Diplômé du Berklee College of Music, François-Marie Dru est
musicien et compositeur pour le groupe FM LÆTI et l’association La
Maison Rose. Il est responsable du pôle musicothérapie à l’Institut
Rafaël, Maison de l’après-cancer à Paris. Musicothérapeute, il donne
des soins et des formations fondés sur le pouvoir thérapeutique du
son.
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Conseil éditorial : Stéphanie Honoré
Édition : Céline de Quéral
Correction : IGS-CP
Design de couverture : Constance Clavel
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Illustrations : Adobe Stock
Reproduction d’illustrations : Laurie Baum
© 2021 Éditions Leduc (ISBN : 979-10-285-2140-0) édition
numérique de l’édition imprimée © 2021 Éditions Leduc (ISBN : 979-
10-285-2064-9).
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Leduc
COLLECTION
LA SOURCE
La Source est une collection qui nous accompagne dans
l’ouverture de conscience collective actuelle. Alors que notre
planète monte en vibrations, nous sommes à l’aube d’un
Nouveau Monde que nous avons la capacité de cocréer.
Cette collection d’essais propose l’éclairage d’experts pour
nous aider à mieux comprendre ce qui se joue et à participer
en profondeur aux changements que nous vivons. Une
collection essentielle pour toute personne en quête de sens.
« Concernant la matière, nous nous sommes trompés. Ce que
nous avons appelé matière n’est que de l’énergie qui a ralenti
sa vibration afin d’être perceptible par nos sens. Il n’y a pas de
matière. »
Albert Einstein
Préface du Dr Xavier
Emmanuelli
Tout est vibration ! Ce constat est relevé et explicité dans le livre
saisissant de François-Marie Dru, qui démontre que les vibrations
sont l’architecture même du monde. Et, si l’on y pense, ce constat est
exprimé sans cesse dans notre langage courant.
Dans les années 1960-1970, du temps du « Flower Power » et du
New Age, les jeunes gens qui allaient à la rencontre l’un de l’autre
essayaient de sentir si il ou elle dégageait de « bonnes vibrations », ou
si l’environnement, l’ambiance « vibraient » dans un sens positif ou
négatif. Mais, avant cette époque, on a toujours évoqué la
« vibration » dans notre sémantique. Parle-t-on de funérailles,
évoque-t-on un héros ? On lui rend un « vibrant » hommage pour être
au « diapason » avec ceux qui le louent.
Les vibrations sont évoquées, bien sûr, dans une poésie telle que
« Matins d’avril » de Fernand Gregh :
« Matins d’avril ! Ciels bleus, fleurs ! Réveils triomphants ! Parmi
le clair-obscur des volets clos, où rôde L’or du soleil vibrant dans
l’ombre déjà chaude [...]. »
Si, dans cette poésie, Gregh évoque un soleil « vibrant », il fait
implicitement allusion aux vibrations des astres. Ces vibrations
renvoient à l’harmonie du monde et à la musique des sphères.
François-Marie Dru est musicothérapeute et fonde ses diagnostics
et traitements, en effet, sur cette harmonie. Ne dit-on pas d’un être
humain, d’une chose, d’un ensemble, d’un raisonnement qu’ils
peuvent être « harmonieux » ou « dysharmonieux », faisant – sans
nous en douter – référence à l’école pythagoricienne qui voyait
l’Univers comme une harmonie ? « Musica mundera » – harmonie de
tout ce qui existe accordé au tout de l’Univers, et harmonie de
l’homme avec lui-même et le reste du monde.
La « musique des sphères » n’est pas seulement une audace
poétique. Car les astres et les planètes ont leur existence musicale –
autrement dit, leur « vibration » propre –, ce qui, en 1766, a conduit
Titius à exprimer les distances entre les planètes et le Soleil comme
des intervalles musicaux, à commencer par la distance entre Mercure
et le Soleil, puis Vénus et la Terre mais aussi une cinquième planète
qui aurait dû se trouver là mais qui se manifeste sous la forme d’une
myriade d’astéroïdes, restes d’une planète détruite par un corps
céleste – ou était-ce la formation d’un astre qui ne s’est pas complété.
Toujours est-il que ce nuage d’astéroïdes est à la bonne place. Selon
la loi de Titius-Bode, Jupiter et Uranus occupaient la place qu’on leur
attribuait sans les avoir encore jamais vues. C’est ce que l’astronomie
moderne, avec ses instruments et ses calculs, a confirmé avec plus ou
moins d’exactitude pour ce qui concerne les chiffres, mais affirme
leur place par rapport au Soleil.
Certes, la modernité n’a pas repris le constat pythagoricien que
ces distances planétaires correspondent à des tierces ou des quintes,
que leur vitesse de rotation émet selon leur dynamique des vibrations
graves ou aiguës. Mais l’intuition d’origine a été confirmée par les
calculs et les mathématiques cosmiques.
La physique quantique insiste sur la notion d’intrication ou de
non-séparabilité – et la conception d’une vibration à l’échelle
quantique, sorte de « vulgarisation » de la notion de spin... Il est à
noter que la rencontre de ces intuitions actuelles avec la philosophie
bouddhiste sur l’harmonie représente une synchronicité troublante.
Ces deux cheminements, l’un issu de la physique occidentale et
l’autre d’une philosophie orientale, sans se livrer à quelque
syncrétisme hors propos, ouvrent tout de même sur une
métaphysique – à savoir, comment les raisonnements parviennent à
se chevaucher partant des forces physiques de la matière pour en
comprendre le constituant, entendu l’énergie et sa constitution, pour
aboutir à l’information qui est l’ultime composant et le vaste territoire
de l’informatique jusqu’au projet fabuleux de l’ordinateur quantique
qui, tôt ou tard, débouchera sur le mystère de la musicologie et de
l’étrangeté. Dans l’Évangile selon Jean, il est écrit :
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de
Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est
fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie [...]. »
Le verbe – le mantra « Aum », pour les hindous – est le son
universel qui contient la vibration entière de l’Univers.
François-Marie Dru théorise ces vibrations, cette harmonie, en les
appliquant à tout objet de l’Univers. Les planètes vibrent, la Terre
vibre, et que signifie la vie elle-même, sinon ces vibrations d’un cœur
qui bat en deux temps universels – diastole et systole, yin et yang –
porteurs de toute l’information, de toutes les destinées, de toutes les
significations et de toute l’harmonie ?
À la recherche de la signification, du sens et du bienfait de
l’équilibre harmonieux, François-Marie Dru nous présente, en tant
que musicologue et musicothérapeute, ce que ses réflexions et sa
profonde culture peuvent nous apporter et un éclairage sur notre
place dans le monde.
Dr Xavier Emmanuelli
Ancien secrétaire d’État à l’action humanitaire d’urgence,
cofondateur de Médecins sans Frontières, médecin-chef à Fleuris-
Mérogis, est président-fondateur du Samu social
Préface de Camille, chanteuse
Quel émerveillement que de lire Tout est vibration de François-
Marie Dru ! Je n’ai jamais passé autant de temps sur chacune des
pages d’un livre. Lisant et relisant. Riant, rêvant, applaudissant.
En refermant l’ouvrage, je me suis dit : « Si l’Univers est si
mystérieux, c’est qu’il joue ! » Toujours il nous échappera ! Car il
joue ! Il joue avec les vibrations, les nombres, les ondes et les
tourbillons, les couleurs et les sons, l’harmonie et le chaos, le vide et
les fractales, l’infiniment petit et l’infiniment grand ! Parfois il chante
juste, parfois il chante comme une casserole ! Et tout cela tourne
depuis des millions d’années ! Moi qui aime tant chanter, j’ai toujours
senti que l’Univers en moi et autour de moi chantait lui aussi et
vibrait en chœur.
Lorsque j’ai rencontré François-Marie dans le cadre de sa pratique
de la musicothérapie, je lui ai dit, après la séance, ce qui
m’apparaissait comme une évidence : « C’est grâce à la musique que
je suis en vie aujourd’hui. » À présent que je lis Tout est vibration, je
suis convaincue que ce qui a animé et guidé François-Marie dans
l’écriture de ce livre, c’est de transmettre une conscience vibratoire
qui a transformé sa vie.
Bien sûr, Tout est vibration est un exceptionnel travail de
recherche et de synthèse qui fait converger la physique quantique, la
musicothérapie, le chamanisme et le rêve. Mais la rigueur et
l’ouverture d’esprit qui caractérisent ce texte ont à mon sens une
fonction plus haute encore : celle de nous aider à rassurer notre
cerveau rationnel pour mieux le lâcher et basculer dans le monde
vibratoire !
François-Marie Dru, de par sa pratique quotidienne de la
musicothérapie, sait à quel point le travail vibratoire est un vecteur
de transformation à l’échelle individuelle et collective. Il sait à quel
point il est porteur de joie, d’apaisement et d’espoir.
Alors je me joins à lui pour claironner : « Écoutons ! Nous sommes
en résonance avec le Grand Tout ! Nous sommes entendus ! Nous
pouvons nous entendre ! Célébrons la magie de l’Univers ! Résonnons
ensemble ! Émerveillons-nous de nouveau ! »
L’Univers est en mouvement et en résonance perpétuels, et nous,
au lieu de jouer avec lui, nous cherchons à l’immobiliser.
Nous séparons l’étude du jeu. Car jouer, ce n’est pas sérieux. Et il
faut être sérieux dans la vie. Nous créons des écoles où, dès leur plus
jeune âge, les enfants apprennent que le savoir s’acquiert par la
théorie. Nous divisons les apprentissages par « matières » bien
étanches, bien séparées les unes des autres. Nous séparons
consciencieusement la matière inerte de la matière vivante. Nous
séparons aussi rigoureusement la matière visible du monde invisible,
qui ne trouve plus grâce à nos yeux.
Nous finissons par croire seulement ce que nous voyons.
Nous sommes envahis par un sentiment d’isolement qui nous
conduit à un sentiment d’impuissance.
Nous pillons alors la matière et nous pleurons le manque d’amour.
Nous avons oublié que tout est vibration !
Et pendant ce temps, autour de nous et en nous, l’Univers, lui,
continue de jouer, de vibrer. De nous donner mille clés, mille clins
d’œil, mille synesthésies, mille chemins, mille échos.
Et si nous appréhendions l’Univers non par la raison mais par la
vibration ? Par la correspondance inouïe entre la composition de
notre corps, l’harmonie musicale et la danse géométrique des
sphères ?
Si nous commencions par apprendre non par la réflexion, ni
même par les sens, mais par l’intuition ?
Alors nous apprendrions des professeurs mais aussi des élèves, et
surtout des plus jeunes. Les enfants ont un si grand sens du jeu qu’ils
auraient beaucoup à nous apprendre sur le voyage cosmique qu’ils
semblent avoir encore en mémoire !
Tout est vibration pourrait devenir notre adage, notre espéranto.
Tout est lié, qu’on le veuille ou non.
Si Dieu a un visage, alors c’est celui du son.
Oui, l’Univers n’attend qu’une chose : c’est de jouer avec nous.
Et lorsque nous serons lassés par nos jeux de pouvoir, nos drogues
douces et dures, notre acharnement sur la matière et notre peur
maladive de la mort, quand nous aurons embrassé à nouveau
l’intuition d’Einstein et la pensée des grands chamans de notre temps,
quand nous nous serons enfin rendus à l’évidence, alors nous
rejoindrons l’Univers pour célébrer avec lui la symphonie des sphères.
Avant-propos
Aussi loin que je puisse me souvenir, la musique m’a toujours
permis de rêver et de m’évader. Ma mère jouait du piano, mon père et
mon grand-frère écoutaient sans cesse de la musique. Celle-ci a bercé
mon enfance, m’a rempli d’espoir, m’a fait ressentir que nous sommes
tous liés, que nous sommes tous un.
À 20 ans, je suis parti étudier la composition à Boston, au Berklee
College of Music, la fameuse école parrainée par Quincy Jones. J’y
suis resté quatre ans. J’ai alors commencé à composer des chansons
qui, je l’espérais, pouvaient rendre les gens heureux ; les voir sourire,
danser et chanter lors de mes concerts me remplissait d’un bonheur
solaire. Je constatais que la musique avait un effet particulier sur les
êtres vivants.
Ma carrière de compositeur et d’arrangeur a connu des hauts et
des bas. J’ai, pendant plusieurs années, eu du mal à vivre de la
musique, jusqu’à ma rencontre avec la talentueuse chanteuse Laetitia
Bourgeois. Nous avons formé le groupe FM LÆTI, qui a remporté un
certain succès grâce à mon frère producteur. Malgré cette réussite,
mon état psychique restait fragile, j’étais empêtré dans diverses
addictions. Lors de cette période difficile, je trouvais un profond
réconfort à l’écoute de certaines musiques. J’ai intuitivement
commencé à chanter des sons les yeux fermés. La vibration de la voix
m’aidait à trouver la sérénité nécessaire pour soulager la tristesse, la
peur de la séparation et de la mort. Je comprenais que la musique
était comme un médicament que l’on prend par l’oreille. Il fallait que
j’explore en profondeur ce champ de conscience harmonisant.
DE MUSICIEN À MUSICOTHÉRAPEUTE
Au printemps 2012, j’ai été victime d’une violente agression qui
m’a fait perdre connaissance. Dans les jours qui ont suivi, la sensation
d’une connexion à une autre dimension à laquelle j’avais eu accès lors
de ces quelques minutes d’inconscience est revenue à moi ; le
souvenir d’avoir baigné dans un océan de vibrations où tout est un,
un sentiment de plénitude, de béatitude. J’ai alors cherché dans les
livres, dans les cours académiques, dans les enseignements
hermétiques, lors de formations, de voyages et de rencontres, tout ce
qui pouvait m’aider à comprendre et à utiliser le pouvoir
thérapeutique des vibrations.
En 2010, je suis tombé sur un livre fascinant : Le Miracle de l’eau,
de Masaru Emoto, un chercheur japonais. On y voyait des photos de
molécules d’eau qui, avant d’être congelées, avaient été exposées aux
compositions de Mozart, des Beatles et de plusieurs autres musiciens.
À chaque mélodie correspondait une forme de flocon distincte. Les
cristaux apparus sous l’objectif montraient ainsi le pouvoir
structurant de ces œuvres inspirées. Je voyais enfin à l’œuvre l’effet
mystérieux de la musique. Ces révélations successives furent le point
de départ de mon parcours, de musicien à musicothérapeute.
L’APPRENTISSAGE DE LA MUSICOTHÉRAPIE
J’ai commencé à m’intéresser à la musicothérapie – en d’autres
termes, aux thérapies vibratoires – à partir de 2010. À cette époque,
le cursus proposé par l’Université ne me semblait pas suffisamment
axé sur la physique des ondes, la neurophysiologie et l’harmonisation
énergétique par le son. Attiré par le concept de résonance et par la
notion d’harmonique, j’ai alors cherché d’autres façons d’approfondir
mes connaissances. C’est ainsi que je suis tombé sur le livre Le Tao du
Son, de Fabien Maman, dans lequel il décrit la vibration des cellules
et expose ses techniques de diapasons. J’ai trouvé son approche très
inspirante, et j’ai décidé d’entreprendre une formation de plusieurs
années à ses côtés, en Californie.
Fabien Maman est le père fondateur de la thérapie par le son et la
vibration. Après une riche carrière de musicien et de compositeur, il
s’est spécialisé dans la médecine traditionnelle chinoise, et en
particulier l’acupuncture. Plus tard, il a décidé de remplacer les
aiguilles par des diapasons qu’il appliquait sur les points
d’acupuncture. Ma rencontre avec lui et la richesse de son
enseignement ont été déterminantes pour la suite de mon parcours.
Après avoir été certifié, j’ai suivi ses conseils et je me suis mis à
étudier plus en profondeur les principes de la musicothérapie. Cela
m’a ainsi conduit à prodiguer des soins à ma famille et à mes amis.
Les résultats positifs obtenus m’ont encouragé à ouvrir un cabinet à
Paris, où j’ai pu ensuite soigner des patients venus consulter pour
diverses pathologies : maux de dos, sciatiques, maladies provoquées
par le stress, troubles du sommeil, dépression…
LES PREMIERS SOINS
Dès les premières années, la pratique m’a confirmé le pouvoir que
pouvait avoir le son. L’un de mes patients souffrait de la maladie de
Dupuytren, une rétractation de l’aponévrose palmaire (une
membrane entre les tendons et la peau) qui entraîne un blocage
progressif des doigts. À la fin de la séance, il put ouvrir à moitié sa
main. Quelques jours passèrent, puis il m’informa que la douleur
avait disparu : il parvenait de nouveau à peindre.
La même année, une jeune femme prit rendez-vous car elle s’était
violemment tordu la cheville. Nous avons commencé les soins et, au
bout d’une heure, elle pouvait marcher sans l’aide de ses béquilles.
Autre exemple : l’application des diapasons à une patiente qui
souffrait de douleurs au genou lui permit également de marcher sans
difficulté et évita ainsi le recours à des infiltrations. Une autre fois
encore, un ami chef d’orchestre me confia qu’il souffrait d’une
violente sciatique qui l’empêchait de se tenir à son pupitre. Deux
séances suffirent pour le débarrasser définitivement de ce handicap.
Ainsi, la précision des diapasons permet de traiter localement les
blocages énergétiques, mais également d’harmoniser les différents
systèmes du corps pour l’amener à un équilibre bénéfique.
LE YIN-YANG DES ÉMOTIONS
La musique est le mariage des contraires. Lorsque l’on prodigue
un soin, on ressent clairement le besoin de la dissonance. Il ne faut
pas l’occulter ou le rejeter, mais l’intégrer pour mieux l’harmoniser.
L’ombre fait partie de l’harmonie. Il faut de l’imperfection pour
approcher la perfection. Pour casser les blocages physiques ou les
automatismes psychiques, j’utilise souvent des sons et des intervalles
dissonants, des interférences destructrices. Cela perturbe
l’imbrication d’éléments nuisibles et fait circuler l’énergie des
solutions. À travers cette approche, la santé est vue comme un état
qui n’est jamais fixe ou définitif, mais comme une harmonie des
contraires, une fluidité dans la bivalence.
Au fil des années, j’ai découvert diverses pratiques de guérison
fondées sur des chants traditionnels venant du monde entier comme
le chant diphonique, les sons de guérison tibétains, les chants soufis
comme le dhikr, les sons esséniens, les mantras indiens, le yoga du
son. Mais la pratique qui m’a le plus fortement influencé et dont
l’effet bénéfique a été aussi surprenant que puissant est le kototama –
que l’on pourrait traduire par « substance du verbe » ou « âme des
mots » –, qui s’articule autour de 50 sons de base. Tout le potentiel
humain, tant physique que psychique, repose sur ces 50 vibrations
universelles. Grâce au kototama, j’ai appris à me connecter aux
arbres-maîtres, à maîtriser l’énergie curatrice des plantes et à écouter
la vibration des étoiles. À présent, j’aime expliquer comment utiliser
les sons afin d’équilibrer chakras et corps subtils et soigner les
blessures de l’enfant intérieur.
UN NOUVEAU SOUFFLE
Parallèlement, les soins que je donnais et la musique que je jouais
ont commencé à évoluer. Je me suis mis à composer en restant
connecté à l’énergie de l’instant présent. Auparavant, je voulais
toujours enregistrer une chanson élaborée dans le passé en espérant
un succès dans le futur. Je me fragmentais tout autant que je me
limitais. Cette prise de conscience m’a amené à vivre pleinement
l’instant présent, à être présent à la Présence.
L’élève : « Maître, je suis découragé ! »
Le maître : « Va encourager les autres. »
Au cours des années passées, j’ai été autant acteur que spectateur
des bouleversements qui se sont produits dans la vie de certains de
mes patients. J’ai souvent été le premier étonné par l’effet que des
soins de musicothérapie avaient pu avoir sur eux. À force de
pratiquer les exercices de respiration, de méditation et de chant,
certains d’entre eux mais aussi de mes élèves ont ressenti le besoin de
changer de vie professionnelle. Grâce à cette prise de conscience, qui
leur a permis de se donner un nouvel élan, ils ont pu d’abord prendre
soin d’eux et de leurs proches, puis de leurs nouveaux patients. Ces
transformations m’ont rappelé mon propre cheminement, et m’ont
apporté la confirmation que l’on guérit ensemble, que l’homme est le
meilleur remède de l’homme, et que la plus belle des médecines est
l’humanité.
L’INSTITUT RAFAËL
Après plusieurs années d’activité indépendante, j’ai rencontré le
docteur Alain Toledano, cancérologue radiothérapeute, directeur de
l’Institut de radiothérapie et de radiochirurgie H. Hartmann et
président de l’Institut Rafaël-Maison de l’après-cancer. Le docteur
Toledano a eu l’audacieuse idée de créer ce centre de médecine
intégrative qui met à la disposition des patients une palette
diversifiée de « soins alternatifs » de qualité. Un parcours de soins
personnalisé permet de répondre aux besoins spécifiques de chaque
personne, de l’encadrer et de l’accompagner pour qu’elle puisse faire
face aux suites de la maladie. Chacune des pratiques de soins est
évaluée, ce qui constitue une base de données importante sur les
bienfaits des thérapies alternatives sur des patients atteints d’un
cancer.
Chaque soin que je dispense à l’Institut, qu’il soit destiné à une
personne ou à un groupe, fait l’objet d’un protocole évolutif. J’écoute
le patient, je recueille ses symptômes, j’évalue son état de santé
actuel et je fais un point avec lui sur les objectifs recherchés. Je lui
explique ensuite le principe de l’effet de résonance, les pouvoirs du
son et de la vibration sur le corps, notamment sur les cellules, le
système neuroendocrinien, le système nerveux et les ondes
cérébrales. Le patient dispose ainsi de toutes les informations.
Comprendre en quoi consiste la thérapie sonore aide à convaincre de
son bien-fondé et à s’investir dans la pratique.
Les patients souffrent souvent de fatigue chronique à cause des
traitements très lourds qu’ils doivent supporter. Beaucoup sombrent
dans la dépression. Ils ressentent peur, tristesse et colère. Une
mauvaise gestion de leurs émotions affaiblit leur système
immunitaire et accentue leurs symptômes. Outre la souffrance
physique et psychique, ils éprouvent aussi un sentiment de rejet car la
maladie est souvent synonyme d’exclusion. Plus de 30 % des patients
ne retrouvent pas d’emploi une fois guéris. Le temps passant, j’ai pu
parfaire ma pratique des soins et j’ai peu à peu élaboré un protocole
issu du croisement de la musicothérapie et de diverses autres
disciplines comme l’acupuncture, le pranayama, le yoga, la
sophrologie, l’hypnose, la transe ou l’art-thérapie. J’ai pu profiter
pleinement de l’approche interdisciplinaire de l’Institut Rafaël.
Cette interaction entre les disciplines de la médecine
conventionnelle et les pratiques thérapeutiques ne relève plus de
l’utopie. Aujourd’hui, le patient est au centre. On traite les personnes
plutôt que les maladies. C’est pourquoi le modèle de l’Institut Rafaël
me semble à la fois prometteur et vital dans cette nouvelle approche
des soins. Mon espoir est de le voir se déployer à grande échelle afin
que d’autres centres de médecines intégratives puissent être créés
dans un futur proche.
INVITATION AU VOYAGE
Par le son, j’ai ouvert les yeux sur le monde. Les prises de
conscience successives m’ont amené à comprendre que tout est
vibration, que tout est lié et que nous sommes tous un. Cette
perception m’aide à trouver une forme de paix intérieure qui
confirme cette intuition profonde, cette certitude que nous sommes
tous issus de l’unité originelle et qu’un beau jour nous retrouverons
ce point au centre de l’onde, cet absolu qui maintient tout en
équilibre.
Je vous invite à partir avec moi dans cette exploration des
vibrations du monde, de la fréquence du cœur au chant des arbres,
de la fréquence de la Terre à la musique des étoiles.
Laissez l’onde vous transporter.
Beau voyage.
François-Marie Dru,
août 2020
Introduction
Tout est vibration.
Des atomes aux galaxies, les cellules comme les étoiles vibrent. De
l’infiniment petit à l’infiniment grand, la vibration est le lien ultime
qui nous relie en unifiant les champs énergétiques.
« Au commencement était le Verbe » – à savoir, la vibration, la
réverbération, la résonance du son ou, pour reprendre le terme utilisé
par les scientifiques, le big bang, un énorme bruit.
Pourquoi la première ligne de la Bible se réfère-t-elle au son
comme étant à l’origine de toute chose ? Parce que depuis la nuit des
temps, depuis les premiers instants de la formation de l’Univers, le
son continue d’être la manifestation de la Source, de l’intelligence
harmonique du cosmos, le fondement de ce qui façonne notre
existence et de ce qui inspire l’humanité, voire influe au jour le jour
sur son devenir.
Ce livre propose, à travers une exploration des pouvoirs du son,
de mettre en lumière les effets de la vibration sur l’ADN, sur les
cellules des êtres vivants, qu’ils relèvent du règne animal ou végétal,
mais aussi sur les cycles de la Terre et de la Lune, ainsi que sur le
mouvement des planètes et des étoiles. Il nous permet de saisir à quel
point le son gouverne nos vies.
Ce voyage dans le monde des ondes nous amènera à comprendre
comment la musique, dans son dénuement le plus pur qu’est le son,
peut contribuer au progrès dans des domaines aussi variés que la
médecine, l’énergie, l’éducation, l’écologie, et inspirer des solutions à
de nombreuses problématiques de notre siècle.
Chapitre 1
La physique des ondes
Dans les chapitres 2, 3 et 4 de ce livre, j’explique en quoi l’homme,
la Terre et l’Univers vibrent. Pour pouvoir en prendre la pleine
mesure, j’ai pensé utile de définir au préalable les constituants de la
physique des ondes : l’énergie des vibrations et la résonance des
harmoniques. Je note ce point pour ceux qui sont peu intéressés par
la dimension scientifique des phénomènes ondulatoires : ils peuvent
sauter cette partie et reprendre directement la lecture au chapitre 2,
« L’Homme vibre ».
LA VIBRATION
Tout est vibration. Chaque masse, chaque particule possède une
fréquence d’oscillation.
Les atomes, l’ADN, les cellules, les molécules, les organes, les
individus, les planètes, les étoiles, les galaxies, l’Univers… tout vibre !
Une vibration est un mouvement d’oscillation mécanique, un flux
de particules en mouvement.
Chaque atome dans l’Univers a un mouvement vibratoire
spécifique. Le nombre d’oscillations par seconde, mesuré en hertz
(Hz), détermine la fréquence. L’amplitude de la fréquence est, quant à
elle, exprimée en décibels (dB).
Bien qu’invisibles, les ondes sonores impactent notre quotidien.
Elles obéissent à un grand nombre de lois telles que la résonance,
l’attraction, la répulsion, la consonance, la dissonance, la
concordance, l’harmonie, la sympathie (vibrer avec), et beaucoup
d’autres encore.
LA CYMATIQUE
« Ce n’est pas la matière qui choisit sa forme, c’est
l’information qui la traverse, qui y circule. »
Patrick Burensteinas
Contrairement aux vibrations de la lumière et des couleurs, les
vibrations sonores ne sont pas visibles. Il est donc parfois difficile de
comprendre comment la musique peut avoir un tel effet sur nous.
La cymatique est la discipline qui rend le son visible. En faisant
vibrer une surface recouverte de sable, un fin alignement de
particules est visible là où l’énergie de la vibration est moins dense.
Les grains de sable se positionnent là où la pression des vibrations est
moindre. Les éléments prennent donc la forme de l’information
vibratoire qui les traverse. Le son donne la forme, le son informe.
© *LLND
Le son crée des formes présentes aussi bien dans la nature que
dans les symboles reproduits par les êtres humains depuis la nuit des
temps : la croix, le cercle, le pentacle, l’hexagone. Toutes ces formes
géométriques sont générées par le son. La cymatique permet de
dévoiler la substance des choses qu’on ne voit pas, elle rend visible
l’invisible.
© *LLND
Sur un plan personnel, c’est en observant des vidéos de sable
s’animant sous l’effet de vibrations que j’ai pris conscience du réel
pouvoir du son sur la matière et sur notre organisme. Je voyais à
l’œuvre l’effet mystérieux de la musique. Cette confirmation fut le
point de départ de mon parcours de musicothérapeute. Depuis, je me
suis intéressé de près à tout ce qui a trait aux effets thérapeutiques de
la vibration.
LE SPECTRE VIBRATOIRE
L’ensemble des notes audibles par l’homme, de la plus grave à la
plus aiguë, est désigné comme le spectre sonore. Ce dernier fait
partie d’un spectre plus large : le spectre électromagnétique. Ce
dernier regroupe toutes les vibrations de l’Univers, des plus intenses
aux moins intenses, et tous les types d’ondes, des infrasons aux
ultrasons, des ondes radio aux micro-ondes, des infrarouges aux
ultraviolets, des rayons X aux rayons gamma. Le son n’occupe qu’une
place limitée dans ce vaste spectre.
Nous voyons à travers l’échelle de fréquences ci-dessus que tout
est vibration. Nos oreilles entendent le spectre audible entre 20 et
20 000 Hz, et nos yeux voient le spectre visible des couleurs entre
380 et 780 nanomètres (nm). Nous percevons la réalité vibratoire par
nos sens. Mais, ceux-ci étant limités, nous ne pouvons appréhender la
réalité de notre environnement dans son ensemble. Le dauphin, par
exemple, tout comme la majorité des cétacés, a une capacité auditive
bien plus large que la nôtre. Il entend les sons et ultrasons entre 10 et
200 000 Hz, soit une gamme dix fois plus large que celle de l’homme.
Il existe une réalité physique qui dépasse nos perceptions et dont
nous n’avons pas idée car nous ne percevons qu’une infime partie de
la réalité vibratoire. Puisque notre conscience est limitée par nos
capacités sensorielles, il convient d’être prudent quant aux
conclusions que nous tirons de notre expérience directe de la réalité.
Elles sont en grande partie subjectives.
LA NATURE DES ONDES
Si tout est vibration, alors quelle est la différence entre le son, la
lumière et la matière ? Comme le souligne le physicien Marc Henry :
« Ce qui est visible, c’est la matière ; ce qui est invisible, c’est le
champ, et c’est ce dernier qui a le plus d’effet. Vous pensez que tout
est matière alors que tout est champ énergétique manifesté sous
différentes formes : solides, liquides ou gazeuses. »
Les ondes sonores n’ont pas le même effet que les ondes radio, les
micro-ondes ou les ondes lumineuses. Les ondes du spectre vibratoire
sont de nature différente selon la hauteur de la fréquence et ont des
propriétés diverses. Nous pouvons les classer en trois catégories
principales.
Les ondes mécaniques, qui traversent aussi bien la matière que
l’air – comme une onde à la surface de l’eau, ou les ondes
sismiques qui se propagent à l’intérieur des couches terrestres. Le
son est une onde mécanique qui agite les solides, les liquides et les
gaz.
Les ondes électromagnétiques, qui ne traversent pas la matière.
Elles sont composées de photons, d’électrons ou de neutrinos qui
oscillent. La lumière est une onde électromagnétique qui active
l’électricité et canalise le magnétisme.
Les ondes scalaires, qui sont des ondes électromagnétiques mais
qui, contrairement à celles-ci, peuvent traverser la matière et
parcourir des distances considérables sans perdre de leur intensité
grâce à leur géométrie fondée sur le nombre d’or.
Selon son milieu de propagation, le son ne va pas à la même
vitesse. Dans l’air, la vibration sonore avance à 320 mètres par
seconde ; dans l’eau, à 1550 mètres par seconde. Plus le milieu est
dense, plus le son voyage rapidement, à l’inverse de la lumière, qui se
propage plus vite dans le vide.
Le son possède la capacité de créer en nous de
l’électromagnétisme, car le corps humain est piézo-électrique. Cela
signifie qu’il peut transformer les ondes sonores en ondes lumineuses,
en ultraviolets. Lorsque nous chantons, nos cellules vibrent et, ce
faisant, elles brillent. Nous sommes donc des êtres de lumière, du
moins physiquement parlant.
VIBRATION = ÉNERGIE
« Ce qu’il y a souvent de plus difficile à apprécier et à
comprendre, c’est ce qui se passe sous nos yeux. »
Alexis de Tocqueville
En démontrant que la distinction entre onde et matière est une
illusion, la physique quantique a renversé de nombreuses croyances
scientifiques. Elle a révélé l’existence d’un univers contre-intuitif où
les principales lois de la physique classique sont remises en cause.
La vibration de l’infiniment petit est donc bien étrange. Mais
qu’est-ce que l’infiniment petit ?
Une des plus petites unités de mesure de la matière est l’atome. Il
est composé de particules subatomiques : le neutron autour duquel
tournent des électrons et des protons. Les vibrations de l’atome
s’étendent à la totalité de l’organisme. En ce moment même, vous
vibrez, nous vibrons. Cependant, notre fréquence étant différente des
choses qui nous entourent – pierres, plantes, animaux –, nous
pensons en être séparés. En réalité, il n’en est rien. Sans en être
conscients, nous évoluons tous dans un océan vibratoire d’énergie, le
champ unifié.
Chaque atome de l’Univers possède un mouvement vibratoire
spécifique. La vitesse de rotation d’un électron se déplaçant autour du
noyau définit un mouvement périodique, une fréquence, qui peut être
mesurée en hertz. Une vibration s’exprime en nombre de cycles par
seconde.
La durée de la seconde a toujours été déterminée par une division
du temps de rotation de la Terre (1/86400 de ce temps). Depuis
1967, elle est également définie par le nombre de cycles de radiation
d’un atome de césium nécessaires pour qu’il change d’état. Ainsi,
l’approche scientifique la plus précise qui ait été trouvée pour
mesurer la seconde illustre que le temps et l’énergie sont deux faces
d’une même réalité.
Depuis des siècles, les sagesses orientales ont intuitivement
considéré le temps comme de l’énergie. Le Yi Jing, « livre des
mutations », en est l’exemple le plus parlant. Tout au long de la
spirale du temps, l’énergie s’inscrit dans notre corps et dans la double
hélice de notre ADN. Nous sommes le temps fait énergie.
À travers le monde, nombreuses sont les cultures au sein
desquelles l’homme a toujours eu conscience de l’énergie universelle :
prana indien, chi chinois, ki japonais, mana polynésien…
Aujourd’hui, on explique l’accélération de l’expansion de l’Univers par
l’existence de cette énergie universelle, l’énergie noire. Nos ancêtres
cherchaient comment exploiter cette énergie de l’espace. Ils voulaient
la faire circuler à travers le corps pour que celui-ci s’harmonise, afin
de guérir certains troubles physiques, émotionnels ou spirituels.
Depuis plusieurs millénaires, la Chine possède sa médecine
énergétique : l’acupuncture. En Inde, il s’agit de l’ayurvéda. Ces
pratiques médicales portent un intérêt au psychisme de l’individu et
considèrent l’homme non pas comme une entité séparée de toute
chose mais en relation permanente avec l’environnement au sein
duquel son corps, son âme et son esprit évoluent.
Tout ce qui vibre est en mouvement et crée donc de l’énergie : du
son, de la lumière, une force en action qui structure la biologie des
êtres vivants. Si l’énergie ne produit pas d’action, la pression monte
et, comme un barrage qui retient l’eau, crée un déséquilibre
énergétique. A contrario, si l’information circule dans le corps sans
créer d’amas d’énergie, cela sera la garantie d’une bonne santé.
En médecine, cette compréhension de l’énergie de la vibration est
essentielle car l’interaction des atomes influence les processus
électromagnétiques, lesquels agissent sur les processus biologiques et
chimiques qui, à leur tour, agissent sur l’organisme.
ÉLECTROMAGN
ATOME CHIMIE MATIÈRE
ÉTIQUE
Médecine Médecine Médecine Médecine
quantique énergétique moléculaire physique
Soin à distance, Radiesthésie Pharmacologie Ostéopathie
télékinésie Magnétisme Médecine des Kinésithérapie
Coupeur de feu Acupuncture plantes Chiropraxie,
Reiki Phytothérapie réflexologie
La physique quantique explique que la matière est constituée
d’ondes sonores infiniment petites. Notre corps physique est composé
de vibrations subatomiques. Il est donc évident que les vibrations
sonores affectent notre corps.
LA RÉSONANCE
« Ce que tu cherches te cherche aussi. »
Rumi
La résonance est le phénomène selon lequel un objet vibre
naturellement à une fréquence spécifique. Chaque objet possède une
fréquence de résonance, que celle-ci soit audible ou non, en fonction
de sa taille, de son poids et de sa masse.
Si l’on approche un diapason d’un autre qui vibre déjà, alors le
premier va se mettre également à vibrer par résonance. Il y a un
échange d’informations. Sous cette apparente magie se cache le
principe de résonance qui sous-tend la réalité de l’Univers.
Si l’on tape sur un verre pour en faire sortir un son, celui-ci sera
équivalent à sa fréquence de résonance. Maintenant, si on reproduit
cette tonalité près du verre, ce dernier vibrera et finira par se briser
sous l’effet de l’oscillation des vibrations. Lorsque l’on connaît la
fréquence d’une chose, sa longueur d’onde, on peut lui envoyer cette
même fréquence afin qu’elle entre en résonance et qu’elle soit ainsi
stimulée par l’énergie de cette vibration.
Cette loi de résonance « sympathique » prouve qu’un corps vibrant
a la capacité de propager sa vibration à un autre corps distant s’il se
trouve dans la même fréquence. Sachant que la vie biologique
dépend de la vibration cellulaire, la résonance est essentielle car elle
stimule la vie à distance.
Lorsque l’on parvient à entrer en résonance avec un élément
extérieur, un transfert d’énergie se produit. De la même manière,
lorsqu’une personne est prise d’un fou rire ou se met à pleurer, les
vibrations de ses émotions sont contagieuses. À l’image des cordes
« sympathiques » d’un instrument de musique, nos fonctions
biologiques réagissent aux vibrations. Par résonance, il est ainsi
possible d’exercer une influence sur l’équilibre et le bien-être du
vivant.
Être sur la même longueur d’onde, c’est pouvoir s’entendre,
échanger de l’énergie et de l’information. La loi de résonance se
répercute dans les rapports humains, elle est à l’origine des
consonances. On l’appelle la loi d’attraction, que l’on peut résumer
par « qui se ressemble s’assemble ». En effet, nous avons tendance à
attirer les personnes qui pensent comme nous. Nous recevons ce que
nous diffusons.
Tout vibre, tout résonne, tout est mis en résonance. Cette dernière
est le lien de cause à effet, la loi qui gouverne l’Univers tout entier.
LA BIORÉSONANCE
« Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé ! »
Saint Augustin
Nous pouvons entrer en résonance avec toute chose dans
l’Univers. Tel un objet qui se met à vibrer quand il est exposé à une
fréquence identique à la sienne, le corps humain est un système
vibratoire complexe qui résonne et répond à la stimulation d’une
grande gamme de fréquences – celles des émotions, des pensées, des
intentions d’un individu, mais aussi celles qui sont liées à l’énergie de
l’organisme.
La biorésonance nécessite un émetteur et un récepteur. Ce seront,
par exemple, un médicament et un organisme, un soignant et son
patient. Par biorésonance, le premier peut activer les récepteurs de
l’autre. Il se crée ainsi un lien étroit qui permet aux énergies et aux
informations de se libérer, favorisant le rétablissement progressif du
malade.
Dans la nature, tout est biorésonance. Les plantes vibrent,
émettent et reçoivent des informations provenant des molécules. La
biorésonance est le principe qui sous-tend tous les échanges
énergétiques. Elle permet de répondre à certaines problématiques
précises dans le domaine de l’écologie, de l’agriculture dynamique et
dans de nombreux autres domaines comme nous le verrons dans la
section « Le chant des protéines ».
La biorésonance éveille une partie de notre conscience, elle nous
aide à entrer en relation avec le monde vibratoire extérieur. Elle
correspond à une fréquence d’attention relationnelle, laquelle est
émise et reçue par le plexus cardiaque, le chakra du cœur. Lorsque
cela se produit, nous ressentons alors une émotion forte, un
sentiment d’appartenance à l’Univers, un sentiment océanique.
Ce dernier est comparable à ce qu’on a appelé le « syndrome de
Stendhal ». Il s’agit d’une puissante sensation de syntonie éprouvée
par certaines personnes lorsqu’elles sont exposées à un grand nombre
d’œuvres d’art. À l’hôpital Santa Maria Nuova de Florence, ce
syndrome de fusion émotionnelle avec l’environnement est bien
connu. Il frappe de nombreux touristes visitant Florence et ses
50 musées. Devant autant de merveilles, ils sont pris de vertige,
comme le fut Stendhal à son époque. D’après la psychiatre italienne
Graziella Magherini, « le visiteur est subitement saisi par le sens
profond que l’artiste a donné à son œuvre, et perçoit toute l’émotion
qui s’en dégage d’une façon exceptionnellement vive qui transcende
les images et le sujet de la peinture ». C’est comme si les œuvres
transmettaient l’énergie de leurs auteurs. Quand le chakra du cœur
s’ouvre, le sentiment de dissolution est si prégnant qu’il peut
entraîner de nombreux troubles psychosomatiques comme des
accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, voire des
hallucinations.
Le syndrome de Stendhal est une manifestation, parmi d’autres,
du sentiment océanique. Celui-ci peut advenir de multiples façons.
Qui n’a pas été un jour touché, bien plus qu’il ne le serait d’ordinaire,
par un regard, un sourire, une chanson, une fleur, un coucher de
soleil, une nuit étoilée… ? S’ensuit un puissant sentiment d’unité, de
dissolution dans l’Univers. Une sensation où la limite entre l’intérieur
et l’extérieur s’estompe, où la peau est interface et non plus limite du
soi.
On veut alors retrouver ce sentiment d’appartenance où toute
illusion de séparation s’évanouit. On peut rechercher cette sensation
dans la quête effrénée de plaisirs, dans la consommation de
substances ou dans les expériences de sortie du corps. Mais tout cela
n’a d’effet qu’un temps et ne procure pas réellement le sentiment
d’unité recherché. À l’inverse, la méditation et le chant thérapeutique
permettent de l’éprouver d’une manière saine et durable. Lorsque
nous chantons les yeux fermés, les sons vibrent en nous et hors de
nous. Nous sommes sur la crête des fractales qui se déploient entre
l’intérieur et l’extérieur de notre organisme.
Maintenant que nous avons évoqué le phénomène de résonance,
abordons la notion d’harmonique. L’un comme l’autre sont au cœur de
ce qu’il faut savoir pour mieux appréhender le pouvoir du son.
LES HARMONIQUES
« Vous n’êtes pas une goutte dans l’océan, vous êtes l’océan
tout entier dans une goutte d’eau. »
Rumi
Pourquoi la musique nous touche-t-elle autant ? Comment peut-
elle être si belle et thérapeutique ? Le secret de l’harmonie musicale
réside dans sa structure, dans la combinaison des harmoniques. Les
lois de l’harmonie suivent des symétries, des correspondances, une
géométrie entre les rapports des différentes notes d’une gamme. C’est
pourquoi la musique présente au cœur de sa structure des
proportions équilibrées, qui se conjuguent, se combinent, s’arrangent
symétriquement.
La beauté des choses émane de proportions justes, d’un équilibre
naturel originel. Un arrangement harmonieux est visible dans la
structure des fractales. Ces dernières sont des figures mathématiques
qui présentent une structure similaire à toutes les échelles, telles les
poupées russes qui s’encastrent parfaitement les unes dans les autres.
Les harmoniques sont les fractales acoustiques de l’Univers.
Les harmoniques composent le son. Si on pince une corde, on a le
sentiment d’entendre une seule note. En réalité, d’autres notes,
subtiles, correspondant à des divisions proportionnées de la note
fondamentale, se font entendre.
Regardez le schéma ci-dessous. En pinçant une seule corde, nous
entendons la vibration de la corde sonner et nous pouvons également
entendre de façon plus sensible la moitié de la note (octave 1/2) puis
les 2/3 de la note, puis les 3/4 de la note et ainsi de suite en spirale
infinie. En découlent les sept notes de la gamme. Les musiciens
appellent ces intervalles secondes, tierces, quartes, quintes, etc. Ce
sont les harmoniques.
Toute vibration génère un infini d’harmoniques. Si l’on joue une
note, on entendra les six autres notes de la gamme. Comme si chaque
couleur contenait les six autres couleurs de l’arc-en-ciel. Cette
présence du tout dans l’un est une constante dans l’ensemble de
l’Univers au niveau vibratoire. Elle nous rappelle la légende hindoue
du collier d’Indra, composé de perles d’eau dans lesquelles se
reflètent toutes les autres, à l’infini. Ce sont les harmoniques des
harmoniques des harmoniques… ad vitam æternam. Les harmoniques
sont le langage mathématique et musical de l’Univers.
Voir ici.
Il est un physicien dont les prises de position sont controversées
par la communauté scientifique, mais dont certaines réflexions ont
éveillé en moi un grand intérêt. Je veux parler de Nassim Haramein,
qui a ainsi défini le principe hologrammique : « Chaque partie
contient le tout, et chaque portion de l’infini est infinie. Un espace
limité peut contenir une infinité de lui-même, une possibilité de
divisions infinies. Cette contradiction entre structure limitée et
espace-temps infini n’est pas paradoxale mais complémentaire. Ce qui
veut dire que, dans l’enceinte de votre corps fini, il y a une possibilité
de divisions infinies, un potentiel d’informations illimitées. »
Notre corps biologique est le lien entre le macrocosme et le
microcosme, entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Le
physicien souligne que « nous sommes l’horizon des
événements. Arrêtons de nous percevoir comme des êtres minuscules,
insignifiants. Comprenons que chacun de nous est le centre de son
propre univers. Nous sommes tous égaux et nous sommes tous
un. L’Univers est holographique, il y a autant d’informations dans tout
l’Univers que dans chaque point qui le compose ». Cette idée fait écho
à ce qu’a écrit Blaise Pascal : « Dieu est une sphère dont le centre est
partout et la circonférence nulle part. »
Nous sommes des harmoniques de tout et de chacun. On trouve
dans l’Univers des harmoniques pour tout, que ce soit pour une
particule aussi infime qu’un atome, une poussière ou un corps céleste
massif. Tout vibre, tout ce qui existe comprend des harmoniques :
celles du son (notes), d’un objet (ondes de forme), de la lumière
(couleurs), d’un être humain (corps subtil de l’aura), du temps
(synchronicités) et de l’espace (distance entre les planètes). Tout
comme les sept couleurs de l’arc-en-ciel sont les harmoniques de la
lumière, les sept notes de la gamme musicale sont les harmoniques
du son.
En apprenant à observer, percevoir et ressentir les harmoniques de
chaque charge, de chaque masse, de chaque note, de chaque couleur,
de chaque être, on reçoit la totalité de l’information contenue en
chaque chose, que ce soit une cellule, une molécule, un individu, une
planète, un astre ou une galaxie.
Le pouvoir thérapeutique du son réside dans la résonance des
harmoniques, car l’intensité vibratoire d’un son y est plus élevée.
Lorsqu’on déploie la totalité des couleurs d’un son, on optimise ses
nombreux effets thérapeutiques. Plus les sons joués font ressortir les
harmoniques, plus leur diffusion sonore réorganise harmonieusement
ce qu’elle traverse. Tout comme les perles d’eau du collier d’Indra,
nos cellules communiquent entre elles grâce à la vibration
harmonique des atomes et des molécules d’eau dont nous sommes
composés à plus de 99 %.
Le physicien Dan Winter définit la douleur comme une rupture
dans la symétrie des fractales des molécules, dans leur agencement
harmonique. Pour la réduire, il faut, selon lui, redonner aux tissus
biologiques leur géométrie en fractales. C’est exactement ce que font
les harmoniques du son : la vibration sonore traverse le corps et les
harmoniques arrangent les molécules, réorganisent la structure
cristalline de la matière. Voilà pourquoi le son est thérapeutique.
LA RÉSONANCE DES HARMONIQUES
« Pour être bon et efficace, le médecin doit connaître les
règles de l’harmonie musicale. »
Francis Bacon
e e
(scientifique et philosophe anglais des XVI et XVII
siècles).
Si l’on joue une note sur un piano et qu’on la laisse résonner,
d’autres cordes vont vibrer par elles-mêmes. Par exemple, en faisant
résonner un la 440 Hz, voici les autres notes, harmoniques de la
fondamentale, qui se font entendre :
NOTE ET
MULTIPLES HARMONIQUE INTERVALLE
FRÉQUENCE
La 440 Hz 440 x 1 Fondamentale Fondamentale
La 880 Hz 440 x 2 1re harmonique Octave
Mi 1230 Hz 440 x 3 2e harmonique Quinte
La 1760 Hz 440 x 4 3e harmonique 2e octave
Do# 2200 Hz 440 x 5 4e harmonique Tierce
Mi 2640 Hz 440 x 6 5e harmonique 2e quinte
Sol 3080 Hz 440 x 7 6e harmonique Septième
La 3520 Hz 440 x 8 7e harmonique 3e octave
En plus de faire résonner ses propres harmoniques, la vibration
d’une corde jouée fait résonner d’autres cordes dont les fréquences
correspondent à ces harmoniques. Ce principe de résonance donne
vie à toute chose dans l’Univers. Il est le fondement de ce que les
physiciens appellent la loi d’attraction. Celle-ci régit absolument tout,
depuis l’organisation harmonique des atomes et des cellules jusqu’aux
mouvements planétaires et au-delà.
Chapitre 2
L’Homme vibre
LA VIBRATION DES CELLULES
Dans son livre Le Secret de la vie. Les ondes cosmiques et la
radiation vitale, publié en 1930, le scientifique russe Georges
Lakhovsky écrit : « Dans la nature, tout est vibration, en particulier la
vie cellulaire. Chaque cellule vivante est un minuscule circuit
oscillant qui joue le rôle d’un émetteur-récepteur d’ondes. » Et de
conclure : « La vie résulte de la vibration de chaque cellule vivante se
trouvant dans le champ de force des ondes cosmiques. »
Chaque cellule oscille. Le corps humain, constitué des systèmes
circulatoire, digestif, immunitaire, nerveux, musculaire, osseux,
neuroendocrinien, vibre comme les cellules qui le composent. Vibrer,
c’est vivre.
Chaque organe du corps a sa propre fréquence, laquelle dépend
de la santé des cellules qui le composent. Nos organes, nos os, nos
tissus possèdent tous leur propre vibration, leur fréquence de
résonance. Ensemble, ces fréquences créent un ensemble énergétique,
notre résonance personnelle que l’on nomme « taux vibratoire ». Le
corps humain s’apparente donc à un orchestre complexe qui résonne
de la vibration des molécules à celle des cellules, du rythme
cardiaque aux ondes cérébrales.
Les travaux de Georges Lakhovsky nous montrent que la vie est
générée par l’oscillation des cellules et par leur radiation. « C’est
l’harmonie des vibrations cellulaires qui assure les fonctions vitales
du corps. La maladie survient alors quand il y a un déséquilibre de
ces vibrations. Lorsque l’isolement du filament du noyau de la cellule
est détruit, il n’est plus possible à la cellule d’osciller, et c’est la
mort. »
Pour Lakhovsky, la maladie serait un déséquilibre vibratoire ; elle
n’aurait donc pas uniquement pour origine un trouble chimique
pouvant être traité par des médicaments. Elle est aussi le résultat
d’un affaiblissement de l’intensité de la vibration des cellules dû à
une cause extérieure. Pour retrouver l’équilibre, il faudrait compenser
la baisse de rayonnement énergétique grâce à une amplification de la
vibration de la cellule. En stimulant cette vibration, nous pouvons
stimuler la vie, la biologie.
Se pose alors la question suivante : comment stimuler nos
cellules ?
L’expérience « son/cellule » menée par Fabien Maman, considéré
par le dictionnaire Webster comme le « père de la médecine
vibratoire », donne un début de réponse. Cette expérience, qu’il a
conduite au CNRS en 1981 avec la biologiste Hélène Grimal, a mis en
évidence les effets du son sur la cellule. Quand celle-ci reçoit un
signal sonore, un signal ultraviolet illumine son aura. Cela atteste
l’effet bénéfique du son sur le vivant. Le fait d’amplifier ce signal UV
par le son accroît la communication intercellulaire. Les sons stimulent
l’énergie des cellules.
En février 1988, dans la revue Science, le docteur Suslick précisait
que « les ondes sonores peuvent organiser, briser, arranger les
molécules, orchestrer la structure cristalline de la matière, faire
léviter les objets ou s’amalgamer les liquides ». Ainsi, le son n’est pas
seulement une énergie qui déclenche une sensation auditive, il a
aussi la faculté de pénétrer nos structures cellulaires et de réorganiser
nos molécules. C’est en cela qu’il peut contribuer au rétablissement
du patient.
Plus précisément, d’après les travaux du docteur Masaru Emoto, le
son aurait la faculté de modifier la structure des molécules et
d’harmoniser leur agencement. À travers ses expériences, Emoto a
montré que la structure des cristaux de glace change lorsqu’ils sont
soumis à des influences diverses telle la musique, par exemple, de
Mozart, de Bach, des Beatles ou encore le hard rock.
À la manière d’un instrument de musique, nos fonctions
biologiques réagissent et vibrent à distance. Leur énergie vitale est
stimulée par la « loi de résonance sympathique » qui permet à un
corps vibrant de propager sa vibration à un corps distant. Le son peut
donc aider à soigner certains organes et à harmoniser l’organisme.
LA VIBRATION DES MOLÉCULES
On constate aisément les effets des molécules – comme ceux d’un
médicament –, mais on se demande rarement comment elles
fonctionnent. C’est leur vibration qui donne des informations aux
cellules et agit sur elles ou en elles.
Le mode vibratoire d’une molécule est déterminé par le nombre
d’atomes qu’elle possède. Prenons une molécule d’eau H2O : lorsque
les liaisons covalentes entre les atomes – les deux atomes
d’hydrogène H et l’atome d’oxygène O – changent de longueur ou de
direction, il se produit une vibration moléculaire générant différentes
énergies, d’où l’effet de la molécule.
Les atomes forment des molécules qui vont former certaines
protéines, lesquelles vont former les cellules qui vont à leur tour
former les organes qui constituent notre corps. Les protéines sont
composées de chaînes de molécules nommées acides aminés. Selon
l’agencement de ces derniers, les protéines ont une structure et une
fonction différentes. À chaque acide aminé composant une protéine
correspond une onde que l’on peut mesurer. Une molécule est donc
une suite de fréquences – une mélodie, en quelque sorte. C’est cette
dernière qui détermine l’effet de la molécule et a un effet sur le
vivant.
LE TAUX VIBRATOIRE DE L’ORGANISME
Au niveau physique, on sait que les cellules vibrent en
permanence, qu’elles émettent une sorte de chant continu. Celui-ci
est la somme des vibrations de toutes les molécules qui composent
chaque cellule. De la même manière, le taux vibratoire d’un individu
correspond à la moyenne des vibrations de l’ensemble des cellules de
son corps. Les radiesthésistes le situent entre 6 500 et 8 000 UB
(unités Bovis). Lorsque ce taux vibratoire descend au-dessous de
6 000 UB, nous serions alors plus sensibles à la fatigue et aux
infections. Par résonance, notre organisme entrerait alors en
connexion avec les vibrations du champ correspondant. Des
problèmes de santé pourraient alors surgir.
Le taux vibratoire de l’organisme peut également s’exprimer en
hertz. Nous considérons que le corps humain vibre dans une gamme
comprise entre 62 et 68 MHz (mégahertz) lorsqu’il est en bonne
santé. Quand une personne éprouve un stress physique ou
émotionnel, les fréquences du corps deviennent incohérentes, elles
sonnent faux. Des dissonances vibratoires apparaissent entre les
cellules et peuvent provoquer des interférences destructives. Il en
résulte un blocage de l’énergie de vie qui se caractérise par des
inflammations, des irritations et l’apparition de symptômes. Au-
dessous de la norme de 62 MHz, certaines maladies peuvent
commencent à se déclarer.
En quelques années, nous sommes passés des photographies
Kirlian – une technique datant de 1939 permettant de rendre visible
l’émission énergétique invisible que tout être vivant irradie – à des
processeurs informatiques. Aujourd’hui, la science est capable de
mesurer les fréquences bioélectriques du corps humain comme de
toute chose vivante à l’aide d’appareils de mesure tels que le Bio-Well
du docteur Korotkov ou le système de contrôle de fréquence BT3 de
Tainio Technology, sortes de galvanomètres géants dotés de capteurs
très sensibles. Les données recueillies par ces appareils ont permis de
concevoir des applications destinées à la médecine et à la
neurophysiologie, comme le biofeedback. Ces applications se révèlent
utiles pour tout ce qui concerne l’étude de la conscience. Le docteur
Korotkov, professeur de physique à l’université de Saint-Pétersbourg,
affirme que la mesure bioélectrique de nos pensées permet de mieux
comprendre l’influence de notre conscience sur notre organisme et
son environnement.
D’autres outils technologiques mesurent avec précision le taux
vibratoire du corps et de chacun de ses organes. Le synchromètre
breveté par la docteure Hulda Clark permet d’écouter les vibrations
du corps humain par induction en étudiant son écho. C’est le principe
même de la résonance. En 2004, le docteur James Gimzewski, de
l’université de Californie a, quant à lui, prouvé que les cellules
émettent des fréquences qui diffèrent selon leur état de santé. Il les a
rendues audibles grâce à un microscope à effet tunnel. Celui-ci peut
détecter, semble-t-il, des cancers en analysant les fréquences des
cellules du patient, car une cellule n’émet pas le même signal selon
qu’elle est saine, malade ou cancéreuse.
Si l’on installait ces appareils dans des centres de yoga, de
méditation ou dans les hôpitaux, les patients pourraient alors
constater visuellement que, après du temps passé à mieux respirer, à
méditer ou à faire des exercices physiques, leur taux vibratoire
augmente assez significativement. Ce serait une preuve qui les
encouragerait à poursuivre ces pratiques.
LES VIBRATIONS DU CORPS HOLISTIQUE
Le corps humain n’est pas seulement un réceptacle d’énergie, il est
énergie lui-même. En ce sens, soigner revient à travailler sur son
énergie en modifiant ce qui l’informe.
Le principe de la thérapie vibratoire consiste ainsi à prendre en
compte non seulement la matière mais aussi l’énergie. Les travaux
des physiciens quantiques ont mis en évidence que la matière est
structurée par les forces nucléaires et magnétiques ainsi que par la
gravité. Ces forces sont véhiculées par de minuscules particules : les
gluons (force nucléaire), les photons (force électromagnétique) et les
gravitons (gravité). Ces forces gouvernent nos vies autant que celle
des planètes et des étoiles. Leur influence sur notre santé ne devrait
pas être ignorée.
La médecine occidentale ne porte pour le moment que peu
d’intérêt à cette dimension énergétique, lui préférant une vision
mécaniste des soins et de l’homme. On soigne les organes
individuellement comme on réparerait une machine, sans prendre en
compte l’harmonie énergétique du tout, l’homogénéité assurée par la
cohérence vibratoire.
Depuis la Renaissance, les hommes de science ont voulu mieux
comprendre la réalité de la matière. Ils l’ont explorée et disséquée, et
cela en s’éloignant des superstitions et autres croyances infondées.
C’est pourquoi ils ont ignoré les phénomènes paranormaux, les
connexions humaines télépathiques, les guérisons à distance, tous ces
phénomènes difficilement explicables et pourtant bien réels et que la
physique quantique commence aujourd’hui à appréhender.
Les scientifiques ont eu besoin de structurer le savoir, de
l’analyser, de le classer en familles, en genres, en espèces. Ils ont créé
des encyclopédies pour tout répertorier et indexer. Si ce mode de
pensée a permis des progrès considérables, il reste limitatif car il
empêche de voir le vivant comme un tout en relation avec son
environnement. De par les millions de molécules qui la constituent,
toute plante comprend un très grand nombre de composants
chimiques que l’on isole en négligeant leurs interactions, leur
alchimie. On ne considère pas l’être de la plante, son énergie, le génie
de son remède. De la même façon, le corps humain est disséqué afin
de comprendre le fonctionnement de chacun de ses composants et
organes, sans que soit prise en compte l’incroyable harmonie de leur
interdépendance. Et c’est le miracle vibratoire qui permet cette
cohérence.
Comme le souligne l’acupuncteur Marc Pantalacci, auteur du livre
Sain(t) de corps et d’esprit. Sur le chemin de la pleine conscience et de la
guérison : « Il appartient à la médecine du XXIe siècle d’intégrer cette
dimension holistique qui prend en compte la totalité de l’approche du
vivant, dans sa double réalité : biologique et vibratoire.
L’homéopathie, l’acupuncture, la géobiologie, la médecine
ayurvédique, les liens étroits entre la mécanique quantique et les
champs vibratoires informationnels peuvent enrichir notre conception
de l’homme et de son fonctionnement dans un système unitaire où le
tout contient chaque partie, et chaque partie est le tout. »
Cela nous rapprocherait plus que jamais de l’union ternaire du
corps, de l’âme et de l’esprit, seule garante de notre bien-être
physique, psychique et spirituel.
LES MAUVAISES ONDES DES MALADIES
Comment un microbe agit-il ? Selon l’ingénieur Rodolphe Lavinay,
« le microbe est simplement un circuit oscillant qui, par couplage
avec les cellules saines, force celles-ci à osciller sur une fréquence
différente de leur propre fréquence initiale, ou bien étouffe leur
oscillation en introduisant dans le circuit de ces cellules des
résistances électriques (toxines) ».
Les microbes, bien que nécessaires au développement de la vie,
sont donc des perturbateurs de l’harmonie vibratoire initiale des
cellules. Le psychologue clinicien américain Lawrence LeShan a décrit
le cancer comme l’incapacité ou l’impossibilité de « chanter son
propre chant », c’est-à-dire l’incapacité des cellules à vibrer
naturellement dans leur fréquence de résonance.
Nous l’avons évoqué auparavant : toute particule, toute masse a
une vibration. Les microbes et les virus ont donc aussi la leur. C’est
pourquoi, très tôt, les scientifiques se sont interrogés sur la possibilité
de les détruire par résonance vibratoire. C’est ce que l’ingénieur
américain Royal Raymond Rife est, semble-t-il, parvenu à réaliser
dans les années 1920. Rife – qui fut par ailleurs l’inventeur du
microscope à fréquences lumineuses – mit au point un appareil
générant des ondes pouvant inhiber la croissance de ces micro-
organismes et stopper leur prolifération. L’oscillation de leur
« résonance fondamentale » permettait d’inhiber virus et bactéries,
microbes et autres pathogènes.
À la même époque en Russie, Georges Lakhovsky fut le premier à
construire un oscillateur à longueurs d’ondes multiples (le fameux
Multiple Wave Oscillator, ou MWO) dans le but de produire de
nombreux harmoniques de la résonance fondamentale. Le MWO est
un système à deux antennes entre lesquelles le patient est assis et
absorbe, disait-il, « les ondes qui lui conviennent sans rien faire ». Les
différentes cellules du corps oscillent grâce aux fréquences présentes
dans les ondes générées par l’appareil et se nourrissent des
harmoniques qui leur manquent. Car, à une fréquence identique à la
sienne, une cellule absorbe l’énergie beaucoup plus facilement.
Chaque cellule, organe, glande, tissu, nerf peut trouver sa fréquence
de résonance curatrice dans le champ de cet oscillateur à ondes
multiples.
Pour Lakhovsky, « le but n’est pas de tuer les microbes en contact
avec la cellule mais de renforcer les oscillations de chaque cellule
directement par renforcement de la radioactivité du sang ou en
produisant vers les cellules une action directe par renforcement de
leur propre rayonnement ». Dans son livre L’Oscillation cellulaire,
Lakhovsky expose des cas de cancers qui auraient été soignés par les
vibrations du MWO. Le pape Pie XI fut l’un de ses patients.
En France, Antoine Priore reprit les travaux de Rife et de
Lakhovsky et ajouta à l’appareil de ce dernier une ampoule à plasma
et un générateur d’ultrasons. Son dispositif aurait permis de guérir
certaines formes de cancers et de tumeurs chez la souris. Dans les
années 1960, des chercheurs universitaires observèrent les effets des
ondes émises par les appareils de Priore sur plusieurs milliers
d’animaux malades. Les constats furent publiés dans une dizaine de
revues scientifiques et présentés à l’Académie des sciences d’URSS.
Depuis, avec le concours du Centre de recherche universitaire sur
le cancer, du laboratoire ARTEC et de plusieurs laboratoires de
l’université de Bordeaux, les travaux inspirés par Priore ont repris.
Selon le docteur Bernard Murzeau, médecin et directeur du
laboratoire ARTEC : « La machine a une action au niveau cellulaire
par le biais des vibrations dues aux ultrasons associés au champ
magnétique créé par la bobine de la machine, ce qui provoquerait
une forte modification du potentiel électrique membranaire. Au
niveau des cellules cancéreuses, cette différence de tension aurait
pour effet de faire réapparaître les antigènes de surface qui sont
cachés dans les replis de la membrane et qui empêchent le système
immunitaire de les identifier et de les détruire. Pour faire entrer les
cellules en vibration et modifier les charges électriques, il faut que la
fréquence des ultrasons corresponde exactement à la fréquence de
résonance des cellules, ce qui nécessite des réglages très fins et précis
pour arriver ainsi à fixer par tâtonnements cette fréquence. »
Carolyn McMakin, chiropractrice spécialisée dans la fibromyalgie,
utilise un appareil inspiré de la technologie dite des « micro-courants
spécifiques » (FSM). Celui-ci exploite la capacité du corps à répondre
aux fréquences pour guérir inflammations, fibromyalgies,
neuropathies diabétiques, douleurs musculaires, douleurs articulaires,
douleurs liées aux calculs rénaux, maladies du foie, blessures
diabétiques, dépressions, asthmes, kystes ovariens. Toutes ces
pathologies sont sensibles aux fréquences spécifiques émises par le
dispositif qui repose sur deux canaux vibratoires entre lesquels le
patient se tient.
McMakin s’appuie sur la liste dressée par le docteur Harry Van
Gelder. Elle détaille comment traiter tous les symptômes par une
fréquence particulière. Les fréquences des émotions liées à ces
troubles sont également répertoriées.
Aux États-Unis, les travaux de Rife, Lakhovsky et Priore ont déjà
inspiré de nombreuses technologies prometteuses comme celle du
laboratoire Novobiotronics, dirigé par le docteur Anthony Holland,
qui étudie l’utilisation d’un nouveau type de technologie appelée
Plasma Emission Field Treatment (PEFT). Celle-ci traite les cellules
cancéreuses par une méthode non toxique, non invasive et peu
coûteuse. Novobiotronics a pu démontrer que, dans certains cas, les
cellules cancéreuses se désintègrent dans la fourchette de fréquences
correspondant à des ultrasons.
Cela amène à penser qu’il faut dialoguer vibratoirement avec la
maladie. L’émission simultanée de la fréquence de résonance d’une
cellule cancéreuse et de cette même fréquence à un niveau onze fois
plus élevé (onzième harmonique) brise les cellules cancéreuses. Il est
ainsi confirmé que le onzième harmonique – autrement dit, la quarte
augmentée – est un harmonique destructeur. Comme l’écrit Jacques
Collin, il faut établir « un dialogue musical avec la maladie », et non
la combattre.
L’HOMME EST UNE ANTENNE
Le corps humain est une antenne. Le son qui parvient à l’oreille
est transformé en signal électrochimique dans le cerveau. Il parcourt
les circuits neuronaux en libérant des molécules qui éveillent en nous
des sensations telles que le plaisir ou la souffrance. Le son a la
capacité de libérer des neurotransmetteurs pouvant être à l’origine du
bien-être physique ou de l’inconfort.
Ainsi, l’écoute d’un son, si nous l’aimons profondément, nous
mettra en joie, nous fera danser. À l’inverse, un son désagréable
comme une alarme peut générer stress et tension nerveuse. Plus
précisément, c’est la vibration à l’origine du son – et non le son lui-
même – qui déclenche la réaction. La vibration des pleurs d’un bébé
entraîne la sécrétion de lait maternel, ce qui illustre que le son peut
engendrer une cascade de réactions chimiques programmées.
Les vibrations sonores peuvent également être captées par la
peau. Le son circule à travers les cellules de l’épiderme et les points
d’acupuncture, puis est transmis à toutes les cellules du corps, faisant
ainsi vibrer celles des organes, des tissus, des muscles, des os, de
manière harmonieuse ou non. Nous avons l’impression que le son
s’arrête à la peau : or c’est oublier que plus le milieu est dense, plus le
son se propage.
Depuis plusieurs années, l’Organisation mondiale de la santé
(OMS) met la population mondiale en garde contre les syndromes
d’intolérance aux champs électromagnétiques. Le corps de l’homme
est en effet réceptif aux informations vibratoires de l’environnement,
tel un poste de radio qui grésille lorsque les ondes qu’il reçoit ne sont
pas en cohérence avec son propre système oscillatoire.
Le corps perçoit les ondes de son environnement grâce à ses cinq
sens : l’oreille perçoit les ondes sonores ; l’œil, les ondes lumineuses ;
la peau, la langue et le nez, d’autres variétés d’ondes du spectre
électromagnétique, les ondes radio, les micro-ondes, les rayons X, les
ondes gamma. Au-delà de nos sens, c’est la résonance de notre champ
électromagnétique qui agit comme une antenne réceptrice, un
sixième sens. Se pose alors cette question : comment faire
fonctionner au mieux cette antenne ?
Selon le neurologue et chiropracteur Joe Dispenza, le liquide
cérébrospinal est composé de protéines et de sels minéraux qui se
chargent quand on contracte les muscles intrinsèques du bas du corps
(périnée, fessier, abdominaux) et lorsque l’on pratique des exercices
de respiration du yoga. La pression accélère le mouvement des
molécules chargées. Celles-ci remontent le long de la colonne
vertébrale et créent un champ d’induction, un champ
électromagnétique. Cette énergie en mouvement est déchargée dans
le tronc cérébral au niveau du thalamus. Le cerveau se met alors à
produire des ondes gamma que le neurologue a pu mesurer chez ses
patients. Elles « produisent la plus grande quantité d’énergie
provenant de l’intérieur du corps […], elles engendrent une élévation
de conscience, de l’attention et de l’énergie en lien avec des
expériences créatives, transcendantales, voire mystiques ».
Nous mesurons ainsi l’importance de notre alignement, de notre
cohérence physique et magnétique, qui se trouve axée sur notre
colonne vertébrale. Cet axe évoque l’axe de l’atome, mais également
celui de la Terre avec ses pôles, et celui de la galaxie autour du trou
noir central.
Pour mieux « capter » ces ondes, il faut aligner notre organisme
par la méditation, le yoga, le chant, ou par toute autre activité fondée
sur l’alignement de notre colonne vertébrale. Et cela afin d’améliorer
la cohérence entre notre psychologie et notre physique, entre nos
pensées et notre santé.
LES ONDES CÉRÉBRALES
Une onde cérébrale est une oscillation électromagnétique produite
par l’activité électrique des neurones du cerveau. Chaque jour, nous
expérimentons de multiples états de conscience, chacun
correspondant à l’émission d’ondes cérébrales différentes, d’une
gamme de fréquences particulière mesurée en hertz.
Les rythmes cérébraux observés chez l’être humain sont classés
selon leur fréquence.
Les ondes bêta 1 (de 12 à 20 Hz) sont des ondes rapides émises
par notre cerveau lorsque nous sommes éveillés, alertes, actifs.
Elles sont produites quand nous sommes concentrés, quand notre
cerveau traite une information. Les ondes bêta 2 (entre 25 et 40
Hz) traduisent un état de stress.
Les ondes alpha sont des ondes dont les fréquences se situent
entre 8,5 et 12 Hz. Elles traduisent un état de relaxation, de
conscience apaisée, comme lorsqu’un sujet a les yeux fermés. Des
disciplines comme la méditation ou le neurofeedback stimulent la
production d’ondes alpha, lesquelles favorisent ces états de
profonde détente. La bande de fréquences alpha correspond au
passage entre l’inconscient et le conscient. Chaque jour, elle est
franchie au moment où l’on s’endort et au moment où l’on se
réveille.
Les ondes thêta correspondent à des fréquences de 4,5 à 8 Hz.
Elles caractérisent certains états de somnolence, de méditation
profonde, de transe ou d’hypnose. Le rythme thêta est également
présent dans la phase de sommeil paradoxal qui s’accompagne de
rêves. Tout comme les ondes alpha, les ondes thêta sont
bénéfiques et permettent au corps de récupérer en profondeur. Le
docteur Andrew Becker a observé que, lors des séances de soin, les
ondes thêta sont les plus répandues dans les cerveaux des
guérisseurs, des magnétiseurs, des chamans ou des maîtres qi
gong.
Les ondes delta recouvrent des fréquences de 0,1 à 4 Hz. Elles
sont courantes chez le très jeune enfant et peuvent plus tard
caractériser le sommeil profond chez l’adulte. Le professeur
Dawson Church cite de nombreuses études qui ont mis en
évidence le lien entre la guérison et les ondes delta, car le taux
d’hormones de croissance et la production de télomérase sont
élevés lorsque le cerveau émet ce type d’ondes. D’après lui, ces
dernières sont produites par des individus lors d’expériences
mystiques au cours desquelles ils ont le sentiment d’entrer en
connexion avec l’infini, avec la conscience universelle.
Les ondes gamma sont des ondes aux fréquences supérieures,
généralement d’environ 40 Hz, et pouvant aller jusqu’à 80 Hz.
L’apparition d’ondes gamma survient lors d’une activité
intellectuelle ou créative intense, ou lorsqu’un individu trouve la
solution à un problème. Selon Dawson Church, elles permettent de
ralentir l’évolution de la maladie d’Alzheimer et de « stimuler les
gènes qui produisent les protéines anti- inflammatoires du corps
[…], et la fréquence de 60 Hz régule l’expression des gènes du
stress ».
Le professeur conclut ainsi : « L’idée générale à retenir est que
l’organisme est sensible aux fréquences générées par le cerveau.
Comprendre ces liens signifie que nous pouvons utiliser nos ondes
cérébrales pour guérir nos cellules. »
Ces différents types d’ondes cérébrales nous conduisent à mieux
appréhender l’activité électromagnétique entre les synapses du
cerveau, qui est à l’origine de nos différents états de conscience. Au
cours d’une journée, nous passons constamment d’un état de
conscience à un autre en fonction de l’activité vibratoire cérébrale.
LES FRÉQUENCES DES ÉTATS
DE CONSCIENCE
Le cerveau humain émet des ondes de fréquences différentes
selon l’état de conscience dans lequel il se trouve. C’est un récepteur
et un émetteur d’ondes.
Sachant qu’une fréquence peut stimuler une autre fréquence par
résonance, il nous est donc possible de provoquer un état de
conscience différent en modifiant les ondes cérébrales. C’est ce que
les chamans, les moines bouddhistes et les magnétiseurs ont toujours
su faire intuitivement, en utilisant diverses techniques de transe
chamanique et de méditation. De nos jours, d’autres méthodes telles
que la sophrologie, l’hypnose, la méditation de pleine conscience, la
musicothérapie, les ondes binaurales, le yoga nidra ou
l’hyperventilation permettent également de parvenir à des états de
conscience modifiés. La professeure Marie-Élisabeth Faymonville
précise que « les gens peuvent avoir l’impression de sortir de leur
corps, de ne plus sentir de douleur, d’être dissociés […]. Toutes ces
pratiques provoquent une dissociation entre l’esprit, le corps et
l’environnement, où l’individu perd plus ou moins la notion de soi, de
l’espace et de temps, et a la sensation d’être en fusion avec
l’Univers ».
Les états de transe sont pratiqués depuis des millénaires dans la
plupart des cultures humaines, pour conseiller et guérir les membres
de communautés. Aujourd’hui, les neurosciences les redécouvrent
comme des capacités fondamentales du cerveau humain, avec des
impacts potentiellement puissants sur notre bien-être et notre
créativité. Selon Michael Hove, qui étudie les mécanismes et les
applications thérapeutiques liés à la transe cognitive à l’Institut Max-
Planck, « cette reconfiguration des réseaux neuronaux peut
promouvoir l’intégration de nouveaux concepts ». Une révélation – ce
que l’on nomme en anglais un insight – peut advenir.
Corine Sombrun est une auteure et ethnomusicienne initiée et
formée au chamanisme en Mongolie. Lors de ses transes auto-
induites, elle perd la notion de l’espace-temps, sa force physique est
décuplée et elle ne perçoit plus la douleur. Elle a également des
visions, reçoit des messages et émet des sons, des langages et des
chants inconnus. En 2007, Pierre Flor-Henry, professeur de
psychiatrie clinique et directeur du centre de recherches de l’hôpital
Alberta, à Edmonton, a mesuré l’activité de son cerveau en transe.
Dans ces moments de conscience modifiée, son
électroencéphalogramme retranscrit des ondes qui ressemblent à
celles émises par les schizophrènes lorsqu’ils traversent des épisodes
dépressifs ou des crises maniacodépressives.
En 2015, elle a participé à un programme de recherche dont le
but était de permettre à chacun des 500 volontaires d’induire un état
de transe par la seule volonté. 85 % des participants y sont parvenus,
démontrant que la transe n’est pas un don réservé aux seuls chamans,
mais une capacité de tout cerveau humain. Bien que les pouvoirs
médiumniques des chamans ou de Corine Sombrun semblent à la
plupart d’entre nous uniques et inaccessibles, chacun peut, par la
volonté, par le recours à des méditations sonores et à certains
rythmes, évoluer au sein des ondes cérébrales alpha. Cela rapproche
d’un véritable état de bien-être et apaise même parfois certains
troubles d’ordre psychiatrique. Une équipe du Stanford Research
Institute a montré que les ondes alpha et thêta provoquent un état de
réelle détente, et qu’elles peuvent participer au rétablissement d’un
patient.
LA FRÉQUENCE DU CŒUR
« On n’a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour
les humains. On a un cœur ou on n’en a pas. »
Alphonse de Lamartine
L’activité électrique du cœur humain génère un champ
électromagnétique autour du corps. Celui-ci est de cent à cinq mille
fois plus puissant que celui du cerveau. Cette énergie sort de l’organe
par le bas, tourne autour du corps et revient par le haut.
De nos jours, de nombreux scientifiques comme Dan Winter et Joe
Dispenza ont mis en évidence le lien entre nos pensées, nos émotions
et notre rythme cardiaque. Lorsque les ondes du cerveau sont en
phase avec les ondes du cœur, nous entrons alors en cohérence
cardiaque. Cette résonance permet la synchronisation des cellules du
cœur. Il en résulte un état de bien-être, avec un effet positif sur notre
santé comme l’attestent les publications scientifiques du HeartMath
Institute.
En nous concentrant sur des émotions positives, nous générons
des neuropeptides, molécules qui stimulent notre système
immunitaire, calment le système nerveux et, par là même, envoient
les bons signaux au cerveau afin de nous aider à retrouver de la
clarté. Les émotions négatives ont l’effet inverse, créent une
incohérence cardiaque et peuvent être à l’origine de diverses
pathologies. Il est donc dans notre intérêt de penser positivement. Il
faut alors considérer la musique, l’art-thérapie, la méditation, la
programmation neurolinguistique, la méditation, la sophrologie et le
sport comme autant de moyens de garder un état d’esprit positif.
Dans sa théorie de la relativité, Einstein démontre que la gravité
est le résultat de la courbure de l’espace-temps. C’est un phénomène
comparable à l’effet produit par un ballon déformant la surface d’un
trampoline. D’après le cosmologiste Nassim Haramein, « l’espace-
temps ne fait pas que se courber, il tourne en rotation comme le
vortex d’un siphon de baignoire créant des cercles, des spins, du
mouvement. Cela est la cause du “spin” de toute chose et explique la
gravité. Cette dynamique du vortex est présente partout dans la
nature : dans la forme des végétaux, dans les cyclones et dans les
trous noirs des galaxies ».
Le mouvement du vortex génère la force centripète et crée le
point de singularité, l’unité de tout qui est le cœur de toute chose :
notre cœur. Selon Nassim Haramein, il y a, « au cœur de notre cœur,
un point de singularité. Une petite cavité entre deux ventricules qui
génère le plus grand champ électromagnétique du corps, une sphère
de plus de 2,5 mètres de rayon. C’est la batterie de la vie qui permet
au cœur de continuer à battre […]. Comme les étoiles, le point de
singularité au cœur du cœur courbe le temps et crée un effet
gravitationnel que l’on nomme “poids” ».
Grâce au cœur, nous sommes connectés à l’ensemble de l’Univers.
Il est le lien quantique ultime. C’est le point d’équilibre entre « être »
et « non-être ». Au centre du tore du cœur, il y a l’étoile de David, la
rencontre des deux forces opposées, la géométrie du double
tétraèdre, le secret de l’énergie au cœur de toute chose. Cette source
est essentiellement ressentie à travers le chakra du cœur, l’étoile
tétraédrique. En inspirant profondément et en prenant conscience de
notre connexion à la totalité à travers l’unité du point de singularité,
on passe alors de la peur à la confiance, de la tristesse à la joie, de la
colère à l’apaisement.
La peur de manquer d’amour et de temps, de la séparation et de
la mort nous coupe de la boucle de confiance et d’abondance.
Pourtant, l’Univers regorge d’énergie. En contemplant cette
abondance par une qualité de présence à un instant donné, notre
cœur s’ouvre alors à l’Univers et laisse l’infini s’exprimer en nous à
travers l’amour, la joie, la musique, le son, le chant. Nous parvenons
alors à lâcher prise, à accepter le paradoxe de la dualité dans l’unité,
de l’infini et du fini dans le présent. On apprécie alors le fait d’avoir
juste ce dont on a besoin au moment où l’on en a besoin. Cette
confiance ressentie dans la permanente impermanence attire
l’abondance, elle crée un cercle vertueux de confiance.
LA VIBRATION DES ÉMOTIONS
Une émotion est une réaction affective passagère d’une intensité
plus ou moins forte, qui se manifeste à la suite d’un événement
déclencheur. C’est un phénomène de résonance entraînant une
cascade de réponses physiologiques dans le corps. L’être humain
possède en lui toute une gamme de fréquences, de résonances
émotionnelles, allant de la joie à la tristesse, de la peur à l’amour, en
passant par une myriade plus ou moins colorée d’innombrables états
d’âme.
Comme nous l’avons déjà vu, si l’on rapproche deux diapasons, un
qui vibre et un qui ne vibre pas, le second va se mettre à vibrer avec
le premier par résonance. Nous avons tous en nous des « cordes
sensibles » qui répondent à l’énergie que nous ressentons lors d’une
situation donnée et qui provoquent des émotions. Ces cordes
sensibles sont la vibration de nos cellules constituées majoritairement
d’eau. Cette dernière peut contenir une vibration et la garder en
mémoire. Un événement qui a rendu triste un enfant, que celui-ci en
soit conscient ou pas, laisse dans ses molécules d’eau une empreinte
vibratoire indélébile. Cette tristesse est stockée en lui comme une
nappe d’eau souterraine qui s’infiltre et reste bloquée. C’est ce que
l’on nomme la mémoire cellulaire. L’enfant grandit avec jusqu’au jour
où un événement chargé de la même énergie, empreinte de tristesse,
réveille en lui cette émotion. La vibration, enfouie au fond de lui, se
remet à vibrer par résonance sans qu’il puisse l’expliquer. Il pleure et
se libère du surplus énergétique amassé depuis des années.
La couleur de l’émotion est fonction de ce que nous sommes et de
notre état au moment où nous faisons face à un événement. C’est une
résonance dans le temps. L’émotion extérieure est alors confrontée à
notre expérience intérieure, à nos souvenirs. C’est à ce moment que
cette émotion et le souvenir qui y est attaché resurgissent dans notre
esprit. C’est une résonance entre la musique du passé et la musique
du présent. C’est ainsi que les patients atteints de la maladie
d’Alzheimer arrivent à retrouver certains souvenirs et à éprouver des
émotions intenses en écoutant des chansons de leur jeunesse.
La musique suscite chez nous toutes les émotions. Elle est
l’expression de l’harmonie et du chaos de l’Univers entier. Elle nous
fait vibrer à l’unisson. L’écoute de la musique, le chant et la danse
nous permettent de faire circuler les énergies qui stagnent en nous,
de les faire vivre et, par là même, de nous redonner vie. Les
vibrations du son contribuent à nous guérir de nos émotions et de nos
traumatismes du passé.
La musique a un effet mystérieux. Elle peut tout aussi bien nous
apporter du plaisir, de la joie que nous inspirer de la mélancolie ou
du dégoût. Cela s’explique par la loi de résonance. En créant sa
musique, le compositeur transmet son état émotionnel à l’auditeur.
Son intention est au cœur de tout.
Lorsque vous réfléchissez, vos synapses se connectent et explorent
des espaces-temps dans votre cerveau. Cela libère des neuropeptides,
qui sont les molécules des émotions. Nous les ressentons à travers
tout le corps grâce aux signaux bioélectriques et chimiques transmis
par le système nerveux, le sang et les tissus. Les émotions créent donc
un magnétisme puissant.
De la même manière que la pensée est le langage du cerveau,
l’émotion est le langage du corps.
Comme nous le montre cette cartographie des émotions sous forme de fleur,
les émotions peuvent être d’une intensité variable. Plus on va au centre de la fleur, plus
les émotions sont fortes et leur amplitude importante.
Chaque émotion possède un signal biomagnétique plus ou moins
élevé. L’appréhension, lorsqu’elle monte en intensité, devient de la
peur puis progressivement de la terreur. De la même manière, un
sentiment de sérénité, quand il s’élève en vibration, devient de la joie
qui se transforme en extase.
En sophrologie et en neurolinguistique, le fait de s’entraîner à se
concentrer sur des pensées positives telles que la sérénité, la
gratitude ou l’acceptation de soi, en augmentant son énergie par la
respiration et la méditation, a des effets thérapeutiques notoires et
reconnus. Une prédisposition mentale positive peut augmenter notre
taux vibratoire. À l’inverse, une personne ayant des pensées négatives
pourra voir son taux vibratoire baisser. La vibration d’une émotion
négative est incohérente, en dents de scie, et bloque l’énergie dans le
corps, comme un barrage bloque l’énergie d’un courant. Selon
l’intensité de cette émotion, cela peut devenir destructeur. À l’opposé,
la vibration d’une émotion positive est cohérente, harmonieuse,
équilibrée ; à l’image d’une onde sinusoïdale, consistante,
permanente, elle laisse passer l’énergie librement.
Il n’existe a priori pas de bonnes ou mauvaises vibrations. La peur,
par exemple, n’est pas une vibration basse, c’est une vibration
incohérente qui peut être dispersée ou réaccordée quand elle est en
présence de vibrations plus cohérentes et plus élevées, comme la joie.
Ce n’est pas tant le degré vibratoire qui importe, que, surtout, la
cohérence d’une fréquence et son amplitude, qui la rendent plus
puissante. Une émotion positive ressentie pleinement finira par
intégrer et raccorder l’émotion négative, la « consonance » finira par
intégrer la « dissonance ». L’un des buts de la musicothérapie est de
redonner de la cohérence à tout mouvement d’énergie. La musique
nous fait comprendre que l’Univers est autant composé de
consonance que de dissonance, l’une ne peut aller sans l’autre. La
thérapie vibratoire rééquilibre ce qui ne l’est pas.
Dans la médecine traditionnelle chinoise, savoir gérer ses
émotions fait partie intégrante de l’hygiène de vie. Cela optimise la
vitalité et aide à prévenir les maladies. En revanche, une mauvaise
gestion des émotions peut provoquer un blocage du foie, entraînant
une stase du sang et de l’énergie dans l’organisme. Si ce blocage
perdure, il est possible de voir apparaître des tumeurs bénignes, voire
des tumeurs malignes, surtout lorsque s’ajoute une inflammation. Cet
engrenage des blocages peut conduire à un déséquilibre global des
organes et aboutir à des désordres physiques, psychiques et
émotionnels tels que la fatigue, l’insomnie, les troubles digestifs et la
baisse des défenses immunitaires. La colère affecte le foie, la joie
excessive a un effet sur le cœur, l’anxiété se répercute sur la rate et le
pancréas, la tristesse agit sur les poumons et la peur impacte les
reins. Une émotion peut devenir pathologique si elle est démesurée
ou si elle s’installe dans le temps. C’est pourquoi la musique, le chant,
la danse, le yoga, la méditation dynamique d’Osho et certaines
formes d’art, lorsqu’ils sont couplés à une psychothérapie, peuvent se
révéler très efficaces pour laisser s’exprimer les émotions du corps.
Comme le remarque Patrick Burensteinas, scientifique de
formation, une émotion ressentie dans le corps se disperse par une
onde sinusoïdale, c’est-à-dire par une vibration, qu’elle provienne de
chants, de rires, de cris de colère, de pleurs ou de claquements de
mains. Si ce n’est pas par le son, l’énergie de l’émotion pourra être
libérée du corps par le mouvement et la réaction thermodynamique
qu’il induit. C’est pourquoi la colère crée de la chaleur.
La loi de « résonance forcée » stipule qu’une vibration plus élevée
finira par entraîner une vibration plus lente. Prenons deux personnes
qui sont dans des états émotionnels opposés : plus souvent que
l’inverse, la gaieté de l’une contaminera la tristesse de l’autre. Une
émotion positive finira par absorber l’émotion négative, la
consonance finira par intégrer la dissonance. La confiance et la
sérénité l’emporteront sur la peur et la colère. À plus grande échelle,
un petit groupe de méditants finira par influer sur la conscience et
l’énergie collective de la société.
L’ONDE OLFACTIVE :
FRÉQUENCE DES FRAGRANCES
Les chiens possèdent 200 millions de cellules olfactives. Grâce à
elles, ils sont capables de suivre la trace de leur maître à des
centaines de kilomètres. L’être humain ne possède que 5 millions de
cellules olfactives. Pourtant, cela ne l’empêche pas de distinguer – le
nombre dépasse l’entendement – plus de 1 000 milliards de senteurs.
Nous parvenons à sentir car l’épithélium olfactif, situé au fond du
nez, capte les molécules chimiques portées par l’air. Lorsque nous
pelons un fruit, ses molécules entrent dans nos narines et parviennent
ensuite aux neurones olfactifs. Ces derniers transmettent ensuite
l’information au cerveau. C’est ainsi que nous sentons et différencions
les odeurs.
Pendant longtemps, on s’est trompé sur la façon dont les neurones
captent les odeurs. Les scientifiques pensaient que les molécules
ayant une forme spécifique entraient en contact avec un récepteur
dans nos cellules qui avait lui aussi une forme spécifique – un peu
comme une clé dans une serrure. Il était donc logique de penser que
les molécules de forme similaire avaient la même odeur. Or le
biophysicien et auteur Luca Turin a montré, dans son livre The Secret
of Scent, Adventures in Perfume and the Science of Smell, que ce n’est
pas toujours le cas. Une molécule ayant l’odeur du citron peut avoir
la même forme qu’une molécule qui ne dégage rien et, inversement,
certaines molécules chimiquement différentes émettent parfois la
même odeur. Une étude a révélé que des molécules aux formes
différentes pouvaient toutes avoir la même mauvaise odeur d’œuf
pourri ; en réalité, leur point commun, c’est qu’elles vibrent à la
même fréquence – en l’occurrence, 76 térahertz.
Ainsi, ce qui est difficile à appréhender sur le plan chimique
s’éclaire dès lors que l’on réfléchit en termes de vibration. Ce n’est pas
la forme des molécules que nos neurones olfactifs perçoivent, mais
leur fréquence. Nous captons les vibrations des molécules odorantes.
Comme l’écrit le journaliste scientifique Xavier Bazin : « Une
chose est sûre : nos cellules ne sont pas seulement de petites usines
biochimiques qui réagissent aux molécules, elles sont aussi équipées
de récepteurs électromagnétiques, qui captent des courants d’énergie
magnétiques ! L’information dans notre corps ne circule donc pas
seulement sous forme biochimique mais également sous forme
électromagnétique. Nos cellules ne sont pas seulement des serrures
ouvertes par la bonne “clé” biochimique, elles sont également
sensibles aux ondes vibratoires des molécules. »
Que ce soit par les oreilles, la peau, les yeux, la bouche ou le nez,
nous percevons en permanence des fréquences. Lorsque nous
mélangeons plusieurs arômes, plusieurs essences, nous composons la
musique des parfums, l’harmonie des arômes.
L’ONDE SENSUELLE DES PHÉROMONES
« L’amour, c’est le parfum de l’âme qui s’épanouit. »
Alphonse Karr
Les glandes endocrines de notre corps sécrètent naturellement des
fluides qui contiennent des phéromones. L’organe voméronasal situé
sous la surface intérieure du nez les détecte et envoie un signal aux
nerfs olfactifs, puis à l’hypothalamus dans le cerveau. Ce qui stimule
les émotions, accroît l’attirance et attise le désir sexuel. Ainsi, les
phéromones jouent un rôle essentiel dans les relations humaines.
Le choix d’un partenaire amoureux n’est pas seulement déterminé
par l’apparence physique ou les affinités sociales et intellectuelles,
mais aussi par les odeurs, c’est-à-dire les vibrations des hormones et
des phéromones. Chez certaines espèces animales, ces fréquences
chimiques de l’amour peuvent être captées à des kilomètres – c’est le
cas pour le ver à soie ou le papillon de nuit, par exemple.
Tout comme l’ADN, l’odeur est une véritable signature vibratoire,
une sorte de carte d’identité individuelle. Chaque personne se
distingue par une empreinte olfactive qui attire ou repousse
d’éventuels partenaires. Dès sa naissance, parmi les cotons-tests
imprégnés de l’odeur de plusieurs mères, un bébé est capable
d’identifier l’odeur de la sienne.
Les phéromones amènent les femmes qui travaillent ensemble ou
qui vivent dans un environnement clos à synchroniser
progressivement leurs rythmes ovariens. Plusieurs études en
neurobiologie montrent que des mamans qui allaitent émettent des
phéromones qui stimulent la libido de celles qui n’ont pas d’enfant.
Les fréquences des phéromones d’un individu attirent son
partenaire. Il nous est arrivé à tous de nous demander comment une
personne pouvait être séduite par une autre. La réponse réside en
partie dans le fait que nous ne percevons pas cette activité vibratoire
qui sous-tend l’attirance physique entre deux êtres.
Au-delà des phéromones, les odeurs se manifestent
vibratoirement d’autres façons. On constate par exemple leurs effets
dans des disciplines très avancées de la médecine, telle l’oncologie.
Ainsi, des chercheurs de la société BioScentDx, aux États-Unis, ont
démontré que les chiens, grâce à leur odorat, peuvent déceler des
concentrations de composés organiques volatils émis par des tumeurs
malignes et ainsi aider au dépistage du cancer. Comme le souligne la
docteure en pharmacie Laurence Nahmani-Charbit, « toutes les
études menées montrent qu’il existe bien une “odeur” du cancer. Ses
composés, molécules spécifiques à la maladie, sont comme des
marqueurs précoces et sont détectés dans l’haleine, la peau, les urines
et les selles ».
À l’École nationale vétérinaire d’Alfort, le professeur Dominique
Grandjean et son équipe ont publié des résultats établissant la
fiabilité de la détection de la Covid-19 par des chiens « renifleurs ».
Ces derniers sont entraînés à flairer la présence du virus dans des
échantillons de sueur humaine recueillie sous les aisselles avec des
compresses. Le potentiel de déploiement de cette méthode peut être
très large : entreprises, centres commerciaux, aéroports… Selon le
professeur, leurs recherches « montrent, en outre, que le chien est
plus fiable que le test PCR, qui produit beaucoup de “faux positifs” et
de “faux négatifs” ». Ce procédé est aussi, évidemment, bien moins
coûteux.
LES ONDES DE L’ADN
L’ADN est l’alphabet du vivant. C’est le support universel de
l’information génétique présent au cœur de chaque cellule dans
chaque être vivant. Le génome que l’ADN porte fournit les
informations nécessaires au développement du programme génétique
des cellules et de l’organisme tout entier. Il est responsable de la
construction de notre corps.
Toutes les particularités qui déterminent notre apparence
physique sont encodées dans les gènes. La lecture de ce code
génétique donne des informations sur notre organisme – par
exemple, la couleur de notre peau, de nos cheveux, mais aussi notre
taille – et sur son fonctionnement. Chacune des centaines de milliards
de cellules qui composent notre corps contient 2 mètres d’ADN
constitués de deux chaînes enroulées l’une autour de l’autre. La
double hélice de l’ADN s’apparente à une onde qui porte en elle notre
patrimoine génétique et céleste à travers les âges.
L’épigénétique étudie la nature des mécanismes qui modifient le
comportement des gènes. Il a été démontré que, dans 85 % des cas,
la manière dont les gènes s’expriment peut varier en fonction de
notre comportement, de notre façon d’être. Le code génétique sur
lequel la vie est fondée serait un processus vivant reprogrammable à
chaque instant.
Afin de prouver que l’ADN réagit physiquement à nos émotions,
les scientifiques de l’International Society for Research on Emotion
(ISRE) ont isolé de l’ADN dans un récipient qu’ils ont placé à côté de
personnes formées à exprimer certaines émotions à la demande. Les
brins d’ADN se relâchèrent en présence d’émotions positives. À
l’inverse, ils se tendirent en présence d’émotions négatives. Il serait
donc possible, par la simple maîtrise de nos émotions, d’influer sur la
façon dont réagit notre ADN.
L’ADN est un conducteur d’électricité extrêmement sensible aux
ondes électromagnétiques. Les émotions sont des signaux
électromagnétiques qui modifient le cœur des cellules et leur ADN. Il
suffit par exemple d’un simple signal tel un changement subtil
d’humeur pour déclencher une réaction de l’ADN. De la même
manière, une pensée positive ou négative peut générer un courant
électromagnétique à travers tout notre corps qui incitera notre ADN à
répondre biologiquement.
Agglomérat des mémoires de survie de nos ancêtres, l’ADN a
enregistré et transmis les traumatismes que ces derniers ont subis
pendant des millions d’années. Bien que les caractéristiques de notre
organisme soient en partie prédéterminées à la naissance par
l’ascendance familiale, nous pouvons progressivement nous libérer de
ce déterminisme en étant maîtres de nos pensées et de nos émotions.
Nous n’imaginons pas à quel point nos humeurs, nos croyances et nos
comportements façonnent notre corps.
Le biophysicien russe Pjotr Garjajev a démontré que notre ADN
n’est pas seulement le support qui contient l’information déterminant
la composition de nos cellules : il est aussi un support de
communication qui transmet des données à notre organisme. En
comparant les règles de syntaxe, de sémantique et de grammaire avec
le code génétique, les linguistes et scientifiques russes se sont aperçus
que ce dernier suivait les mêmes règles que le langage humain. Pjotr
Garjajev en a déduit que le code génétique pouvait être reprogrammé
par des mots et des fréquences sonores. Le verbe est créateur. Ainsi,
on peut comprendre le pouvoir de récitation de mantras, ainsi que
l’importance de faire attention aux mots que l’on utilise et à leur
charge énergétique.
Toutes les langues auraient ainsi émergé de cet alphabet primaire
contenu dans les 64 codons, c’est-à-dire les codes biologiques de
notre ADN. Ce dernier est une antenne à la fois réceptrice et
émettrice d’ondes lumineuses, le langage vivant de la lumière dans la
matière. Si la découverte de ces codons est relativement récente, les
anciennes traditions semblent avoir eu une compréhension du temps
et de l’énergie engrammés dans l’ADN. Il y a 64 hexagrammes dans le
célèbre Livre des mutations, le Yi Jing, qui date du Ier millénaire avant
notre ère.
Les recherches sur l’ADN du mathématicien Jean-Claude Perez ont
démontré que le rythme de celui-ci suit la proportion du nombre d’or.
Le cycle de la double hélice de l’ADN mesure 34 ångströms de long
sur 21 de large. Or 34 divisé par 21 est égal à 1,619, quotient très
proche du nombre d’or qui est de 1,618. Selon le sonologue
Emmanuel Comte, « en coupe transversale, la double hélice est un
décagone, octave du pentagone. Le pentagone est la figure
géométrique de la quinte : rapport qui reproduit au mieux le nombre
d’or. C’est pourquoi la quinte est l’intervalle le plus solide et le plus
harmonieux. Elle procure une sensation d’ouverture, d’harmonie et
de bien-être ».
Les nucléotides constituent les éléments de base de l’ADN. Pour
Jean-Claude Perez, « les nucléotides que la science croyait assemblés
au hasard correspondraient en réalité à un ordre bien précis contenu
dans la proportion de Phi ». L’ADN a donc une architecture sous-
jacente rythmée biologiquement par la résonance de l’Univers. C’est
une antenne à ondes scalaires qui capte les énergies du Cosmos et les
métabolise en matière organique. L’ADN est l’antenne entre le passé et
le futur. Il porte le patrimoine génétique issu de la nuit des temps et
détient également les codes des futurs lumineux auxquels aspire
l’humanité.
LA TRANSDUCTION VIBRATOIRE DE L’ADN
Le professeur Luc Montagnier, récompensé par un prix Nobel pour
la découverte du VIH, a détecté des fréquences électromagnétiques
basses dans le plasma sanguin et en a déduit que l’ADN générait des
ondes électromagnétiques, des vibrations.
Il a réalisé l’expérience suivante : il a disposé un brin d’ADN dans
un tube rempli de suffisamment d’eau pour obtenir une haute
dilution. Il a utilisé un ordinateur pour enregistrer les ondes
électromagnétiques que l’ADN émettait dans le liquide. Transformées
en signaux numériques par l’ordinateur, ces ondes ont été envoyées
dans un autre tube rempli d’eau pure à l’intérieur duquel il a répliqué
à 98 % l’ADN initial. C’est ce que le professeur Montagnier appelle la
transduction de l’ADN, une forme de téléportation de notre génome.
Cette expérience montre que les éléments biologiques, les
molécules, l’ADN émettent des ondes possédant les mêmes propriétés
que la matière qui les a émises. Cela offre de belles perspectives à la
médecine vibratoire.
L’eau aurait-elle donc une mémoire ? Difficile de savoir comment
c’est possible car « le problème que ça pose actuellement, c’est que
cela demande aux biologistes d’être à la fois des physiciens et des
chimistes, et ça, ce n’est pas forcément facile pour eux », explique le
professeur de chimie et de physique quantique Marc Henry. Ce
dernier affirme que les molécules d’eau ont la capacité de se « donner
la main », formant ainsi une farandole. Cette dernière se referme et
constitue une sphère, un espace de stockage délimité. La matière ne
peut y entrer, mais tout ce qui est de nature vibratoire,
électromagnétique, comme les ondes, peut être piégé dans cette
ronde que l’on nomme « domaine de cohérence ».
Malgré ces découvertes, la « transduction de l’ADN » fait encore
débat et soulève de nombreuses interrogations au sein de la
communauté médicale. Il reste que, selon notre prix Nobel, l’ADN
émet des ondes électromagnétiques au contact de l’eau. Elles se
logeraient ainsi dans les « domaines de cohérence » formés par les
millions de molécules d’eau. Bien que l’ADN ne soit matériellement
plus présent dans celle-ci, son information vibratoire s’y trouverait
encore. Pour le professeur Montagnier, l’eau aurait donc une
mémoire.
LA VIBRATION DES CHROMOSOMES
Au cœur du noyau des cellules se trouvent 23 paires de
chromosomes qui contiennent les gènes, lesquels sont les supports de
l’information génétique. Ils sont protégés par les télomères, des
fragments d’ADN dont le rétrécissement est un indicateur du
vieillissement des cellules. Plus les télomères se réduisent, plus nous
vieillissons.
Les travaux de la docteure Elizabeth Blackburn ont démontré que
le vieillissement précoce des femmes âgées d’environ 45 ans était dû
à l’atrophie ou à l’usure anormale des extrémités des chromosomes
résultant d’une trop forte production de cortisol, une hormone
générée par le stress. L’atrophie des télomères de leur ADN aboutit à
un vieillissement prématuré. La docteure Blackburn a alors proposé
un traitement à des femmes qui avaient comme point commun d’être
dans un état permanent de stress et de vivre avec un profond
sentiment de culpabilité. Il leur a été proposé de se faire
accompagner par une psychologue et de suivre, entre autres, des
séances de méditation et de sophrologie. Au bout d’un an, toutes
avaient retrouvé un ADN correspondant à leur âge. Quant au groupe
témoin de femmes qui n’avaient suivi aucun traitement, leur ADN
laissait toujours apparaître des signes de vieillissement prématuré.
Ses travaux sur les télomères ont valu à la docteure Blackburn le prix
Nobel de médecine en 2009.
Une hygiène de vie saine reste sans doute le moyen le plus naturel
de lutter contre le vieillissement des télomères ; cela étant dit,
Dawson Church, chercheur en médecine énergétique, explique que la
régénération de ces derniers peut être déclenchée par des ondes
cérébrales très lentes de 0,19 cycle par seconde. L’émission et l’écoute
des ondes delta ralentiraient ainsi le processus de vieillissement.
Des technologies qui favorisent l’émission d’« ondes de jouvence »
sont à l’étude. On pourrait, par exemple, avoir recours à un système
audio générant un champ de basses fréquences dans lequel on
placerait un individu pour qu’il reçoive cette onde réjuvénatrice de
0,19 Hz. Dans un futur proche, nous pourrions donc imaginer le
développement de bains de vibrations rajeunissants ainsi que de
générateurs d’infrasons à disposer au sein des chambres à coucher.
LA VIBRATION DE LA GLANDE PINÉALE
La glande pinéale est une petite glande endocrine située au cœur
du cerveau. Sa forme est comparable à celle d’un vortex de bourgeon
ou de pomme de pin. Chez certaines créatures primitives comme
certains reptiles, elle se situe presque à la surface de la peau et
possède des capacités optiques. On peut clairement distinguer une
cornée, une lentille et une rétine. Bien que, chez l’homme et tous les
mammifères, elle se soit enfoncée dans les régions les plus profondes
du cerveau, on peut facilement admettre que notre glande pinéale fut
auparavant un œil unique.
Cette glande est un luxomètre. Dès qu’elle perçoit la vibration de
la lumière du jour, elle sécrète de la dopamine qui va réveiller le
corps ; à l’inverse, elle va sécréter de la mélatonine pour l’endormir
lorsque, en fin de journée, le soleil s’obscurcit. Elle joue un rôle
essentiel dans la régulation du sommeil ainsi que dans le contrôle des
activités sexuelles et de la reproduction. Elle y parvient grâce à la
production de sérotonine et de mélatonine, lesquelles nous aident par
ailleurs à modérer nos humeurs.
Il y a dans cette glande comme un petit réservoir d’eau contenant
des cristaux aux propriétés piézo-électriques, qui permettent de
transformer une pression mécanique en électricité – comme quand on
allume un briquet. La pression sur les petits cristaux crée des photons
sous forme d’étincelles.
Voilà pourquoi certaines personnes perçoivent des images en
couleurs et des formes géométriques pendant les méditations. Alors
qu’elles contractent leurs muscles intrinsèques et retiennent leur
souffle, une pression mécanique s’exerce sur elles et fait remonter le
liquide cérébrospinal jusqu’à la glande pinéale. Selon le neurologue
Joe Dispenza, cette pression, transformée en charge électrique,
comprime les cristaux de la glande pinéale et produit un effet piézo-
électrique, ce qui libère une charge électrique en réaction à la
pression exercée.
Une étude réalisée par l’université israélienne Ben Gourion du
Néguev a mis en évidence la présence, dans la glande pinéale, de
minéraux magnétiques tels des microcristaux de calcite. Ses auteurs
affirment que ceux-ci sont à l’origine de ce qu’ils ont appelé une
« transduction biologique magnétique ». Grâce à ces cristaux
magnétiques, la glande pinéale agirait comme une boussole et
jouerait un rôle d’antenne. Elle permettrait aux oiseaux migrateurs,
par exemple, de s’orienter et de retrouver chaque année le même
point de chute. Ce qui amène à penser que, en plus de la lumière
visible, la glande pinéale capterait la « lumière invisible » émise par
les champs électromagnétiques.
La glande pinéale a une influence majeure sur la conscience
humaine. Un troisième œil fermé signifie que l’esprit peut être
facilement trompé et qu’il lutte pour regarder au-delà de ce qui se
présente à lui. Un troisième œil ouvert agit comme un détecteur de
vérité capable de percevoir les incohérences subtiles des mensonges
ou les messages subliminaux dissimulant les vraies intentions.
De nombreux exercices de respiration ou de chant agissent sur la
glande pinéale et permettent d’ouvrir notre sixième sens – notre
intuition. Certains intervalles musicaux auraient des effets bénéfiques
sur cette glande endocrine. Ces intervalles, qu’ils soient consonants
ou dissonants, sont comme des interférences constructives ou
destructives, des vortex permettant le bourgeonnement de l’énergie
intérieure. La quarte augmentée décalcifie le corps calleux, ce petit
passage entre les deux hémisphères cérébraux. La quinte permet,
quant à elle, d’ouvrir la glande pinéale. Ces deux intervalles sont
présents dans les sons émis par les bols tibétains.
La musique relie nos rythmes intérieurs aux rythmes cosmiques :
le rythme journalier de la Terre, le rythme mensuel de la Lune et le
rythme annuel du Soleil. Le rythme, c’est l’harmonie, l’équilibre dans
le temps. Apprendre à accorder nos rythmes intérieurs aux rythmes
cosmiques améliore notre vitalité et apporte un meilleur équilibre de
vie.
LA VIBRATION DE L’ORGASME
L’orgasme est une vibration qui parcourt toutes les cellules du
corps. C’est la réponse physiologique qui se produit lors de la phase
maximale de l’excitation sexuelle. Au-delà de la sensation de plaisir
ressentie, l’orgasme déclenche une décharge d’énergie électrique qui
détend le corps en libérant les neuropeptides du bien-être :
l’ocytocine, la prolactine, la sérotonine, la dopamine et l’endorphine.
La sexualité permet à l’espèce de se perpétuer. Elle maintient le
lien entre l’individu et sa propre essence à travers la vibration de
l’énergie orgasmique. Cette fréquence orgasmique est vitale. Grâce à
elle, nos cellules préservent l’intensité de leur vibration, nous
permettant ainsi de vivre plus longtemps en bonne santé. Elle est
« énergie de vie ».
Le corps humain est le lieu de tout accomplissement. C’est
pourquoi l’enseignement alchimique taoïste nous invite à en prendre
le plus grand soin. Apprendre à gérer son énergie sexuelle est
nécessaire pour rester en forme, ouvrir son cœur et sa conscience.
L’énergie des reins, la kundalini, en remontant le long de la colonne
vertébrale, va irriguer d’une vibration électrique intense toutes les
cellules et les plexus. En s’élevant, cette énergie s’intensifie. Elle
rééquilibre les émotions, ouvre la voix et stimule la glande pinéale,
centre de l’intuition et du discernement.
La sagesse alchimique taoïste et le tantra considèrent l’humain
comme un être orgasmique. Comme l’explique Gérard Guasch,
analyste adepte du Tao : « L’énergie sexuelle est une expression de
l’énergie de vie qui est une dans son essence et double dans sa
manifestation (yin-yang). L’homme, à l’image du ciel, est yang, alors
que la femme, à l’image de la terre, est yin. À ce titre, leurs échanges
sexuels célèbrent donc les noces du ciel et de la terre, permettant
ainsi, du point de vue du macrocosme, que le yin et le yang soient en
harmonie. »
Bien que poétique, cette vision binaire de l’homme et de la femme
peut apparaître réductrice. Elle omet de dire qu’au cœur du yang il y
a le yin, et inversement. Au cœur de l’homme, il y a la femme, et au
cœur de la femme il y a l’homme. Le lien qui les unit est l’énergie de
vie, la conscience, le Tao.
Dans ses ouvrages, le psychiatre et psychanalyste Wilhelm Reich
parle d’une énergie qui parcourt notre corps, qu’il a nommée
« orgone ». Il la décrit comme la substance de l’Univers. C’est une
énergie physique qui agit à la racine de chaque être. Il établit un lien
entre l’origine de la pensée et l’énergie d’orgone, et émet l’hypothèse
d’une chronologie de l’émergence de la conscience : « L’orgone
cosmique aurait commencé à cheminer vers une prise de conscience
d’elle-même à travers les âges, dès lors qu’elle se serait trouvée
confinée à l’intérieur d’un réseau de membranes, première
dissociation de la matière vivante et de la matière non vivante […] se
serait ensuite ajoutée une sensation, première autoperception de ce
courant. C’est cette sensation orgonotique qui s’exprimerait dans le
désir sexuel. »
La théorie de Wilhelm Reich relie ainsi l’origine de la conscience à
l’énergie sexuelle qui nous est vitale. Elle nous fait comprendre que si
nous l’utilisons correctement, comme le préconisent les pratiques
tantriques et les alchimies sexuelles taoïste, bouddhique et
égyptienne, cette énergie peut devenir la force créatrice à la base de
notre éveil, de notre évolution, à la fois en tant qu’espèce et individu.
L’ONDE VERTÉBRALE
Lorsque l’on observe la colonne vertébrale de côté, on s’aperçoit
qu’elle a la forme d’une onde. Le système nerveux qui la parcourt
transmet des ondes électromagnétiques le long du corps, à l’intérieur
comme à l’extérieur. La moelle épinière, telle une fibre optique, laisse
passer des informations vibratoires dans l’axe de la colonne
vertébrale. L’énergie ressentie à travers le corps se répercute aussi sur
notre environnement. C’est ainsi que nous ressentons parfois comme
« de l’électricité dans l’air ».
La colonne vertébrale supporte l’ensemble du corps, c’est l’axe de
l’être humain qui lui permet de se tenir droit quand il est debout. La
qualité de l’alignement vertébral a une influence directe sur le champ
électromagnétique qui nous entoure comme l’alignement de l’axe
nord-sud sur le champ électro- magnétique de la Terre.
Le champ d’attraction d’un aimant provient de l’alignement des
petits éléments magnétiques qui le composent. De même, le champ
d’attraction de notre corps dépend de l’alignement des éléments qui
le constituent, ce qui explique l’importance d’une cohérence dans cet
alignement. Ce dernier peut être renforcé par des pratiques
ancestrales telles que le yoga, le pranayama (la maîtrise du souffle),
les bandhas (des exercices de renforcement du périnée). Ces
pratiques redistribuent l’énergie le long de la colonne vertébrale,
consolidant ainsi l’alignement du corps.
Dans la tradition du yoga, la kundalini désigne une puissante
énergie spirituelle lovée au creux de la colonne vertébrale. Elle nous
apporte de la vitalité lorsqu’elle circule dans notre corps. Elle est
traditionnellement représentée par un double serpent remontant le
long des chakras, symbole de l’ouverture de notre cœur et de notre
conscience.
Ces pratiques sont considérées comme ésotériques ; et pourtant,
le bâton d’Asclépios, symbole des médecins, est représenté par un
serpent qui remonte le long d’un axe. La médecine serait-elle une
façon de perpétuer les pratiques alchimiques et tantriques fondées
sur des savoirs ancestraux dont le but est de cultiver cette énergie ?
La coupe d’Hygie des pharmaciens semble également symboliser
ce processus d’énergie qui s’élève. C’est un serpent qui enlace une
coupe. Ce symbole est de nos jours souvent remplacé par une croix
verte. Toute figure géométrique a un centre. Celui de la croix est
particulièrement marqué à cause du croisement entre ses deux axes.
Le centre, le milieu, est ce qui maintient le tout en équilibre, donc en
bonne santé. Chez les taoïstes, le Tao incarne l’équilibre entre les
dualités noires et blanches du yin et du yang. C’est ce qui reste
immobile entre les polarités subjectives du bien et du mal. Et si nous
regardons le spectre des couleurs de l’arc-en-ciel, nous remarquons
que le vert est au centre. Ce n’est donc pas un hasard si le symbole
des pharmacies est une croix, verte de surcroît. Tout comme le chakra
du cœur, qui est lui aussi de couleur verte.
Être vertueux signifie être centré, équilibré, détaché de la dualité.
D’où l’adage In medio stat vertus, dont la traduction est « La vertu se
tient au milieu ». La sagesse des Anciens nous rappelle que la vertu
réside dans la tempérance. Est vertueux l’individu qui sait rester
raisonnable et ne bascule pas dans les extrêmes. Il est alors au centre
de l’onde, en équilibre.
LA MUSIQUE DES MAINS
Tout ce qui vibre est en mouvement et crée donc de l’énergie.
Cette force en action qui structure la biologie des êtres vivants passe
également par les mains. Celles-ci transportent l’énergie à travers le
méridien du péricarde, qui va de la paume des mains jusqu’au cœur.
En opérant un transfert énergétique, certains thérapeutes soulagent
les symptômes de leurs patients et réharmonisent l’énergie bloquée
par les inflammations dont ils souffrent.
L’ouvrage Le Pouvoir bénéfique des mains, de Barbara Ann Brennan,
est considéré comme la référence dans le domaine des soins et de
l’harmonisation énergétiques. Après avoir travaillé à la NASA,
l’auteure a changé de voie et mis au point un enseignement de soins
holistiques manuels. Selon elle, « nous baignons dans un océan
vibratoire, et il est très rare que quelque chose vienne uniquement de
nous-mêmes, car nous n’existons pas de façon séparée ». Cette façon
de voir repose sur un présupposé, à savoir que le système qui
commande notre corps se trouve autant dans le champ
électromagnétique que dans le corps physique.
Cette énergie, qui traverse notre corps sous forme de signaux
ultraviolets circulant entre les cellules, est communément appelée
Chi, ou « fluide de vie », par les adeptes des médecines énergétiques
orientales. Avec le temps sont apparues de nombreuses techniques de
toucher thérapeutique : magnétisme, shiatsu, reiki, ostéopathie,
thérapie crânio-sacrée, fasciapulsologie. On peut y ajouter les
coupeurs de feu, qui vont jusqu’à guérir les brûlures à distance.
Lorsqu’un magnétiseur médite, ses ondes cérébrales ralentissent
et se rapprochent de la fréquence du champ magnétique terrestre.
Cela favorise l’émergence d’une énergie réparatrice, car les
fréquences émises par ses mains sont très basses, ce qui aide les
cellules à se désoxyder – d’où leur vertu curative.
Mais nos mains n’ont pas qu’un usage thérapeutique. Elles
contiennent du magnétisme que nous pouvons amplifier, magnifier,
afin de nous faire prendre conscience de leur potentiel ; les musiciens
possèdent cette énergie au bout de leurs doigts, tout comme les
sculpteurs. Les danseurs la font vivre dans tout leur corps. Des
artistes comme Jimi Hendrix ou Prince n’étaient pas seulement des
virtuoses, ils étaient d’incomparables capteurs d’énergie.
Tout échange est, par essence, vibratoire, énergétique. En avoir
conscience nous permet de modifier notre approche aux autres et, de
façon générale, notre rapport au monde. En apprenant à toucher, à
entrer en contact, nous faisons circuler l’énergie. Cela peut atténuer
certaines souffrances.
LA VIBRATION DES MÉRIDIENS
ET DES CORPS SUBTILS
Les médecines traditionnelles orientales expliquent que l’être
humain est formé de deux corps : un corps énergétique intérieur, où
circulent les méridiens d’acupuncture, et un corps énergétique
extérieur composé d’enveloppes successives appelées « corps subtils ».
Ces derniers permettent le passage des vibrations. Ils métabolisent
l’information vibratoire reçue de l’extérieur comme le son, la lumière,
le magnétisme.
La science sait à présent mesurer le champ bio-électromagnétique
de l’homme et de tout être vivant. Ces champs énergétiques qui nous
entourent et qui reflètent notre état de santé apparaissent
visuellement sur les appareils de mesure Bio-Well développés par le
médecin russe Nikolaï Korotkov, pionnier de la chirurgie vasculaire ;
ils peuvent être utilisés dans des domaines aussi variés que la
médecine, la psychologie et les neurosciences.
Les médecines orientales ont depuis longtemps assimilé ces
notions d’énergie et d’interdépendance sur lesquelles est fondée
l’harmonie. Elles ont développé de nombreuses approches
thérapeutiques comme l’ayurvéda, le yoga et, nous allons y venir,
l’acupuncture. Leur but est de s’attaquer aux causes pour éviter
d’avoir à soigner les conséquences. En encourageant les patients à
cultiver une bonne énergie, elles les aident à se doter des meilleures
défenses immunitaires possible.
En ce qui concerne l’acupuncture, le scepticisme est toujours de
mise : beaucoup de médecins refusent de la considérer comme une
méthode scientifique. Selon eux, les méridiens et les points
d’acupuncture ne reposeraient sur aucune vérité scientifique.
Pourtant, en 2019, un rapport publié par la Fédération européenne
des Académies de médecine (FEAM) parvenait à la conclusion
suivante : « Nous convenons que la médecine chinoise traditionnelle,
suite à des enquêtes précliniques approfondies et des essais cliniques
rigoureux, a contribué de façon significative à la santé des patients. »
De plus, en 2017, les scientifiques de l’Université nationale de
Séoul ont confirmé l’existence des méridiens. Les chercheurs ont
montré que la composante physique des méridiens utilisés en
acupuncture est le « système primo-vasculaire. » Ce dernier combine
les caractéristiques des systèmes vasculaire, nerveux, immunitaire et
hormonal. Il permet la communication entre un organisme vivant et
son environnement car il est responsable de l’acheminement du flux
énergétique et de l’information relayée par les biophotons (ondes
électromagnétiques de la lumière) et l’ADN.
À l’aide des IRM, il a été prouvé que les méridiens et les points
d’acupuncture conduisent l’électricité, même sans utilisation
d’aiguilles. Un simple galvanomètre permet de localiser les points
d’acupuncture sur le corps. Selon le physicien Dawson Church, « ces
points sont d’excellents conducteurs d’électricité car ils ont une faible
résistance, ce qui signifie une conductance élevée, comme dans les
câbles électriques. Lorsque ces points sont stimulés, l’énergie les
traverse facilement ».
En prenant en compte non seulement la matière mais aussi
l’énergie, le principe de la médecine énergétique fait écho à Albert
Einstein, qui nous enseigna que l’énergie peut se transformer en
matière et inversement. Il est désormais admis que l’homme se
compose d’un corps physique, la part matérielle de son être, et d’un
champ énergétique, la part immatérielle que l’on appelle aussi l’aura.
L’ÉNERGIE DE LA PENSÉE
« La question n’est pas de savoir si la vie a un sens mais
comment je pourrais donner un sens à ma propre vie. »
Le Dalaï-Lama
Comment nos pensées, qui sont vibrations, deviennent-elles
réalité ? Comment prennent-elles corps dans la matière ? Chaque
jour, plusieurs milliers de pensées nous traversent l’esprit, chacune
possédant son énergie propre. Elles sont produites par l’activité
électrique du cerveau, par les connexions lumineuses entre les
synapses des neurones. On appelle « boucle psycho-émotionnelle » le
lien entre les pensées et les émotions. Chaque pensée possède une
vibration d’une intensité plus ou moins élevée selon sa nature. Elle
crée une réaction chimique qui provoque des sensations plus ou
moins fortes dans le corps. Celles-ci accompagnent les émotions telles
que la joie, la peur, la tristesse, le dégoût et la colère. Nos pensées ont
donc une réalité biologique.
Pour de nombreux neurologues, les pensées seraient des
impulsions électriques d’origine chimique issues d’un échange d’ions
et de neurotransmetteurs. Le flux d’électrons d’une pensée est
transformé par l’hypothalamus en neutrinos-électrons, lesquels sont
les véhicules de nos pensées-intentions et forment ce qui constitue
notre « conscience ».
Les éléments qui composent les molécules organiques maintenant
la vie dans notre organisme répondent à l’énergie électrique qui
émane de nos pensées. C’est pourquoi celles-ci peuvent avoir un effet
sur notre corps et, par extension, sur la réalité.
L’être humain a la capacité de rendre matérielles des vibrations, de
rendre réelles des idées. Ce sont nos croyances qui déterminent le
résultat. Il est donc important d’inclure une bonne intention dans
notre approche du vivant, dans notre façon d’aborder la guérison,
dans le toucher, dans les sons et la musique, dans nos prières. Tout
comme l’onde radio porte la voix d’un chanteur, la vibration de la
pensée porte l’intention. Elle informe, elle donne forme à la réalité.
L’intention et la pensée peuvent imprégner si fortement l’esprit
d’un individu qu’elles finissent par devenir « sa réalité ». Par la
volonté de voir se produire un résultat particulier, nous créons les
conditions de sa manifestation dans le réel. C’est le pouvoir de notre
imagination. Souhaiter ce qui n’existe pas encore permet de l’obtenir
par résonance électromagnétique avec les futurs champs des
possibles. La biorésonance nous permet de rendre réel un événement
par la seule volonté vibratoire de notre conscience.
Nous retrouvons ce phénomène dans la loi d’attraction fondée sur
l’idée qu’un individu peut, par ses pensées, améliorer sa santé ou ses
relations avec les autres. Cela repose sur le fait que toute énergie
attire une énergie semblable. De même, la pensée positive engendre
des expériences positives et inversement. L’effet sur notre corps s’en
ressent. Savoir écouter les ondes intérieures de nos pensées permet
de nous extraire des ondes négatives qui nous entourent sans que
nous en ayons conscience.
LA VIBRATION DE L’INTENTION
« Le véritable sens de ce que vous dites, c’est la réaction
que vous obtenez. »
Gregory Bateson
Inconsciemment, nous recevons de nombreuses informations de la
part des personnes que nous côtoyons et nous les assimilons. Il peut
s’agir de messages subliminaux, d’émotions, d’expressions faciales,
d’odeurs corporelles ainsi que de signaux ne relevant pas de la
communication verbale.
En 1934, Arnold Schönberg, compositeur, peintre et théoricien de
la musique, composa une musique en gardant intentionnellement à
l’esprit l’image d’un cimetière la nuit en hiver. Lorsque l’on demanda
aux auditeurs ce qu’ils ressentaient en écoutant ce morceau, la
plupart d’entre eux décrivirent une ambiance morne, sombre,
effrayante. Aucun ne connaissait au préalable l’intention initiale du
compositeur. La musique, en traduisant des émotions, des sentiments
sous-jacents, aurait donc un pouvoir infraverbal. Elle aurait la
capacité de transmettre un message sans communication orale.
Ce n’est pas seulement la fréquence qui crée l’effet, mais aussi
l’intention. La pensée est l’énergie derrière le son. Elle se code dans
l’onde sonore et détermine l’effet produit. De la même manière que la
musique est portée par l’onde d’une station radio, l’intention est
portée par la vibration. Elle est la conscience-énergie qui voyage à
travers les ondes que nous émettons lorsque nous chantons, prions
ou, tout simplement, quand nous réfléchissons.
Pour Masaru Emoto, les pensées et les intentions agissent sur
notre corps physique. Elles rétablissent la communication entre nos
cellules et, ainsi, améliorent notre santé. L’essentiel est d’attacher une
vraie émotion à l’intention choisie : on parvient alors à créer une
vraie harmonie.
Joe Dispenza a rapporté de nombreux cas documentés de patients
guéris de maladies comme l’arthrite ou la cardio- pathie par le seul
pouvoir de la pensée. Dans l’une des études, 81 % des patients
dépressifs placés sous placebo ont eu le même ressenti que ceux qui
avaient reçu le principe actif. Leur corps a donc produit lui-même des
antidépresseurs. Alors qu’ils n’avaient pris qu’un comprimé de sucre,
« les patients ont programmé inconsciemment leur propre système
neuro- moteur pour créer, depuis leur propre pharmacie intérieure,
les molécules qui auraient été fournies par le vrai médicament »,
indique Dispenza. Cette neurogenèse est la conséquence biologique
de l’effet placebo.
LE SUBCONSCIENT VIBRATOIRE
Le cerveau serait notre ordinateur, et la conscience notre logiciel.
Cependant, notons que 95 % de notre logiciel est inconscient, et se
trouve hors du champ de notre conscience. En effet, de nombreux
neuroscientifiques cognitifs ont mené des études révélant que
seulement 5 % des activités de notre cerveau, que ce soient celles
ayant trait à nos décisions, nos actions ou nos émotions, sont
conscientes, alors que nous effectuons les 95 % restantes, tels les
clignements d’yeux, les battements du cœur ou la respiration, sans
nous en rendre compte, de façon non consciente.
Les 5 % d’activités conscientes sont guidées par les ondes bêta de
notre cerveau, le cerveau pensant, analytique. Les 95 % restantes se
rapportent aux ondes alpha, delta, thêta et gamma. Selon Joe
Dispenza, « l’un des principaux buts de la méditation est de
transcender le mental analytique qui sépare la conscience du
subconscient ». En ralentissant les ondes cérébrales, on sort petit à
petit du cerveau conscient pour entrer dans le subconscient.
Dans le cas de l’addiction, l’individu a conscience de faire quelque
chose ou de consommer une substance de manière irrépressible en
dépit de ses efforts pour s’y soustraire, mais pas de ce qui l’empêche
de mettre fin à ce comportement addictif. Il ne sait pas non plus
quelles sont les ressources dont il a besoin pour y parvenir. Car ces
comportements réflexes involontaires sont dictés par le cerveau
reptilien : cette partie de notre cerveau archaïque est responsable des
comportements primitifs liés à la survie de l’individu et de l’espèce.
Elle est focalisée en priorité sur la satisfaction de certains de nos
besoins primaires et vitaux. L’individu se comporte alors dans l’unique
but de satisfaire le besoin vibratoire des molécules que son organisme
va trouver dans l’alimentation, le sommeil, les sensations fortes ou le
plaisir sexuel.
Il est alors primordial de parvenir à atteindre le subconscient.
Certaines pratiques, comme l’hypnose, agissent sur notre système
nerveux autonome et nous permettent de modifier les comportements
nuisibles à notre santé. Des techniques de respiration et
d’hyperventilation telle la respiration holotropique s’avèrent
également utiles pour calmer les pulsions du cerveau reptilien.
Notre subconscient traite une quantité immense d’informations à
la seconde. Pendant que vous lisez ces lignes, votre corps physique est
en train d’effectuer un nombre gigantesque d’opérations sans que
vous vous en rendiez compte. C’est la merveille du corps humain, qui
est capable d’accomplir de multiples tâches à la fois sans que nous
ayons à les commander. En réalité, l’Univers concourt à notre bien-
être. On parle alors d’homéostasie biologique. Il s’agit de l’aptitude
d’un système à maintenir son équilibre intérieur quelles que soient les
conditions externes. Tout comme l’harmonie musicale, elle participe
de la même volonté de l’Univers à préserver les équilibres et à
protéger la vie.
MUSICIENS MÉDIUMS
« L’Univers est fondamentalement acoustique. »
Robert Hooke
L’être humain a la capacité d’être médium, c’est-à-dire d’être un
canal, un intercesseur entre le Ciel et la Terre, entre l’infiniment
grand et l’infiniment petit, entre l’inconscient collectif et le réel. Les
artistes s’y attellent quotidiennement sans même en avoir conscience.
Les musiciens s’y efforcent : leur matière première étant la vibration,
ils jouent avec les fréquences de nos états d’âme et de nos ondes
cérébrales.
La musique est sacrée, cosmique, universelle et provient d’au-delà
de la Terre. À l’écoute d’une œuvre de Mozart, l’auditeur ressent une
vérité céleste, omnisciente. Nous sommes unis par notre façon
commune de ressentir l’émotion exprimée par un artiste. Il en
découle un sentiment puissant d’appartenance et d’unité, un
réconfort vibratoire.
La coutume des transes chamaniques se retrouve dans de
nombreuses cultures à travers le monde. Elles ont pour but de soigner
les troubles psychologiques, émotionnels et physiques. Des études sur
les effets de la transe musicale sur le cerveau ont été menées au
centre Athinoula A. Martinos d’imagerie biomédicale à Harvard. Elles
ont démontré que le cortex frontal de ceux qui entrent en transe se
met en veille pour laisser s’exprimer l’inconscient. D’autres études
neurologiques ont relevé la même particularité chez les musiciens qui
improvisent un solo inspiré, ou chez les slameurs lorsqu’ils déclament
leur poésie urbaine et laissent aller leur « flow ». Il semble alors que
le lobe droit, le cerveau intuitif, s’active très nettement et que le lobe
gauche, le cerveau analytique, se mette en veille.
Mozart disait entendre des musiques inspirées du Ciel. La façon
dont il composait donnait l’impression qu’elle lui était dictée d’en
haut. Brahms, avant sa mort, confia qu’il se sentait guidé par une
force qui lui était étrangère. Dans son livre intitulé La Musique. Son
influence secrète à travers les âges, l’écrivain et philosophe Cyril Scott
souligne que la musique des grands compositeurs diffuse l’énergie
vibratoire dont une société ou une civilisation a besoin à un moment
précis.
La musique de Stravinsky aurait un rôle énergétique de
purification, en particulier Le Sacre du printemps. Celle de Robert
Schumann nous permet d’entrer en connexion avec l’enfant resté en
nous. À l’écoute de Chopin, l’auditeur éprouve une sensation de
raffinement. Wagner possède une forme d’intellectualité musicale qui
rend l’auditeur plus intelligent. Les œuvres dissonantes de Stravinsky
et Schönberg présageaient un siècle tragique. Ainsi, les musiciens
traduisent l’énergie de leur temps. Les dissonances de la musique
sérielle reflètent les tensions des sociétés postindustrielles. Le mal est
parfois le seul remède pour traiter le mal. C’est l’art de soigner par le
« même » ou, pour reprendre l’expression du créateur de
l’homéopathie Samuel Hahnemann : « Similia similibus curantur »,
« les semblables se guérissent par les semblables ». Pour certains, le
hard rock, le rap agressif et les musiques urbaines sont des musiques
déstabilisantes, voire déstructurantes. Et pourtant leur écoute, même
limitée, permet de réduire toutes sortes de tensions. Cela se produit
par résonance.
Comme pour la posologie d’un médicament, tout est fonction du
dosage et de l’intensité d’exposition. « Tout est poison, rien n’est
poison. C’est la dose qui fait le poison… », soulignait le médecin et
alchimiste Paracelse, l’un des fondateurs de la science médicale
moderne.
Pour le compositeur américain Don Robertson, il est temps de
redonner à la musique son rôle légitime de guérisseuse. Pour lui,
« tous les grands artistes ont une vie intérieure, une connexion
mystique parce que le grand art vient toujours de la part la plus
élevée de l’individu : c’est ce qu’on appelle l’inspiration ». Les grands
compositeurs seraient donc les médiums desquels émane l’énergie qui
permet à une époque de prendre conscience d’elle-même.
Certains médiums n’ayant aucune capacité musicale parviennent
pourtant à canaliser les messages de grands compositeurs défunts.
Comme le rapportent les Annales des sciences psychiques de 1906,
Georges Aubert, un adolescent français poussé par des voix
intérieures à jouer soudainement du piano alors qu’il ne l’avait jamais
appris, fascina ses contemporains car il interprétait les œuvres
comme un virtuose. Il se disait habité par Schumann, Chopin,
Rubinstein, Mozart, Liszt. Une multitude de compositeurs classiques
s’exprimeront par son intermédiaire pendant treize ans, de 1891 à
1904. Le jeune garçon sera soumis à de nombreux tests à l’Institut de
psychologie générale. Voici un commentaire de l’historienne Josiane
Ferrari-Clément : « On écarte tout diagnostic de maladie mentale, il
n’est ni autiste ni schizophrène. Puis on lui bande les yeux, on lui
introduit dans l’oreille droite l’air de Aïda de Verdi et dans l’oreille
gauche une marche indienne de Sellenick. Pas de quoi l’empêcher de
jouer imperturbable une sonate inspirée par Mozart. Il peut lire à
haute voix une page de philosophie pendant qu’il improvise au piano.
On peut lui piquer la main avec une aiguille, rien ne le perturbe.
Georges Aubert parle alors de ses mains “anesthésiées”, de “cette
sensation de jouer du piano sans sentir le clavier et sans savoir ce qui
se jouait sous les doigts”. Mais le comble, c’est que le jeune Aubert
déclare n’avoir aucun intérêt pour la musique ! »
Il n’y a pas que dans la musique que l’on constate ce phénomène
de canalisation. On ne peut qu’être subjugué par la peinture
médiumnique d’Augustin Lesage. Ce mineur du nord de la France,
qui entendit des voix lui ordonnant de peindre, se mit à réaliser des
fresques aux symétries fascinantes. La qualité de ses œuvres laissait
supposer une longue formation et une grande partie de sa vie passée
à pratiquer la peinture. Or ce n’était pas le cas, car, lorsqu’il
commença à peindre, en 1911, il avait 35 ans.
En littérature, les exemples d’écriture automatique abondent.
Victor Hugo confia un jour qu’il écrivait souvent sous l’influence
d’une force extérieure. Ce fut le cas, expliqua-t-il, pour le poème « Ce
que dit la bouche d’ombre » tiré de son recueil Les Contemplations.
Tout être humain est le canal d’une conscience plus vaste que lui-
même. Chaque artiste l’est encore plus.
L’ONDE DU SOUVENIR
« Le parfum de l’âme, c’est le souvenir. »
George Sand
La mémoire est la capacité de l’esprit à conserver une information
dans l’espace et dans le temps. Elle contient les vibrations du passé
qui perdurent et que nous captons dans le présent. Les sages
amérindiens appelaient « mémoires akashiques » ce disque dur de
l’Univers qui possède en lui toutes les vibrations du passé.
Parce que l’on peut se souvenir du moment qui vient de passer, on
a l’impression que le temps a une progression linéaire. C’est donc la
mémoire qui produit le concept de temps. Cependant, la continuité
du temps n’est qu’illusion. Il y a seulement une continuité de la
mémoire dans un éternel présent. Le temps garde une trace des
informations dans l’espace. Cette trace est ce que nous appelons
mémoire, et celle-ci est aussi inhérente à l’être humain qu’à l’Univers
tout entier. Notre conscience individuelle est notre capacité à nous
connecter à ces mémoires universelles, à ces traces vibratoires
toujours présentes dans l’éternel moment présent.
Dans bon nombre de ses ouvrages, le biochimiste Rupert
Sheldrake met en évidence l’existence d’un champ morpho- génétique
qui maintient la mémoire des espèces et entretient la conscience
collective sur Terre. Il avance que la mémoire serait de la résonance
cumulée. C’est donc la répétition d’une habitude qui installe une
compétence dans la conscience collective. Car, grâce à la résonance
morphique, plus il y a d’individus à apprendre quelque chose dans le
présent, plus facilement d’autres l’apprendront dans le futur.
Selon Sheldrake, « les champs morphiques seraient donc la
mémoire de l’espèce, des champs auxquels toute forme de vie, qu’elle
soit animale, végétale, minérale, ou tout comportement, obéiraient
de par leur nature. Cette mémoire serait régie par les lois de
résonance, dont l’une indique que plus la matérialisation d’une forme
est fréquente, plus la mémoire est renforcée ». Biologiste, Sheldrake
assoit ses théories en s’appuyant sur de nombreuses expériences faites
sur les animaux, notamment celles menées par le Dr John McDougall.
Ce dernier a créé un dispositif permettant à des rats enfermés dans
des cages de choisir entre deux sorties : l’une munie d’un éclairage
mais émettant une décharge électrique, et l’autre sans éclairage et ne
délivrant aucune décharge. La première génération de rats commit
165 erreurs avant de comprendre le piège. Mais, au bout de la
trentième génération, les rats ne firent plus que 20 erreurs. Fait
étonnant, le Dr McDougall répéta la même expérience en Australie,
où il constata que les rats trouvaient la bonne sortie beaucoup plus
rapidement. Il en déduisit que les rats de ce pays avaient profité de
l’expérience acquise par leurs congénères à l’autre bout du monde.
Autre exemple : dans les années 1950, sur l’île de Kô-jima, au
Japon, des scientifiques ont donné des patates douces à des
macaques. Après quelques années, l’une des femelles eut l’idée de
laver ces patates dans l’eau d’un ruisseau. Ses congénères l’imitèrent.
Après qu’un certain nombre de macaques eurent adopté le même
comportement, toute l’espèce vivant sur l’île fit de même. Puis les
macaques des îles avoisinantes se mirent eux aussi à laver leurs
patates alors qu’aucun d’entre eux n’avait traversé la mer.
Rapidement, cette habitude de laver les patates s’étendit de façon
inexpliquée à des colonies de singes qui vivaient sur le continent. On
appelle ce phénomène « la théorie du 100e singe » : lorsqu’un nombre
restreint d’êtres appartenant à un groupe apprend une nouvelle façon
de faire, celle-ci finit par être adoptée par tout le groupe. Si
seulement un individu de plus, à un moment donné, adopte une
nouvelle habitude, son champ d’action s’étend de telle sorte que cette
prise de conscience finit par devenir partie intégrante de la
conscience de tous. Il ne s’agit pas ici de la domination exercée par
une minorité utilisant la force et la coercition, mais au contraire de
l’accession d’un groupe à un niveau de conscience plus élevé grâce à
l’innovation de certains pionniers.
Selon Rupert Sheldrake, « toute espèce vivant en groupe, que ce
soit une fourmilière, un essaim d’abeilles, un banc de poissons ou une
meute de loups, possède un champ non énergétique, indétectable, un
lien quantique qui relie ses membres entre eux ». On observe ce
même phénomène chez les êtres humains et leurs animaux
domestiques. En cas d’éloignement d’un membre du groupe, le lien
invisible qui unissait les êtres entre eux continue à subsister grâce au
champ morphogénétique qui s’étend en suivant celui qui est parti.
Cela expliquerait comment certains chiens arrivent à parcourir plus
de 700 kilomètres pour retrouver leur maître. Le biologiste explique
comment, « par résonance cumulée, l’instinct est le produit de cette
mémoire collective qui nous pousse à agir comme les êtres humains
qui nous ont précédés ».
De nos jours, on apprend grâce à l’épigénétique que certaines
mémoires traumatiques seraient transmises d’une génération à l’autre
et seraient engrammées dans l’ADN d’un individu tout au long de sa
vie, au fur et à mesure de ses expériences. Parallèlement la théorie de
la résonance morphique peut expliquer le fonctionnement de la
psycho-généalogie. En effet, selon Anne Ancelin Schützenberger,
spécialiste en la matière, « les événements, les traumatismes, les
secrets et les conflits vécus par les ascendants d’un individu
conditionnent ses faiblesses constitutionnelles, ses troubles
psychologiques, ses maladies, voire ses comportements étranges ou
inexplicables ».
Beaucoup de souvenirs sont gardés en mémoire par le champ
électromagnétique présent dans les neurones de notre cœur. Selon la
théorie des systèmes vivants, toute cellule possède une « mémoire »
et des sous-systèmes fonctionnels. Cela pourrait expliquer les
changements de personnalité chez ceux qui ont subi une greffe de
cœur, leur caractère se voyant « altéré » par celui de leur donneur :
après leur opération, beaucoup disent avoir des souvenirs
appartenant à la vie du donneur. Le Dr Gary E. Schwartz, professeur
de psychologie à l’université d’Arizona, l’explique ainsi : « L’hypothèse
de base est que les informations et l’énergie sont transmises de façon
électromagnétique entre le cerveau et le cœur, et que, par résonance
électromagnétique, le cerveau peut traiter des informations tirées du
cœur du donneur. »
Edgar Cayce, un mystique américain né à la fin du XIXe siècle,
s’autohypnotisait et parvenait à répondre à des questions de patients
à la recherche du bon diagnostic. Au début, ses séances portaient sur
la santé physique, puis ses conseils évoluèrent vers les phénomènes
psychiques, la santé mentale, l’interprétation des rêves, la prière, la
méditation, le développement spirituel et les vies et civilisations
antérieures. Louis Pauwels, journaliste et écrivain français, parlait de
Cayce en ces termes : « Cayce a été un homme très simple, peu
instruit, et pourtant capable, en état de sommeil, de prescrire le bon
remède à toute maladie. Ses dons lui seraient venus à cinq ans, après
une maladie qui l’aurait plongé dans le coma. L’enfant comateux
aurait alors indiqué à son médecin, à voix haute, la cause de son état
et le type de cataplasme qu’il fallait lui appliquer. Plus tard, pendant
ses états successifs de transe, il prescrira des traitements aux malades
qu’on lui amènera. »
Nous pouvons être sceptiques, et pourtant, aussi étonnant que
cela puisse paraître, Cayce est parvenu à soigner plus de
13 000 patients, comme cela a été répertorié dans la base de données
qui lui est consacrée. Il expliquait que, lors de ses transes, il parvenait
à entrer en connexion avec les « archives akashiques », le disque dur
de l’Univers qui stockerait toute la mémoire des êtres humains. Le
champ morphogénétique décrit par Sheldrake pourrait être une piste
nous permettant d’appréhender ce champ mémoriel où Cayce allait
puiser la composition des remèdes pour alléger les souffrances de ses
patients. Cayce prédisait également que la médecine du futur serait
vibratoire, principalement axée autour du son et des microcourants
électriques.
L’HYPERCOMMUNICATION DES ONDES
SCALAIRES
« L’homme libre est celui qui est débarrassé de la grande
illusion mentale de la séparation. »
Krishnamurti
Des électroencéphalogrammes effectués sur des musiciens jouant
ensemble ont montré que ces derniers entraient en résonance, en
cohérence, car leurs activités cérébrales étaient en phase. Les
neurones se synchronisent avec les sons perçus. Ce constat apporte
une autre explication au phénomène de transe durant lequel le sujet
semble être possédé, pris par des rythmes effrénés : cela est dû au fait
que les cellules cérébrales, par synchronisation, entrent en résonance
avec le rythme musical.
En 2000, le professeur de physique Amit Goswami demanda à
deux personnes de méditer pendant une vingtaine de minutes tout en
essayant d’établir une connexion entre elles. Pendant l’expérience,
l’une reçut une impulsion lumineuse, un stimulus observable sur son
électroencéphalogramme. Alors qu’aucun stimulus ne fut envoyé à
l’autre, son électroencéphalogramme montra exactement la même
impulsion lumineuse au même moment. Ces deux personnes furent
ensuite placées dans des cages de Faraday séparées par plusieurs
kilomètres de distance. Bien que ces cages annihilent
l’électromagnétisme, le résultat fut identique.
Pour de nombreux scientifiques, cette expérience confirme que
l’information ne circule pas seulement à travers l’espace-temps, mais
qu’elle emprunte également des portes temporelles dans l’espace
infiniment petit de notre ADN.
Afin d’illustrer ce phénomène d’« intrication quantique »,
observons le mode de fonctionnement d’une colonie de fourmis. Si
l’on éloigne la reine, les ouvrières poursuivent leurs tâches, et ce
même au-delà d’une distance de 20 kilomètres. Mais, si l’on tue la
reine, toute l’activité de la colonie s’arrête. Les fourmis ne savent plus
quoi faire. La reine enverrait donc à ses sujets, même de très loin, des
« plans de fonctionnement » via la conscience de groupe, comme cela
se passerait dans un réseau de communication radio. Peu importe la
distance : tant qu’elle est en vie, son message vibratoire assure la
cohérence du groupe. Les fourmis utilisent donc une fréquence
particulière pour communiquer. D’autres espèces communiqueraient
par télépathie, sur des fréquences différentes.
Pour expliquer ce phénomène – et bien d’autres –, de multiples
hypothèses ont été avancées. Parmi elles, l’existence d’ondes
qualifiées de scalaires et découvertes par l’ingénieur Nikola Tesla. Ces
ondes, tout comme notre ADN et les protéines, ont une forme de
spirale, qui suit la géométrie du nombre d’or. Elles sont bien plus
pénétrantes que les ondes électromagnétiques car elles sont capables
de transmettre leur information à des milliers de kilomètres sans
s’affaiblir, et de passer à travers le maillage d’une cage de Faraday. Ni
la vitesse de transfert de l’information ni sa quantité ne diminuent
avec la distance.
Le professeur Konstantin Meyl, physicien allemand, est parvenu à
construire un générateur d’ondes scalaires. Grâce à cet appareil, il a
pu démontrer que la transmission sans fil de l’énergie par ce type
d’ondes était possible, et ce avec un très fort rendement. Depuis vingt
ans, ses expériences ont été reproduites des centaines de fois de par
le monde, par des laboratoires publics et privés, des universités ou
des chercheurs indépendants.
Selon le docteur Hervé Janecek, il existe dans l’Univers ce que
certains physiciens appellent « un bruit de fond scalaire permanent ».
Ce rayonnement de fond est un ensemble d’ondes sans lequel le
développement d’aucune forme de vie ne serait possible. Une étude
de l’université du Pirée a révélé que 25 % des calories nécessaires à
notre métabolisme proviennent des aliments solides, 25 % de
l’hydrogène qui compose l’eau que nous buvons et 50 % de la lumière
qui enveloppe la Terre. Certains yogis, adeptes de l’inédie, terme
désignant la privation absolue de nourriture et de boisson,
parviendraient à tenir plusieurs semaines en se nourrissant d’air, d’un
peu d’eau et d’ions négatifs de la lumière. À l’inverse, des lapins
enfermés dans des cages de plomb épaisses finissent par mourir en
moins d’une semaine, même s’ils sont nourris, abreuvés et éclairés
artificiellement. Privés de ces ondes scalaires, leur espérance de vie
ne dépasse pas huit jours.
Cette lumière a une origine. Les ondes scalaires sont émises par la
radiation des étoiles, du Soleil mais également de la Terre et des êtres
vivants qui nous entourent. Par résonance, elles alimentent les
cellules, en faisant vibrer l’ADN, les protéines et les métaux de tout
corps vivant, qu’il soit minéral, végétal, animal ou humain. Selon
Konstantin Meyl, « la dose de neutrinos reçue à la surface de notre
planète est d’environ 60 milliards de particules par centimètre carré à
la seconde ». Il poursuit en affirmant que les neutrinos « voyagent
sous la forme d’ondes scalaires, et s’orientent dans l’espace lorsqu’une
résonance s’établit entre la source et la cible ». L’homme étant lui-
même une « machine à ondes scalaires », il a la capacité de canaliser
et d’utiliser ce flux de milliards de particules, en particulier pour se
soigner.
Ces ondes en forme de spirale sont captées par des antennes de
forme identique. Or l’ADN et les protéines des cellules de tout être
vivant sont de forme spiralée. Chaque millième de millimètre d’un
corps vivant est donc un récepteur d’ondes scalaires. Sur les petites
distances entre les ADN de chaque cellule comme sur les grandes
distances entre les étoiles, ces ondes en spirale permettent des
échanges d’énergie que l’on ne soupçonnait pas encore récemment.
De tout temps, dans de nombreuses cultures, l’homme- médecine
est le messager des anciens et le lien entre la terre-mère et la
communauté. Détenteur des connaissances ancestrales, il utilise
sciemment ses capacités intuitives, il agit comme catalyseur et soigne
ses semblables en canalisant l’énergie des ondes scalaires.
De nombreux acupuncteurs estiment que l’énergie électro-
magnétique sortant des points d’acupuncture est composée de
biophotons se déplaçant en ondes scalaires. L’aiguille agit comme une
petite antenne capable de capter ces ondes et de favoriser leur
transfert entre l’intérieur et l’extérieur du corps. Les ondes sont alors
transmises au « système primo-vasculaire » et harmonisent le patient.
Un coupeur de feu ou un magnétiseur parvenant à soigner à
distance se considère comme un « canal ». Il lui suffit de se relier
mentalement à une source d’énergie pour rentrer en résonance avec
elle et recevoir cette énergie. La source émettrice peut être une
source physique comme le soleil ou le cosmos, mais peut être aussi
une source humaine ou de nature spirituelle.
Dès lors qu’une résonance entre émetteur et récepteur est établie
dans le temps et l’espace, il y a un transfert d’énergie véhiculée par
ces ondes en vortex. Ce transfert peut s’avérer thérapeutique, c’est
pourquoi un grand nombre de coupeurs de feu sont appelés par les
hôpitaux pour apaiser les grands brûlés ou pour soulager des effets
douloureux des radiothérapies.
LA CONSCIENCE VIBRE
« Chercher la conscience dans le cerveau, c’est comme
regarder à l’intérieur d’une radio pour trouver le chanteur. »
Nassim Haramein
Qu’est-ce que la conscience ? Selon le cosmologiste et
mathématicien Roger Penrose, « la conscience est le phénomène à
travers lequel l’existence de l’Univers est connue ».
Max Planck, l’un des pères de la physique quantique, ne pouvait
expliquer la vie qu’en acceptant l’idée que la conscience était présente
dans l’Univers et en nous : « Toute la matière naît et existe en vertu
d’un processus qui amène la particule d’un atome à vibrer et permet
de maintenir ensemble le minuscule système solaire de l’atome. Nous
devons assumer qu’il y a derrière cette force l’existence d’un esprit
conscient et intelligent. Cet esprit est la matrice de toute matière. »
L’énergie n’étant rien d’autre que de la vibration, la conscience
serait donc vibration. Et l’énergie de vie prend conscience d’elle-
même à travers l’individu. Pour l’homme, prendre conscience, c’est
comprendre qu’il vit et qu’il est le fruit de l’énergie de vie cosmique.
La communauté scientifique est divisée sur l’idée de
« conscience ». Pour les tenants du matérialisme scientifique, la
conscience est le fruit de connexions électriques entre les neurones.
Certains théoriciens affirment, quant à eux, que l’existence de la
conscience précède celle du cerveau. Elle survivrait au corps après la
mort. Le « Manifeste pour une science postmatérialiste », initié par le
chercheur en neurosciences Mario Beauregard, s’appuie sur des
études publiées dans de nombreuses revues scientifiques ; il a été
signé par des centaines de chercheurs internationaux : médecins,
physiciens, biologistes, neurologues, mathématiciens… Selon ce
manifeste, « la science est une méthode d’étude rationnelle qui
devrait pouvoir se pencher librement sur les phénomènes, y compris
ceux qui concernent la conscience et la spiritualité puisqu’elles font
partie de l’expérience humaine ».
Le paradigme postmatérialiste rend compte des phénomènes
comme les expériences de mort imminente, les perceptions
extrasensorielles, les guérisons spontanées, les phénomènes
parapsychologiques, les synchronicités, les guérisons à distance, la
médiumnité, le chamanisme, les phénomènes de décorporation.
D’après le professeur Pin van Lommel, cardiologue néerlandais, « il a
été scientifiquement démontré que, lors d’une expérience de mort
imminente, une conscience élargie était éprouvée par l’individu
indépendamment de l’activité cérébrale ». Un tel constat a fini par
modifier l’idée que beaucoup de scientifiques se font de la mort. Pour
eux, la conscience va continuer d’exister dans une autre dimension,
dans un monde invisible et immatériel.
Le 2 février 2006, Anita Moorjani, atteinte d’un cancer généralisé,
arriva à l’hôpital dans le coma. Elle vécut alors une expérience de
mort imminente durant laquelle elle entendit son mari et son
médecin parler de sa mort de l’autre côté du couloir et
simultanément elle dialogua avec son père défunt. Elle vit aussi son
frère acheter un billet d’avion pour venir lui dire adieu. Son champ
de vision s’étendait à 360 degrés. Lors de cette expérience, elle eut
une révélation, comme une prise de conscience quant à l’essence de
l’existence. Elle comprit que le paradis n’est pas un lieu mais un état
d’esprit. Aujourd’hui, elle explique que son âme avait décidé de
réintégrer son corps. Elle revint à la vie. Trois semaines plus tard, elle
sortait guérie de l’hôpital. Pour Anita, le miracle tient dans
l’acceptation de ce qui « est ». Quand on cherche à guérir, on a
tendance à ne pas accepter la réalité, à refuser ce qui est. Cela nous
coupe de l’énergie de l’instant présent. Pour elle, le secret de la
guérison réside dans l’acceptation du fait qu’il faut s’aimer tel qu’on
est et aimer la vie telle qu’elle est.
Cette guérison miraculeuse nous force à considérer la réversibilité
de la causalité. À un certain degré très élevé de conscience, le temps
ne s’écoule pas de façon linéaire. Dans ces dimensions de conscience
élargie, celle-ci est affranchie du temps et vibre si fort qu’elle permet
de redonner aux cellules et au corps tout entier leur intégrité et leur
équilibre initial. Et ainsi de guérir de façon « miraculeuse ».
La conscience serait donc indépendante de notre cerveau. Elle
existerait par elle-même avant la naissance et après la mort de notre
corps. D’un côté, une majorité de scientifiques restent sceptiques ; de
l’autre, un nombre grandissant sont ébranlés par les résultats de
nombreuses expériences scientifiques publiées dans plusieurs revues
comme The Lancet. Par exemple, l’étude du cardiologue Pin van
Lommel sur plus de 340 patients ayant réchappé à la mort dévoile
que la plupart d’entre eux ont eu une conscience claire, des
souvenirs, une activité cognitive, un sens de soi, des émotions et
même des perceptions hors du corps alors qu’ils étaient en état de
mort cérébrale. L’hypothèse de van Lommel est que le cerveau ne
produit pas la conscience mais reçoit de l’information de la
conscience.
L’analogie du « poste de télévision » de Rupert Sheldrake, le
biologiste et parapsychologue dont nous avons déjà parlé, illustre
cette opposition : les images sur l’écran de votre téléviseur dépendent
des composants matériels du poste et de l’énergie qui l’alimente, mais
également des transmissions invisibles qu’il reçoit grâce aux champs
électromagnétiques environnants. Un matérialiste incrédule face au
concept d’« influence invisible » serait tenté d’expliquer la présence
des images et du son à partir des interactions électriques entre les
composants (fils, transistors, etc.) à l’intérieur du poste. En
endommageant un des composants, il constate que cela affecte les
images ou les sons produits par le poste. Il reste toutefois incapable
d’expliquer comment le téléviseur produit des images et des sons, car
rien ne prouve que les images visibles à l’écran résultent des inter-
actions entre les composants de l’appareil. La réalité est que le
programme qui se déroule sur le poste de télévision est transmis par
des ondes radio du champ électromagnétique environnant. Il en va de
même pour la conscience : elle est le programme télévisé transmis
par les ondes radio, le cerveau est le poste de radio récepteur.
On peut dresser le même parallèle entre les comportements de
groupe d’une espèce. Ils se propageraient par résonance morphique
exactement comme les postes de télévision reçoivent des ondes dont
l’origine se situe au loin. Les transmissions radio, télévisuelle et
téléphonique sont établies sur un principe de syntonisation –
autrement dit, d’égalisation des fréquences. Ce même principe, d’un
point de vue biologique, explique la communication télépathique. Car
le corps humain, qui a une réalité électromagnétique, est ouvert à des
informations vibratoires provenant de l’extérieur. Notre corps est
comme un récepteur radio pouvant capter des informations claires ou
grésiller lorsque les ondes qu’il reçoit ne sont pas en cohérence avec
son propre système vibratoire.
L’ingénieur Nikola Tesla notait : « Mon cerveau n’est qu’un
récepteur. Dans l’Univers, il y a une essence dont nous recevons la
connaissance, la force et l’inspiration. Je n’ai pas pénétré les secrets
de cette essence, mais je sais qu’elle existe. » Si nous poursuivons
avec l’analogie du poste de radio, nous dirons que, pour changer de
niveau de conscience, il suffit de changer de chaîne, de fréquence ;
c’est-à-dire d’élever notre taux vibratoire pour accéder à des
programmes-mémoires connectés à des champs énergétiques
supérieurs.
La conscience est non locale, non individuelle. C’est l’énergie
cosmique qui s’exprime à travers nous. L’homme est la conscience
faite nature. L’ultime paradoxe vient du fait que les chercheurs
essaient de découvrir les origines de la conscience en utilisant cette
même conscience. Il reste que, bien évidemment, l’essence de celle-ci
demeurera un mystère. « Les causes primordiales ne sont pas du
domaine du scientifique car le mystère du commencement de toute
chose est insondable », souligne le sonologue pythagoricien
Emmanuel Comte. Mais bien que notre conscience soit plus ou moins
limitée, sans la faculté d’abstraction et la créativité nécessaires à cette
recherche, peu de progrès pourraient être accomplis.
Le but n’est pas de prendre conscience, mais plutôt que la
conscience nous prenne, qu’elle nous illumine, nous fasse voir la
réalité à travers elle-même. Car l’important, ce n’est pas ce que l’œil
voit, mais ce par quoi l’œil voit ; ce n’est pas ce que l’oreille entend,
mais ce par quoi l’oreille entend. « Nous ne pensons pas nos pensées,
nos pensées nous pensent », disait Buddha.
Chapitre 3
La Terre vibre
LA VIBRATION DE LA TERRE
« La Terre résonne comme une cloche. »
Nikola Tesla
La Terre possède sa propre fréquence, que l’on nomme
poétiquement « la voix de la planète ». La vibration de notre Terre
correspond à une fréquence qui permet de rendre possible la vie des
plantes, des animaux et des êtres vivants. Nous sommes tous accordés
à cette vibration.
Dans les années 1960, le physicien allemand Winfried Otto
Schumann réussit à mesurer et à définir la fréquence que la Terre
émet. Celle-ci est d’environ 7,83 Hz. En hommage au physicien, on
nomma cette fréquence « onde de Schumann ». Si nous la
transposons à une octave audible, cela correspond à un fa dièse.
Cette vibration planétaire crée un champ magnétique dans
l’atmosphère qui agit comme un résonateur creux, lequel soutient la
totalité de la vie biologique sur Terre. De nombreuses expériences ont
montré le lien entre notre physiologie et la fréquence naturelle de
notre planète, telle « l’expérience du bunker » des professeurs Aschoff
et Wever de l’Institut de physiologie comportementale Max Planck.
Dans un bunker souterrain qui fait disparaître les champs
magnétiques, quatre étudiants bénévoles ont été enfermés pendant
un mois. Durant tout ce temps, le professeur Wever a noté que les
rythmes circadiens des volontaires, leurs rythmes de veille et de
sommeil, se sont déréglés. Ils souffraient de migraines et de détresse
émotionnelle. Le professeur a alors réintroduit la fréquence
Schumann de 7,83 Hz dans le bunker. Après une brève exposition, les
étudiants ont retrouvé leur équilibre physiologique.
Si nous prenions conscience du lien direct qui existe entre notre
état de santé et la vibration de la Terre, nous serions amenés à
changer nos habitudes quotidiennes. Marcher, prendre l’air, respirer,
sentir la terre sous nos pieds, se déconnecter du monde virtuel, tout
cela permet de se raccorder au monde réel un peu plus chaque jour et
de retrouver équilibre et harmonie. Lorsque nous marchons, nos
pieds nus absorbent les électrons du sol. Ces derniers sont de
véritables antioxydants captés par la voûte plantaire. C’est pourquoi
marcher pieds nus au moins 15 minutes par jour permet de stimuler
chaque organe et chacune des cellules du corps. Les semelles des
chaussures de sport que nous portons désormais la majeure partie du
temps sont le plus souvent fabriquées en plastique, matière très peu
conductive. Ces chaussures peuvent être confortables et pratiques,
mais elles nous coupent de cette médication naturelle et immédiate.
Nous sommes entourés d’appareils électroniques qui saturent
notre environnement d’électricité statique, causant une pollution
électromagnétique que l’on appelle « électro- smog ». Celle-ci est
absorbée par notre corps, ce qui provoque de nombreuses
inflammations. C’est pourquoi il faut limiter notre exposition à
l’électricité statique. De nombreux ouvrages sur le earthing ou
grounding proposent des approches pour nous apprendre à nous
relier à l’énergie de la Terre et pouvoir ainsi drainer le stress que la
pollution magnétique a accumulé dans notre corps. Ces techniques
aux avantages majeurs pour la santé, telle la réduction des
inflammations, requièrent un contact prolongé avec l’énergie
électrique naturelle de la surface de la Terre tout simplement en
marchant ou en s’asseyant pieds nus dehors. On peut également
dormir avec un système Earthing connecté à notre lit, qui transfère
l’énergie du corps dans le sol.
Le rôle vital de cette onde planétaire, dite de Schumann, a été mis
en évidence par le professeur Luc Montagnier. En 2013, il a conduit
une expérience durant laquelle il trempa des brins d’ADN dans de
l’eau, puis les en retira. Il introduisit ensuite dans l’eau la fréquence
de 7,83 Hz, qui correspond à la fréquence vibratoire de la Terre. De
nouveaux brins d’ADN apparurent. Lorsque l’émission de cette
fréquence cessa, la production d’ADN s’interrompit. En utilisant la
fréquence de la Terre, il a donc, semble-t-il, généré de la vie là où il
n’y en avait pas auparavant.
L’existence de cette vibration terrestre a été confirmée,
paradoxalement, par son absence lors des missions spatiales. Les
premiers astronautes et cosmonautes à être sortis de l’atmo- sphère
souffraient du « mal de l’espace », lequel se caractérise par des
symptômes de somnolence, des nausées et des vomissements. Les
membres de ces expéditions n’étant plus en résonance avec l’onde de
Schumann, leurs maux s’accentuaient de jour en jour. Il a fallu
reproduire cette vibration terrestre artificiellement afin qu’ils soient
de nouveau en résonance avec la fréquence de la Terre. Désormais
des ultrasons harmoniques de 7,83 Hz sont émis dans toutes les
navettes spatiales quittant l’atmosphère terrestre, afin que la
cohérence cellulaire des astronautes soit maintenue.
LA VIBRATION DE L’ÉCORCE TERRESTRE
En exerçant une attraction sur l’eau de mer, la Lune provoque les
marées. Son influence magnétique agit également sur l’écorce
terrestre en provoquant des marées de Terre.
Selon le scientifique Patrick Burensteinas, la force d’attraction de
la Lune agit non seulement sur l’eau des océans, mais aussi sur les
couches terrestres. « Dans l’axe Terre-Lune cette force tend à éloigner
de son centre les particules, alors que, dans la direction
perpendiculaire, elle tend à les en rapprocher. Cette force agit sur
l’ensemble du globe, du centre à la surface et la déformation qui en
résulte est appelée marée terrestre. »
Pendant des millions d’années, l’écorce terrestre s’est transformée,
restructurée, métamorphosée. Des rivières souterraines et des fleuves
de métaux enfouis se sont créés. Différentes strates se sont
constituées tout autour de la planète. L’énergie se transportant plus
ou moins facilement du fait de la résistance inégale de la matière, des
concentrations ou des dépressions d’énergie sont apparues, telles des
ondes.
Nos ancêtres nommaient « lignes du monde » ces lignes de vagues
souterraines, lesquelles ont été repérées depuis sur les plans
géographique et topographique. Sur ces lignes du monde sont érigés
cercles de pierres, menhirs et temples – Stonehenge, Carnac, le
Mont-Saint-Michel, Bugarach, Gizeh, Angkor, Lhassa, Chartres, l’île
de Pâques, le Machu Picchu, Ollantaytambo, Paracas, le Pays dogon,
Mohenjo-Daro… – mais aussi la plupart des capitales des anciennes
grandes civilisations de l’Antiquité : Babylone, Thèbes, Mycènes,
Athènes, Teotihuacan…
Georges Prat, géobiologue et architecte français, a publié de
nombreuses études sur la géométrie des flux énergétiques qui relie les
sites sacrés entre eux. Les mégalithes, les églises anciennes, les lieux
de culte romains sont réunis par des flux vibratoires formant comme
un réseau en toile d’araignée. En 1967, l’ingénieur Alexander Thom
affirma que les monuments mégalithiques tels que Stonehenge et
Avebury suivent des plans d’une précision millimétrique, fondés sur
des figures géométriques, telles que des cercles ou des ellipses. Ces
monuments sont disposés en fonction de la situation des planètes. Les
pierres qui les constituent sont placées en fonction des positions
extrêmes du Soleil, de la Lune et des étoiles au moment de leur lever
et de leur coucher. À certaines dates précises de l’année – équinoxes
ou solstices –, des rituels avaient lieu pour célébrer les courants
d’énergie qui traversaient ces sites, ce qui était censé favoriser la
distribution de l’énergie aux alentours et d’en faire bénéficier champs
et récoltes. Les Incas firent eux aussi référence à ces lignes sacrées
qu’ils vénéraient et qu’ils nommaient huacas. Ce sont comme des
bornes marquées par un rocher, un empilement de pierres ou un
temple.
Les Chinois ont depuis longtemps conscience qu’il existe un
système de flux vibratoires circulant à la surface de l’écorce terrestre.
Ces courants, qu’ils nomment « veines du dragon », les ont amenés à
façonner le paysage des campagnes et l’intérieur des habitations
selon un art désormais connu en Occident, le feng shui. Ils accordent
une importance telle à ces « routes invisibles » qu’ils les prennent en
compte lorsqu’ils élaborent les plans des bâtiments qu’ils veulent
construire.
Ces différents peuples avaient beau être séparés par des océans et
ne pas disposer d’instruments de mesure scientifiques, chacun d’entre
eux ressentait ces énergies invisibles et chercha à marquer sa
présence par une réalisation architecturale. Au regard des perceptions
et connaissances ancestrales des Incas, des Chinois, des aborigènes
australiens, des Kogis colombiens et de bien d’autres, il semble
évident que les alignements des sites sacrés et les réseaux de lignes
qu’ils prolongent permettent la circulation de flux d’énergie
vibratoire. Ces lieux sont comme des points d’acupuncture de la
Terre, et l’énergie qui y circule est plus puissante. Tout comme les
peuples antiques, de nombreux géobiologistes et radiesthésistes de
notre époque ressentent les effets bénéfiques de cette résonance
cosmo-tellurique sur le corps humain et sur notre conscience.
L’ÉNERGIE DE LA PIERRE
Ce qui est difficile à imaginer pour un homme l’est encore plus
pour une pierre qui semble parfaitement inerte. On a du mal à croire
qu’une pierre vibre.
La matière est composée d’atomes, lesquels sont constitués de
neutrons, protons et électrons qui vibrent. Ces atomes créent une
onde, et cette « vague », nous la percevons en tant que matière,
lumière ou son. Une pierre est donc de l’énergie vibrante.
Les métaux des roches agrégées lors de cycles de millions
d’années sont composés de nombreux éléments. Depuis la nuit des
temps, les alchimistes, en distinguant les sept métaux symboliques (le
plomb, l’étain, le fer, le mercure, le cuivre, l’argent et l’or), ont
ressenti la valeur vibratoire de chacun d’entre eux. Ce qui rend l’or
plus précieux que le plomb, c’est la cohérence de sa vibration. La
géométrie de son organisation moléculaire permet une distribution
optimale de l’énergie. C’est pourquoi l’or est un métal à forte
conductivité. Plus les molécules sont arrangées en fractales, en
structures similaires à toutes les échelles, plus la vibration est
cohérente et bénéfique pour le vivant. À l’inverse, les vibrations du
plomb ou de l’aluminium n’épousent pas la beauté symétrique des
fractales. Cela explique que ces métaux soient des poisons pour le
vivant : ils empêchent l’énergie de circuler librement.
Nous savons qu’il existe environ une centaine d’éléments formant
la base de toute la matière présente sur Terre et qui sont représentés
par des symboles tels que Cu pour le cuivre, Fe pour le fer, N pour
l’azote ou bien encore C pour le carbone. Nous les retrouvons, selon
une classification bien définie, dans le tableau périodique des
éléments de Mendeleïev. Ce tableau porte bien son nom : une période
étant une fréquence, ces éléments ont tous leur propre vibration.
Comme l’a expliqué Einstein, au cœur de la matière, les atomes
vibrent et sont constitués à 99 % de vide vibratoire. La matière n’est
donc qu’illusion. Elle n’est que vibration dans une dimension où le
temps est tellement ralenti qu’elle nous apparaît comme matière.
LES FRÉQUENCES DES CRISTAUX
« Celui qui ne croit pas à la magie ne peut la voir. »
Roald Dahl
Les géologues nous apprennent que n’importe quel atome peut
former un minéral, dès lors qu’il cristallise. Un cristal est caractérisé
par l’agencement de ses atomes selon une périodicité particulière. Il
propage des ondes électromagnétiques car le déplacement de ses
électrons crée des bandes d’énergie, des vibrations. Le quartz, par
exemple, vibre à 33 kHz.
Les cristaux possèdent une structure vibratoire différente selon
leur nature. Un quartz possède une fréquence différente d’un rubis,
d’une topaze ou d’une agate. Ces fréquences entrent en résonance
avec l’énergie du corps humain et peuvent rééquilibrer le champ
énergétique d’un individu.
Les lithothérapeutes utilisent ainsi l’énergie des pierres et des
cristaux sans pour autant pouvoir l’expliquer. Savoir qu’une pierre
donnée agit sur un certain type d’affection est une science des
correspondances mystérieuse. Mais ce que plusieurs études ont pu
mesurer, c’est que les pierres et les cristaux sont des émetteurs
d’ondes infrarouges et que le corps humain véhicule ces informations
à travers ses courants hydriques, où passent l’eau et les ions. De
nombreuses expériences ont mis en évidence l’existence de la
résonance vibratoire et énergétique entre le cristal et nos cellules. La
shungite et l’obsidienne, entre autres, sont connus pour protéger le
corps des effets nocifs des ondes électromagnétiques des téléphones
portables et du wifi.
D’autres expériences ont mis en évidence l’énergie présente dans
les cristaux. Cherchant à prouver qu’il pouvait en augmenter la
charge, Mark Comings, physicien de l’Université de Californie à
Berkeley, entoura un quartz de fils électriques afin de faire résonner
le cristal et produire plus d’énergie qu’il n’en recevait. Après qu’il eut
expérimenté différents ampères et voltages, le cristal se mit à sonner
et à briller d’une couleur émeraude. L’énergie mesurée qui en sortait
était de 25 % plus élevée que celle du voltage administré. Cette
expérience prouva l’existence d’une énergie vibratoire dans le cristal,
et le fait qu’une « énergie libre » puisse en sortir.
De nombreux scientifiques travaillent sur ce concept d’énergie
libre. Certains pays, comme l’Inde, ont même alloué des fonds très
importants à des programmes de recherche qui lui sont consacrés.
Des technologies révolutionnaires verront peut-être le jour. Face aux
conséquences du réchauffement climatique, on imagine l’impact qui
pourrait être le leur. Comme dit le physicien Nassim Haramein :
« L’Univers est rempli d’énergie. Nous ne pouvons avoir été mis ici sur
Terre pour en manquer, nous devons juste apprendre à bien
l’utiliser. »
LA VIBRATION DE L’AIR
« Le plus grand miracle n’est pas de voler dans l’air ni de
marcher sur l’eau, mais de vivre sur Terre.»
Thich Nhat Hanh
La Terre est un conducteur dont la surface est chargée
négativement, alors que celle de l’atmosphère l’est positivement. Ce
champ électrostatique crée une résonance et compose l’aéro- sphère
dans laquelle nous vivons.
L’air pur est un élément précieux et rare dans l’Univers. Il nous
relie à la vie depuis notre première inspiration hors du ventre de
notre mère jusqu’à notre dernier souffle. La respiration est le rythme
inné de notre vie, l’onde permanente, le premier des mantras, nommé
Hamsa.
Lorsqu’il pleut et que le soleil brille, un arc-en-ciel apparaît. Ce
phénomène optique est dû à la diffraction des radiations qui
composent la lumière du Soleil. Les gouttes de pluie révèlent
différentes couleurs qui sont en réalité présentes tout le temps, même
si nous ne les voyons pas. Nous vivons en permanence dans un arc-
en-ciel où les couleurs ne sont pas révélées. Lorsque vous inspirez la
lumière de l’air, le prana vital, vous inspirez la vibration des couleurs
de l’arc-en-ciel. L’atmosphère est un miracle dans lequel nous
baignons constamment sans en avoir conscience.
L’air vibre et sa vibration nous procure une énergie vitale.
L’absorption d’oxygène et d’ions négatifs représente un apport
énergétique majeur pour notre organisme. La surface totale des
alvéoles pulmonaires est de 75 mètres carrés, les poumons et la peau
sont d’énormes éponges à énergie électrique. Les alvéoles
pulmonaires captent les ions négatifs dans l’air inspiré, et cette
circulation permet une bonne oxydation des cellules, fondement
d’une santé équilibrée.
Pour de nombreuses cultures à travers le monde, une gestion
harmonieuse de la respiration permet de se maintenir en bonne
santé. Le pranayama des yogis regroupe l’ensemble des techniques de
respiration ayant pour but de contrôler les phénomènes
bioélectriques dans le corps ; elles stimulent notre activité cardiaque,
notre système nerveux, nos émotions, mais aussi notre système
digestif et notre métabolisme.
Les scientifiques occidentaux comparent souvent le prana des
yogis aux ions négatifs dans l’air, ces particules électrisées qui ont des
effets très bénéfiques sur notre physiologie. Notre corps capte cette
électricité et la conserve dans les cristaux de magnétite présents à
l’état naturel au sein des différentes articulations du corps humain.
Ces ions négatifs accentuent la conductivité de l’air, son
rayonnement, et ionisent les atomes de nos cellules.
Certaines pratiques respiratoires au succès indéniable sont
remises au goût du jour : technique du docteur Buteyko, « respiration
holotropique » du psychiatre Stanislav Grof et, dernièrement, la
méthode de maîtrise de la respiration, de méditation et d’exposition
au froid extrême du Néerlandais Wim Hof, qui s’est révélée très utile
pour lutter contre les symptômes de nombreuses maladies physiques
et psychiques.
Respirer, c’est vivre. Il faut prendre soin de notre respiration, il
nous faut apprendre à bien la gérer. Il faudrait enseigner à respirer
correctement dès le plus jeune âge, au sein de chaque famille, dans
les écoles, les centres éducatifs et sportifs, les hôpitaux. Cela réduirait
la prévalence de certaines pathologies, notamment cardio-vasculaires,
première cause de décès en Occident.
LA VIBRATION DE L’EAU
« L’eau parle sans cesse, mais jamais ne se répète. »
Octavio Paz
L’eau est source de vie et objet de culte depuis les origines de
l’homme. Elle peut exister sous forme de glace, de liquide ou de gaz.
Malgré son apparente simplicité, elle reste un mystère à maints
égards pour les scientifiques.
L’eau est un cristal liquide en vibration permanente. La liaison
hydrogène à l’intérieur de la molécule se brise tous les milliardièmes
de millième de seconde, ce qui la rend liquide. Ce rythme si intense
est celui des infrarouges. Si l’on transpose cette fréquence à la 31e
octave inférieure, cela correspond à un ré dièse. Lorsque l’eau passe à
l’état de glace, elle se cristallise. Son ondulation cesse.
L’un des premiers scientifiques à avoir attiré notre attention sur le
pouvoir de l’eau fut Masaru Emoto dans son livre Les Messages cachés
de l’eau. Comme nous l’avons déjà vu, ce physicien faisait écouter de
la musique à de l’eau liquide puis congelait cette dernière et observait
au microscope les cristaux de glace obtenus. La cristallisation montra
que le son avait influencé la structure intime de l’eau.
Les sons harmonieux ont la capacité de réorganiser et d’arranger
la structure et l’agencement des molécules d’eau. Étant nous-mêmes
des êtres hydriques composés de 97 % d’eau au niveau moléculaire,
nous pouvons en déduire l’influence quasi mécanique de certaines
compositions sonores sur notre état physique et psychique.
L’eau a une mémoire. L’organisation intime de ses molécules lui
permet de conserver les informations vibratoires d’une musique, voire
d’une autre molécule, au point que l’effet de cette dernière resterait
inchangé, même quand, après plusieurs dissolutions, l’eau ne la
contiendrait plus. C’est le principe même de l’homéopathie.
L’eau est sensible aux ondes mécaniques comme le son, aux ondes
électromagnétiques ainsi qu’à l’information vibratoire des molécules.
« Le jour où l’on admettra que les ondes agissent, on pourra alors agir
et traiter par les ondes », souligne le professeur Luc Montagnier, qui
travaille désormais sur des procédés appliqués au virus du sida,
l’autisme, certaines formes de sclérose en plaques ainsi que les
maladies d’Alzheimer et de Parkinson.
Plus récemment, des universitaires russes ont utilisé des
techniques laser permettant de prélever l’information moléculaire sur
un médicament – du Prozac® –, de la transformer en signal
numérique et de l’envoyer dans de l’eau, laquelle pourrait alors avoir
l’effet de ce médicament. Autre exemple : les « infoceutiques », qui
sont des médicaments informatifs ; dans le médicament liquide, on
informe les particules, les substrats colloïdaux, à l’aide d’un laser qui
transmet à l’eau les données nécessaires. Cela permet de rétablir de
manière précise la circulation d’information dans le corps.
Ces expériences, qui n’en sont qu’à un premier stade de
développement, laissent présager l’essor d’un nouveau domaine de
médecine vibratoire numérique : la thérapie informationnelle.
DYNAMISER L’EAU VIBRATOIREMENT
Boire de l’eau pure reste un moyen simple pour veiller sur notre
santé. Encore faut-il apprendre à la dynamiser. Quand une eau
contient trop de molécules chimiques ou de sels minéraux, elle est
polluée, figée. Elle ne peut plus recevoir d’informations
supplémentaires. Si on veut qu’elle puisse à nouveau capter et
restituer certaines fréquences, il faut l’ordonner comme dans une
structure cristalline, comme dans un cristal liquide ; il faut la purifier,
lui redonner une structure alignée s’apparentant à l’agencement des
atomes d’un aimant ou d’un diamant.
C’est en la dynamisant que nous allons pouvoir la purifier. Il suffit
pour cela de la faire tourner en spirale. Il faut créer en elle des
dynamiques de torsion, des vortex, comme on peut l’observer dans le
siphon d’une baignoire qui se vide. Ces vortex se forment à partir
d’une géométrie fondée sur le nombre d’or, cette proportion
permettant l’harmonie et la beauté dans notre ADN et dans la nature.
Comme lors d’orages générés par un typhon, les forces centrifuges et
centripètes de ces vortex génèrent des ions négatifs qui agissent
comme des dépolluants naturels des cellules de notre organisme. Les
animaux raffolent de l’eau des pluies d’orage, et les maraîchers l’ont
toujours utilisée pour que leurs légumes poussent plus vite. « L’eau
capte les ondes, les champs de torsion et renforce notre
métabolisme », soulignait Marcel Violet, ingénieur précurseur de la
biodynamisation de l’eau.
Redonner sa pureté à l’eau que nous buvons et à celle que notre
corps contient, c’est retrouver l’ordre intérieur et nous mettre en
harmonie avec la nature. L’eau de notre corps est l’interface entre les
vibrations du cosmos que nous captons et les vibrations des émotions
et des pensées que nous émettons. Elle est le vecteur de notre
physicalité autant que de notre spiritualité.
LA VIBRATION DE L’HOMÉOPATHIE
L’homéopathie se revendique comme un complément de la
médecine dite classique. Plus de deux cents ans après sa création,
cette pratique reste controversée, car son registre d’action,
l’infinitésimalité, est mal compris. Inventée par le Dr Samuel
Hahnemann, l’homéopathie consiste à traiter une maladie par des
remèdes produisant des symptômes semblables à ceux de cette
maladie, et que l’on administre à dose infinitésimale, c’est-à-dire qui
se caractérise par un grand nombre de dilutions du principe actif de
départ. C’est pourquoi beaucoup s’interrogent sur l’efficacité d’une
dose homéopathique.
Les tenants de l’efficacité de l’homéopathie expliquent que c’est
par le biais de champs électromagnétiques que celle-ci agit. La gélule
homéopathique émettrait un signal, une information
électromagnétique qui resterait emprisonnée dans des chaînes de
molécules d’eau nommées, nous l’avons vu précédemment,
« domaines de cohérence ». Après plusieurs dilutions, la molécule
n’est plus présente dans la pilule, mais la vibration de la molécule,
elle, l’est toujours. Et c’est cette vibration qui causerait l’effet
recherché.
Pour nombre de scientifiques, seule une présence moléculaire
peut avoir un effet thérapeutique. Cela explique les réserves du
monde médical vis-à-vis de l’homéopathie. Mais si l’on accepte
l’existence d’un effet vibratoire électromagnétique dans les molécules,
alors un nouveau champ d’interprétation s’ouvre.
LA VIBRATION DES ARBRES
« Je crois en Dieu, seulement je le nomme Nature. »
Frank Lloyd Wright
Les arbres sont des êtres vibratoires. Ils communiquent grâce à
des champignons, ou plus précisément grâce aux filaments blancs de
ces derniers, lesquels se connectent entre leurs racines. C’est par leur
intermédiaire que les arbres se relient entre eux. À travers ce réseau
souterrain, les arbres échangent des informations, développent des
relations d’entraide avec leurs proches et même avec ceux qui sont à
distance. Ils sont capables de faire front ensemble face à une
agression. Lorsqu’un animal mange les feuilles d’un arbre, celui-ci,
par l’intermédiaire de ses racines et des champignons, va envoyer une
vibration, un signal électrique, aux autres arbres. Ces derniers la
reçoivent, comprennent le danger et créent alors des anticorps
susceptibles de repousser l’animal.
Les arbres sécrètent des produits chimiques qui ont aidé l’homme
à se soigner depuis des millénaires. Le saule contient dans son écorce
un composé commercialisé sous le nom d’aspirine. Le Moringa
oleifera recèle dans ses feuilles une molécule qui contribue à soigner
plus de 300 maladies. De l’écorce de l’if est extrait le taxol, un
alcaloïde utilisé dans les traitements de chimiothérapie. Le pêcher
africain (Sarcocephalus latifolius), quant à lui, contient une molécule
similaire au tramadol, un principe actif qui, comme la morphine, est
un antidouleur puissant. Ces produits chimiques sont des molécules
qui ont chacune leur fréquence de résonance. La nature est une
pharmacie, et la liste des remèdes provenant des arbres est sans fin.
L’arbre est héliophile, il a besoin de lumière pour se développer. Il
absorbe la vibration des rayons du soleil, puis métabolise cette
lumière en énergie chimique, en oxygène, en sucre, en glucose, et la
transforme en fruits, en fleurs, en graines et en remèdes médicinaux.
Il réagit aux cycles de la Lune et des étoiles. Il est un récepteur
naturel d’énergie. Ses branches captent l’énergie cosmique, ses
racines captent l’énergie tellurique. C’est pourquoi il détend et apaise.
Il agit comme un lien entre la terre et le ciel.
Cette connexion biophysique entre l’arbre et les ondes
électromagnétiques du Soleil amplifie son champ bioélectrique et lui
permet de synthétiser l’énergie reçue du ciel. Parfois, certains de nos
contemporains vont jusqu’à embrasser les arbres, le potentiel
électrique du corps humain réagissant directement au champ
magnétique de l’arbre.
L’arbre a un rôle protecteur. La forêt abrite 80 % de la biodiversité
terrestre. C’est l’habitat d’un nombre immense d’espèces animales et
végétales. L’arbre peut être frappé par la foudre, preuve qu’il est un
conducteur électrique ; en tant que tel, il crée un champ magnétique
autour de lui. Les forêts génèrent autour d’elles d’énormes champs
biomagnétiques qui agissent comme des boucliers contre les
ultraviolets du Soleil. Les arbres sont donc indispensables à la survie
de la biosphère. En décimant des forêts entières, l’homme réduit son
principal bouclier contre les radiations provenant du Soleil et du
cosmos. Sans forêts, nous brûlerions. L’arbre est un régulateur du
climat, il garantit la biodiversité. Il faut savoir l’écouter, ressentir son
énergie, sa vibration.
Les aborigènes disent que les arbres « chantent ». En langage
scientifique, cela signifie qu’ils émettent en permanence des ondes
scalaires, caractéristiques de chaque espèce et de la hauteur du
spécimen. Les forêts possèdent donc un chant vibratoire, elles sont
« enchantées »...
L’arbre est en relation directe avec les étoiles. Lorsqu’une étoile
meurt, une gigantesque explosion accompagnée d’une forte
luminosité se répand dans la galaxie. Ces explosions, nommées
supernovas, laissent une trace visible dans les cernes du tronc de
certains arbres centenaires. Elles conduisent au ralentissement de
leur croissance l’année où elles surviennent. Des chercheurs japonais
de l’université de Nagoya ont découvert, dans les anneaux des troncs
d’arbres centenaires, un taux de carbone 14 supérieur à la normale,
consécutif au rayonnement cosmique de supernovas. Ainsi, les arbres
ressentent la disparition des étoiles.
Ils sont aussi en synergie avec les planètes. Quand le printemps
survient, chaque espèce d’arbre fleurit selon certaines configurations
planétaires identiques d’année en année. En observant leurs
bourgeons en hiver, on s’aperçoit que les arbres ont un rythme calé
sur les influences magnétiques dues aux mouvements des astres. Leur
rythme biologique est réglé sur les alignements de la Terre, la Lune et
une autre planète. Ces alignements stimulent l’expansion du
bourgeon. Ainsi, par exemple, le bouleau fleurit au moment de
l’alignement entre la Terre, la Lune et Vénus. Le hêtre, quant à lui,
fleurit lors de l’alignement Terre, Lune et Saturne. Autres exemples :
l’orme est stimulé par l’alignement Terre-Lune-Mercure, le frêne par
l’alignement Terre-Lune-Soleil, le géranium par l’alignement Terre-
Lune-Mars et le cerisier par l’alignement Terre-pleine Lune et Terre-
nouvelle Lune.
L’influence magnétique des planètes et des astres est une réalité
physique. La bicouche lipidique de chacune de nos cellules ressent les
effets planétaires. Les corps célestes ont donc une influence sur nos
fluides, sur nos émotions et nos organes, à l’image de la Lune qui
influe les cycles des marées et les cycles féminins. La NASA étudie de
très près ces phénomènes pour mieux appréhender l’emprise de
l’espace sur notre biologie. Selon Carl Pilcher, directeur de l’Institut
d’astrobiologie de la Nasa : « Ce travail élargit notre compréhension
de la vie sur Terre. Cette approche – étudier la vie sur Terre pour
guider notre recherche de la vie dans d’autres mondes – est l’essence
de l’astrobiologie. »
Les arbres situés près de générateurs électriques ne résonnent plus
de la même façon avec le rythme des planètes et des constellations.
Ils sont fragilisés et meurent plus rapidement. À cause de l’exposition
à des champs électromagnétiques artificiels, certaines plantes ne
bénéficient plus d’une influence stellaire bénéfique. Leur rythme
intrinsèque s’en trouve complètement perturbé. De façon similaire,
l’être humain vivant en ville est tout autant victime de ce manque de
connexion magnétique céleste. Celui-ci est à l’origine du dérèglement
du rythme circadien réglant l’horloge interne et biologique du citadin.
L’homme a perdu sa connexion à l’arbre, et pourtant sa survie en
dépend. Comme l’indique l’ingénieur agronome Pablo Servigne,
l’arbre est un « amortisseur climatique, un accumulateur d’énergie
sous forme de carbone, un régulateur et un épurateur d’eau, un
conservateur et un améliorateur des sols et le générateur essentiel de
la biodiversité ».
L’arbre est le reflet de l’homme. Il est le parfait exemple de la
façon dont la nature procède. Plusieurs dizaines de milliers de
feuilles, des kilomètres de sève, des myriades de cellules sont
assemblés dans un seul but : vivre ! Comme notre corps, il est animé,
traversé et maintenu en équilibre par la vibration de la lumière. Bien
que la lutte soit parfois rude pour une place au soleil, les arbres
s’échangent leurs ressources via leur réseau souterrain. Coupé des
connexions et des apports des souches souterraines, l’arbre solitaire
dépérit le plus souvent. Seul, il ne peut que rarement survivre. Les
arbres se synchronisent, ils compensent mutuellement leurs forces et
leurs faiblesses au niveau collectif et au niveau individuel. Comme le
souligne l’écrivain forestier Peter Wohlleben, il y a chez eux une
« justice redistributive innée », programmée dans la graine. L’entraide
active et la solidarité ne sont pas le fruit du hasard, mais un besoin
existentiel.
À propos de réchauffement climatique, quelqu’un dit un jour à
Pierre Rabhi : « Bientôt on inventera sûrement une machine qui
absorbe le CO2 et rejette de l’oxygène dans l’atmosphère ! » Rabhi
répondit : « Cela existe déjà… On appelle ça un arbre. »
LA MUSIQUE DES PLANTES
« Bien que nous soyons libres de penser et d’agir, nous
sommes tous connectés aux autres, comme les étoiles au
firmament. Nous ne pouvons pas voir ces liens, mais nous
pouvons les sentir. »
Nikola Tesla
Cleve Backster fut engagé en 1948 par la CIA pour développer
l’usage du polygraphe détecteur de mensonges. En 1966, il attacha
les électrodes de son appareil aux feuilles d’une plante verte. Il
remarqua alors que le polygraphe répercutait les réactions de la
plante de la même façon qu’il enregistrait celles des êtres humains.
Suite à l’expérience détaillée ci-dessous, il fut l’un des premiers à
parler d’une conscience des plantes.
L’impulsion électrique transcrite par le polygraphe montra que la
plante subissait un stress émotionnel quand on coupait le bout d’une
de ses feuilles. S’établit alors une communication entre lui et la
plante, une résonance. Backster voulut ensuite faire un autre test. Il
décida de brûler une partie de la plante. Avant même de le faire, il vit
le polygraphe s’emballer. La plante paniquait à l’idée qu’il veuille la
brûler. Il montra ainsi que les plantes réagissent à nos intentions, à
nos pensées.
Les plantes auraient ainsi un ressenti qui ne peut être que
d’origine vibratoire. De multiples études ont d’ailleurs montré qu’elles
sont sensibles à la musique, puisque les vibrations produites par cette
dernière ont un effet de résonance au niveau cellulaire.
En 2016, PermaFutur a créé un appareil qui permet de transposer
en musique l’activité électrique d’une plante. Là encore, des
électrodes furent branchées aux feuilles puis reliées à un piano
électrique. Les ingénieurs constatèrent que la plante s’accoutume au
procédé et joue une musique particulière selon l’humeur ambiante.
Une réelle communication musicale s’établit entre la plante et
l’homme. On peut même remplacer les notes de musique par des
mots, la plante va alors créer des phrases pour communiquer avec
son entourage, remercier quand on l’arrose, ou reconnaître le nom de
la personne qui vient de rentrer dans la pièce. À la suite de ces
expériences, les scientifiques conclurent à l’existence d’une réelle
conscience des plantes, et soulignèrent notre méconnaissance de la
connexion qui existe entre l’homme et le monde végétal.
Plus récemment, en 2019, à l’université de Tel-Aviv, des
scientifiques ont placé des microphones à quelques centimètres de
plants de tomates et de tabac. Puis ils les ont privés d’eau et ont
coupé leurs tiges. Les plants ont émis 25 signaux ultrasoniques (entre
20 et 100 kHz) en une heure. Les chercheurs en ont naturellement
déduit que les plantes utilisent ce moyen pour communiquer leur
détresse.
Elles peuvent témoigner de la biologie d’un lieu et indiquer dans
quel état est un sol. La présence de certaines plantes bio-indicatrices
nous permet de mieux savoir quels sont les composants du terrain,
mais aussi ce qui peut être fait pour améliorer sa fertilité. Certains
végétaux indiquent un excès, d’autres une carence ; il y a donc un
lien direct entre leur germination et l’état physiologique et
traumatique du terrain où ils poussent. Le pissenlit, par exemple,
signale qu’un excès de matière organique engorge le sol. En poussant,
il va permettre la détoxication de ce dernier. Il entre en résonance
avec l’« émotion » du sol et le rééquilibre grâce aux principes actifs
contenus dans ses molécules. L’oseille épinard (Rumex patienta) aide
la terre à se débarrasser des métaux lourds ; sous forme de teinture
mère, elle est également utilisée pour calmer les effets négatifs de la
radiothérapie. Autre exemple : si un vieux vélo abandonné rouille
dans un champ, certaines plantes connues pour leur capacité à
assimiler les métaux lourds, comme la renouée du Japon ou les
orties, pousseront naturellement à proximité. La terre retrouve
progressivement son équilibre, au cours de longues années.
Cette biorésonance se manifeste également entre l’homme et la
plante. Si vous ressentez de la mélancolie, de la fatigue, que vous
vous sentez déprimé, vous remarquerez peut-être, dans votre jardin,
que des plantes anxiolytiques telles que le millepertuis, l’arnica ou la
valériane se mettent à pousser. Elles vont sentir la nécessité
d’apparaître et de diffuser leur principe actif autour d’elles. C’est ce
que l’on appelle le « critère de levée de dormance ». La vie naît là où
elle est appelée, là où il y a un besoin énergétique, un vide à combler
par résonance vibratoire. La raison d’être des plantes est de vivre et
de vibrer pour les autres. C’est la définition même de l’amour
inconditionnel : donner sans rien attendre en retour.
Au Mexique, dans les années 1970, Don José Carmen Garcia
Martinez mit en évidence cette biorésonance. Sa terre étant devenue
presque infertile, il s’est mis à lui parler, ne voulant pas avoir recours
à des engrais et autres intrants chimiques. Selon lui, la terre et les
plantes ont une forme d’intelligence qui leur permet de communiquer
avec l’homme : il suffit de savoir comment leur parler, et surtout de
les écouter. Le résultat de ses conversations avec les plantes a dépassé
ses espérances. Il a en effet récolté – aussi invraisemblable que cela
puisse paraître – des légumes géants, des choux de 45 kilos, des
feuilles de blettes de 1,50 mètre, des pieds de maïs de 5 mètres de
haut. Il a obtenu 110 tonnes d’oignons à l’hectare – au lieu de 16
tonnes en moyenne. Ces résultats incroyables n’ont pas tardé à attirer
l’attention. L’université d’agronomie de Chapingo a conduit une étude
sur le sujet, réalisée par des ingénieurs spécialistes des sols. Ils ont
comparé les résultats de l’agriculteur à ceux obtenus par l’université
sur des terrains proches. Ils ont analysé l’eau, les légumes, les
semences et les terres de Don José Carmen. Rien de particulier ne fut
décelé. Ils lui proposèrent de cultiver des légumes sur d’autres
terrains que le sien et de parler à la terre de la même façon. Il parvint
aux mêmes résultats que sur sa propriété.
Le savoir-faire de Don Carmen est impressionnant : cultiver sans
pesticides et multiplier par dix parfois les rendements agricoles,
utiliser seulement 700 grammes de fertilisants par hectare au lieu des
500 kg habituels dans l’agriculture intensive, cultiver sur des terres
salées, créer de nouvelles plantes résistantes aux maladies. Mais le
vrai talent de Don Carmen, c’est de savoir s’adresser aux plantes, leur
prodiguer des paroles bienveillantes, leur demander ce dont elles ont
besoin et attendre leur réponse. La taille hors norme des fruits et
légumes récoltés atteste l’existence d’une communication
télépathique et empathique. Don Carmen évoque les précautions qu’il
prend, l’attention qu’il porte, l’amour qu’il donne à chaque graine, à
chaque plante. Il cultive en conscience, avec amour.
Tout comme le fait Don Carmen, c’est en ressentant le lien
vibratoire qui nous unit tous que l’on peut commencer à considérer
les plantes comme des êtres à part entière. Minéral, animal, végétal,
humain : nous sommes tous des pièces de ce grand puzzle cosmique
qu’on appelle l’Univers.
LA MUSIQUE DES FLEURS
« Élève tes mots, pas ta voix. C’est la pluie qui fait pousser
les fleurs, pas le tonnerre. »
Rumi
Il suffit parfois de sentir un parfum, un arôme, pour retomber en
enfance, retrouver le souvenir d’un lieu ou éprouver à nouveau un
sentiment. En fait, les odeurs sont analysées par la partie de notre
cerveau qui est directement liée à l’endroit où sont traitées nos
émotions : l’amygdale (ce qui n’est pas le cas des autres sens). C’est
donc de l’odorat que naissent les premières sensations et, de là, les
premières émotions.
À l’instar des êtres humains ou des animaux, certaines fleurs
communiquent grâce à des messages vibratoires précis. Prenons par
exemple deux fleurs : il arrive que l’une d’elles commence à diffuser
beaucoup plus d’arôme que l’autre ; celle-ci, en retour, arrête
d’émettre son parfum. Elles sont alors dans une relation de
domination de l’une par rapport à l’autre.
D’autres peuvent en revanche avoir un échange plus harmonieux.
Certaines tombent amoureuses. En rapprochant deux fleurs aux
variétés différentes, leurs profils aromatiques se transforment. Elles
émettent un parfum nouveau. Leur énergie vibratoire est la cause de
cette unicité, de ce profil aromatique unique qui résulte du mélange
de leurs arômes respectifs.
Les odeurs ont un réel pouvoir d’évocation. Plantes stationnaires,
les fleurs communiquent par la vibration de leurs parfums, de leurs
couleurs et de leurs arômes. Elles nous délivrent des messages, nous
attirent ou nous éloignent d’aliments ou de substances bénéfiques ou
toxiques.
Les odeurs végétales ont une influence souvent méconnue sur
notre organisme. Aujourd’hui, de nouvelles thérapies visent à
stimuler l’olfaction par suite de certaines pathologies. Des ateliers
olfactifs qui stimulent la mémoire et le langage favorisent la
diminution des symptômes de patients en rééducation neurologique.
D’autres ateliers aident des personnes atteintes de la maladie
d’Alzheimer, de grands accidentés ou des adolescents en souffrance à
recouvrer certaines capacités perdues.
LES ONDES ESSENTIELLES
« Les parfums des fleurs sont les paroles d’un autre
monde. »
Christian Bobin
Une huile essentielle est un extrait liquide de plante aromatique
que l’on obtient par distillation des organes de cette plante (fleur,
feuille, bois, racine, écorce, fruit). La recherche clinique montre que
les huiles sont porteuses d’énergie bioélectrique. Elles émettent sur la
plus haute gamme de fréquences des substances naturelles connues à
l’homme. C’est pour cette raison qu’elles créent un environnement
dans lequel la maladie, les bactéries, les virus ont plus de mal à se
développer.
Mais comment ces essences balsamiques ionisées diffusent-elles
leur parfum, leur principe actif antiseptique ou anxiolytique ? Un
parfum détient une fréquence, une fragrance. Une huile essentielle
émet une onde qui se propage depuis sa source et transfère son
énergie aux formes qu’elle rencontre, comme un son à nos oreilles.
Quand nous respirons une huile essentielle ou quand nous nous
l’appliquons, les puissantes charges électrolytiques de son arôme
relancent les ondulations vibratoires de nos cellules et rétablissent les
échanges électro- sanguins de nos tissus.
Le système de contrôle de fréquence BT3 développé par Tainio
Technology peut mesurer les fréquences de toute chose vivante. En
utilisant un capteur très sensible, des ingénieurs ont réussi à mesurer
les fréquences bioélectriques des substances nutritives des plantes et
des huiles thérapeutiques. L’huile essentielle du basilic vibre à 52 MHz
; celle de la menthe poivrée, à 78 MHz ; celle du bois de santal, à 96
MHz ; celle de la lavande, à 118 MHz ; et celle de la rose, à 320 MHz.
L’aromathérapie est fondée sur l’absorption d’éléments volatils,
ionisés, par les capteurs olfactifs du nez, lesquels sont en relation
avec des centres nerveux situés dans la moelle épinière. Dans son
ouvrage Pranayama. La dynamique du souffle, André van Lysebeth
explique l’effet des essences sur notre corps et notre santé : « Elles
oxydent les déchets toxiques du métabolisme, augmentent le bilan
énergétique, débloquent le mécanisme des oxydations organiques et
de l’autorégulation, et parviennent ainsi aux poumons et aux reins où
les déchets sont respectivement exhalés et excrétés sans laisser de
trace. En lessivant la cellule, les puissantes charges électrolytiques de
l’arôme relancent par induction les ondulations vibratoires et
rétablissent les échanges électro-sanguins extra- et intratissulaires. »
Les symptômes d’une maladie se manifestent par des
déséquilibres chimiques, eux-mêmes conséquence des déséquilibres
électromagnétiques qui ont changé les fréquences vibratoires des
molécules, des cellules, des tissus et des organes dans le corps. Les
huiles essentielles thérapeutiques produisent des fréquences
cohérentes qui réaccordent le corps à ses fréquences originales. Une
fois le corps ramené à l’équilibre, sa résonance harmonique naturelle
se rétablit.
L’utilisation des huiles essentielles thérapeutiques, des huiles
végétales et des hydrolats est un art ancestral. Elle fait désormais
l’objet d’une recherche clinique avancée. Sa validité scientifique est
avérée.
LA VIBRATION DES DROGUES
Les arbres et les plantes possèdent des substances thérapeutiques
que l’homme a toujours essayé de connaître. Traditionnellement, on
appelle « drogues » les matières premières, les plantes exotiques, les
épices, les produits pharmaceutiques mis en vente dans les
herboristeries et les drogueries. Pour l’Académie nationale de
pharmacie, « une drogue est tout produit ayant quelque propriété
médicamenteuse, employé à l’état brut, tel qu’il existe dans la nature,
ou après modification ».
Les plantes contiennent des éléments chimiques dont la plupart
ont un effet sur l’organisme humain. Certains sont toxiques ; d’autres
peuvent être utilisés dans un but médical car certaines de leurs
molécules agissent en cas d’infection ou de blessure. De nombreuses
substances sont ainsi connues pour leurs propriétés thérapeutiques.
Les plantes produisent ces éléments chimiques afin de se défendre
contre les bactéries et les champignons, de la même façon que les
êtres humains luttent grâce à leurs antiviraux. C’est pour survivre
qu’elles développent ces molécules que nous utilisons par la suite
pour contrer des infections en tout genre.
Afin d’anesthésier ou de soulager ses souffrances, l’homme a
trouvé des remèdes à ses maux par l’absorption de certains principes
actifs contenus dans ces plantes et ces fruits. Ce faisant, il se soigne
au niveau physique mais également au niveau psychique. Sa
conscience s’en est élargie.
Le département de physique de l’université de Beijing a étudié le
spectre vibratoire de la méthamphétamine (MA), l’une des drogues
illicites les plus consommées au monde. D’après les expériences
menées, elle vibre entre 0,2 et 2,6 térahertz (THz). Le térahertz est
une bande d’ondes électromagnétiques située entre les micro-ondes
et les infrarouges. Les états de vibration de nombreuses molécules
biologiques comme les drogues cristallines se trouvant dans cette
bande, leur identification peut être effectuée par une empreinte
vibratoire de la substance mesurée à l’aide d’un oscillateur à ondes
THz. Ces mesures montrent à quel point l’homme entre facilement en
résonance avec ces drogues, car elles ont une vibration élevée qui
facilite l’accoutumance. Leur effet est d’autant plus grand qu’il est à la
fois moléculaire et vibratoire. C’est pourquoi les toxicomanes ont tant
de mal à se sortir de la dépendance : ils ne résistent pas à la vibration
des molécules qu’ils ingèrent. Cette vibration est si puissante qu’elle
déclenche des réactions chimiques pouvant temporairement
anesthésier les souffrances physiques ou psychiques du drogué et
augmenter des sensations de plaisir lui donnant illusoirement un
sentiment d’unité avec son entourage.
La recherche de l’extase temporaire produite par ce type de
substances vient du besoin de retrouver l’unité de la source,
d’échapper à la sensation de dualité et de séparation. Par le
dérèglement des sens, l’extase de l’ivresse permet au drogué de
ressentir temporairement un sentiment d’union avec toute chose,
lequel le délivre provisoirement de la sensation de séparation.
Certains ne voient d’autre solution que la prise excessive de
substances psychoactives pour atténuer les souffrances physiques ou
psychiques liées à la mort, à la maladie ou encore à différentes
formes de traumatismes, d’abus et de violences.
Il faut aider les personnes victimes d’addictions à dépasser ces
illusions. Elles doivent prendre conscience qu’il est possible
d’apporter des réponses à leurs souffrances autrement. Grâce au son,
à la musique, à la méditation et à la respiration, elles retrouveront,
naturellement et au quotidien, ce sentiment d’union qu’elles
recherchent dans l’éphémère euphorie des drogues.
LA VIBRATION DES SUBSTANCES
PSYCHÉDÉLIQUES
« Évitez les gourous, suivez les plantes. »
Terence McKenna
L’ethnobotaniste et philosophe Terence McKenna a passé une
grande partie de sa vie à expliquer la différence entre les substances
psychédéliques et les drogues. Ces dernières sont pour lui la cause et
la conséquence d’un « comportement répétitif, irréfléchi et
obsessionnel » qui affaiblit la perception et provoque une addiction,
alors que les substances psychédéliques parviennent à modérer ces
tendances psychologiques préjudiciables, voire dangereuses.
Concernant les substances psychédéliques, il explique : « Les
plantes hallucinogènes dissolvent les habitudes et permettent
l’examen des motivations d’un point de vue plus large et moins
égocentrique. Alors que les drogues affaiblissent notre perception et
provoquent un comportement addictif, les drogues psychédéliques
aiguisent nos sens et élargissent les frontières de notre conscience.
Elles poussent au questionnement, à l’examen de conscience et à
l’amélioration de nos habitudes comportementales. Elles
décomposent nos systèmes de croyance et nous laissent ensuite avec
les données brutes de l’expérience. »
Fort de cette prise de conscience, l’être humain peut se construire
un monde où tout est résonance, où chacune de ses pensées, paroles
et actions crée sa réalité. Il devient maître de sa destinée. L’homme
peut étendre cette liberté d’esprit et d’action grâce aux
psychédéliques. Depuis toujours, les chamans à travers le monde ont
utilisé des composés psychoactifs pour apporter des solutions aux
problèmes de santé des membres de leur communauté. Dans la
pensée rationnelle occidentale, ces pratiques empreintes de
superstition et de ferveur religieuse n’ont aucun fondement
scientifique. Et pourtant, chez certains de ces peuples anciens, on ne
trouve ni stress, ni pauvreté, ni sans-abri, ni exclu, ni interné
psychiatrique, ni crime, ni prison, ni malbouffe, ni pollution, ni dette
extérieure… N’aurions-nous pas à apprendre d’eux et de ce que nous
avons oublié de nous-mêmes ?
Les avancées de la science, aussi remarquables soient-elles, ne
permettent pas d’expliquer les mystères qui imprègnent la conscience
ainsi que les expériences psychédéliques telles que les sorties de
corps, la communication avec des entités interdimensionnelles ou
avec des défunts, les intuitions profondes ou encore les prémonitions.
Toutes ces expériences où l’esprit transcende l’espace et le temps
restent des énigmes.
Pour certains, ces phénomènes de conscience élargie seraient liés
à la production d’une molécule psychotrope dans le cerveau, la
diméthyltryptamine (DMT), après l’ingestion d’une substance
psychédélique. La vibration de cette molécule activerait les régions
plus anciennes de notre cerveau où notre essence subconsciente et
spirituelle serait restée perceptible. Selon une étude de la Fondation
Beckley et de l’hôpital de Sant Pau, la vibration de la DMT accélère la
transmission de la sérotonine dans le cortex visuel, ce qui entraînerait
une réduction des ondes cérébrales alpha et aurait de profonds effets
sur la conscience et la cognition. Des conférences réunissant des
chercheurs spécialistes des psychédéliques ont lieu chaque année. En
se consacrant à la recherche sur la DMT et d’autres molécules ayant
des effets du même ordre, ces explorateurs de la conscience jettent
les bases d’une nouvelle discipline scientifique.
Aujourd’hui, de nombreuses universités et fondations scientifiques
– la Fondation Beckley, l’Association multidisciplinaire pour des
études psychédéliques (MAPS), le Heffter Research Institute –
étudient les effets thérapeutiques des substances psychédéliques sur
les troubles psycho-traumatiques, l’anxiété et la dépression, les états
autistiques et schizophréniques, mais aussi pour la prise en charge
des addictions.
Dans le champ de la psychiatrie, l’utilisation médicale de la
psilocybine, de la kétamine, des cannabinoïdes et du LSD en
microdoses se révèle intéressante contre les dépressions dites
« résistantes » et pour soulager les victimes de stress post-
traumatique. Pour les addictions, les tryptamines (ayahuasca,
ibogaïne et psilocybine) ont également prouvé leur efficacité. Dans
d’autres cadres médico-psychologiques spécifiques, des psychiatres
mesurent l’effet de certains psychédéliques sur l’amélioration des
conditions de fin de vie.
Parallèlement à la recherche clinique, des centres de retraite et de
médecine intégrative voient le jour à travers le monde. Dans ces
centres médicaux comme Rythmia, au Costa Rica, les patients sont
soignés de manière holistique. En complément de thérapies
alternatives comme la méditation, le yoga, la sonothérapie et une
alimentation organique, des médecins et psychothérapeutes
fournissent des thérapies à base de plantes enthéogènes. Le but des
séances pharmaco-assistées est d’induire une expérience
psychédélique de forte intensité qui peut mener à un sentiment de
bien-être et d’infinité océanique que les patients décrivent comme
une expérience spirituelle unique.
Par l’augmentation de l’empathie, de la compassion, du sentiment
d’appartenir à une communauté terrestre solidaire, l’utilisation des
psychédéliques dans un cadre médical peut avoir un potentiel
transformatif sur l’individu.
LA VIBRATION DES ALIMENTS
« Nous sommes nourris par l’industrie alimentaire qui se
moque de la santé, et soignés par l’industrie médicale qui se
moque de la nourriture. »
Wendell Berry
Il existe une connexion directe entre le taux vibratoire, c’est-à-dire
la vitalité des aliments, et leur pouvoir nutritionnel. Les produits
alimentaires frais ont une fréquence moyenne de 15 MHz, les herbes
fraîches de 20 à 27 MHz et les herbes sèches de 12 à 22 MHz. En
comparaison, les produits alimentaires transformés tels que les
conserves et autres produits industriels ne possèdent presque plus de
fréquences mesurables et sont donc dépourvus de vitalité.
Ce constat rappelle l’importance de consommer des fruits et
légumes frais, de saison et cultivés localement. Le transport et la
conservation des aliments leur font perdre leur vitalité, sans compter
l’impact écologique négatif. Quand on mange locavore, de la
nourriture produite dans un rayon inférieur à 250 kilomètres, les
aliments ont encore tout leur taux vibratoire, toute leur énergie, tout
leur pouvoir nutritionnel, ce qui a bien évidemment un impact positif
sur la santé. L’idéal serait que chacun possède son propre potager.
Le bon cuisinier, quant à lui, est un musicien des aliments. Jouant
des différentes fréquences de ces derniers, il compose des plats et des
sauces aux saveurs uniques. Son alchimie repose sur sa capacité à
ressentir les bonnes combinaisons et à marier ces fréquences qu’il
nomme arômes, saveurs, goûts, senteurs, parfums…
LE CHANT DES PROTÉINES
« Les oiseaux chantent aussi pour les fleurs. Ce n’est pas
pour rien qu’ils sont apparus ensemble dans l’évolution. Ils
avaient quelque chose à se dire. »
Joël Sternheimer
Saviez-vous que l’on peut favoriser la croissance des plantes grâce
à la musique ? Que l’on peut stimuler leurs défenses naturelles et leur
résistance au stress grâce à des mélodies ? Qu’il est possible de
prévenir, à l’aide de vibrations sonores, leurs maladies, qu’elles soient
bactériennes, virales ou fongiques ? Que, par le son, on peut réguler
le processus de croissance des fruits et des légumes, améliorer leur
goût ainsi que leur conservation et limiter l’emploi d’engrais ?
Le pouvoir des protéodies (protéines-mélodies) a été découvert
par le physicien Joël Sternheimer. En 1983, il publia une étude, « La
musique des particules élémentaires ». Cela le conduisit à inventer un
nouveau concept de biologie ondulatoire, la génodique, qui trouve
ses applications dans les domaines agroalimentaire, énergétique et
environnemental. Pour comprendre en quoi consiste la génodique, il
faut partir de la physique quantique. Le mathématicien et physicien
Louis de Broglie, prix Nobel de physique en 1929, montra qu’à toute
quantité de matière (particule, atome) est associée une onde dont la
fréquence peut être calculée. Comme nous l’avons vu, toute particule
a une vibration, une fréquence.
Les protéines, quant à elles, sont constituées de chaînes de
molécules nommées acides aminés, qui s’agencent entre elles. À
chaque acide aminé d’une protéine correspond une onde. Une
protéine est donc une suite de fréquences – une mélodie, pour ainsi
dire. Lorsque nous transposons ces suites de fréquences à une octave
audible, nous obtenons alors la mélodie d’une protéine : une
protéodie. Et – fait remarquable –, en écoutant une protéodie, l’effet
de la protéine se fait ressentir.
Si elles sont bien sélectionnées, les protéodies régulent, en cas de
besoin, les processus biologiques d’une plante : croissance, prévention
de maladies, renforcement des défenses naturelles, stimulation de la
résistance au stress, limitation et économie d’engrais, amélioration
qualitative du goût et de la conservation. La génodique stimule le
métabolisme, les défenses naturelles des organismes contre des
pathogènes, ce qui évite de traiter les plantes avec des molécules
chimiques. C’est en cela que réside l’immense intérêt de cette
approche.
La génodique est un traitement non invasif qui ne vise pas à
supprimer la maladie, mais plutôt à la mettre en sommeil. Le but est
de maîtriser les réactions de l’organisme atteint, dans le respect de sa
biologie comme de l’environnement. Genodics, la société qui
développe ce procédé, propose des traitements à base de protéodies à
ses clients : maraîchers, viticulteurs ou arboriculteurs confrontés à
une maladie de leurs plantes ou à un problème d’ordre climatique,
conduisant à une qualité ou à un rendement insuffisant.
Les protéodies sont diffusées une à plusieurs fois par jour, selon le
problème auquel il faut répondre, par l’intermédiaire de haut-
parleurs placés à des endroits stratégiques de l’exploitation agricole et
réglés afin que chacune des plantes puisse entendre la musique. La
durée d’écoute varie, de 30 secondes à quelques minutes. Le son
atteint les feuilles et se diffuse à l’intérieur du milieu cellulaire
jusqu’à la protéine concernée. Après plusieurs semaines, l’exploitant
constate une augmentation de ses rendements ainsi qu’une
amélioration de la qualité de ses plantes. Il peut alors réduire
l’utilisation de pesticides.
Premiers utilisateurs de la méthode, vignerons et maraîchers sont
particulièrement convaincus. C’est le cas de Gilles Josuan, producteur
de courgettes à Mouriès et plus ancien client de Genodics. Il
témoigne : « J’étais à la recherche de solutions car mes courgettes
étaient attaquées. Arracher n’était ni une solution ni une option. En
parcourant Internet, j’ai lu des articles sur des protéodies utilisées au
Sénégal pour faire face à la sécheresse, puis je suis tombé sur le site
Genodics. J’ai contacté Pedro Ferrandiz, de Genodics : il m’a aidé à
installer le matériel et à suivre le protocole. J’ai alors utilisé une
première séquence musicale pour lutter contre le virus W1V2, grâce
au boîtier qui diffusait la séquence musicale deux fois par nuit. Les
résultats ont été immédiats. Les plantes sont parvenues à se défendre
contre le virus et je n’ai pas été obligé de les arracher ! »
L’agriculteur décida alors d’utiliser d’autres protéodies afin de
lutter contre les pucerons, le virus de la mosaïque ou certaines
bactéries nuisibles. Les résultats furent tout aussi probants. Il constata
par ailleurs que la qualité et le goût de ses courgettes s’étaient
améliorés. Il mit de grands chefs cuisiniers au défi d’un test à
l’aveugle pour confirmer la qualité et le goût de sa nouvelle
production.
Pour Bernard Magrez, propriétaire du château Pape Clément, la
mortalité par l’esca (maladie fongique) sur une parcelle de cabernet
sauvignon aurait été réduite de 80 % en moyenne depuis qu’il utilise
les protéodies contre le virus. En 2017, 450 hectares de ses vignes ont
bénéficié du procédé, et une baisse hautement significative de la
mortalité des ceps due aux maladies du bois a pu être constatée. La
génodique permet de réduire les doses et le nombre de
pulvérisations. L’ensemble des traitements de la vigne sont assurés par
ce procédé respectueux de l’environnement. Dans le Maine-et-Loire,
le producteur de vin Michel Massé place son boîtier de musique dans
un champ de 4 hectares d’échalotes afin de lutter contre la fusariose.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, le procédé a été mis en place dans
une chênaie d’arbres centenaires qui dépérissaient par manque
chronique d’eau. Pascal Menon explique que son utilisation favorise la
résistance de ses arbres à la sécheresse et permet de stimuler le
développement de champignons mychorhiziens nécessaires à la
symbiose du bois. On a également mesuré une réduction de l’impact
de la sharka, le virus qui attaque les pêchers, ou du virus de la
mosaïque s’attaquant aux cucurbitacées… On a noté une réduction
du Botrytis (pourriture grise) sur des plants de tomates, et une
prévention efficace du champignon Didymella et de la fusariose
racinaire sur les concombres. Dernier exemple : la production
habituelle de gardénias, fleurs de la pépinière de Jean Thoby à
Gaujacq, dans les Landes, était chaque année de 40 kg ; désormais,
180 kg sont cueillis. Les exemples de réussite de ce procédé dans les
domaines de la viticulture, de l’arboriculture et du maraîchage sont
ainsi nombreux. On notera qu’il s’est révélé également efficace contre
un virus qui attaque les naissains d’huîtres.
Le monde scientifique regarde tout cela avec circonspection.
Pourtant, fort de ses résultats, Gilles Josuan ne comprend pas
pourquoi cette approche n’est pas officiellement soutenue par les
institutions concernées. En dix ans, il n’a constaté que des bénéfices
pour ses cultures. Il souhaite que des séminaires soient organisés
pour que les agriculteurs mutualisent leurs savoirs sur les protéodies,
et ce pour le bien de tous : « Je pense que l’avenir de l’agriculture
passe par l’utilisation consciente des ondes... »
En 1996, au Sénégal, l’effet des protéodies a été mesuré sur une
protéine antisécheresse. Trois minutes de diffusion de protéodies par
jour ont suffi pour décupler le rendement de cultures souffrant du
manque d’eau. Les plantes étaient plus vigoureuses, gorgées d’eau et
presque deux fois plus hautes que les plantes témoins qui n’avaient
pas été exposées à la musique. Cette expérience laisse présager de
grands progrès écologiques et économiques dans le domaine agricole
des pays où les conditions de développement sont problématiques.
Quelles sont les raisons qui empêchent notre pays d’adopter de
tels procédés ? Quels facteurs paralysent les pouvoirs publics au point
d’éviter des solutions salutaires pour l’environnement ? Daniel Cueff,
le maire qui, en 2019, a interdit les pesticides dans sa commune,
commente : « En agriculture, l’usage des pesticides est profondément
attaché à l’idée de progrès. Un progrès emmailloté dans la doctrine
chimique et technique inoculée religieusement comme la seule voie
de salut économique et social. »
Parce que la méthode vibratoire souffre toujours d’un déficit de
crédibilité, elle n’est employée qu’en agriculture. Du moins pour
l’instant, estime Joël Sternheimer, qui a décodé plus de 2 500
protéodies à ce jour. Il espère ouvrir la voie à une application
humaine. Il explique que l’effet des protéodies est d’autant plus élevé
que l’individu s’attache à écouter de manière très active. « La
sensation éprouvée lors de l’écoute d’une musique de protéine est un
processus de reconnaissance. Apprendre à écouter, savoir écouter,
c’est en particulier savoir distinguer ce que l’on comprend
intellectuellement et ce que l’on ressent physiquement :
l’entendement étant la somme des deux. C’est la compréhension d’un
discours aidée par la sensation procurée par le ton de la voix ou de la
mélodie. L’émotion ressentie à l’écoute d’une musique implique donc
à la fois le cerveau et le corps. C’est ainsi que nous pouvons percevoir
la sincérité d’un discours par l’adéquation entre le ton et le contenu. »
Le principe actif des protéodies consiste à jouer et à écouter la
séquence mélodique d’une molécule pour contrer l’effet d’autres
molécules. Il permet de contrecarrer l’action d’un virus ou d’une
bactérie. Pour que les protéodies produisent leur effet, il faut une
écoute intérieure, une écoute active qui laisse place à une forme de
biorésonance. Ce phénomène de reconnaissance est à l’œuvre en
permanence chez les plantes et les animaux, et pourrait l’être aussi
chez l’homme. Celui-ci doit se montrer réellement à l’écoute du
message vibratoire derrière son ressenti physique. La qualité de
l’écoute est la condition qui permet la reconnaissance du poison et de
l’antidote. Ces derniers ne sont que deux polarités interdépendantes
qui ne demandent qu’à être conciliées en nous. Il faut accepter la
réversibilité de la causalité, concéder que l’effet puisse être la cause
autant que la cause puisse être l’effet.
Nous devons apprendre à faire confiance à nos sensations et à
éduquer notre sensibilité. Cela nous permettra d’être inconsciemment
à l’écoute de nos propres gènes, de les reconnaître. L’écoute d’une
musique de protéine est comme une sorte de guide pour la
« reconnaître » en soi. Car l’être humain est musique. Littéralement.
Ayant cette harmonie universelle en chacune de ses cellules, l’homme
a fini par naturellement reproduire, sur le clavier du piano, les
fractions proportionnelles des intervalles des acides aminés qui
vibrent sur la même gamme chromatique tempérée.
Les proportions mathématiques de l’Univers se retrouvent dans
l’agencement des molécules qui composent l’organisme des êtres
vivants. Il y aurait donc, dans le cosmos et dans la nature, une
musique continue à laquelle certains individus sont plus sensibles,
plus à l’écoute.
Certaines œuvres musicales contiennent une suite de notes qui
sont des mélodies de molécules, des protéodies. Par exemple, dans Le
Printemps de Vivaldi, on note la présence d’une séquence mélodique
correspondant à l’actine, molécule favorisant la croissance végétale,
propre au printemps. Le premier mouvement de La Symphonie
pastorale de Beethoven contient une protéodie pouvant déclencher la
fermentation de la levure du pain. O sole mio, œuvre composée près
de champs de tournesol, stimule la production de l’ATP6, une
protéine responsable de la photosynthèse de la plante. Le thème du
Canon de Pachelbel correspond à une protéine antistress, l’ocytocine.
La mélodie À la claire fontaine, à une protéine qui dénitrifie l’eau.
Dans le concerto no 3 en sol majeur de Mozart, des séquences de
protéodies correspondraient à la prolactine, une hormone produite
afin d’atténuer les effets de la fatigue mentale ou physique. En
stimulant la sécrétion de cette hormone, notre corps se protège du
stress et de la dépression – la musique de Mozart est riche en
antidépresseurs. Le Lac des Cygnes, de Tchaïkovski, contient un
fragment musical que l’on retrouve dans l’inhibiteur de la
tuberculine. La chanson Let It Be, quant à elle, stimule une molécule
qui inhibe le stress. Chaque fois, on parle de fragments de 8 à 10
notes en moyenne.
Ainsi, les compositeurs canalisent l’harmonie universelle. Ils
provoquent chez l’auditeur des réactions chimiques bénéfiques en
retranscrivant intuitivement les mathématiques musicales de
l’harmonie cosmique. Leurs mélodies sont le miroir de la vibration
des molécules. La magie céleste se voit transposée sur Terre.
MUSICOTHÉRAPIE BOTANIQUE
En 2011, alors que Jean Thoby (pépiniériste, botaniste, musicien
et créateur du Plantarium®, un jardin botanique à Gaujacq, dans les
Landes), dont nous avons parlé précédemment, s’intéressait aux sons
produits par les plantes, il découvrit un appareil de mesure de
l’activité électrique des végétaux conçu par Solera, une entreprise
italienne. En plaçant une première électrode au niveau des racines et
une seconde sur une feuille, l’appareil détecte une différence de
potentiel électrique. Cet intervalle correspond à une onde. En
transcodant ces ondes, on obtient des notes de musique, ce qui
permet, en les amplifiant, d’écouter la musique d’une plante. Si l’on
place une électrode sur un géranium, on entend sa musique, de
même qu’avec toute autre plante. On peut ainsi écouter les végétaux :
plantes, fleurs, arbres… C’est une musique de l’instant, toujours
recréée et harmonieuse, car la plante est en résonance directe avec
son environnement immédiat.
Progressivement, Jean Thoby s’est aperçu que les plantes avaient
conscience de la présence, de l’énergie, des émotions et des intentions
des personnes à proximité. Certaines arrêtent de jouer si une
personne stressée se rapproche d’elles. À l’inverse, face à une
personne calme et réceptive, elles peuvent aligner des notes qui
procurent un réel soulagement et, parfois même, ont un effet
thérapeutique. Depuis, Jean Thoby a acquis la certitude que, dans des
conditions particulières, certaines plantes connectées au dispositif du
Device U1 (boîtier qui retranscrit les vibrations émises par les plantes
en musique) ont la faculté de produire des mélodies qui peuvent
« aider » à rétablir une personne en souffrance.
Fait encore plus surprenant, avec l’aide de Pedro Ferrandiz,
l’ingénieur agricole de la société Genodics, Jean Thoby a pu observer
que les plantes jouent des protéodies, des mélodies de protéines dont
l’auditeur peut avoir besoin. Autrement dit, les deux spécialistes ont
découvert une fonction du règne végétal absolument incroyable : les
plantes sont musicothérapeutes. Plus précisément, un végétal
connecté à un piano numérique est capable de jouer des mélodies
correspondant aux acides aminés de chaînes protéiques nécessaires à
la guérison ou à la nette amélioration de certaines pathologies. Une
patiente atteinte de polyarthrite auto-immune a été placée devant
une plante. Celle-ci a diffusé une suite de notes correspondant aux
protéines dont la femme avait justement besoin. Cette expérience a
été depuis reproduite plusieurs fois à l’aveugle pour de nombreuses
autres pathologies, avec des résultats toujours aussi concluants.
Les protéodies jouées par une plante indiquent quelles sont les
protéines nécessaires au rétablissement de la personne qui écoute la
plante. Jean Thoby a donc eu l’idée d’utiliser ce procédé pour faire
des diagnostics, des analyses, ausculter des patients qui ne savent pas
forcément de quoi ils souffrent. Les protéodies sont alors comme une
forme d’ordonnance, de prescription végétale. En indiquant les
molécules dont le patient a besoin, les plantes indiquent de quoi
souffre l’auditeur. Chacun peut comprendre l’intérêt préventif d’un tel
procédé. Jean Thoby a appelé PhytoScan cette auscultation des
patients grâce aux plantes.
Les plantes respirent alors qu’elles n’ont pas de poumons. Nous
devons comprendre qu’elles ont une conscience bien qu’elles n’aient
pas de cerveau. Elles sont sensibles à leur environnement, elles
communiquent de nombreuses façons, elles réagissent à de
nombreuses gammes de fréquences et, au-delà des fleurs, des fruits et
des remèdes thérapeutiques qu’elles nous offrent, elles nous
harmonisent, nous aident à nous développer et à garder l’équilibre.
Le message de Jean Thoby nous pousse à admettre et à nous
ouvrir à la conscience végétale, à considérer les plantes comme des
êtres vivants, à amener l’être humain à contempler le miracle de la
nature et à vivre en harmonie. De grands progrès techniques
commencent à voir le jour grâce à cette compréhension des
interactions avec le vivant, avec le règne végétal.
LA COMMUNICATION VIBRATOIRE
DES ANIMAUX
« La Nature est une bibliothèque, lisez-la au lieu de la
brûler. »
Idriss Aberkane
Une encyclopédie ne suffirait pas à lister l’étendue de la
communication vibratoire au sein du règne animal. Si l’on observe les
animaux avec attention, on constate que la majorité d’entre eux
échangent par l’intermédiaire de vibrations.
Les éléphants génèrent des basses fréquences qui leur permettent
de prévenir leurs congénères se trouvant à plus de 50 kilomètres d’un
danger imminent. Cette perception infrasonique explique également
leurs réactions prédictives juste avant que se produisent des séismes.
Le tremblement ressenti à la surface est toujours précédé de
vibrations très basses que seuls certains animaux perçoivent. La
nervosité que l’on constate chez ceux qui sont enfermés dans les zoos
est aussi un signe précurseur.
Les alligators et les hippopotames émettent des infrasons pour
séduire une femelle ou marquer leur territoire. Les poissons
reconnaissent leurs congénères ou leurs prédateurs via les vibrations
produites par les mouvements hydrodynamiques de leur nage. Le
rugissement du tigre contient une séquence fréquentielle qui peut
paralyser ses proies. Le ronronnement harmonique des chats, des
pumas, des guépards et des lynx agit comme une vibration
thérapeutique aux vertus calmantes. Les araignées communiquent par
des vibrations transmises dans la toile : le substrat composé des fils
de soie qu’elles produisent est le support de leur communication
vibratoire. C’est en envoyant une secousse sur la toile lorsqu’une
proie s’y trouve que celle-ci bouge, ce qui entraîne alors sa
localisation. Les chauves-souris et les cétacés comme les dauphins se
déplacent grâce à l’écholocation : en envoyant une onde, ils en
reçoivent une en retour, qui leur donne des informations sur la
distance les séparant de ce qui les entoure. Et ce ne sont que quelques
exemples…
Des chiens séparés de leur maison par des centaines de kilomètres
retrouvent leur chemin. Certains hurlent au moment précis où leur
maître meurt alors qu’ils sont dans un autre pays. Des chats massent
et soulagent grâce aux harmoniques de leur ronronnement. Les
chevaux et les éléphants, nous l’avons vu, sentent l’imminence d’une
catastrophe. Comment expliquer ces phénomènes de télékinésie, de
télépathie et de voyance ? Depuis 2005, à l’université de Cambridge,
le biologiste Rupert Sheldrake consacre ses travaux aux capacités
inexpliquées de l’homme et de l’animal. Il a montré que, chez 50 %
des ménages possédant un chien, celui-ci sait à l’avance quand un
membre de la famille va rentrer à la maison. Le biologiste explique ce
phénomène par l’existence d’un champ énergétique autour de la
Terre, qu’il nomme champ morphogénétique. Ce serait une sorte de
réseau à travers lequel des informations vibratoires seraient perçues
par les animaux, les plantes, les insectes et les êtres humains.
Sheldrake explique : « Je pense que la télépathie est une faculté
normale et non paranormale, naturelle et non surnaturelle, et qu’elle
est un moyen de communication courant parmi les animaux […].
L’information télépathique ne s’atténue pas avec la distance. Si, en
revanche, elle était électromagnétique, elle diminuerait
probablement. »
L’activité électrique de nos pensées émet des ondes en spirale, en
vortex – les fameuses ondes scalaires. À l’inverse des ondes
électromagnétiques, elles passent à travers la matière et leur
puissance augmente avec la distance, elles peuvent être captées à des
milliers de kilomètres dès lors qu’une résonance est établie.
Des champs électriques complexes imprègnent les cellules, les
tissus, les muscles, les organes et les os de chaque être vivant. Ils
résonnent avec ceux présents dans l’environnement. Nous émettons
des ondes mais pouvons aussi en recevoir et en transmettre. La
faculté des animaux à percevoir les champs magnétiques et à s’y
orienter résulte de l’émission et de la réception des ondes
électromagnétiques et ondes scalaires qui traversent leurs corps et la
glande pinéale. Cette véritable boussole interne permet entre autres
aux oiseaux migrateurs de parcourir de très longues distances et de
retourner à leur exact point de départ.
Le triste spectacle des baleines échouées sur les rivages est
sûrement dû à la perturbation du champ magnétique autour de la
Terre, laquelle trouble leur écholocalisation. Les oiseaux migrateurs
souffrent du même phénomène, eux qui de plus en plus souvent ne
retrouvent plus leur chemin.
Toutes les espèces vivantes sur Terre sont sensibles aux champs
électromagnétiques. Elles sont donc de plus en plus vulnérables aux
activités technologiques humaines. Les abeilles ne font pas
exception : elles ont commencé à disparaître – moins 30 à 90 % dans
de nombreux endroits du monde. Sachant qu’elles sont responsables
de 70 % de la pollinisation de la nourriture mondiale, leur extinction
serait catastrophique. Une des causes serait la vibration des
téléphones portables, car ces derniers émettent des micro-ondes qui
perturbent les champs magnétiques terrestres. C’est à partir de 2006
que les mobiles sont apparus à grande échelle dans le monde, ce qui
coïncide avec le début de la disparition des colonies d’abeilles.
L’urgence s’impose. Il nous faut apprendre à utiliser les ondes sans
tuer le vivant, sans nous tuer.
Les connaissances en matière de communication vibratoire
peuvent être utilisées afin d’éviter le recours aux pesticides. En
imitant les signaux vibratoires d’insectes nuisibles, on peut limiter
leur prolifération. La cicadelle des vignes transmet des signaux à
travers les feuilles de vigne jusqu’à plusieurs mètres de distance. Or
cet insecte destructeur est responsable de la propagation de la
flavescence dorée, maladie à l’origine de pertes importantes de
récoltes. En 2014, la scientifique Anna Eriksson a perturbé la
communication entre mâles et femelles cicadelles au travers de
vibrations. Son expérience a consisté à envoyer des signaux
préenregistrés que les mâles emploient pour empêcher les autres
mâles de s’accoupler. Cet exemple, comme bien d’autres, montre qu’il
est possible de réduire la population d’éléments nuisibles sans l’aide
de la chimie.
À la manière d’un Léonard de Vinci, qui s’est inspiré des formes
du vivant, l’observation des animaux donne naissance à un grand
nombre d’avancées scientifiques et technologiques. Le biomimétisme
désigne le processus d’innovation et d’ingénierie s’inspirant des
formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant. La
nature est « high-tech ». Les fleurs de bardane et leurs petits crochets
ont inspiré la bande Velcro. Les yeux de la petite crevette-mante ont,
quant à eux, mené à la création d’une caméra capable de détecter les
cellules cancéreuses dans les biopsies. Ces mêmes yeux produisent un
acide aminé qui permet de fabriquer une crème anti-UV très efficace.
Cet acide permet de se protéger des rayons du soleil sans effets
secondaires nocifs, alors que l’écran total utilisé couramment contient
des perturbateurs endocriniens et détruit les récifs coralliens.
En examinant de façon scientifique la nature et le comportement
des animaux, nous enrichissons nos connaissances. Mais ces
observations nous emmènent bien plus loin, car il existe une poésie
de la rencontre, au-delà du savoir. L’approche sensitive du vivant ne se
fait pas seulement en étudiant l’animal, mais aussi en ressentant l’être
qui vit derrière la forme physique. Survient alors une réelle
rencontre, une résonance entre l’homme et l’animal, entre l’homme et
son environnement. Le sentiment d’union, de similitude, permet une
communication sans mots. Ce langage infraverbal développe en nous
une forme d’empathie. En composant avec la vibration de l’autre,
nous devenons tous des musiciens dans la symphonie des rapports
vivants.
Le chant des baleines
Pierre Lavagne de Castellan est un aventurier des océans. Il est
chercheur au CNRS, bioacousticien, éthologue et directeur de
recherche du Shelltone Whale Project. Avec Jean-François Petiot,
ingénieur acoustique, il a mis au point un instrument pour chanter
avec les baleines. « Je voulais approcher du son du chant des baleines
pour entrer dans une communication inter-espèces avec elles »,
explique-t-il.
Grâce à son coquillage sonore, le Shelltone, le plongeur- musicien
joue des mélodies sous l’eau à l’unisson avec les cétacés. En entrant
dans la mer, il signale sa présence par une mélodie simple, trois ou
quatre notes. L’instrument produit une bulle dont la vibration peut
voyager jusqu’à 2 kilomètres, ce qui amène certains mâles à
s’approcher. Le plongeur reproduit alors la même bulle sonore
rassurante, deux ou trois fois. Voici comment Pierre Lavagne de
Castellan décrit ce qu’il se passe : « Une baleine se fixe près de moi,
m’observe, puis reproduit le motif que j’ai joué au Shelltone. Je suis
parfois si proche que je peux la caresser sous l’œil, l’endroit le plus
sensible. » S’ensuit un échange sonore fascinant. Il continue : « À un
moment, la baleine se met à improviser. À mon motif, elle ajoute trois
notes. Je reproduis sa phrase et je la prolonge à mon tour. Et là, c’est
de l’impro, du jazz ! Ça peut durer vingt minutes. Après quoi, s’étant
bien amusée, elle repart... Les gens ont du mal à y croire, mais j’ai des
relations suivies avec des baleines. D’une année à l’autre, on se
reconnaît, et on poursuit l’échange. La baleine décide : elle
s’approche et chante un thème coécrit un an plus tôt. La première
fois, j’en étais ému aux larmes : c’est la création commune d’une
œuvre d’art avec un animal qui est là depuis quinze millions
d’années. »
Les baleines passent leur temps à chanter en groupes et en
cercles. Lorsqu’elles arrivent sur la côte californienne en automne
pour se nourrir de phytoplancton, elles commencent par nager autour
de ces microalgues en chantant. Quelques jours plus tard, les femelles
gestantes peuvent consommer ce phytoplancton qui a été harmonisé
par leur chant. Pierre Lavagne de Castellan a enregistré ces chants et
a mesuré la valeur en protéine du plancton avant et après le chant
des baleines. Selon ses calculs, cette valeur est multipliée par 30 à 40.
Les vibrations du chant des baleines enrichissent le phytoplancton en
protéines pour en améliorer les qualités nutritives. Depuis des milliers
d’années, les baleines chantent pour stimuler l’énergie du vivant, elles
chantent des protéodies !
Les sonars des dauphins
Depuis les années 1990, la docteure en psychologie Olivia de
Bergerac consacre sa vie à étudier l’effet thérapeutique que les
dauphins peuvent avoir sur les êtres humains. En utilisant un
électroencéphalogramme, elle mesure la variabilité des ondes
cérébrales et du rythme cardiaque de patients avant et après une
plongée avec les dauphins. Au fur et à mesure des années, elle a
constaté les modifications physiologiques et psychologiques des
personnes ayant nagé avec ces cétacés.
Selon la plongeuse scientifique, « en présence d’un dauphin, notre
cœur et notre cerveau se synchronisent sur le rythme cardiaque et
cérébral de l’animal ». Progressivement, les personnes nageant avec
un dauphin émettent plus d’ondes alpha, ce qui traduit un état de
relaxation. Leur rythme cardiaque devient plus cohérent, elles se
libèrent du stress. Avec son programme de recherches
expérimentales, « The Dolphin Within », Olivia de Bergerac a étudié
comment le cétacé peut aider l’homme à se libérer de la peur de la
mer, à s’affranchir de dépendances et d’addictions, voire à être moins
affecté par certaines douleurs physiques.
La plongeuse s’est demandé comment font les dauphins pour
provoquer ces changements bénéfiques. « Depuis vingt ans, je ressens
les sons des dauphins traverser mon corps. Les participants qui
nagent avec nous disent la même chose. Mon hypothèse est que ce
sont les sons des dauphins qui nous aident en partie à transformer
nos ondes cérébrales. Bien que les dauphins aient des yeux, leur
sonar est un moyen beaucoup plus sophistiqué pour percevoir. Ils se
voient de l’intérieur. Ils envoient un son ou un ultrason, et ce qu’ils
reçoivent en retour leur permet de voir des objets du dehors et de
l’intérieur, comme une radiographie ou une image holographique. »
Dans les années 1970, le neuroscientifique et cétologue américain
John Lilly a placé, dans deux bassins différents, deux dauphins
pouvant communiquer entre eux par un système de micros et de
haut-parleurs sous-marins. Les dauphins ont immédiatement
échangé. Deux sortes de « bruits » se sont fait entendre : les premiers
ressemblaient à des sifflements, les seconds à des cliquetis. Le
dauphin est capable d’émettre ces deux sons simultanément et
indépendamment. John Lilly s’aperçut vite que les dauphins
communiquent sur les deux canaux à la fois et parlent sans
s’interrompre. Jamais leurs voix ne se chevauchent.
Le dauphin ne se contente pas d’émettre des sons avec ses deux
narines, mais alterne entre deux sons, en les faisant interférer l’un
avec l’autre. Cela engendre un troisième son, de très basse fréquence,
un son binaural (voir « Les sons binauraux »). Lilly a enregistré des
dizaines d’exemples de ces battements qu’il a analysés sur un écran
d’ordinateur. Des figures géométriques sont alors apparues. Si le
dauphin faisait interférer deux sifflements, le battement avait la
forme d’une étoile à quatre branches. S’il faisait interférer un
sifflement et un cliquetis, l’étoile changeait d’aspect. Les dauphins
modèlent le son pour créer des formes holographiques qui
ressemblent aux images de cymatique que nous avons abordées au
début du livre. Ces figures géométriques sont une forme de
communication pour eux. Ils voient des formes sonores de la même
manière que l’échographie nous permet de voir un enfant dans le
ventre de sa mère.
Par les sons qu’ils émettent, ils transmettent des informations sous
forme de communication holographique. Leur sonar leur permet de
percevoir par écholocalisation l’intérieur d’un corps, la circulation du
sang, les mouvements des organes et le rythme respiratoire. Selon
Olivia de Bergerac, ils émettraient ensuite des ultrasons pour faire
circuler harmonieusement l’énergie des êtres qui nagent avec eux, à
l’instar de l’utilisation médicale des ultrasons en milieu hospitalier.
LA VIBRATION DE LA NOOSPHÈRE
L’homme vit et évolue en permanence dans des champs vibratoires
d’énergie invisibles, animés par les radiations à la fois du Soleil et de
la Terre. L’homme est en résonance constante entre ces deux courants
de forces cosmo-telluriques.
La force tellurique soulève l’écorce terrestre et les montagnes. Elle
crée comme des points d’acupuncture à la surface de la Terre, des
lieux où l’énergie électromagnétique est très élevée. Comme nous
l’avons déjà évoqué, les lieux de culte antiques sont généralement
situés sur ces points. Ces derniers sont reliés entre eux par des
méridiens énergétiques – les lay lines – dont les contours sont définis
par le célèbre réseau Hartmann, qui forme le grillage des champs
énergétiques du réseau tellurique. L’alignement des sites sacrés
dévoile des structures géométriques en forme de pentagone et
d’hexagone.
Par leur emplacement, mais aussi par leur construction, qui est
également fondée sur les principes mathématiques de la géométrie
sacrée, ces sites fonctionnent comme des antennes captant l’énergie
du ciel et de la terre. À l’exemple des mégalithes de nos ancêtres, ce
sont des lieux où l’énergie du vivant, la vibration des cellules, est
amplifiée. La puissance bénéfique de ces sites a toujours été ressentie
et reconnue. Chaque nouvelle culture a construit ses temples à
l’emplacement précis des fondations précédentes. Chris Hardy,
docteur en ethno- psychologie et chercheur en théorie des systèmes,
souligne dans son livre Réseaux énergétiques et conscience collective :
« Notre-Dame de Paris est érigée au-dessus d’un temple dédié à
Diane, lui-même construit là où se situait le pilier des Nautes,
vénérant des dieux gaulois. Ces hauts lieux se situent précisément au
croisement de lignes telluriques du champ géomagnétique terrestre. »
La connexion entre tous ces lieux remplis d’énergie génère des
champs énergétiques vibratoires de forte ampleur, les fameux
« champs Telhar », qui favoriseraient l’élévation de la conscience
collective, selon Chris Hardy.
Pierre Teilhard de Chardin, prêtre jésuite français, chercheur,
paléontologue, théologien et philosophe, avait prédit dès les années
1930 que commencerait bientôt « un nouveau cycle temporel dans
lequel le but se déplacerait de l’individu à la collectivité. Le nouvel
objectif sera de poursuivre l’harmonisation de toutes les consciences
sur Terre afin de cocréer la conscience collective planétaire ». Il
nommait « noosphère » cette sphère de pensée humaine collective.
L’existence de cette « noosphère » est aujourd’hui confirmée par le
chercheur en psychologie Roger D. Nelson. Dans le laboratoire
de Princeton Engineering Anomalies Research (PEAR), le professeur a
procédé à des essais rigoureux pour déterminer les effets de l’esprit et
de l’intention sur l’environnement. Ses expériences montrent que les
consciences humaines sont toutes reliées les unes aux autres. Pour
mesurer l’influence de l’intention sur le monde physique, il a conçu
un générateur de nombres aléatoires qui produit automatiquement
200 « pile ou face » par seconde. Sans surveiller la machine, les
résultats obtenus sont de 50/50, une moyenne de 100 piles et 100
faces. Mais quand un individu surveille le générateur, les résultats se
mettent à changer selon les attentes de l’observateur. Il y a donc,
entre l’esprit humain et la machine, une interaction qui n’est pas de
nature physique.
Fort de ces observations, le professeur Nelson a ensuite créé le
« projet de conscience globale » (GCP) à l’université de Princeton. Les
scientifiques qui travaillent avec lui ont disposé des générateurs de
nombres aléatoires dans divers endroits du monde, afin de mesurer
d’éventuelles anomalies corrélées avec d’importantes émotions
collectives lors d’événements mondiaux comme le 11 septembre
2001, le tsunami de 2005, les finales de coupes du monde ou la
Covid-19. Les résultats statistiques montrent que les consciences
humaines sont toutes reliées les unes aux autres.
Selon le professeur Nelson, « nous ne sommes pas mentalement
isolés en tant qu’individus, mais immergés dans un champ mental
humain global de force et de cohérence […]. Lorsque des millions de
personnes ressentent les mêmes émotions au même moment, le
champ mental global agit en cohérence structurée au sein de la
noosphère ». D’après lui, nous avons la capacité de faire évoluer notre
conscience et de modifier nos conditions d’existence et notre
environnement.
L’effondrement écologique qui s’annonce appelle à une prise de
conscience collective profonde, à un sursaut mondial. Il devient
impératif de ressentir notre interconnectivité, notre interdépendance
sur cette Terre, à l’image des myriades de cellules du corps humain
qui aspirent à notre bien-être.
La nature regorge d’exemples de progrès fondés sur l’entraide et
la sociabilité. Les manchots, lors de périodes de températures
extrêmes, se blottissent les uns contre les autres afin de créer un
cercle au sein duquel chacun se réchauffe à tour de rôle. Ils subsistent
et luttent ainsi ensemble contre le froid, alors qu’un comportement
individualiste ne leur permettrait pas de survivre. Il existe une
biodiversité de l’entraide, une symbio- diversité présente depuis la
nuit des temps au sein de toutes les espèces. L’être humain possède lui
aussi un système cognitif et hormonal très social. En 1904, dans son
essai L’Entraide, un facteur de l’évolution, Pierre Kropotkine,
géographe et scientifique russe, proposa « une conception du progrès
dans la nature et dans la société fondée sur l’entraide et la
sociabilité ». Dans cet ouvrage, de nombreux exemples montrent que
ceux qui survivent le mieux à l’évolution ne sont pas les plus forts
mais ceux qui s’entraident, qui sont le plus coopératifs.
Le thème commun à toute solution est la restauration de
l’intégrité des systèmes naturels. Si l’on parvient à composer avec les
problèmes comme on compose avec les dissonances en musique, tout
défi peut devenir une opportunité. Il nous faudra, bien sûr, innover,
toujours et encore, mais il nous faudra surtout innover ensemble.
Collectivement.
Chapitre 4
L’Univers vibre
« À celui qui veut connaître l’Univers, il faudra penser en termes
de vibration, de fréquences et de résonance. »
Nikola Tesla
L’ÉCHO DU BIG BANG : LA VIBRATION
CRÉATRICE DE L’UNIVERS
« Au commencement était le Verbe. » La première ligne de la Bible
nous rappelle que le verbe est l’expression de la source créatrice.
C’est également par ces mots que l’Évangile selon saint Jean
commence. Le Verbe, la parole de Dieu, est la vibration originelle
dont l’Univers émane.
Pythagore dit un jour : « Dieu ne se donne pas à voir mais se
laisse entendre. » Bien qu’il soit difficile , voir impossible, de savoir ce
qui a engendré ce « big bang », le son est l’écho de la création,
l’expression directe de l’origine de l’espace-temps.
En 1965, deux radioastronomes, Arno Penzias et Robert Wilson,
découvrent le fond diffus cosmologique (FDC), ou rayonnement
fossile, à l’aide d’une antenne. Cette sorte d’écho du big bang sous
forme d’ondes radio est la plus ancienne lumière encore présente
dans l’Univers. Le FDC est resté près de 380 000 ans prisonnier de la
matière avant de s’en libérer du fait de l’expansion de l’Univers.
Celui-ci aurait produit ce son depuis le big bang, lequel correspond à
une fréquence de 4 081 MHz.
Cela inspira Frank Zappa, le leader du groupe de rock The
Mothers of Invention. Trois ans plus tard, en 1968, il déclara, dans
une interview à Life Magazine : « Tout, dans l’Univers, est composé de
vibrations. Le son est une vibration, les atomes sont une vibration, la
lumière est une vibration et toutes ces vibrations peuvent être
simplement des harmoniques d’un même ton cosmique fondamental
et incompréhensible. »
Zappa écrivit alors un morceau, « A Different Octave », dont les
paroles prennent la forme d’un dialogue :
« Nous sommes… en fait la même note, mais…
– Mais à des octaves différentes.
– Vrai. Nous sommes 4 928 octaves en dessous de la “Big Note”.
– Essayez-vous de me dire que tout cet univers gravite autour
d’une note ?
– Non, il ne gravite pas autour d’elle ; c’est ce qu’il est. C’est une
seule note.
– Tout le monde sait que la lumière est faite de notes. La lumière
aussi est juste une vibration de la “Big Note”. Tout est juste une
vibration de la “Big Note”. »
Le cosmologiste George Gamow développa la théorie selon
laquelle « l’Univers issu d’un big bang se dilate puis se rétracte (« Big
Crunch ») sous sa propre gravité ». Dans un rebond primordial, ce Big
Crunch engendre à nouveau un big bang et ainsi de suite. L’Univers
serait oscillant. L’idée d’un univers qui apparaît, disparaît puis
réapparaît comme les vibrations d’une mélodie est aussi poétique que
vraisemblable. Elle nous permet aussi d’entrevoir des réponses sur
l’origine du cosmos et concilie la vision d’un big bang initial avec
l’éternité.
D’après le cosmologiste français Jean-Philippe Uzan : « Tout ce qui
vibre produit du son. Les dunes chantent, les aurores boréales
crépitent, le tonnerre fait sonner la terre. Ces sons nous parviennent
car la Terre a une atmosphère. L’Univers, lui, est vide, silence. »
Une radio transforme les ondes électromagnétiques en son et
inversement. C’est la preuve qu’un signal sonore peut, précise Uzan,
« voyager sous une forme physique différente entre son point
d’émission et notre réception. Il peut traverser des zones vides sous
forme de lumière puis être retranscrit en son. Cette règle de
transposition nous permet d’écouter de nombreux phénomènes
sonores produits dans l’Univers, même si ce dernier est vide ». Il est
possible de transformer temporairement le son en une onde d’une
autre nature, électromagnétique ou gravitationnelle, lumière ou
radio.
Comme une antenne, le corps humain est piézo-électrique : il peut
lui aussi transformer les ondes sonores en ondes lumineuses, et
inversement. Comme des radars, nous captons inconsciemment des
signaux vibratoires électromagnétiques qui passent à travers notre
corps. Ces influx vibratoires sont comme une musique du ciel qui
nous traverse sans que nous l’entendions. Malgré notre incapacité
sensorielle à capter ces fréquences cosmiques, celles-ci nous
pénètrent. Elles influencent notre physiologie et les multiples
dimensions de notre être.
LA THÉORIE DES CORDES
« Tu sais ce qu’est la musique ? C’est le petit clin d’œil de
Dieu pour nous rappeler que nous ne sommes pas seuls
dans l’Univers, qu’il existe une connexion harmonique entre
tous les êtres vivants, même entre les étoiles. »
Robin Williams
Remontons au moment du big bang, lorsque l’Univers était à la
fois infiniment lourd et infiniment petit. Comme on le sait, les deux
théories qui, chacune à sa façon, l’une dans l’infiniment grand, l’autre
dans l’infiniment petit, cherchent à expliquer ce qui s’est passé à
l’origine de l’Univers et à le décrire dans son ensemble, n’ont pu être
réunies. Il n’y a pas de véritable cohérence entre la relativité générale
et la mécanique quantique. Des milliers de physiciens, pendant un
siècle, ont passé leur existence à tenter de réconcilier ces deux
théories, sans succès. Jusqu’à l’énoncé de la théorie des cordes.
Celle-ci, conçue en 1984 par le mathématicien Michael Green et le
physicien John Schwarz, est la « théorie du tout » tant recherchée.
Elle s’appuie sur l’existence de minuscules brins d’énergie en
vibration au cœur de la matière. Plus précisément, à l’intérieur des
atomes, il y a des quarks, et ceux-ci sont constitués de cordes
vibrantes infiniment petites. Ces constituants fondamentaux de
l’Univers ne sont pas des particules ponctuelles mais des sortes
d’élastiques sous tension. Voilà pourquoi l’Univers est essentiellement
acoustique et que le son nous affecte tant.
Dès le XVIIe siècle, l’Anglais Robert Hooke, l’un des grands
scientifiques de l’époque, pressentait ce qui est au cœur de cette
« théorie du tout ». Déjà à l’époque, il écrivait : « L’Univers est
constitué de matière en vibration constante, formée de particules de
différentes tailles qui s’assemblent quand elles sont dans la même
fréquence ou hauteur (sympathie) ou bien se repoussent en raison de
leurs fréquences différentes (antipathie). La matière est donc
composée de petites cordes musicales et leur “hauteur” est
déterminée par leur matière, substance et forme, de la même façon
que la longueur, la tension et la hauteur d’une corde déterminent sa
fréquence. »
Le vibratoire parviendrait donc à unifier la théorie de la relativité
et la mécanique quantique, et à expliquer l’Univers dans sa totalité. Il
serait erroné de distinguer onde et matière, car toute particule a
simultanément deux natures : à la fois onde et matière.
Jean-Philippe Uzan explique : « Toute matière est
fondamentalement vibrante. Tout atome a sa propre signature
musicale, son spectre, qui est comme une empreinte digitale […]. Les
objets fondamentaux ne sont plus des particules ponctuelles mais…
des cordes, ouvertes ou fermées, vibrantes dans un espace à onze
dimensions […]. L’espace-temps est issu de la vibration des cordes
fondamentales, essence de la nature. Notre réalité ne serait alors que
la musique de ces supercordes […]. L’essence de la réalité serait une
corde… ou bien une note. »
LES ONDES GRAVITATIONNELLES
« Je maintiens que le sentiment cosmique est la motivation
la plus forte et la plus noble de la recherche scientifique. »
Albert Einstein
Grâce à sa théorie de la relativité générale, Albert Einstein prédit
en 1915 l’existence des ondes gravitationnelles. Cependant, on a
longuement débattu de leur réalité, et ce n’est qu’en septembre 2015
que des chercheurs du LIGO (Laser Interferometer Gravitational-
Wave Observatory, « observatoire d’ondes gravitationnelles par
interférométrie laser ») annoncèrent avoir détecté la présence de ces
ondes. Gabriela Gonzáles, l’une des scientifiques de cet observatoire,
déclara alors : « Nous pouvons désormais écouter l’Univers. »
Cette onde gravitationnelle a été repérée grâce à la fusion de deux
trous noirs. Dans ce processus fusionnel, une énergie équivalente à
celle de trois soleils a été transformée en ondes gravitationnelles se
propageant dans tout l’espace. Après 1 milliard 300 millions d’années
de voyage dans le cosmos, cette puissance a fini par déformer notre
espace-temps d’un cent millionième d’atome. C’est la propagation de
cette déformation que l’on nomme onde gravitationnelle.
Le professeur de physique Steve Allen explique : « Cette note
unique est restée constante pendant plus de 2,5 milliards d’années-
lumière. Les ondes sonores sont des ondes de pression qui voyagent
dans le vide. Dans notre système solaire, l’espace interplanétaire est
rempli d’un fin plasma et les ondes de pression voyagent à la vitesse
du son des vents solaires (quelques centaines de kilomètres par
seconde), mais leurs fréquences sont hors du spectre sonore audible.
Ces ondes sonores sont sûrement la clé de compréhension du
fonctionnement et de l’évolution des trous noirs et des galaxies. »
Contrairement à la lumière et au son, ces ondes sont d’une nature
telle que l’être humain ne peut ni les sentir, ni les entendre, ni les
voir. Néanmoins, en utilisant la règle de transmutation, et c’est cela
qui est remarquable, il est possible de transposer ces ondes
gravitationnelles en ondes sonores et réciproquement. En 2014,
l’astronome et astrophysicien britannique Andrew Fabian a calculé
que la vague sonore émise par l’amas de galaxies Perseus, à plus de
2,5 milliards d’années- lumière de la Terre, produit l’équivalent du si
bémol d’un piano, mais 57 octaves plus bas. Il s’agit donc d’une
fréquence extrêmement longue qui voyage dans l’Univers sur des
cycles de plusieurs millions d’années-lumière.
Les trous noirs au centre des galaxies nous envoient des
vibrations, des fréquences interstellaires. Deux trous noirs fusionnent
via la force gravitationnelle ressentie dans leur centre de gravité.
Cette attraction tend à unifier leurs galaxies respectives pour n’en
générer qu’une. De cette union fusionnelle se répand alors une
vibration d’une puissance incommensurable : c’est l’onde
gravitationnelle qui va influer sur l’espace-temps et qui va chanter la
gloire de la création dans tout l’Univers.
LA FRÉQUENCE DES PULSARS
« J’aime la lumière car elle me montre le chemin et je
supporte les ténèbres car elles me montrent les étoiles. »
Og Mandino
En 2017, Jean-Philippe Uzan écrit, dans son ouvrage L’Harmonie
secrète de l’Univers : « En fin de vie, les réactions nucléaires au centre
de l’étoile s’essoufflent et le cœur s’effondre sous son propre poids en
une fraction de seconde. » Il explique que, tel un élastique, l’étoile
s’écroule sur elle-même puis rebondit vers l’extérieur, créant une
explosion gigantesque nommée supernova. « Reste au centre un petit
diamant en rotation rapide sur lui-même, comme une toupie »,
précise-t-il. Cette micro-étoile à neutrons agit comme « un phare
cosmique dont le faisceau peut balayer la Terre à chaque rotation ».
Ces signaux, comme une série de pulsations, ont été détectés par
l’astrophysicienne Jocelyn Bell Burnell en 1967. En les analysant, elle
a mis en évidence l’existence des pulsars, ces étoiles scintillantes
similaires en taille à un micro-diamant, mais dont la masse est
comparable à celle d’une étoile.
Un pulsar doit son nom à l’idée même de pulsation. D’après Uzan,
un pulsar en rotation rapide possède une fréquence supérieure à
50 Hz et peut donc correspondre à un son. « Le pulsar 1744-24A
possède une période de 11,6 millisecondes et correspond à la note fa.
Le pulsar 0021-72E, qui a une période de 3,5 millisecondes,
correspond, quant à lui, à un do. »
Après la disparition d’une étoile, un petit diamant continue ainsi à
osciller tout en émettant une pulsation rythmique, une musique, tel
un cœur de lumière chantant. Cela fait penser à « Lucy in the Sky
with Diamonds », la chanson de John Lennon. Peut-être celui-ci a-t-il
imaginé que l’être humain, après avoir rendu son dernier souffle,
devient un petit diamant chantant dans le ciel.
LA MUSIQUE DES ÉTOILES
« Je me demande si les étoiles sont éclairées afin que
chacun puisse un jour retrouver la sienne. »
Antoine de Saint-Exupéry
De la même façon que des ondes sonores résonnent dans les tubes
d’un orgue pour créer des notes musicales, de telles ondes résonnent
à l’intérieur des étoiles. En mesurant leurs fréquences, les astronomes
collectent chaque jour de nouvelles données sur la structure interne
des astres. Les vibrations sont générées par les turbulences du magma
à la surface de l’étoile. Elles pénètrent profondément à l’intérieur et
créent des oscillations résonnantes à des fréquences qui dépendent de
la taille, de la densité et de la vitesse de rotation de l’astre. Les étoiles
sont comme de gigantesques tambours sphériques.
Le Soleil, comme toute étoile, est un résonateur composé de gaz
chaud. Des ondes sonores, des ondes de pression, le traversent de
l’intérieur. Ces oscillations internes font vibrer sa surface et son
atmosphère. Cela génère les variations périodiques de sa lumière, de
son scintillement. C’est sa musique optique.
L’atmosphère du Soleil pulse à une période très lente de
5 minutes, laquelle correspond à quelques millièmes de hertz. Le
cycle est si lent que nous ne pouvons l’entendre. Mais, si nous le
transposons à une octave audible, nous obtenons alors un sol dièse.
Belle coïncidence ! Le Soleil est une énorme cloche sphérique dont
nous recevons les vibrations et dont les harmoniques définissent la
signature sonore. Les ondes de pression acoustiques emprisonnées
dans l’étoile produisent des pulsations comme celles de cœurs qui
battent et sont observables à la surface de l’étoile. D’autres étoiles
résonnent à des fréquences différentes : l’étoile Alpha Centauri en mi,
l’étoile Tau Ceti en ré. Tous ces rythmes lumineux constituent une
sorte de musique du ciel.
L’ONDE DE PRESSION DES VENTS SOLAIRES
Le Soleil émet un flux de particules électriquement chargées, le
vent solaire, peu dense mais très rapide. Il se déplace plus vite que les
ondes sonores. Il est généré par des éruptions solaires, des orages
magnétiques à la surface de l’astre, lesquels produisent des
jaillissements gazeux. Ces éruptions libèrent d’énormes quantités de
particules d’énergie et des gaz extrêmement chauds, qui sont éjectés
à des milliers de kilomètres de la surface de l’astre. Ces phénomènes
extrêmes sont des ondes de compression, des vibrations.
Une étude publiée en 1998 dans le New Scientist explique que les
tempêtes solaires ont des effets sur l’homme : les photons des vents
solaires pénètrent dans les champs magnétiques terrestres auxquels
l’homme est connecté par son propre champ magnétique.
L’influence du Soleil sur notre chimie corporelle, et par conséquent
sur notre comportement, est directe. Les tempêtes géomagnétiques
influencent l’activité de la glande pinéale et peuvent causer des
déséquilibres et des perturbations du cycle de sommeil et de la
production de la mélatonine, ce qui entraîne des troubles de
l’humeur. En mettant en évidence le lien entre les perturbations
magnétiques du Soleil et la prévalence de la thrombose ou de la
tuberculose, des scientifiques russes ont montré que notre sang est
directement affecté par le Soleil. Par ailleurs, deux spécialistes
français du cœur ont découvert qu’il existe une corrélation nette entre
la survenance d’infarctus du myocarde et le déclenchement d’orages
solaires. Le système nerveux central, l’activité du cerveau ainsi que
toutes les réponses psycho-physiologiques et comportementales sont
directement influencés par les éruptions solaires.
Les variations géomagnétiques du Soleil semblent être en
corrélation avec une augmentation de l’anxiété, des perturbations du
sommeil, une altération des humeurs et une plus grande incidence
des admissions psychiatriques. En mars 2020, une étude de la faculté
de médecine Warembourg de Lille a trouvé des corrélations
statistiquement significatives entre les tempêtes solaires et le nombre
de consultations médicales pour crise d’épilepsie. Une autre étude a
montré que les consultations pour troubles dépressifs augmentent de
36 % durant les périodes de fortes éruptions solaires.
Les vents solaires permettent également de libérer nos mémoires
cellulaires. Celles-ci restent prisonnières dans nos cellules sous forme
d’énergie à basses fréquences. Et c’est par la fréquence élevée de
l’énergie photonique du Soleil que la fréquence émotionnelle se
libère. Ainsi, nous pouvons soudainement ressentir de la tristesse, de
la colère et du chagrin sans en comprendre l’origine. Une fois que ces
émotions s’échappent de notre corps, il est alors plus facile d’agir en
pleine conscience.
Les tempêtes solaires auraient également une incidence sur la
Terre elle-même. Lorsqu’une grande quantité d’énergie est relâchée
par le Soleil, se produisent alors ces tempêtes qui sont à l’origine de
pannes d’électricité à grande échelle et de mise hors service des
moyens de communication. En 1989, le réseau électrique du Québec
a été impacté pendant neuf heures. En 2017, les réseaux
téléphoniques américain et européen ont eux aussi fait les frais d’une
éruption solaire. La NASA affirme que « la Terre a échappé en 2012 à
une gigantesque tempête solaire qui aurait pu renvoyer la civilisation
contemporaine au XVIIIe siècle ». Les récentes tempêtes
géomagnétiques sont également la cause d’ouragans, de tempêtes, de
tremblements de terre et d’éruptions volcaniques de plus en plus
intenses. On attribue également aux vents solaires l’origine des
aurores boréales visibles aux pôles Nord et Sud, là où la
magnétosphère est moins puissante et où ils pénètrent plus
facilement.
LES FRÉQUENCES PLANÉTAIRES
« La musique est la connaissance de l’ordre des choses. La
musique est la science des rapports harmoniques de
l’Univers. »
Antoine Fabre d’Olivet
Dès le VIe siècle avant notre ère, Pythagore établit les relations
mathématiques entre les intervalles des notes de musique et l’orbite
des planètes. Il nomma « musique des sphères » cette danse
magnétique produite par la course mécanique des corps célestes et
leur interdépendance. La musique est l’expression de la force qui
sous-tend l’Univers entier.
Les périodes de rotation des planètes se retrouvent dans les
rapports des intervalles musicaux. Par exemple, la période de rotation
de Vénus est précisément de deux tiers d’une année terrestre, ce qui
correspond à une quinte musicale. Les planètes ne sont donc pas
disposées chaotiquement dans l’espace. La danse des planètes autour
du Soleil répond à des lois de gravité reflétant la musique du système
solaire. Il s’agit d’une musique cinétique, mécanique.
Les calculs sur la dynamique du système solaire établis par le
mathématicien Jean-Marie Souriau indiquent que la durée de l’orbite
de chaque planète du système solaire peut se calculer en fonction de
l’orbite de la planète qui lui est le plus proche. Les ratios successifs
entre ces différentes orbites se rapprochent tangentiellement du
nombre d’or (1,618).
Comme le montre ce tableau, lorsque nous divisons l’orbite
annuelle de Mars par celle de la Terre, nous nous rapprochons du
nombre d’or : 590 / 365 = 1,616. Nous voyons ici le rapport direct
entre les orbites des planètes, les mathématiques de l’harmonie
musicale et le nombre d’or.
Toutes les planètes de notre système solaire possèdent entre elles
des rapports entiers harmoniques. Il nous est possible de nous
connecter à l’harmonie des sphères par le chant diphonique, une
technique vocale permettant au chanteur de produire simultanément
deux notes de fréquences différentes. Ce chant fait ressortir les
harmoniques, les rapports mathématiques du son. En le pratiquant,
nous émettons et entendons le chant de l’Univers, la musique des
sphères.
Les astrophysiciens parlent de « distances harmoniques » entre les
planètes car les orbites de celles-ci sont également régies par ces
harmoniques. Il y a des accords musicaux, des intervalles harmonieux
dans les rapports entre les masses des planètes. Les harmoniques du
son sont présents à l’endroit où l’énergie crée une pression. À l’image
du sable prenant des formes géométriques lors des expériences de
cymatique, cette pression cinétique provoque l’union des masses
entre elles, créant au fil du temps des étoiles et des planètes.
Nous vivons donc sur une planète qui danse avec les autres
planètes du système solaire selon des lois physiques que l’on retrouve
dans l’octave d’un clavier de piano. La musique reflète ce ballet
planétaire depuis la nuit des temps.
LES CYCLES DE LA LUNE
Bien que nous ne puissions pas entendre la musique des sphères,
la course des planètes a une influence vibratoire puissante sur le
vivant à la surface de la Terre. Nous n’entendons pas la Lune,
pourtant ses cycles ont un impact réel qui nous affecte directement :
menstruations, marées, humeurs changeantes. Lors de la pleine Lune
et de la nouvelle Lune, les coefficients des marées sont les plus
élevés. La Lune exerce une puissante influence sur les fluides, sur la
biochimie endocrinienne de notre corps, sur nos cycles hormonaux et
circadiens – et, en conséquence, sur nos humeurs. En 2013, des
scientifiques suisses ont constaté une réduction de 30 % du sommeil
profond les jours de pleine Lune.
Il y a 12 notes dans une gamme, et le chiffre 5 est celui de la
quinte. Prenons un triangle dont les côtés sont de 12 et 5 cm.
Identifions le point A qui divise le petit côté en deux segments de 3 et
de 2 centimètres chacun (rappelons que 3/2 est le rapport de la
quinte). Si l’on trace ensuite une droite depuis l’angle de gauche du
triangle jusqu’à ce point A, et qu’on la mesure, on trouve que celle-ci
a pour longueur 12,369.
Or 12,369 est le nombre exact de pleines lunes en une année.
Comme quoi les cycles de la Lune se retrouvent également dans les
intervalles musicaux. Ainsi, la Lune participe à la musique des
sphères, à l’harmonie du système solaire.
Platon mettait en relation l’harmonie des sphères avec les orbites
célestes et expliquait que « l’astronomie est faite pour les yeux
comme l’harmonique pour l’ouïe ». Dans la Grèce antique, le
quadrivium désignait les quatre sciences mathématiques enseignées
dans les écoles pythagoriciennes : arithmétique, géométrie, musique
et astronomie. À cette époque, on comprenait aisément le lien entre
la musique et l’espace. Aujourd’hui, pour susciter l’attention et
l’intérêt chez les enfants, pour leur donner goût à la géométrie et à
l’algèbre, il serait judicieux d’enseigner les mathématiques en rapport
avec l’astronomie et la musique. Cela leur apporterait une autre
perspective et une compréhension plus pratique de ces matières
parfois trop abstraites.
LA SYMBOLIQUE DU 108
Les distances entre la Terre, la Lune et le Soleil présentent des
correspondances que l’on retrouve dans la musique. La distance
Terre-Lune correspond à 108 fois le diamètre de la Lune. De la même
façon, la distance Terre-Soleil correspond à 108 fois le diamètre du
Soleil.
Mais ce qu’il faut noter, c’est qu’entre deux notes de musique il y a
9 comas, 9 fractions arithmétiques, 9 cycles, 9 vibrations ; et que, si
l’on multiplie 9 comas par les 12 notes de musique de la gamme, on
obtient le nombre 108.
Or ce nombre a de nombreuses significations suivant les religions,
les traditions et les pays. Bouddha traverse 108 épreuves pour
atteindre l’illumination. L’épître de Jacques se compose de 108
versets. La pratique du yoga se fonde sur des séquences de 108
positions. Les mantras doivent être répétés 108 fois, les colliers de
prières ont 108 perles.
Dans la tradition indienne, le nombre 108 symbolise la trinité : le
1 représente l’unité, le 0 représente le néant et le 8 symbolise l’infini.
On peut également remarquer que 108 est égal à 1¹ × 2² × 3³
(1 × 4 × 27). Cette formule exprime la cohésion entre les trois
dimensions essentielles : l’unité, la dualité et la trinité.
En géométrie, l’angle entre les côtés du pentagone est de 108
degrés. Par ailleurs, la somme de trois fois six au carré donne 108,
6² + 6² + 6² = 108. Or le nombre 666 symbolise la Bête de
l’Apocalypse. Le pentagone et l’étoile à 5 branches ont des angles de
108 degrés. Enfin, la somme des 22 premières décimales du nombre
PI (3,1415...) donne 108.
Pour les rosicruciens, 108 est le nombre universel, en tant que
produit de 9 et de 12, lui-même nombre dit cosmique. Le 108 est
pour eux le nombre de l’accomplissement. Il symbolise le plus haut
potentiel qu’un homme puisse atteindre pendant sa vie. La
symbolique du 108 est également présente dans l’architecture de
nombreux temples à travers le monde. Il y a 108 colonnes dans le
monument bouddhiste des 108 stupas en Chine, et 108 tours dans
celui de Phnom Bakheng, à Angkor. Au Japon, on allume 108 feux
lors des cérémonies du culte des morts. La nouvelle année est fêtée
par 108 coups de gong. Là encore, la musique célèbre ce nombre
admirable.
LES FRÉQUENCES DU ZODIAQUE
« Un physicien sans connaissance astrologique n’a pas le
droit de s’appeler physicien. »
Hippocrate
L’homme respire en moyenne 18 fois par minute. Ce qui veut dire
qu’en 24 heures son nombre de respirations est de : 18 × 60 × 24 =
25 920. Ce nombre correspond à la durée de l’année platonique –
« l’éternel retour », selon les astrologues grecs de l’Antiquité. Les
scientifiques d’aujourd’hui nomment ce phénomène « précession des
équinoxes » : tous les 72 ans, l’axe de rotation de la Terre bascule
d’un degré, et les étoiles ne sont pas vues dans la même direction. Le
tour complet de l’écliptique, soit le temps que la Terre met pour faire
le tour du zodiaque, est de 25 920 ans.
Le cœur, quant à lui, bat à une moyenne de 72 pulsations par
minute. Or il se trouve que, si l’on divise 25 920 par 12 – le nombre
de signes du zodiaque –, on obtient la durée de ce que l’on appelle le
mois platonique – à savoir, 2 160. Et si l’on divise ce nombre par 30 –
le nombre de degrés de chaque signe du zodiaque –, on obtient 72.
On retrouve le nombre de battements par minute de notre cœur.
Comme quoi il existe une relation directe entre les fréquences du
zodiaque et les rythmes de deux de nos organes vitaux, le cœur et les
poumons. En d’autres termes, nos rythmes physiologiques sont en
synchronisation avec les rythmes célestes : le jour et la nuit, l’hiver et
l’été. Nous respirons les rythmes de l’Univers autant qu’ils nous
inspirent.
LA VIBRATION DU 432 HZ :
LA GUERRE DES DIAPASONS
Le diapason est l’instrument qui permet de donner la note de
référence sur laquelle chacun s’accorde. Cependant le choix de cette
fréquence de référence internationale fait l’objet de débats passionnés
qui soulignent la difficulté d’être tous, au sens propre, sur la même
longueur d’onde.
Certains pensent que le diapason de référence devrait être le la
432 Hz (432 oscillations ou cycles par seconde) au lieu du diapason
standard qui a été fixé au la 440 Hz au milieu du XXe siècle. Les
orchestres, les instruments de musique, les chansons que vous
écoutez à la radio, à la télévision et dans tous les médias, les
programmes de création musicale et les sons des sonneries de
téléphone sont accordés à cette fréquence.
Pour autant, le la 440 Hz n’a pas toujours été la référence. À
travers l’histoire de la musique, les grands compositeurs ont utilisé
différents diapasons selon leur pays, leur culture et leur sensibilité.
On utilisait le la 466 Hz au XVIe siècle, le la 440 Hz au temps de
Vivaldi, le la 415 Hz à l’époque de Jean-Sébastien Bach. Différents
diapasons portent le nom de célèbres compositeurs : le diapason de
Haendel à 423 Hz, le diapason de Mozart à 422 Hz, celui de Berlioz à
449 Hz.
En 1955, l’Organisation internationale de normalisation (ISO) fixa
le standard mondial au la 440 Hz. C’était le début de la
mondialisation des échanges et, comme pour tout, il fallut une
norme, une référence internationale sonore. La raison qui a poussé à
adopter officiellement le la à 440 Hz au lieu du la 432 Hz, par
exemple, est simple : la conductivité de cette fréquence est optimale
dans les câbles de cuivre électriques, elle fut donc choisie dès la fin
du XIXe siècle pour transmettre les sons à travers les lignes
télégraphiques et pour la tonalité téléphonique. Mais, à présent que
cette époque des premières télécommunications est derrière nous, se
pose à nouveau la question de savoir si le la 440 Hz doit rester le
diapason de référence.
Il existe une géométrie acoustique qui conduit à avoir une
préférence pour le 432 Hz. En effet, si on considère à nouveau le
nombre 25 520 – la durée du cycle de la Terre autour du zodiaque –
et qu’on le divise par 432, on obtient un nombre entier : 60. Alors
que si on divise ce même nombre, par 440, on obtient le nombre de
58,9090... Par ailleurs, 60 est égal à 360° divisé par 6, soit l’hexagone
dans un cercle, le cube dans une sphère, la matière dans la lumière,
le fini dans l’infini.
Pour la géométrie sonique, le 432 Hz apparaît comme une
évidence mathématique. Il est la fréquence fondamentale dans la
géométrie des solides de Platon. Cela est confirmé par la géométrie
sacrée. La somme des angles intérieurs des polygones réguliers se
mesure en degrés. Si l’on convertit ces degrés en hertz, on obtient
leur fréquence de résonance vibratoire, leur son. L’ensemble des
fréquences des polygones réguliers nous donne un accord parfait : le
fa dièse majeur dont les fréquences sont calibrées au la 432 Hz.
POLYGONE ANGLE FRÉQUENCE NOTE
Triangle 180 180 Hz Fa#
Cercle 360 360 Hz Fa#
Carré 360 360 Hz Fa#
Pentagone 540 540 Hz Do#
Hexagone 720 720 Hz Fa#
Heptagone 900 900 Hz La#
Par ailleurs, lorsque le la est en 432 Hz, les autres notes sont des
fréquences multiples de 9, alors qu’en la 440 Hz elles correspondent à
des nombres décimaux. Bien que les rapports des notes restent les
mêmes, ils n’affichent pas la même symétrie.
Au-delà de ces considérations géométriques et astrologiques, le
432 Hz aurait une résonance toute particulière en bioacoustique,
science qui combine la biologie et l’acoustique. Lorsque le la est en
432 Hz, le do est alors en 256 Hz. L’ingénieur agricole Yannick Van
Doorne a découvert que le la à 256 Hz est une fréquence de
résonance qui active la synthèse chlorophyllienne des plantes. Van
Doorne explique que « 256 Hz est l’harmonique du pic de fréquence
de la lumière absorbé par la chlorophylle ».
L’ingénieur s’est appuyé sur les formules de base de la mécanique
quantique ondulatoire du physicien Louis de Broglie, qui permettent
de déterminer la fréquence d’un atome ou d’une molécule à partir de
leur masse. En divisant consécutivement une fréquence par deux, on
obtient chaque fois un harmonique de l’octave. C’est ce qu’a fait
Yannick Van Doorne, qui a divisé plusieurs fois la fréquence de
certaines molécules afin d’arriver à une échelle audible. Il a pu
déduire la fréquence sonore de molécules que l’on trouve
communément dans la nature, comme celles de l’oxygène, de l’azote
ou de l’eau. Il a alors remarqué qu’il existait des correspondances
entre les fréquences de ces molécules et celles de la gamme en
432 Hz. Selon lui, la fréquence de l’eau serait un harmonique du la
432 Hz, la fréquence de l’oxygène, un harmonique du sol 384 Hz.
Quant à la fréquence d’absorption de la lumière par la chlorophylle,
elle correspondrait au do 256 Hz.
Le compositeur italien Giuseppe Verdi soutenait que la fréquence
correcte du ton musical la devait être de 432 Hz et l’appela « accord
scientifique unique ». Il pensait que cette fréquence nous accordait
aux forces de la nature. Selon le Dr Jacqueline Bousquet, chercheuse
au CNRS, « tout être vivant ne peut se comporter qu’en récepteur ou
émetteur d’une gamme de fréquences avec laquelle il entre en
résonance ». Il semble alors naturel d’utiliser le 432 Hz pour nous
accorder aux vibrations de l’Univers et dialoguer à son unisson.
Ces divers constats laissent à penser qu’il faudrait imposer un
système unique, une référence universelle absolue. Pour autant, ce
n’est pas forcément le chemin que je choisirais. Étant musicien, je
garde à l’esprit que l’effet de la musique réside principalement dans
les intervalles entre les notes. L’impact des intervalles, qu’ils soient en
432, 440, 444 ou autres, ne change pas. Il s’agit ici du principe même
de l’invariance d’échelle, qui est de pouvoir choisir une autre tonalité
de base sans que le ressenti musical en soit modifié.
Comme le dit le musicothérapeute Emmanuel Comte :
« L’important n’est pas le diapason de référence de la note que l’on
chante mais le diapason de son cœur et la fréquence de l’amour qu’il
dévoile. Peu importe la note ou le diapason qui la porte. »
FRÉQUENCES DE L’ESPACE-TEMPS
« À la fin, ce qui compte, ce n’est pas les années qu’il y a eu
dans la vie, c’est la vie qu’il y a eu dans les années. »
Abraham Lincoln
La théorie de la relativité générale définit la gravitation comme
étant la déformation géométrique d’un espace-temps à quatre
dimensions : trois dimensions spatiales et une dimension temporelle.
Nous évoluons quotidiennement dans ces dimensions qui nous sont
accessibles par l’observation et l’expérimentation. Cependant,
certaines théories suggèrent l’existence de dimensions
supplémentaires dans l’Univers.
Nous vivons dans un monde en 3D. Il nous est donc impossible de
nous faire une représentation rigoureuse d’un espace en 4D, en 5D ou
au-delà. Nous ne pouvons pas imaginer de tels espaces car ils ne font
pas partie de notre univers. Nous restons limités intellectuellement
par notre perception mentale des dimensions inférieures.
Les dimensions dont il est question ici ne font pas uniquement
référence à des lieux, à des espaces, mais aussi à des niveaux de
conscience qui vibrent à une certaine fréquence. Lorsque nous
changeons de station de radio, la fréquence de réception n’est plus la
même et nous captons de ce fait une autre émission. C’est un peu
comme si nous changions de dimension.
Ces dimensions sont juxtaposées les unes aux autres. Cependant
elles ne détiennent pas la même information. Deux personnes se
trouvant dans la même pièce et écoutant deux radios différentes au
moyen d’écouteurs ne reçoivent pas la même information. Elles
captent deux dimensions différentes tout en étant au même endroit.
Sur un plan mathématique, les astrophysiciens sont parvenus à
démontrer l’existence de plus de onze dimensions. Malgré notre
incapacité sensorielle à les percevoir, il est intéressant de voir
comment, en tant qu’individus, nous évoluons dans ces dimensions et
leurs différentes intensités vibratoires. La physique quantique nous
enseigne que les atomes ont la capacité de se trouver dans plusieurs
états ou niveaux d’énergie en même temps. Une partie de notre corps
pourrait donc être présente au niveau atomique dans de multiples
espaces et dimensions.
Les relevés d’électroencéphalogrammes révèlent que nous
émettons simultanément la gamme entière des ondes cérébrales, et
cela à différentes intensités selon notre état de conscience. Lorsque
nous méditons, nous émettons principalement des ondes alpha, mais
aussi les autres ondes (bêta, thêta, delta), bien qu’elles soient
beaucoup moins intenses. Ces autres ondes étant connectées à
d’autres états de conscience, à d’autres dimensions comme le sont
différentes stations de radio, nous sommes au même moment en train
de vivre dans diverses dimensions. Voilà comment nous sommes
multidimensionnels d’un point de vue neurologique.
L’ethnobotaniste et philosophe Terence McKenna, dont nous avons
précédemment parlé, était un psychonaute, une personne qui se
passionne pour la connaissance des états de conscience non
ordinaires. Comme il l’expliquait dans sa time wave theory : « […]
aussi fou que cela puisse paraître, chaque jour est composé de quatre
autres jours. Le temps est une résonance créée par d’autres temps,
pas immédiatement avant ou après comme la causalité scientifique le
représente, mais à des siècles de distance avant et après pour se
rencontrer et créer une interférence qui crée l’unique moment. »
Nous vivons dans la note de musique de l’Univers. Les
harmoniques de ce présent vibrent avec d’autres moments de
l’espace-temps. Ces harmoniques créent des interférences variées, des
synchronicités plus ou moins bénéfiques à l’émergence de la vie
biologique, à l’élévation de la conscience et à l’apparition de
civilisations sur Terre et dans l’Univers.
Pour comprendre le lien entre les dimensions du temps, l’énergie
et l’ADN, Terence McKenna donnait l’exemple suivant : « Visualisez
les dunes. Elles ressemblent au vent, en prennent la forme. Le vent
est un phénomène de variations de pression de l’air qui fluctue au
cours du temps. Les grains de sable qui bougent sont comme une
dimension inférieure du vent. Les dunes sont donc des dimensions
inférieures du temps. Des dimensions plus matérielles. En analysant
des photos satellites de dunes, on peut calculer et déduire la vitesse
et la longueur des vents qui les ont créées. À présent, transposons
l’analogie. Les grains de sable sont les gènes et le vent (l’énorme
tempête) représente un milliard d’années d’évolution où les gènes se
développent progressivement dans un modèle qui est la dimension
inférieure de la force qui les a créés. L’empreinte de la force d’une
dimension supérieure est donc présente dans chaque organisme
vivant. Certains l’appelleraient Dieu. Quelle que soit la force qui a pu
transformer la matière en fleur, en écureuil, en baleine ou en être
humain, elle a laissé son empreinte en chacun de nous, dans nos
ADN. »
À ces réflexions de Terence McKenna, je réponds par ces pensées
de William Blake : « Voir le monde dans un grain de sable, et le
paradis dans une fleur sauvage. Tenir l’infini dans le creux de sa main
et l’éternité dans une heure. »
SYNCHRONICITÉS MUSICALES
« Le hasard, c’est Dieu qui voyage incognito […]. Dieu ne
joue pas aux dés avec l’Univers. »
Albert Einstein
Certaines coïncidences sont si surprenantes qu’elles nous laissent
perplexes : nous cherchons alors à leur trouver une signification. Ces
phénomènes de synchronicité nous donnent parfois le sentiment que
l’Univers nous fait un signe, un clin d’œil. Bien que l’interprétation de
tout signe soit personnelle et subjective, nous avons l’impression que
l’Univers est complice. C’est comme s’il souhaitait nous confirmer que
la vie a un sens.
Carl Jung avançait que les synchronicités sont l’éternel présent
pour ceux qui ont les yeux ouverts. Lorsque nous agissons
conformément à nos pensées et à nos émotions, un alignement
énergétique se produit. Nous sommes alors plus sensibles à ces
synchronicités présentes en chaque instant. Cet alignement
indiquerait que nous sommes sur le bon chemin, que notre destinée
se déploie naturellement, que nous sommes connectés à l’Unité.
Notre vie semble alors s’approcher d’une forme d’équilibre qui nous
permet d’entrevoir les symétries et les synchronicités, dans les dates,
les heures ou les numéros de rue. On commence à avoir des rêves
prémonitoires, des sensations de déjà-vu. Des archétypes symboliques
se manifestent dans nos vies et ces symboles nous aident à nous
éveiller et à évoluer. « Quand l’élève est prêt, le maître apparaît », dit
le proverbe bouddhiste.
D'après le site [Link]
Certaines anecdotes parlent d’elles-mêmes. En 1966, en pleine
Beatlemania, Paul McCartney composa « Eleanor Rigby ». Œuvre
magistrale contant la solitude de gens ordinaires : « Ah look at all the
lonely people ! » Une veuve qui ramasse le riz après les mariages, un
prêtre qui écrit des sermons que personne ne vient écouter…
McCartney raconte qu’il choisit le prénom Eleanor car il venait de
jouer dans un film où une actrice portait ce prénom. Il en aimait la
sonorité. Puis il chercha un nom de famille. Il passa alors en voiture
devant une boutique dont le nom du propriétaire, Rigby, s’étalait en
gros caractères sur la devanture. Il aima la combinaison de ces deux
noms et baptisa Eleanor Rigby la femme qui, dans sa chanson,
« mourut dans une église et fut enterrée seule avec son nom ».
L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais, des années plus tard, on
s’aperçut que, dans le cimetière proche de l’endroit où Lennon et
McCartney se rencontrèrent, en 1957, se trouvait une tombe où gisait
une certaine Eleanor Rigby.
Selon de nombreux mystiques, les synchronicités sont le fruit de
la loi de résonance dans le temps et dans l’espace. Tout est connecté à
tout, en chaque lieu, en chaque instant. Le passé au présent au futur.
Rappelons qu’au centre de l’onde, au centre du cercle, il y a un point
unique dont tout émane. Chaque coïncidence, chaque incident est
connecté, imbriqué. Que l’événement soit important ou non, tout est
permanente synchronicité.
DIMENSIONS HARMONIQUES DE L’UNIVERS
« Si tu apprends la musique, tu apprendras presque tout ce
qui vaut d’être connu. »
Edgar Cayce
Si tout est vibration, si tout est fréquence, alors un clavier de
piano peut représenter schématiquement l’ensemble de l’Univers. En
superposant les fréquences à un clavier de piano, il nous est possible
de mieux comprendre la réalité des dimensions. Ces dernières sont
simplement différentes fréquences fondamentales, différentes
longueurs d’onde.
L’espace harmonique entre deux notes définit les différentes
dimensions, comme un poste de radio avec des stations déjà
préétablies. Si vous changez de fréquence, vous changez alors
l’information et votre perception de la réalité est tout autre.
L’expression « dans une autre dimension » donne une sensation de
très grande distance, d’au-delà. Pourtant, les dimensions sont tout
simplement juxtaposées les unes aux autres, telles les notes d’un
clavier de piano. Lorsqu’on monte en niveau de dimension, les
longueurs d’onde deviennent plus petites, avec des énergies de plus
en plus intenses. À l’inverse, lorsqu’on descend en dimension, les
longueurs d’onde deviennent plus grandes, avec des énergies de plus
en plus denses.
Certains médiums qui parviennent à canaliser des êtres d’autres
dimensions disent souvent qu’ils sont là, à côté de nous, dans des
plans supérieurs accolés au nôtre. Comme le souligne Terence
McKenna : « Ici et maintenant, à des quanta de nous, il existe un
univers bouillonnant d’intelligence, actif, transhumain,
hyperdimensionnel et extrêmement étranger à nous. » Ces autres
formes de vie évolueraient dans une dimension supérieure, la
quatrième ou cinquième dimension – dimensions que l’on rejoint lors
de sorties de corps, de transe ou de rêves lucides.
Revenons à notre clavier. Le système musical monte et descend en
octaves qui se succèdent à l’infini comme une spirale éternelle.
L’octave représente de manière holographique la totalité de l’Univers.
C’est pourquoi, théoriquement, l’Univers est lui-même composé d’un
nombre infini d’autres univers. En analysant la réalité mathématique
de l’octave, on peut définir les dimensions de notre espace-temps de
manière symbolique. Il y a 12 harmoniques entre chacune des 12
notes de la gamme chromatique (octave). Si l’on multiplie 12 par 12,
on obtient 144. Il y aurait donc, en théorie, 144 dimensions dans
notre Univers.
À travers les âges, de nombreux mystiques ont parlé de ces 12
dimensions, et beaucoup de textes religieux font référence au nombre
144. Dans le christianisme, « 144 000 » est employé dans
l’Apocalypse de Jean pour indiquer le nombre des « élus de Dieu ».
Selon le psychanalyste René Allendy, le nombre 144, carré de 12,
« exprime l’achèvement d’un tout et le passage à une unité suivante.
L’idée d’une combinaison de cycles révolutifs de plusieurs ordres, par
rapport à l’individu microcosmique ».
Il y a exactement 1 140 minutes dans une journée. Dans le
calendrier maya, 144 000 jours constituent un cycle de temps nommé
baktun qui correspond à 394 ans. Treize cycles de baktun
correspondent à 5 125 années. Le treizième baktun représente la fin
d’un grand cycle commencé le 11 août 3114 avant notre ère. Le 21
décembre de l’année 2012 ne marquait pas la fin du monde, mais ce
que les Mayas avaient nommé le « nouveau cycle » de 5 125 ans.
Dans la tradition chrétienne, ce nouveau cycle est symbolisé par
l’Apocalypse, c’est-à-dire la « levée du voile », ère où l’être humain
parvient à une nouvelle vision spirituelle, à une perception directe du
divin. Les mythes de Shambhala, d’Agartha, d’Atlantis, d’Hyperborée
ou de la Lémurie font référence à des continents perdus, des
civilisations du passé ayant disparu. Ces lieux peuvent également être
considérés comme des états de conscience modifiés où l’être se
transcende et parvient à des dimensions supérieures, à un état de
bonheur permanent que les traditions ont nommé nirvana, samâdhi,
Éden, paradis.
CYCLES ET FRÉQUENCES DES CIVILISATIONS
Le Soleil influence nos systèmes biologiques. Les déprimes
hivernales, par exemple, sont une conséquence directe du manque de
lumière. Tout au long du cycle des saisons, l’astre émet des charges
(électrons et protons) qui modifient le champ magnétique de la Terre.
À l’université de Postdam, des travaux ont été menés pour en mesurer
les variations. Celles-ci furent mises en parallèle avec les dates de
nombreux épisodes historiques. Les observations étaient concluantes
au point de pouvoir faire concorder, aussi étonnant que cela puisse
paraître, des événements majeurs tels que la dissolution de l’Union
soviétique avec une séquence inhabituellement élevée d’éruptions
solaires.
Les auteurs Adrian Gilbert et Maurice Cotterell nous expliquent
qu’il y aurait des fréquences d’émergence et de décadence des
civilisations en relation avec les cycles solaires. Selon le biophysicien
et docteur Dieter Broers : « Les Mayas prédirent qu’à l’époque où
nous vivons, une sorte de rayon de synchronisation en provenance du
centre de notre Voie Lactée serait dirigé vers notre Terre. Celui-ci
permettrait un réalignement de notre humanité. Les Mayas ont été
capables, à l’aide de leurs connaissances astronomiques extrêmement
avancées, de dater un grand nombre d’événements d’importance. »
Les calculs astrologiques gravés dans le Tzolk’in, le calendrier
maya, indiquent que nous vivons actuellement un dernier processus
fondamental de transformation. Les Mayas l’ont décrit comme
« l’ascension dans la cinquième dimension ». Leurs prédictions
rejoignent celles des Babyloniens et de la cosmologie hindoue. Celles-
ci se fondent sur les cycles de montée et de chute de la conscience sur
Terre, lesquelles expliquent la naissance et la mort des grandes
civilisations. Pour les philosophes antiques indiens, notre époque
correspond à la fin d’un cycle et au début d’un autre.
Cycle du Soleil dans la galaxie
On peut naturellement être plus ou moins sensible à ces
philosophies qui nous sont lointaines. Et, pourtant, des observations
récentes ne sont pas loin de confirmer certaines de leurs affirmations.
Depuis une vingtaine d’années, la NASA est capable de mesurer des
rayons en provenance du centre de la galaxie. Elle a détecté
récemment un rayonnement inconnu. Selon l’expression de Dieter
Broers, il éclaire la Terre « comme un phare venant du plus profond
de l’espace ». Broers commente : « Durant les années passées, le
rayonnement s’est amplifié de plusieurs centaines de points de
pourcentage. Ayant étudié depuis près de trente ans ces thématiques,
je peux confirmer que nous assistons à des changements qui auraient
été inconcevables auparavant et qui s’adressent en premier lieu à
notre état de conscience. En observant le cours de notre crise
mondiale actuelle, qui semble se diriger vers un final monumental,
on pourrait croire à la pertinence de la prophétie maya. »
Sagittarius A*, le trou noir supermassif au centre de notre galaxie,
a scintillé mystérieusement au mois d’août 2019, et personne n’en
connaît la raison. Ce colosse sombre, quatre millions de fois plus
massif que le Soleil, a émis des rayons d’une luminosité
incommensurable.
Les Mayas, ces voyageurs du temps, parlaient d’un rayon de
synchronisation qui unifierait les temps. Se pourrait-il que ce rayon
en provenance du trou noir qui génère toutes les étoiles de notre
galaxie nous synchronise ? La civilisation maya n’était pas la seule à
s’intéresser à ces cycles temporels si longs. Dans la cosmologie
hindoue, le cycle complet de 360°, qui dure 25 920 ans, et que le
Soleil effectue par rapport à l’axe galactique, est connu sous le nom
de Yuga. Ce dernier comprend quatre parties : deux parties (180
degrés) de la conscience ascendante et deux parties (180 degrés) de
la conscience descendante.
Les cycles de montée et de chute de la conscience sur Terre se
poursuivent depuis sa création. Peut-être sommes-nous parvenus à
l’aube d’un nouveau cycle. C’est ce que beaucoup pensent, car nous
entrons dans une nouvelle ère, celle du Verseau : une ère où il est dit
que l’altruisme prendra le pas sur l’égoïsme, que chaque individu
aura le sentiment de faire partie d’un tout harmonieux.
MUSIQUE ET CYCLES TEMPORELS
Dans le schéma ci-dessous, les notes marquées par une flèche sont
séparées d’une octave. Pour calculer l’octave supérieure d’une
fréquence, il suffit de la multiplier par deux : 256 multiplié par 2
étant égal à 512, le do 256 Hz et le do 512 Hz sont bien séparés d’une
octave.
Bien que ces deux fréquences soient relativement éloignées l’une
de l’autre, elles se superposent parfaitement comme des cycles
harmonieux. Cet agencement régulier est reproduit à l’identique à
toutes les octaves supérieures, et ce à l’infini.
En passant directement d’une octave à l’autre, une information
emprunte un raccourci spatio-temporel. Sa transmission est alors
beaucoup plus rapide que si elle devait suivre le trajet d’un cycle
complet. Ainsi, certaines conditions physiques permettent un transfert
instantané que l’on nomme « saut quantique ».
Cette conception de la courbure de l’espace-temps en spirale nous
amène à comprendre que l’on peut utiliser un réseau harmonique et
transférer des informations à partir d’un point de l’Univers sans avoir
à passer par tous les points intermédiaires. Cela peut également nous
aider à mieux accepter la possibilité des prédictions prophétiques, des
visions chamaniques ou l’échange d’informations avec des passés ou
des futurs lointains. Par intrication quantique, l’information est
transmise aux autres trous noirs qui peuplent l’Univers grâce aux
trous de ver qui relient tous les trous noirs entre eux. Ces trous de ver
sont des ponts, des raccourcis qui relient des régions éloignées dans
l’espace et le temps. Sachant que les protons dont nous sommes
constitués possèdent la masse et le rayon requis pour être considérés
comme des trous noirs, nous sommes nous-mêmes des raccourcis
spatio-temporels.
Selon Einstein, « la ligne de démarcation entre passé, présent et
futur est une illusion ». La réalité est intemporelle du point de vue de
la physique quantique de la conscience. Le seul temps qui existe est
l’instant présent, et celui-ci est relatif et flexible. Les cycles spatio-
temporels sont telle une spirale qui s’étend ou se referme sur elle-
même à l’infini. Si l’on compresse la spirale du temps comme un
ressort, tout l’espace-temps est réduit à une seule dimension.
L’information passe alors directement d’une dimension à l’autre sans
passer par la linéarité des étapes successives.
Intégrer et maîtriser ce concept de relativité du temps peut nous
être d’un grand intérêt. La capacité d’altérer la courbure de l’espace-
temps par notre conscience et le vortex de notre cœur permet de
passer du statut de victime à celui d’acteur libre, de l’incertitude du
hasard à la magie des synchronicités. On ne subit plus un sort, on
maîtrise notre destinée. Cette faculté peut être développée par la
méditation, les visualisations, les affirmations et les pensées positives.
Ainsi, à chaque instant, en fonction de nos choix et de notre état
vibratoire énergétique, nous sommes récepteurs d’informations, de
mémoires qui influencent le cours de notre vie et l’évolution de
l’humanité. Si un nombre suffisamment important d’êtres humains
maintiennent simultanément une fréquence vibratoire plus élevée,
cela pourrait potentiellement attirer le collectif dans un vortex de
conscience vibratoire supérieur comme les différentes prophéties de
grands changements semblent l’annoncer.
LE MESSAGE DES CROP CIRCLES
Parmi les phénomènes mystérieux auxquels l’homme est confronté
à l’époque actuelle, les crop circles – cercles de culture ou agroglyphes
– représentent des motifs géométriques pouvant aller de quelques
mètres de diamètre à plusieurs hectares, réalisés dans un champ de
blé par flexion et couchage des épis.
Plus de 10 000 crop circles ont été observés de par le monde,
chacun avec ses caractéristiques propres, toujours anormales. On y
remarque des plantes pliées à quelques centimètres du sol et
disposées selon des motifs géométriques précis sans signes apparents
de dégradations ou de dommages ; de légères marques de brûlures à
la base des tiges ; une modification de la structure cellulaire et de la
chimie du sol ; une différence dans le rayonnement de fond ; une
modification du champ électromagnétique ; un épuisement du bassin
hydrographique local.
Que l’on pense que les crop circles sont ou non d’origine humaine,
il est intéressant de tenter de discerner le message qu’ils nous
délivrent. Avec cet objectif en tête, de nombreux universitaires
comme le docteur Simeon Hein, de l’Institute for Resonance, ou
Nassim Haramein, convertissent l’information des géométries des
crop circles en équations mathématiques. Celles-ci se révèlent être des
formules arithmétiques qui correspondent à des ratios diatoniques.
Nassim Haramein, fondateur de « The Resonance Project »,
travaille dans le domaine de la théorie des champs unifiés. Selon lui,
certains crop circles seraient une preuve indéniable que des entités
extraterrestres nous envoient des messages. Pour lui et pour de
nombreux autres scientifiques, les réalisateurs des crop circles essaient
de transmettre à l’humanité des informations afin que celle-ci
développe et exploite d’autres formes d’énergie plus écologiques. En
effet, ces représentations, souvent calquées sur la géométrie
fondamentale de l’hyperespace, semblent pointer vers l’utilisation
d’une technologie pouvant extraire de l’énergie du vide quantique : la
fameuse énergie libre (voir « La vibration de l’énergie libre »).
Les crop circles ont souvent la forme de fréquences observées en
cymatique, fréquences produites par le son et ses harmoniques. Ces
messages nous transmettraient-ils de façon subliminale l’idée d’une
technologie non polluante utilisant le son ou les fréquences radio ? Y
aurait-il une science du futur utilisant le son dont nous devons
prendre conscience ?
Il apparaît que ces messages, ces agroglyphes, pourraient étendre
le champ de nos connaissances scientifiques, nous inspirer de
véritables avancées technologiques. Ils sont des vecteurs de messages
subliminaux, ils agissent sur notre subconscient collectif. Comme tout
archétype symbolique, ces figures géométriques contribuent à
marquer notre mémoire collective. Avec le temps, ceux qui observent
ces symboles disposés dans les champs se voient transmettre des
informations émises par des ondes de forme, lesquelles façonnent
progressivement la géométrie de leur conscience.
LE SILENCE DES PYRAMIDES
« Les pyramides d’Égypte sont les plus anciennes
bibliothèques du genre humain. »
Antoine de Rivarol
Le journaliste et écrivain Graham Hancock a développé des
théories sur l’origine des civilisations, en se fondant sur l’observation
de nombreux monuments mégalithiques ainsi que sur l’étude des
connaissances astronomiques et calendaires de peuples disparus. Il
observe : « La grande pyramide de Khéops est basée sur les
dimensions cardinales de notre planète et est alignée au pôle
magnétique. Aucun architecte actuel ne se fatiguerait à construire un
immeuble de cette taille en y ajoutant une telle contrainte. Aligner la
grande pyramide sur le nord magnétique avec une précision
avoisinant la fraction d’un degré relève d’un véritable exploit. »
Les architectes modernes ne comprennent pas ce qui a amené
leurs ancêtres à construire la grande pyramide non seulement en
l’axant sur la position du nord géographique, mais en y incorporant
aussi les dimensions de notre planète. Ce qui, à l’évidence, était
particulièrement complexe à réaliser.
Sur une échelle de 1/10e, si nous prenons la hauteur de la grande
pyramide qui est d’environ 148 mètres et que nous la multiplions par
432 – la fréquence du diapason dont nous avons déjà parlé –, nous
obtenons alors le résultat de 6 393. Or le rayon de la Terre (la
distance entre le centre de la Terre et sa surface) est de 6 371, soit le
même nombre à peu de chose près. De la même manière, en
multipliant par 43,2 le périmètre de la base de la grande pyramide,
qui est d’environ 931 mètres, nous obtenons 40 219 kilomètres, qui
correspond environ à la circonférence de l’équateur, laquelle est de 40
075 kilomètres.
En d’autres termes, alors que les êtres humains, pendant des
milliers d’années, ont cru qu’ils vivaient sur une planète plate, ce
monument encodait dans son architecture les dimensions de notre
planète sur une échelle de 1 sur 432 (100 sur 43 200). Il n’y a aucun
hasard dans ce choix : 43 200 est la fréquence de l’orbite mécanique
de la Terre qui oscille sur son axe à un rythme très lent d’un degré
tous les 72 ans. 43 200 est aussi un multiple de 72. Tout est vibration.
Ce qui fait s’interroger Graham Hancock : « D’où est parvenue aux
architectes égyptiens cette connaissance astrologique ? Et pourquoi se
fatiguer à l’encoder dans l’architecture d’un bâtiment fait de 2,
3 millions de monolithes de 70 tonnes chacun, si ce n’est pour laisser
un message qui persisterait à travers les âges et les chutes des
différentes civilisations… ? Et quel(s) serai(en)t ce ou ces
message(s) ? »
Aucun architecte contemporain, aucun ingénieur ne peut
expliquer comment les hommes de cette époque sont parvenus à
édifier une œuvre aussi magistrale avec autant de précision. On en
vient à penser que ces civilisations étaient, sur certains plans, très
avancées technologiquement.
Au-delà de toutes ces questions et suppositions, le savoir caché
autour de la construction de la pyramide de Khéops et des milliers
d’autres pyramides à travers le monde confirme une chose : nous ne
savons pas grand-chose de notre passé. L’humanité est un livre dont
nous avons perdu les premiers chapitres. Mais, comme un être qui se
réveille d’un long sommeil et reprend conscience, il nous est à
présent possible de lever le voile et de retrouver les sagesses gravées
au fond de notre mémoire.
Chapitre 5
Le pouvoir du son
En 1988, la revue Science publia un article démontrant que « les
ondes sonores peuvent organiser, briser, arranger les molécules,
orchestrer la structure cristalline de la matière, faire léviter les objets
ou s’amalgamer les liquides ».
Le son a ainsi la capacité de pénétrer dans nos structures
cellulaires et de réorganiser nos molécules. En cela réside son
potentiel de guérison.
LE SON, MÉDECINE DU FUTUR
À travers le monde, la plupart des politiques publiques de santé
donnent désormais une importance grandissante à la prévention. Car
un système exclusivement axé sur la maladie ne peut tout régler. Il
faut passer, comme disent les Américains, d’un sick care system à un
health care system. Il faut maintenir les patients en bonne santé plutôt
qu’attendre qu’ils tombent malades pour intervenir ; et quand la
maladie n’a pas pu être évitée, il faut les accompagner le mieux
possible lors des phases de guérison. C’est pourquoi la médecine
classique, allopathique, doit s’enrichir de thérapies complémentaires.
On parle ici de ces professionnels du soin – acupuncteurs,
nutritionnistes, ostéopathes, musicothérapeutes, naturopathes,
sophrologues, hypnotiseurs, magnétiseurs, kinésithérapeutes… – qui
ont un rôle à jouer aux côtés des médecins et des chirurgiens. Pour
appuyer l’action de ces derniers, des centaines de centres de
médecine intégrative regroupant médecine classique et pratiques
thérapeutiques complémentaires voient le jour dans de nombreux
pays. Dans ces centres, tels l’Institut Rafaël à Paris, l’Integrated
Medicine Institute à Hong Kong ou l’Octave Institute à Shanghai, le
patient est orienté vers les soins médicaux les plus adaptés à son cas,
lesquels peuvent varier dans le temps.
Il s’agit d’accompagnement de la médecine officielle. D’un côté,
les effets de prévention peuvent être décuplés ; de l’autre, les
médecines dites naturelles peuvent accélérer les processus de
guérison ou de rétablissement des patients. Une part importante de
toutes ces techniques appelées à se développer dans le futur, pour que
le plus grand nombre accède au meilleur de la santé, sera fondée sur
l’utilisation du son, sur le potentiel thérapeutique du vibratoire et de
l’ondulatoire.
LE PROGRÈS MÉDICAL SONORE
En 2018, dans son rapport intitulé « Musical Activity and Well-
Being : A New Quantitative Measurement Instrument », l’université
de Californie a analysé plus d’une centaine d’études scientifiques
internationales sur l’effet du son et a recensé environ 562 effets
bénéfiques d’une activité musicale.
Le rapport a disséqué des études variées : jouer du didgeridoo est
utile contre l’asthme ; chanter dans une chorale permet de renforcer
le système immunitaire, car le chant permet de produire plus
d’immunoglobulines A et de cortisol ; la musique améliore la qualité
de vie des personnes âgées atteintes de démence ; la pratique d’un
instrument à vent a des effets bénéfiques sur les poumons… La liste
est longue.
Mais, au-delà de la pratique musicale où l’individu est actif, de
nombreuses études recensent les effets d’une écoute simple où le
patient est passif. Le docteur Alexandre Lehmann de l’Institut Brams,
à Montréal, souligne : « La musique peut transmettre au cerveau des
informations qui ont des effets profonds sur l’apprentissage, le
développement et le rétablissement de fonctions physiologiques […].
La recherche sur les effets biomédicaux et neurologiques de la
musique a fait de grands progrès au cours des dernières années en
raison d’une fusion fructueuse des domaines d’investigation des
neuro-sciences, de la psychologie, de la médecine, la psychophysique
et de la musicologie, appuyées par d’autres disciplines, comme les
mathématiques, la physique et l’ingénierie. La nouvelle base de
recherche a guidé l’établissement de la musicothérapie neurologique
en tant que nouveau modèle clinique. »
Ce qu’on appelle l’« effet Mozart » en est l’illustration. Le
professeur Joyeux, cancérologue français, indique que « les études du
cerveau révèlent que les neurones résistent mieux au stress grâce à
l’effet Mozart [...]. Quelques mesures du compositeur viennois
augmentent une hormone cérébrale : le facteur de croissance
neuronale. La musique soigne les nerfs abîmés. La célèbre sonate
Köchel 448 est utilisée dans les services hospitaliers pour aider
notamment les nouveau-nés prématurés ». Dans son livre Pourquoi
Mozart ?, le docteur Alfred Tomatis estime que le « compositeur joue
du corps humain. Il est un virtuose du système nerveux végétatif et
un spécialiste de la neurologie fonctionnelle ». Selon un autre
spécialiste, le sonologue Emmanuel Comte, écouter Mozart revient à
écouter notre cœur. Cela en renforce l’énergie. Sa musique est
thérapeutique car « elle reproduit de manière quasi obsessive la
rythmique du battement cardiaque, le rythme dactylique – un temps
fort, un temps faible – […] et la dynamique systole-diastole – élan-
repos – dans le développement de ses compositions ». De nombreuses
études scientifiques ont ainsi validé les bénéfices de la musique de
Mozart sur la fréquence cardiaque et la tension artérielle des patients.
Mais il n’y a pas que le génie viennois dont la musique ait un effet
thérapeutique. On peut également parler de l’effet Brahms. Les bébés
à qui l’on fait écouter ses berceuses sont plus calmes ; ils sortent de la
maternité plus tôt que les autres nourrissons. Comme l’explique
Stéphanie Lefebvre, du service de néonatologie de l’hôpital de Creil :
« On peut constater une amélioration de la saturation en oxygène, et
une meilleure fréquence cardiaque des bébés après des séances de
musicothérapie. »
Enfin, Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l’université
de Caen, affirme : « L’intérêt de la musique dans la prise en charge de
la maladie d’Alzheimer est indéniable. » Au cours d’ateliers dédiés,
des patients éprouvent du plaisir et un réel attrait pour la musique et
le chant. Ils sont capables de se souvenir de chansons apprises il y a
plusieurs décennies alors même qu’ils n’arrivent plus à dire qui ils
sont. Leur mémoire musicale continue de fonctionner. Hervé Platel
est allé plus loin : ses travaux montrent que les personnes souffrant
d’Alzheimer ont la capacité de mémoriser, même à un stade avancé
de la maladie. Le professeur a eu l’idée d’organiser des séances
d’apprentissage de chants nouveaux. Il en est ressorti que les patients
arrivent à les retenir et qu’ils sont capables de les reconnaître
quelques semaines plus tard. Cette expérience – ainsi que de
nombreuses autres conduites dans de multiples services de
neuropsychologie – montre que les malades atteints de troubles
sévères de la mémoire peuvent apprendre et se souvenir grâce à la
musique et au chant. Le professeur Platel explique : « La musique
joue alors un rôle primordial chez ces patients ; elle ne guérit pas,
certes, mais elle les stimule, elle les apaise et les fait sortir de leur
mutisme, ils communiquent davantage. Si la pratique de la musique
peut “freiner” l’entrée dans la maladie, elle est également
extrêmement pertinente dans la prise en charge de patients
Alzheimer à un stade avancé de la pathologie […]. La musique
révèle, par ailleurs, que le cerveau de ces patients peut encore
mémoriser à long terme des informations nouvelles, en particulier
lorsque ces dernières sont répétées. »
Les effets de la musicothérapie se font ressentir sur un grand
nombre d’autres pathologies. Des études ont été publiées sur ses
effets positifs dans le traitement de la sclérose en plaques, de la
fibrose kystique, de l’insuffisance cardiaque, de la dyslexie, des
acouphènes, des vomissements postopératoires, ou encore de divers
troubles de la santé mentale. Il a été également démontré qu’elle
permet de soulager certains cas d’autisme. Les bénéfices constatés
sont notamment une augmentation des vocalisations, des
verbalisations, des gestes, de la compréhension de vocabulaire, de
l’attention accordée aux tâches effectuées et des actes de
communication. La musicothérapie aide aussi à soulager certains
symptômes de la dépression, à faire face à un deuil, à favoriser la
réadaptation sociale des anciens alcooliques et toxicomanes. Elle
facilite en outre le bon déroulement des accouchements à haut
risque.
Un rapport de l’organisation Cochrane explique que la musique
peut réduire l’anxiété, la douleur, et la fatigue des personnes malades
du cancer. Elle a aussi un effet sur la coordination motrice des
personnes souffrant de la maladie de Parkinson. Le rythme de la
musique jouée pendant une séance de thérapie peut provoquer une
synchronisation neuronale qui aide les patients à réguler leurs
mouvements, leur vocalisation, leur respiration et leur fréquence
cardiaque. Selon la règle de Hebb, les neurones qui s’illuminent
simultanément créent des connexions et des réseaux neuronaux plus
forts dans le cerveau. Cela expliquerait pourquoi il est plus facile pour
les enfants d’apprendre une poésie ou l’alphabet en musique et
pourquoi le rythme des mélodies a un effet thérapeutique chez les
patients atteints de graves maladies.
L’UTILISATION MÉDICALE DES ULTRASONS
Aujourd’hui, les ultrasons sont employés en médecine à des fins
variées. Par exemple, la projection d’ondes ultrasoniques concentrées
peut se substituer à d’anciennes techniques moins précises,
douloureuses et agressives. Ces ondes agissent comme une sorte de
scalpel invisible et indolore.
Le son peut accélérer la cicatrisation en utilisant un faisceau
ultrasonore focalisé de haute intensité qui concentre l’énergie
acoustique de manière à créer de la chaleur. Cette technologie a
permis de recoudre les poumons perforés chez des animaux avec un
taux de réussite de 95 %. Le traitement est utilisé chez l’homme pour
dissoudre les calculs rénaux ou biliaires du cancer de la prostate, et
chez la femme dans le traitement de l’adénofibrome du sein. C’est
une étape de plus pour la chirurgie non invasive.
Les HIFU (high intensity focused ultrasound) permettent de cibler
précisément les cellules cancéreuses – ils se substituent dans certains
cas à la radiothérapie. À l’hôpital Édouard-Herriot de Lyon, le docteur
Albert Gelet est parvenu à détruire des cellules cancéreuses de la
prostate à l’aide de HIFU. En Israël, la société Insighter a mis au point
l’ExAblate. C’est un générateur d’ultrasons qui peut dissoudre
tumeurs et kystes sans incision chirurgicale et sans anesthésie. Cette
technologie est progressivement utilisée pour soigner les pathologies
neuronales ainsi que les douleurs et tremblements neuropathiques.
Elle aurait permis de soigner plus de 5 000 patients chinois atteints
de fibromes utérins, de cancers du sein, du pancréas, des reins, du
cerveau et de l’utérus.
Les infrasons sont également utilisés en physiothérapie. Leur
efficacité pour désencombrer les bronches n’est plus à démontrer. Le
patient est allongé sur une table vibrante et reçoit des fréquences très
basses, perpendiculaires à sa peau. Les infrasons peuvent être
employés pour améliorer le système respiratoire et soigner la
mucoviscidose. Chez les enfants atteints de quadriplégie spastique,
ces fréquences permettent de réduire la prévalence des
pneumopathies.
LES MÉDICAMENTS SONORES NUMÉRIQUES
Dans les années 1990, le docteur Jacques Benveniste prédisait que
l’avenir de la médecine passerait par l’application de fréquences par
téléphone : « Dans la médecine du futur, les médicaments pourront
être administrés par téléphone, inscrits sur une carte à puce […]. Il
faut bien acquérir ce principe une fois pour toutes, qui est qu’une
molécule biologiquement active dans sa fonction de signal est
simplement un émetteur d’ondes kilo-hertzien. Donc à partir de là, la
molécule elle-même n’a aucune importance […]. Ce qui est
important, c’est ce qui sort des molécules, ce sont les sons que la
molécule envoie pour communiquer avec une autre par un système
de résonance […]. Sauf dans le cas d’indications spécifiques comme
le calcium pour les os, les médicaments tels que nous les connaissons
deviendront numériques. On se servira donc de fréquences. »
En 2014, les recherches en biophysique du docteur Mohamed
Haddad ont confirmé les thèses de Jacques Benveniste. Ce médecin a
mis au point un signal fréquentiel que l’on peut capter et appliquer
sur le corps à l’aide d’un téléphone. Il a nommé son procédé le
healing fractal call (HFC). Le médecin a numérisé le spectre
électromagnétique des fréquences de plantes et d’autres sources
vibratoires curatives afin de traiter les patients par la vibration
moléculaire transmise par le téléphone.
Autre exemple : l’entreprise Sonaphi a développé une application
permettant de reconnaître n’importe quelle carence synonyme de
maladie dormante dans la voix. Quand on chante dans un
smartphone, le système Sonaphi Voice reconnaît les caractéristiques
biologiques liées à une maladie non encore diagnostiquée. Les
algorithmes du logiciel détectent, dans l’enregistrement vocal, les
déséquilibres de certains organes et les signatures vibratoires des
minéraux et vitamines déficients dans le corps du patient. En effet,
tous les influx nerveux du corps, toutes les informations des organes
passent par le nerf vagal dont les terminaisons arrivent au larynx et
agissent comme des câbles de haut-parleurs. Toutes les informations
sur les organes créent une empreinte vibratoire dans les cordes
vocales.
En décelant les conditions des déséquilibres avant que les
symptômes ne se développent, cette technologie permet aux individus
de prendre soin d’eux-mêmes et de prévenir les maladies. Puis, à
l’aide d’un casque audio branché à un smartphone, le patient peut
écouter à tout moment les fréquences sonores qui permettent la
sécrétion des molécules déficitaires dans son corps.
LE SON : ÉNERGIE DU FUTUR
« I can hear the sound of violins long before it begins. »
Dean Martin
« Nous sommes la première génération à pouvoir mettre un terme
à la pauvreté et, en même temps, nous sommes la dernière à pouvoir
mettre un terme au changement climatique », a déclaré Ban Ki-moon,
l’ancien secrétaire général des Nations Unies. Nous sommes
confrontés à une urgence écologique absolue. À l’évidence, tout
développement de nouvelles technologies énergétiques devra
impérativement respecter la vie sur Terre.
Les déchets liés aux médicaments, que ce soit dans les
laboratoires, les hôpitaux ou chez les particuliers, ainsi que les
médicaments non utilisés polluent gravement notre environnement.
C’est pourquoi la docteure Dominique Eraud, généraliste et
acupuncteur, veut promouvoir ce qu’elle appelle l’« éco-médecine ».
Le son constituant une énergie inépuisable, il pourrait contribuer de
façon écologique et pérenne à la médecine du futur. Le docteur
affirme : « La médecine de demain sera écologique. »
C’est dans ce contexte que les techniques utilisant le son ouvrent
de nombreuses voies prometteuses. En voici un certain nombre.
Le son peut faire léviter les objets
Les ultrasons ont la capacité de faire léviter solides et liquides,
comme les aimants le font avec des objets en fer. En 2006, des
scientifiques chinois de la Northwestern Polytechnical University ont
placé des animaux d’une taille inférieure à 2 cm – des petits poissons,
des fourmis… – sur une pièce métallique au-dessus de laquelle un
aimant vibrait à 17 200 Hz. Les animaux se sont mis à léviter. Un
corps peut donc être mis en état antigravitationnel si la longueur
d’onde de la fréquence correspond à la taille du corps. Ces chercheurs
ont également modifié le trajet de gouttes d’eau dans l’espace, par
simple modulation de l’intensité acoustique.
Si l’on parvient à faire léviter une goutte d’eau, un petit animal ou
un objet, alors la technique employée, amplifiée, pourrait s’appliquer
à des objets bien plus massifs. On imagine alors ce que sera le
transport par lévitation acoustique. Le développement de générateurs
de vibrations soniques antigravitationnelles permettra de mieux
comprendre comment les mégalithes de certains temples et
pyramides à travers le monde ont été transportés. Les blocs de pierre
de Stonehenge, qui pèsent plus de 40 tonnes, ont été extraits de
carrières parfois distantes de 230 kilomètres. Comment ces
monolithes ont-ils pu être déplacés avec la technologie de l’époque ?
Serait-ce par lévitation ultrasonique ? Au-delà de réponses apportées
aux interrogations sur notre passé, l’essor de ces technologies
pourrait fortement réduire les coûts des transports commerciaux et
industriels dans le futur, ainsi que la pollution qui en découle.
Le son peut purifier l’eau
Linda Weavers, professeure au département de génie civil et
environnemental de l’Ohio State University, a mis au point un
procédé qui émet des ondes sonores à haute fréquence pour purifier
l’eau. L’intensité des ultrasons forme des ondes de pression qui
séparent les molécules présentes dans l’eau. Leur température
augmente et provoque la formation de radicaux d’hydrogène qui
assainissent l’eau. Ce système est facile à utiliser et ne nécessite
l’emploi d’aucun produit chimique. « Il suffit de tourner un
interrupteur et ça fonctionne », précise Linda Weavers.
Les ultrasons à faible amplitude permettront ainsi de traiter les
eaux usées et de purifier l’eau potable. Cette technologie pourrait être
utilisée dans bien d’autres domaines : certaines algues polluantes
toxiques, par exemple, pourraient être neutralisées tout en évitant
qu’elles libèrent leurs toxines dans l’eau.
Le son peut chauffer l’eau
Le musicien et ingénieur Peter Davey est parvenu à faire bouillir
de l’eau grâce à des ultrasons. Dans son système, l’eau agit comme
une résistance, et se réchauffe. Si cette expérience pouvait être
reproduite par des scientifiques à une plus grande échelle, il serait
alors possible d’imaginer une production non polluante d’énergie
thermodynamique. Les nouvelles centrales thermiques chaufferaient
l’eau et récupéreraient l’énergie de la vapeur par la seule utilisation
d’ultrasons de forte amplitude.
Le son peut éteindre des incendies
Viet Tran et Seth Robertson, deux étudiants de l’université
George-Mason à Fairfax, en Virginie, ont mis au point un extincteur
qui utilise des ondes sonores. Le système émet des ondes de basses
fréquences, entre 30 et 60 Hz, lesquelles déplacent l’oxygène dans la
zone touchée par un incendie. Seth Robertson explique : « Les ondes
sonores sont aussi des ondes de pression. Lorsqu’elles voyagent dans
l’air, elles permettent de déplacer l’oxygène, élément indispensable à
toute combustion. À une certaine fréquence, les ondes sonores
permettent de séparer l’oxygène du combustible. »
Les professionnels y voient un triple bénéfice écologique : une
économie d’eau, un gain de mobilité dû au fait qu’il n’est plus
nécessaire de se relier à un camion-citerne, ainsi qu’une possible
disparition des déchets toxiques sur les lieux de l’incendie.
Le son peut détruire des murs
En 1998, des scientifiques du laboratoire Wyle à El Segundo, en
Californie, ont réussi à détruire un mur de briques situé à une dizaine
de mètres en utilisant des trompes acoustiques qui produisent des
ondes sonores s’échelonnant de 25 à 10 000 Hz, et d’une amplitude
pouvant atteindre 165 décibels. La pression acoustique équivalait à la
puissance de 10 000 haut-parleurs standard. Cette expérience
reproduit en quelque sorte la fameuse scène biblique des trompettes
détruisant les murailles de la ville de Jéricho, dans l’Ancien
Testament.
Le son peut couper des pierres
En 2000, la NASA et Cybersonics ont mis au point un appareil
utilisant des ultrasons fortement amplifiés permettant de percer et de
tailler la roche en faisant des coupes aussi fines qu’un cheveu. Dans
un passé lointain, de nombreux temples ont été édifiés avec des
pierres dont la précision de la taille et de la découpe amène à penser
qu’une technologie inconnue de nous était utilisée par des
civilisations disparues.
Le son génère de la lumière
La transformation du son en lumière, la sonoluminescence, se
produit à l’intérieur de bulles d’air piégées dans de l’eau. Alors que les
ondes sonores maintiennent la bulle en place, une étincelle de
lumière est émise pendant un temps très court. Certains théoriciens
sont convaincus que, dans certaines conditions, la bulle pourrait
atteindre une température et une pression si élevées qu’une réaction
de fusion nucléaire serait possible. À court terme, « cette chimie des
bulles de cavitation se révèle très intéressante », indiquait Max
Goldman, créateur du laboratoire de physique des décharges du
CNRS, ajoutant qu’« on pourrait notamment envisager de l’utiliser
comme méthode de dépollution ».
Le laser du son : la technologie Saser
Des chercheurs de l’université de Rochester, dans l’État de New
York, sont parvenus à mettre au point un laser sonique, le Saser
(sound amplification by stimulated emission of radiation). Le Saser est
au son ce que le laser est à la lumière. Ses vibrations s’intensifient et
se synchronisent parfaitement, comme les ondes électromagnétiques
émises par un laser optique. Dans les domaines de la détection et du
traitement de l’information, le laser sonique a autant d’applications
que le laser optique. Le monde médical se sert également du Saser en
ophtalmologie, en dermatologie, en pneumologie ainsi qu’en gastro-
entérologie, pour détruire les tumeurs obstructives.
Le son peut rendre des objets invisibles
Les ingénieurs de l’université Duke à Durham, en Caroline du
Nord, ont créé un dispositif de camouflage acoustique, le « manteau
d’invisibilité du son ». Les ondes sonores dévient les ondes
lumineuses et les forcent à contourner les objets, comme si ceux-ci
n’existaient plus. Ces ondes parviennent donc à rendre les objets
invisibles au regard de l’observateur.
Le son plus rapide que la lumière
L’équipe de William Robertson, de l’université d’État du Middle
Tennessee, à Murfreesboro, a démontré expérimentalement que les
impulsions sonores peuvent se déplacer à des vitesses plus élevées
que celle de la lumière. « L’effet acoustique superluminal est
probablement un phénomène omniprésent mais imperceptible dans le
monde de tous les jours », concluent les scientifiques.
Les mauvaises ondes
Comme nous l’avons évoqué précédemment, les champs
électromagnétiques existent partout dans la nature, en provenance de
tous les horizons de l’Univers, du système solaire, de la galaxie, du
Soleil ou du champ magnétique terrestre. L’ensemble de ces ondes est
nommé « rayonnement de fond ». Plus l’onde vibre rapidement, plus
elle véhicule de l’énergie. C’est donc sa fréquence qui conditionne
l’impact qu’elle aura sur l’organisme. Dans certains cas, la diffusion
d’énergie dans les ondes est si grande que celles-ci sont capables de
briser les liaisons intra- et intermoléculaires, tels les rayons
« ionisants » utilisés en cancérologie pour détruire les cellules
tumorales.
À l’inverse, certaines ondes « non ionisantes » comme les ondes
électromagnétiques domestiques et les ondes radio (télévision, micro-
ondes, téléphone portable, wi-fi, Bluetooth) génèrent une énergie
trop faible pour rompre les liaisons chimiques ou chauffer les tissus.
Pour autant, elles ne sont pas sans influence sur notre métabolisme.
En 2011, l’Organisation mondiale de la santé les a classées dans la
catégorie « agents cancérogènes possibles pour l’homme ». Et les
maladies dont elles peuvent être à l’origine sont nombreuses :
affections neurodégénératives, inflammatoires, thyroïdiennes,
syndromes autistiques, troubles de l’attention et de l’activité chez
l’enfant, fibromyalgie, diabète… Beaucoup de scientifiques
s’inquiètent des effets néfastes des ondes émises par les ordinateurs,
les tablettes, les smartphones, le wi-fi, les lignes à haute tension, les
stations et antennes relais de téléphonie mobile auxquels nous
sommes de plus en plus exposés.
En 2000, dans la revue Healthy Building, une étude menée par le
professeur Derek Clements-Croome sur 965 personnes a révélé que le
poste de travail informatique génère des ondes responsables de
nombreux troubles tels que le manque de sommeil, la fatigue,
l’irritabilité, les maux de tête. D’autres effets biologiques – incidence
génétique, baisse de l’immunité, aggravation de certaines maladies –
ont été mis en évidence. D’après certains travaux, en particulier ceux
du docteur René Messagier, une trop longue exposition à ce type de
champs électromagnétiques provoque une concentration de calcium
intracellulaire, de corticostérone, de mélatonine et d’oxyde nitrique.
Ces altérations conduisent l’organisme à créer un « stress cellulaire »
pour rééquilibrer le métabolisme.
La 5G est déployée surtout dans les bandes de fréquence
entre 700 et 3 800 MHz, mais elle pourrait, à l’avenir, utiliser des
bandes beaucoup plus élevées. Or, plus on monte dans les fréquences,
plus la longueur de l’onde se réduit et devient dangereuse pour la
santé. D’après une étude publiée dans la revue scientifique Nature,
l’onde électromagnétique de la 5G provoquerait une hausse de la
température corporelle des insectes dont les abeilles qui, comme nous
l’avons vu, pollinisent plus de 70 % des espèces végétales qui nous
nourrissent. Bien qu’il soit difficile de mesurer leur seuil de nocivité,
il est clair que plus ces ondes sont intenses, plus elles sont nocives.
Des milliers de nouveaux satellites devront être lancés, des dizaines
de milliers d’antennes-relais devront être installées pour mettre en
place la 5G partout sur la planète. On ne peut que s’en inquiéter et
exiger que soit appliqué sans réserve le principe de précaution.
Quoi qu’il en soit, le bon sens dicte qu’au milieu de ce brouillard
électrique il est indispensable de modérer notre utilisation d’appareils
de téléphonie mobile. Il faut en éloigner les enfants de moins de 3
ans, limiter leur emploi par ceux de moins de 7 ans ainsi que par les
femmes enceintes, mais aussi éviter d’appeler en marchant ou en
conduisant car la puissance d’un téléphone se situe à son maximum
lorsqu’il est en recherche de réseau. Il faut aussi les mettre en « mode
avion », utiliser le mode haut-parleur chaque fois que c’est possible et
éviter de les laisser en veille, surtout dans une chambre à coucher. La
nuit, les éteindre s’impose.
Ces réflexes devraient être systématiques. Ils pourraient être
complétés par l’usage de l’oscillateur magnétique de compensation
(CMO). Cet appareil génère un signal de compensation, une
oscillation magnétique d’une très faible intensité pouvant être captée
par tous les organismes vivants. Il permet aux cellules d’échanger en
entrant en résonance avec les récepteurs de ces organismes, réduisant
ainsi les effets des ondes nuisibles.
D’après le professeur Marc Henry, « le CMO émet un champ
magnétique hyperfaible qui, par un effet de résonance, aide certaines
cellules à maintenir leur intégrité face aux polluants
électromagnétiques ». Des experts universitaires ont montré les effets
positifs de ce compensateur sur la mortalité embryonnaire, les
perturbations hormonales, les perturbations immunitaires et
hématologiques, les ulcérations de la cornée, ainsi que sur le niveau
de calcium intracellulaire et la production d’oxyde nitrique.
Le son peut créer du silence : l’opposition
de phase
« Ce qui produit la maladie peut aider les malades à
retrouver la santé. »
Hippocrate
Quand deux ondes sonores sont en opposition de phase, elles
s’annulent. C’est le principe physique utilisé dans les casques
antibruit, un moyen de créer du silence, de rééquilibrer sans
supprimer et ainsi de dépolluer « soniquement et magnétiquement »,
de manière écologique. En physique acoustique, cet effet est bien
connu. L’émission simultanée d’un son inversé, comme dans un miroir,
neutralise le son. Cette symétrie parfaite génère du silence.
Les équipements industriels et domestiques – moteurs, pompes,
ventilateurs, chaudières, climatiseurs, réfrigérateurs – sont la cause
d’une pollution infrasonique. En utilisant le principe d’opposition de
phase, on peut réduire les effets négatifs de ces parasitages sonores.
C’est ce que font les compagnies aériennes qui utilisent ce procédé
pour atténuer la vibration des réacteurs ressentie dans la cabine d’un
avion.
Le déphasage serait également utile pour contrer les effets des
bactéries. Selon le docteur Jacques Benveniste : « Une molécule,
biologiquement active dans sa fonction de signal, est simplement un
émetteur d’ondes kilo-hertzien […]. Ce qui est important, c’est ce que
la molécule envoie pour communiquer avec une autre molécule par
un système de résonance qui est le même que [celui que] nous
utilisons dans la TSF (transmission sans fil), pour transmettre les
ondes à distance. »
En enregistrant le spectre de fréquences d’une bactérie et en lui
envoyant en retour celui-ci, le déphasage des fréquences inhibera
l’effet nocif de la vibration de la bactérie. Elle ne pourra plus
communiquer avec l’extérieur et va donc mourir. C’est ainsi qu’on
peut forcer les bactéries au silence.
L’opposition de phase moléculaire pourrait être d’une grande
utilité dans le domaine médical. C’est ce qu’a montré le docteur Rife,
qui a créé la Rife Ray Machine, laquelle isolerait certains pathogènes
et annulerait leur effet vibratoire nocif par simple opposition de
phase. Les ondes agissent sur les agents nocifs sans détruire les tissus
sains et sans provoquer de douleurs.
Il est également intéressant de noter que les chamans sentent
parfois un blocage dans le champ énergétique d’un individu, une
vibration incohérente. Intuitivement, ils vont alors chanter une
fréquence opposée pour contrer et annuler l’énergie de cette
mauvaise vibration. En quelque sorte, ils chantent une fréquence en
opposition de phase qui force l’énergie négative au silence.
Le son peut tuer : les armes soniques
Si le son est créateur, il est également destructeur. Les prémices
des armes acoustiques remontent aux années 1930 avec l’avènement
de la psychoacoustique, qui étudie les effets du son sur le corps et sur
l’esprit.
D’après Timothy Leighton, professeur à l’université de
Southampton, « il est possible de produire un petit rayon d’énergie et
de viser quelqu’un avec des ultrasons ». L’utilisation de fréquences
situées entre 7 000 et 8 000 kHz, imperceptibles à l’oreille humaine,
provoque « des pertes d’audition, des migraines, des nausées et de
légères lésions cérébrales ». Dans son livre Sonic Warfare : Sound,
Affect, and the Ecology of Fear, publié en 2012, Steve Goodman
raconte que les armes soniques ont toujours été conçues dans
l’ombre. Il décrit des dispositifs de défense ultrasoniques ainsi que
leurs effets psychophysiques sur les populations.
En 2005, en Cisjordanie, les Israéliens ont testé une arme
acoustique dont les effets ont été décrits par le correspondant du
journal Toronto Star : « Vos genoux tremblent, votre cerveau devient
douloureux, votre estomac se noue, et soudain, plus personne n’a
envie de manifester. » L’armée américaine utilise depuis longtemps le
long range acoustic device (LRAD), un dispositif acoustique de longue
portée, sorte de laser sonore muni de très gros haut-parleurs pouvant
être orientés de manière ultraprécise. Il a été utilisé durant des
manifestations mais aussi lors de la guerre en Irak.
Le programme de recherche aurorale active à haute fréquence
(high frequency active auroral research Program, HAARP) est un
programme de défense militaire américain qui soulève de
nombreuses controverses. Des chercheurs allèguent qu’il pourrait
perturber les systèmes de communication mondiaux, modifier les
conditions météorologiques, provoquer des tremblements de terre ou
des tsunamis. Ses dirigeants reconnaissent que, dans le programme,
des fréquences électromagnétiques sont utilisées pour émettre des
faisceaux d’énergie, et que ceux-ci sont dirigés afin d’exciter
temporairement une zone limitée de l’ionosphère. Certains
scientifiques pensent que la perturbation délibérée de cette couche
sensible de l’atmosphère aurait des conséquences graves, voire
désastreuses. Bien que les responsables du centre assurent que celui-
ci ne se préoccupe que de recherche fondamentale, l’Union
européenne a exprimé sa profonde préoccupation et a adopté une
résolution demandant davantage d’informations sur les risques pour
la santé et l’environnement induits par ce programme.
L’ARCHITECTURE MUSICALE
« L’architecture est de la musique pétrifiée. »
Novalis
La bio-architecture conçoit l’habitat en s’inspirant de la beauté et
de l’élégance mathématique du monde naturel. Sensible aux ondes de
forme et aux vibrations produites par tout ce qui nous entoure, ce
type d’architecture prend en considération la fluidité des énergies qui
circule dans les habitations afin d’améliorer la qualité de vie des gens
qui y vivent.
Georges Prat a été l’un des premiers architectes à étudier les
ondes énergétiques dans les espaces clos. Pour lui, la géobiologie est
une discipline essentielle car la qualité vibratoire d’un lieu influe sur
la vitalité et le développement des organismes y séjournant, qu’ils
soient végétaux, animaux ou humains. Il considère que l’étude de la
nocivité des ondes ambiantes sur un terrain à construire est
prioritaire à toute autre démarche architecturale.
De nombreux architectes et scientifiques ont pu mesurer l’impact
des vibrations cosmo-telluriques sur le vivant et confirmer l’existence
des réseaux énergétiques souterrains. Certaines maisons dont les
sous-sols sont traversés par des courants d’eau asymétriques vident
les habitants de leur énergie, car ces courants agissent comme des
aimants et drainent les flux énergétiques hors du corps. Cela
engendre des carences électroniques, les cellules du corps risquent
d’être dépotentialisées, ce qui peut provoquer des pathologies
sérieuses.
Les recommandations des spécialistes ne sont pas de simples
conseils « feng shui », elles constituent une véritable science de
l’architecture biologique, qui respecte la vibration du vivant. Le but
est d’amplifier cette vibration dans un souci de santé publique. Parmi
les travaux les plus notables, on compte l’approche géobiologique de
Georges Prat, le génie du lieu de Stéphane Cardinaux, la bio-
architecture de Michael Rice, les maisons bulles d’Antti Lovag,
l’arcologie de Paolo Soleri et le projet Vénus de Jacques Fresco. Tous
ont en commun la rencontre entre l’architecture et l’écologie.
La bio-architecture s’évertue à respecter les lois de résonance et
de cohérence. Les plans des futures constructions redécouvrent les
géométries fondées sur le nombre d’or, proportion autorisant une
meilleure distribution vibratoire. L’harmonie inhérente à cette
proportion permet d’éviter que les flux aériens et électromagnétiques
soient bloqués. Les habitants vivent alors dans une meilleure
ambiance énergétique.
Les immeubles en béton et en acier sont nocifs pour la santé. Le
rayonnement de leurs ondes électromagnétiques a un impact nuisible
sur nos cellules. Il est donc nécessaire de penser et d’imaginer une
architecture esthétique soucieuse des ondes de forme. Le sonologue
Emmanuel Comte envisage « une véritable thérapeutique de l’onde de
forme, à partir de certains sons, couleurs et structures, où certains
sites deviendraient des sortes de temples de guérison, des lieux sacrés
où les vibrations cosmo-telluriques viendraient s’ajouter en étant
canalisées par les structures architecturales. Ainsi, de véritables
faisceaux vibratoires seraient créés, un peu à la manière des
cathédrales dont l’utilisation a été hélas détournée : des lieux
holistiques dédiés à la relation avec l’Univers, reprenant les méthodes
hippocratiques et pythagoriciennes, elles-mêmes héritées d’âges plus
anciens ».
LA VIBRATION DE L’ÉNERGIE LIBRE
« Encore quelques générations qui passent et nos machines
seront conduites par la force obtenue à n’importe quel point
dans l’Univers… C’est une simple question de temps et les
hommes réussiront à connecter leurs machines aux rouages
mêmes de la nature. »
Nikola Tesla
Nikola Tesla, père de la radiotélégraphie, de la radio, de
l’ampoule, du courant alternatif et de nombreuses autres inventions,
a également découvert le phénomène de résonance qui génère de
l’énergie libre. Tesla mesura d’abord l’existence d’un rayonnement
non électromagnétique particulier, dont la vitesse est une fois et
demie supérieure à celle de la lumière et dont la puissance de
pénétration dans la matière serait totale. Puis, en 1899, il démontra
que cette énergie était transportable sans fil d’un point à un autre. À
la réception, la puissance reçue était supérieure à celle émise. Il
appela le surplus d’énergie recueillie « énergie libre ». Et
expliqua : « J’essaie d’éveiller l’énergie contenue dans l’air. Voilà la
source principale d’énergie. Ce qui est considéré comme de l’espace
vide est seulement une manifestation de matière qui ne s’est pas
éveillée. »
Ce système produirait donc plus d’énergie qu’il n’en consomme.
Cette énergie peut être générée par la force d’attraction d’aimants
permanents qui tournent à haute vitesse dans certaines conditions
préétablies. Le scientifique du Massachusetts Institute of Technology
(MIT) Eugene Mallove précise également que, « pendant fort
longtemps, d’efficaces expérimentateurs sont restés interloqués face
au fonctionnement des bobines de Tesla parce qu’elles mettent en
évidence cette forme d’énergie non acceptée par la science
conventionnelle, une force issue de nulle part, propagée sous forme
d’ondes hélicoïdales et longitudinales, et susceptible d’être transmise
à distance ».
Le professeur Konstantin Meyl explique la réalité de cette énergie
libre par « la récupération dans l’environnement, proche ou lointain,
d’un ensemble d’ondes scalaires harmoniques appartenant au bruit de
fond, qui viennent se greffer par résonance sur la première onde
porteuse créée artificiellement. Ce phénomène augmente donc la
quantité d’énergie reçue par rapport à celle qui a été émise ».
Depuis les travaux de Tesla, qui datent de la fin du XIXe siècle,
l’existence de cette énergie libre a été confirmée par des scientifiques
comme Jim Murray, Stanley Pons, Martin Fleischmann ou Paul
Pantone. Mais le développement de cette technologie semble susciter
un intérêt limité auprès des institutions officielles et des
multinationales. Peut-être ne souhaitent-elles pas investir dans un
domaine dont le but est de proposer une énergie libre et quasiment
gratuite à tous.
Conçu par un ingénieur japonais, le moteur Minato est l’un des
rares moteurs à énergie libre fabriqué en grande série. Déjà 40 000
appareils – ventilateurs ou climatiseurs de voiture – ont été vendus.
Ce moteur perpétuel magnétique permet de faire tourner des
machines développant une puissance allant jusqu’à 200 chevaux, et
cela avec seulement quelques milliwatts pour les faire démarrer.
Le Japon n’est pas seul à faire exception. Les autorités publiques
indiennes apportent également leur soutien au générateur AC inventé
par Paramahamsa Tewari. La recherche sur les générateurs
magnétiques aptes à produire de l’énergie libre comme le moteur à
aimants permanents est déjà à un stade avancé dans ce pays. Mis en
mouvement sans force mécanique extérieure ni apport d’électricité,
ces moteurs fonctionnent uniquement grâce à un positionnement
spécifique des aimants. On peut les utiliser pour fabriquer de
l’électricité dans des turbines magnétiques afin de mettre en
mouvement des trains à sustentation magnétique ou pour faire rouler
des véhicules.
Maxwell Chikumbutso, brillant ingénieur zimbabwéen, a inventé
en 2015, avec la société Saith Technologies, une voiture électrique
qui se recharge à l’aide de fréquences radio. Plus récemment, il a
conçu un générateur à énergie libre, la Greener Power Machine
(GPM), qui peut alimenter 300 maisons en électricité simplement en
captant et en convertissant l’énergie des hautes fréquences radio en
électricité. De plus, ce dispositif à énergie micro-sonique (MSED) est
totalement silencieux, n’émet pas de dioxyde de carbone et est
renouvelable à volonté car il génère perpétuellement une énergie
capable d’alimenter la machine et le consommateur. De fait, aussi
incroyable que cela puisse paraître, il se recharge automatiquement
dès qu’on l’utilise.
Voici donc le concept de transmission d’énergie sans fil, si cher à
Nikola Tesla, réalisé ! Cela pourrait révolutionner les secteurs de
l’énergie et des transports, car c’est aujourd’hui techniquement
possible de créer des voitures, des trains, des bateaux utilisant cette
technologie verte inépuisable et accessible en permanence.
Selon le physicien Nassim Haramein : « Avec une technologie qui
extrait l’énergie directement de la structure du vide, il n’y a plus
d’investissement nécessaire pour faire fonctionner une voiture après
son achat. Vous l’utilisez pendant des années sans avoir à mettre de
l’essence car vous avez un moteur auto-alimenté. » Sur le plan
individuel, chacun de nous pourra s’équiper d’un boîtier qui lui
permettra de bénéficier de ce type d’énergie dans son véhicule ou
chez lui.
Il explique que la matière est faite de 99,99999… % d’espace qui,
au niveau quantique, est plein d’énergie. Nous savons comment
interagir avec cet espace pour en extraire l’énergie à l’infini. L’Univers
est rempli d’énergie. Nous ne pouvons avoir été mis ici sur Terre pour
en manquer, nous devons juste apprendre à bien l’utiliser.
L’ONDE DE ZENNECK ET LA TOUR DE TESLA
La tour de Tesla, ou tour de Wardenclyffe, a été construite en
1901 aux États-Unis pour développer la téléphonie transatlantique.
Nikola Tesla désirait également l’utiliser pour démontrer la possibilité
de transmission d’énergie sans fil. Pour cela, il reprit les travaux du
physicien allemand Jonathan Zenneck, qui avait découvert l’existence
d’une onde radio voyageant presque instantanément autour de la
Terre, sans aucun effet négatif sur le vivant. Tesla parvint à utiliser
cette fréquence radio élevée pour des communications sans fil, mais
également pour transmettre de l’énergie sans fil.
Hélas, le développement de cette technologie allait à l’encontre
des intérêts de l’investisseur principal qui exploitait les mines de
cuivre, matériau dont sont faits les fils électriques. Tesla ne pouvant
plus payer l’hypothèque sur la propriété, la tour fut démolie en 1917.
Dans les années 1970, les docteurs James et Kenneth Corum
reprirent les travaux de Zenneck et Tesla. Après des années
d’expérimentation, ils parvinrent à prouver l’existence de l’« onde de
surface de Zenneck ». Ces progrès scientifiques, couplés aux nouvelles
technologiques de pointe, ont permis à Viziv Technologies d’achever
en 2018 la construction d’une tour à Milford, au Texas. Cette
« Zenneck Power Tower » ressemble fortement à la tour de Nikola
Tesla.
Selon Viziv Technologies, en installant des émetteurs de puissance
dans un endroit, puis des récepteurs de cette onde dans un autre
endroit, il serait possible de transmettre de l’électricité aux 1,3
milliard de personnes dans le monde qui n’en ont pas. Des
communautés isolées pourraient se connecter à ce réseau énergétique
avec un impact environnemental minime et une fraction du coût des
solutions actuelles. Chaque jour, des infrastructures électriques sont
détruites par des catastrophes naturelles. La technologie des ondes de
surface permettrait la livraison rapide d’énergie dans les zones
sinistrées et pourrait étendre la portée et l’efficacité des efforts de
secours.
Contrairement à d’autres types de transmissions, cette technologie
n’est pas tributaire des dégradations environnementales telles que les
éruptions solaires, la foudre ou même les impulsions
électromagnétiques. Rappelons que certaines tempêtes solaires ont
été à l’origine de pannes d’électricité dramatiques. En 1989, le réseau
électrique du Québec a été impacté pendant neuf heures et, en 2017,
les réseaux téléphoniques américain et européen ont eux aussi été
coupés pendant plusieurs heures. Cela peut se reproduire à tout
moment.
Capter et distribuer l’énergie d’un champ d’énergie infini pourrait
être un progrès considérable dans la vie de chaque être humain sur
Terre. Si elle était développée à grande échelle, cette technologie des
ondes de surface pourrait permettre de transformer les industries de
l’énergie et de la transmission sans fil et contribuerait à améliorer la
vie humaine à l’échelle mondiale car elle n’a aucun effet négatif sur le
vivant.
LE SON : ÉDUCATION DU FUTUR
« La théorie de la relativité m’est venue par intuition, et la
musique est la force motrice de cette intuition. Mes parents
m’ont fait étudier le violon à partir de l’âge de six ans.
Ma nouvelle découverte (relativité générale) est le résultat de
la perception musicale. »
Albert Einstein
Si la musique, par sa nature, est thérapeutique et structurante, il
est nécessaire de réévaluer le rôle qu’elle peut jouer dans l’éducation
et le développement des enfants. Les dernières décennies ont montré
que l’éducation musicale permet aux plus jeunes de réaliser
pleinement leur potentiel intellectuel, social et créatif.
C’est à Los Angeles que le Harmony Project vit le jour, en 2008. Sa
fondatrice, Margaret Martin, en a commenté ainsi les résultats, dix
ans plus tard : « Depuis 2008, 93 % de jeunes qui ont fait partie du
Harmony Project ont réussi leur parcours scolaire et se sont inscrits à
l’université, malgré un taux d’échec scolaire supérieur à 50 % dans
leurs quartiers. » La professeure de neurobiologie Nina Kraus, a quant
à elle, étudié en quoi l’apprentissage de la musique exerce une
influence sur les aptitudes cognitives des enfants âgés de 3 à 6 ans
qui participent au Harmony Project. Elle explique que « nos
observations démontrent que l’apprentissage de la musique peut
littéralement remodeler le cerveau d’un enfant de façon à
perfectionner sa réception sonore, ce qui améliore automatiquement
ses aptitudes d’apprentissage et d’acquisition du langage ».
Le cerveau est malléable. La neuroplasticité est « la capacité du
cerveau de créer, défaire ou réorganiser les réseaux de neurones et les
connexions de ces neurones ». Le cerveau d’un enfant apprend à
traiter les sons qui rencontrent son oreille par des expositions
répétées ; lors des ateliers de musique, la répétition des rythmes et
des mélodies contribue à sa neuroplasticité. Avec le temps, cela aide
le jeune à élargir les capacités de sa mémoire et à assimiler d’autres
apprentissages.
L’école pilote Notre-Dame du Bon Accueil, ouverte en 2013 dans la
banlieue de Nantes, accueille les enfants exclus du système scolaire :
ceux qui sont appelés « dys » – souffrant de dyslexie, de dyspraxie... –
, ceux qui souffrent de troubles autistiques ou encore ceux qui ont été
placés sous tutelle par des juges. Dans cette école, au sein de laquelle
un orchestre a été constitué, la pratique de la musique est obligatoire
et revêt autant d’importance que les matières principales tels le
français ou les mathématiques. Les heures qui lui sont consacrées
sont équivalentes. Tous les professeurs qui y enseignent témoignent à
quel point cette approche aide à équilibrer les enfants dont ils ont la
charge. Autre exemple, celui du chef d’orchestre José Antonio Abreu,
qui a fait du centre social d’éducation musicale de Caracas une arme
contre l’exclusion, l’échec et les discriminations de toutes sortes. Son
œuvre a bénéficié à des millions d’enfants et d’adolescents du
Venezuela. Il a fait le constat suivant : « Ce qui nous a le plus sidérés,
c’est la transformation très rapide de leur comportement. Ces enfants
ont tous des difficultés différentes, mais les manifestent très souvent
par l’agressivité. Et cela, on l’a vu disparaître très rapidement. Dans la
cour, comme on leur laissait les instruments, ils se rassemblaient pour
se donner des conseils plutôt que de se bagarrer. La cour des petits
s’est calmée ; de surcroît, la cour des collégiens s’est calmée aussi. En
classe, ils se sont mis à tirer des parallèles entre les enseignements en
musique et les enseignements généraux. »
L’aptitude à bien lire est une condition préalable au succès scolaire
dans tous les domaines, y compris les mathématiques. Des études ont
montré que les enfants formés musicalement ont de meilleures
compétences phonologiques, ce qui peut les aider à mémoriser des
mots plus rapidement, à développer un vocabulaire plus riche, une
syntaxe plus juste et apprendre à lire plus tôt.
Jouer de la musique améliore la capacité de l’enfant à écouter et à
saisir les nuances de la parole, la façon dont on dit quelque chose et
les émotions sous-jacentes aux mots. Cette intelligence verbale
favorise l’empathie nécessaire pour s’épanouir dans la vie de famille,
à l’école et, plus tard, au travail.
L’imagerie par résonance magnétique a permis aux chercheurs de
mieux comprendre ce qui se passe dans le cerveau lorsque la musique
est jouée. Pour eux, il existe un lien de causalité direct entre la
croissance cognitive et l’étude de la musique. Jouer d’un instrument,
chanter ou écouter stimule des zones du cerveau qui interagissent les
unes avec les autres. Cela permet d’améliorer la neuroplasticité, la
capacité du cerveau à se réorganiser en formant de nouvelles
connexions neuronales.
« Happy happy shall I be, when I know my ABC… » Les enfants
mémorisent plus facilement des textes accompagnés de mélodies et
de rimes car la consonance harmonique et rythmique des voyelles
illumine simultanément des connexions dans le cerveau, créant ainsi
des réseaux neuronaux plus forts. La musique favorise la
communication entre les côtés droit et gauche du cerveau. Et les
études montrent qu’une connectivité accrue entre les deux régions du
cerveau stimule la créativité.
La recherche scientifique montre également qu’une formation
musicale continue peut améliorer la résilience et les fonctions
cognitives avec l’âge. Nous savons que la musicothérapie est utile
dans le traitement de divers troubles neurologiques, tels le
bégaiement ou l’autisme, et qu’elle aide à se remettre d’un AVC. En
2018, dans son rapport intitulé « Musical Activity and Well-Being : A
New Quantitative Measurement Instrument » (voir ici), l’université de
Californie a recensé environ 562 effets bénéfiques de la pratique
musicale. L’analyse des données a identifié six dimensions distinctes
sur lesquelles cette pratique a un effet bénéfique : l’humeur,
l’adaptation, l’estime de soi, la socialisation, la cognition et la
réalisation de soi.
On n’imagine pas à quel point l’avenir d’un enfant peut se
transformer quand on lui met un instrument entre les mains. Dans les
régions pauvres du Brésil, des organisations offrent un enseignement
musical gratuit pour améliorer la vie des jeunes, stimuler le
changement social et transformer les communautés les plus
défavorisées. Des enseignants et des responsables associatifs
proposent aux enfants de rejoindre les orchestres de rue. Ces derniers
sont comme des espaces sûrs où ils peuvent s’exprimer et évoluer en
toute sécurité et bienveillance. Par l’harmonie inhérente à la musique,
les orchestres favorisent l’écoute de l’autre, le travail d’équipe, la
pensée critique, la résolution des conflits, la démocratie et la justice
sociale. En ce sens, ces orchestres sont de véritables écoles de la paix.
En marge de la vie de l’orchestre, les enseignants aménagent du
temps pour des discussions de groupe avec les élèves musiciens. En
apprenant à échanger sur les défis communautaires, la violence et les
moyens par lesquels le changement peut advenir, les élèves se
responsabilisent collectivement. Ils interagissent avec une immense
créativité, confiance et fraternité. La musique réveille la joie et
devient un incroyable outil au service de la paix sociale.
Je travaille à l’Institut Rafaël, où je soigne des patients. Je
pratique la musique depuis trente ans et j’ai constaté ses effets sur les
enfants. Ceux qui jouent d’un instrument sont plus ouverts à la vie,
plus structurés. Ils s’intéressent davantage aux autres. J’ai compris
que le son et la musique constituent un atout incomparable pour
l’éducation, pour la médecine et pour de nombreuses activités
humaines. Et c’est pour cette raison que j’ai décidé d’écrire ce livre,
tout en étant conscient des limites de l’exercice, car, comme le disait
Richard Wagner : « La musique commence là où s’arrête le pouvoir
des mots. »
Chapitre 6
La musique qui soigne
Le premier objectif de la musicothérapie est de soulager,
d’harmoniser et d’aider le patient à accepter sa condition. Couplée à
d’autres thérapies, elle peut, avec le temps, conduire à un
rétablissement progressif, voire à une guérison complète. Mais celle-ci
dépend du stade d’évolution de la maladie et aussi de la volonté du
patient, de ses croyances et de sa capacité à se montrer résilient. En
dépit de ces facteurs aléatoires, les effets thérapeutiques du son et
des vibrations sont manifestes.
En 1990, dans le Journal of the Acoustical Society of America, les
scientifiques Dahl et Grosebek ont mentionné l’effet du son sur le
mouvement des fibres du corps humain. Ils ont découvert que les
ondes sonores stimulaient les tissus nerveux et conjonctifs : muscles,
membranes cellulaires, nerfs, ganglions et plexus du corps humain.
L’ACUPUNCTURE DES DIAPASONS
Fabien Maman est le père fondateur de la thérapie par le son et la
vibration. Après une riche carrière de musicien et de compositeur, il
s’est spécialisé dans la médecine traditionnelle chinoise, en particulier
dans l’acupuncture. Il a remplacé les aiguilles par des diapasons
appliqués sur les points d’acupuncture. Les vibrations sonores sont
transmises à différentes parties du corps, ce qui renforce son système
énergétique et produit de nombreux effets bénéfiques.
L’association de l’acupuncture et des diapasons facilite la
communication entre les cellules et leur permet de s’harmoniser. Les
différents systèmes du corps – immunitaire, respiratoire, sanguin,
endocrinien – sont ainsi vitalisés. Cette méthode soulage les douleurs
chroniques telles que les tensions nerveuses et le mal de dos, et
atténue les effets secondaires provoqués par certains traitements. La
vibration des diapasons ralentit le rythme cardiaque et respiratoire et
fait baisser la pression sanguine. Elle réduit également le taux de
cortisone dans le sang. Les patients parviennent ainsi à retrouver plus
facilement la sérénité nécessaire à leur rétablissement.
La vibration des diapasons entraîne des effets biochimiques
thérapeutiques. Les vibrations transférées aux neurones, aux artères
et au système immunitaire déclenchent une cascade d’événements
physiologiques qui influencent directement notre santé comme la
stimulation de l’oxyde nitrique. Celui-ci est une molécule essentielle à
la vie. Cet oxyde participe au bon fonctionnement de tous les
principaux systèmes organiques. Lorsque nos cellules détectent des
virus, des bactéries ou des radicaux libres, elles s’activent et
produisent plus d’oxyde nitrique qui les détruit. Les diapasons, en
activant la sécrétion de cet oxyde, participent donc à la régulation du
système biochimique du corps.
Ma rencontre avec Fabien Maman et la richesse de son
enseignement ont été déterminantes pour la suite de mon parcours.
J’ai écouté ses conseils et je me suis mis à étudier plus en profondeur
les principes de la musicothérapie. Cela m’a conduit, plus tard, à
prodiguer des soins. J’ai commencé par soigner ma famille et mes
amis. Les résultats positifs obtenus m’ont encouragé à ouvrir un
cabinet à Paris, où j’ai ensuite pu soulager des patients venus
consulter pour diverses pathologies telles que le mal de dos, les
sciatiques, les douleurs lombaires, les tendinites, les affections liées
au stress (urticaire, zona, eczéma…) ou encore les troubles du
sommeil.
LE POUVOIR DES INTERVALLES MUSICAUX
Les intervalles musicaux sont à l’origine des émotions que l’on
ressent lorsque l’on écoute de la musique. Cependant, ils n’ont pas
qu’une valeur expressive. Ils recèlent également une véritable valeur
énergétique comme l’ont démontré Rudolf Steiner et Fabien Maman.
L’unisson unifie, synchronise. L’intervalle de seconde crée une
tension entre deux polarités et peut être utilisé pour briser les
tensions énergétiques. La seconde mineure crée une onde binaurale
équivalente aux ondes cérébrales « thêta » qui permet de se relaxer
très profondément ou de s’endormir. La tierce génère du mouvement
et disperse l’énergie bloquée. La quarte juste produit un effet
conclusif et apaisant. La quarte augmentée, comme l’intervalle de
seconde, crée une tension entre deux polarités. Elle est utilisée pour
détruire les cellules cancéreuses. On la nomme « diabolus in musica »
car elle divise l’octave en deux et procure une sensation très
inconfortable. La quinte est l’intervalle le plus stimulant et
structurant, elle produit un effet d’expansion. La sixte, comme la
tierce, génère du mouvement mais tout en douceur et en subtilité.
Elle est utilisée dans les berceuses. La septième crée beaucoup de
tension vers l’extérieur, laquelle trouve sa résolution dans l’octave.
Lors de mes séances, j’applique souvent deux diapasons pour
créer une consonance ou une dissonance afin de soulager les
douleurs causées par les blocages physiques. Il faut d’abord utiliser
une interférence destructrice, pour décristalliser l’agglomérat
énergétique qui provoque la douleur. Pour cela, j’utilise un intervalle
dissonant, spécifiquement la seconde mineure, Puis en utilisant une
interférence constructrice, une consonance comme la tierce majeure,
l’énergie décristallisée peut alors se disperser et soulager le patient.
Cette technique génialissime, enseignée par Fabien Maman, m’a
permis de soulager un nombre considérable de douleurs chez mes
patients : sciatique, lombalgie, torticolis, capsulite, tendinite, maladie
de Dupuytren...
LES BOLS TIBÉTAINS
Par ses capacités à produire une grande variété de fréquences
harmoniques, le bol dit « tibétain » possède des vertus thérapeutiques
puissantes. Les sons composés ouvrent les entrées énergétiques du
corps physique – méridiens et chakras – et débloquent les énergies
perturbatrices. Ils font vibrer l’eau de notre organisme et
restructurent la façon dont sont arrangées nos cellules. Les bols de
cristal composés de quartz pur résonnent avec la silice de notre corps
et renforcent notre métabolisme.
Le son émis par le bol est la superposition de plusieurs sons, car le
métal oscille selon différentes intensités, comme une cloche. Les bols
tibétains font percevoir des harmoniques impairs : le troisième, le
cinquième, le septième, le neuvième, le onzième et le treizième
harmonique qui, entre eux, sont dissonants. Et toutes les
imperfections sur le bol créent d’autres harmoniques dissonants. Ces
dissonances réveillent et font circuler l’énergie bloquée.
Le bol émet généralement un intervalle musical de quarte
augmentée, lui aussi dissonant, qui lui confère sa sonorité mystique
et provoque une tension, une attente chez l’auditeur. Cette
interférence destructive anime le corps calleux, l’organe transversal
qui relie les deux hémisphères du cerveau. En reliant le pôle rationnel
au pôle intuitif, nous transcendons notre dualité.
LES SONS BINAURAUX
Les bols tibétains génèrent des sons binauraux. Ces sons
entraînent une modification des ondes cérébrales – autrement dit, un
changement de l’état d’esprit dans lequel on se trouve à un moment
donné. Ils sont employés pour alerter, calmer, détendre et amener
progressivement le patient dans un état de relaxation ou de sommeil.
Ce que les bols tibétains nous apportent, un casque audio peut
également le faire. À l’aide de l’un de ces casques et une application
dédiée aux sons binauraux, il est possible de synchroniser les ondes
cérébrales de façon à méditer, à se concentrer ou à pallier les effets
des insomnies.
En écoutant deux sons très proches – mais différents – dans
chacune des oreilles, un troisième son identique à un battement se
fait entendre. Il est produit par l’interférence, c’est-à-dire la légère
différence entre les deux fréquences. En envoyant une fréquence de
300 Hz à une oreille et de 310 Hz à l’autre, la différence se fait
ressentir par un rythme binaural de 10 Hz. Celui-ci va
progressivement stimuler les ondes cérébrales correspondantes, les
ondes alpha, lesquelles correspondent à un état de relaxation et de
calme. En programmant une différence de 5 Hz, ce sont les ondes
thêta qui seront stimulées, ce qui permet de s’endormir rapidement et
de remédier aux insomnies.
Grâce à ce procédé, les deux hémisphères du cerveau peuvent se
synchroniser et fonctionner à l’unisson. Cela permet de renforcer
l’intuition, de libérer la créativité et d’optimiser les perceptions
extrasensorielles.
LES GONGS
Si vous avez visité un temple bouddhiste ou assisté à une session
de « bain sonore », vous avez entendu différents sons mystérieux qui
donnent un sentiment de paix et d’harmonie. Les « bains de gong »
sont des séances individuelles ou collectives pendant lesquelles le
patient allongé reçoit les basses fréquences émanant du gong. Les
participants décrivent leur expérience comme une immersion dans de
la « matière sonore ».
Le gong produit un son continu qui induit progressivement un
état de relaxation. Grâce au principe de résonance, l’instrument fait
vibrer nos cellules, il ramène provisoirement les divers systèmes de
notre corps à un état d’équilibre, il stabilise certaines caractéristiques
physiologiques comme la pression artérielle ou la température. Cette
homéostasie procure un sentiment de complétude et de sérénité.
La forme de cloche aplatie et circulaire du gong produit un son
continu riche en harmoniques et en infrabasses. Selon certains
médecins et neurophysiciens, ces infrabasses ont de nombreuses
vertus car elles entrent plus profondément dans la structure du corps.
Elles produisent ainsi des vagues successives de pression qui
pénètrent dans les cellules, leur permettant de trouver un équilibre
grâce au rythme du son. La vibration sonore retraverse le corps et les
harmoniques arrangent les molécules, réorganisent la structure
cristalline de la matière. En redonnant aux tissus biologiques leur
géométrie en fractales, les harmoniques du son permettent de faire
circuler l’énergie librement et de réduire les douleurs. Dès lors qu’il y
a continuité du son dans le corps, il y a continuité de l’énergie. Voilà
pourquoi le son est thérapeutique.
Rappelez-vous, le médecin et ingénieur Georges Lakhovsky
affirmait que la vie tient à l’oscillation des cellules et à leur radiation.
Selon lui, « c’est l’harmonie des vibrations cellulaires qui assure les
fonctions vitales du corps […], la maladie serait un déséquilibre
vibratoire, résultat d’un affaiblissement de l’intensité de la vibration
des cellules ». Pour retrouver l’équilibre, il faudrait compenser la
baisse de rayonnement énergétique en augmentant l’intensité de la
vibration de la cellule.
Comme les cloches ou les bols tibétains, le gong émet
simultanément plusieurs fréquences. Leur interférence génère un
rythme binaural qui induit un autre état de conscience.
Progressivement, l’auditeur passe d’un état d’éveil (ondes bêta) à un
état de méditation, voire de somnolence, caractéristique des ondes
alpha et thêta. Ces dernières permettent à l’organisme de récupérer
plus vite et plus profondément. Elles génèrent des hormones comme
la somatotrophine qui stimule la croissance et la reproduction des
cellules.
LES BAINS SONORES
Un bain sonore est une harmonisation musicale qui allie
expression artistique et effet thérapeutique. Il peut être donné comme
soin à un patient allongé ou à un groupe entier. Le musicothérapeute
est un vecteur qui facilite la répartition des énergies tout au long de
l’harmonisation. Il ne prodigue pas directement de soins, mais permet
de maintenir un espace propice à l’autoguérison. Le corps humain est
intelligent et sait être un bon guide lorsqu’on se met réellement à son
écoute.
Pendant le bain sonore, l’onde sonore des instruments de musique
régule l’énergie vitale du corps. Celui-ci étant un résonateur, s’il y a
une continuité dans la diffusion du son à travers le corps, il y aura
aussi une continuité dans le flux d’énergie. La fluidité de notre
énergie vitale est un signe d’équilibre et de bonne santé. Le son fait
ressortir les tensions pour mieux les dissoudre progressivement par
un effet de vagues qui balaient les fréquences parcourant le corps.
Le bain sonore produit un effet de détente profonde. La musique
jouée provoque un état d’hypnose sonore thérapeutique. Le son
diminue peu à peu l’intensité de l’activité cérébrale. Les ondes
cérébrales passent alors des ondes bêta, celles de l’éveil, du stress et
de la pleine activité, aux ondes alpha, thêta, ou delta, celles qui
procurent une sensation de relaxation, de paix et de quiétude. Ces
trois derniers types d’ondes cérébrales sont connus pour les bénéfices
qu’elles apportent à nos cellules.
Inspiré par l’approche des Concerts Harmonisant® et des
Harmonisation Sonore Tama-do®, j’ai commencé à développer mes
harmonisations musicales et à organiser des séances pour mes
patients. Ils en ressortaient détendus, souriants et apaisés. Je me
souviens avoir été surpris d’entendre plusieurs d’entre eux me confier
que des douleurs chroniques – des lombalgies, des torticolis, des
réactions cutanées comme de l’urticaire – ou des troubles du système
nerveux dont ils souffraient avaient complètement disparu après
qu’ils eurent suivi une ou plusieurs sessions.
Ces bains sonores permettent de plonger le patient dans un état
de profonde relaxation. La résonance du son agit sur les ondes
cérébrales. Le patient est plongé dans un tel état de détente que son
corps se libère des tensions qui s’y sont accumulées pour laisser
circuler librement l’énergie restée bloquée.
Je ne cherche pas spécialement à soigner un symptôme précis lors
de ces relaxations sonores. Je me contente de jouer une musique
apaisante. Je ne saurais dire précisément ce qui est à l’origine des
bienfaits qui en découlent. Je dois admettre qu’il y a des forces en
action que je ne peux certainement pas percevoir. C’est comme si des
énergies, stimulées par les sons des concerts, venaient « harmoniser
les patients ».
Les bains sonores s’apparentent au Yoga Nidra. Différentes
tonalités peuvent être utilisées. Les râgas indiens sont d’une grande
richesse. Ils se composent d’un ensemble de gammes qui
correspondent à un état d’âme défini comme la nostalgie, la
mélancolie ou la joie et créent une atmosphère émotionnelle
particulière. Les ragas sont construits sur des divisions arithmétiques
de la gamme. Ce sont les mathématiques du ciel exprimées sous
forme de musique. Ils provoquent en nous des émotions universelles.
Pour le musicien, la suite de notes ne se réduit pas qu’à une
succession aléatoire de sons et d’intervalles. Bien au contraire, chaque
note est une vibration unique qui émane de son être intérieur pour
décrire la beauté du monde extérieur.
Divers instruments intuitifs venant du monde entier sont utilisés
lors des séances de bain sonore. En voici quelques exemples : gongs,
bols tibétains, bols en cristal de quartz, carillons, monocordes,
xylophones, kalimbas, guimbardes, percussions, harmonium,
didgeridoo, Hang drum, flûtes en bois, etc. Ce n’est pas tant la facture
de l’instrument qui importe, mais sa capacité d’évocation. La matière
dans laquelle est fabriqué un instrument est tout aussi importante. La
médecine chinoise a démontré les effets que peuvent avoir différentes
matières sur le corps humain. La résonance que crée en chacun de
nous un instrument, selon qu’il soit en métal, en bois, en peau, à vent
ou à corde, sera particulière, voire unique. L’instrument fera vibrer
avec une intensité différente la silice ou l’eau de notre corps. Il
entrera plus en résonance avec certains organes ou chakras qu’avec
d’autres.
Il n’est pas nécessaire d’être un grand virtuose pour jouer d’un de
ces instruments dans un but thérapeutique. Il faut juste savoir écouter
la profondeur des harmoniques du son émis par l’instrument et le
silence qui s’ensuit. Car les effets thérapeutiques des harmoniques se
transmettent à travers la résonance du son. Laisser sonner une corde,
c’est comme regarder un cercle s’agrandir à la surface de l’eau. Le son
est l’onde et l’eau est silence.
LES RYTHMES RESPIRATOIRES
« La fin d’une octave est le début d’une autre octave. La fin
d’un cycle est le début d’un autre cycle. La fin d’une vague
est le début d’une autre vague. La fin d’une vie est le début
d’une autre vie. »
Walter Russell
Le « respir » – autrement dit, le souffle, la respiration est le
rythme premier chez l’être humain, ainsi que dans le monde animal
et végétal. La maîtrise de la respiration détend et harmonise le
système nerveux qui sert d’interface entre notre conscience et notre
corps, et rend possible notre sensibilité au monde.
Nos sens sont mis à rude épreuve dans nos vies par tous nos
échanges : émotionnels, intellectuels, relationnels et énergétiques. La
maîtrise de la respiration est un moyen – si ce n’est le moyen – de
reconnecter notre conscience à notre corps et d’unifier notre âme.
Les exercices de respiration sont très efficaces pour lutter contre
les troubles émotionnels. En observant les émotions d’un individu qui
regarde la télévision, on remarque que son rythme respiratoire
change significativement en fonction du contenu des programmes.
Lorsqu’il est stressé, ce rythme est chaotique, incohérent, il respire
irrégulièrement, il est souvent en courte apnée. À l’inverse, quand il
est détendu, sa respiration devient profonde. Nous pouvons inverser
la séquence et demander à cette personne de respirer lentement.
Rapidement, elle va ressentir une émotion positive, sans pour autant
avoir besoin d’un programme télévisé comme support. La respiration
nous aide à gérer nos émotions. Comme disait le maître de
méditation Thich Nhat Hanh : « Parfois votre joie est la source de
votre sourire, mais parfois votre sourire peut devenir la source de
votre joie. »
Certaines pratiques respiratoires remportent un vif succès. L’une
d’entre elles, la méthode Wim Hof, suscite depuis peu un véritable
engouement à travers le monde. Son inventeur, un Néerlandais, l’a
développée pour maîtriser son corps dans des conditions extrêmes de
froid. Elle se révèle efficace pour soigner de nombreuses maladies,
qu’elles soient d’ordre physique ou psychique. Elle permet de soigner
de nombreuses maladies d’ordre physique ou psychique. Cette
pratique, alliant hyperventilations et apnées successives, peut aider à
pallier les troubles anxieux tels le stress, les angoisses, les attaques de
panique, la fatigue chronique et les chocs émotionnels et
traumatiques. Elle s’avère également efficace contre des troubles
psychosomatiques comme l’asthme, des maladies de peau comme
l’eczéma, les maux de tête chroniques et des problèmes d’ordre
digestif.
Otto Muzik, professeur en pédiatrie, neurologie et radiologie, a
soumis Wim Hof a des tests IRM. Il a remarqué que la pratique
mobilise une partie précise de son cerveau : la substance grise péri-
aqueducale, un ensemble de neurones qui jouent un rôle majeur dans
la douleur et les comportements de défense. Cette technique permet
également de libérer des opioïdes et des cannabinoïdes qui créent un
sentiment de bien-être, réduisent l’anxiété et atténuent les douleurs.
La méthode de Wim Hof intéresse donc de plus en plus la science,
notamment dans des cas de maladies du système immunitaire (lupus,
sclérose en plaques…) et de troubles psychiatriques (troubles de
l’humeur, anxiété…).
En 2014, le département de biologie médicale de la Radboud
University, aux Pays-Bas, a montré que cette pratique régule
positivement le système immunitaire en augmentant la production de
lymphocytes B, les globules blancs qui protègent contre les virus en
fabriquant des anticorps. Elle permet également la production
d’interleukine 10, un puissant anti-inflammatoire. D’autres études de
l’université néerlandaise ont montré que cette technique aide à
réduire considérablement le taux d’acidité dans le corps, et donc à
avoir un corps alcalin, synonyme de bonne santé au quotidien.
Parallèlement, des études du naturopathe Robert O. Young ont
montré à quel point un pH acide est synonyme de développement de
cancer. Les maladies se développent quand le fluide dans la lymphe
(fascia, interstitium) perd son alcalinité, ses sels minéraux. Le corps
est alors trop acide pour qu’il y ait une bonne communication des
cellules et devient un terrain propice au développement de maladies
comme le cancer. La technique de respiration Wim Hof couplée à une
alimentation alcaline permet donc de retarder, voire d’empêcher les
conditions de développement de ces maladies. Un pH alcalin permet
également d’inhiber les récepteurs de la douleur. Comme le disait
Otto Warburg, prix Nobel de médecine en 1931 : « Les maladies ne se
développent pas dans un milieu alcalin. »
En pratiquant quelques minutes de la méthode Wim Hof chaque
jour, nous renforçons notre système immunitaire et nous parvenons à
mieux gérer les émotions comme la peur, la colère, la tristesse. J’ai
donc intégré cette méthode dans mon protocole de soins.
D’autres exercices dérivés du pranayama comme la respiration
lente du docteur Konstantin Buteyko, la cohérence cardiaque, la
respiration holotropique ou la méditation dynamique d’Osho sont
tout aussi efficaces. À titre personnel, elles m’apportent beaucoup au
quotidien. C’est pourquoi je les utilise en milieu hospitalier. Amener
les patients à utiliser ces techniques de respiration profonde avant
une séance de musicothérapie permet de les détendre et de préparer
leur corps aux vertus thérapeutiques du son. Une pratique
quotidienne du pranayama est le préalable à toute autre activité,
qu’elle relève de la musicothérapie ou pas. Depuis plusieurs années,
j’ai pu en observer les bénéfices sur des centaines de patients pendant
les modules de méditation sonore que j’organise dans les centres de
cancérologie. Fondés sur le triptyque respiration, méditation sonore
et chant, je les ai appelés « Sonic Meditation ».
Les exercices de respiration aident les patients à se relaxer plus
facilement et à ressentir plus intensément les bienfaits de la
méditation sonore, du chant thérapeutique et des harmonisations
sonores. Cela leur procure un état de sérénité et de bien-être qui leur
redonne espoir et leur apporte un certain équilibre. Ils parviennent
ainsi à accepter plus facilement les épreuves qu’ils traversent et à
cultiver une forme de gratitude envers la vie malgré l’adversité. De
cet état d’esprit positif, de cette appréciation de l’instant présent naît
une nouvelle énergie propice au rétablissement et à la guérison.
La respiration est le premier des rythmes, le premier des mantras.
La respiration de Brahma est le mouvement d’expansion et de
rétraction que l’on trouve dans le macrocosme, dans le monde
cosmique. Celui-ci se miroite à l’échelle humaine dans le microcosme,
par le rythme binaire d’inspirations et d’expirations successives de la
respiration. Savoir bien respirer, c’est savoir bien vivre.
LA GÉOMÉTRIE DE L’ONDE
La thérapie par le son est à l’image d’une onde qui s’étend depuis
le centre vers la périphérie du cercle, depuis l’unité vers la dualité des
pôles. Ce mouvement excentrique est équilibré par sa force opposée,
la force centripète, qui passe de la périphérie du cercle au centre,
c’est-à-dire de la dualité vers l’unité, du relatif à l’absolu.
Afin d’aider au mieux mes patients, j’utilise la géométrie du cercle
et je réfléchis par polarité. Si l’un d’eux est angoissé par une
éventuelle séparation, je l’aide à avoir confiance et à ressentir l’unité
intérieure. Si un autre a peur de manquer de ressources dans le futur,
je l’aide à éprouver de la gratitude pour tout ce qu’il a aujourd’hui.
Quand une patiente, après être passée par des séances de
chimiothérapie, a du mal à accepter son apparence physique et craint
le regard des autres, je l’aide à avoir confiance en sa lumière
intérieure et à ressentir qu’elle est radieuse depuis son centre. Cette
vision de la mécanique de l’ombre et de la lumière permet de
ressentir d’où peut venir la souffrance et comment la transmuter.
Les médecins grecs appliquaient la mètis dans la relation avec leur
patient. Cette forme d’intuition, d’intelligence de la situation aidait le
thérapeute à reconnaître les multiples déguisements du symptôme et
à déjouer les pièges de l’inconscient du patient. La mètis consistait à
« se mettre dans la peau de l’autre », à adopter un instant sa vision du
monde pour imaginer ce qu’il ne peut pas voir, ce qui lui échappe.
Pour orienter vers la lumière, il faut pouvoir reconnaître l’ombre. Au
cœur du yin et du yang, il y a le Tao, le centre, le cœur.
La musique est le mariage des contraires. Lorsque l’on prodigue
un soin, on ressent clairement le besoin de la dissonance. Il ne faut
pas l’occulter ou le rejeter, mais l’intégrer pour mieux l’harmoniser.
L’ombre fait partie de l’harmonie. Il faut de l’imperfection pour
approcher la perfection. Afin de casser les blocages physiques ou les
automatismes psychiques, j’utilise souvent des sons et des intervalles
dissonants, des interférences destructrices. Cela perturbe
l’imbrication d’éléments nuisibles et fait circuler l’énergie des
solutions. À travers cette approche, la santé est vue comme un état
qui n’est jamais fixe ou définitif, mais comme une harmonie des
contraires, une fluidité dans la bivalence.
LE RYTHME
« Qui connaîtra le monde et ses rythmes connaîtra aussi
l’homme et le rythme de sa vie, et qui connaîtra ces accords
n’aura plus besoin de rien savoir. »
Huangdi Nei Jing
(plus ancien traité de médecine chinoise)
Une fréquence est un rythme. Une note de musique est un rythme
tellement rapide que notre oreille la perçoit comme une fréquence
sonore. Ce n’est pourtant rien d’autre qu’un rythme accéléré. Par
exemple, la tonalité de votre téléphone est une fréquence de 440 Hz,
c’est-à-dire un rythme de 440 vibrations à la seconde. Fréquences,
vibrations, notes ne sont rien d’autre que des rythmes. Tout dans la
nature est exprimé par des ondes rythmiques. De la radiation des
atomes à celle des molécules, des ondes lumineuses aux ondes
sonores, tout est rythme.
Comme les animaux et les végétaux, l’homme est sujet aux
influences des rythmes de la nature tels les cycles de jour et de nuit
ou bien l’alternance des saisons. De tout temps, l’homme a compris
que le concept de rythme est étroitement lié à celui de sa santé. Le
rythme circadien, l’horloge du corps humain, varie selon les heures
de la journée et régule les changements de température, la tension
artérielle et de l’influx nerveux mais aussi la sécrétion d’hormones.
Dès que les premiers rayons de soleil apparaissent le matin, la glande
pinéale produit du cortisol et de la dopamine pour réveiller le corps.
À l’inverse, lorsque le soleil se couche, elle produit de la mélatonine
pour l’endormir progressivement.
Le rythme de certaines musiques est thérapeutique car il permet
de ralentir le rythme cardiaque, de diminuer la tension artérielle ou
de calmer les ondes cérébrales. Les neurophysiologistes ont remarqué
que le sens du rythme est l’une des rares fonctions intellectuelles à ne
pas se déstructurer avec l’âge ou avec certaines maladies mentales ou
neurodégénératives. Ainsi, la musique est souvent l’un des rares
moyens de communiquer avec des patients autistes ou des malades
ne voulant plus parler. Le rythme est le squelette sur lequel
l’harmonie peut se poser, il est le socle indispensable à toute
expression.
Quels que soient les pays et les cultures, le rythme est toujours
présent et joue un rôle déterminant dans les chants et les danses de
guérison des peuples à travers le monde. Les danses extatiques
d’Afrique, d’Inde et du Moyen-Orient sont toujours accompagnées
d’instruments à percussion utilisés pour provoquer la transe de
possession. Suivre le rythme des percussions et des chants est un
moyen de soigner bien des maux car la transe permet de libérer des
tensions et des traumatismes enfouis dans le passif de notre corps
physique.
LA TRANSE
« Bien avant qu’il n’y eût des philosophes, on attribuait à
la musique, et plus précisément au rythme musical, la faculté
de décharger les passions, de purifier l’âme, d’adoucir la
ferocia animi. La tension normale de l’âme, son harmonie
venait-elle à se perdre, il fallait se mettre à danser en suivant
la mesure du chant. C’était là l’ordonnance de cette
thérapeutique. »
Nietzsche
Depuis la nuit des temps, de nombreux peuples ont développé des
techniques pour provoquer la transe à des fins thérapeutiques. Il
existe diverses méthodes d’induction qui permettent d’entrer dans des
états modifiés de conscience : la méditation, la respiration
holotropique, l’hypnose, la programmation neurolinguistique, la
danse extatique.
Ces états modifiés de conscience sont étudiés par les neuro-
scientifiques et utilisés par de nombreux professionnels de santé qui
essaient de mieux comprendre les causes et les effets thérapeutiques
de la transe. Les changements d’état de conscience se manifestent
principalement au niveau des fréquences cérébrales. Denis Bédat,
chercheur en biophysique, explique : « À tout moment, toutes nos
fréquences cérébrales sont actives, mais, en fonction de notre état,
certaines prédominent. Alors que nous passons la majeure partie de
notre quotidien dans les fréquences de bêta, en état alerte, actif, voire
anxieux, les états de transe utilisés par les psys nous font passer dans
une dominance de fréquences plus basses, en alpha/thêta, aux
alentours de 8 Hz, un état relaxé, serein, voire hypnagogique. De
nombreuses études ont confirmé le rôle de ces fréquences dans la
récupération des souvenirs à long terme, les associations libres,
l’inspiration créative et les sensations d’unité. Les bas niveaux de
delta (de 0,5 à 3,5 Hz) sont, quant à eux, réputés pour favoriser la
régénérescence physique, l’inspiration, les visions spirituelles et les
expériences extracorporelles. »
Les neuroscientifiques ont également constaté que la transe
provoque la libération de substances neurochimiques bénéfiques. En
effet, chaque fréquence cérébrale induite par la transe libère des
éléments chimiques dans le système nerveux. Ces éléments ont un
effet physiologique direct et réduisent les névroses, les angoisses et le
stress. Denis Bédat ajoute : « Nous avons remarqué que les fréquences
frénétiques haut-bêta et gamma sécrètent de la noradrénaline, source
de stress. Ou encore que les personnes dépressives n’allaient jamais
dans le 10 Hz, fréquence qui relâche la sérotonine, notre
antidépresseur naturel. »
L’effet de la transe sur l’auditeur dépend principalement de la
vitesse du rythme. La répétition d’un motif rythmique induit un état
quasi hypnotique et l’accélération provoque la transe. Plus les
rythmes sont rapides, plus la tension de l’auditeur s’élève ;
inversement, plus les rythmes sont lents, plus il se détend. La tension
émotionnelle est donc en rapport avec la vitesse des rythmes. Un
rythme régulier de 240 bpm, équivalent à 4 Hz, est connu pour
rapidement induire une forme de transe chez l’auditeur – 4 Hz étant
le passage entre les fréquences des ondes cérébrales thêta et delta,
c’est-à-dire d’une profonde méditation à un état de conscience
détachée thérapeutique.
L’autre aspect du rythme provoquant la transe est la rupture. Les
musiques destinées à déclencher la transe commencent généralement
par un rythme répétitif suivi d’un autre plus rapide introduit très
brusquement. Le nouveau rythme déclenche alors une catalepsie chez
les danseurs, comme un état frénétique incontrôlable. Le tempo
accélère, l’intensité du son est plus forte et l’auditeur peut rester en
transe tant que la musique continue.
Au bout d’un certain temps de transe convulsive, le danseur
s’effondre au sol, totalement insensible à la douleur de la chute. La
transe l’a comme anesthésié. Ce phénomène d’analgésie est similaire
à l’effet de l’hypnose. La transe a des vertus thérapeutiques reconnues
par de nombreux centres de recherche médicale. Selon le docteur
Jacques Donnars, « elle opère comme un processus de recul qui
relativise les conflits individuels ou collectifs. Je peux constater une
spectaculaire disparition d’angoisses, la résolution de conflits
intérieurs déjà anciens et la mise à distance de souffrances
physiques ».
La dimension thérapeutique de la transe est aujourd’hui plus
sérieusement considérée par de nombreux médecins et
neurophysiologistes. Bien que ces méthodes ancestrales soient issues
de traditions mystiques, certains praticiens n’hésitent pas à y recourir
pour soulager leurs patients. La transe est souvent induite par des
sons de tambours accompagnés d’une respiration soutenue. C’est
pourquoi de nombreux exercices de respiration, comme
l’hyperventilation, la respiration holotropique couplées à la transe,
resurgissent comme pratique médicale dans de nombreux centres
hospitaliers.
La régularité et la synchronisation du rythme musical illuminent
simultanément les connexions entre les neurones et permettent de les
renforcer. Le rythme de la musique jouée pendant une séance de
musicothérapie ou une transe provoque une telle synchronisation
neuronale qu’elle aide les patients à réguler et coordonner leurs
mouvements, leur vocalisation, leur respiration et leur fréquence
cardiaque. Ainsi, l’Institut Brams étudie comment la musique aide à
la réadaptation ou au réapprentissage de fonctions altérées chez le
patient, notamment ceux qui souffrent de la maladie de Parkinson.
Nous avons vu que la Terre vibre à 7,8 Hz. Notre cerveau émet la
même gamme de fréquences lorsque nous sommes profondément
relaxés ou dans un état de transe médiumnique. Cette concordance
expliquerait le phénomène de résonance par lequel les chamans, en
connexion avec la Terre, les animaux et les plantes, reçoivent des
messages des autres règnes vivants sur Terre. Le fait d’être sur la
même longueur d’onde favorise les échanges d’informations.
Bien que les pouvoirs médiumniques des chamans semblent
uniques et inaccessibles, il est néanmoins possible à chacun, par le
recours à certains rythmes de transe, d’évoluer au sein des ondes
cérébrales alpha et thêta, celles-ci étant connues pour favoriser la
récupération physique et la guérison. Selon l’Institut TranceScience,
certaines formes de transe permettent même d’apaiser plusieurs
troubles d’ordre psychiatrique comme la schizophrénie. D’autre part,
une équipe du Stanford Research Institute a montré que les ondes
alpha et thêta provoquent un état de réelle détente et qu’elles
peuvent participer au rétablissement d’un patient.
LE CHANT THÉRAPEUTIQUE
« Faites vivre les sons et les sons vous feront vivre ! »
Nicole Bartolucci
La voix est le meilleur instrument thérapeutique, c’est l’ultime
remède disponible à chaque instant. Lorsque nous chantons, nous
stimulons notre organisme depuis l’intérieur par la vibration du
larynx et nous ne dépendons d’aucune source ni d’aucun remède
extérieurs. La voix est l’instrument d’autoguérison par excellence.
Les sons chantés interagissent donc avec la matière qui nous
constitue. Selon le professeur de physique Marc Henry, « on peut
piloter toute la composition matérielle de notre corps simplement en
chantant ou en écoutant de la musique ». En effet, lorsque nous
chantons, nous créons des ondes électromagnétiques car notre corps
est piézo-électrique, ce qui signifie qu’il transforme les ondes sonores
en ondes lumineuses. Cela est mis en évidence par le signal
ultraviolet qui entoure les cellules lorsqu’elles sont soumises à un
son : c’est celui-ci qui génère cette lumière en nous. Cela explique
l’efficacité des méditations sonores et autres chants prolongés comme
le mantra « Om ».
Pour le musicothérapeute Philippe Barraqué, le chant « favorise
une bonne hygiène de vie. Il maintient la tonicité des muscles
cardiaques et améliore les capacités respiratoires par la respiration
diaphragmatique ». Nous savons que les vibrations du chant
favorisent la production d’endorphines. Elles stimulent également les
défenses immunitaires. De nombreux neuroscientifiques ont mis en
évidence l’impact des vibrations sonores sur les circuits neuronaux.
Lorsque nous chantons, notre cerveau, constitué de 80 % d’eau, vibre
et entre en résonance. L’hypophyse et l’hypothalamus libèrent des
endorphines et des enképhalines ayant la propriété de soulager le
stress et la douleur et de provoquer des états euphorisants. D’autres
scientifiques ont prélevé la salive de chanteurs d’une chorale lors d’un
concert : ils ont observé une augmentation de 240 % de leurs
immunoglobulines A sécrétoires et de 37 % de leur taux de cortisol.
Ce dernier accroît le glucose sanguin qui renforce le métabolisme.
Le chant thérapeutique ralentit les ondes cérébrales et aide à la
libération des tensions musculaires. Une étude anglaise a montré que
les chants de la maman calment son bébé car ils stimulent la
sécrétion d’ocytocine, hormone favorisant l’empathie et la sociabilité.
La vibration du son influe sur les hormones. Grâce à elle, un effet de
mieux-être se fait ressentir.
Le chant compense aussi certains dérèglements survenant dans
l’organisme comme l’arythmie cardiaque et les troubles digestifs. Une
étude californienne a aussi prouvé que le chant a des effets
thérapeutiques sur les troubles du langage – bégaiement, dyslexie –,
sur l’autisme et sur certaines maladies dégénératives.
De tout temps, les religions et spiritualités du monde ont eu
recours aux chants sacrés. Leurs adeptes savent que ces derniers
renforcent la conscience, le mental et le physique. Cela s’est vu
confirmé par ce qui est peu à peu devenu une discipline en soi : je
veux parler de la science des ondes. Celle-ci a démontré de multiples
façons l’apport bénéfique de ces chants.
Comme nous l’avons déjà noté, le psychologue clinicien Lawrence
LeShan a décrit le cancer comme l’incapacité ou l’impossibilité de
« chanter son propre chant ». Cela nous fait prendre conscience qu’il
est vital d’écouter nos émotions, de les exprimer et de les magnifier à
travers le chant ou la musique. Trouver son propre chant, c’est
trouver sa fréquence de résonance, c’est ressentir ce qui nous fait
vibrer le plus intensément.
Pour cela, le chanteur doit être cohérent. Cette harmonie
intérieure est alors directement traduite dans l’intonation de sa voix.
La justesse de son chant reflète un lien direct avec la source, avec la
substance acoustique divine. En se connectant lui-même à son cœur,
il est en lien avec l’énergie cohérente de la source, avec l’organisation
initiale des harmoniques, avec l’origine du son. Par cette énergie
syntropique, structurante, auto-organisée, l’homme médecine qui
chante connecte à l’énergie du vortex de son cœur et transforme ce
qui est incohérent en lui ou chez le malade en énergie cohérente,
harmonieuse.
Chanter renforce la cohérence du champ électromagnétique du
corps, c’est-à-dire son alignement. Il s’agit d’un mouvement
syntropique qui va vers le centre, vers le point d’équilibre, vers l’auto-
organisation. Sur le plan vibratoire, la cohérence consiste en un
alignement ordonné des fréquences. Cette cohérence est amplifiée
par la méditation, l’écoute de la musique et la pratique du chant.
Cette cohésion vibratoire favorise l’apparition de nouveaux gènes qui
préservent la santé tout en laissant le système nerveux agir avec
justesse. C’est ce que l’on appelle la neurogenèse.
Plus nous pratiquons le chant au quotidien, plus nous sommes en
résonance avec notre champ magnétique, lequel contient les
fréquences de notre être, notre essence spirituelle. En captant les
ondes scalaires de l’air ambiant, on se relie au cosmos, on recharge
nos membranes cellulaires, on apaise nos douleurs et on réchauffe
notre corps tout entier. Qu’elle qu’en soit la raison – la maladie, les
douleurs chroniques, l’anxiété, une situation de stress pré- ou
postopératoire ou, le plus souvent, le plaisir –, chanter procure une
sensation de plénitude. Chanter est vital pour la santé.
On ne guérit pas d’un coup, on s’aguerrit un peu chaque jour.
C’est par la pratique quotidienne de chants thérapeutiques que j’ai pu
personnellement me libérer de traumatismes et d’addictions. Grâce à
des techniques ancestrales, je suis parvenu à soulager mon corps, à
ouvrir mon cœur à l’instant présent et à couper les boucles psycho-
émotionnelles de la peur, de la tristesse, de la culpabilité et de la
colère. En chantant régulièrement des sons comme le « Om » ou en
fredonnant le chant des voyelles pendant plusieurs minutes, je
ressentais un apaisement à travers tout mon corps. Cette sérénité
acquise au jour le jour m’a permis de franchir des étapes, des paliers.
LES CERCLES DE CHANT
« Tant que, sur la Terre, il restera un homme pour chanter,
il nous sera encore permis d’espérer ! »
Gabriel Celaya
Le chant en cercle est une coutume qui a été adoptée par de
nombreuses cultures. Dans ses livres, l’architecte et sculpteur Edward
Leedskalnin souligne la puissance de cette pratique. Il relate
comment le chant en groupe permet la lévitation de pierres par le
son. Chez les soufis, les voix combinées d’un cercle de moines
auraient ainsi fait léviter une pierre de plusieurs dizaines de kilos. On
retrouve d’autres récits similaires chez les Tibétains et dans le
Talmud.
Le chant est d’autant plus thérapeutique qu’il s’exerce en cercle.
La puissance de l’effet de groupe dépasse de loin l’addition de toutes
les individualités présentes. L’union spirituelle de ceux qui chantent
en cercle finit par créer une sorte de conscience collective. Se
produisent alors de puissants phénomènes énergétiques. On le
ressent quand on chante dans une chorale ou au milieu d’une foule
lors d’un concert. Quelque chose d’une puissance indéfinissable nous
emporte et nous unit dans un moment d’éternité. Dans ces instants-
là, nous nous sentons vivants, reliés et unis.
Comme le souligne le musicothérapeute Philippe Barraqué, « ce
n’est pas tant le chant qui est sacré, c’est le lien qu’il crée entre les
êtres ».
LES MANTRAS
Les mantras védiques sont des textes sacrés récités sous forme de
chants. Le mot « mantra » trouve son origine dans deux mots du
sanskrit : manas, qui signifie « esprit », et trai, qui signifie « libérer ».
« Mantra » signifie donc littéralement « se libérer l’esprit ». Les rishi –
chanteurs, poètes et personnages d’une grande sainteté dans la
tradition hindoue – canalisent ces sons, ces mantras, lorsqu’ils entrent
en méditation et atteignent des niveaux de conscience plus élevés. Ils
affirment que la mémorisation et la récitation de ces textes les aident
à guérir et à cheminer vers l’illumination, en améliorant leur
mémoire et en stimulant leur pensée.
Ces sons ont été étudiés sur un plan scientifique afin d’examiner
la cohérence et l’intensité de leurs effets. Le neuro- scientifique James
Hartzell a analysé l’effet de 21 d’entre eux sur des adeptes hindous
qui les connaissent par cœur et les chantent pendant les rituels. En
utilisant l’imagerie par résonance magnétique, il a découvert que la
« mémorisation des mantras élargit les régions cérébrales associées
aux fonctions cognitives, y compris la mémoire à court et à long
terme. Les régions de leur cerveau étaient plus grandes que celles de
la population-témoin, présentant une quantité de matière grise 10 %
supérieure dans chaque hémisphère cérébral et une augmentation
substantielle de l’épaisseur corticale ».
Quel que soit l’état recherché, la répétition d’une phrase parlée ou
d’un motif musical agit comme un puissant catalyseur. La saturation
des sens active certaines fonctions cognitives jusqu’alors endormies.
C’est un peu comme si l’on étourdissait le chef d’orchestre afin que les
musiciens au second plan puissent enfin jouer librement. Chanter ou
répéter intérieurement une phrase positive de nombreuses fois
reprogramme le subconscient. Des pratiques d’induction hypnotique
utilisent cette approche, ce qui explique le succès grandissant de la
relaxation, de la sophrologie, de l’hypnose, de la méditation de pleine
conscience, du yoga nidra et du mantra yoga (ou japa yoga).
En programmation neurolinguistique, le patient est amené à
répéter intérieurement une phrase positive. Cette technique
d’autosuggestion aide l’individu à sortir de croyances limitantes, de
fausses idées sur lui-même et du manque de confiance. Une pensée
étant comme une route qu’emprunte le flux de neutrinos dans les
neurones, à force de répéter une phrase positive, la route neuronale
se renforce et devient progressivement une autoroute neuronale, puis
se concrétise progressivement en croyance, en réflexe
comportemental, en réalité.
Thomas Ashley-Farrand, prêtre védique qui a fait connaître les
chants sanskrits en Occident, affirme que « les mantras ont un effet
ciblé sur nos états mental, émotionnel, physique et spirituel. Les
sages indiens enseignent que la méditation peut transformer
totalement la condition humaine ».
En avril 2003, le moine tibétain Phakyab Rinpoché se réfugie à
New York après avoir été torturé dans son pays occupé. Il est alors
hospitalisé d’urgence pour une gangrène sévère au pied droit. Alors
que les médecins envisagent une amputation immédiate, le dalaï-
lama lui écrit : « Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de
toi ? Tu as en toi la sagesse qui guérit et, une fois guéri, tu
enseigneras au monde comment guérir. »
Pendant trois ans, Rinpoché chante des mantras et médite sur
l’amour inconditionnel. Il parvient ainsi à repousser l’infection et
reconstruit les os de sa cheville. Selon le docteur Lionel Coudron,
seule une greffe osseuse permet normalement cette double guérison
qu’il qualifie de « phénomène d’une puissance exceptionnelle ». Le
livre de Phakyab Rinpoché, coécrit avec Sofia Stril-Rever, sur le
pouvoir de la méditation et des mantras (La Méditation m’a sauvé),
est une contribution remarquable pour les « neurosciences
contemplatives ».
Que ce soit dans un but thérapeutique, d’élévation de conscience,
d’ouverture du cœur ou de protection spirituelle, il existe un très
grand nombre d’ouvrages concernant la pratique des mantras.
Personnellement, je recommande les mantras suivants : Gayatri
mantra, le mantra de Manjoushri Noir et Om mani padme hum, à
répéter 108 fois.
LE CHANT DIPHONIQUE
Le chant diphonique est une technique qui permet à un chanteur
d’entonner en même temps deux notes de fréquence différente. Cette
pratique vocale est répandue depuis très longtemps chez les Mongols,
les Tibétains, les Indiens, les Altaïens, les Bachkirs, les Inuits et bien
d’autres peuples.
Le chanteur diphonique émet simultanément un bourdon et des
sons harmoniques. Le bourdon, ou « son fondamental », sert de base
au second son, le « son harmonique », créant un effet mélodique dans
les aigus.
Pour rappel, un harmonique est une fraction d’une note
fondamentale. C’est-à-dire 1 divisé par 2, par 3, par 4, et ainsi de
suite à l’infini. En jouant une seule note, on entendra de façon plus
sensible d’autres notes plus subtiles : la moitié de la note (octave),
puis les deux tiers de la note (quinte), puis les trois quarts de la note
(quarte) et ainsi de suite en spirale infinie. Et cela nous donne les
sept notes de la gamme. De la même façon qu’un diamant diffracte la
lumière en couleurs, quand on chante des sons diphoniques, la note
chantée se disperse en harmoniques. Nous entendons alors les six
autres notes de la gamme. Comme si, dans le « son blanc », il y avait
les six autres sons couleurs de l’arc-en-ciel.
La force thérapeutique du son résidant principalement dans
l’émission de ces harmoniques, soulignons l’importance, pour le
musicothérapeute, de bien les faire percevoir. La façon d’interagir
avec les harmoniques fait ressentir ce langage de l’Univers car le
chant diphonique contient dans sa structure l’ordre harmonieux
originel. Les harmoniques chantés réorganisent et restructurent
vibratoirement le système énergétique du corps et lui permettent de
retrouver sa cohérence harmonique naturelle.
Le son fait naître des états émotionnels. Lorsque le son génère des
harmoniques, la mémoire de la lumière, le souvenir d’un profond lien
cosmique et l’évocation d’autres mondes se rappellent au corps. Les
espaces entres les harmoniques de ce chant sont proportionnels aux
espaces séparant les planètes, des espaces qui, comme nous l’avons
vu, sont appelés « distances harmoniques ».
La pratique du chant diphonique offre les moyens d’observer et de
ressentir les harmoniques de chaque charge, de chaque masse, note,
couleur, être, nous donnant ainsi l’information contenue en toute
chose – cellule, molécule, individu, planète, astre, galaxie…
Le chant diphonique crée un bain harmonique multifréquentiel
dans lequel les cellules du corps oscillent par résonance. En
identifiant les fréquences de résonance primaires présentes dans les
harmoniques, les cellules absorbent l’énergie plus facilement. En
vibrant en résonance, elles captent les vibrations qui leur manquent.
Le son voyage à travers le système hydrique du corps à une vitesse
de 1 500 mètres par seconde, soit environ 4 fois plus vite que dans
l’air. Les vibrations des cordes vocales se propagent dans les os, et
chaque partie du corps bénéficie des sons chantés car la voix fait
vibrer le réseau complexe des cellules, des nerfs, des plexus et des
glandes. Toutes ces parties du corps enregistrent des informations
stockées dans la mémoire de chaque cellule depuis la vie intra-
utérine. Les fractales des vibrations du champ diphonique
réorganisent petit à petit la trame des cellules et libèrent les
mémoires traumatiques.
Le chant diphonique peut être utilisé aussi bien artistiquement
que thérapeutiquement. Patrick Chêne, ostéopathe et vétérinaire,
appose ses mains sur les patients ou les animaux lorsqu’il chante des
sons diphoniques. « La main qui perçoit la vibration chantée permet
de changer la fréquence, le type de chant et le rythme jusqu’à obtenir
l’effet désiré. » Selon lui, il y a de nombreux avantages à allier le son
diphonique à l’ostéopathie car le système nerveux orthosympathique
qui énerve le muscle a besoin d’être détendu, et c’est le rôle des
vibrations. Les cellules des muscles et des tissus réagissent à la
pression sonore et retrouvent leur tenségrité, leur état d’auto-
équilibre stable. Dans ce système, le chant diphonique et ses
résonances s’insèrent parfaitement.
Le chanteur et conseiller vocal Richard Cross émet des sons
diphoniques dans l’aura ou face à une partie du corps douloureuse de
ses élèves. Le but est, pour lui, de trouver intuitivement la fréquence
qui permet l’emphase.
Comme Patrick Chêne, j’ai moi-même pu constater, dans les
refuges animaliers où j’ai travaillé, à quel point le chant diphonique
parvenait à absorber l’attention, à calmer et à créer une bulle
sécurisante autour des animaux. Selon l’ostéopathe-vétérinaire, les
animaux « adorent ce chant, les chevaux se calment à son écoute, les
chiens viennent renifler le filet d’air qui sort de la bouche, les vaches
d’un troupeau viennent voir ce qui se passe même en pleine
montagne ».
LE KOTOTAMA
« Il y a une voix qui n’utilise pas les mots, écoute... »
Rumi
D’où viennent les sources du langage ? Comment se sont formés
les mots ? D’où viennent-ils ? N’ont-ils pas été, au début de
l’humanité, des sons, des chants ? Ces sons n’auraient-ils pas véhiculé
des images, des concepts, dans l’esprit de nos ancêtres ?
Le langage ne renvoie pas toujours à la vraie nature des choses, il
se contente souvent d’en esquisser une représentation. Les noms que
l’homme donne aux choses ont souvent peu de lien avec la réalité
telle qu’il la perçoit. Le kototama, quant à lui, permet de ressentir la
réalité vibratoire derrière ces noms symboliques que l’homme
emploie.
En japonais, koto signifie « mot », et tama, « âme ». Le kototama,
c’est le chant de l’unité, le chant du monisme dualiste du yin-yang qui
est la double manifestation d’une force unique. Cet art ancestral est
issu des anciens mythes japonais du shinto, la voie des dieux. C’est un
enseignement millénaire de la manifestation des sons originels d’où
la vie découle. Les sons sont à l’origine de tout.
La pratique quotidienne du kototama dans une perspective
thérapeutique s’inscrit dans une démarche d’harmonisation et de
transmutation. Elle permet de se restructurer et de s’équilibrer à
nouveau. Le recours aux sons rassemble les énergies provenant
d’autres niveaux et revitalise les corps subtils. Cette autohypnose
sonore a des effets directs sur les ondes cérébrales. Le corps et le
système nerveux se détendent, l’anxiété et le doute se dissipent. On
retrouve créativité, force, clarté et présence.
La répétition des sons induit un changement de l’état de
conscience, une forme de légère hypnose qui permet de changer
subitement nos perceptions, de se sentir ancré, serein et plus sensible
aux énergies subtiles. Le corps humain transforme les ondes
mécaniques du chant en ondes électromagnétiques parcourant toutes
les cellules. L’énergie des voyelles est magnétique et celle des
consonnes est électrique. La succession de combinaisons de ces sons
est comme une clé vibratoire nous permettant d’entrer en résonance
et de recevoir des informations d’autres dimensions. Une pratique
régulière permet de renforcer l’alignement des chakras et d’ouvrir
notre canal à des mémoires akashiques. Chaque praticien commence
progressivement à retrouver des savoirs intuitifs et à développer des
dons insoupçonnés.
Le kototama ouvre la voie vers la découverte de la vérité, de la
réalité ultime de l’existence, en nous plongeant dans l’expérience du
moment présent. Il augmente la connaissance du soi, du « Je suis ». Il
nettoie notre miroir intérieur afin de laisser place à notre véritable
nature. Il fait voir les choses telles qu’elles sont, alors qu’une faible
connaissance de soi conduit à l’incompréhension de l’autre. Pour
comprendre qui nous sommes réellement, il est bon d’apprendre à
sonder notre cœur, le centre de notre être, le centre de l’onde, le
mystère qui répond à tous les autres. Grâce à la pratique libératrice
du kototama, nous ressentons au plus profond de notre être les
vibrations originelles des sons. En les laissant nous traverser, nous
devenons nous-mêmes des sons, nous nous « enchantons ».
Le kototama, « âme des mots », « substance du verbe », s’articule
autour de 50 sons de base. Tout le potentiel humain, tant physique
que psychique, a pour source ces 50 vibrations universelles : les 50
sons du kototama.
VALEUR ÉNERGÉTIQUE DES VOYELLES
ET CONSONNES
Voyelle - Force magnétique qui ouvre l’espace
A Ouverture de l’espace sacré.
Expansion infinie.
O Mémoire cosmique. Continuité.
Résonance cumulée.
U Dimension physique. Énergie
du Vide.
E Discernement. Visualisation.
Courage. Volonté.
I Concentration de l’énergie.
Volonté de la vie. Verticalité.
Consonne - Force électrique du temps, du rythme
N Fini l’action
Y Appréciation de l’action
L Direction unique de l’action (R :
plus nuancé)
M Continuité de l’énergie
spirituelle
K Première manifestation de
l’énergie (G,B)
S Rassemblement de l’énergie de
toutes les directions (Sh, V, F, J,
Z, CH, TH)
T Explosion de l’énergie (P, D)
H Ouverture de l’espace
Au-delà de leur valeur énergétique, les 50 sons sont également
une représentation symbolique de la descente de l’esprit dans la
matière. Les sept cordes de la lyre d’Apollon ayant chacune sept
couleurs, il en résulte 49 feux (sphères de lumière). En ajoutant le
son « su » au centre, nous obtenons les 50 sons du kototama. Notons
que les lames des chevaliers de la Table ronde sont au nombre de 49.
À travers les âges, les légendes se suivent et renferment la même
symbolique énergétique.
Au fil des années, j’ai découvert diverses pratiques de guérison
fondées sur des chants traditionnels venant du monde entier comme
le chant diphonique, les sons de guérison tibétains, les chants soufis
comme le dhikr, les sons esséniens, le chakra toning, les mantras
indiens, le yoga du son entre autres. Mais la pratique qui m’a le plus
fortement influencé et dont l’effet bénéfique a été aussi surprenant
que puissant fut le kototama. La pratique du kototama ne se limite
pas à la récitation de sons, elle aide à entrer en résonance avec toute
chose en permettant de ressentir l’essence vibratoire derrière les
apparences.
Une fois de plus, je remercie Fabien Maman et Terres Unsoeld
pour leur transmission. Je tiens aussi à remercier Nicole Bartolucci du
fond du cœur. La pratique de ces sons liée à sa tradition druidique et
astrologique a été pour moi une expérience des plus enrichissantes. À
eux trois, je suis infiniment reconnaissant.
LES CHANTS TRADITIONNELS DE GUÉRISON
À TRAVERS LE MONDE
« Chacun des sons émis par la voix a une puissance
particulière qui échappe au commun des mortels, mais que
les adeptes connaissent et dont ils se servent. »
Gaston Maspero
À travers les âges, les traditions spirituelles ont toujours associé le
chant à la guérison, car la voix humaine est investie de pouvoirs
mystérieux. Voici une liste de chants traditionnels aux effets
thérapeutiques.
Le kototama
Les mantras
Le chant diphonique
Le nada yoga : yoga du son
Le chakra toning
La nasalisation
Les 6 sons de guérison du Tao
Les sons de guérison tibétains
Le mantra « Om » (ou « Aum »)
Les sons esséniens
Les chants reiki
Le chant des voyelles
Hu, chant Eckankar « Yiou »
Le son des Hathors : El Ka Leem Om
Le chant des sept voyelles grecques, invocation aux dieux
planétaires
Le dhikr (chant soufi) : pratiques curatives et dévotionnelles
musulmanes
Les 50 phonèmes de l’alphabet sanskrit
Le septénaire astro-vocal
Les incantations des charmeurs de serpent
Les chants curatifs des Shipibos-Conibos d’Amazonie
Les chants des Jivaros Achuar
De l’Afrique aux steppes mongoles, en passant par les archipels
océaniques et la forêt amazonienne, les pratiques de guérison par la
transe et l’usage de plantes ont toujours été accompagnées de chants,
d’incantations ou de prières chantées. Par sa capacité à transmettre
une énergie vibratoire, la voix peut harmoniser, guérir ou même
déséquilibrer un être.
Pour transmettre l’énergie de compassion et de guérison, le
chanteur doit être en contact avec la force vitale universelle en étant
aligné et ancré. Parfois, le chaman sent un blocage dans le champ
énergétique d’un individu, une vibration incohérente. Il va alors
chanter une fréquence opposée pour contrer et annuler l’énergie de
cette mauvaise vibration : une opposition de phase qui force au
silence l’énergie négative. Pour cela, le chanteur doit être cohérent.
Cette harmonie intérieure est alors directement traduite dans
l’intonation de sa voix. La justesse de son chant reflète son lien direct
avec la substance acoustique divine.
L’ÉCOUTE DU SILENCE
« C’est seulement quand vous vous abreuvez au fleuve du
silence que vous chantez réellement. »
Khalil Gibran
Le bioacousticien Thierry Aubin a, des années durant, étudié le
chant de l’alouette pour comprendre ce qui, dans celui-ci, codait
l’information destinée à ses congénères. Il a enregistré ce chant et l’a
fait entendre à d’autres alouettes. Pour comprendre ce qui y est
réellement significatif, il a varié les séquences enregistrées. Si la
réponse des alouettes s’était avérée différente en fonction de l’une ou
de l’autre de ces variations, cela aurait signifié que la modification
apportée était importante, signifiante. Il a tout d’abord modifié les
fréquences du chant, mais rien ne s’est passé. Il en a alors changé
l’intensité, puis la puissance, le rythme, la hauteur… rien ne s’est
produit non plus. Les autres alouettes répondaient toujours de la
même façon. Jusqu’au jour où Thierry Aubin modifia la durée du
silence qui espaçait les séquences de notes. Alors les réponses des
alouettes furent tout autres. Ainsi, raconte-t-il, « il nous a fallu dix
ans pour comprendre que ce qui importe dans le chant de l’alouette,
c’était le silence ! ».
Le poète Khalil Gibran écrivait : « La vérité de la musique est dans
ce foisonnement qui persiste dans tes oreilles après que le chanteur
s’arrête et que le musicien cesse de gratter ses cordes. » Dans nos
sociétés, l’homme redoute le silence. De peur d’avoir à faire face au
vide, il tente de le remplir par quantité de distractions. Mais, s’il
acceptait de le contempler, il ressentirait que le vide est empli de
vibrations, d’informations, et il changerait ainsi la perception qu’il en
a. De la même manière que l’espace noir entre deux étoiles est en
réalité rempli de lumière, le silence avant le retour de l’écho est
rempli de sons. C’est une question de perception. À nous de savoir
être attentifs à la réalité vibratoire qui subsiste même quand nous ne
la percevons plus.
Tout autant que le silence, l’immobilité et le vide sont des
illusions. Le vide n’est pas vide, il est simplement non visible car ses
deux composants, la matière et l’antimatière, vont simultanément
dans deux sens exactement opposés. Le physicien Marc Henry
emploie une métaphore éloquente pour définir la structure du vide.
« Imaginez deux groupes sur une plage qui tirent d’un côté et de
l’autre d’une corde. Si les deux groupes ont la même force, ils ne
bougent pas, ils sont immobiles. Cette immobilité donne l’illusion
qu’il n’y a aucun mouvement, aucune force, aucune énergie. De la
même manière, l’espace est vide, car ce dernier est sous tension de
deux forces antagonistes qui s’équilibrent parfaitement. Parce qu’on
ne voit pas le mouvement, on dit qu’il n’y a rien, mais ces deux forces
existent. Ce sont la matière et l’antimatière. Elles existent mais ne
sont pas encore visibles. »
De la même manière, le silence en vous n’est pas silencieux. Il est
plein de vibrations, d’énergies, de musique. Le silence est le juste
équilibre entre compression et décompression, entre charge et
décharge énergétique, entre le haut et le bas de l’onde. C’est
l’harmonie parfaite entre le yin et le yang, entre relatif et absolu,
entre diastole et systole, entre entropie et syntropie, entre matière et
antimatière. Le silence est l’unité. Le contempler permet de cultiver
en soi la paix de l’esprit.
Comme le souligne le producteur et philanthrope Foster Gamble :
« L’immobilité n’est pas statique, c’est un point d’équilibre
harmonique, de résonance harmonique, un échange d’énergie
rythmique équilibré. Ce calme complet agit comme un canal vers une
conscience plus vaste que la nôtre. La tranquillité est un portail vers
un plus grand état de conscience et vers la paix de l’esprit. »
Le big bang a généré l’espace-temps, un son qui a créé tous les
autres. En nous connectant à notre être intime, au silence intérieur,
nous nous rapprochons de la source et retrouvons cette unité, cet
amour, ce son primordial.
Carl Gustav Jung disait : « Ceux qui regardent à l’extérieur rêvent,
ceux qui regardent à l’intérieur s’éveillent. »
Conclusion
« L’altruisme, c’est comme des cercles dans l’eau, quand on jette
une pierre. Les cercles sont tout petits au début, puis
ils s’agrandissent pour embrasser la surface entière de l’océan. »
Alexandre Jollien
La vibration est à l’origine de toute chose. De l’énergie des atomes à
la réalité des éléments, de l’ADN de l’homme à la lumière des étoiles,
de l’ondulation des photons au miracle de l’espace-temps, tout est
vibration. Le son peut nous aider à répondre aux problématiques de
notre temps. Ainsi que nous l’avons vu, il permet de nombreuses
avancées dans les domaines clés pour notre survie comme la
médecine, l’écologie, l’énergie, l’éducation.
En médecine, les diapasons sur les points d’acupuncture ou les
ultrasons pour traiter le cancer sont, parmi bien d’autres, des
thérapies vibratoires qui ont prouvé leur efficacité. En
agroalimentaire, l’utilisation généralisée des protéodies pourrait
révolutionner l’écologie paysanne. Dans le domaine de l’énergie,
l’exploration du potentiel des ondes de surface et l’exploitation de
l’énergie libre auront dans le futur un fort impact sur l’économie et la
géopolitique. Dans le domaine de l’éducation, l’apprentissage de la
musique permet aux enfants de grandir plus harmonieusement et
d’atteindre plus sûrement leur plein potentiel cognitif. En favorisant
l’écoute de l’autre et la résolution de conflit, la musique est en soi une
véritable école de la paix.
Les jeunes générations sont nées dans un monde en perpétuel
bouleversement et qui, chaque jour, apporte sa part de découvertes.
Prenons l’environnement. Une start-up colombienne a mis au point
une façon de transformer les sacs en plastique en briques très peu
chères, étanches, qui sont utilisées pour construire des maisons et des
écoles. Une autre a inventé un moyen d’extraire le dioxyde de
carbone de l’atmosphère et de le transformer en matière solide, non
polluante. Une troisième a mis au point le premier appareil capable
de transformer en électricité l’énergie de la pluie qui tombe. Chaque
jour naissent des idées comme celles-là, des idées dont les effets
additionnés vont nous permettre de réparer le monde. Il nous faut
des milliers d’initiatives de ce type. Le futur de chacun d’entre nous
dépend de l’imagination de tous. Nous sommes désormais entrés dans
l’ère du Verseau, annoncée comme une période d’altruisme,
d’échanges, d’interconnexion, d’horizontalité, de transparence. De
renouvellement de l’idée collective.
J’ai parlé dans ce livre de la vibration des cellules, de la fréquence
du cœur, de la musique des mains, de l’énergie de la pensée, de la
musique des plantes, du champ des protéines, de la musique des
étoiles, de la vibration des planètes, de la fréquence des civilisations.
Le son est à l’origine de tout, et la musique en est l’expression la plus
juste et la plus enthousiasmante.
La science s’est toujours donné pour rôle de comprendre le
fonctionnement de l’Univers. On cherche les connexions, les liens
tangents entre les choses, on crée des ponts. Et on finit par prendre
conscience que tout est connecté par la vibration. Cette vibration
dont la représentation est elle-même symbole d’unité et d’échange
équilibré entre l’envie de donner et de recevoir. Qu’elle soit lumineuse
ou sonore, l’onde illustre parfaitement la rythmique éternelle de
l’amour. À nous de laisser cette onde nous traverser, nous inspirer,
nous enchanter.
Annexes
Annexe 1
NOMBRE D’OR ET MUSIQUE
« Le beau entre dans nos yeux rayon et sort larme. »
Victor Hugo
L’un des mystères de l’Univers est le lien entre la géométrie et la
vibration. La géométrie est une représentation visuelle, une
manifestation structurelle des vibrations.
Au cœur de la géométrie sacrée se trouve le nombre d’or φ (phi :
1,618). C’est un rapport mathématique harmonieux que l’on retrouve
partout dans la nature, dans les cycles de l’atome, dans l’ADN, dans la
structure des arbres, des fleurs et des fruits, dans la forme des
vagues, des cyclones et des galaxies. C’est pourquoi ce nombre est
souvent qualifié de proportion divine.
Pour comprendre le lien entre la musique et le nombre d’or, il faut
passer par la suite de Fibonacci. Elle est la représentation algébrique
de la spirale ci-dessus. Dans cette suite, chaque nombre est la somme
des deux nombres le précédant. Ce qui donne :
1 1 2 3 5 8 13 21 34 55 89 144 283 Etc.
Or, si l’on divise un nombre par celui qui le précède, on tend
rapidement vers le nombre d’or. Ainsi, 34 divisé par 21 est égal à
1,619. Et, autre exemple, 55 divisé par 34 est égal à 1,617. La suite
de Fibonacci est donc intrinsèquement liée au nombre d’or.
Le point à souligner est que cette suite se retrouve dans les
rapports de fréquences entre deux notes – autrement dit, un
intervalle. Par exemple, dans l’intervalle de sixte majeure, le rapport
entre le do et le la est de 5/3. Dans l’intervalle de sixte mineure, le
rapport entre le do et le la bémol est de 8/5 (3, 5 et 8 étant des
termes successifs de la suite de Fibonacci).
La musique contient ainsi dans son harmonie des proportions
divines. Au même titre que l’architecture, la musique est un art où
l’on retrouve le nombre d’or comme proportion et source d’harmonie.
De nombreux compositeurs comme Bach, Beethoven, Bartók, Wagner,
Debussy et Ravel l’utilisaient consciemment dans la construction
rythmique de leurs compositions.
Que ce soit en musique, en peinture ou en architecture, les
artistes ont toujours été inspirés par le nombre d’or. Celui-ci est
omniprésent dans la peinture de la Renaissance, en particulier dans
les œuvres de Léonard de Vinci. Les bâtisseurs des temples de la
Grèce antique comme ceux des cathédrales du Moyen Âge intégraient
le nombre d’or dans les dimensions de leurs constructions. Cette
proportion donne un sentiment d’harmonie quand on regarde
l’édifice, et une sensation d’apaisement lorsqu’on y pénètre. L’énergie
du vivant y circule plus naturellement. Elle y est amplifiée de la
même façon que les chants le sont par l’acoustique du lieu.
Parthénon à Athènes.
Annexe 2
LA SPIRALE DE L’ESCALIER SONORE
Le son monte et descend comme la rampe infinie d’un escalier en
colimaçon. Plus nous montons, plus le son devient aigu, puis il
devient ultrason, onde radio, micro-onde puis couleur, rayons X et
rayon gamma.
Redescendons à la hauteur du son, à hauteur humaine. Nous
avons subdivisé cette spirale en un étage de 7 marches, 7 fractions
arithmétiques, 7 tons : les fameuses 7 notes de la gamme musicale. Il
s’agit d’un étage bien inférieur à celui des 7 couleurs de l’arc-en-ciel.
Quand nous franchissons la septième note, nous arrivons à l’octave,
qui est un peu comme le palier du dessus. C’est le début d’un
nouveau cycle, l’octave de nous-même, la réalisation du Soi dans une
dimension supérieure.
Ces 7 harmoniques ont également des correspondances
symboliques :
les 7 chakras liés aux 7 glandes endocrines du corps humain ;
les 7 corps subtils (couches énergétiques entourant le corps
humain) : physique, éthérique, astral, mental, causal, bouddhique,
atmique ;
les 7 étapes de maturation alchimique des métaux (plomb, étain,
fer, mercure, cuivre, argent, or) ;
les 7 vertus théologales et cardinales (foi, espérance, charité,
justice, prudence, force et tempérance) ;
les 7 vertus du cœur (compassion, tendresse, gratitude, générosité,
amour, mansuétude, joie) ;
les 7 jours de la création ;
les 7 couleurs de l’arc-en-ciel ;
les 7 cordes de la lyre d’Apollon ;
les 7 notes de la gamme musicale ;
les 7 octaves indiennes (sa, re, ga, ma, pa, dha, ni) ;
les 7 modes musicaux grecs (ionien, dorien, phrygien, lydien,
mixolydien, éolien, locrien).
Annexe 3
ONDES ET PHYSIQUE QUANTIQUE
La physique quantique nous permet de comprendre le
comportement et le pouvoir parfois très étrange des ondes, qu’elles
soient sonores ou lumineuses.
La physique classique étudie l’univers macroscopique de
l’infiniment grand en observant les lois qui régissent les planètes et
les étoiles (position, accélération, vitesse de rotation). La physique
quantique, ou mécanique ondulatoire, étudie, quant à elle, le
comportement vibratoire des particules microscopiques comme les
atomes, les molécules ou les photons de la lumière. Jusqu’au début
du siècle dernier, les physiciens étaient persuadés que les lois
découvertes au niveau macroscopique étaient immuables,
universelles, et qu’elles s’appliquaient également dans le monde
microscopique. Mais dans ce dernier, que l’on ne peut voir, rien ne se
passe comme prévu.
Après les publications du prix Nobel de physique Louis de Broglie
en 1929, les scientifiques tombèrent unanimement d’accord sur le
concept clé de la physique quantique : la dualité onde/corpuscule.
Les physiciens ont constaté que la particule de la lumière que l’on
nomme « photon » agit simultanément comme une particule et
comme une onde, ce qui est impensable a priori. En effet, une
particule peut être localisée dans l’espace-temps en un point précis,
unique, défini, immobile, alors que l’onde qui se dégage de cette
particule est par définition en mouvement permanent. Elle est
présente en plusieurs points à la fois. L’étude de la réalité quantique
est fascinante : les objets peuvent se trouver simultanément dans
plusieurs états.
Ce double comportement paradoxal éclaire de nombreux
phénomènes inexpliqués car notre corps physique est tout autant
matière (corpuscule) qu’énergie (onde). Les équations de la
mécanique ondulatoire permettent de comprendre un grand nombre
de phénomènes jusqu’alors mystérieux. Car deux particules – deux
photons, par exemple – peuvent se comporter comme un seul
système physique, indépendamment de la distance qui les sépare,
même au-delà d’années-lumière. Quel que soit l’espacement entre ces
deux photons, lorsque l’un d’eux est modifié, l’autre l’est tout autant,
exactement au même moment. Ces deux photons intriqués échangent
de l’information à une vitesse supralumineuse, c’est-à-dire supérieure
à la vitesse de la lumière.
L’expérience que réalisa le professeur de physique Amit Goswami
en 2000 peut nous donner une idée concrète de la réalité de cette loi
de physique quantique. Le professeur demanda à deux personnes de
méditer pendant une vingtaine de minutes tout en essayant d’établir
une connexion entre elles. Pendant l’expérience, l’une reçut une
impulsion lumineuse, un stimulus observable sur son
électroencéphalogramme. Alors qu’aucun stimulus ne fut envoyé à
l’autre, son électroencéphalogramme montra exactement la même
impulsion lumineuse au même moment. Ces deux personnes furent
ensuite placées dans des cages de Faraday séparées par plusieurs
kilomètres de distance. Bien que ces cages annihilent
l’électromagnétisme, le résultat fut le même.
Pour de nombreux scientifiques, cette expérience confirme que
l’information ne circule pas seulement à travers l’espace-temps, mais
qu’elle emprunte également des portes temporelles dans l’espace
infiniment petit de notre ADN.
La compréhension de la double réalité des ondes amène à
dépasser la théorie de la relativité, et ouvre un champ d’exploration
concret pour la biologie et les neurosciences. La physique quantique
insiste sur la notion d’intrication ou de non- séparabilité. Cette
approche de l’énergie infinitésimale permet d’analyser les mécaniques
de la guérison à distance, de l’effet placebo, du pouvoir de l’intention,
de l’autoguérison, de l’autosuggestion, de l’hypnose, de
l’homéopathie, de la télépathie.
En considérant la vibration comme une information pouvant
rééquilibrer les blocages énergétiques du corps, la physique
quantique a permis de développer de nombreuses technologies en
médecine informative tel le biofeedback.
La physique quantique est donc une science aux lois étranges,
mais donc les applications sont bien concrètes. Par exemple, quelques
années nous séparent de la mise au point de l’ordinateur quantique.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, il faudra à celui-ci 3
minutes pour faire un calcul qui prendrait aujourd’hui 10 000 ans à
un supercalculateur classique.
Annexe 4
ONDE DE PROBABILITÉ ET EFFET TUNNEL
En étudiant le comportement des photons, les physiciens se sont
aperçus qu’ils se comportaient à la fois comme une particule de
matière et comme une onde. Le fait de voir en la lumière une onde
ou une particule dépend de l’angle de vue. Aussi surprenant que cela
puisse paraître, les photons changent de nature en fonction du
contexte et de l’observateur. Ils réagissent à la conscience de ce
dernier.
Si on lance une balle contre un mur, il n’y a aucune chance qu’elle
le traverse. Il n’en va pas de même avec les ondes. Si votre voisin met
le volume de la musique à fond, le son sera atténué par le mur, mais
cela ne l’empêchera pas pour autant de le traverser. Vous pourrez
l’entendre de chez vous.
À présent, imaginez un électron qui arrive face à un mur
microscopique. S’il est observé comme une onde (comme pour la
musique de votre voisin), une petite partie de cette dernière va passer
de l’autre côté de l’obstacle. Ce concept est nommé « effet tunnel »,
car tout se passe comme si, une fois de temps en temps, un petit
tunnel se créait dans le mur pour laisser passer l’électron.
L’effet tunnel est un exemple des phénomènes qui se produisent
dans le monde quantique, mais pas dans le monde macroscopique.
Malgré son invraisemblance, cette singularité a permis de développer
des microscopes « à effet tunnel », qui permettent de voir et de
manipuler les atomes ou d’expliquer le principe de la radioactivité.
Annexe 5
DÉPLACEMENT DE LA LUMIÈRE
Si vous jetez un caillou dans l’eau à la surface de laquelle un
bouchon de liège flotte, vous verrez le bouchon monter et descendre
mais il ne sera pas emporté par la vague car la pression de celle-ci ne
déplace pas les molécules d’eau de façon horizontale mais de façon
verticale, comme des pistons qui ont un mouvement de haut en bas.
D’un certain point de vue, il en est de même pour la lumière. Elle ne
se déplace pas d’un point à l’autre horizontalement, elle ne fait que
monter et descendre par rapport à la gravité.
Si la lumière semble voyager, ce n’est qu’une des innombrables
illusions provoquées par le mouvement des vagues lumineuses. Tout
est une question de perspective. D’une certaine façon, la lumière se
déplace et ne se déplace pas. Tout dépend par quel pôle on observe la
réalité.
Le fait de voir en la lumière une onde ou une particule dépend de
l’angle de vue, comme l’illustre la métaphore visuelle ci-dessus. Selon
l’angle de vue, l’expression d’un phénomène peut être différente.
Selon la théorie de la relativité, la lumière se déplace d’un point A
à un point B à une certaine vitesse. Selon la physique quantique, elle
ne se déplace pas mais vibre sur elle-même. À l’image d’une corde
que l’on fait craquer comme un fouet, l’onde parcourt la corde d’un
côté à l’autre mais la corde, elle, reste au même endroit.
Selon le physicien Walter Russell, « les vagues de lumière ne
voyagent pas. Elles se reproduisent d’un champ d’onde à un autre
champ d’onde de l’espace ». Russell voyait la substance de l’Univers
comme une lumière immobile magnétique qu’il nommait still
magnetic light. Cet éther lumineux immuable est selon lui « immobile
car il est partout. Il est donc omniprésent. Il est magnétique car il
contrôle toutes les activités électriques. Ainsi, il est omnipotent. Et
cette infinie lumière blanche contient toutes les informations, ce qui
la rend omnisciente ». Il ajoute que « tout est connecté, équilibré et
perpétuellement régénéré par cette still magnetic light ».
Nous pouvons tenter d’expliquer cette « lumière magnétique
immobile » par la vision de l’infiniment petit de la physique
quantique. Plus les vibrations sont petites, plus elles sont intenses. La
vibration d’un atome est très puissante. Si on pénètre dans l’atome,
au milliardième de milliardième de celui-ci, nous arrivons à la
longueur de Planck, c’est à dire la longueur des « cordes vibrantes »
qui constituent l’atome. À cette échelle, la masse énergétique est
presque aussi intense que le reste de l’Univers. Dans l’infiniment petit,
il y a l’énergie de l’infiniment grand. Cette énergie omniprésente
constitue un fluide vibratoire permanent qui s’apparente au fameux
still magnetic light de Walter Russell, la fameuse énergie infinie du
vide, un champ d’informations infini dans chaque particule.
En méditant, en trouvant l’immobilité en soi, le fameux « point
zéro », nous parvenons à connecter à ce champ d’information infini,
le champ de cohérence universel. Ainsi le corps humain agit telle une
antenne de l’énergie du vide et l’homme parvient à être canal de la
Conscience universelle.
Annexe 6
HARMONIQUES DE L’ATOME
La longueur d’une corde de guitare définit sa fréquence de
résonance. Comme nous l’avons vu, la moitié de la corde va
également vibrer, ainsi que le tiers, le quart, le cinquième de la corde
en suivant la progression harmonique. Ce phénomène est identique
pour les atomes et leurs différents niveaux d’énergie qui sont des
harmoniques du centre de l’atome.
La lumière est composée de microparticules, les photons. Ces
derniers sont créés lorsque les électrons d’un atome sont excités et
changent de niveau d’énergie. Ils passent alors à un harmonique
supérieur.
Les harmoniques sont donc présents dans la lumière et dans
l’énergie qui structure la matière. Cette perspective nous aide à
comprendre en quoi les molécules formées par les atomes sont
comparables à des mélodies dont les différents harmoniques
correspondent à des notes distinctes. En cela réside l’effet de la
musique sur l’énergie et la chimie de notre corps.
La structure harmonique du son est autant présente dans les
distances entre les orbites des électrons d’un atome que dans les
distances entre les planètes.
Quand on joue une note sur un piano, d’autres cordes vont vibrer
sans avoir été jouées. La résonance de la progression harmonique est
une loi qui régit autant la structure énergétique des atomes, la
composition des molécules, les intervalles des notes d’un piano, les
distances entre les planètes et sûrement nombreuses autres choses
dont nous n’avons pas encore conscience.
Annexe 7
TÉTRACTYS ET HARMONIQUES
Le système musical pythagoricien découle du symbole mystique
connu sous le nom de tétractys. Pour les Pythagoriciens, la tétractys
symbolisait le nombre dix (1 + 2 + 3 + 4) que l’on estimait être le
nombre d’unité, mais également les quatre éléments, l’harmonie des
sphères et l’organisation de l’espace.
Les tétractys ne représentaient rien de moins qu’une force
formatrice de la nature, comme illustré dans le serment de
Pythagore : « Je prête serment par celui [Pythagore] qui a trouvé la
tétractys de notre sagesse, source qui contient en elle les racines de la
nature éternelle. »
En additionnant ces 4 premiers chiffres, on obtient le nombre 10.
La première ligne est l’unisson.
En divisant la deuxième ligne par la première, nous obtenons le
rapport de l’octave ; 2 divisé par 1.
En divisant la troisième ligne par la deuxième, nous obtenons le
rapport de la quinte ; 3 divisé par 2.
En divisant la quatrième ligne par la troisième, nous obtenons le
rapport de la quarte ; 4 divisé par 3.
Voilà pourquoi en musique l’unisson (1), la quinte (5) et la quarte
(4) sont les cadences d’accords les plus utilisées. Le blues, comme de
nombreux autres styles de musique traditionnels, est fondé sur
l’enchaînement de ces trois accords. Exemple : do fa do sol = 1, 4, 1,
5 = unison, quarte, unison, quinte.
En musique, l’un des plus beaux intervalles est la quinte. Elle
procure une sensation d’ouverture, de bien-être et de perfection qui
pousse à nous demander pourquoi elle est si belle. Il est intéressant
de noter que la quinte est un rapport qui, à quelques degrés près,
reproduit le nombre d’or. La quinte est égale aux deux tiers (2/3) =
0,666 (soit 1,666). Ce rapport, bien que proche, n’est pas exactement
égal à 1,618 (nombre d’or). Ce léger écart est la nécessaire
imperfection qui pousse les forces naturelles à essayer
perpétuellement de se rapprocher de la perfection, à se synchroniser.
Il faut que deux pendules soient déphasés pour qu’ils se remettent
ensuite en phase. En musique, cette imperfection crée la quinte du
loup, un léger décalage du cycle des quintes, une légère perturbation
d’un ordre établi, une asymptote qui s’approche de plus en plus d’un
absolu sans jamais l’atteindre. Cet écart sensible est le grain de sable
éternel dans la mécanique cosmique qui pousse l’Univers à retourner
infiniment vers l’équilibre. `
L’approche métaphysique du nombre 5 est significative. Depuis
l’Antiquité, les philosophes et les scientifiques ont cherché à concilier
l’un et le multiple, le fini et l’infini. Dans certaines traditions, le 5 a
pour fonction de lier le monde invisible au monde visible, le 5 étant
au centre, entre 0 et 10. Il est le nombre qui lie le vide à la totalité,
l’unité (0) à l’expression de l’unité (10). Dans la Kabbale, le 5 est le
chiffre de l’homme, symbolisant sa place centrale entre la Terre et le
Ciel. Il conduit de l’unité au multiple, de l’unicité à la division, de
l’absolu au relatif, de la source à sa manifestation. C’est le cœur qui
permet à l’Un d’advenir.
La perfection n’existe pas sur Terre, mais l’être humain, symbolisé
par le chiffre 5, peut tendre vers la perfection en son cœur, en sa
quintessence. Ainsi, il peut lier le monde visible au monde invisible.
Voilà la philosophie et la science spirituelle qui se cachent derrière le
chiffre 5.
Les Grecs donnaient à la quinte le nom « diapason » qui veut dire
« à travers laquelle passe tout ». Cette compréhension métaphysique
et mathématique de la quinte nous aide à comprendre en quoi cet
intervalle possède de puissants effets sur notre physiologie, d’où
l’importance de savoir l’utiliser consciemment en musicothérapie.
Comme avec le diapason Otto 128 Hz. Dans l’intervalle de quinte
entre le Do 256 Hz et le Sol 384 Hz il y a une différence de 128 Hz.
Selon le docteur John Beaulieu, les effets bénéfiques de la
transmission de cet intervalle dans le corps sont nombreux. « La
quinte stimulerait le système nerveux et permet une libération plus
rapide de l’oxyde nitrique dans le corps. » Ce dernier est un agent
déterminant pour la santé générale. En effet, des taux élevés d’oxyde
nitrique impliquent une tension artérielle plus basse et des risques
d’incidents cardiaques réduits. L’intervalle de quinte permettrait aussi
« la libération d’antibactériens, d’antiviraux et de radicaux libres ».
J’ai moi-même vu de très bons résultats en utilisant la quinte avec les
diapasons. Je recommande donc aux musicothérapeutes d’explorer
les nombreux bénéfices de ce puissant intervalle.
Annexe 8
FRÉQUENCES DE L’ANCIEN SOLFÈGE SACRE
Le « solfège sacré » remonte au XIe siècle. Il serait à l’origine de la
dénomination des notes de la gamme majeure do-ré-mi-fa-sol-la-si.
Guido d’Arezzo, un moine bénédictin, utilisa les premières syllabes
des sept premières lignes de l’hymne de saint Jean-Baptiste pour
nommer les notes afin d’aider ses élèves à apprendre la musique.
Voici l’hymne en question :
Ut queant laxis Ut = 396 Hz Que tes serviteurs
Resonare fibris Ré = 417 Hz chantent d’une voix
vibrante
Mira gestorum Mi = 528 Hz les merveilles
Famuli tuorum Fa = 639 Hz de tes actions,
Solve polluti Sol = 741 Hz absous le péché
Labii reatum La = 852 Hz qui souille leurs lèvres,
Sancte Iohannes Si = 963 Hz Ô saint Jean !
Ut, seule note de la gamme sans consonne au début, a été
remplacé plus tard par la syllabe do, à la diction plus aisée. Le ut est
un son fermé, le do est plus facile à chanter.
De nos jours, les sept notes de la gamme (do-ré-mi-fa-sol-la-si)
sont calibrées sur le la 440 Hz. Ce sont des fréquences composées de
nombres décimaux. Mais les antiques fréquences sacrées ne
correspondent pas à une gamme musicale. Jouer toutes les notes
ensemble n’est pas harmonieux, ce n’était pas le but de ceux qui
développèrent ce système harmonique. Ces fréquences auraient été
choisies pour une raison d’ordre numérologique. Comme nous allons
le voir plus loin, elles ont toutes un rapport avec les 9 chiffres (1, 2,
3, 4, 5, 6, 7, 8, 9).
En utilisant un calcul pythagoricien, le docteur Joseph Puleo,
médecin et herboriste, a révélé une série de fréquences sonores
présentes dans le Livre des Nombres. Selon lui, ces fréquences
auraient de mystérieux pouvoirs d’harmonisation et pourraient ouvrir
la voie à des améliorations dans la vie de ceux qui les chantent. Les
chants grégoriens sont principalement fondés sur ces fréquences,
lesquelles permettent d’accéder à des niveaux de conscience plus
élevés.
Plusieurs études ont confirmé l’effet bénéfique de ces fréquences
sur la santé des interprètes. Selon le Dr Alan Watkins, professeur de
neurosciences à l’Imperial College de Londres, ceux qui interprètent
ces chants voient leur fréquence cardiaque et leur tension artérielle
ralentir. On trouve sur Internet d’innombrables méditations sonores
fondées sur ces fréquences, dites du « solfège sacré ». L’auditeur peut
chanter par-dessus les enregistrements, ce qui lui permet d’accéder à
un état de relaxation profonde. Sœur Ruth Stanley, religieuse
bénédictine et directrice du pôle de médecine complémentaire à
l’hôpital St. Cloud du Minnesota, a observé que les patients souffrant
de douleurs chroniques ressentaient un soulagement véritable en
écoutant ces « chants ».
En 1988, le biochimiste Glen Rein a enregistré des chants
grégoriens puis les a convertis en ondes audio-scalaires. Elles ont été
émises dans des tubes à essai contenant de l’ADN. En mesurant
l’absorption du rayonnement ultraviolet, le professeur a pu
documenter l’effet des chants grégoriens sur nos gènes. Ils ont
provoqué une augmentation de 9 % de l’absorption de la lumière.
Glen Rein en a conclu que ces fréquences sonores provoquaient une
résonance dans l’ADN et pouvaient avoir des propriétés curatives.
Depuis, d’autres chercheurs ont exploré le potentiel de guérison des
fréquences du solfège sacré. Une étude de l’université de Tokyo
publiée en janvier 2018 a examiné l’effet du mi 528 Hz sur le système
endocrinien et le système nerveux autonome. Des volontaires ont
écouté de la musique en 528 Hz et en 440 Hz à des jours différents.
Les chercheurs japonais ont constaté que les marqueurs de stress
comme le cortisol ou la chromogranine A avaient nettement diminué
après l’exposition à de la musique en 528 Hz, alors qu’aucun
changement n’avait pu être mesuré lorsqu’ils écoutaient de la
musique en 440 Hz. De plus, la tension du système nerveux
autonome se calmait significativement avec de la musique en 528 Hz.
Les chercheurs ont donc conclu que la musique dans cette fréquence
a « un effet particulièrement puissant de réduction du stress, même
après seulement cinq minutes d’exposition ».
Le tableau suivant, le tableau des 9 chiffres, nous montre le lien
entre les fréquences de l’ancien solfège sacré et la numérologie.
1 2 3
4 5 6
7 8 9
À chaque colonne correspondent trois fréquences du solfège sacré.
La colonne de gauche laisse apparaître les nombres :
174, 417, 741
La colonne du milieu laisse apparaître les nombres :
285, 528, 852
La colonne de droite laisse apparaître les nombres :
396, 639, 963
Le tableau des 9 chiffres nous donne ainsi les 9 fréquences du
solfège sacré. Si l’approche purement numérologique de ces
fréquences semble froide ou abstraite, utiliser cet ensemble de notes
peut être d’un grand intérêt physiologique. Chanter des fréquences
fondées sur la géométrie sacrée aide à développer l’harmonie initiale
qui réside en chacun de nous.
Le mathématicien Robert Edward Grant a établi un lien entre les
fréquences du solfège sacré et la « fleur de vie ». Celle-ci possède une
forme géométrique qui a autant fasciné Léonard de Vinci que les
mathématiciens égyptiens, assyriens et les physiciens modernes tel
Nassim Haramein, qui voient en elle « la représentation de l’équilibre
vectoriel, un champ de force parfaitement équilibré, avec 12 lignes
d’énergies égales qui rayonnent depuis un point central d’où tout
fleurit ».
La cosmométrie étudie la géométrie de la biologie. Dans toute la
nature, nous pouvons voir des modèles, des structures, des processus
et des systèmes qui reflètent un ordre sous-jacent de dynamique
énergétique. Les fréquences du solfège sacré reflètent l’harmonie de
la fleur de vie.
Une étude des images cymatiques de ces fréquences, effectuée par
les chercheurs de la Fondation Cymascope, a fait apparaître des
« nœuds » et des « antinœuds », les hauts et les bas des ondes sonores
visibles. En repérant les antinœuds, là où l’onde se déplace au
maximum, les chercheurs ont découvert que la plupart des fréquences
de solfège sacré sont divisibles par 3, 6 et 9.
Comme on peut le voir ci-après, les nombres de fréquence Hz
(396, 417, 528, 639, 741, 852) peuvent tous être réduits à l’un de ces
trois chiffres, 3, 6 et 9 :
369 = 18 = 9
417 = 12 = 3
528 = 15 = 6
639 = 18 = 9
741 = 12 = 3
852 = 15 = 6
963 = 18 = 9
Nikola Tesla a déclaré : « Si vous connaissiez la magnificence du
3, 6, 9, alors vous auriez la clé de l’Univers. » Marko Rodin,
spécialiste des « mathématiques des vortex », estime que ces nombres
représentent un vecteur de la troisième à la quatrième dimension
qu’il appelle un « champ de flux ». Ce champ est censé être une
énergie dimensionnelle supérieure. Était-ce à cette dimension que les
chants grégoriens permettaient d’accéder, ouvrant des niveaux de
conscience supérieurs aux moines chantants ?
On peut recourir au solfège sacré de multiples façons. Certains
musicothérapeutes utilisent des diapasons émettant ces fréquences,
les placent sur des points d’acupuncture, le long des méridiens ou
dans l’aura. D’autres proposent des « bains sonores » avec des bols
tibétains de cristal ou des gongs accordés à ces fréquences. On peut
aussi simplement écouter ces fréquences sacrées avec des écouteurs.
Internet regorge de vidéos de méditations sonores qui intègrent ces
sons. Ce qui, à mon sens, est le plus bénéfique, c’est de chanter ces
sons afin d’harmoniser pleinement toutes les cellules de notre corps.
L’énergie se traduisant en nombre, en fréquences et en formes
géométriques, chanter des sons prenant appui sur les proportions de
la géométrie sacrée permet d’activer en nous la dynamique
énergétique initiale.
Les caractéristiques des fréquences du solfège sacré se définissent
comme suit :
174 Hz – soulage la douleur physique ;
285 Hz – régénère les tissus ;
396 Hz – libère la peur ;
417 Hz – facilite et initie le changement ;
528 Hz – répare l’ADN ;
639 Hz – améliore les relations humaines ;
741 Hz – stimule l’expression créative ;
852 Hz – développe les sensibilités spirituelles ;
963 Hz – connexion avec l’énergie universelle.
Personnellement, j’ai longuement douté des conclusions du
docteur Puleo. Je ne prenais pas au sérieux ces vidéos vantant la
guérison miraculeuse ou la réparation de l’ADN à la simple écoute
d’une musique sur YouTube. J’ai aussi douté qu’il pouvait y avoir des
fréquences meilleures que d’autres car l’effet thérapeutique du son
résidait, selon moi, uniquement dans l’intention, l’intensité et l’effet
des intervalles.
Mais, après avoir chanté ces sons lors de méditations sonores
prolongées, j’ai pu ressentir l’effet énergétique de ces fréquences et
éprouvé un bien-être bien plus net qu’avec d’autres – tout
particulièrement avec le mi 528 Hz, qui apparaît comme central et
qui me fit ressentir un alignement, un recentrage, un ancrage.
Annexe 9
L’UNIVERS HARMONIQUE
« La musique n’est pas quelque chose que les humains ont
inventé, c’est quelque chose que l’on a découvert et qui
existe déjà dans l’Univers. La vie est une réalité acoustique,
un océan de fréquences sonores. Ce que nous appelons
musique est la manière dont ces fréquences sont
organisées : l’harmonie. C’est pourquoi la musique est le
meilleur moyen de comprendre le champ unifié. »
Foster Gamble
Pour comprendre le rapport entre l’Univers et la musique, il
convient de définir ce qu’est le champ unifié. Ainsi pourrons-nous
mieux considérer le lien entre l’harmonie et l’Univers, entre la
musique et le vide. Le champ unifié relie l’infiniment petit à
l’infiniment grand, le vide à l’Univers entier. Pour théoriser ce champ
unifié, le physicien Nassim Haramein développe un modèle qui
s’applique à toutes les échelles et qui prend appui sur la dynamique
fondamentale des fractales, dynamique similaire à celle des
harmoniques en musique. Haramein nomme ce modèle : « Univers
fractal holographique ».
En collectant des données sur des objets infiniment petits
(protons, électrons) et des objets infiniment grands (planètes,
étoiles), les équations d’Haramein laissent apparaître un point
commun surprenant à tous ces objets : chacun d’entre eux possède la
masse et le rayon requis pour être considéré tel un trou noir. En
somme, les étoiles et les particules infimes qui composent la matière
de votre corps ont un point commun : ce sont tous des objets
stellaires massifs en connexion avec l’énergie du vide, c’est-à-dire des
trous noirs.
L’Univers, loin d’être chaotique, est au contraire organisé selon la
loi des fractales, ces dernières étant des figures mathématiques qui
présentent une structure similaire à toutes les échelles, à l’image des
harmoniques en musique. Dans cet « Univers fractal holographique »,
l’infiniment petit et l’infiniment grand sont reliés. Le vide et l’Univers
sont en tous points, c’est pourquoi l’infiniment petit des trous noirs
est infiniment massif. Et, inversement, la totalité de l’Univers peut
être considérée comme étant un trou noir. Le vide est rempli, la
boucle est bouclée.
La porte entre le vide et la vie est facilement visible dans la
géométrie du vide. Celle-ci met en évidence la tenségrité des
fractales, c’est-à-dire la capacité d’une structure à se stabiliser, à
garder son intégrité, quelle que soit la pression qu’elle subit. Ainsi, un
système en fractales que l’on comprime peut se trouver dans un état
d’équilibre stable à tous les degrés, infiniment petit ou grand, cet
équilibre étant la condition ultime du vide et de l’apparition de
l’énergie qui peut en émaner.
Le tétraèdre à 64 faces est la figure géométrique qui représente
l’intégration parfaite des forces d’expansion et de contraction de
l’Univers. C’est la structure même de l’espace-temps.
Dans une structure de 64 tétraèdres imbriqués, il existe une
géométrie en équilibre parfait : le vecteur d’équilibre. Selon
Haramein : « Le vecteur d’équilibre est le point zéro du “être” et du
“non-être”. » La grille de 64 tétraèdres est le germe de ce qui
adviendra, le vide d’où jaillit la création, la vie.
Or il existe 64 codes dans la spirale de l’ADN, dont la forme
spiralée reflète la géométrie du nombre d’or, c’est-à-dire la manière
dont la lumière se déploie dans l’Univers. L’ADN est lumière faite
matière, c’est la porte entre le vide et la vie, entre le néant et la
création.
Les lois de l’harmonie musicale représentent en elles-mêmes la
structure de l’Univers. C’est pourquoi le son est le lien ultime entre
l’ADN de notre corps et les dimensions de l’espace-temps. La musique
a la capacité de nous connecter à quelque chose d’infini, d’au-delà.
Par la compréhension de ce lien entre harmonie et espace-temps, un
jour pourra-t-on utiliser la musique pour nous connecter à une source
illimitée en nous et hors de nous ?
Nos rêves ne nous appartiennent pas, mais il nous appartient de
les rêve-veiller. Lorsque nous sommes connectés à l’infiniment grand
de l’Univers par l’infiniment petit au centre de notre cœur, nous
pouvons être inspirés par la totalité de l’univers, nous sommes un,
nous sommes tout, nous sommes l’océan entier dans une goutte
d’eau. Au lieu de rêver, sous sommes rêvés.
Remerciements
Merci à la Vie,
à ma mère, à mon père,
à l’Univers.
À mes sœurs, à mes frères,
mes beaux-pères, ma belle-mère,
à mes amies, mes compères, à mes guides.
Merci à l’amour, l’inspiration et la musique de Pierre-Marie Dru.
Merci à la voix et l’amour de Laetitia Bourgeois, FM LÆTI.
Merci à Victor Boury, Clémence et Matthieu Dru, Noémie Saglio et
Camille Lambert.
Merci à PM, Marika, Samuel et Johan.
Merci à Grand-Papa, Françoise, François Laurent, Véronique, Jean-
Paul, Paul, Emmanuelle, et Mahaut. Merci à Églantine, Marguerite,
Paul et Louis, Marie-Eugénie, Sylvain, Félix, Ferdinand, Pacôme,
Sidonie, Armand et François. Merci à Charito et Jean-Pierre, à Olivier
et Marie-Louise. Merci à François Dupuy, Dominique et RL. Merci à
Philip Purdhom. Merci à toute ma famille. Merci à Eve, Milo, Noa et
Joseph.
Merci à Paul Boury.
Merci à la famille Lambert.
Merci à Praline Lemoult.
Merci à Anaïs, Gabrielle et Simon.
Merci à mes amis, tout particulièrement Maxime Dautresme, Romain
Labbé, Amélie Uteza, Paul Kistner, Tatiana Nicol, Vincent et William F,
Sébastien D, Alexis M, Lenz, JB, Ben, Phil, Laure et Pierre
Lemarchand, Bastien, Benjamin G, Bénédicte, Adrien M, Michel M,
Maud A, Najoi, Jason E, Emmanuelle K, la famille Labbé, Lizebeth,
Simone et Mathilde, la famille Kistner, Jérôme R, Julien P, Caroline
Nagel et Laurent, Alexis Kolnikoff, Dusica, Mai’a, Valentine D, Isabelle
L, Olivia Jane Benoit, Alexis R, Thomas C, Fouad, Greg V, et Jérémy J.
Merci à Cécile Montigny.
Merci aux musicothérapeutes et à leur inspiration : Fabien Maman,
Terres Unsoeld et toute la famille Tama-do. Merci à Marie M’Bouni,
Tom Kenyon, Jill Mattson, Jonathan Goldman, Dr Mitchell Gaynor,
Ted Andrews, Randall McClellan, Ani Williams, Hélène Foglio, John
O’Sullivan, J.B. Kennedy, Rudolf Steiner, Dr John Beaulieu, Hans
Cousto, Joachim-Ernst Berendt, Eva Rudy Jansen, Frank Perry, Wayne
Perry, Emmanuel Comte, Philippe Barraqué, Alexandre Tanous,
Marie-Louise Aucher, Richard Cross, Israt Inayaht khan, Pythagore...
Merci à Lorne Auber pour le soutien, l’amour, l’inspiration et le chant
de spirale dorée.
Merci à Lisa Leicht pour m’avoir appris à contacter l’autre à travers le
cœur et à soigner les animaux. Merci pour le soutien et l’amitié.
Merci à Nicole Bartolucci qui m’a aidé à me connecter aux Messagers
du Son, aux Génies de la Nature, aux sons des arbres et des étoiles.
Merci à Philippe Chatilliez, Dominique, Hélène et Jules Rossi, Josette
Breville, Philippe Bonvalet, Pascal Dupont. Cécile et Paul Moreira,
Merci à la famille Kiko, à Gérard et un grand merci à Alain Van
Damme. Merci à Lucien Dautresme. Merci à Moudouma, Pamela
Gonder, Yogi Kevin, Kaya Jiwan, Thibaud Cummings, Anne Igou,
Sybille Malphettes et Florie Ravinet. Merci à Laure Sénard, à Aurore
Fagnen et à Eleonore Grudzinsky. Merci à Pamela Gonder et l’hypnose
QHHT. Merci à Laetitia Marx.
Merci au physicien Dan Winter, à sa femme Valerie Sandelin et à
Patrick Botte. Merci à Chris Hardy pour l’inspiration et les livres.
Merci à Renaud Ruhlmann et Aurélie Caton, à Jean Thoby et le
festival « La musique des plantes ». Merci à Claire Chasnut, à Béatrice
Parent, Kayako Prudent, Sonia Péguin, Vietlai Pham, Carole Pillet.
Merci au docteur Dominique Eraud, à Valérian Delichana, Saliha
Krouri, François Mollat, Marine Neveu, Julia Hutchings et Tracey
Storey. Merci au Dr Lehmann du Brams Institute. Merci à Pedro
Ferrandiz de Genodics. Merci à Corine Sombrun et au TranceScience
Research Institute. Merci à Sofia Stril-Rever, Adrien Moisson, à
Laurent Lettree (LLND), à Xavier Fischer (DatakaLab). Merci à
Priscilla Telmon et Vincent Moon. Merci à Lulacruza. Merci à Pigalle,
Masomenos et Substance. Merci à Living-Octave, à Shanghai. Merci à
Frederick Chavalit Tsao, à Rebecca Howes, à Sydney Wang, Angel
Herrera, Shervin Boloorian, Punnu Wasu, Hélène Watson, David
Suntara, Kevin James.
Merci à Deborah Deslierres, (Lunabee), Mathilde Girault (Ground
Control). Merci à Virginie Lancetti, Vincent Malone, Antoine Choque,
Stéphane Meyer (The Druid of Paris), Mitia Klein, Rachel
Grzybowski, Gauthier Rapp, Gary Younes, Ravisha Chandra et Flora
Lafage. Merci à Sarah Zeppilli, Michèle Winkler, Basil Viault, Carmen
Villalba, Marie Varenne, Yannick Van Doorne, Simone Tundo, Eric
Huibon Hoa, Corin Yagé, Estelle Guerven, Lionel Bordeaux, Antoine
Tavernost, Stéphanie Courant, Virginie Sauvant, Cécile Sanchez, La
famille Roux, Pamela Rohmer, Raphaelle et Christophe Bolloré, Marie
Robert, Ann Raynaud, Claude Pugenger,, Minh Guy Boutin, Julie
Gilles, Melizande, Ludivine Marbrier, Julie Mamou Mani, Florence
Besson, Sophie Gellet, Vincent Malone, Laurent Lettree, Laoura,
Ravisha Chandra, Brice Illahdeborde, Mathilde Giraud, Suzanna
Flammarion, Tal Isaac.
Merci à Lawrence, Stefan Ros, François, Roy, Carolina, Karen, Lilian,
Teddy et Mikel.
Merci à Lucian Tarnowski (founder of CIVANA) et à « Unified Planet
Sound » : collectif international de musicothérapeutes, scientifiques
et d’artistes inspirés (Californie).
Un merci très particulier au docteur Alain Toledano et à toute
l’équipe de l’Institut Rafaël : Sophie Morello,, Ayala Elharar, Marie
Alavoine, Mathilde Terzioglu, Shéhérazade Boyer- Tami, Federica
Vettor, Clément Draghi, Sandrine Doczekalski, Léa Durant, Hélène
Reinhardt, Katy Henriques.
Merci à Elodie Garamond et à son Tigre.
Un merci chaleureux à Thierry de Selle, à son pouvoir et sa
générosité.
Merci aux musiciens lumineux Christophe « Disco » Minck, Steve
Argüelles, Ludovic Bruni, Gladys Gambie, Guillaume Aubry, Laurian
Daire, Manu Dyens, Jean-Max Méry, Marlon B, Yann Arnaud,
Stéphane « Alf » Briat, Gabin Lesieur, Hillaire Penda, Benjamin
Duterde (l’oncle Soul), Géraldine Nadal, Sophia Charai, Mathias
Duplessy, Greg Jeanmaire, Jérome et Thomas Goldet. Merci à [Link].
Merci à Jimmy Kachulis, Joe Galeota, Jamey Haddad, Axel Lecourt,
Jean-François Sénart, Matthieu Chedid et Hocine.
Merci à Diabou Gaye, à Mona Chasserio et à tous les enfants de la
Maison Rose à Dakar. Merci à Abdou Karim et Marc Obin, Floriane de
Lassé et Nicolas Henry. Merci à Erik Orsenna, à Valérie Schlumberger.
Merci à Thomas Goldet et Aude Lechère. Merci à Gorée
Merci à l’inspiration de Wim Hof, Mantak Chia, André Van Lysebeth,
Dan Winter, Patrick Burensteinas, Joe Dispenza, Terence McKenna,
Nassim Haramein, Rupert Sheldrake, Graham Hancock, Richard
Rudd, Lynne McTaggart, Nikola Tesla, Walter Russell, Rudolf Steiner,
Dawson Church, Fred Hageneder, Mathias de Stefano, Michael
Tellinger, Patrice van Hersel, Chris Hardy, Jean-Pierre Garnier Malet,
Jacques Collin, Anita Moorjani, Lawrence Edwards, Mazaru Emoto,
Omraam Mikhael Aivanhov, Alice Bailey, Rumi, Khalil Gibran, Fabien
Maman, Sensei Nakazono, Joel Sternheimer, Marc Henry, Corine
Sombrun, Jean Thoby, Eckhart Tollé, Carl Gustav Jung, Albert
Einstein, Carl Sagan, Rumi, Mozart, Debussy, Lennon et McCartney,
Rimbaud, Baudelaire, Prévert, Saint-Exupéry, St Germain, Isis et
Merlin.
Merci à Rebecca Howes pour la guidance céleste et l’alchimie.
Merci à la chanteuse Camille, pour amener le chant des étoiles sur
Terre.
Merci au docteur Xavier Emmanuelli pour la reconnaissance, l’écoute,
la motivation et l’incitation à écrire.
Un très grand merci au professeur Marc Henry pour son inspiration,
sa générosité et ses corrections.
Un merci particulier à Céline de Quéral, Hélène Arlet, Pamela Tamby,
Denis Quenard et Lorne Auber pour leur patience et leurs corrections.
Merci à Florent Massot pour son soutien.
Merci à Stéphanie Honoré pour sa confiance et son soutien. Merci à
Sandrine Navarro, à Lara Boso et à toute l’équipe des éditions Leduc.
Gratitude infinie à mon père pour son aide aussi considérable que
précieuse dans la rédaction de ce livre qui existe grâce à lui.
Merci à la Source de la Lumière, de la Musique et de l’Amour. Merci à
la vibration au cœur de toute chose.
À propos de l’auteur
Diplômé du Berklee College of Music, François-Marie Dru est
musicien et compositeur du groupe FM LÆTI et de l’association La
Maison Rose. Depuis dix ans, il se consacre à la musicothérapie par
des soins et des formations sur le pouvoir thérapeutique du son. Il est
responsable du pôle musicothérapie à l’Institut Rafaël-Maison de
l’après-cancer à Paris.
Musicothérapeute, il fonde ses diagnostics et traitements sur
l’harmonie. À la recherche de la signification, du sens et du bienfait
de l’équilibre harmonieux, il aide ses patients à relever les défis
psycho-spirituels auxquels chaque être humain est confronté : s’aimer,
transcender ses peurs et conquérir sa liberté intérieure.
Des livres pour mieux vivre !
Merci d’avoir lu ce livre, nous espérons qu’il vous a plu.
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information
Les éditions Leduc
10 place des Cinq-Martyrs-du-Lycée-Buffon
75015 Paris
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