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Corrigé DM: Électrostatique & Gravitation

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MP1 Janson de Sailly Corrigé du DM n°6 Électrostatique - Gravitation

Corrigé du DM n°6 De plus, comme ∂V /∂z = 0, il en résulte que, puisque



− −−→
E = − grad V :
I. Hexapôle électrostatique (extrait de X PC ∂V
Ez (r, θ) = − =0
2005) ∂z

b) Le plan perpendiculaire à l’axe Oz est un plan de symétrie


des charges (donc du champ électrostatique) contenant M .
On en déduit que Ez (r, θ) = 0, ce qui est déjà connu après
la question 1.
c) Ce sont trois plans de symétrie des charges. Si le point M
appartient à l’un de ces plans, alors Eθ (M ) = 0. On a donc :

Eθ (r, 0) = Eθ (r, 2π/6) = Eθ (r, 4π/6) = Eθ (r, π)


= Eθ (r, 8π/6) = Eθ (r, 10π/6) = 0

d) Ces trois plans sont des plans d’antisymétrie de la distribu-


tion de charges.
; Considérons un des ces plans que nous notons (P) : en tout


point N de celui-ci, E (N ) est orthogonal au plan. Soient
alors deux points quelconques A et B de (P) ainsi que (C )
1. Analyse des symétries une courbe reliant A et B et qui est entièrement contenue
dans (P).
a) À priori, les champ et potentiel électrostatiques en M
s’écrivent sous la forme : →

E (N )


E (M ) = Er (r, θ, z) →

er + Eθ (r, θ, z) →

eθ + Ez (r, θ, z) →

ez (C )
• −−→
A •
d`N
et N B
(P) •
V (M ) = V (r, θ, z)

L’invariance de la distribution de charges par toute trans- Le théorème de la circulation conduit à :


lation de direction →
− Z B
ez entraîne que V ainsi que les trois com- →
− −−→
posantes Er , Eθ et Ez ne dépendent pas de z. V (A) − V (B) = E (N ).d`N = 0
A,(C )

1
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par perpendicularité des deux vecteurs en tout point N de Il s’ensuit que, pour tout θ ∈ [0, 2π[ :
(C ). On en déduit que V (A) = V (B) pour tout couple de Z r
points A et B de (P). Le plan (P) est donc bien un plan V (r, θ + 2π/3) = V (O) + Er (r0 , θ + 2π/3) dr0
équipotentiel. 0
Z r
= V (O) + Er (r0 , θ) dr0
e) La distribution de charges est invariante par une rotation 0
d’axe Oz et d’angle 2π/3 [2π] ainsi que par une rotation = V (r, θ)
d’axe Oz et d’angle 4π/3 [2π]. On en déduit que les deux
composantes Er (r, θ) et Eθ (r, θ) sont périodiques dans leur Le potentiel électrostatique est donc aussi une fonction pé-
variable angulaire θ, de période 2π/3. Autrement dit (4π/3 riodique de l’angle θ, de période 2π/3.
étant un multiple de 2π/3) :
2. Considérons une électrode de densité linéique de charge λ. Notons
∆ l’axe de l’électrode.
(
Er (r, θ + 2π/3) = Er (r, θ)
∀ r > 0, ∀ θ ∈ [0, 2π[, ∆
Eθ (r, θ + 2π/3) = Eθ (r, θ)

Étude de V :
D
On calcule V ((r, θ) grâce au théorème de la circulation •
M
entre O et M en choisissant le chemin en ligne droite indiqué −
e→
D
sur la figure ci-dessous :

x


Soit E1 le champ électrostatique créé par cette électrode. Le
plan (∆, M ) et le plan orthogonal à ∆ contenant M sont des
M• plans de symétrie de l’électrode contenant M : on en déduit que
θ −

E1 (M )//−e→
D . De plus il y a invariance par toute translation de
r

direction ∆ et par toute rotation autour de ∆. Cela entraîne :



O −

E1 (M ) = E1 (D) −
e→
D
Z r Le théorème de Gauss utilisé avec un cylindre d’axe l’électrode,
V (r, θ) = V (O) + Er (r0 , θ) dr0 de rayon D et de hauteur h conduit à (le flux sur les bases du
0

2
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cylindre étant nul) : où d(A, B) est la distance euclidienne entre A et B. On utilise ce


résultat pour calculer les distances Di .

→ λh
Φ(E1 /SG ) = 2πDh E1 (D) =
ε0 D2 D4 D6 = | Z + R | | Z + jR | Z + j 2 R
d’où :  

→ λ − = (Z + R) (Z + jR) Z + j 2 R
E1 (D) = e→
D
2πε0 D = Z 3 + Z 2 R (1 + j + j 2 ) + ZR2 (1 + j + j 2 ) + j 3 R3

→ −−→ ∂V1 −
De E1 = − grad V1 = − e→
D on déduit : Or :
∂D 1 − j3
j 3 = 1 et 1 + j + j 2 = =0
λ 1−j
V1 (D) = − ln(D) + C1
2πε0 ce qui conduit à :
où C1 est une constante (non unicité du potentiel). D2 D4 D6 = Z 3 + R3
3. Appliquons le théorème de superposition. En tenant compte du
signe de λ des différentes électrodes, nous aboutissons à l’expres- Un calcul similaire peut être fait pour D1 D3 D5 : il suffit de
sion : changer R en −R ; on retrouve les deux termes 1 + j + j 2 = 0 et
λ

D2 D4 D6
 X 6 j 3 = 1 et cela conduit au résultat :
V (M ) = ln + Ci
2πε0 D1 D3 D5 i=1 D1 D3 D5 = Z 3 − R 3
Or si M ∈ Oz on a D1 = D2 = ... = D6 (égalité des distances)
et le potentiel doit être nul. On en déduit que :
5. On remarque que :
6
X
Ci = 0 r3 3iθ
i=1 R3 ± Z 3 = R3 ± r3 e3iθ = R3 1 ± e
R3
d’où le résultat demandé par l’énoncé.
4. Soient A et B deux points du plan xOy. On les repère par les ce qui incite à poser u = Rr  1 et à faire un développement
complexes Z A = xA + iyA et Z B = xB + iyB . Il s’ensuit que : limité à l’ordre 1 en u. Il vient :
D2 D4 D6 |1 + u cos(3θ) + i u sin(3θ) |
|Z A − Z B | = |xA − xB + i (yA − yB )| =
q D1 D3 D5 |1 − u cos(3θ) − i u sin(3θ) |
= (xA − xB )2 + (yA − yB )2 p
1 + 2u cos(3θ) + u2
=p
= d(A, B) 1 − 2u cos(3θ) + u2

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d’où, à l’ordre 1 en u : et D1 = 2R. On a donc :


!
λ λ D2 D4 D6
 
λ 3aR2 λ

3a

V (M ) = [ ln(1 + 2u cos(3θ)) − ln(1 − 2u cos(3θ)) ] + o(u) ln = ln = ln = − V0
4πε0 2πε0 D1 D3 D5 2πε0 2R3 2πε0 2R
λ
= 4u cos(3θ) + o(u)
4πε0
 3 7. La charge totale des trois électrodes impaires pour une longueur
λ r
≈ cos(3θ) L d’électrode est 3λL et celle des trois électrodes paires pour la
πε0 R même longueur L est − 3λL. On peut donc définir CL :

On remarque que : 3λL 3λL


CL = =
• V (M ) ne dépend pas de z, V0 − (−V0 ) 2V0

• que les plans θ = π/6, θ = π/2 et θ = 5π/6 (c’est à dire d’où, par unité de longueur :
les trois plans passant par l’axe Oz et à égale distance des
électrodes) sont équipotentiels (leur potentiel est nul, ce 3λ 3πε0
C= =  
qui est cohérent puisqu’ils contiennent le point O), 2V0 ln 2R
3a
• que V (r, θ) est une fonction périodique de θ de période 2π/3.
Remarque : exprimer le potentiel au centre de l’hexapôle en fonc-
L’expression de V (M ) au voisinage de r = 0 respecte donc les tion de C et de V0 ne semble pas avoir grand intérêt.
symétries étudiées en question 1.
8. Application numérique. C = 4,4.10−11 F.m−1 . C’est une capacité
6. On le fait pour C1 (le potentiel des deux autres éléctrodes im- linéique très faible.
paires est le même à cause de l’invariance par rotation d’angle
2π/3). On a (on néglige bien sûr a devant R quand il le faut) : II. Champ de gravitation créé par la Terre
D1 = a et D6 = D2 = 2R sin(π/6) = R 1. Soient Dmasse une distribution de masses créant un champ de
√ gravitation →

g (M ) en tout point M et SF une surface fermée
D4 = 2R et D5 = D3 = 2R sin(π/3) = 3 R
quelconque, orientée de l’intérieur vers l’extérieur. Alors :
d’où : !
λ 2R3 λ

2R

Φ(~g /SF ) = − 4πG Mint
V0 = ln = ln
2πε0 3 aR2 2πε0 3a
où Φ(~g /SF ) est le flux de ~g à travers SF , Mint est la masse contenu
Les électrodes paires sont au potentiel − V0 comme on peut
√ le à l’intérieur de SF et où G est la constante universelle de la
voir avec l’électrode C4 : D4 = a, D3 = D5 = R, D2 = D6 = 3R gravitation.

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2. À priori nous avons : On remarquera que dans ce modèle :


~g (M ) = gr (r, θ, ϕ) →

er + gθ (r, θ, ϕ) →

eθ + gϕ (r, θ, ϕ) −
e→
ϕ 4π 3 4π  3 
mT = µn Rn + µm RT − Rn3
Cependant : 3 3

• Les plans (M, →−


er , →

eθ ) et (M, →

er , −
e→
ϕ ) sont deux plans de sy-
D’après le résultat de la question précédente, on en déduit que :
métrie de la distribution de masse contenant M . Il s’ensuit
mT
que : g(r) = − G si RT < r
r2
g = g = 0 d’où ~g (M ) = g (r, θ, ϕ) →
θ ϕ r
−e r
On remarque que tout se passe comme si ce champ de gravita-
• De plus la distribution de masses est invariante par toute tion était créé par une masse ponctuelle mT concentrée au point
rotation d’axe Oz et par toute rotation d’axe OX où OX O.
est un axe orthogonal au plan (Oz, OM ) On en déduit que
D’autre part, à la surface de la Terre, g(RT ) a pour valeur nu-
gr ne dépend ni de θ, ni de ϕ et donc que :
mérique :
~g (M ) = gr (r) →

er = g(r) →

noté
er 5,97.1024
|g(RT )| = 6,67.10−11 × = 9,79 m.s−2
3. Appliquons le théorème de Gauss en choisissant comme surface 6378 0002
fermée (surface de Gauss) SF la sphère de centre O et de rayon ce qui est la valeur attendue (la différence avec 9,81 provient de
r. Il vient : la précision des données numériques sur G, mT et RT ).
ZZ
Φ(~g /SF ) = g(r) →

er .dS →

er = g(r) 4πr2 = − 4πG m(r) 5. a) On a :
S(O,r)
mn
µn = = 11,3.103 kg.m−3
puisqu’ici Mint = m(r). On a donc : 4πRn3 /3
m(r) ce qui représente 11,3 fois la masse volumique de l’eau. Le
g(r) = − G
r2 noyau terrestre a donc une densité d = 11,3.
4. Il faut distinguer les trois cas r 6 Rn , Rn < r 6 RT et RT < r. b) À la frontière noyau-manteau on a :
Un calcul simple conduit à :
µn 4π 3 m(Rn ) mn


 3 r si r 6 Rn |g(Rn )| = G = G 2 = 11,0 m.s−2


 2
Rn Rn

µn 4π 3 4π 3 3

m(r) = 3 Rn + µm 3 r − Rn si Rn < r 6 RT
soit un champ de gravitation légèrement supérieur à celui






mT si RT < r qui existe à la surface terrestre.

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c) Il s’agit manifestement de la représentation (2). Pour ana- III. Champ électrostatique créé par un noyau
lyser les deux autres représentations on utilise l’équation de atomique (d’après ENAC pilotes)
Maxwell-Gauss de la gravitation :
1. On a :
1 d(r2 g(r))
div →
− Z a Z π Z 2π
g = − 4πG µ donc 2 = − 4πG µ Qn = µ(P ) rP2 drP sin θP dθP dϕP
r dr
rp =0 θP =0 ϕP =0
!
• La représentation (3) correspond à un champ de gravi- r4
Z a Z π Z 2π
= ρ0 rP2 − P2 drP sin θP dθP dϕP
tation de la forme : g(r) = − αr où α est une constante 0 a 0 0
positive. On en déduit : a3 a3
!
= ρ0 − × 4π
3α 3 5
µ=
4πG d’où :
8π ρ0 3
ce qui correspond à une masse volumique uniforme de Qn = a
15
la Terre. Celle-ci ne peut alors qu’être égale à :
2. Soit M un point de coordonnées sphériques (r, θ, ϕ) et (→

er , →

eθ , −
e→
ϕ)
mT la base locale sphérique en M .
µ=
4πRT3 /3
SG →

er

e→
• La représentation (1) correspond à un modèle de noyau ϕ

de masse volumique uniforme (car g est à croissance →

linéaire de 0 à Rn ), puis un champ gravitationnel M eθ

r
constant g(r) = g(RT ) = −G mT /RT2 jusqu’à la sur-
face de la Terre. Dans la partie Rn < r 6 RT on a O•
donc :

a
1 1 d(r2 g(RT )) mT 1 d(r2 )
µ=− =
4πG r2 dr 4πRT2 r2 dr
mT 1
=
2πRT2 r • Les plans (M, → −
er , →

eθ ) et (M, →

er , −
e→
ϕ ) sont des plans de symé-
trie de la distribution de charges contenant M . On a donc :
c’est à dire une masse volumique non uniforme, avec


une décroissance en 1/r. E (M ) = E(r, θ, ϕ) → −
er

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• Il y a invariance par toute rotation d’axe Oz et toute rota-


tion d’axe OX (axe orthogonal au plan (Oz, OM )), ce qui
implique :


E (M ) = E(r) →−
er

On choisit comme surface de Gauss SG la sphère de centre O et


de rayon r (surface fermée). Il vient :


Φ( E /SG ) = 4πr2 E(r)
La charge intérieure à cette surface est :
• Qint = Qn si a 6 r.
• Qint donnée par l’intégrale :
Z r Z π Z 2π
Qint = µ(P ) rP2 drP sin θP dθP dϕP
rp =0 θP =0 ϕP =0
!
r4
Z r Z π Z 2π
= ρ0 rP2 − P2 drP sin θP dθP dϕP
0 a 0 0
!
r3 r5
= ρ0 − 2 × 4π
3 5a
si r < a.

On en déduit que :

− Qn →−
er
E (M ) = si a 6 r
4πε0 r2
et, lorsque r < a :
!

− ρ0 r r3 →

E (M ) = − 2 er
ε0 3 5a
!
Qn r 3r2 →

= 5− 2 er
8πε0 a3 a


On remarque bien la continuite de E en r = a.

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