Comptabilité Privée - Plan OCAM
Comptabilité Privée - Plan OCAM
U RE F
COMPTABILITÉ
PRIVÉE
PLAN OCAM
EDICEF/AUPELF
UNIVERSITES FRANCOPHONES
COMPTABILITE
PRIVÉE
PLAN OCAM
AVEC 24 PROBLEMES
ET LEURS CORRIGÉS
EDICEF
26, rue des Fossés-Saint-Jacques
75005 PARIS
Diffusion EDICEF ou ELLIPSES selon pays
© EDICEF, 1988
ISBN 2-850-69492-4
La loi du 11 mars 1957 n'autorise, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, que « les copies ou
reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation
collective » d'une part, et, d'autre part, que « les analyses et les courtes citations dans un but
d'exemple et d'illustration », toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans
le consentement de l'auteur, ou de ses ayants-droit ou ayants-cause, est illicite (loi du 11 mars 1957,
alinéa 1 er de l'article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit,
constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.
Plan de l'ouvrage
Introduction
1. Comment utiliser cet ouvrage 13
2. L'objet de la comptabilité générale 13
3. Les principes généraux de la comptabilité 14
4. La nomenclature comptable 15
4.1. LES NUMÉROS DE COMPTES 15
4.2. LES NUMÉROS DE COMPTES À DEUX CHIFFRES 15
4.3. LES NUMÉROS DE COMPTES À PLUS DE DEUX CHIFFRES.. 16
4.3.1. Les comptes à trois chiffres dont le numéro commence par
zéro 16
4.3.1.1. Les comptes à trois chiffres qui commencent par 01, 02, 03, 04 ou 05 16
4.3.1.2. Les comptes à trois chiffres qui commencent par 06 ou 07 16
4.3.2. Les autres numéros de comptes 16
10
PLAN DE L'O INRAGE
11
PLAN DE L'OUVRAGE
Section C : C o r r i g é c o m m e n t é 300
A N N E X E : L I S T E DES C O M P T E S O C A M ET D E S A B R É V I A -
TIONS UTILISÉES 318
12
Introduction
Cet ouvrage de comptabilité générale est fait pour servir d'aide-mémoire et d'entraînement à la
comptabilité. Il comporte des SUJETS D'EXAMENS ET DE TRAVAUX DIRIGÉS AVEC
LEURS CORRIGÉS COMMENTÉS.
C'est un ouvrage pratique qui a quatre usages :
1.4. Cet ouvrage est pratique. Il est valable dans tous les pays où
s'utilise le plan OCAM.
Nous connaissons les difficultés que les étudiants rencontrent lorsqu'ils apprennent la compta-
bilité. Elles sont toutes ici soigneusement expliquées3.
13
INTRODUCTION
2.2. L'État
L'exécution des diverses fonctions de l'État repose sur les informations fournies par les entre-
prises :
- la Comptabilité Nationale détermine les grandeurs caractéristiques à partir du système de la
comptabilité générale : valeur ajoutée, épargne brute, formation brute de capital fixe, capacité en
besoin de financement. La qualité des informations de la Comptabilité Nationale dépend donc
d'abord de la qualité des renseignements fournis par la comptabilité générale.
- l'administration fiscale et les organismes sociaux veulent disposer des informations
permettant la détermination des impôts et des cotisations sociales à payer.
14
IWRODUCTION
4. LA NOMENCLATURE COMPTABLE
15
INTRODUCTION
16
Chapitre I : Présentation
du système comptable
OCAM
Etablissement périodique
d'une balance de contrôle
Pour des raisons de commodité pédagogique, nous commencerons par présenter le bilan.
17
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM
A.l. LE BILAN
Le bilan est un tableau résumant le patrimoine de l'entreprise à un moment donné. Le patri-
moine est constitué de biens et de créances d'une part, et de dettes d'autre part. La période de 12 mois
qui s'écoule entre 2 bilans successifs est appelée « exercice comptable ». La date de clôture de
l'exercice est appelée « date d'inventaire ».
- A gauche du tableau, l'ACTIF représente les biens et les créances possédés par l'entreprise.
- A droite du tableau, le PASSIF représente les dettes et les capitaux dus par l'entreprise.
Le Passif renseigne sur l'origine des ressources mises à disposition de l'entreprise ; l'Actif
indique quel emploi a été fait de ces ressources.
ACTIF PASSIF
TOTAL TOTAL
En mettant en regard les biens et les dettes, le bilan fait donc apparaître la situation patri-
moniale de l'entreprise.
Tous les comptes de l'entreprise, à partir desquels sont élaborés les documents de synthèse, sont
regroupés en CLASSES. Chacune d'elle est affectée d'un numéro de code permettant l'identification
de l'opération enregistrée. Les classes du bilan sont numérotées 01 à 05.
18
LE BILAN
19
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM
Une solution consisterait à établir un nouveau bilan à chaque mouvement patrimonial : achat
d'un immeuble, augmentation des dettes envers les fournisseurs, etc. Cette solution est beaucoup
trop lourde, voire impossible à mettre en pratique dans les entreprises réalisant des centaines
d'opérations quotidiennes. Aussi le Plan Comptable a-t-il opté pour un autre système :
l'enregistrement des opérations dans des comptes.
Le compte est un tableau qui enregistre les opérations saisies par la comptabilité. C'est à partir
du compte que s'élabore l'ensemble du système comptable.
DÉBIT CRÉDIT
20
NATURE ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES
21
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM
Les comptes de mouvements patrimoniaux sont alors soldés dans les comptes de situation
patrimoniale, (cf. chapitre Vili). A ces comptes 01 à 05 s'ajoute encore le compte 0875. Résultat
net en attente d'affectation (cf. chapitre VIII).
22
NATURE ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES
Remarque : la rémunération des capitaux propres est assurée par le résultat de l'exercice, qui appa-
raît dans le compte 870. Ce n'est donc pas un compte de charges.
Les comptes de pertes (classe 06)
Les pertes correspondent à des opérations sans rapport avec l'exploitation courante (on dit aussi
« hors exploitation »), ou se rapportant à des exercices antérieurs. Elles sont enregistrées dans les
comptes de la classe 06, dont la nomenclature est identique à celle de la classe 6.
Les comptes 060, 061, 062, etc. sont utilisés à chaque fois que l'entreprise procède à une opé-
ration ne correspondant pas à son activité courante.
Par exemple, le paiement de la prime d'assurance est enregistré dans le compte « 64. Charges
et pertes diverses » ; par contre, la constatation d'un manquant sur stock sera enregistrée dans le
compte « 064. Charges et pertes diverses hors exploitation » (CPD.HE).
EMPLOIS RESSOURCES
(augmentation du poste) (diminution du poste)
Règle 3 : tous les comptes de charges et de pertes augmentent au débit et diminuent au crédit.
23
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM
Les produits divers. Ils sont comptabilisés dans les comptes ci-dessous :
*74. Produits et profits divers (PPD)
Ce compte enregistre des produits ne faisant pas partie des opérations sur biens et services, et
n'intervenant ni dans la détermination de la production, ni dans celle de la valeur ajoutée.
Exemple : réductions obtenues hors factures des fournisseurs, bonis sur reprises d'emballages con-
signés...
*76. Subventions d'exploitation (SE)
On y enregistre les subventions d'exploitation accordées par l'État, les collectivités publiques,
ou des tiers, en compensation d'une insuffisance du prix de vente ou d'un excès de charges
d'exploitation.
*77. Intérêts et dividendes reçus (IDR)
Ces produits financiers consistent notamment en escomptes de règlement obtenus, intérêts des
prêts, revenus de titres...
*78. Reprises sur amortissements et provisions (RAP)
II s'agit d'un compte de régularisation des amortissements et des provisions (voir Chapitres V
et VII).
\
EMPLOIS RESSOURCES
(diminution du poste) (augmentation du poste)
Règle 4 : tous les comptes de produits et de profits augmentent au crédit et diminuent au débit.
24
NATURE ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES
- 6 1 . MFC + 71. PV
- 6 2 . TC = 81. Détermination de la + 72. PS
- 6 3 . ASC Valeur Ajoutée < - + 73. PEEM
DÉPENSES REVENUS
HORS EXPLOITATION HORS EXPLOITATION
= COMPTES DE PERTES = COMPTES DE PROFITS
N.B. La présentation des S.C.G. qui est faite ici n'est pas complète. Elle se limite aux comptes
80/81/82/082, dans lesquels viennent se déverser les comptes de gestion des classes 6/06 et 7/07.
S'ajoutent encore les comptes « 84. Détermination des résultats sur cession d'éléments d'actif immo-
bilisés », « 85. Détermination du résultat net avant impôt sur le résultat », « 86. Détermination
de l'impôt sur le résultat » et « 870. Détermination du résultat net de la période à affecter » (voir
Chapitre VIII).
25
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM
En d'autres termes, nous dirons qu'à tout emploi correspond une ressource équivalente :
« tout emploi est financé par une ressource ; toute ressource finance un emploi ».
Exemple : un entrepreneur acquiert un bâtiment, pour une somme de 5 000 000 FCFA,
payée par chèque bancaire.
Cette opération doit être analysée et enregistrée sous son double aspect :
- le compte Banque fournit la ressource pour l'acquisition de l'immeuble. Nous savons que le
compte Banque est un compte patrimonial d'actif (classe 5), et que tout compte d'actif fournissant
des ressources est crédité. Autrement dit, tout compte d'actif diminue par le crédit.
Dans cette opération, le compte Banque sera crédité.
- le compte Autres immobilisations corporelles est l'emploi financé par les ressources du
compte banque. C'est un compte patrimonial d'actif (classe 2), qui augmente par le débit.
Par conséquent, le compte Autres immobilisations corporelles sera débité.
Enregistrement de l'écriture dans les comptes schématiques :
26
NATURE ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES
D+ 57. CAISSE C-
30 000
Application de la méthode à la deuxième partie de l'opération, qui voit la dette envers le four-
nisseur diminuer.
« Le compte Fournisseur est un compte patrimonial de passif.
Or, tout compte patrimonial de passif diminue au débit.
Donc, le compte Fournisseur diminue au débit.
Enregistrement :
D- 40. FOURNISSEURS C+
30 000
27
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM
A.3.1. Le Journal
Le Journal est un livre comptable que la loi fait obligation au commerçant de tenir. Les opéra-
tions de l'entreprise y sont enregistrées chronologiquement, à partir des quatre éléments caractéristi-
ques du document comptable : la date ; les comptes à débiter et à créditer ; les sommes ; la réfé-
rence du document, appelée libellé (n° de la facture, n° du chèque, fiche de stock, etc.). Dans un
souci de simplification, nous omettrons par la suite la mention du libellé.
Tout comme le compte, l'enregistrement d'une opération au Journal respecte le principe fonda-
mental de la partie double.
Exemple : paiement en espèces de la facture d'électricité pour 150 000FCFA, le 13 juin
1988.
Analyse de l'opération en appliquant la méthode apprise précédemment : on décompose d'abord
l'opération en ses deux parties.
1. on paie en espèces, (c'est-à-dire en liquide), donc le compte Caisse diminue, et sera crédité
puisque c'est un compte d'actif.
2. une facture d'électricité signifie que l'on a consommé de l'électricité : c'est une consomma-
tion de fourniture supportée par l'entreprise, comptabilisée dans le compte « 61. Matières et four-
nitures consommées », qui est un compte de charges.
Or, tout compte de charges augmente au débit. Donc, le compte « Matières et fournitures
consommées » augmente au débit.
Pour l'enregistrement de l'opération au Journal, nous emploierons le format ci-dessous.
SOMMES
D C REPORT
i l < ««
61 Matières et fournitures consommées 150 000
Commentaires :
1. Le compte n° 61 est débité, conformément à l'analyse précédente. On le vérifie dans la
colonne gauche des « n° de comptes » ; dans la rubrique « libellés », où l'intitulé du compte est
inscrit à partir de la gauche ; et dans la colonne gauche des « sommes ».
28
LE JOURNAL, LE GRAND-LIVRE, LA BALANCE
2. L e compte n° 57 est crédité : son numéro est inscrit dans la colonne de droite ; le nom du
compte est placé à droite de la rubrique « libellés » ; les 150 000 sont reportés à droite de la
colonne « sommes ».
3. Contrôle : débit = crédit = 150 000.
Enregistrement correct.
L'enregistrement d'une opération dans les livres comptables est appelé une écriture.
Vous observerez que, par convention, on procède traditionnellement pour chaque écriture à
l'enregistrement du ou des débits, puis du ou des crédits.
Dans le cas d'une écriture comprenant plusieurs débits et plusieurs crédits, ne jamais alter-
ner débits et crédits pour ne pas compliquer la lecture du journal.
De même, il est conseillé de séparer les différentes écritures passées le même jour, lorsqu'il
s'agit d'opérations distinctes.
Au bas de la page du Journal, on totalise la colonne débit, et la colonne crédit. Les totaux débit
et crédit de la page sont reportés en haut de la page suivante.
Important : puisque pour chaque écriture enregistrée, le principe « Débit = Crédit » doit être
vérifié, au bas de chaque page du Journal on doit retrouver l'égalité :
Total des débits = Total des crédits.
Cette égalité doit se doubler d'une égalité avec les totaux de la balance, comme nous le verrons
(A.3.4.I.).
A.3.2. Le Grand-Livre
Le Grand-Livre constitue le fichier de tous les comptes utilisés par l'entreprise. Les opérations
enregistrées au Journal y sont reportées, c'est-à-dire que l'on inscrit au débit du compte choisi, le
montant débité au Journal ; et que l'on inscrit au crédit du compte choisi, le montant crédité au
Journal.
Ainsi, les opérations auront été enregistrées deux fois, d'abord au Journal, puis au Grand-Livre.
57. CAISSE
SOMMES
DATES LIBELLÉS
DÉBIT CRÉDIT
29
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM
57. C
150 000
D+ CAISSE C-
100 000
La caisse est un compte d'actif du bilan, elle augmente au débit. La recette du jour est venue
augmenter le compte caisse, on retrouve donc logiquement la somme au débit du compte.
30
LE JOURNAL, LE GRAND-LIVRE, LA BALANCE
D+ CAISSE C- D+ BANQUE C-
La caisse diminue ; c'est un compte d'actif. Le compte caisse est donc crédité.
En contrepartie, le compte en banque du commerçant augmente. Le compte Banque est aussi
un compte d'actif. Il sera donc débité.
Conclusion : La somme inscrite au débit du compte Caisse a été transférée au débit du compte
Banque : on dit que le débit du compte Caisse a été viré au débit du compte Banque.
Le virement de compte à compte est également utilisé dans trois autres circonstances :
- l'éclatement des comptes,
- le regroupement des comptes,
- les corrections d'erreurs (voir chapitre II. A.2.3.I.).
4 1 . CL 41.1. CL X
VIREMENT
(X) 100 100 100
DE
41.2. CL Y
COMPTE
(Y) 80 80 80
A
41.3. C L Z
COMPTE
(Z) 500 500 500
Remarque : au lieu d'ouvrir d'abord un compte collectif, puis de le vider ultérieurement par
virement à des sous-comptes, on peut aussi créer dès l'origine les sous-comptes dont on a besoin.
31
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM
Le chef d'entreprise souhaite regrouper dans un compte unique « 22. Matériel de transport »,
les deux sous-comptes 22.1 et 22.2.
2. Inscrire ces sommes au débit du compte unique « 22. Matériel de transport », qui est
aussi un compte d'actif.
32
LE JOURNAL, LE GRAND-LIVRE, LA BALANCE
(Mouvements de la période)
Nouvelles créances sur les clients 520
Paiements effectués par les clients 650
TRAVAUX DE FIN
D'EXERCICE 1989
pour solde
Solde créditeur (SC) 130- 130
Le solde créditeur du compte de mouvement patrimonial « 41. Clients » signifie qu'en 1989
les clients de la SGIC ont effectué plus de paiements qu'ils n'ont contracté de nouvelles dettes. Le
volume de créances inscrit au bilan 1988 est donc réduit par le flux des paiements nets enregistrés
en 1989. En d'autres termes, les clients devaient 480 au 31/12/1988 ; le solde de leurs versements
et de leurs dettes nouvelles s'élevant à 130 pour l'exercice 89, ils ne sont plus redevables envers la
SGIC que de 350 au 31/12/89 (= situation patrimoniale de la SGIC au 31/12/89).
33
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM
SOMMES SOLDES
A . 3 . 4 . 3 . 1 . S/ TSMD = TSMC * TJ
1. Vérifiez que vous n'avez pas oublié de reporter un compte soldé du Grand-Livre à la
Balance.
2. Si (1) ne donne rien, vous avez probablement oublié de reporter une écriture complète du
Journal au Grand-Livre.
A . 3 . 4 . 3 . 2 . Si TSMD ï TSMC
1. Si l'un d'eux est égal à TJ, il est probablement juste : cherchez l'erreur dans l'autre.
2. Toujours recommencer par refaire les additions par lesquelles on calcule les TSM.
3. Si les additions sont justes, calculez la différence
F = TSMD - TSMC
et cherchez si vous avez déjà rencontré les nombres F ou F/2 ; si oui, cherchez l'erreur là où
vous avez vu l'un de ces nombres.
4. Si le (2) et le (3) ne donnent rien, vérifiez :
- que tous les comptes du Grand-Livre ont été reportés dans la balance ;
- que les SMD et SMC sont justes pour tous les comptes du Grand-Livre ;
- que toutes les écritures ont été reportées du Journal au Grand-Livre.
34
SUJETS D'EXERCICES
A.3.4.4.2. Des erreurs d'imputation dans les comptes sont indécelables par la
balance.
Par exemple, le comptable a débité le compte Caisse, alors que le règlement du client a été
effectué par chèque et qu'il aurait fallu débiter le compte Banque.
L'élaboration de ces deux tableaux faisant partie des travaux d'inventaire effectués en fin
d'exercice par l'entreprise, nous en réservons l'étude au dernier chapitre.
35
PRESENTATION DU SYSTEME COMPTABLE OCAM
Travail à faire :
1. Enregistrer les opérations au Journal.
2. Reporter les écritures du Journal dans les comptes du Grand-Livre.
3. Établir la balance.
Sujet :
BILAN
ACTIF PASSIF
Travail à faire :
A partir de ce Bilan, reprenez l'énoncé du sujet B.I., transactions E2 à E7 puis E9 à El 1, et
faites apparaître les variations patrimoniales entraînées par chaque opération, en présentant le Bilan
après E2, le Bilan après E3, etc., comme si on établissait un bilan après chaque opération.
Nota : Vous ne traiterez pas les opérations El et E8 (ventes de marchandises), qui supposent la
connaissance des deux méthodes d'inventaire étudiées dans le chapitre suivant.
Cette opération modifie le patrimoine de l'entreprise, qui en échange des marchandises vendues
reçoit de l'argent dont elle reste propriétaire. Elle réalise un produit, qui se traduit ici par une aug-
mentation du compte bancaire.
36
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.
56 20 000
57 20 000
Cette opération consiste pour le commerçant à déposer l'argent du tiroir-caisse sur son compte
bancaire.
Par conséquent, le tiroir-caisse diminue, tandis que le compte bancaire augmente.
- le compte « 56. Banque » est un compte d'actif du Bilan,
les comptes d'actif augmentent à gauche, au débit,
donc le compte Banque augmente à gauche au débit.
- le compte « 57. Caisse » est un compte d'actif du Bilan,
les comptes d'actif diminuent à droite, au crédit,
donc le compte Caisse diminue à droite au crédit.
- vérification : débit = crédit.
E3
40 Fournisseurs 50 000
56 Banque 50 000
Objet de l'opération : payer un fournisseur pour éteindre une dette qu'on a envers lui. La dette
va diminuer, ainsi que le compte bancaire.
- le compte « 40. Fournisseurs » est un compte de passif du Bilan,
les comptes de passif diminuent à gauche, au débit,
donc le compte Fournisseur diminue à gauche au débit.
- pour le raisonnement applicable au compte Banque crédité, voir E2 ci-dessus.
- vérification : débit = crédit.
E4
37
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM
Les dépenses d'électricité et d'eau sont considérées par le Plan OCAM comme des consomma-
tions intermédiaires ; on les enregistre dans un compte de charges, comme toutes les consomma-
tions. Les charges de l'entreprise augmentent, la caisse diminue en contrepartie (sortie d'argent).
- le compte « 61. M.F.C. » est un compte de charges,
les comptes de charges augmentent à gauche, au débit,
donc le compte « M.F.C. » augmente à gauche au débit.
- le compte « 57. Caisse » est un compte d'actif du Bilan,
les comptes d'actif diminuent à droite, au crédit,
donc le compte Caisse diminue à droite au crédit.
- débit = crédit.
E5
22 Autres immobilisations
corporelles 8 000 000
56 Banque 8 000 000
Cette opération est sans effet sur le patrimoine de l'entreprise, qui « perd » 8 000 000 mais
qui gagne en échange un immeuble de la même valeur.
- le compte « 22. A.I.C. » est un compte d'actif du Bilan,
les comptes d'actif du Bilan augmentent à gauche, au débit,
donc le compte A.I.C. augmente à gauche au débit.
- pour le compte Banque, voir E2 et E3.
- vérification : débit = crédit.
57 250 000
41 250 000
Encore une opération sans effet sur le patrimoine de l'entreprise : elle « perd » une créance
que le client éteint en payant, mais elle augmente sa caisse d'autant.
- pour l'augmentation du compte Caisse débité, voir E2.
- le compte « 41. Clients » est un compte d'actif du Bilan,
les comptes d'actif du Bilan diminuent à droite, au crédit,
donc le compte Clients diminue à droite au crédit.
E7
57 Caisse 80 000
Cette opération modifie le patrimoine de l'entreprise, car en contrepartie de son paiement, elle
n'obtient pas un bien dont elle peut se dire propriétaire, et qu'elle pourrait le cas échéant revendre,
(id. E4). Les frais de télécommunication sont des charges pour l'entreprise.
- le compte « 64. C.P.D. » est un compte de charges.
Les comptes de charges augmentent à gauche, au débit,
donc le compte C.P.D. augmente à gauche au débit.
38
CORRIGE COMMENTE DU SUJET B.I.
Cette écriture est identique à E l , à cette différence près que l'enrichissement de l'entreprise
prend la forme d'une créance au lieu d'une augmentation du compte en banque. Les créances font
partie de la classe 4/04, à l'actif du Bilan. Comme pour E l , cette écriture n'est pas complète et
nous verrons au Chapitre II comment la compléter.
E9
Opération sans effet sur le patrimoine : un élément d'actif quitte l'entreprise (le terrain), un
chèque équivalent compense ce départ.
Pour le raisonnement à appliquer à une telle transaction, voir E2, E5 et E6.
E10
57 40 000
56 40 000
II s'agit là de l'opération inverse à E2, les raisonnements restent valables, puisque les deux
comptes sont des comptes d'actif.
Eli
30 Marchandises 80 000
40 Fournisseurs 80 000
Opération neutre sur la valeur du patrimoine : l'entreprise contracte une dette envers son four-
nisseur, qui vend à crédit, mais en contrepartie elle augmente son stock de marchandises pour une
valeur équivalente.
- le compte « 30. Marchandises » est un compte d'actif de Bilan,
les comptes d'actifs augmentent à gauche, au débit,
donc le compte Marchandises augmente à gauche au débit.
- le compte « 40. Fournisseurs » est un compte de passif de Bilan,
les comptes de passif augmentent à droite, au crédit,
donc le compte Fournisseur augmente à droite.
39
PRÉSENTATION DU SYSTÈME COMPTABLE OCAM
SC = Solde créditeur
SD = Solde débiteur 21. TERRAINS
T = Total
SC 5 000 000 5 000 000 E9
22. Ai.e.
T 5 000 000 5 000 000 T
E5 8 000 000
8 000 000 SD
T 8 000 000 8 000 000 T 30. M
Eli 80 000
4C). F 80 000 SD
T 80 000 80 000 T
41. CL
E8 300 000 250 000 E6
50 000 SD
56. BQ
El 4 000 000 T 300 000 300 000 T
E2 20 000
E9 5 000 000 50 000 E3
8 000 000 E5
40 000 E10 57. c
40
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.2.
La tenue des comptes du Grand-Livre consiste en un simple report des écritures du Journal.
Ainsi El :
- le compte « Banque » est débité au Journal pour 4 000 000, on reporte 4 000 000 au débit de
ce compte au Grand-Livre.
- le compte « Ventes de marchandises » est crédité au Journal pour cette même somme, que l'on
inscrit au crédit du compte « 70. VM » au Grand-Livre.
Cette phase de travail ne présente aucune difficulté technique, mais requiert une grande atten-
tion : c'est souvent dans le travail de report que l'on commet des erreurs (confusion entre deux
comptes ; inscription au débit au lieu du crédit...).
La balance permet ensuite de vérifier l'exactitude de l'enregistrement et du report, à l'exception
des erreurs indécelables (cf. A.3.4.4.).
3. La balance
SOMMES SOLDES
COMPTES D C D C
La balance est équilibrée : tout enregistrement au débit a bien trouvé sa contrepartie au crédit.
ACTIF PASSIF
021. TERRAINS 5 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
030. M 3 000 000 040. F 520 000
041. CL 340 000
056. BQ 3 140 000
057. C 40 000
11 520 000 11 5 2 0 000
41
PRESENTATION DU SYSTEME COMPTABLE OCAM
Cette opération modifie simplement la structure de l'actif, c'est-à-dire la répartition des valeurs
entre les différents comptes : moins d'argent en caisse (- 20 000), mais plus d'argent à la banque
(+ 20 000). Le montant global de l'actif et du passif est inchangé.
La composition du patrimoine est modifiée, mais pas sa valeur : l'entreprise a moins d'argent
à la Banque (- 50 000), mais également moins de dettes (- 50 000). Le passif et l'actif ont dimi-
nué du même montant. L'opération E3 n'entraîne ni bénéfice ni perte.
Suite à cette opération, l'actif s'est doublement modifié : la valeur des biens possédés par
l'entreprise a augmenté de 4 910 000, correspondant d'une part à une augmentation en immeuble
de 8 000 000, et d'autre part à une diminution du compte en banque de 3 090 000.
42
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
La contrepartie de cette augmentation nette (4 910 000) se trouve au passif, sous forme de
dette envers la banque, car le compte 056 Banque est devenu créditeur.
ACTIF PASSIF
021. TERRAINS 5 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
022. AIC 8 000 000 040. F 470 000
030 . M 3 000 000 056. B Q 4 910 000
041 . CL 90 000 0875. RÉSULTAT - 110 000
057 . C 180 000
16 270 000 16 270 000
Les frais de téléphone sont des charges pour l'entreprise ; le décaissement de 80 000 entraîne
par conséquent un appauvrissement, c'est-à-dire une diminution du résultat (voir E4).
ACTIF PASSIF
022. AIC 8 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
030. M 3 000 000 040. F 470 000
041. CL 90 000 0875 .RÉSULTAT - 110 000
056. BQ 90 000
057. C 180 000
11 360 000 11 360 000
La vente du terrain est une diminution de l'actif, qui permet d'effacer la dette envers la banque
(= diminution du passif), et de faire réapparaître un solde positif au compte Banque. L'actif ne
diminue donc que pour le montant de la dette bancaire, soit 5 000 000 - 90 000 = 4 910 000.
Cette opération est l'inverse de E5.
ACTIF PASSIF
022. AIC 8 000 000 010. CAPITAL 11 000 000
030. M 3 080 000 040. F 550 000
041. CL 90 000 0875. RÉSULTAT - 110 000
056. BQ 90 000
057. C 220 000
11 440 000 11 440 000
Cette opération est neutre sur la valeur du patrimoine de l'entreprise : son actif augmente du
montant des marchandises achetées (+ 80 000), mais le passif augmente parallèlement, par suite
de l'accroissement des dettes envers le fournisseur.
En conclusion, il apparaît bien que toutes les opérations mettant en relation deux comptes (ou
plus) de Bilan ne modifient pas la valeur du patrimoine de l'entreprise, même si elles font varier
le total de l'actif et du passif.
Par contre, dès qu'une opération porte sur un compte de gestion (charge, ou perte, ou produit,
ou profit), la valeur du patrimoine s'en trouve modifiée par appauvrissement ou enrichissement.
Dans cet exercice, on a raisonné comme si on établissait un Bilan après chaque opération. Ceci
nous a entraînés à faire le lien entre les opérations de l'entreprise et les variations de son patri-
moine. Cet exemple nous montre aussi à quel point il serait complexe et lourd de faire chaque jour
un Bilan ; c'est pourquoi on ne fait le Bilan qu'une fois par an.
44
Chapitre II : L'enregistrement
des opérations courantes
Nous entendons par transactions commerciales toutes les opérations liées aux achats et aux
ventes réalisés par l'entreprise, y compris les opérations accessoires et les méthodes comptables
d'enregistrement des achats et des ventes. Le document qui permet l'enregistrement comptable des
achats et des ventes est la facture établie par le vendeur.
100 | | 100
Vérification : le compte « 30. Marchandises » est un compte de stocks (actif) il augmente
donc au débit. Le compte « 56. Banque » est également un compte d'actif, et diminue par consé-
quent au crédit.
Remarque 1 : le stock de marchandises est évalué au coût d'achat, (cf. Chapitre III, A. 1.2.1.).
Remarque 2 : étant enregistré au débit d'un compte de stock, l'achat de marchandises ou de matières
n'est donc pas considéré comme une charge, qui elle, serait enregistrée au débit d'un compte de la
classe 6.
45
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
On considère que seule la consommation représente une charge (pour des marchandises, c'est
leur vente ; pour des matières premières, c'est leur transformation en produits finis).
200
Vérification : le compte « 41. CL » est un compte d'actif, il augmente au débit. Le compte
« 70. VM » est un compte de produit, qui augmente au crédit.
2. Constatation de la consommation de marchandises et de la diminution du stockage :
60. CSV 30. M
150 | I 150
La consommation constatée par le débit du compte « 60. CSV » a pour montant le coût
d'achat des marchandises qui ont été vendues.
Vérification : le compte « 60. CSV » est un compte de charge ; il augmente au débit. Le
compte « 30. M » est un compte d'actif, il diminue au crédit.
120 | | 120
2. Constatation du déstockage :
72. PS 35. PF
70 I | 70
Les comptes « 72. PS » et « 35. PF » sont tenus au coût de production.
On peut définir le coût de production comme la somme de charges résultant de la fabrication
d'un produit (matières premières consommées, salaires versés, frais administratifs, amortissement
du matériel utilisé, etc.). Le coût de production est une donnée interne à l'entreprise, calculée par la
comptabilité analytique.
Après leur fabrication, les produits finis entrent en stock pour la valeur de leur coût de produc-
tion : l'information est transmise par la comptabilité analytique à la comptabilité générale.
46
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES
î î
Le compte « 72. Production stockée » enregistre le coût de production des produits semi-
ouvrés (ou selon les cas, des produits finis en attente de livraison aux clients).
Remarque : il doit exister autant de subdivisions du compte « 72. Production stockée » qu'il y a
de produits différents à stocker. On ne peut pas regrouper dans le même compte 72 le stockage de
produits finis (compte 35), de produits semi-ouvrés (compte 34) ou encore d'emballages fabriqués
(compte 33).
Exemples :
1. On retire 300 du stock de matières premières pour mise en fabrication.
61. MFC 31. MF
300 I | 300
2. On stocke des produits semi-ouvrés, d'une valeur de 380.
34. PSO 72.1. PS
380 380
3. Ces produits sont déstockés ultérieurement pour être transformés en produits finis.
72.1. PS 34. PSO
380 | | 380
4. Les produits finis sont achevés, et stockés pour une valeur de 460.
35. PF 72.2. PS
460 | | 460
En conclusion de la présentation de l'inventaire permanent, il ressort que l'application de ce
principe suppose la mécanisation ou l'informatisation du service comptable. Dans le cas contraire,
le suivi des mouvements de stocks serait rendu difficile, lent, et coûteux.
47
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
Pour éviter ce handicap aux entreprises n'ayant pas encore atteint ce degré d'organisation, le
Plan OCAM admet l'utilisation de la méthode de l'inventaire intermittent.
100 | I 100
Exemple 2 :
41. CL 70. VM
200 200
Calcul :
Prix de vente brut 342 x 142 48 564 FCFA
Remise de 3,5 % 1 699,74 arrondi à 1 700 FCFA
Net commercial 48 864 FCFA
Enregistrement (en compte) :
70. VM 41. CL
46 864 46 864
48
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES
Exemple 2 : le 15/5, achat de 120 kg de matières à 277 FCFA/kg, moins 2 ' de rabais pour
défaut de qualité (règlement par chèque, inventaire permanent).
Calcul :
Prix d'achat brut 120 x 277 33 240 FCFA
Rabais 2 % 664,8 arrondi à - 665 FCFA
Net commercial 32 575 FCFA
Enregistrement (au journal) :
15/5
31 32 575
56 32 575
Dans les deux exemples ci-dessus, on voit qu'on n'enregistre que le net commercial (c'est-à-dire
prix de vente ou d'achat moins R.R.R.).
Exemple 3 : le 23/7, on reçoit d'un fournisseur un chèque de 612 pour remise hors facture :
56. BQ 74. PPD
612 612
Exemple 4 : le 4/2, on envoie à un client un chèque de 544 pour ristourne sur les achats de l'année
précédente ; si la ristourne n'est pas affectable à un compte de vente, on enregistre :
56. BQ 64. CPD
544 544
Rappelons encore que l'on n'utilise pas les comptes 64. CPD et 74. PPD dans les cas de
R.R.R. sur facture : ces R.R.R. ne font pas l'objet d'un enregistrement à part.
Calcul
Prix de vente 427 x 733 312 991 FCFA
Escompte 1,5 4 694,865 arrondi à - 4 695 FCFA
A recevoir 308 296 FCFA
49
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
Enregistrement :
70. VM 57. Caisse 67. I
Exemple 2 : le 4/10, achat de marchandises pour 1 894 moins escompte de 2 % pour règlement
au comptant par chèque (inventaire intermittent).
Calcul :
Prix d'achat 1 894 FCFA
Escompte 2 % 37,88 arrondi à - 38 FCFA
A payer 1 856 FCFA
Enregistrement :
4/10
39 Achats 1 894
56 àBQ 1 856
77 IDR 38
56 BQ 962 277
67 I (escompte 2,1 %) 20 641
70 àVM 982 918
8
72 PS 749 175
35 àPF 749 175
50
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES
A propos, continuez-vous à vérifier chaque enregistrement (somme des débits = somme des cré-
dits, comptes d'actif augmentent au débit, diminuent au crédit, etc.) ?
Exemple 2 : le 19/12, achat de 424 312FCFA de marchandises, moins remise de 2 %, et
escompte de 1,5 % pour paiement comptant par chèque (inventaire intermittent).
Calcul :
Prix d'achat brut 424 312 FCFA
Remise 2% 8 486,24 arrondi à - 8 486 FCFA
Net commercial 415 826 FCFA
Escompte 1,5 % x 415 826 - 6 237 FCFA
A payer 409 589 FCFA
Enregistrement :
39. Achats 56. BQ 77. IDR
Une fois de plus, on constate que les R.R.R. sur facture n'apparaissent pas dans
l'enregistrement comptable. Seul l'escompte est enregistré à part.
183 I 183
183 | | 183
En général, la récupération des frais se fait auprès d'un client à l'occasion d'une vente (voir
A.l.3.2.) ou auprès d'un fournisseur par le moyen d'une facture d'avoir (voir A.l.4.1.). Mais il
existe d'autres circonstances dans lesquelles on a recours à ce mécanisme (frais de renouvellement
d'effets, etc.).
51
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
52
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES
Remarques :
1. on commence par enregistrer la transaction avec le transporteur, puis on passe à
l'enregistrement de la vente au client.
2. on vérifie que la somme des débits est égale à la somme des crédits.
3. comme on est à l'inventaire intermittent, on n'a pas à tenir les comptes de stock.
4. on peut également inclure les frais de transport dans le montant de la vente;
l'enregistrement est alors fait comme suit :
Transaction avec le transporteur :
62. TC 57. Caisse
84 | | 84
vente :
56. BQ 67. I 71. PV
Dans ce cas, les frais de transport sont enregistrés dans un compte « exploitation » 62. TC
puisque la récupération de ces frais est effectuée par le crédit d'un compte « exploitation » 71. PV.
Lorsque vous avez opté pour une méthode d'enregistrement des frais, il faut vous y tenir, et ne pas
utiliser alternativement la méthode du transfert des frais et celle de l'incorporation des frais au prix
de vente.
Exemple 2 : paiement par chèque de 62 687 de droits de douane sur un achat de marchandises
(inventaire permanent).
30. M 56. BQ
62 687 | I 62 687
Bien remarquer qu'on débite le compte 30. M et non le compte « 66. Impôts et taxes » : il
s'agit ici de frais accessoires d'achat.
53
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
2/7
41 Client 412
41 à Client-Facture d'avoir 412
Nous ne ferons pour l'instant aucun commentaire sur la première ligne de l'enregistrement du
27/6 (le retour sur vente sera présenté plus loin, au sous-paragraphe A.l.4.1.3.) ; la seconde ligne
de cet enregistrement constate qu'à la suite de ce retour, la SGIC a envers son client une dette de
412. Il est normal que cette dette soit inscrite au crédit d'un compte de tiers.
L'écriture du 2/7 a pour seul objectif de constater l'émission de la facture d'avoir ; il n'y a pas
de changement quant au fond ; la SGIC avait une dette de 412, elle a toujours une dette de 412 ;
mais il y a un changement de forme : la dette est matérialisée par une facture d'avoir. Il faut donc
annuler la dette « ordinaire » (c'est ce que fait la première ligne) et constater la facture d'avoir (c'est
ce que fait la seconde).
Par la suite, la SGIC peut régler sa dette par chèque ; elle enregistrera alors :
0/7
La première ligne annule la facture d'avoir, la seconde constate le paiement. En fait, il n'est pas
fréquent qu'on rembourse une facture d'avoir ; en général, on considère que le montant de la facture
d'avoir est « à valoir sur le prochain achat du client », c'est-à-dire à déduire du montant de la fac-
ture du prochain achat du client, comme dans l'exemple 2 ci-dessous.
Exemple 2 : le 9/11, la SGIC reçoit d'un fournisseur une facture d'avoir n° A 415 d'un montant
de 7 482 ; le 13/11, elle achète des marchandises pour 23 918 moins 1,5 % de remise ; le mon-
tant de la facture d'avoir n° A 415 est déduit de la facture du 13/11 (paiement au comptant par chè-
que, inventaire intermittent).
Calcul :
Prix d'achat brut 23 918FCFA
Remise - 359 FCFA
Net commercial 23 559 FCFA
A déduire (facture d'avoir n° A 415) - 7 482 FCFA
Net à payer par la SGIC 16 077 FCFA
54
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES
Enregistrement :
La première ligne constate la réception de la facture d'avoir (créance sur le fournisseur, donc
débit d'un compte de tiers) ; la seconde ligne annule la créance ordinaire (qui avait été constatée lors
du retour sur achat, et qui est transformée en facture d'avoir) ; la troisième ligne enregistre l'achat
(au compte « 39. Achat » : il s'agit de l'inventaire intermittent ; le montant est le net commer-
cial puisque les R.R.R. sur facture ne sont jamais comptabilisés à part) ; la quatrième ligne
annule la facture d'avoir (son montant est déduit de la facture du 13/11) ; la cinquième ligne enre-
gistre le chèque émis à l'ordre du fournisseur.
On remarque en regardant les deux dernières ligne que les marchandises ont été payées à l'aide
du chèque et de la facture d'avoir : la facture d'avoir a, en quelque sorte, servi
d'instrument de paiement.
Pour bien comprendre les deux dernières lignes, on peut aussi raisonner comme suit : la SGIC
a acheté des marchandises pour 23 559 (remise déduite) ; comme elle avait sur son fournisseur une
créance de 7 482, elle ne doit plus lui payer que 23 559 - 7 482 = 16 077 ; tel est le montant du
chèque ; mais bien entendu, quand ceci est fait, la SGIC n'a plus de créance sur son fournisseur et
il faut donc annuler la facture d'avoir n° A 415 qui représente cette créance : c'est exactement ce
que fait la quatrième ligne.
Pour enregistrer un retour sur achat, on passe des écritures « contraires » à celles qu'on a passé
lors de l'achat : à un enregistrement au débit passé lors de l'achat correspondra un enregistrement au
crédit passé lors du retour, et vice versa ; si on ne retourne qu'une partie de ce qui a été acheté, les
valeurs comptabilisées lors du retour seront inférieures à celles comptabilisées lors de l'achat. Sou-
vent, lors d'un retour, l'entreprise règle le transporteur et demande le remboursement des frais à son
fournisseur ; si ce dernier exprime son accord immédiatement, le transfert des frais peut être fait de
suite ; sinon, il sera fait lors de la réception de la facture d'avoir au cas où le fournisseur inclut les
frais de réexpédition dans l'avoir.
Exemple : à la suite de l'achat effectué le 19/12 (voir l'exemple 2, p. 51), l'entreprise s'aperçoit le
22/12 que le quart des marchandises achetées ne correspond pas à la commande. Elle décide de les
retourner au fournisseur. Pour ce faire, elle engage des frais de transport de 7 319 (en compte
auprès du transporteur) et obtient du fournisseur son accord pour le remboursement de ces frais. Le
29/12, elle reçoit de son fournisseur une facture d'avoir dont le montant est égal à la valeur des
marchandises retournées, plus les frais de transport, plus 14 217 de ristourne sur les achats de
l'année.
55
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
Calcul :
Valeur brute des marchandises retournées :
2 5 % de 424 312 106 078FCFA
Remise 2 % - 2 122 FCFA
Valeur nette commerciale des marchandises retournées 103 956 FCFA
Escompte (1,5 % de 103 956) - 1 559 FCFA
Créance sur le fournisseur 102 397 FCFA
Si on arrêtait là, on aurait un enregistrement comptable exactement symétrique de
l'enregistrement de l'achat :
39. Achat 77. I 40. F
103 956 1 559 102 397
On remarque ci-dessus que :
- le symétrique du compte « 56. BQ » est le compte « 40. F » (puisqu'il n'y a pas de règle-
ment, la seule chose que l'entreprise constate est une créance sur le fournisseur).
En fait, l'enregistrement ne s'arrête pas là. Il faut :
- en premier lieu enregistrer la transaction avec le transporteur,
- en second lieu transférer ces frais au fournisseur, ce qui augmente la créance qu'on a sur lui d'un
montant de 7 319, la faisant passer de 102 397 à 109 716, enregistrée le 29/12 comme créance
ordinaire,
- en troisième lieu, le 29/12, on annule cette créance ordinaire, on enregistre la ristourne hors fac-
ture et la facture d'avoir ; cette dernière a pour montant 109 716 + 14 217 = 123 933.
Enregistrement :
22/12
56
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES
- à chaque écriture passée lors de la vente correspond en général une écriture passée lors du retour,
- à un débit correspond un crédit, et vice versa,
- les écritures qui se correspondent sont passées soit dans le même compte, soit dans des comptes
apparentés.
Un retour sur vente entraîne une dette vis-à-vis du client, pour un montant égal à celui des
marchandises ou produits retournés (évalués au prix de vente), souvent majoré des frais de réexpédi-
tion engagés par le client. A l'inventaire permanent, il ne faut pas oublier d'enregistrer également la
rentrée en stock des marchandises (évaluées au coût d'achat) ou des produits (évalués au coût de pro-
duction).
Exemple : à la suite de la vente effectuée le 8/4 (voir l'exemple 1, p. 50), le client retourne
134 cartons. On les reçoit le 19/4, en même temps qu'un avis indiquant que le client a dû payer
14 629 de frais de transport et qu'il en demande le remboursement ; le même jour on lui établit
une facture d'avoir pour le tout (valeur des produits retournés plus remboursement des frais de trans-
port).
Calculs : les calculs s'effectuent en quatre étapes :
- on diminue le compte vente (c'est-à-dire qu'on débite le compte vente) de la valeur de ce qui, en
définitive, n'a pas été vendu (puisque le client l'a rendu) :
Prix de vente brut des PF retournés : 1 427 x 134 191218 FCFA
Remise 1,6% - 3 059 FCFA
Valeur nette commerciale des PF retournés (Compte 71. PV) 88 159 FCFA
Escompte (2,1 % de 188 159) (Compte 67.1) - 3 951 FCFA
Dette vis-à-vis du client 184 208 FCFA
- on constate les frais de transport remboursés (Compte 062. TC) + 14 629 FCFA
- on calcule le montant de la facture d'avoir 184 208 + 14 629 = 198 837 FCFA
(on la portera au compte « 41. Clients », facture d'avoir)
- on calcule la valeur des PF retournés (au coût de production)
pour l'enregistrement de la rentrée en stock :
134 1 427 x 75 % = 143 414 FCFA
Enregistrement :
On remarque que, à l'inventaire permanent, lors d'un retour sur vente, on enregistre la rentrée
en stock des marchandises ou PF retournés, et ce, quel que soit l'état dans lequel ils se trouvent (par
la suite, il est possible qu'on les vende avec rabais, qu'on les stocke comme déchets et rebuts com-
mercialisables, ou qu'on les détruise ; on passera alors les écritures nécessaires ; l'enregistrement
des ventes avec rabais a été vu au paragraphe A.l.2.1., le reste est examiné dans le paragraphe
A.2.I.).
57
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
40 F 260 352
56 àBQ 260 352
Remarques :
- le 20/3, on enregistre normalement l'émission du chèque par le crédit du compte « 56. BQ » ;
en contrepartie, on ne peut pas débiter un compte d'achat ou de stock puisque les fournitures com-
mandées ne sont pas encore propriété de l'entreprise ; c'est pour cette raison qu'on utilise le compte
d'actif « Fournisseurs - avances et acomptes versés ».
- le 14/4, les fournitures entrent dans le patrimoine de l'entreprise, et on les enregistre au compte
« 39. Achats » ; en contrepartie, on constate le chèque de 208 282 émis pour règlement des
40 % à la réception, et on met en compte le reste (soit 260 352) par le crédit du compte
« 40. F » ; de plus, comme l'acompte du 20/3 n'a plus de raison d'être, on l'annule par le crédit
du compte « 40. Fournisseurs -avances et acomptes v e r s é s » ; enfin, le 31/5, on a
l'enregistrement habituel du règlement d'une dette à un fournisseur.
58
LES TRANSACTIONS COMMERCIALES
56 BQ 52 070
41 à Clients Avances et acomptes
reçus 52 070
1A/4
56 BQ 260 352
41 à Clients 260 352
- le 20/3, l'entreprise enregistre la réception du chèque, et constate que celui-ci est la contrepartie
d'un acompte versé par le client : à ce moment, l'entreprise a une dette envers lui car
l'encaissement ne correspond pas à une vente (elle n'est pas encore réalisée).
- le 14/4, l'entreprise expédie les marchandises, accompagnées de la facture qui atteste la vente. On
peut à présent l'enregistrer dans le compte 70.
En contrepartie, on constate :
- le paiement partiel reçu,
- la créance sur le client (260 352) et
- l'annulation de l'acompte (52 070),
- le 31/5, enregistrement de l'encaissement du solde.
Remarques sur le paragraphe A.1.4.2. :
1. Les avances et acomptes sur commandes d'immobilisation en cours font l'objet d'un enre-
gistrement particulier (voir chapitre V).
2. Ce paragraphe illustre parfaitement la notion de réciprocité des comptes. Des comptes réci-
proques sont des comptes qui enregistrent dans les livres des deux parties (le client et son fournis-
seur) le même flux qui les relie. Aussi, dans l'exemple ci-dessus, les écritures passées chez le four-
nisseur sont exactement l'inverse de celles enregistrées chez le client.
59
L'ENREGISTREMENT DES OPERATIONS COURANTES
Exemple : paiement de la police d'assurance (compte « 64. Charges et pertes diverses »), par chè-
que.
1 000 | | 1 000
1 000 | | 1 000
1 000 | | 1 000
Le paiement annule la dette. Il faut par conséquent débiter le compte 40 pour le solder, par le
crédit du compte 56. Si on considère ensemble les deux écritures ci-dessus, on voit que le
compte 40 a été successivement crédité puis débité de 1 000. Ces deux mouvements se compen-
sent. Après la seconde écriture, il ne subsistera ainsi que le mouvement :
1 000 | | 1 000
comme en A.l.4.3.1., avec cette différence que l'opération a été étalée dans le temps au moyen
du compte 40.
1 000 1 000
60
L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPÉRATIONS COURANTES
2. L'erreur
64. CPD 56. BQ
1 000 | 1 1 000
3. La conséquence
a) Le compte 64 enregistre deux fois la somme de 1 000, comme si les charges d'assurance
s'élevaient à 2 000, alors qu'elles ne se montent qu'à 1 000.
b) Le compte 40 n'est pas soldé, ce qui signifie que la dette envers l'assureur reste enregis-
trée, comme si l'entreprise lui était toujours redevable de 1 000, ce qui n'est bien sûr pas le cas.
Nous consacrons les paragraphes qui vont suivre aux opérations courantes qui ne justifient pas,
à un niveau de non spécialistes, plus d'approfondissement dans un premier temps. Néanmoins, ce
sont des opérations dont l'enregistrement comptable doit pouvoir être maîtrisé. Nous les distingue-
rons selon qu'elles concernent les comptes du bilan, les comptes de charges et de produits, ou
qu'elles consistent en opérations de contrôle et de correction.
A . 2 . 1 . 1 . 1 . Les prêts
Le Plan OCAM distingue les prêts selon la durée pour laquelle ils sont consentis par
l'entreprise.
- Les prêts à long et moyen terme
Sont considérés comme prêts à long et moyen terme les prêts à plus d'un an.
On les enregistre au débit d'un compte d'actif immobilisé, « 25. Prêts et autres créances à
long et moyen terme », car il s'agit d'une créance non immédiatement disponible pour l'entreprise.
Exemple : l'entreprise KOUASSI prête 1 000 000 FCFA à une autre entreprise, KOFFI. Chez
Kouassi, on enregistre :
25. Prêts à LMT 56. BQ
Nota : les dépôts et cautionnements versés à des tiers à titre de garantie ou de caution, sont enre-
gistrés dans le même compte s'ils sont à plus d'un an.
61
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
Nota : les dépôts et cautionnements reçus à plus d'un an sont enregistrés dans ce compte, car
l'entreprise a une dette à long terme envers le tiers qui a versé le dépôt ou la caution.
- Les emprunts à moins d'un an
Ils sont enregistrés au crédit d'un compte financier « 50. Emprunts à moins d'un an ».
Exemple : TIDJANI emprunte 300 000 FCFA à sa banque, à rembourser dans 4 mois.
56. BQ 50. EMPRUNTS à moins d'un an
300 000 | I 300000
Nota : les dépôts et cautionnements reçus à moins d'un an sont enregistrés au crédit du compte
« 46. Débiteurs divers », et non pas au crédit du compte 50.
En résumé, retenons que les prêts sont à l'actif et les emprunts au passif, le long et moyen
terme en haut du bilan, le court terme en bas.
Une précision : dans les quatre comptes ci-dessus, on n'enregistre que les mouvements concer-
nant les emprunts, les prêts, et les remboursements. Les intérêts sont enregistrés à part dans les
comptes 67.1 et 77. IDR selon qu'ils sont versés ou perçus, (cf. ci-dessous paragraphe A.2.2.3.).
62
L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPÉRATIONS COURANTES
Lorsque ces titres permettent d'exercer une certaine influence dans la société qui les a émis, on
les appelle titres de participation. Les autres titres sont dénommés titres de placement.
A l'acquisition, les titres à long terme sont évalués à leur prix d'achat. Les frais accessoires
d'achat sont exclus de cette valeur, et comptabilisés au débit du compte « 63. Services consom-
més » (taxes, courtages, commissions).
Exemple : BITEMO achète par l'intermédiaire de sa banque 100 actions d'une valeur unitaire de
20 000 FCFA, dans le but de contrôler la Société Africaine de Commerce. La banque lui compte
5 500 FCFA de frais d'achat.
Enregistrement de l'opération au journal
63
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
Enregistrement au journal
10/2
Remarque : le fonds de commerce est un élément d'actif, (« 20. Immobilisations incorporelles »),
constitué par la clientèle, l'achalandage, le droit au bail, le nom commercial, l'enseigne.
Sa valeur est fonction du bénéfice potentiel attaché à la clientèle ou à l'emplacement de
l'entreprise.
Attention : un fonds de commerce créé par le commerçant ne peut pas être enregistré au
compte 20, puisqu'il n'y a pas eu de dépense pour l'acquérir. Dans notre exemple, l'apport par
MBIAYE d'un fonds de commerce signifie donc qu'il vient de l'acheter avec son argent personnel.
Exemple 2 : le 15/3, MBIAYE retire 100 000 FCFA de la banque pour ses besoins et ceux de sa
famille.
En fin d'exercice, le solde du compte « 10. Capital » figure au passif du bilan. Si ce solde est
débiteur, cela signifie que le commerçant a effectué des prélèvements plus élevés que le montant
du capital. On l'inscrit quand même au passif, précédé d'un signe négatif.
64
L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPERATIONS COURANTES
Exemple 1 : dans l'atelier de fabrication des produits finis, on récupère des copeaux de métal que
l'on pense vendre au poids pour une valeur de 1 254. Lorsqu'on les met en stock, à l'inventaire per-
manent, on enregistre :
32. DR 72. PS
1 254 | | 1 254
Si, plus tard, on les vend pour 1 189 (vente en compte), en enregistre :
28 897 | | 28 897
- stockage de 45 cartons comme rebuts commercialisables : les PF en question sont évalués en
stock à 45 x 1 070,25 = 48 161 ; ils sont stockés comme rebuts pour 6 200 ; on doit donc
constater une perte de 48 161 - 6 200 = 41 961 ; d'où l'enregistrement :
32. DR 064. CPD (HE) 35. PF
53 084 53 084
Par ailleurs, comme on est à l'inventaire permanent, il faut enregistrer la sortie de stock d'un
montant de 62 x 1 070,25 = 66 356 ; d'où l'enregistrement :
72. PS 35. PF
66 536 | | 66 356
Enregistrement au journal : l'enregistrement des différentes transactions de l'exemple
vient d'être effectué ci-dessus en utilisant les comptes schématiques : on le reprend ci-dessous sous
la forme sous laquelle il apparaît au Journal, en regroupant en une ligne les trois écritures au crédit
du compte 35. PF, et en une ligne les deux écritures concernant le compte 064. CPD (HE) :
65
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
25/4
41 53 084
71 53 084
Dans cet enregistrement au Journal, on commence par l'aspect externe des transactions : vente
et créance sur le client : puis, dans un deuxième temps, on traite en une fois tout le reste :
- tous les PF retournés par le client le 19/4 sortent du stock, donc on enregistre
134 x 1 070,25 = 143 414 au crédit du compte 35. PF.
et, en contrepartie de cette sortie de stock, on a :
- 6 200 de rebuts commercialisables,
- 66 356 de déstockage correspondant à la vente,
- et le reste est perdu ; la valeur de ce reste est : 143 414 - 6 200 - 66 356 = 70 858
Calculs
Valeur au 12/2 360 720 000
Valeur au 11/4 340 560 000
D'où une perte de 20 160 000
Enregistrement du 11/4
En fin d'exercice, si l'entreprise constate des pertes probables de change pouvant se réaliser au
cours de l'exercice suivant, elle doit constituer une provision pour perte de change (compte
« 019. Provisions pour charges et pertes »), en respect du principe de prudence.
Cette question sera traitée au chapitre VII.
66
L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPÉRATIONS COURANTES
- le compte 25 est crédité de 5 000 000 (compte d'actif, il diminue au crédit). Son solde est à pré-
sent débiteur de 10 000 000 - 5 000 000 = 5 000 000.
- le compte « 77. Intérêts et dividendes reçus » enregistre au crédit le produit financier qu'est
l'intérêt.
- si on créditait le compte 25 de 5 500 000, on commettrait une lourde erreur, car il n'en résulte-
rait aucun enrichissement pour l'entreprise.
Ainsi, on aurait l'erreur ci-dessous :
Le solde débiteur de 4 500 000 signifierait que KOFFI ne doit plus que le remboursement de
cette somme, et qu'il aurait déjà restitué le prêt à hauteur de 5 500 000, ce qui n'est pas le cas. Par
ailleurs, aucun produit financier ne vient enrichir KOUASSI, comme s'il voulait accepter de prêter
de l'argent sans intérêt. Ce n'est pas non plus le cas.
Nota : le principe est identique pour les prêts à moins d'un an.
67
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
- les intérêts versés constituent une charge financière, distincte du remboursement d'emprunt lui-
même. On vérifie bien qu'en débitant le compte 50, celui-ci est soldé (ce qui ne serait pas le cas si
on enregistrait 310 000, soit emprunt + intérêt).
- les frais bancaires sont également à enregistrer séparément : ils constituent des charges et sont
donc indépendants du compte 50, mais ce ne sont pas des charges financières.
et on reporte l'écriture dans les comptes n° 57 et 63 du Grand-Livre. Il s'agit ici d'une erreur de
montant : on a inversé les chiffres en inscrivant 570 au lieu de 750. Quand on s'aperçoit de
l'erreur, le 8/11, il faut enregistrer la correction suivante :
.8/11
57 Caisse 570
63 à ASC (annulation de l'erreur
d'enregistrement du 4/11) 570
8/11
Chacune de ces écritures doit ensuite être enregistrée dans les comptes du Grand Livre.
Il existe d'autres méthodes de correction d'erreurs : méthode algébrique, méthode par différence,
etc. Nous ne les présenterons pas ici.
68
L'ENREGISTREMENT DES AUTRES OPÉRATIONS COURANTES
l'entreprise (agios, frais prélevés par la banque, virement effectué par un client). Par ailleurs, des
chèques émis par l'entreprise peuvent ne pas encore avoir été encaissés par les fournisseurs au
moment où la banque a établi son relevé, alors que le compte « 56. BQ » de l'entreprise a déjà été
crédité.
Pour accorder les deux comptes, il est nécessaire d'établir un état de rapprochement bancaire,
qui offre en outre l'avantage de faire apparaître d'éventuelles erreurs.
DEBIT CREDIT
3. Repérer les transactions qui sont enregistrées chez l'entreprise, mais pas dans les livres de
la banque : enregistrer ces transactions dans les colonnes consacrées aux comptes de la banque.
Remarque : attention à la réciprocité des comptes ! En effet, le compte de l'entreprise, tenu par la
banque, fonctionne comme un compte « fournisseur » (le client de la banque doit être considéré,
du point de vue des comptes de la banque, comme un « fournisseur d'argent »). Par conséquent,
toute augmentation de son compte se fait au crédit ; toute diminution au débit.
4. Repérer les transactions qui figurent sur le relevé, mais qui ne sont pas enregistrées dans
les livres de l'entreprise ; enregistrer ces transactions dans les colonnes consacrées aux comptes de
l'entreprise.
5. Reporter les corrections d'erreurs dans les colonnes appropriées.
6. Calculer les totaux.
7. Calculer les soldes, qui doivent être du même montant : l'un débiteur (sauf découvert, il
s'agit de celui du compte « 56. BQ » de l'entreprise), l'autre créditeur (sauf découvert, il s'agit de
celui de l'entreprise à la banque : principe de réciprocité des comptes).
8. Présentation suggérée
État de rapprochement bancaire au ... 19...
COMPTE COMPTE
LIBELLÉS « 56. BQ » CHEZ « ENTREPRISE X »
L'ENTREPRISE X A LA BANQUE
D C D C
1. Report des soldes : l rc hypothèse
X
2e hypothèse
X
X
X X X
X X X
4. Erreurs ou omissions
X
TOTAUX TD TC TD TC
SOLDES SD se
69
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
Rappelons que dans les sujets ci-dessous nous avons volontairement exclu l'enregistrement des
taxes (TVA, TCA).
Sujet :
Dans la balance de vérification du 31 mars 1988 établie par le comptable de la Société Gabo-
naise Industrielle et Commerciale (SGIC), on relève pour le compte « 56. Banque » :
(1) Un coupon (ou coupon d'intérêts) est la partie attachée à un titre (action ou obligation). A l'échéance,
les intérêts sont versés au porteur du titre en échange du coupon. Généralement, le porteur de titres charge sa ban-
que de procéder à l'encaissement des coupons. Celle-ci peut lui compter une commission en rémunération du service
rendu.
70
SUJETS D'EXERCICES
- d'un chèque émis par le client Hossein (15 000 FCFA). Ce chèque avait été remis par la SGIC
à sa banque pour encaissement le 26 mars. La banque le retourne à la SGIC pour défaut de provi-
sion sur le compte de Hossein.
- d'un avis de débit pour droit de garde de titres (2 650 FCFA).
Travail demandé :
Présentez l'état de rapprochement bancaire permettant d'établir la concordance des soldes au
31 mars, puis les écritures de régularisation nécessaires à passer au Journal.
71
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
Travail demandé :
1. Passer les écritures au Journal du mois de décembre.
2. Présenter (sous forme schématique) l'ensemble des comptes du Grand-Livre, dans l'ordre
des numéros de compte, avec pour chacun les totaux et le solde.
3. Établir l'état de rapprochement bancaire, d'après les éléments suivants : le 3 décembre,
l'entreprise reçoit un relevé de compte bancaire arrêté au 31/11, sur lequel le solde est créditeur de
4 069 000.
Les transactions E12, E15 et E17 donnent lieu à des opérations bancaires qui ne figurent pas
sur le relevé.
Par ailleurs, on trouve sur le relevé deux opérations non encore enregistrées dans les livres de
l'entreprise : un prélèvement de 24 000 pour frais de garde de titres, et un virement de 714 000
effectué par un client.
Enfin, les matières premières réglées le 24/12 valent 756 000 FCFA : le relevé bancaire, le
talon de chèque et la facture concordent sur ce point ; l'inscription de 750 000 qui figure sur les
livres de l'entreprise est donc une erreur.
4. Passer au journal du 3 janvier les écritures de régularisation entraînées par la réception du
relevé bancaire.
5. Présenter la balance des comptes au 31 décembre.
72
SUJETS D'EXERCICES
73
L'ENREGISTREMENT DES OPERATIONS COURANTES
74
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.
3. Erreurs
* Chèque Mavoungou 13 500
75
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
débit 42 500 (attention à la réciprocité des comptes, voir A.2.3.2.2. : un crédit dans l'entreprise
est égal à un débit à la banque !). De la même façon, la SGIC a débité, avant le 31/3, son
compe 56 d'un montant de 141 000 (chèque à l'encaissement). Ces chèques apparaîtront sur le pro-
chain relevé bancaire, car celui reçu par la SGIC était sans doute déjà établi lorsque les chèques
furent remis à l'encaissement.
Débiter 141 000 dans le compte « 56. BQ » de la SGIC équivaut à créditer le compte
« SGIC » tenu par la banque, pour ce même montant.
L'opération de rapprochement bancaire consiste alors à faire comme si la SGIC complétait le
relevé qui lui est parvenu.
1.3. Erreurs
Le relevé bancaire fait apparaître l'existence d'une erreur dans la comptabilité de la SGIC : le
compte « 56. BQ » a été crédité de 68 000 par erreur, au lieu de 81 500. Pour rectifier l'erreur, la
SGIC créditera le compte « 56. BQ » de la différence (13 500). Une autre méthode de correction
d'erreur, également utilisable, a été vue en A.2.3.1.
2. Écritures de régularisation
31/3
56 BQ 93 500
41 CL ABA 93 500
40 93 750
56 BQ 93 750
56 BQ 7 000
77 IDR 7 000
56 BQ 15 000
63 ASC 2 650
56 BQ 2 650
Rappel : il ne faut enregistrer que les opérations ayant été réalisées, et n'ayant pas encore fait
l'objet d'écritures dans la comptabilité de la SGIC.
76
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
Le capital de l'entreprise constitue ses ressources à l'origine. Comme toutes les autres res-
sources (dettes à MLT, dettes à CT, bénéfices mis en réserves), le capital est un compte de passif
du bilan, dont les contreparties se trouvent à l'actif (PASSIF DU BILAN = RESSOURCES DONT
DISPOSE L'ENTREPRISE).
31 2 000 000
40.3 2 000 000
L'entrée des marchandises se fait, à l'inventaire permanent, par le compte « 30. M » (voir
A. 1.1.1.). La contrepartie est le crédit d'un compte de tiers : il s'agit donc de l'augmentation d'une
dette (cf. chapitre I, paragraphe A.2.2.2.I.). Remarquez que le crédit du compte « 40. F » enre-
gistre toutes les dettes de l'entreprise vis-à-vis de ses fournisseurs, quelles que soient leurs
échéances.
5/12.
31 MF 250 000
57 àC 250 000
8/12
41 CL 800 000
56 BQ 400 000
70 àVM 1 200 000
63 ASC 80 000
40.6 àF 80 000
L'eau et l'électricité sont considérés
comme consommations immédiates, le
téléphone comme un « autre service
consommé ».
77
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
16/12.
35 1 800 000
72 1 800 000
41 1 250 000
71 1 250 000
Le 16/12, des produits ont été stockés pour une valeur de 1 800 000 (coût du stock). La
valeur du stock vendu s'élève par conséquent à 1 800 000/2 = 900 000. Le prix de vente de ces
produits est donné (1 250 000) car le taux de marge (37 %) n'est applicable qu'aux marchandises.
En effet, les marchandises sont des biens achetés et revendus en l'état, sans transformation
(ex. : un supermarché achète de la bière en gros, qu'il revend au détail). Les produits finis sont des
biens fabriqués par l'entreprise, à partir de matières premières et/ou de produits semi-ouvrés. (Ex. :
une brasserie fabrique de la bière à partir d'eau, de malt, de houblon, etc). Le coût de fabrication des
produits finis est déterminé par la comptabilité analytique (comptes de la classe 9). C'est à partir
du coût de fabrication que l'entreprise déterminera son prix de vente lui laissant un bénéfice. La
comptabilité générale ne peut donc fournir aucun renseignement sur la détermination du coût de
fabrication des produits finis ; pour cette raison, celui-ci sera toujours considéré comme une don-
née dans le sujet.
19/12.
40.6 80 000
57 80 000
21/12.
63 ASC 15 000
56 à BQ 15 000
22/12.
56 BQ 400 000
41 a CL 400 000
II s'agit bien de la moitié de la dette du client (800 000) et non de la moitié de la vente
(1 200 000), le client ayant déjà réglé une partie lors de l'achat. Le compte « 41. CL » doit par
conséquent être crédité de 400 000.
78
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.2.
.24/12.
31 MF 850 000
56 àBQ 750 000
57 àC 100 000
.26/12.
41 CL 610 000
56 BQ 610 000
70 àVM 720 000
71 àPV 500 000
62 TC 50 000
57 àC 50 000
Ecriture du 26/12 :
1. Détermination du montant réglé au comptant : la SGIC vend au total pour 500 000 (PF)
plus 720 000 (M), soit 1 220 000. Le montant du chèque s'établit donc à 610 000, le solde
(610 000) étant porté en compte.
2. Il convient de distinguer d'une part, la vente de PF, et d'autre part, la vente de marchan-
dises, car il faut constater deux sorties de stock : la valeur de celle des PF est donnée (cf. E7), le
montant du déstockage de marchandises est déterminé comme en E4, soit
720 000 : 1,37 = 525 547.
3. Comptabilisation du paiement des frais de transport. Ce cas ne présente aucune difficulté,
puisque le transport reste à la charge de la SGIC.
.26/12
63 250 000
57 250 000
Les petites réparations, telles que celle proposée dans le sujet, sont comptabilisées parmi les
charges (classe 6). Les grosses réparations, qui prolongent la durée de vie de l'immobilisation, sont
considérées comme un investissement et sont comptabilisées dans les immobilisations (classe 2).
.27/12.
57 1 500 000
56 1 500 000
Cette écriture signifie que l'entreprise prélève sur le compte bancaire de la SGIC, en espèces,
une somme de 1 500 000 qui sera déposée dans la caisse de l'entreprise. Cette opération est néces-
saire lorsque l'entreprise prévoit des paiements en liquide et que les disponibilités en caisse sont
insuffisantes. D'un point de vue comptable, cela se traduit par une augmentation du compte
« 57. C », au débit (augmentation d'un actif, et par une diminution du compte « 56. BQ » au
crédit (diminution d'un actif).
79
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
,27/12.
22 AIC 3 500 000
56 àBQ 3 500 000
61 100 000
31 100 000
Question 2 : Le Grand-Livre
10. CP 22. AIC
30 . M 31. MF
34. F
>SO 35. PF
80
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
40 .3. F 40.6. F
se 2 000 000 2 000 000 80 000 80 000
41. CL 56. BQ
800 000 400 000 5 000 000 150 000
1 250 000 2 260 000 SD 400 000 15 000
610 000 400 000 750 000
610 000 1 500 000
T 2 660 000 2 660 000 se 700 000 3 500 000
270 000
925 000
T 7 110 000 7 110 000
65. FP 70. V M
81
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
7 1 . PV 72.1 . PS
se 1 750 0 0 0 1 250 000 900 000 1 800 000
500 000 350 000
se 550 000
T 1 750 000 1 750 0 0 0
T 1 800 000 1 800 000
72.2. PS
SC 800 000 800 000
T 800 000 800 000
Le solde du compte 56. BQ chez la SGIC se trouve dans le corrigé de la question précédente ;
pour la méthode, voir A.2.3.
82
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.2.
63 24 000
56 24 000
56 714 000
41 714 000
31 6 000
56 6 000
Rappel : seules les rubriques (3) et (4) de l'état de rapprochement bancaire font l'objet d'écritures de
régularisation, les sommes relatives à la rubrique (2) ayant déjà été comptabilisées en E12, E15, et
E17.
TOTAUX SOLDES
N° COMPTES
D C D C
On vérifie que :
1. Total débit = total crédit = totaux journal
2. Solde débiteur = solde créditeur
En cas d'inexactitude dans la balance, reportez-vous à A.3.4., Chapitre I.
83
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
El 65. FP 56. BQ
27 610 | I 27 610
E2. 1. Vente
E3 6 3 . ASC 5 6 . BQ
320
1 320
E4 6 3 . ASC 5 6 . BQ
45 0 I I 450
1. 5 6 . BQ 7 0 . VM
17 820
1 I 1 7 820
2. 60 CSV 30. M
13 007 I I 13 007
(17 820/1,37 = 13 007)
E6 30. M 40.3. F
9 730 I I 9 730
Nous subdivisons le compte « 40. F » en fournisseurs de marchandises (classe 3), pour les
distinguer des autres.
E7 3 1 . MF 56. BQ
8 640 1 1 8 640
E8 3 5 . PF 7 2 . PS
17 400 1 1 17 400
5 2 0 | | 2 0 0 I 3 2 0
84
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B 3.
Le fournisseur est dans ce cas un fournisseur d'immobilisation (classe 2). Nous choisissons de
l'identifier par le numéro de cette classe.
56. BQ 71. PV
37 800 37 800
2. Sortie de stock
7 2 . PS 35. PF
24 300 24 300
E16 4 1 . CL 70. VM
4 510 f 4 510
85
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
6 0 . CSV 30. M
3 292 3 292
E17 5 6 . BQ 41 . CL
16 713 16 713
E18 6 2 . TC 57. C
63 63
54 000 54 000
On constate l'emprunt par le crédit du compte « 17. Autres emprunts à long et moyen
terme » (classe 1, compte de passif) prévu à cet effet, le débit du compte « 56. BQ » enregistrant
la contrepartie de l'emprunt.
180 180
.10/11
56 54 000
17 54 000
57 180
56 180
86
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET BJ.
* Frais bancaires
i
OO
Remarque : le retrait d'espèces en banque (180), effectué le 10/11, est déjà pris en compte par le
relevé bancaire, car cette opération étant effectuée au guichet même de la banque, le compte SGIC
est débité immédiatement.
Question 4 : écritures de régularisation au journal du 12/11
.12/11.
63
56
56 21 700
41 21 700
87
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
Rappel : ne sont enregistrées que les opérations dont la SGIC ignorait l'existence jusqu'à la récep-
tion du relevé bancaire.
ST 63 940 50 396
13 544 SD 10/11
63 940 63 940
Le montant en stock est donné par le solde débiteur : 13 544 (stock initial + achats -
consommation = stock final. Cf chapitre III, A.2.I.).
Attention à ne reporter dans le compte « 30. M » que les mouvements concernant les stocks
de marchandises : gare aux erreurs d'inattention («31. MF » ; « 35. PF ») !
30 . M 31. MF
9 730 34 097 8 640 12 100
13 007 30
3 292
ST 8 670 12 100
ST 9 730 50 396 3 430
40 666
se
se T 12 100 12 100
T 50 396 50 396
35. PF 40.2. F
17 400 24 300 se 320 320
se 6 900
T 320 320
T 24 300 24 300
40.3. F 41. CL
T 21 223 21 223
88
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.3.
Ayant choisi de subdiviser le compte « 40. F », au Journal nous devons ouvrir deux comptes
distincts au grand livre.
56. BQ 57 . C
30 000 27 610 180 30
17 820 320 63
450
37 800 8 640 ST 180 93
16 713 200 87 SD
54 000 220
170 T 180 180
143
180
60. CSV
ST 156 333 37 933
118 400 SD 34 097 50 396 SD
13 007
T 156 333 156 333 3 292
T 50 396 50 396
61. MFC 62 TC
170 12 270 SD 63 63 SD
12 100
63 63
12 270 12 270
65. FP
63. ASC
320 1 133 SD 27 610 27 610 SD
450
220 27 610 27 610
143
71. PV
T 1 133 1 133
se 37 800 37 800
70. V M
T 37 800 37 800
se 69 043 46 713
17 820 72 PS
4 510
24 300 17 400
69 043 69 043 6 900 SD
T 24 300 74 300
89
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
SOMMES SOLDES
COMPTES
D C D C
Rappel : les écritures relatives aux achats n'emploient pas les comptes « 30. M » ou
« 3 1 . M F » , mais le compte « 39. A ». En cas de vente, les comptes « 60. CSV »,
« 6 1 . MFC» ou « 3 5 . P F » , « 72. PS », ne sont pas utilisés non plus. (Cf. A.l.1.2.). La
comptabilité à l'inventaire intermittent ne retient pas les mouvements de stock en cours d'exercice.
Nous distinguerons dans des sous-comptes, les achats de marchandises et les achats de matières
et fournitures.
90
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.
E2
41 CL 16 713
56 BQ 30 000
70 àVM 46 713
E5
56 BQ 17 820
70 àVM 820
E6
39.0 9 730
40.3 àF 9 730
E7
39.1 8 640
56 àBQ 8 640
E10
56 BQ 37 800
71 àPV 37 800
Eli
39.1 30
57 àC 30
E16
41 CL 4 510
70 tVM 4 510
Vous remarquerez qu'à l'inventaire intermittent, les écritures E8 et E14 ne donnent pas lieu à
enregistrement.
Enregistrement
3/1
91
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
Remarques :
1. La SGIC a acquis une créance sur son fournisseur ; cette créance lui sera remboursée si la
commande n'est pas livrée. Si elle l'est, son montant viendra en déduction de la somme à payer.
2. Les 6 712 FCFA doivent être enregistrés dans le compte « 63. ASC » (services ban-
caires) ; ils ne peuvent pas être débités à un compte de stock puisqu'il n'y a pas encore achat.
E2
15/1
56 BQ 2 000 000
41 CL. AAR 2 000 000
On n'enregistre pas le montant de la commande puisqu'il n'y a pas transfert de propriété. Seule
l'avance est enregistrée, comme dette vis-à-vis du client.
Si la SGIC n'honore pas la commande de son client, elle devra lui rembourser l'avance. En cas
d'exécution de la commande, l'avance viendra en déduction du montant à payer.
E3
16/1
56 BQ 9 975 280
63 ASC (services bancaires) 24 720
50 Emprunt à moins d'un an 10 000 000
Remarques :
1. Un emprunt à moins d'un an est enregistré au crédit du compte 50 ; un emprunt à plus
d'un an est constaté par le crédit du compte « 17. Autres emprunts et dettes à MLT ».
(Cf. A.2.1.1.2.).
2. Les frais de dossiers sont enregistrés comme des services bancaires.
E4
Dans cette transaction, on a en fait trois parties, trois contrats : celui passé avec le transpor-
teur, celui passé avec la compagnie d'assurance et celui passé avec le client. On enregistre donc
successivement le premier (lignes 1 et 2), le second (lignes 3 et 4) et le troisième (lignes 5 à 9).
Les deux premiers représentent pour la SGIC des frais accessoires ; mais il s'agit de frais acces-
soires de vente non facturés au client : on les enregistre donc à part comme charges d'exploitation
(cf. A.1.3.2.2.). Pour l'enregistrement de la vente proprement dite, il ne faut pas oublier de déduire
le montant de l'avance, et d'enregistrer les sorties de stock (car on est à l'inventaire permanent).
15/1
62 TC (transport pour expédition) 84 612
56 àBQ 84 612
15/1
64 CPD (assurance transport) 32 600
56 àBQ 32 600
92
CORRIGE COMMENTE DU SUJET B.4.
15/1
72 PS 4 953 846
35 àPF 4 953 846
Remarque :
Si on note CP le coût de production et PV le prix de vente, on a :
PV = CP + 43 % x CP
= CP + 0,43 x CP
= 1.43 x CP
donc, CP = PV : 1,43 = 4 953 846,2 arrondi à 4 953 846.
E5
Pour le mécanisme d'enregistrement, voir l'exemple A. 1.2.3.
Calculs
Brut 540 x 12 700 6 858 000
Remise 2,4 % - 164 592
Net commercial 6 693 408
Escompte 2 % - 133 868
Montant du chèque 6 559 540
Enregistrement
25/1
31 MF 6 693 408
56 BQ 6 559 540
77 IDR (escompte) 133 868
Remarques :
1. Comme il s'agit de l'inventaire permanent, il faut débiter le compte « 31. Matières et
fournitures » (à l'inventaire intermittent, ce serait le compte « 39. Achat »).
2. La valeur d'entrée en stock des fournitures est égale au net commercial : les RRR sur fac-
ture ne sont pas enregistrés à part.
E6
Les frais directs sur achat sont enregistrés par le débit du compte de stock utilisé lors de l'achat
correspondant. (Cf. A. 1.3.2.1.).
6/2
93
L'ENREGISTREMENT DES OPÉRATIONS COURANTES
E7
En premier lieu, commencez par enregistrer les frais de transport (comme charge hors exploita-
tion en considérant que réexpédier des fournitures en mauvais état ne fait pas partie de l'exploitation
courante). Ces frais ne sont pas transférés au fournisseur tant que le remboursement n'est pas cer-
tain.
En second lieu, enregistrez le retour sur achat en utilisant le principe « le retour, c'est le
contraire de l'aller ». Ce retour engendre pour la SGIC une créance sur son fournisseur.
Calculs
Brut : 27 caisses à 12 700 342 900
Remise 2,4 % - 8 230
Net commercial 334 670
Escompte 2 % - 6 693
Créance sur le fournisseur 327 977
Enregistrement
7/2
E8
Raisonnement : les marchandises étant livrées, elles sont propriété de la SGIC qui doit les
enregistrer en stock (au débit) pour leur valeur exprimée en FCFA au cours du change au 26/2 :
105 300 DM = 16 258 320 FCFA.
En contrepartie de cette entrée en stock, il existe trois éléments au crédit :
- l'annulation de l'avance versée : 2 415 056 au crédit du compte 40. F avances et acomptes ver-
sés (qui est un compte d'actif, rappelons-le).
- le paiement des 35 % par le crédit du compte 56. BQ : 5 690 412.
- le reste, soit 50 % étant remis en compte par le crédit du compte 40. F.
Au cours du change, 3 5 % valent 36 855 DM soit 5 690 412 FCFA et 5 0 % valent
52 650 DM soit 8 129 160 FCFA.
La somme des trois éléments portés au crédit est égale à 16 234 628 FCFA, soit une diffé-
rence de 23 692 FCFA avec le débit de 16 258 520 FCFA. D'où vient cette différence ? Du fait
que l'avance de 15 795 DM versée le 3/1 vaut à cette date 2 415 056 FCFA, et que suite à la
variation du cours du mark elle atteint le 26/2 la somme de 2 438 748 FCFA.
La différence est bien égale à 23 692 FCFA ; en payant 2 415 056 le 3/1, la SGIC a réglé,
en paiement des 15 % à la commande, une somme pour laquelle il aurait fallu payer
2 438 748 FCFA ; le 26/2 elle a donc réalisé un gain de change de 23 692 FCFA que l'on
inscrit au crédit du compte 074. PPD (voir chapitre II, A.2.2.2.). Ainsi, la somme des débits sera
alors égale à la somme des crédits.
94
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.
Remarque :
Dans une transaction aussi complexe, il faut vérifier que somme des débits = somme des cré-
dits.
E9
La créance sur le fournisseur correspondant au retour de fournitures s'élève à 327 977 (voir
E7). Comme le fournisseur rembourse les frais de réexpédition, le montant de l'avoir sera de
327 977 + 14 718 = 342 695, et il faut, au 28/2, transférer les frais de transport au fournisseur.
D'où l'enregistrement :
28/2
E10
Seul commentaire : bien faire la différence entre le remboursement du principal (les
10 000 000 empruntés le 16/1) et le paiement des intérêts.
4/4
95
Ell
Le paiement de la facture ne pose aucun problème ; par contre, pour la majoration de 3 517, il
faudrait, si on pouvait, enregistrer à part les intérêts de retard au débit du compte 067.1 (HE). En
fait on n'a pas la décomposition de cette somme entre intérêts et frais de dossiers. On se contentera
d'enregistrer toute la majoration dans le compte 064. CPD (HE).
15/4.
40 64 720
064 CPD (HE) majoration pour retard
de paiement 3 517
56 àBQ 68 337
Attention : ne pas réenregistrer les frais de transport ! Cela a déjà été fait le 6/2. Il suffit à pré-
sent d'annuler la dette. (Sur ce mécanisme comptable, voir A.I.4.3.2.).
E12
Le solde de la dette correspondant à la commande de marchandises du 3/1 a été enregistré le 26/
2 (voir E8) pour un montant de 8 129 160 FCFA (soit 52 650 DM pour 50 % de la
commande). Le 25/4, au cours du jour, cette somme vaut :
52 650 x 153,8 = 8 097 570 FCFA. Il y a donc une différence de change positive de
31 590 FCFA (gain de change), par suite de la baisse du cours du DM depuis le 26/2.
.25/4
Remarques :
1. Le prélèvement bancaire est égal à la valeur en FCFA des 52 650 DM
(8 097 570 FCFA) augmenté des commissions (22 612 FCFA).
2. On inclut le montant des commissions dans le compte de stock (frais directs sur achat).
96
Chapitre III : Achats/ventes
production/consommation
emballages
Rappel : dans les chapitres I et II, le coût d'achat des marchandises, ou le coût de production des
produits finis étaient donnés. Dans la pratique, à l'inventaire permanent, il faut tenir, hors compta-
bilité, un état de stock de façon à pouvoir calculer le coût moyen pondéré des marchandises ou des
produits finis à chaque mouvement de stock, au moment de la transaction.
A.1.1. Principes
1. Dans la détermination du coût d'achat des marchandises, des matières premières, et des
fournitures, on incorpore (plan OCAM, VILI., p. 241 ; cf. chapitre II, A. 1.1.1.) :
- le prix d'achat,
- les frais accessoires d'achat, directement affectables, tels que : frais de transport, droits de
douane et frais de transit, frais d'assurance-transport, commission d'achat,
- les rabais, remises, ristournes, affectables.
Exemple : achat, le 28/3, de marchandises pour une valeur de 10 350. L'acheteur supporte 500
de frais de transport, et 150 de frais d'assurance-transport. Cet achat donnera lieu à l'écriture sui-
vante (inventaire permanent) :
30. M 40. F
11 000 I I 11 000
Remarque : les frais non directement affectables ne sont donc pas pris en compte pour la détermi-
nation du coût d'achat.
2. La valorisation se fait au moment de l'entrée en stock, ou de l'achat, et non au moment de
la sortie. On considère l'entrée en stock au jour de la livraison, ou à la date d'enregistrement de la
déclaration du bureau de douane (Plan OCAM, p. 91). En cas de transfert de propriété des marchan-
dises au départ de l'usine, il faut utiliser le compte « 38. Stocks en cours de route et à réception-
ner », en le débitant par le crédit du compte de la classe 4 ou 5 concerné.
A la livraison des marchandises, le compte 38 est crédité (donc soldé) par le débit du compte
« 30. Marchandises ».
97
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
98
TENUE DES COMPTES DE STOCK A L'INVENTAIRE PERMANENT
Attention : lors d'un achat, le coût unitaire moyen est calculé pour déterminer la nouvelle valeur
de chaque article en stock, mais il ne sert pour aucun enregistrement comptable.
Par contre, lors d'une vente, le coût unitaire moyen ne varie pas, mais il sert à déterminer le
coût d'achat des stocks vendus qui, lui, fera l'objet d'une écriture comptable.
Exemple :
El : 30 40
31 012 1 31 012
E2 : 4 1 . CL 7 0 . VM
91 200 91 200
60 . CSV 30 M
59 883 | 1 59 883
99
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
Observations :
- dans le cas des matières premières, il y a achat, mais pas vente. La sortie de stock correspond à
un retrait pour mise en fabrication, enregistrée au débit du compte « 61. Matières et fournitures
consommées » par le crédit du compte « 31. Matières et fournitures » ;
- dans le cas des produits finis, il y a vente, mais pas achat. Le stockage est consécutif à une
entrée en stock de produits finis dont la fabrication est achevée (débit de « 35. Produits finis »
par le crédit de « 72. Production stockée »).
Stock
1/1/86 STOCK _ _ _ 9 8 9 000 2 300 430
Stock
1/1/86 STOCK - - - 535 500 510 1 050
E2 VENTE 140 147 000 148 960 388 500 370 1 050
100
ECRITURES DE FIN D'EXERCICE EN INVENTAIRE INTERMITTENT
A l'inventaire intermittent, le compte des valeurs en stock et des consommations n'est fait en
principe qu'à la clôture de l'exercice. Les achats sont enregistrés dans un compte « 39. Achats et
frais accessoires d'achat », prévu à cet effet, que l'on solde en fin d'exercice par le compte
« 60. Coût des stocks vendus », ou « 61. Matières et fournitures consommées ». Les frais sur
achat, et les remises affectables, sont également enregistrés dans ce compte (Plan OCAM, p. 104).
A.2.1. Principe
Le principe est applicable aux achats de marchandises (compte 30), matières et fournitures
(compte 31), et emballages commerciaux (compte 33). Pour passer les écritures de fin d'exercice, à
l'inventaire intermittent, on dispose de trois données :
1. le stock initial (Si) de début de période, dont la valeur est inscrite au bilan de fin de
période de l'exercice précédent,
2. le total des achats de la période (A), comptabilisés dans le compte
« 39. Achats » en cours d'exercice,
3. le stock final (Sf) de fin de période, dont l'évaluation, au coût moyen unitaire pon-
déré, est obtenue par des opérations d'inventaire.
Le coût moyen est obtenu par le rapport (Plan OCAM, p. 93) :
Valeur du stock initial + coût des achats de la période
Quantité du stock initial + quantités achetées pendant la période
A l'aide de ces trois données, il est possible de calculer :
- la variation du stock : AS = Sf - Si
- la consommation de l'exercice : C = Si + A - S f
La consommation de l'exercice est en effet égale à la variation du stock, en plus ou en moins,
augmentée des achats.
A.2.2. Exemple
Les achats effectués au cours de l'exercice 1985 se sont élevés à 17 400, pour 1 600 unités ;
le stock initial était de 100 unités d'une valeur totale de 1 555.
A l'inventaire de fin d'année, on a compté 80 unités en stock.
101
ACHATS/VENTES. PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
Les écritures :
39. A 60. CSV 30. M 030. M
(A) 17 400
(1)
17 400 > 1 7 400
1 555
soldé
1 555 1 555
Méthode :
1. D'abord, solder le compte « 39. A » par le débit de « 60. CSV ».
2. Puis, annuler le stock initial par le débit de « 60. CSV » et par le crédit de
« 30. M ». Rappelons qu'il s'agit là d'un compte de mouvements, et qu'il n'est donc pas anormal
de commencer par le créditer.
3. Constatation du stock final, par le débit de « 30. M » et le crédit de « 60. CSV ».
Explication : seule la consommation de marchandises nous intéresse (= coût des stocks ven-
dus) ; (cf. A.2.I.). Il faut donc retirer du débit du compte « 60. CSV » les marchandises non
consommées, c'est-à-dire restant en stock.
4. Ensuite, le compte « 60. CSV » sera soldé par virement du solde débiteur au débit du
compte « 80. Marge brute ».
5. Comme il s'agit d'un compte patrimonial, on y lit la somme inscrite au bilan 1984.
6. Enfin, on solde le compte de mouvements « 30. M » en virant son solde créditeur (qui
signifie dans ce cas une diminution du stock de marchandises) au crédit du compte patrimonial
« 030. M », déterminant ainsi le stock (final) inscrit au bilan 1985.
NUMÉROS
LIBELLÉS DÉBIT CRÉDIT
D C
31/12/85
60 CSV 17 400
39 A 17 4 0 0
Pour solde du compte « 39. A ».
d°
60 CSV 1 555
30 M 1 555
Annulation du stock initial figurant au
bilan 1984.
102
ÉCRITURES DE FIN D'EXERCICE EN INVENTAIRE INTERMITTENT
31/12/85
30 M 892
60 CSV 892
Enregistrement du stock final qui
figurera au bilan 1985.
80 M.B. 18 063
60 CSV 18 063
Virement pour solde du compte 60.
(17 400 + 1 555 - 892). La marge
brute sera déterminée par différence en
virant au crédit du compte 80 les
ventes de l'exercice.
30 M 892
030 M 892
Pour solde du compte de mouvement
« 30. M » et pour détermination au
bilan 1985 du compte de situation
patrimoniale « 030. M ». (On voit
ici que le stock final a diminué par
rapport au stock initial, le compte
030 étant crédité).
32/33/34/35/36/37 72
Si <- Si
Sf Sf
103
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
Les emballages sont définis par le Plan OCAM comme les objets destinés à contenir les pro-
duits ou marchandises qui sont livrés à la clientèle. Le Plan OCAM les distingue en 2 catégories
(p. 248) :
1. les emballages immobilisés, d'une valeur relativement importante, destinés à être utilisés
comme instrument de travail pendant plus d'un an. Pour cette raison, ils sont comptabilisés dans le
compte « 22. Autres Immobilisations Corporelles ». Ne relevant pas des comptes de stocks, il
n'en sera donc pas question ici.
2. les emballages commerciaux, définis comme des objets de faible valeur et d'usage à moins
d'un an, comptabilisés dans le compte « 33. Emballages commerciaux ». Ils se subdivisent en
emballages non récupérables (ou emballages perdus), et en emballages récupérables (ou emballages
consignés).
1 000 | | l 000
2. A l'inventaire intermittent
39. A 40/56/57
1 000 | | 1 000
Les écritures de fin d'exercices sont les mêmes que celles passées pour les stocks de marchan-
dises ou de produits finis (cf. supra, A.2.)
104
LA COMPTABILISATION DES EMBALLAGES COMMERCIAUX
Remarque : ne pas oublier que la valeur à l'achat est composée du coût d'achat augmenté des frais
sur achat.
1 500 | | 1 500
La fabrication d'emballages est enregistrée de la même façon que s'il s'agissait de produits finis,
que les emballages soient perdus ou récupérables.
2. A l'inventaire intermittent
Cf. supra A.2.3. : pas d'enregistrement.
5 800 | I 5 800
La valeur des emballages est incluse dans le prix des produits finis vendus.
2. A l'inventaire permanent, il faut, de plus, constater la sortie de stock des emballages
et des produits finis.
On suppose un coût d'achat des emballages de 600, et un coût de production des produits finis
de 4 000.
33. E 60/61/72
| 600 600
4 000 4 000
Constatation de la sortie de stock de produits finis.
105
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
5 800 I I 5 800
30 M 1 500
40 F.ER 300
40 à F 1 800
Première constatation importante : les comptes « 40. F.ER » et « 40. F » sont deux
comptes distincts : ne pas les mélanger. Le fournisseur Abeli est crédité du montant total de
la transaction (1 800) car Biyol lui doit les marchandises achetées et la valeur des emballages con-
signés par Abeli. Simultanément, le compte « 40. F.ER » est débité, car il marque la créance
du client Biyol sur son fournisseur : en effet, si Biyol rend les emballages, Abeli lui
devra 300.
106
LA COMPTABILISATION DES EMBALLAGES COMMERCIAUX
41 CL 1 800
70 àVM 1 500
41 CL.EC 300
60 CSV 1 200
30 àM 1 200
Là encore, il ne faut pas confondre le compte « 41. CL » avec le compte « 41. CL.EC ».
Cette écriture fonctionne à l'inverse de celle passée dans le journal du fournisseur : le client est
débité pour le montant total de la facture (au cas où il conserverait les emballages), tandis que le
compte « 4 1 . CL.EC » marque la dette du fournisseur envers son client, si ce dernier
restitue les emballages.
40 300
40 àF.ER 300
Les deux comptes sont annulés par leur contraire. Le compte « 40. F » étant débité, il mar-
que normalement une diminution de la dette du client. De même, chez le fournisseur Biyol,
l'écriture sera :
41 CL.EC 300
41 à CL 300
107
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
40 F 270
64 CPD 30
40 àF.ER 300
Comme dans l'hypothèse d'une reprise au prix de consigne, le compte « 40. F.ER » est cré-
dité (pour annulation) d'une valeur de 300 : le client n'a en effet plus d'emballages à restituer, et
ceux-ci l'ont été pour leur valeur de consigne (ils valent toujours 300). La différence avec le cas
A.3.2.2.1. précédent réside dans le compte « 40. F », qui ne diminue que de 270. Le client rend
des emballages valant 300, mais sa dette envers le fournisseur ne diminue, elle, que de 270. Expli-
cation : la différence de 30 est constituée par le mali supporté par le client.
- Chez le fournisseur
Chez le fournisseur, la différence entre le prix de consigne et le prix de reprise est appelée un
boni. C'est un produit, que le fournisseur enregistre au crédit du compte « 74. Produits divers ».
L'écriture ci-dessus, passée dans la comptabilité d'Abeli, sera la suivante :
41 CL.EC 300
41 à CL 270
74 PPD 30
Abeli annule, par le débit, le compte « 41. CL.EC », puisque ce compte n'a plus de raison
d'être. Les emballages sont rendus, pour leur valeur de consigne. Par contre, Abeli ne créditera,
c'est-à-dire ne diminuera la dette de son client que de 270, qui représentent le prix de reprise. La dif-
férence s'inscrit au crédit, et traduit le produit réalisé grâce au boni.
108
LA COMPTABILISATION DES EMBALLAGES COMMERCIAUX
Attention à ne pas commettre l'erreur de débiter le compte « 41. CL », ce qui aurait pour con-
séquence de ne pas annuler le compte « 41. CL.EC », et d'inscrire deux fois la dette au débit du
compte « 41. CL » (voir chapitre II, A.I.4.3.3.).
Ce que nous venons de voir concernant la vente s'applique aux deux cas d'inventaire permanent
et d'inventaire intermittent.
* la sortie de stock (inventaire permanent)
Comme pour toute vente, il convient à l'inventaire permanent de constater le déstockage.
Lorsqu'il s'agit d'achats d'emballages effectués par une entreprise commerciale, comme dans notre
hypothèse précédente, la sortie de stock est enregistrée au crédit du compte « 33. Emballages com-
merciaux » par le débit du compte « 60.CSV » (cf. A.3.1.1.3.).
Pour un non-retour d'emballages consignés à 100, d'une valeur d'achat de 80, on passe les écri-
tures suivantes :
41 100
70/070 100
60 80
33 80
41 CL.EC 100
71/071 àPV 100
de stock
61 MFC 80
33 àE 80
109
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
33 200
72 PS 200
41 CL.EC 240
71/071 àPV 240
Dans tous les cas, ne jamais oublier que la vente est constatée au crédit, par le débit du compte
« 41. CL.EC » et non par le compte « 41. CL ».
* le déstockage
72 PS 200
33 àE 200
Récapitulatif
Nous récapitulons dans le tableau ci-dessous les différentes possibilités évoquées en A.3.2.3.1.
achetés par une entreprise 61. MFC 71. PV Produits finis (35)
industrielle
110
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES
33 300
40 àF.ER 300
39 300
40 àF.ER 300
II convient de rappeler ici les remarques faites en A.3.2.3.1. le compte à utiliser n'est pas le
compte « 40. F », mais le compte « 40. F.ER » qui doit être crédité pour bien marquer qu'il
n'existe plus d'emballages à rendre au fournisseur.
2. Cas où le client détruit l'emballage consigné
II peut arriver que l'emballage consigné ne soit plus en état d'être rendu au fournisseur
(détérioration, perte), et que le client soit contraint de le détruire. Le compte « 40. F.ER » est à
créditer comme il se doit, car le client va payer les emballages, mais le compte « 33. E » ne sau-
rait être utilisé puisqu'il n'y aura pas d'entrée en stock. Le client va donc constater la
« consommation » des emballages par le débit du compte « 61/061. MFC » (Plan OC AM,
p. 249).
L'écriture sera alors :
61 MFC 300
40 àF.ER 300
Sujet :
Le 1er mars 1989, la SGIC a un stock de marchandises de 5 200 boîtes valant
884 000 FCFA (au coût d'achat). Du 1 er au 15 mars on constate les transactions suivantes :
El 2/3 : vente de 1 400 boîtes au prix unitaire de 320 FCFA, moins un escompte de 1,5 %.
E2 2/3 : paiement de 18 600 FCFA de frais de transport et de 4 300 FCFA d'assurance corres-
pondant à la vente précédente.
111
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
Remarques :
- la SGIC pratique la méthode de l'inventaire permanent.
- les transactions E2, E6, E l i sont réglées en espèces, les autres par chèque.
Travail à faire :
1. Calculer le coût d'achat unitaire des marchandises en stock à la fin de la période
(5 décimales).
2. Enregistrer les transactions El à E17 en utilisant les comptes schématiques.
3. Établir la balance de fin de période.
4. Enregistrer à l'inventaire intermittent, celles des transactions El à E17 pour lesquelles les
enregistrements à l'inventaire permanent et à l'inventaire intermittent ne sont pas les mêmes.
Sujet :
Le 31 mars 1989, la SGIC a un stock de produits finis de 643 unités valant en tout 1 736 100
FCFA (au coût de revient). Du 1er avril au 30 juin, on constate les transactions suivantes :
112
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLÈMES
El 2/4 : vente de 212 unités de produits finis, à 3 500 FCFA l'unité, moins remise de 2 %.
E2 8/4 : paiement de 42 400 FCFA de frais de transport et de 5 600 FCFA d'assurance corres-
pondant à la vente précédente.
E3 11/4 : paiement du loyer de mars : 540 000 FCFA.
E4 15/4 : l'atelier achève 75 unités de produits finis ; on les met en stock (coût de revient uni-
taire 2 800 FCFA).
E5 20/4 : paiement de salaire : 870 134 FCFA.
E6 24/4 : achat de matières premières et fournitures pour 708 500 FCFA, moins escompte de
Travail à faire :
Problème A : enregistrement des transactions à l'inventaire intermittent.
1. Calculer le coût de revient unitaire des produits finis en stock, au 30 juin (4 décimales),
et la valeur du stock.
2. Enregistrer successivement les transactions El à E16 en utilisant les comptes schémati-
ques.
113
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
Sujet :
Le 1er février 1988, la SGIC possède un stock de matières premières de 35 tonnes valant
5 285 000 FCFA ; un stock de produits finis de 82 unités d'une valeur totale de
27 880 000 FCFA et un stock de marchandises valant 4 500 000 FCFA pour 250 articles.
La SGIC utilise la méthode de l'inventaire permanent. Les sommes seront arrondies au FCFA
le plus proche. Pour les calculs du coût moyen unitaire, il convient de laisser 2 décimales.
La SGIC enregistre les transactions suivantes :
El 2/2 : retrait de 15 tonnes de matières premières pour mise en fabrication.
E2 3/2 : achat de matières premières, 8 tonnes à 160 000 FCFA la tonne. Remise de 5 % ;
escompte de 2 % pour paiement comptant par chèque. La SGIC paie 100 000 FCFA de trans-
port (chèque) et 85 000 d'assurance (chèque) à un transporteur et à une compagnie d'assurance.
Les droits de douane s'élèvent à 150 000 FCFA, et sont à payer avant le 15/3.
E3 5/2 : on stocke des produits finis (31 unités), au coût unitaire de 355 000 FCFA.
E4 7/2 : vente de marchandises (en compte) : 110 articles à 30 000 FCFA pièce. Remise de
3 %. Le client paiera en fin de mois.
E5 8/2 : retour au fournisseur de 3 tonnes de matières premières, pour qualité insuffisante. Le
transport (35 000 FCFA) est payé par la SGIC (chèque), et sera récupéré auprès du fournis-
seur.
E6 10/2 : vente de 55 unités de produits finis à 680 000 FCFA l'unité. Remise de 5 %. La
SGIC accorde à son client un escompte de 2 % pour paiement comptant (chèque).
E7 11/2 : la SGIC reçoit la facture d'avoir de son fournisseur (cf. E5) et l'enregistre. Mais elle lui
en demande le remboursement. Le fournisseur accepte et promet un virement bancaire ultérieu-
rement.
E8 15/2 : retour par le client de 12 unités de produits finis, pour défaut de fabrication. Le port est
à la charge de la SGIC qui paiera à réception de la facture (montant non connu).
E9 18/2 : reçu la facture d'électricité : 115 000 FCFA.
E10 21/2 : facture du transporteur (E8), payée par chèque. Montant : 50 000 FCFA.
E l i 25/2 : envoi d'une facture d'avoir au client (E8).
E12 26/2 : la SGIC vend à crédit 10 unités des produits finis retournés, à 340 000 FCFA pièce,
sans remise ; en jette une autre, et en stocke une comme rebut commercialisable pour une
valeur estimée à 100 000 FCFA.
E13 27/2 : paiement par chèque des salaires : 1 250 000 FCFA.
E14 28/2 : achat de marchandises (chèque) : 90 articles à 15 500 FCFA l'un. Escompte obtenu
2 %. La SGIC paie à l'occasion de cet achat 20 000 FCFA de transport (chèque) et
30 000 FCFA d'assurance (chèque) à un transporteur et à une compagnie d'assurance.
E15 1/3 : paiement des droits de douane, par chèque (cf. E2).
E16 3/3 : achat de petit outillage, à crédit : 85 000 FCFA.
E17 4/3 : paiement en espèces de la facture d'électricité (115 000 FCFA) reçue le 18/2.
114
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES
E2 : le 4/9, la SGIC achète des matières premières pour 1 800, et obtient un escompte de 2 %
pour paiement comptant par chèque. Le même jour, elle obtient de son fournisseur ABA une
ristourne hors facture sur l'ensemble des achats du trimestre : 270 (facture d'avoir n° A 38
envoyée par ABA).
E3 : le 5/9, la SGIC retire du stock 1 500 de matières premières pour mise en fabrication.
E4 : le 8/9, SIGAB retourne à SGIC le tiers des produits finis n° 1 à cause d'un défaut de fabrica-
tion. SIGAB règle en espèces le transporteur (70) et demande à SGIC le remboursement des
frais. Les produits retournés sont logés dans leur emballage d'origine (vous devez en tenir
compte).
E5 : le 11/9, la SGIC règle par chèque au transporteur ECG sa facture n° T 705.
E6 : le 14/9, la SGIC achève un lot de produits semi-ouvrés et le met en stock (coût de production
2 300).
E7 : le 16/9, SIGAB reçoit la facture d'avoir n° 43 envoyée le même jour par la SGIC, relative
aux produits retournés le 8/9.
E8 : le 18/9, la SGIC détruit les emballages retournés par SIGAB le 8/9. Elle vend à 25 % de leur
valeur un quart des produits retournés (vente hors exploitation, paiement comptant par chèque),
115
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
met en stock un autre quart comme déchets et rebuts commercialisables pour une valeur esti-
mée égale à 44, et jette le reste, (vous arrondirez à l'unité la plus proche).
E9 : le 29/9, la SGIC retire du stock les produits semi-ouvrés achevés le 14/9 pour mise en fabri-
cation de produits finis.
E10 : le 24/9, la SGIC reçoit les factures d'eau (100), d'électricité (250), de loyer (430) et de télé-
phone (120). L'électricité et le loyer seront payés plus tard, l'eau est réglée en espèces, le reste
par chèque. Le même jour, la SGIC reçoit un relevé bancaire qui indique que la banque a débité
le compte de SGIC de 87 à titre d'agios.
E l i : le 25/9, la SGIC achève la transformation des produits semi-ouvrés en produits finis n° 1,
qui sont stockés ; coût de production : 3 000.
E12 : le 26/9, la SGIC vend à SIGAB des produits finis n° 2 (chez SIGAB ces produits finis sont,
cette fois, des marchandises). Prix de vente : 2 400. La SGIC consigne les emballages à son
client pour 500. La SGIC joint à l'envoi une facture dans laquelle elle déduit le montant de la
facture d'avoir n° 43 du 16/9.
N.B. : les emballages des produits finis n° 2 ont été fabriqués par la SGIC ; le prix de con-
signe est égal au coût de production majoré de 20 %.
E13 : la SIGAB retourne 200 d'emballages consignés le 26/9 ; date de cette opération : 28/9 ; le
même jour, elle fait savoir qu'elle conservera le reste des emballages des produits finis n° 2. Il
a été convenu que la SGIC comptera un mali de 10 % sur les emballages rendus par la
SIGAB ; la transaction est en compte.
E14 : le 30/9, le SIGAB envoie un chèque pour solde de son compte. Vous déterminerez le mon-
tant du chèque, sachant que la SGIC accorde à son client une ristourne hors facture de 10 % sur
le solde dû.
Travail à faire :
1. Présenter le journal du mois de septembre chez la SGIC, après avoir lu les remarques 1 à 3
ci-dessous.
2. Dans la comptabilité de la SIGAB, vous présenterez sous forme de compte en T
l'enregistrement de celles des opérations El à E14 qui concernent cette entreprise.
Remarques :
1. La SGIC utilise la méthode de l'inventaire permanent ; la SIGAB utilise la méthode de
l'inventaire intermittent, et comptabilise ses achats dans des sous-comptes appropriés (que vous
créerez selon vos besoins).
2. La SGIC distingue, dans tous les sous-comptes concernés, les produits finis n° 1 et les
produits finis n° 2. Elle opère de même pour les emballages achetés (qui ne sont pas récupérables)
et les emballages fabriqués (récupérables).
3. La SGIC comptabilise hors exploitation les ventes d'emballages.
116
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.
A la fin de la période, le coût d'achat unitaire des marchandises est de 172,19745 FCFA. Rap-
pelez-vous que certains frais ou certains produits directement affectables intègrent le calcul du coût
d'achat (voir chapitre III, A.I.I.). et qu'on ne recalcule pas le coût moyen après une sortie de stock.
18 600 | 4 300 | | 22 9 0 0
Ces frais n'étant pas facturés au client, ils sont comptabilisés par nature (cf. ch. II, A.1.3.2.2.).
E3 22. AIC 56. BQ
E4 6 5 . FP 56. BQ
117
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
E7 6 1 .MFC 56. BQ
41 800 | | 41 800
E9 6 3 . ASC 56. BQ
Le coût d'achat est égal au prix d'achat augmenté du transport (= 323 800).
On vérifie que le débit est bien égal à la somme des crédits.
28 200 28 200
E13 3C>. M 56 . BQ
E14 5é . B Q 7C . VM
60 CSV 3C . M
118
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.
19 400 I 19 400
E16 31. MF 56. BQ
43 000 43 000
Les fournitures, lorsque leur montant est faible, sont enregistrées en consommation immédiate
(« 61. MFC »). Ici, on a considéré que le montant est suffisamment important pour justifier
l'inscription au compte de stock « 31. MF ».
E17 63. ASC 56. BQ
57 200 57 200
3.1. Le grand-livre
31. MF 56. BQ
E16 43 000 43 000 SD El 441 280 400 000 E3
E8 1 150 032 210 000 E4
T 43 000 43 000 T E14 864 000 335 160 E5
41 800 E7
120 000 E9
313 600 E10
28 200 E12
225 720 E13
19 400 E15
43 000 E16
57 200 E17
1 794 080
661 232 SD
T 2 455 312 2 455 312 T
119
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
61. M F C 62. TC
E7 41 800 41 800 SD E2 18 600 18 600 SD
T 41 800 41 800 T T 18 600 18 600 T
6 5. FP 67. I
E4 210 000 210 000 SD El 6 720 55 608 SD
E8 29 488
T 210 000 210 000 T E15 19 400
T 55 608 55 608 T
70. V M 77 IDR
SC 2 491 520 448 000 El *SC 6 400 6 400 E10
1 179 520 E8
864 000 E12 T 6 400 6 400 T
Attention ! Erreur à éviter : celle qui consiste dans le travail préparatoire du Grand-Livre et dans la
balance à tenir compte du stock initial de marchandises, d'autres stocks initiaux (matières pre-
mières, produits finis, etc.) et/ou du stock initial du compte banque. Il ne faut pas tenir compte
de ces soldes : les comptes de la classe 1 à 5, qui fonctionnent en cours d'exercice, sont des
comptes de mouvements ; ils ne tiennent pas compte du stock initial (à la différence des
comptes de classe 01 à 05, qui sont des comptes de situation patrimoniale, et qui ne fonction-
nent qu'en fin d'exercice). Dans le compte 30, on n'enregistre donc que les mouvements
constatés lors des transactions E l , E5, E8, E10, E13 et E14. Si on y mettait le stock initial, il
ne faudrait pas s'étonner de constater que la balance ne tombe pas juste.
120
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.
SOMMES SOLDES
COMPTES
D C D C
22. AIC 400 000 400 000
30. M 889 580 1 360 306 470 726
31. M F 43 000 43 000
56. BQ 2 455 312 1 794 080 661 232
57. C 31 600 31 600
60. CSV 1 360 306 1 360 306
61. MFC 41 800 41 800
62. TC 18 600 18 600
63. ASC 205 400 205 400
64. CPD 4 300 4 300
65. FP 210 000 210 000
67. I 55 608 55 608
70. V M 2 491 520 2 491 520
77. IDR 6 400 6 400
E5 39. A 56. B Q
E6 3S>. A 57. C
4 900 4 900
3 800 3 800
121
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
E14 5 6 . BQ 70. V M
43 000 | | 43 000
122
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B 2.
23 200 | | 23 200
Rappel : les frais accessoires sur achat sont intégrés à la valeur des achats, donc ici au compte
« 39. A » puisqu'il s'agit de frais engagés lors d'un achat de matières premières et fournitures, (cf.
chapitre II, A.l.3.2.1.).
E8 22. AIC 56. B Q
58 217 | | 58 217
L'eau et l'électricité sont toujours comptabilisées comme consommations immédiates au compte
61. MFC.
E10 56.BQ 67.1 7 1 . PV
27 800 I | 27 800
Les intérêts d'un emprunt sont des charges (cf. chapitre II, A.2.2.3.2.).
E12 : pas d'écriture à l'inventaire intermittent.
E13 63.ASC 56. BQ
84 000 84 000
123
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
76 0 0 0 | 76 000
Le coût moyen unitaire est, au 30 juin, 2 741,4116 FCFA. La valeur du stock est directe-
ment donnée à la ligne E16 : 992 391.
72. PS 35. PF
23 200 23 200
124
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET fi J .
7 2 . PS 3 5 . PF
76 000 76 000
El 6 35. PF 7 2 . PS
125
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
Le retour de produits finis (P.F.) (E8) est déterminé par le coût moyen unitaire auquel s'est
effectuée la vente (E6), soit 344 115,04, ce qui donne un total de 4 129 380,4, arrondi à
4 129 380. En E12, on constate la sortie des 12 unités à ce même coût unitaire, qui n'a pas varié
entre temps (pas de transaction affectant le stock de P.F.).
Journal de la SGIC
El 2/2
61 MFC 2 265 000
31 MF 2 265 000
Suivant état de stock M.P., ligne El
E2 3/2
31 MF 100 000
56 BQ 100 000
Rappel : ne pas enregistrer les frais
de transport sur achat dans le compte
« 6 2 . T C ».
126
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET BJ.
31 MF 85 000
56 BQ 85 000
Idem
31 MF 150 000
43 ET 150 000
L'État est un créancier, pour le mon-
tant des droits de douane à lui payer.
(Ces droits sont des frais affectables
aux achats).
E3 5/2
35 PF 11 005 000
72 PS 11 005 000
État de stock, ligne E3
E4 7/2 .
41 CL 3 201 000
70 VM 3 201 000
(110 x 30 000) x 0,97 =
3 201 000 (Vente)
d°
60 CSV 1 980 000
30 M 1 980 000
État de stock marchandises, ligne E4
(déstockage)
E5 8/2
062 TC (HE) 35 000
56 BQ 35 000
Ces frais sont transférés dans un
compte hors exploitation car ils
sont amenés à être transférés au four-
nisseur par le compte hors exploita-
tion « 073. F à IT » (voir infra).
40 481 880
77 IDR (retour sur escompte) 9 120
31 MF 456 000
073 FàlT 35 000
127
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
E6 10/2
56 BQ 34 819 400
67 I (35 530 000 x 0,02) 710 600
71 PV (55 x 680 000) x 0,95 35 530 000
(Vente)
72 PS 18 926 327
35 PF 18 926 327
État du stock de PF, ligne E6
(déstockage)
E7 11/2
La créance « simple » du fournisseur est annulée (crédit), et remplacée par une facture d'avoir
(débit) qui servira au client à régler - partiellement - de futurs achats.
d°
35 PF 4 129 380
72 PS 4 129 380
Retour en stock, au coût unitaire
moyen.
Cf. état du stock de produits finis, ligne E8 (retour sur vente). Le compte 67.1 est débité sui-
vant le même principe que celui exposé ci-dessus en E5, pour le compte 77. IDR (cf. Chapitre II,
A.l.4.1.3.).
E9 18/2
61 MFC 115 000
40 F (électricité) 115 000
E10 21/2
Enregistré dans un compte hors exploitation parce qu'on considère que le paiement de frais de
transport correspondant à une réexpédition par le client, de produits finis ayant un défaut de fabrica-
tion, ne fait pas partie de l'exploitation courante.
128
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B3.
El 2 26/2
41 CL 3 400 000
71 PV (10 x 340 000) 3 400 000
d°
32 DR 100 000
064 CPD (HE) 588 230
72 PS 3 441 150
35 PF 4 129 380
Les 12 produits finis sortent du stock pour leur valeur (4 129 380).
- 10 ont été vendus : 10 x 344 115,04 = 3 441 150
- 1 est stocké comme rebut (32. DR), pour une valeur de 100 000, et subit donc une perte de
valeur de 244 115 (064. CPD.HE).
- 1 est jeté : perte totale de 344 115 (064. CPD.HE).
E13 27/2
65 FP 1 250 000
56 BQ 1 250 000
E14 28/2
30 M 1 395 000
56 BQ 1 367 100
77 IDR (1 395 000 x 0,02) 27 900
cf
30 M 20 000
56 BQ 20 000
Frais de transport sur achat
(affectables)
. E14 28/2
30 M 30 000
56 BQ 30 000
Frais d'assurance sur achat
(affectables)
129
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
E14 28/2
30 M 30 000
56 BQ 30 000
Frais d'assurance sur achat
(affectables)
E15 1/3
E16 3/3
31 MF 85 000
40 85 000
E17 4/3
2/9
41 CL 1 990
71.1 PV (PF1) 1 620
073 FàU 370
Rappelons que les emballages perdus
sont inclus dans le prix de vente (cf.
chapitre III, A.3.1.1.3.). On n'enre-
gistrera ci-dessous que la sortie de
stock.
130
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.
S'agissant d'une entreprise industrielle, les consommations d'emballages achetés sont comptabi-
lisées dans le compte « 61. MFC ». (La SGIC ouvre un sous-compte « 61.1 » à cet effet). Voir
chapitre III, A.3.1.1.3. et A.3.2.3.1. Le coût d'achat des emballages facturés au client est de :
4/9
31 MF 1 800
56 BQ 1 764
77 IDR 36
40 F.FA 270
74 PPD 270
5/9
61 MFC 1 500
31 MF 1 500
8/9
cf
131
ACHATS/VENTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
33.1 E (achetés) 83
61.1 MFC 83
Idem pour le retour des emballages
(250 : 3 = 83,33, arrondi à 83)
11/9
40 F. ECG 200
56 BQ 200
II s'agit du paiement d'une dette, et
non du paiement de frais de trans-
port : ces derniers ont déjà été enre-
gistrés à réception de la facture, le
2/9.
14/9
34 PSO 2 300
72 PS 2 300
Si l'on voulait être rigoureux, il con-
viendrait d'ouvrir un sous-compte
pour chaque catégorie de PS.
16/9
41 CL 610
41 CL. FA 610
18/9
064 CPD (HE) 83
33.1 E (achetés) 83
Destruction des emballages retournés
le 8/9. La perte d'actif non immobi-
lisé est enregistrée dans le compte
064. CPD.HE.
d°
56 BQ 23
071 PV (HE) 23
Les produits finis retournés le 8/9 ont une valeur en stock, pour la SGIC, de 375. Par consé-
quent, si elle en vend le quart à 25% de leur valeur, le prix de vente sera de
(375 : 4) x 0,25 = 23,43, arrondi à 23.
d°
32 DR 44
064 CPD (HE) 237
72.1 PS (PF 1) 94
35. 1 PF 375
132
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.
Nous avons, à l'origine de cette écriture, une certitude : les produits finis n° 1 retournés en
stock le 8/9, vont en sortir définitivement. On sait donc que le compte 35.1. PF (1) sera crédité de
375, par les différents comptes de débit dont la valeur se détermine ainsi :
- un quart du stock de PF (I) (soit 93,75, arrondi à 94) est stocké comme déchet commercialisable,
pour une valeur de 44.
C'est ce que constate le compte 32. DR. On notera par la même occasion qu'il apparaît ainsi
une perte de valeur de 50, que nous enregistrerons dans le compte 064. CPD (HE).
- le compte 064. CPD (HE) constate les pertes subies sur cette transaction :
1. La SGIC jette la moitié des PF (1), soit 375 : 2 = 187,5, arrondi à 187.
2. Elle stocke pour 44 des PF (1) qui valaient 94, soit une perte de 50. Les pertes hors
exploitation s'élèvent donc à 187 + 50 = 237.
- enfin, il faut constater par le débit du compte 72.1 la sortie de stock du quart des PF (1) vendus :
375 : 4 = 94.
Remarque : on vérifie que la somme des débits est bien égale au crédit.
22/9
72 PS 2 300
34 PSO 2 300
24/9
25/9
26/9
d°
41 CL 2 290
41 CL. FA 610
71.2 PV (PF 2) 2 400
41 CL.EC 500
133
ACHATSIVEMTES, PRODUCTION/CONSOMMATION, EMBALLAGES
41 CL.EC 500
41 CL 180
071 PV(HE) 300
74 PPD 20
Le compte « CL.EC » est soldé par son débit (SIGAB ne doit plus d'emballages), et par le
crédit du compte 41. CL qui enregistre la diminution de sa dette (180). Comme SIGAB a retourné
pour 200 d'emballages et que sa dette ne diminue que de 180 en raison du boni de 10 % retenu par
la SGIC, on comptabilise la différence (20) au crédit de 74. PPD. Reste ensuite à constater la
vente des emballages non rendus, par le crédit du compte 71. PV (HE). Enfin on termine
l'enregistrement de cette transaction ci-dessous en constatant la sortie de stock des emballages con-
signés qui ne seront pas rendus.
30/9
56 BQ 3 690
64 CPD 410
41 CL 4 100
Rappel : les remises hors facture accordées sont enregistrées dans le compte « 64. CPD ». (elles
ne sont pas directement affectables aux ventes). Pour la détermination du montant dû par le client
SIGAB, attention à ne pas confondre les différents comptes « clients » utilisés : seul est pris en
considération le compte 41. CL, qui récapitule toutes ses dettes et créances constatées. Par mesure
de précaution, nous vous conseillons de retracer le compte 41. CL pour déterminer le solde, avant
de répondre à la question.
Inventaire intermittent
El
39.1. AMF 40. F (SGIC)
1 990 1 990
1. Tous les frais directement affectables aux achats sont incorporés au coût d'achat ; cette
transaction s'effectue par conséquent avec seulement 2 comptes (comparez avec la comptabilité de
la SGIC).
134
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.
6 10 I | 540 | 70
70 70
E7 40.1' FA 40 . F
610 610
40. F 40. F FA
2 290 610
Même commentaire qu'en E13, au Journal de la SGIC, mais considéré du côté du client.
135
Chapitre IV : Effets de commerce
A.l. DEFINITIONS
Une lettre de change (ou traite) est un document par lequel une première personne (le
tireur) enjoint à une seconde personne (le tiré) de payer à une troisième personne (le bénéficiaire)
une somme convenue à une date déterminée. Lorsque le lieu de paiement (souvent une banque) est
fixé, on dit que la lettre de change est domiciliée. La lettre de change n'est valable que si elle porte
l'acceptation du tiré. Dans la pratique, le bénéficiaire est la plupart du temps le tireur lui-même.
Un billet à ordre est un document par lequel une personne (le souscripteur) s'engage à payer
à une seconde personne (le bénéficiaire) une somme donnée à une date convenue.
Lettres de change et billets à ordre sont des effets de commerce.
Nous traiterons tous les effets de commerce comme s'il s'agissait de lettres de change. Pour
traiter des billets à ordre, il suffit de remplacer le terme « tiré » par le terme « souscripteur » et de
procéder à quelques modifications évidentes : l'expression « X tire une lettre de change sur Y »
devient « Y souscrit un billet à l'ordre de X ».
Pour fixer les choses dans la suite, bien noter que :
bénéficiaire = créancier
tiré = débiteur
Dans la relation commerciale la plus simple, le client règle son fournisseur à l'aide d'un effet
de commerce : le fournisseur est le bénéficiaire (il est aussi le tireur), le client est le tiré (ou le
souscripteur). Les effets à recevoir se traitent comme des créances : on les enregistre dans le
compte « 54. Effets à recevoir » (compte d'actif)- D'un autre côté, les effets à payer se traitent
comme des dettes ; on les enregistre dans le compte « 53. Effets à payer » (compte passif)-
Mais il s'agit de créances et de dettes d'une nature tout à fait particulière : considérées du côté du
bénéficiaire, il s'agit de créances mobilisables qui peuvent être escomptées ou endossées (voir
A.2.6. et A.2.7.) ; elles peuvent servir de moyen de paiement. Aussi le Plan OCAM les inclut-il
dans les comptes de classe 5 et 05 (comptes financiers).
137
EFFETS DE COMMERCE
Exemple 2.1. :
Le 5/6, B vend à T pour 723 de produits finis, réglés par une lettre de change d'échéance 15/7
tirée par B sur T et acceptée par T le même jour ; les biens échangés sont des produits finis pour B
(il les fabrique) ; ce sont des matières premières pour T (il les achète pour les incorporer à la pro-
duction) ; B utilise l'inventaire intermittent, T utilise l'inventaire permanent.
Enregistrement chez B :
54. E à R 7 1 . PV
723 723
L'effet à recevoir est inscrit au débit, comme une créance (voir A. 1.).
Enregistrement chez T :
5/6
31 MF 723
53 àEàP 723
L'effet à payer est enregistré au crédit, comme les dettes (voir A.I.).
20/3
54 EàR 612
41 à CL 612
Pour la dernière ligne, B annule la créance constatée le 7/3, puisque cette créance est transfor-
mée en un effet à recevoir, lui-même enregistré dans la ligne 3 (voir chapitre II, A.I.4.3.).
Enregistrement chez T :
Le 10/3 :
22. AIC 40. F
612 612
138
TRANSACTIONS COURANTES
Le 15/3 :
40. F 53.E à P
612 612
L'écriture passée le 15/3, dans le compte « 40. Fournisseurs », annule la dette « ordinaire »
constatée le 10/3 ; cette dette est transformée en un effet à payer.
612 612
Enregistrement chez T :
53. E à P 57. C
612 612
Le compte « 54. Effets à recevoir » est un compte d'actif, il diminue au crédit ; le compte
« 53. Effets à payer » est un compte de passif : il diminue au débit.
54 E à R à l'encaissement 723
54 àEàR 723
139
EFFETS DE COMMERCE
20/7
56 BQ 706
63 ASC services bancaires 17
54 à E à R à l'encaissement 723
53 EàP 284
63 ASC (services bancaires) 13
56 àBQ 297
II n'y a aucun enregistrement à faire le 10/6, lorsque T adresse à sa banque l'avis de domicilia-
tion.
A.2.6. Endossement
Pour le bénéficiaire B, endosser un effet à recevoir à l'ordre d'un tiers C vis-à-vis duquel il a
140
TRANSACTIONS COURANTES
une dette, c'est transmettre à ce tiers C la créance représentée par cet effet, en paiement total ou
partiel de la dette qu'il a envers lui.
Après endossement, C devient le porteur de l'effet : c'est lui qui, physiquement le détient, et
qui, juridiquement, en détient les droits ; c'est à lui que l'effet devra être payé à l'échéance. Dans le
langage courant, on dit parfois que C est le bénéficiaire de l'effet ; pour éviter les confusions, nous
utiliserons le terme « porteur », réservant le terme « bénéficiaire » pour désigner la personne au
bénéfice de qui l'effet a été émis.
Remarques :
1. Lorsqu'il endosse à l'ordre de C l'effet qu'il détient sur le tiré T, le bénéficiaire B appose sa
signature au dos de l'effet (d'où le terme « endossement »).
2. Dans l'opération d'endossement, celui qui endosse (B dans notre exemple) s'appelle
l'endosseur ; celui à l'ordre de qui l'effet est endossé (C dans notre exemple) s'appelle l'endossataire.
3. Le porteur de l'effet peut lui-même endosser son effet à l'ordre d'une troisième personne,
qui peut à son tour l'endosser au profit d'une quatrième, etc. Le porteur de l'effet a également la
possibilité d'escompter son effet (voir A.2.7.).
4. En cas de difficulté de paiement, le porteur peut se retourner contre chacun de ses endossa-
taires successifs, et contre le tireur.
Exemple 2.6.
Le 3/1, B vend à T pour 879 de produits finis contre un effet de commerce accepté le même
jour. Le 6/1, B achète à son fournisseur C pour 934 de matières premières ; pour régler son achat,
il endosse à l'ordre de C l'effet qu'il détient sur T, et règle le reste en espèces. (B et C utilisent
l'inventaire intermittent, T utilise l'inventaire permanent ; dans la transaction du 6/1, les biens
échangés sont, pour C, des produits finis ; dans la transaction du 3/1, les biens échangés sont,
pour T, des marchandises).
Enregistrement chez B :
3/1
54 EàR 879
71 àPV 879
6/1
39 Achats 934
54 à E à R (endossement) 879
57 C 55
On voit clairement dans cet exemple que l'effet de commerce sert à B de moyen de paiement
dans sa transaction avec son fournisseur C.
Enregistrement chez C
6/1
54 EàR 879
57 Caisse 55
71 àPV 934
Enregistrement chez T :
3/1
30 M 879
53 àEàP 879
141
EFFETS DE COMMERCE
A.2.7. Escompte
Escompter un effet dont on est le porteur, c'est l'endosser au profit d'une banque contre verse-
ment immédiat de la valeur de l'effet diminuée d'un intérêt (l'escompte) et de frais bancaires. Une
telle opération permet au porteur d'obtenir des liquidités immédiates sans avoir à attendre le jour de
l'échéance. Elle équivaut pour lui à un emprunt entre la date de remise à l'escompte et la date
d'échéance de l'effet : d'où le paiement d'un intérêt (l'escompte).
Exemple 2.7 :
A la suite des transactions décrites dans l'exemple 2.6 ci-dessus, C remet à l'escompte le 10/1
l'effet qu'il a reçu le 6/1. Le 20/1, la banque informe C qu'elle a crédité son compte du montant de
l'effet, et qu'elle a prélevé 23 d'escompte et 17 de frais bancaires.
Enregistrement chez C :
56 BQ 839
63 ASC (services bancaires) 17
67 I (escompte) 23
54 à E à R - effets à l'escompte 879
Les situations décrites en A.2. ci-dessus sont de loin les plus couramment rencontrées ; il
nous faut cependant examiner ce qui se passe lorsque le tiré ne peut pas payer l'effet à échéance. On
rencontre alors différents cas de figure qui sont présentés de façon synthétique dans le schéma de la
page suivante, et traités tour à tour dans les sous-paragraphes 3.1. à 3.3. Nous supposons que
l'effet de commerce est une lettre de change.
142
INCIDENTS DE PAIEMENT
tiers (fournisseur, banque, etc.). Mais le tireur conserve une responsabilité puisqu'en cas de défaut
de paiement, le porteur peut se retourner contre lui (voir A.2.6., remarque 4). Dans ce cas, le tireur
avance au tiré les fonds qui lui permettront de payer le porteur, ce qui a pour effet d'éviter un litige.
Cette avance de fonds a également pour effet de faire revivre la créance du tireur sur le tiré : à la
suite de cette avance, les deux parties s'entendent sur de nouvelles modalités de paiement (montant,
échéance).
Exemple 3.1. :
(B, C et T utilisent l'inventaire intermittent).
El : le 3/7, B vend à T pour 841 de marchandises (qui sont pour T des fournitures) contre une
lettre de change acceptée le même jour d'échéance 15/8.
E2 : le 9/7, B achète à C pour 913 de marchandises (qui sont des produits finis pour C) ; il règle
son achat en remettant le jour même à C l'effet qu'il détient sur T (il endosse cet effet à l'ordre
de C), et un chèque pour le restant.
E3 : le 3/8, T informe B qu'il ne pourra pas honorer l'effet ; B lui envoie un chèque de 841 pour
avance de fonds, et une traite à l'acceptation :
- échéance : 4 septembre
- montant : 862 (soit 841 pour la créance initiale, 9 pour intérêts de retard, et 12 pour frais).
E4 : le 9/8, C remet la traite à l'encaissement auprès de sa banque.
E5 : le 10/8, T reçoit le chèque et la lettre de change ; il renvoie la traite acceptée et remet le chè-
que en banque.
E6 : le 16/8, B reçoit la traite acceptée envoyée par T le 10/8.
E7 : le 25/8, C est informé par sa banque que l'effet a été encaissé et que la banque a prélevé 4 de
commission d'encaissement.
E8 : le 26/8, T est informé par sa banque que l'effet détenu par C a été payé (sans frais).
143
EFFETS DE COMMERCE
Enregistrement chez B :
54 EàR 841
70 àVM 841
9/7
39 Achats (marchandises) 913
54 à E à R (endossement) 841
56 BQ (chèque pour complément) 72
3/8
41 Client T 862
56 à BQ (avance de fonds) 841
073 F à IT (frais) 12
077 IDR (HE) (intérêts de retard) 9
16/8
54 E à R (nouvel effet) 862
41 à client T (annulation de la 862
créance constatée le 3/8 : elle
est transformée en effet à
recevoir)
144
INCIDENTS DE PAIEMENT
- la difficulté de paiement se solde uniquement par des frais de montant minime par rapport à ceux
que T aurait encourus s'il y avait eu litige.
Remarque 2 : les frais transférés par le fournisseur (montant = 12) doivent être comptabilisés par
nature ; ici on les a enregistrés dans le compte 063. ASC (HE) en considérant qu'il s'agit de frais
de poste et télécommunications ; nous continuerons à procéder de même par la suite ; en l'absence
de précisions, on peut toujours les comptabiliser dans le compte 064. CPD (HE) ; la différence
n'est pas bien grande...
Remarque 3 : le 3/8, T n'enregistre rien, bien qu'il y ait accord avec B sur les modalités de règle-
ment, les frais etc. Si T tenait à enregistrer cette situation :
- il ne pourrait pas enregistrer le chèque puisqu'il n'a pas le chèque ; mais il pourrait enregistrer
une créance sur B (montant 841) puisque B lui a promis de lui envoyer un chèque.
- il ne pourrait pas enregistrer l'effet puisqu'il ne l'a pas ; mais il pourrait enregistrer une dette de
862 vis-à-vis de B.
Tout ceci est inutilement compliqué. Autant attendre pour enregistrer, le chèque et le nouvel
effet.
Enregistrement chez C :
9/7
54 EàR 841
56 BQ 72
71 àPV 913
9/8
54 E à R - effets à l'encaissement 841
54 àEàR 841
25/8
56 BQ 837
63 ASC (services bancaires) 4
54 à E à R - à l'encaissement 841
(annulation)
Remarque : C ne s'est aperçu de rien ; tel était, d'ailleurs, l'objectif de l'avance de fonds.
145
EFFETS DE COMMERCE
Enregistrement chez T :
10/10
62 TC 573
40 àF 573
11/10
40 573
53 àEàP 573
12/11
53 E à P (annulation) 573
067 I (HE) intérêts de retard 11
40 àF 584
Exemple 3.2.2. :
Le 15/2, B vend à T une machine (montant 717 ; il s'agit pour B d'un produit fini, et pour T
d'une immobilisation) contre une lettre de change acceptée le même jour, d'échéance 31/3. Le 20/3,
B remet la traite à l'encaissement auprès de sa banque. Le 21/3, T informe B qu'il ne pourra honorer
sa traite ; les deux parties conviennent de ce qui suit :
- B récupérera la traite auprès de sa banque ;
- l'échéance est repoussée au 20/5 ;
- le nominal sera majoré de la commission de retrait d'effet prélevée sur le compte de B par sa ban-
que, de 13 pour frais de télécommunications et de 19 pour intérêts de retard.
- une nouvelle lettre de change sera tirée par B sur T correspondant au montant et à l'échéance ci-
dessus.
Le 27/3, B est informé par sa banque que l'effet est retiré de l'encaissement et que la banque a
prélevé 7 de commission pour retrait d'effet. A la même date, B adresse à T la lettre de change
convenue, que T reçoit le 1/4 et retourne acceptée le même jour. B reçoit la traite acceptée le 8/4.
146
INCIÙENTS DE PAIEMENT
Enregistrement chez B :
15/2
54 EàR 717
71 àPV 717
20/3
54 E à R - à l'encaissement 717
54 àEàR 717
27/3
54 E à R (récupération) 717
063 ASC (HE) services bancaires 7
54 à E à R - à l'encaissement 717
(annulation)
56 BQ (prélèvement de la 7
commission)
27/3
41 Client T 756
54 à E à R (annulation) 717
073 F à IT (7 de commission de 20
retrait d'effet et 13 pour frais
de télécommunications)
077 IDR (HE) intérêts de retard 19
8/4
54 E à R nouvelle lettre de change 756
41 à Client T (annulation de la 756
créance constatée le 27/3 :
elle est transformée en effet
de commerce)
La commission de retrait d'effet est enregistrée dans un compte hors exploitation car elle est
récupérée par le jeu du compte hors exploitation 073. F à IT.
Enregistrement chez T :
15/2
22 AIC 717
53 àEàP 717
1/4
Remarque : il est possible que B ne détienne plus l'effet, le jour où T le prévient, parce qu'il l'a
remis à l'encaissement (comme dans l'exemple). Il est également possible qu'il ne le détienne plus
parce qu'il l'a remis à l'escompte ou parce qu'il l'a endossé. Ces cas se traitent de façon similaire si
l'effet peut être récupéré par B.
147
EFFETS DE COMMERCE
Par ailleurs, on comprend bien que si la banque a réescompté l'effet, ou si l'endossataire l'a lui-
même endossé, remis à l'encaissement ou escompté, B ne puisse plus récupérer l'effet ; il faut
alors recourir à l'avance de fonds (voir A.3.I.).
Exemple 3.2.3. :
Dans cet exemple, par souci de simplification, on suppose que les biens échangés sont des
marchandises pour toutes les entreprises, et que chacune d'elles utilise l'inventaire intermittent.
El : le 8/4, B vend à T pour 184 de marchandises contre une traite acceptée le même jour,
d'échéance 20/5.
E2 : le 12/4, B achète à C pour 217 de marchandises et règle en endossant au profit de C l'effet
qu'il détient sur T ; le reste est mis en compte.
E3 : le 16/4, C achète à D pour 389 de marchandises et règle en endossant l'effet mentionné en
E2 ; il fait un chèque pour le reste.
E4 : le 15/5, D remet l'effet à l'encaissement auprès de sa banque.
E5 : le 21/5, la banque informe D que l'effet est impayé à l'échéance, et qu'elle prélève 4 de com-
mission d'impayé. Le même jour, D fait dresser protêt pour défaut de paiement, et se retourne
vers C pour obtenir le règlement. Les deux parties, D et C, conviennent de ce qui suit :
- C enverra le même jour un chèque de 100 ;
- C paiera, par chèque le 15/6 :
• le solde de 84 (le nominal de l'effet était 184, et C en aura déjà réglé 100 par chèque)
• le remboursement des frais de protêt
• 8 pour frais de poste et 4 pour remboursement de la commission d'impayé.
E6 : le 21/5, C envoie le chèque convenu et se retourne contre B.
E7 : le 26/5, D reçoit :
- le chèque envoyé par C le 21/5
- la note d'honoraires correspondant au protêt (montant = 7)
D informe C par téléphone du montant des frais de protêt.
Enregistrement chez D :
54 EàR 184
56 BQ 205
70 àVM 389
54 E à R - à l'encaissement 184
54 à E àR 184
21/5
54 EàR 184
063 ASC (HE) commission pour impayé 4
54 à E à R à l'encaissement 184
(retour)
56 BQ 4
148
INCIDENTS DE PAIEMENT
21/5
41 Client C 196
54 à E à R (annulation) 184
073 F à IT (8 pour frais de poste, 4 12
de remboursement de commis-
sion d'impayé)
26/5
56 BQ 100
41 à Client C 100
26/5
063 ASC (HE) honoraires
46 à Créditeurs divers
26/5
41 Client C
073 à F à IT (transfert à C des frais
de protêt).
Remarque 1 : l'enregistrement du 21/5 chez C s'explique ainsi : à la suite de l'accord passé avec
D, C reconnaît qu'il doit payer à ce dernier la somme de 196, soit 184 pour l'effet, 8 de frais et 4 de
149
EFFETS DE COMMERCE
remboursement de commission d'impayé (C ne peut pas tenir compte des frais de protêt, dont il ne
connaît pas encore le montant). Comme C règle de suite 100 par chèque, il lui reste vis-à-vis de D
une dette de 96 qu'il enregistre au crédit du compte 40. F. Par ailleurs, C se retourne contre B et
lui impute le montant total des 196 par le débit du compte 41. Client. On a utilisé ici un enregis-
trement direct (on aurait pu passer par les comptes 063 et 073).
Remarque 2 : le 26/5, C constate le supplément de dette qu'il a envers D et en impute le montant à
son client B.
Remarque 3 : après E7, il reste à C :
- une dette de 103 (soit 96 + 7) envers D ; il la réglera le 15/6 ;
- une créance de 203 sur B.
Remarque 4 : comme on le pense bien, l'histoire ne s'arrête pas là : C cherchera un accord avec B
sur des modalités de paiement incluant, outre la créance de 203, des frais et intérêts de retard éven-
tuels ; cet accord pourra intervenir sous forme d'une créance ordinaire, ou passer par la création d'un
nouvel effet. Faute d'un accord avec B, C pourra se retourner contre T.
Remarque 5 : dans cet exemple, parmi les parties qui parviennent à un accord (C et D), on ne
trouve ni le tireur ni le tiré.
Remarque 6 : si D n'avait pu trouver un accord avec C, il aurait pu se retourner contre B ou contre
T ; en pratique, il est naturel qu'il se retourne vers C qui est celui qui a utilisé l'effet pour le
régler ; il se peut très bien d'ailleurs que D ne connaisse ni B ni T.
Sujet :
El : le 5/6, Mamadou vend à Makita pour 723 de produits finis, réglés par une traite à échéance du
15/7, tirée par Mamadou sur Makita, et acceptée le même jour. Pour Makita, ces biens achetés
sont des matières premières. Mamadou utilise l'inventaire intermittent, Makita l'inventaire per-
manent.
150
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES
E2 : le 7/3, Mamadou vend à Aba pour 612 de marchandises, et lui envoie pour acceptation une
traite au 30/4 ; pour Aba, cet achat représente une immobilisation. Aba reçoit
l'immobilisation le 10/3, et renvoie la traite acceptée le 15/3 ; Mamadou la reçoit le 20/3
(enregistrement à l'inventaire intermittent).
E3 : le 30/4, Mamadou se présente chez Aba et se fait régler en espèces.
E4 : le 5/7, Mamadou remet la traite émise le 5/6 (El) à sa banque pour encaissement. Le 20/7, il
est informé que la banque a encaissé l'effet (723), et qu'elle a crédité son compte pour ce mon-
tant, diminué de 17 de commission d'encaissement.
E5 : le 3/5, Aba achète à Mamadou pour 284 de marchandises, contre un effet d'échéance 20/6
accepté le même jour. Le 10/6, Aba adresse à sa banque un avis de domiciliation ; le 25/6, il
reçoit un relevé bancaire l'informant que l'effet a été payé et que son compte a été débité de 284
pour domiciliation d'effet, et de 13 pour commission de domiciliation d'effet (inventaire inter-
mittent).
E6 : le 3/1, Mamadou vend à Aba pour 879 de produits finis, contre un effet accepté le même jour.
Le 6/1, Mamadou achète à son fournisseur SOGAB pour 934 de matières premières ; pour
régler son achat, il endosse à l'ordre de SOGAB l'effet qu'il détient sur Aba, et règle le reste en
espèces. Mamadou et SOGAB utilisent l'inventaire intermittent, Aba l'inventaire permanent.
Les biens achetés le 3/1 par Aba sont pour lui des marchandises.
E7 : à la suite de la transaction E6, SOGAB remet à l'escompte le 10/1 l'effet reçu le 6/1. Le 20/1,
la banque informe SOGAB qu'elle a crédité son compte du montant de l'effet, et qu'elle a pré-
levé 23 d'escompte et 17 de frais bancaires.
E8 : le 3/7, Mamadou vend à Aba pour 841 de marchandises (qui sont pour Aba des fournitures)
contre une traite acceptée le jour même, d'échéance 15/8.
E9 : le 9/7, Mamadou achète à SOGAB pour 913 de marchandises (qui sont des produits finis pour
SOGAB) ; il règle son achat en remettant le jour même à SOGAB l'effet qu'il détient sur Aba,
et un chèque pour le solde.
E10 : le 3/8, Aba informe Mamadou qu'il ne pourra pas honorer l'effet, Mamadou lui envoie un
chèque de 841 pour avance de fonds, et une traite à l'acceptation. Échance au 4/9 ; montant
862, soit 841 pour la créance initiale, 9 pour intérêts de retard, 12 pour frais.
El 1 : le 9/8, SOGAB remet la traite à l'encaissement auprès de sa banque.
E12 : le 10/8, Aba reçoit le chèque et la lettre de change ; il renvoie la traite acceptée et remet le
chèque à la banque.
E13 : le 16/8, Mamadou reçoit la traite acceptée envoyée par Aba le 10/8.
E14 : le 25/8, SOGAB est informée par sa banque, que l'effet a été encaissé, et que la banque a pré-
levé 4 de commission d'encaissement.
E15 : le 26/8, Aba est informé par sa banque que l'effet détenu par SOGAB a été payé (sans frais).
E16 : le 5/10, Mamadou facture à Makita des services de transport pour un montant de 573 et lui
envoie à l'acceptation une traite d'échéance 20/11. Makita reçoit la facture et la traite le 10/10
et la retourne acceptée le 11/10. Mamadou la reçoit le 17/10. Le 12/11, Makita informe
Mamadou qu'il ne pourra pas payer l'effet. Les deux parties conviennent d'un report d'échéance
au 18/12 sous forme d'une créance ordinaire, avec majoration de 11 pour intérêts de retard.
E17 : le 15/2, Mamadou vend à Aba une machine (montant 717 ; il s'agit pour Mamadou d'un
produit fini et pour Aba d'une immobilisation) contre une lettre de change acceptée le même
jour, d'échéance 31/3. Le 20/3, Mamadou remet sa traite à l'encaissement auprès de sa banque.
Le 21/3, Aba informe Mamadou qu'il ne pourra honorer sa traite. Les deux parties conviennent
que :
- Mamadou récupérera la traite auprès de la banque ;
151
EFFETS DE COMMERCE
Travail à faire :
Enregistrer les opérations dans les comptes en T, pour chacune des parties en présence.
152
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES
E2 6/10 : vente de PF (produits finis) : 87 pièces à 70 650 FCFA chacune, moins une remise
de 2,5 % ; le client paie 20 % par chèque, et pour le reste accepte trois traites T l , T2, et T3,
de montants égaux et d'échéances respectives 15 novembre, 10 décembre, et 31 décembre.
E3 6/10 : frais de transport sur l'achat du 4/10 : 63 000 FCFA (au comptant, en espèces).
E4 7/10 : frais d'assurance-transport sur la vente du 6/10 : 84 000 FCFA (chèque).
E5 7/10 : remise à l'escompte de la traite T3 auprès de la banque.
E6 7/10 : endossement de la traite T2 à l'ordre d'un fournisseur.
E7 8/10 : on retire du stock 547 kg de MP pour mise en fabrication.
E8 9/10 : la SGIC accepte une lettre de change pour un montant égal à celui de la facture du 4/
10.
E9 10/10 : achèvement et mise en stock du lot de PF de 54 pièces ; le coût unitaire de produc-
tion est de 37 600 FCFA.
E10 10/10 : la SGIC retourne au fournisseur la moitié des emballages reçus en consignation le
4 /10 ; le fournisseur en rembourse immédiatement la consigne en espèces.
E l i 10/10 : achat de MP : 300 kg à 2 600 FCFA/kg moins un escompte de 2,5 % (règlement
comptant par chèque).
E12 11/10 : réception du bordereau d'escompte correspondant à la traite T3 ; la banque a prélevé
17 612 FCFA d'escompte, et 1 724 FCFA de commission.
E13 11/10 : paiement (espèces) de 17 000 FCFA de frais de transport pour expédition le même
jour (voir E14).
E14 11/10 : vente de PF : 127 pièces à 69 850 FCFA chacune, moins un escompte de 2 % ;
les frais de transport (voir E13) sont ajoutés à la facture ; le client règle au comptant par chè-
que.
E15 14/10 : paiement de droits de douane sur l'achat du 10/10 : 30 000 FCFA (chèque).
E16 30/10 : remise à l'encaissement de la traite Tl auprès de la banque.
E17 5/11 : le client prévient la SGIC qu'il ne pourra pas payer le 10/11. La SGIC retire l'effet de
la banque, qui débite son compte de 2 500 FCFA pour commission de retrait. La SGIC pro-
pose à son client qui accepte, une nouvelle traite à échéance du 15/12, d'un montant compre-
nant l'ancienne traite Tl majorée de la commission de retrait, d'intérêts de retard
(30 500 FCFA) et de frais de gestion (3 000 FCFA).
E18 12/11 : la SGIC retourne à son fournisseur trois des emballages reçus en consignation le 4/
10 ; le prix de reprise n'est que 80 % du prix de consignation, pour cause de retour tardif ; le
fournisseur établit le même jour une facture d'avoir pour la valeur de reprise, à laquelle il
ajoute 12 400 FCFA de remise sur l'ensemble des achats de l'année.
E19 12/11 : la SGIC décide de garder les deux emballages restant.
Travail à faire :
1. Déterminez le coût moyen pondéré des MP en stock au 20/11 (trois décimales).
2. Même question que 1. pour les PF (trois décimales).
3. Enregistrez les transactions (une à la fois) dans les comptes schématiques.
Note : les valeurs calculées (escomptes, remises, sorties de stock, montant à payer comptant, etc.)
seront arrondies au FCFA le plus proche.
153
EFFETS DE COMMERCE
154
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES
E8 10/3 : la SGIC accepte une traite tirée par le fournisseur Aba, pour solde de son compte, fac-
ture d'avoir comprise, à échéance du 15/5.
E9 14/3 : la SGIC remet à l'escompte la traite tirée sur Saplé (voir E4).
E10 15/3 : la SGIC détermine le montant des rémunérations dues au personnel pour le mois de
mars, et procède à leur enregistrement : 35 000.
El 1 16/3 : arrivée de la commande passée à Sotexport, accompagnée de la facture (voir E5) ;
Sotexport facture le transport (12 000), l'assurance (6 800), les frais de courtage (1 500), et
les emballages perdus (500). Les marchandises sont dédouanées le jour même, les droits de
douane s'élevant à 52 % du montant net facturé. La SGIC décide de virer le même jour la
somme due à son fournisseur (nette d'avance). Commission bancaire : 310. Les droits de
douane sont en compte et seront payés plus tard.
E12 18/3 : la SGIC reçoit un relevé bancaire l'informant que l'effet Saplé a été escompté. La ban-
que a retenu 1 % d'escompte et 120 de commission.
E13 31/3 : paiement au personnel des rémunérations enregistrées le 15/3 (chèques).
E14 2/5 : la banque informe la SGIC que l'effet Saplé escompté le 15/3 est resté impayé. Le
compte de la SGIC à la banque a en conséquence été débité du montant de la traite, majoré de
108 de commission d'impayé.
E15 2/5 : la SGIC débite le compte de Saplé du montant de l'impayé, de la commission bancaire,
et de 140 d'intérêts de retard.
E16 3/5 : Saplé accepte une nouvelle traite, au 30/6, pour solde de son compte, facture d'avoir
comprise.
E17 5/5 : la SGIC informe Aba qu'elle ne sera vraisemblablement pas en mesure d'honorer la
traite acceptée le 10/3, et lui demande de repousser l'échéance à la fin du mois ; Aba, qui a
endossé l'effet à l'ordre de Mamadou, envoie à la SGIC un chèque couvrant le montant de la
traite, et lui demande de régler Mamadou ; Aba indique également à la SGIC qu'il lui demande
le remboursement de la somme due, majorée de 350 d'intérêts de retard (en compte).
E18 10/5 : la SGIC demande par lettre à sa banque de payer Mamadou, par virement à son
compte, pour l'effet à échéance du 15/5.
E19 18/5 : la SGIC est avisée par la banque que son compte a été débité du montant de l'effet,
majoré de 230 de commission.
E20 31/5 : la SGIC endosse à l'ordre de Aba la traite émise le 3/5, et lui envoie un chèque pour
solde de son compte.
Travail à effectuer :
1. Présenter l'état de stock de marchandises, et indiquer le prix de vente.
2. Présenter le journal de la SGIC.
155
EFFETS DE COMMERCE
d'un fonds de commerce qu'il exploitait auparavant dans la zone sud, et qu'il espère y faire
fructifier.
N'ayant jamais tenu de comptabilité régulière, Kabula fait l'inventaire de ses biens et de ses
dettes, dans l'intention de tenir dorénavant des livres comptables :
- valeur de la clientèle, qui lui reste attachée, du nom commercial, et de
l'enseigne 3 000
- mobilier et matériel de bureau 1 600
- marchandises (100 unités à 18) 1 800
- produits finis (73 unités à 10) 730
- emballages commerciaux achetés (116 pièces à 5) 580
1
- créances sur clients 420
- deux effets à recevoir 850
- banque 5 100
- caisse 1 500
- dettes envers les fournisseurs 370
- un effet à payer, à échéance du 15/1 210
1. dont une créance de 320 UMN (Unité Monétaire Nationale), libellée en dollars, sur un client à l'étranger.
Cette créance date du 17/9 de l'année précédente, et devrait être payée début février.
156
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES
E l i : le 17/1, la banque avise Kabula qu'elle a payé l'effet domicilié le 12/1, et que les frais de
domiciliation s'élèvent à 3.
E12 : le 25/1, Kabula achète à la SOG AB 63 unités de matières premières pour une valeur totale
de 945. Les divers frais sur achat sont de 132 ; l'emballage irrécupérable est facturé pour 42.
Achat payable à 30 jours fin de mois.
E13 : le 27/1, Kabula endosse à l'ordre de la SOGAB la traite émise le 6/1 sur Ndong, à échéance
du 15/2, pour règlement partiel de sa dette du 25/1.
E14 : le 1/2, la SOGAB accorde un escompte de 9 à Kabula, pour paiement anticipé de sa dette du
25/1, et lui adresse un chèque de ce montant.
E15 : le 4/2, un relevé bancaire informe Kabula que le client de l'étranger a réglé sa dette libellée
en dollars (cf. El). En raison de la hausse continue de cette devise, la conversion en monnaie
nationale donne à Kabula un gain de 20 % sur sa créance. La banque retient par ailleurs 10 de
commission de change.
E16 : le 16/2, la SOGAB retourne impayée la traite sur Ndong endossée le 27/1 par Kabula, et
compte à ce dernier 11 de frais, en exigeant également le remboursement de l'escompte accordé
le 1/2. Kabula enregistre dans ses livres le non paiement de Ndong, augmenté des frais répercu-
tés par la SOGAB, auxquels il ajoute encore 7 de frais de constitution de dossier.
E17 : le 18/2, Kabula retire 1 500 de la banque pour alimenter sa caisse.
E18 : le 20/2, Ndong explique à Kabula ses difficultés passagères de trésorerie, due à un client
mauvais payeur, et promet de régler sa dette au 1" mars. Pour preuve de sa bonne foi,
il envoie à Kabula, qui le reçoit le même jour, un billet à ordre du montant de l'opération du
16/2, majoré de 8 d'intérêts de retard, et diminué de la facture d'avoir encore en sa possession.
E19 : le 25/2, Kabula règle sa dette à SOGAB, au moyen d'un chèque.
E20 : le 27/2, Kabula reçoit de SOGAB une facture d'avoir représentant une ristourne de 30.
E21 : le 28/2, Mamadou se présente au bureau de Kabula, et demande le paiement de la traite
émise le 5/1 (pas de domiciliation bancaire). Kabula règle Mamadou en espèces.
Travail demandé :
1. Donner la valeur du coût moyen pondéré des marchandises, produits finis et emballages,
au 28/2 (deux décimales).
2. Présenter le journal de Kabula.
NB. : Kabula utilise les sous-comptes suivants :
40.0. Fournisseur Mamadou
40.1. Fournisseur SOGAB
40.2. Fournisseur - emballages à rendre
40.3. Fournisseur - factures d'avoir
41.0. Client Ndong
41.1. Clients -emballages consignés
41.2. Clients - factures d'avoir
41.3. Clients divers
53.0. Effets à payer
54.0. Effets à recevoir
54.1. Effets à à l'encaissement
54.2. Effets à l'escompte
54.3. Effets impayés
157
EFFETS DE COMMERCE
Reportez-vous à la partie A du chapitre IV, le sujet B.l. étant composé de tous les exemples
illustrant cette partie, mis à la suite les uns des autres.
*Remarque : le 4/10 et le 10/10, le CMP ne peut pas encore être calculé ; il nous manque les frais
directs sur achats. La détermination du CMP se fera après leur incorporation, en E3 et El5.
Le coût moyen pondéré des matières premières en stock au 20/11 est de 2 778,452 FCFA le
kg.
Question 2 : coût moyen pondéré des produits finis
Le coût moyen pondéré des produits finis en stock au 20/11 est de 36 466,197 FCFA pièce.
158
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
E2 le 6/10
72. PS 35. PS
E3 le 6/10
31. M F 57. C
63 000 63 000
E41e 7/10
64. CPD 56. B Q
84 000 84 000
E5 le 7/10
54. E à E 54. ER
Cf. chapitre IV, A.2.7. L'effet à recevoir est annulé (par le crédit du compte 54. ER). On con-
state la remise à l'escompte par le débit du compte 54. Effets à l'escompte, et non par le débit du
compte 56. BQ. Cette opération ne sera enregistrée qu'à la réception de l'avis de crédit envoyé par
la banque.
E6 le 7/10
40. F 54. ER
Cf. chapitre IV, A.2.6. L'endossement d'une traite à l'ordre d'un tiers équivaut à un moyen de
paiement. Il est donc normal que le compte 54. ER soit crédité par le débit de 40. F.
E7 le 8/10
61. MFC 31. MF
159
EFFETS DE COMMERCE
E8 le 9/10
40. F 53. EP
23 400 | | 23 400
Rappel : le principe de la reprise des emballages au prix de consigne est la contrepassation de
l'écriture constatant la consignation (cf. chapitre III, A.3.2.2.I.). Dans notre exemple E10, le prin-
cipe est respecté, puisque le compte 40. F.ER diminue (par son crédit) pour le montant des embal-
lages retournés. Au débit, au lieu de constater une diminution de sa dette par le débit du compte
40. F, la SGIC qui a soldé ce compte le 9/10 par l'acceptation d'une lettre de change, enregistre la
contrepartie de l'opération au débit du compte 57. C.
Eli le 10/10
31. MF 56. BQ 77. IDR
E12 le 11/10
56. BQ 63. ASC
61 . I 54. E à E
17 000 | | 17 000
E14 le 11/10
72.PS 35. PF
56. BQ 67. I
160
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
073. F à IT 71. PV
Le compte 71. PV enregistre le montant brut de la vente, l'escompte étant un produit financier
comptabilisé à part (rappel). Ne pas oublier de transférer les frais de transport (073. F à IT). Enfin,
vérifier que total débit = total crédit.
E15 le 14/10
31. MF 56. BQ
30 000 | 30 000
Les droits de douane sont des frais sur achat affectables (rappel).
E16 le 30/10
54. E à ENC 54. ER
Cf. Chapitre IV, A.2.4. L'effet à recevoir disparaît (annulation par son crédit) pour être enregis-
tré dans un sous-compte 54. E à ENC.
E17 le 5/11
54. ER 54. E à ENC
Cette écriture rétablit l'opération telle qu'elle était avant la remise à l'encaissement. La SGIC
constate par le débit de 54. ER qu'elle détient à nouveau une traite.
063. ASC 56. BQ
2 500 | | 2 500
Les frais prélevés par la banque seront transférés au client. Ces deux écritures marquent
l'opération de retrait de la traite. Il faut à présent constater la création du nouvel effet, majoré de
diverses sommes (cf. chapitre IV, A.3.2.2.).
54. ER 54. ER
5 500 30 500
Le nouvel effet, qui est constaté au débit de 54. ER, est composé de l'ancien, qu'annule le cré-
dit de 54. ER des frais à transférer (2 500 + 3 000 de frais de gestion) et des intérêts (077. IDR).
On vérifie que le débit est égal au total du crédit.
E18 le 12/11
40. FFA 64. CPD
23 632 2 808
161
EFFETS DE COMMERCE
14 040 12 400
Rappel : le mali sur retour d'emballages consignés est comptabilisé au débit de 64. CPD (cf. cha-
pitre III, A.3.2.2.2.). Les remises hors factures sont enregistrées au crédit de 74. PPD. On déduit
que le compte 40. FFA, dont le montant s'élève au débit à 23 632, est composé d'une part de la
valeur nette des emballages retournés (80 % de 14 040, soit 11 232), et d'autre part de la remise
hors facture (12 400).
E19 le 12/11
33. E 40. FER
9 360 9 360
Rappel : le non-retour d'emballages consignés se traite, chez le client, comme un achat (cf. eh. Ili,
A.3.2.3.2.). L'achat est constaté par le débit de 33. C, et par le crédit de 40. FER. Par cette écri-
ture, la SGIC fait disparaître la créance qu'elle conservait sur son fournisseur, en échange des
emballages.
E6 Retour
s/vente 110 9 4 2 8 343 077 4 003 85,704757
Remarque : les retours sur vente (E6) s'enregistrent au coût de leur sortie de stock (E3) ; les
retours sur achats (E7) au coût de leur entrée en stock (El). De El à E7, le CMP ne varie pas,
puisqu'il n'existe aucun achat nouveau susceptible de le modifier.
Question 2 : Journal
1/3
30 M 83 000
402 FER 3 000
401 F. ABA 86 000
162
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B 3.
Coût d'achat : (850 x 80) + 9 000 + 5 000 + 1 000 = 83 000. Les emballages perdus sont
inclus dans le coût d'achat (rappel).
2/3
25 P.A.C.L.M.T. 15 000
61 M.F.C. 10 000
56 BQ 25 000
Le compte « 25. Prêts et autres créances à moyen et long terme » est un compte
d'immobilisation (classe 2), qui enregistre les dépôts de garantie à plus d'un an. Il convient donc de
distinguer les frais d'installation (61. MFC ) d'une somme déposée en caution, mais qui reste la
propriété de l'entreprise (cf. Ch. II. A.2.1.1.1.).
4/3
062 TC 4 000
56 BQ 4 000
60 CSV 60 850
30 M 60 850
Cf. état de stock, ligne E3
Le prix de vente unitaire est déterminé dans l'état de stock : 85,704757 x 40 % = 119,98
arrondi à 120.
(710x120) - 5 % = 80 940
5/3
54 87 440
411 87 440
404 26 460
63 265
56 26 725
163
EFFETS DE COMMERCE
8/3
30 M 9 428
60 CSV 9 428
Cette écriture établit la facture d'avoir : retour de marchandises (12 540 = 120 x 110 - 5 %)
+ remboursement du transport et des frais d'expertise (750 + 900) + emballages consignés, à leur
prix de reprise (1 000 - 20 %). Le boni de 200 apparaît au crédit de 74. PPD.
Constatation de la sortie de stock des emballages vendus à Saplé. Prix de consigne = 130 % du
coût d'achat, soit 1 500 x 100 : 130 = 1 154.
412 1 500
070 1 500
33 Emballages 3 000
402 F. ER 3 000
Les marchandises retournées au fournisseur sortent à leur coût d'achat (85,704757 x 110 =
9 428), ce que constate la ligne 3. Comme le fournisseur consent à reprendre les marchandises
pour une somme de 8 485, il reste à la SGIC à supporter une perte de 943 (064. CPD (HE)). La
facture d'avoir s'établit donc à 10 335, soit 9 428 - 9 4 3 (prix de reprise de la marchandise) +
1 600 (frais récupérés auprès du fournisseur 700 + 900) + 250 (remise hors facture).
164
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B3.
10/3
401 F. ABA 86 000
403 F.F.A. 10 335
53 EP 75 665
Le compte « 42. Personnel » est un compte de tiers qui constate la dette de la SGIC envers
son personnel. Lors du versement des salaires, ce compte sera annulé par son débit et par le crédit
d'un compte financier (voir E13 du 31/3).
lb/5
30 M (630 x 84 + 12 000 + 6 800 +
1 500) + 52 % + 310 112 364
56 BQ 47 5 7 0
404 F.A.A.V .S.C.E. 26 460
43 État 38 334
La commission bancaire est incorporée, avec les autres frais directs sur achat, au prix de la
marchandise. Ne pas oublier de déduire l'avance effectuée le 7/3 (26 460) ; la SGIC n'établit un
chèque que pour la différence. Le compte « 43. État » est un compte de tiers qui constate la dette
de la SGIC envers le Trésor Public.
56 BQ 86 446
63 ASC 120
67 I 874
54 E ;i l'escompte 87 440
Rappel : distinguer les frais (service bancaire, 63. ASC) et l'escompte (intérêt payé, 67.1).
31/3
42 P 35 000
56 BQ 35 000
2/5
54 Effets impayés 87 440
063 ASC (HE) 108
56 BQ 87 548
165
EFFETS DE COMMERCE
Écriture du 5/5 : cf. chapitre IV, A.3.1. Le fournisseur envoie à son client les fonds néces-
saires au paiement de la traite, à l'échéance, et compte des intérêts de retard. Une nouvelle créance
apparaît ainsi, en compte.
10/5 : pas d'écriture de domiciliation bancaire.
53 EP 75 665
63 ASC 230
56 BQ 75 895
31/5
401 F. ABA 76 015
54 ER 72 698
56 BQ 3 317
Par l'écriture du 31/5, on constate à la fois la disparition d'une dette (par le débit de 401. F.
ABA) et d'une créance (par le crédit de 54. ER), le solde étant comblé par un chèque. Cf. ch. IV,
A.2.6.
Question 1 : coût moyen pondéré des marchandises, des produits finis, et des
emballages au 28/2.
MARCHANDISES
166
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.
EMBALLAGES
PRODUITS FINIS
Stock 730 73 10
E8 R 13 130 430 43 10
Question 2 : Journal
2/1
20 I.I. 000
22 AIC 600
30 M 800
33 E 580
35 PF 730
41 CL 420
54 ER 850
56 BQ 100
57 C 500
10 CP 15 000
40 F 370
53 EP 210
1. La clientèle, le nom commercial, l'enseigne, sont des valeurs immatérielles qui consti-
tuent le fonds de commerce de l'entreprise. On l'enregistre dans le compte « 20. Immobilisations
incorporelles », qui est un sous-compte de « 20. Frais et valeurs incorporelles immobilisées ».
2. Lorsqu'une entreprise est créée, ou lorsqu'elle ouvre une comptabilité (ce qui est le cas
dans le sujet B.4.), il est procédé à l'inventaire de tous ses biens et ses dettes. Par différence appa-
raîtra son capital. Ainsi, dans l'écriture El du 2/1, le capital est égal à la somme des débits (biens
et créances), moins la somme des crédits (dettes). (Voir ch. II, A.2.I.3.).
30 M 1 405
40.2 F. ER 140
40.0 F. MAMADOU 1 545
167
EFFETS DE COMMERCE
4/1
54.1 EàENC 350
54.2 E à ESC 500
54.0 E.R. 850
5/1
40.0 F. MAMADOU 1 545
53.0 EP 1 545
6/1
062 TC (HE) 50
57 C 50
72 PS 430
35 PF 430
54.0 ER 699
41.1 CL EC 77
71 PV 572
073 FàU 50
8/1
56 BQ 347
63 ASC 3
54.1 EàENC 350
Rappel : le sous-compte « 54. Effets à l'encaissement » est crédité pour solde. Ne pas commettre
l'erreur de créditer le compte « 54. Effets à recevoir » ! Celui-ci a déjà été crédité (le 4/1), et a
donc disparu. (Cf. chapitre IV, A.2.4. et chapitre II, A. 1.4.3.3.).
8/1
56 BQ 491
63 ASC 4
67 I 5
54.2 E à ESC 500
9/1
33 E 70
57 C 63
64 CPD 7
40.2 F. ER 140
Rappel : le non retour d'emballages consignés est traité comme un achat chez le client, et se cons-
tate par le débit de « 33. Emballages commerciaux » et le crédit de « 40. Fournisseurs - embal-
lages à rendre ». Le retour d'emballages consignés s'enregistre par le crédit de 40. F. ER
(annulation de la créance du client sur le fournisseur), et par le débit d'un compte financier (ou du
compte 40. F, ainsi que par le débit de 64. CPD si le client supporte un mali. Cf. chapitre III,
A.3.2.
168
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.
35 130
72 130
062 25
71 173
41.0 198
10/1
060 CSV (HE) 21
33 E 21
Non retour de 4 pièces d'emballage : constatation de leur sortie de stock, au coût moyen uni-
taire de 5,16.
41.1 CL EC 77
41.0 CL NDONG 35
070 VM (HE) 28
74 PPD 14
Cette écriture correspond à l'opération inverse de celle enregistrée le 9/1. Kabula comptabilise
ici une vente (hors exploitation) d'emballages non rendus (4 pièces à 7 l'unité), par le crédit de
070. VM ; par ailleurs, il enregistre le retour des 7 autres pièces, à leur prix de reprise (7 pièces à
5 l'unité) par le crédit de 41.0. CL et comptabilise le boni (7 x 2) au crédit de 74. PPD. En con-
trepartie, au débit, le compte 41. CL. EC est soldé.
11/1
41.0 CL NDONG 233
41.2 CL FA 233
Rappel : la facture d'avoir établit la dette de Kabula envers son client Ndong. Elle s'élève à 198
(retour de PF) plus 35 (retour d'emballages).
Le 12/1, pas d'écriture de domiciliation bancaire.
17/1
53 .0 EP 210
63 ASC 3
56 BQ 213
25/1
31 MF 1 119
40. 1 F. SOGAB 1 119
169
EFFETS DE COMMERCE
27/1
40.1 F. SOG AB 699
54.0 ER 699
Cf. chapitre III, A. 1.1. Les différences de change positives sont enregistrées au compte
074. PPD (HE). La commission de change est une commission bancaire (63. ASC).
16/2 •
54.3 Effets impayés 710
77 IDR 9
40.1 F. SOGAB 719
1. Kabula constate le non paiement de l'effet endossé par le débit d'un sous-compte
« 54.3 Effets impayés », pour le montant de l'effet (699) majoré des frais (11). Le remboursement
de l'escompte est comptabilisé au débit du compte 77. IDR, pour annulation.
2. L'impayé étant porté au compte du client, le compte 54.3 El est annulé par son crédit.
Kabula majore la dette de son client des frais de gestion (073. F à IT). Cf. chapitre IV, A.3.2.
18/2
57 1 500
56 BQ 1 500
20/2
54.0 ER 492
41.2 CL. FA 233
41.0 CL. NDONG 717
077 IDR
Effet à recevoir = 717 (dette du client Ndong) + 8 (intérêts) - 213 (facture d'avoir en posses-
sion du client).
170
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.
40.1 1 139
56 1 139
40.3 30
74 30
53.0 1 545
57 1 545
171
Chapitre V : Les immobilisations
Les immobilisations corporelles et incorporelles sont constituées par les biens matériels et
immatériels acquis ou créés par l'entreprise dans le but de participer durablement à ses activités pro-
ductrices. Les premières qui viennent à l'esprit sont celles inscrites dans les comptes
« 21. Terrains » et « 22. Autres Immobilisations Corporelles » (immeubles et autres construc-
tions, matériel de transport, machines et autres matériels). Il ne faut pas oublier qu'il existe cinq
autres comptes d'immobilisations, dont les intitulés et les sigles sont très longs :
20. FVII Frais et valeurs incorporelles immobilisées
23. AICEC Autres immobilisations corporelles en cours
24. AACIEC Avances et acomptes sur commandes d'immobilisations en cours
25. PACMLT Prêts et autres créances à moyen et long terme
26. T (ATACT) Titres (autres que titres à court terme)
Les comptes 23. AICEC et 24. AACIEC sont des comptes transitoires dont nous verrons
l'emploi aux paragraphes A.2.2. et A.2.3.
Les autres enregistrent des immobilisations qui figurent durablement dans le patrimoine de
l'entreprise.
173
LES IMMOBILISATIONS
ZI I Z
- du compte 73. PEEM s'il s'agit d'une immobilisation corporelle créée par l'entreprise.
22. AIC 73. PEEM
W W
Remarque : les frais à immobiliser, ainsi que les frais engagés par l'entreprise qui produit une
immobilisation pour elle-même, sont d'abord comptabilisés par nature, avant d'être virés au débit
du compte 20. F VII par le crédit du compte 073. F à IT, ou au débit de 22. AIC par le crédit de
73. PEEM (production de l'entreprise pour elle-même).
174
AMORTISSEMENT
A.3. AMORTISSEMENT
175
LES IMMOBILISATIONS
On utilise le compte 068. DAP (HE) au lieu du compte 68. DAP pour l'amortissement des
frais immobilisés.
068. DAP (HE) 88. MA
X
Dans la suite des travaux de fin d'exercice le compte 88. MA est soldé par le crédit du compte
« 028. Amortissements des immobilisations », venant ainsi augmenter la valeur des amortisse-
ments grevant l'immobilisation.
Exemple : au bilan de clôture de l'exercice 1988, les « autres immobilisations corporelles » ont
une valeur brute de 512 et leur amortissement s'élève à 231. Lors des travaux de clôture de
l'exercice 1989, on constate une dotation aux amortissements de 47. Il est supposé qu'il n'existe en
1989 aucun mouvement des immobilisations.
On trouvera ci-dessous quelques écritures suscitées par cette situation.
1. Présentons, au Bilan 1988, la ligne de l'Actif concernant les AIC :
Valeur Amortissements Valeur
Brute (compte 028) Nette
3. L'opération de solde du compte 88. MA vient après la dotation aux amortissements pré-
sentée au point 2. plus haut. Montrons, par un schéma, comment elle conduit à une augmentation
de l'amortissement total des AIC.
028. Amortissement
des Immobilisations
Bilan 1988
231
88. MA
Travaux de clôture
1989 (voir point 2.
plus haut) 47
Solde du compte
88. MA -* 47
176
AMORTISSEMENT
Calculs :
- dotation en année pleine :
43 612 x 0,15 = 6 541,8... arrondi à 6 542.
- on calcule l'amortissement aux bilans de clôture des exercices précédents en soustrayant 6 542
pour chaque exercice, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus.
177
LES IMMOBILISATIONS
1988 27 476
1987 20 934
1986 14 392
1985 7 850
1984 1 308
178
CESSION, DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS SERVICE AVEC INDEMNISATION
179
LES IMMOBILISATIONS
a) On calcule d, puis a =— x —
N 360
On passe la dotation aux amortissements correspondant à la durée de présence de l'immobilisation
dans l'entreprise au cours de l'exercice (n) :
b) On annule l'immobilisation.
22. AIC 84. RCEAI
I I
i
(cf. Plan OCAM, p. 79).
c) On annule l'ensemble des amortissements relatifs à l'immobilisation.
88. MA 84. RCEAI
A | | A'
(cf. Plan OCAM, p. 143, colonne « est débité », alinéa 2).
d) On constate le versement du prix de cession (ou de l'indemnisation) ou la créance correspon-
dante.
56/54/46 84. RCEAI
e) On enregistre les frais accessoires de cession (courtages, commissions) par nature dans les
comptes de charges (hors exploitation) appropriés.
I Z Z
(cf. Plan OCAM, p. 172).
180
CESSION, DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS SERVICE AVEC INDEMNISATION
A.4.2.3. Exemple
Une machine achetée le 24/3/1983 pour 1200, amortie au taux de 1 5 % , est
revendue le 14/2/1988, pour 350, à un tiers qui paye au comptant par chèque.
Calculs :
- dotation aux amortissements en année pleine :
1 200 x 0,15 = 180.
- durée en jours, du 24/3/1983 au 31/12/1983 :
6 jours + 9 mois = 276 jours.
- dotation aux amortissements pour 1983 :
x 180 = 138.
360
-amortissement total au 31/12/1987 : il se compose de l'amortissement pour 1983 (voir plus
haut) et de quatre amortissements en années pleines (correspondant aux exercices 1984, 1985,
1986, 1987) ; soit :
138 + 4 x 180 = 858.
- valeur nette comptable au 31/12/1987 :
1 200 - 858 = 342.
- dotation aux amortissements pour la période allant du 1/1/1988 au 14/2/1988 (soit 44 jours) :
- Ü - x 180 = 22.
360
- amortissement total au jour de la cession :
858 + 22 = 880.
- valeur nette comptable au jour de la cession :
1 200 - 880 = 342 - 22 = 320.
- on constatera donc une PVCEAI de :
350 - 320 = 30.
84 RCEAI 1 200
22 à AIC (pour annulation de la
valeur brute) 1 200
181
LES IMMOBILISATIONS
88 MA 880
84 à RCEAI (pour annulation de
l'amortissement total) 880
56 BQ 350
84 à RCEAI (produit de cession) 350
A.4.2.5. R e m a r q u e s
1. En pratique les opérations décrites en A.4.2.1. (à l'exception de 5. et 6.) sont souvent
effectuées en fin d'exercice.
2. Lorsque tous les enregistrements décrits en A.4.2.1. sont effectués, le compte 84. RCEAI
a l'allure suivante :
84. RCEAI
I A'
Z P
182
DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS SERVICE SANS INDEMNISATION
Les deux éléments de la première ligne sont les constituants de la valeur nette comptable au
jour de la cession : VNC' = I - A'.
Les deux éléments de la seconde ligne sont les constituants du produit net de cession :
F = P-Z
On retrouve ainsi le fait que le résultat de cession (plus ou moins-value) est égal à la différence
entre le produit net de cession et la valeur nette comptable de l'actif cédé.
a) On calcule d, puis a = — x —— •
V
N 360
b) On passe la dotation aux amortissements correspondant à la durée de fonctionnement de
l'immobilisation au cours de l'exercice (n) :
68. DAP 88. MA
c) On annule l'immobilisation :
22. AIC 88. MA
I -A -a | | I-A-a
183
LES IMMOBILISATIONS
Le jour de la I-A-
disparition
Solde du
compte 88 A <- -> A
Cette opération a pour effet de solder le compte 028 : les amortissements de l'immobilisation
disparaissent du Bilan.
A.5.4. Exemple
Une machine achetée le 25/9/1984 pour 2 340 amortissable en 6 ans est
détruite le 17/4/1986 ; l'entreprise n'est en rien indemnisée.
Calculs (les résultats des calculs sont arrondis à l'entier le plus proche) :
- dotation aux amortissements en année pleine :
2 340 : 6 = 390.
-dotation pour 1984 (95 jours) :
95 x 390 = 103.
360
-amortissement total au 31/12/1985 :
103 + 390 = 493.
184
DISPARITION, MISE AU REBUT OU HORS SERVICE SANS INDEMNISATION
17/4
68 DAP 116
88 à MA 116
88 MA 2 340
22 à AIC (annulation) 2 340
d°
068 DAP (HE) amortissement complé- 1 731
mentaire
88 à MA 1 731
Enregistrement le 31/12/1986
31/12
22 AIC pour solde 2 340
022 à AIC (soldé) 2 340
d°
028 AI (soldé) 493
88 à MA (pour solde) 493
d° _
82 RE 116
68 à DAP (pour solde) 116
d°
082 RHE 1 731
068 à DAP (HE) (pour solde) 1 731
Pour enregistrer la destruction, mise au rebut ou hors service d'une immobilisation qui avait
fait l'objet d'une provision pour dépréciation, il convient d'enregistrer, séparément et successive-
ment, la destruction (ou mise au rebut ou hors service) et la reprise sur provisions (voir cha-
pitre VII).
185
LES IMMOBILISATIONS
70 70
340 340
Dans la suite des travaux de fin d'exercice le compte 88. MA, qui a un solde débiteur de 270,
est soldé par le débit du compte 028, ce qui a pour effet de solder ce dernier : les amortissements
des frais immobilisés sortent du bilan :
88. MA 028. AI
| 270 270
puis le compte 20. FVII est soldé dans le compte 020. FVII, ce qui a pour effet de solder ce der-
nier : la valeur brute des frais immobilisés sort du Bilan :
340 340
Au total, on aura constaté une charge hors exploitation de 70 au compte 068. DAP (HE) ;
c'est le montant de la dotation à passer pour amortir complètement les frais.
186
AMORTISSEMENT DÉGRESSIF (OU ACCÉLÉRÉ)
Ce système d'amortissement se caractérise par l'application d'un taux constant à une valeur
dégressive (la valeur résiduelle). Par conséquent, l'annuité d'amortissement est décroissante, ce qui
la distingue de l'annuité d'amortissement linéaire qui est constante.
Lorsque la législation fiscale d'un pays autorise l'amortissement dégressif, elle permet aux
entreprises d'augmenter le montant des dotations, et donc des charges, au cours des premiers exer-
cices. L'entreprise payant de ce fait moins d'impôts sur le bénéfice, elle pourra récupérer plus rapi-
dement son investissement.
On comprend dès lors l'intervention des pouvoirs publics qui utilisent l'amortissement dégres-
sif comme incitation à l'investissement. Aussi n'est-il pas étonnant que la législation fiscale régle-
mente strictement les conditions d'application de l'amortissement dégressif. Vous êtes invités à
vous reporter au Code Général des Impôts pour savoir si cette méthode est autorisée, et le cas
échéant selon quelles modalités.
187
LES IMMOBILISATIONS
A.8.3. Application
Une machine-outil a été achetée neuve le 15/7/1988, au prix de 20 000 000 FCFA ; sa durée
probable d'utilisation est de cinq ans (on admettra que l'annuité de la première année est calculée au
prorata du nombre de mois, et que le taux d'amortissement est de 40 %).
Année VCN début Annuité de Amortissement VCN fin
d'exercice l'exercice d'exercice
1988 20 000 000 4 000 000 (1) 4 000 000 16 000 000
1989 16 000 000 6 400 000 (2) 10 400 000 9 600 000
1990 9 600 000 3 840 000 (3) 14 240 000 5 760 000
1991 5 760 000 2 880 000 (4) 17 120 000 2 880 000
1992 2 880 000 2 880 000 (4) 20 000 000 0
188
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES
1. a) Calculez, pour chaque exercice concerné, la dotation aux amortissements d'une immobi-
lisation acquise pour 6 253 000 FCFA le 14 mars 1985, et qui a une durée probable d'utilisation
de 5 ans.
b) En déduire le tableau d'amortissement de cette immobilisation.
c) Cette immobilisation est cédée le 8 juin 1988 pour 3 217 600 FCFA ; payée au comptant
par chèque ; indiquez, sous forme de comptes schématiques, les écritures à passer le 8 juin et en
fin d'exercice 1988.
2. Complétez le tableau d'amortissement suivant, sachant que l'immobilisation a été acquise
le 28 septembre 1983 :
Exercice Valeur Brute Amortissement Valeur Nette
1983 17 433 000 556 888 16 876 112
3. On dispose, pour une immobilisation, de deux lignes du tableau d'amortissement :
Exercice Valeur Brute Amortissement Valeur Nette
1982 35 610 000 4 731 514 30 878 486
1983 35 610 000 10 666 514 24 943 486
a) Déterminez la date d'achat de l'immobilisation.
b) Complétez le tableau d'amortissement.
c) Indiquez les écritures comptables qu'il faudra passer si cette immobilisation est détruite sans
indemnisation le 27 avril 1985.
4. On dispose pour une immobilisation de deux lignes du tableau d'amortissement :
Exercice Valeur Brute Amortissement Valeur Nette
1985 610 420 329 966 280 454
1986 610 420 452 050 158 370
a) Déterminez la date d'achat de cette immobilisation.
b) Indiquez, pour cette immobilisation, les écritures qui figurent au bilan 1988 (cette immobilisa-
tion est une machine qui fonctionne encore le 31 décembre 1988).
5. Le 24 mai 1986, la SGIC paye par chèque 2 830 de frais de recherche (autres services
consommés), et décide de les immobiliser ; ces frais seront amortis sur une durée de trois ans.
a) Indiquez, dans les comptes schématiques, les écritures à passer pour chacun des exercices concer-
nés : dotation aux amortissements, solde des comptes de dotation dans les comptes de résultat,
schéma montrant comment le solde du compte « 88. Mouvement des Amortissements » affecte
l'amortissement des frais, et annulation des frais après leur amortissement complet.
Nota : les valeurs calculées seront arrondies à l'unité la plus proche.
b) Présentez, pour chaque exercice concerné, la ligne du Bilan concernant les Frais et Valeurs
Incorporelles Immobilisés.
189
LES IMMOBILISATIONS
190
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES
191
LES IMMOBILISATIONS
192
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLÈMES
E7 : le 15/5, remise à l'escompte auprès de la banque du second des trois effets reçus le 12/4.
E8 : le 6/6, réception d'un relevé bancaire indiquant que la banque :
- a débité le compte de la SGIC du montant de l'effet du 14/3, et de 17 514 FCFA de frais de
domiciliation ;
- a crédité le compte de la SGIC du montant de l'effet remis à l'escompte le 15/5, diminué de
1 512 FCFA de frais et de 2 624 FCFA d'escompte. Le même jour, la SGIC remet en ban-
que pour encaissement le troisième effet reçu le 12/4.
E9 : le 26/6, la banque informe la SGIC que l'effet remis à l'encaissement le 6/6 a été encaissé ;
elle a décompté 1 724 FCFA de commission d'encaissement.
E10 : le 7/7, achat de 1 000 boîtes de marchandises à 133 FCFA chacune, payé au comptant par
chèque.
E l i : le 15/7, vente de 1 000boîtes de marchandises à 365 FCFA chacune (en compte).
Travail demandé :
Remarques préliminaires :
- la SGIC utilise la méthode de l'inventaire permanent,
- les valeurs calculées seront arrondies au FCFA le plus proche, sauf les coûts moyens qui seront
calculés avec trois décimales.
- pour les calculs d'amortissement, vous utiliserez l'année commerciale (12 mois de trente jours).
1. Enregistrez les transactions El à E l i au Journal de la SGIC. Vous présenterez en annexe,
avant ou après le Journal, les calculs que vous avez effectués pour préparer l'enregistrement des
transactions.
2. Présentez sous forme schématique le compte « 56. Banque » dans la comptabilité de la
SGIC, en indiquant à côté de chaque montant la référence de la transaction.
3. Le 6/8/1988, la SGIC reçoit un relevé de banque au 31/7/1988 faisant apparaître un solde
créditeur de 287 495 FCFA. Dans le relevé ne figure pas le chèque émis le 7/7 (voir E10). Dans
ce relevé, par contre, figure le virement bancaire effectué par le client en paiement de la transaction
E l i du 15/7. Présentez l'état de rapprochement bancaire au 31/7, puis les écritures de régularisation
au Journal du 6/8.
4. Présentez le tableau d'amortissement de la machine A, puis indiquez la date à laquelle elle
a été achetée (justifiez votre réponse).
5. La machine C est accidentellement détruite le 14/4/1990 (sans indemnisation). Passez,
dans les comptes schématiques (comptes en T), les écritures du 14/4 et celles du 31/12/1990 (cette
machine a une durée probable d'usage de six ans).
193
LES IMMOBILISATIONS
c) Calculs
Du tableau de la question (b), on tire :
Amortissement total au 31/12/87 : 3 494 732.
VNC au 31/12/87: 2 758 268.
Dotation pour la période allant du 1/1 au 8/6/88 (durée 158 jours) :
158 x 1 250 600 = 548 874.
360
Amortissement total au 8/6/88 :
3 494 732 + 548 874 = 4 043 606.
VNC (valeur nette comptable) au 8/6/88 :
6 253 000 - 4 043 606 = 2 209 394.
Le produit net de cession est égal au produit brut de cession puisqu'il n'y a pas de frais sur ces-
sion : 3 217 600.
Ce produit est supérieur à la VNC, on a donc une PVCEAI (plus-value sur cession d'éléments
d'actif immobilisés) de :
PVCEAI = 3 217 600 - 2 209 394 = 1 008 206.
Écritures à passer le 8/6/1988
- dotation au titre de la fraction d'année pendant laquelle l'immobilisation est restée en usage dans
l'entreprise :
194
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.
88. MA 028. AI
Remarque : de même que dans le cas de l'écriture précédente, le compte 022. AIC est soldé. Par
conséquent, les comptes 022 et 028 disparaissent du bilan pour cette immobilisation.
195
LES IMMOBILISATIONS
A la suite de cette cession d'immobilisation, le résultat net avant impôt de l'exercice 1988
(compte 85) se trouve augmenté de 1 008 206 FCFA.
Exercice 2
Comme l'immobilisation a été acquise en 1983, l'amortissement au 31/12/1983 est égal à
la dotation pour l'exercice 1983 ; c'est une dotation correspondant à la fraction d'exercice allant du
28/9 au 31/12/1983, soit 92 jours.
Si on note DA la dotation en année pleine, on a :
92 x DA = 556 888.
360
D'où la dotation annuelle :
DA = 3 - 6 -°-x556 888 = 2 179 127.
92
Ceci n'est qu'une première approximation, puisque la valeur 556 888 est peut être une valeur
arrondie. Pour le savoir, calculons la durée probable d'usage (on pourrait aussi passer par le taux
d'amortissement) :
17 4 3 3 000
N= = 7,999 992 = 8 années.
2 179 127
La durée probable d'usage est donc 8 ans, d'où la dotation en année pleine :
DA = 17 433 000 : 8 = 2 179 125.
L'approximation due à l'arrondi n'est jamais très importante.
Maintenant que la dotation annuelle est déterminée, on peut poursuivre ; pour les exercices
1984 à 1990, on est en année pleine : dotation 2 179 125 ; l'amortissement total au 31/12/1990
est donc :
556 888 + 7 x 2 179 125 = 15 810 763.
D'où la dotation 1991 :
17 433 000 - 1 5 810 7 6 3 = 1622 237.
196
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.
Exercice 3
a) L'immobilisation appartient au patrimoine de l'entreprise le 31/12/1982 et le 31/12/1983
puisqu'elle figure au Bilan en 1982 et en 1983. La dotation pour 1983 est une dotation en année
pleine. On trouve cette dotation en remarquant que :
Amortissement au 31/12/1982
+ Dotation aux amortissements pour 1983
= Amortissement au 31/12/1983
D'où la dotation pour 1983 :
10 666 514 - 4 731 514 = 5 935 000 (dotation en année pleine).
Comme l'amortissement au 31/12/1982 est inférieur à la dotation en année pleine, il ne peut
s'agir que d'une dotation pour fraction d'exercice. On en déduit que l'immobilisation a été achetée en
1982.
Calculons en nombre de jours la durée pendant laquelle, au cours de l'exercice 1982,
l'immobilisation a fait partie du patrimoine de l'entreprise :
4 731 514 x 3 6 0 _ 287 jours.
5 935 000
La date d'acquisition est donc située 287 jours, soit 9 mois 17 jours, avant le 31/12/1982.
Date d'acquisition : 13 mars 1982
b) Des résultats de la question (a) on déduit la durée probable d'usage de l'immobilisation :
N = 35 610 000 : 5 935 0000 = 6 ans.
On a la dotation pour 1982 : 4 731 514 ; les exercices 1983 à 1987 sont des années
pleines : dotation = 5 935 000 ; l'amortissement total au 31/12/1987 est donc :
4 731 514 + 5 x 5 935 000 = 34 406 514.
D'où la dotation pour 1988 :
35 610 000 - 34 406 514 = 1 203 486.
c) Calculs
L'immobilisation est normalement utilisée dans l'entreprise du 1/1 au 27/4/1985, c'est-à-dire
pendant 117 jours. A cette utilisation correspond une dotation aux amortissements normale, à
enregistrer au compte de charges d'exploitation 68. DAP.
x 5 935 000 = 1 928 875
360
197
LES IMMOBILISATIONS
- complément d'amortissement :
068. DAP (HE) 88. MA
198
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.l.
Vous remarquerez que dans le cas d'une cession d'immobilisation (cf. question 2), l'entreprise
n'enregistre pas le complément d'amortissement (068) comme dans le cas d'une destruction sans
indemnisation. La raison tient à ce que dans le premier cas il y a vente de l'immobilisation (et donc
récupération d'une partie, de la totalité, ou de plus, de la valeur de l'immobilisation). Dans le
second cas, le complément d'amortissement permet à l'entreprise d'absorber sa perte, par accroisse-
ment de ses charges, et donc par diminution de son résultat imposable (cf. A.5.3.).
Exercice 4
a) Le raisonnement utilisé pour la question (a) de l'exercice 3 est applicable ici ; on en déduit la
dotation aux amortissements en année pleine :
452 050 - 3 2 9 966 = 122 084.
et la durée probable d'usage :
610 4 2 0 : 122 084 = 5 ans.
Comme l'amortissement total au 31/12/1985 est supérieur à la dotation annuelle,
l'immobilisation a été acquise avant 1985. Pour savoir quand, on va « remonter le temps » et cal-
culer l'amortissement au 31/12 des exercices qui précèdent 1985 jusqu'à ce que la valeur obtenue
soit inférieure à la dotation en année pleine. Pour passer de l'amortissement au 31/12 d'un exercice
à l'amortissement au 31/12 de l'exercice précédent, il suffit de soustraire 122 084.
date amortissement total
31/12/1985 329 966
31/12/1984 207 882
31/12/1983 85 798
L'immobilisation a été acquise en 1983, et la dotation pour cet exercice a été 85 798. La durée
d'utilisation en 1983 est donc :
85 798
x 360 = 253 jours
J = 8 mois 13 Jjours.
122 084
L'immobilisation a donc été acquise 8 mois 13 jours avant le 31/12/1983, donc :
date d'acquisition : 17 avril 1983.
b) On connaît les dotations pour 1983 à 1986. L'exercice 1987 est une année pleine : dotation =
122 084. L'amortissement total au 31/12/1987 est donc :
85 798 + 4 x 122 084 = 574 134.
et la dotation pour 1988 est :
610 420 - 5 7 4 134 = 36 286.
199
LES IMMOBILISATIONS
Exercice 5
Calculs préliminaires
- dotation aux amortissements en année pleine : 2 830 : 3 = 943.
- dotation 1986 (du 24/5/1986 au 31/12/1986, il y a 216 jours) : ^ x 943 = 566
360
- dotation pour 1987 : 943.
- dotation pour 1988 : 943.
- amortissement total au 31/12/1988 : 566 + 2 x 943 = 2 452.
- dotation 1989 (pour réaliser un amortissement complet) : 2 830 - 2 452 = 378.
2 830 2 830
2 830 2 830
Remarquez qu'on enregistre les frais par nature, et qu'on utilise un compte « hors exploita-
tion » pour que l'opération n'ait aucun effet sur le résultat d'exploitation.
Le 3111211986 :
- On solde le compte 20. FVII dans le compte 020. FVII :
20. FVII 020. FVII
2 830 2 830
566 566
200
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET 5.7.
566 566
- On solde le compte 88. MA dans le compte 028. AI que l'on ouvre à cette occasion :
88. MA 028. AI
566 566
-Au bilan 1986, la ligne correspondant aux «Frais et Valeurs Incorporelles Immobilisés:
sera :
Valeur Amortissement Valeur
Brute (compte 028) Nette
Le 3111211987 :
- dotation aux amortissements :
068. DAP (HE) 88. MA
943 943
I 943 943
- solde du compte 88. MA dans le compte 028. AI, faisant passer les amortissements de 566 à
1 509 : 028 . AI
Bilan 1986
566
88. MA
Contrepartie de la
dotation aux
amortissements 943
(voir plus haut)
Solde du compte
88. MA
Solde du compte
028. AI Pour solde i 509
\
Bilan 1987 S,
1 509
201
LES IMMOBILISATIONS
Le 31/12/1988 :
Pour la dotation aux amortissements et le solde du compte 068. DAP (HE) dans le compte
082. RHE, on a les mêmes écritures que celles du 31/12/1987. Pour le solde du compte 88 dans le
compte 028, le schéma est comme suit :
028 . AI
Bilan 1987
1 509
88. MA
Contrepartie de la
dotation aux
amortissements 943
Le 31/12/1989 :
On enregistre une dotation aux amortissements (hors exploitation) de 378 puis on la solde dans
le compte 082. RHE en utilisant le mécanisme vu plus haut.
068. DAP (HE) 88. MA
378 378
378 378
202
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
2 830 2 830
Puis on vire pour solde le compte 20. FVII dans le compte 020. FVII, qui se trouve ainsi
également soldé.
020. FVII
Bilan 1988
2 830
20. FVII
Annulation
des frais
(voir plus haut) 2 830
Solde du compte
20. FVII 2 830 •» 2 830
SOLDÉ
Enfin, on solde le compte 88. MA dans le compte 028. AI, ce qui a pour effet de solder ce
dernier. 028. AI
Bilan 1988
2 452
Contrepartie de la 88. MA
dotation aux
amortissements
(voir plus haut) 378
Contrepartie de
l'annulation des frais 2 830
(voir plus haut)
203
LES IMMOBILISATIONS
204
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET 5.2.
205
LES IMMOBILISATIONS
206
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
El T5/1
063 ASC (HE) 1 740
56 àBQ 1 740
20 FVÏÏ 1 740
073 àFàlT 1 740
on comptabilise d'abord les frais par nature puis
on les transfère.
E2 31/3
68 DAP amortissement complémentaire pour la 56
période 1/1 au 31/3.
88 à MA 56
d°
88 MA 1 500
22 à AIC pour mise au rebut. 1 500
d°
068 DAP (HE) complément d'amortissement = perte = 181
VNC le jour de la mise au rebut,
88 à MA 181
E3 9.0/7
24 Avances et acomptes sur commandes d'immobilisa- 1 200
tions en cours
56 àBQ 1 200
Remarque : on ne peut pas inscrire la contrepartie
du chèque dans le compte 22. AIC puisque la
machine de bureau ne fait pas partie du patrimoine
de l'entreprise.
E4 24/7
22 AIC 1 580
73 àPEEM 1 580
207
LES IMMOBILISATIONS
.E5 13/8.
33 EC 350
72 à PS 350
Remarque : il existe une différence d'utilisation
entre le compte 72. PS et le compte 73. PEEM :
c'est le premier des deux qui sert lorsqu'il y a mise
en stock ou déstockage de fabrication de
l'entreprise (produits finis, produits semi-ouvrés,
ou emballages, comme dans le cas ci-dessus). Le
compte 72. PS sert aussi, en fin d'exercice, à
régulariser les comptes d'en-cours (produits en
cours, travaux en cours) et déchets et rebuts. Mais
c'est le compte 73. PEEM qu'on utilise lors de
l'entrée en service d'une immobilisation créée par
l'entreprise pour elle-même.
.E6 15/8.
23 AICEC (autres immobilisations corporelles en 3 200
cours)
24 àAACIEC 1 200
56 BQ 2 000
Remarque : on annule l'acompte puisque le bien
pour l'acquisition duquel il a été versé est livré. En
contrepartie de l'annulation d'acompte et du chèque
on a une immobilisation qui est « en cours »
puisqu'elle n'est pas terminée ; on l'enregistre au
compte 23. AICEC et non au compte 22. AIC.
E7 25/9
23 AICEC frais de transport sur acquisition d'immo- 120
bilisation
57 à Caisse 120
23 AICEC 3 800
40 à Fournisseur BG 2 800
56 BQ 1 000
La machine de bureau vaut 7 000, une partie
valant 3 200 a été livrée le 15/8 (voir E6). Le
reste vaut donc 3 800, et ce qui n'est pas réglé par
chèque est mis en compte : 3 800 - 1 000 =
2 800 par le crédit du compte 40. F (on a un four-
nisseur d'immobilisation).
d°
22 AIC 7 120
23 à AICEC 7 120
Par cette écriture on constate la mise en service de
la machine : ce qui était « en cours » est ter-
miné. Le montant est égal au prix de la machine
plus les frais. C'est sur ce montant que
l'amortissement sera pratiqué.
Remarque : dans la mesure où tout ceci se passe le
même jour, on aurait pu enregistrer :
22. AIC 57. C 23. AICEC 57. BQ 40. F
7 120 120 3 200 1 000 2 800
On a préféré inscrire tous les éléments dans le
compte « en cours » puis virer la totalité au
compte 22. AIC.
208
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
F.8 ™/Q
88 MA 3 375
84 à RCEAI amortissement de l'actif cédé 3 375
A"
54 EàR 2 500
84 à RCEAI produit brut de cession 2 500
d°
063 ASC (HE) commission sur cession d'actif 25
56 àBQ 25
40 Fournisseur BG 2 800
54 à E à R endossement 2 500
56 BQ chèque pour solde 300
Question 4
N° LIBELLÉ DÉBIT CRÉDIT
31/12
068 DAP (HE) (frais immobilisés) (El) 689
88 à MA 689
d°
68 DAP (installation de locaux) (E4) 68
88 à MA 68
d°
68 DAP (nouvelle machine de bureau) (E7) 188
88 à MA 188
Remarque : les compléments d'amortissements
relatifs au matériel de bureau mis au rebut (E2) et
de l'ancienne machine de bureau vendue (E8) ont
déjà été enregistrés, respectivement le 31/3 et le
30/9.
209
LES IMMOBILISATIONS
Question 5
210
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.3.
211
LES IMMOBILISATIONS
Pour préparer l'enregistrement de E9, calculons la dotation aux amortissements pour la période
allant du 1/1 au 15/11/1988 (315 jours) :
(3 750 000 : 360) x 315 = 3 281 250.
On en déduit l'amortissement total au 15/11/1988 :
8 666 666 + 3 281 250 = 11 947 916.
et la valeur nette comptable le même jour :
15 000 000 - 1 1 9 4 7 916 = 3 052 084.
29/3
39 45 504 597
53 EP 45 446 400
56 BQ 58 197
14/4
54 ER 68 584 800
70 VM 68 584 800
25/5
54 Effets à l'encaissement 68 584 800
54 ER 68 584 800
3/6
063 ASC (HE) 6 217
56 BQ 6 217
212
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B3.
22/7
56 BQ 48 751 017
54 ER 48 751 017
3/8
53 EP 45 807 840
56 BQ 45 807 840
16/10
24 AAŒC 20 000 000
53 EP 20 000 000
15/11
22 AIC 25 000 000
24 AACIEC 20 000 000
56 BQ 1 800 000
84 RCEAI 3 200 000
La SGIC n'émet qu'un chèque de 1 800 000, et
non pas de 5 000 000.
En effet, le camion vaut 25 000 000 ; un
acompte de 20 000 000 a été versé, donc la
SGIC devrait logiquement encore 5 000 000 à
la CDG.
Cependant, cette dernière est elle-même rede-
vable de 3 200 000 à la SGIC pour le rachat
du vieux camion (prix de la cession de
l'immobilisation), qu'on enregistrera au crédit
du compte 84. RCEAI pour ce montant.
88 MA 11 947 916
84 RCEAI 11 947 916
213
LES IMMOBILISATIONS
22/7
53 EP 48 751 017
56 BQ 48 751 017
16/10
54 ER 20 000 000
41 CL. AAR 20 000 000
15/11
39 A 3 200 000
41 AAR 20 000 000
56 BQ 1 800 000
70 VM 25 000 000
Pour la CDG, l'achat d'un camion est considéré
comme l'achat d'une marchandise, et non pas
comme une immobilisation, car sa vocation
est l'achat pour la revente.
88. M A 028. AI
214
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B3.
Véhicule neuf
88. MA 028. AI
Le véhicule, acquis pour 25 000 000, est amorti à 25 % par an, soit une dotation annuelle de
6 250 000. En 1988, la dotation pour 45 jours (15/11 au 31/12) est donc de :
6 250 000x45 : 360 = 781250.
Question 8 : coût moyen des marchandises en stock
SI + A (en valeur) 8 784 612 + 45 504 597 54 289 209
= 7 162,164
SI + A (en quantité) 1268 + 6 312 7 580
- nombre d'articles en stock au 31/12 : 1 268 + 6 312 - 6 724 = 856.
- valeur du stock final : 856 x 7 162,164 = 6 130 812.
Question 9 : écritures de fin d'exercice (stock SGIC)
31/12
60 CSV (annulation des achats) 45 504 597
39 A (pour solde) 45 504 597
215
LES IMMOBILISATIONS
80.
Question 1 : Journal
E5
- produit de cession : 120 000
- dotation en année pleine : 46 530 = 15 % x 310 200.
-dotation pour 102 jours: 13 184 = ^ x 46 530.
216
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.
30 M 75 542
40 àF 37 771
56 BQ 37 771
On peut aussi admettre de passer une seule écriture
de 75 954 au débit du compte 30. M.
F.?. 16/9.
56 BQ 348 186
67 I (escompte: 2% x 354 900) 7 098
70 à VM (354 900 + 384) 355 284
62 TC 384
40 àF 384
217
LES IMMOBILISATIONS
E4 25/3
40 Fournisseur de marchandises 37 771
56 àBQ 37 771
E5 12/4
68 DAP amortissement pour la période 1/1 au 12/4 13 184
88 à MA 13 184
88 MA 217 384
84 à RCEAI amortissement 217 384
d°
54 E à R n° 1 40 000
54 E à R n° 2 40 000
54 E à R n° 3 40 000
84 à RCEAI produit de cession 120 000
E6 25/4 _
23 AICEC (frais d'installation d'immobilisation) 44 087
54 à E à R endossement 40 000
56 BQ 4 087
56 BQ 40 000
54 à E à R à l'escompte (escompté) 40 000
d°
63 ASC services bancaires (17 514 + 1 512) 19 026
67 I escompte sur effet 2 624
56 àBQ 21 650
54 E à R à l'encaissement 40 000
54 àEàR 40 000
E9 26/6
56 BQ 38 276
63 ASC commission d'encaissement 1 724
54 à E à R à l'encaissement (encaissé) 40 000
E10 7/7
30 M 133 000
56 BQ 133 000
218
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.4.
41 CL 365 000
70 àVM 365 000
A"
D C D C
6/8
365 000
à CL 365 000
219
LES IMMOBILISATIONS
Question 5 : machine C
- valeur brute : 768 887.
- durée probable d'usage : 6 ans.
- dotation annuelle : 128 148 = 768 887 : 6.
- date de début d'amortissement : 25/4/1988.
- dotation pour la période allant du 25/4 au 31/12/1988 (245 jours) :
245 x 128 148 = 87 212.
360
Présentons le début du tableau d'amortissement, jusqu'à 1989 :
220
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.4.
37 021 37 021
Enregistrement le 31/12/1990 :
88. MA 028. AI
221
LES IMMOBILISATIONS
37 021 37 021
222
Chapitre VI : La taxe sur la valeur
ajoutée (T.V.A.)
La taxe sur la valeur ajoutée (T.V.A.) est un impôt indirect de consommation qui frappe les
opérations de livraison de biens et de prestations de services.
La base d'imposition est généralement le prix de vente net hors taxe, après déduction des
remises, rabais, ristournes et escomptes de règlement. La T.V.A. a des aspects économiques (voir
A3.), fiscaux (voir A.4.), et comptables (voir A.5.). Avant de les examiner, commençons par rap-
peler ci-dessous ce qu'est la valeur ajoutée.
223
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE
Fabricant Entrepreneur
Cimenterie de matériaux de de Particulier
construction construction
Sur ce tableau, on voit clairement que la valeur ajoutée créée par chacun des 3 entrepreneurs
est égale à la différence entre ce qu'il a vendu (et produit) et ce qu'il a consommé pour pouvoir pro-
duire.
Par exemple, le fabricant de matériaux de construction a produit et vendu pour 1 500 000 F
de briques, pour lesquelles il a consommé 1 000 000 F de ciment.
V.A. = 1 500 000 F - 1 000 000 F = 500 000 F.
A chaque étape du circuit économique, un entrepreneur a ajouté de la valeur en transformant ses
achats de matières ou de produits.
Aussi est-il logique que la somme des valeurs ajoutées soit égale à la production finale vendue
par l'entrepreneur de construction.
Somme V.A. = 1 000 000 + 500 000 + 300 000 = 1 800 000.
Cette production finale (1 800 000 F), c'est également le prix payé pour les briques par le
consommateur final, c'est-à-dire le particulier.
Par conséquent, plutôt que de taxer la consommation finale du particulier, l'État choisit de
taxer la valeur ajoutée au fur et à mesure que les entreprises la créent.
224
ASPECT FISCAL DE LA TVA.
Dans un circuit économique « en cascade » comme celui que nous avons vu au paragraphe
A.2. ci-dessus, la somme des valeurs ajoutées est égale à la production finale vendue. On doit donc
constater que, au taux de 19 % que nous utilisons, la somme des T.V.A. est égale à 19 % de la
production finale vendue. Tel est bien ce qui apparaît ci-dessous.
Taxes sur ventes = taxes sur (1000 000 + 1500 000 + 1800 000) = 4 3 0 0 0 0 0
-Taxes sur achats = -taxes sur (1000 000 + 1 500 000) = - 2 500 000
= Taxe sur V.A. = taxe sur (4 300 000 - 2 500 000) = 1 800 000
Appliquons cette règle à notre exemple, en supposant une T.V.A. au taux de 19 %.
Production Achats T.V.A. T.V.A. T.V.A.
vendue consommés collectée déductible à
sur ventes sur achats décaisser
Cimenterie 1 000 000 - 190 000 - 190 000
Fabricant de Matériaux
de construction 1 500 000 1 000 000 2 8 5 OOOv 190 000 95 000
Entrepreneur 1 800 000 1 500 000 342 000 "^285 000 57 000
1. Pour la Côte-dIvoire, signalons l'ouvrage de M. Moïse KouMOUE KOFFI, « La taxe sur la valeur ajoutée
dans le développement économique de la Côte-d'Ivoire », édité par la Librairie générale de Droit et de Jurispru-
dence, 20 et 24, rue Soufflot 75005 Paris, et par les Nouvelles Éditions Africaines, B.P. 260, Dakar et
B.P. 20615, Abidjan.
225
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE
- Lors de ses achats de biens, de services, ou d'immobilisations, l'entreprise paie la T.V.A. à ses
fournisseurs.
- Lors de ses ventes, elle facture la T.V.A. à ses clients, pour le compte de l'État.
- L'entreprise reversera ensuite à l'État la différence entre la T.V.A. collectée sur les ventes, et la
T.V.A. sur achats qu'elle a le droit de récupérer.
Ainsi l'État fait jouer à l'entreprise un rôle de collecteur d'impôts indirects1.
2. L'assiette de la T.V.A.
L'assiette, ou base d'imposition, est en principe constituée par le prix de vente net (hors
R.R.R. sur facture et hors escompte de règlement) majoré des frais accessoires (transport, assu-
rance-transport, emballages non repris par le fournisseur).
Les emballages consignés par le fournisseur ne sont pas soumis à la T.V.A. : la T.V.A.
frappe les ventes, et la consignation n'est pas une vente mais une location. En cas de non-retour
d'emballage, la consignation se transforme en vente, qui sera alors soumise à la T.V.A.
Les exportations et les frais de transport y afférents sont exemptés de T.V.A.
Par conséquent, les frais accessoires facturés sont soumis au même taux d'imposition que le
produit lui-même, en application de la règle qui veut que l'accessoire suit le principal.
1. Le régime fiscal de la T.V.A. n'a pas été adopté par tous les pays africains. Certains, tels que les pays
membres de l'UDEAC, appliquent encore une taxe sur le chiffre d'affaires (T.C.A.) et une taxe intérieure sur les
transactions (T.I.T.).
Dans le système de la T.C.A., qui diffère sur un point essentiel de la T.V.A. :
- l e s achats de biens et de services sont comptabilisés pour leur valeur toutes taxes c o m p r i s e s ;
la T.C.A. sur les produits achetés est donc une charge supportée par l'entreprise ;
- les ventes de biens et de services sont comptabilisées pour leur valeur hors taxes, la T.C.A. collec-
tée devant être reversée à l'État. La T.C.A. sur les produits vendus n'est donc pas un produit pour l'entreprise, mais
une dette.
Les taux applicables varient selon la pression fiscale propre à chaque pays. L'assiette de l'impôt inclut la taxe, car
elle est constituée par le prix total dû par l'acquéreur pour prendre possession de la marchandise ou pour obtenir le
service, c'est-à-dire coût d'achat + taxes.
226
ASPECT FISCAL DE LA T.VA.
Tous les achats ne donnent pas automatiquement droit à récupération de la T.V.A. Pays par
pays, il faut tenir compte des dispositions fiscales en vigueur. En règle générale, trois conditions
peuvent cependant être retenues :
1. La première condition ouvrant droit à récupération est qu'il s'agisse de biens affectés à
l'exploitation de l'entreprise, ou de biens ne tombant pas sous le coup de dispositions particulières.
Ainsi, les véhicules de tourisme acquis par les entreprises restent soumis à la T.V.A.
2. La deuxième condition impose à l'acheteur de détenir une facture délivrée par son fournis-
seur. Cette facture doit faire apparaître distinctement le prix de vente hors taxe (H.T.), le montant
de la T.V.A., et le prix de vente toutes taxes comprises (T.T.C.).
La facture joue un rôle essentiel dans le mécanisme de perception de la T.V.A. : (cf. Moïse
Koumoué Koffi, op. cit.).
- pour le client, elle constitue un document de crédit de T.V.A. en sa faveur et à la charge du Tré-
sor.
- pour le fournisseur, elle constitue un document suscitant une créance en faveur du Trésor.
3. Enfin, l'acheteur doit être assujetti à la T.V.A. Si une proportion seulement du chiffre
d'affaires réalisé par l'entreprise est soumise à la T.V.A., la taxe acquittée auprès des fournisseurs
n'est récupérable qu'en application de la règle du prorata.
Exemple : une entreprise réalise un chiffre d'affaires de 30 000 000 F, dont 18 000 000 F sont
soumis à la T.V.A. et 12 000 000 F exonérés. La déduction de la taxe sur achats n'est autorisée
dans ce cas qu'à proportion de :
18 000 000 _ _ 6 _ 6 0 % c e j c o n s t i t u e i e p r o r a ta de l'entreprise.
30 000 000 10
227
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE
L'entreprise ne reversera à l'État que 60 000 F, qui représentent la différence entre la taxe col-
lectée sur les ventes (500 000 F) et la taxe payée aux fournisseurs sur les achats
(100 000 + 40 000 + 300 000).
A.5.1. Principe
L'enregistrement de la T.V.A. collectée sur ventes et de la T.V.A. déductible sur achats fait
partie intégrante des écritures de ventes et d'achats, que l'entreprise comptabilise au fur et à mesure.
A chaque fin de mois, elle détermine ensuite le montant de la T.V.A. à reverser à l'État.
Les opérations de T.V.A. concernant des impôts indirects perçus par l'État, il convient de les
enregistrer dans un sous-compte de « 43/043. État et Organismes africains ou internationaux ».
Nous proposons de les enregistrer dans un compte « 434. Trésor Public. T.V.A. », dont nous
tirerons les sous-comptes nécessaires.
1. Dans l'hypothèse où la T.C.A. remplacerait la T.V.A., cette transaction serait comptabilisée de la même
manière. On enregistrerait la T.C.A. dans un sous-compte approprié de « 43. État ».
228
L'ENREGISTREMENT COMPTABLE DES OPÉRATIONS DE TVA.
Les marchandises (ou charges, ou immobilisations) sont enregistrées pour leur montant
T.T.C.
Si la T.V.A. n'est que partiellement récupérable (par exemple prorata de T.V.A. de 75 % dans
le cas ci-dessous), ou n'enregistrera que la T.V.A. pour son montant récupérable.
56. BQ 4342. T.V.A. déductible 39. Achats
229
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE
230
L'ENREGISTREMENT COMPTABLE DES OPÉRATIONS DE T.VA.
88 MA 700 000
84 RCEAI 700 000
Annulation amortissement
200 000 x 3,5
56 BQ 1 680 000
84 RCEAI 1 680 0 0 0
1. Ce mode de calcul est conforme au droit fiscal ivoirien en 1988. Dans d'autres pays utilisant la T.V.A.,
le reversement se calcule en proportion du nombre d'années entières d'amortissement restant à pratiquer ; dans cer-
tains cas, il n'y a pas de reversement de T.V.A. lors de la cession d'une immobilisation détenue plus de cinq ans
par l'entreprise ; il convient dans chaque cas de se reporter à la législation fiscale en vigueur le jour de la cession.
231
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE
1. Remarque : quel que soit le mode fiscal de détermination du reversement de T.V.A., le principe comptable de
son enregistrement reste le même.
232
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES
El 1 30/6 : OKUWE détermine et enregistre le solde de la T.V.A. due au titre du mois de juin.
Travail à faire : enregistrer au Journal les opérations du mois de juin.
233
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE
E13 15/3 : MOUSSA reçoit un extrait bancaire l'informant que l'effet escompté le 10/3 est porté
en compte. L'agio s'élève à 13 450 FCFA, dont 3 450 FCFA T.T.C, de commission ban-
caire (T.V.A. 15 %).
E14 18/3 : en 1987, l'entreprise MOUSSA avait commencé la construction d'un bâtiment pour
son propre usage. Le montant de l'encours s'élevait à la fin de l'exercice 1987 à
6 180 000 FCFA. En 1988, l'achèvement du bâtiment a nécessité des dépenses de
14 750 000 FCFA. La T.V.A. est de 15 % (vous ferez l'hypothèse, pour cette seule écriture,
que l'entreprise a un prorata de 80 %, et que le montant de 6 180 000 FCFA n'avait pas été
soumis à T.V.A. en 1987).
E15 19/3 : MOUSSA règle par chèque le montant de la T.V.A. due au titre du mois de février :
1 230 000 FCFA.
E16 31/3 : MOUSSA détermine et enregistre la T.V.A. due au titre du mois de mars.
La T.V.A. est due par le client, elle est donc portée au débit de son compte. Toutefois, elle ne
constitue pas un produit pour l'entreprise, mais une dette envers l'État, d'où son inscription au cré-
dit. Ainsi, le produit ne correspond qu'à la seule vente de marchandises.
La T.V.A. porte sur la valeur de la machine, acompte compris, soit 15 000 000 x 20 % =
3 000 000. Lors de l'acompte, le compte 24 avait été débité ; il est à présent soldé. Il reste à
payer : montant T.T.C. (18 000 000) diminué de l'acompte (4 000 000), soit 14 000 000.
6/6
22 AIC 200 000
43.42 T.V.A. déductible 30 000
56 BQ 230 000
234
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.
Les immobilisations sont inscrites en comptabilité pour leur coût d'achat Par conséquent, les
frais de transport sur l'achat de la machine doivent être portés au débit du compte d'immobilisation,
et non de charges.
7/6
39 Achats 776 000
43.42 T.V.A. déductible 114 072
56 BQ 874 552
77 IDR 15 520
La T.V.A. porte sur le montant net hors taxe, c'est-à-dire remise et escompte déduits.
- La machine est remise à neuf, par conséquent le montant H.T. de la réparation doit être compta-
bilisé en immobilisation, et non en charges (cf. Plan OCAM, p. 80).
13/b
56 BQ 2 265 125
43.42 T.V.A. déductible 375
63 ASC 2 500
67 Intérêts 32 000
54 Effets à l'escompte 2 300 000
- La T.V.A. récupérable sur les commissions bancaires n'est pas une charge pour l'entreprise.
- Il n'y a jamais de T.V.A. sur les intérêts.
20/6
68 DAP 755 556
88 MA 755 556
Dotation annuelle :
8 000 000 x 0,2 = 1 600 000
Dotation pour la période du 1/1 au 20/6
1 600 000 x 170 : 360 = 755 556
235
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE
d°
88 MA 4 577 778
84 RCEAI 4 577 778
Dotation 1985 =
1 600 000 x 140 : 360 = 622 222
Dotation 86 et 87 =
1 600 000 x 2 = 3 200 000
Dotation 1988 = 755 556
Total amortissement = 4 577 778
10/6
22 AIC 684 444
43.43 T.V.A. à décaisser 684 444
Lorsqu'on cède une immobilisation dont la T.V.A. avait été récupérée lors de l'acquisition, il
convient d'en reverser à l'État la fraction correspondant à la valeur nette comptable (voir A.5.5.).
Dans le cas d'OKUWE, il reversera à l'État : (8 000 000 - 4 577 778) x 20 % = 684 444.
Une exception :
Si l'acheteur de la machine B est assujetti à la T.V.A., dans les mêmes conditions que
OKUWE, celui-ci n'est pas tenu de reverser la T.V.A., mais l'acquéreur ne peut pas non plus la
récupérer. L'opération de cession est donc réalisée entièrement hors taxes.
20/6
84 RCEAI 8 684 444
22 AIC 8 684 444
8 000 000 + 684 444. Pour solde AIC
d°
54 Effets à recevoir 4 200 000
84 RCEAI 4 200 000
Produit brut de cession
84 RCEAI 50 000
073 FàlT 50 000
Transfert des frais de cession
La T.V.A. récupérable n'étant pas une charge, seul le montant de la commission est transféré
pour venir diminuer le résultat de cession. Si la T.V.A. n'avait pas été récupérable on aurait d'abord
enregistré la charge pour son montant T.T.C, dans le compte 063, puis transféré le total T.T.C, au
compte 073.
236
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.
23/6
68 DAP 168 194
88 MA 168 194
Dotation annuelle :
3 500 000 : 10 = 350 000
Dotation 1988 :
350 000 x 173 : 360 = 168 194
Certaines fiscalités peuvent prévoir le reversement de T.V.A. sur la valeur comptable nette des
biens détruits ou volés, lorsque ceux-ci avaient donné lieu à récupération de T.V.A.
88 MA 3 661 778
22 AIC 3 661 778
3 500 000 + 161 778
Pour solde AIC
Le matériel mis au rebut fait l'objet d'une dotation hors exploitation, pour le montant de la
valeur comptable nette. Comme il y a un reversement de T.V.A. inscrit au débit du
compte 22. AIC, la valeur comptable nette est augmentée d'autant (= 970 667). C'est pour cette
valeur qu'il faut compléter l'amortissement hors exploitation.
237
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE
27/6
23 A1CEC 100 000
43.42 T.V.A. déductible 15 000
40 Fournisseurs 115 000
cf. E3
30/6
43.44 Crédit de T.V.A. 3 025 725
43.41 T.V.A. collectée 300 000
43.43 T.V.A. à décaisser 846 222
43.42 T.V.A. déductible 4 171 947
Le total de la T.V.A. récupérable (4 171 947) étant supérieur au total de la T.V.A. due à l'État
(T.V.A. collectée + T.V.A. à décaisser = 1 146 222), OKUWE détient une créance sur l'État, qu'il
déduira de sa prochaine déclaration. La créance est enregistrée au débit du compte « 43.44. Crédit de
T.V.A. ». Les trois autres comptes sont soldés.
238
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET B.2.
- Si les 517 500 FCFA correspondent à un montant T.T.C., cela signifie que la T.V.A. est com-
prise dans cette somme. La T.V.A. étant récupérable par MOUSSA, il ne faut pas enregistrer le
montant T.T.C, en charges (062. T.C. (HE)), mais uniquement la valeur du transport H.T. La
T.V.A. récupérable est comptabilisée dans un compte de tiers, car elle représente une créance pour
MOUSSA.
Comment calculer le montant de la T.V.A. ? L'erreur à ne pas commettre serait d'appliquer le
taux de 15 % au montant T.T.C. (517 500), car cela équivaudrait à appliquer la T.V.A. sur elle-
même, puisqu'elle est déjà comprise dans les 517 500 F1.
Le raisonnement repose sur une règle de trois : le montant H.T. correspond à 100 ' b, l a
T.V.A. est de 15 %, par conséquent le montant T.T.C, est de 115 %.
Donc, 115% = 517 500,
100 % = x,
x _ 517 500 x 100 = 450 000 FCFA.
115
1/3
41 Clients (DOUCOURE) 6 669 000
67 Intérêts 98 800
41 Clients E.C. 100 000
43.41 T.V.A. collectée 1 210 300
43.42 T.V.A. déductible 67 500
71 Production vendue 4 940 000
073 FàlT 450 000
d°
72 Production stockée 3 500 000
35 Produits finis 3 500 000
500 x 7 000 = 3 500 000
Attention : il ne s'agit pas de charges de personnel (65), mais d'un achat de service auprès d'une
autre entreprise !
4/3
54 Effets à l'encaissement 750 000
54 Effets à recevoir 750 000
6/3 _
064 Charges et pertes diverses (HE) 90 000
56 BQ 90 000
Amende fiscale
7/3
63 ASC 287 500
40 Fournisseurs 287 500
1. Cette méthode moins pratique, retenue par la Côte-d'Ivoire, est néanmoins possible, mais dans ce cas le taux
de T.V.A. est plus faible car il s'applique sur une assiette T.T.C. : la T.V.A. se frappe elle même. Dans le sujet
B.2., le taux de T.V.A. applicable au montant T.T.C, serait alors 13,0434 %.
239
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE
La T.V.A. n'étant pas récupérable sur le véhicule, toutes les charges accessoires, telles que les
réparations, ne le sont pas non plus. Il faut donc enregistrer la facture pour son montant T.T.C.,
soit :
250 000 + (250 000 x 0,15) = 287 500.
8/3
56 BQ 6 669 000
41 Clients (DOUCOURE) 6 669 000
10/3
54 Effets à l'escompte 120 000
54 Effets à recevoir 120 000
11/3
31 Matières et fournitures 5 238 000
43.42 T.V.A. déductible 785 700
40 Fournisseurs FA 2 240 000
53 Effets à payer 3 783 700
Attention : des emballages prêtés ne sont pas comptabilisés car le prêt n'est pas une consignation.
Remarque :
1. La facture d'avoir est annulée, car elle vient en déduction du montant à payer. Le montant
de la traite ne couvre que la différence restant à payer.
2. L'expédition étant faite en port dû, MOUSSA devra régler le montant des frais de port
directement au transporteur.
12/3
40 Fournisseurs (FA) 345 000
43.42 T.V.A. déductible 45 000
74 Produits et Profits divers 300 000
Même raisonnement qu'en El : montant hors taxe = 345 000 : 1,15 = 300 000.
T.V.A. = 300 0 0 0 x 0 , 1 5 = 45 000.
13/3
31 Matières et fournitures 120 000
43.42 T.V.A. déductible 18 000
56 BQ 138 000
240
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
Rappel : les frais sur achats s'enregistrent directement dans le compte de matières et fournitures.
Détail de la facture d'avoir (E12)
- retour articles : 100 x 10 400 = 1 040 000
-remise 5 % - 5 2 000
- net commercial des articles rendus
(soit prix unitaire = 9 880 FCFA) 988 000
-escompte 2 % - 19 760
- net financier des articles rendus 968 240
- rabais 20 % sur 200 articles + 387 296
-total hors taxe 1 355 536
-T.V.A. 2 5 % + 338 884
- total T.T.C. 1 694 420
-port remboursé (dont T.V.A. 12 000) + 92 000
- déconsignation 6 x 8 000 + 4 8 0 0 0
- total facture d'avoir 1 834 420
241
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE
3 e possibilité : elle n'est applicable que lorsque le vendeur établit une facture d'avoir. Le calcul
de la T.V.A. selon la première solution est possible, car la facture d'avoir évite de faire naître une
nouvelle créance sur le client. Il suffit au vendeur de déduire la T.V.A. (6 000 FCFA) du total dû
au client. Cependant, comme le client ne comprendrait pas que l'on modifie le mode de calcul de la
T.V.A. selon les circonstances, il est difficile au vendeur de retenir cette solution lorsqu'il n'y a pas
de facture d'avoir à établir.
Nous opterons pour la deuxième solution, applicable également au cas du boni sur retour
d'emballages.
Nota : dans tous les cas, le non-retour d'emballages donne lieu à établissement d'une facture par le
vendeur.
- emballages déconsignés :
Les emballages sont repris à 8 000 FCFA et consignés à 10 000. MOUSSA réalise donc un
boni de 6 x 2 000 = 1 2 000 FCFA. Ce boni représentant le prix de la location des emballages, il
est soumis à T.V.A. Pour les raisons exposées dans la deuxième solution ci-dessus, il est considéré
comme T.T.C. Le montant H.T. du boni est donc 12 0 0 0 : 1,15= 10 435, et la T.V.A.
10 435 x 0 , 1 5 = 1 565.
14/j
41 Clients E.C. 100 000
43.41 T.V.A. collectée
(338 884 - 5 217 - 1 565) 1 332 102
43.42 T.V.A. déductible 12 000
062 Transport consommé (HE) 80 000
64 Charges et pertes diverses 387 296
71 Production vendue 988 000
41 Clients 1 834 420
67 Intérêts 19 760
71 Production vendue
(emballages) 34 783
74 Produits et profits divers 10 435
1. La T.V.A. collectée est débitée pour son
montant net, car elle est créditrice sur deux
opérations, et débitrice sur une.
La T.V.A. porte sur la commission bancaire (c'est un service), mais pas sur les intérêts.
242
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
18/J
22 Autres immobilisations corporelles 21 557 900
43.42 T.V.A. déductible 2 511 600
23 Autres immobilisations
corporelles en cours 6 180 000
43.41 T.V.A. collectée 3 139 500
73 Travaux faits par l'entreprise
pour elle-même 14 750 000
La production réalisée par l'entreprise elle-même est également soumise à T.V.A. Si le bien
ouvre droit à déduction, la T.V.A. est récupérable. Fiscalement, l'opération est donc neutre sauf si,
comme le sujet en fait l'hypothèse pour les besoins de la démonstration, l'entreprise est soumise à
prorata. Dans ce cas, la récupération de la T.V.A. n'est autorisée qu'à concurrence de ce prorata, soit
ici 80 %, la fraction non récupérable étant intégrée au coût de l'immobilisation. (Voir A.I.2.3.).
Montant H.T. de l'immobilisation :
6 180 000 + 14 750 000 = 20 930 000
-T.V.A. collectée: 20 930 000 x 0,15 = 3 129 500.
- T.V.A. récupérable : 3 139 500 x 0,80 = 2511 600.
- Valeur de l'immobilisation au bilan : 20 930 000 + (3 139 500 x 0,20) = 21 557 900.
19/3
43.43 T.V.A. à décaisser 1 230 000
56 BQ 1 230 000
La T.V.A. due à l'État est une dette de l'entreprise ; lorsqu'elle est payée, le compte est donc
débité pour solde. (Voir A.2.3.).
31/3
43.41 T.V.A. collectée 4 462 300
43.42 T.V.A. déductible 3 952 352
43.43 T.V.A. à décaisser 509 948
243
Chapitre VII : Les provisions
On peut définir les provisions comme des charges probables, dont le montant reste incertain,
mais que la comptabilité doit enregistrer pour pouvoir déterminer le résultat avec le maximum de
précision : c'est ce que les comptables appellent « le principe de prudence ».
On distingue les provisions pour dépréciations et les provisions pour charges et pertes. Quels
qu'ils soient, les différents comptes de provisions sont crédités par le débit du compte
« 89. Mouvements des provisions » au cours de la période. Par souci de simplification, le plan
OCAM admet aussi l'enregistrement commun des mouvements des amortissements et provisions
de la période dans un compte unique 88. MAP.
Elles concernent les postes de l'actif du bilan, et servent à en déterminer de façon comptable la
valeur estimée en cas de moins-value.
Les provisions pour dépréciations, à l'inverse des amortissements qui constatent la
« consommation » des immobilisations, ne présentent pas un caractère irréversible, dans la
mesure où la dépréciation du poste d'actif peut n'être que passagère.
Exemple : la créance d'un client est douteuse, et justifie à cet instant la création d'une provision.
Plus tard, s'il s'avère que le client est parfaitement solvable, cette provision n'a plus de raison
d'être, et la créance retrouve sa valeur intégrale à l'actif du bilan.
La principale caractéristique des provisions réside donc dans leur imprévisibilité : un événe-
ment peut ou non se produire, qui affecte à la baisse tel ou tel poste d'actif. Nous avons vu
(chapitre V), à l'inverse, que les immobilisations se déprécient par le jeu de l'amortissement, mais
que cette dépréciation est entièrement prévisible et irréversible.
Les provisions pour dépréciations sont des comptes créditeurs, inscrits à l'actif du bilan, dont
ils révisent la valeur des postes concernés à la baisse, comme le font les amortissements avec les
immobilisations. Seule la valeur nette des postes est prise en compte. Lorsqu'on s'aperçoit que les
valeurs comptables ne correspondent plus à la réalité, on enregistre la moins-value constatée par le
biais d'une dotation aux provisions. Par contre, les plus-values éventuelles ne font l'objet d'aucun
enregistrement aussi longtemps qu'elles restent virtuelles, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas réalisées,
en vertu du principe de prudence.
245
LES PROVISIONS
246
NATURE DES PROVISIONS
qui se révèle défaillant par la suite). La perte probable est généralement évaluée en pourcentage de
la créance, mais l'entreprise doit être en mesure de justifier les motifs qui rendent les créances dou-
teuses ou litigieuses (Plan OCAM, p. 122).
La pratique comptable retient le principe du transfert des créances litigieuses par le crédit du
compte « 41. Clients » au débit d'un sous-compte dénommé « 41. Clients douteux ».
247
LES PROVISIONS
- les provisions pour amendes et pénalités (par exemple après un contrôle fiscal),
- les provisions pour pertes de change (lorsqu'une créance libellée en monnaie étrangère subit une
dépréciation du fait de la fluctuation à la baisse de cette monnaie),
- et enfin, la liste n'étant pas exhaustive, les provisions pour risques divers.
A.2.1.1. Principes
- o n crée une provision pour charges à prévoir (cf. A. 1.2.1.) en débitant le compte
« 68. Dotations aux amortissements et aux provisions » par le crédit du compte
« 89. Mouvements des provisions ».
- on crée une provision pour risques ou une provision pour dépréciation en débitant le compte
068. DAP (HE) par le débit du compte 89. MP (Plan OCAM, p. 161).
En fin d'exercice, le solde du compte 89 est viré au crédit des comptes de provisions intéressés
(019, 029, 039, 049, 059). Les comptes 68 et 068 sont respectivement soldés par le débit des
comptes « 82. Détermination des résultats d'exploitation » et « 082. Détermination des résultats
hors exploitation ».
68/068 89 019/029/039/049/059
(a)
X X
(b)
X -
(a) = à la date de création de la provision
(b) = à la fin de l'exercice
A.2.1.2. Exemple
15/7 : à la suite d'une inondation, les stocks de marchandises de la SGIC, d'une valeur comp-
table de 30 000, ont été endommagés. La direction de la SGIC estime à un tiers la dépréciation
subie par le stock, ei constitue une provision.
10 000 10 000
10 000 10 000
soldé
248
MECANISMES D'ENREGISTREMENT COMPTABLE
10 000 10 000
soldé
:
Au bilan, on lira, a la rubrique « 030. Marchandises »
4 000 4 000
2 000 2 000
249
LES PROVISIONS
2 000 | | 2 000
Cette transaction s'enregistre comme si aucune provision n'avait jamais été créée. La perte
s'élève à 3 000 ; comme une provision de 2 000 avait été prévue, il subsiste une perte réelle de
1 000 pour l'exercice.
10 000 10 000
| 12 500 12 500
Dans ce cas également, la perte est comptabilisée sans faire référence à la provision. On voit
ici que celle-ci a été trop faible, ce qui laisse une perte non provisionnée de 2 500, puisqu'il y a
d'un côté, un produit hors exploitation de 10 000, et d'un autre côté, une perte hors exploitation de
12 500.
250
MÉCANISMES D'ENREGISTREMENT COMPTABLE
12 000 12 000
2. Annulation de la provision :
89. MP 078. RAP (HE)
1 200 | | 1 200
A la différence d'une cession d'élément d'actif amortissable, on procède ici de la même façon
que pour n'importe quelle cession d'élément d'actif provisionné, par reprise de la provision (la pro-
vision est inscrite au crédit du compte 078. RAP (HE), et non au crédit du compte 84. RCEAI).
3. Enregistrement de la vente :
84. RCEAI 54/56/57
11 000 11 000
12 000 11 000
100 1 100 SD
12 100 12 100
II apparaît un solde débiteur de 1 100, donc une moins-value de cession. Comme par ailleurs
Mamadou enregistre un produit hors exploitation de 1 200 par reprise de la provision, le résultat de
l'exercice sera affecté d'un produit net de 100.
251
LES PROVISIONS
constaté la baisse persistante de son chiffre d'affaires, Mapagou estime à 20 000 la perte de valeur
de son fonds, et ajuste la provision en conséquence.
1. Écritures passées le 31/12/88 : il s'agissait alors d'une création :
068. DAP (HE) 89. MP 029. PDVI
-> 15 000
020. Immobilisations
incorporelles 250 000 1.5 000 235 000
-> 5 000
020. Immobilisations
incorporelles 250 000 20 000 230 000
252
INCIDENCES DES PROVISIONS SUR LES RÉSULTATS DE L'EXERCICE
9 000 | I 9 000
2. Il réduit ensuite la provision (1990) :
89. MP 078. RAP (HE)
4 500 I | 4500
Le compte 078. RAP, en réduisant les charges attendues de 4 500, établit bien son caractère
de produit.
3. En fin d'année, Saplé solde le compte 89. MP en le virant au débit du compte 019. PCP.
I 4 500 4 500
soldé
Le compte 019. PCP se présente alors ainsi :
019. PCP
9 000 (1989)
(1990) 4 500
SC 4 500
9 000 9 000
253
LES PROVISIONS
500 500
Enregistrement d'une charge (068), qui vient diminuer le résultat de 1988, comme si la perte
sur stocks avait été réalisée au cours de l'exercice 1988, par vente au rabais.
Le 22/11/89, Ali vend ses stocks, et annule sa provision :
89. MP 078. RAP (HE)
500 500
En faisant apparaître l'annulation de la provision sous forme de produits (078), Ali compense
ainsi la perte effectivement enregistrée sur la vente des stocks. Si Ali vend ses stocks à 2 500, le
montant de la perte est exactement couvert par la provision.
56. BQ 70. VM
2 500 2 500
60. CSV 30. M
3 000 3 000
On voit donc comment un produit (078), en venant compenser une perte (500, pour déprécia-
tion de stock), aboutit à un résultat net de l'opération qui est nul.
C'est le but recherché par la provision créée en 1988 : ne pas affecter le résultat de l'exercice
1989, mais faire supporter cette perte par l'exercice 1988.
254
INCIDENCES DES PROVISIONS SUR LES RÉSULTATS DE L'EXERCICE
constituée a été trop forte, ou si la perte réelle est finalement moins importante que prévue,
l'entreprise réalise un produit net.
Exemple : reprenons le cas précédent, mais supposons qu'au lieu de vendre ses stocks dépréciés à
2 500, Ali les vende à 2 600.
1. Annulation de la provision de 500 (22/11/89) :
89. MP 078. RAP (HE)
500 | | 500
2. Enregistrement de la vente :
70. V M 56. BQ
2 600 2 600
60. CSV 30. M
3 000 | [ 3 000
Le produit réalisé (500) pour compenser la perte sur vente (400) est supérieur à cette dernière,
et détermine un résultat net positif de 100, qui viendra affecter le résultat global de l'exercice 1989.
Cet excédent de 100 sera donc soumis à l'impôt sur les bénéfices.
On peut dire que le résultat de l'exercice 1988 a été faussé par diminution excessive de 100 (la
dépréciation constatée en 1988 n'a été réellement que de 400, au lieu de 500 qui ont déjà fait l'objet
d'une provision).
C'est pour cette raison que l'administration fiscale exige la justification des estimations ayant
conduit à créer des provisions. De toute façon, vous aurez remarqué que l'excédent de 100 (exercice
1989) compense exactement la diminution de 100 enregistrée en 1988.
500 500
2. Enregistrement de la vente :
56. BQ 70. VM
2 300 2 300
60. CSV 30 M
3 000 3 000
255
LES PROVISIONS
La perte occasionnée par la vente des stocks (700) est supérieure au produit réalisé par
l'annulation de la provision (500), et détermine une perte nette de l'opération de 200. Le résultat de
l'exercice 1989 est affecté d'une perte imputable à l'exercice 1988, par suite de la sous-évaluation de
la dépréciation subie par le stock en 1988. Le résultat de l'exercice 1988 a été, quant à lui, suréva-
lué de 200, puisque la perte aurait dû être de 700 et non de 500.
En définitive, l'insuffisance de provision créée en 1988 a « pénalisé » l'exercice 1989.
Questions :
1. Pour chacune de ces immobilisations, calculez l'amortissement pour chaque exercice concerné
et précisez la date d'acquisition, la durée d'amortissement et le taux d'amortissement.
2. Pour l'outillage lourd (a), indiquez les écritures figurant au bilan de l'exercice 1984.
3. La machine à écrire (b) est revendue le 13 juin 1984 pour 70 000 FCFA (chèque). Indiquez
les écritures comptables lors de la vente et enfind'exercice.
4. Pour la photocopieuse (c) indiquez les écritures figurant au bilan de l'exercice 1984,
a) dans le cas où la photocopieuse fonctionne encore,
b) dans le cas où elle ne fonctionne plus.
B.l.2.
Sur une créance douteuse de 600 000 FCFA, l'entreprise G.A.B. constitue le 31/12/1982 une
provision pour un montant de 40 % de la valeur de la créance. Le 20 avril 1983, la G.A.B. reçoit
un chèque de 150 000 FCFA en règlement partiel de cette créance. En fin d'exercice 1983, la
G.A.B. décide d'ajuster la provision pour la porter à un montant total de 300 000 FCFA. Le
30 juin 1984, la G.A.B. reçoit pour solde un chèque de 100 000 FCFA.
256
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES
Questions :
1. Enregistrez ces opérations, une par une, dans les comptes schématiques.
2. Indiquez pour les exercices 1982, 1983 et 1984 l'effet de l'ensemble de ces opérations sur les
résultats.
B.1.3.
El : le 12 avril, la G.A.B. vend pour 3 600 000 FCFA de marchandises à Asseko (vente en
compte).
E2 : le 15 avril, la G.A.B. reçoit de Asseko trois effets d'égal montant en paiement de cette vente.
E3 : le 20 avril, la G.A.B. escompte le premier effet auprès de sa banque (frais d'escompte
18 000 FCFA, frais divers 3 250 FCFA).
E4 : le 27 avril, le second effet est endossé à l'ordre du fournisseur Byla.
E5 : le troisième effet est remis en banque pour encaissement le 25 mai.
E6 : le 6 juin, la G.A.B. reçoit de la banque un avis l'informant du paiement de cet effet (la ban-
que a prélevé 4 610 FCFA pour frais).
Question :
Enregistrez successivement ces opérations dans des comptes en T.
Note : la G.A.B. pratique la méthode de l'inventaire permanent ; le prix de vente des marchandises
est égal à leur coût d'achat majoré de 40 %.
Sujet :
E l : le 20/5/87, lors d'un inventaire, Mamadou constate que 100 pièces d'emballages commer-
ciaux, achetées 10 300, ont été détériorées par l'humidité et que leur valeur réelle à ce jour ne
représente plus que 80 % de leur valeur comptable. Mamadou constitue une provision du mon-
tant de la dépréciation.
E2 : le 22/7/87, par suite de la mise en service d'une voie rapide contournant la ville, le fonds de
commerce de Mamadou, situé au centre ville, risque de subir une dépréciation estimée à 50 %.
Au bilan 1986, le fonds de commerce figurait pour un montant brut de 60 000.
E3 : le 25/10/87, Mamadou reçoit de sa banque un effet escompté impayé, d'une valeur de 8 800,
tiré sur le client Ali. Les frais bancaires s'élèvent à 120, et sont répercutés sur Ali. Mamadou
considère sa créance comme douteuse, et constitue une provision pour la moitié de la créance,
qu'Ali promet de payer le 31/1/88.
E4 : Mamadou détient depuis le 23/9/87 une créance sur un client libellée en devises étrangères,
pour l'équivalent de 1 000 UME (unités monétaires étrangères). Le cours de la devise qui était,
au moment de la constitution de la créance, de 6 UMN (unités monétaires nationales) pour
1 UME (unité monétaire étrangère), chute régulièrement pour tomber à 5 le 31/12/87.
257
LES PROVISIONS
E5 : Mamadou possède des titres A de placement à court terme, achetés 1 500 le 18/1/87, et des
titres de placement B d'une valeur de 2 100 achetés le 14/4/87. Au 31/12/87, les titres A sont
cotés à 1 200 ; Mamadou constitue une provision pour constater la dépréciation. Les titres B
sont restés inchangés.
E6 : le 31/12/87, Mamadou passe les écritures de fin d'exercice concernant les provisions.
E7 : le 7/1/88, Mamadou consigne 30 pièces d'emballage à Otha (en compte). Le prix de consigne
est égal au coût d'achat diminué des provisions.
E8 : le 30/1/88, Otha décide de conserver les emballages. Mamadou enregistre le non retour
comme vente hors exploitation.
E9 : le 31/1/88, Ali ne verse que 3 200 (chèque), au lieu d'honorer sa promesse de payer la moitié
de sa dette (voir E3 du 25/10/87). Mamadou ajuste la provision (en l'augmentant de 1 260) de
façon à provisionner la totalité de la créance restante.
E10 : le 2/2/88, le client étranger (E4) s'acquitte de sa dette par virement bancaire. La devise cote à
ce moment-là 5,50 UMN pour 1 UME.
E l i : le 10/3/88, Mamadou vend (hors exploitation) au tiers de leur valeur en stock après provi-
sion, la moitié des emballages restants (El, E7 ; chèque), et met en stock comme déchets
commercialisables l'autre moitié, également au tiers de leur valeur après provision.
E12 : 14/4/88. Grâce aux efforts d'animation du quartier du centre ville, entrepris par les associa-
tions de commerçants, la baisse de fréquentation de la clientèle est moindre que prévue. La
dépréciation du fonds de commerce de Mamadou ne s'élèverait de ce fait qu'au tiers, au lieu de la
moitié de la valeur brute.
E13 : le 18/6/88, Malonga remet à Mamadou un chèque de 1 350, en règlement d'un achat de mar-
chandises (coût des marchandises vendues : 1 000).
E14 : le 20/6/88, la banque informe Mamadou que le compte de Malonga n'est pas approvisionné.
Elle renvoie le chèque à Mamadou et débite son compte de 60 pour frais bancaires. Mamadou
répercute le tout sur le compte de Malonga, qu'il considère comme client douteux, et crée une
provision pour la totalité de la créance.
E15 : le 12/9/88, Ali adresse un chèque de 1 720 à Mamadou, qui ajuste la provision d'un mon-
tant égal (voir E3 du 25/10/87 et E9 du 31/1/88).
E16 : le 23/10/88, Malonga envoie à Mamadou un chèque certifié de 320. Mamadou ajuste la pro-
vision d'un montant égal à celui du chèque reçu (voir E13 du 18/6/88 et E14 du 20/6/88).
E17 : le 31/12/88, la cotation des titres A s'est légèrement redressée, pour se fixer à 1 250. La
cotation des titres B s'établit à 2 300 (voir E5 du 31/12/87).
E18 : le 31/12/88, Mamadou passe les écritures de fin d'exercice concernant les provisions.
E19 : le 15/1/89, Malonga endosse à l'ordre de Mamadou une traite au 28/2/89, d'une valeur de
480 (Mamadou n'ajuste pas la provision, tant que la traite n'est pas encaissée).
E20 : le 18/1/89, Mamadou remet la traite à l'escompte.
E21 : le 21/1/89, Mamadou reçoit un relevé bancaire l'informant que la traite a été escomptée
(escompte : 10).
E22 : le 4/2/89, Mamadou est informé de la faillite de Ali (voir E3, E9, E15), et n'espère plus
pouvoir récupérer le solde de sa créance.
E23 : le 2/3/89, la traite escomptée ayant été honorée à l'échéance du 28/2, Mamadou réduit la pro-
vision en conséquence (voir E19 du 15/1/89).
E24 : le 18/8/89, le syndic chargé de la liquidation des biens de Ali envoie un chèque de 530 à
Mamadou.
258
SUJETS D'EXERCICES ET DE PROBLEMES
E25 : Au cours de l'année 1989, divers éléments concourent au très net redressement des titres A
(voir E5 et E17). Le 20/10/89, leur cotation dépasse même leur valeur d'achat, en se fixant à
1 530. Par contre, les titres B (voir E5 et E17) enregistrent un léger fléchissement, en étant
cotés à 2 285. Mamadou demande à sa banque de vendre les titres A. La banque prélève 20 de
frais.
E26 : le 5/11/89, Malonga verse à Mamadou 610 en espèces. Ce dernier ajuste la provision pour
ce montant (voir E13, E14, E16, E19, E23).
E27 : le 29/12/89, Mamadou vend son fonds de commerce pour une valeur de 35 000 (chèque) et
va s'installer ailleurs.
E28 : le 31/12/89, Mamadou passe les écritures de fin d'exercice concernant les provisions (la cote
des titres B n'a pas varié depuis le 20/10/89).
Travail demandé :
1. Enregistrer les écritures de El à E28 dans les comptes schématiques (une écriture à la fois). A
la fin de chaque exercice, présenter les lignes du bilan concernées par les différentes écritures ayant
trait aux provisions.
2. Présenter, sous forme schématique, pour chacun des trois exercices 1987, 1988, 1989, les
comptes de provisions 019 à 059.
Au 1/9/85, Coulibaly a un stock de produits finis de 271 pièces valant 92 641 400 FCFA.
Coulibaly utilise la méthode de l'inventaire permanent et calcule les coûts moyens avec deux déci-
males. Pour déterminer son prix de vente unitaire, il majore le coût moyen des produits finis en
stock de 42 % (en arrondissant au FCFA le plus proche).
El : 1/9/85. Paiement de 528 000 FCFA de frais de transport (chèque) et 660 000 de frais
d'assurance-transport (chèque) pour expédition de produits finis ce même jour (E2).
E2 : 1/9. Vente de 120 pièces de produits finis, avec remise de 1,5 %. Les frais de transport sont
facturés au client (El). Celui-ci règle 30 % par chèque, et accepte une traite au 30/11 pour
solde.
E3 : 1/9. Coulibaly accorde une garantie de 6 mois à son client pour les pièces vendues et crée
une provision dans le but de couvrir ce risque. Coulibaly estime à 5 % du net commercial le
montant du risque encouru dans le cadre de cette garantie.
E4 : 20/9. Achat d'une machine à écrire électrique, pour 1510 000 FCFA. Le règlement
s'effectue par un effet à payer au 15/10. Durée de vie probable de la machine : 10 ans.
E5 : 25/9. Remise à l'escompte de la traite du 1/9. La banque prélève 850 000 FCFA d'escompte,
et 47 000 FCFA de frais divers.
E6 : 6/10. Achat de 140 tonnes de matière première, à 295 000 FCFA la tonne, moins remise de
2 %. Le fournisseur accorde un escompte de 1,5 % pour paiement comptant (chèque).
259
LES PROVISIONS
E7 : 8/10. Sur l'achat du 6/10, Coulibaly paie 1 302 000 FCFA de frais de transport (chèque) et
1 500 000 FCFA de frais d'assurance-transport (en compte).
E8 : 10/10. Coulibaly demande à sa banque de payer la traite à échéance du 15/10 (E4).
E9 : 14/10. Le relevé bancaire indique que la traite a été payée. Frais de domiciliation :
4 500 FCFA.
E10 : 31/12/85. Coulibaly passe les écritures de fin d'exercice. Vous vous limiterez aux écritures
concernant les amortissements, les provisions, et les immobilisations.
E l i : 21/1/86. Le client retourne 28 pièces sur la vente du 1/9/85 (E2), pour malfaçons. Couli-
baly établit le même jour une facture d'avoir pour la valeur des produits finis, à laquelle il
ajoute 123 200 FCFA de remboursement de frais de transport.
E12 : 25/1. Sur ces 28 pièces, Coulibaly en garde 4 qu'il estime être en bon état, et en jette 6. Il
en vend 8 à 390 000 FCFA chacune (chèque) et espère vendre le reste à 110 000 FCFA pièce
comme déchets commercialisables.
E13 : 10/2. Coulibaly rembourse par virement bancaire la facture d'avoir du 21/1/86 (El 1), sur la
demande de son client.
E14 : Coulibaly s'aperçoit, après contrôle technique, que le pourcentage anormalement élevé des
pièces défectueuses est dû à une usure prématurée de certains éléments de la machine A, dont
la durée de vie probable avait été évaluée à 6 ans et 8 mois. Cette machine, achetée pour un
montant brut de 45 000 000 FCFA, figure au bilan 1985 pour une valeur nette de
9 281 250. Au vu de l'importance des frais à engager pour sa réparation, Coulibaly décide de
la vendre au poids de la ferraille, pour une valeur de 3 550 000 FCFA. La vente a lieu le 2/5
(chèque).
E15 : 23/5. Vente de 141 pièces de produits finis, au client Traoré, avec un rabais de 20 %.
Traoré accepte un effet à recevoir au 31/7.
E16 : 25/7. Remise à l'encaissement de la traite reçue le 23/5 (voir E15).
E17 : 2/8. La banque que Coulibaly avait chargée d'encaisser la traite, fait savoir que l'effet est
resté impayé. Elle compte à Coulibaly 12 500 FCFA de frais de constitution de dossier, que
Coulibaly répercute sur son client Traoré.
E18 : 8/8. Après réclamation de Coulibaly, Traoré lui envoie un chèque pour le tiers dû. Couli-
baly considère désormais ce client comme douteux, et crée une provision pour la totalité de la
créance restant à recouvrer.
E19 : 13/12. Traoré adresse à Coulibaly un chèque représentant la moitié du solde dû. Ce dernier
ajuste la provision du même montant.
E20 : 31/12/86. Coulibaly passe les écritures de fin d'exercice. Il constate d'une part que la provi-
sion pour garantie est sans objet à présent, et que, d'autre part, après inventaire, il s'avère que
certaines des pièces restant en stock ont été fabriquées par la machine défaillante. Il pense donc
que dans le stock final se trouvent trois pièces défectueuses (qui seront identifiées et jetées au
cours de l'exercice suivant).
Travail demandé :
1. Dresser le tableau d'amortissement de la machine A (cf. E14) en indiquant la date de début et de
fin d'amortissement (s'il n'y avait pas eu vente).
2. Passez au journal les écritures. Pour les écritures de fin d'exercice, ne pas passer celles rela-
tives à la détermination du résultat d'exploitation et du résultat hors exploitation.
260
Section C : Corrigés commentés
261
LES PROVISIONS
262
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.
88 MA 176 000
84 RCEAI 176 000
Amortissement de l'actif cédé
(159 700 + 16 300)
56 BQ 70 000
84 RCEAI 70 000
Produit de cession
Au 31/12/84:
31/12/84
028 AI (soldé) 159 700
88 M.A. (pour solde) 159 700
82 R.E. 16 300
68 DAP (pour solde) 16 300
d°
84 RCEAI (pour solde) 6 000
85 RNAI 6 000
31/12/84
68 DAP 76 775
88 MA 76 7 7 5
Dotation aux amortissements pour
l'exercice 1984
263
LES PROVISIONS
88 MA 830 000
22 AIC 830 000
Pour annulation de la photocopieuse
d°
028 AI (soldé) 753 225
88 MA (pour solde) 753 225
Pour solde du compte « 88. MA »
C.1.2. Provisions
60 000 60 000
60 000 60 000
Rappel : l'ajustement d'une provision à la hausse répond au même principe qu'à une création
(cf. A.2.3.I.).
264
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.l.
30/6/84 :
56. BQ 41. CL 064. CPD (HE)
C.1.2.2. Effets de ces opérations sur le résultat (voir eh. VII, A.3.2.2.3.)
1. En 1982, le compte 068. DAP (HE) étant viré pour solde au compte 082. RHE, il grève ce
résultat de 240 000. Au bilan, il fait apparaître la dépréciation du compte client. Le revenu net
avant impôt diminue, donc aussi l'impôt sur le revenu, ainsi que le résultat net.
2. En 1983, la dotation complémentaire a le même effet pour un montant de 60 000. En 1982 et
1983, la dépréciation ne s'étant pas réalisée, les résultats de ces deux exercices ont été minorés
d'autant.
3. En 1984, le compte 082. RHE enregistre à la fois au crédit un produit hors exploitation de
300 000 (078. RAP (HE)), et au débit une perte hors exploitation de 350 000 (064. CPD (HE)).
Le solde net est donc une perte de 50 000. La perte totale subie par la G.A.B. sur cette créance est
égale à 350 000. Le mécanisme de dotation aux provisions a permis de répartir cette perte sur
3 exercices : 240 000 en 1982, 60 000 en 1983, et 50 000 en 1984.
C l . 3 . Effets de commerce
(El)
41. CL 70. V M
265
LES PROVISIONS
(E3)
54. ER 56. BQ
18 000 | 3 250
(E4)
54. ER 40. F
(E5)
54. E à E N C 54. ER
(E6)
54. E à E N C 56. BQ 63. ASC
2 060 | | 2 060
30 000 30 000
266
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
E3 : 25/10/87
063. ASC (HE) 56. BQ
120 120
4 460 4 460
1 000 1 000
Mamadou possède une créance de 1 000 UME, dont la valeur en UMN était au 23/9/87 de
1 000 x 6 = 6 000. Si l'UME ne vaut plus que 5, la créance de Mamadou au 31/12/87 ne repré-
sentera plus que 1 000 x 5 = 5 000 UMN, soit une perte de 1 000 si le cours de l'UME ne
remonte pas.
E 5 : 31/12/87
068. DAP (HE) 89. MP
300 300
E6 31/12/87
En fin d'année, on solde le compte 89. MP par le crédit des comptes de provision concernés,
qui sont des comptes de situation patrimoniale.
37 820 37 820
soldé
267
LES PROVISIONS
020. Immobilisations
incorporelles 60 000 30 000 30 000
033. Emballages
commerciaux 10 300 2 060 8 240
E7 : 7/1/88
41. CL 41. EC
2 472 2 472
2 472 2 472
3 090 3 090
618 618
268
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
E9 : 31/1/88
3 200 3 200
1 260 | | 1 260
Ali devait payer 4 460, il ne verse que 3 200. La provision couvre donc la différence (1 260)
qui représente une dépréciation de la créance.
E10 : 2/2/88
56. BQ 064. CPD(HE) 41. CL
La banque n'encaisse que 1 000 UME x 5,5 UMN = 5 500 UMN, le cours n'ayant pas
entièrement remonté. La différence constitue la perte (500). Il convient alors d'annuler la provision
(cf. A.2.2.2.).
89. MP 078. RAP (HE)
1 000 | | 1 000
La perte est moins importante que prévue (500) ; en reprenant la totalité de la provision pour
annulation (1 000), le compte 078. RAP (HE) absorbe la perte constatée au débit du compte 064.
CPD (HE), et dégage un produit de 500. (cf. A.3.2.I.2.).
E l i : 10/3/88
56. BQ 070. VM (HE)
961 I | 961
3 605 | I 3 605
Les emballages vendus sortent du stock (33. E) pour leur valeur comptable :
10 300 : 100 x 35 = 3 605. La valeur des emballages stockés comme rebut (32. DR) est égale-
ment de 961 ; leur sortie du compte 33. E se fait à leur valeur comptable : 3 605. La différence
représente une perte hors exploitation de 2 644.
32. DR 064. CPD (HE) 33. E
1 442 1 442
1 442 = 2 060 (provision constituée) - 618 (reprise du 30/1/88).
269
LES PROVISIONS
Les pertes subies par Mamadou sur les 70 emballages s'élèvent à 7 210 -
(961 x 2) = 5 288. La provision devant couvrir la dépréciation des 70 emballages était de
1 442 ; il reste donc à Mamadou à supporter en 1988 une perte nette non provisionnée de
5 288 - 1 442 = 3 846 pour avoir sous-évalué en 1987 la provision à créer (cf. A.3.2.I.3.).
On retrouve effectivement le montant de cette perte nette en faisant la différence entre les pro-
duits et les charges comptabilisés plus haut :
961 + 1 442 - 3 605 - 2 644 = - 3 846.
E12: 14/4/88
89. MP 078. RAP (HE)
10 000 | | 10 000
Ajustement d'une provision devenue trop importante, par reprise de l'excédent. La provision
était de 50 % (30 000), elle ne doit plus être que de 1/3 (= 20 000). Il faut par conséquent la
réduire de 10 000.
E 1 3 : 18/6/88
56. BQ 70. VM
1 350 1 350
1 000 1 000
E14: 20/6/88
063 ASC (HE) 56. BQ
60 60
1 410 1 350 1 60
1 410 1 410
E 1 5 : 12/9/88
56. BQ 41.CL.D (Ali)
1 720 1 720
1 720 | I 1 720
270
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
H16: 23/10/88
56. BQ 41.CL.D [Malonga)
320 320
320 320
cf. E15
E17: 31/12/88
89. MP 078. RAP (HE)
50 50
2 060 630 50
020. Immobilisations
incorporelles 60 000 20 000 40 000
033. Emballages
commerciaux 0 0 0
271
LES PROVISIONS
E19: 15/1/89
54. ER 41. CL. D (Malonga)
480 480
E20: 18/1/89
54. E. ESC 54. ER
480 480
E21 : 21/1/89
56. BQ 67. I 54. E. ESC
470 | 10 | | 480
4 000 4 000
Créance initiale = 8 800 (E3), + frais 120 (E3), - premier paiement 3 200 (E9), - second
paiement 1 720 (E15) = 4 000.
89. MP 078. RAP (HE)
4 000 | | 4 000
On annule la provision devenue sans objet, et on constate la perte (064. CPD (HE)) par le cré-
dit de 41. CL.D.
E23 : 2/3/89
89. MP 078. RAP (HE)
480 | I 480
E24 : 18/8/89
56. BQ 074. PPD (HE)
530 | | 530
II s'agit ici d'une rentrée sur créance amortie, le compte 074. PPD (HE) permettant de reprendre
une partie de la perte constatée le 4/2/89 par le débit du compte 064. CPD (HE).
E25 : 20/10/89
Les ventes de titres à court terme sont comptabilisées comme s'il s'agissait d'une cession de
valeurs immobilisées (cf. A.2.2.3.)
1. Annulation des titres :
84. RCEAI 52. TCT
1 500 1 500
272
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
2. Annulation de la provision :
89. MP 078. RAP (HE)
250 | | 250
1 530 1 530
20 | | 20
20 | I 20
1 530 1 530
Le solde du compte 84 étant créditeur de 10, cela signifie que Mamadou a réalisé une plus-
value de cession. Le résultat de l'exercice sera affecté d'un produit de 260 (plus-value de cession =
10 ; reprise de la provision = 250). Le fléchissement du cours des titres B ne donne pas lieu à pro-
vision, puisqu'il ne s'agit pas de dépréciation de la valeur d'achat du titre, la cotation restant encore
supérieure à la valeur d'achat.
E26: 5/11/89
57. C 41. CL. D (Malonga)
610 610
610 | | 610
E27 : 29/12/89
S'agissant d'une cession d'élément d'actif immobilisé, le mécanisme d'enregistrement de la
vente et de l'annulation de la provision est identique à celui utilisé en E25.
1. Annulation du fonds :
273
LES PROVISIONS
60 000 60 000
2. Annulation de la provision :
89. M P 078. RAP (HE)
20 000 20 000
Le fonds de commerce avait été provisionné pour 30 000 le 22/7/87 (E2), puis Mamadou avait
réduit la provision de 10 000 le 14/4/88 (E12).
3. Enregistrement de la vente :
56. BQ 84. RCEAI
35 000 35 000
Ainsi, le solde du compte 84. RCEAI est débiteur de 60 000 - 35 000 = 25 000 (moins-
value de cession). La reprise de la provision, s'élevant à 20 000 (078. RAP (HE)), l'influence de la
cession du fonds de commerce sur le résultat de l'exercice sera une perte nette de 5 000 par suite de
la reprise excessive le 14/4/88 (cf. A.3.2.I.3.).
E28: 31/12/89
89. MP 029. PDVI
25 340 20 000
5 090 | 250 |
020. Immobilisations
incorporelles 0 0 0
274
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B.2.
Sommes
Dates Libellés
Débit Crédit
31/12/87 E6 30 000
Solde créditeur 30 000
Total 30 000 30 000
275
LES PROVISIONS
Sommes
Dates Libellés
Débit Crédit
31/12/87 E6 4 460
Solde créditeur 4 460
Total 4 460 4 460
Sommes
Dates Libellés
Débit Crédit
31/12/87 E6 300
Solde créditeur 300
276
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B3.
Un taux d'amortissement de 15 % appliqué à une valeur brute de 45 000 000 FCFA déter-
mine un amortissement annuel de 6 750 000 FCFA.
- Total déjà amorti en 1985 :
45 000 000 - 9 281 250 = 35 718 750
- Nombre d'années restant à amortir :
9 281 250 = j 375 s o i t p l u s d-un a n
6 750 000
277
LES PROVISIONS
C.3.2. Journal
Afin de pouvoir déterminer le prix de vente des produits finis vendus, il est nécessaire de dres-
ser l'état de stock.
Tr. Nature Qté Coût d'achat Vente Valeur Nbre Coût moyen
N° E/V unités unitaire
1/9
062 TC (HE) 528 000
56 BQ 528 000
56 BQ 17 371 641
54 ER 40 533 830
71 PV 57 377 471
073 FàlT 528 000
1/9
72 PS 41 022 021
35 PF 41 022 021
Constatation de la sortie de stock
1/9
068 DAP (HE) 2 868 874
89 MP 2 868 874
278
CORRIGE COMMENTÉ DU SUJET BJ.
25/9
56 BQ 39 636 830
63 ASC 47 000
67 I 850 000
54 ER 40 533 830
6/K
31 MF 40 474 000
56 BQ 39 866 890
77 IDR 607 110
8/1C
31 MF 2 802 000
40 F (assurance] 1 500 000
56 BQ 1 302 000
68 DAP 41 944
88 MA 41 944
Dotation annuelle :
1 510 000 x 0,10 = 151 000
Dotation 1985 (100 jours)
151 000 x 100 : 360 = 41 944
279
LES PROVISIONS
25/1
56 BQ 3 120 000
71 PV 3 120 000
32 DR 1 100 000
064 CPD (HE) 4 369 603
2 051101 + (3 418 502 -1 100 O00)
72 PS 2 734 801
35 PF 8 204 404
10/2
41 CL. FA 13 511 277
56 BQ 13 511 277
2/5
68 DAP (6 750 000 x 122 : 360) 2 287 500
88 MP 2 287 500
56 BQ 3 550 000
84 RCEAI 3 550 000
72 PS 48 200 876
35 PF 48 200 876
25/7
54 EE (Effets à l'encaissement) 54 756 165
54 ER 54 756 165
2/8
54 El 54 756 165
54 EE (Effets à l'encaissement) 54 756 165
280
CORRIGÉ COMMENTÉ DU SUJET B3.
41 Cl 54 768 665
54 El (Effet impayés) 54 756 165
073 FàlT 12 500
8/8
56 BQ 18 256 222
41 Cl 18 256 222
89 MP 18 256 222
078 RAP (HE) 18 256 222
31/12
68 DAP 151 000
88 MA (pour solde) 151 000
Amortissement machine à écrire
281
LES PROVISIONS
La dépréciation que subit le stock étant imputable à l'exercice en cours, il convient de créer une
provision afin que la perte prévisible ne soit pas reportée sur l'exercice suivant.
89 MP 1 025 551
039 PDS 1 025 551
89 MP 18 256 222
049 PDCT 18 256 222
282
Chapitre VIII : Clôture de l'exercice
comptable, bilan,
soldes de gestion
Lorsque l'exercice comptable est terminé, on doit établir une balance des mouvements.
Rappelons que les comptes de mouvements (voir chapitre I, A) sont les comptes de classes 1
à 7, et de classe 06 et 07.
Cette balance s'appelle la balance avant inventaire. Elle constitue le point de départ de
l'opération de clôture des comptes.
Pour clore les comptes en fin d'année, on commence par régulariser les comptes de gestion et
les comptes de mouvements patrimoniaux ; c'est ce qui est fait dans les parties A.2. et A.3. ci-
dessous.
Cette régularisation est rendue nécessaire par l'application du principe de rattachement des
charges et des produits à l'exercice qui les a vus naître.
283
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN. SOLDES DE GESTION
Les écritures de contrepartie de celles qui précèdent permettent d'enregistrer les consommations
de marchandises, matières, fournitures, emballages, ainsi que la production stockée.
•31/12
61.2 FC 2 708
31.2 àF 2 708
annulation du stock initial
31/12
31.2 2 100
61.2 à FC 2 100
constatation du stock final
340 340
284
RÉGULARISATION DES COMPTES DE GESTION
Le compte 48. CRG-DA sera par la suite soldé dans le compte de situation patrimoniale corres-
pondant 048. CRG-DA, à l'actif du bilan.
Cependant, si les produits à recevoir ont un montant connu avec exactitude, ils constituent une
créance qui doit être enregistrée par le crédit du compte de produit et le débit du compte de tiers
appropriés.
Exemple : à la clôture de l'exercice 1986, le montant des ristournes à recevoir du fournisseur B est
égal à 1 340 mais la facture d'avoir n'est pas encore parvenue, il convient alors d'enregistrer :
31/12'
41 Fournisseurs - factures à recevoir 1 340
74 àPPD 1 340
5 040 5 040
Par contre si les charges à payer ont un montant connu avec exactitude ils doivent être enregis-
trés par le débit du compte de charge et le crédit du compte de tiers appropriés.
285
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
2 167 2 167
Lorsqu'on a procédé à l'ensemble des redressements et écritures entraînées par l'inventaire extra-
comptable on peut à nouveau établir une balance des mouvements de l'exercice. Cette balance
s'appelle la balance après inventaire.
C'est à partir de cette balance qu'on va solder les comptes de gestion (voir A.5) puis solder les
comptes de bilan (voir A.6).
II existe 8 soldes caractéristiques de gestion (on dit aussi « soldes de gestion ») : la marge
brute, la valeur ajoutée, le résultat d'exploitation, le résultat hors exploitation, le résultat de
286
SOLDE DES COMPTES DE GESTION
cession d'éléments d'actif immobilisé, le résultat net avant impôt sur le résultat, l'impôt sur le
résultat, et le résultat net après impôt sur le résultat.
Chaque solde caractéristique de gestion est le solde d'un compte qui porte le même intitulé et
que l'on appelle compte de détermination de solde caractéristique de gestion : la « marge brute »
par exemple, est un nombre obtenu en faisant le solde d'un compte qui s'appelle « compte de déter-
mination de la marge brute » (qui porte le numéro 80).
En fin d'exercice, lorsqu'on a régularisé les comptes de gestion et les comptes de mouvements
patrimoniaux, et calculé la balance après inventaire (voir A2, A3 et A4 ci-dessus), on solde les
comptes de charges (classes 6 à 06) et les comptes de produits (classes 7 à 07) dans les comptes de
détermination des soldes caractéristiques de gestion :
- les comptes 60. CSV et 70. VM dans le compte 80. MB (compte de détermination de la
marge brute).
- l e s comptes 61. MFC, 62. TC, 63. ASC, 71. PV, 72. PS, 73.PEEM, ainsi que le
compte 80. MB, sont soldés dans le compte 81. VA (compte de détermination de la valeur
ajoutée). Lorsqu'on solde le compte 80. MB, on obtient la Marge Brute de l'exercice comptable.
- les comptes 64. CPD, 65. FdP, 66. IT, 67.1, 68. DAP, 74. PPD, 76. SdE, 77. IDR,
78. RAP, ainsi que le compte 81. VA, sont soldés dans le compte 82. RE (compte de détermina-
tion du résultat d'exploitation). Lorsqu'on solde le compte 81. VA, on obtient la Valeur Ajoutée de
l'exercice comptable.
- les comptes de charges hors exploitation (classe 06) et de produits hors exploitation
(classe 07) sont soldés dans le compte 082. RHE (compte de détermination du résultat hors
exploitation).
Tous les comptes de charges et de produits sont alors soldés, et la suite des opérations ne fait
intervenir que les comptes de détermination et des soldes de gestion :
- les comptes 82. RE, 082. RHE et 84. RCEAI sont soldés dans le compte 85. RNAI
(compte de détermination du résultat net avant impôt sur le résultat) ; en prenant les soldes ci-
dessus, on obtient le Résultat d'Exploitation et le Résultat Hors Exploitation de l'exercice comp-
table. Dans cette opération, le compte 84. RCEAI a un fonctionnement un peu spécial : il est
composé de deux parties qui doivent faire chacune l'objet d'un traitement à part, sans compensation
entre elles : d'un côté les plus-values sur cessions d'éléments d'actif immobilisé, de l'autre les
moins-values sur cessions d'éléments d'actif immobilisé.
- sur la base du Résultat Net avant Impôt, et en utilisant les règles fiscales en vigueur, on cal-
cule le montant de l'impôt sur le résultat ; on inscrit ce montant au débit du compte 86. IR
(enregistrement de l'impôt, au débit comme les charges), et au crédit du compte 43. Etat (car il
s'agit d'une dette vis-à-vis de l'État).
- les comptes 85. RNAI et 86. IR sont soldés dans le compte 870. RN (compte de détermi-
nation du résultat net en instance d'affectation) : en prenant le solde du compte 85. RNAI, on
obtient le Résultat Net avant Impôt de l'exercice comptable ; on remarque que le solde du compte
86. IR est l'impôt sur le résultat.
- enfin, le compte 870. RN est soldé au Bilan de Clôture de l'entreprise dans le compte 0875.
RNIA (résultat net en instance d'affectation) ; un résultat bénéficiaire est inscrit au passif du
bilan ; un résultat déficitaire est inscrit à l'actif du bilan.
287
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
Commençons par indiquer les écritures de Journal par lesquelles on solde les comptes ci-
dessous :
•31/12
80 MB 100
60 à CSV (pour solde) 100
31/12
70 VM (pour solde) 278
80 à MB 278
31/12
80 MB (pour solde) 178
81 à VA 178
31/12.
81 VA 6 025
61 à MFC (pour solde) 6 025
31/12
81 VA 587
62 à TC (pour solde) 587
31/12
81 VA 2 379
63 à ASC (pour solde) 2 379
31/12
71 PV (pour solde) 19 552
73 PEEM (pour solde) 424
72 à PS (pour solde) 498
81 VA 19 478
31/12
81 VA (pour solde) 10 665
82 à RE 10 665
288
SOLDE DES COMPTES DE MOUVEMENTS PATRIMONIAUX
On peut adopter une forme détaillée (comme on l'a fait pour les comptes de charges), ou une
forme condensée (comme on l'a fait pour les comptes de produits).
Naturellement, à chaque ligne du Journal correspond une écriture dans un compte du Grand
Livre. Voyons à titre d'exemple ce qu'il en est pour les comptes 61. MFC et 81. VA. Le compte
61. MFC aura l'allure suivante :
L'écriture du solde débiteur (montant 6 025) est la transposition au compte 61. MFC de la
ligne numéro 8 du Journal qui figure plus haut. Ce solde débiteur du compte 61. MFC, inscrit ci-
dessus pour solde au crédit du compte, sera reporté au débit du compte de détermination de la Valeur
Ajoutée, compte numéro 81 qui, lui, aura l'allure suivante :
On voit sur ce compte n° 81. VA le report du Grand Livre des lignes numéro 6, 7, 9, 11, 16
et 17 du Journal présenté plus haut.
Commençons par traiter des comptes 88. MA et 89. MP. Nous avons vu dans le Chapitre V
que le compte 88. MA est soldé, en fin d'exercice, dans le compte « 028. Amortissements » qui
289
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
lui correspond. Nous avons vu dans le Chapitre VII que le compte 89. MP est soldé, en fin
d'exercice, dans les comptes de provisions appropriés (numéros 019 à 059).
Par ailleurs, nous avons vu au Chapitre I que :
- les comptes de situation patrimoniale (classe 01 à 05) ne fonctionnent qu'en fin d'exercice, à la
clôture des comptes ; dans chacun de ces comptes on commence par reporter le solde figurant au
bilan de clôture de l'exercice précédent.
- en fin d'exercice, chaque compte de mouvements patrimoniaux est soldé dans le compte de situa-
tion patrimoniale qui lui correspond : puis ce dernier est soldé, et son solde viré :
- au bilan de clôture de l'exercice en cours
- au compte de situation patrimoniale de l'exercice suivant.
Exemple : au Bilan 1987, on trouve 583 au compte « 056. Banque ». Au cours de l'exercice 1988
il y a eu 1 723 d'entrées en banque (chèques encaissés, virements reçus, remises en espèces) et
2 087 de sorties (chèques émis, virements effectués, prélèvements en espèces). Le compte
« 56. Banque » aura l'allure suivante :
COMPTE N° 56 BANQUE
et le solde sera reporté au débit du compte « 056. Banque » au bilan de clôture de l'exercice 1988
et au débit du compte « 056. Banque » ouvert au Grand Livre de l'entreprise pour l'exercice
comptable 1989. Le mécanisme exposé ci-dessus s'applique à tous les comptes de
mouvements patrimoniaux. Il s'applique également au compte 875. ARPP
290
SOLDE DES COMPTES DE MOUVEMENTS PATRIMONIAUX
(« affectation du résultat net de la période précédente ») que l'on a utilisé en cours d'exercice lors de
l'affectation des résultats de l'exercice précédent : le compte 875. ARPP est soldé dans le compte
0875. RN, ce qui a pour effet de solder ce dernier. On aura ainsi « vidé » le compte 0875. RN
dans lequel on virera par la suite le solde du compte 870, pour inscription du résultat net de
l'exercice au bilan de clôture.
L'ensemble des opérations indiquées au paragraphe précédent est résumé dans un tableau appelé
« Tableau de Passage » qui se présente comme à la page suivante ; pour chaque compte de patri-
moine ainsi que pour les comptes 88. MA, 89. MP et 875. RN, on y inscrit :
- la situation d'ouverture,
- la somme des mouvements débiteurs,
- la somme des mouvements créditeurs,
- la situation de clôture.
Par ailleurs on y fait figurer à part les mouvements purement internes comme :
- l'affectation du résultat net de la période précédente,
- l'incorporation de réserves au capital,
- les réévaluations de bilan.
Le tableau de passage est un document très important : il a l'avantage de présenter en une
page, de façon synthétique et bien organisée, l'ensemble des données permettant de comprendre le
passage du bilan d'ouverture au bilan de clôture ; il est un instrument indispensable pour l'analyse
comptable et financière de la situation en début d'exercice, de la situation en fin d'exercice, et de
l'impact de l'exercice comptable sur la santé économique de l'entreprise.
291
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
Reports + OU-
da Augmen- Dimi- viremenu Soldes
soldes de compte reportables
acompte
IMMOBILISATIONS
21 Terrains
22 Autres immobilisations corporelles
23 Aunes immobilisations corporelles en cours
STOCKS
30 Marchandises
31 Matières et fournitures
33 Emballages commerciaux
34 Produis semi-ouvrés
35 Produits finis
36 Produis en cours
37 Travaux en cours
38 En cours de roule et à réceptionner
DISPONIBLE
55 Chèques et coupons a encaisser
56 Banques et chèques postaux
57 Cane
58 Compta de régies d'avances et d'accréditifs
TOTAUX
292
SOLDE DES COMPTES DE MOUVEMENTS PATRIMONIAUX
Reports _ + + OU-
des Dimi- Augmen- Soldes
soldes nutions tations décompte reportables
acompte
87 RÉSULTATS NETS
870 - d e la période (à affecter) V//////A Y////////,
875 - affectation du résultat net de la période précédent Y////////,
NOI
88 AMORTISSEMENTS
a immobilisées
89 PROVISIONS
Provisions pour charges et pertes
Provisions pour déprédation
CAPITAUX PROPRES
10 Capital
11 Réserves
12 Report à nouveau
14
so Subventions d'équipement
oc
s DETTES A LONG ET A M O Y E N TERME
< 16
17
Emprunts obligations
Autres emprunts et dettes i long et à moyen terme
40
41
42
DETTES A COURT TERME
Fournisseurs
Clients - Avances et acomptes reçus
Personnel
HP
wy/Zw
Vs/ss/s//
tu 43 Eut et organismes africains ou internationaux
f-
44 Associés
ys/ssZyh
45 Sociétés apparenté«
M 46 Créditeurs divers
8 51
52
Emprunts à moins d'un an
Titres à court tenne
YZVSSIW
53
56
Effets et warrants à payer
Banques - Avances reçues à moins d'un an
'w/z/Zw
(soldes credi teure)
vsy///s%'
UP
•I 0
TOTAUX X Y Z
293
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
PROBLÈME SOGECOM
THEMES TRAITES :
Révision des thèmes précédents ; travaux d'inventaire, balance après inven-
taire, soldes caractéristiques de gestion, bilan de clôture.
1. Introduction
Le problème à résoudre ici comporte des données assez nombreuses ; aussi commencerons-
nous par indiquer comment il est organisé. Il comporte deux parties :
- dans la première partie, on part de la balance avant inventaire (voir 2) et de l'ensemble des infor-
mations recueillies lors de l'inventaire (voir 3 à 8) : le travail demandé consiste à passer les écri-
tures de fin d'exercice concernant les stocks, les amortissements et provisions, etc.
- dans la seconde partie, l'objectif à atteindre est l'élaboration du Bilan de clôture et du Tableau des
soldes caractéristiques de gestion, à partir du bilan d'ouverture (voir 9) et des résultats obtenus dans
la première partie.
10 CP 500
11 Réserves 100
17 AED1MT 1 949
22 AIC 2 632
26 T(ACT) 215
30 M 4 042 3 517
31 MF 3 512 3 724
33 E 142 84
35 PF 4 842 5 153
38 SCRR 724 543
40 F 4 110 3 987
TOTAUX à reporter 22 168 17 608
294
SUJET DE RÉVISION
295
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
Lors des opérations de cession décrites en 3.1. et 3.2. ci-dessous, le comptable s'est contenté
d'enregistrer le produit de cession (par le débit d'un compte de tiers ou d'un compte financier, et le
crédit du compte 84. RCEAI).
3.1. Vente le 13/5/1986, pour 1 374, d'un fonds de commerce acheté pour 1 217 le 20/3/1982.
3.2. Vente le 24/6/1986, pour 348, d'une machine achetée le 10/3/1981 (valeur brute 1 612, taux
d'amortissement 15 %).
3.3 Achat le 12/2/1986, pour 1 410, d'une machine ayant une durée probable d'usage de 6 ans.
Cet achat a été enregistré le 12/2.
3.4. Un hangar de stockage est construit par l'entreprise : coût de revient : 1 322, taux
d'amortissement : 5 %, date d'achèvement : 8/4/1986. La mise en service a été enregistrée en
comptabilité le 8 avril.
3.5. Le 16/9/1986, mise au rebut d'une machine de valeur brute 1 724 acquise le 28/7/1982. Cette
machine avait au bilan 1985 une valeur nette de 543. Cette mise au rebut n'a pas été enregistrée.
3.6. Le 31/12/1986, les titres (autres que titres à court terme) possédés par l'entreprise ont une
valeur estimée à 1 033 au cours du marché. Le cours des titres (autres que les titres à court terme)
possédés par la SOGECOM au 31/12/1985 n'a pas varié en 1986.
3.7. Au 31/12/1985, la SOGECOM avait trois « autres immobilisations corporelles » : l'une a
été vendue (voir 3.2), la seconde a été mise au rebut (voir 3.5), la troisème a été acquise le 9/7/
1984. Aucune de ces trois immobilisations n'est affectée de provision pour dépréciation au 31/12/
1985.
4.1. Un lot de marchandises valant 218 au coût d'achat est défraîchi ; sa valeur marchande est esti-
mée à 167.
4.2. Un lot de marchandises de valeur 89 est irrécupérable : on le jette.
4.3. On constate un manquant de 52 sur le stock de matières premières.
4.4. La valeur au 31/12/1986 des produits en cours est 334.
5.1. Une créance de 408 sur un client, déjà provisionnée pour deux tiers au Bilan 1985, est estimée
irrécupérable au 31/12/1986.
5.2. Une créance de 327 sur un client paraît douteuse. Le 31/12/1986, on pense pouvoir en récupé-
rer 120.
296
SUJET DE RÉVISION
Ces titres étaient cotés 139 le 31/12/1985, et donc provisionnés pour un montant de 10 au
bilan d'ouverture de l'exercice 1986.
La SGIC s'est donc judicieusement dessaisie de titres dont les cours étaient en train de baisser.
Les cours des autres titres se sont raffermis : leur valeur totale au 31/12/1986 s'établit à 238.
7.1. On prévoit des travaux d'un montant total de 1 887 à réaliser dans trois ans. La SGIC décide
de constituer, au 31/12/1986, une provision du tiers de ce montant.
7.2. On prévoit un litige avec un fournisseur : on estime que les frais seront d'un montant de 154.
8. Informations diverses
8.1. Certaines des charges ont été constatées d'avance : elles ont été engagées au cours de l'exercice
1985 mais se rapportent à l'exercice suivant : 112 concernent des « autres services consommés »
et 72 des « charges et pertes diverses ».
8.2. On constate un montant de 87 de produits perçus d'avance ; ils entrent dans la catégorie
71. PV.
8.3. Des chèques reçus par la SOGECOM d'un montant total 88 ont été enregistrés au débit du
compte « 56. Banque », alors qu'ils n'ont pas été remis en banque au 31/12.
8.4. Des réparations ont été effectuées par un fournisseur de service ; la facture n'est pas encore
parvenue le 31/12/1986 ; on estime son montant à 234 ; aucun enregistrement n'a été effectué
concernant ces réparations.
8.5. La SOGECOM accorde des ristournes à ces clients sur la base des achats de l'année ; le mon-
tant de ces ristournes est estimé à 79. Ces ristournes seront payées au début de l'exercice 1987.
8.6. Au cours de l'exercice 1986, on a repris 437 de provisions ; ces reprises sur provisions se
décomposent comme suit :
- 153 concernent des pertes et charges,
- 157 concernent des créances clients,
- 67 concernent des marchandises,
- 60 concernent des matières et fournitures.
297
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN. SOLDES DE GESTION
298
SUJET DE RÉVISION
CAPITAL PROPRE
- Capital social (ou personnel) 2 500
- Primes d'émission
RÉSERVES
- Réserves réglementaires 150
- Réserves libres
REPORT A NOUVEAU
2 650 2 650
TOTAL : SITUATION NETTE (avant résultat de la période)
SUBVENTIONS D'ÉQUIPEMENT
299
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
31/12
84 RCEAI 1 217
20 àFVn 1 217
300
CORRIGÉ COMMENTÉ
88 MA 1 280
84 à RCEAI (amortissement de
l'actif cédé) 1 280
L'enregistrement de la cession est ainsi complet, le produit de cession ayant été enregistré au jour-
nal du 24/6.
68 DAP 208
88 à MA (machine) 208
d°
68 DAP 48
88 à MA (hangar) 48
301
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
Déterminons ce taux :
- la machine a été acquise le 28/7/1982, donc l'amortissement total au 31/12/1985, est égal à :
1 724 - 543 = 1 181.
Cette somme représente une dotation correspondant à 1 232 jours d'amortissement (152 jours
en 1982 et 360 pour chacune des années 1983,84 et 85).
- la dotation annuelle aux amortissements (une année pleine) est donc égale à :
i m . x 360-345,
ce qui correspond à un taux d'amortissement de :
- 2 4 Ì - x 100 = 20 %,
1 724
- d'où la dotation « exploitation » pour 1986 (256 j) :
256 x 345 = 245,
360
et la valeur nette comptable le jour de la mise au rebut :
543 - 245 = 298.
C.5. Titres (autres que les titres à court terme) (voir 3.6.)
Notons en abrégé T (ACT) pour l'expression « titres autres que les titres à court terme ».
La balance avant inventaire nous indique qu'un montant de 215 de T (ACT) a été acquis en
cours d'exercice. Les T (ACT) possédés par la SOGECOM au 31/12/1985 ont une valeur brute de
1 018, une valeur nette de 786 et sont provisionnés pour un montant de 232 (voir « Bilan
d'ouverture »).
Les T (ACT) possédés par la SOGECOM le 31/12/1986 ont donc une valeur d'acquisition de
1018 + 215= 1233.
Leur valeur marchande est égale à 1 033. Comme le cours des T (ACT) possédés par la
SOGECOM début d'exercice n'a pas varié, leur valeur nette reste égale à 786. La valeur marchande
au 31/12/86 des T (ACT) acquis au cours de l'exercice 1986 est donc égale à 1 033 - 786 = 247.
302
CORRIGÉ COMMENTÉ
Comme ces titres ont été acquis pour 215, on en déduit que leur cote au 31/12/86 est supé-
rieure à leur cote le jour de l'achat.
Rappel : la plus-value qui en résulte ne donne lieu à aucun enregistrement (une plus-value n'est
enregistrée que lorsqu'elle est effectivement réalisée, lors d'une cession).
68 DAP 261
88 à MA 261
68 51
89 51
303
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
72 PS 127
36 à PEC annulation du stock ini-
tial (voir bilan 1985) 127
304
CORRIGÉ COMMENTÉ
- provision = 42 - 10 = 32.
- valeur nette = 327 - 139 = 188.
Comme ces titres valent 238 au 31/12/1986, il faut reprendre la provision de 32 (on ne
constate pas la plus-value, qui est seulement potentielle). On sera donc amené à enregistrer une
reprise sur provision d'un montant total égal à 10 (annulation partielle sur vente) + 32 (reprise
pour disparition du risque) = 42.
89 MP 42
078 à RAP (HE) titres à court terme 42
On remarque que sur la cession de titres, la SOGECOM a subi une moins-value de 149 -
117 = 32.
On se souvient que les dotations aux provisions pour charges, s'enregistrent par le débit du
compte d'exploitation 68. DAP alors que les autres dotations aux provisions pour risques
s'enregistrent par le débit du compte hors exploitation 068. DAP (HE), (voir chapitre VII).
305
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
Remarques :
1. si le montant de la facture du réparateur (voir 8.4.) avait été exactement connue, on aurait enre-
gistré son montant au débit du compte 63. ASC et au crédit du compte 40. F (sous-compte
« facture à recevoir ») ;
2. les reprises sur provisions effectuées en cours d'exercice (voir 8.6.) ont déjà été enregistrées ;
il n'y a donc aucune régularisation à effectuer en ce qui les concerne.
Pour obtenir la balance après inventaire, il suffit de combiner la balance avant inventaire et les
écritures de régularisation.
Par exemple le débit du compte 078 RAP (HE) présente un montant de 437 dans la balance
avant inventaire, et l'on enregistre des régularisations de 272 (voir C.8.) et de 42 (voir C.9.). Le
total dans la balance après inventaire s'établit donc à :
437 + 272 + 42 = 7 5 1 .
La balance après inventaire est présentée dans les tableaux 4 et 5 pages suivantes.
Pour l'élaboration pratique de cette balance, nous procéderons en cinq étapes.
Étape 1 :
On relève les numéros des comptes qui interviennent dans l'enregistrement des régularisations, dans
l'ordre dans lequel ils apparaissent.
Étape 2 :
On met ces numéros en ordre (dans l'ordre des numéros de comptes croissant) ; on obtient la liste
suivante :
20, 22, 30, 31, 36, 41, 47, 48, 52, 55, 56, 63, 64, 68, 064, 068, 71, 72, 078, 84, 88, 89.
Étape 3 :
On reprend au Grand-Livre l'ensemble des écritures de régularisation sous forme de comptes sché-
matiques avec total débit (TD) et/ou total crédit (TC).
306
CORRIGÉ COMMENTÉ
3 336 (TC)
31. MF 36. PEC 41. CL
52 (7) (7) 334 127 (7) (8) 327 408 (8)
327 (8)
400(TC)
(TD) 1 559
(TD) 659
078. RAP (HE) 84. RCEAI
272 (8) (1) 1 217 1 280 (2)
42 (9) (2) 1 612
(9) 149
314(TC)
(TD)2 978 1 280 (TC)
307
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
88. MA 89. MP
(2) 1280 117 (2) (8) 272 51 (7)
(4) 1724 208 (3) (9) 42 207 (8)
48 (3) 629 (10)
245 (4) 154 (10)
298 (4)
261 (5) (TD) 314 1 041(TC)
Étape 4 :
On vérifie qu'on ne s'est pas trompé dans l'étape précédente en calculant la somme des totaux
débits et la somme des totaux crédits des comptes schématiques élaborés à l'étape 3 : ces sommes
doivent être égales.
Supposons par exemple qu'on ait oublié de reporter, parmi les écritures du CA., le débit de
245 au compte 68. DAP. Lors de l'étape 3 le total débit de ce compte est alors égal à 1 314.
Quand on procède à la vérification, à l'étape 4, on obtient somme débits = 1 0 278 et somme
crédits = 1 0 523. L'erreur est donc détectée.
Pour la localiser, on fait la différence entre somme débits et somme crédits :
10 523 - 10 278 = 245,
puis on cherche, dans les comptes en T élaborés à l'étape 3 un montant de 245. Il se trouve au cré-
dit du compte 88. MA et la référence portée en marge nous indique qu'il s'agit d'une écriture enre-
gistrée en C.4. Dans ce sous-paragraphe, on constate que la contrepartie de ce crédit est un débit de
245 au compte 68. DAP, et on vérifie, dans les comptes schématiques, que cette écriture n'a effec-
tivement pas été reportée.
Elle est alors reportée et le total débit du compte 68. DAP recalculé.
Étape 5 :
Pour chacun des comptes intervenant dans la balance avant inventaire ou dans les opérations
d'inventaire, on calcule total débit et total crédit, (total après inventaire = total avant inventaire +
total inventaire). Pour chacun de ces comptes, on calcule le solde. On reporte enfin l'ensemble des
données dans la balance après inventaire (voir tableaux 4 et 5).
308
CORRIGÉ COMMENTÉ
10 CP 500 500
33 E 142 84 58
42 P 1 824 1 804 20
43 ET 764 824 60
44 A 584 584 0 0
50 EMA 39 74 35
53 EP 612 657 45
55 CCE 88 17 71
309
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
62 TC 562 562
65 FP 1 804 1 804
66 rr 824 824
67 I 363 363
70 VM 6 106 6 106
71 PV 87 8 662 8 575
74 PPD 52 52
77 IDR 9 9
070 à Produits hors exploitation 204 204
077
310
CORRIGÉ COMMENTÉ
311
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
L'élaboration du bilan de clôture se fait, pour l'essentiel, en soldant les comptes de mouve-
ments patrimoniaux dans les comptes de situation patrimoniale.
Cependant, avant de procéder à cette opération, il est nécessaire :
- de solder le compte 88. MA,
- de solder le compte 89. MP,
ce que nous faisons dans les sous-paragraphes C l 5 . et C.16. qui suivent.
Le compte 88. MA est soldé, en fin d'exercice, dans le compte « 28. Amortissement des
immobilisations ». Nous y procéderons en détaillant les opérations, une immobilisation à la fois.
Vente d'une machine (voir C.2.)
88. MA 028. AI
1 280 1 17 1 163
1 163 SD_» 1 163
Soldé Soldé
La présentation ci-dessus mérite une brève explication :
- dans le compte 88. MA, reporter tout d'abord les écritures de régularisation, puis tirer un trait.
Ensuite, inscrire l'écriture pour solde.
- dans le compte 028, commencer par reporter le montant de l'amortissement au bilan d'ouverture,
puis tirer un trait, et inscrire le report du solde du compte 88. MA.
Dotation aux amortissements de la nouvelle machine et du hangar (voir C.3.)
88. MA 028. AI
208 0 0
48
312
CORRIGE COMMENTÉ
261 385
31/12
028 AI 1 827
88 à MA pour solde 1 827
Dans ce compte, le report à nouveau vient du bilan d'ouverture ; la seconde inscription vient de la
balance après inventaire ; le solde sera viré au bilan de clôture.
67 51 70
16 (SD)-» l6
(SC) 54
54
313
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
60 60
60 (SD) » 60
soldé
Dépréciation des comptes clients (voir C.8. et B.8.6.)
89. MP 049. PDCT
42 42
42 (SD) » 42
soldé
Risques et charges (voir B.8.6. et CIO.)
(SC) 972
\ 972
Comme pour le compte 88. MA l'ensemble de ces enregistrements se fait par une écriture de
Journal par laquelle on solde le compte 89. MP (le solde de ce compte, créditeur de 290, apparaît
dans la Balance après inventaire).
314
CORRIGÉ COMMENTÉ
315
CLÔTURE DE L'EXERCICE COMPTABLE, BILAN, SOLDES DE GESTION
316
CORRIGE COMMENTÉ
RÉSERVES 250
- Réserves réglementaires
- Réserves libres
REPORT A NOUVEAU
H
3 250 3 250
TOTAL : SITUATION NETTE (avant résultat de la période)
O
SUBVENTIONS D'ÉQUIPEMENT
DETTES A LONG ET A MOYEN TERME :
317
ANNEXE
Liste des comptes OCAM et des abréviations utilisées
MOUVEMENTS SITUATION
PATRIMONIAUX PATRIMONIALE USTE DES COMPTES
(BILAN)
318
USTE DES COMPTES ET ABRÉVIATIONS
Comptes de gestion
1. Effets à l'escompte (E. ESC) -Effets à l'encaissement (E. ENC) -Effets impayés (E.I.)
319
USTE DES COMPTES ET ABRÉVIATIONS
MOUVEMENTS
GESTION PATRI- SITUATION INTITULÉS DES COMPTES
MONIAUX
I Aubin Imprimeur, 86240 Ligugé. — D.L. 0111-08-1988 — Êdit. 01 - n° de collection 46 - Impr. L28084
Universités francophones est la collection de l'Université des réseaux d'expression
française (UREF). Cette dernière, qui fonctionne au sein de l'AUPELF comme une
Université sans murs, a été choisie par le Sommet des Chefs d'État et de gouver-
nement des pays ayant en commun l'usage du français comme l'opérateur privilégié
du Sommet en matière d'enseignement supérieur et de recherche.
Cette collection de manuels universitaires et d'ouvrages de référence s'adresse à tous
les étudiants francophones. Elle est appelée à constituer une bibliothèque univer-
sitaire en langue française dont les ouvrages sont proposés à des prix modérés.
Imprimé en France
par AUCLAIR - Bagneux