GCF 513 Management
GCF 513 Management
Ecrivez levez EC
le GCF 513de
Titre : l’ouvrage le
Titre de l’ MANAGEMENT
c
NIVEAU 3
CLASSE : LICENCE EN GESTION COMPTABLE ET
FINANCIERE (GCF)
SEMESTRE 5
VOLUME HORAIRE : 30 heures
Equipe pédagogique
PR ETAME Jacques (PR)
(8H CM; 0H TD;0H TP; 0H TPE)
DR MAYEGLE Solange (CC)
(0H CM; 0H TD;8H TP; 6H TPE)
M. EPEE Ange (VAC)
(7H CM; 8H TD;0H TP; 0H TPE)
1
FICHE DE PROGRESSION
I- PROCESSUS GÉNÉRAL DU DÉROULEMENT DE CHAQUE COURS
1- Présentation de l’objet du cours :
2- Rappels du cours précédent :
3- Question sur la qualité du cours :
a. Le rythme du Cours Magistral est-il convenable ?
b. Les explications sont-elles assez, ou insuffisantes ?
4- Libellé du nouveau cours
5- Proposer :
a. D’exercices à faire à la maison ;
b. Un exercice durant le CM pour mieux illustrer le cours ?
SEQUENCES THEMES DEVELOPPES DUREE
SEQUENCE 1 : Section 1 : Organisation et fonctionnement de l'entreprise CM : 1h
L’entreprise : Section 2 : Les principales fonctions de l’entreprise TP : 3h
structures et Section 3 : La notion de structure
fonctions.
SEQUENCE 2 : Section 1 : Notion de management CM : 1h
LE MANAGEMENT, Section 2 : Les métiers du manager TP : 3h
ÉLÉMENTS DE BASE.
SEQUENCE 3 : Section 1 Les écoles traditionnelles de la théorie des CM : 1h
LES DIFFÉRENTES organisations TP : 3h
ÉCOLES DE Section 2 Les écoles contemporaines
MANAGEMENT.
2
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1. Don Hellriegel., John W. Slocum. Management des organisations, 2e édition, Editions
De Boerk, Bruxelles, 2006.
2. GASSE, Yvon, et al., PME - Posséder mon entreprise, (Guide de l’étudiant et guide
pour réaliser le plan d’affaires), Vanier, Centre franco-ontarien de ressources
pédagogiques, 1998. 150 p.*
3. Jarrosson B., 100 ans de Management, Paris Dunod, 2000.
4. Mintberg H., Le Management. Voyage au centre des organisations, Paris, Collection
Poche, Les éditions D’organisations.1996.
5. Raymond Leban, Management de l’entreprise, Principes et meilleures pratiques,
Editions D’Organisations, Octobre 2005.
6. Ron Colemen., Giles Barrie. Management. 525 conseils pour devenir un meilleur
manager, éditions De Vecchi, Paris, 1998.
7. Stephen Robbns., David Decenzo, « Fundamental of Management », Pearson
Education, Copyright, 2004.
8. WILEY, John, Entrepreneurship - Création d’une entreprise, Toronto, Copp Clark
Pitman Ltd.,1991, 152 p.
3
SOMMAIRE
FICHE DE PROGRESSION
SOURCES DOCUMENTAIRES
4
CHAPITRE 1 : L’ENTREPRISE : STRUCTURES ET FONCTIONS.
Une entreprise est un groupement humain hiérarchisé qui met en œuvre des moyens
intellectuels, physiques et financiers pour produire former, distribuer les richesses
conformément à des buts définis pour réaliser un profit.
En plus de réaliser un profit, l’entreprise a pour objectif de répondre aux questions
fondamentales importantes de l’économie :
- Que produire ?
Quels sont les besoins du marché afin de les satisfaire ?
- Pour qui produire ?
Quelle est la catégorie des consommateurs ayant exprimé le besoin ?
- Comment produire ?
Quelles matières employer, quelles techniques, quels investissements, quelles personnes.
On peut dire que l’entreprise est une unité de production de biens et de services. Mais c’est
aussi une unité de répartition des richesses
5
La fonction administrative (direction, prévision, coordination et contrôle).
Il faut souligner que l’importance de chacune des fonctions est due au contexte. Les fonctions
production, marketing, finance et ressources humaines ont respectivement été en vogue dans
les années 60 (société de consommation de masse), 70 (crise), 80 (déréglementation), 90
(aspiration à une justice sociale)
Pour exécuter une fonction, il faut un ensemble de moyens matériels et humains, appelé
service.
À une fonction peuvent correspondre plusieurs services (dans les grandes entreprises
notamment).
Inversement, un service peut assumer des activités relatives à plusieurs fonctions (dans les
petites entreprises)
Fonction Services Attribution
Il faut alors définir les tâches qui doivent être accomplies dans l’entreprise et concevoir une structure
organisationnelle permettant la coordination de ces tâches entre les différents membres. La
formalisation de la structure organisationnelle est souvent représentée par un organigramme
(présentation de la répartition des responsabilités et du pouvoir, de l’organisation de la hiérarchie et
de la distribution des tâches au sein d’une structure).
2. Structures de l’Entreprise
Les entreprises peuvent adopter différents types de structures selon la manière dont elles organisent
la division interne du travail (degré de départementalisation).
6
On distingue généralement deux grands types de structures qui se distinguent par le fait que l’une
est centrée sur la notion de fonction alors que l’autre repose sur l’idée de produit.
La structure fonctionnelle
La structure de l’entreprise repose sur les différentes fonctions exercées au sein de l’organisation
(fonctions de production, commerciale, financière, de gestion des ressources humaines…).
Unité de commandement : la voie hiérarchique constituée se traduit par le fait que tout
membre de l’entreprise ne dépend que d’un seul supérieur
Modes de communication : la communication entre les membres est à la fois verticale (selon la
voie hiérarchique définie) et horizontale (coopération entre les niveaux hiérarchiques
parallèles).
La structure divisionnelle
L’entreprise est ici organisée autour du bien ou service final qu’elle produit. Chacune des divisions de
la structure organisationnelle de l’entreprise peut à son tour être structurée selon le modèle de la
structure fonctionnelle.
Ce type de structure est de plus en plus utilisée par les grandes entreprises - qui dans le même ordre
d’idée adoptent une structure organisationnelle géographique que l’on peut assimiler à une structure
divisionnelle puisque les grandes fonctions sont dupliquées dans les différentes divisions
géographiques.
7
dissociation entre les fonctions opérationnelles (au niveau des divisions) et les fonctions de décision
stratégiques.
8
CHAPITRE 2 : LE MANAGEMENT, ÉLÉMENTS DE BASE.
Les objectifs de ce chapitre se résument à décrire les sources des méthodes modernes du
management et de montrer leur apport dans la pratique actuelle du management.
2. Utilité du management :
L'étude du management des organisations aide à acquérir les compétences requises pour être
un salarié, un directeur d'équipe, un gestionnaire ou même un dirigeant efficace. Ces
compétences permettent de diagnostiquer, de comprendre et d’expliquer les événements
survenant dans votre travail et agir sur eux
9
2. Les Aptitudes et Qualités du Manager :
a).Aptitudes :
Les dirigeants qui réussissent sont dotés de certaines aptitudes dans le domaine technique,
humain et conceptuel. Les connaissances techniques incluent le fait de comprendre et la capacité
à réaliser efficacement un processus ou une technique. Les connaissances et aptitudes dans le
domaine humai comprennent l’aptitude à travailler avec d’autres personnes et à obtenir la
coopération de tous au sein de l’équipe de travail. Les aptitudes conceptuelles et intellectuelles
correspondent à la capacité de concevoir l’entreprise comme une totalité à avoir en tête les
fonctions qu’implique une situation particulière. La conceptualisation exige de l’imagination et
l’aptitude idéale à concevoir des idées nouvelles et abstraites
3. Rôles du Manager
10
Chapitre 3 : LES DIFFÉRENTES ECOLES DE MANAGEMENT
Les fondements du management sont issus du travail d’un groupe d’auteurs et de
professionnels qui se sont attachés à formuler certains principes rationnels susceptibles
d’améliorer l’efficacité des entreprises.
De manière générale, nous relèverons les grandes théories du management ci-après :
11
2. Les individus sont répartis dans une hiérarchie d’emplois clairement définie
3. Chaque emploi a une sphère de compétences clairement définie
4. L’emploi est occupé sur la base d’un contrat
5. Le recrutement se fait sur la base des compétences (diplômes et/ou expérience)
6. La rémunération est fixe, en fonction du grade hiérarchique
7. L’emploi est la seule occupation du titulaire
8. Logique de carrière la promotion dépend de l’ancienneté et de l’appréciation des supérieurs
hiérarchiques
9. Les individus ne sont pas propriétaires de leur outil de production
10. Les individus sont soumis à un contrôle strict et systématique dans leur travail
Ces trois sont considérés comme les fondateurs de ce qu'on a coutume d'appeler "l'Ecole
classique du management" et leurs idées ont été largement mises en pratique dans les
entreprises.
Douglas Mac Gregor psychologue américain a développé les théories X et Y dans les années
1960.
Théorie X :
Naturellement, l'être humain moyen n'aime pas le travail et l'évitera s'il le peut
12
Du fait de leur aversion à l'égard du travail, la plupart des gens doivent être contrôlés,
voire menacés, afin qu'ils travaillent suffisamment dur
L'humain moyen préfère être dirigé, Il n'aime pas les responsabilités ; Il désire la
sécurité par-dessus tout ; Il ne déploie vraiment son intelligence que pour contourner
les règlements
Théorie Y
Faire des efforts physiques et mentaux au travail est aussi naturel que s'amuser et se
reposer.
Le contrôle et la punition ne sont pas les seules façons de faire travailler les gens.
L'individu sera capable de se réaliser si on l'associe aux buts de l'organisation.
Si un travail apporte des satisfactions, alors l'engagement envers l'organisation
s'améliore.
L'homme moyen est capable d'apprendre.
Mis dans de bonnes conditions, non seulement il accepte, mais en plus il recherche les
responsabilités.
L'humain a besoin du travail pour se développer ; l'humain est motivé par le désir de
se réaliser pleinement.
Il est préférable de laisser les gens s’auto organiser.
Frederick Herzberg, psychologue américain a développé la théorie des deux facteurs : les
besoins qui sont propres à tous les êtres vivants (facteurs d’hygiènes) et ceux qui sont
particuliers à l’homme (facteurs internes).
3. L’école sociologique
Cette école principalement composée de sociologues Michel CROZIER et Renaud
SAINSAULIEU
Les caractéristiques de l’école sociologique sont :
Les motivations et les buts des salariés sont complexes et changeants
Les buts individuels et les buts collectifs ne sont pas toujours convergents
Le conflit est possible dans l’entreprise car chacun a sa propre stratégie
Favoriser l’adhésion des salariés aux buts de l’entreprise
Négociation de contrats de participation des salariés
Gestion des conflits humains
4. L’école empirique
13
Le Rôle social des entreprises et des managers
La Motivation par la participation aux décisions et à la fixation des objectifs
La Prise en compte des besoins humains
Le Management participatif par objectif
La délégation est une source de responsabilisation et de flexibilité
3. La théorie de la contingence
La théorie de la contingence (parfois qualifiée dans le monde Anglo saxon d’approche
(situationnelle) est venue remplacer certains principes de management trop simplistes.
Approche intégrée du management, qui affirme qu’il n’existe pas une méthode idéale qu’il
suffirait d’appliquer, mais que les types d’approches ou de solutions envisagées dépendent
toujours du contexte et de la situation rencontrés
Les facteurs contingentes les plus utilisés sont :
Taille de l’entreprise
Qualification des technologies
Incertitude environnementale
Particularités individuelles
TD
Testez vos connaissances Vrai/faux
1. Henri Fayol est le père du management scientifique.
2. Pour Argyris, le management doit considérer les employés comme des enfants.
3. Les modèles de management datent tous du XVIIIe siècle.
14
4. Taylor a très rapidement compris que les ouvriers étaient des êtres humains
complexes, qu’ils avaient besoin d’autonomie et de liberté.
5. Selon la théorie Y, les individus sont capables d’autocontrôle.
6. La contribution la plus notable de la théorie de contingence se résume par l’expression
one best way.
7. Une stratégie ouverte est définie par tous les managers quel que soit leur niveau
hiérarchique.
8. Pour Follett, les groupes et les communautés ne sont pas importants, seule compte
l’organisation dans son ensemble.
9. Le toyotisme découle du modèle des relations humaines.
10. Le modèle administratif prévoit que seuls les managers dirigeants peuvent prendre des
initiatives.
15
CHAPITRE 4 LES DIFFERENTS STYLES DE MANAGEMENT
Le management d'équipe n'est pas quelque chose qui reste figé. Un bon manager, pour
mobiliser et motiver ses troupes, doit savoir se montrer tantôt délégatif et souple, tantôt plus
directif. Il doit s'adapter aux contextes, aux situations, mais également aux individus en tant
que tels.
On distingue ainsi différents types de management. Certains sont directifs, centrés sur les
résultats, d'autres plus ouverts axés sur l'Humain, le relationnel et l'Intelligence Collective .
Une équipe est un petit nombre de salariés qui possèdent des compétences complémentaires,
adhèrent à des objectifs de réalisation et à des rapports de travail dont ils se considèrent
mutuellement responsables.
16
Repèrent les processus individuels et collectifs et améliorent leur façon d’agir ainsi que
celle du groupe.
b. Etape de cacophonie
Elle se caractérise par des conflits sur les comportements professionnels, les priorités relatives
aux objectifs, la répartition des responsabilités et les orientations donnés au travail.
c. Etape de normalisation
Les comportements professionnels lors de cette étape évoluent vers le partage d’informations,
l’acceptation d’options différentes et la réalisation de tentatives positives pour prendre des
décisions susceptibles de nécessiter un compromis C’est une étape pendant laquelle les
membres de l’équipe définissent les règles de fonctionnement du groupe. Les comportements
collectifs donnent la priorité à la sympathie et à la prévenance, ainsi qu’aux expressions
positives de sentiments menant à une impression de cohésion. La coopération se développe
entre les équipiers qui ont conscience d’une responsabilité partagée.
d. Etape de réalisation
Pendant cette phase, les équipiers montrent leur niveau d’efficacité dans la concrétisation
commune des résultats, les rôles de chacun étant acceptés et compris. Ils savent quand il leur
faut effectuer un travail indépendant et quand ils doivent s’entraider.
e. Etape de dissolution
Pendant cette phase, certaines équipes se préparent à leur démantèlement et la priorité n’est
plus aux performances élevées attention de ses membres porte essentiellement à la conclusion
des activités.
Quatre styles de management ont été théorisés par Rensis Likert psychologue américain, dans
les années 60. Ce dernier décrit différents types de management, répartis entre les 4 catégories
de management suivantes : Le management directif, le management persuasif, le management
délégatif, et le management participatif. Mais, il y a un nouveau type de management qui est
de plus en plus cité, il s’agit du management interculturel.
1. Le management directif
17
Le management directif est un management autoritaire. Entre autres, la hiérarchie donne les
pleins pouvoirs au manager qui est autorisé à prendre des décisions au nom des membres de
son équipe. Ce n'est donc pas à lui de s’adapter au style de ses équipes, bien au contraire.
Avec ce style de leadership autoritaire, les prises d’initiatives et les suggestions des
collaborateurs ne sont absolument pas recommandées.
Ce type de management est très attendu de la part des dirigeants qui souhaitent appliquer des
process précis et ne pas les changer. Cependant, ce mode de management peut tendre à
développer de nombreux conflits et des difficultés relationnelles, avec le manager et entre les
collaborateurs
Le risque de ce style de management est un turnover croissant avec des employés démotivés,
ainsi qu’une perte de performance dans le temps. Ce n’est pas un mauvais style de
management pour autant, car en cas d’urgence ou de gestion de crise, il est le plus efficace.
Ce style de commandement doit être tenu par un leader qui n’a pas peur d’aller à l’encontre de
l’esprit d'équipe et d’assurer le coaching des équipes.
2. Le management persuasif
Le style de management persuasif se veut beaucoup plus impliquer dans l'intelligence
collective et dans l’adaptation de son style de management. Les avis des collaborateurs sont
par exemple très importants. Le manager pèse le pour et le contre, mais il garde toujours le
pouvoir sur la décision finale. Cette vision est très souvent dite paternaliste. Il veille à
encourager la motivation et la forte implication des troupes. Pour ce faire, le manager veille à
ce que chaque membre de l'équipe puisse donner son point de vue et sa vision stratégique de
l'entreprise. Les idées sont décortiquées et validées en équipe.
Ce style de management est assez complexe à mettre en place, car le tempérament des
collaborateurs rentre en jeu. Il est donc tout à fait possible, en tant que manager, de réussir à
l'appliquer dans une équipe et d'avoir plus de difficultés à la faire respecter dans une autre. Il
est essentiel que le manager possède une écoute active empathique, ainsi que du charisme
allié à une capacité à convaincre sans faille.
Exemple : Johanna réalise un style de management juste, mais incisif. Le bien-être des
collaborateurs fait partie de ses objectifs, mais ils sont avant tout centrés sur les résultats. La
collaboration de ses équipes est clé pour fédérer. En réalité, Johanna a déjà établi la stratégie
de son service. Elle a un style relationnel et use d’un leadership situationnel (elle avise au cas
par cas). Elle est prête à remettre en compte le travail d'équipe et développe un style de
management basé sur l’implication des managers comme des collaborateurs.
3. Le management délégatif
Le management délégatif est souvent attendu par les collaborateurs. Ce style de management
situationnel leur offre un pouvoir de décision et d'action plus important, car ils prennent une
18
part active à la vie de l'entreprise. Le point fort de ce style de management est qu’il confère
aux collaborateurs une place conséquente, avec des objectifs de résultat.
Cependant, le management délégatif est à double tranchant. Si les collaborateurs sont
beaucoup plus impliqués et prennent part à la vie de l’entreprise, ils sont également sujets au
stress et à la pression exercée par la hiérarchie pour atteindre les résultats rapidement. Les
risques psychosociaux sont très présents au sein de ce style de management. Il est très
important que le manager détecte les points bloquants, développe une capacité à donner
confiance à ses collaborateurs, et réussisse à les rassurer.
Son style de gestion collaboratif lui permet de rester flexible, surtout si ses collaborateurs lui
démontrent une stratégie meilleure que la sienne. La participation des collaborateurs reste
malgré tout relative et elle doit sans cesse les impliquer et les motiver.
Exemple :
4. Le management participatif
Le management participatif (ou leadership participatif) est perçu comme le plus ouvert de tous
les styles de leadership et peut se compléter d'un management agile. Le manager endosse le
rôle d’un coach, d’un tuteur, qui ne cesse de développer les compétences de ses équipes. Dans
le jargon, cela s'appelle l’emporwement des salariés, soit la capacité à décupler leurs
motivations et leur performance au travail. Le bien-être des collaborateurs est donc au centre
de ce style de management, où chacun est autonome, peut exprimer ses idées et prendre des
décisions capitales. Responsabiliser ses équipes s’intègre logiquement à la conduite du
changement.
Ce style de management impose des entretiens individuels réguliers, afin de vérifier la
pertinence des actions menées par le collaborateur et que le manager soutient bien la
démarche. Le risque de ce type de management est de ne savoir déléguer, ou de ne pas diriger
ses collaborateurs sur la bonne voie. Il ne faut pas oublier que les collaborateurs n'ont pas
forcément tous les éléments en main pour prendre certaines décisions. Le manager doit garder
son rôle de pilier, de référence afin d'éviter des situations bloquantes. C’est du management
organisationnel.
Exemple :
5. Le management interculturel
Il se définit comme l'analyse ainsi que la mise en place des stratégies selon les différences
culturelles inhérentes à des équipes de nature interculturelle. Le terme de “culture” englobe
trois notions auprès de chaque collaborateur : le comportement, les perceptions et les valeurs.
Le rôle du manager, dans l’optique d’un management interculturel, est donc de prendre ses
collaborateurs dans leur intégralité pour les mener là où il souhaite. Ce style de management
peut être difficile à mettre en place, surtout si vous ne l'avez jamais appliqué.
19
20
CHAPITRE 5 : LE PROCESSUS DE MANAGEMENT.
Le management repose sur 4 activités : la planification, l’organisation, la direction et le
contrôle.
I. LA PLANIFICATION
La planification est le moyen permettant d’anticiper et de préparer les actions à entreprendre
dans le futur. Vif succès pendant les 30 glorieuses, La crise de 1973 ; réduit la fiabilité des
prévisions et des plans qui en découlent ; l’utilisation de la planification est donc
reconsidérée.
La planification opérationnelle laisse la place à une planification stratégique favorisant une
démarche plus prospective, plus qualitative et plus souple, prenant en compte non seulement
des dimensions économiques mais aussi et surtout des données concurrentielles, sociales,
politiques et technologiques.
L’incertitude des années 90 conforte ce mouvement puisque à la planification stratégique
succède le management stratégique dont l’ambition est de prendre en compte l’organisation et
les processus qui la sous-tendent afin d’être plus global, plus réactif et plus décentralisé. Pour
cela, le diagnostic tient une place primordiale dans la planification. Il permet de faire le point,
de rechercher les causes et les conséquences des situations, puis d’envisager et évaluer les
différentes alternatives possibles pour décider et définir l’ensemble des étapes permettant
d’atteindre l’objectif fixé.
La décision étant prise, il faut construire le plan. Le processus de planification se décompose
en 3 étapes :
Formulation du plan stratégique : découle directement de la stratégie et en est la
traduction directe sur le long terme. Il définit les grandes lignes directrices ainsi que
leur articulation en termes de moyens et de durée.
Etablissement des plans opérationnels : ces derniers définissent l’action quotidienne (à
moyen et court terme) de chaque membre de l’organisation.
Détermination du budget. C’est la traduction monétaire des objectifs des programmes
d’action.
Ce processus est consolidé par une infrastructure organisationnelle et par la définition des
rôles de chacun dans l’élaboration des plans.
II. L’ORGANISATION
L’organisation est la partie la plus visible du management car elle permet de définir les tâches
à accomplir, de les regrouper et d’établir des liens de subordination, de coopération et
d’information.
Les formes d’organisation sont diverses mais le dénominateur commun que l’on peut
retenir est la division du travail. On peut les répertorier autour des grandes catégories
suivantes : Organisation par fonctions. Elle regroupe les tâches selon le critère de
spécialisation. Même si son efficacité est reconnue car elle permet une bonne
utilisation de ressources spécialisées, elle pose certains problèmes car elle est à
l’origine de nombreux conflits.
Organisation hiérarchique. Cette structure repose sur le principe de l'unité de
commandement énoncé par H. Fayol Cette structure entraîne une seule relation
d'autorité-subordination : elle a la forme d'une pyramide ; l'autorité circule à sens
unique du haut vers le bas. L'échelon supérieur détient l'autorité et peut la déléguer à
l'échelon immédiatement inférieur.
21
Organisation hiérarchico-fonctionnelle. Ce type de structure place à côté de la ligne
hiérarchique un ou des états-majors composés de spécialistes (fonctionnels) dont le
rôle consiste à éclairer les décisions de la direction générale et des directeurs
opérationnels.
Le personnel des états-majors ne dispose pas de pouvoir de commandement contrairement
aux opérationnels. Le principe est celui de la double ligne : staff and Line. Une ligne dispose
d'une autorité générale (pouvoir de commandement), une autre d'une autorité dans la
spécialité (pouvoir de conseil). On trouve alors dans l'entreprise deux catégories d'individus,
qui constituent les deux lignes.
La ligne hiérarchique est celle des décideurs, elle est composée des opérationnels, parmi ceux-
ci règne une unité de commandement très nette.
La ligne de conseil est formée des fonctionnels qui étudient, proposent, suggèrent, mais ne
décident pas.
Organisation matricielle. Cette structure adopte le principe de la dualité de
commandement, c'est-à-dire que le personnel a deux supérieurs hiérarchiques en
même temps.
Ces formes d’organisation se distinguent les unes des autres par :
- le degré de délégation.
- le degré de décentralisation.
- les moyens de coordination
- le nombre d’unités opérationnelles et fonctionnelles.
Ainsi le choix d’une structure pour une organisation reste délicat car il dépendra d’une
multitude de facteurs (orientations, hommes en présence, style de direction, culture
d’entreprise, environnement…).
Actuellement, les formes organisationnelles connaissent des transformations radicales :
une « déhiérarchisation » afin de raccourcir les circuits de décision et de rendre toute
son importance à la ligne managériale (structures plates).
une accentuation de la décentralisation afin d’accroître la flexibilité et l’adaptabilité à
un environnement moins prévisible.
un décloisonnement des structures favorisant la communication interne et le
développement des réseaux tant à l’interne qu’à l’externe
III. LA DIRECTION
Le but de la direction est d’animer les hommes et les femmes qui planifient, organisent et
contrôlent afin de donner vie à l’organisation. Pour cela, cinq points peuvent être qualifiés de
majeurs :
La motivation. Elle fait appel à de nombreuses théories et méthodes.
la théorie classique. Le taylorisme est à l’origine de la plupart des systèmes de compensation
financière.
la théorie des besoins : théorie de Maslow
la théorie des deux facteurs. Herzberg considère qu’il y a deux classes d’éléments motivants :
Les facteurs intrinsèques ou facteurs de satisfaction et de motivation (la réalisation de soi, la
reconnaissance, l’intérêt du travail, la responsabilité, les possibilités de promotion et de
développement…), puis les facteurs extrinsèques ou facteurs d’insatisfaction (politique du
personnel, style de supervision, relations interpersonnelles, conditions de travail et de
salaire…).
22
la théorie des pulsions. Elle trouve son origine dans les principes de l’hédonisme où l’être
humain choisit parmi différentes actions celle qui maximise son plaisir ou minimise sa peine.
La théorie des attentes
La théorie de l’équité : les hommes recherchent une compensation équitable pour leurs
efforts de travail. Cette théorie décrit la manière selon laquelle les récompenses et le coût des
activités sont répartis entre individus.
Le pouvoir. C’est la faculté d’un individu ou d’un groupe d’individus de faire faire à d’autres
quelque chose qu’ils n’auraient pas fait de leur propre initiative. Cette relation n’est pas à sens
unique et de ce fait engage la notion de négociation. Il est possible de classer le pouvoir en
différentes catégories :
le pouvoir rémunération :
le pouvoir normatif (ou de manipulation) :
le pouvoir de coercition :
le pouvoir légitime :
le pouvoir de référence :
le pouvoir d’expertise :
Le conflit : C’est une source d’instabilité et de désagrégation dont l’origine peut être la
concurrence, une mauvaise définition des rôles, les différences de perception de
l’organisation, l’acuité accrue des faiblesses des autres.
Le management doit minimiser les effets des conflits en en détectant rapidement les sources,
en engageant des « remédiations ». Toutefois, le conflit peut être recherché pour la
stimulation qu’il procure.
Le commandement : Lors d’une relation entre individus, l’un peut exercer une influence
prépondérante sur l’autre dans le cadre de règles précises et de normes formelles édictées par
l’organisation. Cette relation peut varier d’un dirigeant à un autre en fonction de la perception
qu’il a de ses subordonnés. D’un style autoritaire laissant peu de place à l’initiative et à
l’autonomie des individus, le dirigeant pourra tendre vers un mode plus participatif s’il
souhaite faire de son organisation un espace de liberté.
Le changement. Le changement est un élément important du management car il a pour but de
modifier les croyances, les attitudes, les structures des organisations afin que ces dernières
puissent s’adapter aux évolutions de leur contexte.
Le management doit le favoriser en impliquant les membres de l’organisation afin d’éviter les
blocages. Pour susciter les changements, les démarches sont généralement planifiées et
nécessitent une longue période d’action. Elles restent proches de la démarche de planification
(diagnostic, plan d’action, mise en œuvre, suivi).
IV. LE CONTROLE
Le manager doit s’assurer que les résultats sont conformes aux objectifs. Le contrôle est donc
un processus à la fois actif (action de correction avant la constatation de résultats), mais aussi
réactif (correction après les résultats) fortement développé dans le management.
Selon les modes et les époques, l’approche du contrôle est différente. L’approche classique
favorise le contrôle rigide et traditionnel tandis qu’à l’opposé certaines théories favorisent la
mise en œuvre de l’autocontrôle.
Le contrôle se décompose en 3 phases :
La fixation des standards :
La mesure et la communication du résultat :
L’action corrective :
23
Il est possible de retenir plusieurs typologies de contrôle :
Le contrôle anticipé :
Le contrôle « tout ou rien » :
Le contrôle à posteriori :
Quelque soit le mode de contrôle choisi, le management a ici un rôle essentiel pour prendre en
compte les réactions des hommes face au contrôle (absentéisme, apathie, départ de
l’organisation...) surtout s’il est imposé. Sa mise en œuvre doit tenir compte des aspirations du
travailleur. Les standards doivent être négociés et il doit y avoir adéquation du contrôle avec
les autres composantes du management.
24
CHAPITRE 6 : LE MANAGEMENT STRATEGIQUE ET OPERATIONNEL.
I. Le management stratégique
Le management stratégique correspond à l’ensemble des décisions majeures prises par la
direction de l’entreprise en vue d’atteindre des objectifs sur le moyen et le long terme.
25
I. Le rôle du management opérationnel ?
Le management opérationnel est indispensable pour la bonne marche de l'entreprise à court
terme, puisqu'il recouvre la gestion des équipes et des services au quotidien. Il permet de
réaliser des plans d'action en vue d'atteindre des objectifs financiers ou commerciaux précis.
Les décisions du manager opérationnel ne concernent qu'une partie des salariés et non pas
l'ensemble de l'entreprise. Il agit comme un intermédiaire qui traduit la vision stratégique
globale et transforme les directives en plans d'actions concrets.
26