LES RÉSEAUX DE TÉLÉPHONIE MOBILE
LE GSM
Le GSM étant la base de toute la téléphonie mobile
01. QU’EST-CE QUE LE GSM
Norme de téléphonie cellulaire numérique, le GSM fut défini par un groupe de travail
« Groupe Spécial Mobile »
GSM, devenu « Global System for Mobile communications » en 1991
1.1. POURQUOI LE GSM ?
Un service de téléphonie mobile numérique qui répondrait à différents objectifs :
- services de télécommunications compatibles avec ceux des réseaux filaires,
- compatibilité d’accès dans tout pays pourvu d’un réseau de radiotéléphonie,
- localisation automatique des usagers sous la couverture de n’importe lequel de ces réseaux,
- grande variété de terminaux produits par divers industriels,
- coûts des terminaux et des abonnements compétitifs,
- évolutivité.
Ce fut le début des études qui aboutirent au GSM.
1.2. NAISSANCE DU GSM
Première norme de téléphonie cellulaire numérique, le GSM fut défini par un groupe de travail
« Groupe Spécial Mobile »
Par opposition aux anciens réseaux analogiques, le GSM fut qualifié réseau de 2ème Génération
(2G)
Fig.1
1.3. STRUCTURE DU RÉSEAU
Un réseau GSM est de type cellulaire, c'est-à-dire composé d’une multitude d’émetteurs-
récepteurs radio, chacun d’entre eux définissant une cellule, soit une zone où le service GSM est
accessible aux terminaux qui y sont présents.
Fig.2
1.4. SERVICES ET TÉLÉSERVICES
Télé services
Si la fonction essentielle du GSM est la communication entre téléphone mobile sur une grande
distance , il permet également l’envoi de courts messages (SMS) et la transmission de données.
Services
Le GSM offre un service de communication entre usagers mobiles, et aussi entre usagers mobiles
et usagers du réseau téléphonique.
- renvoi d’appel,
- présentation d’appel en instance,
- conférence à 3,
- mise en attente (en garde) d’un appel,
- présentation du numéro de l’appelant,
Un usager donné peut accéder à l’ensemble des services qui lui sont autorisés dans n’importe quelle
cellule du réseau, c’est ce qu’on appelle le roaming. Toutefois, dans le monde des opérateurs GSM.
Le terme de roaming est plutôt utilisé pour définir la capacité qu’a un usager d’accéder aux services
d’un réseau qui n’est pas le sien, en particulier à l’étranger.
Si en cours de communication un usager change de cellule, sa communication est récupérée par la
cellule de destination sans que l’usager ne ressente la moindre coupure. C’est ce qu’on
appelle le handover.
02. ARCHITECTURE SIMPLIFIEE D’UN SYSTÈME GSM
Fig.3
Une antenne, le BTS (Base Tranceiver Station) est un ensemble d’émetteurs-récepteurs radio. La
zone de rayonnement de l’antenne de la BTS définit la cellule.
03. LES TERMINAUX
Portable ou poste mobile,
On distingue deux parties :
L’appareil
Fig.4
Il comporte :
- Un émetteur-récepteur qui fonctionne dans les fréquences du GSM dans le pays où il sera utilisé,
voire dans d’autres pays en plus.
- Une antenne visible ou cachée dans la coque de l’appareil.
Nous en avons terminé avec les antennes télescopiques des premiers appareils.
- Des organes de communication (haut-parleur, micro, clavier, afficheur).
- Du logiciel pour faire marcher tout le matériel du terminal.
- Le terminal est identifié par un numéro qui lui est propre, unique dans le monde, attribué par le
fabricant et en principe (Les dernières générations implantent cependant ce code unique dans des
mémoires internes du terminal, ce qui ouvre la porte à modification potentielle). Il est relatif à
l’appareil lui-même et n’a rien à voir avec l’abonnement souscrit par l’usager et son numéro
d’annuaire.
La puissance d’émission est de 2 W en GSM 900 et de 1 W en GCS 1800 mais il s’agit d’une puissance
maximale, celle-ci étant d’autant plus réduite que le mobile est proche du relais.
La carte SIM
Fig.5
C’est elle qui personnalise le mobile en fixant son numéro d’annuaire (MSISDN) et son
identifiant (IMSI). Elle contient aussi d’autres choses comme le code PIN de verrouillage du mobile et
un espace de stockage pour l’annuaire, les messages, etc.
Une fonction moins connue de la carte SIM est la sécurité. Il est évident qu’on ne communique pas «
en clair » sur un réseau GSM et que les communications sont cryptées entre les mobiles et les relais.
Les éléments cryptographiques (clés, algorithmes) sont stockés sur la carte SIM.
04. LES SERVICES GSM SONT SECURISES PAR DIFFERENTS MOYENS
La carte SIM
La carte SIM contient les divers identifiants et paramètres de sécurité du téléphone. Sans
elle, le téléphone est inopérant. C’est elle qui personnalise le téléphone en lui associant un
usager et un abonnement de manière unique. Elle est donc propre à chaque opérateur, et fournie
par lui.
Le code PIN
Le mobile demande un code PIN pour démarrer après sa mise sous tension. Ce code entré
par l’utilisateur est comparé au code PIN stocké sur la carte SIM. Il doit impérativement être initialisé
lors de la première mise en service de la carte SIM.
Trois entrées erronées du code PIN bloquent le téléphone, qui peut toutefois être débloqué au
moyen d’un code PUK fourni par l’opérateur. Ceci confère à l’usager une garantie que son
appareil, ou plus exactement sa carte SIM, ne peut être utilisé par une personne non autorisée.
Le verrouillage du téléphone
Si ceci est jugé insuffisant, il est possible de verrouiller le téléphone au moyen d’un autre
code confidentiel, qui ne doit pas être confondu avec le code PIN. C’est un numéro ou un code
alphanumérique, initialisé à une valeur par défaut indiquée dans la notice du téléphone.
Contrairement au code PIN, le code de verrouillage agit sur l’appareil lui-même en bloquant les
appels, les SMS, l’accès au répertoire… enfin à tous les services offerts par le téléphone.
IMEI
International Mobile Equipment Identity – Un numéro d'identification unique propre à chaque
téléphone mobile. Il est composé de 15 chiffres.
05. LA SUITE DU GSM
Le GSM a rapidement trouvé ses limites et évolué vers des technologies voix et données en
mode paquet, avec des débits accrus pour faire face à l’explosion des services Internet.
Le GSM dériva au début des années 2000 vers le GPRS (General Packet Radio Service) qui
par agglomération de plusieurs IT( intervalles de temps) permit d’accéder à un débit théorique de
144 kbits/s (bien moins dans la réalité) et en mode paquet, pour accéder à Internet. A cette époque,
on réfléchissait à la conception de réseaux de 3ème génération pour des débits encore plus élevés et
le GPRS, situé entre la 2ème et la 3ème génération, prit naturellement le qualificatif de 2,5G.
Une évolution suivante fut EDGE (Enhanced Data-rates for Global Evolution) qui en utilisant
des modulations plus puissantes permit d’atteindre 384 kbits/s. Située en débit entre le GRPS et la
3G, elle fut qualifiée 2,75G et est largement utilisée par les opérateurs de radiotéléphonie.
Arriva la 3G par le standard UMTS avec un débit offert de 2 Mbits/s. Hélas, la 3G fut à son tour
bientôt dépassée et il fallut encore inventer autre chose. Ce fut HSDPA (3,5G ou 3G+), à son tour
bientôt détrôné par le futur LTE (4G), premier standard à implémenter un fonctionnement en
IP de bout en bout (l’appellation actuelle 4G n’étant qu’une amélioration du 3G+). La 5G est déjà
ook
Sylvio AKPAOKA
Consultant en M-Technologies