Calcul d’un projet d’éclairage
1- Introduction
L’exigence de confort visuel consiste très généralement d’une part à voir certains objets et
certaines lumières (naturelles et artificielles) sans être ébloui, et d’autre part à avoir une
ambiance lumineuse satisfaisante quantitativement en termes d’éclairement et d’équilibre des
luminances, et qualitativement en termes de couleurs. Ceci afin de faciliter le travail, les
activités diverses, dans un souci de qualité, de productivité, ou d’agrément, en évitant la
fatigue et les problèmes de santé liés aux troubles visuels.
2- Grandeurs photométriques
Les grandeurs photométriques sont à la base de toutes les mesures en éclairage et il en existe
4 fondamentales :
- L’intensité lumineuse, qui est une grandeur qui caractérise l'éclat d'une source ponctuelle de
lumière. L'unité de mesure est la candela (cd) .
- Le flux lumineux (lumen), qui est notamment utilisé pour exprimer le flux total émis par une
source lumineuse.
- L'éclairement (lux), qui peut est notamment utilisé pour exprimer la quantité de lumière
souhaitée sur une surface dans une pièce.
- La luminance (candela/m²), qui porte la notion d'éblouissement et qui est la seule de ces
quatre notions directement appréciable par l'être humain.
Figure 1 : Grandeurs photométriques
3-Projet d’éclairage
3-1-Objectif
L’objectif d’un projet d’éclairage est de déterminer, à partir d’un cahier de charge :
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• Le type et la puissance des luminaires
• Le nombre
• La répartition
3-2-Paramètres à prendre en compte
• Le local (Nature de l’activité, Dimensions et couleurs des murs et du plafond)
• Technologie de lampes (incandescence, fluorescence, halogénures, …)
• Appareils d’éclairage (Fixé au plafond, Suspendu et Dalle encastrée)
3-3-Méthodologie
La méthodologie comporte les étapes suivantes :
• Détermination du niveau d’éclairement nécessaire pour le local étudié (recommandations
AFE)
• Calcul de l’indice du local K
L *l
L’indice de local est K = avec L, l et h désignent respectivement le longueur le
(L + l) * h
largeur et le hauteur de luminaire par rapport au plan utile.
Nb : Il faut arrondir l’indice du local K aux nombres 0.6 - 0.8 - 1 - 1.25 - 1.5 - 2 - 2.5
- 3 - 4 - 5
• Calcul du facteur de suspension J
h'
Le facteur de suspension est J = avec h’ désigne la hauteur de suspension de luminaire.
h+h '
J est très souvent pris à 0 ou à 1/3
• Détermination du facteur de réflexion
On a caractérisé en pourcentage les facteurs de réflexion du plafond, des murs et du plan utile.
Pour éviter une surcharge des tableaux, ces facteurs ne sont pas donnés en pourcentage, mais
en fonction du chiffre des dizaines de ces valeurs
Le tableau ci-dessous nous donne le coefficient à appliquer :
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Très clair Moyen Sombre nul
clair
Plafond 8 7 5 3 0
Murs 7 5 3 1 0
Plan 3 3 1 1 0
utile
Exemple : plafond blanc mat 70%
Mur de couleur jaune vif 30% → indice 731
Sol en carrelage foncé 10%
• Détermination du facteur de dépréciation
a) Méthode classique
Le niveau d’éclairement dans un local n’est pas constant dans le temps. Il diminue
progressivement en raison de différents phénomènes
1 1 1
D= * *
Fe F1 Fa
Facteur Faible Moyen Fort
d’empoussièrement Fe 0.95 0.85 0.75
Facteur de vieillissement Incandescence Halogène Fluorescence Décharge
des lampes Fl 0.9 0.95 0.85 0.9
Facteur d’altération du Luminaire courant Luminaire spécial
luminaire Fa 0.85 0.95
b) Méthode simplifiée
Il peut être simplifié en prenant en compte un 1er coefficient de dépréciation D1 lié à
l’empoussièrement et d’un 2ème coefficient D2 lié à la diminution du flux lumineux en
fonction du temps.
D = D1 * D2
Facteur de dépréciation D1 Facteur de dépréciation D2
Faible : 1,1 Incandescence courante 1,1
Moyen : 1,25 Incandescence aux halogènes 1
Fort : 1,4 Tube fluorescent 1,2
Vapeur de mercure ballon 1,2
fluorescent
Halogènes métalliques 1,35
Vapeur de sodium 1,1
• Recherche de la courbe photométrique du constructeur pour déterminer la classe
photométrique
L’équation photométrique du luminaire est donnée par le constructeur. Elle est de la forme :
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• Relevé du facteur d’utilance
Ces tableaux sont issus de la norme NF C 71-120 et 7-121 et sont fonction de
• Facteur de suspension J
• Indice du local K
• Classe photométrique
• Facteur de réflexion
Exemple : facteur d’utilance U pour la classe F, et pour J= 0
Tableaux d’utilance : U est donné en %
• Calcul du flux total ϕtot
E. * S * D
t = avec E : niveau d’éclairement (en lux) ; S : surface du local à éclairer
i *U i + s *U s
(en m²) ; D : facteur de dépréciation total, Ui et Us : facteur d’utilance et ni et ns :
rendement de la partie inférieure et supérieure
• Détermination du nombre de luminaires N
t
N= avec t , app et n désignent respectivement le flux lumineux total, le flux
n..app
lumineux d’une lampe et le nombre des lampes dans un liminaire.
• Emplacement des luminaires pour que le flux soit équitablement réparti
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L’uniformité de l’éclairement dépend de la répartition des luminaires, ainsi que de la diffusion
de la lumière par les parois et le plafond.
Selon la classe des luminaires (voir symbole photométrique), on doit respecter une valeur de
rapport entre la distance des luminaires et la hauteur entre luminaire et plan de travail.
Tableau des coefficients d’inter distance des luminaires
Classe des Distance maximale
luminaires
entre deux luminaires
A DM 1 H3
B DM 1,1 H3
C DM 1,3 H3
D DM 1,6 H3
E DM 1,9 H3
F DM 2 H3
G DM 2 H3
H DM 1,9 H3
I DM 2 H3
J DM 2,3 H3
On calcule ensuite le nombre de luminaires dans la longueur et dans la largeur :
Nombre de luminaire dans la longueur :
NL = L / DM
Nombre de luminaire dans la largeur :
Nl = l / DM
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Tableau d’eclairement normalisé
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