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Procédure de recouvrement des créances publiques

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Section 04 Recouvrement des créances publiques

XIV 09.04.01 Procédure de mise en recouvrement

Les droits de douane et autres droits et taxes dus à l’importation ou à l’exportation ainsi que les
autres recettes dont la perception est confiée à l’administration sont liquidés et mis en
recouvrement en vertu d’un ordre de recette émis par l’ordonnateur.

La mise en recouvrement résulte de l’émission par l’ordonnateur d’un ordre de recette à envoyer
au Receveur des douanes. Cet ordre de recette est constitué par un exemplaire de la déclaration
en douane ou tout autre titre en tenant lieu.

L’ordre de recette doit comporter nécessairement les indications suivantes :

- le montant des droits et taxes à percevoir ;

- l’imputation budgétaire et comptable ;

- le nom ou la raison sociale du (ou des) redevable(s) ;

- l’adresse exacte du (ou des) redevables(s) ;

- le numéro d’ordre d’émission (n° de liquidation) ;

Le Receveur des douanes est également chargé d’assurer le recouvrement des ordres de recette
émis par d’autres administrations, ainsi que les recettes ne donnant pas lieu à l’émission préalable
d’un titre (recettes sans ordonnancement préalable).

Le Décret Royal du 21 Avril 1967 sur la comptabilité publique a distingué entre les agents chargés
de l'exécution des opérations financières publiques et ceux chargés des opérations
administratives.

L'Ordonnateur s'occupe de l'assiette, de la liquidation et de la mise en recouvrement de la créance.


C'est au Receveur chargé du recouvrement qu'il appartient d'engager toute action en vue d'amener
le débiteur à régler sa dette.

Le Receveur est pécuniairement responsable des recouvrements qui lui sont confiés (Art. 1er du
Dahir du 2 Avril 1955 sur la responsabilité des comptables publics).

De même, en vertu de l’article 125 CRCP, les comptables chargés du recouvrement qui ont laissé
passer le délai de prescription sans engager d'actions en recouvrement ou qui après les avoir
commencées, les ont abandonnées jusqu'à prescription des créances qui leurs sont confiées pour
recouvrement sont déchus de leurs droits contre les redevables, mais demeurent responsables
vis-à-vis des organismes publics concernés.

Le Receveur engage donc sa propre responsabilité lorsqu'au terme de la durée limite du


recouvrement, il n'a ni recouvré une créance, ni entamé la procédure de l'exécution forcée.

XIV 09.04.02 Mesures à prendre préalablement au recouvrement forcé

Préalablement à toute action en recouvrement portant sur des droits et taxes et autres sommes
dues, le service doit se conformer aux mesures ci-après exposées :
XIV [Link] Au niveau de l’ordonnateur

• En matière des droits et taxes au comptant

Pour les ordres de recette non recouvrés et après un délai d’un mois à compter de la date
d’enregistrement de la déclaration en détail, l’ordonnateur doit, à la demande du Receveur,
procéder à l’aliénation des marchandises conformément aux dispositions de l’article 106 du code
des douanes, relatif aux marchandises considérées comme abandonnées en douane.

Le produit net de la vente des marchandises sera affecté à la régularisation des droits et taxes y
afférents y afférents conformément aux dispositions de l’article 109 du code des douanes. Lorsque
ce produit ne couvre pas le montant intégral des droits et taxes, le reliquat reste à la charge du
redevable et fera l’objet des poursuites en recouvrement.

• En matière de redressement des droits et taxes

Lorsqu’il résulte de la révision de la déclaration ou des contrôles a posteriori que les dispositions
qui régissent le régime douanier concerné ont été appliqués sur la base d’éléments inexacts ou
incomplets, le service prend dans le respect des dispositions législatives et réglementaires en
vigueur, les mesures nécessaires pour rétablir la situation en tenant compte des nouveaux
éléments dont il dispose.

De même, les omissions totales ou partielles constatées et les insuffisances relevés dans l’assiette
et la liquidation des droits et taxes, ainsi que les erreurs commises, tant dans la détermination des
bases d’imposition ou de la valeur que dans le calcul de ces droits et taxes, peuvent être réparés
jusqu’à la quatrième année à compter de la date d’émission du titre de recette.

Les insuffisances ainsi constatées, doivent donner lieu à des liquidations supplémentaires par voie
d’émission d’un ordre de recette comportant, en plus des références du titre de recette initial, les
renseignements nécessaires permettant l’identification du redevable.

• En matière des régimes économiques en douane

Le service continuera à dresser systématiquement l’état des comptes devant échoir dans les trois
mois avant l’échéance du compte et en informer le soumissionnaire concerné, avec copie remise à
la caution, au moyen d’une correspondance conforme au modèle joint en annexe XIV 28 (lettre de
type A).

Un mois après l’échéance, le soumissionnaire et la caution seront informés des comptes échus et
non régularisés (lettre de type B, en annexe XIV 29).

S’agissant du rérgime de l’ATPA , l’article 135-2°, deuxième alinéa du code des douanes et impôts
indirects prévoit que lorsqu’à l’expiration du délai de séjour autorisé en vertu des dispositions de
l’article 137 dudit code, les marchandises placées sous ledit régime ne sont pas exportées, mises
à la consommation après autorisation de l’administration, constituées en entrepôt ou placées sous
le régime de l’admission temporaire, les droits et taxes dont ces marchandises sont normalement
passibles à l’importation deviennent immédiatement exigibles.

Toutefois, ce même article 135-2° précise dans son troisième alinéa que, sans préjudice des suites
contentieuses, les droits et taxes d’importation sus visés ne sont pas exigibles lorsqu’il est
procédé, sur autorisation de l’administration, à l’exportation, dans un délai n’excédant pas six (06)
mois à compter de la date d’expiration du délai de séjour autorisé, des produits compensateurs ou
des marchandises dans l’état où elles ont été importées.

La liquidation et l’action en recouvrement des droits et taxes d’importation exigibles sur les
reliquats des comptes d’A.T.P.A., non régularisés dans les délais réglementaires impartis, ne peut
étre effectuée qu’au terme du « délai de grâce » de six (06) mois prévu au troisième alinéa de
l’article 135-2° précité.

Passé ce délai et à défaut de règlement des droits et taxes, intérêts de retard et autres sommes
dues dans le délai imparti, il sera procédé au recouvrement forcé de la créance due à l’encontre du
soumissionnaire et de sa caution.

Parallèlement à l’action en recouvrement, le soumissionnaire défaillant et, le cas échéant sa


caution, seront poursuivis solidairement en vue de requérir le paiement des pénalitées prévues par
le code pour la non régularisation dans les délais impartis.

Il est rappelé qu’en matière de régimes économiques en douane, la banque ou la société


d’assurance, en leur qualité de caution, ne seront actionnées qu’à concurrence du montant des
droits et taxes pour lequel elles se sont engagées.

Les intérêts de retard et autres sommes dus ainsi que les pénalités pécuniaires éventuelles
demeurent à la charge du principal obligé (Art.230 code des douanes).

• En matière d’amendes transactionnelles

S’agissant des montants des transactions et lorsque le règlement n’est pas intervenu dans un délai
de trois mois et sauf cas de recours devant l’Administration Centrale (Contentieux), l’Ordonnateur
doit procéder à la demande du Receveur, à l’annulation de l’ordre de recette et à l’engagement des
poursuites pénales qui s’imposent.

XIV.[Link] Au niveau du Receveur

Les ordres de recette devant faire l’objet de recouvrement forcé sont rendus exécutoires dès leur
emission par l’ordonnateur.

Concernant les amendes et condamnations pécuniaires le Receveur doit, dès la prise en charge
des extraits de jugement les concernant, dûment revêtus de la formule exécutoire apposée par le
secrétariat greffe du tribunal ayant prononcé la décision à exécuter, inviter le redevable, en lui
notifiant la décision à exécuter au moyen d’avis sans frais, à se libérer des sommes mises à sa
charge ou de faire connaître ses intentions.

Si le condamné se trouve incarcéré, la même sommation de se libérer lui est faite en prison avec
précision du montant de la créance ainsi que de la durée de la contrainte par corps encourue.

Cette notification est assurée par les agents de notification et d’exécution du Trésor et, en cas de
besoin, par les agents du secrétariat greffe du tribunal ou le cas échéant par les huissiers de
justice et ce, conformément à la procédure prévue par les articles 37 à 39 du code de procédure
civile (CPC). A défaut de paiement, le recouvrement en est assuré par voie d’exécution forcée.

XIV.09.04.03 Les Comptables chargés du recouvrement

Sont chargés du recouvrement des créances publiques en vertu de l'article 3 du CRCP, les
comptables ci-après :
- le Trésorier Général du Royaume ;

- les Trésoriers Régionaux, Préfectoraux et Provinciaux ;

- les Percepteurs, les Receveurs de Région et les Receveurs Communaux ;

- les Receveurs des Douanes et Impôts Indirects ;

- les Receveurs d'Enregistrement ;

- les Secrétaires-Greffiers des Juridictions du Royaume , pour les amendes et condamnations


pécuniaires, frais de justice et la taxe judiciaire ;

- les agents comptables des établissements publics pour les créances desdits établissements,
lorsque l'application des dispositions de la loi n° 15-97 formant code de recouvrement des
créances publiques est expressément prévue par leur texte de création" (Art.3 CRCP).

XIV.09.04.04 Droit de Communication

XIV.[Link] champs d’application

Les Receveurs, en leur qualité de comptables publics disposent, conformément aux dispositions
de l’article 128 du CRCP, d’un droit de communication devant leur permettre d’accéder à tous
documents ou renseignements concernant les redevables et qui sont utiles au recouvrement des
créances publiques auprès :

- des administrations de l’Etat, des collectivités locales et leurs groupements, des établissements
publics et de tout autre organisme soumis au contrôle de l’autorité publique, sans que lui soit
opposé le secret professionnel ;

- des personnes physiques et morales dont la profession autorise l’intervention dans des
transactions, la prestation de service à caractère financier, juridique ou comptable ou la détention
de biens ou de fonds pour le compte de tiers débiteurs.

Toutefois, en ce qui concerne les professions libérales, le droit de communication ne peut porter
sur la communication globale des dossiers de leurs clients, redevables des créances publiques.

XIV.[Link] Sanctions en cas de non communication

Les organismes et les personnes visées ci-dessus, sont tenus de communiquer à la demande du
comptable chargé du recouvrement (Receveurs, Percepteurs ….) dans un délai de quinze (15)
jours à compter de la date de réception de la demande qui leur en est faite, les informations
requises, quel qu’en soit le support.

La non communication des informations demandées dans le délai prescrit est passible d’une
astreinte de cinq cents (500) dirhams par jour de retard, dans la limite de cinquante mille (50.000)
dirhams.

L’astreinte est recouvrée par voie d’ordre de recette émis par le ministre chargé des finances.

Sous réserve des dispositions légales instituant le secret professionnel, le refus de communication
des informations demandées ou la communication de faux renseignements constitue obstacle au
recouvrement au sens de l’article 84 du CRCP et expose le contrevenant à des sanctions pénales
allant jusqu’au paiement d’une amende de 5.000 à 100.000Dhs et d’un emprisonnement de 1 à 2
ans avec sursis ou de l’une de ces deux peines seulement.

Toutefois, ces sanctions ne sont pas applicables aux administrations publiques et aux collectivités
locales et leurs groupements.

A cet effet, le service est tenu de signaler à l’Administration les cas de l’espèce aussitôt après leurs
constatations

Aussi, afin de sauvegarder les intérêts du Trésor et éviter que les redevables n’organisent leur
insolvabilité, les investigations nécessaires doivent être entreprises en vue s’enquérir auprès des
services compétents (conservation foncière, service des Impôts, service de l’enregistrement,
cadastre, établissements bancaires…), des biens ou valeurs mobiliers ou immobiliers et sommes
d’argent appartenant aux redevables susceptibles de faire l’objet de saisies exécution ou, le cas
échéant, de saisies conservatoires ou par voie d’avis à tiers détenteurs en cas d’insuffisance des
biens mobiliers saisis.

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