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Projet de Fin D'études: Cycle de Licence Des Professions Infirmieres Et Techniques de Sante

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Institut Supérieur des Professions

Infirmières et Techniques de Santé de


Tétouan

CYCLE DE LICENCE DES PROFESSIONS INFIRMIERES


ET TECHNIQUES DE SANTE

Filière : Soins Infirmiers


Option : Infirmier en santé mentale

Projet de fin d’études

Evaluation de l'auto-estime et de la dépression chez les


étudiants de l'ISPITS Tétouan durant la période de janvier à
juin 2024

Promotion : 2021-2024

Elaboré par : Encadré par :


En-Nassri Hanaa Pr Oudghiri Diaa Eddine

Trih Nabil Co-Encadré par:


Yassinine Yassir Mr Allouch Ali

Membres de jury : Pr Oudghiri Dia Eddine

Mr Allouch Ali

Dr Chaara Aya

Date de soutenance : 10/06/2024

Année académique : 2023-2024


Dédicaces

C’est avec un plaisir indescriptible que nous dédions ce modeste travail :

À nos très chers parents, celui qui nous a fait de nous des brillants étudiants,
sources de vie, d’amour et de tendresse.

À nos chers et adorables frères et sœurs, source de joie et du bonheur, Vous êtes
toujours pour nous des frères et des sœurs bien aimés que nous apprécie
énormément.

À tous nos amis et collègues pour leur soutien leur affection et pour les moments
que nous avons passés ensemble, on vous dédie ce travail et on vous souhaite une
vie pleine de succès.

Merci d’être toujours là pour nous.


Remerciements

Nous tenons tout d’abord à remercier Allah le tout puissant et miséricordieux, qui
nous a donné la force et la patience d’accomplir ce modeste travail. La réalisation
de ce projet de fin d’étude a été possible grâce au concours de plusieurs personnes
à qui nous voudrions témoigner toute notre gratitude.

J’ai l'honneur d'adresser mes remerciements profonds à toutes les personnes qui
nous ont conseillé et nous ont soutenu de près ou de loin dans la réalisation de ce
projet.

A nos enseignants de l’ISPITS, pour leurs estimables soutiens et assistance qu’ils


nous ont apportés durant les trois années de notre cursus infirmier ainsi que pour
leurs précieux conseils et leurs encouragements.

Nous tenons à remercier spécialement Pr OUDGHIRI Dia Eddine pour


l’accueil, le soutien, l’aide, l’orientation et la guidance qu’il nous a apporté et
ainsi pour sa supervision éclairée tout au long de la rédaction de PFE

Nous tenons à remercier Mr ALLOUCH Ali qui nous a fait l’honneur d’être notre
Co-encadrant et qui nous a aidé par ses conseils intéressants, son encouragement
continu, ainsi que le temps qu’il nous a réservé malgré ses occupations.

En fin, un grand merci à nos amis et collègues de l’ISPITS de Tétouan et


spécialement nos collègues de promotion 2021-2024 pour les meilleurs moments
passés ensemble.

Merci infiniment

I
Abréviations

ISPITS : Institut Supérieur des Professions infirmières et Techniques de Santé

OMS : Organisation Mondiale de la santé

IMC : Indice de Masse Corporelle

ISM : Infirmier en Santé Mentale

IBO : Infirmier en Bloc-opératoire

IP : Infirmier Polyvalent

IND : Infirmier en Néphro-Dialyse

IG : Infirmier en Gériatrie

ISFSC : Infirmier en Santé de Famille et Santé Communautaire

SF : Sages-Femmes

SE : Santé environnement

AS : Assistant Social

II
Liste de figures

Figure 1 : Distribution des étudiants selon tranche d'âge (n=240)........................................ 26


Figure 2 : Distribution de l'effectif des étudiants selon le sexe ............................................ 27
Figure 3 : Distribution d’effectif des étudiants selon leur option (N=240) .......................... 28
Figure 4 : La répartition d’effectif des étudiants selon le niveau d’étude (n=240 : n(S2) =94,
n(S4) =97, n(S6) =49) .............................................................................................................. 28
Figure 5 : Répartition des étudiants selon leur situation financière ...................................... 29
Figure 6 : La répartition des étudiants selon l'utilisation de tabac ........................................ 30
Figure 7 : La répartition des étudiants selon leur lieu de résidence ...................................... 31
Figure 8 : La répartition des étudiants selon leur engagements extrascolaire ..................... 31
Figure 9 : Distribution des étudiants selon leur IMC ............................................................ 32
Figure 10 : La Répartition des étudiants selon l'interprétation de l'échelle de Rosenberg ... 33
Figure 11 : La Répartition des étudiants selon l'interprétation de l'échelle de Yesavage ..... 34

III
Liste des tableaux

Tableau 1: La répartition des échantillons selon le niveau et l'option ................................. 20


Tableau 2 : Classification de l'IMC selon l’OMS 2023 ....................................................... 22
Tableau 3 : La classification d'échelle de Rosenberg ........................................................... 24
Tableau 4 : La classification d'échelle de dépression ........................................................... 24
Tableau 5 : Résultats de l’analyse entre l'échelle de Rosenberg et le sexe .......................... 34
Tableau 6 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Rosenberg et l'IMC ............................ 35
Tableau 7 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Rosenberg et situation financière ....... 35
Tableau 8: Résultats de l'analyse entre l'échelle de Rosenberg et l'insatisfaction corporelle
.................................................................................................................................................. 36
Tableau 9 : Résultats de l’analyse entre l'échelle de Rosenberg et l'image corporelle ........ 36
Tableau 10 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Rosenberg et attitude de l'enseignant
.................................................................................................................................................. 37
Tableau 11 : Résultats de l'analyse univariée entre l'échelle de Rosenberg et valorisation
familiale .................................................................................................................................... 37
Tableau 12 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et le sexe .......................... 38
Tableau 13: Résultats de l'analyse entre l'echelle de Yesavage et l'IMC ............................ 38
Tableau 14 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et situation financière ...... 39
Tableau 15 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et le côté psychologique .. 40
Tableau 16 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et expression des sentiments
.................................................................................................................................................. 40
Tableau 17 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et critique des autres ........ 41
Tableau 18 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et de Rosenberg ............... 41

IV
Résumé

La population des étudiants se caractérise par une importante vulnérabilité face à


l'émergence de problèmes psychiques et comportementaux qui peuvent avoir une influence sur
l'affirmation que porte chacun sur soi. C'est dans cet optique que nous avons mené cette étude,
afin d’étudier l’estime de soi et la dépression chez les étudiants d'ISPITS Tétouan.

Le but de notre étude est d'évaluer l'estime de soi et le degré de dépression chez les
étudiants de l'ISPITS, d'étudier la relation entre l'estime de soi et la dépression à travers des
mesures psychologiques, et d'examiner le lien entre les différentes données recueillies et
l'estime de soi et le degré de dépression et de déterminer si l'estime de soi et la dépression sont
un bon indicateur de réussite pour ces élèves.

Notre étude est transversale. La population cible est constituée des étudiants de la
première jusqu’à troisième année de l'ISPITS de Tétouan année 2023/2024. Le recueil des
données s'est fait à travers un questionnaire comprenant des échelles psychologiques, l'échelle
de dépression de Yesavage et l'Échelle d'Estimé de Soi de Rosenberg

La population cible de notre étude est de 240 étudiants, répartis selon les options de
l'institut et le nombre d'étudiants dans chaque option. L'étude comprendre un moyen d’âge
entre 17 et 19 ans, avec un pourcentage d'étudiantes féminines dominant à 78 % par rapport à
le pourcentage d'étudiants masculins à 22% ، Les résultats de notre étude ont montré que
plusieurs facteurs affectent le niveau d'estime de soi et le degré de dépression chez les étudiants
en soins infirmiers et sont regroupés en : facteurs scolaires, environnementaux, familiaux et
étudiants.

La revue de la littérature, montre que l'estime de soi et la dépression est influencée par
plusieurs facteurs et qu'un étudiant dont l'estime de soi est faible et un degré de dépression
légère, risque de subir des échecs, à souffrir des problèmes et à développer des comportements
et habitudes toxiques. En effet, notre enquête constitue la première étude de ce genre au milieu
d'ISPITS Tétouan, pourtant, les résultats nécessitent d'être complétés par la réalisation d'autres
études similaires, afin d'enrichir la discussion en terme du sujet de l'estime de soi et la
dépression, et les facteurs influençant, son impact sur la performance académique et les
relations sociales des étudiants.

V
Abstract

The student population is characterized by significant vulnerability to the emergence of


psychological and behavioral problems, which can influence each individual's self-affirmation.
It is with this in mind that we conducted this study, in order to examine self-esteem and
depression among students at ISPITS Tetouan.

The aim of our study is to assess self-esteem and the degree of depression among ISPITS
students, to examine the relationship between self-esteem and depression through psychological
measures, and to analyze the connection between the various collected data and self-esteem and
the degree of depression, as well as to determine if self-esteem and depression are good
indicators of success for these students.

Our study is cross-sectional. The target population consists of first to third-year students
of ISPITS Tetouan for the academic year 2023/2024. Data collection was carried out through a
questionnaire that included psychological scales, the Yesavage Depression Scale, and the
Rosenberg Self-Esteem Scale.

The target population of our study consists of 240 students, distributed according to the
institute's options and the number of students in each option. The study includes an average age
between 17 and 19 years, with a dominant percentage of female students at 78% compared to
the percentage of male students at 22%. The results of our study showed that several factors
affect the level of self-esteem and the degree of depression among nursing students, grouped
into: academic, environmental, familial, and student factors.

The literature review shows that self-esteem and depression are influenced by several
factors, and a student with low self-esteem and a mild degree of depression is at risk of
experiencing failures, suffering from problems, and developing toxic behaviors and habits.
Indeed, our survey constitutes the first study of its kind at ISPITS Tetouan. However, the results
need to be complemented by other similar studies to enrich the discussion on the topic of self-
esteem and depression, the influencing factors, and their impact on academic performance and
social relationships among students.

VI
‫ملخص‬

‫تميز فئة الطالب بتعرضها الشديد لظهور المشاكل النفسية والسلوكية التي يمكن أن تؤثر على تأكيد‬
‫الذات لدى كل فرد‪ .‬ومن هذا المنطلق قمنا بإجراء هذه الدراسة لدراسة تقدير الذات واالكتئاب لدى طالب‬
‫‪ ISPITS‬تطوان‪.‬‬

‫هدف دراستنا هو تقييم تقدير الذات ودرجة االكتئاب لدى طالب ‪ ،ISPITS‬ودراسة العالقة بين‬
‫تقدير الذات واالكتئاب من خالل مقاييس نفسية‪ ،‬وفحص العالقة بين البيانات المختلفة التي تم جمعها‬
‫وتقدير الذات ودرجة االكتئاب‪ ،‬وتحديد ما إذا كان تقدير الذات واالكتئاب مؤشرا ً جيدا ً للنجاح لدى هؤالء‬
‫الطالب‪.‬‬

‫دراستنا هي دراسة عرضية‪ .‬الفئة المستهدفة تتكون من طالب السنة األولى إلى السنة الثالثة من‬
‫‪ ISPITS‬تطوان للعام الدراسي ‪ .2024/2023‬تم جمع البيانات من خالل استبيان يتضمن مقاييس نفسية‪،‬‬
‫مقياس االكتئاب ‪ Yesavage‬ومقياس تقدير الذات ‪.Rosenberg‬‬

‫الفئة المستهدفة في دراستنا تتكون من ‪ 240‬طالباً‪ ،‬موزعين حسب تخصصات المعهد وعدد الطالب‬
‫في كل تخصص‪ .‬تتراوح أعمار الطالب بين ‪ 17‬و‪ 19‬عاماً‪ ،‬مع نسبة طالبية نسائية مهيمنة بنسبة ‪%78‬‬
‫مقارنة بنسبة الطالب الذكور ‪ .%22‬أظهرت نتائج دراستنا أن عدة عوامل تؤثر على مستوى تقدير الذات‬
‫ودرجة االكتئاب لدى طالب التمريض‪ ،‬وهي مجمعة في عوامل دراسية‪ ،‬بيئية‪ ،‬عائلية‪ ،‬وشخصية‪.‬‬

‫تظهر مراجعة األدبيات أن تقدير الذات واالكتئاب يتأثران بعدة عوامل‪ ،‬وأن الطالب الذي يكون لديه‬
‫تقدير ذات منخفض ودرجة اكتئاب خفيفة قد يتعرض للفشل‪ ،‬يعاني من المشاكل‪ ،‬ويطور سلوكيات‬
‫وعادات سامة‪ .‬في الواقع‪ ،‬تشكل دراستنا األولى من نوعها في بيئة ‪ ISPITS‬تطوان‪ ،‬ومع ذلك‪ ،‬تتطلب‬
‫النتائج استكمالها بإجراء دراسات مشابهة أخرى إلثراء النقاش حول موضوع تقدير الذات واالكتئاب‪،‬‬
‫والعوامل المؤثرة‪ ،‬وتأثيره على األداء األكاديمي والعالقات االجتماعية للطالب‪.‬‬

‫‪VII‬‬
Table des matières

Dédicaces ................................................................................................................................... 1
Remerciements ............................................................................................................................ I
Abréviations .............................................................................................................................. II
Liste de figures ......................................................................................................................... III
Liste des tableaux ..................................................................................................................... IV
Résumé ...................................................................................................................................... V
Abstract .................................................................................................................................... VI
‫ ملخص‬........................................................................................................................................VII
Chapitre I : Introduction ....................................................................................................... IX
I. Synthèse Bibliographique ................................................................................................... 4
II. Cadre de référence ............................................................................................................ 14
III. La question et le but de recherche ................................................................................. 16
Chapitre II : Matériel et Méthode ........................................................................................ 17
1) Devis de recherche ............................................................................................................ 18
1.1 Type de l’étude : ............................................................................................................ 18
1.2 Le but de l’étude :.......................................................................................................... 18
1.3 Milieu de l’étude : ......................................................................................................... 18
1.4 Population cible : .......................................................................................................... 18
1.5 Échantillonnage : .......................................................................................................... 19
2) Méthode de collecte des données ...................................................................................... 20
3) Méthodes d’analyse des données : .................................................................................... 21
4) Considérations éthiques : .................................................................................................. 21
5) Classification de IMC, échelle de Rosenberg, échelle de Yesavage ................................ 22
Chapitre III : Résultat et Discussion .................................................................................... 25
I. Résultat : ........................................................................................................................... 26
II. Discussion : ....................................................................................................................... 43
Forces et limites de l’étude....................................................................................................... 49
Recommandations .................................................................................................................... 51
Conclusion ................................................................................................................................ 52
Références bibliographiques .................................................................................................... 53
Les annexes ................................................................................................................................. i
VIII
Chapitre I : Introduction

IX
Dans le domaine de l'éducation et de la santé mentale, l'estime de soi est de plus en
plus perçue comme essentielle pour le bien-être psychologique de l'étudiant et pour son
succès. Elle est perçue comme une condition essentielle pour survivre dans une société de
plus en plus concurrente(André, 2005).

Au cours des dernières années, on observe une croissance de l'intérêt pour la notion
d'estime de soi dans le domaine de la recherche en éducation, en partie en réponse à
l'importance d'un engagement actif des étudiants dans leur réussite scolaire et leur
épanouissement personnel. Les multiples liens qu'elle entretient avec les domaines de la
réussite scolaire, de l'aspect émotionnel de l'identité personnelle, voire des problèmes de
scolarisation (troubles internes ou externes) expliquent sa popularité (Fallaki & Jnaini
&Haouam, 2018).

La personnalité consiste en une combinaison de traits émotionnels, d'attitudes et de


comportements qui diffèrent d'une personne à l'autre. La confiance en soi est un aspect
crucial de notre personnalité et, fréquemment, elle demeure une dimension émotionnelle
importante de notre personne : elle est influencée par notre humeur fondamentale, qui a
également un impact significatif. Il est également possible de saisir dans ce même réseau de
lecture : qu'une estime de soi positive favorise l'implication dans le travail, est liée à une
évaluation de soi plus précise et fiable, et favorise une stabilité émotionnelle accrue. Il est
essentiel que l'étudiant en soins infirmiers accepte ses erreurs et ses échecs, notamment en
acceptant(Papo, 2017).

Selon Cooleya en 1902, l'estime de soi est définie comme une construction sociale qui
est influencée par un ensemble d'interactions entre les individus (pensées, jugements,
actions). Selon lui, c'est le point de vue des autres qui permettra à la personne de saisir ce
que les autres pensent de lui, tel un reflet, élément essentiel de sa perception de soi(Ferrand,
2012).

L’estime de soi est un jugement personnel, une auto-évaluation basée sur nos valeurs
et nos normes personnelles. En 1967, il mentionnait déjà plusieurs autres informations
importantes au niveau de la valeur de l’estime de soi et dans son impact sur la vie des gens.
Le fait de posséder une estime de soi fort ou faible est la conséquence d’une représentation

1
personnelle de ses propres valeurs et convictions plutôt qu’une accumulation de faits
objectifs(Gélinas, 2005).

Plusieurs facteurs peuvent influencer le niveau d'estime de soi chez les étudiants
infirmiers, qu'il soit élevé ou bas. Les facteurs familiaux jouent un rôle crucial dans le
développement des individus, notamment à travers l'amour inconditionnel des parents depuis
l'enfance. Les comportements parentaux face aux échecs et aux réussites scolaires
influencent également le bien-être et la motivation des enfants, tout comme la surprotection
parentale qui peut entraver leur autonomie. Les facteurs scolaires incluent des aspects
comme l'organisation de l'école, la charge des programmes de formation, les relations entre
enseignants et étudiants, ainsi que le climat dans les milieux de stage. Ces éléments peuvent
considérablement affecter la réussite ou l'échec scolaire des élèves. Les facteurs
environnementaux comprennent les relations avec la société, notamment l'intégration sociale
ou la répulsion sociale, qui peuvent influencer le sentiment d'appartenance et l'estime de soi.
Enfin, les facteurs individuels d'apprentissage et d'adaptation, tels que les échecs, l'anxiété,
le stress et les troubles dépressifs.
Ce dernier définit par l’OMS (2024): les troubles dépressifs également regroupés sous
le terme de « dépression », sont des troubles mentaux courants qui touchent toutes les
catégories de population. Ils se caractérisent par une tristesse persistante ou par une perte
durable de la capacité à éprouver de l’intérêt ou du plaisir pour les activités qui en procuraient
auparavant.
En psychiatrie, plusieurs études ont confirmé le lien entre basse estime de soi et risque
dépressif. La faible estime de soi est aussi l’un des symptômes de la dysthymie, trouble de
l’humeur caractérisé par un état dépressif peu intense mais d’évolution chronique sur
plusieurs années. Des travaux sur la stabilité de l’estime de soi (autre dimension importante,
à côté de son niveau) ont montré que les sujets à estime de soi instable, très dépendante des
événements extérieurs, étaient plus souvent victimes d’états émotionnels à polarité négative
(peur, colère…) que ceux dont l’estime de soi était plus stable et résistante(André, 2005).
L’estime de soi est une variable statistiquement corrélée négativement (évaluée par le
test de S. Cooper Smith) et le degré de sévérité de l’état dépressif d’enfants et d’adolescents,
à travers différentes entités diagnostiques (troubles dépressifs). Ceux qui ont le diagnostic
de trouble dépressif majeur et de dysthymie ont une estime de soi plus faible que ceux qui
présentent un trouble de l’adaptation avec humeur dépressive, et plus élevée que ceux qui
présentent une double dépression(Guillon & Crocq, 2004).

2
Alors il existe une relation significative entre l'estime de soi et la dépression, comme
le démontrent de nombreuses études en psychologie. Une faible estime de soi, caractérisée
par une perception négative de soi-même et un manque de confiance en ses propres
capacités, est souvent associée à des symptômes dépressifs. En effet, les individus ayant une
faible estime de soi sont plus susceptibles de développer des pensées négatives persistantes
et un sentiment d'impuissance, ce qui peut exacerber ou même déclencher des épisodes
dépressifs. À l'inverse, une estime de soi élevée tend à agir comme un facteur protecteur,
aidant les individus à résister aux effets du stress et à maintenir un état émotionnel plus stable
et positif.
Il faut distinguer la dépression des changements d’humeur ordinaires et des sentiments
que peut inspirer la vie quotidienne.

L’étudiant qui a confiance en lui possède la relative certitude d’avoir ce qu’il faut pour
réussir ce qu’il entreprend. La confiance permet au futur infirmier de prendre des initiatives
à son niveau et d’endosser ses responsabilités avec détermination.

D’ailleurs, L’objectif principal de la présente recherche est d’étudier l’estime de soi et


la dépression chez les étudiants infirmiers (ISPTS Tétouan) tout en cernant les principaux
facteurs qui peuvent l’influencer afin de proposer de nouvelles suggestions dans le but de
promouvoir de nouvelles pistes favorisant le mieux-être chez les étudiants.

3
I. Synthèse Bibliographique

Dans un premier temps, les termes « estime », « soi » et « estime de soi » ont été
explorés à partir des définitions de dictionnaires.

Estime : Selon le dictionnaire Larousse, « estime" définit comme une appréciation


favorable que l'on porte sur quelqu'un, bonne opinion qu'on en a ; respect,
considération : Il a forcé l'estime par son obstination.
Soi : D'après le dictionnaire, le terme "soi" fait référence à l'identité ou à l'essence
individuelle d'une personne, comprenant ses pensées, ses sentiments, ses croyances,
ses valeurs, ses expériences et ses actions.
Estime de soi : L’estime de soi est une attitude intérieure à la base de la construction
de la personnalité et de l’équilibre psychique en plus d’être tributaire de processus
adaptatifs au cours de la vie(christina,2017).

L’estime de soi est définie comme étant l’opinion que tout individu a de lui-même.
Les premières années de vie sont importantes pour construire la base de l’estime de soi. Elle
se développe progressivement à partir d’expériences positives ou négatives(Guillon &
Crocq, 2004).

(Baumeister, Smart et Boden) définissent l'estime de soi comme le regard global et


l'appréciation qu'une personne a envers elle-même, alors que le concept de soi serait
davantage lié à une vision organisée de soi, qui se formerait à travers les expériences directes
et les évaluations sur l'individu par des gens importants aux yeux de ce dernier(Bergeron,
2011).

1. Les facteurs déterminants l’estime de soi chez les étudiants :


1.1 Facteurs scolaires :

Les facteurs scolaires peuvent avoir un impact sur l'estime de soi des étudiants. Les
notes, les relations avec les enseignants ainsi que les réussites ou échecs académiques
peuvent tous jouer un rôle important dans l'estime de soi des étudiants.

L’estime de soi a été largement explorée dans le cadre de l'enseignement. Plus


précisément, une corrélation a été observée entre « estime de soi » et « réussite scolaire »
(une estime de soi élevée étant liée à la réussite scolaire et une estime de soi faible étant liée

4
à l'échec scolaire). Par exemple, des recherches menées par Pierre Humbert, Plancherel et
Jankech-Caretta (1987) soulignent des liens entre l'estime de soi et le succès scolaire, dans
le sens d'une plus faible estime de soi chez les étudiants moins favorisés scolairement.

Une bonne estime de soi faciliterait l’adaptation sociale à l’environnement scolaire,


permettant ainsi à l’enfant de se trouver en situation de réussite alors qu’une basse estime de
soi rendrait difficile ou empêcherait cette adaptation à l’environnement scolaire, mettant
ainsi l’enfant en situation de difficulté, ce qui pourrait le mener à l’échec(Caroline et Anne
et Marc, 2009).

Selon (Ghita Makoudi 2020) dans son étude, la scolarité joue un rôle crucial dans les
facteurs qui influencent l'estime de soi. Une répétition d'échecs scolaires ou un parcours
scolaire peu positif peut entraîner une dépréciation de soi et donc une diminution de l'estime
de soi. D'autres éléments établissent des liens circulaires avec l'estime de soi : les évaluations
(Allal, Perrenoud et bain, 1993), qui sont formelles à travers les évaluations et informelles à
travers les jugements des autres étudiants et des enseignants, ainsi que les redoublements qui
entraînent une perte de confiance en soi. Plusieurs recherches (Wylie, 1979 ; Bowles, 1999)
ont démontré une faible relation significative entre l'estime de soi et les résultats scolaires
(Rosenberg, Schooler et Schoenbach, 1989),ont trouver une modeste relation causale reliant
des notes auto-rapportes par des élèves à l’estime de soi, mais les effets deviennent
minuscules dès que d’autres variables sont contrôlées par l’individu(Makoudi, 2021).

D'après (Nancy Gaudreau 2019) les jeunes passent le quart de leur temps éveillé en
présence des enseignants. Ceux-ci jouent donc un rôle significatif dans leur vie puisqu’en
plus d’être responsables de leurs apprentissages scolaires, ils ont la possibilité d’influencer
de manière importante leur bienêtre(Nancy, 2019).

D'après une recherche réalisée par (Anastassis Kozanitis, Karinne Latte 2017), la
relation pédagogique entre l'enseignant et les étudiants a pour principales fonctions de créer
un cadre favorable à l'apprentissage et de développer un lien de confiance. Selon Roorda,
Koomen, Split et Oort (2011), cette relation peut avoir un impact sur l'attitude et les
comportements des étudiants en classe. En outre, cela peut avoir des conséquences
bénéfiques sur l'épanouissement de l'étudiant, son engagement à l'école et sa motivation à
apprendre (Hugues et Chen, 2011). Selon Bernstein-Yamashiro et Noam (2013), il existe
une solide documentation sur les effets bénéfiques d'une relation pédagogique significative
entre l'enseignant et les étudiants sur leur adaptation scolaire réussie dans le contexte

5
scolaire, que ce soit au niveau préscolaire, primaire ou secondaire(Bernstein-Yamashiro et
Noam, 2013) (Kozanitis & Latte,2017).

En somme, pour les jeunes, les « bons enseignants » sont d’abord ceux qui
s’investissent sur le plan relationnel avec leurs élèves. Ce faisant, ils favorisent le bienêtre
de ces derniers(Nancy, 2019).

1.2 Facteurs liés à l’étudiant :

Les émotions négatives chez les étudiants peuvent être attribuées en partie à la
transition entre le lycée et l'université, une période délicate marquée par des ruptures
pédagogiques et psychosociales., cette transition entraîne des modifications importantes,
comme vivre loin de la famille pour la première fois, ce qui, bien qu'il s'agisse d'une
recherche d'indépendance, peut également poser des défis qui compromettent le bien-être
et le succès académique(É. Boujut & Décamps, 2012).

 Anxiété :

Selon (Larousse, 2022.), l'anxiété est décrite comme une inquiétude désagréable, une
tension nerveuse causée par l'incertitude ou une perturbation émotionnelle se manifestant
par un sentiment indéfinissable d'insécurité.

L'anxiété, engendrée par l'idée d'une évaluation, a un impact déterminant sur le


rendement des étudiantes très anxieuses : leur performance est généralement moindre que
celle des sujets peu anxieux. Cette influence négative de l'anxiété sur le rendement est encore
plus évidente si, en plus, l'importance accordée à l'évaluation de la tâche est renforcée par
l'utilisation d'instructions appropriées(Dessureulat, 1996).

Dans chaque salle de classe, il est inévitable que l'anxiété se manifeste. Il est évident
pour tout éducateur que les élèves qui étudient une langue étrangère sont souvent confrontés
à de l'anxiété, ce qui peut avoir un impact significatif sur leurs objectifs d'apprentissage. La
définition habituelle de l'anxiété ne correspond pas aux conclusions de ce travail, et il serait
judicieux d'examiner de manière plus approfondie la façon dont l'anxiété est définie dans le
contexte de l'apprentissage d'une langue étrangère. Une des constatations de l'étude sur le
sujet est qu'il y a une anxiété spécifique liée à l'acquisition d'une langue étrangère. Plusieurs
études ont démontré que l'anxiété constitue un véritable frein à l'apprentissage, ce qui a
conduit de nombreux. Oxford (1999 :85), l'une des propositions pour réduire l'anxiété en

6
classe consiste à "encourager" l'estime de soi et la confiance en soi des étudiants qui ont
considéré l'anxiété comme un élément constant, en leur offrant la possibilité de s'épanouir
dans la classe de langues ». L’anxiété linguistique, en tant qu'aspect émotionnel négatif, peut
avoir un impact négatif sur l'apprentissage d'une langue étrangère, tandis que les aspects
émotionnels positifs peuvent favoriser un apprentissage plus efficace, et il impacte la
cognition, les émotions et le comportement(Bradač, 2023).

 Dépression :

Plusieurs écrits confirment une forte tendance à la hausse du nombre d’étudiants de niveaux
supérieurs souffrant de problèmes de santé mentale(Daddona, 2011; Fier, 2010). Cette
augmentation fait l’objet d’une préoccupation importante tant chez les psychologues
scolaires que chez les enseignants, non seulement parce qu’elle met en lumière la nécessité
d’un nombre croissant de ressources, mais aussi d’un changement d’orientation dans les
types de services à offrir (Marcotte, 2015)« D’une approche préventive, développementale
et éducative axée sur l’orientation, les services doivent de plus en plus se diriger vers une
approche plus clinique pour des problématiques plus sérieuses ainsi que vers l’intervention
de crise » Au sein de la population étudiante, les « primo-entrants » (nouvellement inscrits
dans un établissement d’études supérieures) seraient particulièrement à risque de présenter
des problèmes de santé mentale(E. Boujut, Koleck, Bruchon-Schweitzer, & Bourgeois,
2009).

Selon OMS 2024 La dépression est un trouble mental se caractérise par une tristesse
persistante et un manque d’intérêt ou de plaisir pour des activités auparavant enrichissantes
ou agréables, elle due à des interactions complexes entre des facteurs sociaux,
psychologiques et biologiques.

Selon une étude menée parmi 1455 étudiants, 53 % d'entre eux ont mentionné avoir
ressenti des émotions dépressives depuis leur entrée à l'université. D'après l'USEM1, 30 %
des étudiants ont traversé une période de plus de 15 jours au cours de l'année écoulée où ils
ont ressenti de la tristesse ou de la détresse. Enfin, selon les conclusions de l'étude de la
LMDE2, il s'agit d'un mal-être dissimulé et ignoré. Effectivement, 86 % des élèves et 68 %
des élèves affirment avoir ressenti de la détresse au cours des 12 derniers mois. Les études,
les relations avec leurs parents et les difficultés financières pourraient être les principales
raisons de ce malaise. Une étude menée aux États-Unis sur 630 étudiants a révélé une
fréquence de 31 % de dépression(E. Boujut, 2009).
7
L'estime de soi peut jouer un rôle essentiel dans la promotion de notre bien-être
émotionnel : le bien-être et la stabilité émotionnelle d'un individu sont en réalité fortement
influencés par son niveau d'estime de soi. Lorsqu'ils font face à un échec, les étudiants ayant
une grande confiance en eux vont ressentir des réactions émotionnelles immédiates (tristesse
et désarroi) d'une intensité similaire à celle de leurs camarades ayant une estime de soi faible.
Cependant, elles seront moins présentes chez eux : les conséquences émotionnelles de
l'échec ne perturberont pas leurs attitudes ultérieures. On a également pu montrer que les
affects de base étaient plus souvent négatifs en cas de basse estime de soi ; en psychiatrie,
plusieurs études ont confirmé le lien entre basse estime de soi et risque dépressif. La faible
estime de soi est aussi l’un des symptômes de la dysthymie, trouble de l’humeur caractérisé
par un état dépressif peu intense mais d’évolution chronique sur plusieurs années. Des
travaux sur la stabilité de l’estime de soi (autre dimension importante, à côté de son niveau)
ont montré que les sujets à estime de soi instable, très dépendante des événements extérieurs,
étaient plus souvent victimes d’états émotionnels à polarité négative (peur, colère…) que
ceux dont l’estime de soi était plus stable et résistante(André, 2005).

 Le stress :

En général, l'entrée à l'université est considérée comme une transition favorable, car
elle permet aux étudiants d'avoir plus d'indépendance et ouvre de nouvelles perspectives.
Cependant, les étudiants peuvent considérer négativement tous les problèmes liés à
l'éloignement familial, au logement, aux transports, à l'organisation du travail ou encore aux
problèmes financiers. Les difficultés quotidiennes sont souvent causées par tous ces
problèmes secondaires liés aux conditions de vie des étudiants. Les recherches récentes sur
le stress chez les étudiants se concentrent sur un aspect jusqu'à présent négligé du stress, à
savoir les difficultés quotidiennes. Et plus précisément, elles abordent le cas précis de
l'entrée dans la vie universitaire comme un passage qui suppose la confrontation de l’étudiant
à un nombre important de situations auxquelles il doit faire face. En effet, l'admission dans
une université s'accompagne d'une série de problèmes annexes(Strenna, 2011).

Selon (OMS 2023) Le stress est un état d’inquiétude ou de tension mentale causé par
une situation difficile. Il s’agit d’une réponse humaine naturelle qui nous incite à relever les
défis et à faire face aux menaces auxquels on est confrontés dans notre vie. Chacun éprouve
du stress dans une certaine mesure. Toutefois la façon dont nous réagissons face au stress
fait une grande différence pour notre bien-être général.

8
Différents éléments individuels, qu'ils soient cognitifs, motivationnels ou conatifs,
peuvent diminuer ou accentuer le sentiment de stress (Lazarus & Folkman, 1984 ; Lazarus,
1991, 1999). Parmi ces éléments, on a examiné à plusieurs reprises le rôle de l'estime de soi
: Une faible estime de soi est liée à une augmentation du stress et de la détresse
psychologique (Abouserie, 1994 ; Aspinwall & Taylor, 1992 ; Aspinwall & Taylor, 1997 ;
Lane, Jones, & Stevens, 2002 ; Strenna et al., 2009). L’estime de soi correspond au sentiment
plus ou moins favorable que chaque individu éprouve à l’égard de lui-même, la considération
et le respect qu’il se porte, le sentiment qu’il se fait de sa propre valeur en tant que personne
(Rosenberg, 1979). Elle se définit par l’évaluation individuelle de l’image de soi, du soi
idéal, et de la divergence entre ces deux instances (Martinot, 2008). Les approches
dispositionnelles de l’estime de soi ont longtemps envisagé l’estime de soi comme un trait
de personnalité stable (Coopersmith, 1967), chaque individu pouvant être caractérisé par une
estime de soi élevée, ou à l’inverse faible(Faurie, 2016).

Ainsi Les auteurs précédents ont également constaté que dans le contexte universitaire
et la problématique du stress, une haute estime de soi est une ressource que les étudiants
peuvent utiliser pour atténuer le stress causé par les difficultés quotidiennes. Par exemple,
dans une étude menée auprès de 1 504 étudiantes norvégiens, Moksnes, Moljord, Espnes, et
Byrne (2010) ont mis en évidence des corrélations négatives significatives entre l’estime de
soi et le stress perçu. Plus l’estime de soi est élevée, plus le stress perçu est faible. Ainsi, un
regard positif sur soi affecte la façon dont l’étudiante évalue l’environnement. L’estime de
soi joue également un rôle dans la façon dont la personne fait face aux difficultés rencontrées
et au stress perçu. Dans la même étude, Moksnes et al. (2010) obtiennent un effet modérateur
de l’estime de soi dans la relation entre le stress perçu et les états émotionnels négatifs
comme la dépression et l’anxiété(Faurie, 2016).

 Image corporelle :

Selon Franko & Edwards George (2009), l'image corporelle désigne la manière dont
une personne perçoit la forme et le poids de son corps. Les impressions et les représentations
constituent cette perception, nous permettant d'évoquer et d'évaluer notre corps non
seulement en tant qu'objet possédant certaines caractéristiques physiques (taille, poids,
couleur, forme), mais aussi en tant que sujet ou partie de nous-mêmes, avec des émotions
multiples et parfois contradictoires(Dany & Morin, 2010).

9
La perception du corps d'une personne inclut également tous les sentiments, les
attitudes, les souvenirs et les expériences liés au corps qui ont été accumulés et intégrés à
une vision plus globale de soi. En raison de sa relation plus émotionnelle avec l'évaluation
de soi, la dimension subjective de l'image corporelle constitue le concept de satisfaction
corporelle, un concept plus familier qui est essentiel pour l'analyse de la perception de soi
(Cash, 2002). Dans sa version négative, l'insatisfaction physique est associée aux attitudes
dévalorisantes ressenties envers sa propre image(Lessard, 2018).

Des études ont été menées sur la relation entre l'insatisfaction corporelle et le bien-être
psychologique, notamment l'estime de soi, en raison de la question de l'insatisfaction
corporelle. L'estime de soi joue un rôle essentiel dans la compréhension du vécu
psychologique des personnes. Elle fait référence à l'attitude de chaque personne envers elle-
même, à son respect et à sa perception de sa propre valeur en tant que personne
(Rosenberg,1965).Pour ce qui est du lien entre image corporelle et estime de soi, on constate
que plusieurs recherches ont mis en évidence une relation entre insatisfaction corporelle,
apparence perçue et estime de soi Celles-ci montrent qu’un niveau élevé de satisfaction
corporelle est associé à un haut niveau d’estime de soi chez les hommes et les femmes .De
la même manière, l’insatisfaction corporelle est négativement corrélée avec l’estime de
soi(Dany & Morin, 2010).

 Rendement scolaire :

L'éducation peut avoir un impact essentiel sur le succès scolaire. Améliorer l'estime de
soi au sein de la famille, de l'école ou du travail favorise un cadre favorable qui soutient et
renforce les activités qui renforcent l'estime de soi. En règle générale, les enfants qui ont une
estime de soi élevée montrent une plus grande compétence, même si cela ne veut pas dire
que l'estime de soi soit la raison de leur compétence. Toutefois, lorsque les enfants font face
à des situations négatives, cela peut être différent. Le manque de réussite scolaire et de
capacité d'adaptation entraînent une baisse de l'estime de soi (Alawiye et Alawiye, 1988).
En général, la mise en valeur de l'estime de soi est apparente quand des résultats positifs sont
attribués de façon interne et les résultats négatifs sont attribués à des causes
extérieures.(Dessureaulat, 1996).

L’étudiant assume la responsabilité de ses échecs en raison de son manque d'estime de


soi. Un manque de confiance en soi peut contribuer à un faible succès ou à un échec scolaire.

10
L'estime de soi occupe une place stratégique dans l'acquisition de connaissances et influence
le comportement des individus.(Dessureault, 1996).

L'évaluation de la compétence scolaire de l'étudiant et la reconnaissance que les autres


lui accordent. » Au sein de cette étude, l'estime de soi scolaire correspond à la manière dont
l'étudiant perçoit sa compétence scolaire en comparaison avec le jugement de ses camarades
et de son enseignant sur cette même compétence (Gélinas, 2002).

En fait, l’estime de soi se construit à partir de la valeur que l’on accorde aux
autoévaluations de sa compétence personnelle. Par le fait même, une personne peut se
considérer comme incompétente dans une activité donnée, sans que cela ait pour effet
d’affecter son estime de soi si elle n’engage pas sa valeur personnelle dans cette activité.
Cela explique aussi pourquoi il ne suffit pas d’avoir une estime de soi élevée pour agir
conformément à ses attentes. Concrètement, l’estime de soi de l’étudiant qui a un faible
sentiment d’efficacité personnelle en ce qui a trait à sa capacité à réaliser une œuvre
artistique ne sera pas affectée si celui-ci n’accorde pas ou peu de valeur au fait d’être
incompétent dans ce domaine. À l’inverse, si ce dernier estime que cela fait de lui une
personne moins intéressante, donc s’il y accorde de l’importance, son estime de soi peut
alors être altérée par cette croyance d’efficacité personnelle(Gaudreau, 2013).

1.3 Facteurs liés à l’environnement :


 L’intégration sociale :

En intégrant le jugement des autres qui jouent un rôle essentiel dans l'environnement,
comme les enseignants, les parents, la famille, les amis proches ou les camarades de classe,
on peut établir une certaine estime de soi. Elle est associée à la classification des autres, à
l'approbation des personnes concernées et à la répartition des informations attribuées. Les
résultats de la construction sociale et les reflets de la société sont à la base de cela. Ce que
les autres pensent de notre personnalité, de notre apparence, de nos compétences et de notre
comportement est ce que nous sommes. Ainsi, si les autres ont une perception positive de
nous-mêmes, notre confiance en nous sera élevée ; tandis que si les autres ont une perception
négative de nous-mêmes, notre confiance en nous sera faible(Brossard, 2016).

Par conséquent, la comparaison sociale semble également interférer dans la


construction de l'estime de soi(Bridgeman & Shipman, 1978).

11
Un sentiment d'auto-efficacité constitue le soi et il est nécessaires de faire une auto-
évaluation et aussi avoir une interaction avec les autres(Rondier, 2004).

Selon différents chercheurs (Cooley et Mead), il est crucial d'évaluer l'estime de soi
par d'autres individus influents. Ainsi, il semble captivant de saisir le rôle de l'interaction
sociale dans la perception de soi. Les étudiants font une comparaison entre les jugements
des enseignants. Ainsi, il est crucial de prendre en compte les relations et les conditions
environnementales afin de développer progressivement l'estime de soi des étudiants. Les
établissements scolaires et leurs étudiants peuvent jouer un rôle crucial dans la formation de
l'estime de soi des élèves. En outre, plusieurs études ont démontré que l'estime de soi fluctue
en fonction de l'âge.

 Le contexte social :

Le contexte social dans lequel une personne évolue affecte son schème de référence
social (Bingham & Okagaki, 2012).

La culture et le soi sont tous les deux en mouvement (c'est-à-dire en perpétuelle


évolution) et se définissent et se développent mutuellement dans un cycle d'influence
constante. D'un côté, l'individu se forme à partir d'un environnement socioculturel et c'est à
travers lui que les normes socioculturelles sont assimilées et mises en pratique. En revanche,
les émotions, les pensées et les actions réalisées par l'individu ont pour objectif de consolider
ou de transformer cet environnement socioculturel(Markus & Kitayama, 2010).

La culture guide un groupe social vers un niveau défini de bonheur et de bien-être, et


elle définit le sens de la vie (Matsumoto & Juang, 2016).

Quant à l'identité culturelle, elle est principalement liée au concept de soi et est
spécifique à une personne plutôt qu'à un groupe d'individus (Manolov, 2019).

Trois éléments font partie de l'identité culturelle : l'intelligence, les émotions et le


comportement. Dans une étude approfondie de l'identité culturelle(Bingham & Okagaki,
2012).

12
1.4 Facteurs familiaux :

L'estime de soi se développe dès l'enfance et subit des évolutions dynamiques tout au
long de la vie. Étant donné qu'il se développe dans les premières interactions avec les parents.
L'enfant acquiert une reconnaissance face à l'attention de ses parents qui le soutiennent et lui
accordent des soins. D'ores et déjà, divers éléments sont pris en considération dans le
développement de l'estime de soi des individus : La relation entre les parents et les enfants,
la manière dont l'amour est donné à l'enfant, la transmission de l'affection par les
parents(Jalbert, 2020).

(Jalbert, 2020) Selon lui, l'environnement joue un rôle important dans la construction
de l'identité d'un enfant et, à travers les diverses expériences de son enfance, il développera
une perception distinctive de lui-même, des autres et de ses relations. De cette manière, à
mesure que l'enfant grandit, son estime de soi initiale se transforme paisiblement en ce que
l'on appelle l'estime de soi sous-jacent.

La communication familiale a un impact sur l'estime de soi d'une personne. À tous les
niveaux ou dimensions en question, une communication positive, affectueuse et satisfaisante
favorise une évaluation positive de soi. En revanche, lorsque la communication est négative
et remplie de critiques, elle diminue les ressources d'estime de soi, sur les plans familial et
scolaire(Abid, 2020).

L’âge adulte, notre estime de soi a donc une «fondation» plus ou moins solide et qui
s'exprime dans les différentes sphères de notre vie telles que : la vie sociale; la vie
professionnelle, la vie conjugale et familiale(Bemben 2019).

L'individu s'estime en fonction de sa propre perception, de son sentiment d'importance


et d'être unique. Elle pense que l'équilibre dans les relations avec les autres favorise l'estime
de soi. Autrement, l'auteur affirme que les personnes ayant une faible estime de soi attribuent
leurs échecs à des caractéristiques personnelles et leurs réussites à des facteurs externes,
faisant des choix de vie contraires à vos envies (Doré, 2017).

Les changements dans les relations ont démontré des conséquences potentielles de
l'estime de soi sur l'établissement d'une relation à long terme (prédite par une estime de soi
élevée) et la séparation d'un partenaire à long terme (prédite par une estime de soi faible),
mais ces conséquences ne sont pas incluses dans les relations à court terme(Luciano & Orth,
2017).

13
II. Cadre de référence

L'estime de soi des étudiants est façonnée par une multitude de facteurs pour créer des
environnements éducatifs et sociaux favorables à leur épanouissement personnel et
académique. Les influences familiales, les dynamiques scolaires, les conditions
environnementales et les caractéristiques individuelles jouent tous un rôle crucial dans le
développement de l'estime de soi.

14
Les facteurs scolaires : Les facteurs liés à l’étudiant :

- La réussite et l’échec scolaire - Anxiété


- La relation entre l’enseignant et - Dépression
l’étudiant (l’encouragement de - Stress
l’enseignant) - Image corporelle
- Rendement Scolaire

Les facteurs influençant


l’estime de soi chez les
étudiants d’ISPITS
Tétouan

Les facteurs familiaux : Les facteurs liés à l’environnement :

- La relation de l’individu avec ses - L’intégration sociale


parents - La relation avec les autres
- La communication familiale - Le contexte social : la culture
- Le soutien familial

Les facteurs influençant l’estime de soi chez les étudiants d’ISPITS Tétouan

15
III. La question et le but de recherche

1) Les questions de la recherche :


 Question 1 : Quel est le niveau de l’estime de soi chez les étudiants d’ISPITS
Tétouan ?
 Question 2 : Quel est le niveau de dépression chez les étudiants d’ISPITS
Tétouan ?
 Question 3 : Quels sont les facteurs influençant l’estime de soi chez les
étudiants ?
 Question 4 : Quels sont les facteurs influençant la dépression chez les
étudiants ?
2) Les buts de la recherche :
 Evaluer le niveau de l’estime de soi chez les étudiants d’ISPITS Tétouan.
 Evaluer le niveau de dépression chez les étudiants d’ISPITS Tétouan.
 Identifier les facteurs influençant l’estime de soi chez les étudiants.
 Identifier les facteurs influençant la dépression chez les étudiants.

16
Chapitre II : Matériel et
Méthode

17
1) Devis de recherche

1.1 Type de l’étude :

Il s’agit d’une étude descriptive d’Évaluation d'auto-estime chez les étudiants de


ISPITS Tétouan.

1.2 Le but de l’étude :


Le but de notre recherche est de comprendre et d'évaluer l'estime de soi et la dépression chez
les étudiants de l'Institut Supérieur des Professions Infirmières et Techniques de Santé de
Tétouan, en examinant les facteurs influençant l'estime de soi et la dépression dans le
contexte de leur formation académique.

1.3 Milieu de l’étude :


Institut Supérieur des Professions Infirmières et Techniques de Santé de Tétouan.

Le choix de ce milieu est justifié par sa représentativité et son accessibilité car c’est le seul
institut spécialisé dans la formation d'infirmières et de techniciens de santé au niveau de la
ville de Tétouan.

1.4 Population cible :


Les étudiants inscrits dans cet institut durant l’année académique 2023/2024

18
1.5 Échantillonnage :

Il s’agit d’un échantillonnage aléatoire simple pour garantir la participation des étudiants de
l'institut Supérieur des Professions Infirmières et Techniques de Santé de Tétouan.

L'institut compte un total de 661 inscrits répartis de la manière suivante : Le semestre


2 compte 260 étudiants, le semestre 4 en accueille 266, et le semestre 6 enregistre 135
étudiants.

Pour calculer la taille de l'échantillon nécessaire pour une population cible de 661
étudiants, nous utiliserons la formule suivante pour l'échantillonnage aléatoire simple :

(n) : La taille de l’échantillon.

(N) : La taille de la population (661 dans ce cas).

(t) : Correspondant au niveau de confiance choisi (nous utiliserons 1,96 pour un niveau
de confiance de 95 %).

(e) : est la marge d'erreur souhaitée, supposons que nous choisissons une marge d'erreur
de 5 %.

Après avoir effectué les calculs de la taille de l'échantillon nécessaire est d'environ 244
étudiants on répartit par la suite la taille totale de l'échantillon (244 étudiants) entre les trois
semestres. (Stratification).

19
Tableau 1: La répartition des échantillons selon le niveau et l'option

Semestre 2 Semestre 4 Semestre 6


Nombre
Nombre Nombre
Taille de Taille de Taille de
Option des des des
l’échantillon l’échantillon l’échantillon
étudiants étudiants étudiants

IP 70 25 68 24 57 21
ISFSC 30 11 27 10 31 11
ISM 30 11 30 11 27 10
IG 25 9 25 9
IND 30 11 25 9
IBO 25 9 21 8
SE 0 0 22 8
AS 20 7 23 8
SF 29 11 27 10 19 7
Total 259 96 268 98 134 49

2) Méthode de collecte des données

La méthode choisie pour mener cette étude est basée sur :

 Un questionnaire destiné aux étudiants de de l'institut Supérieur des


Professions Infirmières et Techniques de Santé de Tétouan. Ce questionnaire
est composé des questions semi-ouvertes et fermé.
 Explication du Questionnaire :
 Partie 1 : Données socio-démographiques

Cette première partie vise à recueillir des informations sur les caractéristiques socio-
démographiques des étudiants de l'ISPITS Tétouan. Ces données fourniront un contexte pour
comprendre le profil des participants à l'étude.

 Partie 2 : Échelle d'estime de soi de Rosenberg

La deuxième partie du questionnaire utilise l'échelle d'estime de soi de Rosenberg pour


évaluer le niveau d'estime de soi des étudiants. Cette échelle est largement utilisée et

20
reconnue pour son efficacité dans la mesure de l'estime de soi. Elle se compose d'une série
d'affirmations auxquelles les participants répondent en indiquant dans quelle mesure ils sont
d'accord avec chaque affirmation. Les réponses permettent de calculer un score global
d'estime de soi pour chaque participant.

 Partie 3 : Échelle de dépression de Yesavage

La troisième partie du questionnaire utilise l'échelle de dépression de Yesavage pour


évaluer la présence et le niveau de symptômes dépressifs chez les étudiants. Cette échelle
est largement utilisée dans la recherche en santé mentale et offre une évaluation rapide et
efficace de la dépression. Elle comprend une série de questions auxquelles les participants
répondent en fonction de leurs symptômes dépressifs au cours des dernières semaines. Les
réponses permettent de calculer un score total de dépression pour chaque participant.

3) Méthodes d’analyse des données :

Analyse des données collectées à travers le questionnaire est faite selon les statistiques
descriptives.

Les réponses seront saisies dans un tableau de SPSS, ensuite elles seront exploitées et
présenté sous forme de graphiques accompagnés par des commentaires.

4) Considérations éthiques :

Considérant que toute étude de recherche doit respecter des principes éthiques
fondamentaux, notre travail sera conduit en stricte conformité avec les dispositions liées à
ces principes, qui comprennent notamment :

 Consentement informé : s'assurer que les participants comprennent le but du


questionnaire et donnez-leur la possibilité de consentir volontairement.
 Confidentialité : garantissez l'anonymat des réponses pour protéger la vie
privée des participants.
 Transparence : Nous sommes transparents sur la façon dont les données seront
utilisées et protégées.

21
5) Classification de IMC, échelle de Rosenberg, échelle de
Yesavage

- IMC :

Signifie Indice de Masse Corporelle. C'est une mesure utilisée pour évaluer le poids
corporel en fonction de la taille d'une personne. La formule de l'IMC est le poids en
kilogrammes divisé par le carré de la taille en mètres (IMC = poids (kg) / taille² (m²)).

Comment calculer l’IMC :

La classification de l’IMC selon l’OMS :

Tableau 2 : Classification de l'IMC selon l’OMS 2023

Catégorie de l’IMC Risque de développer des


Classification
kg/m2 problèmes de santé

Poids insuffisant < 18,5 Accru


Poids normale 18,5- 24,9 Moindre
Excès de poids 25- 29,9 Accru
Obésité, Classe I 30-34,9 Élevé
Obésité, Classe II 35-39,9 Très éleve
Obésité, Classe III > 40 Extrêment éleve

- Echelle de Rosenberg :

L’estime de soi est définie comme le jugement ou l’évaluation que l’on fait de soi-
même, de sa valeur personnelle. De façon plus simple, l’estime de soi peut-être également
assimilée à l’affirmation de soi. L’estime de soi est un facteur essentiel dans la
performance sportive. (Voir article : « encore une erreur d’arbitrage ou comment maintenir

22
une estime de soi positive… » En répondant à ce test, vous pourrez ainsi obtenir une
évaluation de votre estime de soi.

Evaluation de l’estime de soi

Pour ce faire, il vous suffit d’additionner vos scores aux questions 1, 2, 4, 6 et 7.

Pour les questions 3 ,5 ,8 ,9 et 10, la cotation est inversée, c’est-à-dire qu’il faut compter 4
si vous entourez le chiffre 1, 3 si vous entourez le 2, 2 si vous entourez le 3 et 1 si vous
entourez le 4.

Faites le total de vos points. Vous obtenez alors un score entre 10 et 40.

L’interprétation des résultats est identique pour un homme ou une femme.

Si vous obtenez un score inférieur à 25, votre estime de soi est très faible. Un travail dans
ce domaine semble souhaitable.

Si vous obtenez un score entre 25 et 31, votre estime de soi est faible. Un travail dans ce
domaine serait bénéfique.

Si vous obtenez un score entre 31 et 34, votre estime de soi est dans la moyenne.

Si vous obtenez un score compris entre 34 et 39, votre estime de soi est forte.

Si vous obtenez un score supérieur à 39, votre estime de soi est très forte et vous avez
tendance à être fortement affirmé.

23
La Classification d’échelle de Rosenberg :

Tableau 3 : La classification d'échelle de Rosenberg

L’interprétation de l’échelle Les classements de l’échelle

Estime de soi faible 1-16

Estime de soi dans la moyenne 16-30

Estime de soi fort >31

- Echelle de Yesavage :

Est un outil d’auto - évaluation de la dépression de la personne, c’est essentiellement


un test de dépistage de l’atteinte dépressive ou de l’état dépressif. Selon les résultats
obtenus par la personne, l’évaluateur pourra suggérer que la personne ne souffre pas de
dépression, souffre d’une dépression légère ou souffre d’une dépression modérée ou
sévère.

L’échelle de Yesavage (dépression) comporte 15 questions ayant chacun une réponse


de type Oui-Non. Il faut coter un point pour chaque réponse marquée d’un astérisque. Le
score total varie entre 0 et 15 points.

La classification d’échelle de Yesavage :

Tableau 4 : La classification d'échelle de dépression

Interpretation d’échelle Les classements d’échelle

Normale 0-5

Dépression légère 5-9

Dépression Forte >10

24
Chapitre III :
Résultat et Discussion

25
I. Résultat :

Dans cette phase, les résultats de l’étude seront présentés selon les méthodes utilisées
pour traiter les données. Afin de relever les facteurs qui peuvent influencer l’estime de soi
et la dépression chez les étudiants d’ISPITS Tétouan, nous avons élaboré des
questionnaires et d’échelle d’évaluation d’estime de soi et la dépression destinée aux
étudiants infirmiers pour tous les niveaux.

1. Données socio-démographiques :
1.1 Age :

La moyenne d’âge de l’échantillon est (extrêmes entre 17 et 28). Trois catégories d’âge
ont été distinguées, de 17ans à 19 ans, de 20 ans à 22 ans et supérieur à 23ans. La
répartition en fonction des trois tranches d’âge est la suivante : 46,3% des étudiants de
notre échantillon âgés entre 17 et 19 ans, 51,3% des étudiants âgés entre 20 et 22 ans,
et 2,5% des étudiants âgées plus 23 ans.

Tranches d'âge
51%
46%

3%

17-19 20-22 23<

Figure 1 : Distribution des étudiants selon tranche d'âge (n=240)

26
1.2 Le sexe :

L’échantillon des étudiants ayant répondu à notre questionnaire est composé de 53


hommes (22%) et 187 Femmes (78%).

Le Sexe

22%

Masculin
Féminin
78%

Figure 2 : Distribution de l'effectif des étudiants selon le sexe

1.3 Les Options :

L’effectif d’échantillonnage des étudiants ayant était remplis le questionnaire sont


présenté comme suivant (infirmier polyvalent 29%, infirmier en santé de famille et santé
communautaire 14%, infirmier en santé mentale 13%, infirmier en gériatrie 8%, infirmier
en néphro-dialyse 8% infirmier en bloc-opératoire, 7%, santé environnement 3%, assistant
sociale 6%, sages-femmes 12%.

27
Figure 3 : Distribution d’effectif des étudiants selon leur option (N=240)

1.4 Niveau :

Parmi la taille de population, l’échantillon des étudiants répondus au questionnaire sont


39% semestre 2, 40% semestre 4 et 21% semestre 6.

Niveau d'étude

21%
S2
39%
S4
S6
40%

Figure 4 : La répartition d’effectif des étudiants selon le niveau d’étude (n=240 : n(S2)
=94, n(S4) =97, n(S6) =49).

28
1.5 Nationalité :

L’échantillon de notre étude se compose de 100 des étudiants marocains.

1.6 Situation financière :

Le graphique ci-dessous montre que 37% des étudiants ayant répondu à notre
questionnaire jugent que leur niveau économique familial est élevé, 33% le considère
comme faible tandis que 17% arbitrent comme ils ont un niveau économique moyen et
ainsi que 13% sont très élevé.

Situation Financière

33% 37%

17%
13%

2000 dh> 2000 dh - 4000 dh - 6000 dh<


4000 dh 6000 dh

Figure 5 : Répartition des étudiants selon leur situation financière

1.7 Langue maternelle :

L’effectif d’échantillonnage des étudiants ayant était remplis le questionnaire sont


présenté 100% de langue arabe.

29
1.8 Tabac :

D’après ce graphique, la majorité des étudiants (97%) annoncent que n'utilisent pas
le tabac.

Tabac

2%
1%

Oui
Non
Parfois
97%

Figure 6 : La répartition des étudiants selon l'utilisation de tabac

1.9 Lieu de résidence pendant les étudiants :

La résidence sur la base des résultats obtenus, constitué : 45% des étudiants
habitent aux appartements, tandis que 26% habitent à la cité universitaire et 25%
habitent chez leur parent.

30
Lieu de résidence pendant les étudiants

4%
26% Universitaire
25%
Appartement,Colocation
Chez mes parents /famille
Autres
45%

Figure 7 : La répartition des étudiants selon leur lieu de résidence

1.10 Engagement extrascolaire

Dans notre échantillon d’étude, 50% des étudiant(e)s ayant répondu à notre
questionnaire sont fait des activités sportives, 28% ont des engagements communautaires
et le 22% restants sont fait des associations étudiant(e)s.

Engagement extra scolaire

Associations
22% étudiantes
28%

Activités sportives

Engagements
50% communautaires

Figure 8 : La répartition des étudiants selon leur engagements extrascolaire

31
1.11 IMC :

D’après le graphique ci-dessous en observe que la plupart des étudiants (76%) leur
IMC est normale, 16% de étudiants ont un excès de poids et d’autres ont un poids
insuffisant de pourcentage 8%.

IMC

16% 8%

Poids insuffisant
poids normal
Exces de poids
76%

Figure 9 : Distribution des étudiants selon leur IMC

32
2. Échelle de Rosenberg (Estime de soi) :

Estime de soi
Estime de soi faible
3%

Estime de soi
dans la
moyenne
Estime de soi 28%
fort
69%

Figure 10 : La Répartition des étudiants selon l'interprétation de l'échelle de Rosenberg

D’après les résultats de l’échelle de Rosenberg 69% des étudiants ayant un niveau
élevé d’estime de soi. On peut dire que les étudiants avec un estime de soi forte pourrais
avoir un impact sur leur étude d’une manière positive.

3. Echelle de Yesavage (Dépression) :

D’après les résultats de l’échelle de Yesavage la plupart des étudiants ayant une
dépression légère, et un pourcentage des étudiants infirmières qui ont d’une forte estime de
soi qui peut influencer de manière positive sur leur étude.

33
La dépression

Dépression
17% Normale
33%

Dépression légère
50%

Figure 11 : La Répartition des étudiants selon l'interprétation de l'échelle de Yesavage

4. Analyse entre l’échelle de Rosenberg et les facteurs socio-démographique :

4.1 Le sexe et l’estime de soi :

Tableau 5 : Résultats de l’analyse entre l'échelle de Rosenberg et le sexe

Estime de soi
Faible Moyenne Forte Total Valeur P

M 1 (0,4%) 19 (7,9%) 33 (13,7%) 53 (22%)


Sexe 0,425
F 5 (2%) 50 (20,8%) 132 (55%) 187 (78%)

D’après l’analyse de ces résultats on trouve que les étudiants de sexe féminin ont une
estime de soi supérieur (78%) par rapport les étudiants de sexe masculin (22%).
Il n’y a pas une association significative entre les deux variables (estime de soi et le
sexe) avec une valeur de p=0,425.

34
4.2 IMC et l’estime de soi :

Tableau 6 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Rosenberg et l'IMC

Estime de Soi
Total Valeur P
Faible Moyenne Forte

Poids insuffisant 0 (0%) 4 (1,5%) 15 (6%) 19 (7,5%)

IMC Poids normal 5 (2%) 49 (20,4%) 129 (53%) 183 (75,4%) 0,299

Excès de poids 1 (0,4%) 16(6,6%) 21 (8%) 38 (15%)

D’après le tableau, les étudiants qui ont un IMC normal ayant une estime de soi plus fort
(53%) par rapport les étudiants qui ont un poids insuffisant (6%) et excès de poids (8%).

Il n’y a pas une association significative entre l’estime de soi et IMC p = 0,299.

4.3 La Situation financière et l’estime de soi :

Tableau 7 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Rosenberg et situation financière

Estime de soi Total


Valeur P
Faible Moyenne Forte

2000 dh> 0 (0%) 22 (9,1%) 57 (23,7%) 79 (32,9%)

2000 dh - 4000 dh 1 (0,4%) 14 (5,8%) 25 (10,4%) 40 (16,6%)


Situation
0,49
Financière 4000 dh - 6000 dh 4 (1,6 %) 26 (10,8%) 58 (24,1%) 88 (36,6%)

6000 dh< 1 (0,4%) 7 (2,9%) 25 (10,4%) 33 (13,7%)

D’après le tableau, les étudiants qui ont un revenu entre 4000 dh – 6000 dh (24,1%) et
moins de 2000 dh (23,7%) ayant une estime de soi plus fort que les étudiants qui ont un
revenu entre 2000 dh – 4000 dh et plus de 6000 dh avec un pourcentage de (10,4%)

Il n’y a pas une association significative entre l’estime de soi et situation financière de
valeur p = 0,49.
35
5. Analyse entre l’échelle de Rosenberg et les facteurs environnementale

5.1 L’insatisfaction corporelle et l’estime de soi :

Tableau 8: Résultats de l'analyse entre l'échelle de Rosenberg et l'insatisfaction corporelle

Estime de soi
Total Valeur P
Faible Moyenne Forte

Oui 2 (0,8%) 21 (8,7%) 48 (20%) 71 (29,5%)


L'insatisfaction 0,934
corporelle Non 3 (1,2%) 29 (12%) 78 (32,5%) 110 (45,8%)

Peut être 1 (0,4%) 19 (8%) 39 (36,2%) 59 (24,5%)

Selon le résultat de ce tableau on remarque que les étudiants qui ont déclaré qu’ils ont
souffert pas ou bien peut-être souffrant de l’insatisfaction corporelle ont une estime de soi
légèrement fort par rapport les autres

Il n’y a pas une relation significative entre l’estime de soi et l’insatisfaction corporelle de
valeur p=0,934.

5.2 L’image corporelle et l’estime de soi :

Tableau 9 : Résultats de l’analyse entre l'échelle de Rosenberg et l'image corporelle

Estime de soi Total


Valeur P
Faible Moyenne Forte
Oui 4 (1,6%) 23 (9,5%) 43 (18%) 70 (29%)
L'image Non 1 (0,4%) 28 (11,6%) 78 (32,5%) 107 (44,6%) 0,288
corporelle
Peut être
1 (0,4%) 18 (7,5%) 44 (18,3%) 63 (26%)

Selon le résultat de ce tableau on remarque que les étudiants qui affirment que leur image
corporelle n'a pas d'impact sur leur estime de soi ont une estime de soi légèrement élevée
que les autres avec le pourcentage de 32,5%

36
Il n’y a pas une relation significative entre l’estime de soi et l’image corporelle de valeur
p=0,288

5.3 L’attitude de l’enseignant et l’estime de soi :

Tableau 10 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Rosenberg et attitude de l'enseignant

Estime de soi
Total Valeur P
Faible Moyenne Forte
Oui 3 (1,2%) 32 (13,3%) 80 (33,3%) 115 (48%)
Attitude de Non 2 (0,8%) 23 (9,5%) 43 (17,9%) 68 (28,3%) 0,793
l’enseignant
Peut être 1 (0,4%) 14 (5,8%) 42 (13,7%) 57 (23,5%)

Les étudiants qui ont déclaré qu'ils ont une relation positive avec leurs enseignants
(encouragement des enseignants) ont une estime de soi légèrement forte par rapport les
autres.

Il n’y a pas une relation significative entre l’estime de soi et l’attitude de l’enseignant de
valeur p=0,793.

5.4 La valorisation familiale et l’estime de soi :

Tableau 11 : Résultats de l'analyse univariée entre l'échelle de Rosenberg et valorisation


familiale

Estime de soi
Total Valeur P
Faible Moyenne Forte

Oui 1 (0,4%) 33 (13,7%) 88 (36,6%) 122 (51%)


Valorisation Non 3 (1,2%) 20 (8%) 41 (17%) 64 (26,6%) 0,458
familiale
Peut être 2 (0,8%) 16 (6,6%) 36 (15%) 57 (22,5%)

D’après Le tableau on trouve que les étudiants qui ont affirmé qu'ils ont une valorisation

familiale ont une estime de soi plus forte que les autres qui n'ont pas une valorisation avec

un pourcentage de 36,6 %.

37
Il n’y a pas une relation significative entre l’estime de soi et l’attitude de l’enseignant de

valeur p=0,458

6. Analyse entre l’échelle de Yesavage et les variables d’intérêt :

6.1 Le sexe et la dépression :

Tableau 12 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et le sexe

Dépression
Total Valeur P
Normale Légère Forte

M 18 (7,5%) 24 (10%) 11 (4,6%) 53 (22%)


Sexe 0,289
F 47 (19,5%) 107 (44,5%) 33 (13,75%) 187 (78%)

D’après l’analyse de ces résultats on trouve que les étudiants de sexe féminin ont une
dépression légère (44%) par rapport les étudiants de sexe masculin (10%).

Il n’y a pas une association significative entre les deux variables (dépression et le sexe)
avec une valeur de p=0,289

6.2 IMC et la dépression :

Tableau 13: Résultats de l'analyse entre l'echelle de Yesavage et l'IMC

Dépression

Normale Légère Fort Total Valeur P

Poids insuffisant 7 (3%) 10 (4,1%) 2 (0,8%) 19 (7,5%)

IMC Poids normal 48 (20%) 102 (42,5%) 33 (13,7%) 183 (75,4%) 0,706

Exces de poids 10 (4,1%) 19 (8%) 21 (8%) 9 (3,75%)

Selon le résultat on remarque que :

38
La majorité des participants ont un poids normal (75,4 %), avec une répartition
relativement égale entre les niveaux de dépression légère (42,5 %) et forte (13,7
%), et il n'y a pas de relation significative entre l'estime de soi et l'attitude de
l'enseignant p=0,706.

6.3 La Situation financière et la dépression :

Tableau 14 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et situation financière

Dépression
Total Valeur P
Normale Légère Forte

2000 dh> 20 (8,3%) 42 (17,5%) 17 (7%) 79 (32,9%)

2000 dh - 4000 dh 7 (3%) 25 (10,4%) 8 (3,3%) 40 (16,6%)


Situation 0,415
Financière 4000 dh - 6000 dh 28 (11,6 %) 49 (20,4%) 11 (4,5%) 88 (36,6%)

6000 dh< 10 (4%) 15 (6,25%) 8 (3,3%) 33 (13,7%)

La majorité des participants appartiennent à la catégorie de revenus entre 4000 DH


et 6000 DH (36,6 %), suivis par ceux ayant des revenus inférieurs à 2000 DH (32,9
%); les participants ayant des revenus inférieurs à 2000 DH présentent une
proportion notable de dépression légère (17,5 %) et forte (7 %), tandis que ceux
avec des revenus entre 4000 DH et 6000 DH montrent une proportion élevée de
dépression légère (20,4 %) et normale (11,6 %), et il n'y a pas d'association
significative entre les deux variables (dépression et sexe) avec une valeur de
p=0,415.

39
7 Analyse entre l’échelle de Yesavage et les éléments biographie :

7.1 Le côté psychologique et la dépression :

Tableau 15 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et le côté psychologique

Dépression
Total Valeur P
Normale Légère Forte

Oui 50 (20,8%) 77 (32%) 27 (11,25%) 154 (64%)

Le côté Non 5 (2%) 21 (8,75%) 10 (4,1%) 36 (15%) 0,059


psychologique
Peut être 10 (4,1%) 33 (13,75%) 7 (3%) 50 (21%)

Les étudiants ayant une dépression légère ont majoritairement répondu "oui" (32 %), avec
des pourcentages moindres pour "peut-être" (13,75 %), et une majorité des étudiants,
indépendamment du niveau de dépression, ont répondu "oui" au côté psychologique,
indiquant une perception positive ou une reconnaissance de l'importance de l'aspect
psychologique ; il y a une association significative entre les deux variables (dépression et
côté psychologique) avec une valeur de p=0,059.

7.2 L’expression des sentiments et la dépression :

Tableau 16 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et expression des


sentiments

Dépression
Total Valeur P
Normale Légère Forte

Oui 31 (13%) 57 (23,7%) 19 (8%) 107 (44,6%)

Expression des Non 12 (5%) 42 (17,7%) 18 (7,5%) 72 (30%) 0,077


sentiments
Peut être 22 (9,1%) 32 (13,3%) 7 (3%) 61 (25,4%)

On observe que la majorité des étudiants qui expriment leurs sentiments ont une
dépression légère (23,7 %), avec les étudiants présentant une dépression légère étant les
plus nombreux dans toutes les catégories d'expression des sentiments ; le pourcentage

40
le plus élevé d'étudiants se trouve dans la catégorie "Oui" avec une dépression légère
(23,7 %), et il n'y a pas d'association significative entre les deux variables (dépression
et expression des sentiments) avec une valeur de p=0,077.

7.3 Critique des autres et la dépression :

Tableau 17 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et critique des autres

Dépression
Normale Légère Forte Total Valeur P

Oui 26 (10,9%) 36 (15%) 21 (8,75%) 83(34,6%)


Critique des 0,088
autres Non 23 (9,6%) 47 (19,6%) 12 (5%) 82 (34,1%)

Peut être 16 (6,6%) 48 (20%) 11 (4,5%) 75 (31,25%)

La majorité des étudiants avec une dépression légère sont plus nombreux à répondre “Non”
(19,6%) ou “Peut-être” (20%) à la critique des autres, ce qui signifie que parmi les
étudiants souffrant d’une dépression légère, une proportion significative préfère ne pas
critiquer les autres ou hésite à le faire. De plus, il n’y a pas d’association significative entre
les deux variables (dépression et critique des autres) avec une valeur de p=0,088.

8. Analyse entre l’échelle de Yesavage et les variables d’intérêt :

Tableau 18 : Résultats de l'analyse entre l'échelle de Yesavage et de Rosenberg

Estime de soi
Total Valeur P
Faible Moyenne Forte

Normale 2 (0,8%) 17 (7%) 46 (19%) 65 (27%)

Dépression Légère 3 (1,2%) 35 (14,5%) 93 (39%) 131 (54,5%) 0,612


26
Forte 1 (0,4%) 17 (7%) 44 (18,3%)
(10,8%)

La majorité des personnes avec une dépression légère ont une forte estime de soi (39%),
cela pourrait indiquer que, même avec une dépression légère, une forte estime de soi peut
être maintenue. De plus, les personnes avec une dépression normale montrent aussi une

41
proportion notable de forte estime de soi (19%). Cependant, pour les personnes avec une
dépression forte, il y a une baisse de la forte estime de soi (10,8%). Il n’y a pas une
association entre l’estime de soi et la dépression avec une valeur de p=0,612.

42
II. Discussion :

Dans l'objectif d'évaluer l'estime de soi et la dépression chez les étudiants de l'ISPITS,
et d'identifier les facteurs susceptibles de les influencer, et selon les résultats obtenus dans
le questionnaire réalisé et d'après l'échelle d'évaluation de l'estime de soi de Rosenberg et
l'échelle de dépression de Yesavage nous avons atteint les objectifs de notre présente étude.

L’estime de soi est l'un des concepts les plus couramment étudiés dans les domaines
de la psychologie et la sociologie notamment chez les étudiants. Or, rares sont les études qui
se sont intéressées à étudier cette thématique au Maroc et notre présente étude est la première
de son genre qui étudie l’estime de soi chez les étudiants infirmiers sur le cadre locale.

Selon le résultat on a relevé que les étudiants de sexe féminin ( 78% ) ont une estime
de soi plus élevé que les étudiants de sexe masculins ( 22%) par rapport l’écrit de (Guillon
& Crocq, 2004) qui affirme qu’ il existe une relation entre l’estime de soi et le sexe, en
fonction de la tranche d’âge étudiée. De12à14ans, les filles ont une estime de soi plus élevée
(moyenne = 80,4/100) que les garçons (moyenne = 68,5/ 100), et de 17 à 19 ans, les garçons
ont une estime de soi plus élevée (moyenne = 73,3/100) que les filles (moyenne = 63,1/100)
et d’autre auteurs qui confirme qu’il semblerait que les filles soient généralement de moins
en moins satisfaites de leur corps à mesure qu'elles vieillissent durant l'adolescence, alors
qu'on observe la tendance contraire chez les garçons(Duchesne, 2014).

Conforment à notre propre analyse, nous constatons que la situation financière des
étudiants n'affecte pas leur estime de soi, ça montre que la situation financière peut ne pas
impacter l'estime de soi des étudiants lorsqu'ils sont capables de trouver du soutien
émotionnel et des sources d'estime personnelle en dehors de leur situation économique, telles
que des relations sociales solides, des accomplissements personnels.

Les plus part des écrits annoncent que l’IMC, l’image corporelle et l’insatisfaction
corporelle ont un impact sur l’estime de soi des étudiants ,d’après l’étude de (Dany & Morin,
2010) annoncent que l’image corporelle désigne la manière dont une personne perçoit la
forme et le poids de son corps. Les impressions et les représentations constituent cette
perception, nous permettant d'évoquer et d'évaluer notre corps non seulement en tant qu'objet
possédant certaines caractéristiques physiques (taille, poids, couleur, forme), mais aussi en
tant que sujet ou partie de nous-mêmes, avec des émotions multiples et parfois
contradictoires , ainsi que (Furnham, 2002) , affirme qu’il y a un lien entre l’image

43
corporelle et l’estime de soi , on constate que plusieurs recherche ont mis en évidence en
relation l’insatisfaction corporelle et estime de soi celles-ci montrent qu’un niveau élevé de
satisfaction corporelle est associé à un haut niveau d’estime de soi chez les hommes et les
femmes.

De nombreuses recherches ont montré que les femmes sont généralement plus
insatisfaites de leur apparence physique que les hommes(Furnham, 2002). Les femmes ont,
par exemple, tendance à se voir plus grosses qu’elles ne le sont, alors que les hommes se
perçoivent comme étant plus minces ; cette distorsion perceptive est d’autant plus importante
chez les femmes que leur idéal corporel est d’être mince(Emslie, Hunt, & Macintyre, 2001).
Il est important de noter que les femmes ont tendance à se juger en surpoids, alors
qu’objectivement – selon les normes médicales définies avec l’IMC – elles ne le sont
pas(Calnan, 1998).

En comparaison avec notre étude nous avons obtenu les résultats suivants :

Les étudiants qui ont un IMC normal ont une estime de soi forte, ce qui peut être dû
au fait que la majorité des étudiant(e)s ont un poids idéal. La plupart des étudiant(e)s
déclarent qu'ils ne souffrent pas d'insatisfaction corporelle, ce qui suggère que l'influence de
l'insatisfaction corporelle sur l'estime de soi peut être atténuée lorsque les étudiants
parviennent à séparer leur image corporelle de leur valeur personnelle. Cela se produit
lorsque les étudiants ont une confiance solide en leurs compétences, leurs traits de caractère
et leurs réalisations, indépendamment de leur apparence physique. De plus, la pluralité des
étudiant(e)s confirme que l'image corporelle n'a pas d'impact sur leur estime de soi. Cela
montre que l'estime de soi des étudiants peut ne pas être affectée par leur image corporelle
dans diverses situations. Par exemple, un fort soutien social, la valorisation des compétences
et des intérêts personnels, une conscience de soi développée, une éducation sur les
stéréotypes de beauté, des valeurs culturelles positives et des interventions psychologiques
peuvent contribuer à cette indépendance.

Selon notre analyse nous avons acquis que l'encouragement de l'enseignant a une
influence positive sur l'estime de soi des étudiant(e)s afin d'offrir des renforcements positifs,
d'aider les étudiants à se sentir valorisés et capable et d'augmenter leur confiance en eux-
mêmes. Cet encouragement stimule également leur motivation intrinsèque, les poussants à
s'engager davantage dans leurs études. Et les écrits sont confirmé ce que nous avons dit ,
comme l’a souligné l’écrivaine(Nancy, 2019) qui confirme que les jeunes passent le quart

44
de leur temps éveillé en présence des enseignants. Ceux-ci jouent donc un rôle significatif
dans leur vie puisqu’en plus d’être responsables de leurs apprentissages scolaires, ils ont la
possibilité d’influencer de manière importante leur bienêtre , et d'après une recherche
réalisée par (Kozanitis & Latte, 2017) , la relation pédagogique entre l'enseignant et les
étudiants a pour principales fonctions de créer un cadre favorable à l'apprentissage et de
développer un lien de confiance. Selon (Roorda, Koomen ,Split et Oort, 2011.)cette relation
peut avoir un impact sur l'attitude et les comportements des étudiants en classe. En outre,
cela peut avoir des conséquences bénéfiques sur l'épanouissement de l'étudiant, son
engagement à l'école et sa motivation à apprendre, il existe une solide documentation sur les
effets bénéfiques d'une relation pédagogique significative entre l'enseignant et les étudiants
sur leur adaptation scolaire réussie dans le contexte scolaire, que ce soit au niveau
préscolaire, primaire ou secondaire (Bernstein-Yamashiro & Noam, 2013).

Plusieurs écrits approuvent si les relations familiales positives constituent un facteur


de protection face aux problèmes de conduite de l’adolescent, elles sont également à
l’origine de ressources psychosociales pour l’individu et ces ressources facilitent les
processus adaptatifs à l’âge de l’adolescence. Ainsi, différents auteurs ont observé que les
relations familiales positives contribuent au développement d’une valorisation positive de
l’individu par lui-même, c’est-à-dire, d’une estime de soi positive (DuBois, Bull, &
Sherman, 2022), notamment au niveau familial, social ou scolaire (Laible, Carlo, & Roesch,
2004). C’est ainsi que des études empiriques ont montré que la communication familiale
ouverte est positivement reliée à l’estime de soi des adolescents. À son tour, l’estime de soi
a été traditionnellement considérée comme l’un des indicateurs les plus importants du bien-
être de l’individu et, en particulier, elle a été jugée comme un facteur protecteur important
face aux difficultés d’ajustement psychosocial des adolescents(McCullough, Huebner, &
Laughlin, 2000).

La dépression est bien plus qu'une simple tristesse passagère. C'est un trouble mental
sérieux qui peut affecter profondément la vie quotidienne d'une personne.

On a constaté que les étudiants de sexe féminin ont une dépression légèrement forte
par rapport les étudiants de sexe masculin. La littérature confirme ce que nous avons obtenu
à partir de notre étude, les auteurs valident que les filles présentaient presque deux fois plus
de symptômes dépressifs que les garçons, propension largement évoquée dans la littérature
(Nguyen et al., 2005 ; Gourion et al., 2005). Les défis spécifiques qui se posent aux jeunes

45
filles à partir de l’adolescence, liés aux attentes et aux rôles sociaux émergents (Nolen-
Hoeksema & Girgus, 1994), ainsi que les inégalités plus ou moins subtiles des rapports
sociaux de sexe, contribueraient à cette prépondérance féminine de la dépression (Zucker &
Landry, 2007). De plus, les filles considéreraient les mêmes problèmes comme étant plus
complexes, attribueraient davantage leurs origines à des facteurs internes et auraient
davantage tendance à ruminer et à « cormier » plutôt qu’à adopter des stratégies de coping
actif augmentant par là-même le risque de dépression (Nolen-Hoeksema, Larson, &
Grayson, 1999).

À la littérature, les études qui ont évalué un possible lien entre l'IMC et la dépression
se sont principalement intéressées à l'excès de poids et à l'obésité en association avec la
présence de symptômes dépressifs ou de la dépression, et vice-versa. En raison des
nombreuses études réalisées sur le sujet, des revues de la littérature et des méta-analyses ont
été écrites dans le but de synthétiser et de regrouper les résultats. Selon les revues regroupant
des études transversales, il existerait une association positive entre l'IMC et la dépression,
suggérant qu'un IMC plus élevé est associé à la présence de dépression(De Wit & Luppino,
2010), Les revues portant sur les études longitudinales rapportent la présence d'une
association bidirectionnelle entre l'IMC et la dépression (Atlantis & Baker, 2008). Ainsi, la
présence d'un excès de poids ou d'obésité serait un facteur de risque du développement de
symptômes dépressifs ou de la dépression à long terme.

Par contre Nous avons observé que la plupart des étudiants, bien qu'ayant un IMC
normal, ont légèrement souffert de dépression, Cela peut être dû à des facteurs
psychologiques tels que le stress lié aux études, les pressions sociales, changements
hormonaux et les facteurs génétiques.

Une étude annonce que 86 % des étudiantes et 68 % des étudiants déclarent s’être
sentis déprimés au cours des 12 derniers mois. Les principales causes de ce malaise seraient
les études, les relations avec leurs parents et les problèmes financiers(Villatte, Marcotte, &
Potvin, 2015), par rapport notre analyse on a obtenu que la situation financière n’a pas un
impact sur la dépression des étudiants cela indique que certain cas les étudiants peuvent avoir
des mécanismes de résilience ou de soutien qui les aident à faire face à leurs difficultés
financières sans développer de dépression. Ces mécanismes pourraient inclure un fort réseau
de soutien social, des compétences en gestion du stress ou des ressources personnelles qui
les aident à maintenir leur bien-être mental malgré les défis financiers.

46
À partir de notre analyse, on constate que La majorité des étudiants ont déclaré que le
côté psychologique a un impact sur leur dépression, ce qui explique son influence sur les
pensées, les émotions et les comportements des étudiants. Des pensées négatives, une faible
estime de soi et des évitements sociaux peuvent tous aggraver la dépression. En revanche, la
plupart des étudiants ont déclaré que l'expression de leurs sentiments n'affecte pas leur
dépression. Cela montre que, dans certains cas, la dépression ne parvient pas nécessairement
à inhiber complètement l'expression des sentiments. Certaines personnes dépressives
peuvent être très ouvertes sur leurs émotions, exprimant leur tristesse, leur frustration ou leur
désespoir de manière très franche. Cependant, cela peut varier d'une personne à l'autre et
dépendre de la façon dont elles font face à leur dépression. Certaines personnes utilisent
l'expression émotionnelle comme un moyen de faire face à leurs luttes intérieures, tandis que
d'autres peuvent se replier sur elles-mêmes et avoir du mal à communiquer leurs émotions.
De plus La majorité des étudiants ont affirmé que les critiques des autres n'ont pas une
influence sur leur dépression. Cela peut être dû au fait que les critiques des autres ont moins
d'influence sur la dépression chez les étudiants lorsqu'ils ont développé des mécanismes de
défense solides pour faire face aux critiques et gérer leur bien-être émotionnel. Ces
mécanismes peuvent inclure des stratégies telles que l'estime de soi positive, la résilience
émotionnelle et des réseaux de soutien solides. De plus, lorsque les étudiants sont conscients
que les critiques des autres ne définissent pas leur valeur en tant que personne et qu'ils ont
une vision réaliste et équilibrée d'eux-mêmes, ils sont moins susceptibles d'être
profondément affectés par les critiques négatives.

En psychiatrie, plusieurs études ont confirmé le lien entre basse estime de soi et
risque dépressif. La faible estime de soi est aussi l’un des symptômes de la dysthymie,
trouble de l’humeur caractérisé par un état dépressif peu intense mais d’évolution chronique
sur plusieurs années. Des travaux sur la stabilité de l’estime de soi (autre dimension
importante, à côté de son niveau) ont montré que les sujets à estime de soi instable, très
dépendante des événements extérieurs, étaient plus souvent victimes d’états émotionnels à
polarité négative (peur, colère…) que ceux dont l’estime de soi était plus stable et
résistante(André, 2005).
Dans notre étude on a trouvé qu’il n’y a pas une relation entre l’estime de soi et la
dépression chez les étudiants, cela peut s'expliquer par plusieurs facteurs. La dépression est
un trouble complexe, influencé par une multitude de causes, dont certaines peuvent être plus
déterminantes que l'estime de soi. La variabilité individuelle joue également un rôle, car

47
chaque personne peut être affectée différemment par divers facteurs environnementaux,
biologiques et psychologiques. De plus, les différences méthodologiques entre les études,
comme les outils de mesure et les échantillons, peuvent masquer une relation potentielle.
Enfin, l'estime de soi étant un concept multidimensionnel, il se peut que certaines de ses
dimensions n'aient pas un lien direct avec la dépression.

48
Forces et limites de l’étude

 Forces :

Notre projet de fin d’étude intitulé « Évaluation de l'estime de soi et de la dépression


chez les étudiants de l'ISPITS Tétouan » est le premier du genre au niveau de l'ISPITS
Tétouan.

Ce projet nous a fourni un ensemble d'informations précieuses, tant du point de vue


descriptif, concernant le niveau d'estime de soi et le degré de dépression chez les étudiants
de l'institut. Nous avons également analysé les facteurs influençant positivement ou
négativement ces aspects.

Pour la collecte des données, nous avons utilisé des questionnaires standardisés,
notamment l'échelle de Yasavage pour mesurer le degré de dépression et l'échelle de
Rosenberg pour évaluer l'estime de soi. Notre échantillonnage a été constitué d'étudiants de
l'ISPITS Tétouan, assurant ainsi une représentation adéquate de la population cible. Toutes
les personnes sollicitées ont accepté de participer à notre étude, ce qui a renforcé la
représentativité et la validité de nos résultats.

 Limites :

Dans cette étude, nous avons minutieusement inclus un large éventail de variables
qualitatives dans notre analyse, visant à les convertir en données quantitatives pour une
compréhension plus approfondie de la complexité du vécu psychologique, couvrant à la
fois l'estime de soi et la dépression chez les étudiants d'ISPITS. Cependant, la diversité de
ces données a rendu l'interprétation de nos résultats plus complexe, notamment en raison
de la rareté des écrits nationaux et de la recherche empirique pertinente dans ce domaine.
De plus, les contraintes de temps liées à la recherche ainsi qu'aux stages pratiques,
conjuguées aux exigences des cours théoriques, ont inévitablement influencé notre
focalisation sur le projet.

Il est crucial de noter que notre étude est menée de manière uni centrique, ce qui
limite la généralisation de nos résultats à l'ensemble de la population des étudiants en soins
infirmiers au niveau national. Nous soulignons donc l'importance de mener des études
futures multicentriques pour mieux cerner les facteurs déterminants de l'estime de soi et de

49
la dépression dans le contexte universitaire. Ce type d'approche permettrait une
compréhension plus complète et nuancée de cette dynamique complexe.

50
Recommandations

 Félicitez les succès.


 Offrez du soutien
 Favorisez l'autonomie.
 Donnez des retours constructifs.
 Célébrez la diversité.
 Offrez des opportunités d'apprentissage.
 Encourager la communication et les groupes de soutien entre pairs.
 Offrir un accès facile à des ressources de santé mentale.
 Promouvoir des habitudes de vie saines.
 Sensibiliser à l'équilibre entre les études, le travail et les loisirs.
 Enseigner des techniques de gestion du stress.
 Encourager la participation à des activités sociales.
 Fournir un soutien académique approprié.

51
Conclusion

Le contexte universitaire, notamment au sein de l'ISPITS de Tétouan, offre un


terreau propice à l'émergence de divers modes de vie et méthodes d'apprentissage qui
peuvent impacter l'estime de soi des étudiants ainsi que leur prédisposition à la dépression.
Comprendre ces influences revêt une importance capitale pour formuler des solutions
efficaces visant à renforcer l'estime de soi et la réduction du degré de dépression des futurs
infirmiers, favorisant ainsi leur réussite académique et la consolidation de leur identité
professionnelle. Cette étude met en lumière plusieurs facteurs, qu'ils soient intrinsèques à
l'étudiant, environnementaux, familiaux ou liés au contexte d'étude, qui exercent une
influence significative sur l'estime de soi et dépression des étudiants de l'ISPITS de
Tétouan. Les résultats révèlent une corrélation entre le niveau d'estime de soi et le degré de
dépression et l'avancement dans le cursus universitaire, soulignant la nature fluctuante de
ce trait psychologique, influencé par diverses variables au fil du temps.

L'estime de soi des étudiants de l'ISPITS de Tétouan peut être affectée par la
dépression, créant un cercle vicieux où une faible estime de soi et la dépression s'aggravent
mutuellement. Cette interaction souligne l'importance de traiter simultanément l'estime de
soi et la dépression pour améliorer le bien-être et la réussite académique des étudiants.

Pour conclure, l'estime de soi et la dépression chez les étudiants infirmiers est
un concept complexe en interaction étroite avec plusieurs facteurs qui peuvent l'influencer
de façon directe ou indirecte, cette étude est aussi le début du chemin vers des processus de
recherches mettant l'accent sur le vécu réel de l'étudiant infirmier et sa préparation saine
vers une vie personnelle et professionnelle réussie.

52
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58
Les annexes

I
Données sociodémographiques :
Code : …………………. Niveau : ………………...

Age : …………………... Sexe : M ☐ F☐

Nationalité : Marocaine ☐ / Étrangère ☐ : ………………….

Situation Financière :

2000
> DH ☐ / 2000-4000 DH ☐ / 4000-6000 DH ☐ / < 6000 DH ☐

Langue maternelle : Arabe ☐ / Français ☐ / Anglais ☐

Tabac : Oui ☐ Non ☐ Parfois ☐

Lieu de résidence pendant les études :

Universitaire ☐ / Appartement, Colocation ☐ / Chez mes parents/famille ☐ / Autres ☐

Engagement extra-scolaire :

Associations étudiantes ☐ / Activités sportives ☐ / Engagements communautaires ☐

Poids en (kg) : …………………. La taille en (cm) :


………………….

Échelle d’Estime de Soi de Rosenberg :


1. Je pense que je suis une personne de valeur, au moins égale à n'importe qui d'autre. 1-2-3-4

2. Je pense que je possède un certain nombre de belles qualités. 1-2-3-4

3. Tout bien considéré, je suis porté à me considérer comme un raté. 1-2-3-4

4. Je suis capable de faire les choses aussi bien que la majorité des gens. 1-2-3-4

5. Je sens peu de raisons d'être fier de moi. 1-2-3-4

6. J'ai une attitude positive vis-à-vis moi-même. 1-2-3-4

7. Dans l'ensemble, je suis satisfait de moi. 1-2-3-4

8. J'aimerais avoir plus de respect pour moi-même. 1-2-3-4

9. Parfois je me sens vraiment inutile. 1-2-3-4

10. Il m'arrive de penser que je suis un bon à rien. 1-2-3-4

ii
Échelle de Yesavage
1-Etes-vous pour l'essentiel satisfait de votre vie ? Oui (0) ☐ Non (1) ☐

2-Avez-vous renoncé à nombre de vos activités et intérêts ? Oui (1) ☐ Non (0) ☐
3-Avez-vous le sentiment du vide dans votre existence ? Oui (1) ☐ Non (0) ☐
4-Vous ennuyez-vous souvent ? Oui (1) ☐ Non (0) ☐
5-Etes-vous de bonne humeur la plupart du temps ? Oui (0) ☐ Non (1) ☐
6-Craignez-vous qu'il vous arrive quelque chose de mauvais ? Oui (1) ☐ Non (0) ☐
7-Vous sentez-vous heureux la plupart du temps ? Oui (0) ☐ Non (1) ☐
8-Vous sentez-vous souvent faible et dépendant ? Oui (1) ☐ Non (0) ☐

9- Préférez-vous rester chez vous, Plutôt que de sortir et faire quelque Chose de nouveau ? Oui (1) ☐ Non (0)

10-Estimez-vous avoir plus de troubles de la mémoire que la plupart des gens ? Oui (1) ☐ Non (0)

11-Croyez-vous qu'il soit merveilleux d'être vivant en ce moment ? Oui (0) ☐ Non (1) ☐
12-Vous sentez-vous inutile tel que vous êtes actuellement ? Oui (1) ☐ Non (0) ☐
13-Vous sentez-vous plein d’énergie ? Oui (0) ☐ Non (1) ☐
14-Estimez-vous que votre situation soit désespérée ? Oui (1) ☐ Non (0) ☐

15-Croyez-vous que la plupart des gens soient plus aisés que vous ? Oui (1) ☐ Non (0) ☐

Questions complémentaires
1) Pour vous, Le côté psychologique affecte-t-il vos études ?
Oui ☐ Non ☐ Peut être ☐
2) Vous êtes capable d'exprimer ce que vous ressentez ?
Oui ☐ Non ☐ Peut être ☐
3) Souffrez-vous l’insatisfaction corporelle ?
Oui ☐ Non ☐ Peut être ☐
4) L’image corporelle affect-t-elle votre estime de soi ?
Oui ☐ Non ☐ Peut être ☐
5) Vous êtes peur de l’échec ?
Oui ☐ Non ☐ Peut être ☐
6) Est-ce que l'encouragement des enseignants influencer sur votre estime de soi ?
Oui ☐ Non ☐ Peut être ☐
7) Votre vie familiale, est-elle valorisante pour vous ?
Oui ☐ Non ☐ Peut être ☐

iii
8) Êtes- vous un (e) hypersensible aux critiques des autres ?
Oui ☐ Non ☐ Peut être ☐

iv
v

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