit d'achats d'emballages effectués par une entreprise commerciale, comme dans notre
hypothèse précédente, la sortie de stock est enregistrée au crédit du compte « 33. Emballages com-
merciaux » par le débit du compte « 60.CSV » (cf. A.3.1.1.3.).
Pour un non-retour d'emballages consignés à 100, d'une valeur d'achat de 80, on passe les écri-
tures suivantes :

41 100
70/070 100

60 80
33 80

2. Cas des emballages achetés par une entreprise industrielle


Lorsqu'il s'agit d'une entreprise industrielle les consommations d'emballages commerciaux con-
signés sont enregistrées au compte « 61. MFC » et les ventes d'emballages au compte 71 (ou
071) « Production vendue ». (Guide d'application p. 115 ; et cf. A.3.1.1.3.).
* la vente
Si le fournisseur est une entreprise industrielle, l'exemple précédent est repris ainsi :

41 CL.EC 100
71/071 àPV 100

de stock

61 MFC 80
33 àE 80

3. Cas des emballages achetés par une entreprise industrielle et commer-


ciale
En l'absence de précisions dans le Plan OCAM, au sujet de ce cas particulier, nous proposons
de suivre la règle énoncée en A.3.1.1.3. et d'associer la vente des emballages commerciaux ache-
tés à la nature de leur contenu. Si le contenu est industriel (produits finis), on emploiera pour le
déstockage et la vente les comptes « 61. MFC » et « 71. PV ». Si le contenu est commercial
(marchandises), on utilisera lès comptes « 60. CSV » et « 70. VM ».
- Cas des emballages fabriqués par le fournisseur
Après leur fabrication, et lors de leur entrée en stock, les emballages commerciaux fabriqués
sont enregistrés comme des produits finis :

109
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

33 200
72 PS 200

En cas de non-restitution, la vente et le déstockage seront également enregistrés selon le méca-


nisme comptable appliqué aux produits finis.
* la vente (on suppose que le fournisseur applique un taux de marge de 20 %).

41 CL.EC 240
71/071 àPV 240

Dans tous les cas, ne jamais oublier que la vente est constatée au crédit, par le débit du compte
« 41. CL.EC » et non par le compte « 41. CL ».
* le déstockage

72 PS 200
33 àE 200

Récapitulatif
Nous récapitulons dans le tableau ci-dessous les différentes possibilités évoquées en A.3.2.3.1.

Les emballages Comptes utilisés pour constater : Contenu des


commerciaux ont été : emballages
le déstockage (D) la vente (C) (comptes n°)

fabriqués par l'entreprise 72. PS 71. PV Marchandises (30)


ou produits finis (35)

achetés par une entreprise 61. MFC 71. PV Produits finis (35)
industrielle

achetés par une entreprise 60. CSV 70. VM Marchandises (30)


commerciale

Contrepartie du déstockage par le


crédit de : 33. E

Contrepartie de la vente par le


débit de: 4 1 . EC

A.3.2.3.2. Chez le client


1. Cas où le client stocke l'emballage
Lorsque le client décide de conserver les emballages consignés par le fournisseur, il traitera
cette opération comme un achat. Dans l'exemple A.3.2.1.1. Abeli avait consigné à son client
Biyol 300 d'emballages commerciaux. Si Biyol décide de les conserver, il passera l'écriture suivante
(à l'inventaire permanent) :

110
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES

33 300
40 àF.ER 300

A l'inventaire intermittent, l'écriture sera :

39 300
40 àF.ER 300

II convient de rappeler ici les remarques faites en A.3.2.3.1. le compte à utiliser n'est pas le
compte « 40. F », mais le compte « 40. F.ER » qui doit être crédité pour bien marquer qu'il
n'existe plus d'emballages à rendre au fournisseur.
2. Cas où le client détruit l'emballage consigné
II peut arriver que l'emballage consigné ne soit plus en état d'être rendu au fournisseur
(détérioration, perte), et que le client soit contraint de le détruire. Le compte « 40. F.ER » est à
créditer comme il se doit, car le client va payer les emballages, mais le compte « 33. E » ne sau-
rait être utilisé puisqu'il n'y aura pas d'entrée en stock. Le client va donc constater la
« consommation » des emballages par le débit du compte « 61/061. MFC » (Plan OC AM,
p. 249).
L'écriture sera alors :

61 MFC 300
40 àF.ER 300

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes

B.l. THEMES TRAITES :


Inventaire permanent : état de stock ; coût unitaire ; comptes schémati-
ques ; balance des mouvements. Inventaire intermittent.

Sujet :
Le 1er mars 1989, la SGIC a un stock de marchandises de 5 200 boîtes valant
884 000 FCFA (au coût d'achat). Du 1 er au 15 mars on constate les transactions suivantes :

El 2/3 : vente de 1 400 boîtes au prix unitaire de 320 FCFA, moins un escompte de 1,5 %.
E2 2/3 : paiement de 18 600 FCFA de frais de transport et de 4 300 FCFA d'assurance corres-
pondant à la vente précédente.

111
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

E3 2/3 : achat d'une machine à écrire (400 000 FCFA).


E4 3/3 : paiement de salaires (210 000 FCFA).
E5 3/3 : achat de 1 900 boîtes au prix unitaire de 180, moins une remise de 2 %.
E6 3/3 : Paiement de 4 900 FCFA de frais de transport sur l'achat précédent.
E7 3/3 : Paiement de la facture d'électricité (41 800 FCFA).
E8 5/3 : vente de 3 800 boîtes à 320 FCFA l'une, moins une remise de 3 %, moins un
escompte de 2,5 % sur le prix net (prix de vente moins remise).
E9 5/3 : paiement d'un loyer (120 000 FCFA).
E10 6/3 : achat de 2 000 boîtes à 160 FCFA pièce, moins 2 % d'escompte.
E l i 6/3 : paiement des frais de transport sur l'achat précédent : 3 800 FCFA.
E12 8/3 : paiement de la note de téléphone : 28 200 FCFA.
E13 8/3 : achat de 1 200 boîtes à 190 FCFA pièce, moins 1 % de remise.
E14 9/3 : vente de 2 700 boîtes à 320 FCFA pièce.
E15 9/3 : paiement des intérêts d'un emprunt : 19 400 FCFA.
E16 10/3 : achat de fournitures de bureau pour 43 000 FCFA.
E17 10/3 : paiement de 57 200 FCFA à une entreprise extérieure pour travaux de réparation.

Remarques :
- la SGIC pratique la méthode de l'inventaire permanent.
- les transactions E2, E6, E l i sont réglées en espèces, les autres par chèque.

Travail à faire :
1. Calculer le coût d'achat unitaire des marchandises en stock à la fin de la période
(5 décimales).
2. Enregistrer les transactions El à E17 en utilisant les comptes schématiques.
3. Établir la balance de fin de période.
4. Enregistrer à l'inventaire intermittent, celles des transactions El à E17 pour lesquelles les
enregistrements à l'inventaire permanent et à l'inventaire intermittent ne sont pas les mêmes.

B.2. THEMES TRAITES :

Transactions à l'inventaire intermittent ; balance. Transactions à


l'inventaire permanent, avec état de stock.

Sujet :
Le 31 mars 1989, la SGIC a un stock de produits finis de 643 unités valant en tout 1 736 100
FCFA (au coût de revient). Du 1er avril au 30 juin, on constate les transactions suivantes :

112
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLÈMES

El 2/4 : vente de 212 unités de produits finis, à 3 500 FCFA l'unité, moins remise de 2 %.
E2 8/4 : paiement de 42 400 FCFA de frais de transport et de 5 600 FCFA d'assurance corres-
pondant à la vente précédente.
E3 11/4 : paiement du loyer de mars : 540 000 FCFA.
E4 15/4 : l'atelier achève 75 unités de produits finis ; on les met en stock (coût de revient uni-
taire 2 800 FCFA).
E5 20/4 : paiement de salaire : 870 134 FCFA.
E6 24/4 : achat de matières premières et fournitures pour 708 500 FCFA, moins escompte de

E7 27/4 : paiement de 23 200 FCFA de frais de transport correspondant à l'achat précédent.


E8 3/5 : achat de matériel de bureau 520 500 FCFA.
E9 6/5 : paiement de la facture d'eau, pour 58 217 FCFA.
E10 10/5 : vente de 257 unités de produits finis, au prix unitaire de 3 600 FCFA, moins une
remise de 1,5 %. La SGIC accorde, sur ce prix net, un escompte de 2 % pour paiement comp-
tant.
E l i 22/5 : paiement des intérêts d'un emprunt : 27 800 FCFA.
E12 23/5 : sortie du stock de matières premières vers la production, pour un montant de 823 000
FCFA.
E13 4/6 : paiement de la facture de téléphone : 84 000 FCFA.
E14 17/6 : achat de 76 000 FCFA de fournitures de bureau.
E15 20/6 : paiement de 117 000 FCFA à une entreprise extérieure pour travaux de réparation.
E16 29/6: entrée en stock de 113 unités de produits finis (coût de revient unitaire:
2 800 FCFA).

Travail à faire :
Problème A : enregistrement des transactions à l'inventaire intermittent.
1. Calculer le coût de revient unitaire des produits finis en stock, au 30 juin (4 décimales),
et la valeur du stock.
2. Enregistrer successivement les transactions El à E16 en utilisant les comptes schémati-
ques.

Problème B : transactions à l'inventaire permanent.


1. Calculer le coût de revient unitaire des produits finis en stock au 30 juin (4 décimales).
2. Enregistrer les seules transactions concernées par l'inventaire permanent.
Remarques : les transactions E2, E7 et E14 sont réglées en espèces : les autres transactions sont
réglées par chèque lorsqu'il y a paiement.

B.3. THÈMES TRAITES :


Inventaire permanent, avec états de stock. Retour sur vente ; facture
d'avoir ; transfert de frais ; mise au rebut ; état de rapprochement ban-
caire.

113
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

Sujet :

Le 1er février 1988, la SGIC possède un stock de matières premières de 35 tonnes valant
5 285 000 FCFA ; un stock de produits finis de 82 unités d'une valeur totale de
27 880 000 FCFA et un stock de marchandises valant 4 500 000 FCFA pour 250 articles.
La SGIC utilise la méthode de l'inventaire permanent. Les sommes seront arrondies au FCFA
le plus proche. Pour les calculs du coût moyen unitaire, il convient de laisser 2 décimales.
La SGIC enregistre les transactions suivantes :
El 2/2 : retrait de 15 tonnes de matières premières pour mise en fabrication.
E2 3/2 : achat de matières premières, 8 tonnes à 160 000 FCFA la tonne. Remise de 5 % ;
escompte de 2 % pour paiement comptant par chèque. La SGIC paie 100 000 FCFA de trans-
port (chèque) et 85 000 d'assurance (chèque) à un transporteur et à une compagnie d'assurance.
Les droits de douane s'élèvent à 150 000 FCFA, et sont à payer avant le 15/3.
E3 5/2 : on stocke des produits finis (31 unités), au coût unitaire de 355 000 FCFA.
E4 7/2 : vente de marchandises (en compte) : 110 articles à 30 000 FCFA pièce. Remise de
3 %. Le client paiera en fin de mois.
E5 8/2 : retour au fournisseur de 3 tonnes de matières premières, pour qualité insuffisante. Le
transport (35 000 FCFA) est payé par la SGIC (chèque), et sera récupéré auprès du fournis-
seur.
E6 10/2 : vente de 55 unités de produits finis à 680 000 FCFA l'unité. Remise de 5 %. La
SGIC accorde à son client un escompte de 2 % pour paiement comptant (chèque).
E7 11/2 : la SGIC reçoit la facture d'avoir de son fournisseur (cf. E5) et l'enregistre. Mais elle lui
en demande le remboursement. Le fournisseur accepte et promet un virement bancaire ultérieu-
rement.
E8 15/2 : retour par le client de 12 unités de produits finis, pour défaut de fabrication. Le port est
à la charge de la SGIC qui paiera à réception de la facture (montant non connu).
E9 18/2 : reçu la facture d'électricité : 115 000 FCFA.
E10 21/2 : facture du transporteur (E8), payée par chèque. Montant : 50 000 FCFA.
E l i 25/2 : envoi d'une facture d'avoir au client (E8).
E12 26/2 : la SGIC vend à crédit 10 unités des produits finis retournés, à 340 000 FCFA pièce,
sans remise ; en jette une autre, et en stocke une comme rebut commercialisable pour une
valeur estimée à 100 000 FCFA.
E13 27/2 : paiement par chèque des salaires : 1 250 000 FCFA.
E14 28/2 : achat de marchandises (chèque) : 90 articles à 15 500 FCFA l'un. Escompte obtenu
2 %. La SGIC paie à l'occasion de cet achat 20 000 FCFA de transport (chèque) et
30 000 FCFA d'assurance (chèque) à un transporteur et à une compagnie d'assurance.
E15 1/3 : paiement des droits de douane, par chèque (cf. E2).
E16 3/3 : achat de petit outillage, à crédit : 85 000 FCFA.
E17 4/3 : paiement en espèces de la facture d'électricité (115 000 FCFA) reçue le 18/2.

Travail à faire : Enregistrer au journal les transactions El à E17.

114
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES

B.4. THEMES TRAITES :


Inventaire permanent, sans état de stock. Rabais, remises, ristournes ;
emballages consignés ; emballages fabriqués ; rebuts commercialisâmes ;
facture d'avoir. Inventaire intermittent.
Sujet :
La SGIC est une entreprise industrielle qui constate les transactions El à E14 ci-dessous :
El : le 2/9, la SGIC adresse à la SIGAB la facture n° 158 dont voici le détail :
Produits finis n° 1 1 800
Remise 10 % - 180
Net commercial 1 620
Transport à votre charge 200
Frais d'assurance-transport à v/charge 170
Net à payer 1 990
(les 1 800 facturés se composent de 1 500 pour les produits finis n° 1, et de 300 pour les
emballages non récupérables).
Remarques :
1. Les produits finis n° 1 sont considérés comme des fournitures par SIGAB.
2. La SGIC doit 200 au transporteur ECG, à payer dans les 8 jours, pour expédition des pro-
duits finis à SIGAB (facture ECG n° T 705 du 2/9).
3. La SGIC règle le même jour par chèque les 170 de frais d'assurance qu'elle facture à
SIGAB.
4. Pour les produits finis n° 1 et n° 2, le coût de production hors emballage est égal à 75 %
du prix de vente avant remise.
5. Les transactions entre la SGIC et la SIGAB s'effectuent en compte, sauf indication du con-
traire.
6. Les emballages des produits finis n° 1 ont été achetés par la SGIC ; leur prix de factura-
tion avant remise est égal à leur coût d'achat majoré de 20 %.

E2 : le 4/9, la SGIC achète des matières premières pour 1 800, et obtient un escompte de 2 %
pour paiement comptant par chèque. Le même jour, elle obtient de son fournisseur ABA une
ristourne hors facture sur l'ensemble des achats du trimestre : 270 (facture d'avoir n° A 38
envoyée par ABA).
E3 : le 5/9, la SGIC retire du stock 1 500 de matières premières pour mise en fabrication.
E4 : le 8/9, SIGAB retourne à SGIC le tiers des produits finis n° 1 à cause d'un défaut de fabrica-
tion. SIGAB règle en espèces le transporteur (70) et demande à SGIC le remboursement des
frais. Les produits retournés sont logés dans leur emballage d'origine (vous devez en tenir
compte).
E5 : le 11/9, la SGIC règle par chèque au transporteur ECG sa facture n° T 705.
E6 : le 14/9, la SGIC achève un lot de produits semi-ouvrés et le met en stock (coût de production
2 300).
E7 : le 16/9, SIGAB reçoit la facture d'avoir n° 43 envoyée le même jour par la SGIC, relative
aux produits retournés le 8/9.
E8 : le 18/9, la SGIC détruit les emballages retournés par SIGAB le 8/9. Elle vend à 25 % de leur
valeur un quart des produits retournés (vente hors exploitation, paiement comptant par chèque),

115
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

met en stock un autre quart comme déchets et rebuts commercialisables pour une valeur esti-
mée égale à 44, et jette le reste, (vous arrondirez à l'unité la plus proche).
E9 : le 29/9, la SGIC retire du stock les produits semi-ouvrés achevés le 14/9 pour mise en fabri-
cation de produits finis.
E10 : le 24/9, la SGIC reçoit les factures d'eau (100), d'électricité (250), de loyer (430) et de télé-
phone (120). L'électricité et le loyer seront payés plus tard, l'eau est réglée en espèces, le reste
par chèque. Le même jour, la SGIC reçoit un relevé bancaire qui indique que la banque a débité
le compte de SGIC de 87 à titre d'agios.
E l i : le 25/9, la SGIC achève la transformation des produits semi-ouvrés en produits finis n° 1,
qui sont stockés ; coût de production : 3 000.
E12 : le 26/9, la SGIC vend à SIGAB des produits finis n° 2 (chez SIGAB ces produits finis sont,
cette fois, des marchandises). Prix de vente : 2 400. La SGIC consigne les emballages à son
client pour 500. La SGIC joint à l'envoi une facture dans laquelle elle déduit le montant de la
facture d'avoir n° 43 du 16/9.
N.B. : les emballages des produits finis n° 2 ont été fabriqués par la SGIC ; le prix de con-
signe est égal au coût de production majoré de 20 %.
E13 : la SIGAB retourne 200 d'emballages consignés le 26/9 ; date de cette opération : 28/9 ; le
même jour, elle fait savoir qu'elle conservera le reste des emballages des produits finis n° 2. Il
a été convenu que la SGIC comptera un mali de 10 % sur les emballages rendus par la
SIGAB ; la transaction est en compte.
E14 : le 30/9, le SIGAB envoie un chèque pour solde de son compte. Vous déterminerez le mon-
tant du chèque, sachant que la SGIC accorde à son client une ristourne hors facture de 10 % sur
le solde dû.
Travail à faire :
1. Présenter le journal du mois de septembre chez la SGIC, après avoir lu les remarques 1 à 3
ci-dessous.
2. Dans la comptabilité de la SIGAB, vous présenterez sous forme de compte en T
l'enregistrement de celles des opérations El à E14 qui concernent cette entreprise.
Remarques :
1. La SGIC utilise la méthode de l'inventaire permanent ; la SIGAB utilise la méthode de
l'inventaire intermittent, et comptabilise ses achats dans des sous-comptes appropriés (que vous
créerez selon vos besoins).
2. La SGIC distingue, dans tous les sous-comptes concernés, les produits finis n° 1 et les
produits finis n° 2. Elle opère de même pour les emballages achetés (qui ne sont pas récupérables)
et les emballages fabriqués (récupérables).
3. La SGIC comptabilise hors exploitation les ventes d'emballages.

Section C : Corrigés commentés

C l . CORRIGÉ DU SUJET B.l.


Question 1 : calcul du coût d'achat unitaire
Pour pouvoir répondre à cette question, il est nécessaire de tenir un état du stock de marchan-
dises (voir chapitre III, A. 1.2.1).

116
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.

TRAN- NATURE COÛT VALEUR UNITÉS COÛT


SACTION A/V QUANTITÉ D'ACHAT VENTE DU EN MOYEN
N° STOCK STOCK UNITAIRE
Stock - - - - 884 000 5 200 1 70
El V 1 400 238 000 448 000 646 000 3 800 170

E5 A 1 900 340 060 - 986 060 5 700 172,99298


E8 V 3 800 657 373 1 179 520 328 687 1 900 172,99298
E10 A 2 000 323 800 - 652 487 3 900 167,30435
E13 A 1 200 225 720 - 878 207 5 100 172,19745
E14 V 2 700 464 933 864 000 413 274 2 400 172,19745

A la fin de la période, le coût d'achat unitaire des marchandises est de 172,19745 FCFA. Rap-
pelez-vous que certains frais ou certains produits directement affectables intègrent le calcul du coût
d'achat (voir chapitre III, A.I.I.). et qu'on ne recalcule pas le coût moyen après une sortie de stock.

Question 2 : enregistrement des transactions à l'inventaire permanent

El 56.BQ 67. I 70. VM

441 280 6 720 448 000


L'escompte s'enregistre à part, dans le compte « 67.1 » (cf. ch. II, A. 1.2.2.), et n'affecte pas
le montant des ventes.
6 0 . CSV 30. M

238 000| 238 000


Le montant de la consommation et de la sortie de stock (ils sont égaux par définition) ont été
calculés à la question 1.
E2 62. T C 64. CPD 57. C

18 600 | 4 300 | | 22 9 0 0
Ces frais n'étant pas facturés au client, ils sont comptabilisés par nature (cf. ch. II, A.1.3.2.2.).
E3 22. AIC 56. BQ

400 000 I 400 000

E4 6 5 . FP 56. BQ

210 000 210 000


E5 et E6 : les frais de transport sur achat étant affectables au coût d'achat, nous enregistrons ces
deux écritures simultanément.
30. M 56. BQ 57. C

340 060 335 160 4 900

117
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

- Prix d'achat brut : 1 900 x 180 = 342 000


-Remise 2% - 6 840
- Net commercial 335 160
-Transport + 4 900
- Coût d'achat total 340 060

E7 6 1 .MFC 56. BQ

41 800 | | 41 800

E8 56. BQ 67.1 70. V M

1 150 0321 29 488 I 11 179 520


Remise et escompte imbriqués : voir ch. II, A. 1.2.3.
60.CSV 30. M

657 373 | 657 373

E9 6 3 . ASC 56. BQ

120 000 | 120 000


E10 et E l i
30. M 56. B Q 57. C 77. IDR

323 800 I 313 600 1 3 800 I 6 400


- Prix d'achat : 2 000 x 160 = 320 000
- Escompte - 6 400
- A payer (chèque) 313 600
- Transport (caisse) 3 800
-Total à payer 317 400

Le coût d'achat est égal au prix d'achat augmenté du transport (= 323 800).
On vérifie que le débit est bien égal à la somme des crédits.

E12 63.ASC 56.BQ

28 200 28 200

E13 3C>. M 56 . BQ

225 720 225 720

E14 5é . B Q 7C . VM

864 000 864 000

60 CSV 3C . M

464 933 464 933

118
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.

N'oubliez pas d'enregistrer la consommation et la sortie de stock (inventaire permanent).


Comme dans le cas des transactions El et E8, on trouve le montant dans l'état de stock
(question 1).
E15 67.1 56. BQ

19 400 I 19 400
E16 31. MF 56. BQ

43 000 43 000
Les fournitures, lorsque leur montant est faible, sont enregistrées en consommation immédiate
(« 61. MFC »). Ici, on a considéré que le montant est suffisamment important pour justifier
l'inscription au compte de stock « 31. MF ».
E17 63. ASC 56. BQ

57 200 57 200

Question 3 : balance de fin de période


Nous avons déjà vu (chapitre I, A.3.2. et A.3.4.) que le travail préparatoire du Grand-Livre
était indispensable à l'élaboration de la balance, même lorsque cette question ne figure pas explicite-
ment dans le sujet.

3.1. Le grand-livre

22. AIC 30. M


E3 400 000 400 000 SD E5 340 060 238 000 El
E10 323 800 657 373 E8
T 400 000 400 000 T E13 225 720 464 933 E14

889 580 1 360 306


se 470 726
T 1 360 306 1 360 306 T

31. MF 56. BQ
E16 43 000 43 000 SD El 441 280 400 000 E3
E8 1 150 032 210 000 E4
T 43 000 43 000 T E14 864 000 335 160 E5
41 800 E7
120 000 E9
313 600 E10
28 200 E12
225 720 E13
19 400 E15
43 000 E16
57 200 E17

1 794 080
661 232 SD
T 2 455 312 2 455 312 T

119
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

57. C 60. CSV


SC 31 600 22 900 E2 El 238 000 1 360 306 SD
4 900 E5 E8 657 373
3 800 E10 E14 464 933
31 600 31 600 T T 1 360 306 1 360 306 T

61. M F C 62. TC
E7 41 800 41 800 SD E2 18 600 18 600 SD
T 41 800 41 800 T T 18 600 18 600 T

63. ASC 64. CPD


E9 120 000 205 400 SD E2 4 300 4 300 SD
E12 28 200
E17 57 200 T 4 300 4 300 T
T 205 400 205 400 T

6 5. FP 67. I
E4 210 000 210 000 SD El 6 720 55 608 SD
E8 29 488
T 210 000 210 000 T E15 19 400

T 55 608 55 608 T

70. V M 77 IDR
SC 2 491 520 448 000 El *SC 6 400 6 400 E10
1 179 520 E8
864 000 E12 T 6 400 6 400 T

T 2 491 520 2 491 520 T

3.2. La balance de la période

Attention ! Erreur à éviter : celle qui consiste dans le travail préparatoire du Grand-Livre et dans la
balance à tenir compte du stock initial de marchandises, d'autres stocks initiaux (matières pre-
mières, produits finis, etc.) et/ou du stock initial du compte banque. Il ne faut pas tenir compte
de ces soldes : les comptes de la classe 1 à 5, qui fonctionnent en cours d'exercice, sont des
comptes de mouvements ; ils ne tiennent pas compte du stock initial (à la différence des
comptes de classe 01 à 05, qui sont des comptes de situation patrimoniale, et qui ne fonction-
nent qu'en fin d'exercice). Dans le compte 30, on n'enregistre donc que les mouvements
constatés lors des transactions E l , E5, E8, E10, E13 et E14. Si on y mettait le stock initial, il
ne faudrait pas s'étonner de constater que la balance ne tombe pas juste.

120
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.

SOMMES SOLDES
COMPTES
D C D C
22. AIC 400 000 400 000
30. M 889 580 1 360 306 470 726
31. M F 43 000 43 000
56. BQ 2 455 312 1 794 080 661 232
57. C 31 600 31 600
60. CSV 1 360 306 1 360 306
61. MFC 41 800 41 800
62. TC 18 600 18 600
63. ASC 205 400 205 400
64. CPD 4 300 4 300
65. FP 210 000 210 000
67. I 55 608 55 608
70. V M 2 491 520 2 491 520
77. IDR 6 400 6 400

TOTAUX 5 683 906 5 683 906 3 000 246 3 000 246

Question 4 : écritures à l'inventaire intermittent

El 56.BQ 67.1 70. VM

441 280 | 6 720 | 448 000

Pas d'enregistrement de sortie de stock.

E5 39. A 56. B Q

335 160 335 160

E6 3S>. A 57. C

4 900 4 900

E8 56. BQ 67. I 70. V M

1 150 032 | 29 488 | 1 179 520

Pas d'enregistrement de sortie de stock.

E10 39. A 56. BQ 77. IDR

320 000 313 600 6 400

Eli 39.A 57. C

3 800 3 800

E13 39. A 56. BQ

225 720 225 720

121
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

E14 5 6 . BQ 70. V M

864 000 | I 864 000

Pas d'enregistrement de sortie de stock.

E16 39. A 56. BQ

43 000 | | 43 000

C.2. CORRIGÉ DU SUJET B.2.

Problème A : inventaire intermittent

Question 1 : coût de revient unitaire et valeur du stock au 30 juin (cf. cha-


pitre III, A.2.I.).
D'après le sujet, on dispose de 3 données :
- le stock au 31 mars : 643 unités valant 1 736 100.
- les entrées en stock (et non les achats, puisqu'il s'agit de produits finis) : 188 unités valant
526 400 au coût de revient.
Vérification :
E4 : 75 unités à 2 800 pièce = 210 000
E16 : 113 unités à 2 800 pièce = 316 400
Total 188 526 400

- l e stock au 30 juin, en quantité : 362 unités.


La détermination du coût moyen est donc (cf. A.2.I.), en notant S.I. pour « Stock initial » :
Valeur du S.I. + coût des entrées en stock de la période
Quantité du S.I. + Quantité des entrées de la période
soit :
1736 100 + 526 400
6 4 3 + 188
D'où il vient la valeur du stock au 30 juin :
362 x 2 722,6233 = 985 590

Question 2 : enregistrement des transactions


El 56.BQ 71. PV
727 160 I I 727 160
Rappel : il n'existe pas de tenue de comptes de stock à l'inventaire intermittent.

122
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B 2.

E2 62. TC 64.CPD 57. C

42 400 I 5 600 I 1 48000


Les frais sur vente non facturés sont comptabilisés par nature.
E3 63.ASC 56. B Q

540 000 I I 540 000


E4 : pas d'enregistrement de cette opération à l'inventaire intermittent.
E5 6 5 . FP 56. B Q

870 134 | I 870 134

E6 39. A 56. BQ 77.IDR

708 500 | I 694 330 | 14 170


L'escompte obtenu d'un fournisseur est un produit financier.
E7 39.A 57. C

23 200 | | 23 200
Rappel : les frais accessoires sur achat sont intégrés à la valeur des achats, donc ici au compte
« 39. A » puisqu'il s'agit de frais engagés lors d'un achat de matières premières et fournitures, (cf.
chapitre II, A.l.3.2.1.).
E8 22. AIC 56. B Q

520 500 I | 520 500


Le matériel de bureau est une immobilisation, à la différence des fournitures de bureau qui sont
enregistrées au compte « 39. A ».
E9 61.MFC 56. B Q

58 217 | | 58 217
L'eau et l'électricité sont toujours comptabilisées comme consommations immédiates au compte
61. MFC.
E10 56.BQ 67.1 7 1 . PV

893 096 I 18 226 | | 911322


Remise et escompte imbriqués (cf. chapitre II, A. 1.2.3.).
Eli 67. I 56. BQ

27 800 I | 27 800
Les intérêts d'un emprunt sont des charges (cf. chapitre II, A.2.2.3.2.).
E12 : pas d'écriture à l'inventaire intermittent.
E13 63.ASC 56. BQ

84 000 84 000

123
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

E14 39. A 57. C

76 0 0 0 | 76 000

E15 6 3 . ASC 56. BQ

117 0 0 0 117 000

E16 : pas d'écriture à l'inventaire intermittent.

Problème B : inventaire permanent


Question 1 : coût de revient unitaire et valeur du stock au 30 juin

TRAN- NATURE COÛT VALEUR NBRE UNI- COÛT


SACTION E/V QUANTITÉ DE PRO- VENTE DU TÉS EN MOYEN
N° DUCTION STOCK STOCK UNITAIRE

Stock 1 7 3 6 100 643 2 700


El V 212 572 4 0 0 727 160 1 163 7 0 0 431
E4 E 75 210 000 _ 1 373 700 506 2 714,8221
E10 V 257 697 709 911 322 675 9 9 1 249
E16 E 113 316 4 0 0 - 992 391 362 2 741,4116

Le coût moyen unitaire est, au 30 juin, 2 741,4116 FCFA. La valeur du stock est directe-
ment donnée à la ligne E16 : 992 391.

Question 2 : enregistrement des transactions concernées par l'inventaire perma-


nent
El 56. BQ 71. PV

727 160 | 727 160

72. PS 35. PF

572 400 I | 572 400


Constatation de la sortie de stock.
E4 3 5 . PF 72. PS

210 000 | I 210 000

Entrée en stock de produits finis.


E6 3 1 . MF 56. BQ 77. IDR

708 500 | I 694 330 | 14 170


A l'inventaire permanent, le compte « 3 1 . M F » remplace le compte « 39. A ».
E7 3 1 . MF 57. C

23 200 23 200

124
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET fi J .

E10 56.BQ 67. I 7 1 . PV

893 096 18 226 | 911 322

7 2 . PS 3 5 . PF

697 709 697 709


Enregistrement de la sortie de stock.
E12 61. MFC 3 1 . MF

823 000 I I 823 000


Constatation de la consommation de matières premières et de leur sortie de stock.
E14 3 1 . MF 57. C

76 000 76 000

El 6 35. PF 7 2 . PS

316 400 316 400

C.3. CORRIGÉ DU SUJET B.3.


Afin de pouvoir passer les écritures concernant les matières premières, produits finis, et mar-
chandises, il est nécessaire de tenir un état de chacun des stocks.

État du stock de matières premières (M.P.)

TRAN- NATURE COÛT VALEUR TONNES COÛT


SACTION A/R QUANTITÉ DACHAT DU EN MOYEN
N° STOCK STOCK UNITAIRE

Stock - - - 5 285 000 35 151 000

El Retrait 15 2 265 000 3 0 2 0 000 20 151 000

E2 Achat 8 1 551 000 4 571 000 28 163 250

E5 Retour 3 4 5 6 000 4 115 000 25 164 600

Le retour (E5) de matières premières s'effectue au prix d'achat, remise comprise :


(160 000 x 3) - 5 % = 456 000, et non au coût moyen unitaire, car la SGIC ne pourra prétendre
qu'au remboursement des matières premières retournées (le transport payé par le fournisseur est
enregistré hors exploitation). Par conséquent, les frais directs sur achat, qui portaient en E2 sur
8 tonnes, sont répartis à présent sur une quantité réduite de matières premières (M.P.) et augmen-
tent le coût moyen unitaire (164 600).

125
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

État du stock de produits finis (P.F.)

TRAN- NATURE COÛT VALEUR UNITÉS COÛT


SACTION A/V QUANTITÉ DE PRO- VENTE DU EN MOYEN
N° DUCTION STOCK STOCK UNITAIRE

Stock - - - - 27 880 000 82 340 000

E3 Entrée 31 11 005 000 - 38 885 000 113 344 115,04

E6 Vente 55 18 926 327 35 530 000 19 9 5 8 673 58 344 115,04

E8 Retour 12 4 129 380 - 7 752 000 24 088 053 70 344 115,04

E12 Sortie 12 4 129 380 3 4 0 0 000 19 958 673 58 344 115,04

Le retour de produits finis (P.F.) (E8) est déterminé par le coût moyen unitaire auquel s'est
effectuée la vente (E6), soit 344 115,04, ce qui donne un total de 4 129 380,4, arrondi à
4 129 380. En E12, on constate la sortie des 12 unités à ce même coût unitaire, qui n'a pas varié
entre temps (pas de transaction affectant le stock de P.F.).

État du stock de marchandises

TRAN- NATURE COÛT VALEUR Nbre d'AR- COÛT


SACTION A/V QUANTITÉ D'ACHAT VENTE DU TICLES EN MOYEN
N° STOCK STOCK UNITAIRE

Stock - - - - 4 5 0 0 000 250 18 000

E4 Vente 110 1 980 000 3 201 000 2 5 2 0 000 140 18 000

E14 Achat 90 1 445 000 - 3 965 000 230 17 239,13

Journal de la SGIC
El 2/2
61 MFC 2 265 000
31 MF 2 265 000
Suivant état de stock M.P., ligne El

E2 3/2

31 MF (= net commercial) 1 216 000


56 BQ (= net payé) 1 191 680
77 IDR (= escompte) 24 320

31 MF 100 000
56 BQ 100 000
Rappel : ne pas enregistrer les frais
de transport sur achat dans le compte
« 6 2 . T C ».

126
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET BJ.

31 MF 85 000
56 BQ 85 000
Idem

31 MF 150 000
43 ET 150 000
L'État est un créancier, pour le mon-
tant des droits de douane à lui payer.
(Ces droits sont des frais affectables
aux achats).
E3 5/2
35 PF 11 005 000
72 PS 11 005 000
État de stock, ligne E3
E4 7/2 .
41 CL 3 201 000
70 VM 3 201 000
(110 x 30 000) x 0,97 =
3 201 000 (Vente)

60 CSV 1 980 000
30 M 1 980 000
État de stock marchandises, ligne E4
(déstockage)
E5 8/2
062 TC (HE) 35 000
56 BQ 35 000
Ces frais sont transférés dans un
compte hors exploitation car ils
sont amenés à être transférés au four-
nisseur par le compte hors exploita-
tion « 073. F à IT » (voir infra).

40 481 880
77 IDR (retour sur escompte) 9 120
31 MF 456 000
073 FàlT 35 000

Le compte 31. MF enregistre la valeur des matières premières retournées :


(3 x 160 000) x 0,95 = 456 000. Le compte 77. IDR, habituellement créditeur, se place ici
au débit en soustraction de l'escompte correspondant au retour des 3 tonnes (456 000 x 0,02 =
9 120). Il ne s'agit pas d'intérêts payés (compte 67.1 mais de la régularisation d'un « trop perçu »
d'intérêts reçus. Le compte 77. IDR sera après cette transaction créditeur de 24 320 (E2) - 9 120
(E5) = 15 200, ce qui correspond bien à un escompte de 2 % sur l'achat de 5 tonnes.
Vérification :
(5 x 160 000) x 0,95 = 760 000
2 % de 760 000= 15 200
En débitant le compte 77. IDR, la situation reflète bien la réalité de la transaction après retour
(cf. Chapitre II, A. 1.4.1.2.).

127
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

E6 10/2
56 BQ 34 819 400
67 I (35 530 000 x 0,02) 710 600
71 PV (55 x 680 000) x 0,95 35 530 000
(Vente)

72 PS 18 926 327
35 PF 18 926 327
État du stock de PF, ligne E6
(déstockage)

E7 11/2

40 F.FA 481 880


40 481 880

La créance « simple » du fournisseur est annulée (crédit), et remplacée par une facture d'avoir
(débit) qui servira au client à régler - partiellement - de futurs achats.

71 PV (12 x 680 000) x 0,95 7 752 000


41 CL 7 596 960
67 I (7 752 000 x 0, 02) 155 040

35 PF 4 129 380
72 PS 4 129 380
Retour en stock, au coût unitaire
moyen.

Cf. état du stock de produits finis, ligne E8 (retour sur vente). Le compte 67.1 est débité sui-
vant le même principe que celui exposé ci-dessus en E5, pour le compte 77. IDR (cf. Chapitre II,
A.l.4.1.3.).

E9 18/2
61 MFC 115 000
40 F (électricité) 115 000

E10 21/2

062 TC (HE) 50 000


56 BQ 50 000

Enregistré dans un compte hors exploitation parce qu'on considère que le paiement de frais de
transport correspondant à une réexpédition par le client, de produits finis ayant un défaut de fabrica-
tion, ne fait pas partie de l'exploitation courante.

128
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B3.

41 CL (Annulation de la dette ordinaire) 7 596 960


41 CL. FA (Facture d'avoir) 7 596 960

El 2 26/2

41 CL 3 400 000
71 PV (10 x 340 000) 3 400 000

32 DR 100 000
064 CPD (HE) 588 230
72 PS 3 441 150
35 PF 4 129 380

Les 12 produits finis sortent du stock pour leur valeur (4 129 380).
- 10 ont été vendus : 10 x 344 115,04 = 3 441 150
- 1 est stocké comme rebut (32. DR), pour une valeur de 100 000, et subit donc une perte de
valeur de 244 115 (064. CPD.HE).
- 1 est jeté : perte totale de 344 115 (064. CPD.HE).

Par conséquent, le compte 064. CPD.HE sera débité de 588 230.

E13 27/2

65 FP 1 250 000
56 BQ 1 250 000

E14 28/2

30 M 1 395 000
56 BQ 1 367 100
77 IDR (1 395 000 x 0,02) 27 900

cf

30 M 20 000
56 BQ 20 000
Frais de transport sur achat
(affectables)

. E14 28/2

30 M 30 000
56 BQ 30 000
Frais d'assurance sur achat
(affectables)

129
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

E14 28/2

30 M 30 000
56 BQ 30 000
Frais d'assurance sur achat
(affectables)

E15 1/3

43 ET (annulation dette du 3/2) 150 000


56 BQ 150 000

E16 3/3

31 MF 85 000
40 85 000
E17 4/3

40 F (électricité) (annulation dette du 115 000


18/2)
57 C 115 000

C.4. CORRIGE DU SUJET B.4.

Question 1 : Journal de la SGIC

2/9

062 TC (HE) 200


40 F. ECG 200
Ne pas oublier de comptabiliser en
« hors exploitation » les frais de
transport qui seront transférés au
client.

064 CPD (HE) 170


56 BQ 170
même remarque que ci-dessus.

41 CL 1 990
71.1 PV (PF1) 1 620
073 FàU 370
Rappelons que les emballages perdus
sont inclus dans le prix de vente (cf.
chapitre III, A.3.1.1.3.). On n'enre-
gistrera ci-dessous que la sortie de
stock.

130
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.

72.1 PS (PF 1) 1 125


35.1 PF(1) 1 125
Coût de production = 75 % du prix
de vente avant remise, soit
1 500 x 0,75 = 1 125

61.1 MFC 250


33.1 E (achetés) 250

S'agissant d'une entreprise industrielle, les consommations d'emballages achetés sont comptabi-
lisées dans le compte « 61. MFC ». (La SGIC ouvre un sous-compte « 61.1 » à cet effet). Voir
chapitre III, A.3.1.1.3. et A.3.2.3.1. Le coût d'achat des emballages facturés au client est de :

300 : 1,2 = 250 (coût d'achat x 1,2 = prix de vente).

4/9

31 MF 1 800
56 BQ 1 764
77 IDR 36

40 F.FA 270
74 PPD 270

5/9

61 MFC 1 500
31 MF 1 500
8/9

71.1 PV (PF 1) 540


062 TC (HE) 70
41 CL 610
SIGAB retourne 1/3 des PF n° 1,
soit 600. Comme il avait bénéficié
d'une remise de 10 %, il faut en
tenir compte :
600 - 10 % = 540 ; c'est le prix
auquel il a réellement payé le tiers
des produits achetés.

cf

35.1 PF(1) 375


72.1 PS 375
N'oubliez pas d'enregistrer le retour
en stock des PF (1 125 : 3 = 375).

131
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

33.1 E (achetés) 83
61.1 MFC 83
Idem pour le retour des emballages
(250 : 3 = 83,33, arrondi à 83)

11/9
40 F. ECG 200
56 BQ 200
II s'agit du paiement d'une dette, et
non du paiement de frais de trans-
port : ces derniers ont déjà été enre-
gistrés à réception de la facture, le
2/9.
14/9

34 PSO 2 300
72 PS 2 300
Si l'on voulait être rigoureux, il con-
viendrait d'ouvrir un sous-compte
pour chaque catégorie de PS.

16/9
41 CL 610
41 CL. FA 610

18/9
064 CPD (HE) 83
33.1 E (achetés) 83
Destruction des emballages retournés
le 8/9. La perte d'actif non immobi-
lisé est enregistrée dans le compte
064. CPD.HE.


56 BQ 23
071 PV (HE) 23

Les produits finis retournés le 8/9 ont une valeur en stock, pour la SGIC, de 375. Par consé-
quent, si elle en vend le quart à 25% de leur valeur, le prix de vente sera de
(375 : 4) x 0,25 = 23,43, arrondi à 23.

32 DR 44
064 CPD (HE) 237
72.1 PS (PF 1) 94
35. 1 PF 375

132
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.

Nous avons, à l'origine de cette écriture, une certitude : les produits finis n° 1 retournés en
stock le 8/9, vont en sortir définitivement. On sait donc que le compte 35.1. PF (1) sera crédité de
375, par les différents comptes de débit dont la valeur se détermine ainsi :
- un quart du stock de PF (I) (soit 93,75, arrondi à 94) est stocké comme déchet commercialisable,
pour une valeur de 44.
C'est ce que constate le compte 32. DR. On notera par la même occasion qu'il apparaît ainsi
une perte de valeur de 50, que nous enregistrerons dans le compte 064. CPD (HE).
- le compte 064. CPD (HE) constate les pertes subies sur cette transaction :
1. La SGIC jette la moitié des PF (1), soit 375 : 2 = 187,5, arrondi à 187.
2. Elle stocke pour 44 des PF (1) qui valaient 94, soit une perte de 50. Les pertes hors
exploitation s'élèvent donc à 187 + 50 = 237.
- enfin, il faut constater par le débit du compte 72.1 la sortie de stock du quart des PF (1) vendus :
375 : 4 = 94.
Remarque : on vérifie que la somme des débits est bien égale au crédit.

22/9

72 PS 2 300
34 PSO 2 300

24/9

61 MFC (100 + 250) 350


63 ASC (430 + 120) 550
67 I 87
40 F (loyer) 430
40 F (électricité) 250
56 BQ (87 + 120) 207
57 C
100

25/9

35.1 PF(1) 3 000


72.1 PS (PF 1) 3 000

26/9

72.2 PS (PF 2) 1 800


35.2 PF(2) 1 800
2400 x 0,75. Voir remarque transac-
tion El.

41 CL 2 290
41 CL. FA 610
71.2 PV (PF 2) 2 400
41 CL.EC 500

133
ACHATSIVEMTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES

Cette transaction recourt simultanément à 3 comptes « clients » distincts :


Commençons par le compte 41. CL.EC, qui est créditeur, comme il se doit lorsqu'un fournis-
seur enregistre la consignation d'emballages à un client. Au débit, nous trouvons le compte
41. CL.FA pour annulation de ce compte (la facture d'avoir vient en déduction de la dette). Enfin,
le dernier compte « client » est celui qui enregistre la créance de la SGIC ; il est obtenu par diffé-
rence : SIGAB doit les produits finis n° 2 (2 400), plus la consignation (500), moins la facture
d'avoir (610), soit 2 290.

41 CL.EC 500
41 CL 180
071 PV(HE) 300
74 PPD 20

Le compte « CL.EC » est soldé par son débit (SIGAB ne doit plus d'emballages), et par le
crédit du compte 41. CL qui enregistre la diminution de sa dette (180). Comme SIGAB a retourné
pour 200 d'emballages et que sa dette ne diminue que de 180 en raison du boni de 10 % retenu par
la SGIC, on comptabilise la différence (20) au crédit de 74. PPD. Reste ensuite à constater la
vente des emballages non rendus, par le crédit du compte 71. PV (HE). Enfin on termine
l'enregistrement de cette transaction ci-dessous en constatant la sortie de stock des emballages con-
signés qui ne seront pas rendus.

72.3 P.S (E. fabriqués) 250


33.2 E (fabriqués) 250
Sortie de stock des emballages ven-
dus, 300 : 1,2 = 250 (cf. El).

30/9

56 BQ 3 690
64 CPD 410
41 CL 4 100

Rappel : les remises hors facture accordées sont enregistrées dans le compte « 64. CPD ». (elles
ne sont pas directement affectables aux ventes). Pour la détermination du montant dû par le client
SIGAB, attention à ne pas confondre les différents comptes « clients » utilisés : seul est pris en
considération le compte 41. CL, qui récapitule toutes ses dettes et créances constatées. Par mesure
de précaution, nous vous conseillons de retracer le compte 41. CL pour déterminer le solde, avant
de répondre à la question.

Question 2 : comptabilité de la SIGAB (comptes en T)

Inventaire intermittent
El
39.1. AMF 40. F (SGIC)

1 990 1 990

1. Tous les frais directement affectables aux achats sont incorporés au coût d'achat ; cette
transaction s'effectue par conséquent avec seulement 2 comptes (comparez avec la comptabilité de
la SGIC).

134
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.

2. Attention : la SIGAB utilise la méthode de l'inventaire intermittent (compte


« 39. Achats », subdivisé selon la nature de l'achat).

^ 40. F 39.1. AMF 073. F à IT

6 10 I | 540 | 70

062.TC (HE) 57. C

70 70

E7 40.1' FA 40 . F

610 610

39.0 AM 40. FER


E12
2 400 500

40. F 40. F FA

2 290 610

Cette transaction est symétrique de celle passée au Journal de la SGIC.


E13
40. F 64. CPD 39.3 AE 40. FER

180 | 20 | 300 | | 500

Même commentaire qu'en E13, au Journal de la SGIC, mais considéré du côté du client.

E14 40. F 56. BQ 74. PPD

4 100 3 690 410

135
Chapitre IV : Effets de commerce

Section A : Rappels de cours et exemples

A.l. DEFINITIONS

Une lettre de change (ou traite) est un document par lequel une première personne (le
tireur) enjoint à une seconde personne (le tiré) de payer à une troisième personne (le bénéficiaire)
une somme convenue à une date déterminée. Lorsque le lieu de paiement (souvent une banque) est
fixé, on dit que la lettre de change est domiciliée. La lettre de change n'est valable que si elle porte
l'acceptation du tiré. Dans la pratique, le bénéficiaire est la plupart du temps le tireur lui-même.
Un billet à ordre est un document par lequel une personne (le souscripteur) s'engage à payer
à une seconde personne (le bénéficiaire) une somme donnée à une date convenue.
Lettres de change et billets à ordre sont des effets de commerce.
Nous traiterons tous les effets de commerce comme s'il s'agissait de lettres de change. Pour
traiter des billets à ordre, il suffit de remplacer le terme « tiré » par le terme « souscripteur » et de
procéder à quelques modifications évidentes : l'expression « X tire une lettre de change sur Y »
devient « Y souscrit un billet à l'ordre de X ».
Pour fixer les choses dans la suite, bien noter que :
bénéficiaire = créancier
tiré = débiteur
Dans la relation commerciale la plus simple, le client règle son fournisseur à l'aide d'un effet
de commerce : le fournisseur est le bénéficiaire (il est aussi le tireur), le client est le tiré (ou le
souscripteur). Les effets à recevoir se traitent comme des créances : on les enregistre dans le
compte « 54. Effets à recevoir » (compte d'actif)- D'un autre côté, les effets à payer se traitent
comme des dettes ; on les enregistre dans le compte « 53. Effets à payer » (compte passif)-
Mais il s'agit de créances et de dettes d'une nature tout à fait particulière : considérées du côté du
bénéficiaire, il s'agit de créances mobilisables qui peuvent être escomptées ou endossées (voir
A.2.6. et A.2.7.) ; elles peuvent servir de moyen de paiement. Aussi le Plan OCAM les inclut-il
dans les comptes de classe 5 et 05 (comptes financiers).

A.2. EFFETS DE COMMERCE -TRANSACTIONS COURANTES

A.2.1. Création directe d'un effet de commerce


Note : dans tous les exemples, nous appellerons B le bénéficiaire et T le tiré.

137
EFFETS DE COMMERCE

Exemple 2.1. :
Le 5/6, B vend à T pour 723 de produits finis, réglés par une lettre de change d'échéance 15/7
tirée par B sur T et acceptée par T le même jour ; les biens échangés sont des produits finis pour B
(il les fabrique) ; ce sont des matières premières pour T (il les achète pour les incorporer à la pro-
duction) ; B utilise l'inventaire intermittent, T utilise l'inventaire permanent.
Enregistrement chez B :
54. E à R 7 1 . PV

723 723

L'effet à recevoir est inscrit au débit, comme une créance (voir A. 1.).
Enregistrement chez T :
5/6
31 MF 723
53 àEàP 723

L'effet à payer est enregistré au crédit, comme les dettes (voir A.I.).

A.2.2. Transformation d'une créance ou d'une dette en effet de


commerce
Exemple 2.2. :
Le 7/3, B vend à T pour 612 de marchandises (vente en compte), et envoie à T pour accepta-
tion une lettre de change d'échéance 30/4 ; ce qui est pour B une marchandise (il l'a achetée pour la
revendre en l'état) est pour T une immobilisation ; T reçoit l'immobilisation le 10/3, et renvoie la
lettre de change acceptée le 15/3 ; B reçoit la traite acceptée le 20/3 ; B et T utilisent l'inventaire
intermittent.
Enregistrement chez B :
7/3
41 CL 612
70 àVM 612

20/3

54 EàR 612
41 à CL 612

Pour la dernière ligne, B annule la créance constatée le 7/3, puisque cette créance est transfor-
mée en un effet à recevoir, lui-même enregistré dans la ligne 3 (voir chapitre II, A.I.4.3.).
Enregistrement chez T :
Le 10/3 :
22. AIC 40. F

612 612

138
TRANSACTIONS COURANTES

Le 15/3 :
40. F 53.E à P

612 612

L'écriture passée le 15/3, dans le compte « 40. Fournisseurs », annule la dette « ordinaire »
constatée le 10/3 ; cette dette est transformée en un effet à payer.

A.2.3. Règlement direct, ou encaissement direct


L'encaissement direct d'un effet de commerce se fait en espèces (compte « 57. Caisse ») ; on
le rencontre rarement.
Exemple 2.3. :
A la suite des transactions décrites dans l'exemple 2.2. ci-dessus, B se présente chez T le 30/4
et se fait régler en espèces.
Enregistrement chez B :
57. C 54. E à R

612 612

Enregistrement chez T :
53. E à P 57. C

612 612

Le compte « 54. Effets à recevoir » est un compte d'actif, il diminue au crédit ; le compte
« 53. Effets à payer » est un compte de passif : il diminue au débit.

A.2.4. Remise à l'encaissement par le bénéficiaire


Remettre à l'encaissement un effet dont on est le bénéficiaire, c'est l'endosser à l'ordre de la
banque quelques jours avant l'échéance, à charge pour cette dernière de percevoir le montant de
l'effet auprès du tiré, et d'en créditer le compte du bénéficiaire (en lui décomptant, éventuellement,
une commission d'encaissement). Attention ! : ne pas confondre remise à l'encaissement et encais-
sement direct (voir A.2.3. ci-dessus).
Exemple 2.4. :
A la suite des transactions décrites dans l'exemple 2.1. ci-dessus, B remet sa traite le 5/7 à
l'encaissement auprès de sa banque ; le 20/7 il est informé que la banque a encaissé l'effet (montant
723), qu'elle en a crédité son compte, et qu'elle a prélevé 17 de commission d'encaissement.
Enregistrement chez B :
5/7

54 E à R à l'encaissement 723
54 àEàR 723

139
EFFETS DE COMMERCE

20/7

56 BQ 706
63 ASC services bancaires 17
54 à E à R à l'encaissement 723

Remarque 1 : on constate toujours la remise à l'encaissement dans un sous-compte du compte 54


(ligne 1) en même temps que la disparition de l'effet de commerce (ligne 2) ; l'effet à
l'encaissement disparaît lors de la réception du relevé bancaire (ligne 5) ; les commissions
d'encaissement sont des services bancaires et non des frais financiers Oigne 4).
Remarque 2 : dans la remise à l'encaissement, c'est le bénéficiaire qui s'occupe du règlement de
l'effet, et non le tiré (voir A.2.5., remarque 2).

A.2.5. Domiciliation d'effet par le tiré


Un effet de commerce peut être domicilié dès sa création (voir A.I.). Quelques jours avant
l'échéance, le tiré peut envoyer à sa banque un avis de domiciliation, document par lequel il lui
demande de régler l'effet à un « domicile » donné (en pratique une autre banque). La banque du tiré
débite son compte du montant de l'effet, éventuellement majoré d'une commission de domiciliation
d'effet (service bancaire).
Remarque 1 : dans le relevé de banque on constatera un débit du montant de l'effet (éventuellement
majoré de commissions) accompagné de la mention « domiciliation d'effet » ; à ce débit corres-
pondra un crédit du même montant au compte « 56. Banque » dans la comptabilité de l'entreprise
(réciprocité des comptes).
Remarque 2 : dans la domiciliation d'effet, c'est le tiré qui s'occupe du règlement de l'effet (voir
A.2.4., remarque 2).
Exemple 2.5. :
Le 3/5, T achète à B pour 284 de marchandises, contre un effet d'échéance 20/6 accepté le
même jour. Le 10/6, T adresse à sa banque un avis de domiciliation ; le 25/6, il reçoit un relevé
l'informant que l'effet a été payé et que son compte a été débité de 284 pour domiciliation d'effet et
de 13 pour commission de domiciliation ; T utilise l'inventaire intermittent.
Enregistrement chez T :
3/5

39 Achats (marchandises) 284


53 àEàP 284

53 EàP 284
63 ASC (services bancaires) 13
56 àBQ 297

II n'y a aucun enregistrement à faire le 10/6, lorsque T adresse à sa banque l'avis de domicilia-
tion.

A.2.6. Endossement
Pour le bénéficiaire B, endosser un effet à recevoir à l'ordre d'un tiers C vis-à-vis duquel il a

140
TRANSACTIONS COURANTES

une dette, c'est transmettre à ce tiers C la créance représentée par cet effet, en paiement total ou
partiel de la dette qu'il a envers lui.
Après endossement, C devient le porteur de l'effet : c'est lui qui, physiquement le détient, et
qui, juridiquement, en détient les droits ; c'est à lui que l'effet devra être payé à l'échéance. Dans le
langage courant, on dit parfois que C est le bénéficiaire de l'effet ; pour éviter les confusions, nous
utiliserons le terme « porteur », réservant le terme « bénéficiaire » pour désigner la personne au
bénéfice de qui l'effet a été émis.
Remarques :
1. Lorsqu'il endosse à l'ordre de C l'effet qu'il détient sur le tiré T, le bénéficiaire B appose sa
signature au dos de l'effet (d'où le terme « endossement »).
2. Dans l'opération d'endossement, celui qui endosse (B dans notre exemple) s'appelle
l'endosseur ; celui à l'ordre de qui l'effet est endossé (C dans notre exemple) s'appelle l'endossataire.
3. Le porteur de l'effet peut lui-même endosser son effet à l'ordre d'une troisième personne,
qui peut à son tour l'endosser au profit d'une quatrième, etc. Le porteur de l'effet a également la
possibilité d'escompter son effet (voir A.2.7.).
4. En cas de difficulté de paiement, le porteur peut se retourner contre chacun de ses endossa-
taires successifs, et contre le tireur.
Exemple 2.6.
Le 3/1, B vend à T pour 879 de produits finis contre un effet de commerce accepté le même
jour. Le 6/1, B achète à son fournisseur C pour 934 de matières premières ; pour régler son achat,
il endosse à l'ordre de C l'effet qu'il détient sur T, et règle le reste en espèces. (B et C utilisent
l'inventaire intermittent, T utilise l'inventaire permanent ; dans la transaction du 6/1, les biens
échangés sont, pour C, des produits finis ; dans la transaction du 3/1, les biens échangés sont,
pour T, des marchandises).
Enregistrement chez B :
3/1
54 EàR 879
71 àPV 879
6/1
39 Achats 934
54 à E à R (endossement) 879
57 C 55

On voit clairement dans cet exemple que l'effet de commerce sert à B de moyen de paiement
dans sa transaction avec son fournisseur C.
Enregistrement chez C
6/1
54 EàR 879
57 Caisse 55
71 àPV 934

Enregistrement chez T :
3/1
30 M 879
53 àEàP 879

141
EFFETS DE COMMERCE

L'endossement de l'effet par B à l'ordre de C n'apparaît pas dans la comptabilité de T ; le jour


de l'échéance, le tiré devra régler l'effet à celui qui en sera le porteur.

A.2.7. Escompte
Escompter un effet dont on est le porteur, c'est l'endosser au profit d'une banque contre verse-
ment immédiat de la valeur de l'effet diminuée d'un intérêt (l'escompte) et de frais bancaires. Une
telle opération permet au porteur d'obtenir des liquidités immédiates sans avoir à attendre le jour de
l'échéance. Elle équivaut pour lui à un emprunt entre la date de remise à l'escompte et la date
d'échéance de l'effet : d'où le paiement d'un intérêt (l'escompte).
Exemple 2.7 :
A la suite des transactions décrites dans l'exemple 2.6 ci-dessus, C remet à l'escompte le 10/1
l'effet qu'il a reçu le 6/1. Le 20/1, la banque informe C qu'elle a crédité son compte du montant de
l'effet, et qu'elle a prélevé 23 d'escompte et 17 de frais bancaires.
Enregistrement chez C :

54 E à R - Effets à l'escompte 879


54 àEàR 879

56 BQ 839
63 ASC (services bancaires) 17
67 I (escompte) 23
54 à E à R - effets à l'escompte 879

Lors de la remise à l'escompte, on annule l'effet à recevoir (ligne 2) et on en inscrit le montant


dans un sous-compte 54, intitulé « effets à l'escompte » ; on remarque qu'on enregistre à part
l'escompte, qui est un intérêt, et les frais, qui sont des services bancaires.

A.3. EFFETS DE COMMERCE : INCIDENTS DE PAIEMENT

Les situations décrites en A.2. ci-dessus sont de loin les plus couramment rencontrées ; il
nous faut cependant examiner ce qui se passe lorsque le tiré ne peut pas payer l'effet à échéance. On
rencontre alors différents cas de figure qui sont présentés de façon synthétique dans le schéma de la
page suivante, et traités tour à tour dans les sous-paragraphes 3.1. à 3.3. Nous supposons que
l'effet de commerce est une lettre de change.

A.3.1. Le mécanisme de l'avance de fonds


La situation considérée ici a deux caractéristiques :
- Le tiré prévient le tireur, avant l'échéance, de l'impossibilité dans laquelle il sera d'honorer la
traite ; mais il désire trouver une solution à la difficulté.
- Le tireur ne détient plus l'effet (il peut l'avoir remis à l'encaissement, endossé, ou escompté) et il
ne le récupère pas. Le tireur n'a donc plus de créance sur le tiré puisqu'il a transmis sa créance à un

142
INCIDENTS DE PAIEMENT

Le tireur ne détient plus


l'effet, et il ne le récu- Mécanisme de l'avance
père pas. de fonds (voir A.3,1.)
S i le tiré prévient le
tireur avant l'échéance,
de façon à régler le pro- Les deux parties parvien-
blème, on a deux possi- nent à un accord sous
bilités : Le tireur détient l'effet forme de créance ordi-
(ou il ne le détient pas naire ou par la créa-
mais il le récupère). tion d'un nouvel ef-
fet (voir A.3.2.).

Si le tiré ne prévient pas le tireur avant


l'échéance, l'effet est impayé à
l'échéance ; le porteur fait dresser pro-
têt pour défaut de paiement et se retourne Aucun accord n'est pos-
contre le tiré, le tireur, ou chacun des en- sible : il y a l i t i g e
dossataires successifs (à son choix) : on a (voir A.3.3.).
alors deux possibilités :

EFFETS DE COMMERCE : INCIDENTS DE PAIEMENT


(les différents cas de figure)

tiers (fournisseur, banque, etc.). Mais le tireur conserve une responsabilité puisqu'en cas de défaut
de paiement, le porteur peut se retourner contre lui (voir A.2.6., remarque 4). Dans ce cas, le tireur
avance au tiré les fonds qui lui permettront de payer le porteur, ce qui a pour effet d'éviter un litige.
Cette avance de fonds a également pour effet de faire revivre la créance du tireur sur le tiré : à la
suite de cette avance, les deux parties s'entendent sur de nouvelles modalités de paiement (montant,
échéance).
Exemple 3.1. :
(B, C et T utilisent l'inventaire intermittent).
El : le 3/7, B vend à T pour 841 de marchandises (qui sont pour T des fournitures) contre une
lettre de change acceptée le même jour d'échéance 15/8.
E2 : le 9/7, B achète à C pour 913 de marchandises (qui sont des produits finis pour C) ; il règle
son achat en remettant le jour même à C l'effet qu'il détient sur T (il endosse cet effet à l'ordre
de C), et un chèque pour le restant.
E3 : le 3/8, T informe B qu'il ne pourra pas honorer l'effet ; B lui envoie un chèque de 841 pour
avance de fonds, et une traite à l'acceptation :
- échéance : 4 septembre
- montant : 862 (soit 841 pour la créance initiale, 9 pour intérêts de retard, et 12 pour frais).
E4 : le 9/8, C remet la traite à l'encaissement auprès de sa banque.
E5 : le 10/8, T reçoit le chèque et la lettre de change ; il renvoie la traite acceptée et remet le chè-
que en banque.
E6 : le 16/8, B reçoit la traite acceptée envoyée par T le 10/8.
E7 : le 25/8, C est informé par sa banque que l'effet a été encaissé et que la banque a prélevé 4 de
commission d'encaissement.
E8 : le 26/8, T est informé par sa banque que l'effet détenu par C a été payé (sans frais).

143
EFFETS DE COMMERCE

Enregistrement chez B :

54 EàR 841
70 àVM 841
9/7
39 Achats (marchandises) 913
54 à E à R (endossement) 841
56 BQ (chèque pour complément) 72
3/8
41 Client T 862
56 à BQ (avance de fonds) 841
073 F à IT (frais) 12
077 IDR (HE) (intérêts de retard) 9
16/8
54 E à R (nouvel effet) 862
41 à client T (annulation de la 862
créance constatée le 3/8 : elle
est transformée en effet à
recevoir)

Remarque 1 : en ce qui concerne B, à la fin des transactions El àE8 :


- le fournisseur C a été réglé sans qu'apparaisse de problème, grâce à l'avance de fonds.
- le client T n'a pas réglé, mais B détient sur lui une lettre de change (montant 862, échéance 4/9)
qui assure le règlement de la transaction du 3/7 et le remboursement des frais occasionnés par la dif-
ficulté de paiement ; cette traite pourra être escomptée ou endossée.
Remarque 2 : le 3/8, B ne peut pas enregistrer d'effet à recevoir puisque l'effet n'est pas accepté
(voir A.l.) : il enregistre donc une créance ordinaire par le débit du compte « 41. Clients » ; par
la suite, le 16/8, il annule cette créance ordinaire lorsqu'il reçoit la traite acceptée.
Enregistrement chez T :

39 Achats (fournitures) 841


53 àEàP 841
m/s
56 BQ (chèque d'avance de fonds) 841
063 ASC (HE) (frais) 12
067 I(HE) 9
53 à E à P (second effet) 862
7.6/8
53 E à P (annulation du premier effet, 841
qui est payé)
56 àBQ 841

Remarque 1 : en ce qui concerne T, à la fin des transactions El à E8 :


- l'avance de fonds a permis d'éviter que le fournisseur B ait des problèmes avec son propre four-
nisseur C.

144
INCIDENTS DE PAIEMENT

- la difficulté de paiement se solde uniquement par des frais de montant minime par rapport à ceux
que T aurait encourus s'il y avait eu litige.
Remarque 2 : les frais transférés par le fournisseur (montant = 12) doivent être comptabilisés par
nature ; ici on les a enregistrés dans le compte 063. ASC (HE) en considérant qu'il s'agit de frais
de poste et télécommunications ; nous continuerons à procéder de même par la suite ; en l'absence
de précisions, on peut toujours les comptabiliser dans le compte 064. CPD (HE) ; la différence
n'est pas bien grande...
Remarque 3 : le 3/8, T n'enregistre rien, bien qu'il y ait accord avec B sur les modalités de règle-
ment, les frais etc. Si T tenait à enregistrer cette situation :
- il ne pourrait pas enregistrer le chèque puisqu'il n'a pas le chèque ; mais il pourrait enregistrer
une créance sur B (montant 841) puisque B lui a promis de lui envoyer un chèque.
- il ne pourrait pas enregistrer l'effet puisqu'il ne l'a pas ; mais il pourrait enregistrer une dette de
862 vis-à-vis de B.
Tout ceci est inutilement compliqué. Autant attendre pour enregistrer, le chèque et le nouvel
effet.
Enregistrement chez C :
9/7
54 EàR 841
56 BQ 72
71 àPV 913
9/8
54 E à R - effets à l'encaissement 841
54 àEàR 841
25/8
56 BQ 837
63 ASC (services bancaires) 4
54 à E à R - à l'encaissement 841
(annulation)

Remarque : C ne s'est aperçu de rien ; tel était, d'ailleurs, l'objectif de l'avance de fonds.

A.3.2. Cas où un accord est possible


Nous traiterons cette situation en trois exemples :
- Dans l'exemple 3.2.1., le tireur détient l'effet, et un accord est trouvé sous forme de créance ordi-
naire.
- Dans l'exemple 3.2.2., le tireur ne détient pas l'effet, mais il le récupère et un accord est trouvé
sous la forme d'un nouvel effet
- Dans l'exemple 3.2.3., l'effet est impayé à l'échéance, mais le porteur trouve un accord avec son
débiteur sous forme d'un paiement partiel immédiat, le reste étant porté en compte.
Beaucoup d'autres cas sont possibles, mais après avoir vu ces trois-là, on peut traiter les
autres.
Exemple 3.2.1. :
Le 5/10, B facture à T des services de transport pour un montant de 573 et lui envoie une lettre

145
EFFETS DE COMMERCE

de change d'échéance 20/11 à l'acceptation. T reçoit la facture et la traite le 10/10 et retourne la


traite acceptée le 11/10. B la reçoit le 17/10. Le 12/11, T informe B qu'il ne pourra pas payer
l'effet ; les deux parties conviennent d'un report d'échéance au 18/12 sous forme d'une créance ordi-
naire, avec majoration de 11 pour intérêts de retard.
Enregistrement chez B :
5/10
41 CL 573
71 àPV 573
17/10
54 EàR 573
41 à CL (annulation de la créance 573
enregistrée le 5/10 : elle est
transformée en effet de com-
merce).
12/11
41 CL 584
54 à E à R (annulation) 573
077 IDR (HE) intérêts de retard 11

Enregistrement chez T :
10/10
62 TC 573
40 àF 573
11/10
40 573
53 àEàP 573
12/11
53 E à P (annulation) 573
067 I (HE) intérêts de retard 11
40 àF 584

Exemple 3.2.2. :
Le 15/2, B vend à T une machine (montant 717 ; il s'agit pour B d'un produit fini, et pour T
d'une immobilisation) contre une lettre de change acceptée le même jour, d'échéance 31/3. Le 20/3,
B remet la traite à l'encaissement auprès de sa banque. Le 21/3, T informe B qu'il ne pourra honorer
sa traite ; les deux parties conviennent de ce qui suit :
- B récupérera la traite auprès de sa banque ;
- l'échéance est repoussée au 20/5 ;
- le nominal sera majoré de la commission de retrait d'effet prélevée sur le compte de B par sa ban-
que, de 13 pour frais de télécommunications et de 19 pour intérêts de retard.
- une nouvelle lettre de change sera tirée par B sur T correspondant au montant et à l'échéance ci-
dessus.
Le 27/3, B est informé par sa banque que l'effet est retiré de l'encaissement et que la banque a
prélevé 7 de commission pour retrait d'effet. A la même date, B adresse à T la lettre de change
convenue, que T reçoit le 1/4 et retourne acceptée le même jour. B reçoit la traite acceptée le 8/4.

146
INCIÙENTS DE PAIEMENT

Enregistrement chez B :
15/2
54 EàR 717
71 àPV 717
20/3
54 E à R - à l'encaissement 717
54 àEàR 717
27/3

54 E à R (récupération) 717
063 ASC (HE) services bancaires 7
54 à E à R - à l'encaissement 717
(annulation)
56 BQ (prélèvement de la 7
commission)

27/3
41 Client T 756
54 à E à R (annulation) 717
073 F à IT (7 de commission de 20
retrait d'effet et 13 pour frais
de télécommunications)
077 IDR (HE) intérêts de retard 19
8/4
54 E à R nouvelle lettre de change 756
41 à Client T (annulation de la 756
créance constatée le 27/3 :
elle est transformée en effet
de commerce)

La commission de retrait d'effet est enregistrée dans un compte hors exploitation car elle est
récupérée par le jeu du compte hors exploitation 073. F à IT.

Enregistrement chez T :
15/2

22 AIC 717
53 àEàP 717

1/4

53 E à P (annulation du premier effet) 717


063 ASC (HE) (frais transférés par B) 20
067 I (HE) (intérêts de retard) 19
53 à E à P (second effet) 756

Remarque : il est possible que B ne détienne plus l'effet, le jour où T le prévient, parce qu'il l'a
remis à l'encaissement (comme dans l'exemple). Il est également possible qu'il ne le détienne plus
parce qu'il l'a remis à l'escompte ou parce qu'il l'a endossé. Ces cas se traitent de façon similaire si
l'effet peut être récupéré par B.

147
EFFETS DE COMMERCE

Par ailleurs, on comprend bien que si la banque a réescompté l'effet, ou si l'endossataire l'a lui-
même endossé, remis à l'encaissement ou escompté, B ne puisse plus récupérer l'effet ; il faut
alors recourir à l'avance de fonds (voir A.3.I.).
Exemple 3.2.3. :
Dans cet exemple, par souci de simplification, on suppose que les biens échangés sont des
marchandises pour toutes les entreprises, et que chacune d'elles utilise l'inventaire intermittent.
El : le 8/4, B vend à T pour 184 de marchandises contre une traite acceptée le même jour,
d'échéance 20/5.
E2 : le 12/4, B achète à C pour 217 de marchandises et règle en endossant au profit de C l'effet
qu'il détient sur T ; le reste est mis en compte.
E3 : le 16/4, C achète à D pour 389 de marchandises et règle en endossant l'effet mentionné en
E2 ; il fait un chèque pour le reste.
E4 : le 15/5, D remet l'effet à l'encaissement auprès de sa banque.
E5 : le 21/5, la banque informe D que l'effet est impayé à l'échéance, et qu'elle prélève 4 de com-
mission d'impayé. Le même jour, D fait dresser protêt pour défaut de paiement, et se retourne
vers C pour obtenir le règlement. Les deux parties, D et C, conviennent de ce qui suit :
- C enverra le même jour un chèque de 100 ;
- C paiera, par chèque le 15/6 :
• le solde de 84 (le nominal de l'effet était 184, et C en aura déjà réglé 100 par chèque)
• le remboursement des frais de protêt
• 8 pour frais de poste et 4 pour remboursement de la commission d'impayé.
E6 : le 21/5, C envoie le chèque convenu et se retourne contre B.
E7 : le 26/5, D reçoit :
- le chèque envoyé par C le 21/5
- la note d'honoraires correspondant au protêt (montant = 7)
D informe C par téléphone du montant des frais de protêt.

Enregistrement chez D :

54 EàR 184
56 BQ 205
70 àVM 389

54 E à R - à l'encaissement 184
54 à E àR 184
21/5
54 EàR 184
063 ASC (HE) commission pour impayé 4
54 à E à R à l'encaissement 184
(retour)
56 BQ 4

148
INCIDENTS DE PAIEMENT

21/5
41 Client C 196
54 à E à R (annulation) 184
073 F à IT (8 pour frais de poste, 4 12
de remboursement de commis-
sion d'impayé)
26/5
56 BQ 100
41 à Client C 100
26/5
063 ASC (HE) honoraires
46 à Créditeurs divers
26/5
41 Client C
073 à F à IT (transfert à C des frais
de protêt).

Remarque 1 : après la transaction E7 :


- D a récupéré 100 sur la créance de 184 correspondant à l'effet initial.
- D a encore sur C une créance de 103 se décomposant comme suit : 84 restant à payer sur les
184 de l'effet, 8 de frais de poste, 4 pour la commission d'impayé, et 7 de frais de protêt.
Remarque 2 : l'huissier qui a dressé protêt n'est pas un fournisseur de l'entreprise : la dette que D a
envers lui ne s'enregistre pas dans le compte « 40. Fournisseurs » mais dans un autre compte de
tiers, le compte « 46. Créditeurs divers » (compte de passif).
Enregistrement chez C :
12/4
41 Client BQ 33
54 EàR 184
70 àVM 217
16/4
39 Achats (marchandises) 389
54 à E à R (endossement) 184
56 àBQ 205
21/5
41 Client BQ 196
40 à Fournisseur D 96
56 àBQ 100
26/5
41 Client BQ 7
40 à Fournisseur D

Remarque 1 : l'enregistrement du 21/5 chez C s'explique ainsi : à la suite de l'accord passé avec
D, C reconnaît qu'il doit payer à ce dernier la somme de 196, soit 184 pour l'effet, 8 de frais et 4 de

149
EFFETS DE COMMERCE

remboursement de commission d'impayé (C ne peut pas tenir compte des frais de protêt, dont il ne
connaît pas encore le montant). Comme C règle de suite 100 par chèque, il lui reste vis-à-vis de D
une dette de 96 qu'il enregistre au crédit du compte 40. F. Par ailleurs, C se retourne contre B et
lui impute le montant total des 196 par le débit du compte 41. Client. On a utilisé ici un enregis-
trement direct (on aurait pu passer par les comptes 063 et 073).
Remarque 2 : le 26/5, C constate le supplément de dette qu'il a envers D et en impute le montant à
son client B.
Remarque 3 : après E7, il reste à C :
- une dette de 103 (soit 96 + 7) envers D ; il la réglera le 15/6 ;
- une créance de 203 sur B.
Remarque 4 : comme on le pense bien, l'histoire ne s'arrête pas là : C cherchera un accord avec B
sur des modalités de paiement incluant, outre la créance de 203, des frais et intérêts de retard éven-
tuels ; cet accord pourra intervenir sous forme d'une créance ordinaire, ou passer par la création d'un
nouvel effet. Faute d'un accord avec B, C pourra se retourner contre T.
Remarque 5 : dans cet exemple, parmi les parties qui parviennent à un accord (C et D), on ne
trouve ni le tireur ni le tiré.
Remarque 6 : si D n'avait pu trouver un accord avec C, il aurait pu se retourner contre B ou contre
T ; en pratique, il est naturel qu'il se retourne vers C qui est celui qui a utilisé l'effet pour le
régler ; il se peut très bien d'ailleurs que D ne connaisse ni B ni T.

A.3.3. Cas où aucun accord n'est possible


Si l'effet est impayé à l'échéance, le porteur annule l'effet et enregistre sa créance dans le
compte « 41. Clients douteux ». Il fait dresser protêt et en impute le montant au même compte.
Puis il procède à une estimation du montant probable de la perte qu'il subira et des frais de justice,
et passe les provisions correspondantes. L'enregistrement comptable, dans ce cas, requiert qu'on uti-
lise les comptes de provisions : nous en différons l'examen au chapitre VII consacré à cette ques-
tion.

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes

B.l. THÈMES TRAITES :


Création directe d'un effet de commerce ; transformation d'une créance ou
d'une dette en effet de commerce ; règlement direct, ou encaissement
direct; remise à l'encaissement; domiciliation d'effet; endossement;
escompte ; difficultés de paiement.

Sujet :
El : le 5/6, Mamadou vend à Makita pour 723 de produits finis, réglés par une traite à échéance du
15/7, tirée par Mamadou sur Makita, et acceptée le même jour. Pour Makita, ces biens achetés
sont des matières premières. Mamadou utilise l'inventaire intermittent, Makita l'inventaire per-
manent.

150
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES

E2 : le 7/3, Mamadou vend à Aba pour 612 de marchandises, et lui envoie pour acceptation une
traite au 30/4 ; pour Aba, cet achat représente une immobilisation. Aba reçoit
l'immobilisation le 10/3, et renvoie la traite acceptée le 15/3 ; Mamadou la reçoit le 20/3
(enregistrement à l'inventaire intermittent).
E3 : le 30/4, Mamadou se présente chez Aba et se fait régler en espèces.
E4 : le 5/7, Mamadou remet la traite émise le 5/6 (El) à sa banque pour encaissement. Le 20/7, il
est informé que la banque a encaissé l'effet (723), et qu'elle a crédité son compte pour ce mon-
tant, diminué de 17 de commission d'encaissement.
E5 : le 3/5, Aba achète à Mamadou pour 284 de marchandises, contre un effet d'échéance 20/6
accepté le même jour. Le 10/6, Aba adresse à sa banque un avis de domiciliation ; le 25/6, il
reçoit un relevé bancaire l'informant que l'effet a été payé et que son compte a été débité de 284
pour domiciliation d'effet, et de 13 pour commission de domiciliation d'effet (inventaire inter-
mittent).
E6 : le 3/1, Mamadou vend à Aba pour 879 de produits finis, contre un effet accepté le même jour.
Le 6/1, Mamadou achète à son fournisseur SOGAB pour 934 de matières premières ; pour
régler son achat, il endosse à l'ordre de SOGAB l'effet qu'il détient sur Aba, et règle le reste en
espèces. Mamadou et SOGAB utilisent l'inventaire intermittent, Aba l'inventaire permanent.
Les biens achetés le 3/1 par Aba sont pour lui des marchandises.
E7 : à la suite de la transaction E6, SOGAB remet à l'escompte le 10/1 l'effet reçu le 6/1. Le 20/1,
la banque informe SOGAB qu'elle a crédité son compte du montant de l'effet, et qu'elle a pré-
levé 23 d'escompte et 17 de frais bancaires.
E8 : le 3/7, Mamadou vend à Aba pour 841 de marchandises (qui sont pour Aba des fournitures)
contre une traite acceptée le jour même, d'échéance 15/8.
E9 : le 9/7, Mamadou achète à SOGAB pour 913 de marchandises (qui sont des produits finis pour
SOGAB) ; il règle son achat en remettant le jour même à SOGAB l'effet qu'il détient sur Aba,
et un chèque pour le solde.
E10 : le 3/8, Aba informe Mamadou qu'il ne pourra pas honorer l'effet, Mamadou lui envoie un
chèque de 841 pour avance de fonds, et une traite à l'acceptation. Échance au 4/9 ; montant
862, soit 841 pour la créance initiale, 9 pour intérêts de retard, 12 pour frais.
El 1 : le 9/8, SOGAB remet la traite à l'encaissement auprès de sa banque.
E12 : le 10/8, Aba reçoit le chèque et la lettre de change ; il renvoie la traite acceptée et remet le
chèque à la banque.
E13 : le 16/8, Mamadou reçoit la traite acceptée envoyée par Aba le 10/8.
E14 : le 25/8, SOGAB est informée par sa banque, que l'effet a été encaissé, et que la banque a pré-
levé 4 de commission d'encaissement.
E15 : le 26/8, Aba est informé par sa banque que l'effet détenu par SOGAB a été payé (sans frais).
E16 : le 5/10, Mamadou facture à Makita des services de transport pour un montant de 573 et lui
envoie à l'acceptation une traite d'échéance 20/11. Makita reçoit la facture et la traite le 10/10
et la retourne acceptée le 11/10. Mamadou la reçoit le 17/10. Le 12/11, Makita informe
Mamadou qu'il ne pourra pas payer l'effet. Les deux parties conviennent d'un report d'échéance
au 18/12 sous forme d'une créance ordinaire, avec majoration de 11 pour intérêts de retard.
E17 : le 15/2, Mamadou vend à Aba une machine (montant 717 ; il s'agit pour Mamadou d'un
produit fini et pour Aba d'une immobilisation) contre une lettre de change acceptée le même
jour, d'échéance 31/3. Le 20/3, Mamadou remet sa traite à l'encaissement auprès de sa banque.
Le 21/3, Aba informe Mamadou qu'il ne pourra honorer sa traite. Les deux parties conviennent
que :
- Mamadou récupérera la traite auprès de la banque ;

151
EFFETS DE COMMERCE

- L'échéance sera repoussée au 20/5 ;


- Le nominal sera majoré de la commission de retrait d'effet prélevée sur le compte de Mama-
dou par sa banque, de 13 pour frais de correspondance et de 19 pour intérêts de retard ;
- Une nouvelle lettre de change sera tirée par Mamadou sur Aba correspondant à ce montant et
à cette échéance.
E18 : le 27/3, Mamadou est informé par sa banque que l'effet est retiré de l'encaissement et que la
banque a prélevé 7 de commission pour retrait d'effet. Le même jour, Mamadou adresse à Aba
la lettre de change convenue, que Aba reçoit le 1/4 et retourne acceptée le même jour. Mama-
dou reçoit la traite acceptée le 8/4.
E19 : (de E19 à E25, les biens échangés sont des marchandises ; toutes les entreprises utilisent
l'inventaire intermittent). Le 8/4, Mamadou vend à Aba pour 184 de marchandises contre une
traite acceptée le même jour, à l'échéance du 20/5.
E20 : le 12/4, Mamadou achète à SOGAB pour 217 de marchandises et règle en endossant l'effet
qu'il détient sur Aba ; le solde est mis en compte.
E21 : le 16/4, SOGAB achète à Moussa pour 389 de marchandises et règle en endossant l'effet, le
solde est payé par chèque.
E22 : le 15/5, Moussa remet l'effet à l'encaissement auprès de sa banque.
E23 : le 21/5, la banque informe Moussa que l'effet est resté impayé à l'échéance, et qu'elle a pré-
levé 4 de commission d'impayé. Le même jour, Moussa fait dresser protêt pour défaut de paie-
ment et se retourne vers SOGAB pour obtenir le règlement. Moussa et SOGAB conviennent
que SOGAB envoie le même jour un chèque de 100, et que cette dernière paiera, le 15/6 :
- le solde de 84,
- le remboursement des frais de protêt,
- les frais de poste (8), et le remboursement de la commission d'impayé (4).
E24 : le 21/5, SOGAB envoie le chèque convenu et se retourne contre Mamadou.
E25 : le 26/5, Moussa reçoit le chèque envoyé par SOGAB le 21/5, et la note d'honoraire de
l'huissier, correspondant au protêt (7). Moussa informe SOGAB par téléphone du montant des
frais de protêt. Ce dernier passe l'enregistrement comptable correspondant.

Travail à faire :
Enregistrer les opérations dans les comptes en T, pour chacune des parties en présence.

B.2. THÈMES TRAITÉS :

L'entreprise industrielle à l'inventaire permanent; tenue de comptes de


stocks ; consignation d'emballages ; effets de commerce.
Sujet :
Le 1er octobre 1984, la Société Générale Industrielle de Centrafrique (SGIC) a un stock de
matières premières de 1 642 kg, valant 4 597 600 FCFA et un stock de produits finis de
317 pièces valant 11 475 400 FCFA. La SGIC utilise la méthode de l'inventaire permanent. On
constate les transactions suivantes :
El 4/10 : achat de MP (matières premières) : 234 kg à 2 500 FCFA/kg ; les 10 emballages de
ces MP sont consignés par le fournisseur à 4 680 FCFA chacun ; le prix de consigne est
inclus dans la facture du fournisseur (achat en compte).

152
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES

E2 6/10 : vente de PF (produits finis) : 87 pièces à 70 650 FCFA chacune, moins une remise
de 2,5 % ; le client paie 20 % par chèque, et pour le reste accepte trois traites T l , T2, et T3,
de montants égaux et d'échéances respectives 15 novembre, 10 décembre, et 31 décembre.
E3 6/10 : frais de transport sur l'achat du 4/10 : 63 000 FCFA (au comptant, en espèces).
E4 7/10 : frais d'assurance-transport sur la vente du 6/10 : 84 000 FCFA (chèque).
E5 7/10 : remise à l'escompte de la traite T3 auprès de la banque.
E6 7/10 : endossement de la traite T2 à l'ordre d'un fournisseur.
E7 8/10 : on retire du stock 547 kg de MP pour mise en fabrication.
E8 9/10 : la SGIC accepte une lettre de change pour un montant égal à celui de la facture du 4/
10.
E9 10/10 : achèvement et mise en stock du lot de PF de 54 pièces ; le coût unitaire de produc-
tion est de 37 600 FCFA.
E10 10/10 : la SGIC retourne au fournisseur la moitié des emballages reçus en consignation le
4 /10 ; le fournisseur en rembourse immédiatement la consigne en espèces.
E l i 10/10 : achat de MP : 300 kg à 2 600 FCFA/kg moins un escompte de 2,5 % (règlement
comptant par chèque).
E12 11/10 : réception du bordereau d'escompte correspondant à la traite T3 ; la banque a prélevé
17 612 FCFA d'escompte, et 1 724 FCFA de commission.
E13 11/10 : paiement (espèces) de 17 000 FCFA de frais de transport pour expédition le même
jour (voir E14).
E14 11/10 : vente de PF : 127 pièces à 69 850 FCFA chacune, moins un escompte de 2 % ;
les frais de transport (voir E13) sont ajoutés à la facture ; le client règle au comptant par chè-
que.
E15 14/10 : paiement de droits de douane sur l'achat du 10/10 : 30 000 FCFA (chèque).
E16 30/10 : remise à l'encaissement de la traite Tl auprès de la banque.
E17 5/11 : le client prévient la SGIC qu'il ne pourra pas payer le 10/11. La SGIC retire l'effet de
la banque, qui débite son compte de 2 500 FCFA pour commission de retrait. La SGIC pro-
pose à son client qui accepte, une nouvelle traite à échéance du 15/12, d'un montant compre-
nant l'ancienne traite Tl majorée de la commission de retrait, d'intérêts de retard
(30 500 FCFA) et de frais de gestion (3 000 FCFA).
E18 12/11 : la SGIC retourne à son fournisseur trois des emballages reçus en consignation le 4/
10 ; le prix de reprise n'est que 80 % du prix de consignation, pour cause de retour tardif ; le
fournisseur établit le même jour une facture d'avoir pour la valeur de reprise, à laquelle il
ajoute 12 400 FCFA de remise sur l'ensemble des achats de l'année.
E19 12/11 : la SGIC décide de garder les deux emballages restant.

Travail à faire :
1. Déterminez le coût moyen pondéré des MP en stock au 20/11 (trois décimales).
2. Même question que 1. pour les PF (trois décimales).
3. Enregistrez les transactions (une à la fois) dans les comptes schématiques.

Note : les valeurs calculées (escomptes, remises, sorties de stock, montant à payer comptant, etc.)
seront arrondies au FCFA le plus proche.

153
EFFETS DE COMMERCE

B.3. THEMES TRAITES :


Achats et ventes de marchandises à l'inventaire permanent ; retours sur
ventes; facture d'avoir; effets de commerce; emballages commerciaux;
consignation ; transactions diverses.
Sujet :
Au 1er mars, la Société Générale Internationale du Congo (SGIC) possède un stock d'une mar-
chandise B de 3 753 unités, d'une valeur de 311 499. Elle utilise la méthode de l'inventaire per-
manent. Le coût moyen pondéré est calculé avec six décimales. Le prix de vente unitaire des mar-
chandises, pratiqué par la SGIC est égal au coût moyen pondéré majoré de 40 % (arrondi à l'unité
la plus proche). D'autre part, la SGIC utilise les comptes :
400. Fournisseurs
401. Fournisseur ABA
402. Fournisseurs - emballages à rendre
403. Fournisseurs - factures d'avoir
410. Clients
411. Client SAPLE
412. Clients -emballages consignés
413. Clients - factures d'avoir
Vous ouvrirez d'autres comptes en cas de besoin. A partir du mois de mars, la SGIC enregistre
les opérations suivantes :
El 1/3 : achat de 850 unités de marchandises B au prix unitaire de 80. Son fournisseur Aba
inclut dans la facture 9 000 de frais de transport, 5 000 de frais d'assurance, 3 000 pour con-
signation d'emballages, et 1 000 d'emballages perdus ; l'achat est en compte.
E2 2/3 : la SGIC paie par chèque 25 000 à la Société d'Electricité, dont 15 000 de dépôt de
garantie et 10 000 de frais d'installation de compteurs électriques.
E3 4/3 : vente au client Saplé de 710 unités de marchandises B, avec une remise de 5 %. La
SGIC lui facture 4 000 de transport, qu'elle a payé par chèque le même jour au transporteur.
La SGIC compte également à Saplé 2 500 pour consignation d'emballages, en précisant que le
prix de reprise sera égal à 80 % du prix de consigne ; la vente se fait en compte (facture
n° V 804).
E4 5/3 : Saplé accepte une traite d'échéance 30/4, en règlement de la facture n° V 804 du 4/3.
E5 7/3 : la SGIC passe une commande de 630 articles B, au prix de 84 l'unité, au fournisseur
Sotexport, à l'étranger. Elle verse à la commande 50 % du prix d'achat brut à titre d'arrhes
(virement bancaire). Les frais de virement s'élèvent à 1 % de la somme virée.
E6 8/3 : Saplé renvoie à la SGIC 110 articles de B, après avoir fait constater des malfaçons par
un expert, et des emballages consignés pour une valeur de 1 000. Saplé demande le rembourse-
ment des frais de transport (750), et des frais d'expertise (900). Par ailleurs, Saplé fait savoir à
la SGIC qu'il conservera les emballages restant (leur prix de consigne est égal à 130 % de leur
coût d'achat ; arrondir à l'unité supérieure). La SGIC adresse une facture d'avoir à Saplé pour ce
qui lui est dû.
E7 9/3 : la SGIC retourne à Aba les marchandises renvoyées par Saplé, car elle estime Aba res-
ponsable des malfaçons. Aba accepte de reprendre les 110 articles pour 8 485 (la SGIC devra
supporter la différence). La SGIC demande en outre le remboursement de ses propres frais de
transport (700 en compte, auprès du transporteur), et des frais d'expertise payés par elle à son
client Saplé (900). La SGIC demande à Aba une facture d'avoir, que celui-ci lui adresse le
même jour, en incluant une remise hors facture de 250. Par ailleurs, la SGIC informe Aba
qu'elle conservera les emballages encore détenus par elle (voir transaction El).

154
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES

E8 10/3 : la SGIC accepte une traite tirée par le fournisseur Aba, pour solde de son compte, fac-
ture d'avoir comprise, à échéance du 15/5.
E9 14/3 : la SGIC remet à l'escompte la traite tirée sur Saplé (voir E4).
E10 15/3 : la SGIC détermine le montant des rémunérations dues au personnel pour le mois de
mars, et procède à leur enregistrement : 35 000.
El 1 16/3 : arrivée de la commande passée à Sotexport, accompagnée de la facture (voir E5) ;
Sotexport facture le transport (12 000), l'assurance (6 800), les frais de courtage (1 500), et
les emballages perdus (500). Les marchandises sont dédouanées le jour même, les droits de
douane s'élevant à 52 % du montant net facturé. La SGIC décide de virer le même jour la
somme due à son fournisseur (nette d'avance). Commission bancaire : 310. Les droits de
douane sont en compte et seront payés plus tard.
E12 18/3 : la SGIC reçoit un relevé bancaire l'informant que l'effet Saplé a été escompté. La ban-
que a retenu 1 % d'escompte et 120 de commission.
E13 31/3 : paiement au personnel des rémunérations enregistrées le 15/3 (chèques).
E14 2/5 : la banque informe la SGIC que l'effet Saplé escompté le 15/3 est resté impayé. Le
compte de la SGIC à la banque a en conséquence été débité du montant de la traite, majoré de
108 de commission d'impayé.
E15 2/5 : la SGIC débite le compte de Saplé du montant de l'impayé, de la commission bancaire,
et de 140 d'intérêts de retard.
E16 3/5 : Saplé accepte une nouvelle traite, au 30/6, pour solde de son compte, facture d'avoir
comprise.
E17 5/5 : la SGIC informe Aba qu'elle ne sera vraisemblablement pas en mesure d'honorer la
traite acceptée le 10/3, et lui demande de repousser l'échéance à la fin du mois ; Aba, qui a
endossé l'effet à l'ordre de Mamadou, envoie à la SGIC un chèque couvrant le montant de la
traite, et lui demande de régler Mamadou ; Aba indique également à la SGIC qu'il lui demande
le remboursement de la somme due, majorée de 350 d'intérêts de retard (en compte).
E18 10/5 : la SGIC demande par lettre à sa banque de payer Mamadou, par virement à son
compte, pour l'effet à échéance du 15/5.
E19 18/5 : la SGIC est avisée par la banque que son compte a été débité du montant de l'effet,
majoré de 230 de commission.
E20 31/5 : la SGIC endosse à l'ordre de Aba la traite émise le 3/5, et lui envoie un chèque pour
solde de son compte.

Travail à effectuer :
1. Présenter l'état de stock de marchandises, et indiquer le prix de vente.
2. Présenter le journal de la SGIC.

B.4. THEMES TRAITES :


Ouverture des livres, achats et ventes (marchandises et produits finis),
retours sur ventes, factures d'avoir, emballages commerciaux, effets de
commerce (inventaire permanent).
Sujet :
El : le 2/1, Kabula crée une entreprise dans la zone nord de la capitale, en apportant les éléments

155
EFFETS DE COMMERCE

d'un fonds de commerce qu'il exploitait auparavant dans la zone sud, et qu'il espère y faire
fructifier.
N'ayant jamais tenu de comptabilité régulière, Kabula fait l'inventaire de ses biens et de ses
dettes, dans l'intention de tenir dorénavant des livres comptables :
- valeur de la clientèle, qui lui reste attachée, du nom commercial, et de
l'enseigne 3 000
- mobilier et matériel de bureau 1 600
- marchandises (100 unités à 18) 1 800
- produits finis (73 unités à 10) 730
- emballages commerciaux achetés (116 pièces à 5) 580
1
- créances sur clients 420
- deux effets à recevoir 850
- banque 5 100
- caisse 1 500
- dettes envers les fournisseurs 370
- un effet à payer, à échéance du 15/1 210

E2 : le 3/1, achat de marchandises : 130 unités à 10 l'unité. Le fournisseur Mamadou facture 65


de frais de transport et 40 d'assurance. Il consigne également 20 emballages d'une valeur totale
de 140, à propos desquels il est convenu que leur reprise ne s'effectuera qu'à 90 % de leur
valeur de consigne (en compte).
E3 : le 4/1, Kabula, qui détient 2 effets en portefeuille (cf. El), remet le premier à l'escompte
(échéance au 30/1, valeur nominale 500). Le deuxième, d'une valeur de 350, à échéance du 6/1,
est remis à la banque pour encaissement.
E4 : le 5/1, Kabula reçoit de son fournisseur Mamadou une traite à échéance du 28/2, en règlement
de sa dette du 3/1, emballages inclus. Kabula l'accepte.
E5 : le 6/1, Kabula vend à Ndong 43 unités de PF. Le prix de vente unitaire est égal au coût
moyen pondéré, majoré de 40 % (arrondi à l'unité la plus proche). Kabula accorde une remise
de 5 %. Les produits finis sont logés par quatre dans des emballages consignés à Ndong
(11 pièces d'emballages, consignées pour une valeur unitaire de 7 et reprises pour une valeur
de 5). En outre, Kabula facture à son client les frais de transport : 50, payés le même jour par
caisse. Il est convenu entre Kabula et Ndong que cette transaction donnera lieu à l'émission
immédiate d'une traite acceptée le même jour par Ndong à échéance du 15/2.
E6 : le 8/1, la banque avise Kabula qu'elle a procédé à une retenue de 3 pour commission
d'encaissement. Par ailleurs, le même relevé indique que l'effet à échéance du 30/1 a été
escompté. La banque retient 1 % d'escompte, et 4 de commission.
E7 : le 9/1, Kabula décide de conserver 10 emballages consignés le 3/1 par Mamadou, et rapporte
lui-même le reste à son fournisseur. Mamadou rembourse Kabula en espèces.
E8 : le 10/1, Ndong renvoie à Kabula 13 unités de produits finis, pour qualité non conforme à la
commande, ainsi que 7 pièces d'emballages consignés (Ndong conserve les autres). Il demande
à Kabula de participer aux frais de transport occasionnés par le retour des produits finis et des
emballages, ce que Kabula accepte pour un montant de 25.
E9 : le 11/1, Kabula envoie à Ndong une facture d'avoir relative à l'opération du 10/1.
E10 : le 12/1, Kabula demande à sa banque de payer l'effet à échéance du 15/1 (cf. El).

1. dont une créance de 320 UMN (Unité Monétaire Nationale), libellée en dollars, sur un client à l'étranger.
Cette créance date du 17/9 de l'année précédente, et devrait être payée début février.

156
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES

E l i : le 17/1, la banque avise Kabula qu'elle a payé l'effet domicilié le 12/1, et que les frais de
domiciliation s'élèvent à 3.
E12 : le 25/1, Kabula achète à la SOG AB 63 unités de matières premières pour une valeur totale
de 945. Les divers frais sur achat sont de 132 ; l'emballage irrécupérable est facturé pour 42.
Achat payable à 30 jours fin de mois.
E13 : le 27/1, Kabula endosse à l'ordre de la SOGAB la traite émise le 6/1 sur Ndong, à échéance
du 15/2, pour règlement partiel de sa dette du 25/1.
E14 : le 1/2, la SOGAB accorde un escompte de 9 à Kabula, pour paiement anticipé de sa dette du
25/1, et lui adresse un chèque de ce montant.
E15 : le 4/2, un relevé bancaire informe Kabula que le client de l'étranger a réglé sa dette libellée
en dollars (cf. El). En raison de la hausse continue de cette devise, la conversion en monnaie
nationale donne à Kabula un gain de 20 % sur sa créance. La banque retient par ailleurs 10 de
commission de change.
E16 : le 16/2, la SOGAB retourne impayée la traite sur Ndong endossée le 27/1 par Kabula, et
compte à ce dernier 11 de frais, en exigeant également le remboursement de l'escompte accordé
le 1/2. Kabula enregistre dans ses livres le non paiement de Ndong, augmenté des frais répercu-
tés par la SOGAB, auxquels il ajoute encore 7 de frais de constitution de dossier.
E17 : le 18/2, Kabula retire 1 500 de la banque pour alimenter sa caisse.
E18 : le 20/2, Ndong explique à Kabula ses difficultés passagères de trésorerie, due à un client
mauvais payeur, et promet de régler sa dette au 1" mars. Pour preuve de sa bonne foi,
il envoie à Kabula, qui le reçoit le même jour, un billet à ordre du montant de l'opération du
16/2, majoré de 8 d'intérêts de retard, et diminué de la facture d'avoir encore en sa possession.
E19 : le 25/2, Kabula règle sa dette à SOGAB, au moyen d'un chèque.
E20 : le 27/2, Kabula reçoit de SOGAB une facture d'avoir représentant une ristourne de 30.
E21 : le 28/2, Mamadou se présente au bureau de Kabula, et demande le paiement de la traite
émise le 5/1 (pas de domiciliation bancaire). Kabula règle Mamadou en espèces.
Travail demandé :
1. Donner la valeur du coût moyen pondéré des marchandises, produits finis et emballages,
au 28/2 (deux décimales).
2. Présenter le journal de Kabula.
NB. : Kabula utilise les sous-comptes suivants :
40.0. Fournisseur Mamadou
40.1. Fournisseur SOGAB
40.2. Fournisseur - emballages à rendre
40.3. Fournisseur - factures d'avoir
41.0. Client Ndong
41.1. Clients -emballages consignés
41.2. Clients - factures d'avoir
41.3. Clients divers
53.0. Effets à payer
54.0. Effets à recevoir
54.1. Effets à à l'encaissement
54.2. Effets à l'escompte
54.3. Effets impayés

157
EFFETS DE COMMERCE

Section C : Corrigés commentés

C l . CORRIGE DU SUJET B.l.

Reportez-vous à la partie A du chapitre IV, le sujet B.l. étant composé de tous les exemples
illustrant cette partie, mis à la suite les uns des autres.

C.2. CORRIGE DU SUJET B.2.

Question 1 : coût moyen pondéré des matières premières

TRAN- COÛT VALEUR UNITÉS COÛT


SACTION NATURE QUANTITÉ DACHAT DU EN MOYEN
N° STOCK STOCK PONDÉRÉ

Stock 4 597 600 1 642 2 800

El ACHAT 234 585 0 0 0 5 182 600 1 876 *

E3 A 63 0 0 0 5 245 600 1 876 2 796,162

E7 RETRAIT 547 1 529 501 3 716 099 1 329 2 796,162

Eli A 300 780 0 0 0 4 4 9 6 099 1 629 *

E15 A 30 0 0 0 4 526 099 1 629 2 778,452

*Remarque : le 4/10 et le 10/10, le CMP ne peut pas encore être calculé ; il nous manque les frais
directs sur achats. La détermination du CMP se fera après leur incorporation, en E3 et El5.
Le coût moyen pondéré des matières premières en stock au 20/11 est de 2 778,452 FCFA le
kg.
Question 2 : coût moyen pondéré des produits finis

TRAN- COÛT VALEUR UNITÉS COÛT


SACTION NATURE QUANTITÉ DE PRO- VENTE DU EN MOYEN
N° DUCTION STOCK STOCK PONDÉRÉ

Stock 11 475 4 0 0 317 36 200

E2 VENTE 87 3 149 4005 9 9 2 886 8 326 0 0 0 230 36 200

E9 ENTRÉE 54 2 0 3 0 400 10 356 4 0 0 284 36 466,197

E14 V 127 4 631 2078 870 9 5 0 5 725 193 157 36 466,197

Le coût moyen pondéré des produits finis en stock au 20/11 est de 36 466,197 FCFA pièce.

158
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

Question 2 : enregistrement des transactions dans les comptes en T


El le 4/10
31. MF 40. F.ER 40. F

585 000 46 800 631 800

E2 le 6/10

72. PS 35. PS

3 149 400 | 3 149 400

56. B Q 54. ER 71. PV

1 198 577 1 598 103 5 992 886


1 598 103
1 598 103

E3 le 6/10
31. M F 57. C

63 000 63 000

E41e 7/10
64. CPD 56. B Q

84 000 84 000

E5 le 7/10
54. E à E 54. ER

1 598 103 1 598 103

Cf. chapitre IV, A.2.7. L'effet à recevoir est annulé (par le crédit du compte 54. ER). On con-
state la remise à l'escompte par le débit du compte 54. Effets à l'escompte, et non par le débit du
compte 56. BQ. Cette opération ne sera enregistrée qu'à la réception de l'avis de crédit envoyé par
la banque.
E6 le 7/10
40. F 54. ER

1 598 103 1 598 103

Cf. chapitre IV, A.2.6. L'endossement d'une traite à l'ordre d'un tiers équivaut à un moyen de
paiement. Il est donc normal que le compte 54. ER soit crédité par le débit de 40. F.
E7 le 8/10
61. MFC 31. MF

1 529 501 1 529 501

159
EFFETS DE COMMERCE

E8 le 9/10
40. F 53. EP

631 800 I I 631 800


La dette « ordinaire » enregistrée dans les comptes de la SGIC le 4/10 est transformée en effet
à payer. Le compte 40. F doit par conséquent être annulé (par son débit) pour être remplacé par le
compte 53. EP (crédit) Cf. chapitre IV, A.2.
E9 le 10/10
35. PF 72. PS

2 030 400 | I 2 030 400


E10 le 10/10
57. C 40. FER

23 400 | | 23 400
Rappel : le principe de la reprise des emballages au prix de consigne est la contrepassation de
l'écriture constatant la consignation (cf. chapitre III, A.3.2.2.I.). Dans notre exemple E10, le prin-
cipe est respecté, puisque le compte 40. F.ER diminue (par son crédit) pour le montant des embal-
lages retournés. Au débit, au lieu de constater une diminution de sa dette par le débit du compte
40. F, la SGIC qui a soldé ce compte le 9/10 par l'acceptation d'une lettre de change, enregistre la
contrepartie de l'opération au débit du compte 57. C.
Eli le 10/10
31. MF 56. BQ 77. IDR

780 000 760 500 19 500

E12 le 11/10
56. BQ 63. ASC

1 578 767 1 724

61 . I 54. E à E

17 612 1 598 103


Le sous-compte 54. E à E est annulé par son crédit. On vérifiera que les frais de commission
(63. ASC) et l'escompte (67.1) sont bien affectés à leurs comptes respectifs.
E13 le 11/10
062. TC 57. C

17 000 | | 17 000
E14 le 11/10
72.PS 35. PF

4 631 207 | | 4 631 207

56. BQ 67. I

8 710 531 177 419

160
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

073. F à IT 71. PV

I 17 000 8 870 950

Le compte 71. PV enregistre le montant brut de la vente, l'escompte étant un produit financier
comptabilisé à part (rappel). Ne pas oublier de transférer les frais de transport (073. F à IT). Enfin,
vérifier que total débit = total crédit.
E15 le 14/10
31. MF 56. BQ

30 000 | 30 000

Les droits de douane sont des frais sur achat affectables (rappel).
E16 le 30/10
54. E à ENC 54. ER

1 598 103 | | 1 598 103

Cf. Chapitre IV, A.2.4. L'effet à recevoir disparaît (annulation par son crédit) pour être enregis-
tré dans un sous-compte 54. E à ENC.
E17 le 5/11
54. ER 54. E à ENC

1 598 103 | | 1 598 103

Cette écriture rétablit l'opération telle qu'elle était avant la remise à l'encaissement. La SGIC
constate par le débit de 54. ER qu'elle détient à nouveau une traite.
063. ASC 56. BQ

2 500 | | 2 500
Les frais prélevés par la banque seront transférés au client. Ces deux écritures marquent
l'opération de retrait de la traite. Il faut à présent constater la création du nouvel effet, majoré de
diverses sommes (cf. chapitre IV, A.3.2.2.).
54. ER 54. ER

1 634 103 I I 1 598 103


073. F à IT 077. IDR

5 500 30 500

Le nouvel effet, qui est constaté au débit de 54. ER, est composé de l'ancien, qu'annule le cré-
dit de 54. ER des frais à transférer (2 500 + 3 000 de frais de gestion) et des intérêts (077. IDR).
On vérifie que le débit est égal au total du crédit.
E18 le 12/11
40. FFA 64. CPD

23 632 2 808

161
EFFETS DE COMMERCE

40. FER 74. PPD

14 040 12 400

Rappel : le mali sur retour d'emballages consignés est comptabilisé au débit de 64. CPD (cf. cha-
pitre III, A.3.2.2.2.). Les remises hors factures sont enregistrées au crédit de 74. PPD. On déduit
que le compte 40. FFA, dont le montant s'élève au débit à 23 632, est composé d'une part de la
valeur nette des emballages retournés (80 % de 14 040, soit 11 232), et d'autre part de la remise
hors facture (12 400).
E19 le 12/11
33. E 40. FER

9 360 9 360

Rappel : le non-retour d'emballages consignés se traite, chez le client, comme un achat (cf. eh. Ili,
A.3.2.3.2.). L'achat est constaté par le débit de 33. C, et par le crédit de 40. FER. Par cette écri-
ture, la SGIC fait disparaître la créance qu'elle conservait sur son fournisseur, en échange des
emballages.

C.3. CORRIGE DU SUJET B.3.

Question 1 : état du stock et prix de vente unitaire

TRAN- VALEUR UNITÉS PRIX PRIX


SACTION NATURE QUANTITÉ CASV DU EN CMP DE VENTE DE
N° STOCK STOCK UNITAIRE VENTE

Stock 311 499 3 753 83

El A 850 83 000 394 499 4 603 85,704757

E3 V 710 60 850 333 649 3 893 85,704757 120 80 940

E6 Retour
s/vente 110 9 4 2 8 343 077 4 003 85,704757

E7 R/A 110 9 4 2 8 333 649 3 893 85.704757

Eli A 630 112 364 446 013 4 523 98,609993 138

Remarque : les retours sur vente (E6) s'enregistrent au coût de leur sortie de stock (E3) ; les
retours sur achats (E7) au coût de leur entrée en stock (El). De El à E7, le CMP ne varie pas,
puisqu'il n'existe aucun achat nouveau susceptible de le modifier.

Question 2 : Journal
1/3
30 M 83 000
402 FER 3 000
401 F. ABA 86 000

162
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B 3.

Coût d'achat : (850 x 80) + 9 000 + 5 000 + 1 000 = 83 000. Les emballages perdus sont
inclus dans le coût d'achat (rappel).
2/3
25 P.A.C.L.M.T. 15 000
61 M.F.C. 10 000
56 BQ 25 000

Le compte « 25. Prêts et autres créances à moyen et long terme » est un compte
d'immobilisation (classe 2), qui enregistre les dépôts de garantie à plus d'un an. Il convient donc de
distinguer les frais d'installation (61. MFC ) d'une somme déposée en caution, mais qui reste la
propriété de l'entreprise (cf. Ch. II. A.2.1.1.1.).
4/3
062 TC 4 000
56 BQ 4 000

411 CL SAPLÉ 87 440


412 CL EC 2 500
70 VM 80 940
073 FàlT 4 000

60 CSV 60 850
30 M 60 850
Cf. état de stock, ligne E3

Le prix de vente unitaire est déterminé dans l'état de stock : 85,704757 x 40 % = 119,98
arrondi à 120.
(710x120) - 5 % = 80 940
5/3
54 87 440
411 87 440

404 26 460
63 265
56 26 725

1. Le compte « 40. Fournisseurs-avances et acomptes versés sur commandes


d'exploitation » est un sous-compte du compte 40. F. Il présente la caractéristique - logique -
d'être débiteur, puisqu'il enregistre la créance que la SGIC possède sur son fournisseur. Lors du
paiement, ce compte sera crédité pour solde, et viendra en diminution du montant à payer. Rappe-
lons en outre que le sous-compte « 40. F - avances et acomptes versés » est un compte d'actif
alors que le compte 40. F est un compte de passif.
2. Nous ne considérons pas ici les frais de virement bancaire (265) comme des frais sur achat
directement affectables, dans la mesure où ils concernent une opération de transfert de fonds dont
l'objet ne porte pas encore sur un achat. Ces frais seront par conséquent enregistrés dans le compte
de charges 63. ASC, et non dans le compte 30. M comme il se devrait.

163
EFFETS DE COMMERCE

8/3
30 M 9 428
60 CSV 9 428

îtourd ÎS marchandises en stock, à


8/3
412 CL EC 1 000
062 TC 750
063 ASC 900
70 VM 12 540
413 CL FA 14 990
74 PPD 200

Cette écriture établit la facture d'avoir : retour de marchandises (12 540 = 120 x 110 - 5 %)
+ remboursement du transport et des frais d'expertise (750 + 900) + emballages consignés, à leur
prix de reprise (1 000 - 20 %). Le boni de 200 apparaît au crédit de 74. PPD.

060 CSV (HE) 1 154


33 E 1 154

Constatation de la sortie de stock des emballages vendus à Saplé. Prix de consigne = 130 % du
coût d'achat, soit 1 500 x 100 : 130 = 1 154.

412 1 500
070 1 500

Enregistrement de la vente d'emballages consignés (non retour)


9/3
062 TC 700
405 F transport 700

33 Emballages 3 000
402 F. ER 3 000

403 F.F.A. 10 335


064 CPD 943
30 M 9 428
073 FàlT 1 600
74 PPD 250

Les marchandises retournées au fournisseur sortent à leur coût d'achat (85,704757 x 110 =
9 428), ce que constate la ligne 3. Comme le fournisseur consent à reprendre les marchandises
pour une somme de 8 485, il reste à la SGIC à supporter une perte de 943 (064. CPD (HE)). La
facture d'avoir s'établit donc à 10 335, soit 9 428 - 9 4 3 (prix de reprise de la marchandise) +
1 600 (frais récupérés auprès du fournisseur 700 + 900) + 250 (remise hors facture).

164
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B3.

10/3
401 F. ABA 86 000
403 F.F.A. 10 335
53 EP 75 665

Rappel : la facture d'avoir joue comme un « instrument de paiement » et vient en déduction du


montant à régler.
14/3
54 E à l'escompte 87 440
54 ER 87 440
15/3
65 F.P. 35 000
42 Personnel 35 000

Le compte « 42. Personnel » est un compte de tiers qui constate la dette de la SGIC envers
son personnel. Lors du versement des salaires, ce compte sera annulé par son débit et par le crédit
d'un compte financier (voir E13 du 31/3).
lb/5
30 M (630 x 84 + 12 000 + 6 800 +
1 500) + 52 % + 310 112 364
56 BQ 47 5 7 0
404 F.A.A.V .S.C.E. 26 460
43 État 38 334

La commission bancaire est incorporée, avec les autres frais directs sur achat, au prix de la
marchandise. Ne pas oublier de déduire l'avance effectuée le 7/3 (26 460) ; la SGIC n'établit un
chèque que pour la différence. Le compte « 43. État » est un compte de tiers qui constate la dette
de la SGIC envers le Trésor Public.

56 BQ 86 446
63 ASC 120
67 I 874
54 E ;i l'escompte 87 440

Rappel : distinguer les frais (service bancaire, 63. ASC) et l'escompte (intérêt payé, 67.1).

31/3
42 P 35 000
56 BQ 35 000
2/5
54 Effets impayés 87 440
063 ASC (HE) 108
56 BQ 87 548

411 CL SAPLÉ 87 688


54 E.I. 87 440
073 FàlT 108
077 IDR 140

165
EFFETS DE COMMERCE

La SGIC constate le non-paiement de l'effet dans le sous-compte « 54. Effets impayés »,


pour le nominal de la traite. La commission d'impayé (063) prélevée par la banque est comptabili-
sée en « hors exploitation », car elle sera comptée au client (073). La 4e ligne constate la nouvelle
créance de la SGIC sur son client ; l'effet impayé (5e ligne) étant annulé.
3/5
413 CL FA 14 990
54 ER 72 698
411 CL SAP! 87 688
5/5
56 BQ 75 665
067 I(HE) 350
401 F. ABA 76 015

Écriture du 5/5 : cf. chapitre IV, A.3.1. Le fournisseur envoie à son client les fonds néces-
saires au paiement de la traite, à l'échéance, et compte des intérêts de retard. Une nouvelle créance
apparaît ainsi, en compte.
10/5 : pas d'écriture de domiciliation bancaire.

53 EP 75 665
63 ASC 230
56 BQ 75 895
31/5
401 F. ABA 76 015
54 ER 72 698
56 BQ 3 317

Par l'écriture du 31/5, on constate à la fois la disparition d'une dette (par le débit de 401. F.
ABA) et d'une créance (par le crédit de 54. ER), le solde étant comblé par un chèque. Cf. ch. IV,
A.2.6.

C.4. CORRIGE DU SUJET B.4.

Question 1 : coût moyen pondéré des marchandises, des produits finis, et des
emballages au 28/2.

MARCHANDISES

TRAN- VALEUR UNITÉS COÛT


SACTION NATURE QUANTITÉ CASV VENTE DU EN MOYEN
N° STOCK STOCK PONDÉRÉ

Stock 1 800 100 18

E2 A 130 1 405 3 205 230 13,93

166
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.

EMBALLAGES

TRAN- VALEUR UNITÉS COÛT


SACTION NATURE QUANTITÉ CASV VENTE DU EN MOYEN
N° STOCK STOCK PONDÉRÉ

Stock 580 116 5

E7 A 10 70 650 126 5,16

E8 V 4 21 28 629 122 5,16

PRODUITS FINIS

TRAN- VALEUR UNITÉS COÛT


SACTION NATURE QUANTITÉ CASV VENTE DU EN MOYEN
N° STOCK STOCK PONDÉRÉ

Stock 730 73 10

E5 V 43 430 572 300 30 10

E8 R 13 130 430 43 10

Question 2 : Journal
2/1
20 I.I. 000
22 AIC 600
30 M 800
33 E 580
35 PF 730
41 CL 420
54 ER 850
56 BQ 100
57 C 500
10 CP 15 000
40 F 370
53 EP 210

1. La clientèle, le nom commercial, l'enseigne, sont des valeurs immatérielles qui consti-
tuent le fonds de commerce de l'entreprise. On l'enregistre dans le compte « 20. Immobilisations
incorporelles », qui est un sous-compte de « 20. Frais et valeurs incorporelles immobilisées ».
2. Lorsqu'une entreprise est créée, ou lorsqu'elle ouvre une comptabilité (ce qui est le cas
dans le sujet B.4.), il est procédé à l'inventaire de tous ses biens et ses dettes. Par différence appa-
raîtra son capital. Ainsi, dans l'écriture El du 2/1, le capital est égal à la somme des débits (biens
et créances), moins la somme des crédits (dettes). (Voir ch. II, A.2.I.3.).

30 M 1 405
40.2 F. ER 140
40.0 F. MAMADOU 1 545

167
EFFETS DE COMMERCE

4/1
54.1 EàENC 350
54.2 E à ESC 500
54.0 E.R. 850
5/1
40.0 F. MAMADOU 1 545
53.0 EP 1 545
6/1
062 TC (HE) 50
57 C 50

72 PS 430
35 PF 430

54.0 ER 699
41.1 CL EC 77
71 PV 572
073 FàU 50
8/1
56 BQ 347
63 ASC 3
54.1 EàENC 350

Rappel : le sous-compte « 54. Effets à l'encaissement » est crédité pour solde. Ne pas commettre
l'erreur de créditer le compte « 54. Effets à recevoir » ! Celui-ci a déjà été crédité (le 4/1), et a
donc disparu. (Cf. chapitre IV, A.2.4. et chapitre II, A. 1.4.3.3.).
8/1
56 BQ 491
63 ASC 4
67 I 5
54.2 E à ESC 500

apitre IV, A.2.7

9/1
33 E 70
57 C 63
64 CPD 7
40.2 F. ER 140

Rappel : le non retour d'emballages consignés est traité comme un achat chez le client, et se cons-
tate par le débit de « 33. Emballages commerciaux » et le crédit de « 40. Fournisseurs - embal-
lages à rendre ». Le retour d'emballages consignés s'enregistre par le crédit de 40. F. ER
(annulation de la créance du client sur le fournisseur), et par le débit d'un compte financier (ou du
compte 40. F, ainsi que par le débit de 64. CPD si le client supporte un mali. Cf. chapitre III,
A.3.2.

168
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.

35 130
72 130

062 25
71 173
41.0 198

1. Constatation du retour en stock : 13 unités au coût moyen de 10.


2. Annulation partielle de la vente : 13 unités à 14 l'unité, moins 5 de remise. Le rem-
boursement partiel du transport est comptabilisé en « hors exploitation ».

10/1
060 CSV (HE) 21
33 E 21

Non retour de 4 pièces d'emballage : constatation de leur sortie de stock, au coût moyen uni-
taire de 5,16.

41.1 CL EC 77
41.0 CL NDONG 35
070 VM (HE) 28
74 PPD 14

Cette écriture correspond à l'opération inverse de celle enregistrée le 9/1. Kabula comptabilise
ici une vente (hors exploitation) d'emballages non rendus (4 pièces à 7 l'unité), par le crédit de
070. VM ; par ailleurs, il enregistre le retour des 7 autres pièces, à leur prix de reprise (7 pièces à
5 l'unité) par le crédit de 41.0. CL et comptabilise le boni (7 x 2) au crédit de 74. PPD. En con-
trepartie, au débit, le compte 41. CL. EC est soldé.

11/1
41.0 CL NDONG 233
41.2 CL FA 233

Rappel : la facture d'avoir établit la dette de Kabula envers son client Ndong. Elle s'élève à 198
(retour de PF) plus 35 (retour d'emballages).
Le 12/1, pas d'écriture de domiciliation bancaire.

17/1
53 .0 EP 210
63 ASC 3
56 BQ 213
25/1
31 MF 1 119
40. 1 F. SOGAB 1 119

MF = 945 + 132 + 42 = 1 119.

169
EFFETS DE COMMERCE

27/1
40.1 F. SOG AB 699
54.0 ER 699

cf. endossement, chapitre IV, A.2.6.


1/2
56 BQ
77 IDR
4/2
56 BQ 374
63 ASC 10
41.3 CL. DIVERS 320
074 PPD (HE) 64

Cf. chapitre III, A. 1.1. Les différences de change positives sont enregistrées au compte
074. PPD (HE). La commission de change est une commission bancaire (63. ASC).

16/2 •
54.3 Effets impayés 710
77 IDR 9
40.1 F. SOGAB 719

41.0 CLNDONG 717


54.3 E.I. 710
073 FàlT 7

1. Kabula constate le non paiement de l'effet endossé par le débit d'un sous-compte
« 54.3 Effets impayés », pour le montant de l'effet (699) majoré des frais (11). Le remboursement
de l'escompte est comptabilisé au débit du compte 77. IDR, pour annulation.
2. L'impayé étant porté au compte du client, le compte 54.3 El est annulé par son crédit.
Kabula majore la dette de son client des frais de gestion (073. F à IT). Cf. chapitre IV, A.3.2.

18/2
57 1 500
56 BQ 1 500
20/2
54.0 ER 492
41.2 CL. FA 233
41.0 CL. NDONG 717
077 IDR

Effet à recevoir = 717 (dette du client Ndong) + 8 (intérêts) - 213 (facture d'avoir en posses-
sion du client).

170
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.

40.1 1 139
56 1 139

40.3 30
74 30

53.0 1 545
57 1 545

Cf. chapitre IV, A.2.3.

171
Chapitre V : Les immobilisations

Section A : Rappels de cours et exemples

A.l. NATURE DES VALEURS IMMOBILISEES

Les immobilisations corporelles et incorporelles sont constituées par les biens matériels et
immatériels acquis ou créés par l'entreprise dans le but de participer durablement à ses activités pro-
ductrices. Les premières qui viennent à l'esprit sont celles inscrites dans les comptes
« 21. Terrains » et « 22. Autres Immobilisations Corporelles » (immeubles et autres construc-
tions, matériel de transport, machines et autres matériels). Il ne faut pas oublier qu'il existe cinq
autres comptes d'immobilisations, dont les intitulés et les sigles sont très longs :
20. FVII Frais et valeurs incorporelles immobilisées
23. AICEC Autres immobilisations corporelles en cours
24. AACIEC Avances et acomptes sur commandes d'immobilisations en cours
25. PACMLT Prêts et autres créances à moyen et long terme
26. T (ATACT) Titres (autres que titres à court terme)
Les comptes 23. AICEC et 24. AACIEC sont des comptes transitoires dont nous verrons
l'emploi aux paragraphes A.2.2. et A.2.3.
Les autres enregistrent des immobilisations qui figurent durablement dans le patrimoine de
l'entreprise.

A.2. ENTREE DANS LE PATRIMOINE

A.2.1. Mécanisme de base

L'entrée d'une immobilisation dans le patrimoine de l'entreprise se fait :


- par le débit du compte de la classe 2 approprié (voir paragraphe A. 1. ci-dessus).
- par le crédit :
- d'un compte financier ou d'un compte de tiers s'il s'agit d'une acquisition, (compte n° 40. F,
53. E à P, 56. BQ)
20/21/22/25/26 40/53/56

173
LES IMMOBILISATIONS

- du compte « 10. Capital » s'il s'agit d'un apport.


20/21/22/25/26 10. Capital

- du compte 073. F à IT s'il s'agit de frais à immobiliser.


20. Frais immobilisés 073. Frais à immobiliser

ZI I Z
- du compte 73. PEEM s'il s'agit d'une immobilisation corporelle créée par l'entreprise.
22. AIC 73. PEEM

W W

Remarque : les frais à immobiliser, ainsi que les frais engagés par l'entreprise qui produit une
immobilisation pour elle-même, sont d'abord comptabilisés par nature, avant d'être virés au débit
du compte 20. F VII par le crédit du compte 073. F à IT, ou au débit de 22. AIC par le crédit de
73. PEEM (production de l'entreprise pour elle-même).

A.2.2. Avances et acomptes sur commandes d'immobilisations en


cours
Ils sont enregistrés par le débit du compte 24. AACIEC lors du versement, et annulés lors de
l'achèvement de l'immobilisation (ou de la partie d'immobilisation) pour l'acquisition de laquelle
ils ont été versés.
Exemple : le 15/5, on verse 150 par chèque à titre d'avance pour l'achat d'une machine valant 250.
Le 2/7 on reçoit la machine. Le 15/7 on règle le solde par chèque.
15/5
i
24 AACŒC 150
56 àBQ 150
2/7
22 AIC 250
24 à AACIEC 150
40 F 100
1
15/7
40 F 100
56 àBQ 100

Dans l'extrait de Journal qui précède :


- la ligne 1 enregistre l'avance ;
- la ligne 4 annule cette avance à réception de la machine ;
- la ligne 3 enregistre l'entrée de la machine dans le patrimoine de l'entreprise ;
- la ligne 5 constate le fait que, l'entreprise ayant versé 150 sur une machine qui vaut 250 et qui
lui appartient, elle a encore une dette de 100 vis-à-vis de son fournisseur d'immobilisations ;

174
AMORTISSEMENT

- la ligne 6 annule la dette qui précède lors du paiement ;


- les lignes 2 et 7 constatent le paiement sous les formes habituelles.

A.2.3. Autres immobilisations corporelles en cours


Le compte 23. AICEC est débité de la valeur des immobilisations non terminées appartenant à
l'entreprise. Il est crédité pour annulation par le débit du compte 22. AIC lorsque l'immobilisation
est terminée, livrée et en état de fonctionner (Plan OCAM, p. 81).
Exemple : le 26/9, on reçoit une partie du matériel informatique, de valeur 200, et on le paye au
comptant par chèque. Ce matériel est incomplet et n'est pas en état de fonctionner. Le 15/10, on
reçoit le reste, de valeur 130, qu'on paye au comptant par chèque. L'installation est alors opération-
nelle.
26/9
23 AICEC 200
56 àBQ 200
15/10
22 AIC 330
23 à AICEC 200
56 BQ 130

La ligne 1 constate le transfert de propriété de la partie du matériel livré : on remarque qu'on


n'utilise pas le compte 22. AIC puisque l'immobilisation n'est pas en état de fonctionnement.
La ligne 3 constate l'entrée dans le patrimoine du matériel complet.
La ligne 4 annule la partie « en cours » qui est sans objet puisque l'ensemble est maintenant
complet.

A.3. AMORTISSEMENT

A.3.1. Concepts et notations


I valeur brute de l'immobilisation
N durée probable d'usage
DA dotation aux amortissements en année pleine
t taux d'amortissement (en %)
Avec ces notations, on a :
I t x I 100
DA =— = et t =
N 100 N

A.3.2. Mécanisme comptable


En fin d'exercice on constate la dotation aux amortissements par le débit du compte 68. DAP
et le crédit du compte 88. MA (mouvements des amortissements de la période).

175
LES IMMOBILISATIONS

On utilise le compte 068. DAP (HE) au lieu du compte 68. DAP pour l'amortissement des
frais immobilisés.
068. DAP (HE) 88. MA

X
Dans la suite des travaux de fin d'exercice le compte 88. MA est soldé par le crédit du compte
« 028. Amortissements des immobilisations », venant ainsi augmenter la valeur des amortisse-
ments grevant l'immobilisation.
Exemple : au bilan de clôture de l'exercice 1988, les « autres immobilisations corporelles » ont
une valeur brute de 512 et leur amortissement s'élève à 231. Lors des travaux de clôture de
l'exercice 1989, on constate une dotation aux amortissements de 47. Il est supposé qu'il n'existe en
1989 aucun mouvement des immobilisations.
On trouvera ci-dessous quelques écritures suscitées par cette situation.
1. Présentons, au Bilan 1988, la ligne de l'Actif concernant les AIC :
Valeur Amortissements Valeur
Brute (compte 028) Nette

022. Autres Immobilisations


Corporelles 512 231 281

2. Présentons, au Journal du 31/12/1989, l'écriture de dotation aux amortissements.


31/12
68 DAP (autres immobilisations
corporelles) 47
88 à MA 47

3. L'opération de solde du compte 88. MA vient après la dotation aux amortissements pré-
sentée au point 2. plus haut. Montrons, par un schéma, comment elle conduit à une augmentation
de l'amortissement total des AIC.

028. Amortissement
des Immobilisations
Bilan 1988
231

88. MA
Travaux de clôture
1989 (voir point 2.
plus haut) 47

Solde du compte
88. MA -* 47

Solde du compte Pour solde 278


028. AI
\

Bilan 1989 278

176
AMORTISSEMENT

4. Présentons la ligne de l'actif du bilan concernant les AIC :


Valeur Valeur
Amortissement
Brute Nette
22. Autres Immobilisations
Corporelles 512 278 234

Remarque 1 : il ne faut pas confondre l'amortissement et la dotation aux amortissements :


l'amortissement d'une immobilisation à une date donnée est la mesure de la dépréciation totale
subie par cette immobilisation entre son entrée en fonctionnement et la date considérée. Il est
inscrit au bilan, à l'actif, en déduction de la valeur brute. La dotation aux amortissements
pour une période donnée est la mesure de la dépréciation subie par l'immobilisation au cours de
cette période. C'est une charge de la période, inscrite dans un compte de gestion. Le schéma ci-
dessous illustre le passage du Bilan 88 au Bilan 89 pour les amortissements.
31/12/1988 31/12/1989
Amortissement Exercice 1989 Amortissement
231 278
Dotation : 47
(date) (période) (date)
Remarque 2 : la dotation aux amortissements, comme toutes les charges, diminue le résultat net
avant l'impôt de l'entreprise.

Á.3.3. Dotation aux amortissements pour une fraction d'exercice


Exemple 3.3.1. : quelle est, pour l'exercice 1989, la dotation aux amortissements d'une immobili-
sation achetée le 14/4/1989 pour 1 717 ? (durée probable d'utilisation 6 ans ; autres immobilisa-
tions corporelles).
Calculs :
- dotation en année pleine :
1 717 : 6 = 286,166... arrondi à 286.
-durée (en jours) entre le 14/4 et le 31/12, calculée sur la base d'une année de 12 mois de
30 jours :
16 jours + 8 mois = 256 jours.
-dotation pour 1989 :
256
x 286 = 203,377... arrondi à 203.
360
Exemple 3.3.2. : une immobilisation achetée 43 612, amortie au taux de 15 %, a un amortisse-
ment de 27 476 au 31/12/1988. Quand a-t-elle été achetée ?

Calculs :
- dotation en année pleine :
43 612 x 0,15 = 6 541,8... arrondi à 6 542.
- on calcule l'amortissement aux bilans de clôture des exercices précédents en soustrayant 6 542
pour chaque exercice, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus.

177
LES IMMOBILISATIONS

Exercice Amortissement au bilan de clôture

1988 27 476

1987 20 934

1986 14 392

1985 7 850

1984 1 308

On en déduit que l'immobilisation a été achetée en 1984.


- la dotation aux amortissements pour 1984 est 1 308 ; le nombre de jours d'amortissement pour
1984 est donc :
x 360 = 71,97... arrondi à 72 jours.
6 542
- il faut donc chercher la date située 72 jours (soit 2 mois 12 jours) avant le 31/12/1984 : il
s'agit du 18/10/1984.

A.3.4. Tableau d'amortissement

C'est un tableau comportant 5 colonnes :


- exercice,
- dotation aux amortissements pour l'exercice,
- valeur brute,
- amortissement total en fin d'exercice,
- valeur nette comptable en fin d'exercice.
Il comporte une ligne pour chacun des exercices au cours duquel l'immobilisation est dans
l'entreprise.

A.4. CESSION, DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS


SERVICE AVEC INDEMNISATION

Le mécanisme exposé ici doit être utilisé dans trois circonstances :


- cession d'une immobilisation, qu'il s'agisse d'un fonds de commerce, d'une « autre immobilisa-
tion corporelle », ou de « titres (autres que les titres à court terme) ».
- disparition, mise au rebut ou hors service d'une immobilisation, lorsqu'elle est compensée par
une indemnisation.
- cession de titres à court terme (compte n° 52), qui ne sont pas des immobilisations, mais qui y
sont assimilés pour ce qui concerne l'enregistrement comptable de la cession. Il s'agit d'un méca-
nisme complexe. Nous commencerons à le présenter en faisant la liste (impressionnante) des con-
cepts et notations.

178
CESSION, DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS SERVICE AVEC INDEMNISATION

A.4.1. Concepts et notations


I valeur d'entrée dans le patrimoine (c'est-à-dire prix d'achat plus frais accessoires comme
les transports et frais d'installation).
(n) exercice au cours duquel l'immobilisation est cédée, a disparu, est mise au rebut ou hors
service.
A amortissement total en fin d'exercice (n - 1).
d durée de présence de l'immobilisation dans l'entreprise au cours de l'exercice (n), expri-
mée en jours (c'est-à-dire durée qui sépare le début de l'exercice de la date de la cession,
disparition, mise au rebut ou hors service).
N durée probable d'usage de l'immobilisation.
a dotation aux amortissements pour l'exercice (n) : « d » jours.
A' amortissement total de l'immobilisation au jour de la cession.
VNC valeur nette comptable de l'immobilisation en fin d'exercice (n - 1).
VNC valeur nette comptable de l'immobilisation, le jour de la mise au rebut ou hors service.
P produit de cession (prix de vente) ou valeur de l'indemnisation.
Z montant des frais accessoires de cession (courtages, commissions) (cf. Plan OCAM,
p. 185).
P' produit net de cession.
Remarques :
1. Sur la base des notations précédentes, on a :
I
a = N 360
A' = A + a
VNC = I - A
VNC = I - A ' = I - A - a
P1 = P - Z
2. L'enregistrement comptable de la cession fait apparaître une plus-value sur cession
d'éléments d'actif immobilisés (PVCEAI).
si P' > VNC, alors PVCEAI = P' - VNC
Dans le cas contraire on a une moins-value (MVCEAI) :
si P' < VNC, alors MVCEAI = VNC - P'
Plus et moins-values sont calculées à l'aide du compte 84. RCEAI (compte de détermination
du résultat de cessions d'éléments d'actif immobilisés). Les compensations entre les plus et les
moins-values ne sont pas permises par le Plan OCAM.
3. Au bilan de l'exercice (n - 1), on a :
Valeur Amortissement Valeur
Brute Nette
Immobilisation I A VNC

179
LES IMMOBILISATIONS

A.4.2. Mécanisme comptable

L'enregistrement fait appel pour l'essentiel au compte 84. RCEAI.

A.4.2.1. Le jour de la cession

On procède en 7 étapes ((a) à (g) ci-dessous) :

a) On calcule d, puis a =— x —
N 360
On passe la dotation aux amortissements correspondant à la durée de présence de l'immobilisation
dans l'entreprise au cours de l'exercice (n) :

68. DAP 88. MA

b) On annule l'immobilisation.
22. AIC 84. RCEAI

I I
i
(cf. Plan OCAM, p. 79).
c) On annule l'ensemble des amortissements relatifs à l'immobilisation.
88. MA 84. RCEAI

A | | A'
(cf. Plan OCAM, p. 143, colonne « est débité », alinéa 2).
d) On constate le versement du prix de cession (ou de l'indemnisation) ou la créance correspon-
dante.
56/54/46 84. RCEAI

e) On enregistre les frais accessoires de cession (courtages, commissions) par nature dans les
comptes de charges (hors exploitation) appropriés.

063. ASC (HE) 56/40

f) On transfère les frais accessoires.


073. F à IT 84. RCEAI

I Z Z
(cf. Plan OCAM, p. 172).

180
CESSION, DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS SERVICE AVEC INDEMNISATION

A.4.2.2. En fin d'exercice


- le compte 68. DAP est soldé dans le compte 82. RE.
- le compte 88 a un solde égal à A ; il est soldé dans le compte « 028. Amortissement », ce qui
a pour effet de solder ce dernier : les amortissements de l'immobilisation disparaissent du bilan.
- le compte de mouvements patrimoniaux 22. AIC est soldé dans le compte de situation patrimo-
niale correspondant, 022. AIC, ce qui a pour effet de solder ce dernier : la valeur brute de
l'immobilisation sort du bilan.
- Le compte 84. RNCEAI est soldé dans le compte 85. RNAI. Si on a une PVCEAI, le compte
84. RCEAI a un solde créditeur ; il est soldé par le crédit du compte 85. RNAI. Inversement, si
on a une MVCEAI, le compte 84. RCEAI a un solde débiteur ; il est soldé par le débit de
85. RNAI.

A.4.2.3. Exemple
Une machine achetée le 24/3/1983 pour 1200, amortie au taux de 1 5 % , est
revendue le 14/2/1988, pour 350, à un tiers qui paye au comptant par chèque.
Calculs :
- dotation aux amortissements en année pleine :
1 200 x 0,15 = 180.
- durée en jours, du 24/3/1983 au 31/12/1983 :
6 jours + 9 mois = 276 jours.
- dotation aux amortissements pour 1983 :
x 180 = 138.
360
-amortissement total au 31/12/1987 : il se compose de l'amortissement pour 1983 (voir plus
haut) et de quatre amortissements en années pleines (correspondant aux exercices 1984, 1985,
1986, 1987) ; soit :
138 + 4 x 180 = 858.
- valeur nette comptable au 31/12/1987 :
1 200 - 858 = 342.
- dotation aux amortissements pour la période allant du 1/1/1988 au 14/2/1988 (soit 44 jours) :
- Ü - x 180 = 22.
360
- amortissement total au jour de la cession :
858 + 22 = 880.
- valeur nette comptable au jour de la cession :
1 200 - 880 = 342 - 22 = 320.
- on constatera donc une PVCEAI de :
350 - 320 = 30.

Enregistrement le jour de la cession :


14/2
68 DAP (dotation complémentaire) 22
88 à MA 22

84 RCEAI 1 200
22 à AIC (pour annulation de la
valeur brute) 1 200

181
LES IMMOBILISATIONS

88 MA 880
84 à RCEAI (pour annulation de
l'amortissement total) 880

56 BQ 350
84 à RCEAI (produit de cession) 350

Enregistrement à la clôture de l'exercice :


31/12
82 RE 22
68 à DAP (pour solde) 22

84 RCEAI (plus-value) (pour solde) 30
85 àRNAI 30

028 AI (soldé) 858


88 à MA (pour solde) 858

22 AIC (pour solde) 1 200


022 à AIC (soldé) 1 200

A.4.2.4. Conséquences sur les résultats de l'exercice comptable


On rappelle d'abord que les comptes de charges d'exploitation (classe 6) sont soldés en fin
d'exercice par le débit du compte 82. RE, qui est lui-même ultérieurement soldé dans le compte
85. RNAI. Et nous avons vu en A.4.2.2. que le résultat de cession (plus ou moins-value) est lui
aussi soldé dans le compte 85. RNAI.
Une cession d'immobilisation a ainsi les conséquences suivantes :
- la dotation aux amortissements (nous l'avons notée « a » au paragraphe A.4.1.) est une charge
d'exploitation qui diminue le résultat d'exploitation et le résultat net avant impôt du même montant
« a » (dans notre exemple a = 22).
- une plus-value augmente le RNAI ; réciproquement une moins-value diminue ce résultat.
Par ailleurs, l'immobilisation et ses amortissements disparaissent du Bilan.

A.4.2.5. R e m a r q u e s
1. En pratique les opérations décrites en A.4.2.1. (à l'exception de 5. et 6.) sont souvent
effectuées en fin d'exercice.
2. Lorsque tous les enregistrements décrits en A.4.2.1. sont effectués, le compte 84. RCEAI
a l'allure suivante :
84. RCEAI

I A'
Z P

182
DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS SERVICE SANS INDEMNISATION

Les deux éléments de la première ligne sont les constituants de la valeur nette comptable au
jour de la cession : VNC' = I - A'.
Les deux éléments de la seconde ligne sont les constituants du produit net de cession :
F = P-Z
On retrouve ainsi le fait que le résultat de cession (plus ou moins-value) est égal à la différence
entre le produit net de cession et la valeur nette comptable de l'actif cédé.

A.4.2.6. Cession d'une immobilisation provisionnée


Lorsqu'une entreprise cède une immobilisation qui a fait l'objet d'une provision pour déprécia-
tion, il convient d'enregistrer, séparément et successivement, la cession elle-même et la reprise sur
provisions (voir chapitre VII).

A.5. DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS SERVICE


SANS INDEMNISATION

Le mécanisme comptable passe, pour l'essentiel, par le compte 88. MA.

A.5.1. Le jour de la disparition, mise au rebut ou hors service


En reprenant les notations du paragraphe A.4.I., on procède en 4 étapes :

a) On calcule d, puis a = — x —— •
V
N 360
b) On passe la dotation aux amortissements correspondant à la durée de fonctionnement de
l'immobilisation au cours de l'exercice (n) :
68. DAP 88. MA

c) On annule l'immobilisation :
22. AIC 88. MA

(cf. Plan OCAM, p. 79).


d) La perte subie est égale à la valeur nette comptable le jour de la cessation du fonctionnement
VNC = I - A ' = I - A - a ; o n l a constate en passant un complément d'amortissement.

068. DAP (HE) 88. MA

I -A -a | | I-A-a

(cf. Plan OCAM, p. 161, commentaires, alinéa 2).

183
LES IMMOBILISATIONS

A.5.2. En fin d'exercice


- on solde le compte 22. AIC dans le compte 022. AIC : la valeur brute de l'immobilisation dis-
paraît du Bilan.
- on solde le compte 88. MA dans le compte « 028. Amortissements » ; le schéma suivant
illustre le mécanisme.
028. Amortissement
Bilan (n - I )
88. MA

Le jour de la I-A-
disparition

Solde du
compte 88 A <- -> A

Cette opération a pour effet de solder le compte 028 : les amortissements de l'immobilisation
disparaissent du Bilan.

A.5.3. Conséquences sur les résultats de l'entreprise


- la charge d'amortissement « a » correspond à une utilisation normale de l'immobilisation ; en
bonne logique, elle vient grever le résultat d'exploitation 82. RE.
- le complément d'amortissement I - A - a est la mesure de la perte subie ; en bonne logique il
s'agit d'une charge hors exploitation (constatée au débit du compte 068. DAP (HE)) qui vient gre-
ver le résultat hors exploitation 082. RHE.

A.5.4. Exemple
Une machine achetée le 25/9/1984 pour 2 340 amortissable en 6 ans est
détruite le 17/4/1986 ; l'entreprise n'est en rien indemnisée.
Calculs (les résultats des calculs sont arrondis à l'entier le plus proche) :
- dotation aux amortissements en année pleine :
2 340 : 6 = 390.
-dotation pour 1984 (95 jours) :
95 x 390 = 103.
360
-amortissement total au 31/12/1985 :
103 + 390 = 493.

184
DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS SERVICE SANS INDEMNISATION

- valeur nette comptable au 31/12/1985 : 2 340 - 4 9 3 = 1 847.


- dotation pour la période allant du 1/1/1986 au 17/4/1986 (107 jours) :

•IQZ- x 390 = 116.


360
- amortissement total le jour de la destruction : 493 + 116 = 609.
- valeur nette comptable le jour de la destruction (on l'appelle aussi « complément
d'amortissement », ou encore « perte ») : 2 340 - 609 = 1 731.

Enregistrement au Journal le jour de la destruction

17/4
68 DAP 116
88 à MA 116

88 MA 2 340
22 à AIC (annulation) 2 340

068 DAP (HE) amortissement complé- 1 731
mentaire
88 à MA 1 731

Enregistrement le 31/12/1986
31/12
22 AIC pour solde 2 340
022 à AIC (soldé) 2 340

028 AI (soldé) 493
88 à MA (pour solde) 493
d° _
82 RE 116
68 à DAP (pour solde) 116

082 RHE 1 731
068 à DAP (HE) (pour solde) 1 731

A.5.5. Mise au rebut ou hors service, ou destruction d'une immo-


bilisation provisionnée

Pour enregistrer la destruction, mise au rebut ou hors service d'une immobilisation qui avait
fait l'objet d'une provision pour dépréciation, il convient d'enregistrer, séparément et successive-
ment, la destruction (ou mise au rebut ou hors service) et la reprise sur provisions (voir cha-
pitre VII).

185
LES IMMOBILISATIONS

A.6. ANNULATION DES FRAIS IMMOBILISES APRÈS LEUR


AMORTISSEMENT COMPLET

On procède comme au paragraphe précédent (A.5.1.) avec les différences suivantes :


- en (b) le compte 68. DAP est remplacé par le compte 068. DAP (HE).
- en (c) le compte 22. AIC est remplacé par le compte 20. FVII.
- comme l'amortissement est complet, on a la relation : I = A + a ; donc l'étape (d) n'existe pas.
(cf. Plan OCAM, p. 73, colonne « est crédité », et p. 143, colonne « est débité », alinéa 3).
Exemple : des frais immobilisés d'un montant total 340, amortis pour 270 fin 1987 sont complè-
tement amortis, et annulés, fin 1988.

068. DAP (HE) 88. MA

70 70

88. MA 20. FVII

340 340

Dans la suite des travaux de fin d'exercice le compte 88. MA, qui a un solde débiteur de 270,
est soldé par le débit du compte 028, ce qui a pour effet de solder ce dernier : les amortissements
des frais immobilisés sortent du bilan :

88. MA 028. AI

| 270 270

puis le compte 20. FVII est soldé dans le compte 020. FVII, ce qui a pour effet de solder ce der-
nier : la valeur brute des frais immobilisés sort du Bilan :

20. FVII 020. FVII

340 340

Au total, on aura constaté une charge hors exploitation de 70 au compte 068. DAP (HE) ;
c'est le montant de la dotation à passer pour amortir complètement les frais.

A.7. CAS D'UNE IMMOBILISATION TOTALEMENT AMORTIE


ENCORE EN SERVICE

Une telle immobilisation figure encore au Bilan, avec :


amortissements = valeur brute
et valeur nette = 0.

186
AMORTISSEMENT DÉGRESSIF (OU ACCÉLÉRÉ)

A.8. AMORTISSEMENT DÉGRESSIF (OU ACCÉLÉRÉ)

Ce système d'amortissement se caractérise par l'application d'un taux constant à une valeur
dégressive (la valeur résiduelle). Par conséquent, l'annuité d'amortissement est décroissante, ce qui
la distingue de l'annuité d'amortissement linéaire qui est constante.
Lorsque la législation fiscale d'un pays autorise l'amortissement dégressif, elle permet aux
entreprises d'augmenter le montant des dotations, et donc des charges, au cours des premiers exer-
cices. L'entreprise payant de ce fait moins d'impôts sur le bénéfice, elle pourra récupérer plus rapi-
dement son investissement.
On comprend dès lors l'intervention des pouvoirs publics qui utilisent l'amortissement dégres-
sif comme incitation à l'investissement. Aussi n'est-il pas étonnant que la législation fiscale régle-
mente strictement les conditions d'application de l'amortissement dégressif. Vous êtes invités à
vous reporter au Code Général des Impôts pour savoir si cette méthode est autorisée, et le cas
échéant selon quelles modalités.

A.8.1. Les conditions fiscales


D'une façon générale, et sans préjuger des dispositions fiscales propres à chaque pays, les
conditions pour amortir un bien d'après le système dégressif sont les suivantes :
- le matériel doit être neuf,
- il doit avoir une durée normale d'utilisation supérieure à trois ans,
- le matériel acquis doit être autorisé fiscalement,
- l'administration fiscale peut fixer une valeur d'acquisition minimum.

A.8.2. Le principe comptable


1. Le taux d'amortissement peut être uniforme (comme au Congo, par exemple, où il est fixé
actuellement à 40 %), ou progressif en fonction d'un coefficient multiplicateur majorant le taux
d'amortissement linéaire suivant la durée de vie du bien.
2. La règle du prorata temporis n'est pas appliquée sur le nombre de jours mais de mois, tout
mois commencé comptant pour un mois entier. (Au Congo, par exemple, la règle du prorata tem-
poris n'est pas appliquée du tout, l'année commencée étant amortie comme une année entière).
Là encore, le législateur de chaque pays choisit les règles qui lui semblent les plus aptes à sus-
citer l'investissement.
3. L'annuité est calculée sur la valeur résiduelle de l'immobilisation, c'est-à-dire sur sa valeur
comptable nette (VCN).
VCN (n - 1) - Annuité dégressive (n) = VCN (n).
4. Le nombre d'exercices sur lesquels est réparti l'amortissement dégressif coïncide toujours
avec le nombre d'années probable d'utilisation.
Exemple : une immobilisation amortissable dégressivement en 5 ans, et acquise le 15 juin 1988,
sera amortie en 5 ans de 1988 à 1992. Dans le cas d'un amortissement linéaire, elle serait amortie
en 5 ans (20 %), mais sur 6 exercices.

187
LES IMMOBILISATIONS

A.8.3. Application
Une machine-outil a été achetée neuve le 15/7/1988, au prix de 20 000 000 FCFA ; sa durée
probable d'utilisation est de cinq ans (on admettra que l'annuité de la première année est calculée au
prorata du nombre de mois, et que le taux d'amortissement est de 40 %).
Année VCN début Annuité de Amortissement VCN fin
d'exercice l'exercice d'exercice
1988 20 000 000 4 000 000 (1) 4 000 000 16 000 000
1989 16 000 000 6 400 000 (2) 10 400 000 9 600 000
1990 9 600 000 3 840 000 (3) 14 240 000 5 760 000
1991 5 760 000 2 880 000 (4) 17 120 000 2 880 000
1992 2 880 000 2 880 000 (4) 20 000 000 0

(1) 20 000 000 x 0,40 x A = 4 000 000

Le mois de juillet compte pour un mois complet.


(2) 16 000 000 x 0,40 = 6 400 000
(3) 9 600 000 x 0,40 = 3 840 000
(4) 5 760 000 x 0,50 = 2 880 000
Si l'on appliquait le système dégressif jusqu'au bout du tableau, l'annuité 1991 serait de
5 760 000 x 0,40 = 2 304 000, et la VCN en fin d'exercice de : 5 760 000 - 2 304 000 =
3 456 000.
Or, comme l'amortissement dégressif en 5 ans tient en 5 exercices, le solde à amortir devrait
constituer l'annuité 1992, soit 3 456 000. Le principe de la dégressivité ne serait plus respecté.
Pour éviter cette anomalie, on adopte l'amortissement linéaire à partir du moment où le taux
linéaire est supérieur au taux dégressif.
Dans l'exemple ci-dessus, en 1990 il reste 3 ans à amortir. Au taux linéaire, la valeur rési-
duelle s'amortirait à ^-^- = 33,33 %. Le taux dégressif étant de 40 %, on l'appliquera encore en
1990. En 1991, la valeur résiduelle s'amortirait en 2 ans, soit au taux de ^ " - = 50 %. Le taux
2
dégressif n'étant que de 40 %, on retiendra le taux linéaire pour obtenir deux annuités identiques de
2 880 000.

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes

B.l. THÈMES TRAITÉS :

Cinq exercices d'application directe : calculs concernant des immobilisa-


tions, tableaux d'amortissements, etc.

188
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES

1. a) Calculez, pour chaque exercice concerné, la dotation aux amortissements d'une immobi-
lisation acquise pour 6 253 000 FCFA le 14 mars 1985, et qui a une durée probable d'utilisation
de 5 ans.
b) En déduire le tableau d'amortissement de cette immobilisation.
c) Cette immobilisation est cédée le 8 juin 1988 pour 3 217 600 FCFA ; payée au comptant
par chèque ; indiquez, sous forme de comptes schématiques, les écritures à passer le 8 juin et en
fin d'exercice 1988.
2. Complétez le tableau d'amortissement suivant, sachant que l'immobilisation a été acquise
le 28 septembre 1983 :
Exercice Valeur Brute Amortissement Valeur Nette
1983 17 433 000 556 888 16 876 112
3. On dispose, pour une immobilisation, de deux lignes du tableau d'amortissement :
Exercice Valeur Brute Amortissement Valeur Nette
1982 35 610 000 4 731 514 30 878 486
1983 35 610 000 10 666 514 24 943 486
a) Déterminez la date d'achat de l'immobilisation.
b) Complétez le tableau d'amortissement.
c) Indiquez les écritures comptables qu'il faudra passer si cette immobilisation est détruite sans
indemnisation le 27 avril 1985.
4. On dispose pour une immobilisation de deux lignes du tableau d'amortissement :
Exercice Valeur Brute Amortissement Valeur Nette
1985 610 420 329 966 280 454
1986 610 420 452 050 158 370
a) Déterminez la date d'achat de cette immobilisation.
b) Indiquez, pour cette immobilisation, les écritures qui figurent au bilan 1988 (cette immobilisa-
tion est une machine qui fonctionne encore le 31 décembre 1988).
5. Le 24 mai 1986, la SGIC paye par chèque 2 830 de frais de recherche (autres services
consommés), et décide de les immobiliser ; ces frais seront amortis sur une durée de trois ans.
a) Indiquez, dans les comptes schématiques, les écritures à passer pour chacun des exercices concer-
nés : dotation aux amortissements, solde des comptes de dotation dans les comptes de résultat,
schéma montrant comment le solde du compte « 88. Mouvement des Amortissements » affecte
l'amortissement des frais, et annulation des frais après leur amortissement complet.
Nota : les valeurs calculées seront arrondies à l'unité la plus proche.
b) Présentez, pour chaque exercice concerné, la ligne du Bilan concernant les Frais et Valeurs
Incorporelles Immobilisés.

B.2. THEMES TRAITES :


Immobilisation de frais et amortissement des frais immobilisés ; acquisi-
tion, fabrication, et cession d'immobilisations corporelles ; destruction,
mise au rebut ou hors service d'une immobilisation sans indemnisation ;
écritures d'amortissement, et conséquences de l'ensemble des opérations
précédentes sur les résultats de l'entreprise.
Du 15 mars 1988 au 5 octobre 1988, l'entreprise Saplé constate les transactions suivantes :

189
LES IMMOBILISATIONS

El : le 15/3/1988, Saplé décide de diversifier ses activités. La prospection du marché et la publi-


cité des activités nouvelles ont été confiées à un bureau d'études, dont la facture s'élève à
1 740, payée par chèque ; Saplé décide d'immobiliser ces frais, et de les amortir en deux ans.
E2 : le 31/3, Saplé met au rebut du matériel de bureau, d'une valeur brute de 1 500, acheté le 20/
5/1982, et amortissable au taux de 15 % l'an.
E3 : le 20/7, Saplé commande une machine de bureau à son fournisseur « Bureaux du Gabon »
(noté B.G.), d'une valeur de 7 000, et lui adresse un chèque de 1 200 à titre d'acompte.
E4 : le 24/7, Saplé aménage et installe lui-même les locaux destinés à recevoir la nouvelle
machine de bureau ; le coût des travaux s'élève à 1 580, amortissable en 10 ans (les frais
d'aménagement et d'installation ont déjà été comptabilisés : le 24/7, Saplé enregistre seule-
ment la mise en service de l'immobilisation qu'il a produite).
E5 : le 13/8, Saplé stocke des emballages qu'il a fabriqués lui-même (coût de production : 350).
E6 : le 15/8, B.G. livre une partie du matériel commandé le 20/7 ; cette partie vaut 3 200 ; elle
n'est pas en état de fonctionnement ; la livraison établit le droit de propriété de Saplé ; Saplé
adresse le même jour un chèque de 2 000 à B.G.
E7 : le 25/9, B.G. livre le reste du matériel commandé par Saplé, qui règle une partie par chèque
(1 000), et fait porter le reste en compte. Transport payé (en espèces) par Saplé : 120 ; la
machine entre en fonctionnement ; elle a une durée probable d'utilisation de 10 ans.
E8 : le 30/9, Saplé vend son ancienne machine de bureau, achetée le 1/1/1982 pour 5 000, amor-
tie au taux de 10 %. Le prix de revente est 2 500, réglé par un effet de commerce
d'échéance 30/11 ; les frais de commission sur cession s'élèvent à 25, payés par chèque.
E9 : le 5/10, Saplé endosse à l'ordre de B.G. l'effet du 30/9, et rédige un chèque pour solde.
Travail demandé :
1. Présentez les tableaux d'amortissement de toutes les valeurs amortissables concernées, en
précisant la date exacte de début et de fin d'amortissement (année, mois et jour).
2. Déterminez la date à laquelle l'amortissement du matériel de bureau (E2) aurait été terminé
s'il n'avait pas été mis au rebut ; calculez la valeur résiduelle de ce matériel au 31/3/1988 (valeur
nette comptable).
3. Passez au Journal les écritures El à E9.
4. Passez les écritures d'amortissement en fin d'exercice 1988, au Journal du 31/12, en préci-
sant chaque fois dans la colonne « libellé » l'immobilisation à laquelle la dotation aux amortisse-
ments se rapporte.
5. Pour chacune des écritures passées dans les questions 3 et 4, indiquez au Journal du 31/12
les écritures de clôture relatives :
- aux immobilisations (comptes de classe 2),
- aux amortissements (comptes 68. DAP, 068. DAP (HE) et 88. MA),
- au compte 84. RCEAI.
Vous traiterez une immobilisation à la fois.
Nota : les valeurs calculées seront arrondies à l'entier le plus proche.

B.3. THÈMES TRAITÉS :


Achat et vente de marchandises (inventaire intermittent), effets de commerce
(avec incidents de paiement), opérations diverses concernant des immobili-

190
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES

sations, réciprocité des comptes, écritures de fin d'exercice concernant


immobilisations et stocks.
Sujet :
Au bilan 1987, la SGIC a 8 784 612 FCFA de marchandises (1 268 boîtes).
El : le 29/3/1988, elle achète à son fournisseur SOGAB, 6 312 boîtes pour un prix unitaire de
7 200. La SGIC paye (chèque) 58 197 de frais de transport. Le règlement des marchandises se
fera au moyen d'une traite à échéance du 20/6, que la SGIC accepte le jour même.
E2 : le 14/4, elle vend à la SABG, 6 724 boîtes pour un prix de vente moyen unitaire de 10 200
FCFA, contre un effet de commerce accepté le même jour (échéance 31/5).
E3 : le 25/5, la SGIC remet l'effet à l'encaissement auprès de sa banque.
E4 : le 3/6, la banque retourne à la SGIC l'effet impayé, et l'informe qu'elle a prélevé 6 217 de
commission d'impayé. La SGIC se retourne contre la SABG, et les deux parties s'entendent sur
les modalités suivantes :
- le client SABG remet à la SGIC, le même jour, un chèque de 20 000 000 ;
- la SABG accepte, le même jour, un nouvel effet à échéance du 20/7 comprenant, outre le
solde de la dette initiale, le remboursement de la commission payée par la SGIC, et 160 000
d'intérêts de retard.
E5 : par suite de la défaillance du client SABG, la SGIC ne peut plus honorer l'effet de la SOGAB
à échéance du 20/6. Le 8/6, la SGIC en informe son fournisseur SOGAB, et lui demande de lui
retourner l'effet. Le fournisseur SOGAB, qui a remis la traite à l'escompte le 5/4, n'est plus en
mesure de rendre la traite. (Frais d'escompte : 455 050. Frais bancaires : 10 230). Il propose
par conséquent à la SGIC d'effectuer le jour même un virement bancaire, pour le montant de
l'effet. En contrepartie, la SGIC accepte un nouvel effet au 31/7, dont le montant initial est
majoré de 352 740 d'intérêts et de 8 700 de frais administratifs. La SGIC souscrit à ces propo-
sitions.
E6 : le 20/6, paiement (banque) du premier effet à payer, accepté le 29/3 par la SGIC.
E7 : le 22/7, un relevé bancaire avise la SGIC du paiement de l'effet à recevoir le 20/7.
E8 : le 3/8, la SGIC est informée que l'effet à payer (échéance du 31/7) a été réglé par la banque.
E9 : en octobre 1988, la SGIC décide de remplacer un véhicule qu'elle a acheté à une certaine date
(que vous déterminerez), sachant que l'on a, au 31/12/1987 :
- Valeur brute : 15 000 000 FCFA,
- Amortissement : 8 666 666 FCFA,
- Valeur nette : 6 333 334 FCFA.
La SGIC contacte la CDG, et les deux parties décident, le 16/10/1988, ce qui suit :
- la SGIC achètera un véhicule neuf valant 25 000 000 FCFA, livrable le 15/11 ;
- la CDG accepte de reprendre le vieux véhicule (pour 3 200 000 FCFA) le 15/11 ;
- l a SGIC accepte, dès le 16/10, à titre d'avance, deux effets de commerce de
10 000 000 FCFA chacun, tirés sur elle par la CDG, d'échéances respectives 25/11 et 20/
12 ;
- la SGIC réglera le solde par chèque le 15/11.
Tout se déroule comme prévu ci-dessus. (Les véhicules A (ancien) et N (nouveau) sont amortis
au taux de 25 %).

Travail demandé (toutes les entreprises utilisent l'inventaire intermittent) :

191
LES IMMOBILISATIONS

1. Déterminez la date d'achat du véhicule vendu le 15/11/1988 par la SGIC.


Présentez :
2. Le tableau d'amortissement de celte immobilisation vendue.
3. Le Journal de la SGIC.
4. Le Journal de la S ABG.
5. Le Journal de la SOGAB.
6. Le Journal de la CDG.
7. Les écritures, sous forme de comptes schématiques, par lesquels la SGIC solde, le 31/12/
1988, les comptes utilisés lors des transactions d'octobre 1988 (véhicules A et N). Les écritures
seront limitées aux comptes concernant les immobilisations et les amortissements.
8. Déterminez le coût moyen des marchandises en stock au 31/12/1988 chez la SGIC
(3 décimales) (la vente du 14/4 est la seule réalisée en 1988).
9. Passez les écritures de fin d'exercice concernant les stocks de la SGIC.
10. La marge brute de la SGIC pour 1988.

B.4. THÈMES TRAITÉS :


Achat et vente de marchandises (inventaire permanent), opérations sur
immobilisations, effets de commerce, état de rapprochement bancaire,
tableau d'amortissement, écritures de fin d'exercice concernant les immobi-
lisations.
Sujet :
Au 31/12/1987, les immobilisations de la SGIC sont les suivantes :
Valeur Brute Amortissement Valeur Nette
Machine A 615 493 396 781 218 712
Machine B 310 200 204 200 106 000
(les taux d'amortissement sont 20 % pour A et 15 % pour B). A la même date, la SGIC a en
stock 2 417 boîtes de marchandises valant 315 983 FCFA, et, au Bilan 1987, le compte « 056.
Banque » figure à l'actif pour un montant égal à 322 496 FCFA. En 1988, on constate les trans-
actions suivantes :
El : le 4/1, achat de 600 boîtes de marchandises à 129 FCFA chacune, moins remise de 2,4 %,
réglé moitié au comptant par chèque (le reste en compte). La SGIC règle au transporteur 412
en espèces pour le transport de ces marchandises.
E2 : le 16/2, vente de 1 000 boîtes à 364 FCFA chacune, moins remise de 2,5 %. Les frais de
transport de 384 sont mis en compte auprès du transporteur, et inclus dans la facture remise au
client ; ce dernier règle au comptant par chèque, la SGIC lui accorde un escompte de 2 % sur
le net commercial.
E3 : le 14/3, achat d'une machine C pour 724 800 FCFA, réglé par un effet de commerce
d'échéance 31/5. La machine appartient à la SGIC, mais elle n'est pas installée, ni en état de
fonctionnement.
E4 : le 25/3, paiement par chèques de la facture du transporteur du 16/2, et du solde dû sur l'achat
du 4/1.
E5 : le 12/4, vente de la machine B pour 120 000 FCFA. L'acheteur règle au moyen de trois
effets de commerce de montants égaux, d'échéance 15/6.
E6 : le 25/4, la SGIC règle (en endossant le premier des trois effets reçus le 12/4 et en faisant un
chèque pour le reste) 44 087 FCFA de frais d'installation pour la machine C. Cette machine
entre en fonctionnement le même jour.

192
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLÈMES

E7 : le 15/5, remise à l'escompte auprès de la banque du second des trois effets reçus le 12/4.
E8 : le 6/6, réception d'un relevé bancaire indiquant que la banque :
- a débité le compte de la SGIC du montant de l'effet du 14/3, et de 17 514 FCFA de frais de
domiciliation ;
- a crédité le compte de la SGIC du montant de l'effet remis à l'escompte le 15/5, diminué de
1 512 FCFA de frais et de 2 624 FCFA d'escompte. Le même jour, la SGIC remet en ban-
que pour encaissement le troisième effet reçu le 12/4.
E9 : le 26/6, la banque informe la SGIC que l'effet remis à l'encaissement le 6/6 a été encaissé ;
elle a décompté 1 724 FCFA de commission d'encaissement.
E10 : le 7/7, achat de 1 000 boîtes de marchandises à 133 FCFA chacune, payé au comptant par
chèque.
E l i : le 15/7, vente de 1 000boîtes de marchandises à 365 FCFA chacune (en compte).
Travail demandé :
Remarques préliminaires :
- la SGIC utilise la méthode de l'inventaire permanent,
- les valeurs calculées seront arrondies au FCFA le plus proche, sauf les coûts moyens qui seront
calculés avec trois décimales.
- pour les calculs d'amortissement, vous utiliserez l'année commerciale (12 mois de trente jours).
1. Enregistrez les transactions El à E l i au Journal de la SGIC. Vous présenterez en annexe,
avant ou après le Journal, les calculs que vous avez effectués pour préparer l'enregistrement des
transactions.
2. Présentez sous forme schématique le compte « 56. Banque » dans la comptabilité de la
SGIC, en indiquant à côté de chaque montant la référence de la transaction.
3. Le 6/8/1988, la SGIC reçoit un relevé de banque au 31/7/1988 faisant apparaître un solde
créditeur de 287 495 FCFA. Dans le relevé ne figure pas le chèque émis le 7/7 (voir E10). Dans
ce relevé, par contre, figure le virement bancaire effectué par le client en paiement de la transaction
E l i du 15/7. Présentez l'état de rapprochement bancaire au 31/7, puis les écritures de régularisation
au Journal du 6/8.
4. Présentez le tableau d'amortissement de la machine A, puis indiquez la date à laquelle elle
a été achetée (justifiez votre réponse).
5. La machine C est accidentellement détruite le 14/4/1990 (sans indemnisation). Passez,
dans les comptes schématiques (comptes en T), les écritures du 14/4 et celles du 31/12/1990 (cette
machine a une durée probable d'usage de six ans).

Section C : Corrigés commentés

C l . CORRIGÉ DU SUJET B.l.


Exercice 1
a) L'immobilisation a une durée probable d'utilisation de 5 ans. La dotation aux amortissements
en année pleine est donc :
6 253 000 : 5 = 1 250 600.

193
LES IMMOBILISATIONS

En 1985 l'immobilisation a fait partie du patrimoine de l'entreprise pendant 16 jours en mars


et 270 jours d'avril à décembre, soit 286 jours (année commerciale de 360 jours soit 12 mois de
30 jours). D'où la dotation 1985 :
x 1 250 600 = 993 532.
360
(on arrondit les valeurs au FCFA le plus proche).
De 1986 à 1989 on est en année pleine, avec une dotation de 1 250 600.
L'amortissement total fin 1989 est donc :
993 532 + 4 x 1 250 600 = 5 995 932.
La dotation pour 1990 est donc :
6 253 000 - 5 995 932 = 257 068.
b)
Dotation aux Valeur Brute Amortissement Valeur Nette
Exercice Amortissements
de l'exercice en fin d'exercice

1985 993 532 6 253 000 993 532 5 259 468

1986 1 250 600 6 253 000 2 244 132 4 008 868

1987 1 250 600 6 253 000 3 494 732 2 758 268

1988 1 250 600 6 253 000 4 745 332 1 507 668

1989 1 250 600 6 253 000 5 995 932 257 068

1990 257 068 6 253 000 6 253 000 0

c) Calculs
Du tableau de la question (b), on tire :
Amortissement total au 31/12/87 : 3 494 732.
VNC au 31/12/87: 2 758 268.
Dotation pour la période allant du 1/1 au 8/6/88 (durée 158 jours) :
158 x 1 250 600 = 548 874.
360
Amortissement total au 8/6/88 :
3 494 732 + 548 874 = 4 043 606.
VNC (valeur nette comptable) au 8/6/88 :
6 253 000 - 4 043 606 = 2 209 394.
Le produit net de cession est égal au produit brut de cession puisqu'il n'y a pas de frais sur ces-
sion : 3 217 600.
Ce produit est supérieur à la VNC, on a donc une PVCEAI (plus-value sur cession d'éléments
d'actif immobilisés) de :
PVCEAI = 3 217 600 - 2 209 394 = 1 008 206.
Écritures à passer le 8/6/1988
- dotation au titre de la fraction d'année pendant laquelle l'immobilisation est restée en usage dans
l'entreprise :

194
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.

68. DAP 88. MA

548 874 | 548 874


- virement de la valeur brute :
22. AIC 84. RCEAI

6 253 000 6 253 000

- virement des amortissements (du 14/3/85 au 8/6/88) :


88. MA 84. RCEAI

4 043 606| |4 043 606


- produit de cession :
56. BQ 84. RCEAI

3 217 600| | 3 217 600

Écritures à passer le 31/12/1988


On indiquera toutes les écritures par lesquelles on solde les comptes que l'on a utilisés pour
enregistrer la cession le 8/6. On portera la mention (PS) (pour solde) sous le compte que l'on
solde. Lorsque la contrepartie de l'écriture « pour solde » a pour effet de solder un compte, on por-
tera la mention (S) (soldé) sous le compte.
68. DAP 82. RE

548 874 548 874


(PS)

88. MA 028. AI

| 3 494 732 3 494 732


(PS) (S)
Remarque : par cette écriture, le compte « 028. Amortissements » est à présent soldé. En effet, il
est crédité à la fin de chaque exercice du montant des mouvements d'amortissement de l'exercice, par
le débit du compte 88. MA (cf. A.3.2.)

22. AIC 022. AIC

6 253 000 6 253 000


(PS) (S)

Remarque : de même que dans le cas de l'écriture précédente, le compte 022. AIC est soldé. Par
conséquent, les comptes 022 et 028 disparaissent du bilan pour cette immobilisation.

84. RCEAI 85. RNAI

1 008 206 | 1 008 206


(PS)

195
LES IMMOBILISATIONS

A la suite de cette cession d'immobilisation, le résultat net avant impôt de l'exercice 1988
(compte 85) se trouve augmenté de 1 008 206 FCFA.
Exercice 2
Comme l'immobilisation a été acquise en 1983, l'amortissement au 31/12/1983 est égal à
la dotation pour l'exercice 1983 ; c'est une dotation correspondant à la fraction d'exercice allant du
28/9 au 31/12/1983, soit 92 jours.
Si on note DA la dotation en année pleine, on a :
92 x DA = 556 888.
360
D'où la dotation annuelle :
DA = 3 - 6 -°-x556 888 = 2 179 127.
92
Ceci n'est qu'une première approximation, puisque la valeur 556 888 est peut être une valeur
arrondie. Pour le savoir, calculons la durée probable d'usage (on pourrait aussi passer par le taux
d'amortissement) :
17 4 3 3 000
N= = 7,999 992 = 8 années.
2 179 127
La durée probable d'usage est donc 8 ans, d'où la dotation en année pleine :
DA = 17 433 000 : 8 = 2 179 125.
L'approximation due à l'arrondi n'est jamais très importante.
Maintenant que la dotation annuelle est déterminée, on peut poursuivre ; pour les exercices
1984 à 1990, on est en année pleine : dotation 2 179 125 ; l'amortissement total au 31/12/1990
est donc :
556 888 + 7 x 2 179 125 = 15 810 763.
D'où la dotation 1991 :
17 433 000 - 1 5 810 7 6 3 = 1622 237.

Dotation aux Valeur Brute Amortissement Valeur Nette


Exercice Amortissements
de l'exercice en fin d'exercice

1983 556 888 17 433 000 556 888 16 876 112

1984 2 179 125 17 433 000 2 736 013 14 696 987

1985 2 179 125 17 433 000 4 915 138 12 517 862

1986 2 179 125 17 433 000 7 094 263 10 338 737

1987 2 179 125 17 433 000 9 273 388 8 159 612

1988 2 179 125 17 433 000 11 452 513 5 980 487

1989 2 179 125 17 433 000 13 631 638 3 801 362

1990 2 179 125 17 433 000 15 810 763 1 622 237

1991 1 622 237 17 433 000 17 433 000 0

196
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.

Exercice 3
a) L'immobilisation appartient au patrimoine de l'entreprise le 31/12/1982 et le 31/12/1983
puisqu'elle figure au Bilan en 1982 et en 1983. La dotation pour 1983 est une dotation en année
pleine. On trouve cette dotation en remarquant que :
Amortissement au 31/12/1982
+ Dotation aux amortissements pour 1983
= Amortissement au 31/12/1983
D'où la dotation pour 1983 :
10 666 514 - 4 731 514 = 5 935 000 (dotation en année pleine).
Comme l'amortissement au 31/12/1982 est inférieur à la dotation en année pleine, il ne peut
s'agir que d'une dotation pour fraction d'exercice. On en déduit que l'immobilisation a été achetée en
1982.
Calculons en nombre de jours la durée pendant laquelle, au cours de l'exercice 1982,
l'immobilisation a fait partie du patrimoine de l'entreprise :
4 731 514 x 3 6 0 _ 287 jours.
5 935 000
La date d'acquisition est donc située 287 jours, soit 9 mois 17 jours, avant le 31/12/1982.
Date d'acquisition : 13 mars 1982
b) Des résultats de la question (a) on déduit la durée probable d'usage de l'immobilisation :
N = 35 610 000 : 5 935 0000 = 6 ans.
On a la dotation pour 1982 : 4 731 514 ; les exercices 1983 à 1987 sont des années
pleines : dotation = 5 935 000 ; l'amortissement total au 31/12/1987 est donc :
4 731 514 + 5 x 5 935 000 = 34 406 514.
D'où la dotation pour 1988 :
35 610 000 - 34 406 514 = 1 203 486.

Dotation aux Valeur Brute Amortissement Valeur Nette


Exercice Amortissements
de l'exercice en fin d'exercice

1982 4 731 514 35 610 000 4 731 514 30 878 486

1983 5 935 000 35 610 000 10 666 514 24 943 486

1984 5 935 000 35 610 000 16 601 514 19 008 486

1985 5 935 000 35 610 000 22 536 514 13 073 486

1986 5 935 000 35 610 000 28 471 514 7 138 486

1987 5 935 000 35 610 000 34 406 514 1 203 486

1988 1 203 486 35 610 000 35 610 000 0

c) Calculs
L'immobilisation est normalement utilisée dans l'entreprise du 1/1 au 27/4/1985, c'est-à-dire
pendant 117 jours. A cette utilisation correspond une dotation aux amortissements normale, à
enregistrer au compte de charges d'exploitation 68. DAP.
x 5 935 000 = 1 928 875
360

197
LES IMMOBILISATIONS

Du tableau d'amortissement, on tire :


-amortissement au 31/12/1984 : 16 601 514.
- V N C au 31/12/1984: 19 008 486.
On en tire l'amortissement total au 27/4/1985 :
16 601 514 + 1 928 875 = 18 530 389.
et la VNC au 27/4/1985 : 35 610 000 - 18 530 389 = 17 079 611.
qu'il faudra passer en dotation hors exploitation par le compte 068. DAP (HE).
Écritures du 27/4/1985
- dotation exploitation :
68. DAP 88. MA

1 928 875j I 1 928 875


Cette dotation correspond à l'utilisation normale de l'immobilisation pendant la fraction
d'année 1985.
- reprise de la valeur brute :
22. AIC 88. MA

35 610 000 35 610 000

- complément d'amortissement :
068. DAP (HE) 88. MA

17 079 611| |17 079 611


La perte subie par l'entreprise est égale à la valeur nette comptable de l'immobilisation au jour
de sa destruction.
Écritures du 31/12/1985
On solde les comptes utilisés ci-dessus, en indiquant (PS) pour l'écriture passée pour solder un
compte, et (S) dans le cas où la contrepartie de l'écriture « pour solde » a pour effet de solder un
compte.
68. DAP 82. RE

1 928 875 1 928 875


(PS)
068. DAP (HE) 082. RHE

|17 079 611 17 079 61 lj


(PS)
88. MA 028. AI

16 601 514 16 601 514


(PS) (S)
22. AIC 022. AIC

35 610 000 | |35 610 000


(PS) (S)

198
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.l.

Vous remarquerez que dans le cas d'une cession d'immobilisation (cf. question 2), l'entreprise
n'enregistre pas le complément d'amortissement (068) comme dans le cas d'une destruction sans
indemnisation. La raison tient à ce que dans le premier cas il y a vente de l'immobilisation (et donc
récupération d'une partie, de la totalité, ou de plus, de la valeur de l'immobilisation). Dans le
second cas, le complément d'amortissement permet à l'entreprise d'absorber sa perte, par accroisse-
ment de ses charges, et donc par diminution de son résultat imposable (cf. A.5.3.).
Exercice 4
a) Le raisonnement utilisé pour la question (a) de l'exercice 3 est applicable ici ; on en déduit la
dotation aux amortissements en année pleine :
452 050 - 3 2 9 966 = 122 084.
et la durée probable d'usage :
610 4 2 0 : 122 084 = 5 ans.
Comme l'amortissement total au 31/12/1985 est supérieur à la dotation annuelle,
l'immobilisation a été acquise avant 1985. Pour savoir quand, on va « remonter le temps » et cal-
culer l'amortissement au 31/12 des exercices qui précèdent 1985 jusqu'à ce que la valeur obtenue
soit inférieure à la dotation en année pleine. Pour passer de l'amortissement au 31/12 d'un exercice
à l'amortissement au 31/12 de l'exercice précédent, il suffit de soustraire 122 084.
date amortissement total
31/12/1985 329 966
31/12/1984 207 882
31/12/1983 85 798
L'immobilisation a été acquise en 1983, et la dotation pour cet exercice a été 85 798. La durée
d'utilisation en 1983 est donc :
85 798
x 360 = 253 jours
J = 8 mois 13 Jjours.
122 084
L'immobilisation a donc été acquise 8 mois 13 jours avant le 31/12/1983, donc :
date d'acquisition : 17 avril 1983.
b) On connaît les dotations pour 1983 à 1986. L'exercice 1987 est une année pleine : dotation =
122 084. L'amortissement total au 31/12/1987 est donc :
85 798 + 4 x 122 084 = 574 134.
et la dotation pour 1988 est :
610 420 - 5 7 4 134 = 36 286.

Dotation aux Valeur Brute Amortissement Valeur Nette


Exercice Amortis sements
de l'exercice en fin d'exercice

1983 85 798 610 420 85 798 524 622

1984 122 084 610 420 207 882 402 538

1985 122 084 610 420 329 966 280 454

1986 122 084 610 420 452 050 158 370

1987 122 084 610 420 574 134 36 286

1988 36 286 610 420 610 420 0

199
LES IMMOBILISATIONS

c) L'immobilisation, bien qu'elle soit totalement amortie, figurera encore au Bilan.

Valeur Amortissement Valeur


Brute Nette

22. Autres Immobilisations


Corporelles 610 420 610 420 0

Exercice 5
Calculs préliminaires
- dotation aux amortissements en année pleine : 2 830 : 3 = 943.
- dotation 1986 (du 24/5/1986 au 31/12/1986, il y a 216 jours) : ^ x 943 = 566
360
- dotation pour 1987 : 943.
- dotation pour 1988 : 943.
- amortissement total au 31/12/1988 : 566 + 2 x 943 = 2 452.
- dotation 1989 (pour réaliser un amortissement complet) : 2 830 - 2 452 = 378.

Enregistrement (sous forme schématique) et écritures au Bilan


Le 241511986 :
- On enregistre les frais et leur règlement :
063. ASC (HE) 56. BQ

2 830 2 830

- On enregistre l'immobilisation des frais :


20. FVII 073.F à IT

2 830 2 830

Remarquez qu'on enregistre les frais par nature, et qu'on utilise un compte « hors exploita-
tion » pour que l'opération n'ait aucun effet sur le résultat d'exploitation.

Le 3111211986 :
- On solde le compte 20. FVII dans le compte 020. FVII :
20. FVII 020. FVII

2 830 2 830

- On passe la dotation aux amortissements :


068. DAP (HE) 88. MA

566 566

200
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET 5.7.

- On solde le compte 068. DAP (HE) dans le compte 082. RHE :


068. DAP (HE) 082. RHE

566 566

- On solde le compte 88. MA dans le compte 028. AI que l'on ouvre à cette occasion :
88. MA 028. AI

566 566

-Au bilan 1986, la ligne correspondant aux «Frais et Valeurs Incorporelles Immobilisés:
sera :
Valeur Amortissement Valeur
Brute (compte 028) Nette

020. Frais et Valeurs Incorporelles


Immobilisés 2 830 566 2 264

Le 3111211987 :
- dotation aux amortissements :
068. DAP (HE) 88. MA

943 943

- solde du compte 068. DAP (HE) dans le compte 082. RHE :


068. DAP (HE) 082. RHE

I 943 943

- solde du compte 88. MA dans le compte 028. AI, faisant passer les amortissements de 566 à
1 509 : 028 . AI
Bilan 1986
566

88. MA
Contrepartie de la
dotation aux
amortissements 943
(voir plus haut)

Solde du compte
88. MA

Solde du compte
028. AI Pour solde i 509

\
Bilan 1987 S,
1 509

201
LES IMMOBILISATIONS

Au Bilan 1987, la ligne correspondant aux « Frais et Valeurs Incorporelles Immobilisés »


sera :
Valeur Amortissement Valeur
Brute (compte 028) Nette

020. Frais et Valeurs Incorporelles


Immobilisés 2 830 1 509 1 321

Le 31/12/1988 :
Pour la dotation aux amortissements et le solde du compte 068. DAP (HE) dans le compte
082. RHE, on a les mêmes écritures que celles du 31/12/1987. Pour le solde du compte 88 dans le
compte 028, le schéma est comme suit :
028 . AI
Bilan 1987
1 509

88. MA
Contrepartie de la
dotation aux
amortissements 943

Solde du compte 943 _^ 943


88. MA

Solde du compte Pour solde 2 452


028. AI
\
2 452

Au bilan 1988, la ligne correspondant aux « Frais et Valeurs Incorporelles Immobilisés »


sera :
Valeur Amortissement Valeur
Brute (compte 028) Nette

020. Frais et Valeurs Incorporelles


Immobilisés 2 830 2 452 378

Le 31/12/1989 :
On enregistre une dotation aux amortissements (hors exploitation) de 378 puis on la solde dans
le compte 082. RHE en utilisant le mécanisme vu plus haut.
068. DAP (HE) 88. MA

378 378

068. DAP (HE) 082. RHE

378 378

202
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

De plus on annule les frais par le débit du compte 88. MA.


20. FVII 88. MA

2 830 2 830

Puis on vire pour solde le compte 20. FVII dans le compte 020. FVII, qui se trouve ainsi
également soldé.
020. FVII
Bilan 1988
2 830

20. FVII
Annulation
des frais
(voir plus haut) 2 830

Solde du compte
20. FVII 2 830 •» 2 830

SOLDÉ
Enfin, on solde le compte 88. MA dans le compte 028. AI, ce qui a pour effet de solder ce
dernier. 028. AI
Bilan 1988
2 452

Contrepartie de la 88. MA
dotation aux
amortissements
(voir plus haut) 378
Contrepartie de
l'annulation des frais 2 830
(voir plus haut)

Solde du compte 2 452 2 452


88. MA
SOLDÉ
Les frais et leurs amortissements disparaissent ainsi du Bilan. Aucune écriture les concernant
ne figure au Bilan 1989.

C.2. CORRIGE DU SUJET B.2.


Question 1 : Tableaux d'amortissements
1.1. Frais immobilisés (voir El)
- date de début d'amortissement : 15/3/1988.

203
LES IMMOBILISATIONS

-date de fin d'amortissement : 15/3/1990.


- dotation pour année pleine : 1 740 : 2 = 870.
-durée 1988, du 15/3 au 31/12 : 285 jours.
- dotation 1988 : x 870 = 689.
360
dotation 1989 (année pleine) : 870.
amortissement au 31/12/1989 : 689 + 870 = 1 559.
dotation 1990 : 1 740 - 1559 = 181.

Dotation aux Valeur Brute Amortissement Valeur Nette


Exercice Amortissements
de l'exercice en fin d'exercice

1988 689 1 740 689 1 051

1989 870 1 740 1 559 181

1990 181 1 740 1 740 0

1.2. Matériel de bureau (voir E2)


- date de début d'amortissement : 20/5/1982.
- durée d'amortissement : ^ - = 6,666... = 6 ans 8 mois.
15
- date de fin d'amortissement : 20/1/1989.
- dotation en année pleine : 1 500 x 0,15 = 225.
- dotation 1982 (220 jours) : 225 = 138.
360
- dotation pour 1983 à 1988 (années pleines) : 225.
-amortissement total au 31/12/1988 : 138 + 6 x 225 = 1 488.
- dotation 1989 : 1 500 - 1 488 = 12.
Dotation aux Valeur Brute Amortissement Valeur Nette
Exercice Amortissements
de l'exercice en fin d'exercice

1982 138 1 500 138 1 362

1983 225 1 500 363 1 137

1984 225 1 500 588 912

1985 225 1 500 813 687

1986 225 1 500 1 038 462

1987 225 1 500 1 263 237

1988 225 1 500 1 488 12

1989 12 1 500 1 500 0

204
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET 5.2.

1.3. Aménagement des locaux (voir E4)


- date de début d'amortissement : 24/7/1988.
- date de fin d'amortissement : 24/7/1998.
- dotation en année pleine : 158.
-dotation 1988 : (156 jours) : - ^ x 158 = 68.
360
- dotation pour 1989 à 1997 (années pleines) : 158.
-amortissement total au 31/12/1997 : 68 + 9 x 158 = 1 490.
- dotation 1998 : 1 580 - 1 490 = 90.

Dotation aux Valeur Brute Amortissement Valeur Nette


Exercice Amortissements
de l'exercice en fin d'exercice

1988 68 1 580 68 1 512

1989 158 1 580 226 1 354

1990 158 1 580 384 1 196

1991 158 1 580 542 1 038

1992 158 1 580 700 880

1993 158 1 580 858 722

1994 158 1 580 1 016 564

1995 158 1 580 1 174 406

1996 158 1 580 1 332 248

1997 158 1 580 1 490 90

1998 90 1 580 1 580 0

1.4. Nouvelle machine de bureau (voir E3 et E7)


- valeur brute : 7 000 + 120 de frais = 7 120.
- date de début d'amortissement : 25/9/1988.
- date de fin d'amortissement : 25/9/1998.
- dotation en année pleine : 712.
-dotation 1988 (95 jours) :^- x 712 = 188.
360
- dotation pour 1989 à 1997 : 712.
- amortissement total au 31/12/1997 : 188 + 9 x 712 = 6 596.
- dotation pour 1998 : 7 120 - 6 594 = 524.

205
LES IMMOBILISATIONS

Dotation aux Valeur Brute Amortissement Valeur Nette


Exercice Amortissements
de l'exercice en fin d'exercice

1988 188 7 120 188 6 932

1989 712 7 120 900 6 220

1990 712 7 120 1 612 5 508

1991 712 7 120 2 324 4 796

1992 712 7 120 3 036 4 084

1993 712 7 120 3 748 3 372

1994 712 7 120 4 460 2 660

1995 712 7 120 5 172 1 948

1996 712 7 120 5 884 1 236

1997 712 7 120 6 596 524

1998 524 7 120 7 120 0

1.5. Ancienne machine de bureau (voir E8)


- date de début d'amortissement : 1/1/1982.
- date de fin d'amortissement : 31/12/1991.
Pour chaque exercice, de 1982 à 1991, on a une dotation égale à 500.
Dotation aux Valeur Brute Amortissement Valeur Nette
Exercice Amortissements
de l'exercice en fin d'exercice

1982 500 5 000 500 4 500

1983 500 5 000 1 000 4 000

1984 500 5 000 1 500 3 500

1985 500 5 000 2 000 3 000

1986 500 5 000 2 500 2 500

1987 500 5 000 3 000 2 000

1988 500 5 000 3 500 1 500

1989 500 5 000 4 000 1 000

1990 500 5 000 4 500 500

1991 500 5 000 5 000 0

206
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

Lors de l'enregistrement de la transaction E8, on aura besoin des éléments suivants :

- dotation pour la période allant du 1/1 au 30/9/1988 : x 500 = 3 7 5 .


360
- amortissement total au 30/9/1988 : 3 000 + 375 = 3 375.
- VNC au 31/9/1988 : 5 000 - 3 375 = 1 625.
- PVCEAI : 2 500 - 25 - 1 625 = 850.
Question 2 : date normale de fin d'amortissement du matériel de bureau : 20/1/1989 (voir 1.2.
ci-dessus)
Du tableau élaboré en 1.2, on tire l'amortissement total au 31/12/1987 : 1 263 ; et la VNC
au 31/12/1987: 237:
Amortissement pour la période allant du 1/1 au 31/3/1988 : 225 : 4 = 56.
D'où l'amortissement total au 31/3/1988 : 1 263 + 56 = 1 319.
et la VNC au 31/3/1988 : 1 500 - 1 319 = 181.
Question 3 : Journal

N° LIBELUÉ DÉBIT CRÉDIT

El T5/1
063 ASC (HE) 1 740
56 àBQ 1 740

20 FVÏÏ 1 740
073 àFàlT 1 740
on comptabilise d'abord les frais par nature puis
on les transfère.
E2 31/3
68 DAP amortissement complémentaire pour la 56
période 1/1 au 31/3.
88 à MA 56

88 MA 1 500
22 à AIC pour mise au rebut. 1 500

068 DAP (HE) complément d'amortissement = perte = 181
VNC le jour de la mise au rebut,
88 à MA 181
E3 9.0/7
24 Avances et acomptes sur commandes d'immobilisa- 1 200
tions en cours
56 àBQ 1 200
Remarque : on ne peut pas inscrire la contrepartie
du chèque dans le compte 22. AIC puisque la
machine de bureau ne fait pas partie du patrimoine
de l'entreprise.
E4 24/7
22 AIC 1 580
73 àPEEM 1 580

207
LES IMMOBILISATIONS

.E5 13/8.
33 EC 350
72 à PS 350
Remarque : il existe une différence d'utilisation
entre le compte 72. PS et le compte 73. PEEM :
c'est le premier des deux qui sert lorsqu'il y a mise
en stock ou déstockage de fabrication de
l'entreprise (produits finis, produits semi-ouvrés,
ou emballages, comme dans le cas ci-dessus). Le
compte 72. PS sert aussi, en fin d'exercice, à
régulariser les comptes d'en-cours (produits en
cours, travaux en cours) et déchets et rebuts. Mais
c'est le compte 73. PEEM qu'on utilise lors de
l'entrée en service d'une immobilisation créée par
l'entreprise pour elle-même.
.E6 15/8.
23 AICEC (autres immobilisations corporelles en 3 200
cours)
24 àAACIEC 1 200
56 BQ 2 000
Remarque : on annule l'acompte puisque le bien
pour l'acquisition duquel il a été versé est livré. En
contrepartie de l'annulation d'acompte et du chèque
on a une immobilisation qui est « en cours »
puisqu'elle n'est pas terminée ; on l'enregistre au
compte 23. AICEC et non au compte 22. AIC.
E7 25/9
23 AICEC frais de transport sur acquisition d'immo- 120
bilisation
57 à Caisse 120

23 AICEC 3 800
40 à Fournisseur BG 2 800
56 BQ 1 000
La machine de bureau vaut 7 000, une partie
valant 3 200 a été livrée le 15/8 (voir E6). Le
reste vaut donc 3 800, et ce qui n'est pas réglé par
chèque est mis en compte : 3 800 - 1 000 =
2 800 par le crédit du compte 40. F (on a un four-
nisseur d'immobilisation).

22 AIC 7 120
23 à AICEC 7 120
Par cette écriture on constate la mise en service de
la machine : ce qui était « en cours » est ter-
miné. Le montant est égal au prix de la machine
plus les frais. C'est sur ce montant que
l'amortissement sera pratiqué.
Remarque : dans la mesure où tout ceci se passe le
même jour, on aurait pu enregistrer :
22. AIC 57. C 23. AICEC 57. BQ 40. F
7 120 120 3 200 1 000 2 800
On a préféré inscrire tous les éléments dans le
compte « en cours » puis virer la totalité au
compte 22. AIC.

208
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT

F.8 ™/Q

68 DAP pour la période 1/1 au 30/9 375


88 à MA 375

84 RCEAI valeur brute de l'actif cédé 5 000


22 à AIC 5 000

88 MA 3 375
84 à RCEAI amortissement de l'actif cédé 3 375
A"

54 EàR 2 500
84 à RCEAI produit brut de cession 2 500

063 ASC (HE) commission sur cession d'actif 25
56 àBQ 25

84 RCEAI frais sur cession d'actif transférés 25


073 àFàlT 25
F.9 5 / 1 0

40 Fournisseur BG 2 800
54 à E à R endossement 2 500
56 BQ chèque pour solde 300

Question 4
N° LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT

31/12
068 DAP (HE) (frais immobilisés) (El) 689
88 à MA 689

68 DAP (installation de locaux) (E4) 68
88 à MA 68

68 DAP (nouvelle machine de bureau) (E7) 188
88 à MA 188
Remarque : les compléments d'amortissements
relatifs au matériel de bureau mis au rebut (E2) et
de l'ancienne machine de bureau vendue (E8) ont
déjà été enregistrés, respectivement le 31/3 et le
30/9.

209
LES IMMOBILISATIONS

Question 5

N> Ì.TREI.I.É DÉBIT CRÉDIT

082 RHE 689


068 à DAP (HE) pour solde 689

88 MA pour solde 689
028 àAI 689

020 Fvn 1 740
20 à FVn pour solde 1 740
Les six lignes qui précèdent concernent les frais
immobilisés (El).
31/12
22 AIC pour solde 1 500
022 à AIC soldé 1 500

028 AI soldé 1 263
88 à MA pour solde 1 263

82 RE 56
68 à DAP pour solde 56

082 RHE 181
068 à DAP (HE) pour solde 181
Les huit lignes qui précèdent concernent le maté-
riel de bureau (ET).
31/1?.
022 AIC 1 580
22 à AIC pour solde 1 580

88 MA pour solde 68
028 àAI 68

82 RE 68
68 à DAP pour solde 68
Les six lignes qui précèdent concernent
l'installation de locaux (E4)
31/12
022 AIC 7 120
22 à AIC pour solde 7 120

88 MA pour solde 188
028 àAI 188

82 RE 188
68 à DAP pour solde 188
Les six lignes qui précèdent concernent la nou-
velle machine de bureau (E7).

210
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.3.

LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT

22 AIC pour solde 5 000


022 à AIC soldé 5 000

028 AI soldé 3 000


88 à MA pour solde 3 000

82 RE 375
68 à DAP pour solde 375

84 RCEAI pour solde 850
85 àRNAI 850
Les huit lignes qui précèdent concernent l'ancienne
machine de bureau (E8). Les deux dernières lignes
sont les écritures par lesquelles la plus-value sur
cession d'élément d'actif immobilisé est virée au
compte de détermination du résultat net avant
impôt sur le résultat.

073 FàlT 1 765


082 RHE 1 765
Cette écriture solde le compte 073, dont le total
correspond aux frais immobilisés (1740) et aux
charges (commission sur cession d'actif) transfé-
rés.

C.3. CORRIGE DU SUJET B.3.

Question 1 : date d'achat du véhicule


Le taux d'amortissement est de 25 % par an, ce qui détermine une dotation annuelle de
15 000 000 x 0,25 = 3 750 000.
Nombre d'années d'amortissement : 15 000 000 : 3 750 000 = 2,31 soit entre 2 et 3 ans.
On en déduit que l'immobilisation a été acquise entre le 1/1/1985 et le 31/12/1985. Afin de
pouvoir trouver la date d'acquisition, nous allons déterminer la dotation de l'année d'acquisition :
8 666 666 (amortissement au 31/12/1988)) - 7 500 000 (dotation 1986 et 1987) = 1 666 666
(dotation 1985).
Par conséquent, le nombre de jours correspondant à cette dotation est de : 1 166 666 x 360 :
3 750 000 = 112 jours.
En partant du 31/12/1985, 112 jours aboutissent au 8/9/1985.

211
LES IMMOBILISATIONS

Question 2 : tableau d'amortissement

Années Valeur brute Dotations Valeur nette Amortissement

1985 15 000 000 1 166 666 13 833 334 1 166 666


1986 15 000 000 3 750 000 10 083 334 4 916 666
1987 15 000 000 3 750 000 6 333 334 8 666 666
1988 15 000 000 3 750 000 2 583 334 12 416 666
1989 15 000 000 2 583 334 0 15 000 000

Pour préparer l'enregistrement de E9, calculons la dotation aux amortissements pour la période
allant du 1/1 au 15/11/1988 (315 jours) :
(3 750 000 : 360) x 315 = 3 281 250.
On en déduit l'amortissement total au 15/11/1988 :
8 666 666 + 3 281 250 = 11 947 916.
et la valeur nette comptable le même jour :
15 000 000 - 1 1 9 4 7 916 = 3 052 084.

Question 3 : Journal de la SGIC

29/3
39 45 504 597
53 EP 45 446 400
56 BQ 58 197
14/4
54 ER 68 584 800
70 VM 68 584 800
25/5
54 Effets à l'encaissement 68 584 800
54 ER 68 584 800
3/6
063 ASC (HE) 6 217
56 BQ 6 217

54 ER (nouvel effet) 48 751 017


56 BQ 20 000 000
54 EE 68 584 800
073 FàlT 6 217
077 IDR (HE) 160 000
8/6
56 BQ 45 446 400
063 ASC (HE) 8 700
067 I(HE) 352 740
53 EP 45 807 840
20/6
53 EP (effet du 29/3) 45 446 400
56 BQ 45 446 400

212
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B3.

22/7
56 BQ 48 751 017
54 ER 48 751 017
3/8
53 EP 45 807 840
56 BQ 45 807 840
16/10
24 AAŒC 20 000 000
53 EP 20 000 000
15/11
22 AIC 25 000 000
24 AACIEC 20 000 000
56 BQ 1 800 000
84 RCEAI 3 200 000
La SGIC n'émet qu'un chèque de 1 800 000, et
non pas de 5 000 000.
En effet, le camion vaut 25 000 000 ; un
acompte de 20 000 000 a été versé, donc la
SGIC devrait logiquement encore 5 000 000 à
la CDG.
Cependant, cette dernière est elle-même rede-
vable de 3 200 000 à la SGIC pour le rachat
du vieux camion (prix de la cession de
l'immobilisation), qu'on enregistrera au crédit
du compte 84. RCEAI pour ce montant.

68 DAP 3 281 250


88 MA 3 281 250

88 MA 11 947 916
84 RCEAI 11 947 916

84 RCEAI 15 000 000


22 AIC 15 000 000
Le résultat est une plus-value de cession d'un
montant de :
15 000 000 - ( 1 1 9 4 7 916 + 3 200 000) =
147 916.

Question 4 : Journal de la SABG


14/4
39 68 584 800
53 EP 68 584 800
3/6
53 EP 68 584 800
063 ASC (HE) 6 217
067 I(HE) 160 000
53 EP (nouvel effet) 48 751 017
56 BQ 20 000 000

213
LES IMMOBILISATIONS

22/7
53 EP 48 751 017
56 BQ 48 751 017

Question 5 : Journal de la SOGAB


29/3
54 ER 45 446 4 0 0
70 VM 45 446 400
5/4
56 BQ 44 981 120
63 ASC 10 2 3 0
67 I 455 050
54 ER 45 446 400
8/6
54 ER (nouvel effet) 45 807 8 4 0
56 BQ (avance de fonds] 45 446 400
073 FàlT 8 700
077 BDR (HE) 352 740
3/8
56 BQ 45 807 840
54 ER 45 807 840

Question 6 : Journal de la CDG

16/10
54 ER 20 000 000
41 CL. AAR 20 000 000
15/11
39 A 3 200 000
41 AAR 20 000 000
56 BQ 1 800 000
70 VM 25 000 000
Pour la CDG, l'achat d'un camion est considéré
comme l'achat d'une marchandise, et non pas
comme une immobilisation, car sa vocation
est l'achat pour la revente.

Question 7 : comptes schématiques au 31/12/1988


Vieux camion
68. D A P 82. R E

3 281 250 3 281 250

88. M A 028. AI

8 666 666 8 666 666

214
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B3.

22. AIC 022. AIC

15 000 000 |15 000 000

84. RCEAI 85. RNAI

147 916 | 147 916

Véhicule neuf

68. DAP 88. MA

781 250 781 250

22. AIC 022. AIC

|25 000 000 25 000 000|

88. MA 028. AI

781 250 781 250

82. RE 68. DAP

781 250 781 250

Le véhicule, acquis pour 25 000 000, est amorti à 25 % par an, soit une dotation annuelle de
6 250 000. En 1988, la dotation pour 45 jours (15/11 au 31/12) est donc de :
6 250 000x45 : 360 = 781250.
Question 8 : coût moyen des marchandises en stock
SI + A (en valeur) 8 784 612 + 45 504 597 54 289 209
= 7 162,164
SI + A (en quantité) 1268 + 6 312 7 580
- nombre d'articles en stock au 31/12 : 1 268 + 6 312 - 6 724 = 856.
- valeur du stock final : 856 x 7 162,164 = 6 130 812.
Question 9 : écritures de fin d'exercice (stock SGIC)
31/12
60 CSV (annulation des achats) 45 504 597
39 A (pour solde) 45 504 597

60 CSV (annulation du stock initial) 8 784 612


30 M 8 784 612

30 M (constatation du stock final) 6 130 812


60 CSV 6 130 812

30 M (pour solde) 2 653 800


030 M (déstockage) 2 653 800

215
LES IMMOBILISATIONS

Question 10 : marge brute

80.

(CSV) 48 158 397 68 584 800 (ventes)


se 20 426 403
68 584 800 68 584 800

CSV= 45 504 597 + 8 784 6 1 2 - 6 130 812 = 48 158 397


La marge brute est donc égale à : VM - CSV = 68 584 800 - 48 158 397 = 20 426 403.

C.4. CORRIGE DU SUJET B.4.

Question 1 : Journal

1.1. Calculs préparatoires


El
- 600 x 129 : 77 400
- remise 2,4 % : - 1 858
- net commercial : 75 542
E2
- valeur brute : 364 000
- remise 2,5 % : - 9 100
- net commercial : 354 900
- escompte 2 % : - 7 098
- transport : + 384
- valeur payée par le client : 348 186
- valeur facturée, transport compris, avant déduction de l'escompte : 354 900 + 384 = 355 284.
- détermination du coût d'achat des stocks vendus :

Référence Nombre Valeur Coût moyen


Si 2 417 315 983
El 600 75 954
AvantE2 3 017 391937 > 129,909
E2 1000 129 909 < 1
Après E2 2 017 262 028

E5
- produit de cession : 120 000
- dotation en année pleine : 46 530 = 15 % x 310 200.
-dotation pour 102 jours: 13 184 = ^ x 46 530.

216
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.

- amortissement total au 12/4/1987 : 204 200 + 13 184 = 217 384.


- V N C au 12/4/1987: 310 200 - 2 1 7 384 = 92 816.
- Le produit de cession étant supérieur à la VNC on a une plus-value de cession égale à :
PVCEAI = 120 000 - 92 816 = 27 184.
Eli :
Pour préparer l'enregistrement de cette tcinsaction, il faut seulement calculer le coût des stocks
vendus, en continuant de tenir l'état des stocks comme on avait commencé à le faire dans les cal-
culs préparatoires à l'enregistrement de la transaction E2 (voir plus haut).
Référence Nombre Valeur Coût moyen
Après E2 2 017 262 028
EI0 1 000 133 000
Avant Eli 3 017 395 028 — -> 130,934
Eli 1 000 130 934 <-
Après Eli 2 017 264 094

LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT

30 M (transport sur achat) 412


57 à Caisse 412

30 M 75 542
40 àF 37 771
56 BQ 37 771
On peut aussi admettre de passer une seule écriture
de 75 954 au débit du compte 30. M.
F.?. 16/9.
56 BQ 348 186
67 I (escompte: 2% x 354 900) 7 098
70 à VM (354 900 + 384) 355 284

62 TC 384
40 àF 384

60 CSV 129 909


30 àM 129 909
PI 14M

23 AICEC 724 800


53 àEàP 724 800
La machine n'est pas en état de fonctionnement ;
on ne peut donc pas l'enregistrer au compte
22. AIC.
VA T^f\
40 Fournisseur de transport 384
56 àBQ 384

217
LES IMMOBILISATIONS

E4 25/3
40 Fournisseur de marchandises 37 771
56 àBQ 37 771
E5 12/4
68 DAP amortissement pour la période 1/1 au 12/4 13 184
88 à MA 13 184

84 RCEAI valeur brute 310 200


22 à AIC 310 200

88 MA 217 384
84 à RCEAI amortissement 217 384

54 E à R n° 1 40 000
54 E à R n° 2 40 000
54 E à R n° 3 40 000
84 à RCEAI produit de cession 120 000
E6 25/4 _
23 AICEC (frais d'installation d'immobilisation) 44 087
54 à E à R endossement 40 000
56 BQ 4 087

22 AIC 768 887


23 à AICEC mise en fonctionnement 768 887
E7 15/5
54 E à R à l'escompte 40 000
54 àEàR 40 00 0
E8 6/6
53 E à P domiciliation 724 800
56 àBQ 724 800

56 BQ 40 000
54 à E à R à l'escompte (escompté) 40 000

63 ASC services bancaires (17 514 + 1 512) 19 026
67 I escompte sur effet 2 624
56 àBQ 21 650

54 E à R à l'encaissement 40 000
54 àEàR 40 000
E9 26/6
56 BQ 38 276
63 ASC commission d'encaissement 1 724
54 à E à R à l'encaissement (encaissé) 40 000
E10 7/7
30 M 133 000
56 BQ 133 000

218
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.

IIBFI.T.F. DÉBIT CRÉDIT

41 CL 365 000
70 àVM 365 000
A"

60 CSV 130 394


30 àM 130 394

Question 2 : compte « 56. Banque »


56. BQ
E2 348 186 37 771 El
384 E4
E8 40 000 37 771 E4
E9 38 276 4 087 E6
724 800 E8
21 650 E8
133 000 E10

TD 426 462 959 463 TC

Question 3 : état de rapprochement bancaire


Les totaux débit et crédit indiqués à la question 2 ci-dessus sont les totaux des mouvements
de la période ; dans l'état de rapprochement bancaire, il faut partir de la situation au 31/7, donc
ajouter aux mouvements ci-dessus le solde initial que l'on trouve au Bilan d'ouverture. Ainsi, les
totaux à reporter dans l'état de rapprochement sont :
- au débit : 426 462 + 322 496 = 748 958,
- au crédit : 959 463.

Compte 56. BQ chez SGIC Compte SGIC chez BQ

D C D C

Report 748 958 959 463 287 495


Chez SGIC
pas chez BQ 133 000
Chez BQ
pas chez SGIC 365 000
Totaux 1 113 958 959 463 133 000 287 495

Soldes 154 495 154 495

II n'y a qu'une écriture de régularisation :

6/8
365 000
à CL 365 000

219
LES IMMOBILISATIONS

Question 4 : machine A : date d'achat et tableau d'amortissement


La dotation aux amortissements en année pleine de la machine A est :
615 493 x 0,20 = 123 099.
A partir de là on peut « remonter le temps » et calculer le montant de l'amortissement en fin
d'exercice pour les exercices précédant 1987, en partant du montant 396 781 pour 1987 (qui est
donné dans le sujet) et en soustrayant pour chaque exercice la valeur 123 099 :
-amortissement au 31/12/1987 : 396 781.
- amortissement au 31/12/1986 : 273 682.
-amortissement au 31/12/1985 : 150 583.
-amortissement au 31/12/1984: 27 484.
L'amortissement fin 1984 étant inférieur à la dotation en année pleine, on en déduit que la
machine a été acquise en 1984. Le montant 27 484 est une dotation pour fraction d'exercice qui
correspond à une durée de :
27 484
x 360 = 80 jours.
123 099
On en déduit la date d'acquisition de la machine A : 10 octobre 1984.
La durée probable d'utilisation de la machine A étant : 100 : 20 = 5 ans, la dotation aux
amortissements est 27 484 pour 1984 et 123 099 pour 1985 à 1988. L'amortissement au 31/12/
1988 est donc 27 484 + 4 x 123 099 = 519 880.
D'où la dotation 1989 : 615 493 - 519 880 = 95 613.
D'où le tableau d'amortissement de la machine A :

Dotation aux Valeur Brute Amortissement Valeur Nette


Exercice amortissements
de l'exercice en fin d'exercice

1984 27 484 615 493 27 484 588 009

1985 123 099 615 493 150 583 464 910

1986 123 099 615 493 273 682 341 811

1987 123 099 615 493 396 781 218 712

1988 123 099 615 493 519 880 95 613

1989 95 613 615 493 615 493 0

Question 5 : machine C
- valeur brute : 768 887.
- durée probable d'usage : 6 ans.
- dotation annuelle : 128 148 = 768 887 : 6.
- date de début d'amortissement : 25/4/1988.
- dotation pour la période allant du 25/4 au 31/12/1988 (245 jours) :
245 x 128 148 = 87 212.
360
Présentons le début du tableau d'amortissement, jusqu'à 1989 :

220
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.4.

Dotation aux Valeur Brute Amortissement Valeur Nette


Exercice amortissements
de l'exercice en fin d'exercice

1988 87 212 768 887 87 212 681 675

1989 128 148 768 887 215 360 553 527

Du tableau d'amortissement partiel présenté ci-dessus, on tire :


-Amortissement total au 31/12/1989 : 215 360.
- VNC au 31/12/1989 : 553 527.
La dotation pour la période allant du 1/1 au 14/4/1990 (104 jours) est :
104 x 128 148 = 37 021.
360
D'où l'amortissement total au 14/4/1990 :
215 360 + 37 021 = 252 381
et la VNC au 14/4/1990 :
768 887 - 2 5 2 381 = 516 506.
Enregistrement le 14/4/1990 :
- Dotation exploitation :
68. DAP i. MA

37 021 37 021

Dotation hors exploitation :


068. DAP (HE) 88. MA

516 506 516 506

- Reprise de la valeur brute :


22. AIC 88. MA

768 887 768 887

Enregistrement le 31/12/1990 :
88. MA 028. AI

I 215 360 215 360 |


pour solde soldé

22. AIC 022. AIC

768 887 768 887


pour solde soldé

221
LES IMMOBILISATIONS

68. DAP 82. RE

37 021 37 021

068. DAP (HE) 082. RHE

516 506 516 506

222
Chapitre VI : La taxe sur la valeur
ajoutée (T.V.A.)

Section A : Rappels de cours et exemples

A.l. DEFINITION DE LA T.V.A.

La taxe sur la valeur ajoutée (T.V.A.) est un impôt indirect de consommation qui frappe les
opérations de livraison de biens et de prestations de services.
La base d'imposition est généralement le prix de vente net hors taxe, après déduction des
remises, rabais, ristournes et escomptes de règlement. La T.V.A. a des aspects économiques (voir
A3.), fiscaux (voir A.4.), et comptables (voir A.5.). Avant de les examiner, commençons par rap-
peler ci-dessous ce qu'est la valeur ajoutée.

A.2. NOTION DE VALEUR AJOUTÉE

La valeur ajoutée est la différence entre la production de l'entreprise et ses consommations en


provenance d'autres entreprises.
V.A. = production - consommations intermédiaires.
(Voir Chapitre I, A.2.2.2. Les comptes de gestion, et A.2.2.3. Les soldes caractéristiques de
gestion).
Pour l'État, taxer les valeurs ajoutées successives d'une production équivaut à taxer la produc-
tion finale, comme le montre l'exemple suivant :
1. Une cimenterie produit du ciment à partir de matières premières locales. (Pour simplifier
l'exemple, on supposera qu'il n'existe pas d'achats préalables à la production). Le ciment est vendu
1 000 000 F à un fabricant de matériaux de construction qui en fait des briques.
2. Le fabricant de matériaux de construction vend les briques à un entrepreneur de construc-
tion, pour 1 500 000 F.
3. L'entrepreneur de construction utilise les briques pour construire la villa d'un particulier,
et les facture à 1 800 000 F.
Le circuit économique parcouru par le ciment, jusqu'à son utilisation finale, peut être repré-
senté dans le tableau ci-dessous, qui fera apparaître la valeur ajoutée créée à chaque phase de produc-
tion.

223
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE

Fabricant Entrepreneur
Cimenterie de matériaux de de Particulier
construction construction

Production vendue 1 0000 000 1 500 000. 1 800 000. -


N
Achats consommés - Si 1 000 000 1 500 000 ^ 1 800 000
Valeur Ajoutée 1 000 000 500 000 300 000 -

Sur ce tableau, on voit clairement que la valeur ajoutée créée par chacun des 3 entrepreneurs
est égale à la différence entre ce qu'il a vendu (et produit) et ce qu'il a consommé pour pouvoir pro-
duire.
Par exemple, le fabricant de matériaux de construction a produit et vendu pour 1 500 000 F
de briques, pour lesquelles il a consommé 1 000 000 F de ciment.
V.A. = 1 500 000 F - 1 000 000 F = 500 000 F.
A chaque étape du circuit économique, un entrepreneur a ajouté de la valeur en transformant ses
achats de matières ou de produits.
Aussi est-il logique que la somme des valeurs ajoutées soit égale à la production finale vendue
par l'entrepreneur de construction.
Somme V.A. = 1 000 000 + 500 000 + 300 000 = 1 800 000.
Cette production finale (1 800 000 F), c'est également le prix payé pour les briques par le
consommateur final, c'est-à-dire le particulier.
Par conséquent, plutôt que de taxer la consommation finale du particulier, l'État choisit de
taxer la valeur ajoutée au fur et à mesure que les entreprises la créent.

A.3. L'ASPECT ECONOMIQUE DE LA T.V.A.

On vient de voir plus haut que :


Valeur Ajoutée = Production vendue - Achats.
La T.V.A. est un certain pourcentage de la Valeur Ajoutée. Supposons que ce pourcentage soit
19 %. On a alors :
T V A =- -x V.A. = Ventes - - ^ - x Achats.
100 100 100
Pour calculer la T.V.A., on peut donc procéder en trois étapes :

1. Lors de chaque vente, on calcule le montant -J-9—x Vente ; on appelle ce montant la


100
T.V.A. collectée sur vente (voir A.4.2. et A.5.2. ci-dessous).
2. Lors de chaque achat, on calcule le montant -^- x Achat ; on appelle ce montant la
T.V.A. déductible sur achat (voir A.4.3. et A.5.3. ci-dessous).
3. Périodiquement, on fait la différence T.V.A. collectée - T.V.A. déductible et on appelle ce
montant la T.V.A. à décaisser (voir A.4.4. et A.5.4. ci-dessous).

224
ASPECT FISCAL DE LA TVA.

Dans un circuit économique « en cascade » comme celui que nous avons vu au paragraphe
A.2. ci-dessus, la somme des valeurs ajoutées est égale à la production finale vendue. On doit donc
constater que, au taux de 19 % que nous utilisons, la somme des T.V.A. est égale à 19 % de la
production finale vendue. Tel est bien ce qui apparaît ci-dessous.
Taxes sur ventes = taxes sur (1000 000 + 1500 000 + 1800 000) = 4 3 0 0 0 0 0
-Taxes sur achats = -taxes sur (1000 000 + 1 500 000) = - 2 500 000
= Taxe sur V.A. = taxe sur (4 300 000 - 2 500 000) = 1 800 000
Appliquons cette règle à notre exemple, en supposant une T.V.A. au taux de 19 %.
Production Achats T.V.A. T.V.A. T.V.A.
vendue consommés collectée déductible à
sur ventes sur achats décaisser
Cimenterie 1 000 000 - 190 000 - 190 000
Fabricant de Matériaux
de construction 1 500 000 1 000 000 2 8 5 OOOv 190 000 95 000
Entrepreneur 1 800 000 1 500 000 342 000 "^285 000 57 000

Particulier _ 1 800 000 342 000


Total Taxes 817 000 475 000 342 000

On vérifie bien que :


1. Total T.V.A. collectée sur ventes = 817 000
- Total T.V.A. déductible sur achats = - 475 000
= Total T.V.A. à payer = 342 000
2. Total T.V.A. = Taxe sur vente finale = 1 800 000 x 19 = 342 000
Cet exemple confirme que la T.V.A. ne frappe en définitive que le consommateur du produit,
et que par conséquent, elle ne constitue pour l'entreprise ni une charge, ni un pro-
duit.

A.4. L'ASPECT FISCAL DE LA T.V.A.


A.4.1. Les droits fiscaux nationaux
Remarque préalable : le présent chapitre vise à présenter les mécanismes comptables de la
T.V.A. Il s'agit des principes généraux applicables dans tous les pays ayant adopté ce système de
taxation, ce qui ne préjuge en rien des spécificités fiscales propres à chacun d'eux.
Le lecteur trouvera dans le Code Général des Impôts des pays concernés les informations pou-
vant l'intéresser plus particulièrement1. Dans ses grandes lignes, le mécanisme est le suivant :

1. Pour la Côte-dIvoire, signalons l'ouvrage de M. Moïse KouMOUE KOFFI, « La taxe sur la valeur ajoutée
dans le développement économique de la Côte-d'Ivoire », édité par la Librairie générale de Droit et de Jurispru-
dence, 20 et 24, rue Soufflot 75005 Paris, et par les Nouvelles Éditions Africaines, B.P. 260, Dakar et
B.P. 20615, Abidjan.

225
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE

- Lors de ses achats de biens, de services, ou d'immobilisations, l'entreprise paie la T.V.A. à ses
fournisseurs.
- Lors de ses ventes, elle facture la T.V.A. à ses clients, pour le compte de l'État.
- L'entreprise reversera ensuite à l'État la différence entre la T.V.A. collectée sur les ventes, et la
T.V.A. sur achats qu'elle a le droit de récupérer.
Ainsi l'État fait jouer à l'entreprise un rôle de collecteur d'impôts indirects1.

A.4.1.1. Les taux de T.V.A.


Il existe différents taux de T.V.A. applicables aux produits supportant cette taxe. Cette discri-
mination entre les produits se justifie par le souci de l'État de ne pas frapper trop durement les
biens les plus indispensables, et de taxer plus fortement les produits réputés de luxe.
En général, on trouve un taux normal, un taux réduit, et un taux majoré, qui marquent bien le
souci du L^islateur de respecter une certaine progressivité des taux.
Chaque pays définissant librement sa politique économique et sa fiscalité, les taux peuvent être
variables de l'un à l'autre, ainsi que la liste des produits taxés.
Dans la suite de ce chapitre, nous adopterons des taux fictifs pour les besoins de nos démons-
trations. Pour passer aux applications réelles, il faut bien sûr utiliser les taux en vigueur
conformes au droit fiscal.

A.4.2. Les règles d'exigibilité de la T.V.A. collectée sur les ventes


1. Principe: la T.V.A. est exigible dès la livraison de marchandises. En pra-
tique, on admet que la livraison se confond avec la facturation. S'il s'agit de biens importés, la
T.V.A. est exigible dès l'introduction des biens sur le territoire national. La T.V.A. est exigée en
même temps que les droits de douane.

2. L'assiette de la T.V.A.
L'assiette, ou base d'imposition, est en principe constituée par le prix de vente net (hors
R.R.R. sur facture et hors escompte de règlement) majoré des frais accessoires (transport, assu-
rance-transport, emballages non repris par le fournisseur).
Les emballages consignés par le fournisseur ne sont pas soumis à la T.V.A. : la T.V.A.
frappe les ventes, et la consignation n'est pas une vente mais une location. En cas de non-retour
d'emballage, la consignation se transforme en vente, qui sera alors soumise à la T.V.A.
Les exportations et les frais de transport y afférents sont exemptés de T.V.A.
Par conséquent, les frais accessoires facturés sont soumis au même taux d'imposition que le
produit lui-même, en application de la règle qui veut que l'accessoire suit le principal.

1. Le régime fiscal de la T.V.A. n'a pas été adopté par tous les pays africains. Certains, tels que les pays
membres de l'UDEAC, appliquent encore une taxe sur le chiffre d'affaires (T.C.A.) et une taxe intérieure sur les
transactions (T.I.T.).
Dans le système de la T.C.A., qui diffère sur un point essentiel de la T.V.A. :
- l e s achats de biens et de services sont comptabilisés pour leur valeur toutes taxes c o m p r i s e s ;
la T.C.A. sur les produits achetés est donc une charge supportée par l'entreprise ;
- les ventes de biens et de services sont comptabilisées pour leur valeur hors taxes, la T.C.A. collec-
tée devant être reversée à l'État. La T.C.A. sur les produits vendus n'est donc pas un produit pour l'entreprise, mais
une dette.
Les taux applicables varient selon la pression fiscale propre à chaque pays. L'assiette de l'impôt inclut la taxe, car
elle est constituée par le prix total dû par l'acquéreur pour prendre possession de la marchandise ou pour obtenir le
service, c'est-à-dire coût d'achat + taxes.

226
ASPECT FISCAL DE LA T.VA.

A.4.3. Les règles de déductibilité de la T.V.A. acquittée aux four-


nisseurs

Tous les achats ne donnent pas automatiquement droit à récupération de la T.V.A. Pays par
pays, il faut tenir compte des dispositions fiscales en vigueur. En règle générale, trois conditions
peuvent cependant être retenues :
1. La première condition ouvrant droit à récupération est qu'il s'agisse de biens affectés à
l'exploitation de l'entreprise, ou de biens ne tombant pas sous le coup de dispositions particulières.
Ainsi, les véhicules de tourisme acquis par les entreprises restent soumis à la T.V.A.
2. La deuxième condition impose à l'acheteur de détenir une facture délivrée par son fournis-
seur. Cette facture doit faire apparaître distinctement le prix de vente hors taxe (H.T.), le montant
de la T.V.A., et le prix de vente toutes taxes comprises (T.T.C.).
La facture joue un rôle essentiel dans le mécanisme de perception de la T.V.A. : (cf. Moïse
Koumoué Koffi, op. cit.).
- pour le client, elle constitue un document de crédit de T.V.A. en sa faveur et à la charge du Tré-
sor.
- pour le fournisseur, elle constitue un document suscitant une créance en faveur du Trésor.
3. Enfin, l'acheteur doit être assujetti à la T.V.A. Si une proportion seulement du chiffre
d'affaires réalisé par l'entreprise est soumise à la T.V.A., la taxe acquittée auprès des fournisseurs
n'est récupérable qu'en application de la règle du prorata.
Exemple : une entreprise réalise un chiffre d'affaires de 30 000 000 F, dont 18 000 000 F sont
soumis à la T.V.A. et 12 000 000 F exonérés. La déduction de la taxe sur achats n'est autorisée
dans ce cas qu'à proportion de :
18 000 000 _ _ 6 _ 6 0 % c e j c o n s t i t u e i e p r o r a ta de l'entreprise.
30 000 000 10

A.4.4. Détermination de la T.V.A. à décaisser par l'entreprise

Le montant de la T.V.A. à décaisser correspond à la différence entre la T.V.A. collectée et la


T.V.A. déductible. Une déclaration périodique (généralement mensuelle) doit être remise par
l'entreprise à l'Administration des Contributions Indirectes. Cette déclaration concerne les opéra-
tions imposables réalisées au cours de la période précédente.
Exemple : une entreprise a réalisé au cours du mois de juin les opérations suivantes :
- achats de marchandises : 1 000 000 FCFA HT, taux (fictif) T.V.A. = 10 %.
- ventes de marchandises : 5 000 000 FCFA HT, taux (fictif) T.V.A. = 10 %.
- achats de services : 200 000 FCFA HT, taux (fictif) T.V.A. = 20 %.
- acquisition d'immobilisation : 1 500 000 FCFA HT, taux (fictif) T.V.A. = 20 %.
Le montant de la T.V.A. à décaisser au titre du mois de juin, à déclarer et à verser en juillet,
est le suivant :

T.V.A. collectée sur ventes de marchandises = 5 000 000 x 10 % = 500 000


T.V.A. déductible sur achats de marchandises = 1 000 000 x 10 % = - 100 000
T.V.A. déductible sur achats de services = 200 000 x 20 % = - 40 000
T.V.A. déductible sur acquisition immob. = 1 500 000 x 20 % = - 300 000
= T.V.A. à décaisser = 60 000

227
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE

L'entreprise ne reversera à l'État que 60 000 F, qui représentent la différence entre la taxe col-
lectée sur les ventes (500 000 F) et la taxe payée aux fournisseurs sur les achats
(100 000 + 40 000 + 300 000).

A.4.5. Restitution à l'Etat de la T.V.A. déduite


II existe cependant des cas dans lesquels l'entreprise doit restituer à l'État une partie de la
T.V.A. déduite sur les achats. Ces cas de remise en cause des déductions sont, en règle générale, les
suivants :
1. Variation du prorata de déduction, qui peut entraîner des compléments de reversements ou
des compléments de déductions.
2. Abandon de la qualité d'assujetti.
3. Cessation d'activités.
4. Selon la législation fiscale en vigueur, vol ou destruction d'éléments d'actif.
5. Cession d'immobilisation (voir A.5.).
Le mécanisme économique et comptable est exposé plus loin (voir A.5.5.).

A.5. L'ENREGISTREMENT COMPTABLE DES OPERATIONS DE


T.V.A.

A.5.1. Principe
L'enregistrement de la T.V.A. collectée sur ventes et de la T.V.A. déductible sur achats fait
partie intégrante des écritures de ventes et d'achats, que l'entreprise comptabilise au fur et à mesure.
A chaque fin de mois, elle détermine ensuite le montant de la T.V.A. à reverser à l'État.
Les opérations de T.V.A. concernant des impôts indirects perçus par l'État, il convient de les
enregistrer dans un sous-compte de « 43/043. État et Organismes africains ou internationaux ».
Nous proposons de les enregistrer dans un compte « 434. Trésor Public. T.V.A. », dont nous
tirerons les sous-comptes nécessaires.

A.5.2. Enregistrement de la T.V.A. collectée sur ventes


Principe : les ventes de biens et de services sont comptabilisées hors taxes. La T.V.A. corres-
pondant à cette vente représente une dette de l'entreprise envers l'État : la taxe est en effet
collectée pour le compte de l'État. Par conséquent, elle sera enregistrée au crédit du compte 4341.
Exemple : une entreprise vend des marchandises pour un montant de 500 000 FCFA, à crédit.
Supposons une T.V.A. au taux de 20 %'. (Inventaire intermittent).

1. Dans l'hypothèse où la T.C.A. remplacerait la T.V.A., cette transaction serait comptabilisée de la même
manière. On enregistrerait la T.C.A. dans un sous-compte approprié de « 43. État ».

228
L'ENREGISTREMENT COMPTABLE DES OPÉRATIONS DE TVA.

41. CL 4341. T.V.A. Collectée 70. VM

600 000 | 100 000 500 000


Montant de la taxe : 500 000 x 0,20 = 100 000
Montant de la vente : 500 000, car comptabilisée H.T. Seule la vente proprement dire corres-
pond au produit réalisé par l'entreprise.
Montant total dû par le client : 600 000, car il paie les marchandises pour leur valeur T.T.C.

A.5.3. Enregistrement de la T.V.A. déductible sur achats


Lorsque l'achat de biens ou de services ouvre droit à récupération de T.V.A., l'entreprise pos-
sède une créance sur l'État. Par conséquent, la T.V.A. déductible sur achats est enregistrée au
débit du compte « 4342. T.V.A. déductible ».
Exemple : la même entreprise achète des marchandises pour 300 000 FCFA (T.V.A. au taux fic-
tif de 20 %), qu'elle paie par chèque (inventaire intermittent).
56. BQ 4342. T.V.A. déductible 39. Achats

| 360 000 60 000 | 300 000


L'achat de marchandises est comptabilisé pour son montant H.T., car c'est à cette valeur
qu'elles entrent en stock.
- la T.V.A. récupérable est une créance, qui apparaît au débit du sous-compte 43 (compte de
tiers).
- la dette envers le fournisseur correspond au montant T.T.C.
Remarque : dans le cas de biens ou de services n'ouvrant pas droit à récupération de T.V.A., on
comptabilise l'achat pour son montant T.T.C., et on ne fait pas apparaître le montant de la
T.V.A.1
Reprenons l'exemple précédent, en supposant qu'il s'agit d'une T.V.A. non récupérable par
l'acheteur.
56. BQ 39. Achats

360 000 360 000

Les marchandises (ou charges, ou immobilisations) sont enregistrées pour leur montant
T.T.C.
Si la T.V.A. n'est que partiellement récupérable (par exemple prorata de T.V.A. de 75 % dans
le cas ci-dessous), ou n'enregistrera que la T.V.A. pour son montant récupérable.
56. BQ 4342. T.V.A. déductible 39. Achats

| 360 000 45 000 315 000

T.V.A. facturée par le fournisseur : 300 000 x 0,20 = 60 000.


T.V.A. récupérable par l'entreprise : 60 000 x 0,75 = 45 000.
Achats : 300 000 + 15 000 = 315 000.

1. La même remarque s'applique dans le cas où la T.C.A. remplace la T.V.A.

229
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE

A.5.4. Enregistrement de la T.V.A. à décaisser


A chaque fin de mois, l'entreprise va comparer le montant de la T.V.A. collectée sur les ventes
et le montant de la T.V.A. récupérable sur les achats. Elle solde les deux comptes l'un par l'autre,
et fait apparaître la différence due à l'État au crédit d'un sous-compte de 43, que nous intitulerons
« 43.43. T.V.A. à décaisser ».
Exemple : calcul et enregistrement de la T.V.A. à décaisser à partir des exemples A.5.2. et A.5.3.
T.V.A. collectée sur ventes = 100 000
T.V.A. déductible sur achats = - 60 000
= T.V.A. à décaisser (= due à l'État) 40 000

43.41 T.V.A. collectée (soldé) 100 000


43.42 T.V.A. déductible (soldé) 60 000
43.43 T.V.A. à décaisser 40 000

Lors du paiement le mois suivant, l'entreprise enregistrera :

43.43 T.V.A. à décaisser (soldé) 40 000


56 BQ 40 000

-Enregistrement d'un crédit de T.VA.


La différence entre T.V.A. collectée et T.V.A. récupérable n'est pas forcément toujours à
l'avantage de l'État. En effet, en cas d'achats importants, ouvrant droit à récupération, et de faibles
ventes au cours du même mois, la taxe collectée pourra être inférieure à la taxe déductible.
Dans ce cas, c'est l'État qui est débiteur envers l'entreprise. Celle-ci dispose alors d'un crédit
de T.V.A. à reporter sur la déclaration suivante, enregistré au débit (c'est une créance) du
compte « 43.44. Crédit de T.V.A. ».
Exemple :
T.V.A. collectée = 250 000
- T.V.A. déductible = - 300 000
= crédit de T.V.A. = 50 000
43.41 T.V.A. collectée (soldé) 250 000
43.44 Crédit de T.V.A. 50 000
43.42 T.V.A. déductible (soldé) 300 000

Ce crédit de taxe sera déduit le mois suivant du montant de la T.V.A. à décaisser.


Exemple : le mois suivant, les soldes des comptes s'élèvent à :
T.V.A. collectée = 400 000 (créditeur)
- T.V.A. déductible = - 100 000 (débiteur)
- Crédit de T.V.A. = - 50 000 (débiteur)
= T.V.A. à décaisser = 250 000 (créditeur)

43.41 T.V.A. collectée (soldé) 400 000


43.42 T.V.A. déductible (soldé) 100 000
43.44 Crédit T.V.A. (soldé) 50 000
43.43 T.V.A. à décaisser 250 000

230
L'ENREGISTREMENT COMPTABLE DES OPÉRATIONS DE T.VA.

A.5.5. Régularisation de T.V.A. sur cession d'immobilisation


Lorsqu'une entreprise cède une immobilisation qui n'est pas complètement amortie, la législa-
tion fiscale lui impose souvent de reverser une partie de la T.V.A. qu'elle a déduite lors de l'achat.
Montrons pourquoi sur un exemple.
Exemple : le 1.1.1985, la SGIC achète une immobilisation 2 000 000 FCFA hors taxes ; cette
immobilisation est assujettie à un taux de T.V.A. de 20 % et a une durée de vie de 10 ans ; plus
tard, le 1.7.1988, la SGIC revend cette immobilisation pour 1 680 000 FCFA.
Le calcul (voir la méthode au Chapitre V) montre que, au 1.7.1988, on a :
- Amortissement total = 700 000 ;
- Valeur nette comptable = 1 300 000.
Donc l'entreprise, au jour de la cession, n'a utilisé qu'une partie (700 000) de
l'immobilisation, alors qu'elle a pratiqué, le jour de l'achat, une déduction de T.V.A. calculée sur le
montant total (2 000 000), comme si elle utilisait toute l'immobilisation. Il faut donc
que l'entreprise reverse à l'Etat ce qu'elle a déduit en trop, c'est-à-dire la T.V.A. calculée au même
taux (ici 20 %) sur la partie non utilisée de l'immobilisation (ici 2 000 000 - 700 000 =
1 300 000), soit un montant de 260 000 FCFA1.
Le mécanisme d'enregistrement comptable est décrit ci-dessous. En premier lieu, on enregistre
la T.V.A. à reverser.

22 AIC 260 000


43.43 à T.V.A. à décaisser 260 000

La contrepartie de la T.V.A. à décaisser est une augmentation de la valeur d'entrée en compte de


l'immobilisation : tous comptes faits, le jour de la cession, il a fallu débourser 2 000 000
+ 260 000 pour avoir l'immobilisation.
La valeur brute de l'immobilisation est donc à présent de 2 260 000.
On passe ensuite les écritures normales de cession (voir Chapitre V, A.4.2.I.).

68 DAP 100 000


88 MA 100 000

84 RCEAI 2 260 000


22 AIC 2 260 000

88 MA 700 000
84 RCEAI 700 000
Annulation amortissement
200 000 x 3,5

56 BQ 1 680 000
84 RCEAI 1 680 0 0 0

Le résultat de cession est une plus-value de :


1 680 000 - (2 260 000 - 700 000) = 120 000.

1. Ce mode de calcul est conforme au droit fiscal ivoirien en 1988. Dans d'autres pays utilisant la T.V.A.,
le reversement se calcule en proportion du nombre d'années entières d'amortissement restant à pratiquer ; dans cer-
tains cas, il n'y a pas de reversement de T.V.A. lors de la cession d'une immobilisation détenue plus de cinq ans
par l'entreprise ; il convient dans chaque cas de se reporter à la législation fiscale en vigueur le jour de la cession.

231
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE

En l'absence de reversement de T.V.A., la plus-value aurait été de :


1 680 000 - (2 000 000 - 700 000) = 380 000.
La conséquence d'un reversement de T.V.A. sur cession de bien est donc d'en diminuer le résul-
tat1.

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes

B.l. THÈMES TRAITÉS :


Achat et vente avec T.V.A. ; acquisition et cession d'immobilisation ; mise
au rebut ; effets de commerce ; inventaire intermittent.
Du 1/6/1988 au 30/6/1988, OKUWE enregistre les opérations suivantes :
El 2/6 : OKUWE vend pour 2 000 000FCFA de marchandises (prix hors taxes, T.V.A. au
taux fictif de 15 %). Il tire une traite au 31/7, que son client accepte.
E2 4/6 : OKUWE achète une machine A, ouvrant droit à récupération de T.V.A. (taux fictif
20 %). Prix H.T. : 15 000 000 FCFA. Il avait versé 4 000 000 FCFA à titre d'acompte le
15/4. Le solde est payé moitié par chèque, moitié par traite au 15/7.
E3 6/6 : OKUWE reçoit la facture du transporteur pour la livraison de la machine :
200 000 FCFA H.T., T.V.A. 15 %. (chèque).
E4 7/6 : achat de marchandises au comptant. Montant brut : 800 000 FCFA. Remise 3 %,
escompte 2 %. (chèque). La T.V.A. sur les marchandises est de 15 %.
E5 10/6 : OKUWE remet la traite du 2/6 à l'escompte.
E6 13/6 : OKUWE reçoit une facture pour réparation d'une machine. Celle-ci avait été achetée en
1986 pour une somme de 6 500 000 FCFA H.T. (T.V.A. récupérable 20 %). La réparation
s'élève à 700 000 FCFA H.T. (T.V.A. 15%). (La machine est ainsi remise à neuf).
OKUWE paie par chèque.
E7 15/6 : la banque adresse à OKUWE un avis de crédit pour l'effet escompté. Escompte :
32 000 FCFA. Commission bancaire : 2 500 FCFA H.T. (T.V.A. 15 % sur commission
bancaire).
E8 20/6 : OKUWE vend une machine B, pour 4 200 000 FCFA. Cette machine avait été
acquise le 10/8/1985, pour 8 000 000 FCFA H.T. (T.V.A. récupérable au taux de 20 %).
Les frais de commission sur cession sont payés par chèque ; ils s'élèvent à 50 000 FCFA
H.T. (T.V.A. récupérable 15 %). Cette machine est amortie linéairement en 5 ans. L'acheteur,
qui n'est pas assujetti à la T.V.A., souscrit un billet à ordre. Déterminer le montant du résultat
de cession.
E9 23/6 : OKUWE met au rebut du matériel de bureau, acheté le 15/10/1980 à
3 500 000 FCFA, et amortissable linéairement en 10 ans. La T.V.A. récupérable était de
20 %.
E10 27/6 : OKUWE reçoit une partie d'un matériel commandé le 17 mai. La valeur totale du
matériel commandé s'élève à 6 800 00 FCFA H.T. (T.V.A. récupérable 20 %). La valeur du
matériel livré est de 4 500 000 FCFA. La machine ne fonctionnera que lorsqu'elle sera
entière. Les frais de transport se montent à 100 000 FCFA H.T. (T.V.A. 15 %) ; ils seront
payés plus tard. OKUWE rédige un chèque pour le matériel livré.

1. Remarque : quel que soit le mode fiscal de détermination du reversement de T.V.A., le principe comptable de
son enregistrement reste le même.

232
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES

El 1 30/6 : OKUWE détermine et enregistre le solde de la T.V.A. due au titre du mois de juin.
Travail à faire : enregistrer au Journal les opérations du mois de juin.

B.2. THÈMES TRAITÉS :


Achats et ventes avec T.V.A.; facture d'avoir; emballages récupérables;
immobilisations produites par l'entreprise pour elle-même ; détermination
de la T.V.A. à décaisser.
L'entreprise MOUSSA, qui tient sa comptabilité à l'inventaire permanent, a enregistré les opé-
rations suivantes au cours du mois de mars 1988. (On suppose deux taux de T.V.A. fictifs, à 15 %
et 25 %. Lorsque le taux n'est pas précisé, on admettra qu'il s'agit du taux de 15 %).
El 1/3: Expédition au client DOUCOURE de 500 articles fabriqués par l'entreprise, à
10 400 FCFA hors taxe l'unité (T.V.A. à 25 %). Coût de production unitaire :
7 000 FCFA. MOUSSA paie par chèque 517 500 FCFA T.T.C, de port. Sur la facture éta-
blie le même jour, il accorde à son client une remise de 5 %, et un escompte de 2 % calculé
sur le net commercial. Le port est refacturé. MOUSSA consigne 10 caisses d'emballages à
10 000 FCFA H.T. l'une. Elles seront reprises à leur coût de sortie de stock (8 000 FCFA
H.T.). Le boni est considéré T.T.C.
E2 3/3 : MOUSSA adresse à sa banque un avis de domiciliation d'un effet venant à échéance le
10/3. Valeur : 928 200 FCFA.
E3 3 / 3 : MOUSSA paie par virement bancaire une facture de 1 500 000 FCFA H.T.
(T.V.A. 15 %), pour location de main-d'œuvre temporaire.
E4 4/3 : MOUSSA remet à l'encaissement une traite sur son client TOKO, à échéance du 12/3.
Montant: 750 000 FCFA.
E5 6/3 : MOUSSA paie par chèque bancaire une pénalité de 90 000 FCFA pour défaut de décla-
ration de T.V.A. au mois de janvier.
E6 7/3 : reçu la facture du garagiste pour réparation de la Mercedes 190 de fonction :
250 000 FCFA H.T. (T.V.A. 15 %). On précise que lors de l'achat de la voiture, la T.V.A.
n'était pas récupérable.
E7 8/3 : reçu un chèque de DOUCOURE en règlement de la facture du 1/3.
E8 10/3 : MOUSSA remet à l'escompte une traite de 120 000 FCFA qu'il détenait en porte-
feuille, (échéance 25/3).
E9 11/3 : MOUSSA reçoit de son fournisseur MBA une facture pour l'achat de 1 500 kg de
matières premières, à 4 000 FCFA H.T. le kg (TVA 15 %). Une remise de 10 % est accor-
dée par MBA, ainsi qu'un rabais de 3 %. Les matières premières sont contenues dans des
emballages récupérables valant en tout 120 000 FCFA, prêtés par le fournisseur. L'expédition
a été faite en port dû. Dans la facture qui accompagne les matières, MBA tient compte
d'un avoir de MOUSSA, d'une valeur de 2 240 000 FCFA. A la facture est jointe une traite
au 30/4 que MOUSSA retourne après acceptation.
E10 12/3 : MOUSSA reçoit une facture d'avoir de la société qui lui avait loué la main d'œuvre
temporaire le 3/3. Cette facture d'avoir correspond à une ristourne de 345 000 FCFA T.T.C.
E l l 13/3 : la facture du transporteur, relative à la livraison de matières premières du 11/3, est
arrivée. MOUSSA lui adresse un chèque de 138 000 FCFA.
E12 14/3 : le client DOUCOURE retourne 100 articles non conformes (voir El), réexpédiés
franco de port. DOUCOURE demande le remboursement de ces frais (92 000 FCFA T.T.C.).
MOUSSA accepte et lui accorde en outre 20 % de rabais sur 200 articles pour défaut de qua-
lité. DOUCOURE restitue à cette occasion 6 emballages ; il conserve définitivement les
autres. MOUSSA établit la facture d'avoir.

233
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE

E13 15/3 : MOUSSA reçoit un extrait bancaire l'informant que l'effet escompté le 10/3 est porté
en compte. L'agio s'élève à 13 450 FCFA, dont 3 450 FCFA T.T.C, de commission ban-
caire (T.V.A. 15 %).
E14 18/3 : en 1987, l'entreprise MOUSSA avait commencé la construction d'un bâtiment pour
son propre usage. Le montant de l'encours s'élevait à la fin de l'exercice 1987 à
6 180 000 FCFA. En 1988, l'achèvement du bâtiment a nécessité des dépenses de
14 750 000 FCFA. La T.V.A. est de 15 % (vous ferez l'hypothèse, pour cette seule écriture,
que l'entreprise a un prorata de 80 %, et que le montant de 6 180 000 FCFA n'avait pas été
soumis à T.V.A. en 1987).
E15 19/3 : MOUSSA règle par chèque le montant de la T.V.A. due au titre du mois de février :
1 230 000 FCFA.
E16 31/3 : MOUSSA détermine et enregistre la T.V.A. due au titre du mois de mars.

Travaii demandé : présenter le Journal de MOUSSA.

Section C : Corrigés commentés

C l . CORRIGE DU SUJET B.l.


2/6
54 Effets à recevoir 2 300 000
43.41 T.V.A. collectée 300 000
70 Ventes de marchandises 2 000 000

La T.V.A. est due par le client, elle est donc portée au débit de son compte. Toutefois, elle ne
constitue pas un produit pour l'entreprise, mais une dette envers l'État, d'où son inscription au cré-
dit. Ainsi, le produit ne correspond qu'à la seule vente de marchandises.

22 Autres immobilisations corporelles 15 000 0 0 0


43.42 T.V.A. déductible 3 000 0 0 0
24 Avances et acomptes sur
commandes d'immobilisation
en cours 4 000 0 0 0
53 Effets à payer 7 000 000
56 Banque 7 000 000

La T.V.A. porte sur la valeur de la machine, acompte compris, soit 15 000 000 x 20 % =
3 000 000. Lors de l'acompte, le compte 24 avait été débité ; il est à présent soldé. Il reste à
payer : montant T.T.C. (18 000 000) diminué de l'acompte (4 000 000), soit 14 000 000.
6/6
22 AIC 200 000
43.42 T.V.A. déductible 30 000
56 BQ 230 000

234
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.

Les immobilisations sont inscrites en comptabilité pour leur coût d'achat Par conséquent, les
frais de transport sur l'achat de la machine doivent être portés au débit du compte d'immobilisation,
et non de charges.
7/6
39 Achats 776 000
43.42 T.V.A. déductible 114 072
56 BQ 874 552
77 IDR 15 520

Détail de la facture du 7/6 :


Montant brut : 800 000
- remise 3 % : - 24 000
Net commercial : 776 000
- escompte 2 % : - 15 520
Net financier : 760 480
+ T.V.A. 15 % : + 114 072
A payer : 874 552

La T.V.A. porte sur le montant net hors taxe, c'est-à-dire remise et escompte déduits.

54 Effet à l'escompte 2 300 000


54 Effets à recevoir 2 300 000
13/fi
22 AIC 700 000
43.42 T.V.A. déductible 105 000
56 BQ 805 000

- La machine est remise à neuf, par conséquent le montant H.T. de la réparation doit être compta-
bilisé en immobilisation, et non en charges (cf. Plan OCAM, p. 80).

13/b
56 BQ 2 265 125
43.42 T.V.A. déductible 375
63 ASC 2 500
67 Intérêts 32 000
54 Effets à l'escompte 2 300 000

- La T.V.A. récupérable sur les commissions bancaires n'est pas une charge pour l'entreprise.
- Il n'y a jamais de T.V.A. sur les intérêts.
20/6
68 DAP 755 556
88 MA 755 556
Dotation annuelle :
8 000 000 x 0,2 = 1 600 000
Dotation pour la période du 1/1 au 20/6
1 600 000 x 170 : 360 = 755 556

235
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE


88 MA 4 577 778
84 RCEAI 4 577 778
Dotation 1985 =
1 600 000 x 140 : 360 = 622 222
Dotation 86 et 87 =
1 600 000 x 2 = 3 200 000
Dotation 1988 = 755 556
Total amortissement = 4 577 778

10/6
22 AIC 684 444
43.43 T.V.A. à décaisser 684 444

Lorsqu'on cède une immobilisation dont la T.V.A. avait été récupérée lors de l'acquisition, il
convient d'en reverser à l'État la fraction correspondant à la valeur nette comptable (voir A.5.5.).
Dans le cas d'OKUWE, il reversera à l'État : (8 000 000 - 4 577 778) x 20 % = 684 444.
Une exception :
Si l'acheteur de la machine B est assujetti à la T.V.A., dans les mêmes conditions que
OKUWE, celui-ci n'est pas tenu de reverser la T.V.A., mais l'acquéreur ne peut pas non plus la
récupérer. L'opération de cession est donc réalisée entièrement hors taxes.

20/6
84 RCEAI 8 684 444
22 AIC 8 684 444
8 000 000 + 684 444. Pour solde AIC

54 Effets à recevoir 4 200 000
84 RCEAI 4 200 000
Produit brut de cession

063 ASC (HE) 50 000


43.42 T.V.A. déductible 7 500
56 BQ 57 500

84 RCEAI 50 000
073 FàlT 50 000
Transfert des frais de cession

La T.V.A. récupérable n'étant pas une charge, seul le montant de la commission est transféré
pour venir diminuer le résultat de cession. Si la T.V.A. n'avait pas été récupérable on aurait d'abord
enregistré la charge pour son montant T.T.C, dans le compte 063, puis transféré le total T.T.C, au
compte 073.

236
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.

Détermination du résultat de cession


84. RCEAI

8 684 444 4 577 778


50 000 4 200 000
se 43 334

8 777 778 8 777 778

23/6
68 DAP 168 194
88 MA 168 194
Dotation annuelle :
3 500 000 : 10 = 350 000
Dotation 1988 :
350 000 x 173 : 360 = 168 194

Valeur comptable brute 3 500 000


Dotation 1980 : 350 000 x 75 : 360 = 72 917
Dotation 1981-87 : 350 000 x 7 = 450 000
Dotation 1988 = 168 194
Total amortissement 2 691 111
Valeur comptable nette 808 889
T.V.A. à reverser : 808 889 x 0,20 = 161 778

22 AIC 161 778


43.43 T.V.A. à décaisser 161 778

Certaines fiscalités peuvent prévoir le reversement de T.V.A. sur la valeur comptable nette des
biens détruits ou volés, lorsque ceux-ci avaient donné lieu à récupération de T.V.A.

88 MA 3 661 778
22 AIC 3 661 778
3 500 000 + 161 778
Pour solde AIC

068 DAP (HE) 970 667


88 MA 970 667
3 661 7 7 8 - 2 691 111 = 970 667
ou bien :
808 889 + 161 778 = 970 667

Le matériel mis au rebut fait l'objet d'une dotation hors exploitation, pour le montant de la
valeur comptable nette. Comme il y a un reversement de T.V.A. inscrit au débit du
compte 22. AIC, la valeur comptable nette est augmentée d'autant (= 970 667). C'est pour cette
valeur qu'il faut compléter l'amortissement hors exploitation.

237
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE

27/6
23 A1CEC 100 000
43.42 T.V.A. déductible 15 000
40 Fournisseurs 115 000
cf. E3

23 AICEC 4 500 000


43.42 T.V.A. déductible 900 000
56 BQ 5 400 000
La T.V.A. ne porte que sur la partie livrée (4 500 000 x 20 %), que l'on doit comptabiliser
le jour de la livraison, et ne pas attendre la livraison finale.

30/6
43.44 Crédit de T.V.A. 3 025 725
43.41 T.V.A. collectée 300 000
43.43 T.V.A. à décaisser 846 222
43.42 T.V.A. déductible 4 171 947

Le total de la T.V.A. récupérable (4 171 947) étant supérieur au total de la T.V.A. due à l'État
(T.V.A. collectée + T.V.A. à décaisser = 1 146 222), OKUWE détient une créance sur l'État, qu'il
déduira de sa prochaine déclaration. La créance est enregistrée au débit du compte « 43.44. Crédit de
T.V.A. ». Les trois autres comptes sont soldés.

C.2. CORRIGÉ DU SUJET B.2.


1/3 : Détail de la facture :
- 500 articles x 10 400 F 5 200 000
- remise 5 % - 260 000
- net commercial 4 940 000
- escompte 2 % - 98 8 0 0
- net financier 4 841 200
- T.V.A. sur vente de produits 25 % + 1 210 300
- transport récupéré + 450 000
-T.V.A. sur transport récupéré 15 % + 67 5 0 0
- emballages consignés + 100 000
- net à payer 6 669 000
S'agissant de port récupéré au franc pour franc, c'est-à-dire pour le montant exact déboursé, on
ne l'inclut pas dans la base imposable. La T.V.A. est donc également récupérée pour son montant
exact.
Rappel : les emballages consignés ne sont pas soumis à T.V.A. : il faut les facturer après le cal-
cul de la T.V.A.
1/3
062 T.C. (HE) 450 000
43.42 T.V.A. déductible 67 500
(450 000 x 15 %)
56 BQ 517 500

238
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.2.

- Si les 517 500 FCFA correspondent à un montant T.T.C., cela signifie que la T.V.A. est com-
prise dans cette somme. La T.V.A. étant récupérable par MOUSSA, il ne faut pas enregistrer le
montant T.T.C, en charges (062. T.C. (HE)), mais uniquement la valeur du transport H.T. La
T.V.A. récupérable est comptabilisée dans un compte de tiers, car elle représente une créance pour
MOUSSA.
Comment calculer le montant de la T.V.A. ? L'erreur à ne pas commettre serait d'appliquer le
taux de 15 % au montant T.T.C. (517 500), car cela équivaudrait à appliquer la T.V.A. sur elle-
même, puisqu'elle est déjà comprise dans les 517 500 F1.
Le raisonnement repose sur une règle de trois : le montant H.T. correspond à 100 ' b, l a
T.V.A. est de 15 %, par conséquent le montant T.T.C, est de 115 %.
Donc, 115% = 517 500,
100 % = x,
x _ 517 500 x 100 = 450 000 FCFA.
115
1/3
41 Clients (DOUCOURE) 6 669 000
67 Intérêts 98 800
41 Clients E.C. 100 000
43.41 T.V.A. collectée 1 210 300
43.42 T.V.A. déductible 67 500
71 Production vendue 4 940 000
073 FàlT 450 000

72 Production stockée 3 500 000
35 Produits finis 3 500 000
500 x 7 000 = 3 500 000

Pas d'écriture pour l'avis de domiciliation (E2).


3/3
43.42 T.V.A. déductible 225 000
63 ASC 1 500 000
56 BQ 1 725 000

Attention : il ne s'agit pas de charges de personnel (65), mais d'un achat de service auprès d'une
autre entreprise !
4/3
54 Effets à l'encaissement 750 000
54 Effets à recevoir 750 000
6/3 _
064 Charges et pertes diverses (HE) 90 000
56 BQ 90 000
Amende fiscale
7/3
63 ASC 287 500
40 Fournisseurs 287 500

1. Cette méthode moins pratique, retenue par la Côte-d'Ivoire, est néanmoins possible, mais dans ce cas le taux
de T.V.A. est plus faible car il s'applique sur une assiette T.T.C. : la T.V.A. se frappe elle même. Dans le sujet
B.2., le taux de T.V.A. applicable au montant T.T.C, serait alors 13,0434 %.

239
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE

La T.V.A. n'étant pas récupérable sur le véhicule, toutes les charges accessoires, telles que les
réparations, ne le sont pas non plus. Il faut donc enregistrer la facture pour son montant T.T.C.,
soit :
250 000 + (250 000 x 0,15) = 287 500.
8/3
56 BQ 6 669 000
41 Clients (DOUCOURE) 6 669 000
10/3
54 Effets à l'escompte 120 000
54 Effets à recevoir 120 000
11/3
31 Matières et fournitures 5 238 000
43.42 T.V.A. déductible 785 700
40 Fournisseurs FA 2 240 000
53 Effets à payer 3 783 700

Détail de la facture du 11/3 :


- matières premières 1 500 x 4 000 : 6 000 000
- remise 10 % - 600 000
5 400 000
- rabais 3 % - 162 000
- net commercial 5 238 000
-T.V.A. 15% + 785 700
-total T.T.C. 6 023 700
- facture d'avoir à déduire - 2 240 000
- net à payer 3 783 700

Attention : des emballages prêtés ne sont pas comptabilisés car le prêt n'est pas une consignation.
Remarque :
1. La facture d'avoir est annulée, car elle vient en déduction du montant à payer. Le montant
de la traite ne couvre que la différence restant à payer.
2. L'expédition étant faite en port dû, MOUSSA devra régler le montant des frais de port
directement au transporteur.
12/3
40 Fournisseurs (FA) 345 000
43.42 T.V.A. déductible 45 000
74 Produits et Profits divers 300 000

Même raisonnement qu'en El : montant hors taxe = 345 000 : 1,15 = 300 000.
T.V.A. = 300 0 0 0 x 0 , 1 5 = 45 000.
13/3
31 Matières et fournitures 120 000
43.42 T.V.A. déductible 18 000
56 BQ 138 000

240
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

Rappel : les frais sur achats s'enregistrent directement dans le compte de matières et fournitures.
Détail de la facture d'avoir (E12)
- retour articles : 100 x 10 400 = 1 040 000
-remise 5 % - 5 2 000
- net commercial des articles rendus
(soit prix unitaire = 9 880 FCFA) 988 000
-escompte 2 % - 19 760
- net financier des articles rendus 968 240
- rabais 20 % sur 200 articles + 387 296
-total hors taxe 1 355 536
-T.V.A. 2 5 % + 338 884
- total T.T.C. 1 694 420
-port remboursé (dont T.V.A. 12 000) + 92 000
- déconsignation 6 x 8 000 + 4 8 0 0 0
- total facture d'avoir 1 834 420

Cette facture d'avoir appelle plusieurs remarques :


1. Le rabais supplémentaire de 20 % sur 200 articles s'applique à leur valeur réelle, c'est-à-
dire au prix auquel DOUCOURE les a payés, soit :
(200 x 9 880) x 0,98 = 1 936 480 FCFA.
Rabais 20 % = 1 936 480 x 0,20 = 387 296 FCFA.
2. Le problème de la T.V.A. :
- les articles retournés avaient été facturés à DOUCOURE pour leur valeur T.T.C. Ils doivent
donc être portés sur la facture d'avoir également pour leur montant T.T.C.
- la T.V.A. porte aussi sur le rabais de 20 %. En effet, dans la facture du 1/3, la T.V.A. est calcu-
lée sur le net financier. Si le rabais de 20 % avait été accordé à ce moment-là, la T.V.A. aurait
frappé un montant inférieur de 20 %. Suite au rabais accordé le 14/3 DOUCOURE a payé trop de
T.V.A., qu'il convient de lui rembourser.
3. Frais de port : MOUSSA rembourse à DOUCOURE le montant T.T.C. ; il récupérera
lui-même la T.V.A.
4. Emballages :
- emballages vendus : le non-retour d'emballages récupérables transforme la consignation en vente
(rappel). Dans ce cas, la vente est soumie à T.V.A. Concrètement, trois possibilités s'offrent à
MOUSSA :
1 " possibilité : il applique la T.V.A. sur le montant total des emballages vendus, soit
4 x 10 000 x 0,15 = 6 000 FCFA. Cette solution présente l'inconvénient de faire naître une
nouvelle créance sur le client, pour une faible valeur. D'autre part, le client peut considérer que la
facturation des marchandises et des frais accessoires était définitive, et ne pas apprécier le fait de
devoir payer une somme supplémentaire.
2e possibilité : elle contourne l'inconvénient précédent. Le vendeur a consigné hors taxe les
emballages pour un montant supérieur à leur valeur effective. En cas de non-retour, il peut considé-
rer a posteriori que cette différence inclut la T.V.A., et que le prix de vente est un prix T.T.C.
Dans ce cas, il faut extourner la T.V.A. du prix de vente T.T.C., soit dans notre exemple :
40 000 : 1,15 = 34 783 la valeur H.T., et
34 783 x 15 % = 5 217 FCFA le montant de la T.V.A.
Cette solution présente l'avantage de ne plus rien réclamer au client.

241
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE

3 e possibilité : elle n'est applicable que lorsque le vendeur établit une facture d'avoir. Le calcul
de la T.V.A. selon la première solution est possible, car la facture d'avoir évite de faire naître une
nouvelle créance sur le client. Il suffit au vendeur de déduire la T.V.A. (6 000 FCFA) du total dû
au client. Cependant, comme le client ne comprendrait pas que l'on modifie le mode de calcul de la
T.V.A. selon les circonstances, il est difficile au vendeur de retenir cette solution lorsqu'il n'y a pas
de facture d'avoir à établir.
Nous opterons pour la deuxième solution, applicable également au cas du boni sur retour
d'emballages.
Nota : dans tous les cas, le non-retour d'emballages donne lieu à établissement d'une facture par le
vendeur.
- emballages déconsignés :
Les emballages sont repris à 8 000 FCFA et consignés à 10 000. MOUSSA réalise donc un
boni de 6 x 2 000 = 1 2 000 FCFA. Ce boni représentant le prix de la location des emballages, il
est soumis à T.V.A. Pour les raisons exposées dans la deuxième solution ci-dessus, il est considéré
comme T.T.C. Le montant H.T. du boni est donc 12 0 0 0 : 1,15= 10 435, et la T.V.A.
10 435 x 0 , 1 5 = 1 565.
14/j
41 Clients E.C. 100 000
43.41 T.V.A. collectée
(338 884 - 5 217 - 1 565) 1 332 102
43.42 T.V.A. déductible 12 000
062 Transport consommé (HE) 80 000
64 Charges et pertes diverses 387 296
71 Production vendue 988 000
41 Clients 1 834 420
67 Intérêts 19 760
71 Production vendue
(emballages) 34 783
74 Produits et profits divers 10 435
1. La T.V.A. collectée est débitée pour son
montant net, car elle est créditrice sur deux
opérations, et débitrice sur une.

61 Matières et fournitures consommées 32 000


33 Emballages 32 000
Sortie de stock des emballages vendus
4 x 8 000

35 Produits finis 700 000


72 Production stockée 700 000
Retour en stock des articles
100 x 7 000
i V3
56 BQ 106 550
43.42 T.V.A. déductible 450
63 ASC (3 450: 1,15) 3 000
67 Intérêts (13 450 - 3 450) 10 000
54 Effets à l'escompte 120 000

La T.V.A. porte sur la commission bancaire (c'est un service), mais pas sur les intérêts.

242
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

18/J
22 Autres immobilisations corporelles 21 557 900
43.42 T.V.A. déductible 2 511 600
23 Autres immobilisations
corporelles en cours 6 180 000
43.41 T.V.A. collectée 3 139 500
73 Travaux faits par l'entreprise
pour elle-même 14 750 000

La production réalisée par l'entreprise elle-même est également soumise à T.V.A. Si le bien
ouvre droit à déduction, la T.V.A. est récupérable. Fiscalement, l'opération est donc neutre sauf si,
comme le sujet en fait l'hypothèse pour les besoins de la démonstration, l'entreprise est soumise à
prorata. Dans ce cas, la récupération de la T.V.A. n'est autorisée qu'à concurrence de ce prorata, soit
ici 80 %, la fraction non récupérable étant intégrée au coût de l'immobilisation. (Voir A.I.2.3.).
Montant H.T. de l'immobilisation :
6 180 000 + 14 750 000 = 20 930 000
-T.V.A. collectée: 20 930 000 x 0,15 = 3 129 500.
- T.V.A. récupérable : 3 139 500 x 0,80 = 2511 600.
- Valeur de l'immobilisation au bilan : 20 930 000 + (3 139 500 x 0,20) = 21 557 900.
19/3
43.43 T.V.A. à décaisser 1 230 000
56 BQ 1 230 000

La T.V.A. due à l'État est une dette de l'entreprise ; lorsqu'elle est payée, le compte est donc
débité pour solde. (Voir A.2.3.).
31/3
43.41 T.V.A. collectée 4 462 300
43.42 T.V.A. déductible 3 952 352
43.43 T.V.A. à décaisser 509 948

43.43 T.V.A à décaisser


1/3 67 500 1 230 000 Solde c
3/3 225 000 1 210 300 1/3
11/3 785 700 67 500 1/3
13/3 18 000 45 000 12/3
14/3 332 102 3 139 500 18/3
14/3 12 000
15/3 450
18/3 2 511 600
19/3 1 230 000
5 182 352 5 692 300
SC au
31/3 509 948
Total 5 692 300 5 692 300
La T.V.A. due au titre du mois de mars, et payable en avril, se calcule par différence entre la
T.V.A. collectée et la T.V.A. récupérable. (Voir A.2.3.).

243
Chapitre VII : Les provisions

Section A : Rappels de cours et exemples

On peut définir les provisions comme des charges probables, dont le montant reste incertain,
mais que la comptabilité doit enregistrer pour pouvoir déterminer le résultat avec le maximum de
précision : c'est ce que les comptables appellent « le principe de prudence ».

A.l. NATURE DES PROVISIONS

On distingue les provisions pour dépréciations et les provisions pour charges et pertes. Quels
qu'ils soient, les différents comptes de provisions sont crédités par le débit du compte
« 89. Mouvements des provisions » au cours de la période. Par souci de simplification, le plan
OCAM admet aussi l'enregistrement commun des mouvements des amortissements et provisions
de la période dans un compte unique 88. MAP.

A.1.1. Les provisions pour dépréciation

Elles concernent les postes de l'actif du bilan, et servent à en déterminer de façon comptable la
valeur estimée en cas de moins-value.
Les provisions pour dépréciations, à l'inverse des amortissements qui constatent la
« consommation » des immobilisations, ne présentent pas un caractère irréversible, dans la
mesure où la dépréciation du poste d'actif peut n'être que passagère.
Exemple : la créance d'un client est douteuse, et justifie à cet instant la création d'une provision.
Plus tard, s'il s'avère que le client est parfaitement solvable, cette provision n'a plus de raison
d'être, et la créance retrouve sa valeur intégrale à l'actif du bilan.
La principale caractéristique des provisions réside donc dans leur imprévisibilité : un événe-
ment peut ou non se produire, qui affecte à la baisse tel ou tel poste d'actif. Nous avons vu
(chapitre V), à l'inverse, que les immobilisations se déprécient par le jeu de l'amortissement, mais
que cette dépréciation est entièrement prévisible et irréversible.
Les provisions pour dépréciations sont des comptes créditeurs, inscrits à l'actif du bilan, dont
ils révisent la valeur des postes concernés à la baisse, comme le font les amortissements avec les
immobilisations. Seule la valeur nette des postes est prise en compte. Lorsqu'on s'aperçoit que les
valeurs comptables ne correspondent plus à la réalité, on enregistre la moins-value constatée par le
biais d'une dotation aux provisions. Par contre, les plus-values éventuelles ne font l'objet d'aucun
enregistrement aussi longtemps qu'elles restent virtuelles, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas réalisées,
en vertu du principe de prudence.

245
LES PROVISIONS

A.1.1.1. Les provisions pour dépréciation des valeurs immobilisées


(compte 029)
Les provisions pour dépréciation résultent de l'évaluation comptable des moins-values consta-
tées sur les éléments d'actif immobilisés. Il s'agit généralement d'éléments d'actif non amortis-
sables : terrains, fonds de commerce, prêts et autres créances à long et moyen terme, titres (autres
que les titres à court terme). (Plan OC AM, p. 88).
Dans certaines circonstances, des immobilisations amortissables peuvent être provisionnées si
elles ont subi des dépréciations exceptionnelles, sans relation avec leur utilisation. Le plan OCAM
prévoit de provisionner les titres à la fin de chaque période, selon la règle suivante :
- évaluation au cours moyen du dernier mois, pour les titres cotés,
- estimation de la valeur probable de négociation, pour les titres non cotés.
Rappel : les plus-values ne sont pas comptabilisées. Par ailleurs, aucune compensation n'est pos-
sible entre moins-values constatées sur des titres et plus-values constatées sur d'autres titres.
Exemple : au 31/12, 100 titres A cotés à l'achat 150 chacun ne valent plus que 130 ; 50 titres B
achetés à 200 valent à présent 280.
La moins-value sur les titres A est de (150-130) x 100 = 2 000, et fera l'objet d'une provi-
sion.
La plus-value potentielle sur les titres B est de 4 000, mais on n'enregistre pas une plus-value
qui n'existera réellement qu'en cas de vente.
D'autre part, la compensation entre moins-value constatée sur titres A et plus-value potentielle
sur titres B n'est pas autorisée par le Plan OCAM. Le bilan sert à l'information comptable des
actionnaires et des tiers, et doit donc livrer les renseignements les plus précis possible sur la valeur
exacte du patrimoine de l'entreprise.

A.1.1.2. Les provisions pour dépréciation des comptes de stocks (039)


II peut arriver, au jour de l'inventaire, que la valeur économique des stocks de matières pre-
mières (baisse des cours), de marchandises, ou de produits, soit inférieure à leur valeur comptable.
La moins-value doit alors être constatée au moyen d'une provision déterminée par la différence entre
la valeur comptable (au coût moyen pondéré d'achat ou de production) et la valeur constatée à
l'inventaire :
Valeur comptable - valeur à l'inventaire = provision.
Exemple : une matière première B, achetée le 18/1/85 à 125 000 F la tonne, ne vaut plus que
115 000 F le 31/12/85 par suite de la baisse des cours mondiaux. L'entreprise possède un stock de
30 tonnes.
Moins-value à comptabiliser :
(125 000 x 30) - (115 000 x 30) = 300 000 F, somme qui sera inscrite à l'actif du bilan en
déduction de la valeur comptable.
Tous les comptes de stocks, 30 à 37 (à l'exception du compte « 32. Déchets et rebuts »),
sont concernés par ces provisions (Plan OCAM, p. 105).
Rappel : pas de compensation possible entre plus-values enregistrées sur un stock, et moins-
values subies sur un autre.

A.1.1.3. Les provisions pour dépréciation des comptes de tiers (049)


Ces provisions concernent principalement les comptes clients, mais il convient de préciser
qu'elles peuvent également concerner les fournisseurs débiteurs (cas dans lequel des avances et
acomptes sur commandes d'exploitation ou d'immobilisations auraient été versés à un fournisseur

246
NATURE DES PROVISIONS

qui se révèle défaillant par la suite). La perte probable est généralement évaluée en pourcentage de
la créance, mais l'entreprise doit être en mesure de justifier les motifs qui rendent les créances dou-
teuses ou litigieuses (Plan OCAM, p. 122).
La pratique comptable retient le principe du transfert des créances litigieuses par le crédit du
compte « 41. Clients » au débit d'un sous-compte dénommé « 41. Clients douteux ».

A.1.1.4. Les provisions pour dépréciation des comptes financiers (059)


Ces provisions concernent plus particulièrement les comptes de prêts à moins d'un an (Plan
OCAM, p. 125). Elles sont constituées par la différence entre la valeur d'acquisition et la valeur
actuelle.
Remarque 1 : les comptes « 56. Banque » et « 57. Caisse » ne font pas l'objet de provisions
pour dépréciation.
Remarque 2 : les ventes de titres à court terme sont soumises au même principe d'enregistrement
que celui utilisé pour les cessions de titres à long terme, conformément aux instructions du Plan
OCAM, p. 129 (cf. infra, A.2.2.3.).

A.1.2. Les provisions pour charges et pertes (019)


Les provisions pour charges et pertes sont comptabilisées dans le compte 019 qui enregistre
les charges ou pertes prévisibles de l'exercice ne pouvant être affectées au crédit d'un compte de
tiers, en raison de l'incertitude relative à leur montant ou à leur résiliation (Plan OCAM, p. 49).
Ce sont des comptes créditeurs, inscrits au passif du bilan, car ils représentent des dettes probables,
au contraire des provisions pour dépréciation, qui marquent la dévalorisation de certains comptes
d'actif.
Les provisions du compte 019 se subdivisent en « provisions pour charges » et « provisions
pour risques ».

A.1.2.1. Les provisions pour charges


Les provisions pour charges concernent les charges probables dont on prévoit la réalisation
dans le futur, mais qui n'existent pas encore au moment de la constitution de la provision. Il s'agit
fréquemment de charges à répartir sur plusieurs années, et ne pouvant être supportées par le seul
exercice au cours duquel elles se produiront. On remarquera que les provisions pour charges sont
créées à priori, c'est-à-dire avant que la charge ne soit effective.
Exemple : une dépense de 72 000 000 FCFA prévue dans 4 ans donnerait lieu à une provision
pour charges annuelle de 18 000 000 F, la charge devenant effective 4 ans plus tard (exécution
des travaux d'entretien). Lors de leur réalisation, ces charges seront classées par nature dans le
compte idoine de la classe 06, et la provision sera reprise (cf. infra A.2.2.).

A.1.2.2. Les provisions pour risques


Elles correspondent à des charges ou à des pertes prévisibles à la clôture de l'exercice, dont la
nature est nettement précisée, mais dont le montant ou la date de réalisation sont incertains (Plan
OCAM, p. 63). Les risques qu'elles recouvrent sont divers ; parmi les principaux, retenons :
- les provisions pour litiges en cours, avec des tiers (clients, fournisseurs, salariés, voisins, asso-
ciations de consommateurs...),
- les provisions pour garanties données aux clients (lorsqu'il s'agit de garantir un service ou un
bien vendu aux clients),

247
LES PROVISIONS

- les provisions pour amendes et pénalités (par exemple après un contrôle fiscal),
- les provisions pour pertes de change (lorsqu'une créance libellée en monnaie étrangère subit une
dépréciation du fait de la fluctuation à la baisse de cette monnaie),
- et enfin, la liste n'étant pas exhaustive, les provisions pour risques divers.

A.2. MECANISMES D'ENREGISTREMENT COMPTABLE


Nous distinguerons les mécanismes d'enregistrement comptable selon qu'il s'agit d'une création
de provision, d'une annulation ou utilisation, ou d'un ajustement.

A.2.1. Création d'une provision

A.2.1.1. Principes
- o n crée une provision pour charges à prévoir (cf. A. 1.2.1.) en débitant le compte
« 68. Dotations aux amortissements et aux provisions » par le crédit du compte
« 89. Mouvements des provisions ».
- on crée une provision pour risques ou une provision pour dépréciation en débitant le compte
068. DAP (HE) par le débit du compte 89. MP (Plan OCAM, p. 161).
En fin d'exercice, le solde du compte 89 est viré au crédit des comptes de provisions intéressés
(019, 029, 039, 049, 059). Les comptes 68 et 068 sont respectivement soldés par le débit des
comptes « 82. Détermination des résultats d'exploitation » et « 082. Détermination des résultats
hors exploitation ».

68/068 89 019/029/039/049/059
(a)
X X
(b)
X -
(a) = à la date de création de la provision
(b) = à la fin de l'exercice

A.2.1.2. Exemple
15/7 : à la suite d'une inondation, les stocks de marchandises de la SGIC, d'une valeur comp-
table de 30 000, ont été endommagés. La direction de la SGIC estime à un tiers la dépréciation
subie par le stock, ei constitue une provision.

068. DAP (HE) 89. MP

10 000 10 000

31/12 : la SGIC passe les écritures de fin d'exercice.

89. MP 039. PDS

10 000 10 000
soldé

248
MECANISMES D'ENREGISTREMENT COMPTABLE

082. RE (HE) 068. DAP (HE)

10 000 10 000
soldé
:
Au bilan, on lira, a la rubrique « 030. Marchandises »

ACTIF Montant brut Provisions Montant net

030. Marchandises 30 000 10 000 20 000

A.2.1.3. Cas des dépréciations des comptes clients


Le plan OCAM prévoit explicitement l'ouverture de comptes distincts « 4 1 . Clients dou-
teux » pour les clients qui contestent leurs dettes ou se dérobent à leur paiement (p. 114). Dans un
tel cas, on ne crée pas seulement la provision pour le montant de la perte estimée, mais on trans-
fère également la créance du compte « 4 1 . Clients» par son crédit, au débit du compte
« 41. Clients douteux ».
Exemple : le 20/3, le client Ali n'a pas honoré une dette de 4 000 ; son fournisseur Kouassi
estime ne pas pouvoir en récupérer plus de la moitié, et constitue la provision pour ce montant.
1. 41. Clients 41. Clients douteux

4 000 4 000

Transfert du compte « clients » à celui de « clients douteux ».


2. 068. DAP (HE) 89. MP

2 000 2 000

Création de la provision pour la moitié de la créance douteuse.


Les écritures de fin d'exercice sont passées comme dans A.2.1.2.

A.2.2. Annulation ou utilisation d'une provision


Qu'une provision soit annulée par reprise totale (disparition du risque, de la charge, de la dépré-
ciation prévus), ou par utilisation (réalisation du risque, de la charge, de la dépréciation), le principe
d'enregistrement comptable est inchangé. Le crédit du compte « 078. Reprises sur amortissements
et provisions » solde, par le débit de « 89. Mouvements des provisions », les provisions consti-
tuées antérieurement par le débit de « 068. Dotations aux amortissements et aux provisions ».
(cf. supra, A.2.I.).

A.2.2.1. Réalisation de la dépréciation


Lorsque la dépréciation qui a justifié la provision se réalise, on procède de la façon suivante :
1. Annulation de la provision
Reprenons l'exemple du client douteux Ali (A.2.I.3.), et supposons qu'à la suite de sa faillite,
Kouassi ne puisse plus récupérer que 1 000, au lieu de 4 000.

249
LES PROVISIONS

89. MP 078. RAP (HE)

2 000 | | 2 000

Annulation de la provision de 2 000.


2. Enregistrement du paiement de 1 000, pour solde du compte « 4 1 . Clients douteux », et
constatation de la perte définitive par le débit du compte 064. CPD (HE) (perte sur créance irrecou-
vrable).
56/57 O64.CPD(HE) 41. Cl.D

1 000 | 3 000 | I 4 000

Cette transaction s'enregistre comme si aucune provision n'avait jamais été créée. La perte
s'élève à 3 000 ; comme une provision de 2 000 avait été prévue, il subsiste une perte réelle de
1 000 pour l'exercice.

A.2.2.2. Réalisation du risque ou de la charge


Supposons qu'une provision pour risque ait été créée le 19/9/88, pour un montant de 10 000.
Ce risque (comptabilisé comme « charges et pertes diverses ») se réalise le 22/6/89, pour un mon-
tant de 12 500.
1. Annulation de la provision :
89. MP 078. RAP (HE)

10 000 10 000

2. Enregistrement de la perte dans le compte 064. CPD (HE) :


56. BQ 064. CPD (HE)

| 12 500 12 500

Dans ce cas également, la perte est comptabilisée sans faire référence à la provision. On voit
ici que celle-ci a été trop faible, ce qui laisse une perte non provisionnée de 2 500, puisqu'il y a
d'un côté, un produit hors exploitation de 10 000, et d'un autre côté, une perte hors exploitation de
12 500.

A.2.2.3. Cas particulier d'une immobilisation provisionnée : cession, dispa-


rition, mise au rebut ou hors service
Les provisions pour dépréciation se rapportant aux éléments cédés, disparus ou détruits, ne
sont pas prises en considération pour la détermination des moins-values ou des plus-values. Elles
sont réintégrées dans les profits par l'intermédiaire du compte « 078. Reprise sur amortissements
et provisions » (provisions devenues sans objet). (Plan OCAM, p. 185).
La méthode est donc la suivante : lors de la cession, de la disparition, de la mise au rebut ou
hors service d'une immobilisation provisionnée, on commence par procéder à la reprise de la tota-
lité des provisions grevant l'immobilisation, puis on enregistre la cession, disparition, mise au
rebut ou hors service comme on a appris à le faire au Chapitre V.
Exemple : Mamadou avait créé le 31/12/87 une provision de 1 200 pour couvrir la dépréciation de
son fonds de commerce, estimé à une valeur de 12 000. Le 25/4/89, il cède son fonds pour
11 000. Frais de cession : 100. L'enregistrement de la cession se décompose ainsi :

250
MÉCANISMES D'ENREGISTREMENT COMPTABLE

1. Annulation du fonds de commerce (25/4/89) :


84. RCEAI 20. II

12 000 12 000

2. Annulation de la provision :
89. MP 078. RAP (HE)

1 200 | | 1 200

A la différence d'une cession d'élément d'actif amortissable, on procède ici de la même façon
que pour n'importe quelle cession d'élément d'actif provisionné, par reprise de la provision (la pro-
vision est inscrite au crédit du compte 078. RAP (HE), et non au crédit du compte 84. RCEAI).
3. Enregistrement de la vente :
84. RCEAI 54/56/57

11 000 11 000

4. Enregistrement des frais de cession et transfert :


84. RCEAI 073. FIT 063. ASC (HE) 56/57

100 | 100 100 | I 100


Par rapport à la cession d'une immobilisation corporelle, on voit que de ces quatre étapes seule
la deuxième diffère. Le compte 84. RCEAI se présente ainsi :
84. RCEAI

12 000 11 000
100 1 100 SD

12 100 12 100
II apparaît un solde débiteur de 1 100, donc une moins-value de cession. Comme par ailleurs
Mamadou enregistre un produit hors exploitation de 1 200 par reprise de la provision, le résultat de
l'exercice sera affecté d'un produit net de 100.

A.2.3. Ajustement d'une provision


Une provision peut être ajustée à la hausse ou à la baisse.

A.2.3.1. Principe d'un ajustement de provision à la hausse


Ajuster une provision à la hausse signifie augmenter une provision déjà constituée antérieure-
ment. L'entreprise peut être conduite à une telle révision lorsqu'une nouvelle évaluation fait appa-
raître une augmentation du risque (de dépréciation, de perte, ou de charge).
Le principe d'enregistrement est le même que celui de création (voir A.2.I.).
Exemple : le 31/12/88, Mapagou avait passé une provision de 15 000, pour dépréciation de son
fonds de commerce (celui-ci figure au bilan pour une valeur de 250 000). Le 31/12/89, après avoir

251
LES PROVISIONS

constaté la baisse persistante de son chiffre d'affaires, Mapagou estime à 20 000 la perte de valeur
de son fonds, et ajuste la provision en conséquence.
1. Écritures passées le 31/12/88 : il s'agissait alors d'une création :
068. DAP (HE) 89. MP 029. PDVI

-> 15 000

Au bilan, on pouvait lire :

ACTIF Montant brut Provisions (029) Montant net

020. Immobilisations
incorporelles 250 000 1.5 000 235 000

2. Écritures passées le 31/12/89 : ajustement de provision pour 5 000.


068. DAP (HE) 89. MP 029. PDVI

-> 5 000

Au bilan 1989, on peut lire à présent :

ACTIF Montant brut Provisions (029) Montant net

020. Immobilisations
incorporelles 250 000 20 000 230 000

A.2.3.2. Principe d'un ajustement de provision à la baisse


Ajuster une provision à la baisse (éventuellement à zéro), ou la reprendre, c'est la ramener à un
montant inférieur et la réintégrer en tout ou en partie dans les résultats de l'exercice par suite de la
réalisation ou de l'annulation de la charge, perte, ou dépréciation prévus (Plan OCAM, p. 176).
Lorsque le risque de dépréciation ou de perte semble se réduire, l'entreprise procède à un tel ajuste-
ment.
Les reprises sont effectuées par le crédit du compte 078. RAP (HE), et par le débit du compte
89. MP. De même que le compte 068. DAP (HE) présente un caractère de charge évident pour
l'entreprise, le caractère de produit du compte 078. RAP (HE) ne saurait être contesté. En effet,
réduire les charges équivaut à gagner de l'argent aussi sûrement qu'augmenter les produits. Le
compte 078. RAP (HE) annule ou réduit les conséquences de charges enregistrées préalablement
(sous forme de provisions), et augmente ainsi le résultat de l'exercice en cours.
Exemple : Saplé, qui avait constitué en 1989 une provision pour charges et pertes de 9 000 à la
suite d'un procès intenté par un client, estime que les torts sont partagés et que la provision peut
être réduite de moitié en 1990.
1. Dans un premier temps, Saplé avait créé une provision (1989) :

252
INCIDENCES DES PROVISIONS SUR LES RÉSULTATS DE L'EXERCICE

068. DAP (HE) 89. MP

9 000 | I 9 000
2. Il réduit ensuite la provision (1990) :
89. MP 078. RAP (HE)

4 500 I | 4500

Le compte 078. RAP, en réduisant les charges attendues de 4 500, établit bien son caractère
de produit.
3. En fin d'année, Saplé solde le compte 89. MP en le virant au débit du compte 019. PCP.

89. MP 019. PCP

I 4 500 4 500
soldé
Le compte 019. PCP se présente alors ainsi :
019. PCP
9 000 (1989)
(1990) 4 500
SC 4 500
9 000 9 000

A.3. INCIDENCES DES PROVISIONS SUR LES RESULTATS DE


L'EXERCICE

A.3.1. But des provisions


La constitution de provisions a pour objectif la « vérité » du bilan, en faisant apparaître :
- à l'actif, les dépréciations (comptes 029 à 059) qui minorent la valeur des biens (généralement
non amortissables) de l'entreprise ;
- a u passif, les sommes (compte 019) qui majorent les obligations de paiement auxquelles
l'entreprise aura à faire face.
En constituant les diverses provisions au cours d'un exercice, l'entreprise rattache les charges
qu'elle cherche à couvrir à l'exercice en cours (période lors de laquelle les événements qui les ont
provoquées sont apparus). Ce faisant, elle évite de les imputer à l'exercice au cours duquel elles
devront être payées (ou leur dépréciation sera payée).

A.3.2. Incidences sur le résultat de l'exercice


Ces incidences peuvent être appréciées du point de vue de l'autofinancement, ou de celui du
bénéfice imposable.

253
LES PROVISIONS

A.3.2.1. Incidences sur la capacité d'autofinancement de l'entreprise


La capacité d'autofinancement de l'entreprise est constituée, et ceci sans entrer dans les détails
qui ne relèvent pas de cet ouvrage, par l'ensemble des ressources internes de l'entreprise :
- le bénéfice après imposition et distribution des dividendes,
- les amortissements,
- les provisions.
En diminuant les bénéfices comptables de l'entreprise, les provisions (comme les amortisse-
ments) réduisent les impôts à payer, et les dividendes à distribuer. L'entreprise dispose donc ainsi de
ressources supplémentaires.

A.3.2.2. Incidences sur le bénéfice imposable


A.3.2.2.1. Cas d'une charge ou d'une dépréciation réelle égale à la provision
créée
Lorsqu'une perte ou une dépréciation est réalisée, on évite toute incidence sur le résultat net en
annulant la provision préalablement constituée.
Exemple : Ali avait constitué le 31/12/88 une provision pour dépréciation des stocks, d'une valeur
de 500. Le coût d'achat des stocks est de 3 000. L'écriture était :
068. DAP (HE) 89. MP

500 500
Enregistrement d'une charge (068), qui vient diminuer le résultat de 1988, comme si la perte
sur stocks avait été réalisée au cours de l'exercice 1988, par vente au rabais.
Le 22/11/89, Ali vend ses stocks, et annule sa provision :
89. MP 078. RAP (HE)

500 500

En faisant apparaître l'annulation de la provision sous forme de produits (078), Ali compense
ainsi la perte effectivement enregistrée sur la vente des stocks. Si Ali vend ses stocks à 2 500, le
montant de la perte est exactement couvert par la provision.
56. BQ 70. VM

2 500 2 500
60. CSV 30. M

3 000 3 000
On voit donc comment un produit (078), en venant compenser une perte (500, pour déprécia-
tion de stock), aboutit à un résultat net de l'opération qui est nul.
C'est le but recherché par la provision créée en 1988 : ne pas affecter le résultat de l'exercice
1989, mais faire supporter cette perte par l'exercice 1988.

A.3.2.2.2. Cas d'une charge ou d'une dépréciation réelle inférieure à la provi-


sion créée
Si l'évaluation du risque ou de la dépréciation a été exagérée, c'est-à-dire si la provision

254
INCIDENCES DES PROVISIONS SUR LES RÉSULTATS DE L'EXERCICE

constituée a été trop forte, ou si la perte réelle est finalement moins importante que prévue,
l'entreprise réalise un produit net.
Exemple : reprenons le cas précédent, mais supposons qu'au lieu de vendre ses stocks dépréciés à
2 500, Ali les vende à 2 600.
1. Annulation de la provision de 500 (22/11/89) :
89. MP 078. RAP (HE)

500 | | 500

2. Enregistrement de la vente :
70. V M 56. BQ

2 600 2 600
60. CSV 30. M

3 000 | [ 3 000

Le produit réalisé (500) pour compenser la perte sur vente (400) est supérieur à cette dernière,
et détermine un résultat net positif de 100, qui viendra affecter le résultat global de l'exercice 1989.
Cet excédent de 100 sera donc soumis à l'impôt sur les bénéfices.
On peut dire que le résultat de l'exercice 1988 a été faussé par diminution excessive de 100 (la
dépréciation constatée en 1988 n'a été réellement que de 400, au lieu de 500 qui ont déjà fait l'objet
d'une provision).
C'est pour cette raison que l'administration fiscale exige la justification des estimations ayant
conduit à créer des provisions. De toute façon, vous aurez remarqué que l'excédent de 100 (exercice
1989) compense exactement la diminution de 100 enregistrée en 1988.

A.3.2.2.3. Cas d'une charge ou d'une dépréciation réelle supérieure à la provi-


sion créée
Dans le cas où l'évaluation du risque ou de la dépréciation a été sous-évaluée, c'est-à-dire si la
provision créée a été insuffisante, ou si la perte réelle a été plus importante que prévue, l'entreprise
subit une perte nette.
Exemple : Ali a bien provisionné en 1988 ses stocks pour 500, mais en 1989 il les vend à 2 300,
au lieu de 2 500.
1. Annulation de la provision de 500 (22/11/89) :
89. MP 078. RAP (HE)

500 500

2. Enregistrement de la vente :

56. BQ 70. VM

2 300 2 300

60. CSV 30 M

3 000 3 000

255
LES PROVISIONS

La perte occasionnée par la vente des stocks (700) est supérieure au produit réalisé par
l'annulation de la provision (500), et détermine une perte nette de l'opération de 200. Le résultat de
l'exercice 1989 est affecté d'une perte imputable à l'exercice 1988, par suite de la sous-évaluation de
la dépréciation subie par le stock en 1988. Le résultat de l'exercice 1988 a été, quant à lui, suréva-
lué de 200, puisque la perte aurait dû être de 700 et non de 500.
En définitive, l'insuffisance de provision créée en 1988 a « pénalisé » l'exercice 1989.

Section B : Sujets d'exercices et de problèmes

B.l. THEMES TRAITES :

Amortissements, provisions, effets de commerce.


Sujet :

B . l . l . Considérez les immobilisations suivantes :


a) outillage lourd, acquis le 12 avril 1980 pour 52 000 000 FCFA ; la dotation aux amortisse-
ments s'élève à 10 400 000 FCFA pour chaque exercice complet.
b) machine à écrire achetée 240 000 FCFA en 1979, amortie en 6 ans 8 mois ; la dotation aux
amortissements de cette machine à écrire s'élève à 15 700 FCFA pour l'exercice 1979.
c) une photocopieuse achetée 830 000 FCFA, amortie au taux de 15 %, totalement amortie en
1984 par une dotation de 76 775 FCFA aux amortissements de l'exercice.
Remarque : il s'agit toujours d'amortissement linéaire.

Questions :
1. Pour chacune de ces immobilisations, calculez l'amortissement pour chaque exercice concerné
et précisez la date d'acquisition, la durée d'amortissement et le taux d'amortissement.
2. Pour l'outillage lourd (a), indiquez les écritures figurant au bilan de l'exercice 1984.
3. La machine à écrire (b) est revendue le 13 juin 1984 pour 70 000 FCFA (chèque). Indiquez
les écritures comptables lors de la vente et enfind'exercice.
4. Pour la photocopieuse (c) indiquez les écritures figurant au bilan de l'exercice 1984,
a) dans le cas où la photocopieuse fonctionne encore,
b) dans le cas où elle ne fonctionne plus.
B.l.2.
Sur une créance douteuse de 600 000 FCFA, l'entreprise G.A.B. constitue le 31/12/1982 une
provision pour un montant de 40 % de la valeur de la créance. Le 20 avril 1983, la G.A.B. reçoit
un chèque de 150 000 FCFA en règlement partiel de cette créance. En fin d'exercice 1983, la
G.A.B. décide d'ajuster la provision pour la porter à un montant total de 300 000 FCFA. Le
30 juin 1984, la G.A.B. reçoit pour solde un chèque de 100 000 FCFA.

256
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES

Questions :
1. Enregistrez ces opérations, une par une, dans les comptes schématiques.
2. Indiquez pour les exercices 1982, 1983 et 1984 l'effet de l'ensemble de ces opérations sur les
résultats.

B.1.3.
El : le 12 avril, la G.A.B. vend pour 3 600 000 FCFA de marchandises à Asseko (vente en
compte).
E2 : le 15 avril, la G.A.B. reçoit de Asseko trois effets d'égal montant en paiement de cette vente.
E3 : le 20 avril, la G.A.B. escompte le premier effet auprès de sa banque (frais d'escompte
18 000 FCFA, frais divers 3 250 FCFA).
E4 : le 27 avril, le second effet est endossé à l'ordre du fournisseur Byla.
E5 : le troisième effet est remis en banque pour encaissement le 25 mai.
E6 : le 6 juin, la G.A.B. reçoit de la banque un avis l'informant du paiement de cet effet (la ban-
que a prélevé 4 610 FCFA pour frais).

Question :
Enregistrez successivement ces opérations dans des comptes en T.
Note : la G.A.B. pratique la méthode de l'inventaire permanent ; le prix de vente des marchandises
est égal à leur coût d'achat majoré de 40 %.

B.2. THÈMES TRAITÉS :

Provisions pour dépréciation, provisions pour charges et pertes, effets de


commerce, emballages.

Sujet :
E l : le 20/5/87, lors d'un inventaire, Mamadou constate que 100 pièces d'emballages commer-
ciaux, achetées 10 300, ont été détériorées par l'humidité et que leur valeur réelle à ce jour ne
représente plus que 80 % de leur valeur comptable. Mamadou constitue une provision du mon-
tant de la dépréciation.
E2 : le 22/7/87, par suite de la mise en service d'une voie rapide contournant la ville, le fonds de
commerce de Mamadou, situé au centre ville, risque de subir une dépréciation estimée à 50 %.
Au bilan 1986, le fonds de commerce figurait pour un montant brut de 60 000.
E3 : le 25/10/87, Mamadou reçoit de sa banque un effet escompté impayé, d'une valeur de 8 800,
tiré sur le client Ali. Les frais bancaires s'élèvent à 120, et sont répercutés sur Ali. Mamadou
considère sa créance comme douteuse, et constitue une provision pour la moitié de la créance,
qu'Ali promet de payer le 31/1/88.
E4 : Mamadou détient depuis le 23/9/87 une créance sur un client libellée en devises étrangères,
pour l'équivalent de 1 000 UME (unités monétaires étrangères). Le cours de la devise qui était,
au moment de la constitution de la créance, de 6 UMN (unités monétaires nationales) pour
1 UME (unité monétaire étrangère), chute régulièrement pour tomber à 5 le 31/12/87.

257
LES PROVISIONS

E5 : Mamadou possède des titres A de placement à court terme, achetés 1 500 le 18/1/87, et des
titres de placement B d'une valeur de 2 100 achetés le 14/4/87. Au 31/12/87, les titres A sont
cotés à 1 200 ; Mamadou constitue une provision pour constater la dépréciation. Les titres B
sont restés inchangés.
E6 : le 31/12/87, Mamadou passe les écritures de fin d'exercice concernant les provisions.
E7 : le 7/1/88, Mamadou consigne 30 pièces d'emballage à Otha (en compte). Le prix de consigne
est égal au coût d'achat diminué des provisions.
E8 : le 30/1/88, Otha décide de conserver les emballages. Mamadou enregistre le non retour
comme vente hors exploitation.
E9 : le 31/1/88, Ali ne verse que 3 200 (chèque), au lieu d'honorer sa promesse de payer la moitié
de sa dette (voir E3 du 25/10/87). Mamadou ajuste la provision (en l'augmentant de 1 260) de
façon à provisionner la totalité de la créance restante.
E10 : le 2/2/88, le client étranger (E4) s'acquitte de sa dette par virement bancaire. La devise cote à
ce moment-là 5,50 UMN pour 1 UME.
E l i : le 10/3/88, Mamadou vend (hors exploitation) au tiers de leur valeur en stock après provi-
sion, la moitié des emballages restants (El, E7 ; chèque), et met en stock comme déchets
commercialisables l'autre moitié, également au tiers de leur valeur après provision.
E12 : 14/4/88. Grâce aux efforts d'animation du quartier du centre ville, entrepris par les associa-
tions de commerçants, la baisse de fréquentation de la clientèle est moindre que prévue. La
dépréciation du fonds de commerce de Mamadou ne s'élèverait de ce fait qu'au tiers, au lieu de la
moitié de la valeur brute.
E13 : le 18/6/88, Malonga remet à Mamadou un chèque de 1 350, en règlement d'un achat de mar-
chandises (coût des marchandises vendues : 1 000).
E14 : le 20/6/88, la banque informe Mamadou que le compte de Malonga n'est pas approvisionné.
Elle renvoie le chèque à Mamadou et débite son compte de 60 pour frais bancaires. Mamadou
répercute le tout sur le compte de Malonga, qu'il considère comme client douteux, et crée une
provision pour la totalité de la créance.
E15 : le 12/9/88, Ali adresse un chèque de 1 720 à Mamadou, qui ajuste la provision d'un mon-
tant égal (voir E3 du 25/10/87 et E9 du 31/1/88).
E16 : le 23/10/88, Malonga envoie à Mamadou un chèque certifié de 320. Mamadou ajuste la pro-
vision d'un montant égal à celui du chèque reçu (voir E13 du 18/6/88 et E14 du 20/6/88).
E17 : le 31/12/88, la cotation des titres A s'est légèrement redressée, pour se fixer à 1 250. La
cotation des titres B s'établit à 2 300 (voir E5 du 31/12/87).
E18 : le 31/12/88, Mamadou passe les écritures de fin d'exercice concernant les provisions.
E19 : le 15/1/89, Malonga endosse à l'ordre de Mamadou une traite au 28/2/89, d'une valeur de
480 (Mamadou n'ajuste pas la provision, tant que la traite n'est pas encaissée).
E20 : le 18/1/89, Mamadou remet la traite à l'escompte.
E21 : le 21/1/89, Mamadou reçoit un relevé bancaire l'informant que la traite a été escomptée
(escompte : 10).
E22 : le 4/2/89, Mamadou est informé de la faillite de Ali (voir E3, E9, E15), et n'espère plus
pouvoir récupérer le solde de sa créance.
E23 : le 2/3/89, la traite escomptée ayant été honorée à l'échéance du 28/2, Mamadou réduit la pro-
vision en conséquence (voir E19 du 15/1/89).
E24 : le 18/8/89, le syndic chargé de la liquidation des biens de Ali envoie un chèque de 530 à
Mamadou.

258
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES

E25 : Au cours de l'année 1989, divers éléments concourent au très net redressement des titres A
(voir E5 et E17). Le 20/10/89, leur cotation dépasse même leur valeur d'achat, en se fixant à
1 530. Par contre, les titres B (voir E5 et E17) enregistrent un léger fléchissement, en étant
cotés à 2 285. Mamadou demande à sa banque de vendre les titres A. La banque prélève 20 de
frais.
E26 : le 5/11/89, Malonga verse à Mamadou 610 en espèces. Ce dernier ajuste la provision pour
ce montant (voir E13, E14, E16, E19, E23).
E27 : le 29/12/89, Mamadou vend son fonds de commerce pour une valeur de 35 000 (chèque) et
va s'installer ailleurs.
E28 : le 31/12/89, Mamadou passe les écritures de fin d'exercice concernant les provisions (la cote
des titres B n'a pas varié depuis le 20/10/89).

Travail demandé :
1. Enregistrer les écritures de El à E28 dans les comptes schématiques (une écriture à la fois). A
la fin de chaque exercice, présenter les lignes du bilan concernées par les différentes écritures ayant
trait aux provisions.
2. Présenter, sous forme schématique, pour chacun des trois exercices 1987, 1988, 1989, les
comptes de provisions 019 à 059.

B.3. THEMES TRAITES :


Entreprise industrielle, avec état de stock de produits finis, cession
d'immobilisation avec indemnisation, effets de commerce, provisions,
amortissements.

Au 1/9/85, Coulibaly a un stock de produits finis de 271 pièces valant 92 641 400 FCFA.
Coulibaly utilise la méthode de l'inventaire permanent et calcule les coûts moyens avec deux déci-
males. Pour déterminer son prix de vente unitaire, il majore le coût moyen des produits finis en
stock de 42 % (en arrondissant au FCFA le plus proche).

El : 1/9/85. Paiement de 528 000 FCFA de frais de transport (chèque) et 660 000 de frais
d'assurance-transport (chèque) pour expédition de produits finis ce même jour (E2).
E2 : 1/9. Vente de 120 pièces de produits finis, avec remise de 1,5 %. Les frais de transport sont
facturés au client (El). Celui-ci règle 30 % par chèque, et accepte une traite au 30/11 pour
solde.
E3 : 1/9. Coulibaly accorde une garantie de 6 mois à son client pour les pièces vendues et crée
une provision dans le but de couvrir ce risque. Coulibaly estime à 5 % du net commercial le
montant du risque encouru dans le cadre de cette garantie.
E4 : 20/9. Achat d'une machine à écrire électrique, pour 1510 000 FCFA. Le règlement
s'effectue par un effet à payer au 15/10. Durée de vie probable de la machine : 10 ans.
E5 : 25/9. Remise à l'escompte de la traite du 1/9. La banque prélève 850 000 FCFA d'escompte,
et 47 000 FCFA de frais divers.
E6 : 6/10. Achat de 140 tonnes de matière première, à 295 000 FCFA la tonne, moins remise de
2 %. Le fournisseur accorde un escompte de 1,5 % pour paiement comptant (chèque).

259
LES PROVISIONS

E7 : 8/10. Sur l'achat du 6/10, Coulibaly paie 1 302 000 FCFA de frais de transport (chèque) et
1 500 000 FCFA de frais d'assurance-transport (en compte).
E8 : 10/10. Coulibaly demande à sa banque de payer la traite à échéance du 15/10 (E4).
E9 : 14/10. Le relevé bancaire indique que la traite a été payée. Frais de domiciliation :
4 500 FCFA.
E10 : 31/12/85. Coulibaly passe les écritures de fin d'exercice. Vous vous limiterez aux écritures
concernant les amortissements, les provisions, et les immobilisations.
E l i : 21/1/86. Le client retourne 28 pièces sur la vente du 1/9/85 (E2), pour malfaçons. Couli-
baly établit le même jour une facture d'avoir pour la valeur des produits finis, à laquelle il
ajoute 123 200 FCFA de remboursement de frais de transport.
E12 : 25/1. Sur ces 28 pièces, Coulibaly en garde 4 qu'il estime être en bon état, et en jette 6. Il
en vend 8 à 390 000 FCFA chacune (chèque) et espère vendre le reste à 110 000 FCFA pièce
comme déchets commercialisables.
E13 : 10/2. Coulibaly rembourse par virement bancaire la facture d'avoir du 21/1/86 (El 1), sur la
demande de son client.
E14 : Coulibaly s'aperçoit, après contrôle technique, que le pourcentage anormalement élevé des
pièces défectueuses est dû à une usure prématurée de certains éléments de la machine A, dont
la durée de vie probable avait été évaluée à 6 ans et 8 mois. Cette machine, achetée pour un
montant brut de 45 000 000 FCFA, figure au bilan 1985 pour une valeur nette de
9 281 250. Au vu de l'importance des frais à engager pour sa réparation, Coulibaly décide de
la vendre au poids de la ferraille, pour une valeur de 3 550 000 FCFA. La vente a lieu le 2/5
(chèque).
E15 : 23/5. Vente de 141 pièces de produits finis, au client Traoré, avec un rabais de 20 %.
Traoré accepte un effet à recevoir au 31/7.
E16 : 25/7. Remise à l'encaissement de la traite reçue le 23/5 (voir E15).
E17 : 2/8. La banque que Coulibaly avait chargée d'encaisser la traite, fait savoir que l'effet est
resté impayé. Elle compte à Coulibaly 12 500 FCFA de frais de constitution de dossier, que
Coulibaly répercute sur son client Traoré.
E18 : 8/8. Après réclamation de Coulibaly, Traoré lui envoie un chèque pour le tiers dû. Couli-
baly considère désormais ce client comme douteux, et crée une provision pour la totalité de la
créance restant à recouvrer.
E19 : 13/12. Traoré adresse à Coulibaly un chèque représentant la moitié du solde dû. Ce dernier
ajuste la provision du même montant.
E20 : 31/12/86. Coulibaly passe les écritures de fin d'exercice. Il constate d'une part que la provi-
sion pour garantie est sans objet à présent, et que, d'autre part, après inventaire, il s'avère que
certaines des pièces restant en stock ont été fabriquées par la machine défaillante. Il pense donc
que dans le stock final se trouvent trois pièces défectueuses (qui seront identifiées et jetées au
cours de l'exercice suivant).

Travail demandé :
1. Dresser le tableau d'amortissement de la machine A (cf. E14) en indiquant la date de début et de
fin d'amortissement (s'il n'y avait pas eu vente).
2. Passez au journal les écritures. Pour les écritures de fin d'exercice, ne pas passer celles rela-
tives à la détermination du résultat d'exploitation et du résultat hors exploitation.

260
Section C : Corrigés commentés

C l . CORRIGÉ DU SUJET B.l.


Cl.1.1. Amortissement
a) Outillage lourd
La dotation annuelle aux amortissements s'élevant à 10 400 000 FCFA, on en déduit que pour
une valeur brute de 52 000 000 le taux d'amortissement est de 10 400 000 : 52 000 000 x 100
= 20 %, soit un rythme d'amortissement en 5 ans.

Exercices Valeur brute Dotations Valeur nette Amortissement


12/4/80 52 000 000 7 453 333 44 546 667 7 453 333
1981 52 000 000 10 400 000 34 146 667 17 853 333
1982 52 000 000 10 400 000 23 746 667 28 253 333
1983 52 000 000 10 400 000 13 346 667 38 653 333
1984 52 000 000 10 400 000 2 946 667 49 053 333
1985 52 000 000 2 946 667 0 52 000 000

- calcul de l'amortissement à pratiquer en 1980 : du 12/4/80 au 30/12/80 = 258 jours.


10 400 000 x 258 _ 7 453 333 F C F A
360
Calcul de l'amortissement à pratiquer en 1985 :
10 400 000 - 7 453 333 = 2 946 667
b) Machine à écrire
- 6 ans 8 mois = 80 mois, soit un taux annuel d'amortissement de 100 x 12_ 1 <; «,
80
-Amortissement annuel: 240 000x0,15 = 36 000

Exercices Valeur brute Dotations Valeur nette Amortissement


23/9/79 240 000 15 700 224 300 15 700
1980 240 000 36 000 188 300 51 700
1981 240 000 36 000 152 300 87 700
1982 240 000 36 000 116 300 123 700
1983 240 000 36 000 80 300 159 700
1984 240 000 36 000 44 300 195 700
1985 240 000 36 000 8 300 231 700
1986 240 000 8 300 0 240 000

261
LES PROVISIONS

- Détermination de la date d'acquisition :


15 700 x 360 : 36 000 = 157 jours, soit 5 mois et 7 jours en 1979. Si 5 mois et 7 jours
ont été amortis en 1979, il faut compter à rebours à partir du 30/12/79, ce qui donne la date du
23 juillet 1979.
c) Photocopieuse
- Amortissement annuel : 830 000 x 0,15 = 124 500
- Date et montant de la première dotation : on sait qu'un taux d'amortissement de 15 % détermine
un rythme d'amortissement de 6,6666 ans, c'est-à-dire 6 ans 2/3 ou 6 ans et 8 mois.
L'amortissement de la photocopieuse étant terminé en 1984 avec une dotation de 76 775, on peut
reconstituer ainsi la valeur de la première dotation :
830 000 - ( 1 2 4 500x6) +76 775 = 6 225
- On en déduit la date d'acquisition :
6 225 x iov _ jg j o u r s d'amortissement dans l'exercice, c'est-à-dire le 12 décembre
- Par compte à rebours, on trouve l'année d'acquisition : 1977.

Exercices Valeur brute. Dotations Valeur nette Amortissement


12/12/77 830 000 6 225 823 775 6 225
1978 830 000 124 500 699 275 130 725
1979 830 000 124 500 574 775 255 225
1980 830 000 124 500 450 275 379 725
1981 830 000 124 500 325 775 504 225
1982 830 000 124 500 201 275 628 725
1983 830 000 124 500 76 775 753 225
1984 830 000 76 775 0 830 000

Cl.1.2. Écritures au bilan 1984

ACTIF Valeur brute Amortissement Valeur nette

022. AIC 52 000 000 49 053 333 2 946 667

Cl.1.3. Vente de la machine à écrire


Dotation de l'exercice 1984 : du 1/1/84 au 13/6/84, il y a 163 jours, soit une dotation de
36 000 x 163 : 360 = 16 300. En nous reportant au tableau C.l.l.l.b, nous voyons que
l'amortissement cumulé est au 31/12/83 de 159 700, enregistré au bilan dans le compte 028. AI.
Écritures passées lors de la vente, le 13/6/84 :
13/6/84
68 DAP 16 300
88 MA 16 300
Dotation exercice 1984

262
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.

88 MA 176 000
84 RCEAI 176 000
Amortissement de l'actif cédé
(159 700 + 16 300)

56 BQ 70 000
84 RCEAI 70 000
Produit de cession

84 RCEAI 240 000


22 AIC 240 000
Valeur brute de l'actif cédé

Au 31/12/84:
31/12/84
028 AI (soldé) 159 700
88 M.A. (pour solde) 159 700

22 AIC (pour solde) 240 000


022 AIC (soldé) 240 000

82 R.E. 16 300
68 DAP (pour solde) 16 300

84 RCEAI (pour solde) 6 000
85 RNAI 6 000

Cl.1.4. a) Écritures au bilan au cas où la photocopieuse fonctionne encore


La photocopieuse figurera au bilan pour le montant total des amortissements (830 000), de sa
valeur brute (830 000) et de sa valeur nette (0).

ACTIF Valeur brute Amortissement Valeur nette

022. AIC 830 000 830 0 0 0 0

C l . 1 . 4 . b) Écritures au cas où la photocopieuse ne fonctionne plus

31/12/84
68 DAP 76 775
88 MA 76 7 7 5
Dotation aux amortissements pour
l'exercice 1984

263
LES PROVISIONS

88 MA 830 000
22 AIC 830 000
Pour annulation de la photocopieuse


028 AI (soldé) 753 225
88 MA (pour solde) 753 225
Pour solde du compte « 88. MA »

22 AIC (pour solde) 830 000


022 AIC (soldé) 830 000
Pour solde compte situation patrimo-
niale « 022. AIC »

La photocopieuse, après sa mise au rebut, disparaît complètement du bilan.

C.1.2. Provisions

Cl.2.1. Comptes schématiques


31/12/82:
068. DAP (HE) 89. MP

240 000 240 000

89. MP 049. PDCT

240 000 240 000

Constitution de la provision suivant principe exposé au Ch. VII, A.2.1.


20/4/83 :
56. BQ 41. CL

150 000 150 000


31/12/83:
068. DAP (HE) 89. MP

60 000 60 000

89. MP 049. PDCT

60 000 60 000

Rappel : l'ajustement d'une provision à la hausse répond au même principe qu'à une création
(cf. A.2.3.I.).

264
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.

30/6/84 :
56. BQ 41. CL 064. CPD (HE)

100 000 450 000 350 000


Pertes sur créances irrecouvrables
Sur la créance de 600 000 on a reçu le 20/4/83, un paiement partiel de 150 000 ; il reste
donc : 600 000 - 150 000 = 450 000. Le 30/6, on constate (au débit) la rentrée en banque de
100 000 et la perte définitive du solde : 450 000 - 100 000 = 350 000.
Lorsque la dépréciation se réalise, il convient d'annuler la provision (cf. A.2.2.2.1.) pour son
montant total. Parallèlement, on constate le paiement et/ou la perte subie (064. CPD (HE)).

89. MP 078. RAP (HE)

300 000 300 000

C.1.2.2. Effets de ces opérations sur le résultat (voir eh. VII, A.3.2.2.3.)
1. En 1982, le compte 068. DAP (HE) étant viré pour solde au compte 082. RHE, il grève ce
résultat de 240 000. Au bilan, il fait apparaître la dépréciation du compte client. Le revenu net
avant impôt diminue, donc aussi l'impôt sur le revenu, ainsi que le résultat net.
2. En 1983, la dotation complémentaire a le même effet pour un montant de 60 000. En 1982 et
1983, la dépréciation ne s'étant pas réalisée, les résultats de ces deux exercices ont été minorés
d'autant.
3. En 1984, le compte 082. RHE enregistre à la fois au crédit un produit hors exploitation de
300 000 (078. RAP (HE)), et au débit une perte hors exploitation de 350 000 (064. CPD (HE)).
Le solde net est donc une perte de 50 000. La perte totale subie par la G.A.B. sur cette créance est
égale à 350 000. Le mécanisme de dotation aux provisions a permis de répartir cette perte sur
3 exercices : 240 000 en 1982, 60 000 en 1983, et 50 000 en 1984.

C l . 3 . Effets de commerce
(El)
41. CL 70. V M

3 600 000 3 600 000

60. CSV 30. M

2 571 429 2 571 429

(E2) 41. CL 54. ER

3 600 000 1 200 000


1 200 000
1 200 000

265
LES PROVISIONS

(E3)
54. ER 56. BQ

1 200 000 1 178 750

67.1 63. ASC

18 000 | 3 250

(E4)
54. ER 40. F

1 200 000 1 200 000

(E5)
54. E à E N C 54. ER

1 200 000 I I 1 200 000

(E6)
54. E à E N C 56. BQ 63. ASC

1 200 000 1 195 390 4 610

C.2. CORRIGE DU SUJET B.2.

C.2.1. Comptes schématiques


El : 20/5/87
068. DAP (HE) 89. MP

2 060 | | 2 060

On constate la dépréciation au débit de 068. DAP (HE) par le crédit de 89. MP


(cf. A.2.1.1.).
Dotation = 10 300 x 0,2 = 2 060.
E2 : 22/7/87
068. DAP (HE) 89. MP

30 000 30 000

266
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

E3 : 25/10/87
063. ASC (HE) 56. BQ

120 120

41.CL.D (Ali) 56. BQ 073. F à IT

8 920 8 800 120

Enregistrement des frais et de l'impayé au compte « 41. CL.D » (clients douteux).


068. DAP (HE) 89. MP

4 460 4 460

Dotation aux provisions (8 920 : 2).


E 4 : 31/12/87
068. DAP (HE) 89. MP

1 000 1 000

Mamadou possède une créance de 1 000 UME, dont la valeur en UMN était au 23/9/87 de
1 000 x 6 = 6 000. Si l'UME ne vaut plus que 5, la créance de Mamadou au 31/12/87 ne repré-
sentera plus que 1 000 x 5 = 5 000 UMN, soit une perte de 1 000 si le cours de l'UME ne
remonte pas.
E 5 : 31/12/87
068. DAP (HE) 89. MP

300 300

E6 31/12/87

89. MP 019. PCP 029. PDVI

37 820 1 000 30 000


soldé

039. PDS 049. PDCT 059. PDCF

2 060 4 460 300

En fin d'année, on solde le compte 89. MP par le crédit des comptes de provision concernés,
qui sont des comptes de situation patrimoniale.

068. DAP (HE) 082. RHE

37 820 37 820
soldé

267
LES PROVISIONS

Présentation des lignes du bilan 1987 concernées par les provisions.

Comptes (ACTIF) Valeurs brutes Provisions Valeurs ncllcs

020. Immobilisations
incorporelles 60 000 30 000 30 000

033. Emballages
commerciaux 10 300 2 060 8 240

041. Clients douteux 8 920 4 460 4 460

052. Titres à court terme 3 600 300 3 300

Comptes (PASSIF) Valeurs nettes

019. Provisions pour


charges et pertes 1 000

E7 : 7/1/88

41. CL 41. EC

2 472 2 472

- Prix de consigne unitaire des emballages : 10 300 x 0,8 : 100 = 82,4.


- Prix de consigne des 30 emballages : 82,4 x 30 = 2 472.
E8 : 30/1/88
41. EC 070. VM

2 472 2 472

60. CSV 33. E

3 090 3 090

Les 30 emballages ont été comptabilisés pour une valeur en stock de


10 300 x 30 : 100 = 3 090 ; on constate leur sortie à ce prix. Ce non-retour des emballages est
une vente comptabilisée au prix de consigne : 2 472 (voir E7).
La différence entre coût d'achat des stocks et prix de vente fait apparaître une perte de 618, qui
est absorbée par la reprise de la provision pour un montant équivalent (078. RAP (HE)), ce qui
laissera inchangé le résultat defind'exercice sur cette opération, (cf. A.3.2.I.2.).

89. MP 078. RAP (HE)

618 618

268
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

E9 : 31/1/88

41.CL.D (Ali) 56. BQ

3 200 3 200

068. DAP (HE) 89. MP

1 260 | | 1 260

Ali devait payer 4 460, il ne verse que 3 200. La provision couvre donc la différence (1 260)
qui représente une dépréciation de la créance.
E10 : 2/2/88
56. BQ 064. CPD(HE) 41. CL

5 500 | 500 | | 6 000

La banque n'encaisse que 1 000 UME x 5,5 UMN = 5 500 UMN, le cours n'ayant pas
entièrement remonté. La différence constitue la perte (500). Il convient alors d'annuler la provision
(cf. A.2.2.2.).
89. MP 078. RAP (HE)

1 000 | | 1 000
La perte est moins importante que prévue (500) ; en reprenant la totalité de la provision pour
annulation (1 000), le compte 078. RAP (HE) absorbe la perte constatée au débit du compte 064.
CPD (HE), et dégage un produit de 500. (cf. A.3.2.I.2.).
E l i : 10/3/88
56. BQ 070. VM (HE)

961 I | 961

Prix de vente de 35 emballages au tiers de la valeur : 35 x 82,4 : 3 = 961,33 arrondi à 961.


060. CSV (HE) 33. E

3 605 | I 3 605
Les emballages vendus sortent du stock (33. E) pour leur valeur comptable :
10 300 : 100 x 35 = 3 605. La valeur des emballages stockés comme rebut (32. DR) est égale-
ment de 961 ; leur sortie du compte 33. E se fait à leur valeur comptable : 3 605. La différence
représente une perte hors exploitation de 2 644.
32. DR 064. CPD (HE) 33. E

961 | 2 644 | | 3 605

La provision n'ayant plus d'objet, ce qu'il en reste est annulé :


89. MP 078. RAP (HE)

1 442 1 442
1 442 = 2 060 (provision constituée) - 618 (reprise du 30/1/88).

269
LES PROVISIONS

Les pertes subies par Mamadou sur les 70 emballages s'élèvent à 7 210 -
(961 x 2) = 5 288. La provision devant couvrir la dépréciation des 70 emballages était de
1 442 ; il reste donc à Mamadou à supporter en 1988 une perte nette non provisionnée de
5 288 - 1 442 = 3 846 pour avoir sous-évalué en 1987 la provision à créer (cf. A.3.2.I.3.).
On retrouve effectivement le montant de cette perte nette en faisant la différence entre les pro-
duits et les charges comptabilisés plus haut :
961 + 1 442 - 3 605 - 2 644 = - 3 846.
E12: 14/4/88
89. MP 078. RAP (HE)

10 000 | | 10 000

Ajustement d'une provision devenue trop importante, par reprise de l'excédent. La provision
était de 50 % (30 000), elle ne doit plus être que de 1/3 (= 20 000). Il faut par conséquent la
réduire de 10 000.
E 1 3 : 18/6/88
56. BQ 70. VM

1 350 1 350

(50. CSV 30. M

1 000 1 000

E14: 20/6/88
063 ASC (HE) 56. BQ

60 60

41.CL.D 'Malonga) 56. BQ 073. F à IT

1 410 1 350 1 60

068 . DAP (HE) 89. MP

1 410 1 410

E 1 5 : 12/9/88
56. BQ 41.CL.D (Ali)

1 720 1 720

89. MP 078. RAP (HE)

1 720 | I 1 720

Reprise de la provision pour le montant reçu.

270
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

H16: 23/10/88
56. BQ 41.CL.D [Malonga)

320 320

89. MP 078. RAP (HE)

320 320
cf. E15
E17: 31/12/88
89. MP 078. RAP (HE)

50 50

Reprise de la provision pour dépréciation des titres A, en fonction de la réduction de la dépré-


ciation. Pour les titres B, on n'enregistre pas la plus-value constatée, puisque cette plus-value est
seulement potentielle, (cf. A.l. : les plus-values ne sont pas enregistrées).
E18 : 31/12/88
89. MP 019. PCP 029. PDVI

12 480 1 000 10 000


soldé
039. PDS 049. PDCT 059. PDCF

2 060 630 50

049. PDCT = crédit (1 260 + 1 410) - débit (1 720 + 320) = 630.


068. DAP (HE) 078. RAP (HE) 082. RHE

2 670 15 150 2 670 15 150


soldé soldé
Présentation des lignes du bilan 1988 concernées par les provisions.

Comptes (ACTIF) Valeurs brutes Provisions Valeurs nettes

020. Immobilisations
incorporelles 60 000 20 000 40 000

033. Emballages
commerciaux 0 0 0

041. Clients douteux 5 090 5 090 0

052. Titres à court terme 3 600 250 3 350

Comptes (PASSIF) Valeurs nettes

019. Provisions pour


charges et pertes 0

271
LES PROVISIONS

E19: 15/1/89
54. ER 41. CL. D (Malonga)

480 480
E20: 18/1/89
54. E. ESC 54. ER

480 480

E21 : 21/1/89
56. BQ 67. I 54. E. ESC

470 | 10 | | 480

Mamadou ne réduit pas la provision avant l'échéance de la traite.


E22 : 4/2/89
064. CPD(HE) 41. CL. D (Ali)

4 000 4 000

Créance initiale = 8 800 (E3), + frais 120 (E3), - premier paiement 3 200 (E9), - second
paiement 1 720 (E15) = 4 000.
89. MP 078. RAP (HE)

4 000 | | 4 000

On annule la provision devenue sans objet, et on constate la perte (064. CPD (HE)) par le cré-
dit de 41. CL.D.
E23 : 2/3/89
89. MP 078. RAP (HE)

480 | I 480

E24 : 18/8/89
56. BQ 074. PPD (HE)

530 | | 530

II s'agit ici d'une rentrée sur créance amortie, le compte 074. PPD (HE) permettant de reprendre
une partie de la perte constatée le 4/2/89 par le débit du compte 064. CPD (HE).
E25 : 20/10/89
Les ventes de titres à court terme sont comptabilisées comme s'il s'agissait d'une cession de
valeurs immobilisées (cf. A.2.2.3.)
1. Annulation des titres :
84. RCEAI 52. TCT

1 500 1 500

272
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

2. Annulation de la provision :
89. MP 078. RAP (HE)

250 | | 250

La provision avait été constituée pour 300, et reprise pour 50 le 31/12/88.


3. Enregistrement de la vente :
84. RCEAI 56. BQ

1 530 1 530

4. Enregistrement des frais bancaires et transfert.


063. ASC (HE) 56. BQ

20 | | 20

84. RCEAI 073. F à IT

20 | I 20

Si on récapitule ces différentes opérations dans le compte 84. RCEAI, on aura :


84. RCEAI
Valeur comptable
des titres 1 500 1 530 Pri
Frais bancaires 20
Solde créditeur 10

1 530 1 530

Le solde du compte 84 étant créditeur de 10, cela signifie que Mamadou a réalisé une plus-
value de cession. Le résultat de l'exercice sera affecté d'un produit de 260 (plus-value de cession =
10 ; reprise de la provision = 250). Le fléchissement du cours des titres B ne donne pas lieu à pro-
vision, puisqu'il ne s'agit pas de dépréciation de la valeur d'achat du titre, la cotation restant encore
supérieure à la valeur d'achat.
E26: 5/11/89
57. C 41. CL. D (Malonga)

610 610

89. MP 078. RAP (HE)

610 | | 610

E27 : 29/12/89
S'agissant d'une cession d'élément d'actif immobilisé, le mécanisme d'enregistrement de la
vente et de l'annulation de la provision est identique à celui utilisé en E25.
1. Annulation du fonds :

273
LES PROVISIONS

84. RCEAI 20. I.I

60 000 60 000

2. Annulation de la provision :
89. M P 078. RAP (HE)

20 000 20 000

Le fonds de commerce avait été provisionné pour 30 000 le 22/7/87 (E2), puis Mamadou avait
réduit la provision de 10 000 le 14/4/88 (E12).
3. Enregistrement de la vente :
56. BQ 84. RCEAI

35 000 35 000

Ainsi, le solde du compte 84. RCEAI est débiteur de 60 000 - 35 000 = 25 000 (moins-
value de cession). La reprise de la provision, s'élevant à 20 000 (078. RAP (HE)), l'influence de la
cession du fonds de commerce sur le résultat de l'exercice sera une perte nette de 5 000 par suite de
la reprise excessive le 14/4/88 (cf. A.3.2.I.3.).
E28: 31/12/89
89. MP 029. PDVI

25 340 20 000

049. PDCT 059. PDCF

5 090 | 250 |

5 090 = 4 000 +480 +610.

Présentation des lignes du bilan 1989 concernées par les provisions.

Comptes (ACTIF) Valeurs brutes Provisions Valeurs nettes

020. Immobilisations
incorporelles 0 0 0

041. Clients douteux 0 0 0

052. Titres à court terme 2 100 0 2 100

C.2.2. Comptes de provisions


Pour chacun des comptes de provisions 019 à 059, nous indiquons dans un seul tableau tout ce
qui concerne les 3 exercices 1987,1988 et 1989, en séparant d'un double trait les exercices succes-
sifs.

274
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.

019. Provisions pour charges et pertes.


Sommes
Dates Libellés
Débit Crédit
31/12/87 E6 1 000
Solde créditeur 1 000
Total 1 000 1 000

1/01/88 Solde créditeur 1 000


31/12/88 El 8 (pour solde) 1 000
Soldé 1 000 1 000

029. Provisions pour dépréciation des valeurs immobilisées.

Sommes
Dates Libellés
Débit Crédit
31/12/87 E6 30 000
Solde créditeur 30 000
Total 30 000 30 000

1/01/88 Solde créditeur 30 000


31/12/88 E18 10 000
Solde créditeur 20 000
Total 30 000 30 000

1/01/89 Solde créditeur 20 000


31/12/89 E28 (pour solde) 20 000

Soldé 20 000 20 000

039. Provisions pour dépréciation des stocks.


Sommes
Dates Libellés
Débit Crédit
31/12/87 E6 2 060
Solde créditeur 2 060
Total 2 060 2 060

1/01/88 Solde créditeur 2 060


31/12/88 El8 (pour solde) 2 060
Soldé 2 060 2 060

275
LES PROVISIONS

049. Provisions pour dépréciation des comptes de tiers.

Sommes
Dates Libellés
Débit Crédit
31/12/87 E6 4 460
Solde créditeur 4 460
Total 4 460 4 460

1/01/88 Solde créditeur 4 460


31/12/88 E18 630
Solde créditeur 5 090
Total 5 090 5 090

1/01/89 Solde créditeur 5 090


31/12/89 E28 (pour solde) 5 090
Soldé 5 090 5 090

59. Provisions pour dépréciation des comptes financiers.

Sommes
Dates Libellés
Débit Crédit
31/12/87 E6 300
Solde créditeur 300

Total 300 300

1/01/88 Solde créditeur 300


31/12/88 E18 50
Solde créditeur 250

Total 300 300

1/01/89 Solde créditeur 250


31/12/89 E28 (pour solde) 250

Soldé 250 250

276
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B3.

C.3. CORRIGE DU SUJET B.3.


C.3.1. Tableau d'amortissement

Années Valeur brute Dotations Valeur nette Amortissements

1980 45 000 000 1 968 750 43 031 250 1 968 750


1981 45 000 000 6 750 000 36 281 250 8 718 750
1982 45 000 000 6 750 000 29 531 250 15 468 750
1983 45 000 000 6 750 000 22 781 250 22 218 750
1984 45 000 000 6 750 000 16 031 250 28 968 750
1985 45 000 000 6 750 000 9 281 250 35 718 750
1986 45 000 000 6 750 000 2 531 250 42 468 750
1987 45 000 000 2 531 250 0 45 000 000

Un taux d'amortissement de 15 % appliqué à une valeur brute de 45 000 000 FCFA déter-
mine un amortissement annuel de 6 750 000 FCFA.
- Total déjà amorti en 1985 :
45 000 000 - 9 281 250 = 35 718 750
- Nombre d'années restant à amortir :
9 281 250 = j 375 s o i t p l u s d-un a n
6 750 000

L'amortissement devra donc se terminer en 1987.


- Montant à amortir en 1987 :
9 2 8 1 2 5 0 - 6 750 000 = 2 531250
- Nombre de jours d'amortissement en 1987 :
2 531 250 x 360 _ 135 jours, soit 4 mois et 15 jours
6 750 000
- Date de fin d'amortissement (s'il n'y avait pas eu vente) : 15/5/87.
- Fraction d'année à amortir lors de l'acquisition :
8 mois - 135 jours = 105 jours, d'une valeur de :
6 750 000 x 105 _ }968 750
360
105 jours à partir du 31/12/80 aboutissent à la date d'acquisition du 15/9/80.

277
LES PROVISIONS

C.3.2. Journal
Afin de pouvoir déterminer le prix de vente des produits finis vendus, il est nécessaire de dres-
ser l'état de stock.

Tr. Nature Qté Coût d'achat Vente Valeur Nbre Coût moyen
N° E/V unités unitaire

Stock - - - - 92 641 400 271 341 850,18


E2 Vente 120 41 022 021 57 377 471 51 619 379 151 341 850,18
Eli Retour 28 9 571 805 13 388 077 61 191 184 179 341 850,18
E12 Sortie 24 8 204 404 - 52 986 780 155 341 850,18
E15 Vente 141 48 200 876 54 756 165 4 785 904 14 341 850,18

1/9
062 TC (HE) 528 000
56 BQ 528 000

64 CPD 660 000


56 BQ 660 000

56 BQ 17 371 641
54 ER 40 533 830
71 PV 57 377 471
073 FàlT 528 000

Détermination du prix de vente :


-Prix de vente unitaire: 341850,18x1,42 = 485 427,25 d'où un prix de vente unitaire
arrondi à 485 427.
- Prix de vente brut : 485 427 x 120 58 251 240
-Remise 1,5% - 873 769
- Net commercial 57 377 471

1/9
72 PS 41 022 021
35 PF 41 022 021
Constatation de la sortie de stock
1/9
068 DAP (HE) 2 868 874
89 MP 2 868 874

(57 377 470 x 5 % = 2 868 874)


20/9
22 AIC 1 510 000
53 EP 1 510 000

278
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET BJ.

25/9
56 BQ 39 636 830
63 ASC 47 000
67 I 850 000
54 ER 40 533 830
6/K
31 MF 40 474 000
56 BQ 39 866 890
77 IDR 607 110
8/1C
31 MF 2 802 000
40 F (assurance] 1 500 000
56 BQ 1 302 000

10/10. Pas d'écriture pour la domiciliation bancaire.


14/10 —
53 EP 1 510 000
63 ASC 4 500
56 BQ 1 514 500
31/12
89 MP (pour solde) 2 868 874
019 PCP 2 868 874

68 DAP 41 944
88 MA 41 944
Dotation annuelle :
1 510 000 x 0,10 = 151 000
Dotation 1985 (100 jours)
151 000 x 100 : 360 = 41 944

88 MA (pour solde) 41 944


028 AI 41 944

022 AIC 1 510 000


22 AIC (pour solde) 1 510 000
21/1/86
35 PF 9 571 805
72 PS 9 571 805

062 TC(HE) 123 200


71 PV 13 388 077
41 Cl F.A. 13 511 277

279
LES PROVISIONS

25/1
56 BQ 3 120 000
71 PV 3 120 000

32 DR 1 100 000
064 CPD (HE) 4 369 603
2 051101 + (3 418 502 -1 100 O00)
72 PS 2 734 801
35 PF 8 204 404

6 pièces jetées : 6 x 341 850,18 = 2 051 101


8 pièces vendues: 8x341850,18 = 2 734 801
10 pièces stockées comme rebut commercialisable : 10 x 341 850,18 = 3 418 502.

10/2
41 CL. FA 13 511 277
56 BQ 13 511 277
2/5
68 DAP (6 750 000 x 122 : 360) 2 287 500
88 MP 2 287 500

56 BQ 3 550 000
84 RCEAI 3 550 000

88 MA (35 718 750 + 2 287 500) 38 006 250


84 RCEAI 38 006 250

84 RCEAI 45 000 000


22 AIC 45 000 000
23/5
54 ER 54 756 165
71 PV 54 756 165

72 PS 48 200 876
35 PF 48 200 876
25/7
54 EE (Effets à l'encaissement) 54 756 165
54 ER 54 756 165
2/8
54 El 54 756 165
54 EE (Effets à l'encaissement) 54 756 165

280
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B3.

063 ASC (HE) 12 500


56 BQ 12 500

41 Cl 54 768 665
54 El (Effet impayés) 54 756 165
073 FàlT 12 500
8/8
56 BQ 18 256 222
41 Cl 18 256 222

41 Cl. D 36 512 443


41 Cl 36 512 443

068 DAP (HE) 36 512 443
89 MP 36 512 443
13/12
56 BQ 18 256 222
41 Cl. D 18 256 222

89 MP 18 256 222
078 RAP (HE) 18 256 222
31/12
68 DAP 151 000
88 MA (pour solde) 151 000
Amortissement machine à écrire

88 MA (pour solde) 151 000


028 AI 151 000

028 AI (soldé) 35 718 750


88 MA (pour solde) 35 718 750
Annulation amort. machine A

22 AIC (pour solde) 45 000 000


022 AIC (soldé) 45 000 000
Annulation immobilisation

89 MP (annulation PCP sans objet) 2 868 874


078 RAP (HE) 2 868 874
31/12
019 PCP (soldé) 2 868 874
89 M P (pour solde) 2 868 874

281
LES PROVISIONS

068 DAP (HE) 1 025 551


89 MP 1 025 551
(341 850,18 x 3)

La dépréciation que subit le stock étant imputable à l'exercice en cours, il convient de créer une
provision afin que la perte prévisible ne soit pas reportée sur l'exercice suivant.

89 MP 1 025 551
039 PDS 1 025 551

89 MP 18 256 222
049 PDCT 18 256 222

282
Chapitre VIII : Clôture de l'exercice
comptable, bilan,
soldes de gestion

Section A : Rappels de cours et exemples

A.l. LA BALANCE AVANT INVENTAIRE

Lorsque l'exercice comptable est terminé, on doit établir une balance des mouvements.
Rappelons que les comptes de mouvements (voir chapitre I, A) sont les comptes de classes 1
à 7, et de classe 06 et 07.
Cette balance s'appelle la balance avant inventaire. Elle constitue le point de départ de
l'opération de clôture des comptes.
Pour clore les comptes en fin d'année, on commence par régulariser les comptes de gestion et
les comptes de mouvements patrimoniaux ; c'est ce qui est fait dans les parties A.2. et A.3. ci-
dessous.

A.2. REGULARISATION DES COMPTES DE GESTION

Cette régularisation est rendue nécessaire par l'application du principe de rattachement des
charges et des produits à l'exercice qui les a vus naître.

A.2.1. Rappels des chapitres précédents


Les premières opérations à réaliser ont été traitées dans les chapitres V et VII :
- immobilisations des frais,
- l'enregistrement, s'il n'a été déjà effectué, de la production de l'entreprise pour elle-même,
- dotations aux amortissements,
- dotations aux provisions,
- reprises sur provisions,
- la partie non encore faite de l'enregistrement, concernant les immobilisations, des cessions, dis-
paritions, mises au rebut ou hors service.
Ensuite il convient, si on est à l'inventaire intermittent, (voir chapitre III) :
- d'évaluer les stocks,
- d'annuler les stocks initiaux et de constater les stocks finals.

283
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN. SOLDES DE GESTION

Les écritures de contrepartie de celles qui précèdent permettent d'enregistrer les consommations
de marchandises, matières, fournitures, emballages, ainsi que la production stockée.

A.2.2. Consommation de fournitures


Si des achats de fournitures de faibles montants ont été enregistrés comme consommations
immédiates et qu'il en reste en stock en fin d'exercice, il faut régulariser la consommation et le
montant du stock :
- en annulant le stock initial par le crédit du compte de stock et le débit du compte de consomma-
tion,
- en constatant le stock final par le débit du compte de stock et le crédit du compte de consomma-
tion.
Exemple : la SGIC enregistre en cours d'exercice tous ses achats de fournitures par le débit du
compte 61.2 FC (FC = Fournitures consommées).
Au bilan 1986 son stock de fournitures (solde débiteur du compte 31.2 F (F = Fournitures)
était 2 708. En fin d'exercice 1987, on évalue le stock final à 2 100 et on constate que le solde
débiteur du compte 61.2 FC est égal à 1 884. Ce dernier solde ne représente pas le montant des
fournitures consommées mais celui des achats.
Il faut donc régulariser en passant les écritures ci-dessous :

•31/12
61.2 FC 2 708
31.2 àF 2 708
annulation du stock initial
31/12
31.2 2 100
61.2 à FC 2 100
constatation du stock final

A.2.3. Charges payées d'avance


Certaines charges enregistrées en cours d'exercice concernent en fait l'exercice suivant ; ces
charges payées d'avance doivent faire l'objet d'une régularisation : on les annule par le crédit
du compte de charges et le débit du compte 48. CRG-DA (Compte de Régularisation de la Gestion
de la Période ; Mouvements Débiteurs et Actif).
Exemple : le 1/11/87 on a payé 1 020 qui correspondent à 3 mois de loyer et enregistré ces 1 020
au débit du compte 63. ASC.
En fait sur ces 1 020, 680 sont effectivement des charges de l'exercice 1987, mais 340 sont
des charges de l'exercice 1988. En fin d'exercice 1987, il convient donc d'opérer la régularisation ci-
dessous :

63. ASC 48. CRG-DA

340 340

284
RÉGULARISATION DES COMPTES DE GESTION

Le compte 48. CRG-DA sera par la suite soldé dans le compte de situation patrimoniale corres-
pondant 048. CRG-DA, à l'actif du bilan.

A.2.4. Produits à recevoir


II arrive que l'entreprise ait acquis des produits qui doivent être rattachés à l'exercice en cours,
mais dont le montant n'est pas connu avec exactitude. La valeur estimée de ces produits doit être
enregistrée par le débit du compte 48. CRG-DA et le crédit du compte de produit approprié.
Exemple : à la clôture de l'exercice 1986, on estime à 1 220 le montant des ristournes à recevoir
du fournisseur A. Il faut alors enregistrer :
31/12'
48 CRG-DA 1 220
74 àPPD 1 220

Cependant, si les produits à recevoir ont un montant connu avec exactitude, ils constituent une
créance qui doit être enregistrée par le crédit du compte de produit et le débit du compte de tiers
appropriés.
Exemple : à la clôture de l'exercice 1986, le montant des ristournes à recevoir du fournisseur B est
égal à 1 340 mais la facture d'avoir n'est pas encore parvenue, il convient alors d'enregistrer :
31/12'
41 Fournisseurs - factures à recevoir 1 340
74 àPPD 1 340

A.2.5. Charges à payer


II arrive que l'entreprise ait engagé des charges qui doivent être rattachées à la période mais dont
le montant n'est pas connu avec exactitude. La valeur estimée de ces charges doit être enregistrée
par le débit du compte de charges approprié, et par le crédit du compte 47. CRG-CP (Compte de
Régularisation de la Gestion de la Période-Mouvements Créditeurs et Passifs).
Exemple : une réparation vient d'être effectuée : la facture n'est pas encore parvenue ; le devis
s'élevait à 5 040 ; il faut enregistrer :
63. ASC 47. CRG-CP

5 040 5 040

Par contre si les charges à payer ont un montant connu avec exactitude ils doivent être enregis-
trés par le débit du compte de charge et le crédit du compte de tiers appropriés.

A.2.6. Produits perçus d'avance


II arrive qu'on ait enregistré des produits dont une partie doit être rattachée à l'exercice suivant :
ces produits perçus d'avance doivent faire l'objet d'une régularisation par le débit du compte de pro-
duits approprié et le crédit du compte 47. CRG-CP.

285
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

Exemple : un client a souscrit le 1/8/1986 un abonnement annuel pour un montant de 7 660.


Sept douzièmes de ce montant, soit 4 468, sont des produits de l'exercice 1987. A la fin de
l'exercice 1986, il faut donc passer l'écriture suivante :
31/12
71 PV 4 468
47 à CRG-CP 4 448

A.3. REGULARISATION DES COMPTES DE MOUVEMENTS


PATRIMONIAUX

L'inventaire effectif (extra-comptable) de la situation patrimoniale de l'entreprise conduit éven-


tuellement à des régularisations :
- soit par le constat de manquants sur stocks (voir chapitre II),
- soit par la création, la reprise ou l'ajustement de provisions pour charges pour risque ou pour
dépréciation (voir chapitre VII).
Au-delà de ces régularisations, il faut faire passer du compte 56. BQ au compte 55. CCE
(Chèques et Coupons à Encaisser) les chèques et coupons détenus par l'entreprise et non remis à
l'encaissement.
Exemple : si le montant des chèques et coupons à encaisser en fin d'exercice 1987 est 2 617, il
faudra passer l'écriture :
55. CCE 56. BQ

2 167 2 167

A4. LA BALANCE APRES INVENTAIRE

Lorsqu'on a procédé à l'ensemble des redressements et écritures entraînées par l'inventaire extra-
comptable on peut à nouveau établir une balance des mouvements de l'exercice. Cette balance
s'appelle la balance après inventaire.
C'est à partir de cette balance qu'on va solder les comptes de gestion (voir A.5) puis solder les
comptes de bilan (voir A.6).

A.5. SOLDE DES COMPTES DE GESTION ET DÉTERMINATION


DES SOLDES CARACTÉRISTIQUES DE GESTION

II existe 8 soldes caractéristiques de gestion (on dit aussi « soldes de gestion ») : la marge
brute, la valeur ajoutée, le résultat d'exploitation, le résultat hors exploitation, le résultat de

286
SOLDE DES COMPTES DE GESTION

cession d'éléments d'actif immobilisé, le résultat net avant impôt sur le résultat, l'impôt sur le
résultat, et le résultat net après impôt sur le résultat.
Chaque solde caractéristique de gestion est le solde d'un compte qui porte le même intitulé et
que l'on appelle compte de détermination de solde caractéristique de gestion : la « marge brute »
par exemple, est un nombre obtenu en faisant le solde d'un compte qui s'appelle « compte de déter-
mination de la marge brute » (qui porte le numéro 80).

En fin d'exercice, lorsqu'on a régularisé les comptes de gestion et les comptes de mouvements
patrimoniaux, et calculé la balance après inventaire (voir A2, A3 et A4 ci-dessus), on solde les
comptes de charges (classes 6 à 06) et les comptes de produits (classes 7 à 07) dans les comptes de
détermination des soldes caractéristiques de gestion :
- les comptes 60. CSV et 70. VM dans le compte 80. MB (compte de détermination de la
marge brute).
- l e s comptes 61. MFC, 62. TC, 63. ASC, 71. PV, 72. PS, 73.PEEM, ainsi que le
compte 80. MB, sont soldés dans le compte 81. VA (compte de détermination de la valeur
ajoutée). Lorsqu'on solde le compte 80. MB, on obtient la Marge Brute de l'exercice comptable.
- les comptes 64. CPD, 65. FdP, 66. IT, 67.1, 68. DAP, 74. PPD, 76. SdE, 77. IDR,
78. RAP, ainsi que le compte 81. VA, sont soldés dans le compte 82. RE (compte de détermina-
tion du résultat d'exploitation). Lorsqu'on solde le compte 81. VA, on obtient la Valeur Ajoutée de
l'exercice comptable.
- les comptes de charges hors exploitation (classe 06) et de produits hors exploitation
(classe 07) sont soldés dans le compte 082. RHE (compte de détermination du résultat hors
exploitation).

Tous les comptes de charges et de produits sont alors soldés, et la suite des opérations ne fait
intervenir que les comptes de détermination et des soldes de gestion :
- les comptes 82. RE, 082. RHE et 84. RCEAI sont soldés dans le compte 85. RNAI
(compte de détermination du résultat net avant impôt sur le résultat) ; en prenant les soldes ci-
dessus, on obtient le Résultat d'Exploitation et le Résultat Hors Exploitation de l'exercice comp-
table. Dans cette opération, le compte 84. RCEAI a un fonctionnement un peu spécial : il est
composé de deux parties qui doivent faire chacune l'objet d'un traitement à part, sans compensation
entre elles : d'un côté les plus-values sur cessions d'éléments d'actif immobilisé, de l'autre les
moins-values sur cessions d'éléments d'actif immobilisé.
- sur la base du Résultat Net avant Impôt, et en utilisant les règles fiscales en vigueur, on cal-
cule le montant de l'impôt sur le résultat ; on inscrit ce montant au débit du compte 86. IR
(enregistrement de l'impôt, au débit comme les charges), et au crédit du compte 43. Etat (car il
s'agit d'une dette vis-à-vis de l'État).
- les comptes 85. RNAI et 86. IR sont soldés dans le compte 870. RN (compte de détermi-
nation du résultat net en instance d'affectation) : en prenant le solde du compte 85. RNAI, on
obtient le Résultat Net avant Impôt de l'exercice comptable ; on remarque que le solde du compte
86. IR est l'impôt sur le résultat.
- enfin, le compte 870. RN est soldé au Bilan de Clôture de l'entreprise dans le compte 0875.
RNIA (résultat net en instance d'affectation) ; un résultat bénéficiaire est inscrit au passif du
bilan ; un résultat déficitaire est inscrit à l'actif du bilan.

Exemple : on donne ci-dessous un extrait de la balance après inventaire de l'entreprise SGIC au


31/12/1988 ; à partir de cet extrait, nous montrerons comment en pratique s'effectuent les opéra-
tions ci-dessus :

287
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

SOMMES SOMMES SOLDE SOLDE


N° INTITULÉ DES DES
DÉBITS CRÉDITS DÉBITEUR CRÉDITEUR

60 CSV 100 0 100 0


61 MFC 6 212 187 6 025 0
62 TC 587 0 587 0
63 ASC 2 379 0 2 379 0
70 VM 0 278 0 278
71 PV 332 19 884 0 19 552
72 PS 4 115 3 617 498 0

73 PEEM 0 424 0 424

Commençons par indiquer les écritures de Journal par lesquelles on solde les comptes ci-
dessous :
•31/12

80 MB 100
60 à CSV (pour solde) 100
31/12
70 VM (pour solde) 278
80 à MB 278
31/12
80 MB (pour solde) 178
81 à VA 178
31/12.
81 VA 6 025
61 à MFC (pour solde) 6 025
31/12
81 VA 587
62 à TC (pour solde) 587
31/12
81 VA 2 379
63 à ASC (pour solde) 2 379
31/12
71 PV (pour solde) 19 552
73 PEEM (pour solde) 424
72 à PS (pour solde) 498
81 VA 19 478
31/12
81 VA (pour solde) 10 665
82 à RE 10 665

288
SOLDE DES COMPTES DE MOUVEMENTS PATRIMONIAUX

On peut adopter une forme détaillée (comme on l'a fait pour les comptes de charges), ou une
forme condensée (comme on l'a fait pour les comptes de produits).
Naturellement, à chaque ligne du Journal correspond une écriture dans un compte du Grand
Livre. Voyons à titre d'exemple ce qu'il en est pour les comptes 61. MFC et 81. VA. Le compte
61. MFC aura l'allure suivante :

COMPTE N° 61 MATIÈRES ET FOURNITURES CONSOMMÉES

Date Libellé Débit Crédit

1/1 (écritures diverses passées dans


au le compte au cours de l'exercice)
31/12

Totaux 6 212 187

Solde débiteur 0 6 025

L'écriture du solde débiteur (montant 6 025) est la transposition au compte 61. MFC de la
ligne numéro 8 du Journal qui figure plus haut. Ce solde débiteur du compte 61. MFC, inscrit ci-
dessus pour solde au crédit du compte, sera reporté au débit du compte de détermination de la Valeur
Ajoutée, compte numéro 81 qui, lui, aura l'allure suivante :

COMPTE N° 81 COMPTE DE DÉTERMINATION DE LA VALEUR AJOUTÉE

Libellé Débit Crédit

Marge brute (report) 178


MFC (report du solde) 6 025
TC (report du solde) 587
ASC (report du solde) 2 379
PV (report du solde) 19 552
PS (report du solde) 478
PEEM (report du solde) 424
Totaux 9 489 20 154

Solde créditeur (= Valeur Ajoutée) 10 665 0


Totaux après solde 20 154 20 154

On voit sur ce compte n° 81. VA le report du Grand Livre des lignes numéro 6, 7, 9, 11, 16
et 17 du Journal présenté plus haut.

A.6. SOLDE DES COMPTES DE MOUVEMENTS PATRIMO-


NIAUX, DES COMPTES « 88. MOUVEMENTS DES AMORTISSE-
MENTS » ET « 89. MOUVEMENTS DES PROVISIONS »

Commençons par traiter des comptes 88. MA et 89. MP. Nous avons vu dans le Chapitre V
que le compte 88. MA est soldé, en fin d'exercice, dans le compte « 028. Amortissements » qui

289
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

lui correspond. Nous avons vu dans le Chapitre VII que le compte 89. MP est soldé, en fin
d'exercice, dans les comptes de provisions appropriés (numéros 019 à 059).
Par ailleurs, nous avons vu au Chapitre I que :
- les comptes de situation patrimoniale (classe 01 à 05) ne fonctionnent qu'en fin d'exercice, à la
clôture des comptes ; dans chacun de ces comptes on commence par reporter le solde figurant au
bilan de clôture de l'exercice précédent.
- en fin d'exercice, chaque compte de mouvements patrimoniaux est soldé dans le compte de situa-
tion patrimoniale qui lui correspond : puis ce dernier est soldé, et son solde viré :
- au bilan de clôture de l'exercice en cours
- au compte de situation patrimoniale de l'exercice suivant.
Exemple : au Bilan 1987, on trouve 583 au compte « 056. Banque ». Au cours de l'exercice 1988
il y a eu 1 723 d'entrées en banque (chèques encaissés, virements reçus, remises en espèces) et
2 087 de sorties (chèques émis, virements effectués, prélèvements en espèces). Le compte
« 56. Banque » aura l'allure suivante :

COMPTE N° 56 BANQUE

Date Libellé Débit Crédit

1/1 (écritures diverses passées dans


au le compte au cours de l'exercice)
31/12

Totaux 1 723 2 087

Solde créditeur 364 0

Totaux après solde 2 087 2 087

et le compte « 056. Banque » aura l'allure suivante :

COMPTE N° 056 BANQUE

Date Libellé Débit Crédit

1/1 Solde à nouveau 583


31/12 Report du solde du compte de
mouvements 364

Totaux 583 364

Solde débiteur 0 219

Totaux après solde 583 583

et le solde sera reporté au débit du compte « 056. Banque » au bilan de clôture de l'exercice 1988
et au débit du compte « 056. Banque » ouvert au Grand Livre de l'entreprise pour l'exercice
comptable 1989. Le mécanisme exposé ci-dessus s'applique à tous les comptes de
mouvements patrimoniaux. Il s'applique également au compte 875. ARPP

290
SOLDE DES COMPTES DE MOUVEMENTS PATRIMONIAUX

(« affectation du résultat net de la période précédente ») que l'on a utilisé en cours d'exercice lors de
l'affectation des résultats de l'exercice précédent : le compte 875. ARPP est soldé dans le compte
0875. RN, ce qui a pour effet de solder ce dernier. On aura ainsi « vidé » le compte 0875. RN
dans lequel on virera par la suite le solde du compte 870, pour inscription du résultat net de
l'exercice au bilan de clôture.

A.7. LE TABLEAU DE PASSAGE AU SOLDE DES COMPTES


PATRIMONIAUX

L'ensemble des opérations indiquées au paragraphe précédent est résumé dans un tableau appelé
« Tableau de Passage » qui se présente comme à la page suivante ; pour chaque compte de patri-
moine ainsi que pour les comptes 88. MA, 89. MP et 875. RN, on y inscrit :
- la situation d'ouverture,
- la somme des mouvements débiteurs,
- la somme des mouvements créditeurs,
- la situation de clôture.
Par ailleurs on y fait figurer à part les mouvements purement internes comme :
- l'affectation du résultat net de la période précédente,
- l'incorporation de réserves au capital,
- les réévaluations de bilan.
Le tableau de passage est un document très important : il a l'avantage de présenter en une
page, de façon synthétique et bien organisée, l'ensemble des données permettant de comprendre le
passage du bilan d'ouverture au bilan de clôture ; il est un instrument indispensable pour l'analyse
comptable et financière de la situation en début d'exercice, de la situation en fin d'exercice, et de
l'impact de l'exercice comptable sur la santé économique de l'entreprise.

291
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

Soldes Mouvements patrimoniaux Soldes


débiteurs de la période débiteurs
descompfcs descompfcs
de situation de situation
N° à l'ouverture Flux à la clôture
dei INTITULÉS DES COMPTES Flux externes internes
deh delà
comptes période période

Reports + OU-
da Augmen- Dimi- viremenu Soldes
soldes de compte reportables
acompte

20 Frais et valeurs incorporelles immobilisés

IMMOBILISATIONS
21 Terrains
22 Autres immobilisations corporelles
23 Aunes immobilisations corporelles en cours

STOCKS
30 Marchandises
31 Matières et fournitures
33 Emballages commerciaux
34 Produis semi-ouvrés
35 Produits finis
36 Produis en cours
37 Travaux en cours
38 En cours de roule et à réceptionner

AUTRES VALEURS IMMOBILISÉES


24 Avances et acomptes sur commandes d'immobilisation en
cours

o 25 Prêts et autres créances i long et a moyen erme


26 Titres (autres que les titres i court terme)
S
VALEURS RÉAUSABLES A COURT TERME
40 Fournisseurs - Avances et acomptes versés
41 Clients
42 Personnel
43 État et organismes africains ou internationaux
44 Associés
45 Sociétés apparentées
46 Débiteurs divers
51 Prêts a moins d'un an
52 Titres a court erme
54 Effets et warrants a recevoir

DISPONIBLE
55 Chèques et coupons a encaisser
56 Banques et chèques postaux
57 Cane
58 Compta de régies d'avances et d'accréditifs

48 Compii de régularisation de la gestion


mouvements débiteurs

TOTAUX

292
SOLDE DES COMPTES DE MOUVEMENTS PATRIMONIAUX

Soldes Mouvements patrimoniaux Soldes


crédi Kurs de la période crédieurs
descompes des comptes
de situation de situation
N° a l'ouverture Flux i la clôture
des Run externes
INTITULÉS DES COMPTES delà internes delà
compii période période

Reports _ + + OU-
des Dimi- Augmen- Soldes
soldes nutions tations décompte reportables
acompte

87 RÉSULTATS NETS
870 - d e la période (à affecter) V//////A Y////////,
875 - affectation du résultat net de la période précédent Y////////,
NOI

88 AMORTISSEMENTS

U Amortissements des frais et valeurs incorporelles

a immobilisées

s Amortissements des immobilisations

89 PROVISIONS
Provisions pour charges et pertes
Provisions pour déprédation

CAPITAUX PROPRES
10 Capital
11 Réserves
12 Report à nouveau
14
so Subventions d'équipement

oc
s DETTES A LONG ET A M O Y E N TERME

< 16
17
Emprunts obligations
Autres emprunts et dettes i long et à moyen terme

40
41
42
DETTES A COURT TERME
Fournisseurs
Clients - Avances et acomptes reçus
Personnel
HP
wy/Zw
Vs/ss/s//
tu 43 Eut et organismes africains ou internationaux

f-
44 Associés
ys/ssZyh
45 Sociétés apparenté«
M 46 Créditeurs divers

8 51
52
Emprunts à moins d'un an
Titres à court tenne
YZVSSIW
53
56
Effets et warrants à payer
Banques - Avances reçues à moins d'un an
'w/z/Zw
(soldes credi teure)
vsy///s%'

47 Comptes de régularisation de la gestion


Wm
mouvements créditeurs

UP
•I 0

TOTAUX X Y Z

293
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

Section B : Sujet de révision

PROBLÈME SOGECOM

THEMES TRAITES :
Révision des thèmes précédents ; travaux d'inventaire, balance après inven-
taire, soldes caractéristiques de gestion, bilan de clôture.

1. Introduction
Le problème à résoudre ici comporte des données assez nombreuses ; aussi commencerons-
nous par indiquer comment il est organisé. Il comporte deux parties :
- dans la première partie, on part de la balance avant inventaire (voir 2) et de l'ensemble des infor-
mations recueillies lors de l'inventaire (voir 3 à 8) : le travail demandé consiste à passer les écri-
tures de fin d'exercice concernant les stocks, les amortissements et provisions, etc.
- dans la seconde partie, l'objectif à atteindre est l'élaboration du Bilan de clôture et du Tableau des
soldes caractéristiques de gestion, à partir du bilan d'ouverture (voir 9) et des résultats obtenus dans
la première partie.

2. Balance avant inventaire


La SOGECOM est une entreprise industrielle et commerciale qui, en comptabilité, utilise la
méthode de l'inventaire permanent. A la clôture de l'exercice 1986, la balance avant inventaire se
présente comme indiqué dans les tableaux 1 et 2 page suivante.

Tableau 1 : Entreprise SOGECOM - Exercice 1986.


Balance avant inventaire - Première partie

Compte n° Intitulé Somme des Débits Somme des Crédits

10 CP 500
11 Réserves 100
17 AED1MT 1 949
22 AIC 2 632
26 T(ACT) 215
30 M 4 042 3 517
31 MF 3 512 3 724
33 E 142 84
35 PF 4 842 5 153
38 SCRR 724 543
40 F 4 110 3 987
TOTAUX à reporter 22 168 17 608

294
SUJET DE RÉVISION

Tableau 2 : Entreprise SOGECOM - Exercice 1986


Balance avant inventaire - Deuxième partie

Compte n° Intitulé Somme des Débits Somme des Crédits

Reports 22 168 17 608


41 CL 6 390 4 676
42 P 1 824 1 804
43 ET 764 824
44 A 584 584
46 Créditeurs divers 15 9
46 Débiteurs divers 9 8
47 CRG-CP 122
48 CRG-DA 148
50 Emprunts à moins d'un an 39 74
53 EP 612 657
54 ER 2 033 1 874
55 CCE 0 17
56 BQ 8 161 8 418
57 Caisse 1 033 1 153
60 CSV 3 601
61 MFC 3 724
62 TC 562
63 ASC 535
64 CPD 434
65 FP 1 804
66 rr 824
67 I 363
060 à 067 Charges hors exploitation 174
70 VM 6 106
71 PV 8 662
72 PS 5 153 5 064
73 PEEM 1 322
74 PPD 52
77 IDR 9
070 à 077 Produits hors exploitation 204
078 Reprises sur provisions 437
84 RCEAI 1 839
89 MP 437
875 Affectation du résultat net de la période
précédente 184
TOTAUX 61 549 61 549

295
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

3. Inventaire des immobilisations

Lors des opérations de cession décrites en 3.1. et 3.2. ci-dessous, le comptable s'est contenté
d'enregistrer le produit de cession (par le débit d'un compte de tiers ou d'un compte financier, et le
crédit du compte 84. RCEAI).
3.1. Vente le 13/5/1986, pour 1 374, d'un fonds de commerce acheté pour 1 217 le 20/3/1982.
3.2. Vente le 24/6/1986, pour 348, d'une machine achetée le 10/3/1981 (valeur brute 1 612, taux
d'amortissement 15 %).
3.3 Achat le 12/2/1986, pour 1 410, d'une machine ayant une durée probable d'usage de 6 ans.
Cet achat a été enregistré le 12/2.
3.4. Un hangar de stockage est construit par l'entreprise : coût de revient : 1 322, taux
d'amortissement : 5 %, date d'achèvement : 8/4/1986. La mise en service a été enregistrée en
comptabilité le 8 avril.
3.5. Le 16/9/1986, mise au rebut d'une machine de valeur brute 1 724 acquise le 28/7/1982. Cette
machine avait au bilan 1985 une valeur nette de 543. Cette mise au rebut n'a pas été enregistrée.
3.6. Le 31/12/1986, les titres (autres que titres à court terme) possédés par l'entreprise ont une
valeur estimée à 1 033 au cours du marché. Le cours des titres (autres que les titres à court terme)
possédés par la SOGECOM au 31/12/1985 n'a pas varié en 1986.
3.7. Au 31/12/1985, la SOGECOM avait trois « autres immobilisations corporelles » : l'une a
été vendue (voir 3.2), la seconde a été mise au rebut (voir 3.5), la troisème a été acquise le 9/7/
1984. Aucune de ces trois immobilisations n'est affectée de provision pour dépréciation au 31/12/
1985.

4. Inventaire des stocks

4.1. Un lot de marchandises valant 218 au coût d'achat est défraîchi ; sa valeur marchande est esti-
mée à 167.
4.2. Un lot de marchandises de valeur 89 est irrécupérable : on le jette.
4.3. On constate un manquant de 52 sur le stock de matières premières.
4.4. La valeur au 31/12/1986 des produits en cours est 334.

5. Inventaire des créances

5.1. Une créance de 408 sur un client, déjà provisionnée pour deux tiers au Bilan 1985, est estimée
irrécupérable au 31/12/1986.
5.2. Une créance de 327 sur un client paraît douteuse. Le 31/12/1986, on pense pouvoir en récupé-
rer 120.

6. Inventaire des comptes financiers


En 1986, il n'y a pas eu d'achat de titres à court terme. Le 14/7/1986, la SOGECOM a vendu
pour 117 des titres achetés 149 le 13/2/1984. A cette date, seul le produit de cession a fait l'objet
d'un enregistrement, par le débit du compte 56. BQ et le crédit du compte 84. RCEAI.

296
SUJET DE RÉVISION

Ces titres étaient cotés 139 le 31/12/1985, et donc provisionnés pour un montant de 10 au
bilan d'ouverture de l'exercice 1986.
La SGIC s'est donc judicieusement dessaisie de titres dont les cours étaient en train de baisser.
Les cours des autres titres se sont raffermis : leur valeur totale au 31/12/1986 s'établit à 238.

7. Inventaire des risques et charges

7.1. On prévoit des travaux d'un montant total de 1 887 à réaliser dans trois ans. La SGIC décide
de constituer, au 31/12/1986, une provision du tiers de ce montant.
7.2. On prévoit un litige avec un fournisseur : on estime que les frais seront d'un montant de 154.

8. Informations diverses

8.1. Certaines des charges ont été constatées d'avance : elles ont été engagées au cours de l'exercice
1985 mais se rapportent à l'exercice suivant : 112 concernent des « autres services consommés »
et 72 des « charges et pertes diverses ».
8.2. On constate un montant de 87 de produits perçus d'avance ; ils entrent dans la catégorie
71. PV.
8.3. Des chèques reçus par la SOGECOM d'un montant total 88 ont été enregistrés au débit du
compte « 56. Banque », alors qu'ils n'ont pas été remis en banque au 31/12.
8.4. Des réparations ont été effectuées par un fournisseur de service ; la facture n'est pas encore
parvenue le 31/12/1986 ; on estime son montant à 234 ; aucun enregistrement n'a été effectué
concernant ces réparations.
8.5. La SOGECOM accorde des ristournes à ces clients sur la base des achats de l'année ; le mon-
tant de ces ristournes est estimé à 79. Ces ristournes seront payées au début de l'exercice 1987.
8.6. Au cours de l'exercice 1986, on a repris 437 de provisions ; ces reprises sur provisions se
décomposent comme suit :
- 153 concernent des pertes et charges,
- 157 concernent des créances clients,
- 67 concernent des marchandises,
- 60 concernent des matières et fournitures.

9. Bilan d'ouverture (bilan 1985)

Le bilan d'ouverture au 31/12/1985 est présenté dans les tableaux ci-après :

297
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN. SOLDES DE GESTION

Entreprise SOGECOM : bilan au 31/12/1985


Amortisse-
ACTIF Montant ments et pro- Montant Totaux
brut visions pour net partiels
dépréciation
FRAIS ET VALEURS INCORPORELLES
IMMOBILISÉS
— Frais immobilisés
— Valeurs incorporelles 2 230 2 230
tu IMMOBILISATIONS CORPORELLES
co - Terrains
H - Autres immobilisations corporelles 4 380 2 729 1 651
- Autres immobilisations corporelles en cours
I8 AUTRES VALEURS IMMOBILISÉES
co - Avances et acomptes sur commandes
d'immobilisations en cours
W - Prêts et autres créances à long et à moyen terme
dont : partie à encaisser à moins d'un an1 1
- Titres (autres que titres à court terme) 1 018 232 786
7 628 2 961 4 667 4 667
VALEURS D'EXPLOITATION
- Marchandises 390 70 320
— Matières et fournitures 433 60 373
- Emballages commerciaux
- Produits semi-ouvrés
y - Produits finis 521 521
p - Produits en cours 127 127
co -Travaux en cours
- En cours de route, et à réceptionner
TOTAL 1 471 130 1 341 1 341
VALEURS RÉALISABLES A COURT TERME
ET DISPONIBLE
- Fournisseurs-Avances et acomptes versés
co - Clients 1 172 478 694
co 5 - Personnel
LU g — État et organismes africains ou internationaux
•9 — Associés
Q — Sociétés apparentées
- Débiteurs divers 19 19
- Comptes de régularisation - ACTIF 148 148
- Prêts et autres créances à long et à moyen terme
co (partie à encaisser à moins d'un an) 1
- Prêts à moins d'un an
|co - Titres à court terme 369 42 327
- Effets et warrants à recevoir 203 203
rË - Chèques et coupons à encaisser 17 17
- Banques et chèques postaux 442 442
- Caisse 168 168
- Comptes de régies d'avances et d'accréditifs
O
co TOTAUX 2 538 520 2 018 2 018

TOTAL GÉNÉRAL 8 026


Montant des engagements reçus

(1) Présentation laissée au choix de l'entreprise

298
SUJET DE RÉVISION

Entreprise SOGECOM : bilan au 31/12/1985

PASSIF Montant Totaux


net partiels

CAPITAL PROPRE
- Capital social (ou personnel) 2 500
- Primes d'émission

RÉSERVES
- Réserves réglementaires 150
- Réserves libres

REPORT A NOUVEAU
2 650 2 650
TOTAL : SITUATION NETTE (avant résultat de la période)

SUBVENTIONS D'ÉQUIPEMENT

DETTES A LONG ET A MOYEN TERME :


- Emprunts-obligations Montant brut Primes de remboursement
comptabilisé (à déduire)

- Autres emprunts et dettes à long et à moyen terme [ 2 800


dont : partie à payer à moins d'un an (comptes 016 et 017)1
PROVISIONS POUR CHARGES ET PERTES 342
TOTAL 3 142 3 142
DETTES A COURT TERME
- Fournisseurs 787
- Clients-Avances et acomptes reçus
- Personnel 84
- États et organismes africains ou internationaux 179
- Associés
- Sociétés apparentées
- Créditeurs divers 21
- Comptes de régularisation - PASSIF 122
- Dettes à long et à moyen terme
(partie à payer à moins d'un an)1
- Emprunts à moins d'un an 638
- Effets et warrants à payer 219
- Banques-Avances reçues à moins d'un an
TOTAL 2 050 2 050

RÉSULTAT NET de la période à affecter (bénéfice ou perte) 184

TOTAL GÉNÉRAL 8 026


Montant des engagements donnés
(1) Présentation laissée au choix de l'entreprise

299
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

10. Travail à effectuer


1. En utilisant les informations recueillies lors des opérations d'inventaire (voir n° 3 à 8) et les
données figurant au Bilan 1985 (voir n° 9), enregistrer au Journal du 31/12/1986 les écritures de
régularisation nécessaires.
2. Présenter la balance après inventaire.
3. Présenter le tableau des soldes caractéristiques de gestion.
4. Présenter le bilan de clôture (l'impôt sur le résultat est égal à 45 % du résultat net avant
impôt).

Section C : Corrigé commenté du problème SOGECOM


Nous commencerons par traiter la première question (voir paragraphe 10 du sujet) dans laquelle
il est demandé d'enregistrer au Journal du 31/12/1986 les écritures de régularisation résultant des
informations provenant de l'inventaire. Nous traiterons une information à la fois en commençant
dans chaque cas par présenter les calculs préliminaires.

C l . Vente du fonds de commerce (voir 3.1.)


Un fonds de commerce est une immobilisation non amortissable mais pouvant être provision-
née. Lors de la cession il suffit donc d'enregistrer le produit de cession (ce qui a été fait en cours
d'exercice) et de virer la valeur brute de l'immobilisation au compte de résultat de cession :

Compte n° Libellé Débit Crédit

31/12
84 RCEAI 1 217
20 àFVn 1 217

Cette cession dégage donc une plus-value de : 1 374 - 1 217 = 157.

C.2. Vente de la machine (voir 3.2.)


- Dotation aux amortissements en année pleine :
1 612 x 0,15 = 242
- Dotation pour 1981 (290 jours) :
290
x 242 = 195
360
-Amortissement au 31/12/1985 :
195 + 4 x 242 = 1 163
- Dotation pour 1986 (174 jours) :
174 x 242= 117
360
- Amortissement total au 24/6/86 :
1 163 + 117 = 1 280
- Valeur nette comptable au 24/6/1986 :
1 6 1 2 - 1 280 = 332
- Plus-value de cession :
3 4 8 - 3 3 2 = 16

300
CORRIGÉ COMMENTÉ

68 DAP (dotation 1986) 117


88 à MA 117

84 RCEAI (valeur brute d'actif cédé) 1 612


22 à AIC 1 612

88 MA 1 280
84 à RCEAI (amortissement de
l'actif cédé) 1 280

L'enregistrement de la cession est ainsi complet, le produit de cession ayant été enregistré au jour-
nal du 24/6.

C.3. Amortissement de la nouvelle machine et du hangar de stoc-


kage (voir 3.3. et 3.4.)
Les informations présentées en 3.3. et 3.4. indiquent que l'entrée de ces deux immobilisations
dans le patrimoine de l'entreprise a été constatée en cours d'exercice : on vérifie qu'un montant de
2 632 = 1 410 + 1 222 a été porté au débit du compte 22. AIC (voir balance avant inventaire -
Tableau 1).
Il reste au 31/12 à passer les amortissements de ces immobilisations :
Pour la machine on a :
- dotation annuelle 1 410 : 6 = 235.
-dotation 1986 (318 j) : 2 3 5 x318
= 208.
360
Pour le hangar on a :
- dotation annuelle 1 322 x 0,05 = 66.
6 6 x 262
-dotation 1986 (262j):
'il • = 48.
360

68 DAP 208
88 à MA (machine) 208

68 DAP 48
88 à MA (hangar) 48

C.4. Mise au rebut d'une machine (voir 3.5.)


Le texte n'indique pas quel est le taux d'amortissement de cette immobilisation, ce qu'il est
nécessaire de connaître pour déterminer la dotation complémentaire aux amortissements
d'exploitation et la valeur nette comptable le jour de la mise au rebut (que l'on passera en dotation
aux amortissements hors exploitation).

301
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

Déterminons ce taux :
- la machine a été acquise le 28/7/1982, donc l'amortissement total au 31/12/1985, est égal à :
1 724 - 543 = 1 181.
Cette somme représente une dotation correspondant à 1 232 jours d'amortissement (152 jours
en 1982 et 360 pour chacune des années 1983,84 et 85).
- la dotation annuelle aux amortissements (une année pleine) est donc égale à :
i m . x 360-345,
ce qui correspond à un taux d'amortissement de :
- 2 4 Ì - x 100 = 20 %,
1 724
- d'où la dotation « exploitation » pour 1986 (256 j) :
256 x 345 = 245,
360
et la valeur nette comptable le jour de la mise au rebut :
543 - 245 = 298.

88 MA valeur brute d'actif mis au rebut 1 724


22 à AIC 1 724

68 DAP dotation normale 245


88 à MA 245

068 DAP (HE) 298


88 à MA complément d'amortisse- 298
ment pour annulation .réciproque de la
valeur brute de l'actif cédé des amortis-
sements correspondants

C.5. Titres (autres que les titres à court terme) (voir 3.6.)
Notons en abrégé T (ACT) pour l'expression « titres autres que les titres à court terme ».
La balance avant inventaire nous indique qu'un montant de 215 de T (ACT) a été acquis en
cours d'exercice. Les T (ACT) possédés par la SOGECOM au 31/12/1985 ont une valeur brute de
1 018, une valeur nette de 786 et sont provisionnés pour un montant de 232 (voir « Bilan
d'ouverture »).
Les T (ACT) possédés par la SOGECOM le 31/12/1986 ont donc une valeur d'acquisition de
1018 + 215= 1233.
Leur valeur marchande est égale à 1 033. Comme le cours des T (ACT) possédés par la
SOGECOM début d'exercice n'a pas varié, leur valeur nette reste égale à 786. La valeur marchande
au 31/12/86 des T (ACT) acquis au cours de l'exercice 1986 est donc égale à 1 033 - 786 = 247.

302
CORRIGÉ COMMENTÉ

Comme ces titres ont été acquis pour 215, on en déduit que leur cote au 31/12/86 est supé-
rieure à leur cote le jour de l'achat.
Rappel : la plus-value qui en résulte ne donne lieu à aucun enregistrement (une plus-value n'est
enregistrée que lorsqu'elle est effectivement réalisée, lors d'une cession).

C.6. Amortissement de la troisième machine (voir 3.7.)


Commençons par remarquer qu'au bilan 1985 il n'y a pas de provision pour dépréciation des
autres immobilisations corporelles. Le montant 2 729 qui figure à l'actif du Bilan d'ouverture est
donc égal à la somme des amortissements du 31/12/1985 des trois machines possédées par la
SOGECOM à cette date.
Au H a n 1985, la machine vendue le 24/6/1986 avait une valeur brute de 1 612 et un amortis-
sement de 1 163 (voir C.1.2. plus haut). Au bilan 1985, la machine mise au rebut le 16/9/86
(voir 3.5.) avait une valeur brute de 1 724 et un amortissement de 1 724 - 543 = 1 181.
Au bilan 1985, la troisième machine a donc une valeur brute de :
4 3 8 0 - 1 6 1 2 - 1724 = 1 044
et un amortissement de :
2 729 - 1 163 - 1 181 = 385
Cet amortissement au 31/12/1985 correspond, puisque la machine est acquise le 9/7/1984, à la
dotation pour une durée de 531 jours (171 jours en 1984 et 360 jours en 1985). La dotation aux
amortissements en année pleine, donc aussi la dotation pour 1986, est ainsi égale à :
385 x3-^0- = 261
531

68 DAP 261
88 à MA 261

C.7. Inventaire des stocks (voir 4.1. à 4.4.)


Pour les marchandises défraîchies, il faut passer une provision de 218 - 167 = 51. Les mar-
chandises irrécupérables jetées et le manquant sur stock de matières premières sont des pertes sur
actif non immobilisé, enregistrées par le crédit d'un compte de stock et le débit du compte
064. CPD (HE).
Pour les produits en cours, on annule le stock initial et on constate le stock final par
l'intermédiaire du compte 72. PS.

68 51
89 51

064 CPD (HE) 141


30 à M marchandises irrécupé-
rables jetées 89
31 MF manquant sur stock 52

303
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

36 PEC stock final 334


72 à PS 334

72 PS 127
36 à PEC annulation du stock ini-
tial (voir bilan 1985) 127

C.8. Inventaire des créances (voir 5.1. et 5.2.)


La créance irrécupérable de 408 doit être annulée par le débit du compte 064. CPD (HE). Il ne
faut pas oublier de reprendre la provision correspondante, qui est désormais sans objet (montant
408 x 2 : 3 = 272) (cf. eh. VII).
La créance de 327 doit être transférée du compte « 4 1 . Clients» au sous-compte
« 41. Clients douteux », et provisionnée pour un montant de 327 - 120 = 207.

064 CPD (HE) perte sur créance irrécou-


vrable 408
41 à Clients douteux 408

89 MP 272
078 à RAP (HE) 272

41 Clients douteux 327


41 à Clients 327

068 DAP (HE) 207
89 àMP 207

C.9. Inventaire des titres à court terme (voir 6)


La cession de titres à court terme s'enregistre en utilisant le même mécanisme que celui utilisé
pour les cessions d'immobilisations (voir chapitre V, A.4.). Comme le produit de cession a été
enregistré, il reste à enregistrer la sortie du patrimoine et à reprendre la provision.
Pour les titres à court terme possédés par la SOGECOM au 31/12/85, on a (voir le bilan
1985):
- valeur brute = 369.
- provision = 42.
- valeur nette = 327.
Pour les titres qui n'ont pas été vendus, on avait donc, au 31/12/1985 :
- valeur brute = 369 - 149 = 220.

304
CORRIGÉ COMMENTÉ

- provision = 42 - 10 = 32.
- valeur nette = 327 - 139 = 188.
Comme ces titres valent 238 au 31/12/1986, il faut reprendre la provision de 32 (on ne
constate pas la plus-value, qui est seulement potentielle). On sera donc amené à enregistrer une
reprise sur provision d'un montant total égal à 10 (annulation partielle sur vente) + 32 (reprise
pour disparition du risque) = 42.

84 RCEAI valeur brute d'actif cédé 149


52 à TACT 149

89 MP 42
078 à RAP (HE) titres à court terme 42

On remarque que sur la cession de titres, la SOGECOM a subi une moins-value de 149 -
117 = 32.

CIO. Inventaire des risques et charges

68 DAP provision pour charge 629


89 àMP 629

068 DAP (HE) 154


89 àMP 154

On se souvient que les dotations aux provisions pour charges, s'enregistrent par le débit du
compte d'exploitation 68. DAP alors que les autres dotations aux provisions pour risques
s'enregistrent par le débit du compte hors exploitation 068. DAP (HE), (voir chapitre VII).

C i l . Autres régularisations (voir 8.1. à 8.5.)


Ces autres régularisations sont enregistrées au moyen des mécanismes présentés au para-
graphe A du présent chapitre.

48 Compte de régularisation actif 184


63 à ASC charges constatées
d'avance 112
64 CPD charges constatées
d'avance (voir A.8.1.) 72

71 PV produits perçus d'avance 87


47 à Compte de régularisation
passif (voir A.8.2.) 87

305
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

55 Chèques et coupons à encaisser 88


56 à BQ (voir A.8.3.) 88

63 ASC Charges à payer 234


47 à comptes de régularisation 234
passif (voir A.8.4.)

64 CPD ristournes à accorder 79


47 à compte de régularisation
passif 79

Remarques :
1. si le montant de la facture du réparateur (voir 8.4.) avait été exactement connue, on aurait enre-
gistré son montant au débit du compte 63. ASC et au crédit du compte 40. F (sous-compte
« facture à recevoir ») ;
2. les reprises sur provisions effectuées en cours d'exercice (voir 8.6.) ont déjà été enregistrées ;
il n'y a donc aucune régularisation à effectuer en ce qui les concerne.

C.12. Balance après inventaire

Pour obtenir la balance après inventaire, il suffit de combiner la balance avant inventaire et les
écritures de régularisation.
Par exemple le débit du compte 078 RAP (HE) présente un montant de 437 dans la balance
avant inventaire, et l'on enregistre des régularisations de 272 (voir C.8.) et de 42 (voir C.9.). Le
total dans la balance après inventaire s'établit donc à :
437 + 272 + 42 = 7 5 1 .
La balance après inventaire est présentée dans les tableaux 4 et 5 pages suivantes.
Pour l'élaboration pratique de cette balance, nous procéderons en cinq étapes.
Étape 1 :
On relève les numéros des comptes qui interviennent dans l'enregistrement des régularisations, dans
l'ordre dans lequel ils apparaissent.
Étape 2 :
On met ces numéros en ordre (dans l'ordre des numéros de comptes croissant) ; on obtient la liste
suivante :
20, 22, 30, 31, 36, 41, 47, 48, 52, 55, 56, 63, 64, 68, 064, 068, 71, 72, 078, 84, 88, 89.

Étape 3 :
On reprend au Grand-Livre l'ensemble des écritures de régularisation sous forme de comptes sché-
matiques avec total débit (TD) et/ou total crédit (TC).

306
CORRIGÉ COMMENTÉ

20. FVII 22. AIC 30. M

1 217 (1) 1 612 (2) 89 (7)


1 724 (4)

3 336 (TC)
31. MF 36. PEC 41. CL
52 (7) (7) 334 127 (7) (8) 327 408 (8)
327 (8)

(TD)327 735 (TC)

47. CRP 48.CRA 52. TACT

87 (11) (11) 184 149 (9)


234 (11)
79 (11)

400(TC)

55. CCE 56. BQ 63. ASC

(11) 88 88 (11) (11) 234 112 (11)

64. CPD 68. DAP 064. CPD (HE)

(11)79 72 (11) (2) 117 (7) 141


(3) 208 (8) 408
(3) 48
(4) 245 (TD) 549
(5) 261
(7) 51
(10) 629

(TD) 1 559

068. DAP (HE) 71. PV 72. PS

(4) 298 (11) 87 (7) 127 334 (7)


(8) 207
(10) 154

(TD) 659
078. RAP (HE) 84. RCEAI
272 (8) (1) 1 217 1 280 (2)
42 (9) (2) 1 612
(9) 149
314(TC)
(TD)2 978 1 280 (TC)

307
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

88. MA 89. MP
(2) 1280 117 (2) (8) 272 51 (7)
(4) 1724 208 (3) (9) 42 207 (8)
48 (3) 629 (10)
245 (4) 154 (10)
298 (4)
261 (5) (TD) 314 1 041(TC)

(TD) 3 004 1 177(TC)

Étape 4 :
On vérifie qu'on ne s'est pas trompé dans l'étape précédente en calculant la somme des totaux
débits et la somme des totaux crédits des comptes schématiques élaborés à l'étape 3 : ces sommes
doivent être égales.
Supposons par exemple qu'on ait oublié de reporter, parmi les écritures du CA., le débit de
245 au compte 68. DAP. Lors de l'étape 3 le total débit de ce compte est alors égal à 1 314.
Quand on procède à la vérification, à l'étape 4, on obtient somme débits = 1 0 278 et somme
crédits = 1 0 523. L'erreur est donc détectée.
Pour la localiser, on fait la différence entre somme débits et somme crédits :
10 523 - 10 278 = 245,
puis on cherche, dans les comptes en T élaborés à l'étape 3 un montant de 245. Il se trouve au cré-
dit du compte 88. MA et la référence portée en marge nous indique qu'il s'agit d'une écriture enre-
gistrée en C.4. Dans ce sous-paragraphe, on constate que la contrepartie de ce crédit est un débit de
245 au compte 68. DAP, et on vérifie, dans les comptes schématiques, que cette écriture n'a effec-
tivement pas été reportée.
Elle est alors reportée et le total débit du compte 68. DAP recalculé.
Étape 5 :
Pour chacun des comptes intervenant dans la balance avant inventaire ou dans les opérations
d'inventaire, on calcule total débit et total crédit, (total après inventaire = total avant inventaire +
total inventaire). Pour chacun de ces comptes, on calcule le solde. On reporte enfin l'ensemble des
données dans la balance après inventaire (voir tableaux 4 et 5).

C.13 Soldes caractéristiques de gestion


On calcule les soldes à partir de la balance après inventaire.

C.13.1 80. Marge brute


80. MB = 70. VM - 60. CSV = 6 106 - 3 601 = 2 505.

C.13.2 81. Valeur ajoutée


81. VA + 80. MB + 71. PV + 72. PS + 73. PEEM - 61. MFC - 62. TC - 63. ASC
= 2 505 + 8 575 + 118 + 1 322 - 3 724 - 562 - 657 = 7 577.

308
CORRIGÉ COMMENTÉ

Tableau 4 : Entreprise SOGECOM - Exercice 1986


Balance après inventaire - Première partie

N° Intitulé Somme D Somme C Solde D Solde C

10 CP 500 500

11 Réserves 100 100

17 AEDLMT 1 949 1 949

20 Fvn 1 217 1 217

22 AIC 2 632 3 336 704

26 T (ATCT) 215 215

30 M 4 042 3 606 436

31 MF 3 512 3 776 264

33 E 142 84 58

35 PF 4 842 5 153 311

36 PEC 334 127 207

38 SCRR 724 543 181

40 F 4 110 3 987 123

41 CL 6 717 5 411 1 306

42 P 1 824 1 804 20

43 ET 764 824 60

44 A 584 584 0 0

46 CDD (Créditeurs divers) 15 9 6

46 CDD (Débiteurs divers) 9 8 1

47 CRG-CP 122 400 278

48 CRG-DA 184 148 36

50 EMA 39 74 35

52 TACT 0 149 149

53 EP 612 657 45

54 ER 2 033 1 874 159

55 CCE 88 17 71

56 BQ 8 161 8 506 345

57 Caisse 1 033 1 153 120

TOTAL à reporter 44 687 44 047 4 768 4 128

309
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

Tableau 5 : Entreprise SOGECOM - Exercice 1986


Balance après inventaire - Seconde partie.

N° Intitulé Somme D Somme C Solde D Solde C

Reports 44 687 44 047 4 768 4 128

60 CSV 3 601 3 601

61 MFC 3 724 3 724

62 TC 562 562

63 ASC 769 112 657

64 CPD 513 72 441

65 FP 1 804 1 804

66 rr 824 824

67 I 363 363

68 DAP 1 559 1 559

060 à Charges hors exploitation 723 723


067

068 DAP (HE) 659 659

70 VM 6 106 6 106

71 PV 87 8 662 8 575

72 PS 5 280 5 398 118

73 PEEM 1 322 1 322

74 PPD 52 52

77 IDR 9 9
070 à Produits hors exploitation 204 204
077

078 RAP (HE) 751 751

84 RCEAI 2 978 3 119 141

875 Affectation du résultat net 184 184


de la période précédente

88 MA 3 004 1 177 1 827

89 MP 751 1 041 290

TOTAUX 72 072 72 072 21 696 21 696

310
CORRIGÉ COMMENTÉ

C.13.3. 82. Résultat d'exploitation


82. RE = 81. VA + 74. PPD + 77. IDR - 64. CPD - 65. FP - 66. IT - 67.1 - 68. DAP,
= 7 577 + 52 + 9 - 441 - 1 804 - 824 - 363 - 1 559,
= 2 647.

C.13.4. 082. Résultat hors exploitation


082. RHE = produits hors exploitation (070 à 078) - charges hors exploitation (060 à 068),
= 751 + 2 0 4 - 7 2 3 - 6 5 9 ,
= - 427.
La SOGECOM subit donc en 1986 une perte hors exploitation de 427.

C.13.5. 84. Résultat de cession d'actif


La balance après inventaire nous indique que le résultat de cession d'actif est, globalement, une
plus-value de 141. En fait nous avons vu (chapitre V, A.4.) que l'on regroupe d'un côté les plus-
values, et de l'autre les moins-values, sans compensation entre les deux. Dans le problème SOGE-
COM que nous traitons, on a :
- une plus-value de 157 sur cession du fonds de commerce (voir C l . ) ,
- une plus-value de 16 sur cession d'une machine (voir C.2.),
- une moins-value de 32 sur cession de titre à court terme (voir C.9.).
On a donc :
84. PVCEAI = 157 + 16 = 173
84. MVCEAI = 32

C.13.6 Résultat net avant Impôt sur le Résultat


85. RNAI = 82. RE + 082. RHE + 84. PVCEAI - 84. MVCEAI,
= 2 647 - 427 + 173 - 32 = 2 361

C.13.7. Impôt sur le Résultat et Résultat net


- Impôt sur le Résultat
= 45 % x RNAI
= 0,45 x 2 361 = 1 062
- Résultat net de la période à affecter
= 85. RNAI - 86. IR
= 2 361 - 1 062 = 1 299
L'impôt sur le résultat sera viré au bilan de clôture au passif, dans le compte « 43. État » (il
représente une dette d'impôt). Le résultat net en instance d'affectation sera viré au bilan, au passif,
dans le compte 0875. RNEAA.

C.13.8. Écritures comptables de détermination des soldes caractéristiques de


gestion
Les soldes ainsi calculés sont en pratique déterminés par virement des soldes des comptes de
charges et de produits (tels qu'ils apparaissent dans la balance après inventaire) dans les comptes de
détermination. Nous ne présentons pas ces écritures ici ; leur nature est exposée au paragraphe A.

311
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

C.14. Préparation du Bilan de clôture (introduction)

L'élaboration du bilan de clôture se fait, pour l'essentiel, en soldant les comptes de mouve-
ments patrimoniaux dans les comptes de situation patrimoniale.
Cependant, avant de procéder à cette opération, il est nécessaire :
- de solder le compte 88. MA,
- de solder le compte 89. MP,
ce que nous faisons dans les sous-paragraphes C l 5 . et C.16. qui suivent.

C.15. Solde du compte 88. MA

Le compte 88. MA est soldé, en fin d'exercice, dans le compte « 28. Amortissement des
immobilisations ». Nous y procéderons en détaillant les opérations, une immobilisation à la fois.
Vente d'une machine (voir C.2.)
88. MA 028. AI

1 280 1 17 1 163
1 163 SD_» 1 163
Soldé Soldé
La présentation ci-dessus mérite une brève explication :
- dans le compte 88. MA, reporter tout d'abord les écritures de régularisation, puis tirer un trait.
Ensuite, inscrire l'écriture pour solde.
- dans le compte 028, commencer par reporter le montant de l'amortissement au bilan d'ouverture,
puis tirer un trait, et inscrire le report du solde du compte 88. MA.
Dotation aux amortissements de la nouvelle machine et du hangar (voir C.3.)
88. MA 028. AI

208 0 0
48

(SC) 258 258


(SC) 258
258
Comme ces deux immobilisations entrent dans le patrimoine de la SOGECOM en cours
d'exercice 1986, l'amortissement au bilan 1985 est évidemment nul. Après le report du solde du
compte 88. MA, inscrire l'écriture pour solde, tirer un double trait, puis mettre le montant de
l'amortissement au Bilan de clôture.
Machine mise au rebut (voir C.3.)
88. MA 028 AI
1 724 245 1 181
298

1 181 (SD)—» 1 181


Soldé

312
CORRIGE COMMENTÉ

Amortissement de la machine n° 3 (voir C.6.)


88. MA 028. AI

261 385

(SC) 261 — > 261


(SC) 646 \
^ 646
L'ensemble des calculs détaillés que nous venons d'effectuer se traduit en fait par une seule écri-
ture du journal : le virement, pour solde, du compte 88. MA dans le compte 028.
La balance après inventaire nous indique que le compte 88. MA a un solde débiteur de 1 827.
Pour solder ce compte on inscrit donc le montant du solde au crédit du compte 88. MA et on vire,
pour contrepartie, ce montant du débit du compte 028. AI.

31/12
028 AI 1 827
88 à MA pour solde 1 827

Le compte 028. AI se présente lui-même comme suit :

Compte n° 028 * Amortissement des Immobilisations


Date Libellé Débit Crédit

1/1 Report à nouveau 2 729

31/12 Report du solde du compte 88. MA 1 827


31/12 Solde créditeur 902
Totaux 2 729 2 729

Dans ce compte, le report à nouveau vient du bilan d'ouverture ; la seconde inscription vient de la
balance après inventaire ; le solde sera viré au bilan de clôture.

C.16. Solde du compte 89. MP


Commençons par détailler les opérations par lesquelles le compte 89. MP est soldé dans les
comptes de provisions appropriés.
Dépréciation du stock de marchandises (voir C.7. et B.8.6.)
89. MP 039. PDS

67 51 70

16 (SD)-» l6
(SC) 54
54

(mêmes présentations qu'au sous-paragraphe Cl5.)

313
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

Dépréciation du stock de matières et fournitures (voir B.8.6.)


89. MP 039. PDS

60 60

60 (SD) » 60

soldé
Dépréciation des comptes clients (voir C.8. et B.8.6.)
89. MP 049. PDCT

157 207 478


272

222 (SD)—» 222


(SC) 256
256

Dépréciation des titres à court terme (voir C.9.)


89. MP 059. PDCF

42 42

42 (SD) » 42

soldé
Risques et charges (voir B.8.6. et CIO.)

89. MP 019. PRC

153 629 342


154

(SC) 972
\ 972

Comme pour le compte 88. MA l'ensemble de ces enregistrements se fait par une écriture de
Journal par laquelle on solde le compte 89. MP (le solde de ce compte, créditeur de 290, apparaît
dans la Balance après inventaire).

89 MP (pour solde) 290


039 PDCS (16 + 60) 76
049 PDCT 222
059 PDCF 42
019 à PRC 630

314
CORRIGÉ COMMENTÉ

C.17. Calcul des valeurs des comptes de situation patrimoniale au


bilan de clôture
Le mécanisme général est très simple : le montant d'un compte au bilan de clôture est égal au
montant du compte au bilan d'ouverture, augmenté de la variation du compte (en plus ou en moins)
que l'on trouve dans la balance après inventaire.
Par exemple, la valeur au bilan d'ouverture du compte 022. AIC est 4 380 ; la balance après
inventaire indique que le solde des mouvements est créditeur de 704 ; comme il s'agit d'un crédit
d'un compte d'actif, il traduit une diminution du montant des « autres immobilisations corpo-
relles » ; la valeur du compte 022. AIC au bilan de clôture est donc égale à :
4 380 - 704 = 3 676.
Ce principe général souffre de trois exceptions :
- au montant du compte « 43. État » au passif du bilan, tel qu'il est calculé par la méthode ci-
dessus, il faut ajouter la dette d'impôt provenant de l'impôt sur le résultat (montant 1 062) calculé
en C.13.7. Explication : le compte 86 est viré au compte 43. Au bilan de clôture le compte
« 43. État » a donc un montant égal à :
179 + 60 + 1 0 6 2 = 1 3 0 1 .
- les comptes d'amortissement et de provision (028, 019, 029, 039, 049,059) sont des comptes de
situation patrimoniale. Les comptes de mouvements patrimoniaux qui leur correspondent (88. MA
et 89. MP) sont des comptes collectifs : pour chacun d'eux le solde doit être viré à plusieurs
comptes de Bilan. Dans le cas général le solde du compte 88. MA est viré au compte
d'amortissement des Frais et Valeurs Incorporelles Immobilisés, et à celui des Autres Immobilisa-
tions Corporelles (dans le présent problème, seules les AIC sont concernées). De même le compte
89. MP est soldé dans 5 comptes de bilan 019 à 059. En conséquence le solde des comptes
88. MA et 89. MP fait l'objet d'un mécanisme spécial (voir C.15. et C.16. plus haut).
- le compte « 0875. Résultat net en instance d'affectation » (du Bilan d'ouverture) et le compte
« 875. Affectation du Résultat net de la période précédente » (dans la Balance après inventaire)
s'annulent réciproquement lorsqu'on solde le compte de mouvement (n° 875) dans le compte de
situation (n° 0875). Cependant il ne faut pas oublier de virer au compte 0875 le résultat net de
l'exercice en cours (montant 1 299). C'est ce montant qui figure au bilan de clôture.
Lorsqu'on tient compte du principe général et des trois cas particuliers exposés ci-dessus, on
obtient le Bilan de Clôture, arrêté au 31/12/1986. Ce Bilan est présenté dans le Tableau 6 page
suivante.
Remarque : en résumé si on examine la Balance après inventaire, on voit que, après le travail que
nous venons d'effectuer :
- les comptes de mouvements patrimoniaux (classe 1 à 5, comptes du tableau 4) ont été soldés et
leur solde viré aux comptes de situation correspondants ;
Cas particulier : au crédit du compte « 43. État » on vire également le montant de l'impôt sur le
résultat de l'exercice en cours.
- les comptes de charges et de produits (classes 6, 06, 7 et 07 ; Tableau 5) ont été virés dans les
comptes de détermination des soldes caractéristiques de gestion (voir C.13.)
- le solde du compte 84. RCEAI est scindé en deux parties (plus-values d'un côté ; moins-values
de l'autre) et chacune de ces parties virée au compte 85. RNAI (au crédit et au débit, respective-
ment).
- le compte 875 est viré dans le compte 0875 (dans lequel on vire aussi le résultat de l'exercice en
cours).
- les soldes des comptes 88. MA et 89. MP sont ventilés entre les comptes d'amortissement et de
provisions concernés.
Tous les comptes de la Balance après inventaire ont donc été soldés, et tous les comptes du
Bilan d'ouverture : l'exercice 1986 estelos.

315
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION

Bilan de clôture au 31/12/86


Amortisse-
ACTIF Montant ments et pro- Montant Totaux
brut visions pour net partiels
dépréciation
FRAIS ET VALEURS INCORPORELLES
IMMOBILISÉS
- Frais immobilisés
- Valeurs incorporelles 1 013 1 013
IMMOBILISATIONS CORPORELLES
- Terrains
i
fi
- Autres immobilisations corporelles
- Autres immobilisations corporelles en cours
3 676 902 2 774

on AUTRES VALEURS IMMOBILISÉES


- Avances et acomptes sur commandes
u d'immobilisations en cours
<3 - Prêts et autres créances à long et à moyen terme
'*• dont : partie à encaisser à moins d'un an11
— Titres (autres que titres à court terme) ' 1 233 232 1 001
5 922 1 134 4 788 4 788
VALEURS D'EXPLOITATION
-Marchandises 826 54 772
- M a t i è r e s et fournitures 169 169
- Emballages commerciaux 58 58
u - Produits semi-ouvrés
p - Produits finis 210 210
- Produits en cours 334 334
- T r a v a u x en cours
- En cours de route, et à réceptionner 181 181
TOTAL 1 778 54 1 724 1 724
VALEURS RÉALISABLES A COURT TERME
ET DISPONIBLE
co - Fournisseurs-Avances et acomptes versés
öS - Clients 2 478 256 2 222
SW - Personnel
P - État et organismes africains ou internationaux
- Associés
-S
Q - Sociétés apparentées
- Débiteurs divers 20 20
- Comptes de régularisation - ACTIF 184 184
- Prêts et autres créances à long et à moyen terme
co (partie à encaisser à moins d'un an) 1
- Prêts à moins d'un an
U co -Titres à court terme 220 220
-Effets et warrants à recevoir 362 362
¡g -Chèques et coupons à encaisser
- Banques et chèques postaux
88
97
88
97
gfl - Caisse
- Comptes de régies d'avances et d'accréditifs
48 48
3o
TOTAUX 3 497 256 3 241 3 241
io
TOTAL GÉNÉRAL 9 753
Montant des engagements reçus
(1) Présentation laissée au choix de l'entreprise

316
CORRIGE COMMENTÉ

Bilan (situation patrimoniale)

PASSIF Montant Totaux


net partiels

CAPITAL PROPRE 3 000


- Capital social (ou personnel)
- Primes d'émission

RÉSERVES 250
- Réserves réglementaires
- Réserves libres
REPORT A NOUVEAU
H
3 250 3 250
TOTAL : SITUATION NETTE (avant résultat de la période)
O
SUBVENTIONS D'ÉQUIPEMENT
DETTES A LONG ET A MOYEN TERME :

I - Emprunts-obligations Montant brut Primes de remboursement


comptabilisé (à déduire)

- Autres emprunts et dettes à long et à moyen terme \_ 851


dont : partie à payer à moins d'un an (comptes 016 et 017)1
PROVISIONS POUR CHARGES ET PERTES 972
TOTAL 1 823 1 823
DETTES A COURT TERME
- Fournisseurs 664
- Clients-Avances et acomptes reçus
- Personnel 64
u - États et organismes africains ou internationaux 1 301
- Associés
- Sociétés apparentées
- Créditeurs divers 15
- Comptes de régularisation - PASSIF 400
- Dettes à long et à moyen terme
(partie à payer à moins d'un an)1
- Emprunts à moins d'un an 673
- Effets et warrants à payer 264
- Banques-Avances reçues à moins d'un an
TOTAL 3 381 3 381

RÉSULTAT NET de la période à affecter (bénéfice ou perte) 1 299

TOTAL GÉNÉRAL 9 753


Montant des engagements donnés
(1) Présentation laissée au choix de l'entreprise

317
ANNEXE
Liste des comptes OCAM et des abréviations utilisées

MOUVEMENTS SITUATION
PATRIMONIAUX PATRIMONIALE USTE DES COMPTES
(BILAN)

NUMÉRO DES COMPTES INTITULÉS DES COMPTES

CLASSE 1 CLASSE 01 CAPITAUX A LONG ET A MOYEN TERME

10 010 Capital (CP)


11 011 Réserves (R)
12 012 Report à Nouveau (RN)
13 013
14 014 Subventions d'équipement
15 015
16 (et 169) 016 (et 0169) Emprunts-obligations (et primes de remboursement des obliga-
tions)
17 017 Autres emprunts et dettes à long et à moyen terme (AEDLMT)
18 018
19 Cessions entre siège, établissements ou succursales
019 Provisions pour charges et pertes (PCP)

CLASSE 2 CLASSE 02 VALEURS IMMOBILISÉES

20 020 Frais et valeurs incorporelles immobilisés (FVII)


21 021 Terrains (T)
22 022 Autres immobilisations corporelles (AIC)
23 023 Autres immobilisations corporelles en cours (AICEC)
24 024 Avances et acomptes sur commandes d'immobilisations en
cours (AACIC)
25 025 Prêts et autres créances à long et à moyen terme (PACLMT)
26 026 Titres (autres que les titres à court terme) (T (ATCT))
27 027
028 Amortissements des immobilisations (AI)

029 Provisions pour dépréciation des valeurs immobilisées (PDVI)

CLASSE 3 CLASSE 03 STOCKS

30 030 Marchandises (M)


31 031 Matières et fournitures (MF)
32 032 Déchets et rebuts (ou produits de la récupération) (DR)
33 033 Emballages commerciaux (E)
34 034 Produits semi-ouvrés (PSO)
35 035 Produits finis (PF)
36 036 Produits en cours (PEC)
37 037 Travaux en cours (TEC)
38 038 Stocks en cours de route ou à réceptionner (SCRR)

039 Provisions pour dépréciation des stocks (PDS)

318
USTE DES COMPTES ET ABRÉVIATIONS

CLASSE 4 CLASSE 04 COMPTES DE TIERS ET DE RÉGULARISATION

40 040 Fournisseurs (F)


41 041 Clients (CL)
42 042 Personnel (P)
43 043 État et organismes africains et internationaux (ET)
44 044 Associés (A)
45 045 Sociétés apparentées (SA)
46 046 Créditeurs et débiteurs divers (CDD)
47 047 Comptes de régularisation de la gestion de la période
(mouvements créditeurs ou passif) (CRG-CP)
48 Comptes de régularisation de la gestion de la période
048
(mouvements débiteurs ou actif) (CRG-DA)

Provisions pour dépréciation des comptes de tiers (PDCT)


049

CLASSE 5 CLASSE 05 COMPTES FINANCIERS


50 050 Emprunts à moins d'un an (EMA)
51 051 Prêts à moins d'un an (PMA)
52 052 Titres à court terme (TACT)
53 053 Effets et warrants à payer (EP)
54 054 Effets et warrants à recevoir (ÉR)1
55 055 Chèques et coupons à encaisser (CCE)
56 056 Banques et chèques postaux (BQ)
57 057 Caisse (C)
58 058 Comptes de régies d'avances et d'accréditifs

059 Provisions pour dépréciation des comptes financiers (PDCF)

Comptes de gestion

EXPLOITATION HORS USTE DES COMPTES


EXPLOITATION

NUMÉRO DES COMPTES INTITULÉS DES COMPTES

CLASSE 6 CLASSE 06 CHARGES ET PERTES PAR NATURE

60 060 Coûts des stocks vendus (CSV)


61 061 Matières et fournitures consommées (MFC)
62 062 Transports consommés (TC)
63 063 Autres services consommés(ASC)
64 064 Charges et pertes diverses (CPD)
65 065 Frais de personnel (FP)
66 066 Impôts et taxes (IT)
67 067 Intérêts (I)
68 068 Dotations aux amortissements et aux provisions (DAP)

1. Effets à l'escompte (E. ESC) -Effets à l'encaissement (E. ENC) -Effets impayés (E.I.)

319
USTE DES COMPTES ET ABRÉVIATIONS

CLASSE 7 CLASSE 07 PRODUITS ET PROFITS PAR NATURE

70 070 Ventes de marchandises (VM)


71 071 Production vendue (PV)
72 072 Production stockée (PS)
73 Production de l'entreprise pour elle-même (PEEM)
073 Frais à immobiliser ou à transférer (F à IT)
74 074 Produits et profits divers (PPD)
75 075
76 076 Subventions d'exploitation et hors exploitation (SEHE)
77 077 Intérêts et dividendes reçus (IDR)
78 078 Reprises sur amortissements et provisions (RAP)

Soldes caractéristiques de gestion et comptes spéciaux

MOUVEMENTS
GESTION PATRI- SITUATION INTITULÉS DES COMPTES
MONIAUX

80 Détermination de la marge brute (MB)

81 Détermination de la valeur ajoutée (VA)

82 Détermination du résultat d'exploitation (RE)

082 Détermination du résultat hors exploitation (RHE)

84 Détermination des résultats sur cession d'éléments


d'actif immobilisés (RCEAI)

85 Détermination du résultat net avant impôt sur le


résultat (RNAIR)

86 Détermination de l'impôt sur le résultat (IR)

870 Détermination du résultat net de la période à affecter


(RNPA)

0875 Résultat net en attente d'affectation (RNAA)

875 Affectation du résultat net de la période précédente


(ARNPP)

88 Mouvements des amortissements au cours de la


période (MA)

89 Mouvements des provisions au cours de la période


(MP)

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Cette collection de manuels universitaires et d'ouvrages de référence s'adresse à tous
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